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Full text of "Nouveau dictionnaire pratique breton-français du dialecte de Léon"

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6000887870 


NOUVEAU DICTIONNAIRE 


PRATIQUE 


BRETON-FRANCÇAIS 


NOUVEAU DICTIONNAIRE 


PRATIQUE 


BRETON-FRANÇAIS 


DU DIALECTE DE LÉON 


AVEC LES ACCEPTIONS DIVERSES DANS LES DIALECTES DE VANNES, 
TRÉGUIER ET CORNOUAILLES 


ET LA PRONONCIATION QUAND ELLE PEUT PARAITRE DOUTEUSE 
D eat suivi d’un Recueil de Proverbes bretons et d’un Dictionnaire de rimes bretonnes 
dans lequel sont indiqués quelques règles de la prosodie bretonne, ainsi que les 


perticularités des consonnances finales de cette langue et le nombre de syllabes 
dont se composent les mots quand il peut y avoir doute. 


Par A.-E. TROUDE 


COLORE RETRAITE 





Ar Brezxounek hat ar Feiz 
À 30 breur ha c'hoar e brel. 





Un Dictionnaire n'est jamais 
fini. (Avis aux travailleurs.) 


BREST 
J. B. & A. LEFOURNIER, LIBRAJIRES-ÉDITEURS 
86, GRAND'RUE, 86 


4876 


03 6. 72 za 


Lorsque, en 1820, j’entrai au service militaire, ma 
famille habitait la campagne et je parlais le breton 
comme le parlent les enfants qui, pendant les vacances, 
ont plus ou moins fréquenté les paysans, lesquels, en ce 
temps, ne savaient pas un mot de français. La profession 
que j'avais embrassée me tenant éloigné de la Bretagne, 
obligé de plus de me livrer à l’étude de l’espagnol et de 
l'allemand, je ne songeais plus guère à la langue bre- 
tonne lorsque, en 1827, de retour de la campagne 
d’Espagne, le hasard me fit rencontrer M. Le Gonidec, 
à Angoulême, où j’étais.en résidence. 

C’est à cette époque, à la suite de fréquents entretiens, 
que l’idée me vint de grossir mon bagage breton, mais 
sans avoir d'idées bien arrêtées à ce sujet. Je me procu- 
rai les ouvrages qui traitaient de cet idiome, et, Le 
Gonidec aidant, je me pris d’une vraie passion pour le 
génie de la langue bretonne. Chaque jour, en effet, jy 
découvrais des particularités que je n'avais jamais ren- 
contrées ni dans le français, ni dans le latin ou le grec, 


non plus que dans l'espagnol et l'allemand. 
Il 


Plus tard, vers 1834, je retrouvai Le Gonidec. à 
Paris, où j'étais en garnison. 

Il y a donc aujourd’hui 49 ans (dont 32 passés loin de 
la Bretagne) que j’emploie tous mes loisirs à achever les 
deux Dictionnaires français-breton et breton-fran- 
çais, dont le premier a paru en 1869. 

À quelque point de vue qu’on veuille étudier la 
langue bretonne, je pense que les personnes studieuses 
trouveront dans ces deux ouvrages de quoi stimuler 
leur curiosité. — Mais, ainsi que je le dis en commen- 


çant : Un dictionnaire n'est jamais fini. 


Avant de terminer, je prierai M. Milin, commis de 
marine, d’agréer mes remerciements. pour les commu- 
nications diverses qu’il a bien voulu me faire. 


Brest, Mai 1876. 
A. TROUDE. 


INDICATION 


DES ABRÉVIATIONS 





V. — Dialecte de Vannes. 


T. — Id. de Tréguier. 
GC. — Id. de Cornouaille. 
B. — Id. de l'ile de Batz. 


©. et Ouess. — Dialecte de l'ile d'Ouessant. 
n. p. — Nom propre. 

géogr. — Nom de localité. 

B. — Participe passé. 

pl. — Pluriel. 

part. — Particule. 


(anc.) — Vieux mot, hors d'usage. Ces mots, que j'ai extraits 
de divers ouvrages et manuscrits anciens, se présentent parfois 
sous des formes si différentes, que j'ai dû m'attacher plus souvent 
à la consonnance qu'à l'orthographe. Quand la composition de ces 
mots n'est pas précise à l'analyse, il devient impossible de décider 
lecpuel est orthographié le plus convenablement. 


n et NÑ. — Ce signe sur la lettre n indique qu'elle est nasale; 
il n° y a pas lieu de reproduire ce signe dans les textes. 
C. en fr. — Les mots que précède cette abréviation doivent être 


prononcés comme ils le seraient en français. Voyez les mots qui 
commencent par GE, GI. 


— Les mots du dialecte de Léon ne sont annotés d'aucun signe, 


bien que la plupart d’entr'eux soient aussi employés dans d'autres 
dialectes. 


— Les mots entiers, en italique et entre parenthèse, indiquent 
la prononciation du mot correspondant. Je ferai remarquer que 


VIII INDICATION DES ABRÉVIATIONS. 


dans le nombre de ces mots, où figure intérieurement la lettre s, 
j'ai isolé cette dernière de la voyelle qui précède, afin d'imdiquer 
qu'elle doit être prononcée comme s isolée en français. Ainsi, 
pigosa (pigo-sa), attendu que la lettre s est toujours dure en breton 
et ne se prononce jamais COMME Z. 

— Les mots français auxquels on renvoie souvent le lecteur, sont 
ceux de mon Nouveau Dictionnaire français-breton 1869 (2° édition). 
Il y aurait, en effet, superfétation et augmentation considérable 
de frais à répéter dans un dictionnaire breton les innombrables 
exemples d'application, ainsi que les remarques faites dans le cours 
de mon Dictionnaire français -breton 1869. Aussi je renvoie à ce 
dernier ouvrage : l’un se complète par l'autre. 

Les paresseux seront seuls à s’en plaindre. 

La grammaire qui est souvent citée est celle de Le Gonidec. 

J'ai dû parfois indiquer des mots qui, selon la fantaisie de 
l'écrivain, s'éloignent ou se rapprochent de l'orthographe de 
Le Gonidec. Il m'a semblé utile d'en faire mention, afin qu'on püt 
les trouver au besoin. Mais, dans ce cas, je renvoie aux mots plus 
correctement écrits, selon la méthode rationelle de Le Gonidec. 
Dans une langue où le caprice est le seul régulateur de l'ortho- 
graphe, il faut s'attendre à trouver parfois le même mot écrit de 
plusieurs manières différentes. C'est ainsi, par exemple, que l'on 
trouve le mot mereuri, métairie, écrit mereri, merouri, meruri, 
maeteri. C'est un véritable dédale. 

Dans le cours de cet ouvrage, j'ai parfois indiqué des mots qui, 
dans certaines langues étrangères, ont de l’analogie avec les mots 
bretons. Je n’en tire aucune induction; c'est un simple rapproche- 
ment qui m'a paru assez curieux. 


PARTICULARITÉS REMARQUABLES DE LA SYNTAXE BRETONNE. — 
OBSERVATIONS SUR LES ÉTYMOLOGIES. — NOTICE SUR LA 
PRONONCIATION DE L’ALPHABET BRETON, SELON LA MÉTHODE 
Le GonNmEt. 


Pour pouvoir se servir utilement d'un dictionnaire breton- 
français, quel que soit l’ordre ou le mode dans lequel il a été 
rédigé, il faut connaître ou au moins avoir étudié les règles de la 
grammaire bretonne. Ceci résulte de ce que, sans parler des temps 
de certains verbes qui ne ressemblent en rien à leur infinitif, la 
syntaxe exige de nombreux changements à l'initiale des mots, 
dans certains cas déterminés. C'est ainsi que dans la phrase sui- 
vante : Evit he dad hag evit he vreur (pour son père et pour son frère), 
il v a deux mots dad et vreur qui seraient introuvables dans un 
dictionnaire breton, si on ne les cherchaït aux mots fad, père, et 
breur, frère, lesquels sont les radicaux. Ces derniers, tad et breur, 
dans notre phrase, ont subi une altération des initiales, en vertu 
de principes qu'indique la syntaxe. 

Ces réserves faites, nous ajouterons que, dans une langue qui 
n'est pas, comme la langue francaise, régie par une Académie qui 
fait loi, il faut s'attendre à trouver parfois le même mot écrit de 
pluseurs manières différentes, selon le caprice de l'écrivain. C'est 
ainsi que les uns préférent les terminaisons en az, eg, (Z, 07, uz, 

aux terminaisons en 0.5, es, is, 05, us. D’autres emploient les finales 
ai, et, il, ot, ut, de préférence aux finales ad, ed, id, od, ud. Les 
finales en k et en g, celles en b et en p, sont dans le même cas; 
elles sont adoptées par les uns et rejetées par les autres. Voyez ce 
qui est dit à ce sujet dans mon Nouveau Dictionnaire français- 
breton 1869, et dans le Dictionnaire des rimes aux lettres D, T,S, Z. 

D'un autre côté, et par l'usage que chacun en fait à sa guise, les 
lettres K, G, S, Z, W, produisent de grandes divergences dans 
l'orthographe et rendent difficile la recherche des mots dans un 
dictionnaire. Il n'en saurait être autrement, puisque, dans la 
plupart des cas, on trouve, pour un même mot, des variantes 
comme les suivantes et une foule d’autres du même genre : 

Kezek, quezec, quesec, des chevaux. 

Gin, guin, vin. 


x PARTICULARITÉS DE LA SYNTAXE BRETONNE. 


Evesaat, evessaat, evezçaat, faire attention. 

Kazez, cases, chatte. 

Nous avons dit que rien n’était plus remarquable q que les règles 
de la syntaxe bretonne; j'ajouterai qu’elles sont aussi difficiles que 
remarquables. Pour en donner une idée aux personnes qui sont 
étrangères à la langue bretonne ou qui ne l'ont jamais raisonnée, 
je vais présenter l'analyse de quelques phrases prises au hasard. 


jo Setu aze ar C'hemener hag ar gemenerez, voilà le tailleur et la 
tailleuse. — Analyse. Setu aze, voilà; ar, article défini, le, la, les; 
c'hemener pour Kemener, tailleur, la lettre k du radical se chan geant 
en C'h après l'article pour les substantifs du genre masculin au 
singulier; hag, conjonction, et; ar, article défini des deux genres 
et des deux nombres, le, la, les; gemenerez, pour kemenerez, tail- 
leuse, la lettre k se changeant en g pour les substantifs du genre 
féminin singulier qui suivent l'article ar. 

20 Setu amañ ar gemenerien, voici les tailleurs. — Analyse. Setu 
amañn, voilà ; ar, article défini des deux genres et des deux nombres, 
le, la, les; gemenerien, pour kemenerien, pluriel de kemener. tail- 
leur, la lettre forte k se changeant en 0 après l’article pour les 
substantifs masculins pluriels ayant trait aux professions. 

3 Neuze e lavaraz Che perc'h, il dit alors à sa fille. — Analyse. 
Neuzé, adverbe, alors ; e lavaras, il ou elle dit, 3e personne singulier 
du prétérit défini du verbe lavaret, dire: d'he, contracté pour da he; 
da, préposition, à, et he, pronom possessif, son, sa, ses; perc'h. 
pour nerc'h. fille, la lettre m du radical se changeant en v, après 
le pronom possessif he, appliqué à un homme ou à un être du 
genre masculin. — Remarquez que, dans cette phrase, la lettre v 
de perc'h. à elle toute seule, indique qu'un homme est le sujet de 
la phrase. Cette particularité est assurément très-rmarquable. La 
phrase suivante nous en présentera une d’un autre genre. 

4 Neuze e lavaraz d'he nerc'h, alors elle dit à sa fille. — La 
phrase précédente ne diffère de cette dernière que par le mot 
perc'h. substitué au radical merc'h. Cotte seule différence indique 
qu'ici le sujet de la phrase est une femme, et non un homme, 
comme ci-dessus, attendu que le pronom possessif he, son, sa, ses, 
attribué à une femme ou femelle, n'exige pas lo changement de 
m ER 0. 

Les analyses qui précèdent suffiront, je pense, pour prouver qu'il 
est fort difficile de parler et d'écrire correctement la langue bre- 
tonne, et aussi qu'il estimpossible d'y parvenir s’y l'on n'a pas étudié 
les règles de la grammaire. Et pourtant, chose surprenante, ce sont 
des paysans illettrés qui observent le mieux les règles de cette 


tm. 


PARTICULARITÉS DE LA SYNTAXE BRETONNE. XI 


svntaxe vraiment inouïe. Ils opèrent ces changements de lettres, 
sans se douter qu'ils font varier les initiales à l'infini. 

C'est ainsi que le radical tad, père, passe, sans qu'ils s’en aper- 
coivent, par les variantes suivantes : va zad, mon père ; da dad, ton 
père; he dad. son père, parlant d'un homme ; he zad, son père, 
parlant d'une femme ; hon tad, notre père; ho tad, votre père; ho 
zad, leur père. 

Et notez que ce qui vient d’être dit pour le mot tad, s'applique, 
avec des règles différentes, à tous les substantifs, adjectifs et 
rerbes dont l’initiale est une des lettres B, K, D, G. GW, M, P, 
Set T. Notez aussi que les mots qui exigen!, après eux, ces modi- 
fications de l'initiale, sont en grande quantité dans les diverses 
parties du discours. Dans ce nombre, en effet, figurent l'article 
defini relativement au genre et au nombre du mot qui suit; l’ar- 
ücle indéfini pour ce qui est seulement du genre du substantif 
qui l'accompagne ; quelques adjectifs qui, exceptionnellement, se 
placent devant le substantif: une foule de noms de baptême 
bommes et de femmes qui, en certains cas, font modifier la 
lettre initiale de l'adjectif qualificatif qui les suit ; tous les prénoms 
prsonuels et possessifs ; une foule de prépositions, d'adverbes et 
de noms de nombres; eufin, beaucoup de particules d'espèces très- 
varices. — Voyez à ce sujct la grammaire de Le Gonidec et aussi 
a n \ouveau Dictionnaire français-breton 1869, aux mots ADJECTIFS, 

WABLES, EUPHONIE, DIALECTE, NOM, PLURIEL, PRÉNOM, PRÉPOSITION, 

SUBSTANTIF. 

Rappelons, pour finir, ce qui a été dit déjà autre part. Ces 
changements opérés, en certains cas, aux initiales, datent de 1600, 
à peu près. Avant cette époque, on écrivait le radical tel qu'il 
éxisait et existe encore aujourd'hui, et on laissait à chacun lo 
soin de faire, en parlant, les changements que l'on écrit actuelle- 
ment C'est ainsi qu'on écrivait : Mervel da beva, mourir pour vivre 
devise de cette époque), mais on pronouvcait Hervel da veva, ainsi 
qu'ou l'écrit et le prononce aujourd'hui. Cette innovation d'écrire 
comme on prononce, avait assurément son bon côté; mais d'un 
autre côté elle a rendu très-difficile pour le lecteur la rechercho 
Jes mots dans un dictionnaire breton-francais. — Il est vrai qu'à 
cette epoque il n'en existait pas. 

Tout ce qui est relatif aux noms des plantes, est fort douteux. 
Je me suis trouvé obligé de renoncer à tout travail sérieux sur ce 
sujet, attendu que, même pour des plantes assez communes, je 
recollais des noms différents dans deux localités voisines. Voyez 
luzuguenn-ar-gwenraennou. 


REMARQUES 


SUR LES ÉTYMOLOGIES 


I] faut bien se garder de rechercher en général les étymologies 
dans le langage tel qu’il existe aujourd'hui. Pour le démontrer, 
nous citerons quelques altérations qui se sont produites dans le 
breton usuel depuis quelques siècles. 

Autrefois l'article défini était an (prononcez comme anne en 
francais) devant les voyelles et les consonnes, pour les deux genres 
et les deux nombres; on ne connaissait alors ni l’article ar, ni 
l'article al (1). Ainsi, on disait toujours et partout, an lezenn, an 
roue, an bloas, an go, au lieu de, al lezenn, la loi, ar roue, le roi, 
ar bloas, l'année, ar go, ar gof, le forgeron, ainsi que l'on dit 
aujourd'hui. Ces changements, ces modifications de l'article, ont 
dû se produire au xv* siècle. Il en était de même de l’article indé- 
fini eun ou eunn; alors n'existaient ni eur, ni eul. 


Il faut aussi tenir compte des changements qui s’opèrent dans 
la prononciation quand un mot passe du brelon dans le français 
de la Bretagne ou est articulé par un Français auquel l’idiome 
breton est étranger. Sans cette attention, tout étymologiste doit 
faire fausse route. 


D est bon aussi de savoir que les Bretons, par le simple motif 
de l’adoucissement du langage, sont assez disposés à modifier 
certaines lettres dans les conditions suivantes. Ils disent, par 
exemple, rollec'h, pour rod lec'h, place de la roue, pour dire ornière; 
enn naou du, pour enn daou du, des deux côtés; kemmeski, pour 
ken meski, mêler ensemble; Lammezellek, pour Lambezellec, nom 


(1) Cette modification de l'article existe dans la langue arabe. Dans cet 
idiome, en effet, l'article el devient er, ed, em, suivant l’initiale du substantif 
qui le suit. 


REMARQUES SUR LES ÉTYMOLOGIES. XIII 


d'une commuue voisine de Brest; marc'hallec'h, pour marc'had 
ec'h, lieu du marché; abatti, au lieu de abad ti; d'ann naou lin, 
pour d'ann daou lin, à genoux, à deux genoux. 

C'est pour un semblable motif d’euphonie que l’on paraît avoir 
introduit les articles ar, al, eur, eul. Il est de fait qu'il est plus 
facile de prononcer ar. roue, le roi, al liorsik, le jardinet d'une 
ferme, que de prononcer an roue, an liorsik, etc. Voy. ann, 
article. 

Avant de terminer cet article, considérons ce qui arriverait à un 
étymologiste qui ignorerait ce que nous avons dit ci-dessus au 
sujet du mot marc'hallec'h et autres de ce genre. Il trouverait tout 
naturel de décomposer comme suit ce mot : marc'h. cheval ; al, le, 
article ; ec'h ou leac’h, lieu. 

Quel sens en pourrait-il tirer, bien que ces trois mots soient 
parfaitement bretons ? 

Donnons encore un exemple : Il existe, près de Brest, une loca- 
lité dout le nom, prononcé à la française, est Kérango. Ce nom 
qui, à première vue, peut paraitre fantaisiste, est composé de trois 
mots bretons : Ker, ou hear, habitation; an, article défini qui, pro- 
noncé par un français, s'articule comme le substantif francais an, 
signifiant année, au lieu de ann, qui est la prononciation bretonne. 
— Rien que cela peut assurément dérouter un étymologiste qui 
sait qu'aujourd'hui on dit ar go, ar gof,le forgeron, et non an go, 
comme autrefois. — [La signification de ce mot Kérango, ou 
plus correctement ker an go, est donc l'habitation du forgeron. 

Une foule de noms pris parmi ceux des anciennes familles de 
Bretagne sont dans le même cas. Ainsi Pénanros, ou plus correc- 
tement penn an ros, l'extrémité du tertre, est un nom de lieu dont 
il a plu au propriétaire d'orner son nom. Il en est de même de 
Rosaukoat, pour ros an koat, le tertre du bois. Aujourd'hui ces 
mots se diraient penn ar ros, ros ar c'hont. Le nom de famille 
Penn ann stañk où Penanstañk (à la lettre, bout de l'étang), est dans 
le même cas. 


HI 


NOTICE 


SUR LA PRONONCIATION DES LETTRES DE L’ALPHABET BRETON, 
D'APRÈS LA MÉTHODE DE LE GONIDEC. 





Les lettres de l'alphabet breton se prononcent comme leurs 
analogues en français, en exceptant toutefois les suivantes : 

1° Toutes les consonnes, en breton, se font fortement sentir à la 
fin des syllabes et des mots; ainsi, les mots bad, abbé, rat, cou- 
ture, pleg, pli, dir, acier, azeset, assis, tort, bossu, gant, avec, nez, 
proche, labous, oiseau, milin, moulin, beskont, vicomte, benvek, 
outil, .etc., doivent être prononcés comme on prononcerait en fran- 
çais abade, krafe, plègue, dire, azésète, torte, gante, nèse, labousse, 
miline, bessekonte, bennevek. 

% La lettre K n'est pas universellement adoptée par les écri- 
vains bretons. Le Gonidec l'emploie à l'exclusion du C et.du Q. 

3° C'H se prononce du gosier et n’a pas d'analogue en français. 
Cette double consonne a, à peu près, la valeur du CH allemand et 
du J ou X espagnols. La lettre H fortement aspirée du français en 
approche beaucoup quand CH est au milieu d’un mot breton, 
comme roc'hell. On prononce ro...hell, en aspirant la lettre h 
comme dans le mot français héros. 

& La lettre E à la fin des syllabes et des mots se prononce comme 
dans les mots français déréglé, bonté. Ainsi, hevlene se prononce 
hévléné. Dans l'intérieur des syllabes, la lottre E est tantôt brève, 
comme dék, dix, tantôt grave, comme ober. 

5° La lettre G a toujours le son dur et ne se prononce jamais 
comme J. Ainsi genel, engendrer; ginidik, natif; prezeger, prédica- 
teur; garo, rude, doivent se prononcer comme on prononcerait en 
. français les mots guénel, quinidik, prézégher, garo (1). — Quelques 
écrivains substituent GH ou G’ au G dur de Le Gonidec, parce 
que, disent-ils, le G dur n'existe en français que devant a, d: u. 


(1) Ou, en d’autres termes, ga, ge, gi, go, gu, en breton, se prononcent comme 
en français dans les mots Gamin, Gué, Gui (végétal), Gobelet, Gustave, Guttural. 


NOTICE SUR LA PRONONCIATION. ZV 


Ces signes assurément remplissent dans certains cas le but qu'ils 
sæ proposent; ainsi en écrivant, selon eux, digheri ou dig'eri, ughent 
ou ugent, prezegher ou preseg'er, on oblige le lecteur à épeler 
dig-eri, ug-ent, prezeg-er. Mais que feront ces signes dans des mots 
comme ghenou, g'enou, bouche? — On répond à cela que c'est uns 
convention. — À mon tour, je réponds : convention pour con- 
vention, je préfère la plus simple, celle de Le Gonidec. à savoir 
que le G est toujours dur. (Voir mon Nouveau dictionnaire français- 
breton 1869.) 

& La consonne L comme les autres consonnes, se prononce 
fortement à la fin des syllabes et des mots, maïs il en est autre- 
ment quand cette lettre est mouillée. Elle se prononce alors comme 
dans les mots francais aiguille, andouille, etc. 

i* La consonne N se fait aussi fortement sentir à la fin des syl- 
Mhe et des mots, quand elle n’est pas nasale. Ainsi, tan, feu; 
lien, toile, se prononcent comme on prononcerait en français les 
mots ane, lienne. Quant à Ñ nasale dans des mots comme amañ, 
ii breman, maintenant, adreñ, derrière, on la prononce comme 
on le ferait en français dans les mots amant, bremant, adrain. Dans 
le cours du dictionnaire nous indiquerons les n nasales par le signe 
N,ñ. comme dans le dictionnaire de Le Gonidec. Ce signe n'étant 
employé que pour faciliter la prononciation aux commencants, il 
n'ya pas nécessité à le reproduire dans les textes. 


& La lettre S (comme en espagnol) a toujours le son dur, même 
quand elle se trouve placée entre deux voyelles; elle se prononce 
comme ss en français et jamais comme Z. Ceci me parait être 
une des particularités les plus remarquables de l'orthographe de 
Le Gonidec, ainsi que je l’ai déjà fait remarquer dans mon Vouveau 
Dichonnaire français-breton, 1869. — Prenons pour exemple, entre 
plusieurs, les mots evez, attention, braz, grand, detz, jour. Ainsi 
que nous l'avons déjà dit ailleurs, la lettre z, à la fin des mots, 
est nouvellement introduite en Léon (xvie siècle), à la place de la 
lettre s (1). Autrefois, en effet, on écrivait eves, attention, bras, grand, 
deu, jour, et l’on prouoncait comme en français : évesse, brasse, 
déisse. — Ceci adopté, reportons-nous au temps où l’on écrivait 
comme nous venons de le dire, et faisons subir aux radicaux eves, 
bras, deis, les modifications nécessaires pour former quelques-uns 
de leurs dérivés. En nous conformant aux règles qui régissent ces 





1) Le s Sual se rencontre cependant parfois dans le Catholicon, ouvrage qui 
date du xv° siècle. 


XVI NOTICE SUR LA PRONONCIATION. 


sortes d'opérations, nous obtiendrons eves-aat, faire attention, 
bras-oc’h, plus grand, bras-aat, grandir, deis-iou, des jours. Rien 
assurément n'est plus conforme aux règles de la grammaire bre- 
tonne que d'écrire ae cette manière; rien non plus ne peut dispenser 
de prononcer comme s'il y avait deux s, puisqu'il est de règle 
d'appuyer fortement sur les consonnes à la fin des syllabes et des 
mots, ce qui n'existe pas dans le français. 

Dire maintenant pourquoi les dérivés des mots ci-dessus ne se 
forment pas sur le radical actuel evez, braz. detz. et pourquoi on 
ne dit pas evezaat, brazoc'h, deiziou? L'usage seul peut répondre. 


Gardons à chaque langue ses particularités et n’arguons pas des 
difficultés que cela peut présenter aux paresseux. À ce compte il 
faudrait, en France, écrire le grec, l'allemand, l'arabe, avec des 
caractères ayant la même valeur que les caractères français. 

Comme on le voit, encore une fois, Le Gonidec n'a pas agi par 
caprice ni par amour pour les innovations; c'est le génie de la 
langue qui l’a guidé, quand il a dit que, en breton, la lettre s est 
toujours dure et n’a jamais la valeur du z. 

% Enfin, nous parlerons du W, qui, selon les dialectes, se pro- 
nonce ou, 0, u, v, et qui permet à chacun, avec une orthographe 
uniforme, de prononcer selon la coutume de sa localité. — Au sujet 
de cette lettre, nous dirons : en Léon, W devant A se prononce 0. 
Ainsi, war, préposition, sur, se prononce var; warc'hoûz, demain, 
se prononce varc’hoaz. Nous ajouterons que W devant les voyelles 
E, I, se prononcent aussi comme v. Ainsi, ar wirionez, la vérité, 
se prononce ar virionez; ar werc'hez, la sainte Vierge, se pronoucu 
ar Verc'hez. Mais quand W 5e trouve précédé de G, alors GW 8e 
prononce GU devant E et I, et GO, GOU devant A, ces deux 
monosyllabes ne formant qu’un son simple et se confondant dans 
la bouche des Bretons. C'est ainsi que gwelet, voir, se prononce 
gu-elet; gwirionez, vérité, se prononce gu-irionez ; gwaremm, garenne, 
se prononce gouremm, gouaremm; gwalc'hi, laver, se prononce 
goalc'hi, goualc’hi. 

Dans le français, cette prononciation de GU devant les voyelles 
n'a pas d'équivalent, comme on le voit dans les mots Guitare, 
Guérite ; il en est autrement lorsque GU français se trouve devant 
une consonne, comme dans Gustave. Voyez Gwela. 


Nous dirons pour terminer que, dans le dialecte de Tréguier, 
GW devant les voyelles E et I se prononce GOU le plus souvent. 
Ainsi, gwin, vin, SY prononce gouin au lieu de gu-in du Léon ; 
gwenn, blanc, s’y prononce gouenn. au lieu de gu-enn du Léon; 


NOTICE SUR LA PRONONCIATION. XVII 


guerc hez, vierge, s'y prononce gouerc'hez, et non gu-erc'hez,comme 
eu Léon. 

Le w ne se place jamais devant les voyelles o, u. 

En adoptant cette lettre, Le Gonidec est entré dans la seule voie 
qu'il fût possible de suivre pour uniformiser l'orthographe dans 
une langue où, suivant le dialecte, le même mot se prononce de 
manière différente. C'est ainsi qu’en Tréguier, gwin, vin, gwerc'hez, 
vierge, gwelet, voir, se prononcent gouin, gouerc'hez, gouelet. tandis 
que, dans les autres dialectes, on prononce gu-in, gu-erc'hez, qu-elet. 
Mais c'est surtout dans le but de faire ressortir le radical que Le 
Gonidec a employé W après la lettre G, laquelle disparaît ou se 
modifié quand elle est précédée de l’article ou de certaines parti- 
cules C'est ainsi que le Gonidec écrit gwin, viu, leun a win, plein 
de vin, taudis que d'autres écrivent quin et leun a vin. — Il faut 
avouer qu'il n’est pas facile de retrouver le radical guin dans cette 
dernire phrase : leun a vin ; le mot win, au contraire, met de suite 
sur la trace du radical gwin. 

Qu'on y réfléchisse bien et l'on sentira qu'il n’y a rien d'éton- 
nant à ce qu'il existe un caractère particulier W, dans une langue 
Qui, seule au monde, à ce que je crois du moins, possède des règles 
nombreuses de permutations de lettres ; que cela même est très- 
utile au point de vue du radical. 

À en juger par les écrits qui paraissent en ce moment, on peut 
dire qu'un très-grand nombre d'auteurs se sont ralliés à l’ortho- 
graphe de Le Gonidec. Depuis quelques années, du reste, le mou- 
Yement progresse très-sensibloment. 


REMARQUES 


SUR LES PERMUTATIONS DE LETTRES (1) 


Il n'est pas rare d’entendre dire aux personnes qui, sans vouloir 
étudier les règles de la grammaire bretonne, veulent pourtant 
lire le breton ; il n'est pas rare de leur entendre dire : Je ne trouve 
pas lous les mots dans le Dictionnaire breton-français. 

J'ai dit, au commencement de cet ouvrage, co que j'avais à dire 
à ce sujet : Pour pouvoir se servir utilement d'un dictionnaire breton- 
français, quel que soit l'ordre ou la méthode dont il a été rédigé, il faut 
avoir éludié dans la grammaire les particularités remarquables de la 
langue bretonne. 

À la suite-de ces paroles, j'ai donné plusieurs exémples d'ana- 
lyses qui corroborent ces remarques. 

Je ne les répéterai pas ici; mais pour venir on aide aux impPa- 
tiehts et aux paresseux, j'ai pensé qu'il serait bon de dresser un 
tableau où seraient représentés : 

la Les lettres muables ou mobiles de l’alphabet breton; 

% Les diverses parties du discours qui exigent après elles des 
changements d’initiales, soit en transformant les lettres faibles en 
fortes, soit en transformant les lettres fortes en lettres faibles. 

Ainsi prévenus, mais pas toujours assez renseignés, les com- 
mençants seront à même, au moyen de ces jalons, de trouver dans 


(1) Les règles ou principes dont nous allons parler dans cet article, n'existaient 
pas dans l'ancienne langue écrite, comme on peut le voir dans Buex santez Nonn, 
manuscrit breton antérieur au xn: siècle. Dans cet ouvrage, en effet, on trouve 
ma pedennou, mes prières ; da pedenn, ta prière; he penn, 8a tête; evît he caret, 
pour l'aimer; me as goano, je t'affaiblirai. Kn d’autres termes, on écrivait tou- 
jours les mots tels qu'ils se trouvent dans le dictionnaire, et on laissait à 
chacun le soin de prononcer comme on le fait aujourd'hui : ma fedennou, da 
bedenn, he benn, evit he garet, me ax koano, etc. C'est le P. Maunoir, prédica- 
teur, qui, au milieu du xvn° siècle, énonça le premier l'opinion qu'il était 
convenable et rationnel d'écrire comme on prononçait. 


REMARQUES SUR LES PERMUTATIONS DE LETTRES. XIX 


la grammaire les renseignements qu'il serait trop long.et même 
inopportun de détailler dans un dictionnaire. 

Les lettres muables ou mobiles sont celles qui, conformément aux 
règles de la grammaire, se changent de fortes en faibles ou de 
faibles en fortes, quand elles sont initiales des substantifs, des 
adjectifs ou des verbes. Ces changements ont pour cause un certain 
besoin d'euphonie jaint au désir d’éviter Les amphibologies. 

Les lettres muables on mobiles sont au nombre de neuf, savoir : 
B, D, G GW, K, M, P,8, T. 

Les changements ou transformations qu'elles sont appelées :à 
subir sont les suivants : 


TRANSFORMATIONS 
AUXQUELLES 
XKLLES .SONT SUJIETTES 


LETTRES 
MUABLES. 


V et P 

Z et T 

CH et K 

W et KW 
G et CH 
V 

Bet b 


S suivie d'une Z 
voyelle. D et Z 





Les parties du discours qui exigent, après elles, en certains cas 
déterminés, ces changements dans les initiales, sont les suivantes : 

le Les articles défini et indéfini, ann, ar, le, la, les; eunn, eur, 
un, une. Eu voici quelques exemples : Bac'h, s. L Vache. Ar 
BW, eur vioc'h. — Kemenerez, 8. L Tailleuse. Ar gemenerez, eur 
gémenerez. — Ki, s. m. Chien. Ar c'hi, eur chi. — Milin, a. L 
Moulin. Ar vilin, eur vilin. — Pedenn, a. L Prière. Ar bedenn, eur 
eenn. — Beleien, s. pl. m. Des prêtres. Ar veleien, les prêtres, etc. 

2 Quelques noms de nombre, comme daou, diou, tri, teir, pevar, 
peder, pemp, dek et ses composés. En voici quelques exemples. — 
bara, s. m. Pain; daou vara, deux pains. — Den, s. m. Homme; 


XX REMARQUES SUR LES PERMUTATIONS DE LETTRES. 


daou zen, deux hommes. — Merc'h, a. f. Fille; dwu perc'h, deux 
filles. — Kant, s. m. Centaine; tri chant, trois centaines. — Kiez, 8. L. 
Chienne; teir c'hiez, trois chiennes. — Penn, s. m. Tête; pevar fenn, 
quatre têtes. — Kiez, s. L Chienne, peder c'hiez, quatre chiennes. 
— Gwennek, s. m. Sou, monnaie; penp kwennek, cinq sous. — 
Gwennek, s. m. Sou; dek kwennek, dix sous; daouzek kwennek, 
douze sous. 

3° Quelques pronoms personnels qui sont toujours régimes, 
comme : va, ma, me, moi; am, me; da, ta, te, toi; az, as,te; he, 
le, la; hor, nous; ho, vous; ho, eux. Exemples : va ou ma c'haret en 
deuz, il m'a aimé, au lieu de karet; c'hout am c'haro, vous m'ai- 
merez, au lieu de karo; evit ho peva, pour vous nourrir, au lieu de 
beva, etc. 

4o Tous les pronoms possessifs, comme "4, va, mOn, Ma, mes; 
da, ta, ton, ta, tes; he, son, sa, ses, parlant d'un homme ou d'un 
objet du genre masculin; he, son, sa, ses, parlant d’une femme ou 
d'un objet du genre féminin; hoar, notre, nos; ho, votre, vos; ha, 
leur, leurs. C'est ainsi que l'on dit va zroad, mon pied, au lieu de 
va troad; he benn, sa tête, parlant d'un homme, et he fenn, sa tête, 
parlant d'une femme, au lieu de he penn, etc. 

5° Quelques prépositions comme a, aba, da, diwar, dre, endra, pa, 
war. Exemples : dba gomz, depuis qu’il parle, au lieu de aba Komz. 
Dinar Sour, de dessus l’eau, au lieu de divwar dour. Dre greis, par le 
milieu, au lieu de dre kreiz. War zouar, sur terre, au lieu de 
war douar, etc. 

6o Quelques adverbes et conjonctions, comme gwall, hañter, ne, 
pe, ra, re, seul. Exemples : gwall glañv, très-malade, au lieu de 
gwall klañv. Hañter varo, à demi-mort, au lieu de hañter maro. Ra 
vevo pell, qu’il vive longtemps, au lieu de ra bevo neil, etc. 

7° Quelques particules, comme am, peur, dam, dem, di, en em, 
enn eur, gour, 0. peuz. Exemples : Peur-zibri, achever de manger, 
au lieu de peur-dibri. Dam-sigeri, entr'ouvrir, au lieu de dam-digeri. 
Gour-gleze, poignard, au lieu de gour-kleze, etc. Peuz-vrao, assez 
beau, presque beau, au lieu de peuz-brao, etc. 

Nous l'avons dit autre part et nous le répétons ici, il est vraiment 
extraordinaire de voir des enfants et des paysans illettrés qui, ins- 
tinctivement, observent sans faillir ces règles si variées de permu- 
tations de lettres. 





LA LANGUE PARLÉE 


ET LA LANGUE ÉCRITE 


Pour en finir de ces préliminaires, nous résumerons ici ce que 
nous avons dit, au mot sTyLe, dans le Nouveau Dictionnaire français- 
breton, 1869, au sujet du langage parlé et du langage écrii. 

Toutes les langues ont deux langages : le langage écrit et le 

langage parlé, usuel et vulgaire. Dans toutes les langues aussi on 
tolère à ce dernier langage une foule de licences, de relâchements 
qu'il faut absolument proscrire dans le style écrit, quand le sujet 
est grave et relevé. Pour se convaincre de cette vérité, il suffit à 
fout homme instruit de comparer ses paroles dans la conversation 
à ses paroles dans un écrit. Ainsi, il dira : tire-toi d'là, dans l'cours 
de sa vie, etc ; mais il écrira : tire-toi de là, dans le cours de sa vie, etc. 
En Afrique, les choses sont poussées, à cet égard, aussi loin que 
possible. Les indigènes lettrés n'emploient pas, même entr'eux, 
pour parler, l'arabe littéral dont ils se servent exclusivement pour 
écrire. Les indigènes lettrés ne seraient pas compris des indigènes 
ilettrés s’ils employaient, pour leur parler, l'arabe littéral. Les 
indigènes lettrés et illettrés emploient les mêmes mots dans la 
conversation. 

Quoi qu'il en soit, certains Bretons-bretonnants, comme on dit, 
ne veulent pas admettre cela et font figurer dans leurs écrits le 
même abandon que dans la conversation. Pour eux, le style écrit 
et sévère doit être traité comme le style des conversations parti- 
culières, comme le style familier, en un mot. 

Quant à nous, à tort ou à raison, nous n’admettons pas cela, et 
nous croyons que, si de telles prétentions se produisent, C’est par 
la raison que les Bretons ne se sont jamais occupés de la langue, 
au point de vue de la correction, au point de vue de la langue 
écrite. On a entendu parler ainsi dans son enfance, et on fronce le sourcil 
quand on entend dire autrement. C'est l’ouvrier français illettré qui 

IV 


XxII LA LANGUE PARLÉE ET LA LANGUE ÉCRITE. 


trouve étonnant que ses pratiques ne lui disent pas : Vous v’là don 
de r’tour ? On leur z-a dit de v'nir ; FIG c'qu’yla d'pis, etc. Avant d’aller 
plus loin, ajoutons pour l'honneur de la langue bretonne, que 
jamais les gens, même les plus illettrés en Bretagne, ne donnent 
dans leurs conversations des exemples d'un dévergondage de lan- 
gage semblable à celui qui règne dans les trois phrases françaises 
qui précèdent. 


Un fait assez remarquable se produit dans une localité, située à 
_ vingt lieues environ au sud de Vannes, et appelée le bourg de Batz 
(rive droite de la Loire, et à son embouchure, près du Croisic). On 
y parle le breton du dialecte de Vannes, lequel dialecte, géographi- 
quement parlant, prend fin sur la rive droite de la Vilaine, rivière. 
— Le curé de ce bourg m'a écrit qu'il en est de même de plusieurs 
hameaux de sa paroisse, mais pas au-delà. — Cette petite colonie 
bretonne fournit un assez grand nombre d'ouvriersàäSaint-Nazaire, 
car l'autorité ecclésiastique a détaché dans cette ville un prêtre qui 
est spécialement chargé de les confesser. 


NOTE DE L'ÉDITEUR 


On trouve à Brest, à la Librairie de MM. LEFOURNIER : 


La 2 édition du Dictionnaire français-breton 1869, de M, la 
colonel TROUDE ; 

L'ouvrage intitulé : Jezuz-Krist skouer ar Gristenien, ou, 
Imitation de Jésus-Christ, traduite en breton par MM. Trounx 
et Min, avec ou sans les réflexions de l’abbé de La Mennais, 
1862; | 

Ar Marvailler brezounek, par MM, Troune et M-m, 1870, 


ERRATA POUR LE DICTIONNAIRE BRETON-FRANÇAIS 


Page 41. — E, 8. m. Lisez BE (bê), s. m. Bélemeant. 
— 42. — B'IAT, v. n. Lisez BEIAT (béiat), béler. 
— 54. — BIR, 8. f. Lisez BIR, s. m. 

— 107. — DENE-BED. Lisez DEN E-BED. 
— 383. — KUIGN, s. m. Lisez, a. L 


NOUVEAU DICTIONNAIRE 


PRATIQUE 


BRETON & FRANÇAIS 


A 


(Cette lettre se prononce comme en 
francais. Voy. la notice sur la pronon- 
ciation). 


A, prép. Par, à, de, dès. Celle pré- 
position entre dans la composition de 
plusieurs prépositions et adrerbes, 
comme a-hed, tout le long de; a-dreux, 
en travers, etc. Elle s'employe aussi 
au sens de la préposition française DE : 
Karget a sout, plein d'eau; kals a 
vara, beaucoup de pain; a-vihanik, 
dès l'enfance, etc. Comme on le voit, 
elle change de forte en faible la eon- 
sonne qui la suit. 


A, particule qui se place, en cer- 
tains cas, devant quelques temps des 
verbes : He-mañ a reaz, celui-ci fit. 





Elle n’a aucun sens et n'est qu'eupho- 
nique. 


A8, AP. Monosyllabe contracté pour 
mab, map, fils, et qui, placé devant un 
nom de baptème, avait autrefois la 
valeur de nos noms de famille. 4b- 
Grall, fils de Grall ; Ab-Gregor, fils de 
Grégoire; Ab-Iven, Ab.Olier, Ap-Riou, 
etc. Voy. à mon Nouveau Dictionnaire 
Français-Breton 1869, ce qui est dit 
à ce sujet au mot nom. Beaucoup de 
ces noms subsistent encore aujour- 
d'hui comme noms de famille de la 
Brelagne. — On remarquera qu'il est 
bon d'écrire et de prononcer ces mots 
composés, à la façon dont ils sont or- 
thographiés ci-dessus. Et en effet, on 
les rendrait inintelligibles si, par 


1. 





2 ABA 


exemple, on prononcait A-Biven, 4- 
Priou, au lieu de Ab-Iven, Ap-Riou. 
Cette appellation est entièrement con- 
forme à celle qui existe en Ecosse : 
Mac-Mahon, Mac-Donald, Mac-Kerty, 
etc. Elie a aussi beaucoup de rapport 
avec les noms arabes comme Ben- 
Jusuf, fils de Joseph, etc. 

Que dire maintenant de ce passage 
de la Bible : Le général de l’armée de 
Saül était Abner (Ab-Ner), fils de Ner. 
V livre des rois, chap. 14, vers. 50.) 

eut-être les noms Abraham, Abiel, 
Absalon et autres que l’on trouve dans 
la Bible, sont-ils des appellations sem- 
blables aux précédentes et à celles 
qui, aujourd'hui encore, sont usitées 
en Orient et en Afrique, comme 4bdal- 
lah, Abdelkader. 


ABA, ABA MA, prép, Depuis que. — 
Après ces mots les lettres fortes se 
changent en faibles : Aba goms, depuis 
qu’il parle, pour aba Kong. 


ABAD, ABAT, 8. m. Abbé; pl. ed. 


ABADENN, 8. L. T. Danse, réjouis- 
sance; pl. ou. 


ABADENN, 5. f. Affaire, besogne, tra- 
vail. — Ce mot, dans le langage fami- 
lier, est employé au sens d’un travail 
à exécuter, d'une scène quelconque. 
Ne vezo ket hrr ann abadenn, signifie 
une foule de choses : je ne serai pas 
longtemps à faire ce travail pénible, 
je lui ferai lestement son affaire, je le 
vaincrai facilement, etc. Le mot c'hoar 
s'employe dans ces circonstances. 


ABADENN-NOZ (nôz), 8. L. Sérénade, 


ABADEZ, 8. f. Abbesse; pl. ed. — 
Abad, abbé. | 


ABADOBENN, s. L. Dorade, poisson 
de mer; pl. ed. 


ABAF, adj. Indolent, sans énergie 
momentanément, abasourdi. 


ABAFDER, a. m. Indolence, hébéte- 
ment. Evitez ce mot. 


ABAFET, adj. Hébété. 


ABAFI, v. a. et n. Peu usité. Hébé- 
ter, être étourdi momentanément par 
douleur, déconcerter; pl. abafet. 


ABE 


ABALAMOUR, conj. V. Parce que. 
Abalamour ma's eo re sivesad, parce 
qu'il est trop tard. 


ABAQUE, prép.Depuis. 4 paoue deac'h. 
depuis hier. 


ABARC'H, prép. Y. Avant, et aussi 
dedans. Voy. ABARZ. 


ABARDAE, 5. m. T. 0. Voy. ABARDAEZ. 


ABARDAEZ, 8. m. Moment du jour 
aux environs de 7 et8 heures du soir 
en été. Abardaes-nos, la chute dujovr. 
Ne) PARDAEZ. E-tro ann abardaes, vers 
e soir. 


ABARDAEZI, v. n. D. Approcher, par- 
lant de la nuit. Abardaesi a ra. C. La 
auit approche. 


ABARDAEZ-NOZ. VOy. ABARDAEL. 
ABARDE, 8. m. T. G. Yor, ABARDAEL. 
ABARS. VOy. ABARZ. 


ABARZ, ABARS, prép. Avant. Abars 
ann deiz, avant le jour. 


ABASTER, s. m. Interruption d’une 
chose violente. 


ABASTERI, v. n. Prendre son temps 
pour faire une chose. 


ABAT, 8. m. Y. Abbé; pl. abadet. 


ABATTI, 8. m. Couvent, abbaye: pl. 


abattiou. — Abat, abbé, et ti, maison. 


ABE, prép. Y. Depuis. Voy. ABA, 
ABAOUE. 


A-BED, particule négative. T. Au- 
cun, aucune. Voy. E-BED. 


ABEG. Voy. ABEK. 
ABEGI (abeg-i). VOy. ABEKI. 


ABEK, ABEG, s. m. Motif, cause, rai- 
son. Het abek, sans motif. 


ABEKI, v. a. Contrefaire quelqu'un 
par dérision. VOy. DREVEZ. 


A-BELEAC'H, À BE LEAC’H, adv. D'où; 
à la lettre, de quel lieu. 4-beleac'h ê 
teuit-hu > D'où venez-vous T 


ABO 


AENN, A-SENN, prép. Au bout de, 
à bout de, dans. Abenn blaaz. dans yn 
a. Hp dont ahenn anexhañ, pour ge 
roii r de lui, pour venir à bout 


A-SENN MER, sorte d'adverbe. La 
IIe la première, avec impétuosité et 
sus hésiter; à la lettre, à belle tête. 


ABENN-KEFRIDI, sorte d’adverbe. 
Tout de suite, tout exprès, de propos 


À BENNADOU, sorte d'adverbe. Par 
moments, par intervalles. — 4, par, 
et pernadou, pluriel de pennad, mo- 
nen 


MER, 8. f. Confluent, embouchure 
d'une rivière daus la mer, et par ex- 
tension, abri pour les navires. Ce mot 
âber entre la composition de 
quelques noms de petits ports de mer, 
comme Tiber dut, Tiber Vrac'h, 
liber Benoit. Ce sont des criques ou 
uses formées par la mer à l’embou- 
jure de petites rivières, au nord de 

L 


A-BERZ, prép. De la part de. 4-bers 
er roue, de la part du roi. A-bers va 
164, de la part de mon père. Voy. PERZ. 
le mot est composé de a, par, et pers, 


A-BEZ, adv. En entier, tout d’une 
pièce. — Pez. pièce, morceau. 


ABIENNER, s. m. Gardien des saisies 
de justice; pl. ten. 


ABIET, adj. Y. Aviné, parlant d'un 
tonneau. 
A-BLOC'H, ad. Y. En tout. 


A-BLDUM, adv. D’aplomb, perpendi- 
claire. 

A-BOAN, adv. À peine. A-boan vraz 
e c'hel bale. il peut à peine marcher. 

ABOE, prép. T. Depuis. 

ABONN, ABOUN. Voy. ce dernier. 


ABOSTOL, 8. m. Apôtre, disciple de 
Jésus-Christ: pl. ebestel. ]1 se dit aussi 
4 l'épitre de la messe. — En grec, 
apostolos. 


ACH 3 


ABOSTOLACH, 8. m. Apostolat, char- 
ge d'apôtre. 
ABOSTOLER, s. m. Sous-diacre, char. 


ge du sous-diaconat ; prêtre qui chan- 
te épitre à la messe. Yor. URSou. 


ABOSTOLI, v. a. et n. Nommer sous- 
diacre, être promu sous-diacre. 


ABOSTOLIK, adj. Apostolique. 


A-BOUEZ, conj. À condition de. Yor. 
WAR BOUEZ MA. 


A-BOUEZ-PENN, adv. À gorge dé- 
ployée, à tue-tête. Cet adverbe, en 
construction, s’employe de la maniè- 
re suivante : c'hoarzin a reg a-bouez 
he benn, au lieu de a-bouez-penn, il 
riait à gorge déployée. 


ABOUN, ABONN, 5. m. Crottin de 
cheval. 


ABOUNA, Y. n. Ramasser sur les 
chemins du crottin de cheval. Ce ver- 
be ne s’employe qu'à l'infinitif. Voy. 
KAOC'H-KEZEKA. 


ABRANT, 8. f. Sourcil; pluriel duel, 
diou abrant. 

ABRED, adj. et adv. Précoce, hâtif, 
de bonne heure. 

ABREDIK, ady. De bien bonne heure. 


ABRET, adj. et adv. V. Le même que 
abred. 


ABRETA. D'ann abreta, espèce d'ad- 
verbe. Au plus tôt; à la lettre, pour la 
plus bonne heure. (Abreta, superlatif 
de abred.) 


ABRETDAEZ (anc.). YOT. ABARDAEZ. 


ABSOLVENN, 8 L Absolution, terme 
de dévotion. Absolvenn reur, absoute. 
he ann absolvenn, donner l’absolution. 


ABSOLVER, 8. m. Confesseur commo- 
de qui donne facilement l'absolution ; 
pl. ten. 


ABSOLVI, v. a. Absoudre, terme de 
dévotion; p. absolvet, 


ABUZOUR, 8. m. Y. Séducteur, mu- 
sard; pl. abuzerion. 


ACH, s. m. Céleri, légume. 


4 ACH 


ACHI EACH! Interjection. Fi! Fidonc! 


AC'H, prép, De; elle se place devant 
Jes mots qui commencent par une 
voyelle, quand le verbe n'est pas un 
verbe de mouvement. 4c'h Alre ounn 
ginidik, je suis natif d’Auray. Mais on 
dit : eux a Vrest ounn ginidik. 


A'CH, pron. pers. T. D'ac’h, à vous. 
Pour da ac'h. 


AC’HA! interjection. Hé! Hé bien! 
AC'HA, AC'HAN. Voy. AC'HAN'TA 1 


AC'HALEN,. AC'HANEN, ady. D'ici, 
Voy. AC'HANEN. 


AC'HANEN, adv. D'ici, avec mouve- 
ment. {ter-meaz ac'hanen, sortez d'ici. 


AC'HANN, adv.'' Le] même que le 
précédent. 


AC'HANN-DI! Sortie d'exclamation, 
pour dire, attendons le résultat pour 
donner notre opinion; à la lettre, 
d'ici-là! 

AC'HANDO, ady. De ce pays-là, de ce 
lieu-là, de cette chose-là. Ac'hano é 
teuio aman, de là il viendra ici. 
Ac'hane e teu ann drouk, de là vient 
le mal. 


AC'HANOC'H, pron, pers. régime. 
Vous, de vous. 


AC'HANOD, pron. pers. régime. Toi, 
de toi. 


AC'HANOMP, pron. pers. régime. 
Nous, de nous. 


AC'HANON. VOy. AC'HANOUN. 
AC'HANOT. Yor. AC'HANOD. 
AC'HANOUD. YOt. AC'HANOD. 


AC'HANOUN, pron. pers. régime. 
Moi, de moi. 


ACHANTA, v. a. Ensorcelér : p. et. 


AC'HAN’TA! Interjection. Eh bien 
donc! (ca est là pour eta, donc.) 


ACHANTER, s. m. Sorcier, enchan- 
teur ; pl. ten. 


ACHANTOUBEZ, s. f. Sorcière, ma- 
gicienne; pl. ed. 


AD 


A-C'HAOLIAD, ady. À califourchon. 
— Ce mot est composé de la préposi- 
tion a, à, et de gaoliad, enfourchure 
des jambes. 


AC'HE, AC'HOE. Y. Voy. ce dernier. 


A-C'HENOU, ady. Verbalement, par 
tradition. — À, de, et genou, bouche. 


AC'H-MEN, AC’HMEN! Exclamation. 
Fi donc! 


AC'HOE, 8. m. V. Repos des bestiaux 
pendant les heures de forte chaleur, 
en un lieù ombragé. 


AC'HOES. Voy. AC'HOEZ. On trouve 
l’uu et l'autre. 


AC'HOEZ, AGDES, adv. (anc.). En 
public. Voy. AC'HOUES, plus régulier. 


A-C'HOUEN, adv. Kouesa a-c’houen 
he groc'henn, tomber à la renverse. 
Voy. C'HOUEN (anc.) Expression du 
style familier. 


A-C'HOUDE-VEZ, adv. Depuis ce temps 
là. — Goude, depuis. 


AC'HOUES, adv. (anc.). En public. 


ACHUP, ACHUB, adj. (anc.). 11 se 
disait en parlant d'une femme enceinte. 


AD, AS, AZ, AT, particule rédupli- 
cative qui se place au commencement 
de certains adjectifs et verbes pour 
indiquer le redoublement de l'action: 
aduber, faire encore une fois (ober, 
faire). Astomma, réchauffer ce qui a 
été déjà cuit (tomma, chauffer). Attuem- 
mein. Y. Réchauffer ce qui a été chaud 
ou cuit (tuemmeinn. Y. Chauffer). 4s- 
koueza, retomber, rechuter (koueza, 
tomber). 


AD. Cette finale placée à la suite 
d'un substantif, donne à celui-ci une 
signification toute particulière. Ainsi, 
bag, bateau, korn, pipe, boesell, Lois- 
seau, devienneut bagad, balelée, 
kornad , la plénitude d'une pipe, 
boesellad, la plénitude de la mesuie 
appelée boisseau. En Vannes celle 
Bungle est at. Yo. ce mot. Voir ce qui 
est dit à ce sujet à mon Nouveau 
Dictionnaire Français - Bret n 1&69, 
page XY. 


ADO 


ADA, 8. m. Terme enfantin. Adleu, 
à revoir. 


MILL (L mouillées), ady. Qui a 
de bonnes facons, qui est fait dans les 
formes, comme il faut. Den a-daill, 
personne de bonnes façons. Fustet eo 

a deill, il a été rossé d'importance. 
= 4, de, et taill, facon. 


ADAL, [a Depuis. Adal Brest bete 
Bason, depuis Brest jusqu'à Rennes. 


ABALEG. YOT, ADALEK. 


ADALEK, prép. Depuis. 4Adalek ar penn 
kei an treid, depuis la tête jusqu'aux 


ADAN, prép. (anc.). Dessous, sous. 
ABAN, 8. m. C. Yor, HADAN. 


ABAN-BAILL (les L mouillées), 8. m. 
C. Toy. HADAN-BAILL. 


ABAN-VOR, 8. m. VOy. HADAN-VOR. 


ABAGLADOU , ady. Parfois. — À, 
per, et taol, coup, fois. 


ABAR, s. m. (anc.). Oiseau. 


BEL, adv. Encore, de rechef. 
Don adarré, revenir. 


A-DARZ, adv. D’à-plomb. Ann heol 
atko a-darz war va fenn, le soleil 
frappe d'à-plomb sur ma tête. 


ADB0ED, s. m.(anc.). Froid du corps. 
Toy. Me. 


ADO0ER. Le mème que addoed. 


ADOBER, v. a. Refaire, recommencer. 
I est peu usité. — Ad, particule rédu- 
plicative, et ober, faire. 


ADOR!, v. a. Adorer, parlant de Dicu, 
des saints; p. adoret. 


A-D0ST, adv. De près. — À, de, et 
tost, proche. Sellet a-dost, regarder 
de près comme les personnes qui ont 
la vue basse. 


ADOUG, prép. Pendant, durant. 
Adoug ma, pendant que. 


ADOUNA, v. sa. Labourer la terre 
profondément. — Doun, adj. Profond. 


AEL D 


ADPIGNAL, v. n. T. Remonter, 
monter de nouveau; pl. adpignet. — 
Ad, particule réduplicative, et pignai 
monter. 


ADRE, prép. et adv. Derrière, 
par derrière. Mont adre, reculer. 
Adre ann ti, derrière la maison. He 
dreid adre, ses pieds de derrière. 


ADREFF (anc.), adv. Derrière. 


AOREN, adv. et prép. Y. Derrière. 
Yoy. ADRE. 


ADREON, adv. et prép. T. C. Der- 
rière. Voy. ADRE. 


A-DREUZ, adv. et prép. Oblique- 
ment, de travers. A-dreux da, à tra- 
vers de. — À, de, à, et treuz, travers. 


A-DREUZ-PENN, prép. À travers de. 


A-DREZ, adv. et prép. Y. T. Le mè- 
me que a-dreux. 


' A-DROC'HAMANT, adv C. De suite. 


A-DROC'H-TRANCH, adv. C. Sans dé- 
Jai, vite, sans prévenir personne, 8ans 
permission. 


ADTUEMM, adj. Y. Voy. ATTUEMM, plus 
régulier. 


A-DU, prép. En disposition de. En 
em lakaat a du da ober, se disposer à 
faire. — 4, prép. et tu, disposition. 


ADVERN, 8. m. T. C. Goûter et colla- 
tion, vers 3 heures. — Ad, particule 
réduplicative, et mern. T._Repas vers 
midi. 


AE, s. m. Y. Heure et lieu du repos 
des bestiaux pendant les heures de 
grande chaleur en été, dans un lieu 
ombragé. 


AEA, v. a. V. Faire reposer les bes- 
tiaux en un lieu ombragé, pendant les 
heures de grande chaleur. 


A-EEUN, adv. Tout droit, directe- 
ment. Voy. EEUN. 


AEL, s. m. Essicu, axe, pivot; pl. 
tou. 


AEL, 8. m. (anc.). Ange. 


6 


6 AFF 


AELAN, v. n. T. Et aussi aalan, 
pouliner ; p. aelet. 


A-ENEP, prép. Contre, malgré, Mont 
a-enep ann dour, résister au courant, 
aller contre le courant de l'eau. 


A-ENOU, adv. Y. De là. Voy. AC'HANO. 


AER, 8. m. (anc.). Air, atmosphère. 
YOT. EAR. 


AER, 8. f. Couleuvre, serpent; pl. ed. 


AERAOUANT, 5. m. Et aussi ae- 
roua, le démon, le mauvais génie. 


AER-VIBER, 8. L. Vipère, animal. 
AES, 8. m. (anc.). Yor, EM. 
AEZ. Voy. EAL. 


 AEZENN, s. L. Exhalaison, vent doux 
et agréable, zéphir; pl. ou. 


AEZENNIK, a. L. Le même que le 
précédent. 


At. Voy. AFF. 
AFA. Yor. AFFA. 
AFEDENN, s. L. Baisure du pain. 


AFEDET, ad}. Qui a des baisures. 
Bara afedet, pain qui a des baisures. 


AFEN, (anc.). Voy. AVEN. 


AFES, AVES, 8. m. (anc.). Oiseau. En 
latin, avis. 


A-FEUR MA, con). À mesure que. 


AFF, 8. m. (anc.). Baiser luxurieux, 
d’autres disent, baiser que l’on donne 
dans certaines cérémontes. 


AFF, adj. (anc.). Joyeux. 


AFFAILL, AFFEILL (L mouillées), s 
m. Rechute, récidive. 


AFFAILLA, AFFEILLA (L mouillées), 
v.n. Rechuter, récidiver, retomber en 
faute ou.en maladie; pl. et. 


AFFEDENN. VOY. AFEDENN. 
AFFEILL. Yor, AFFAILL. 
AFFEILLA. Yor. AFFAILLA. 


AGR 


AFFET, v.a. (anc.). Donner le baiser 
appelé aff. 


AFFLET, adj. (anc.). Inconstant, 
léger. 


AFFO, adv. Promptement, vite. 
AFFOUT, v. a. (anc.). Avouer. 


AFFROUNTER, 8. m. C. 
en religion; pl. ten. 


AFDN, AVON, 8. m. (anc.). Rivière. 


AFRON , AVRON, 8. pl. m. Pluriel de 
afronenn. 


AFRONENN, 5. L. Plant d'aurone, de 
cupulaire; pl. afron, masc. 


AFU. Yar. AVU. 


A-GALOUN VAD, ady. Volontiers; à 
la lettre, de cœur bon. 


AGAS, 8. m. C. Pie, oiseau; pl. ed. 
AGENN (ag-enn). VOoy. AIENENN. 


AGENTEU (ag-eñteu), adv. Tantôt, 
par rapport au passé. 


AGETAOU (ag-etaou). Voy. AKETAQU. 


_A-GIL (ag-il), adv. À reculons. — 4, 
à, de, et kil, arrière. 


A-GLE, adv. T. À gauche. — 4, à, 
de, et kle. T. gauche. 


Imposteur 


A-GLEIZ (gle-is), adv. à gauche. — 
À, à, de, et kleiz, gauche. 


AGOEZ. Voy. AC'HOEZ. 


A-GORN, adv. Du coin de l’œil. — 4, 
de, et korn, coin. Selles a gorn, regar- 
der du coin de l'œil. 


A-GOURSADEU, ad. V. Par intervalles. 
Voy. A-GOURSEU. 


A-GOURSEU, adv. V. par intervalles. 
— À, par, et kourseu, pluriel de kours. 
Y. Moment. 


A-GREIZ (gre-is), prép, A-greir ma, 
pendant que. 


A-GRENN, adv. Entièrement, toul- 
à-fait, formellement. 


AGASAZ, pluriel de agroazenn. 


AIO 
AGROAZENN, 8.1. Eglantier, arbuste; 
pl. agroaz, masculin. 


A-HARZ, prép, Des environs de. — 
À, de, et hars, proche. 


A-HED, prép. Pendant, durant, tout 
le long de. — A-hed ann nos, durant 
la nuit. — A-hed ann heni, tout le long 
du chemin. Voy. HED, longueur, dis- 
tance. 


AHEDEIN (ahed-e-in), v. a. Y. AL 
longer, prolonger, p. ahedet. — Red. 
longueur. 


A-HEND-ALL, adv. D'ailleurs, outre 
cela; à la lettre, par chemin autre. 


AHEURTET, adj. Opiniâtre, entêté. 


AHIR, s, m. Y. Abri contre le soleil, 
la pluie, le vent. 


AHONT, A-HONT, adv. Là-bas, loin 

nous. 

AKU, s. m. Y. Foie de l'animal. 
YO, MU, AU (a-w). 

AHUEL, 8. f. Y. YOT, AUEL (a-uel). 


AHUELEIN (ahuere-in), v. a. V. Voy. 
AUELEIN (a-uelein). | 


AHUELEK, adj. Y, Yar. 


AUELEL 
(a-uelck,. 


, pe 8. m. Y. Yor, AUELER 
a-vue s 


AHURTEIN (ahurte-in) v. n. V. S'obs- 
tiner, p. ahurtet. 


A1! Exclamation. Aïe! 

AIEBO (a-iebo), adj. B. Korf aïebo, 
individu qui est disioqué, qui a le 
corps de travers. 


AIENENN (a-tenenn), 8. f. Et aussi 
eienenn (e-ienenn), source d'eau vive; 
pl. aien, eien (a-ien, e-ien), masculin. 

AIGN, 8. B. C, Euvie. 


AINEZ (a-ines), 8. L. Limande, pois- 
800, 


AIOC'H (d-t0c'h), adv. Y. Beaucoup. 
AIOB (a-ior). YOT. ANR. 


AL 7 


AIOU (a-iou)! Exclamation. Ah! 


A-IOUL-FRANK, adv. Volontiers ; à la 
lettre, à volonté sincère. 


A-1$, A-IZ, prép. Au-dessous de, au 
bas de. A-ix d'in, au-dessous de moi. 
Voy. 1$, H. 


A-ISPILL, A-ZISPILL (L monillées), 
adv. En suspens. Voy. DISPILL, 


A-ISTRIBILL (L mouillées), ady. Et 
aussi a-sistribill, en suspens. Voy. 
ISTRIBILL, DISTRIBILL. 


A-IZ, A-1$. Yor. ce dernier. 


AKARIOT, 8. m. Mauvais sujet, po- 
lisson. 


AKEBUTENN, 8. L V. Arquebuse; pl. 
akebut. N d 


AKEO, AKET, 8. m. Exactitude, ré- 
gularité, application. 


AKETAL. Yor. HARETAL. 


AKETAOU, ady. Il n’y a pas long- 
temps. 


AKETI, Y. H. S’appliquer. — Aked 
aket, application. ! 


AKETUZ, adj. Exact, soigneux. Voy. 
AKET, 


AKLOBETENN, 8. f. Fer d'aiguillette 
pl. ou. 


AKOUBIK, adv. V. Tantôt, par rap- 
port au futur. 


AKOURSEIN (akourse-in), v. a. Y. Ha- 
bituer, accoutumer; p. akourset. Um 
akoursein, s'accoutumer. 


AKR, HAKR, adj. {anc.). Sale, vil, 
abject. 


AKRAAT, HAKRAAT, v. n. (anc.). De- 
venir vil, abject. 


» 


AL, article défini des deux genres et 
des deux nombres. Le, la, les. Cet 
article ne s’employe qu'avec les suba- 
tantifs dont initiale est la lettre L. 
Al labous. l'oiseau; al leor. le livre ; 
al laboused, les oiseaux. Dans les au- 
tres cas on se sert, de ar ou de ann, 
selon les prescriptions de la gram- 
maire. 


8 ALC 


AL, adj. Voy. HAL. 
ALA, v. n. Yor, HALA. 
ALABASTR, 8. m. Albâtre. 


ALABISTAR, adv.V.Tant bien que mal, 
parlant d’un travail exécuté. 


ALABISTREIN (alabistr-e-in), v. n. Y. 
Travailler négligemment. 11 ne se con- 
jugue qu'avec l’auxiliaire Gober. Y. 
Alabistrein a c'hra, Y. Il travaille né- 
gligemment. 


ALAN, 8. m. KL mieux, halan, s. m. 
Haleine, respiration, et aussi tussila- 
ge, pétasite, herbe à la toux, plantes. 


ALAN, HALAN, v. n. T. Et aussi 
ealan, pouliner ; p. alet, 


ALANAD, HALANAD, s. m. Soupir, 
gorgée, halenée, ce qu’on avale d'un 
trait. — Alan, halan. haleine. 


ALANAT, HALANAT, v. n. Et mieux, 
tenna he halan, respirer, attirer l'air 
dans Ja poitrine et le repousser. — 
Alan, haleine. 


ALANIK. Ce mot, qui n'est autre 
qu’un nom de baptême (le petit Alain), 
s’employe en poésie pour désigner le 
renard. VOy. LOUARN. 


ALAOURER, 8. m. Doreur; pl. ten. 


ALAOURI, v. a. Dorer; p. alaouret. 
— Aour, or, métal. 


ALAR, ARAR, 8. m. Charrue; pl. eler, 
grer. — Alar, figure parmi les noms 
de famille. 


ALBABAN, sorte d'ivraie, d’après Le 
Gonidec. 


ALC'HOUE, s. m. V. T. clef; pi. al- 
c'houeeu. Y. Ak'’houeo. T. 


ALC'HOUEDER. Et aussi alc'houedes 
et c’houeder, alouette, oiseau; pl. ed. 


ALC'HOUEDEZ; voy. le précédent. 


ALC'HOUEZ, 8. m. Clef ; pl. akc’houe. 
siou,(alc'houe-siou). Eur voestl war al- 
c'houes. une boîte qui ferme à clef; 
à la lettre, une boîte sur clef. 


ALC'HOUEZA, v. a. Fermer à clef, pl. 
alkc'houeset, 


ALI 


. ALC'HOUEZER, 8. n. Serrurier ; pl. 
ten. 


ALC'HOUEZERI, 8. f. Et aussi ti ann 
alc’houezer, atelier de serrurier. 


ALC'HUE, 8. m. V. Clef; pl. akc'hueïeu. 


ALC'HUEEIN (alc'hue-e-in), v. a. Y. 
Fermer à clef, 


ALC'HUEOUR, 8. m. Y. serrurier; 
pl. alc’huerion. 


ALEIZ, A-LEIZ, adv. (a-le-is). Beau- 
coup. Eleis est plus correct. 


ALEK, HALEK,; voy. ce dernier. 


ALESSE, adv. De là où vous êtes. Ce 
mot est une contraction pour euz al 


lec'h-se. On le trouve aussi écrit 
a-les-se. 
ALEUREIN (ale-ure-in), v. a. Y. 


Dorer; pl. aleuret. — Eur (e-ur), s. m. 
Y. Or, métal. 


ALEUROUR (ale-urour), 8. m. Y. 
doreur; pl. aleurerion. 


ALEZON, ALIZON, 8.f. Y. Aumône, 
pl. œu. VOy. ALUZEMN. 


ALE, APLIK, s.m. Lelieud'oùonjette 
la boule au jeu de quilles. 


ALFE, 8. m. T. Clef, pl. alfeo. 
Voy. ALVEZ. 


ALFEA, v. a. T. Fermer à clef; 
p. aifeet. 


ALFO, s. m. C. Délire de maladie. 
Kaout alfo, avoir du délire. 


ALFOI (aifo-5), v. n. Avoir le délire 
en maladie. Ce verbe ne se conjugue 
qu'avec l’auxiliaire ober. 4lfoi a ra, il 
a du délire. Toutefois, on dit de pré- 
férence besa alfoet, ou kaout alfo, 
avoir du délire. 


ALGENN, s. f. Pointe ou barbe de 
coiffe ; pl. ou. Prononcez alg-enn. 


ALI, 8. m. Conseil, avis, suggestion; 
pl. aliou. 


ALIA, v. a. Conseiller, suggérer; 
p. aliet, — Ali, conseil. ! ! 


ALV 


ALIA, ady. ne alia, non certes. 
Cette négation se trouve dans un vieux 
manuscrit de 1700 environ. Elle y est 
employée comme négation emphati- 
que. 


ALIES, ALIEZ, ady. Souvent, parfois. 
Comparatif ,. aliesoc’h ; superlatif, 
aliesa. 


ALIEZ, voy. ALES. 
ALIGATIK, adv. C. à eny, 


ALIZON, s. f. V. Aumône ; pl.ieu. On 
dit aussi aleson. Voy. aluzenn. 


ALKAN, 8. m. Laiton, métal. 


ALKANJEZ, 8. m. C. Coqueret, 
plante. 


ALL, adj. Autre. En grec, allot. 
Eunn all, un autre. Ar re all, les 
autres. VOy. ESTR, ESTROC'H. 


ALLAS! ALLAZ! Exclamation. Hélas! 


ALLAZIK, s. m. Terme enfantin. Ca- 
resses. Ober allasik da, faire des ca- 
resses à. 


ALOUBI, v.a. T. GC. Accaparer, p. 
aloubet. 


ALOUENN, ALVENN, s. f. Y. Raifort, 
plante. 


ALOUZ, s. m. Alose, poisson, pl. ed 
ALRE , nom géographique. Auray, 
le. 


ALTER, 8. m. Délire au cerveau, 
délire de fièvre. Kaout alter, avoir le 
délire. 


ALTER, v. n. Et mienx, kaout alter, 
bera alteret, avoir le délire rar mala- 
die. Ce *erbe ne se conjugue qu'avec 
auxiliaire ober. Alteri a ra, il a le 
délire. 


ALUM, 8. m. Alun, sel chimique. 


ALUZENN, 8. L. Aumône, et par €x- 
tension, aide, secours, pl. ou. Het 
enn aluzenn da, donner l’aumône à. 
Re elurenn da, venir en aide à. 


ALVENN, a. 1. V. Raifort, plante. On 
dit aussi alouenn. 


AMA 9 


ALVENN, ELVENN, 5. f. Y. Jantille de 
moulin à eau; pl. elvat. 


ALVEZ, 8. m. T. Clef. vor. ALFE. 
ALIOURN. VOY. ARZOURN. 


AM, pron. pers. régime. Me. C’houi 
am c'harg, pour Kard, vous m'aimeres. 
Après am, il y a quelques lettres for- 
tes qui deviennent faibles. Voy. la 
grammaire. 


AM, particule privative ou négative 
qui ne s'employe qu'en composition. 
C'est ainsi que deread. convenable, 
devient amzeread, non convenable. 
Après cette particule, les lettres fortes 
s'adoucissent ou deviennent faibles. 
Voy. ARGRISTEN. 


AM, pron. possessif, régime indirect. 
IL s'employe avec la préposition da, 
sous la forme d'an, à mon, à ma, à 
mes. D’am sad, à ion père, au lieu 
de d'an tad. L'expression d’am est 
une contraction pour da ma ou da va, 
à mon. Il est nécessaire dés lors de 
modifier, après lui, les lettres qui se 
modifient après le possessif ma, La, 
mon, ma, mes. Voir la grammaire. 


AMA, AMAN, ady. Ici. Tous deux 8e 
disent à peu près nartout en Léon. 
Voy. mon Nouteau Dictionnaire Fran- 
çgais- Breton, 1869, au mot 1ct. 


AMAILL, 8. m. Email, substance vi- 
treuse. (Les L mouillées.) 


AMAN, AMA, ady. Ici. Voy. AMA. 


AMANENN, 8. m. T. Beurre. Bara 
hag amanenn, du pain beurré. 


AMANENNA, v. a. et n. T. Beurrer, 
et aussi se former en beurre. Ce verbe 
n’est pas usité partout; D. amanennet. 
Amanenna bara, beurrer du pain. 
Amanenna a ra al leas, le lait se forme 
en beurre. VOy. AMANN. 


AMÂNENNER, s. m. T. Marchand de 
beurre. Voy. AMANENN. 


AMANN, a. m. Beurre. Lakaat amann 
war eunn tamm bara, beurrer du pain. 
Bara hag amann, du pain beurré. Te 
laka ann amann re deo war da vara, 
tu mets trop de beurre sur ton pain. 


10 ANE 

AMBILL, adj. T. (Les L mouillées). 
Marc'h ambill, le cheval qui est en 
tête de l'attelage. _ 


AMBLARI, 8. m. T. Douleur morale. 


AMBLEUDI, v. a. et n. Ce verbe, qui 
paraît dérivé de bleud, farine, se dit 
au Conquet au sens de fouler le blé- 
noir avec les pieds pour le débarras- 
ser de certaines pellicules qui altére- 
raient la farine. Près de Brest, on dit 
ambrudi, et aussi ambludi. 


AMBLID. Voy. GAMBLID qui est plus 
régulier. Voy. ce dernier, 


AMBLOARI. VOy. ANBLARI, 


AMBRENN, 8. m. Y. T. Délire de 
maladie. Voy. ALTER, ALFO. 


AMBBENN, v. n. Y. Le même que 
AMBRENNEIN; p. ambreet. 


AMBRENNEIN (ambrenn-e-in), v. n. Y. 
Avoir du délire par maladie; p. am- 
brennet. 


AMBRENNIN, v. n. T. Yor. AMBREN- 
NEIN, 


AMBBIDA. En em ambrida. C. Se ren- 
forger. Ce verbe se conjugue avec 
"auxiliaire Ober: en em ambrida a ra, 
il se rengorge, il fait le beau. Voy. 
verbe RÉFLÉCHI à mon Nouveau Dic- 
tionnaire 1869. 


AMBRIDEIN (ambride-in). Y. Um am- 
bridein, se rengorger. Il se conjugue 
avec l'auxiliaire Gober de Vannes. Um 
ambridein e c'hra, il se rengorge. 
Yoy. le précédent. 


AMBROUG, AMBROUK, v. a. Conduire, 
accompagner, aller au-devant, à la 
rencontre. Mont da ambroug eunn den, 
accompagncr quelqu'un. 


AMC'HOULOU, 8. m. Obscurité, ténè- 

res. |[Enn amc'houlou, en cachette, 
dans les ténèbres. — Am, particule 
privative, et goulou, lumière, clarté. 


AMBSR, 8. m. Voy. AND6R. 


AMEN, adv. H s'employe en quel- 
ques lieux pour amañ, ici. 


AMI 


AMEN, 8. m. Y. Commodité, bien- 
séance. Ce mot que, dans un Diction- 
nairede Vannes, jetrouve écrit ameine, 
doit être prononcé comme si ce der- 
nier mot était français ou, en d’au- 
tres termes, comme 168 mots français 
veine, verveine, pleine. — Il est vrai- 
ment déplorable de voir écrire ainsi 
le Breton, sans respect aucun pour le 
génie de Ja langue. 


AMERC'H, 8. m. Y. Epargne, écono- 
mie. 


AMERC'HEIN (amerc’h-e-in), v. a. Y, 
Economiser, épargner; p. amerc’het. 


AMEZEG, AMEZEK, 8. m. Voisin ; pl. 
ameseien. 


AMEZEGEC'H (ameseg-ec'h), 8. m. Y. 
Voisinage. 


AMEZEGEZ (amexeg-ex), 8. f. Voisine; 
pl. ed. 


AMEZEGIAC'H (amezeg-iac'h), 8. m. 
V. Voisinage. 


AMEZEGIEZ (amexeg-ies), 8. f. Peu 
usité. Voisinege. On dit plutôt ann 
amezeien, les voisins, les personnes 
du voisinage. 


AMEZEIA, v. n. Voisiner. — Amesek, 
amezeg, voisin. 


AMEZEK, s. m. Voisin; pl. amezsien. 
AMEZIGEZ (amexig-ex). VOy.AREZEREZ. 


AMGRISTEN, adj. et s. m. Qui n'est 
pas chrétien. — Am, particule prive- 
tive, et kristen, chrétien. Eunn am- 
gristen se dit en Cornouaille d'un 
homme qui n'est pas chrétien. 


AMGROAZ, 8. m. Fruit de l’églantier. 


AMHEOL, 8. m. Crépuscule, lamière 
qui précède le lever du soleil et qui 
suit son coucher. — Am, particule 
privative ou négative, et heot. soleil. 


AMID, 8. m. Amict, vêtement de 
prêtre. 

AMIEGEZ (amieg-ex), 8. L. Accou- 
cheuse, sage-femme; pl. 


AMZ 


paraît être une constraction de mamm- 
dieges qui se dit dans le même sens 
en quelques lieux. 


AMIZEK. VOY. AMEZEX. 

AMJESTA, adj. Révêche, indociie, 
indomptable, rétif, difficile à vivre, 
parlant des gens et des bêtes. 


AMDET, AMOUET, 8. m. Y. Imbécile, 
étourdi. 


AMONENN, 8. m. Y. Beurre. Yor. 
MAR. 


AMONENNEIN (amonenn-e-in), Y. a, 
1. ; p. amonennet. 


AMOUK, v. n. (anc.). Différer, remet- 
tre à un autre temps; p. amouket. 


AMOUET. YOT. AMOET. 


AMPAR, adj. (anc.). Impair. — Am, 
particule négative, et par, pair 


AMPARFAL, 8. m. Lourdaud. 
AMBPART, adj. Vif, gai, éveillé. 
AMPABVAL. YOT, ARPARFAL. 


AMPERT, APERT, adj. Y. Adroit, 
agile, prompt. 


AMPEZA, Y. a. KEmpeser, parlant du 
Hnge; p. et. 


AMPOENT, s. m. Moment, époque. 
AMPOEZON, 5. m. Poison. 


AMPOEZONT, Y. a. Empoisonner, 
donner du poison; p. et. 


ABPOUAILL (L mouillées), 8. m. 
Mauvais garnement, polisson. 


AMPREON, s. m. V. insecte, reptile; 
pl. et. 


AMPREVAN, s. m. Insecte, reptile ; 
pl. ed. 


AMUIN, AMUYN, v. a. (anc.). Prêter 
secours. 


AMZENT, adj. Désobéissant. — 4m, 


ANA 11 


particule privative, et pois, obéts- 
sant. 


AMZENTIOIGEZ (amsentidig-es), 8. L 
Désobéissance. — Am, particule pri- 
vative ou négative, et sentidiges, obéls- 
sance. 


AMZER, s. L Temps, saison, tempé- 
rature, loisir, époque, délai; pl. tou. 
Amser gaer d ra, il fait beau eme: 
Rott d'in amser, donnez-moi délai 
(pour payer, etc.). 


AMZER! KExclamation. Patience! At- 
tendez un peu ! | 


AMZERE, adj. VOy. AMZEREAD. 


AMZERE, sorte d'adverbe. À contre- 
temps. 


AMZEREAD, adj.Inconvenant. — Am, 
particule négative, et deread, bien- 
géant. 


AMZEREADEGEZ (amzrereadeg-ex), s. 
L Inconvenance, impolitesse. — Am, 
particule négative, et dereadegex, con- 
venance. 


AMZEREOUT, v. n. N'être pas bien- 
séant. — Am, négative, et dereous, être 
bienséant. 


AMZERI, v. n. Temporiser. — Am- 
ser, temps, délai. 


AMZERIOU, 8. pi. L. Menstrues. 


AN, AN, AM, AV, particules privati- 
ves qui entrent dans la composition 
de quelques mots anciens, comme 
anes, anaes, malaise ; anhun, réveil; 
angevir, non véridique; anners, débile; 
anlaouen, avlaouen, non gai. Après 
ces particules les lettres fortess’adou- 
cissent. Voy. les mots ci-dessus. 


AN, ANN, article défini, le, la, les. 
Voy. ANN. 


AN, particule privative. Voy. AN, 
particule. 


ANA, 8. f. (anc.). Mère, d'après Le 
Pelletier. 


ANAF. VOy. HANAF. 


12 ANA 


ANAFF (auc.). Fourmi venimeuse. 
ANAFOUT, v. a. Yor. ANAVOUT, ANAOUT. 


ANAL, HANAL, 8. m. Y. Haleine, 
respiration. 


ANALAD, HANALAD, 8. m. Y. Soupir, 
lénée. 


ANALEIN (anake-in), v. n. Y. Respi- 
rer. VOY. HENALEIN. 


ANALOUEDENN , 8. T. Ravenelle, 
plante. 


ANAONO, s. pl. m. T. Les âmes des 
trépassés. 


ANAOUDEGEZ (anaoudeg-es), 8. L 
Connaissance. — Anaoutf, connaître. 
Anaoudegez vad, gratitude. 


ANAOUDEK, adj. Reconnalssant. — 
Anaout, reconnaître. 


ANAQUE, 8. m. Excommunication. 


ANAOUEA, Y. a. Excommunier; p. 
anaouect. 


ANAOUEIN (anaou-e-in), Y. a, Y. 
conpaître, reconnaître; p. anaouet. 


ANAOUN, s. pl. m. Les âmes des tré- 
passés. 


ANAOUT, Y. a. Connaître, discerner, 
reconnaitre; p. anaveset. 


ARAB. VOY. HANAP. 


ANAT, ad}. Certain, assuré, mani- 
feste, intelligible, sûr. 


ANAT, adv. Evidemment, à vue- 
d'œil, intelligiblement. C'est l’adjec- 
tif anat pris adverbialement. Voy. le 
mot ADVERBE à mon Nouveau Diction- 
naire 1869, 


ANATAAT, Y. n. Et mieux don da 
veza anat, devenir évident. 


ANAVEAN, v. a. T. Connaître, re- 
Connaître; p. anaveet. 


ANAYEZOUT, v. a. Connaître, recon- 
naître; p. anavexet. 


ANE 


ANAYOUT, ANAFOUT, v. a. D, Con- 
naître, reconñaitre,; p. anaveses. 


ANCHOU, pluriel de ant, rigole, sil- 
lon, et aussi rides du visage. 


ANCHOU-DOURA, 8. pl. m. Rigoles 
d’arrosement. — Añchou, pl. de ant, 
rigole, et doura, arroser. 


ANN DARN VUIA, s. m. La plupart. 
Ann darn vuia eus ann dud, la plu- 
part des hommes. 


AROELEDENN, s.f. Tussilage, plante. 


ANDENN, s. L Y. Cannelare, raie; 
pl. eu. 


ANDENNEIN (añdenn-e-in), v. g. Y. 


Canneler, rayer; p. añdennet. 


ANDENNET, ad}. et part. Y. Rayé. 
Mic'hier añdennet. Y. Etoffe rayée. — 
Andeu. Y. pluriel de ant, rayure. 


ANDERU, 8. m. Y. VOY. ABARDAEZ, 
PARDAEZ. 


ANDERV, ANDERF. Y. Le même que 
ABARDAEZ. 


ANDEU, s. pl. m. V. Pluriel de añt.V. 


ANDEVREK, s. m. Y. Gros tas de 
fumier. 


ANDOR, s. m. Abri en général. Mont 
enn andor, se meltre à l'abri. 


ANOOU, s. pl. m. Sources d’une ri- 
vière. 


ANDRA, ENDRA, ENORA MA, con]. 
Tandis que. 


ANDUILLENN (L mouillées), 8. L. An- 
douille ; pl. anduill, masc. 


A-NEBEUD, adv. Peu à peu, en dé- 
tail, parlant de la vente d’un mar- 
chand. — 4, par, et nebeud, peu. 
Gwerza a-nebeud, vendre en détail. 


A-NEBEUDOU, adv. peu à peu. 
A-NEBEUT. VOY. A-NEBEUD. 


ANEHE, pron, pers., régime. V. T. C. 
Eux, elles, d'eux, daa 


ANE 


ANEHI, pron. . régime. Y. T. C. 
Elle, la, d'elle. Pere 


ANEHON, pron. pers. régime. Y. 
Lui, le, de lui. pe S 


ANEDUET, ANEOUID, s. m. V. Froid 
des corps animés. Voy. RIQU. 


ANEOUIDEIN. VOY. ANQUEDEIN. 
ANEOUIDEK. VOY. ANQUEDIK. 
ANEOUIT. VOY. ANEOUID. 


ANEB, a. m. Prestation en nature, 
corvée ou travail obligé du fermier au 
bénéfice de son maitre, pl. iou. En 
Cornouaille on l'employe sous les for- 
mes suivantes : enn-aner, en vain; 
labour gner e vije bet d'exhan, il aurait 
perdu sa peine à le faire, ce travail ne 
ui cût rien rapporté ; eunn devez 
exe, une journée de prestation. 


ANERI, ANERIA, v. n. (anc.). Faire 
des corvées, fournir des prestations 
ea naiure. VOy. ANEZ. 


ANES (anc.). Malaise. — An, part. 
privative, et aes (anc.}, aise. 


ANEU, ad]. V. En maturité. Voyez 
WR. 


ANEUDEIN (aneu-de-in), v. n. Y. Mù- 
HT. VOy. ANVEDEIN. 


A-NEUZE, adv. Dès lors. — 4, dès, 
et neuie, alors. 


ANEVAL, s. m. Animal, bête; plur. 
eneraled. 


ANEVAL-MUD, s. m. Animal, bête, 
à la lettre, animal muet; pl. anevaled- 
aud. 


ANEZ, con]. Si ce n'est, sinon, à 
Mmoios de, autrement, sans, sans cela. 
Sans travailler vous n'aurez rien, n’ho 
peso tamm anez Labourat tenn. 


ANEZAN. VOY. ANEZHAN. 


ANEZHAN, pron. pers. régime. Lui, 
ke, de lui. 


ANEZHI, pron. pers. régime. Elle, 
l, d'elle. 


ANK 43 


ANEZHO, prou. pers. régime. Eux, 
elles, les, d'eux, d'elles. 


ANEZI. Voy. ANEZHI. 
ANEZO. Voy. ANEZHO. 


ANGEVIR(ang-e-vir), 8. m. (anc.). Men- 
teur. — An, privative ou négative, et 
kevir (anc.), véridique, sincère. 


ANHUN, 8. m. Y. Insomnie. — An, 
négative, et hun (anc.), sommeil. 


ANIJEZ, s. m. Un des noms donnés 
à la glécome, plante. 


ANK, 8. m. (anc.). Angle, coin. 


ANKAOU (anc.). La mort ; ce mot a 
fait place à ankou. 


ANKAOUI (anc.). Mourir. Voy. le pré- 
cédent. 


ANKELC'HER, s. m, Lutin, feu-follet ; 
pl. ten, ed. 


ANKELER, s. m. Ù. Le même que le 
précédent. 


ANKEN. s. f. Affliction, inquiétude ; 
pl. iou. 


ANKENIA, v. a. Aflliger, inquiéter; 
pl. ankeniet, 


ANKENIUZ, adj. Affligeant, inquiétant. 


ANKEU, s. m. Y. Revenant, qui re- 
vient de l'autre monde, d'après une 
croyance populaire. 


ANKIN, 8. f. V.Affliction, inquiétu- 
de; pl. teu. 
ANKINEIN l(añkin-e-in), v. a. Y. Affli- 


ger; p. ankinet. | 


ANKOAT, Y. a. T. Oublier. Yor. 
ANKOUAT. 


ANKOE, ANKUL, s. m. V. Luette, en- 
trée du gosier. 


ANKOU, 8. m. La mort. Amezek ann 
añkou, nom poétique donnéà l'asthme, 
maladie; à la lettre, voisin de la 
mort. 


44 ANN 


ARKQUAT, +. a. T. Oublier; p. añ- 
houet, Ya ARUNAC' ANT. À 


ANKOUE. Yor. 1860. 
ARKOUFFHAT (anc.). v. a. Oublier. 
ARKOUNAAT. Voy. ANKGUNAC'AAAT, 


ANKOUNAC'H, s. m. C. Oubli. — Añ, 
privatif. et koun (anc.), souvenir. 


ANKOUNAC'HAAT, v. a. Oublier; p. 


añkounec’heat, Voy. le précédent pour 
la composition. T o 


ARKOUNEC'H. Voy. ARKOUNAC'H. 


ANLAOUEN, AVLAOUEN, adj. (anc.). 
Qui n'est pas gai ni content. — An, 
négative, ct laouen, gai, content. 


ANN, AN, article défini des deux 
gore et des deux nombres. Le, la, 
les. — Cet article ne s’employe qu'en 
compagnie des substantifs qui com- 
mencent par une voyelle ou par les 
consonnes D, H, N.T. Ainsi ann ene. 
l'âme, ann heskenn, la scie, ann den, 
l'homme, ann dud. les hommes, ann 
naoun, la faim, ann tad, le père. Il y 
a toutefois exception quand la voyelle 
initiale est suivie d’une autre voyelle. 
Dans ce cas on dit ar. Ainsi ar rwn, le 
Jenne, ar ar, la poule, ar tec'hed, la 
santé. Cet article ann ne produit pas 
une grande perturbation daus les ini- 
tiales des subatantifs 001 le suivent : 
la seule lettre T, et pour les substan- 
tifs da genre féminin seulement, se 
change en D après cet article. Ainsi 
on dit ann doenn, le toit, au lieu de 
toenn qui est le radical. — Cela dit au 
sujet du rôle que joue aujourd'hui cet 
article dans langue, nous allons 
parler du rôle qu’il jouait dans l'an- 
cienne langue. Autrefois on ne con- 
naissait pour article défini que ann, 
an. C'est ainsi qu'on disait ann bloas, 
J'année, ann roue, le roi, ann azenn, 
la lof, ann penn, la lête, ann go, la 
taupe, au lieu de ar bloaz, ar roue, 
al , ar penn, af go, que l'on 
dit aujourd'hui. Au xs et même au 
xve siècle, cet article ann, an, suffi- 
sait à tous les besoins, comme on le 
voit dans Buer sañes Nonn et autres 
écrits de ces lemps. Ce ne fut queplus 
tard, et dans un but purement eupho- 














ANN" 


age qu'on introduisit les articles 
délais ar et al, en les faisant marcher 
avec des substantifs, dont les lettres 
initiales s'harmonisent mieux avec les 
lettres R et L de ces articles nouveaux. 
£a cela les Bretons ont peut-être imité 
ce qui 8e fait, de temps immémorial, 
dans la langue arabe, langue dans la- 
fat l'article défini varie, pour la 

nale, selon la lettre initiale du subs- 
tantif qui le suit. Cet article en arabe 
est el, em, ed, er, et,ex; il a beau- 
coup de rapport avec les mots el, enn, 
er, articles déAnis du dialecte de Van- 
nes. — Ce que nous avons dit au sujet 
da rôle que jouait anciennement l'ar- 
ticle ann, an, 8e trouve corroboré par 
quelques vieilles locutions, comme 
doull-ann-brenn, mex-ann-stourm (VOy. 
cesmots), et aussi par d’antiques noms 
de famille comme Penn-ann-ros, Penn- 
ann-reun, Ros-ann-koat, et autres. 
On retrouve ces noms orthographiés 
aujourd'hui, Pénanros, Pénanreun, 
Rosankoat. Cette remarque m'a paru 
bonne à faire dans l'intérêt des étymo- 
logistes, car trop souvent ils oublient 
où ignorent cette particalarité et plu- 
sieurs autres de la langue. 


ANN DRA-ZE, 8. f. Cette chose-là, 
cela; à la lettre, la chose-là. Voy. 
KEMENT-SE. Ann dra-xe, cela, ne de- 
vrait, à mon sens, être employé que 
pour les choses palpables, et kement- 
se dans les autres cas; mais dans 
l'usage on ne fait guère cette distinc- 
tion. 


ANNE, ANNEO, ANNEV, 5. L. Enclu- 
me; pl. anneviou. 


ANNE, 8..m. Y. Ennui. 


ANNEAR, a. 1. T. Enclume;pl. an- 
neaño 


ANNEC'H, 8. m. Y. Œuf couvi. 


ANNEEIN (anne-e-in), v. a. et n. Y. 
Ennuyer, s’ennuyer; p. anneet. 


ANNE. Yet. ANNE, 8. L 


ANNER, 5. f. Y. Et aussi annoer, an- 
nuer, génisse; pl. anneresel. Anner 
figure parmi les noms de famille. 


ANNERS, adj. (anc.). Débile, sans 


A-NO ANY 


force. — An, privative où négative, 
et ners, nerz, force. 


15 


terminale qui répond à ves du Léon. 
Voy. ce dernier. 


ANROD. Y. YOT, ANROT, 




















ANNEUEIN (anneu-e-in), Y. a. Y. 
Tamer de la toile; pl. anneuet. 


ANROT, 8. m. Y. Ornière. — Ans, 


ANREUENN (anneu-enn). s. L. Trame | V. rigole, et rot, roue. 


de tisserand. 


ANNEUI (anneu-i), v. a. Ourdir, tra- 
mer, terme de tisserand. 


ANSAO (añ-saé), 8. m. Aveu. 


ANSAC (añ-sa6), v. a. Avouer, dé- 
clarer, reconnaître qu’une chose est 


bonne ou non, Tale ou fausse, p, 
añsavet. 


ANNEUNI. Voy. le précédent. 


ANNEUZ (anne-us),ad). Y. Ennuyeux. 
— ânne. Y. Ennui. ANSAV. Voy. ARSAO. 


ANNEV, ANNEDO. VOY. ANNE, 5. L ; ANT, S m. Tranchée, rigole, trace 

. 6 la charrue, espace creux entre 

ANNEZ, s. pl. m. Les meubles d'une | deux sillons, rayure, raie; pl. añchou. 

maison, d'une ferme. Tionnes, la | Ce dernier a aussi, en termes fami- 

maison d'une ferme où l’on mange et | liers, le sens de rides du visage. En 
couche. Vannes, le pluriel est añdeu. 


ANTELL, v. a. Tendre ou bander, 
arlant des arcs et des piéges. Ge ver- 


e se conjugue sur l'ancien {nfinitif 
añtella. 


ANNEZA, v. a. Meubler, garnir de 
meubles ; p. annezet. 


ANNEZER, s. m. Marchand de meu- 
bles; pl. ten. 
ANTRENOZ, 5. m. Y. l 
ANMEZET ; adj. Meublé. — Annez, | vor. udur m Le lendemain 
es. 


ANTRONOUZ, s. m. C. Le lendemain. 


ANNOER. Voy. ARNER. Voy. ANTRONOZ. 


AnnoG, v. a. (anc.). Exhorter, con- ANTRONOZ, s. m. Le lendemain. Ce 
er. 


substantif formé des trois mots ann 
tro nox, signifle à la lettre, le tour de 
la nuit (étant passé). Lesanciens comp- 
taient par nuits et non par jours. An- 
tronox ex eax di, le lendemain il y 
alla. 


ANNUER, 8. f. Y. Génisse. Voy. 
ARNES. 


ANOGEB, s. m. Y.C. Froid des corps 
animés, rhume de cerveau. 


ANV (anc.). Serpent de petite espèce. 
ANV, s. m. Voy. HARV, saison d'été. 


ANOQUEDEIN (anoued-e-in), v. a. et n. 
Eorhumer, s’enrhumer du cerveau. 
Yoy. AROUED. 


ANVAD (anc.), adj. Mauvais. — An, 
privatif, et mad, bon. 


ANVE, Voy. HARVE. 
ANVEDEIN. VOy. HANVEDEIN. 
ANVEEIN. Voy. HANVEDEIN. 
ANVESKENN. Voy. HARVESKENN. 


ANVEZ, s.f. En quelques lieux il 
a le sens de anne. 


ANOUED!, v. a. et n. C. Le mème 
que le précédent. 


ANODEDIK, adj. V. C. Frileux. 
ANOUET, s. m. Y. Froid des corps 
animés, rhume du cerveau. Attraper 
froid, destum anouet. Voy. RIQU. 


A-NOZEC'H, ady. Y. Nuitamment. — 
Nos, nuit, et ec'h, sorte de partiouie 


16 AOT 


ANVIR (anc.). Le même que ANGEVIR. 
ANVOEZ. Voy. HANVOEZ. 

ANZAFFOUT (anc.). Avouer. 

AO. Voy. HA. 

AOCHOU, pluriel de aof, rivage. 
AOD. Voy. AOT. 

AO! (ao-1). Voy. HAO!. 

AOLED. VOy. OALED. 


AOLIER, 8. m. C. Entonnoir, et par 
extension, un ivrogne. 


AON, 8.1. Y. T.C. Peur, frayeur. 


AON, STER AON, nom géographique. 
Aulne, rivière. 


AOT, AOD, 8. m. Rivage de la mer; 
pl. aochou. 


AOTENN, 5. f. Rasoir; pl. ou. 
AOTER, 8. f. Autel d'église; pl. tou. 
AOTRE, 8. m. Consentement. 


AOTREA, non usité. Yor, AOTREN, 
consentir. 


AOTREADUR, 8. m. Approbation ou 
autorisation que donne un évêque en 
certains cas, et par écrit public. 


AOTREN, v.a. Consentir, accorder. 
Ce verbe se conjugue comme si l’in- 
finitif était aotrea. | 


AOTROU, a. m. Monsieur, Monsei- 
gneur, Seigneur, maître ou proprié- 
taire. Ce mot a deux pluriels : 
Aotrounez et aotrounien, lesquels ne 
s’employent pas indifféremment; voy. 
à ce sujet mon Nouv. Dict. français- 
breton, 1869, au mot MONSIEUR. — Le 
substantif Aotrou, en breton, est tou- 
jours joint au nom de Dieu ou du saint 
dont on invoque la protection. Ann 
Aotrou Doué, le Seigneur Dieu. Aotrou 
sañt Josef, mar pI gan-e-hoc'h, 
Monsieur saint Joseph qu'il vous plai- 
se, etc. C'est une formule qui était 
anciennement employée en français. 


AOTROUNEZ, s. pl. m. Un des plu- 
riels de Aotrou. 


AOZ 


AOTROUNIEN, s. pl. m. Un des plu- 
lela de Aotrou. 


AOTROUNIEZ, 8. f. Seigneurie. Voy. 
AOTROU. 


AOU-AOU! Exclamation de douleur. 
Aïe! ouf! 


AOUEL, 8. f. T. Vent, un des météo- 
res, et au figuré, vanité; pl. aouelo. 


AOUELENN, 8. L. T. Hernie, maladie. 


AOUELI, v. a. T. Aérer, éventer; 
pl. gouclet, 


AOUI. Yar, HAOUI. 
AOUID, Yor. AOUIT. 


AOUIT, 8. m. Y. Engelure, et aussi 
enflure aux yeux. 


AOÛUN, s. f. Peur, frayeur. 


AOUNIK, adj. Craintif, timide, un 
peu peureux. 


. AOUR, s. m. Or, un des métaux pré- 
cieux. 


AOUREDAL, 8. m. Sénecon, et selon. 
d’autres, orvale, plantes. Ce mot paraît 
être un nom inventé ingénieusement 

ar un poëte : aour he dal, signifie à 
a lettre, d’or est son front. Au temps 
où l'on ne connaissait guère que les 
plantes des champs, le sénecçon devait 
être une des fleurs les plus jolies. 


AOUREDENN, s. L Dorade, poisson. 
— Aour, or; ainsi nommée à cause de 
ses brillantes couleurs. 


AOURI. Voy. ALAOURI. 


AOURIN, v. a. T. Dorer; p. aouret. 
— Aour, or, métal. 


AOURLIOU, s. m. T. Nom donné à 
l'arsenic, on ne voit pastrop pourquoi; 
à la lettre, couleur d'or. 


AOURPIMAND, s. m. C. Arsenic. 
AOZ, s. f. Forme, façons disposi- 


tion, préparation, canal ou lit de ruis- 
seau, de rivière. 


AR 


AOZA, Y. a. Préparer, disposer, 
arranger, accommoder, parlant de 
toutes sortes d'objets. 4050 pep tra 
enn ti, arranger tout dans la maison. 
Aoïa lein, accommoder le repas. 
Gwalk-acza, mallraiter, malmener. 


ABUL, pluriel de aosilenn. 
AOZILENN, 8. L Ua plant d'osier; 
Es L sil, masculin, des plants d'osier, 


sier. 
AP, AB. Voy. ce dernier. 





APARITOER. 8. m. Pariétaire, plante. 


APERT, AMPERT, adj. Y. Adroit, 
prompt, agile, propret. 


APLIK. Yat. AL. 





APQUE, APPOE, 5. L (anc.). Soutien, 
appui. On dit aussi, cunn apoue, une 
bonne occasion. 


APQUEILL (L mouillées), 8. m. Au- 
vent, toit en planches. 


APPOE. VOy. APOUE. 


An, article défini des deux genres 
et des deux nombres. Le, la, les. Cot 
article ne s'employe qu'en compagnie 
des substantifs de l’un et de l'autre 
genre dont Ja lettre initiale est une 
des consonnes autres que D, H.R. T. 
IL n'y a qu'une seule exception à cette 
règle : on dit ar devant un substantif 

1 commence par la lettre i, suivie 

ane voyelle : ar iar, la poule, etc.— 
Cet article ar jette une grande pertur- 
bation dans le radical des substantifs 
des deux genres, tant au singulier 

(naù pluriel. Comme on ne peut, 

ans un dictionnaire, indiquer toutes 
les règles qui sont du ressort dela 
grammaire, nous renverrons à celle- 
ci, après avoir résumé ci-dessous les 
règles de permutations des lettres 
après ar. 

On peut dire en thèse générale : 


13°. — Dans les substantifs du gen- 
re masculin, la lettre K du radical se 
change en C'H au singulier et, le plus 





AR 17 


souvent, au pluriel aussi : Koat, s.m., * 
forêt, bois; ar c’hoat, le bois; ar c'hoa- 
jou, les bois. etc. Toutelois les subs- 
tantifs masculins ayant trait aux pro- 
fessions, aux qualités bonnes ou mau- 
vaises, font exception et changent au 

luriel K en G. Ainsi, Kemener, tail- 
Fur; ar c'hemener, le tailleur; "ar ge 
menerien, les tailleurs, etc. 


2%. — Dans les substantifs du genre 
masculin ayant trait aux professions, 
aux qualités, aux habitants don pays, 
les lettres muables autres que le K, 
ne se modifient pas au singulier après 
ar, mais au pluriel elles se changent 
en douces ou faibles. Ainsi, belek, 8. 
m., prêtre; ar belek, le prêtre; ar 
veleien, les prêtres. Miliner, 8. m. 
meunier; ar miliner, le meunier; ar 
tilinerien, les meuniers. Bretoun, Bre, 
ton, né en Bretagne; ar Bretoun, le 
Breton ; ar Vretouned, les Bretons; 
mezvier, s. m. Ivrogne; ar mezvier, 
l'ivrogne; ar vexvierien, les ivrognes. 
Gall, s. m. Français, né en France; 
ar Gall, le Français; ar C'hallaoued, les 
Français. 


3. — Dans les substantifs du genre 
masculin, autres que ceux dont nous 
avons parlé, le radical, à peu d'excep- 
tions près, conserve son initiale au 
singulier et au pluriel. Ainsi breur, 
8. m., frère; ar breur, le frère; ar 
breudeur, les frères; penn, 8. m., tête; 
ar penn, la lète; ar pennou, les têtes. 


4. — Dans les substantifs du genre 
féminin, toutes les lettres muables, 
après l’article ar, se changent en fai- 
bles au singulier, et reprennent la 
lettre forte au pluriel. Ainsi mamm, 
S.L, mère; ar tamm, la mère; ar 
mammou, les mères; pedenn, 8. L 
prière; ar bedenn, la prière; ar peden- 
nou, les prières. 


Pour plus amples renseignements, 
voy. la grammaire. — Nousrépéterons 
ici, pour terminer, ce que nous avons 
déjà dit autre part. Îl est vraiment 
extraordinaire que des enfants, des 
paysans illettrés fassent chaque jour, 
et sans se tromner, l'application de 
ces règles si difficiles des permuta- 
tions de lettres. 


AR, prép. Y. Sur, dessus, à. Yor. 
WR pour les applications de c tte 


3 


18 ARA 


préposition. — Dans quelques mots 
composés comme argoad, arvor, la 
préposition war du Léon, devient ar, 
par suite d’élision et d'adoucissement 
abusif. Argoad et arvor sont positive- 
ment des contractions pour war goad, 
war vor, à la lettre, sur bois ou forêt, 
sur mer. Le génie de la langue bre- 
tonne ne permet pas que l’on se trom- 
pe, à cet égard, sur ces sortes d'éty- 
mologies, car si, poussé par la simili- 
tude, on voulait, à war substituer 
l'article céfini ar, il faudrait dire et 
écrire ar c'hoad, ar mor. Voy. ARGOAD. 


ARABAD, sorte d'adjectif. Arabad eo 
d'e-hoc'h ober, etc., il ne faut pas que 
vous fassiez, etc. On dit aussi dans ce 
cas, arabad e rafac'h ann dra-xe. Ne 


d-eo kei arabad ober ann drd xe, il n'est |: 


as défendu de le faire, il sera bon de 
e faire. 


ARABADIEZ, 8. f. Puérilité, niaise- 
rie ; pl. ou. {Le Pell.) 


ARABADUZ, adj. B. Arrogant. 
A-RABINADOU, adv. Par intervalles. 
ARAC'H. T. Yor, ARC'H. 

ARAG, ARAK, s. m. Félu de lin. 
ARAL, ARALL, adj. Y. Voy. ALL. 


A-RAOK, ARADK, adv. et prép. Avant, 
précédent, devant. Mont draok, aller 
devant, devancer. Muñt war araok, 
faire des progrès. Enn he raok, avant 
Jui, avant elle. Yor, RAOK. Ann deiz 
araok, le jour précédent. He dred 
araok, ses pieds de devant. 


ARAOUS, ARAOUZ, adj. Qui rechigne, 
qui chicane et aime à contrarier, à 
contredire, difficile à vivre. 


ARAR, ALAR, a. m. Charrue, pl.erer, 
eler. Autrefois on disait araxr. En 
latin, aratrum. 


ARARZ 8. m. Charrue. 


ARASK, s. m. Diret du lin broyé. 
ARASKL, adj. Se dit du lin, du chan- 


vre qui n'est pas assez roui. Araskl eo 
Al lin, le lin n'est pas assez roul, 


ARC 


ARAT, v. a. et n. Labourer avec la 
charrue. On dit aret, dans les langues 
orientales. 


A-RATOZ, adr. C. À dessein, sciem- 
ment, tout de bon, de propos délibé- 
ré; on dit aussi a-ratos-kaer. 


ARAUK, A-RAUK, adv. et prép. Y. 
Même sens et construction que araok . 
du Léon. 


ARBEL, 8. L C. Armoire; pl. arbe- 
liou. 


ARBENN. V. C. Monet war arbenn 
eunn den, aller au devant, à la ren- 
contre de quelqu'un. Monet cnn arbenn 
ann drouk, obvier au mal. - 


ARBOELL, ARBCUELL, s. m.C. Econo- 
mie, épargne. 


ARBOELLA, ARBOUELLA, v. a. G. 
Economiser; p. et. 


ARBOELLER, adj. C. Econome, mé- 
nagé, rangé. 


ARBOUILLEIN (L mouillées v. a. Y. 
Economiser, épargner, ménager; p. 
arbouillet, 


ARC'H, s. f. Coffre en général, cof- 
fre à grains, à pain, à lait ; pl. arc’hiou, 
(rec'hier. Arc'h-wele, bois de lit de la 
campagne. Voy. 6WELE. 


ARC'HANT, s. m. Argent, un des mt: 
taux précieux, et aussi argent mon- 
nayé. En ce dernier sens il est substan- 
tif collectif et s'employe comme un 
pluriel : ann arc'hant-se n'int ket mad, 
cette monnaie u’est pas bonne; à la 
lettre, ne sont pas bonnes. Voy.lemot 
COLLECTIF à mOn Nouveau Dictionnaire 
1869. 


ARC'HANT-HED, 8. m. Le quatrième 
essaim que jette une ruche. Ce mot 
signifie à la lettre Essaim d'argent, 
parce que ce quatrième essaim est en 
dehors des prévisions et des produits 
ordinaires. Le nom dutroisième essaim 
est lost-hed, à la lettre queue ou fin 
d’essaim, dernier essaim. 


ARCHANTA, v. a. Argenter; p. ef. — 
Arc'hant, argent. 


ARC 


ARC'HANTEL. Nom géo hique. 
Argenton, ville. ds. 


ARCHED, 8. m. Cercueil, tiroir; pl. 
ou. 


ARC'HENN, arc'hennat, 8. m. (anc.). 
Chaussure en géuéral. Ces mots ne 
sont plus en usage, mais on les re- 
trouve dans le composé diarc'henn, 
sans chaussure, pour dire pieds nus. 
Diarc'henn e oa, il ou elle était pieds 
nus. 


ARC'HENNA (anc.), faire des chaus- 
sures. 


ARC'HENNAD, s. m. Somme d'argent 
que l'on donnait aux domestiques de 
la campagne comme indemnité repré- 
sentative de la chaussure. Yor. A- 

ER. 


ARC'HENNAT. YOT. ARC'HENN. 


ARCHER, 8. m. Gendarme, agent de 
police; pl. sen. 


ARC'HESKOP, 8. m. Archevèque; pl. 
arc'heskep. VOy. ESKOP. 


ARC'HESKOPTED, 8. m. Archiépisco- 
pat. 


ARC'HESKOPTI, s. m. Archevéché. — 
Arc'heskop, archevêque, et fi, maison. 


. ARC'HEUST, s. m. Le Pelletier donne 
à ce mot le sens de garde ou veille et 
prières des morts depuis le décès jus- 
qu'au moment des funérailles. 


ARC'HIK, s. f. Coffret, cassette; pl. 
arc'hiouigou. C'est le diminutif de 
erc'h, cofire. 


ABC'HME, ARME, 5. m. Casse-pierres, 
sazifrage, plantes. 


ARC'HOAC'H, ady. Y. Demain. Voy. 
WARC'HOAZ. 4rc’hoac'h ctm, demain ma- 
Un, par élision, pour arc'hoac’h da 
tin. 


ARC'HOAZ, adv. T. GC. Demain. Voy. 
WARC'HSAZ, 


: ARC'HDUERE, s. m. Le génie fami- 
er. 


ARF 19 


ARC'H-WELE (vele), 8. L. Bois des lits 
de Ja campagne. — Arc'h, coffre, et 
gwele, lit. — Les.lits de la campagne, 
en Bretagne, sont en eftet des coffres 
ou grandes bottes, lesquels se fer- 
ment, pendant le jour, au moyen de 
panneaux en menuiserie qui courent 
sur des coulisses horizontales. Ainsi 
fermés, ils ressemblent à des armoi- 
res. VOy. GWELE. 


ARDAMEZ, ARDEMEZ, s. L. Marque 
ou signe pour reconnaître un objet. 
Par extension, il est employé au sens 
des étres d'une maison ou de manière 
de s'y prendre pour faire une chose. 
Me a anaves ann ardamez dre ann fi, 
je connais les êtres de la maison. Ne 
oar ket ann ardamez, il ne sait pas s'y 
prendre. 


ARDAMEZI, Y. a. Marquer un objet 
pour le reconnaître. 


ARDAMEZOU, 8. pl. L Armoiries. 


ARDANT, adj. Gwin ardañt, mau- 
vaise eau-de-vie des cabarets; à la 
lettre, vin de feu, vin qui brûle. On 
dit aussi gioin ann tan, vin de feu. C. 
et choloni, jolori. Voy. ces mots. 


ARDEU, s. pl. m. Y. Suggestions. 
Ardeu enn diaul, les suggestions du 
démo, les ruses du diable. Y. 


ARDOU, s. pl. m. Ruses, sugges- 
tions. Dre ardou ann drouk-spered, par 
l'effet des ruses du malin esprit. 

ARDRAN, adv. Y. Derrière. 


AREIN (are-in), v.a.V.Travailleravec 
la charrue, et par extension, balafrer 
la figure. Cette dernière acception est 
très-énergique. 


AREM, ARM, a. m. Miran, métal. 


ARER, 8. m. Qui sait conduire la 
charrue. Voy. ARAR. 


ARER, 8. m. Y. Charrue; pl. arerieu. 
A-REZ-TOUPIK, adr. À rasades. 


ARFLEU, s. m. Y. Emportement, 
furie. 


« 


20 ARG 


ARFLEUEIN(arfleu-e-in), v.n. V. S'em- 
porter par colère, s’acharner contre. 


ARGAD, s. m. Huée, agacerie, pro- 
vocation. 


ARGADENN, s. f Incursion de l'en- 
nemi; pl. ou. 


ARGADI, v. n. Faire des incursions 
en pays ennemi. 


ARGARC'HEIN (argarc’hean), v. a. V: 
Détester, insulter. 


ARGARC'HIDIGEC'H (argarc'hidig-ec'h), 
8. f. Y. Exécration. 


ARGARC'HUZ, adj. Y. Haïssable. 


ARGARZI, v. a. Exécrer, déltester; 
D. argarzet. 


ARGARZIDIGEZ (argarzidig-ez), 8. f. 
Exécration. 


ARGARZUZ, ad). Haïssable. 


ARGIL (arg-il), s. m. Recul. C’est le 
radical des suivants, 


ARGILA (arg-ila), v. n. Aller en ar- 
rière. Ce verbe se conjugue toujours 
avec l’ausiliaire Ober. 


ARGILEIN(arg-il-e-in), v.n.V.Le même 
sens que argila. Il se conjugue avec 
auxiliaire Gober. Y. Argilein e c'hra, 
il va ea arrière, il recule. 


ARGILUZ (arg-ilus), adj. Rétif, par- 
lant d’un animal. 


ARGLOUES, s. m. (anc.). Mattre, sei- 
gneur. 


ARGLOUIS, s. m. (anc.). Voy. le pré- 
cédent. 


ARGOAD, ARGOAT, s. m. On nomme 
ann argoad, ann argoat, les parties 
de la Basse-Bretagne où le bois de 
chauffage pousse, c’est dire la contrée 
éloignée des côtes venteusesdel'Océan. 
Ce mot est composé de ar, pour war, 
préposition, sur, et de koad, koat, 

ois, forêt; à la leltre, sur bois. Ce 
composé fait opposition à ann artror 
qui est le pays où le bois ne pousse 


ARG 


pas. (4r, pour tar, sur, el mor, mer.) 
Ann arvor est une zone de une ou 
deux lieues de largeur, qui long: les 
bords de la mer et dans laquelle les 
vents sont un obstacle à la haute vé- 
gétation et même à la moyenne végé- 
tation Dans ces contrées, en effet, le 
hois de chauffage fait complètement 
défaut et, pour tes besoins du ména- 
ge, les habitants font usage de diver- 
ses matières desséchées au soleil, 
comme fougères, bouzes de vache, 
mottes de terres gazonnées et goé- 
mons ou warechs sers. 


ARGOADEK, adj. Ce mot se dit d'une 
localité, d'un village qui est situé sur 
les parties du pays où le bois de 
chauffage ne manque pas. Voy. ARGOAD. 


ARGOADER, s. m. Habitant des par- 
ties de la Basse-Bretagne où le bois 
de chauffage ne manque pas. Voy. 
ARGOAD. 


ARGOAT. VOy. ARGOAD. 
ARGOBRAOUI. Voy. ARGOURAQUI. 
ARGOBROU. Voy. ARGOUROU. 


ARGOED, ARGDET, 5. m. Y. Ce mot, 
composé de ar, Y. préposition, sur, 
et de koed, koet, V. bois, forêt, est le 
même que ARGOAD. 


ARGOEDEX, adj. Y. Le même que 
ARGOADER. 


ARGOEDER, 8. m. Y. Le même que 
ARGOADER. 


ARGOULAOU, ARGOURADU, 8. m. Ces. 
substantifs ont cessé d'être usités et 
ont fait place à argoulou, argourou; 
mais ou les retrouve dans leurs déri- 
vés ci-dessous. VOy. ARGOULAOUI, ARGOU- 
R. OUI. 


ARGOULAQUI, v. a. Et aussi argou- 
raoui, doter une lle; p. argoulaouet. 


ARGOULOU, s. m. Et aussi argourou, 
dot d’une fille qui se marie, et par 
extension ou l'employe au sens de 
purti, mariage. Pegement e tezo roét 
d'es h erit he argoulou. enn he argou- 
lou ? Coa:bieu aura t'elle en doi? Eunn 


ARI 


argoulou kaer eo, c'est un bon parti, 
un bon mariage; à la lettre. c'est une 
belle dot. 


ARGOUBAOUI. VOy. ARGOULAGUI. 


ARGOURED, s. m. Et aussi argouret. 
Y. Instrument pour percer, et appelé 
foret ; pl. argouredeu. 


ABGOUROU. YOT, ARGOULOU. 


ABGOUVREIN (argouvre-in), v. a. Y. 
Doter une fille qui se marie; p. ar- 
gourcret. 


ABGOUVREU, s. m. Y. Dot d'une fille 
qui se marie. 


ARGU, 5. m. Et aussi arguz, contes- 
lation. 


ARGUD, s. m. Et aussi dargud. som- 
meil léger. 


ARGUDI, Y. H. Et aussi dargud. som- 
meiller. 


ARGUDUZ, adj. Et aussi dargudus, 
adj. Assoupissant, 


ARGUS, c. n. Contester. 
ARGUZ, s. m. Contestation. 
ARGWAD. Voy. ARWAD. 
ARGWEZ. VOY. ARWEZ. 


AR CWIN ECHU (gu-in), s. m. Ces 
mbts se disententre artisans, de ce 
que, en francais, on appelle le vin 
d'arcomplissement, c'est ce que l'on 
donne 4ux ouvriers le jour où sont 
terminés certains travaux d’une bâtis- 
se. On dit aussi, ar maout. 


ARI,8.m. V. Lien en général; pl. 
arreu. 


ARIEIN {ari-e-in), v. a. Y. Lier, atta- 
cher, bander une plaie; n. ariet. 


ARIGELL-LOR (arig-ell). Yor. le sui- 
vaut. 


ANI LOR, 6. m. Y. Jarretière. — 
Ari, Y. Lien, cL lor, Y. la chaussure 
appelée bas. 


ARN 21 


ARLANE, 8. m. Y. L'an passé. Voy. 
WARLENE. - 


ARLEC'HOUEIN (arlec’houe in), v. a. 
Y. Aller un outil. 


ARLEOUEIN. V. Le même que le 
précédent. 


ARLEOUR, s. m. Y. Ouvrier qui ré- 
pare les outils; pl. arlerion. 


ARLEUEIN (arleu-e-in), Y. a. Y. Af- 
filer les outils : p. arleuet. | 


ARLEUOUR, s. m. Y. Le même que 
ARLEOUR. 


ARLIKON, s. m. C. Rouget, poisson; 
pl. ed. 
ARM, AREM, s. m. Airain, métal. 


ARRE, ARC'HME, 8. m. Saxifrage, 
casse-pierre, plantes. 


ARME, s. m. Armée de soldats. 
ARMEL, s. f. Armoire; pl. tou. 


ARMELER, 8. m. Y. Armoire, garde- 
manger; pl. teu. 


ARMERC'H. Voy. AMERC'H. 
ARMES (anc.). Prédiction. 


ARMOR. Voy. ARVOR, pays voisin des 
côtes de l'Océan. 


ARMOR, s. m. Arméricr, plante des 
lieux maritimes. 


ARNAN, s. m. Y. Orage. Voy. ARME, 
ARNANUZ, adj. V. Orageux. 


ARNE, ARNEO, ARNEV, s. m. Orage, 
chaleur d'orage. 


ARNEO. YOT. ARNE. 


ARNEUET, adj. Echauffé ou ranci 
par suite de temps vrageux, parlant 
du beurre. 


ARNEUZ iarne-u:\, adj. Orageux. 
ARNEV. Voy. ARNE. 
ARN: 0. s. m.T. Essai, épreuve. 


22 ARR 


ARNODI, v. a. T. Eprouver; pl. dr< 
nodet. 


AROK (arôk), prép. C. Ou dit aussi 
A-ROK, ARAUK, avant. Arok ann dert, 
avant le jour. Voy. A-RAOK. 


AROS, s. m. Y. Poupe de navire. 


AROUAD, 8. m. Tanaisie, plante; 
YOY. ARWAD. 


ARQUAREGEO'H, (arouareg-ec'h), 8. f. 
Y. Oisiveté. 


AROUARERK, adj. Y. Désœuvré, oisif, 
qui a du loisir. Bout arouarek. V. Avoir 
u loisir pour faire. 


AROUDEN, 8. L. Ce mot, que je sa- 
che, ne s'employe qu’au sens figuré 
de bonne voie, bonne route. Je crois que 
ARROUDEN serait plus correct. 


ARQUESIOU (aroue-siou), 8. pl. f. 
Armoiries, attributs. 


AROUEZ, 5. L. Attribut, signe, sym- 
bole; pl. arouestou. 


AROUEZ, 8. L. C. Rhumatisme. 


ARQUEZI, v. a. Marquer, noter; 
pl. arouezel. 


ANDUR, 8. m. Y. Charrucur; pl. are- 
rion. — Arer, Y. Charrue. 


AROZOUER, s. m. Arrosoir ; pl. ou. 
ARBRE, adv. Encore. Voy. ADARRE. 


ARREBEURI, 5. m. Meubles d'une 
maison, mobilier. Ce mot n'a pas de 
pluriel ou plutôt il est pluriel lui- 
même, étant du nombredes substantifs 
collectifs. C’est ainsi qu'en parlant du 
mobilier d'une maison, on dirait : 
Guwerzsel am eux anezho, à la lettre, 
jai vendu eux, j'ai vendu mon mo- 

ilier. 


AR RE C'HLAZ, 8. pl. m. Les bleus. 
Du temps de la guerre de la Vendée, 
on donnait ce nom aux troupes de 
l'Etat, parce que les soldats étaient 
vêtus de blea. 


AR RE-MA, AR RE-MAN, pron. dé- 


ARV 


mongstratif ; ceux-ci, celles-ci. C’est le 
pl. de he-ma, hou-ma. 


ARREVAL, s. m. Quantité de blé 
qu’on envoye ou que l'on donne à 
moudre en une fois, mouture. YOt, 
MILINER. 


ARREZ, ERREZ, 8. m. Arrhes; sans 
pluriel. Rat arrez. donner des arrhes; 
c’est un nom collectif comme keuneud. 
arrebeuri et autres. 


AR RE-ZE, pron. démongstratif. Ceux- 
là, celles-là. C’est le pluriel de hennez, 
hounnez. 


ARREZEIN (arrez ein), v. n. Y. 
Donner des arrhes; p. arrexet. 


AR RE-ZEOU, prou. démonstratif. 
Ces mots s'employent à l'île de Bais 
au sens de ar re-5e. On y dit ar re- 
xeou goz, ces vieillards-là. 


ARREZI, Y. H. Donner des arrhcs. 
Voy. ARREZ. 


ARRIAGON, s. m. Archidiacre ; pl. 
ed. 


ARROUD, s. m. Trace, marque, con- 
naissance d’une chose; pl. ou. 


ARROUDEN. Yor. AROUDEN. 


ARRUOUT, v. n. Arriver d'un lieu 
dans un autre; p. arruet. On dit aussi 
erruout. 


ARSAD. Voy. ARZAC. 
ARSAO!. VOy. ARZAO!. 
ARVAL, s. m. V.Mouture. Voy.ARREVAL. 


ARVAR, s. m. Doute. Hep arvar, Sans 
doute. Beza enn arvar, être dans le 
doute. 


ARVARA, 8. m. D'après Le Gonidec, 
il a le sens de reste de pain, étant 
composé de darn, portion, et de bara, 
pain. 


ARVARI, v. n. Douter. Voy. DOUTER, 
à mon Nouveau Dictionnaire 1869. 


ARVEST, 8. m. VOy. ARVESTOU. 


ARZ 


ARVESTI, Y. a. C. T. Contempler. 
Arrest oc'h eunn dra, contempler une 
chose. 


ARVESTOH, s. pl. m. T. Jeux pu- 
‘bles, spectacles forains. 


ARVEZ, a. m. Mine, façon, air. 


ARVOR, s. m. Portion de la Basse- 
Bretagne qui avoisine les côtes de 
l'Océan. Voy. ARGOAD et ARVORIK. — 
Larvor est un nom de famille assez 
commun. 


ARVORAD, ARVORIAD. Voy. ce dernier. 
ARVORADEZ. Yor. ARYORIADEZ. 


ABVOREK, adj. 1l se dit d'une localité 
très-voisine des bords de l'Océan. 


ARVORELL, 8. m. ke même que 
ARVORIADEZ ; pl. ed. 


ARVORIAD, s. m. Habitant des bords 
de l'Océan, en Basse- Bretagne; pl. ar- 
toris, arvoridi. VOy. ARVOR. 


ARVORIADEZ, s. L C’est le féminin 
du précédent. 


ARVORIK, 8. m. Le pays qui, en 
Basse-Bretagne, longe les bords de 
l'Océan. Voy. ARVOR, ARGOAD. 


ARWAD (arouad)}, s. m. Tanuisie, 
plante. 


ARWAREGEC’H, Y. Le même que 
ARQUAREGEC'H. 


ARWAREK. Yor. AROUAREK. 
ARWAZ, s. m. Le même que ARWAD. 


ARWESIOU (aroue-siou), s. pl. f. 
Orthographe vicieuse. Voy. AROUESIOU. 


ARWEZ arouez), 8. L. Orthographe 
ticieuse. Voy. AROUEZ. 


ARWEZI (arouez. Y. a. Orthographe 
Yicieuse. Voy. AROUEZI. 


ARWEZINTI (arvesinti), a. L. Marque, 
signe, indice ; pl. arwezintiou. 


ARZ. Yor. HARZ. 


ASD 23 
ARZAL. Yor. HARZAL. | 


ARZAO (arzaô), s. m. Halte, pause, 
repos, trève. 


ARZAO-BREZEL, s. m. Armistice ; à la 
lettre, trève de guerre. 


ARZAO! çarzsaô-t), v. n, Se reposer, 
cesser de faire ; p. arzaoet. 


ARZAU, 8. m. V. Pause, halte. 


ARZAUEIN (arzau-e-in), v. n. Y. 
Faire une pause, cesser de faire ; p. 
arxauet, 


ARZELL, 8. m. Jarret d'homme ou de 
bête; pl. duel, ann daou arsell. les 
deux jarrets. 


ARLOURN, 8. m. Et aussi aixourn, 
azourn, poignet; pl. duel, ann daou 
azourn, les deux poignets. 


AS, AD, AT, AZ, DAS, particules 
réduplicatives indiquant un redouble- 
ment d’action. Ainsi, astomma, chauf- 
fer une seconde fois, chauffer de 
nouveau ce qui a été déjà chauffé ou 
cuit : as et tomma, chauffer. Askoania, 
souper une seconde fois, faire réveil- 
lon : as et koania, souper. 


AS$, AZ, pron pers., toujours régime. 
Toi, te. Après ces pronoms, les lettres 
faibles se changent en fortes. Voy. la 
grammaire. Me as kalvo, au lieu de 
me as galvo, je t'appellerai. 


AS, AZ, pron. poss., toujours régime 
indirect. Après ces mots, les lettres 
faibles se changent en fortes. D'as 
preur, à ton frère, au lieu de d'a 
breur. — D'as est ici pour da ta, ou, 
da da, à ton. Voy. la grammaire. 


ASBLEO, 8. m. Duvet d'oiseau, poil 
follet sur le visage. 


ASOIBR, 8. m. Coussinet que l’on 

place sous la selle d'un cheval. — 4s, 

articule réduplicative, et dibr, selle; 
k la lettre, seconde selle. 


ASDIMEZI, s. m. Et aussi asdimisi, 
second mariage. — As, particule ré- 
duplicative, ct dimesi, 8. m. Marisge. 


24 ASK 


ASDIMEZI, v. n. Et aussi asdimizi, 
se marier en secondes noces; p. asdi- 
mezet. On dit de préférence, eil-zimezi. 
— EiL (e-il) seconde (fois), et dimezt, 
se marier, p. eil-zimezet. . 


4500, ASTD, HAD-D0, 8. m. C. Œuf 
couvi. VOy HA0 -00. 


ASDREZENN, s. f. Petite crémaillère 
qu'on ajoute, au besoin, à la grande. 
— As, part. réduplicative, et dresenn, 
crémaillère. 


ASFOAR, AZFOAR, s. L. Ann asfoar, le 
second jour de la foire ou du grand 
marché. As, part. réduplicative, et 
foar, foire. 


ASGLAZ, adj. Le même que glazard, 
verdûtre. 


ASGLE, VOY. ASKRE. 
ASGRE. YOT. ASXRE. 


ASIED (a-sied), s. m. Assiette, usten- 
sile de table; pl. ou. 


ASIK (a-sik), adj. C. Faible, débile, 
qui peut à peine parler par suite de 
maladie. 


ASK, s. m. Entaille 
ASKA, v. a. Entailler; p. et. 


ASKELL, s. f. Aile des oiseaux et des 
insectes volants; pl. diou-askell. C'est 
un pluriel duel. Ge mot a aussi le 
sens de aile de moulin, mais alors le 
pluriel est eskell. 


ASKELL-GROC'HENN, s. f. Chauve- 
souris, oiseau. — Askell, aile, et 
kroc’henn, peau ; à la lettre, aile de 
peau; pl. eskell-groc'henn (ailes de 
peau). 


ASKELLEK, adj. Ailé. 

ASKELLIEU, 8. pl. L. Y. Partie d’une 
église, dite la croisière, parce qu'elle 
a la forme d’une croix. — Askell, aile. 
Voy. KROAZENN. 

ASKLE. VOy. ASKRE. 


ASKLEDENN, ASKLEUDENN, 85. L Y. 
C. Attelle, copeau; pl. ou. 


ASK 


ASKLEUDENN. Et aussi askloedenn, 
asklouedenn. Voy. ASKLEDENN. 


ASKOAN. s. m. Réveillon. — 45, part. 
réduplicative, et kogn, soupé, à la 
lettre, soupé redoublé. Ober askoan, 
askoania, faire réveillon, souper une 
seconde fois. 


ASKOANIA, v. n. Faire réveillon 
après le repas du soir. — 4s, part. 
réduplicative, et koania, souper. 


ASKOL, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de askolenn. 


ASKOL-BRIZ, 5. pl. m. Pluriel irré- 
gulier de askolenn-vris. 


ASKOL-DU, s. pl. m. Pluriel irrégu- 
lier de askolenn-zu. 


ASKOL-GARO, 8. pl. m. Pluriel irré- 
gulier de askolenn-garo. 


ASKOL-KDAT, S. pl. m. Pluriel irré- 
gulier de askolenn-goat. 


ASKOLENN, 5. L. Un plant de char- 
don; pl. askol, masc. Cette espèce de 
mots est particulière aux Bretons. 
Voy. la terminaison ENN au Diction- 
naiîre des rimes. 


ASKOLENN-GARD, 8. f. Plant de chaus- 
se-trape; à la lettre, chardon sauvage ; 
pl. askol-garo, masc. 


ASKOLENN-GOAT, 5. f. Plant de houx; 
à Ja lettre, chardon de bois; pl. askol- 
koat, masc. 


ASKOLENN-VRIZ, s. f. Plant de char- 
don notre-dame ; à la lettre, chardon 
panaché; pl. askol-bris, masc. 


ASKOLENN-WENN (venn), 8. f. Plant 
de caméléon blanc, carline; à la lettre, 
chardon blanc; pL askol gwenn, masc. 


ASKOLENN-ZU, s.f. Plant de char- 
donnette ou de centaurée noire; à la 
lettre, chardon noir; pl. askol-du, 
masc. 


ASKONCH, 8. m. (anc.). Doctrine. 


ASKORN, s. m. Y. T. G. Os de l'ani- 
mal, noyau des fruits, pl. eskern. 


ASP 


ASKDANA, v. n. VOy. ASKOURNA. 
ASKOUEC'H. Y. VOy. ASXQUEZ. 


ASKDUEC'HEIN (askouec’h-e-in), Y. n. 
1. Retomber, récidiver, rechuter; p. 
askouec’het. — As, part. réduplicative ; 
kouec'hcin, Y. Tomber. 


ASKOUEZ, 5. m. Rechute. — 4s, 
part. réduplicative, et kouez, chute. 


ASKDUEZA, Y. n. Rechuter, récidi- 
ver; p.et. — Às et koueza. 


ASKOURN, s. m. Os des êtres animés, 
noyau des fruits; pl. eskern. 


ASKOUANA, Y. D. S’ossifier; pl. et. 
ASKOURNERK, adj. qui a de gros os. 


ASKRE. Et aussi asgre, askle, asgle, 
s. m. Partie des vêtements qui cor- 
respond à la poitrine. 


ASKREAD, 8. m. Mot qui exprime 
que la parde des vêtements qui cor- 
respond à la poitrine (askre) est rem- 
plie de certains objets. Eunn askread 
galou. des pommes plein la partie 
des vêtements appelée askre. 


ASKUILL (L mouillées), adv. A- 
verse. — Skuilla, Verser. 


ASOLVEIN (a-sol-ve-in), v. a. Y. ad- 
joger; p. asoivet. 


ASOLVIN (a-sol-viñ), v. a. T.Adjuger; 
p. asoivet. 


ASOTEIN (a-sot-e-in), v. n. Y. Deve- 
nir bête, inepte. Ce mot dérive du 
breton sot, inepte. 


ASOTET (a-sot-et), adj. Imbécile, 
pigaud, stupide. Comme le précédent, 
il dérive du breton sot. Eur penn 
asotet, un njiais, un imbécile. 


A-SOUNN, ady. D'à-plomb, perpen- 
diculairement. 

ASOUPA (a-soupa), Y. n.C. Faire un 
faux pas, trébucher, broncher, par- 
lant d'un cheval ; p. et. 


ASPEX, 8. m. Grateron, plante. 


A-ST 25 


ASPERJEZ, a. m. Goupillon, asper- 
soir. 


ASPLED, ASPLET, 8. m. Clôture à 
jour, balustrade, balustrade d’autel 
d'église. 


ASRANN, 8. m. Second partage. — 
As, part. réduplicative ; rann, partage. 


ASRANNA, v. a. Refaire un partage: 
pl. et. — As, part. réduplicative, et 
ranna, partager. 


ASAEC’H, s. m. Afliction. 
ASREC'HI, v. a. Affliger; p. asrec'het. 


ASTAL, 8. m. T. Cessation momen- 
tanée. 


ASTAOL, 8. m. Contre-coup. — 4s, 
part. réduplicative ; taol, coup. 


ASTAUL, 8. m. V. Voy. ASTAOL. 


ASTELL, 8. f. Mesure d'un demi- 
boïisseau pour les grains (anc.). 


ASTELLAD, 8. f. Mot ancien comme 
la mesure qu'il représente et qui 
signifie le contenu de la mesure appe- 
lée astell. 


ASTENN, v. a. Etendre, déployer, 
prolonger ; p. et. Il se conjugue comme 
si l'infinitif était astenna. 


ASTENNEIN (astenn-e-in), v. a. Y. Le 
même sens que le précédent. 


ASTIZEIN (astise-in), v. a. Y. Recom- 
mander quelqu'un. 


ASTO, ASD0O. Voy. ce dernier. 


ASTOMM, adj. Réchaufté au feu, 
chauffer une secvnde fois. — Às, 
part. réduplicative, et (omm, chaud. 


ASTOMMA, v. a. Chauffer au feu un 
objet déjà cuit. — As, part. rédupli- 
cative, et tomma, chauffer. 


ASTROAD. C. Sorte de substantif. 
Beza enn astroad, être nu-pieds. Je 
ne puis rien dire de rationnel au sujet 
de la composition de ce mot. 


A-STROLLADOU, adv. Par groupes, 
en foule. — S$trollad, groupe. 


4 


26 ATA 


A-STROPADOU, ady. Péle-mêle. — 
— Stropad, paquet. 


ASTU, s. m. Y. T. C. Vermine; sans 
pluriel. Birvi goñt astu, être couvert 
e vermine. 


ASTUO, adj. Misérable en mauvaise 


MTU (astu-1). VOy. ASTUZI. 
ASTUT, VOy. ASTUD. 
ASTUZ, 8. m. Vermine. Yor. ASTU. 


ASTUUZ, adj. Y. T. G. Rempli de 
vermine. 


ASTUZI, Y. H. Se remplir de vermine; 
D, astuset, 


ASTUZUZ, adj. Sujet à la vermine, 


ASVERK, 8. m. Seconde marque, 
contre-marque.— 45, partic. rédupli- 
cative, et merk, marque. 


ASVERKA, v. a. Marquer une seconde 
fois. — As, part. réduplicative, et 
merka, marquer. 


ASVOGER (asvog-er), 8. f. Contre- 
mur. -- Às, partic. réduplicative, et 
moger, muraille. 


AT, AS, A2, DAS, part. réduplicatives 
ou indiquant un redoublement de 
l’action. Atfuemm. Y. Adj. Réchauffé 
au feu après avoir été cuit. Voy. 
ASKOAN, AZFOAR, ATTUEME. 


AT. Cette particule, ajoutée à la 00 
d'un mot, dans le dialecte de Vannes, 
donne à ce mot une valeur particulière. 
Ainsi, bag, bateau, devient, en Vannes, 
bagat, le contenu d’un bateau. Yor. la 
particule finale AD, du Léon, qui a la 
même valeur. 


ATAHIN, 8. m. Y. Chicane, agres- 
sion, provocation. 


ATAHINEIN (atahin-e-in), v. a. Y. 
Provoquer, chicaner. 


ATARINOUR, s. m. Chicaneur, pro- 
Vocateur ; pl. atahinerion. 


ATR 


01T 8. mn. Ce mot a le mens 
n de position que l'on obtien 
r suite de Tocëtion à à lrer d’une 
erme ou métairie, Sl, Il s'emplore 
aussi avec la signification d'espoir, 
d'occasion. Klask eunn alaou, cher- 
cher une ferme de campagne pour Îs 
louer à bail. Enn afañt aout Re toad, 
dans l'espoir d'avoir sa part. 


ATAO, ATAY, ATAVIK, ady. Toujours. 
Prononces ataù. 


ATAU, ATAV, ady, V. Toujours. 
ATAY, ATAVIK, adv. VOy. ATAS. 
1 ATERS, 8. m. Y. Enquête, perquisi- 
on. 


ATERSEIN (aters-e-in), v. n. V. Faire 
des perquisitions. 


ATIK, Yor. ASIK. 


ATIL, s.m. C. Champ de bonne ter- 
re attenant ordinairement à la maison 
de ferme. 


ATIZ, 8. m. Instigation, séduction, 
conseil en mauvaise part, sugges- 
tions du démon; pl. ou. 


ATIZA, v. a. Exciter, conseiller en 
mal, suggérer de mauvaises choses; 
p. et. 


ATIZER, a. m. Qui conseille en mal. 


ATO, ATAU aid), ady. V. T. C. Teu- 
jours. 


ATRAPQOUR, 5. m. Y. Entremetteur 
de mariages. 


ATRED, 8. m. Non usité au singu- 
lier. Voy. ATREJOU, décombres. 


ATRED, 8. m. Æ drouk atred, en fla- 
grant délit. 


ATREDI, v. n. Combler une cavité 
avec des décombres, des démolitions. 
Voy. ATREJOU. 


ATREJOU, 8. pl. m. Décombres, dé- 
blais, immondices. C'est le pluriel ir- 
régulier de atred, non usité. 


A-VA 
ATTSEME, adj. Y. Réchauffé au feu, 


parlant des mets. — 4d, at, particules 


réduplicatives, et fuemm. Y. chaud. 


ATTUEMMEIN, v. a. 1. Réchatffer au 
fon un mets déjà cuit. — 41, ad, part. 
réduplicatives, ettuemmein.Y.Chaufer. 


AU (a-u) 8. m. Y, Foie de l'animal. 


AUEL, (a-del}, 8. f. Y. Vent, agitation 
de l'air, et aussi, vanité. — En grec, 
esta. 


AUELEIN (a-uel-e-in), v. a. V.Eventer; 
pl. auelet (a-uelet). 


AUELEK (a-uelck), adj. Y, Flatüeux. 
— Auel, vent. 


AUELER, (a-ucier), 8. m. Y. Bventail. 
ue, vent. 


AUGLEENN, s.f. Y. Lavoir pour le 
linge; pl. eu. 


AUGLENN, YOT, AUGLEENX. 


A-UNAN, adv. Bera a-unan gañi, 
être d'accord avec. 


AUT, OT (00, s. m. Y, T.C. Voy. A0T. 


AUTENN, DTENN (Bien, 8. L Y. 
Rasoir; pl. eu. VOYy. AOTENN. 


AUTER, OTER (ôter), 8. f. Y.T. C. 
Autel d'église. Voy. AOTER. 


A-UZ, prép, Au-dessus de. 4-ux va 
frn. au-dessus de ma tête. 


AUZA, OLA (ôza), v.a. V.T. CG. Voy. 
MEL. 


AY, adj. Voy. HM. 


AV, particule que l’on rencontre 
is dans les anciens auteurs en 
place de la particule privative où né- 
gative an, am. Avlaounn, non gai. 
Voy. ce dernier. 


A-VAD, AVAD, adv. Tout de bon, 
assurément, mais. Cet adverbe s'em- 
ploye aussi pour former contraste. Ar 
re all acad a reax, les autres au con- 
traire firent, etc. 


AVA 27 


AVAL, s. m. Pomme, Irait: pl, ou. 
Parmi les substantifs ayant trait aux 
fruits, aux arbres, aux légumes, on 
remarquera que celui-ci sort de la 
règle commune, car pour y être, on 
devrait dire : Avalenn, pomme; aval, 
des pommes, comme on dit perenn, 
poire: per, des poires; fiesenn, figue ; 
Ras, des figues. 


AVAL-DERO, s. m. Noix de galle: pl. 
Kurdi — Aval, pomme; dero, 
ne. 


AVAL-DERU, 8. m. Y. Noix de gelle; 
pl. avaleu-deru. Ce mot est composé 
de : Aval, pomme, et de deru, Y. 
chêne. 


AVAL-DDUAR, 8. m. Pomme-de-terre; 
pl. avalou-douar. — Aval, pomme; 
douar, terre. 


AVAL-ORANJEZ, 8. m. Orange; pl. 
avalou-oranjes. — Aval, pomme : 
orañjezs, des orangers. 


AVAL-PALMEZ, 5. m. Datte; pl. 
-palmex. — Aval, pomme ; 
palmes, des palmiers. 


AVAL-PECHEZ, a. m. Pêche, fruit ; 
pl. avalou-pechez. — Aval, pomme ; 
peches, des pèchers. 


AVAL-STOUP, a. m. Coing, fruit. I] 
se dit aussi d'une mauvaise pomme 
âcre. — Aval, pomme; stoup, étoupe. 


AVAL-SUKRIN, 8. m. Melon ; à la lettre, 
pomme sucrée. 


AVAL-TANN, 8. m. Noix de galle. — 
Aval, pomme ; tann, mot qui figure 
dans la composition de quelques sub- 
stantifs avec la signification ancienne 
de chêne. Voy. AVAL-DERO. 


AVALENN, 8. f. 11 y a lieu de penser 
que ce mot a été en usage autrefois 
au sens de pommier ou de pomme ; 
mais aujourd'hui on dit exclusivement 
gwezenn avalou, pommier; à la lettre, 
arbre de pommes. Tous les arbres 
fruitiers, au reste, se désignent d'une 
manière analogue. Voy. AVAL. 


AVALENNEX, 5. L. Champ de pom- 
miers. Voy. AVALENN. 


28 AVE 


. AVA-MA, AVA-MAN, adv. Y. D'ici, de 
ce lieu-ci. Ce mot se compose de la 
particule démonstrative ma, man et 
du mot ava dont je ne connais ni 
l'origine, ni la signification. Toutefois, 
dans les conditions où se trouve pla- 
cée la letre ç de ava, il pourrait se 
faire que ce dernier mot fut lui-même 
composé de deux mots. 


AVANK, 8. m. Bièvre, castor, ani- 
maux ; pl. ed. 


AVAT, s.f. Y. Par corruption pour 
davat, dañvat. Y. Brebis. 


A-VAT, AVAT, adv. Le même que 
A=VAD. 


AVE, 8. m. Ann ave Maria, prière 
latine. 


AVE (avé), s. m. V. Attelage, char- 
rette avec tout son équipage. 


A-VEAC'H, adv. À peine; a-veac’h- 
ma, à peine si. 


AVEEIN (avé-e-in), v. a. Y. Atteler; 
p. aveet. Voy. AVE. Y. 


AVEIT (ave-tt), prép. Y. Pour, afin de. 
Voy. KWIT, 


AVEL, s. f. Vent, agilation de l'air; 
au figuré, flatuosité, et aussi vanité. 
Enn avel, dehors, en plein vent. 


AVEL-AR-STERENN , a. f. Vent du 


nord. — Avel, vent; sterenn, étoile du 
nord. 


AVEL-DREUZ, 8. f. Vent coulis. — 
Avel, vent ; treus, de travers. 


AVEL-DRO, s. f. Tourbillon de vent. 


— Atel, vent; tro, qui dérive du verbe 
trei, tourner. 


AVELEK, adj. Flatueux, qui renferme 
du vent. 


AVELENN, 8. f. Hernie. 


AVELENNEXK, adj. et s. m. Qui aune 
hernie. — Avelenn, hernie. 


AVELEOK, 8. m. Musard, qui a la 
tête vide, — Avel, vent. 


joues. — Aven. 


AVE 


AVELET, adj. Eur penn avelet, un 
étourdi. Gwin avelet, vin éventé. 


AVEL-FRI, 8. L Flatuosité. 4 vel, vent’; 
fri, nez. Ñ 


AVEL-GORNAOUEK, 8. f. Vent d'ouest. 
YOT, KORNAQUEK. 


AVEL-HUEL, s. f. Vent d'est. À la 
lettre, vent haut. Voy. AVEL-IZEL. 


AVELI, v. a. Aérer, éventer; p. 
avelel. 


AVEL-IUD, 8. f. Vent coulis. — Avel, 
vent; tud, (altre, 


AVEL-IZEL, s. f. Vent d'ouest. — 
Avel, vent ; izel, bas. Les expressions 
vent haut et vent bas sont employées 
dans le français de Bretagne. Le pre- 
mier amène du sec, le deuxième ap- 
porte la pluie. Yor. AVEL-HUEL. 


AVEL-KORNAUK, 8. L. C. Flatuosilé. 


AVEL-LAER, 8. f. Vent coulis. — Avel, 
vent; laer, voleur. 


AVELOUER, s. m. Eventail. — Avel, 
vent. 


AVEL-RED, 8. L. Courant d'air, vent 
coulis. — Avel, vent ; red, qui court, 
de redek, courir. 


AVEL-SEN, adv. Y. Le même que 
evel hen, de cette sorte. 


AVEL-TRENK, s. f. Flatuosité par 
haut ou de l'estomac. — Avel, vent; 
trenk, aigre. 


AVEL-VIZ, S.L. Vent du nord-est. — 
Avel, vent; biz, nord-est. Voy. BIZ. 


AVEN, AVEEIN, v. a. V. Attelcr. 


AVEN, 8. m. C. Joue, mächoire, 
pl. ou. 


AVEN, 8. m. (anc.) Rivière. 


AVENAD, 8. m. D. Coup sur la joue, 
soufflet. — Aven, GC. Joue. 


AVENEGEZ (aveneg-es), 8. L C. Celle 
qui a une grosse méchoire, de grosses 
. Joue. 


A-VR 


AVEREX, 5. m. Qui a une grosse 
méchoire, de grosses joues. Yor. WER. 


AVES, AFES, 8. m. (anc.) Oiseau. En 
latin, avts. 


A-VETEPANS, adv. C. Exprès. 
AVIEL, s. m. Evangile. 


AVIELA, v. n. Chanter l’évangile à 
la grand messe. On dit de préférence, 
kana ann aviel. 


AVIELER, 8. m. KEvangéliste, dia- 
cre, prêtre qui chante l'évangile à la 
grand'messe ; pl. en. YOT. UASOU. 


AVIEZ, 8. 1. Avives, maladie des 
chevaux. 


A-YIHANIK, ady. Dès l'enfance. — 4, 
dès : bihanik, diminutif de bihan. pe- 
ut ; à la lettre, dès très-petit. 


A-VIHANOC'H, ady. Pour un moindre 
prix. A, pour, bihanoc'h. comparatif 
de bhan. plus petit, moindre. 


AVIS, AVIZ. Ce mot dont je ne sau- 
rais dire la nature, s'employe de la 
manière suivante : me ve avis d'e-hoc'h 
da ober ann dra-xe, je vous conseille 
de le faire, il y aurait avantage pour 
vous à le faire. Enn avis ober, dans le 
but de faire. 


A-VISKOAZ, ady. À jamais, de tout 
temps. — 4, à, et biskoas, jamais, par 
rapport au passé. 


AVIZ. VOY. AS. 
AVLAOBEN, adj.(anc.) Voy.ANLAOUEN. 


A-VOLE- YANN, adv. À la volée des 
cloches. Voy. 88LE. Seni ar c'hleier a- 
S Ton, sonner les cloches à la 
volée. 


AVON, AFON, 8. m. (anc.) Rivière. 
YOT. AVEN. 


AVON, AVEN, 8. m. (anc.) Rivière. 


A-VRAZ,adv. Kn gros, terme de mar- 
chand. — 4, par; bras, grand, gros. 
Gwerza avras, vendre en gros. 


AZE 29 


AVRE, adv. T. On pense que ce mot 
a dû signifier aujourd’hui, 


AVREK. VOy. HAVREL. 


A-VREMA, A-VREMAN, adv. Désor- 
mais, dès à présent. — À, dès, bre- 
ma, bremañ, maintenant. 


AVRON, AFRON. Voy. ce dernier. 
AVU, AFU, 8. m. Foie de l'animal. 


A-WALAC'H, adv. T. C. Assez. Voy. 
A-WALC'H. 


A-WALC'H, adv. Assez, à gogo. — 4, 
à; gwal’h, satiété. 


A-WECHIEU, ady. Y. Parfois. — 4, 
ar; gwechieu, pluriel de gwech, Y. 
018, 


A-WECHD, adv. T. Parfois. — 4, par; 
gwecho, pluriel de gwech, T. fois. 


A-WECHOU, ady. Parfois. — 4, par; 
gwechou, gweachou, pluriel de gwech, 
gweach, fois. 


AZ, AS, AD, AT, DAS, particules ré- 
duplicatives ou indiquant un redou- 
blement de l’action. Voy. AS. 


AZ, AS, pronom personnel régime ; 
te, toi. Après ce pronom, le verbe 
ui suit prend la lettre forte si le ra- 
ical a la lettre douce ou faible. Voy. 
la grammaire. Me ax kwelo, me as 
kwelo, au lieu de me as gwelo, je te 
verrai. 


AZ, AS, pronom possessif; ton, ta. 
Voy. AS. 


AZAOUEZ, 8. L Déférence, attention 
délicate, égards. 


AZE, adv. Là, par là. 
AZEA, v. n. C. S'asseoir, p. azeet. 
MEAN, v. n. T. S'asseoir; p. axeet. 


AZEEIN(azee-in), Y.H. V.S'asseoir; p. 
03661. 


AZEIN (aze-in), v. n. V. Le même 
que AZEEIN. 


80 A-Z) 
AZEL. Yat, EZEL 


AZEN, 8. m. Ane, animal. Au figuré 
ignorant: pl. esen: le pluriel régaler 
azened est peu ou pas usité, 


AZENELZ, 8. f. Anesse; pl. ed. 


A-ZEOU, adv. À droite. — 4, à; 
daou, adj. Droit, opposé à gauche. 


AZEULI, AZEULIFF, v. a. (anc.}) Ado- 
rer. 


AZEULIDIGES, 8. L. (anc.) Adoration. 
Psononces axeulidig-es. 


A-ZEVAI, ady. À dessein, sciemment, 
Voy. DEVM. 


A-ZEVRI-8E0, ady. De propos délibé- 
ré, de bon cœur, sciemment, tout de 
bon ; à la lettre, à dessein vif. 

AZEIA, Y. n. S'asseoir; p. 056561. 

AZPOAR, AZFOR, a. L. VOy. ASFOAN. 

AZFOR. Yor. AZFOAR. 


AEGAS;, adj. Etrange, renant. 
Yoy. RERSE, N ge, TP 


A-H MT, A-ZIABARS, adv. Du de- 
dans. — À, de, et , dedans. 


ALIABGLL, ade. De loin: — 4, de: 
dia beli, loin, 


A-LIADRE, ady. Par derrière. — 4, 
par; diadre, derrière. 


A-ZIARDRAN, adv. Y. Par derfière. 
— À, par; diardran, derrière, Y. 


A-ZIARBENN, » w p. g M kee de, 
à la rencontre dsarbemn. 
Voy. ce dernier. 


AST 


A-LIAVEAZ, adv. De dehors, de l'ex- 
térieur. — Fy de ; diateas, extérieur, 
dehors. 


A-LIAVEAZ-8RO, adj. Exotique, fo- 
rain, qui n'est pas du pays où il se 
trouve. — A-siaveax, do dehors; bro, 
pays. Marc'hadour a=siaveas=bro, mùr- 
chand forain. 


A-ZINDAN, prép, De dessous, — 4, 
b dessous. 


H , 

A-ZI00'H, prép. Au-dessus de. 
A-ZIOUC'H. VOy. A-ZIOC'H. 
A-LIOUT. Voy. A-ZI0C'H. 


A-ZISPILL, ady. Yor. A-ISPILL, (Les. 
L mouillées.) 


A-LISFRIBILL, adv. Voy. MHN 
(Les L mouillées.) 


AZNAT, adj. VOY. ANAT. 

A-ZUARE, ady. De bonnes facons, 
parlant d'ane Henn, — À, de, et 
doare, façons; à la lettre; de façons. 


AZORN, 8. m. Y. Poignet; pl. enn 
deu-axorn. 


A-LOUBL, ady. Obliquément. 


A-ZOUG, prép. Kerzet a-soug he 
gamm, marcher à son pas, sans 86 


presser. — À, à, et doug, portée. 
AZOURN. VOy. ARZOUAN 
AZR, 8. f. (ant.) Serpent. 
AZRANN. YOT. ASRANK. 
AZTAUAD. Voy. ASTROND. 


Voy. AER. 


BAD 31 


B 


Nous rappelons ici ie toutes les 
coasonpes se prononcent fortérnent à 
la fn des syllabes et des mot. Ainsi 
mab, fils, se prononce comme en fran- 
çais mabe. Voir la notice sur la pro- 
nonciation. Au commencement et à la 
fa des mots, B se prononce comme 
en français. 


BABOREZ, s. L Muscadine, parlant 
d'une femme; pl. ed. 


BABOURS, 5. m. Babord, terme de 
marine. 


BABOUS, s. m. Bave. 
BABOURZ. VOY. BABOURS. 
a ABOUT, 8. m. Singe, baboaïn, pl. 


BASOUZ, s. m. Bave. 


BABOUZA, v. n. Baver, et au figuré, 
bavarder, gagner en cajolant. 


BABOUZEGEZ (babouxeg-es), 8. L. Ba- 
veuse, bavarde. 


BASOUZERX, 8. m. Baveur, bavard. 


BABU, s. pl. m. C'est le pluriel de 
babuenn, guigne. 


SABUENN, 5. L. Guigne; pl. babu, 
qui est du masculin. 


BACH, 8. f, Instroment de laboura- 
en forme de croge, et aussi croc. 
dit aussi divac'h. 


BAC'A, 8. f. Y. Bâton; pl. Bic’hier. 
Penn-bac'h, Y. Bâton à gros bout. 


BAC'H, adj.Renfermé, sans'air. a= 10 
sujet de bac'h, nous dirons que c’est 
à tort qu'il a été employé au sens de 
cachot. Cela est si vrai, que l'on dit 
eno 60 bac'h, là on manque d'atr. Voy. 
TOULL-BAC'H, 


BACHA, v. a. (anc.) Mettre en four- 
rière des bestiaux qui ont commis des 
Hace dans les champs d'autrui; bp. 

achet. 


BAG'HÈIN (bac’he-in), v. a. Y. Décon- 
certer; p. bac'het, 


BACHET, adj. (anc.) Il se disait des 
bestiaux mis en fourrière pour cause 
de dégâts. VOy. BACHA. 


BAC'HIK, s. L. Crochet, agrafe: pl. 
bac’hiouigou. Voy. BAC'H, 8. f. dont il 
est le diminutif. 


BACHOL, BAJOL, BAKOL, s. m. Ga- 
vache de cheval. 


BAC’HOUL. Y. Voy. BAZOUL, battent 
de cloche. 


BAC'H-TILLAT, 8. f. Y. Battoir de 
laveuse. — Bac'h, Y. bâton; dillat, Y. 
linge de corps. (Les L mouillées à 
tiat.) 


BAD, 9. m. Ce mot est hors d'usage. 
Ktourdissement, éblouissement. 


BADA, BADAOUI, Voy. ce detnier. : 


32 BAG 


BADAILLAT, BADAILLEIN (L mouil- 
lées), v. n. V. Bâiller, en ouvrant la 
bouche. 


BADAILLEIN. VOÿ. BADAILLAT. 


BADAILLEREC'H (L mouillées), 8. m. 
Y. Bâillement. 


BADAOUER, BADER, 8. m. Badaud; 
pl. ten. 


BADAOUEREZ, BADEREZ, s. f. Badaude; 
pl. ed. 


BADAOU!, BADA, v. n. (anc.) Parler 
en étourdi, avoir des éblouissements. 


BADE, 8. m. Y. T. C. Voy. BADEZ. 
BADEEIN (bade-e-in), v. a. V. Baptiser. 
BADER. VOY. BADAOUER. 

BADEREZ. VOy. BADAQUEREZ. 


BADEZ, s. m. Baptème. Ce mot ne 
s’employe qu’en composition et ne doit 
pas être confondu avec le sacrement 
de baptême, badisiañt. Ainsi, en com- 
position, on dit divades, non baptisé; 

ano-bades, nom de baptême; gour- 

pades, baptème dans la maison, on- 
doiement, — Le mot bades figure 
parmi les noms de famille. Voyez 
BADISIANT. 


BACEZA, BADEZH, v. a. Baptiser; p. 
badeset. 


BADIANT, 8. L C. VOy. BADISIART. 
BADIENN, 8. L. Y. VOY. BADISIART. 


BADIENT, 8. L Y. Voy. BADISIANT; 
pl. eu. 


BADINELLA, v. a. Eblouir la vue par 
un choc à la tête; p. et. 


BADISIANT (badi-sioñt), s. L. Bap- 
tème, un des sacrements de l'Eglise; 
la cérémonie du baptème; pl. badi- 
sianchou. 


BAELAN, s. m. T. Genêt, arbuste. 


BAG, BAK, 8. L. Bateau; pl. bageier 
(bag-e-ier). ! pr og 


BAI 


BAGA, v. a. Enfoncer dans l’eau le 
linge à laver. 


BAGAD, 8. f. Batelée, et par exten- 
sion, réunion, troupe. Bagad tud, 
beaucoup de monde. Dans les langues 
orientales, bagad a le dernier sens, 
dit-on. lan Bag, bateau. 


BAGAD-CHATAL, s. L Troupeau de 
bestiaux. — Bagad, troupe, réunion, 
et chatal, bétail. 


BAGEAL (bag-eal), v. n. Conduire un 
bateau. — Bag, bateau. 


BAGENODA (bag-enoda), Y. n. (anc.). 
Badiner; p. et. 


BAGEER (bag-eer), s. m. Batelier; pl. 
ten. — Bag, bateau. 


BAGEIER (bag-e-ier); pl. de bag, 
bateau. 


BARIK (bag-ik), 8. f. Nacelle; pl. 
bagouigou. C'est le diminutif de bag, 
bateau. 


BAGDL, adj. Sain de corps. U se dit 
particulièrement d’une fille robuste e 
gaie; grosse dondon. ; 


BAGOS, adj. Alerte, gaillard. 


BAGOZ, adj. VOy. BAGOS. 


BAIAN (ba -ian), adj. Alesan lant 
d'un dia m PR 


BAILL (L mouillées), s. m. Baquet; 
pl. ou. 


BAILL (L mouillées), adj. Il se dit d'un 
cheval qui a une marque blanche au 
front ; il se dit aussi d’un oiseau qui a 
des plumes blanches sur la tête et 
des plantes à feuilles panachées. Par 
extession, on dit ober bali pourexpri- 
mer l'action de blesser quelqu'un au 
front de telle sorte qu'il lui en reste 
une marque. 


BAILLA (L mouillées, Et mieux 
ober ball. Yor. BAILL, adj. 


BAILLAD (L mouillées), s. m. La 
plénitude d’un baquet, sa contenance. 
Eur baïllad dour, un baquet plein 
d'eau. Voy. SAILL, 8. m. baquet. 


BAL 


BAILLEZ, s. m. Y. Macreuse, oiseau. 
(L mouillées.) 


BAILLOK (L mouillées), 8. m. Y. 
Baquet, et aussi menton. 


BAIZIX (ba-isik), adj. Jaloux, en 
bonne t, comme une mère est 
jalouse de son enfant. 


BAJOL, BAKOL. Voy. ce dernier. 


BAG, BAK, 6. L Bateau; pl. bageier 
(bag-e-ier) 


BAKOL, BAJOL, BACHOL, 8. m. Ga- 
piche du cheval. 


BAX-TREIZ (ére-ix), s. L Bateau de 
passage, paquebot. — Bak, bateau; 
treis, passage d'eau. 


BALAENN, 8. f. Balai; pl. ou. Ce 
mot dérive assurément de balan, ge- 
nêt; aujourd'hui encore les balais en 
genêt sont fort communs. 


BALAFENN, BALAVENN, 8. L. Papil- 
lon, insecte volant. Par extension, on 
dit balafenn d’on inconstant, d’un 
étourdi, pl. balafennou. 


BALAFENNIK-DOUE, s. £. Bête au bon- 
Dieu, scarabée volant. — Balafennik, 
diminutif de balafenn, papillon, et 
Doue, Dieu. Voy. BIVIK-DOUE. 


BALAMGUR. Y. VOY. ABALAROUR. 


RALAN, 8. pl. m. Des plants de ge- 
nêt, du bois de genèt. VOy. BALANENN. 


BALANEK, s. f. Champ de genèét; 
pl. balancier. balanegou. 


BALANENN, 8. f. Plant de genêt; 
pl. balan, masculin, des plants de 
genêt, du bois de genêt. Le genêt 
était un symbole d'amour et d'union. 
YOT. BAZ-VALAN. 


BALAN-TO, 8. m. Genêt pour cou- 
vrir les maisons. Yor. 10. 


BALAVANOU, BALAVENNOU, Voy. PA- 
LAFAROU. 


BALAVENN. VOY. BALAFENN. 


BAL 33 


BALAVENNOU. Yor. PALAFENNOU. 


BALBEIN (balbe-in), v. n. V. Avoir soif, 
être altéré; p. balbet. Ce mot ne s'em- 
ploye pas seul; on dit, balbein get 
sec es; V V. à la lettre, être altéré par 
soif. 


BALBET, adj. etparticipe de balbein; 
altéré, qui a soif 


BALBEZEK, adj. V. Qui est souvent 
altéré. 


BALSIACH, BELBSIACH, s. m. Chose 
de peu de valeur, niaiserie ; pl. ou. 


BALBOEZ, 8. m. Radoteur ; pl. ed. 


BALB0EZ, adj. Bexa balboex, avoir 
des peines d' esprit. Balboez ounn gañt- 
han, je suis en peine de lui. 


BALBOUEZA, BALBOUZA. Voy. BAL- 
BOUZAT. 


BALBOUZA. Yor, BALBOUZAT. 


BALBOUZAT, v. n. Bégayer, bre- 
douiller, barbouiller: p. balbouet. 


BALBOUZER, 8. m. Bègue, bredouil- 
leur; pl. ten. 


BALBOUZEREZ, 8. f. Femme bègue ; 
pl. ed. 


BALC’H, adj. Effronté, hagard, par- 
lant des yeux ; escarpé, parlant d’un 
rocher, d'une falaise. Autrefois il a été 
employé au sens de magnanime. Je 
pense que c’est à tort que quelques 
auteurs l'ont employé au sens d'or- 
gueilleux. Balc'h est un nom de fa- 
mille assez commun. En Cornouaille 
on dit : choum a reazx eng eunn tam- 
mik balc'h he c'henou, il resta là tout 
déconcerté, tout interdit. 


BALE, 8. m. Promenade, action de 
se promener, marche. 


BALE, v. n. Marcher, se promener ; 
pu baleet. il se conjugue avec l’auxi- 
iaire Ober la plupart du temps. Bale 
bro, voyager. 


BALEADENN, s. L. Un tour de pro- 
menade. 


9 


94 BAN 


BALEANT, 8. m. Fläneur. Yor. BALE, 
8. M. 


BALED, 8. m. C. Auvent de bonti- 
que; pl. ou. 


BALEER, 8. m. Promeneur, mar- 
cheur, pl. ten. Voy. BALE. 


BALEEREZ, 8. L. Promeneuse, mar- 
cheuse. 


BALEG, 8. m. Saillie d'architecture. 
BALEK, 8. m.C. Dégoût, répugnance. 
BALEK. Yor, BALEG. 

BALI, 5. L Avenue d'arbres: pl. ou. 
‘BALIBOUZ, s. m. Y. Bredouilleur. 


BALIBOUZEIN (baliboux-e-in), v. n. 
Y. Bredouiller ; p, balibouzet. 


BALIR. VOy. BALEK, BALEG. 


BALLIN, PALLIN. Voy. ce dernier 
qui est le radical. 


BALLIN-BLOUZ. Voy. PALLIN-BLOUZ, 
plus régulier. 


BALTAM, BATALM, a. L Fronde pour 
lancer des pierres, etc. ; pl. ou.C'hoari 
ar valtam, se servir de la ronde. 


BALUM, 8. f. Baleine, animal marin 
et mammifère; pl. ed. 


BALZAM, 8. m. Baume. 
BALZAMI, v. a. Embaumer; p. et. 
BAMEIN (bame-in}, v. a. Y. Décon- 


certer, enchanter par sortilége; p. 
bamet. 


BAMEREC'H, 8. m. Y. Sortilége. — 
Bamein, Y. Ensorceler. 


BAMOUR, s. m. Y. Sorcier, enchan- 
teur; pl. bamerion. 


BAMDURES, BAMOUREZ, 5. f. Y. Sor- 
cière; pl. et. 


BAN, BANN, adj. et 8. m. Ce mot 
paraît avoir eu anciennement la signi- 


BAN 


fcation de élevé, de colline. YOT. BANN, 
adj. 


BANAL, 8. m. Y. C. Gerèt. YO. 
BALAN. 


BANOENN, 8. L Troupe, bande, 
troupeau, ceinture du corps humain, 
le milieu du corps; pl. ou. 


BANDENNAD, 8. L. Troupe, bande; 
pl. ou. 


RANEL, 8. f. Tamaris, plante. 


BANELL, s. L. Venelle, ruelle, petite 
rue, ruelle de lit; pl. ou. Happa ar 
vanell. C. S'échapper, parlant d'un 
malfaiteur ; à la lettre, enfiler la ve- 
nelle. 


BANGOUNELL, 8. L C, Pompe à eau; 
pl. ou. 


BANGOUNELLAT, Y. n. £. Pomper; 
p. bangounellet. 


BANGOUNELLER, s. m. C. Pompier; 
pl. ten. 


BANK, s. m. Banc; pl. ou. Bañk ar 
veleien, les stalles des prètres dans 
l'église. Ce mot s'employe aussi an 
sens de banqueroute. Ober bank, faire 
banqueroute. 


BANK, BANG, 8. m. Y. Huche à ser- 
rer le lait. 


BANK-ILINOK, 8. m. C. Chaise appe- 
lée prie-dieu. — Bank, banc, fm, 
genou. 


BANN, s. m. Juridiction, ressort, 
au temps de la féodalité. Ce mot est 
resté en usage dans la phrasesuivante : 
A be vann oc'h-hu? De quel commune 
êtes-vous? Voy. le mot Pays, à mon 
Nouveau Dictionnaire 1869. 


BANN, 8. m. Pousse d'arbre, bras 
de civière, aile de moulin, rayon, par- 
lant du soleil, écheveau, parlant du 
fil, de la laine, elc.; pl. ou. Voy. BANN- 
HRERL, BANN NEUD. 


BANN, adj. Se dit des blés trop 
montés en paille et qui, pour cette 
raison, donnent des grains médiocres. 


BAN 


lY a lieu de penser qu'il a eu jadis 
le sens de haut, élevé. Segal hann, 
guinis bann, du seigle, du froment 
trop monté en paille. 


BANN, 8. m. Y. Et aussi bann:1d, 
bann-it. La quantité de gerbes de blé 
nécessaire pour couvrir l'aire où l'on 
bat le blé avec des fléaux ou avec 
l'aide des chevaux. Ce mot tend à dis- 
paraître par suite de l'adoption des 
machines à battre qui se substituent 
aux fléaux. En Vannes on dit seuel 
we-uel) er bann, lever la paille de 
dessus l'aire quand le blé a été battu. 


BARNA, Y. n. Verser ou chavirer, 
parlant d’une charrette, jeter en l'air; 
p. et. Banna a rai ar c'harr. la cbar- 
rette versera. 


BANNAC'H, s. m. Y. C. Goutte de li- 
de, et par extension, coup à boire, 
OY. BANNE. 


BANNE, s. m. Goutie de liquide et, 
par extension, coup à boire; il se dit 
aussi d'une taie sur l'œil. Remeret eur 
banne da era, boire un coup. 


BANNE, adv. Pas du tout. Ce mot 
n'est autre que le précédent, et ne 
s'empluye qu'avec une négation. Ne 
welann banne, je ne vois pas du tout, 
je n'y vois goutte (familier). Yor. 
TAKENN. 


BANNEC'H, 8. m. T. Yor. 8ANNE. 


BANNEIN (banne-in), v. n. Y. Chan- 
celer, p. bannet. 


BANNEIN (banne-in), v. a. Y. Faire 
publier en ville par crieur ; p. bannet, 


BANNEREC'H, 8. m. Y. Rejet. 


BANN-HEOL,S. m. Rayon de soleil ; 
pl. bannou-heol. 


BANN-ID, 8. m. Y. Le même que 
San, 5. m. Y. Et aussi BANN:IT. Y. 


BANNIEL, BANNIER, 8. m. Drapeau, 
étendard de guerre, bannière d'église; 
pl. ou. 


BANC, BANV, 8. f. Truie qui a des 
petits, pl. barited. Voy. GROLL. 


BAP 39 


BANV. VOy. BAN6. 


BANVEZ, 8. m. Festin ; pl. banvesiou 
(banve-siou). 


BANVEZA, v. n. Faire festin; p. et. 


BAD (boù), SAV, s. m. Y. Engourdis- 
sement par froid. 


BAOL, PACL. Voy. ce dernier. 


BAOT, VAOT, s. f. Tortue et, par 
extension, voûte; pl. ed. 


BAOTA, VAOTA, y. a. Arquer, voû- 
ter; p. et. 


SAOTEK, VAOTER, adj. Arqué, voûté. 
BAOUDRE. Voy. BARE. 


BAOUEIN (baoue in), v. a. Y. Engour- 
dir par le froid; p. baouet, 


BAOUIK, s. m. Nasse de pêcheur; pl. 
baouigou. 


BAOUR, adj. Y. Indiscret, bavard. 


BAOUS, adj. Y. Baveur. Leac'h baous, 
Y. lait qui file. 


BAOUS, 8. m. Y. Bavard, qui parle 
tant qu'il en bave. Voy. BAOUS, adj. ; 
pl. bavuset. 


BAOUZ, Y. Yor. BAOUS. 


BAOUZEIN (baouz-e-in), v. n. Y. 
Baver. 


BAOUZEK, s. m. Y. Baveur. 


BA0Z, BAUZ, 8. L Litière de chemin 
pour faire du fumier. Comme en 
construction on dit eur vaoz, eur vauz, 
il n'est pas rare d'entendre dire, dans 
le français de la Bretagne, un vau, 
pour parler de cette litière. Cette lo- 
cution est bien faite pour intriguer 
les étrangers. 


BAPPA, BAPPAIK. Voy. ce dernier. 


BAPPAIK (bappa-tk), BAPPA, 8. m. 
Ces mots qui semblent être les mêmes 
que papa, papaik, pap, décrits en leur 
place, s'employent cependant dans 


36 BAR 


une acception qui diffère. Ainsi on dit 
bappa-iod, bouillie de petit enfant. Les 
petites filles du Léon disent de préfé- 
rence bappa, bappaik pour désigner 
leur poupée, ce qui du reste ne les 
empèche pas de direaussimerc’hodenn, 
merc’hodik. 


BARA, 5. m. Pain. 


BARAA, Y. n. Ce verbe n'est plus 
usité, que je sache; on dit ober bara, 
faire du paio. 


BARA-ANN-EVN, 8. m. Pourpier, 
plante. A la leure, pain de l'oiseau 
omestique, comme volailles. 


BARA-ANN-HOUC'H, 8. m. Couleu- 


vrée, plante. A la lettre, pain des co- 
chons mâles. 


BARA-BOURR, 8. m. Y. Pain mal cuit. 


BARA-BRAZED, s. m. Pain bis, pain 
de méteil. Yay. BRAZED. 


BARA-BRENN, 5. m. Mauvais pain 
qui renferme beaucoup de son, pain 
e chien. — Bara, pain: brenn, son 
de la farine. On ditaussi bara-brennek. 


BARA-BRENNEK. VOY. BARA-BRENN. 


BARA-CHOANENN, 8. m. Pain de 
miche.— Bara, pain ; choanenn, miche. 


BARADO, 8. m. (anc.). Trahison, per- 
die. 
BARADOUES, BARAOOUEZ, 8. m. Y. 
Paradis, reposoir de la Fête-Dieu. 
BARADOUZ, 5. w.T. Voy. BARADOZ. 
BARADOZ, 8. m. Paradis, repo- 


8oir de la Fète-Dieu; pl. baradosiou 
{barado-siou). 


BARAER, s. m. C. Boulanger. 


BARAN, 8. m. T. Pain. 


BARA-KAN, 5. m. Pain à chanter, à 
cacheter, hostie non consacrée. — 
Bara, pain; kan, azyme, sans levain. 
Voy. KAN. 


BARA-KOUKOU, s. m. Alléluis, plante. 


BAR 


BARA-KOUN, s. mn. Pain grossier fa- 
briqué pour les chiens. Koun, est un 
des pluriels de ki, chien. 


BARA-KRAZ, 8. m. Pain rôti.— Kras, 
adj. Desséché au feu. 


BARA-LUDU, s. m. Du pain cuit sous 
la cendre. À la lettre, pain-cendre. 


BARA-DALED, 8. m. Du pain cuit 
sous la cendre. — Bara, pain; oaled, 
âtre de la cheminée. 


BARAOUES, BARAOUEZ, s. m. Y. Pa- 
radis; reposoir de la Féle-Dieu. 


BARAOUIS, BARAQUIZ, 5. m. Y. Voy. 
BARAOUES. | 


BARA-TIEGEZ, a. m. Pain de ména- 
ge. — Bara, pain; fieges, ménage. 


BARA-TOSTENN, s. m. Pain rôti, 
upe roUe de pain. Voy. TOSTENN.  - 


BARA2Z, 8. L. Baquet, casse, baratte; 
pl. barazou, barasiou. 


BARAZAD, 5. L Le contenu du vase 
appelé baras. Yor. BARSZ. 


BARAZER, a. m. Tonnelier; pl. ten. 
Ce mot est un nom de famille assez 
commun. On prétend qu’en quelques 
lieux on applique encore aux tonne- 
liers le nom injurieux de kakous. 
Voy. ce dernier. 


BARBAOU, 8. m. Animal chimérique 
dont on fait peur aux enfants : la bête, 
ar barbaou. 


BARBUSTELL, 8. f. Y. Moustacle; 
pl. eu. 


BARC'H, prép. Y. VOY. ABARC'H. 
BARDACHIK-TRA, 8. m. Bagatelle. 


BAROELL, 8. f. Barricade, garde- 
fou, margelle de puits; pl. ou. 


BAROELL, 3. L. Y. Bâtardeau; pl. eu. 
BARDELLA, v. a. Barricader. 


BAROILLAT. Yor, BADAILLAT. (Les L 
mouillées.) 


BAR 


BARE, BAOUDRE, s. m. Sénecon, 
plante. 


BABEXK, adj. Y. Capable de faire une 
chose. Pour l'emploi. Yor. 60EsT. 


BARF, BARV, BARO. Yor. ce dernier. 


BARGED (Darg-ed),s. m. Buse, oiseau, 
et par extension, homme stupide; pl. 
bargeded. 


BARGED-MDC'H (barg-ed), 8. m. Buse, 
oiseau. . 


BARGOUEDENN 


BARGEOENN, 
L Nuage sur le 


(barg-edenn), s. 
soleil; pl. ou. 


BARGEDER (barg-eder), 8. m. Badaud, 
musard, pl. ten. — Barged, homme 
stupide. 


BARGEDEREZ, a. L C'est le féminin 
de bargeder. 


BASGEDI (barg-edi), v. n. Niaiser, 
badauder. — Barged (barg-ed), niais. 


BARGEGEIN (barg-eg-ein), v. a. Y. 
Contrarier quelqu'un; pl. bargeget 
(barg -eg-e!). 


BARGELAT(barg-elat), v. H. baler. Bar- 
gelat a ra, il bole. À l'instar des verbes 
neutres, il ne s'employe qu'à l'infini- 
tif avec l'auxiliaire Qber. Voy. mon 
Dictionnaire 1869, au mot VERBE 
NEUTRE. 


BARGOUEDENN. VOY. BARGEDENN (barg- 
ñ). 


BARIELLEU, 8. pl. m. Garde-fou. Y. 


BARIGNER, pluriel irrégulier de 
barenn. 
BARK, s. m. Bateau, pl. ou. 


BARKA, Y. a. (anc.) Etonner; p. 
barket. 


BARKAIGNA, v. n. (anc.) Se dispu- 
ter sar le prix. 


BARKED. VOy. BARGED (barg-ed). 
BABLAFANQOU. VOYy. PALAFANOU. 


BAR 37 


BARLENN, a. L Giron. 


BARLENN, s. f. Verveine, plante. 
VOY. LOUZAOUEN-AR GROAZ. 


BARLENNA, v. n. B. Ce mot, à l'île 
de Dais, est équivalent de palat du 
Léon, bêcher, labourer à la bèche; 
genre de travail que, dans cette île, 
m'a-t-on dit, les femmes seules sont 
appelées à faire, à l'exclusion des 
hommes. Dès lors, il se pourrait faire 
que ce barlenna dérivât de barlenn, 

iron, et signifiât travailler comme 
es girons, ou comme les femmes, en 
prenant la partie pour le tout. — 
J'avoue que je ne suis pas sans in- 
quiétude au sujet du jngement qui 
interviendra par suite de cette étymo- 
logie. Toutefois, je dois dire pour ma 
justification, que la langue bretonne 
n’est pas sans fournir d'exemples de 
verbes ayant une acception de ce 
genre. C'est ainsi que de houc'h, pour- 
ceau, on a fait houc hella, fouir la terre 
à la manière des pourceaux, etc. 


BARLENNAD, 8. f. La contenance du 
giron. Eur varlennad aralou, un plein 
giron de pommes, ce qu'une femme 
peut mettre de pommes dans la partie 
de son tablier qui correspond aux 
genoux. 


BARLOCHOU. VOy. PARLOCHOU. 


BARN, 8. f. Jugement, condamna- 
tion, justice, juridiction; pl. ou, tou. 
Mont dirag ar varn, tre appelé en 
justice. 


BARN, Y. a. Juger en justice, con- 
damner, priser un dommage; p. et. 
lL se conjugue sur barnu, qui paraît 
avoir été usité comme infinitif. 


BARNEDIGEZ, 8.f. Le même que BARN. 
(Barnedig-ez.) 


BAANEIN (barn-e-in), y. a. Y. Juger 
en justice; pl. barnet. 


. BARNER, 8. m. Juge en justice; pl. 
ten. 


BARNER-BRAZ, s. m. Souverain juge, 
épithète donnée à Dieu dans les poé- 
sies religicuses. 


38 BAR 


BARN-LEO, 8. f. Banliene. — Barn, 
juridiction; leo, lieue, mesure itiné- 
raire. 


BARNOUR, 8. m. Y. VOY. BARNER. 


BARO, BARV, BARF, 8. m. Barbe. 
Voy. BARO-GWEZ. 


BARODUZ, s. m. T. Radoteur. 


BARO-GWEZ, 8. m. Mousse des ar- 
hres. A la letre, barbe des arbres. 


BAROU, 8. m. T. C. Barbe. 
BAROUEK, adj. Y. T. C. Barbu. 


BAROUIS, BAROUIZ, 8. m. Voy. BARA- 
00Z, s. m. Le substantif Barouis est 
de Vannes. 


BAROUN, s. m. Baron; pl. ed. 
BAROUNEZ, 8. L. Baronne; pl ed. 


BAROUSKENN, BARVOUSKENN, 8. f. 
Perruque ; pl. ou. 

BAROZ, s. m. Ce mot, contracté pour 
barados, paradis, est employé en 
poésie. | 


BARR, 8. m. Accès subit de maladie, 
tout changement impétueux dans la 
température; pl. ou. On dit aussi 
barrad, 


BARR, 8. m. D. Maléfice. 


BARR, 8. m. Grappe, branche, grou- 
pe, cime, sommet, brosse, balai; 
pl. ou. 


BARR, 8. m. Mesure comble. Daou 
varr segal, deux combles de seigle. 
KIR beteg ar barr, remplir jusqu'au 

rd. 


BARR, adj. Plein jusqu'au bord. Eur 
boezellad barr, un boisseau comble. 


BARRA, v. 3. Et mieux, karga leun, 
karga beteg ar barr, remplir jusqu’au 
comble. — Barr, comble, 


BARRA, Y. n. C. $e grouper; p. ef. 


Barra oc’h eur wexenn, :se grouper 
° des abeilles. 


contre un arbre, parlant 





BAR 


BARRAD, 8. m. Et aussi barr, accès 
de maladie, changement subit de la 
température. Voy. les mots qui sui- 
vent. ) 


BARRAO (anc.), et mieux, barad, 
trahison. 


BARRAD-ARNAN, s. m. Y. Le mème 
que BARR -ARRE, 


BARRAD:-ARNE, 8. m. VOy. BARR-ARRE. 
BARRAD-AVEL, 8. m. VOy. BARR-AVEL. 
BARRAD-GLAO. Voy. BARR-GLAO. 


BARR-AMZER, 8. m. Coup de vent, 
orage; pl. barrou-amser, à la lettre, 
changement impétueux du temps. 


BARR-ARNE, a. m. Tempête, orage, à 
la lettre, arrivée subite d’orage. 


BARRAS, 5. m. Torchis pour bâtir. 


BARRAZ, et mieux BARAZ, 5. m. Ba- 
quet. 


BARR-AVEL, s. m. Et aussi BARRAD- 
AvEL, coup de vent, tempête. — Barr, 
barrad, arrivée subite, et avel, vent. 


BARR-BOUTOU, s. m. Décrottoir éta- 
bli aux portes de l'extérieur pour en- 
lever la Loue des chaussures. — Barr, 
brosse, et boutou, chaussure en gé- 
néral, 


BARREK, BAREK. Voy. ce dernier. 


BARREK, adj. Branchu. — Barr, 
branche. 


BARRENN, s. f. Barre de fer, de 
bois, barre de porte, levier; pl. bar- 
rennou, barrigner. Barrenn houarn, 
barre de fer. Barrenn stur, barre de 
gouvernail, 


BARRENN, s. f. Juridiction. 
BARRENNA, Y. a. Fermer avec une 


barre, parlant d’une porte. — Bar- 
renn, barre de porte. 


BARREZ, (ane Facétie, au sens du 
breton bourd: danse de théâtre. 


BAR 


BARS-GLAO, 8. m. Averse, ondée, 
giboulée. On dit aussi barrad-glao. — 
Barr, arrivée subite, et glao, pluie. 


BARR-GWENAN, 5. m. Essaim d'a- 
beilles. — Barr, groupe; gwenan, des 
abeilles, pluriel degwenanenn, abeille. 


BARR-KLENVED, 8. m. Accès subit 


de maladie. — Barr, accès subit, et 


kleñnced, maladie. 


BARR-KOUNNAR, s.m. Accès de rage. 
Barr, accès, et Kounnar. rage. 


BARR-SKUBER, 8. m. Brosse à man- 
che pour balayer. — Barr, brosse, et 
skuba, balayer. 

RARR-TI, BARR-ANN-TI, a. m. Bou- 
chon ou enseigne de cabaret. C'est 
d'ordinaire une branche de bois vert 
avec ses feuilles. — Barr, branche, et 
fi, Maison. 


BARS, s. m. Voy. BARZ, poële. 


RARS, prép. VOy. BARZ, EBARZ, de- 
, dans. 


BASU, s. m. Y. Barbe. 
BARUEK, adi. Y. Barbu. — Baru. Y. 
Barbe. 


BARV, BARO, 8. m. Barbe. 
BARV-GLUAN, 8. m. Y. Poil follet. 


BARVEGEZ (Barveg-ez), s. f. Fille ou 
femme qui a de la barbe. Voy. ce qui 
est dit à ce sujet au mot barbu de mon 


Noureau Dictionnaire Français-Breton, 
1869, 


BARVEK, adj. Barbu. Ce mot s’apnli- 
que aux personnes et au hlé, dit barbu. 
Gwinis barvek, froment barbu. 


BARVER, 8. m. Barbier; pl. ten. 


BARVOUSKENN, BAROUSKENN, 8. f. 
Perruque ; pl. ou. 


SARZ, a. m. Poëte, barde ; pl. ed. — 
Le Barz est un nom de famille très- 
du. 


BARZ, prép. VOy. ABARZ. 


BAS 39 


BARZAS, 8. m. Poésies populaires. — 
Bars, poëte. 


BARZENNENN, 5. LY. Yerrou ; pl. eu. 


BARZEZ, 5. L. Femme poëte ; pl. ed. 
— Barz, poëte. 


BARZOUNEK, 8. m. Poëme. — Harz, 
poëtc. 


BAS, s. m. Bât de cheval, etc ; pl. 
basou (ba-sou). 


BAS, s. m. C. Pâte pour faire des 
crêpes. Ober bas, faire cette pâte. 


BAS, BAZ, 8. L. Voy. ce dernier. 


BASA (ba-sa), v. a. Mettre le bât à un 
âne, etc. 


BASA (ba-sa), v. a. Basa viou, battre 
des œufs pour en faire une omelette. 


BASKIK, s. m. Scrofulaire, plante. 


BASTA, bastout, Y. n. Suflre. Ce 
mot, que donne le P. Grégoire, est es- 
pagnol et a été introduit dans quel- 
ques parties du pays au temps de la 
Ligue, vers 1590, alors que les Espa- 
gaols firent le siége de Brest et s’em- 
parèrent de la presqu'ile de Kélern, 
rade de Brest, pour empècher les se- 
cours d'y arriver par mer. Le nom 
donné à la partie septentrionale de 
cette presqu'ile, témoigne de ces faits; 
ou l’appelle, aujourd'hui encore, la 
Pointe espagnole. — Basta n'est plus 
usité, que je sache. La monnaie espa- 
gnole réal, monnaieflctiveen Bretagne, 
sert aux habitants des campagncs pour 
compter de petites sommes, et doit 
avoir pris racine à la même époque 
dans le langage de la Bretagne. Voy. 
REAL, 8. M. 


BASTARD, s. m. Bâtard. — Ce mot 
figure parmi les noms de famille; pl. 
bastardezed, besterd. 


BASTARDEZ, 8. L. Bâtarde : pl. bas- 
tardezed, besterdezsed. 


BASTARDIACH, 8. m. Bâtardise. 
BASTOUT, v. n. Voy. BASTA. 


40 BAZ 


BASTROUILL, adj. G. V. (Les L mouil- 
lées.) Qui est barbouillé sur une partie 
du corps. Mari vastrouill, se dit d'une 
femme malpropre. Voy. MARI. 


BASTROUILLEIN, v. a. V. Salir, bar- 
bouiller ; pl. bastrouillet. (Les L mouil- 
lées.) 


BASTROUILLER (Les L mouillées), 8. 
m. Y. Barbouilleur; pl. ton. 


BAT, BATH, s. m. (anc.) Forme, fi- 
gnre. 


BATALM, BALTAM, s. L. Fronde pour 
lancer des projectiles ; pl. ou. 


BATALMAD, 5. L. Coup de fronde. 


BATALMAT, v. H. Jeter des pierres 
avec une fronde. 


BATALMER, 8. m. Qui sait se servir 
de la fronde pour lancer des projecti- 
les; pl. ten. 


BATARAZ, 5. f. Massue. Voy. KRENN- 
VAZ; pl. ou. 


BATH. Voy. BAT. 

BAUT, adj. (anc.) Large. 
BAUZ, BAUS. VOYy. BAOZ. 
BAV, BAO. Voy. ce dernier. 


BAVA, BAVI, v. a. Engourdir par le 
froid. Ce verbe n’est usité qu’au par- 
ticipe passé bavet ct au dérivé -bare- 
dik, Batet eo he zaouarn, il a les mains 
engourdies. 


BAVEDIK, BAVIDIK, adj. Engourdi 
par le froid, et au figuré, stupide, en- 
gourdi. 


BAVI. VOy. BAYA. 
BAVIDIK. Le mème que BAVEDIX. 
BA, BAS, s. f. Bâton; pl. bisier 
[pirater]. Penn - has, bâton gros par un 
out. 


BAZAD, 8. L Coup de bâton ; pl. ba- 
zadou, et mieux, faoliou baz. 


BAZ 


BAZAILLAT (Les L moulllées), v. n. 
Bâiller en ouvrant la bouche. 


BAZATA, v. a. Bâtonner; p. et. On 
dit plutôt res faoliou bas da eunn den, 
bâtonner quelqu'un. Bazata ar gwer, 
et mieux, diskar ar frouez gant eur 
toalenn,  gauler les arbres pour abattre 
es . 


BAZ-DILLAD (Les L mouillées), s. f. 
Battoir des laveuses. — Bas, bâton, 
et dilad, linge de corps. 


BAZ-DOTU! Kxclamation qui répond 
à sabre de bois! sac à papier! — Bar, 
bâton, et dotu, jeu de la crosse. 


BAZ-IE0, 8. f. Petit joug pour con- 
duire les bœufs à la foire. — Bas, 
bâton, et (60, joug des bœufs au tra- 
vail. 


BAZIEOUET, adj. Beza basieoet, être 
attaché au même joug, parlant de 
deux animaux et même de deux per- 
sonnes mariées. Charmante expres- 
sion d'un poëte breton. — Bas, bâton; 
teo, joug. 


BAZIK. VOy. C'HOARI-BAZIX-KAMM. 


BAZ-I0D, s. l. Bâton pour remuer 
la bouillie. — Bar, bâton; (od. bouillie. 


BAZ-KANNEREZ, 8. f. Battoir de la- 
veuse. — Baz, bâton; kanneres, la- 
veuse, 


BAZ-KAON, s. f. sans pluriel. Tré- 
teaux funèbres sur lesquels on place 
le cercueil des morts, soit dehors 
pour les transporter, soit à l'église. — 
Has, bâton; kaon, deuil. 


BAZ-KLEZE, 8. L Canne à épée. — 
Baz, bâton; klexe, épée. 


BAZ-LOAEK, 8. f. Béquille pour {ous 
usages ; pl. bisier-loaek. 


BAZOUL, s. m. Battant de cloche. 


BAZOULENN, 8. f. Le même que 
BAZOUL. 


BAZ-PENNEK, s. L. Massue. — Bar, 
bâton; pennek, qui a une grosse tête. 


BEC 


8AZ-VALAN. 5. m. Entremetteur de 
mariages; pl. bas-valaned. — Ce mot 
est composé de bas, bâton, et de halan, 
genèt, parce que ces agents d'affaires 
se présentaient dans les familles, te- 
nant à la main une branche de genèêt ; 
c'était un signe d'amour et d'union. 
Voy. BALANENN. 


BAZ-VALAM, v. n. Faire le métier 
de bazs-valan. Voy. ce mot. 


BE, a. m. V.T. C. Tombe, tombeau; 
pl. beieu. Y. Beio. T. Besiou. Ù. 


BE, s. m. Bélement. Yor. 8ElA. 


BEAC'H, s. m. Peine, difficulté, cha- 


gnn, répugnance, effort, fardeau. 
À veac'h ma, à peine si. 


BEAC'H-BEAC'H, ady. À grand'peine. 
A la lettre, difficulté et difficulté, pei- 
ne et peine. 


BEAN, adv. Y. Promptement. Voy. 
BUHAN, BUAN. 


SEA, v. auxil. T. Eire, Yor, BEZA. 


BEC'H, s. m.V.T.C. Peine, difficulté, 
effort, chagrin, répugnance, fardeau. 
Voy. BEAC'H. 


BEC'HAN, SEHAN, adj. {anc.) Yor. 
BIHAN. 


BEC'HEK, adj Y. T. C. Pesant, dif- 
delie. Yor. BEC'H. 


BEC'HIA, v. a. Peu usité. Charger 
d'un fardeau; p. bec'hiet, 


SEC'HIN, s. m. Y. Goémou, varech. 
Voy. BEZIN. 


BEC'HINEIN (bec'hin-e-in), v. D. V. 
Ramasser du goémon, le cueillir; p. 
bec'hinet. 


REC'HINEREC'H, a. m. Y. Pêche aux 
goémons. Bec'hin. Y. Goémon. 


BEC'HINOUR, s. m. V. Qui fait la 
pêche aux goémons; pl. bec’hinerion. 
— Bec'hin. Y. Goémon. 


SEC'HIUZ, adj. Lourd, pesant. — 
Beach, bec'h. fardeau. 


BEG 41 


BED, BET, 8. m. Univers, monde. 
E-bed, aucun, nul, aucune. 


BEDEL, 8. m. Y. Le même que pexel, 
8. m. Jatte: pl. bedelieu. 


BEDELIAD, 6. m. Le même que ps- 
xeliad, jattée. Voy. BEDEL. 


BEDELL, s. m. C. Bedeau d'église ; 
pl. ed. 


BEDIZ, 8. pl. m. Ar bedis. les mon- 
dains, les gens du monde, d'après 
Le Gonidec. — Bed, monde. 


BEEIN (bé-e-1in), v. a. et n. Y. Noyer, 
submerger, se noyer; p. best (bé-et). 


SEEKA, v. D. VOy. BEEKAL, seul usité. 
BEEKAL, v. 0. Béler, croasser. 


BEEL, BEL, 8. m. Jatte. Voy. PEZEL, 
8. nm. 


BEFF, adj. (anc.) Voy. BER. 
BKR, BEK, 8. m. Yoy. ce dernier. 


SEGA, v. a. Refaire la pointe à un 
outil; p. beget (beg-et). 


BEGAD, s. m. Becquée, bouchée. — 
Bek, beg, bec, bouche. 


BEGAD, s. m. D. En Cornouaille ce 
mot s'employe dans le sens de bec- 
uée, bouchée, et de plus, en style 
amilier, pour signifier pas du tout : 
Begad avel, bouchée de vent, pour 
dire, pas le moindre vent. 


BEGADI, Y. a. Donner la becquée à 
un oiseau. — Bek, beg, bec, bouche. 


BEGADI, v. n. B. Germer, parlant 
du blé. 


BEG-ANN EVN, 8. m. Pourpier, 
plante. À la lettre, bec de la volaille. 


BEGAR, SPEGAR, 5. m. Mélisse, ci- 
tronelle, plantes. 


BEGEK (beg-ek), 8. m. Bécard, bro, 
chet, truite saumonée. YOT. BEKED. 


42 BEK 


BEGEK (beg-ek), adj. Pointu. — Beh, 
beg, pointe. 


BEGEL (beg-el). s. m. Nombril. On 
dit aussi begil (beg-il). 


BEGEL (beg-el), s. m. Begel bols, clef 
de voûte. VOy. MEAN-BOLZ. 


BEGELIA (beg-elia). VOy. BEGELIAT. 


BEGELIAD (beg-eliad), 8. m. Bedaine. 
— Begel, nombril. 


BEGELIAT (beg-eliat), v. n. Bêler et 
aussi, parler à la manière des petits 
enfants ; p. begeliet. 


BEGELIEK /beg-eliek), s. m. Pansard. 
— Bedel (beg-el), nombril. 


BEGIAT (beg-iat), BEIAT, v. n. Bêler. 
Begiat a ra, 1l bêle, 


BEGIL (beg-il), BEGIL-KOF, 5. m. 
Nombril. Voy. BEGEL. 


BEGIL-KOF, 8. m. Nombril. Yor. 
BEGIL. 


BEGIN (beg-in), 8. m. Y. Golfe de 
deuil. 


BEGIN, 5. f. Y. Le même que megin. 
Prononcez beg-in. 


BEHAN. (anc.) Voy. BIHAR. 
BEIAT, v. n. Béler. Yor. BEGIAT. 
BEIE, adj. Y. Indiscret. 


BEJAN, adj. Méchant, qui a mauvais 
cœur. 


BEK, BER, a. m. Bec, bouche, mu- 
seau, gueule, bout, cime, sommet, 
extrémité, pointe. E bek eur wezenn, 
à la cime d’un arbre. Rek eur gountell. 
la pointe d’un couteau. 


BEK-ANN-EVN, s. m. Pourpier, plan- 
te. Voy. BARA-ANN-EVN. 


BEKARD, BEKART, 8. m. Y. Truite 
saumonée ; pl. et. 


BEKAT, v. a. Donner des coups de 
pec- En em vekat, se battre à coups de 
ec. 


BEL 


BEK-BRAZ, s. m. Badaud. À b jet- 
tre, grande bouche. 


BEK-DOUAR, a. m. Promontoire. — 
Bek, pointe; douar, terre. 


BEKED, s. m. Brochet. bécard, trul- 
te saumonée; ainsi nommée parce 
qu'il a la tête pointue : bek, pointe. 


BEKETAL, v.a. Becqueter, picoter, 
comme font les oiseaux sur les fruits. 
Ce verbe se conjugue sur l'ancien in- 
finitif beketa, et le plus souvent aveo 
l'auxiiaire Ober. 


8EK-LE, 8. m. Y. Badaud. Ce mot 
est composé de bek, bouche, et de le, 
veau. Y. YOT, BEK-LEUE. 


BEK-LEMM, sorte d'adjectif. Ann 
tarch a 30 bek-lemm, le clou est pointu. 
À la lettre, le clou est pointe effilés. 


BEK-LEUE, s. m. Badaud. Ala lettre, 
bouche de veau. 


BEL, s. m. Y. Jatte. Yor. PEZEL. 


SELAN, 8. pl. m. T. Genêt, du bois 
de gent; pl. de belanenn. 


BELANEK, 8. L. T. Champ de genti. 
Voy. BELAN. 


BELANENN, s.f. T. Plant de gent: 
pl. belan, du genèt, des plants de 
genêt, masc. 


BELSI, s. m. (anc.) C'est le nom 
général des jeux d'enfants. K-belbé, 
adv. En s'amusant, parlant d'un léger 
travail. Voy. BELBIACH. 


BELBIACH. VOy. BELBIACHOU. 


BELBIACHOU, 5. pl. m. Niaiseries, 
choses de neu d'importance. Le sia- 
gulier belbiach n'est guère usité. 


SELBICH, adj. Il se dit en parlant 
d'une personne qui a la vue basse et 
cligne de l'œil. 


BELC'H, pl. irrégulier de belc'henn. 


BELO'HENN, 8. f. Baie da Ua: pl. 
belc'h, masculin. 


BEM 
BELES, BELER, s. m. Prêtre. Voy. 
RELE, 


BELEGI (deleg-t), v. a. Ordonner 
rêtre, et aussi se faire prêtre. En ce 
ernier sens, on dit plutôt monn da 

telek. Beleget eo bet, il a été ordonné 
prêtre. 


BELEGIACR (beleg-fach), s. m. Pré- 
trise, sacerdoce. 


BELEGEZ (beleg-iex). Yor. le précé- 
dent. 


BÉLEIEN, s. pl. m. Pluriel de belek, 
prêtre. Ar celeien, les prêtres. 


BELEX. BELEG, 8. m. Prêtre: pl. 
beleien. Mont da velek, se faire prêtre. 
Le substantif belek figure parmi les 
noms de famille de même que son di- 
minutif belegik (beleg-ik). 


SELEK, s. m. Bergeronnette, oiseau, 
et aussi éperlan, poisson, appelé aussi 
petit prêtre, poisson; pl. beleien. 


BELEB, s. m. Cresson d'eau. 

BELI, 8. L. Y. Pouvoir, autorité, 
jaridiction. 

BELIAD. Voy. PEZELIAD, jattée. 

BELIET. VOY. PELIET. 


BELL, 8. m. Et aussi berr-kebr, par- 
tie d'en chevron. 


BELLI, s. m. Baill, ancienne dignité. 


BELORO, 8. m. Y. Jatte pour traire 
le lait. — Bel, jatte; goro, traire. 


BSELOST, BILOST, s. m. Croupion, 
et par extension, croupière. D'après 
le P. Grégoire, ce mot se compose de 
bek, bout; lost, queue. 


BELOST, adj. Avant-dernier. Ce mot 
a beaucoup d’analogie avec le précé- 
dent pour la composition. 


BEMDOE, adv. T. Y. Journellement, 
chaque jour. Voy. BEMDEZ. 


BEMDOEZ, adv. Chèque jour. Ce mot 
paraît être une contraction pour da 


BEN 43 


bep des, de chaque jour. Bemdez s'em- 
ploye aussi adjectivement : va labou- 
riou bemdex, mes travaux de tous les 
jours, mes travaux quotidiens. 


BEMDIZ, adv. C. Chaque jour, jour- 
nellement. Ce mot paraît contracté 
pour da bep deiz, de chaque jour. 


SEMEL, BOMDU. Yor. 80M. 


8SEMNDZ, adv. Chaque nuit. C'est 
une contraction de da bep nos, à cha- 
que nuit. 


BEN, sorte d'adijectif. Mean-ben, 
pierre de taille. Voy. 8ENA. 


BENA, v. a. Tailler, parlant des 
pierres de taille. 


BENAC'H, nom géographique de 
ville. Belle-Isle-en-Terre. 


BENAL, SONAL, 8. pl. m. Y. Vos. 
BARAL, Y. C. Genêt. 


BENALEK, 8. f. Y. Champ de genèêts. 


BENALENN, 5. L. Y. Une branche, 
une baguette de genêt, un plant de 
genët. Le pluriel benal est du genre 
masculin. 


SENDEL, SENDEL-ROD, 8. m. Moyeu 
de roue. Rod, roue. 


BENDEM, s. L. Y. Vendange. On dit 
aussi mendem, 8. L 


BENDEMEIN (bendem-e-in), v. n. Y. 
Yendanger, faire la vendange. On dit 
aussi mendemein. 


BENEDISITE (benedi-site), 8. m. Prière 
latine dite Benedicile. 


BRENER, s. m. Tailleur de pierres de 
taille ; pl. ten. Voy. BENA. 


BENER-MEIN, a. m. Tailleur de pier- 
res. — Bener, tailleur; mein, des 
pierres, pl. de mean. 


BENEZER, s. m. C. Sculpteur; pl. 
ten. On voit quelle est l'analogie entre 
ce mot et Bener. 


BENI, BINI, 8. f. Canelle de tisse- 
rand: pl. bentou. 


4 BEN 

BENIAD, SINIAD, 8. L Une canelle 
pleine de fl; la contenance d'une ca- 
nelle de tisseraud; pl. ou. 


BENIEU, BINIEU, s. pl. m. Yor. 
minou. 





BENNAG. YOT. BENNAI. 


BENNAK, BENNAG, sorte de parti- 
cuie qui joute, en certains cas, 
aux substantifs, aux adjectifs, à quel- 
ques pronoms et adverbes, et dont le 
sens ne paralt pas susceptible d'être 
défini, si ce n'est quand elle signifle 
quelque, quelques. Eunn dra-bennag, 
quelque chose, Abenn eunn derves- 
bennag goude, quelques jours après. 
Eunn dra vad-bennag, quelque chose 
de bien. Eunn nebeut-bénnug anezho, 
quelques-unsd'entr'eux. Unan-bennag, 
quelqu'un. Eur re-bennag, quelques- 
vos. Enn eunn tu bennag, quelque 
part. Voy. PIU-BENNAG, PEGEMENT- 
BERA, PETRA-BENNAS. 





BENNAS, BENNAZ, 8. L. Bénédiction. 
Ce mot n'est usilé qu'en quelques 
localités. Voy. BENNOZ qui est plus 
usilé. 


BENNASTOUE, sorte d'adverbe. Merci, 
je vous remercie. — Bennas, bénédic- 
tion, et Doue, Dieu. (En vertu des 
règles d'euphonie décrites au mot ad- 
jet. parsg. 7 et Suivants de mon 

ictionnaire Français-Dreton 1869, Ja 
lettre D de Doue sc change en forte T 
après la lettre forte S de bennac.) 
Bennastoue d'e-hoc'h. M vous remer- 
cie; à la lettre, bénédiction de Dieu 
vous, Celle locution est particulière 
ment usitée aux environs de Brest. 
En parlent à de petits enfants, on ail : 
larar Doue, au lieu de larar bennas- 
tous (qai serait trop difficile à pro- 
moncer), pour leur dire de remercier 
quelqu'un. 





BENNAZ, BENNAS, 5. L. Bénédiction. 
Ce mot est employé en quelques lo- 
calités an lieu de bennoz, plus nsité. 
Yor. BENFASTOUE. 


BENNIGA, BINNIGA, v. a. Bénir, 
consuerer, faire une cérémonle reit: 
Psc pour relever une femme de 
Couches; p. es. — Benniga eunn lis, 








BEO 


bénir une église. Benniga eo bat he 
fenn, elle à E relevée de couches. — 
Bennes. bénédiction. 


SENNIGEIN (bennig-6-in), v. 
Bénir, p. benniget. Voy. BEXMGA. 


BENNIGET (bennig-es), ad]. ct parti- 
cipe de benniga. Dour benniget, de 
leau bénie, Mean benniget, pierre 
daniel, 

BENNOC'H, 8. f. V. Bénédiction. 

BENNOEC'H. Le même que bennoc'h. V. 


BENNOZ, BENNOS, s. 1. Bénédiction ; 
pl. bennosiou (benno-siou). 


T. 











SENS, BES, s. L Vesce, plante. 4r 
peh. ar ves, la vesce. 


BERT, s. L Menthe, plante. Ar veñs, 
la menthe. 


BENT-Ki, 5. L. Menthe sauvage. À la 
lettre, menthe de chien. 


BENTONIK, 8. f. Bétoino, plante. 


SENUEK, 8. m. V. Outil, instrament ; 
pl. benueget (benueg-ei). 


BENVEK, 5. m. Outil, instrument ; 
pl. binviou, biniou. Voy. ce dernier. 


BE, BEV, adj. Vivant, plein de vie, 
alerte, ardent ou enflammé, parlant 
lect beo s’employe 
fresk-beo, tout ré- 
cemment. Il s'employe encore pour 
donner de la force à une assertion : 
goadek-beo, tout sanglant; noas-beo, 
tout nu, entièrement nu. Treas beo se 
dit du sable que la mer couvre à cha- 
que marée, par opposition à treas- 
maro. Voy. ce mot. Digroc'hennel eo 
her beo-buesek, digroc'hennet eo bet ex 
beo, il a été écorché vif. 








8E0, 8. m. La chair vive. 


8E0. C. T. S'employe pour bezo qui 
est la troisième pers. sing. du futur 
du verbe bena, être. 


BE9-BUEZ, adj. Plein de vie. — Beo, 
vivant; bues, vie, 


BER 


BEC-OUEZEK, adj. Plein de vie. Cet 
adjectif est composé de deux mots qui 
ont la même signification; à la lettre, 
civant-vicant ; c'est une sorte de su- 
perlatif dont ilest parlé à mon Diction- 
naire 1869, au mot SUPERLATIF. Voy. 
SES, ad). 


REOL, s. L. Cuve; pl. iou. — Ce mot 
parmi les noms de famille en 
Bretagne. 


BEOLIA, v. a. Encuver; p. beoliet. 
Peu usité. 


BEOLIAD, s. f. La contenance d'une 
cute; pl. ou. Voy. beol. 


BEON, s. m. Etrape ou faucille pour 
couper la fougère; pl. tou. 


BEOTEZ, s. pl. m. Pluriel debeotesenn, 
bette, légume. 


BEOTEZENN, s. L. Plant de bette, lé- 
gume; pl. beotezs, qui est masculin. 


BEOUEIN, v. n. V. Voyez BIVEIN. 

BEDUENN, BIOUENN, a. L. Y. Lisière 
au drap, limites, bornes, frontières ; 
pl. eu. 


BSEOUENN, s. f.T. Plant de bouleau ; 
pl. beouenno, masculin. 


BEOUIN (beou-in), s. m. T. Viande de 
bœuf. Yor. BEVIN. 


BEP-MARE, nour da bep mars, adv. 
à tout instant. 


BEPRED pour da bep pred, ady. À 
chaque instant, toujours. 


BEPRET, BERPET, adv. V. Toujours. 
Voy. BEPRED. 


BER, s. m. Broche. Lakaat ac'h ar 
ber. metre à la broche. 


RER, Voy. BLR, baron. 


BERA, Y. n. Couler, Hier, suinter, 
I! se conjugue avec l'auxiliaire ober. 


BERAD, s. m. Goutte de liquide. 
BERAD, ady. Pas du tout. N'en deut 


BER 45 


evet berad, il n'en a pas bu du tout. Cet 
adverbe qui n'est autre que le précé- 
dent, ne s’employe qu'avec une néga- 
tion au sens de pas du tout. 


BERAOENN, a. f. Le même que berad. 
subst. masc. 


BERBOELL, s. m. (anc.). Inconstance. 
— Berr, court, et poell, retenue, 
constance. 


BERBOELLIK, adj. Inconstant, étour- 
di, léger. — Berr, adj., court, et 
poell, constance. 


BERC'H, 8. m. V. Prohibilion , dé- 
fense. Gouél berc'h, Y. Fête gardés. 


BERC'HEIN (berc’h-e-in), v. a. Y. Pro- 
hiber, défendre; p. berc'het. Berc'het 
e er gwin dout-hon. V. Le vin lui est 
défendu. 


BERC'HEL, a. m. Y. Maquereau, pois- 
son; pl. berc'heli. 


SERC'HELI, pluriel irrégulier de 
berc'hel, Y. 


BSERC'HON, s. pl. m. Pluriel irrég. 
de berc'honenn, miette. 


BERC'HONEIN, Y. a. Y. Rompre par 
petits morceaux, émietter, égruger, 
et aussi rembarrer quelqu'un qui 
cherche noise. 


BERC'HONEK. Voy. BREC'HONEK. 

BERC'HONENN, 5. f. Y. Miette d'une 
chose bonne à manger. 00 dit aussi 
brec’honenn; pl. berc'hon, qui est 
masculin. 


BERC'HOUEIN, v. n. Y. Bouillir, p. 
berc’houet. 


BERC'HOUIOIK, adj. Y. Ardent, zélé. 


BERC'HUD, s. m. Y. Yor, BURZUD, 
miracle. 


BERC'HUOUZ, adj. Y. Étonnant, mi- 
raculeux. — Berc'hud, V. Miracle. 


BERC'HUEIN (berc'hue-in), Y. n. Y. 
Fcrmenter, parlaat des liquides. 


&6 BER 


BERD, 5. m. (anc.) Baron. Gruek herd 
(anc.), baronne. — Gruek (anc.), fem- 
me ; berd, baron. 


BERDIAC'H, BRERIAC'H, 1. m. Y. 
Confrérie, pl. eu. 


BERED, 8. f. Cimetière; pl. berejou. 
— Le P. Grégoire et d'autres auteurs 
de Cornouaille affectent d'écrire bezred, 
au lieu de bered, comme pour indiquer 
au lecteur l'étymologie de ce mot qui, 
seton eux, est bet. tombe, et red, néces- 
saire. Outre que cette étymologie est 
ua peu ridicule, ils ne font pas atten- 
tion qu'ils disent ar vezred, la cime- 
tière, comme on dit ar vered, en Léon. 
Mais malheureusement pour eux, te 
substantif bez, tombe, est masculin, 
ar bes, la tombe; il faudrait donc dire, 
pour rester dans le génie de la langue, 
ar bezsrod; ce qui n'est pas. — Ceci 
prouve que les étymologistes font 

rfois comme les rimeurs, et si on 

8 laissait faire, ils alléreraient la 
langue pour satisfaire leur amour- 
propre. 


BEREIN, v. n. Y. Couler, fluer, suin- 
ter, s'écouler. On dit aussi birein. 


BERET, 8. f. Y. Cimetière ; pl. 
beredeu. Er veret. Y. Le cimetière. 


BERFI, BIRFI, v. n. Bouillir. Yar. 
Birvi qui est le plus usité. 


BERGES, (berg-es), s.m. Et aussi bre- 
ges (breg-es), s. m. Y. Rot, ventuosité 
qui sort par la bouche ; pl. eu. 


BERGESEIN (berg-e-se-in), v. n. Y. 
Roter; p. bergeset. 


BERGEZAT, v. n. Y. Roter. Prononcez 
derg-esat. 


BERIA, v.a. Empaler; p. beret. — 
Ber, broche. 


BERIA, v. n. Ressentir des douleurs 
aiguës dans le côté; pl. beret. Beriet 
ounn, je ressens des douleurs aiguës 
dans le côté. Voy. BERIOU. 


BERIAO, 5. m. Beriad rost, une broche 
remplie de viande, une brochée de 
viande; pl. ou. Yor. BER, 8. m. 


BER 


BSEMOU, s. pl. m. Doùlottrs 44 6ôté, 
étancements douloureux. 


BERJEZ, s. f. Verger. 
BERLE, s. m. Y. Jachère. Voy. BRELLE. 


BERLEC'HUENN, s. f. V. Vénus, pla- 
nèle. 


BEALIK. Yo. C'HCARI BERLIK HA ERA. 


BEBLIM, s. L Y. Meule pour aiguiser 
les couteaux, etc. 


BERLIMEIN (berlim-e-in} +. à. Y. 
Aiguiser à la meule. 


BERLOBI, s. m. Y. Délire. 
BERLOK. VOy. C'HOARI BERLIK HA ERL. 


BERMANN, ady. Y. Maintenant. Voÿ. 
BREMAN. 


BERMENN; le même que BERRARN. 


BERN, s. m. Tas, monceau,. meule, 
grande quantité; pl. tou. Eur bern teil, 
un tas de fumier. 


BERN-ED, s. m. Gerbière dans les 
champs. — Bern, tas; ed, blé. 


BERN-TRO, s. m. Tas de gerbes de 
blé sur l'aire. 


BERNA, BERNIA, v. a. Amonceler, 
faire des tas; p. bernet. 


BERNOUT, verbe impersonnel ; im- 
porter. Ne vern ket, peu importe. Pe 
pern d'in / Que m'importe! 


BERO, BERV, adj. Bouilli à l'eau. Æik 
bero, de la viande cuite dans la mar- 
mite, — Birvi, berri, bouillir. Ce mot 
bero s'employe aussi comme substan- 
tif au sens de bervadenn. Eur bero 
c'hoas hag e vezo poax, encore un 
bouillon et il sera cuit. 


BERPED, adv. V. Toujours. On dit 
aussi berpet. 


BERPET, adv. V. Toujours. 


BERR, adj. Court, borné, concis, suc- 
cinct, rare, peu commun, peu abon- 


BER 


dant.Æ barr. e verr, dans peu de temps, 
avant peu. — Les mots Berr, le Berr, 
sont des noms de famille assez com- 
muns. 


BERR, adj. Y. Camard, court. Fri 
berr, nez eamard, Y. 


BERRAAT, v. n. Devenir plus court, 
avoir moins de durée; p. berrest, ber- 
rens. Berraat á ra ann deis, les jours 
diminuent. 


SERB-ALAN, s. L Asthme. — Berr, 
court; alan. haleine. Voy. le suivant. 


BERS-ALANEK, 5. m. Astbmatique. 
On dit platôt nep a s0 ar berr-alan 
gant-hañ. Voy. 10460. 


BERRAT, v. n. V. Diminuer en durée, 
devenir plus court; p. barret, Voy. 
BERRAAT. 


BEER, adj. Il se dit ea parlant 
d’une personne qui est, comme on dit, 
à court d'argent. Berrek eo, il est à 
court d'argent. 


BEBRENTEZ, s. L. C. Malaise sous le 
rapport de l'argent dans un ménage. 
Neuze á teuas berreñtes enn ti, le ma- 
laise entra alors dans le ménage. 


BERR-KESR, a. m. Partie de chevron. 
— Berr, court; kebr, chevron. 


BERBIK ; diminutif de berr, adj. Court. 
C'est un nom de famille assez commun. 


BERBOK, adj. C. Le même que berrek. 


BERB-WEL, ad). Qui a la vue courte. 
— Berr. court; gwelet, voir. Yor, le 
mot suivant. 


BERS-WELED, s. m. Myopie, courte 
vue. Berr, court; gweled, vue. On dit 
aussi dremm-verr; à la letre, vue 
courte. 


BERT, BRENT, s. m. Y. Plaidoyer. 
VOY. REI, 


BERT, BERTH, ad). (anc.) Beau, et 
aussi amanie, maitresse. 


SERTEIN, BBENTEIN, Y. n. Y. Plsider. 


— Bert, brent, plaidoyer. 


BER 
BERTEOD. VOy. BESTEOD. 


BERTER, s. m. Y. Plaideur; pl. son. 
On dit aussi bertour. 


BERTEREC"H, 8. m. Y. Plaidoirie. Yor. 
BERI, 8. m. 


BERTOUR, s. m. V. Plaideur; pl. ber- 
terion. 


4 


BERU, BERV, adj. Y. Bouilli. Kik bera, 
de la viande cuite à l'eau. Ce mot hern 
en Vannes a aussi le sens du substan- 
tif bervadenn du Léon. Ur berra c’hoac'h, 
un bouillon de plus et il sera cuit. 


BEAUEIN (beru-e-in), v. n. Y. Boull, 
Dr: p. beruet (beru-et). 


BERV, adj. Yor. BERO, RERD. 


BERVADENN, a. L Ce mot s'entend 
d'un certain espace de temps qui s'é- 
coule pendant l'ébuilition d'un liquide 
et qu'on appelle un bouillon. Subsi- 
diairement on donne à bervadenn le 
sens de petite lessive sans cendre ou 
potasse. — Bervi, birvi, bouillir. Diou 
pe derr bercadenn á per a-walc'’h, deux 
ou trois bouillons suffiront pour ache- 
ver de le cuire. 


BERVEIN, BERUEIN, v. n. Y. Bouillir; 
p. bervet, beruet. 


BERVERK, adj. Pennou-bervek, des cer- 
veaux brûlés; à la lettre des têtes 
bouillies. Yor. 8IRvI. 


BEAVENN, s. f. Mousse de Ja bière. 
BERVI, v. n. Non usité. Yor. HIR, 


BEAVIDIK, adj. Yor. BIRVIDIK. 
BERZ, s. m. Probibition, défense. 


BERZ, ad}. Goel bers, fête gardée. 


BERZA, v. a. Prohiber, et aussi cé- 
lébrer, parlant d'une fête; p. bercst. 
Berzet eo ar g'win out-han, arabad eo 
d'ezhañ eva gwin, le vin lui est défendu. 
Berza eur goel, célébrer une fête reli- 
gieuse. 


BERZUT, BUAC'HUT, s.m. Y. Miracle, 
merveille ; pl. bersudeu, burs'hudeu. 


48 BES 


8ES, 8. f. Vesce, plante. On dit mieux 
bens, ar Cent, 


BESIA (be-sia), v. a. Enterrer, inhu- 
mer. — Bet, tombe. 


BESIAD (be-siad), BEZIAD. 8. m. Le 
contenu d'un tombeau. — Bes. tombe, 
tombeau. Lekeat int bet enn eur besiad, 
ils ont été mis dans le même tombeau. 


BESK. adj. Sans queue, écourté, à qui 
on a coupé, soit la queue, soit les 
oreilles ou les cornes ou la langue. 
Ki-besk, chien écourté; ejenn bes- 
korn, au lieu de besk-korn, bœuf qui 
a une corne cassée; besk-teod, besteod, 
à qui on a coupé la langue. 


BESKA, BESKI. v. a. Ecourter, couper 
Ja queue ; pl. besket. 


BESKELL, 8. m. Guingois, sillon 
court dans l'angle d’un champ; pl. ou. 
Park ar beskellou, champ où il y a 
du guingois. 


BESKELLA , v. n. Être de biais; au 
figuré, biaiser, agir avec détours. Ce 
perbe se conjugue avec l'auxiliaire 

er. 


BESKELLEK, adj. Qui est de guingois, 
oblique. 


BESKENN, s. f. Dé à coudre, calotte 
d’un gland, mors de cheval; pl. ou. 


RESKENN, GWESKENN, 8. L Voy. ce 
dernier. 


BESKENNA, GWESKENNA. Voy. ce 
dernier. 


BESKENNOU-ANN-ITROUN-VARIA, 5. pl. 
L Digitale, plante, dont les fleurs ont 
quelque ressemblance avec un dé à 
coudre. — Beskenn, dé à coudre. À la 
lettre, dés de la Vierge Marie. 


BESKI, BESKA. Voy. ce dernier. 

BESKONT, s. m. Vicomte; pl. ed. Ce 
mot est fort commun parmi les noms 
de famille; on l'écrit et on le prononce 
deskond, bescond en français. 


BESKONTEZ 8. f. Vicomtesse ; pl. ed. 


BEU 


BESKORN, adj. Qui a perdu une corne. 
Voy. BESK. 


BESKORNA, v. a. Couper les cornes. 
Voy. BESKORN. 


BESKORNI, v. a. Le même que bes- 
korna. 


BESKOUL, BISKOUL, s. L. Panaris ; 
pl. ed. Ar viskoul a xo em bix, j'ai un 
panaris au doigt. 


BESTEOD, 8. m. À qui ou a coupé la 
lengue, et par extension, bredoull- 
leur, bègue. Ce mot est composé de 
berk, à qui on a coupé la langue, la 
queue, etc., et de teod, langue. Yor, 
BESK. On dit aussi berteod (berr-teod), 
d'après Le Pelletier. 


BESTEODAOH, s. m. Bégayement. 


BESTEDDEZ, s. f. Femme qui bégaye. 
Voy. BESTEOD. 


BESTEODI, v. n. Bredouiller,bégayer, 
grasseyer. Var. BESTEOD. 


BESTL, s. L. Fiel, 
BET, BED, 8. m. Yor. HER. 


BET, prép. V. Jusqu'à. Voy. SETE, 
BETEG. 


BETA, prép. V. Jusqu'à. 
BETAG, prép, Le même que 8er, 
BETA. 


BETANIK, s. m. Germandürée, plante. 


BETE, BETEG, prép. Jasqu'à. Le pre- 
mier se place devant les consonnes; le 
second devant les voyelles. Adal Paris 
bete Roason, beteg Aire, de Paris à 
Rennes, à Auray. Bete gousout, jusqu'à 
plus ample informé. 


BETEG, prép, Yor. BETE. 
BETEK, prép. Voy. BETEL, BETES. 


BEU (be-u), 8. pl. m. Pluriel de 
beuenn, bouleau. 


BEU (be-u), adj. V. Vivant. On dit 
aussi bm, Y. Yor. HE, 


BEU 


BEGEIN (be-ue-in), v.n. Y. Vivre; 
pL beuet. 


BESENN (be-uenn), 8. f. Bouleau, 
arbre; pl. bea (be-u), m. 


BE6F, s.m. Boavreuil, oiseau; pl. ed. 
KIR (bou-i%), v. a. et n. T. Yor. 
HZ, 


BEULKE, s. m. C. Ua fat, on sot, un 
imbécile; pl. boulkeien 


, beulkesd. 
BEORNEUBRE, s. m. Lourdaud, benêt. 
BEURE, s. m. Y.T. Matin. 

BEBREER, 5. m. Y. T. Matinal. 


BEUREVEZ, s. L Y.T. La durée de 
la matinée. Voy. vez, particule. 


BEUT (be-ur), 5. L Y. Voûte d'édifice ; 
tortue, animal; pl. et. ’ 


SEUZ, s. m. Bois, arbrisseau; du 
bois de buis. 


BEUZ, s. m. VOY. HHL, 


SEULEERK, 5. L. Y. Champ de buis, 
liea planté de buis. 


BEUZEK, adj. Sujet à être inondé. — 
Beuzi, inonder. 

BEUZEL, s. m. Bouse de vache: c’est 
aussi celle que on dessèche au soleil 
pour être brûlée en guise de chauf- 
fage. Ce mot n’a pas de pluriel et 
signife de la bouse de vache, des 
bouses de vache. Voy. le mot suivant. 
Ce mot s'emploie comme pluriel. Ar 
beuxel-ze n'int Ket seac'h, ces bouses 
de vaches ne sont pas desséchées. 


SEUZEL-SEAC'H, s. m. Bouge de vache 
desséchée au soleil pour servir de 
chauffage. Ce mot s'employe comme 
pluriel. Voy. SEUZEL. 


BEUZENNEK, 5. f. Lieu planté de 


BEUZI, v. a. et n. Noyer, submerger, 
inonder , se noyer par accident, p. 
beuxet. En em veuxi, BB noyer avec 


e BEV 49 


intention; p. en enm veuxet. Beusi u 
reot, vous vous noierez. Beuzet e ve 
paneved se, il se noierait sans cela. 


BEUZID, s.f. Le même que beurennek. 


BEUZIK, 8. m. Grimaud, jeune éco- 
er; pl beuxedigou. On dit aussi beuz, 
pl ed. 


BEV, BED, adj. Vif, vivant, actif. — 
Beva, vivre. 


BEVA, Y. n. Vivre, nourrir. Minal 
qu'une foule d'autres verbes, celui-ci 
s'emploie comme substantif : ar beva, 
la vie, les choses nécessaires à la vie. 
— Beo, bep, vivant, p. beret. 


SEVAN, v. n. T. Vivre, nourrir; 
p. bevet. 


SEVANS, et mieux, gix beva, ma- 
nière de vivre. — Gis, coutume, 
façon; berù, vivre. 


BEVENN, 8. f. Lisière du drap, li- 
mites, bornes, frontière; pl. ou. 


BÉVENNA, BEVENNI, v. a. Mettre des 
limites, des bornes. 


BEVEREZ, s.f. Orpin, reprise, plan- 
tes; vive, trachine, poisson; pl. de 
ces dernières, beverezed. 


BEVEZ, adj. Coupable; d’après le 
Catholicon (beuez). Fustet 00 bet, bener 
eo, ila été battu, c'est bien fait; il a 
été battu, il est coupable; il a été 
battu et il le méritait bien. 


BEVEZ, 8. m. Aubaine. C'est en 
Tréguier, je crois, qu’on lui donne ce 
sens. Eur betez 00 dm kaont lod eux 
ar soubenn, c'était pour moi une bonne 
aubaine quand j'avais ma part de 
soupe. 


BÉVEZER, 8. m. Dépensier; pl. ten. 


BEVEZI, v. a. Disaiper, prodiguer, 
dépenser follement; pl. bevezet. 


BEVIN, 8. m. Kik bevin, de la viande 
de bœuf, du maigre de bœuf ou autre 
viande de boucherie. Bevin ejenn, filet 
de bœuf. 


7 


50 BEZ 


BEI, s. m. Tombe, tombeau; pl. 
besiou (be-siou). Mean-bex, pierre tom- 
bale, Foull-bex, fosse pour enterrer 
les morts. Skrid-bex, épitaphe. 


BEZ, s. m. Dent d'un croc. 
BEZ, 8. m. T. C. Dolgi, Yor. 8iz. 


BEZA, v. n. et auxiliaire; être, ap- 
partenir, exister; L bet. 

Ce verbe a plusieurs particularités 
qui ont été expliquées en détail au 
mot ÊTRE de mon Dictionnaire français- 
breton 1869. Je vais les résumer en 
quelques mots : 


Ce verbe est très-irrégulier tant 
comme verbe neutre que comme verbe 
auxiliaire. Voy. la Gramm. à ce sujet. 

Comme verbe neutre, au sens 
d'exister, il est facile pour la construc- 
tion. Bexa ha hesa bel, n'int Ket eur 
c'hement, être et avoir été, ne sont pas 
une même chose. — Comme verbe 
auxiliaire, il en est tout autrement, 
car il est très-difficile d'en faire l’ap- 
plication. Pour le RIE je citerai 
quelques phrases dans lesquelles la 
même personne du même temps de ce 
verbe paraîtra sous des formes très- 
variées et, notez-le bien, qui sont de 
toute rigueur dans chacun de ces cas. 


1° Si le verbe est au personnel, c'est- 
à-dire si le pronom personnel ou le 
sujet est énoncé : me so klañv, me a 
30 klanv, je suis malade; à la lettre, 
moi est malade. 


2° Si le verbe est à l’impersonnel, 
c'est-à-dire si le pronom personnel ou 
le sujet n'est pas énoncé : klang unn, 
je suis malade; à la lettre, malade 


8° Si l'on veut affirmer son dire ou 
appuyer fortement sur une chose : 
Bes’es ounn klan. herd ex ounn klanv, 
je suis malade; à la lettre, être je suis 
malade. 


4° Si l'on veut énoncer un fait qui 
ne sera que momentané ou si l'on veut 
dire qu'on est occupé à faire un cer- 
tain travail : emoun aman oc'h ober 
kegin, je suis ici à faire la cuisine. 


5° Après les conjonctions mar, si, 
et po quand, on emploie une cin- 
quième manière de conjugaison : mar 
besann klanv, si je suis malade (dans 


BEZ 


l'avenir); pa vexann klañv, quand je 
suis malade. Voy. mon Dicéionnaire 
rançais-breton et la Grammaire de 

Gonidec, pour plus amples ren- 
seignements. 


Nous rappellerons fci en peu ds 
mots quelques particularités gl 80 
produisent, en certaines localités, au 
sujet de la conjugaison du verbe héra. 
Ainsi ann dud a 100 mad, ann dud a 
oa mad, ann dud a voa mad, les hom- 
mes étaient bons; pa oe great, ou bien, 
ps voe groat he baskou gant-han, quand 

eut fait ses pâques, ses commu- 
nions. Lataret a red es oa klanv, laparet 
a rea e 00 klanv. Ces variantes se disent 
à peu près à égal l'une de l'autre. 
Toutefois je pense que a oa, a ioa, a oe, 
sont plus réguliers, et que le v n'a été 
introduit que pour l'euphonie. 


SEZAFF (anc.). Être, être présent. 


BEZAND, adj. (anc.); présent, non 
absent. 


BEZANS, 8. m. (anc.); présence. 


BEZANT, adj. (anc.); présent. Ce mot, 
comme les deux précédents et leurs 
dérivés exvezañis, esvesañt, non usités 
aujourd’hui, doivent être de l’époque 
où l'on disait bexa/ff, être présent, ex- 
vesaff, être absent. 


SEZEL. Yay. PEZEL. 
SEZIAD. Yay. SESIAD. 


BEZIN, BIZIN, 8. m. Goémon, va- 
rech. Ce mot n'a pas de pluriel, ou 
plutôt est pluriel lui-même en sa qua- 
lité de nom collectif, à l'instar de 
keuneud, bois de chauffage et autres. 
Voy. mon Nouveau Dictionn. français- 
breton, 1869, au mot COLLECTIF. 


BEZIN-TONN, 5. m. Goémon qu'on 
ramasse sur la grève quand la mer 
est basse. — Besin, goémon; tonn, 
vague de la mer; bexin-tonn est donc 
du goémon apporté par les vagues. 


BEZIN-TROUC'H, s. m. Goémon que 
l'on drague ou fauche au fond de la 
mer. Bexin, goémon ; trouc'ha, couper. 


BEZINA, BIZINA, Y. n. Couper, cueil- 


BID 


lir ou ramasser du goémon. — Bezin, 
bisin, goémon. 

__ BEZINEB, BIZINER, 8. m. Celni qui 
nE, cueille, ou ramasse du goëmon; 
pl. ten 


BEZ0, a. pi. m. C’est le pluriel de 
besvenn, bouleau. 


BEZO! exclamation; soit! — Bexa, 
être. 


BEZOS, BIZUU. Yor. ce dernier. 


SEZOUT, Y. n. et auxiliaire. Y. C. 
Être, exister, appartenir. Voy. REI, 


BEZVENN, 8. f. Bouleau, arbre: 
pl. bexo, maso., des plants de bouleau, 
du bois de bouleau. 


BEZVOUD, 8. m. Liseron, volubilis, 
plantes. 


BIAN. VOY. BIHAN. 

BIANA. Voy. BIHANA. 

BIANAAT. VOY. BIHANAAT. 

BIANIK. VOY. BIHANIX. 

BIANDC'H. YOT. BIHANOC'H. 

BIBID. VOY. PIBIT. 

BIBL, s. L. Bible, livre de l'Écriture 
Sainte. 


SIBLOGOU, s. pl. m. Bilboquet. 


BIBLOK, 8. m. Le même que biblo- 
gou. C'hoant biblok, jouer aa bilbo- 
quet. 


810, 8. m. As, figure marquée sur 
un dé, sur une carte S jouer. 


810E0, s. m. Ce mot, en Cornouail- 
le, s'emploie en parlant d’une femme 
jalouse de son mari : Ema ar bded 
gant-hi, elle est jalouse de son mari. 
Voy. le mot JaLOux à mon Nouveau 
Dictionnaire, 1869. Bided ya le sens 
de pistolet et aussi celui de petit 


BIDEL, s. L. V. Jatte; pl. teu. 


BIG 51 


BIDELIAT, 8. fe V. Jattée, le contenu 
de la jatte; pl. bideliadeu. 


BIDENN. VOy. PIDENN. 


BIDED, 8. m. V. Collecteur d'impôts; 
pl. bideier. — Ce mot figure parmi les 
noms de familles. 


_BIDEO, SIDEV, 8. m. Gaffe; pl. bide- 
DIOU, 


BIDEV. Voy. BIDEO. 


BIDEVIA, v. a. Gaffer, frapper ou ac- 
crocher avec une gaffe; p. bideviet. 


BIEL, BEL, 8. L Jattie: voy. BIDEL. 
BIELL, 8. L. Vielle, instrument de 


musique, pl. ou. Rent gañt ar vell, 
jouer de la vielle. 
BIELLA, v. n. Et mieux, seni gant 


ar viell, jouer de la vielle. 


 BIELLER, 8. m. Joueur de vielle; pl. 
ten. 


BIEUZR, 8. m. Bièvre, castor, ani- 
maux; pl. ed. 


BIGELL (big-ell), 8. L. Houe, instru- 
ment de labourage ; pl.ou.Voy. PIGELL. 


BIGN. VOY. DIRI-BIGN. 
BIGNEZ, Voy. BIGNEZENN, beignet. 


BIGNEZENN, 8. T Beignet, pâtisse- 
rie; pl. dignes, m 


BIGOF, s. m. Panse, gros ventre. Ce 
mot parait formé de bill. billot, et de 
kof, Tente; à la lettre, ventre comme 
un t 


BIGOFEGEZ (bigofeg-ez), 8. 1. C’est le 
féminin du suivant. 


BIGOFEK, 8. m. Pansard, qui a un gros 
ventre par suite de sa constitution; 
pl. bigofeien. Voy. BIGOF. 


BIGORN, 8. m. Lakaat eur bugel war 
ar bigorn, se dit d’un enfant que l'on 
met, par pénitence, à genou au milieu 
de la classe ou de l’église 


52 BIL 


BIGORN, 8. pl. m. Pluriel de bigor- 
nenn, limacon de mer. 


BIGORNENN, 8. L. Limacon de mer; 
pl. bigorn, m. Dans le français de la 
Basse-Bretagne, on appelle ce coquil- 
lage Bigorne. 


BIGDRNETA, v. n. Chercher ou ra- 
masser des limacons de mer; et par 
extension, ramasser des coquillages 
en général pour faire collection. 


BIHAN, BIAN, adj. Petit, modique, 
menu, insuffisant. Comparatif, btha- 
noch; superlatif, bhang. Cet adjectif 
comme beaucoup d'autres adjectifs, 
s'emploie comme adverbe: brhan boaz, 
peu cuit, mal cuit. Staota hes ha bi- 
han, pisser souvent et peu à la fois. 
Le mot Bihan, et aussi Le Bihan, figure 
parmi les noms de famille, et dans ce 
cas on le prononce comme en français 
Bihant, Le Bihant. 


BIHANAAT, BIANAAT, v. n. Devenir 
plus petit, p. bihaneat, bihaneet.— Bi- 
han, adj. Petit. 


BIHANIK, adj. Fort petit. C'est le di- 
minutif de bihan. 4 vihanik, dès l’en- 
ance. 


BIKENN, adv. Jamais, par rapport au 
temps futur. Bikenn ne d-inn di, je 
n'irai jamais là. 


BILEN, adj. Eunn den bilen, un hom- 
me du commun. 


BILI, pl. irrég. de bilienn, caillou 
roulé par les eaux, galet. 


BILI, 8. m. Y. GRÈS. Pot bibi, pot de 
8. 


BILIBANN. C’hoari bilibann, jeu des 
osselets ou des galets. — Bri, pluriel 
de bilienn, galet, et banna, jeter en 
l'air. Ce jeu consiste à jeter en l'air, 
dans certaines conditions, des osselets 
ou des petits cailloux. 


BILIENN, a. f. Caillou roulé de grè- 
ve, galet ; pl. bih, m. On dit de prété- 
rence mean-bili; pl. mein-bili, m. 
Voy. MEAN. 


BIN 


BILIENN-BLOUM, s. f, Balle de plomb, 
d'arme à feu; pl. bili-bloum, m. 


BILL (L mouillées), 8. m. Billot, 
grosse pièce de bois; pl. ou. 


BILL (L mouillées), s. m. Y. Voy. 
BILLEU. 


BILLETEZENN (L mouillées), s. L 
Rondin de bois de chauffage; pl. bil- 
tex, ID. 


BILLEU (L mouillées), 8. pl. m. Y. 
Tennein Per billeu, tirer à la courte 
paille. 


BILLINENN, 8. 1. Pilule; pl. ou. 
BILOST, VOy. BELOST. 


BIN, adj. Men bin. Y. Pierre de 
taille. — Men, pierre, et bénein, tailler. 


BINOEDOU, s. pl. m. Balance pour 
peser des objets de valeur. 


BINEIN (bin-e-in), v. a. Y. Tailler des 
pierres; p. binet. 


BINI, BENI, 8. f. Canelle de tisse- 
rand ; pl. ou. 


BINIAD, 8. L. VOy. BENIAD. 


BINIAOU, 5. pl. m. (anc.). Ce mot est 
hors d'usage et a fait place à biniow. 
Il se retrouve encore dans les mots 
suivants. 


BINIAOUA, Y. n. Ce mot n’est guère 
usité, et on emploie de préférence 
seni gant ar biniou, jouer de l'instre- 
ment de musique appelé biniou. Dans 
certaines localités il sert, à l'exclusion 
de tout autre instrumest, pour faire 
danser les gens de la campagne. Voy. 
BINIOU. 


BINIAOUER, s. m. Joueur du biniou; 
l. ten. Voy. BINIAOUA. Je crois qu'on 
‘emploie parfois au sens général de 
musicien de campagne. 


BINIEU, 8. pl. m. Y. Yor. SINIOU. 
BINIM, s. m. Venin. 


BIN 


BINIOU, a. pi. m. Autrefois biniaou. 
e mot est le pluriel irrégulier de 
benvek qui a le sens d'outil, d'instru- 
ment, et auquel on a donné, par exten- 
sion, la signification d’instrament de 
musique. Ce pluriel béniou est resté 
dans la avec l’acception d'un 
instroment de musique dunt les sons 
rappellent à la fois la musette et la 
vèze. Cet instrument dont nous allons 
donner la description, afin qu'on 
a'en perde pas toute trace, renferme 
deux ties distinctes donnant des 
sons, dont les uns sont toujours gra- 
ves, dont les autres sont tous aigus. 
Par suite de cette combinaison, le bi- 
non, à lui seu), tient lieu de deux ins- 
truments, et c'est pour cela très-pro- 
bablement qu'on lui a attribué le nom 
pluriel de biniou, mot qui signifle au 
propre les instruments de musique. 

Le biniou se compose de quatre 
ièces : 1° Le sac, ar sac'h biniou, 
equel est un sac en cuir ayant la for- 

me et la dimension d'une grosse ves- 
sie. 1l est destiné à être gonflé par 
l'air qu’on y introduit avec la bouche 
et au moyen du porte-vent. — 2° Le 
porte-vent, ar sutell, qui d'ordi- 
paire a la forme d'un champignon 
collé au sac par la calotte. 1] est percé 
d'on trou qui permet d'introduire, 
avec la bouche, l'air qui doit gonfler 
le sac. Le porte-vent est à la portée 
de la bouche du joueur, comme le 
chalumeau est à la portée de 8es 
doigts. — 3° Le gros bourdon, ar 
c'horn-boud, est une sorte de baut-bois 
dépourvu de doigté. Il pénètre dans le 
sac par la partie opposée au pavillon. 
La portion qui pénètre dans le sac est 
armée d’une anche en sureau. — 4° Le 
chalameau, al lerriad, a aussi la for- 
me d’un haut-bois, mais il est percé 
de 7 à R trous qui fournissent sept à 
buit tons différents. 11 est pourvu 
d'ane anche qui pénètre dans le sac et 
y est fixée par un amarrage fait à la 
partie la plus étroite du sac, partie 
qui se termine de la même manière 
que le col d’une vessie. 

Quand le joueur veut tirer des sons 
de cet instrument, il met le sac sous 
son bras gauche, fait passer le gros 
bourdon sur son épaule du même 
côté, gonfle incessamment le sac, en 
appliquant la bouche sur le porte- 
vent, et place les doigts sur les trous 


BIO 08 


du chalameaw. Cela fait, il exerce, avec 
le bras gauche, une pression raison- 
née sur le sac; l'air renfermé dans ce 
dernier est forcé de sortir, et dans ce 
mouvement, il opère sur les anches 
une vibration, laquelle produit des 
sons plus ou moins harmonieux. 
Quant le joueur est fatigué de souf- 
fler de l'air dans le sac, il peut repren- 
dre haleine pendant quelques instants, 
en ayant soin toutefois de continuer 
de presser le sac avec son bras gau- 
che; l’air qui y est renfermé sufit 
our faire vibrer les anches; mais 
‘instrument reste muet dès que le sac 
ne renferme plus d'air. — Deux trous 
sont percés près du pavillon du cha- 
lumeau, mais ils ne donnent aucune 
note nouvelle et ne servent pas au 
doigté ; je n'ai pas pu me rendre 
compte de leur utilité. — Le gros bour- 
don ne fait entendre qu'un seul son 
qui est grave; c'est un accompagne- 
ment obligé qui a pour but de rendre 
moins criards les sons du chalumeau. 
Le porte-vent est placé de telle sorte 
que le joueur puisse y appliquer la 
bouche en même temps qu’il a les 
doigts sur les trous du chalumeau. 


BINNIGA, v. a. Bénir, consacrer ; p. 
et. VOY. BENNIGA. 


BINNIGEIN, BENNIGEIN (binnig-ein), 
y. a. Y. Bénir; p. binniget. Voy. BEN- 
NIEL, 


BINNIGEN, BINNISIEN (binnig-en), v. 
a. C. Voy. BENNICA. 


BINNIGET (binnig-et). VOY. BENNIGET. 


BINNISIEN (binni-sien), v.a.C. Bénir, 
Voy. BENNIGA. 


BINOUR, 8. m. Y. Binour mém, tail- 
leur de pierres; pl. binerion.— Binein, 
tailler des pierres. 


BINS, 8. f. Clou taraudé et, par ex- 
tension, escalier tournant desclochers, 
tourelles, etc.; pl. ou. 


BINVIACHOU, s. pl. m. Outils et ins- 
truments des cultivateurs. C'est un 
pluriel de benvek. 


BIOC'H, BUOC'H, 5. L. Vache; pl. b1o- 
c'hed, bioc’henned. Ces piluriels sont 


54 BIR 


peu usités. Je ne sache qu’un cas où 
L y ait lieu de l’employer : ann ejen- 
ned hac ar bioc'hed, les bœufs et les 
yaches. Voy. VACHE à mon Dictionnaire 


BIOC'H-DERO, s. L. Hanneton, in- 
secte ; à la lettre, vache de chène. Voy. 
CHOUIL- DERO. 


BION, adv. V. Promptement, vite. 


BIONENN, s. f. Tire-lire, esquipot, 
boîte aux épargnes. 


BIORC'H, 8. m. Cervoise, petite bière, 
boisson. 


BIQUENN, 8. f. VOY. BEOUENN. 


BIOUIL (houz, s. m. Y. Levain de 
pâte. 


BIR, 8. f. Flèche; pl. ou, tou. 


BIR, BER. Broche de cuisine, bière, 
boisson. Yor. BER, 


BIRO’HUIDIK, 8. m. Pépie, maladie 
des oiseaux. 


BIREIN (bire-in), v. n. Y. Gonler, 
fluer, s'écouler ; p. biret. 


BIREU, s. pl. m. V. Douleurs de côté, 
élancements douloureux. 


| BIROUIKEN, ady. T. Jamais, désor- 
mais, par rapport au futur. Voy. 
BIRVIKEN. 


BIROUS, adj. V. Fluide, qui coule. 
Fri birous, se dit, en l'apostrophant, 
à quelqu'un qui a la roupie au nez; à 
la lettre, nez qui coule. Ke ‘ta, fri 
birous, va-t-en, nez morveux. Ge mot 
vient de birein, Y. couler. 


BIRVI, BERVI, v. n. Bouillir; p. ber- 
vel. — Bero, berv, bouillant. Le 
verbe brp se conjugue avec l'auxi- 
liaire ober ; brp a ra ann dour. l'eau 
est en ébullition. 


BIRVIDIK, adj. Ardent, pétulant, 
zélé. — Bret, bouillir. 


BIRVIKEN, adv. Désormais, jamais, 


BIZ 


par rapport au futur. Birvikenn ne dinn 
di, jamais je n'irai là. 


Bis, 8. m. Y. Dolgi: pl. bisief, bisiet. 


BISIER, BIZIER, 8. pl. m. Pluriel 
irrégulier de bas, bâton. 


BISKOAC'H, ady. Y. Le même que 
BISKOAZ. 


BISKOAZ, ady. Jamais, par rapport 
au passé. Biskoas n'am eux laparet 
se, je n'ai jamais dit cela. 


BISKOUL, 8. L. Panaris; pl. ed. Ar 
ishout a x0 em biz, j'ai un panaris au 
oigt. ‘ 


BISKOUL,, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de biskoulenn, chenille. 


BISKOULENN, s. L Chenille, insecte; 
pl. biskoul, masc. 


BISPIOENN, s. L. Biscuit des navires; 
pl. bispid, masc. 


BISVIKEN, adv. VOy. BIRVIKEN. 
BITOUZENN, 8. f. Verge de l’homme. 


8ITRAG, BITRAK, 8. f. Grive de petite 
espèce ; pl. bifraged (bitrag-ed). Ar vi- 
trak, la grive de cette sorte. On dit 
aussi gwitrak, ar witrak. 


BITRAK. Voy. le précédent. 


BIU (bi-u), adj. Y. En vle, vivant. 
Voy. 8E0. 


BIUEIN (bi-ue-in), v. 8. V. Être en vie, 
vivre; pl. biuet (b1-uet). 


BIVIOIK, adj. Viviflant, vivace. — 
Beva, vivre. 


BIVIK-DOUE. VOy. BALAFENNIK-DSUE. 


BI, s. m. Doigt; pl. bistad, bisted. 
Ei bis, l'index ou second doigt. En 
termes familiers, l’index se nomme 
aussi biz ar (00, doigt de la bouillie, et 
biz ar vagerex, doigt de la nourrice. 
Voy. BIZ-AR-10D, BIZ-LIPER. 


8IZ,'s. L. Point de mire d’une cible. 


BLA 


RIZ, 6. m. Nord-est. Avel vis, vent 
de nord-est. Ewnn avel ar bisa, un 
vent de nord-est très-froid; à la let- 
tre, un vent des plns bises. Cette ex- 
pression est remarquable. 


BIZ-AB-10D, 8. m. En termes fami- 
liers, ce mot désigue l'index de la 
main ; à la lettre, le doigt de la bouil- 


lie, celui avec lequel on fait manger la |: 


bouillie aux enfants chea les pauvres 
gens. 


BIZAC'HA, Y. n. Mendier. Ce mot 
et le substantif francais bissac, pa- 
raissent être de la même famille. 


BIZEU, s. pl. m. Y. e, bijoux.— 
Bu, doigt. P gne, DU 


BIZIER, 8. pL L Voy. BAZ, bâton. 
RIZIK-HA-BIZIK, adv. But-à-but. 
BIZIN, BEZIN. Voy. ce dernier. 
BIZINA, DEZINA. Voy. ce dernier. 
BIZ-LIPEB, s. m. C. Le doigt index 
de la main,en termes familiers. — Biz, 
doigt, et liper, dérivé de lipat, lécher, 


comme pour dire doigt qui lèche le 
plat. 


BIZ-MEUD, 8. m. Pouce de la main et 
du pied; à la lettre doigt-pouce. 


BIZDU, s. pl. m. Bague, anneau de 
prix. — Bis, doigt. 


8IZOURC'H, s. f. Femelle du che- 
vreuil; pl. ed. 


BLA (bld), a. m. T. An, année; pl. 
blaio (bidl, 


BLAIAD (bid-iad), 8. m. T. Espace 
d'une année.— Bla, T. an. 


BLANK, a. m. Y. Monnaie de cuivre 
de la valeur de cinq centimes et appe- 
lée sou; pl. et. VOy. GWENNEK. 

BLANK, ady. Y. Faible de tempéram- 
ment. 


BLANKIK, adj. Y. Chétif, un peu ma- 
ladif, faible de santé. 


BLE 59 


BLAOUAC'H, adv. Y. Passionément en 
amour. 


BLAOUAC'HUS, adj. Y. Affreux, abo- 
minable. 


BLAOUED, 8. m. Blavet, nom de ri- 
vière. 


BLASAAT (bla-saat). Yor. BLAZA. 


BLASC'HOARC'H, s. m. Y. Sourire, 
8. M. . 


BLASO'HOARO'HEIN, v. n. Y. Sourire, 
Y.H. 


BLAVEZ, BLOAVEZ, 8. m. La durée 
d'une année. — Bloas, an. 


BLAZ, s. m. Goût, saveur, organe du 
goût. 


BLAZA ; v. a. Goûter ; p. blaxet. — 
Blas, goût. 


BLAZIK, 8. m. Fumet d'un mets, 
d'une liqueur. C’est le diminutif de 
blas, goût. 


BLE , 8. M. Y, An, année; pl. 
bleieu luc e: P 


BLE, adj. V. Débile, faible. 


BLEAOUENN, 5, L. T. Poil, cheveu; 
pl. bleao, masc. 


BLED (bléd), 8. m. V. Farine. On dit 
aussi blet (blét). 


BLEDEIN (bléd-e-in), v. a. Y. Couvrir 
de farine; p. bledet (blédet). 


BLEFF (anc.). Pluriel de béefenn. 


BLEFFENN, 8. f. (anc.). Cheveu, poil; 
pl. bkeff, masc. 


BLEGNA. Yor. BLENIA. 


BLEI (ble-i), 8. m. V.T.C. Loup, ani- 
mal; pl. bied (ble-idi). 


BLEIN (ble-in), adj. Marc'h blein, se 
dit du cheval qui est en tête de l'atte- 
lage. Voy. BLEINA. 


BLEIN, BLIN (ble-in), 8. m. V. Bout, 
extrémité. 


06 BLE 


BLEINA, BLENIA (ble-ina), v. a. Con- | 


duire, guider; p. bleinet (ble-inet). 
BLEINAT, Yor. BLEINA. 


BLEIZ (ble-iz), 8. m. Loup, animal; 
pl. bleisi (ble-iz1). 


BLEIZA (bleisa), v. n. Mettre bas, 
parlant d'une louve; p. bleset (ble-ixet). 


BLEIZEZ (ble-ixex), 8. f. Femelle du 
loup; pl. ed. 


BLEIZ-GARO (ble-is-garo), s.m. Loup- 
garou, animal imaginaire dont on fait 
peur aux enfants. — Bleiz, loup, et 
garo, féroce, rude. 


BLEIZI (ble-ii). Plur. irrég. de bleis, 
loup. 


BLEIZIK (blexsik), s. m. Louveteau: 
pl. bleisigou (ble-isigou). C'est le dimi- 
nutif de bles. 


BLEIZ-VOR laeat: 8. m. Loup 
marin, chien de mer, roussette, pois- 
sons, pl. bleisi-vor. — Bleiz, loup, et 
mor, mer. 


BLEJAOENN, 5. f. Beuglement. — Ble- 
jai, beugier. 


BLEJAL, v. n. Beugler, braîre, meu- 
ler; pl. blejet, 11 se conjugue avec 
‘auxiliaire ober. 


BLENCHOU, 8. pl. m. Les bouts ou 
extrémités des pieds, des mains, d'a- 
près Grég. Voy. BLIRCHENN. 


BLENIA, v. a. Conduire, diriger, 
guider; p. bleniet. 


BLENIER, 8. m. Guide, conducteur; 
pl. ten. VOy. BLENIA. 


BLEO, s. pl. m. Pluriel irrég. de 
blevenn, cheveu. 


BLEOIGOU (bleo-igou), 8. pl. m. Che- 
veux naissants, c’est le pluriel de 
bleoik, diminutif de bleo, des cheveux. 


BLEOIK (bleo-ik), 8. m. Poil tollet ou 
paissant, diminutif de bleo; il ne s’em- 
ploie guère qu'au pluriel bleoïgou. 


BLE 


BLEOTA, v. n. Prendre par les che- 
veux. En em vleota, de prendre aux 
cheveux en se battant. — Bleo, des 
cheveux, pluriel de blevens, cheveu. 


BLEOUEC'H, 8. m. Y. La durée d'une 
année. — Ble, Y. an. 


ALEOUEK, adj. Y. Chevelu. — Bio, 
pluriel de blevenn, cheveu. 


BLEDUENN, 5. L. T. VOy. BLEASUENN. 


SLERIM, s. m. Meule à aiguiser; pl. 
ou. Voy. BREUR, 


BLERINA, Voy. BREUR, 
BLERIMER, 8. m. YOY. SREOLIMÉN. 


BLET (blé), s. m. Y. Farine. On dit 
aussi bled (bléd). 


BLETAOUR (blétaour), 8. m. Y. frt 
nier; pl. bletarion (blétarion). — Blet, 
farine. Y. 


BLEU (ble-u), s. pl. m. Y. Pluriel de 
bleuenn. Y. Cheveu. 


BLEUD, 8. m. Farine, fécule. Bleud 
gwiniz, farine de froment. Bleud owr, 
de la fleur de farine. 


BLEUOA, v. a. Coavrir de farine; p. 
et. 


BLEUO-DOUR, s. m. Â la lettre, farine 
d’eau. J'ai entendu, dans les environs 
de Saint-Renan, donner ce nom aux 
lenticules, plantes très- déliées qui 
séjournent à la surface de l’eau 
grandes mares ou étangs. 


BLEUDEK, adj. Farineux, qui renier” 
me beaucoup de farine, de fécule, par- 
lant des plantes, et aussi couvert ds 
farine ou enfariné. 


BLEUDER, s. m. Marchand de farine; 
pl. ten. 


BLEUD-FLOUR, s. m. Fleur de farine. 
— Bleud. farine, et flour, adj. doux au 
toucher, de goût agréable, de qualité 
supérieure. 


BLEUD-HESKENN, 8. m. Sciure de 
bois. — Bleud, farine, et heskenn, scie; 
à la lettre, farine de scie. 


BLI 


BLEUB-KOUEZ, s. m. C. Poudre de 
tan pour tanner les cuirs. — Bleud, 
farine, et kouez, tannage. 


SLESEIN (ble-ucin), v. n. Y. Fleurir, 
parlant des arbres fruitiers et fores- 
tiers, et des plants comme la lande, le 
genèêt; p. bleuet (bie-uet). 


BLEUEIN (ble-uein), Y. n. Y. Briller; 
p. bleuet (ble-uet). 


GLEUENN (ble-wnn), 8. L V. Che- 


veu ; pi. bleu (ble-u), masc. 
LER, s. pl. m. Pluriel trrég. de 
bleuñenn, fleur. 


L 


DLEGNEK, adj. fleuri. Ce mot est 
peu usité. Eur iwexenn enn he bleut, 
un arbre fleuri. 


BLESNENN, 5. L. Et aussi bleuñvenn, 
fleur des arbres forestiers et fruitiers, 
de la lande, du genèt; pl. bieu, 
bleunv, masc. Boked , bokejou , est la 
fleur des jardins et des champs. 


BLEUN, BLEUNVI, v. n. Fleurir, 
parlant des arbres fruitiers et fores- 
tiers, de la lande, du geng, 


DLEUNIA. Yor. le précédent. 

SLEUNV, 8. pl. m. VOy. BLEURVENN. 

BLEUNVENN, 8. L. Le même que 
bleunienn. 


BLEUNVI, v. n. Le même que bleuñi. 

BLE. s. pl. m., pluriel de blevenn, 
cheveu, n'est usité qu'en composi- 
tion. Voy. les mots suivants. 


SLEVEK, adj. Chevelu, velu. — 
levenn, veu. 


BLEVENN, s. L. Cheveu, poil; pl. 
beo. blev, qui sont du genre masculin. 


BLEVENN-BENN, s. m. Cheveu. À la 
lettre, poil de tête. 


BUR, adj. T. Alerte, dispos. 
BLIN, adj. V. Alerte, vif. 


BLIN, BLEIN (ble-in), s. m. Y. Bout, 
extrémité. 


BLO 
BLIN, adj. T. Vif, alerte. 


BLINCHENN, s. L. Cîime, sommet, 
bout, extrémité; pl. blenchou. Blen- 
chou ann treid, l'extrémité des doigts 
des pieds. 


BLING, adj. et s. m. V. Louche, 
bigle, clignement. 


BLINGADELL, 8. f. Y. Clignement de 
l'œil. 


BLINGAL, Y. n. Y. Cligner de l'œil, 
bigler, loucher; p. blinget. Il se con- 
jugue avec l'auxiliaire ober. Bhingal a 
ra, il bigle. 


07 


BLINGEIN. Y. Le même que 8LIRGAL. 


BLINGER (bliñig-er), 8. m. Celui qui 
d'habitude cligne de l'œil ; pl. ten. 


BLINÇGOUR, s. m. Y. Celui qui d’habi- 
tude cligne de l'œil; pl. blingerion 
(bliñg-erion). Il se dit aussi d'un louche. 


BLIOU, adj. Ouess. Sain du corps. 


BLIOUZ, 8. m. Ecorce de l’avoine 
moulue, d’après Le Pelletier. 


BLIZENN, 8. m. T. C. Année; pl. ou. 
Le pluriel n’est pas usité. 


BLIZIK, adj. Difficile à rontenter en 
nourriture, délicat, friand, efféminé. 


BLOA, BLA, 5. m. T. An, année; pl. 
blaio. 


BLOAS. Voy. BLOAZ. — Les mots Bloas 
et Le Bloas sont deux noms de famille 
très-communs. 


BLOASIAD (bloa-siad), adj, Agé d'un 
an. Ce mot n'est guère usité. On dit de 
préférence eunn oan bloas, un agneau 
âgé d’un an. Il en est de même des 
autres composés de bloasiad. 


BLOAVEZ, BLAVEZ, 8. m. La durée 
d’un an; pl. bloavesiou. — Bloas, an, 
et vers, qui a une valeur particulière. 
Voy. ce dernier. — On dit aussi bloa- 
vezad ou bluavexiad, Eur bloavesad 
labour, une année de travail, le travail 
d’une année. 


58 BLO 


BLOAVEZAD, BLOAVEZIAD. Voy. BLOA- 
VEZ. 


BLOAZ, 8. m. An; pl. bloasiou 
(bloa-siou). 


BLOC’H, BLOUC'H, sorte d'adverbe. 
Y. T. En entier. Noas-bloc'h, entière- 
ment nu. Beza enn he roched bloc’ h, 
être en chemise ou en corps de che- 
mise. E blac'h. en bloc. 


BLOC’H, s. m. Bloc, tout. 


BLOD, ad), et ady. Solide, bien assu- 
jetti, solidement. 


BLOO, BLOT, adj. Y. Mou, blet, par- 
lant des fruits. Voy. BLOTEIN. 


BLODA, v. H, D. S'amollir; p. et. 


BLOE, 8. m. Dans quelques cantons 
on l’emploie pour bloas, an. 


BLOGORN. Voy. BLOUGORN. 


BLOKAD, s. m. V. Grappe, tas; pl. eu. 
D s'emploie au figuré au sens de re- 
cueil d'histoires, de poésies, de pro- 
verbes. Voy. TESKAD. 


BLOKAT, 8. m. Y. Le même que blo- 
kad. 


BLOKUZ, adj. Rond en affaires. 


BLONEGEN (bloneg-en), 8. f. Un pain 
ou moche de saindoux; pl. blonek, m. 


BLONEK, s.m. Saindoux, oing, toute 
matière molle. Voy. les deux mots 
suivants. 


BLONERK-VOR, 8. m. Mollusque marin 

qui flotte sur l’eau en s'étendant et 

{est très-mollasse. A la lettre, sain- 
oux de mer. 


BLONEK-ZERO, s. m. Aubier des ar- 
bres, matière blanche et tendre, pla- 
cée entre l’écorce et le bois. Ce mot, 
par sa composition (blonek, matière 
molle, et dero, chêne, ne peut s’appli- 
quer qu'au chène. Le mot générique 
pour tous les arbres est gwenn-goat. 

la lettre, blanc bois. 


BUL 


BLONS, BRONS, s. m. Contusion, 
meurtrissure ; pl. ou. 


BLONSA, v. a. Meurtrir; p. et. 


BLONTEK, 5. m. Loche, poisson de 
mer; pl. blonteged (blonteg-ed). 


BLOS, s. m. Y, Meurtrissure, contu- 
sion, pl. eu. 


BLOSAT (blo-saf), v. a. Y. Emotter, 
parlant de la terre; pl. bloset. 


BLOSEIN (blo-se-in), v. a. Y. Meurtrir, 
contusionner ; p. bloset, 


BLOT, adj. V. Mou, blet, parlant des 
fruits trop mûrs. — Ce mot est un 
nom de famille assez commun en Cor- 
nouaille. 


BLOT, s. m. (anc.) Marche-pied. 


BLOTEIN (blot-ein), v. n. Y. Devenir 
mou, parlant des fruits. Voy. BLOT, adj. 


BLOUC'H, adj. Penn-ed blouc'h. épi 
de froment sans barbe, par opposition 
à gwinis barvek, froment à épi barbu. 


BLOUC'H, 8SLOC’H, sorte d'adverbe; 
Y. T. Ep entier, e blouc'h. 


BLOUE, s. m. Boule ou pelote de fil, 
de laine, etc. ; pl. bloueou. 


BLOUEA, v. a. Mettre en pelote, par- 
lant du fil, de la laine, etc.; pl. 
bloueet. 


BLOUGORN, BLOGORN, 8. m. Bouvil- 
lon; pl. ed. Yor. BOUGSRN. 


BLOUI, v. a. (anc.), blâmer, repro- 
cher. 


BLOUKOU, a. pl. m. Des boucles de 
souliers. 7 


80, Vo. Mots contractés pour bexo, 
tezo, 3e pers. siog. du futur du verbe 
beza, être. Cette contraction est sur- 
tout usitée en poésie. 


BOAR, BOUAR, adj. Y. T. C. Sourd. 
BOAZ, 8. f. Coutume. 


BOD 


BOAZ, adj. Accoutumé à, habitné à. 
Baga boas da ober, être habitué à faire. 


BOAZA, v.a.et n. Accoutumer, s’ac- 
coutumer. Enemvoasa, s'accoutæmer. 
gr em voase da ober, s'accoutumer à 

re. 


ROALET, partici d passé de ré 
employé pa , , Comme adjec- 
tif, au sens de accoutumé à. L'adjectif 
boax est seul usité en ce sens. 


BOC'H, s. L Joue; pl. divoc'h. pour 
diouvoch, les deux joues. Yoy. D! 
pour les pluriels duels féminins. 


BOC'H, s. m. Y. Bouc, animal; 
pl. et. 


BOCHAD, BOUOHAO. Voy. ce dernier. 


BOC’HAD, s. L Coup sur la joue. — 
Bac'h. joue. 


BGC’HAL, s. L Y. Hache: pl. boc’ha- 
lieu. 


BOC’HEK, adj. Joufflu.— Boc'h. joue. 


BOCH-KAMM, 8. m. Certaine partie 
de la charrue dont j'ignore le nom en 
francais. 


BOC'H-ARUZ, 8. L. Rouge-gorge, oi- 
seau. — Boc'h, joue; rus, rouge. 


BOC'H-SIVIENN, 8. L, À la lettre, joue 
de fraise. Poisson ayant quelque rap- 

rt avec la dorade: il a une partie de 

tête de la couleur lie de vin ou de 
fraise. 


B0D, BOT, s. m. Touffe, buisson, 
grappe, et par extension, asile. Le 
mot bod s'emploie aussi au sens de 
plant. Bod-ros, des plants de rosiers 
en buisson; bod-sivi, des plants de 
fraisiers faisant touffe ; bod-koat, bos- 
quet. Voy. HT. V. et BODENN. 


BBA, v. D. Boda enn-dro da, 8e 
réanir autour de. Yor, B0D. 


B0DAD, s. m. Touffe, parlant des 
végétaux, de la laine, etc.; groupe de 
maisons, bodad ties. 


BOD 59 


BOBAD, 5. m. Y. Bodal glau, Y. 
Ondée, giboulée: à la lettre, touffe de 
pisie. 


BODADEU, a. pl. m. Y. Broussailles. 


BODAD-GLA0, s. m. Ondée, gibeulée. 
— Bodad, (ouffe: glao, pluie. 


BODAD-GLAU, s. m. Y. Le nmg que 
le précédent. 


BODADIK-TIEZ, 8. m. Village, ha- 
meau.— Bodadik, diminutif de bodad, 


groupe; tiez, des maisons. 


BODEK, adj. Touffu; Voy. Be. 


BODENN, s. f. Le même que Bp: 
pl. bodennou. Rer bodenn da eut laer, 
donner asile ou recéler on fripon. À 
la lettre, fournir à un fripon un buis- 
son où il puisse se cacher. 


BOBENN, 8. L C. Ober bodenn da, 
dorloter. 


BODENNA, BOBENNI, v. a. Réunir en 
touffes, fourmililer, être en grand 
nombre; p. et. VOy. B8D, BODENN. Ce 
verbe n'est guère usité. 


BODENNEK, adj. Touffu. — Bod, bo- 
denn, touffe, buisson. 


BOCENNI. VOy. BSDENNA. 


BODENN-VERIENN,, 5. f. Fourmi- 
lière. — Bodenn, touffe; merienn, pl. 
de merienenn, fourmi. 


BODENN-VLEO, 8. L. Chignon.— Bo- 
denn, touffe; bled, pl. de blevenn, 
cheveu. 


BODEZ, adj. C. Diskouarn bodez, des 
oreilles pendantes. 


BODIK-BLEO, 8. m. Toupet sur la 
tête. — Bodik, petite touffe; bieo, pl. 
de blevenn, cheveu. 


BODRE, s. m. Guëêtre des gens de la 
campagne emboltant la jambe jusqu'au 
genou; bottine; pl. bodreou. 


BOD-SPERN, 8. m. Buissdn d'épines. 
Ce mot a une acception particulière. 


60 BOE 


Pour dire, il a un air rude et sévère, 
on dit: ilaun buisson d'’épines au 
milieu du front, eur bod-spern a so 
e-kreix he dal. 


BODVELEN, s. m. Tumeur qui vient 
à la tête des bêtes à cornes. 


BOE, s. m. Bonneau, pièce de bois 
ou coffre fixé par une ancre au fond 
de l'eau et destiné à amarrer les navi- 
res. En marine on l'appelle bouée. 


B0ED, BOUED, s. m. Nourriture, vi- 
vres, mets, ration, ragoût, pâture ; pl. 
boedou, boejou. Sac'h ar boed, se dit 
familièrement du ventre; à la lettre, 
sac de la nourriture. Hañter-voed, 
demi-ration; à la lettre, demi-nour- 
riture. N'hor bog nemet hater coed da 
xibri, nous étions à la demi-ration. Le 
mot boed s'emploie comme nom col- 
lectif à la facon de keuneud et autres. 
Ar boed-3e n'int ked mad, cette nour- 
riture, ces vivres ne sont pas bons. 


BOED-AR-0O'HROUG, 8. m. Ce mot 
s'emploie seulement au vocatif, pour 
apostropher un vaurien, un pendart. 
Il signifie, à la lettre, nourriture de la 
potence. Ke diouxs-in, boed ar c'hroug. 
va-t-en, pendart. 


BOED-CHATAL, 8. m. Fourrage en 
général pour les bestiaux. — Boed, 
nourriture; chatal. le bétail. Ce subs- 
tantif est considéré comme nom col- 
lectif, et, à ce titre, il est employé 
comme pluriel à l'instar de keuneud. 
bois de chauffage; arc'hant, monnaie; 
boed, nourriture, et autres. Voy. le 
mot COLLECTIF à mon Dictionnaire 1869. 


BOEDEK, adj. Nourrissant. — Boed, 
nourriture. Boedek est un nom de fa- 
mille assez commun. 


BOEDENN, 8. l. Germe de graine, 
germe de l'œuf, moelle des végétaux. 


BOEDENN-BENN, 8. f. Cervelle, — 
Boedenn, moelle; penn, tête. 


BOEDENN-VI, 8. f. Germe de l'œuf. À 
Ja lettre, germe d'œuf. 


BOEOENNEK, adj. Plein de moelle. 
Voy. BEDENN, moelle. 


BOG 


BOED-HOUIDI, s.m. Herbeaux canards. 
— Boed, nourriture; houtdi, pluriel ds 
houad, canard. 


BOEB-VIJEL, s. m. Régime maigre 
du carême. — Boed, nourriture; vijel, 
abstinence. Dibri .boed-vijel, faire mai- 
gre aux jours ordonnés. 


! BDELLENN, a. L. Y. Boran: pl. boel- 
eu. 


BOELLEU ; pluriel de boellenn. Y. 
BOENN, 8. m. Œil-de-bœuf, plante. 


B0ES, 6. f. V. Habitude, coutume; pl. 
boesieu (boe-sieu). VOY. BSEZ. 


BOEST, s. L. Y, Boîte; pl. eu. Voy. 
BOESTL. 


BOESTAT, 8. f. V. La contenance d’une 
boîte; boestadeu. 


BOESTL, s. f. Boîte, petit coffret, étui 
en cuir ou toile pour recouvrir un fu- 
sil, un sabre, etc.; pl. ou. Eur voestl, 
une botte. 


BOESTLAD, 8. L. La contenance d'une 
boîte, plein une boîte. Eur voestlad 
madigou, une boîte pleine de dragées. 


BOETA, BOUETA, v. a. Nourrir. — 
Boed. nourriture. 


BOETELL, BDTELL, s. f. Botte ou as- 
semblage d'une certaine quantité de 
foin, de paille; pl. ou. Voy. BSTELL. 


BOETELLA, BOTELLA, v. a. Botteler, 
mettre en bottes, parlant du foin, de 
la paille; p. et. VOy. BSTELLA. 


BOETRABEZENN , 8. L Belterave, 
plante; pl. boetrabes, masc. 


BOEZ, s. L. Y. Coutume, habitude. 


BOEZEIN (boez-sin), v. a. et n. Y. 
Accoutumer, s'accoutumer. Voy. BUL, 


806, s. m. (anc.) Eclat des fleurs. 


BOGODA, v. n. Mettre à part de l'ar- 
gent, des objets, à l'insu de son mari. 


BOL 


SOGODEREZ, s. L. femme qui cache 
des objets du ménage, de l'argent, à 
l'insu de son mari. 


80K, s. m. Le même que pok. 


BOKARD, s. n. Y. Tique, insecte: pl. 
et. VOY. BOSRART. 


' S0KED, s. m. Bouquet de jardin et 
des champs ; pl. bokejou. Voy. BOXEJOU ; 
BLEH, Ce dernier signifie fleurs des 
arbres et arbustes champêtres. 


BOKED-LEAZ, s.m. Primevère, plante 
champètre à fleurs jaunes, que les en- 
fants aiment à cueillir sur les clôtures 
ou haies des champs, et à laquelle ils 
donnent, en Bretagne, le nom de bou- 
quet de lait, boked-leaz. 


BOKED-LEZ ; le même que boked-leas. 


BREIN (bok-e-tn), v. n. V. Donner un 
baiser. — Bok. pok, s. m. Baiser. 


B0KEJ00, s. pl. m. Fleurs des jardins 
et des champs, et par extension, un 
bouquet de fleurs cueillies et assem- 
blées en an faisceau. C’est le pluriel 
de boked. Bleun, s'emploie pour dési- 

les fleurs des arbres forestiers et 
ruitiers, des arbustes comme la lande, 
le genêt. 


BOKEJOU-A8-STERENN-VRAZ, 5. pl. m. 
Belle de nuit, plante. 


BOKEJOU-HARV, s. nl. m. PA 
plante; à La lettre, fleurs d'été. 


BOKEJOU-NEVEZ, 8. pl.m. Primevère, 
plante; à La lettre, fleurs nouvelles. 


erette, 


SOKU, s. m. Cormoran, oiseau; pl. 
bokued. 


BOLC'H; pluriel de boic'henn. 


BOLC'HENN, 8.1. Capsule da lin; pi. 
bolc'h, masc. 


BOLE, s. f. Volée des cloches. Voy. 
A-VOLE-VANN. 


SOLEAT, Y. n. Carillonner, sonner 
les cloches à la volée; pl. bolees. Bo- 
leat ar c'hleier, et aussi sent ar c'hleier 
soie-van ñn, sonner les cloches à la 
volée. 


BOL 4) 


8OLED, s. m. Boulet de canon, balle 
de fusil; pl. ou. 


SOLEDIK, 8. m. Diminutif de boled; 
pilule. ‘ 


SOLIER, 8. f. C. Petit colombier, vo- 
lière. En construction, ar voler. C'est 
le mot français. 


80LOD, s. m. Balle pour le jeu de ce 
nom. C'hoar bolod. jeu de la balle, et . 
aussi jouer à la balle. 


80LODI!, v. 0. Peu ou pas usité. Jouer 
à la balle. Yor. B0L0D. 


80LOK, a. m. Ablette, poisson de 
mer; pli. bologed (bolog-ed). 


80L0S$; pluriel de bolotenn. 


BSOLOSEK (bolo-sek), s. f. Lieu planté 
de pruniers sauvages. 


BOLOSENN (bolo-senn), s. f. Prune 
sauvage; pl. bolos, masc. Voy. la ter- 
minaisOn ENN, du Dictionnaire des 
rimes. 


BOLS; Yor. BOLZ. 


BOLS-KAON, s. L. Catafalque. — Bols. 
bols, voûte, arcade; kaon, deuil. C'est 
la tenture noire, en forme de dais, qui 
surmonte le catafalque dans les gran- 
des cérémonies funèbres. 


BOLZ, 8. f. Voûte, arcade, mausolée; 
pl. bolsiou (bol-siou). 


BOLZ-A-ENDOR, a. f. Arc-de-triomphe. 
À la lettre, arcade d'honneur; pl. boi- 
siou-a-enor. 


BOLZA, v. a. Àrquer, voûter : p. et.— 
Bols. arcade. 


BOLZEIN (boix-e-in), v. a. V. Courber; 
p. bolset. — Buixsek, Y. adj.; courbé, 


BOLZEK, adj. Y. Courbé. 


BOLZENN, s. L. Crevasse, ventre 
d'une muraille peu solide; pl. ou. 


BSOLZENNEIN (bolzenn-e-in), v. 0. Y. 
Se crevasser, faire ventre, parlant 
d'one muraille; p. bolzennet. Voy. 88L- 
ZENN. 


62 BOR 


BOLZENNI, Y. n. Se crevasser, tre 
ventre, parlant d'un vieux mur; p. bol- 
xennet. 


BOM, B0MM, 8. m. Bande de terre 
que détache le soc de la charrue: pl. 
bomou, bommou, et aussi bemel en 
quelques localités. 


BOMBARD, 8. L. Bombarde ou haut- 
bois, biniou, instruments de musique 
de la Bretagne. 


BOMBARDER, s. m. Joueur de bom- 
barde, musicien, pl. ten. 


BOMGOURS. Voy. BONGORS. 
BDNAL, 8. m. Y. VOY. BENN, 
BONALEK; Y. VOY. BENALEN. 


BONDEIN, v. a. Y. Bondonner; p. 
bondet. 


BONDILL (les L mouillées), pluriel de 
bondillenn, tremble, arbre forestier. 


BONDILLENN (les L mouillées), s, L 
Tremble, arbre forestier; pl. bondit. m. 


BONDRASK, s. m. Sorte de grive, 
oiseau, pl. ed. Voy. le suivant. 


BONDRESK. Le même, je crois, que 
bondrask, et peut-être aussi pluriel 
irrégulier de ce dernier. 


BONED-KORNEXK, a. f. Fusain à fleurs, 
arbrisseau, ainsi appelé en breton 
(bonnet à cornes, chapeau à cornes), 
parce que les capsules qui renferment 
ses graines ont cinq angles tranchants. 


BONGORS, s. m. Butor, oiseau, et par 
extension, homme stupide et grossier; 
pl. ed. 


BONN, 8. m. Y. Borne, limite; pl. eu. 
Men-bonn, Y. pierre bornale. 


BONNEIN (bonn-e-in), v. a. Y. Borner, 
limiter. On dit de préférence, lakat 
bonneu. V. 


BOPRED, BOPRET, adv. C. Toujours. 
Voy. BEPRED, 


BORO’H, 5. L. Y. T. C. Bourg, gros 
yillage. — Dans des cas analogues à 


BOR 


celut-ci, on ne peut guère mdiquer le 
plurlel, parce que ce mot, à Yannes, 
fait borc'heu, au ploriel; en Cor- 
nouaille, borc'hou, et en Tréguier, 
borc’ho. 


BORD, 8. m. (anc.); bâtard; pl. bor- 
det. — Le P. Grégoire, au mot bâtard, 
semble tout fler de ce que sa langue 
maternelle ait fourni des mots au 
françals, et il en cite un qui, en effet, 
paraît venir de l’ancien mot bord. 
Comme il appartient au style le plus 
trivial en français, nous nous dispen- 
serons d'en parler. 


BORDEAD, 8. m. Bordée ou décharge 
simultanée des canons d'un navire; 
bordée d’un navire qui louvoye; pl.ou. 


BORDENN, 5. f. Y. Margelle d’un 
puits. 


BORDILLA (L mouillées), v. n. Four- 
miller, être en grand nombre. Et 
mieux, beta stank. Yor. STAM. 

BORE, s. m. (anc.) Matin. Voy. BEURE. 


BORGNAL, v.a. Y. Eborgner.— Bon, 
borrign, V. Borgne. 


BDRGNELL, BORRIGNELL, 8. L. Y. 
Borgnesse; pl. borgnelleset, borrignel- 
leset. 

BDAN, 8. m. Borgne: pl. ed. 


BORN, adj. Borgne. Konchou born, 
histoires à dormir debout. 


BORNA, v. a. Eborgner,; p. et. 
BORNEZ, 8.1. Borgnesse, pl. ed. 
BORNIA, v. a. Eborgner; n. bornist. 


BORNIK ; sigoification inconnue. Rain 
bornik. V. assoupir. 


BOROD, 8. m. D. Radotage; pl. ou: 

BORODER, s. m. C. Radoteur; pl. ten. 

BORODEREZ, 8. f. C. Radoteuse; pi. 
ed. 


80RODI, v. n. C. Radoter; p. borodet. 


POS 


DOMIGN, s. m. V. Borgne; pl. borri- 
gnet. 


BORRISNELL, s. L Y. Borgnesse; pl. 
borrignellet. 9 


SSRBOBET, adj. Ce mot s'emploie 
dans ces sortes de phrases : borrodet 
ounn gan-e-hoc'h, vous me rompez la 
tête per vos discours, par le bruit qne 
vous faites. Il n’a pas de famille en 

n, à moins qu'on ne le considère 
comme participe passé de borrodi, qui 
n'est pas usité, que je sache. 


BORUIK, s. m. Y. Rouge- gorge, oi- 
seau; pl. boruiget (boruig-et.) 


BORZEVELLER, a. m. La grive de la 
grande espèce; pl. borxevelleged, 


80$, s. m. Peste, maladie. Bosenn 
est plus usité. 


B0SA (bo-sa), v. a. Bosseler, parlant 
de la vaisselle en métal. 


BOSAC’H (bo-sac’h), 8. m. (anc.) Or- 
gueil. 


BSSAC'HUS (bo-sac’hus), ad}. (anc.) 
Orgueilleux. 


BOSARD (bo-sard), s. m. Avant de la 
quille d'an navire. 


a POSENN (bo-senn), 8. L. Peste, mala- 
6. 


BOSENNUZ (bo-sennus), adj. Pestilen- 
tiel. Yor. BOSENN. 


BOSER (bo-ser), 8. m. Y. Boucher, 
s. m. En latin, bos, bœuf. 


BOSEREAC'H (bo-sereac'h), 8. m. Y. 
rie. VOy. BOSER. 


BOSEREC"H (bo-serec’h). Le même que 
précédent. 


BOSEREZ (bo-serez) 8. L. Y. Bouchère. 
VOY. BOSER. 


BOSIGERNI (bo-sig-erni), v. a. p. Bosi- 
gernet. Bosigerni he benn da eunn den, 
faire une bosse à la tête de quelqu'un. 
Bosigernet ounn bat, on m'a fait une 
bosse à la tête. 


BOT 63 


BUSKARD, BOSKART, 5. m. Y. Tique, 
insecte; pl. boskardet 


BOSKART. VOY. BOSKARD. 


BOSKONN, BOSKOUN, 8. m. Criblure 
de blé vanné. 


BOSKOUN. VOy. BOSKONN. 


BOT, 808, 8. m. Y. Buisson, haie, 
broussailles; pl. bodeu. Mouar-bot, 
des mûres de haies des champs; ke- 
neuen-bot, V., noisette de haies. — Le 
Bot est un nom de lieu assez commun. 


BOTAOU, 8. pl. m. Ancien pluriel de 
botez, chaussure, lequel a fait place à 
botou, boutou. Les mots suivants déri- 
vent de ce pluriel ancien. 


BOTAOUER, 8. m. Ce mot assez peu 
usité ne s'emploie pas seul ; il sigaifle 
à la lettre, faiseur de chaussures. On 
dit botaouer-ler, faiseur de chaussures 
en cuir (ler); botaouer-prenn ou bo- 
taouer-koat, faiseur de chaussures en 
bois (prenn ou koat). Voy. KERE, qui est 
en usage. Voy. BOTAOU. 


BOTADOUI, v. a. Faire des chaussures, 
mettre une chaussure à quelqu'un. Ce 
mot est plus usité en Cornouaille 
qu'ailleurs; il en est de même de en 
em voiaoui, se chausser. Autre part on 
dit de préférence, ober bouteier-ler, 
ober bouteier- koat ; à la lettre, faire des 
chaussures en cuir, faire des chaussu- 
res en bois. VOy. BOUTAOU, BOUTEIER. 


BOTELL, BOETELL, s. L. Botte, as- 
semblage de foin, paille, etc.; pl. ow. 


BOTELLA, v. a. Bolteler; p. et. On dit 
moins boetella. 


BOTEZ, 8. f. Chaussure des pieds 
en général, comme soulier, sabot; pl. 
boutou, bouteier, masc. Botez-ler, sou- 
lier. À la lettre, chaussure en cuir; 
botez-koat, botez-prenn, sabot. A la let- 
tre, chaussure en Lois. Au pluriel on 
dit,boutou-ler, boutou-prenn ou boutou= 
koat, masc. Le mot botez, comme on 
vient de le voir, a deux pluriels: ils 
ne s'emploient pas indifféremment. Je 
crois que l'on sentira la différence 
qu'il y a entre boutou et bowteier, en 


64 BOT 


disant que l'on va acheter, que l'on 
possède, que l'on chausse, que l'on 
use des boutou-ler ou des boutou-koat; 
mais que le fabricant dans son atelier, 
le marchand dans sa boutique, ne fait 
et ne vend que des bouteier-ler ou des 
bouteier-koat. C'est pour cela que l’on 
dit, ober bouteier-ler, ober bauteier-koat, 
faire des souliers, faire des sabots; 
c'est pour cela aussi que l’on dit mar- 
c'hadour bouteier-ler, marc'hadour bou- 
teier-koat, marchand de souliers, mar- 
chand de sabots. Le mot loer, bas ou 
chaussure du pied et de la jambe, est 
dans le même cas; on dit au pluriel, 
lerou, lereier. Voy. LOER. 


BOTEZ-RKOAT, 8. f. Sabot; pl. bou- 
tou-koat, bouteier-koat. masc. À la let- 
tre, chaussure en bois. Voy.B0TEZ-PRENN. 


BOTEZ-LER, 8. L À la lettre, chaus- 
sure en cuir; pl.boutou-ler, bouteier-ler 
masc. Pour l'emploi de ces pluriels, 
vOy. BOTEZ. 


BOTEZ-LOUZ, s. L. Ce mot qui, au 
propre, signifie chaussure sale, mal- 
ropre, ne s'emploie qu'au figuré, dans 
e sens de souillon, salope, prostituée. 
Vor. BOTEZ-TOULL. 


BOTEZ-PRENN, s. f. Ce mot, composé 
de botez, chaussure, et de prenn, bois 
œurvré, a le même sens que botez-koat, 
et s'emploie de la même manière, quoi- 
qu'il soit plus régulier que botez-koat. 


BOTEZ-TOULL, 8. f. Ce mot qui, au 
propre, signifie chaussure percée, ne 
s'emploie qu'au vocatif ou comme in- 
terpellation adressée à une prostituée : 
Ke dious-in, botes-touli! Au large, 
prostituée! 


BOTINELL, 8. L. Ustensile creux en 
bois où le faucheur met de l'eau et 
une pierre à aiguiser. 


BOTO, 8. pl. m. T. Le même que 
M. 


BOTOUN. VOy. BOUTOUN. 
BOTOUNA. VOy. SOUTOUNA. 


BOTOUR, 8. m. Y. Faiseur de chaus- 
sures en général; pl. boterion. Bo- 
tour-koet, Y. Sabotier. 


BOU 


BOUAR, 8041, s. m. ot adj. V. T.C. : 
Sourd. 


BOUARA, v..n. Non uli. Voy. Beua- 
RAT. V. 


BOUARAAT, v. H. VOy. BOUZARAAT. 


BOUARAT, v. n. V. Devenir sourd. On 
dit mieux, donet de vout bouar. Y. 


BOUAREIN (bouar-e-in), v. a. Y. Às- 
sourdir;, p. bouaret. 


BOUBOU, BOUBOUIK, s. m. Bobo, 
terme enfantin. 


BOUOH, BOUCHAO. Voy. ce dernier. 


BOUCH, s. m. Y. Baiser, s. m. pl. 
Boucheu. VOy. BOUCHEIN. 


BOUC’H, 8. m. Mâle de la chèvre, 
bouc; pl. ed. 


BOUCHAD, BOCHAD, a. m. Toue. Il 
ne s'emploie que lié à un autre subs- 


tantif : eur bouchad-bleo, une touffe de 
cheveux. 


BOUC'HAL, 8. L. Hache, pl. bouc'h, 
bouc’haliou. 

BODUC'HALA, v. a. Equarrir avec la 
bache, et par extension, travailler avec 
ardeur à un travail manuel. 


BOUCHEIN (bouch-e-in), v. a. Y. Don- 
ner un baiser; p, bouchet. — Bouch, 
Y. Baiser, 8. m. 


BDUCHEK, adj. Qui a une touffe ou 
qui est en forme de touffe, comme un 
bonnet; huppé ; iar bouchek, et mieux, 
eur iar penn bouchek, une poule hup- 


pée 


BOUCKHEKOD, s. m. D. Petite poche 
de la culotte pour mettre de l'argent, 
petit sac en cuir pour le même usage. 

9Y. BOUJET. 


BOUCHIK, 8. m. Y. Baiser, s. m. 
Voy. BOUCH ; Y. 


BOUCHIK-GAVR, 5. m. Barbe de bouc 
ou de chèvre, plante. 


BOUB, s. m. Murmure, bruit sourd, 
bourdonnement. 


BOU 


BOUDAL, v. n. Bourdonner comme 
mouches, tinter ou corner, en parlant 
des oreilles. Par extension, il a le sens 
de parler entre ses dents, en gigne de 
mécontentement. — Ainsi que les ver- 
heg neutres, celui-ci ne s’emploie 
guère qu’à l’infinitif et se conjugue 
avec l'auxiliaire ober. Boudal a ra, il 
bourdonne: boudal en deus great, il a 
bourdonné, etc. Anrès tout, il se con- 
jaguerait sur l’ancien infinitif bouda. 


BOUDEDEO, s. m. Juif-errant; au fi- 
garé on l’emploie en parlant d'une 
personne qui n’est pas Casanière. 


BOUDEZ, 8. m. T. Terrine, ustensile 
de cuisine. 


BOUDIRK, s. f. Sorcière, fée; pl. bou- 
diged (boudig-ed). 


BOUDINELLA, v. n. Tinter, parlant 
des oreilles; p. et. 


BOUDINELLET. Ce mot paraît être 
le participe passé de boudinella. On 
dit, boudinellet e oa he siskouarn, il 
était étourdi par le bruit. 


BOGE, prép. T. Depuis. Voy. ABAObE. 
BOUEC'H, 8. L. Y. Le même que 
mouec” 


SOUED, BOED, a. m. Nourriture, 
vivres, mets, ration, ragoût, pâture; 
pl. bouedou, bouejou. Voy. B0ED. 

BOUEDENN, 5. f. VOY. BOEDENN. 

BOUELLEN, s.f.T.Boyau; pl. bouello. 

BOUETA. Yor. BOETA. 


BOUFANTIK, 8. m. C. Un petit or- 
gueilleux. 


BOUFET. VOY. PENN-BOUFET, PENBOUFET. 


1006, BOUK, adj. Mou, moelleux. 
Eur gwele boug, un lit moelleux. 


8006, s. m. Faucille pour couper les 
branches. 


BOUGENN (boug-enn), 8. f. V. Joue; pl. 


divougenn. Ce pluriel duel est composé 
de dis, div, Y. deux, et de bougenn. 


BOU 65 


BOUGENNER (boud < gennek), adj. Y. 
Joufflu. — Bougenn, Y. Joue. 


BSOUGORN, s. m. C. Bouvillon; pl. ed. 
Ce mot paraît composé et contracté de 
bouk, adj. tendre, et de korn, corne. 


BOUGRE, adj. Ingrat. 


BOUIDENN , s. L. Y. Moelle des vé- 
gétaux. 


BOUIL (bou-il), 8. m. Y. Ferment, le- 
vain, présure. 


BOUILL (L mouillées), adj. Percçant, 
parlant des yeux. Daoulagad bouill, 
des yeux vifs et perçants. Cet adj. 
s’emploie en Cornouaille en ce sens : 
komsou bouill, répartie vive, saillie. 
Prononcez bouill, comme dans le 
français bouillir. 


BOUILL (L mouillées), s. m. C. Kcu- 
me de la bière. hRet bouill d'ar ber, 
faire mousser la bière. Voy. le précé- 
dent pour la prononciation. 


BOUILLAD (L mouillées), s. m. Ce 
mot ne s'emploie qu'en compagnie 
d’un autre substanlif : eur boutllad 
moged, une grande quantité de fumée. 
"y. BeuiLt, adj., pour {a prononcia- 

on. 


BOUILLARD, BOUILLART (L mouil- 
lées), s. m. Y. Oudée, pluie d'orage, 
tourbillon de vent; pl. bouillardeu. 


Voy. BOUILL, ad}., pour la prononcia- 
tion. 


BOUILLART. Voy. le précédent. 


BOUILLAS (L mouillées), 8. m. Bour- 
geon des plantes; pluriel boutllasou 
(bouilla-sou). Voy. BOUILL, adj., pour la 
prononciation. 


BOUILLAZA (L mouillées), v. n. 
Bourgeonner; p. et. Voy. BOUILL, ad]., 
pour la prononciation. 


BOUILLEIN (L mouillées), v. n. Y. 
Pétiller. Yor. BOUILL, adj., pour la 
prononciation. 


BOUILLENN (L mouillées), 8. 1. Boue, 
crotte des chemins, des rues, et par 
extension, fille de mauvaise vie. Yor. 
BouiILL, adj., pour la prononciation. 


9 


66 BOU | 


BOUILLENN-DRO V mouillées), 8. f. 
V. Fondrière. On dit de préférence, 
gwall-vouillenn. Voy. ce mot. Voy. 
BOUILL, adj., pour la prononciation. 


BOUILLDUER (l, mouillées), 8. m. C. 
Pilori. Staga oc'h ar bouillouer, atta- 
cher au pilori. Voy. BOUILL, adj., pour 
la prononciation. 


BOUIOURO'H, 8. L. Y. La femelle du 
chevreuil ; pl. et. Yar. BIZOURC'H. 


BOUIST, s. L. Y. Boîte, étui ; pl. eu. 
Bouistat. Y. Plein la boîte. 


BOUIT, 8. m. Y. Nourriture, vivres, 
pâture, aliment, ration, mets, appât 
pour prendre des poissons. Yor. 80E0. 


BOUIT-GEVR, s. m. Y. Chèvre-feuille, 
plante. A Ja lettre, pâture des chèvres. 


BOUITEIN, v. a. Y. Novurrir, alimen- 
ter. — Bouit, Y. Nourriture. 


BOUJAROUN, adj. Terme familier ; 
ingrat. 


BOUJET, BOUCHEKOD, s. m. C. Sac 
en cuir pour mettre de l'argent. 


BOUJIOD, €. m, C. Bougeoir, petit 
chandelier. 


BOUK, adj. Tendre, mou, moelleux. 
Eur gwele bouk, un lit moelleux. 


BOUK-TREAZ, 8. m. Sable mouvyant. 
— Bouk, mou ; reds, sable. 


BOUKAAT, v. n. S’amollir, devenir 
mou ; p. boukeet, boukeat. 


BOUKLOU, s. pl. m. Des boucles de 
souliers. On dit aussi bloukou. 


BOUL, s. f. Boule à jouer au jen de 
ce nom; pl. boulou. C'hoar boulou, 
jeu de boules, Jouer aux boules. 


BOUL, s. f. Chance, vogue, parlant 
d'un marchand ; ar voul a so gant- 
han, il a la vogue. On écrit aussi 

L 


BOUL, adj. Troad-boul, pied-bot ; 
à la lettre, pied-boule. 


BOU 


BOUL, adj. C. Clair, non opaque, et 
par extension, rare, peu commun. On 
écrit aussi boull. 


BOULO'H, 8. m. Entamure d'un pain, 
brèche faite à un pain, et par exten- 
sion, balafre à la figure. 


BOULC'H, BOULC’HET, adj. Ce mot 
sigoifle entamé, et s'emploie pour dé- 
signer une personne qui a ce qu'on 
appelle un bec de lièvre, c'est-à-dire 
une grosse fente à la lèvre en naissant. 
On emploie encore en parlant d’an 
individu qui a perdu quelques doigts 
de la main. Dourn boulc'h. à la lettre, 
main entamée. Boulc'h et Le Boulc'h 
sont des noms de famille assez com- 
muns. 


BOULC'H, adj. Y. Penn tt boulc'h, 
gunec'h boulc'h. se dit en Vannes, d'an 
épi sans barbe, du froment sans 
barbe. Yor. SLOUC'H. 


BOULO'H-BARA, s. m. Croûton de 
pain. À la lettre, entamure de pain. 


BOULO’HA, v. a. Entamer , p. et. 


BOULC'HEIN (boulc'h-e-in), v. a. Y. 
C’est le même que boulc'ha et n’en dif- 
fère que par la terminaison ein {e-in) 
qui appartient exclusivement au dia- 
lecte de Vannes. 


BOULC'HEK, adj. Yor. BOULC'H, adj. 
Entamé. 


BOULED, 8. f. C. Balle de fasil ; 
pl. bouliji. On dit aussi boulet. 


BOULI, pluriel irrégulier de bou- 
lienn. 


BOULIENN, &. L. Taon, grosse mou- 
che qui s'attache particulièrement 
aux bestiaux; pl. boulienned, boul. 


BOULIJ1, C. Pluriel de bouled. 
BOULIN, 8. f. Voile qui se place sur 
les flancs du navire. Goel-voulin, voile 
de bouline. Avel-voulin, vent de côté. 
BOULJ, s. m. Y. Mouvement. 


BOULJANT, adj. Y. Fringant, alerte, 
parlant des personnes. 


BOU 


SOULJANTIK, adj. Y. Frétillant. 


BOULJEIN (boulj-e-in), v. n. Y. Se 
mouvoir, bouger; p. bouljet. 


BOULL, SOUL, s. L Chance, vogue, 
Yor. MRL, s. f. 


BOULL, adj. G. Rare, peu commun. 
Voy. SOUL, adj. 


BOULLENN. L'orthographe de ce mot 
me parait vicieuse. Voy. BOUILLENN, 
boue des chemins. 


B08LO ; c’est le pluriel de boul, s. f. 
Boule à jouer. Voy. ce mot. 


BOULOUARD, 8. m. Bastion, rempart, 
fortification; pl. ou. 


BOULSKAO; pluriel de boulskavenn, 
plant de hièble. 


BOULSKAVENN, 8. L Hièble. plante; 
pl. bouiskao, masc. Voy. la terminai- 
son ENX du Dictionnaire des rimes. 


BOUL-TS0AD, 8. m. Boulet du pied 
du cheval. Ce mot composé, comme 
les substantifs de cette espèce, se sé- 
pere en construction : kignet eo boul 
he droad. il a le boulet écorché. Voy. 
mon Nouveau Dictionnaire 1869, au 
mot ESTOMAC, pour la construction de 
ces sortes de substantifs. C'est une 
particularité remarquable de la langue 
bretonne. 


ROUNGORS. Voy. BONGORS. 


BOUNTA, SUNTA, v. a. Pousser, re- 
pousser, faire effort contre; p. et. 


souuas, 8, m. C. Le même que 
bourlas 


SOBRAZUZ. Voy. BOURLAZUZ. 
SOURBELL. Voy. BOURBELLEN. 


BOURBELLEK, adj. et s. m. Qui a de 
gros yeux. 


SOURBONENN ; le même que bour- 
H. 


BBUABOULLA, v. 0. Fouiller la terre 
«mme font les porcs. Ce verbe se 
coojague avec l’auxiliaire oder. 


BOU 67 


BOURSOUNENN, 5. f. Pustule, bouton 
à la peau; pl. bourboun, masc. Où dit 
aussi bourpoullenn. 


BOURBOUNENNA, v. H. Se couvrir de 
boutons d’échauffement, de pustules. 


BOURBOUTAT, V. Voy. le suivant. 


ROURBOUTEIN, v. n. Y. Grogver, mur- 
murer contre; p. bourboutet. Bourbou- 
tein a-enep un den, Y. Murmurer contre 
quelqu'un. On dit aussi bourdboutat. Y. 


BOURBOUTENN , 8. f. Y. Blaireau, 
animal. 


BOURBOUTER, s. m. Y. Grognou, qui 
rechigne.— Bourboutein, V.Murmurer. 


BOURC'H, s.f. Bourg, gros village; 
pl. tou. — Le Bourc'h est un nom de 
famille assez répandu. 


BDURC'HIS, 8. m. Y. Voy. bourc'hiz. 
Bon pluriel est bourc’hizion. 


BOURC'HIZ, s. L. Bourgeois, habitant 
d'une ville, d’un gros bourg ; pl. bour- 
c'hisien. — Bourc'h. bourg. — Bour- 
c'his ou Bourc'his sont des noms 
de famille très-répandus; on l'écrit 
Bourhis en français, mais on le pro- 
nonce comme en breton avec la gut- 
turale c'h. 


BOURC'HIZEZ, a. L. Bourgeoise, habi- 
tante d’une ville, d’un bourg; pl. 
bourc'hisesed. 


BDURD, 8. m. Plaisanterie, farce, ma- 
lice; pl. ou. Voy. BOURDOU. Ober bour- 
dou da, faire des farces à. 


BDURDA, v. a. Et mieux ober bourdou, 
faire des farces à quelqu'un, des plai- 
santeries. En termes familiers on dit 
aussi ret kelen da lounika, re keten 
da bloumma, faire des plaisanteries à 
quelqu'un. À la lettre, faire avaler des 
mouches. 


BOURD-FALL, s. m. Au pluriel bour- 
dou-fall. Plaisanterie, incartade, plui- 
senterie de mautvais goût et parfois 
nuisible. Ober bourdou fall, faire de 
mauvaises plaisanteries. 


SOURDOU. Voy. SOURO. 


68 BOU 


BOURELL, 8. m. Sorte d'étoupe pour 
garuir les chaîses, pour bourrer un 
fusil, pl. ou. 


BOURELL, adj. Bourré ou platôt rem- 
bourré, parlant des chaises, etc. Kader 
vourell, chaise rembourrée. 


BOURELL, s. m. Collier d'un cheval 
attelé. 


BOURELLA, v. a. Et mieux lakaat 
bourell, rembourrer, parlant des fau- 
teuils, etc. 


SOURJONN. Voy. BOURJONNET. 


BOURJONNET, BDURJDNN, adj. Il se 
dit en parlant du lait : leas bourjonn, 
keas bourjonnet, du lait mari. 


BOURJOUN. Le même que bourjonnet. 


BDURLAS, BOURAS, 8. m. Cartilage. 
— Bourlas est un nom de famille assez 
rare; on le prononce en français sans 
jamais faire sentir la lettre S, ainsi 
qu’on le fait en breton. 


BOURLAZUZ, adj. Cartilagineux. 


BOURLED, 8. m. Bourrelet dont on 
coiffe la tête des petits enfants pour 
rendre les chutes moins dangereuses; 
pl. ou. 


BOURLIK-HA-BDURLOK, adv. Inconsi- 
dérément, à la légère. 


BOURDIK, 8. L. Yay. BURUDIK. On pro- 
nonce bouro-ik. 


BOURON. Voy. BOUROUN, ad). 


BOURDN, s. m. Y. Maïs ou blé de 
Turquie. 


BOUROUEL, adj. l se dit d'une per- 
sonne qui fatigue et ennuie par ses 
redites. 


BOURDUN, adj. 11 se dit en parlant 


d'un épi de blé bien nourri : penn-ed 
bouroun. 


BOURPOULLEN, 5. L VOy. BOURBOUNENN. 


BOVURR, adj. Y. 11 se dit en parlant du 
pain mal cuit : bara bourr. 


BOU 


BOURRA, v. n. C. S'accoutumer en un 
lieu, s’y plaire. l se conjugue avec 
l'auxiliaire ober. Bourra a rit-hu amañ? 
Vous plaisez-vous ici? 


BOURREO, BOURREV, 8. m. Bourreau, 
exécuteur des hautes-œuvres, et par 
extension, homme cruel; pl. bourre- 
vien. 

BOURREV. Voy. BOURRES. 


BOURREVIA, v. a. Torturer; p. bour- 
reviet. — VOy. BOURREO. 


BOURSIKOD, s. m. Poche ou gousset 
où l’on met son argent. 


BOUSELL (bou-sell), 8. L. Y. Joue; 
pluriel duel, divousell. 


a BOUSELLEK (bou-sellek), adj. Y. Jouf- 
0. 


BOUT, v. auxiliaire. V. Être. Voy. 
BEZA. 


BOUTA, v. n. Rancir, se gâter; p. et. 
Boutet eo ar pesk, le poisson se gâte. 


BOUTAILL (L mouillées), 8. f. Bou- 
teille; pl. ou. 


BOUTAILLAD (L mouillées), s. f. Plein 
une bouteille. Eur voutaillad win, une 
bouteille de vin, pleine de vin. 


BOUTAILLER (L mouillées), s. m. 
Echanson; pl. ten. 


BOUTADU, s. pi. m. Ancien pluriel de 
botez, chaussure. Voy. BOTAOU. 


BOUTAOUER. Voy. BOTAOUER. 
BOUTAOUI. VOy. BOTAOUI. 


BOUTEG, BOUTEK, 8. m. Holte; pl. 
boutegou. 


BOUTEGAD (bouteg-ad), 8. m. La con- 
tenance d’une hotte, et par extension, 
une grande quantilé, Eur boutegad 
avalou, une hotte pleine de pommes, 
une grande quantité de pommes. 


BOUTEGER (bouteg-er), 8. m. Celui 


qui fabrique ou porte des hottes. — 
Boutek, bouteg, hotte. 


BOU 


BOUTEIES. Ua des pluriols de botex, 
chaussure. Yor. STE. 


BOUTEIN (boute-in), v. a. Y. Pousser, 
chasser dehors ; p. boutet, 


BOUTEK, BOUTEG, s. m. Hotte; pl. 
boutegou (bouteg-ou). 


BOBTET, adj. et participe. Rance, 
gâté, parlant de la viande, du poisson, 
— Bouta, se gâter. Boutet eo ar c’hik. 
la viande est gâtée. 


BOUTIN, adj. Bangl, commun. Fourn. 


boutin, four banal 


BOUTOU, s. pl. m. Un des pluriels de 
, Chaussure. Voy. BSTEZ. 


BOUTOU-8E8R, 8. pl. m. Cette ex- 
pression siguifie au propre des sou- 
lera courts; elle s'emploie pour dé- 
signer un jaloux, une jalouse en 

, 60 amour. VOy. JALOUX, à 
mon Noureau Dictionnaire 1869. Bou- 
tou berr e deux, elle est jalouse de son 


BOUTOU-K0AT. C'est le pluriel de 
botez-koat, sabot. 


BOUTOUN, s. m. Bouton des vête- 
ments; pl. ou. 


BOUTOUNA, v. a. Boutonner; p. et. 


BOUTOU-PRENN, pluriel de botes- 
prenn, 8. Î. Sabot. 


BOUZAR, adj. et 8. m. Sourd, 

BOUZARA, v. a. Assourdir; p. et. 

BOUZARAAT, v. n. Devenir sourd; p. 
bousareat, bousareet. On dit mieux, 
dont da vexsa bousar. 

BOUZAREZ, 8. L Femme sourde; pl. 
ed. 

B002EL, s. m. Y. Le même que beu- 
sel, du Léon. 


BOUZELLENN, a. L Born: pl. bou- 
sellou, masc. 


SOUZELLOU, s. pl. m. Pluriel irré- 
gulier de bouzellenn. 


BRA 69 


BOUZIL, s. m. Le mème que beuxel. 


BOVELENN, 8.1. Mulot, museraigne; 
pl. ed, 


80Z, 8. L Le creux de la main. 


BOZAD, 8. L La contenance du creux 
de la main. 


SOZELENN, 8. f. (anc.) fiente des 
petits animaux. 


BOZENN, 8. f. Cbrysanthème, plante. 


BOZENN-VELEN, 8. 1. Chrysanthème 
jaune. 


BDZENN-WENN, 8. L. Chrysanthème 
blanche. | 


BRASANS, 8. m. Forfanterie. 


| BRASANSAL, v. n. Se vanter, faire le 
fanfaronu. Ce verbe se conjugue avec 
l’auxiliaire ober. Brabansal a ra, il se 
vante. 


BRABANSER, 8.0. Faofaron, railleur; 
pl. ten. 


BRABRAO, 8. m. Joujon, des joujoux. 
Il faut avouer, en passant, que ce mot 
qui est un terme enfantin, et qui ren- 
erme deux fois la lettre R, est bien 
bien mal choisi pour des petits en- 
fants. Il est composé de l’adjectif brao, 
beau, répété. 


BRAE, 8. L. Broyon, broie, instru- 
ment pour broyer le lin, le chanvre; 
pl. braeou. 


BRAEA, v. a. Broyer, parlant du lin, 
du chanvre; p. braeet. 


BRAEER, 8. m. Broyeur du lin, du 
chanvre; pl. ten. 


BRAGAL, v. n. Folâtrer, se divertir, 
faire le beau, se payaner, parler avec 
affectation, se donner trop de licence, 
piaffer, parlant d'un cheval. Ce verbe 
se conjugue avec le verbe auxiliaire 
gher. Bragal a ra, il se pavane. 


BSRAGALDIEZ (anc.). Affiquels. 


BRAGAOUA, v. a. Mettre un enfant 
en culotte; p. bragaouet. 


70 BRA 


BRAGART, adj. (anc.) Brave, coura- 
geux. 


BRAGEER (brag-eer), 8. m. Qui fait 
le petit maître, qui se pavane. 


BRAGEIN (brag-e-in), v. n. Y. Le même 
que bragal. 


BRAGEREZOU (brag-erezou), 8. pl. m. 
Affiquets, parure, objets de toilette 
des femmes. 


BRAGEZ (brag-ez), s. m. Culotte; pl. 
bragou, masc. Voy. BRAGOU. 


BRAGEZ (brag-ex), 8. m. Germe des 
graines. 


BRAGEZA (brag-eza), v. a. Culotter, 
mettre la culotte à: p. et. En em vra- 
geza, se culotter, mettre sa culotte. 


BRAGEZI (brag-ezi), v. n. Germer, 
parlant des graines. 


BRAGOU, 5. pl. m. Pluriel de bragez. 
culotte. Bragou braz, culottes des pay- 
sans bretons; elles sont larges et 
courtes et se nouent aux genoux. El- 
les ont presque complètement disparu 
pour faire place aux pantalons. Bra- 
gou braz est un nom que, par ironie, 
on donne aux paysans bretons. Ainsi 
sont faits les gens : ils tournent nos 
paysans en ridicule, parce que ceux-ci 
portent un genre de culotte qui, dans 
un pays pluvieux et boueux comme 
le nôtre, est plus rationel que le pan- 
talon. Voy. au mot PENGENN ce qui est 
dit d'une autre mode de la Basse-Bre- 
tagne. 


BRALL, 8. m. Branle de cloches; 
secouement en général. 


BRALL-KAMM, s. m. Sorte de danse 
très-animée, appelée Branle en fran- 
çais. Ce mot est composé de brall, 
secouement, et de kamm, boîteux; 
sans doute parce qu'il y a certaines 
mesures ou passages de la danse pen- 
dant lesquels on n'a qu'un pied à terre. 


BRALLA, v. a. Secouer, remuer vio- 
lemment. Bralla ar c'hleier, sonner les 
cloches en branle ou à la volée. 


SRAMM, 5. m. Pet; pl. ou. 


BRA 


BRAMMEIN (bramm-e-in), v. n. V. Pé- 
ter, p. brammet. 


BRAMMER, 8. m. Péteur ; pl. ten. 
BRAMMEREZ, s. f. Péteuse. 


BRAMMET, v. n. Péter. Ancien inf- 
nitif bramma, sur lequel il se conju- 
gue. 11 se conjugue le plus souvent 
avec le verbe auxiliaire ober. 


BRAMM-RONSED, 5. m. Pétarade de 
cheval. À la lettre, pet des chevaux. 


BRAMM-SUGELL (sug-ell), 8. m. Pet 
criard et tratnant. À la lettre, pet 1ong 
comme la corde qui sert à amarrer le 
foin sur la charrette. Voy. SUGELL 


(sug-ell.) 
BRAN, 8. f. Corbeau; pl. brini, m. 


BRAN-ANN-DOUR, 6. L. Alcyon. À Ia 
lettre, corbeau de l'eau. 


BRAN-AOT, s. f. Corbeau gris; pl. 
brini-aot. — Bran, corbeau; aot, ri- 
vage de la mer. 


BRAND, s. m. Y. Lit suspendu. 


BRANDON, s. m. V. Bouchon ou en- 
seigne de cabaret. 


BAANELL, 8. L. Béquille; pl. ou. Bra- 
nell-treid, échasse. À la lettre, béquille 
des pieds. 


BRANELL, 5. f. Tourniquet, sorte de 
jeu de hasard. C'hoar ar vranell, jouer 
au tourniquet, jeu du tourniquet. 


BRANELL, 8. f. Calecon, et aussi, 
loquet de porte. 


BRANELL, s. L. C. Le traversier de la 
charrue. 


BRANELLAT, v. n. Jouer au tourni- 
quet. Voy. BRANELL. 


BRANELLEK, 8. m. Qui marche ordi- 
nairement avec des béquilles. Ce mot 
est on nom de famille très-commun. 


BRANELL-TREID, 8. L. Echasse; pl. 
branellou-treid. À la lettre, béqui le 
des pieds. 


BRA 


B8ANK, s. m. Branche d'arbre, etc.; 
pl. ou. | 


BRANKEK, adj. Branchu. 


BRAN-LOUET, s. f. Corneille, oiseau ; 
pl. brini-louet. — Bran, corbeau; 
louet, de couleur grise. 


BRANSELL. 8. f. Berceau, petit lit 
établi de telle sorte que l'on pent y 
bercer les enfants. — Brañsella, ber- 
cer, agiter. 


BRANSELLA. VOy. BRARSELLAT. 


BRANSELLAT, v. a. Bercer, agiter, 
balancer, chanceler ; p. bransellet. 


BRANSIGELL (brañ-sig-ell), 8.1. Balan- 
coire, escarpolette; pl. ou. 


BRANSIGELLA (brañi-sig-ella), v. n. 
Se balancer sur l’escarpolette; on 
l'emploie aussi au sens de cahoter; 
p. et. Brañsigellet omp er c'harr-ma, 
pous sommes cahotés dans cette voi- 
ture. 


BRAU, BRAV, adj. Gentil, joli. Com- 
paratif, braoc'h, bravuc’h; superlatif, 
ata. 


BRAO-BRAC 1 interjection, bravo! 
BRAOAN ; T. Superlatif de brao, beau. 
SRAO-BRAZ, ady. Parfaitement. 

a ADD, 8. m. (anc.) Frère, pl. bro- 


SRAO-DOGE, adj. Très-beau. À la let- 
tre, beau Dieu, beau comme Dieu. 


BRADIGOU (braoi-gou), 8. pl. m. Des 
joujoux.— Brao, joli, du plutôt braoik, 
diminutif de brao, et ayant le mème 
sens que brad, mais s'appliquant à de 
petts objets. 


BRAOK, 8. m. Surmulet ou bar, 
poisson ; pl. braoged (braog-ed). 


SRAQUED, s. m. Y. Breuvage, bois- 
son. 


BRADUNENN, BBINENN, 5. f. V. Miette, 
petit morceau de pain ou autre denrée. 


BRA 71 


BRAS (brds), adj. et ady. Grand, gros, 
très. Voy. 8RAZ. Le Bras est un nom de 
famille très-commun. 


BRASA (brd-sa); superlatif de bras, 
grand. 


BRASAAT (brd-saai), v.a.et n. Agran- 
dir, croitre, grossir; p. braseat, bra- 
sect. — Bras, grand, gros. 


BRASOC’H (brd-soc'h); comparatif de 
bras, grand. 


BRATELLAT, v. a. Tromper; p. bra- 
tellet. 


BRAU, adj. V. Beau. Voy. BRA0. 
BRAV, BRAO, adj. Beau, joli. 


BRAVAAT, v. n. Embellir, s’embellir; 
p. braveet, braveat. Ce verbe se conju- 
gue avec l’auxiliaire ober. 


BRAVENTEZ, 8. L. Beauté. Evitez ce 
substantif, et tourneg la phrase par 
l'adjectif brao. 


BRAZ (brdz), adj. Grand, gros, solen- 
nel. Comparatif, brasoc'h (brd-soc'h); 
superlatif, brasa (brd-sa). 


BRAZ (brdz), adv. Beaucoup, très. 
Aas, très-loin. Rrag-bras, très- 
joli. 


BRAZAC'HUZ, adj. Orgueilleux. J'ai 
trouvé ce mot ainsi écrit. Je pense 
qu’on a voulu dire bosac'huz. Yor. 
BOSAC'H, 


BRAZED, s. m. Méteil, seigle et fro- 
ment mélés. 


BRAZES, adj. V. Enceinte, parlant 
d'une femme. — Hras, gros, grosse. 


BRAZEZ, adj. Le même que raser. 
Grek rases. femme enceinte. He vamm 
a (00 brases diwar-n-ezhan, sa mère 
était enceiute de lui. 


BRAZEZEIN (braxez-e-in), v. a. Y. 
Éogrosser; p. brazezet. 


BRAZEZI, v. a. Engrosser, rendre 
enceinte; p. braseset. — Ce mot dérive 
de bras, gros, grosse. 


72 BRE 


BRAZOGER, 8. m. Réchaud à charbon; 
pl. ou. 


BRE, 8. f. V.T.C. Broyon, broie, ins- 
trument pour broyer le lin, le chan- 
vre, pl. breou. 


BRE, 8. m. (anc.) Peine, difficulté, et 
aussi montagne. 


BREL, v. a. T. GC. VOy. BRAEA. 


BREAC'H, 8.f. Bras du corps humain; 
pluriel duel divreac’h pour diou breac'h. 
Voy. HI, pour les pluriels duels. 


BREAC’H, 8. f. Bras de civière, bras 
de fleuve, de rivière, aile de moulin; 
pl. breac’hiou. 


BREAC'H, 8. L. Petite vérole, variole, 
et aussi vaccin. Ne fell ket d'in e ve 
lekeat ar preac'h d'an bugel, je ne veux 

as faire vacciner mon enfant; à la 
ettre, je ne veux pas qu’il soit mis 
du vaccin à mon enfant. Ce mot a pour 
radical breac’h, bras du corps humain. 


BREAC'H-VOR, 8. L Bras de mer; 
pl. breac’hiou-vor. — Breac'h, bras de 
fleuve, etc., et mor, mer. 


BREC'H, 8. L. Y. T. C. Bras du corps 
humain; pluriel duel, divrec’h, pour 
dm brec'h. Y. et diou brec'h, T. C. 
Voy. 01 pour les pluriels duels. 


BREC'H, BRIC'H, adj. Y. Bigarré, ta- 
cheté, pommelé. Voy. BRIZ. 


BREC'H, 8. f. Y.T. C. Petite vérole, 
variole, vaccin. Voy. BREAC'H, petite 
Yérole, vaccin. 


BREC'H, 8. L. Y. T.C. Bras de civière, 
bras de fleuve, aile de moulin; pl. 
brec'hieu. Y. Brec'’hiou. C. Brec'hio.T. 


BREC'H, adv. Y. Presque, à demi. 
Brec’h-meo, uu peu ivre; Yor. BRIZ. 


BRECHAD, BRECHIN, 8. pl. m. Brins 
de bois que les pauvres ramassent dans 
les forêts. Voy. BRECHENN. 


BREC’HAD, BRED'HAT, 5. £. Y. Voy. ce 
dernier. 


BREC'HAGN, ad). Stérile, parlant d'une 
femme ou d'une bête femelle. 


BRE 


BREC'HAT, 8. f. Y. Brasgée, ce qu'on 
peut saisir avec les deux bras. — 
Brec'h, Y. Bras. 


BREC'HATAT, v. a. V. Embrasser en 
serrant avec les bras, et par amitié: 
pl. brec’hatet. — Brec'h. Y. Bras. 


BRECHED. Y. YOT. BRUCHEO. 


BREC'HEIN, BRIC'HEIN (brec’h-e-in), 
Y. a. Y. Bigarrer, tacheter; pl. brec’het, 
rie et. — Brec'h, bric'h. Y, adj. Te- 
cheté. 


BREC'HELLEIN (brec'h-elle-in). vw. a. 
V. Le même que le précédent. 


BRECHENN. Ce mot n'est pas usité au 
singulier. Voy. son pluriel BRECRAD. 


BREC'HIEU, a. pl. L. Y. C'est le plu- 
riel de brec'h, bras de civière, aile de 
moulin. En Vaunes on appelle brec'hieu 
enn ilis, la partie d’une église qui 
forme la croix. 


BRECHIN. Voy. BRECHAD. 


BREC'HON, s. pl. m. Y. Pluriel ir- 
régulier de brec'honenn, miette de 
pain, etc. 


BREC'HONEIN (brec’hon-e-in), v. a. Y. 
Emietter, rompre men: p. brec'honet. 


BREC'HONEK, 8. m. V. La langue bre- 
tonne. Voy. BREZOUNEN. 


BREC'HONENN, s. L. Y. Miele, petit 
morceau d'une chose bonne à manger; 
pl. brec'hon, masculin. 


SREDER, s.pl.m. V. pluriel irrégulier 
de brer, Y. frère. P 


BREER, 8. m. Y. T. C. Broyeur: pl. 
breerien. En Vannes. breerion. — Brea, 
broyer. 


BREGAS, BREGES, 8. m. Y. Rot, fla- 
tuosité de l'estomac; pl. eu. 


BREGASEIN (brega-se-in), v. n. Y. 
Roter; p. bregaset. 


BREGES (breg-es), 8. m. Yor. BRESMS. 


BREGESEIN (breg-e-se-in), v. n. 1. Le 
même que bregasein. 


BRE 


BREIC'H (bre-ic'h), 8. L. Y. Bretagne. 
Voy. HEH et composés. 


BREIES (bre-ier); pluriel irrégalier 
de breg. 


BREIN (bre-in), adj. Pourri. 
UREINA (bre-ina), v. n. Pourrir; p. 
breinet. 


BREINADUREZ (bre-inadures), 8. f. 
Peu usité. Pourriture. 


BREIN-KRIGN (bre-in), 8. m.Gangrène, 
carie. — Brein, ad]. Pourri, et krignat, 
ronger. 


BREIL (bre-is), 8. L. Bretagne, contrée 
de la France. Ce mot a formé beau- 
coup de composés. Voy. ci-après : 


BREIZAD, BREIZIAD (bre-izad), 8. m. 
Qui est né en Bretagne, pl. breisiz, 
breisaded. 


BREIZADEZ, BREIZIADEZ; c'est le fé- 
minin du précédent. 


BREIZ-ARVORIK {dbre-is), 8. f. Partie 
de la Basse-Bretagne qui est très- 
voisine des côtes de l'Océan. Voy.ARVOR. 


BREIZEL, 8. m. Orthographe vicieuse. 
Voy. SREZEL, maquereau. 


AREIZ-HUEL (bre-{x). 8. L La partie 
de la Bretagne qui est dans l'intérieur 
des terres; à la lettre Haute-Bretagne, 
expression fort juste, puisque l'altitude 
eat plus grande dans j’intérieur que 
sur les bords de la mer. 


BSEIZ-HUELAD(bre-13), et aussi breiz- 
uc’helad, en Cornouaille, 8. m. Qui est 
né dans la Haute-Bretagne. Voy. le 
précédent. 


BREIZIAD. Yor. BREIZAD. 
BREIZIADEZ, féminin du précédent. 


BREIZ-IZEL (bre-is) s. L Basse -Bre- 
tagne ou la partie de la Bretagne qui 
atoisine les côtes de l'Océan. A ls lettre, 
Bretagne basse. Cette expression est 
fort juste, puisque le sol s’abaisse en 
approchant de la mer. 


BRE 73 


BREIZ-IZELAD (bra-s), 8. m. Habi- 
tant de la Basse-Bretagne ; pl. breis- 
(Gelt. Voy. le précédent. 


BREIZ-KIK. Beaucoup de personnes 
prononcent ou écrivent ainsi ce mot; 
je pense qu'il faut dire et écrire briz- 
kik. Voy. ce mot composé. 


BREIZ-UO'HEL, 8. L. C. VOY. BRELZ- 
HUEL. 


BREIZ-UC'HELAD (bre-is), 8. m. Ù. 
Voy. SREIZ-HUELAD. 


BREIZ-VEUR (bre-is), 8. f. L'Angle- 
terre. — Breit, Bretagne, et meur, 
grand. On dit aussi Bro-Zaos. 


BREIZ-VINAN (bre-ix), 8. L. La Breta- 
Eng française ou petite Bretagne. — 
Breis, Bretagne, et brhan, petit. Cette 
appellation forme opposition à Breis- 
veur. 


BRELIM, SLERIM. VOY. BREOLIM. 
BRELIMA, BLERINA, Yar. BRECLIMA. 


BRELIMER, SLERIMER. VOY. BREOLIMER, 


BRELL, adj. et a. m. Brouillon, far- 
fouilleur, qui met le désordre partout 
dans une maison. 


BRELL, S. m. Perche, poisson ; pl. ed. 
BRELL, s. m. V. Branle de cloches. 


BRELLA, v. à. Mettre en désorüre. 
Voy. BRELL, ad). 


SRELLAT, v. H. V. Chanceler, 


BRELLE, 8. m. Y. Jachère, friche. On 
dit aussi Berle. 


BRELLEZ, 8. L. Femme brouillonne 
et qui met tout en désordre dans une 
maison. VOy. BRELL, adj. 


BREMA, BREMAN, adv. Maintenant, 
actuellement. Ces deux adverbes qui 
ont la même consonnance finale que 
ama et aman, suivent les mêmes rè- 
gles que ces deux derniers pour l’em- 
ploi. Voyez-y. 


SREMAIK (brema-ik), ady. Bientôt, 
tout-à-l'heure. C'est le diminutif de 
brema. 


10 


74 BRE 


BREMAN. YOT. BREMA. 


BREME, adv. C. Maintenant, actuel- 
lement. 


BREN, 8. m. (anc.) Roi. 
BREN, BRE, 8. m. (anc.) Montagne. 


RENE, s. m. Nageoire de poisson ; 
pl. ou. 


BRENN, 8. m. Son de la farine. — 
Milin-brenn, à la lettre, moulin à son; 
il s'entend, en style trivial, de l'anus 
du cheval. Brenn bleud segal, du son 
de seigle. 


BRENN, s. m. V. Merde, excrément. 
BRENN, BREN, s. m. (anc.) Roi. 


BRENN, s. m. Y. Jonc, plante. Voy. 
BROENN. 


BRENNEK, adj. Qui renferme beau- 
coup de son. — Bara brennek, du pain 
rempli de son. 


BRENNERK, adj. Y. Sali de merde, et 
aussi rempli de joncs. En ce dernier 
sens broennek est plus régulier. 


BRENN-HESKENN, 8. m. Sciure de 
bois ; à la lettre, son de scie. 


BRENNID, s. m. Poitrine considérée 
à l'extérieur et par rapport aux vête- 
ments ; on dit aussi askre. 


BRENNIOA, v. n. Se battre à la ma- 
nière des coqs en se heurtant la poi- 
trine. 


BRENNIDAD, 8. m. Ce que peut ren- 
fermer la partie des vêtements qui 
correspond à la poitrine. — Eur bren- 
nidad avalou, à la lettre, une poitrinée 
de pommes. 


BRENNIG, BRENNIK. Voy. ce dernier 
mot. | 


BRENNIGA, v. n. Pêcher le coquil- 
lage qu'en Bretagne on appelle bren- 
nik. 


BRENNIGER (brennig-er),8.m. Pêcheur 
de brennik. Voy. ce mot. 


BRE 


BRENNIK, BRENNIG, s. m. Coquillage 
de mer qui s'attache aux rochers que 
la mer couvre et découvre. Il est uni- 
valve et a la forme d’un cône dent la 
base est à peu près égale à la hauteur. 


SRENN-IUZAZ, s. m. En termes fa- 
miliers on appelle ainsi les taches de 
rousseur ; à la lettre, son de Judas. 
Les personnes qui ont les cheveux 
rouges ont d'ordinaire des taches de 
rousseur assez semblables à des brins 
de son. Or, Judas avait les cheveux 
rouges. 


BRENNYN, BRENN, 8. m. (anc.) Roi. 
BRENT, BERT, 8. m. Y. Plaidoyer. 
BRENTAOUR, 8. m. Y. VOY. BRETOUR. 


BRENTEIN (breñt-e-in), v. n. Y. Et 
aussi bertein ; plaider ; p. brentet. 


BRENTOUR, s. m. V. Plaideur ; pl. bren- 
terion. 


BREO. Je ne sais ce qu'est ce mot. 
On l'emploie en Cornouaille. — Breo 
eo, il peut à peine parler. 


BREO, BREOU, a. 1. Moalin à bras: 
pl. breier (bre-1er). 


BREDL, s. m. Croc de l’essienu d’une 
charrette. 


BREOLIM, BLERIM, s. 1. Meule à ai- 
guiser ; pl. ou. 


BREOLIMA, BLERIMA, v. a. Aiguiser 
sur la meule, p. et. 


BREOLIMER, BLERIMER, s. m. Rémou- 
leur; pl. ien. 


BREODU, BREO, s. f. Moulin à bras; pl. 
breier. 


BREDU, BREVOU, 8. pl. m. Sortiléges, 
magie, sorcelleries. 


BREPENN, 8. m. Y. Bâton pour re- 
muer la bouillie. 


BRER, s. m. Y. Frère, pl. berder. 
BREREGET, Y. Pluriel de brerek. 


BRE 


SREREK, 6. m. Y. Boau-frère; pi. 
brereget (brereg-et). 


BRERJAC'H, s. L. Y. Confrérie ; pl. eu. 
linan (bre-sa), v. a. Chiffonner ; p. 
€ 


BRESET (bre-set), adj. On appelle 
fers breset, un mets de Bretagne. C’est 
une pâte mêlée de sucre et d'œufs. et 
cuite au four. C'est le fars des ma- 
riages, elc. Celui qui à la campagne 
se mange en famille, se nomme fars- 
pod. Yor. FARS. Quelques-uns disent 
fers breset. 


RRESK, adj. Cassant, fragile, parlant 
des choses, et par extension, périssa- 
ble, sujet à tomber en faute, parlant 
des personnes et des biens de ce 
monde. — Break eo ar gwer, le verre 
est fragile. Bresk eo ann den, l’homme 
est fragile. 


OBESKENN, BRESKIGN, v. n. Courir 
cà et là comme vache affolée ou piquée 
mouches. 
BRESKIGN, 8. m. — Saout e breskign, 
vache affolée qui court et se tracasse 
à cause des mouches. 


BRESRIGN, BRESKENN, v. n. Voy. 
RIEN, C. N. 


BRESYCH, s. m. (anc.) Chou, légume. 


BRET, 8. m. Concours entre élèves 
et écoliers. 


BRETAT, Y. a. Y. Plaider, quereller ; 
D. bretet. On dit aussi bertein. 


SRETE, 8. m. (anc.) Combat. 

BRETERECH, 8. m. Y. Querelle. 

SRETON, 8. m. Y. T. C. ; pl. et. Yor. 
LA: 

BRETONEZ, 6. L V. T. C.; pl. et. 
YOy. DRETOUNEZ. 


SRETOUN, 8. m. Breton, né en Bre- 
tagne ; pl. ed. 


BRETOUREZ, 8. f. Bretonne, née en 
Bretagne ; pl. ed. 


BRE 75 


BRETOUR, s. m. Y. Querelleur, plai- 
deur ; pl. breterion. 


BRETUGENN, BURTUGENN. Voy. BRU- 
TUGENN (brutug-enn). 


BREUD, BREUT, 8. m. Plaidoyer. Sans 
pluriel en ce sens. VOy. BREUJOU, BREU- 
DRU. 


RREUDEUR ; pluriel irrégulier de 
breur, frère. Ar breur, ar hreudeur. 


BREUDOU. Voy. 8REUJeU, 


BREUGEREZ, s. m. Cri de l'âne. Yor. 
BREUGI. Prononcez breug-erex. Evitez 
ce mot. 


BREUGEUD, BREUGEUZ, (breug-eud). 
Voy. BREUGEUZ. 


BREUGEUDI, BREUGEUZI, (breug-eudi. 
Voy. BREUGEUZAT. 


BREUGEUZ (breug-eux), 8. m. hot, 
flatuosité de l'estomac ; pl. ou. 


BREUGEUZAT (breug-eusat), v. n. 
Boter: p. breugeuzet. 


BREUGEUZI (breug-euzi), v. n. Roer: 
p. breugeuzet. 


BREUGI (dbreug-i), v.n.Braire comme 
les ânes ; p. breuget. 


BREUJOU, 8. pl. m. Les assises de 
la justice. — Digoret eo ar breujou, 
les assises ont commencé. 


8BREUR,s. m. Frère, degrédeparenté; 
pl. breudeur. — Ar breur, le frère ; ar 
breudeur. les frères; il a aussi le 
sens de frère (religieux). 


BREUR-GEVELL. Voy. GEVELL. 
BREURIEZ, s. f. Confrérie religieuse. 


BREUR-KAER , s. m. Beau-frère. Ce 
mot est une sotte imitation du fran- 
cala. À la lettre, frère beau. Il eût 
mieux valu couserver l'ancien mot 
breurek, brerek, lequel n'est plus usité 
qu'en Yannes, Brer, Y. frère. 


BREUR-LEAZ, 8. m. Frère de lait. — 
Breur, frère, leas, lait. 


70 BRE 


BREUR-LIK, s. m. Frère convers, 
terme de couvent. — Breur, frère ; 
hk, laïque. 


BREUR-MAGER, 8. m. Frère de lait. 
Kink frère; mager (mag-er), nour- 
er. 


BREUT, s. m. Plaidoyer. Sans pluriel 
en ce sens. VOY. BREUJOU. 


BREUTAAT, v. n. Plaider, discuter; 
p, breutest, breuteat. 


BREUTAER, s. m. Plaideur; pl. ten. 


BREUZAT, v. a. Pesseler, parlant du 
lin, du chantre; p. breuxet. 


BREVA, v. a. Ecraser, broyer, piler; 
p. brevet. 


BREVI. Le même que breva. 


BREVIAL, BREVIEL, a. m. Bréviaire; 
ar brerial. Quelques auteurs le disent 
du genre féminin et prononcent : ar 
treutal. Lavaret he vorevial, lire son 
bréviaire. 


BREVOU, s. pl. m. Voy. BREGU, magie. 
BREZA, v. a. Le même que breva. 
BREZE, BRIZI. Voy. ce dernier. 


BREZEK-HA-BRIZIK. VOY. BREZIK-HA- 
BREZEK. 


BREZEL, 8. m. Guerre, et aussi persé- 
cution religieuse; pl. tou. 


BREZEL, s. m. Maqucreau, poisson; 
pl. bresili, brisili. 


BREZEL-BRO, s. m. Guerre civile. 
— Brezel, gucrre; bra, pays. À la let- 
tre, guerre du pays. Mont d'ar brexe!, 
partir pour la guerre. 


BREZELEIN (brexel-e-in), v. n. V. Faire 
la guerre. 


BREZELERAAT, Y. H. Combattre, faire 
la guerre; p. brexelekeet, breselekeat. 


RREZELERAER, s.m. Guerrier, homme 
de guerre; pl. ten. 


BRI 


BREZELIAD, s. m. Guerrier, homme 
de guerre: pl. breselidi. 


BREZELOUR, s. m. V.Guerrier, homme 
de guerre ; pl. brexcelerion. 


BREZEL-SANTEL, s.m. Guerre sainte, 
croisade en Terre-Sainte. 


BREZER-MEIN (me-in), s. m. Casseur 
de pierres sur les rontes. — Breser, 
dérivé de bresa, breva, briser: mein, 
des pierres. 


BREZIK-HA-BREZEK, ad). Se dit d'une 
personne très -empressée, très-re- 
muante pour ne rien faire. On dit aussi 
brezik-brezek, bresek-brexsik. 


BREZONERK, 8.10. T.C. VOy. BREZOUNER. 
BREZONEKA. VOY. BREZGUNENA. 


BREZOUNEK, s. m. La langue bre- 
tonne. 


BREZOUNEKA, v. n. Parler breton. 
Les paysans bretons articulent très- 
mal : 15 parce qu'ils nasillent pour se 
rendre plus intéressants et attirer la 
commisération ée leurs supérieurs; 
2° parce qu'ils se pressent trop en par- 
lant et qu'ils avalent la moitié des 
mots; 3° parce qu'ils ouvrent peu la 
bouche et desserrent à peine les dents. 


BRIAD, 8. f. Brassée, ce qu'on peut 
emporter avec les deux bras; pl. ou. 
Ce mot a perdu la trace de son radical 
qui est breac'h. bras. lL n'en est pas de 
même en Vannes; on y dit brec’ha!, 
brassée, mot dérivé de brec'h. Y. Bras. 
— Que de mots de ce genre on trouve 
dans le dialecte de Vannes, le dialecte 
conservateur par excellence. Entr'an- 
tres exemples, je citerai brerek, beau- 
frère, mot qui dérive de brer, Y. frère; 
mammek, belle-mère, mot qui dérive 
de mamm, mère; c'hoerek, tadek, sont 
dans le méme cas. Je vous le de- 
mande, ces mots n'ont-ils pas le ca- 
chet breton? Peut-on en dire autant 
des mots breur-kaer, mamm-gaer, lad- 
kaer, c'hoar-gaer, du Léon, mots qui 
sont la sotte imitation et la traduction 
littérale de substantifs qui, en français, 
n'ont qu'une valeur fantaisiste et qui 
ne donnent rien à l'analyse. — J'ai 


BRI 


dit que le dialecte de Vannes était le 
dialecte conservateur par excellence. 
Que dire en effet de ce dialecte qui a 
su, mieux que tout autre, conserver 
les anciennes traditions? C'est ainsi 
qu'on y retrouve, encore aujourd'hui, 
les pluriels en eu qui étalent en usage 
au vie siècle; on y retrouve aussi la 
lettre 8, la lettre finale T qui, pour 
les substantifs et les adjectifs, étaient 
en usage à ja même époque. Par un 
soi-disant motif d'adoucissement, on 
y a substitué les lettres finales Z et D, 
cæ qui a jeté un grand trouble dans 
les dérivés de ces adjectifs et sub- 
stantifs. Le mot briad qui nous oc- 
cape, en est un exemple. Autrefois 
ou l'écrivait briat, et on en formait 
tout naturellement briata, briataat; 
aujourd'hui, il faut faire un grand 
effort d'esprit ponr trouver la racine 
de ces derniers. L’adjectif bras, grand, 
ct une foule d'autres sont dans le même 
cas. Autrefois, on écrivait bras, et on 
fvrmait sans difficulté le comparatif 
brasoc'h et le superlatif brasa, ce qui 
n’a plus lieu aujourd'hui. Ces modifi- 
cations ont aussi jeté un graad trouble 
dans les règles d'euphouie. Voyez à 
ce sujet ce qui est dit an mot MUABLE 
de mon Nouteau Dictionnaire 1869. 


SMATA, BRIATAAT, v. a. Embrasser 
en sautant au cou et serrant avec les 
bras. — En em vriala, en em vriataat, 
sembrasser dans ces conditions; p. 
briatet. — Brad. brassée. 


BRIATAAT, Y. a. VOY. BRIATA. 
BBIC'H, BREC’H, adj. et adv. Yor. 
EC'H, Y 


BRIC'HEIN, BREC'HEIN, v. a. V. Mou- 
cheter, bigarrer ; p. bric’het, brec’het. 
— Bric’h, brec'h. Y. Tacheté. 


BRIC'HELLEIN (bric'helle-in), v. a. Y. 
Le même que les précédents ; p. bri- 
c'hellet. 

SUC'MENN, 8. f. V. Tache de rous- 
ser. 

SD, s. ro. Bride de cheval ; pl. ou. 


RIR, v. a. Brider, parlant d'un 
> p. et. 


BRI 77 


BRIOOL, s. m. (anc.) fronde, Yor. 
TALB, 


BRIDOU, s. pl. m. Brides de meule. 


BRIEK, nom de lieu. — Sant-Briek, 
Saint-Brieuc, ville. 


BRIENENN, 8. L. Miette, petit mor- 
ceau de pain onu autre denrée : pl. 
bren. brienennou. 


BRIENN, 8. L T. G. Tache de rous- 
seur ; pl. ou. 


BRIFA, v. n. Manger gloutonnement: 
D, et. 


BRIFAOO, YOT. BRIFAOT. 


BRIFAOT, s. m. Grand mangeur, 
goulu ; pl. ed. 
BRIGNENN, 8. m. Gruau. 


BRIGNENN-LOG0D, 8. L. Joubarbe, 
oreille-de-souris, plantes. 


BRIGNENNET,ad).— Kaol brignennet, 
des choux à vache. 


BRIK, s.m. C. Mesure pour les grains 
et pesant environ 80 kilogrammes 
d'après Le Gonidec. 


BRIKAD, 8. m. GC. La contenance de 
la mesure appelée brik en Cornouaille. 


BRIKELLAT, v. a. Y. Bigarrer, p. bri- 
kellet. 


BRIKENN, s. f. Brique; pl. ou. 

BRIKENNER, s. m. Briquetier ; pl. ien. 

BRIKENNERI, 8. f. Briqueterie; pl. 
brikenneriou. Ce mot est contracté pour 
brikenner-ti, maison de briquetier. 

BRIKET, adj. Tacheté, moucheté. 

BRIKEVAL, s. f. Voile de navire ap- 
pelée tapecu ; elle est placée à l'arrière 
du bateau. 


BRIKOL, 8. m. C. Ruse, subterfuge; 
pl. tou. 


78 BRI 


BRIKOLAT, v. n. C. Ne agir sis- 
cèrement; p. brikolet. pee 


BRINBALAT, v. a. Carillonner; p. 
brinbalet. 


BRINBALEREZ, s. m. Carillon des 
cloches. 


BRINENN, 8. f. Y. Le même que 
brienenn. 


BRINIDENN, 8.f. Bavette d’un tablier. 
BRINNIGA. VOY. BRENNIGA. 
BRINNIK. VOY. BRENNIR. 


BRINSAO, s. m. Menu bois que ra- 
massent les. pauvres. Ce mot, étant 
considéré comme substantif collectif, 
s'emploie comme pluriel. Ainsi, en 
parlant de ces morceaux de bois, on 
dirait, ar brinsad-xe n'int ket seac'h, 
ce menu bois n'est pas sec. 


BRIS, HI. Voy. ce dernier. 


BAITH, BRITT, adj. (anc.) Qui est 
peint. 


BRIZ, BAIS, adj. Bigarré, tacheté, 
pommelé, marbré. — Le Bris est un 
nom de famille fort commun; on le 
prononce comme en français Le Brisse. 
Voy. BREI, adj. 


BRIZ, adv. Ce mot placé devant un 
substantif, prend le sens de demi, 
mauvais en son genre, presque. Eur bris 
kienved, une demi-maladie, pour dire 
une indisposition. Briz-meo, à demi- 
ivre, presque ivre. En Vannes on dit 
dans le même sens : brec'h-meo, un 
peu ivre. Eur brix kristen, un mau- 
vais chrétien. 


BRIZA. VOy. BMZELLA. 


BAIZELLA, v. a. Moucheter, mar- 
queter ; p. ef. 


BRIZELLET, adj. Tacheté, moucheté. 


BAIZENN, a. f. Tache de rousseur, 
lentille au visage ; pl. brisennou, bris. 


BRIZENNEK, adj. Qui a des taches de 
rousseur. 


BRO 


SBIZ-FASUTA, v. a. et n. Fêler, se 
féler ; p. bris-faoutet. Ce mot est com- 
posé de bris, à demi; faouta, fendre. 


BRIZ-KIK, 8. m. Viande entrelardés. 
lann Bris, bigarré, et bik, viande. 


BSIZ-KLENVEB, s. m. Indisposition, 
légère maladie. — Pris, à demi; klen- 
ved, maladie. 


BRIZI, BREZIL, 8. m. Tan pour faire 
les mottes à brûler. Voy. BODERa- 
BRIZI. 


BRIZILLON (L mouillées), s. m. Clo- 
chette que l’on attache au cou des bes- 
tiaux. 


BRIZILLONIR (L mouillées), s. m. C'est 
le même que le précédent, dont il est 
le diminutif; c'est une petite clochette. 


BRO, 8. L. Pays, contrée ; pl. broio. 
— Ce mot s'employe aussi au sens de 
compatriote; mais alors son pluriel 
est brois (bro-ts). . 


BAOAD, s. f. Et mieux, broad-fud, 
nation, peuple; pl. ou. 


BROAD-TUD, s. L. Peuple, nation, 
tribu. 


BAOCH. On dit e-broch, en perce, 
parlant d'uu tonneau de vin. 


BROC'H, s. m. Blaireau, taisson, ani- 
maux; pl. ed. Voy. LOUZ, 8. m. 


BAOC’H, 8. f, Y. Cotillon. jupe. Voy. 
nn 


BRO-C'HALL, 8. f. La France. — Bro, 
pays; gall, gaulois. Mont a rann da 
Vro-C’hall, je vais en France. 


BROCHAT, v. a. Tricoter; pl. brochet. 
Voy. BROCHENN. 


BROCHENN. Y. YOT, BRECHAD, BRECHIN. 


BROCHENN, s. L Aiguille à tricoter; 
pl. ou. 


BROCHENNEIN, v. n. V. Ramasser 
des brins de bois pour chauffage. (Bro- 
chenn-e-in.) 


BRO 


BROCHIK. On dit érouc’ha brochik da 
eur bugel, sevrer un enfant. 


BROSEUR, C'est le pluriel de braod 
nel frère. 


BAOENN, s. pl. m. ; phariel de broen- 
men. 


SACENNEK, ad). Rempii de Joncs. 

BROENNENN, 5. 1. Plant d 5 pl. 
rom, me Ga 1000, des Dante b; 
jonc. 

BASENN-VOR, s. pl. m. Du jonc 
marin. 


RER, SROEV, s. L Charette lon- 
gue ; pl. broeviou. 


BADEV. Voy. braeg, 


RAOEZ, SROUEZ, 8. L Emportement 
dans la colère. 


BAOEZA, BROUEZA, Y. n. Se mettre 
un peu en colère. 


SROEZEK, SROUEZEK, adj. Qui est 
kenl à s'emporter, à se meltre en 
col d 


5206, SAOK, s. m. Pot pour mettre 
du vin. Yor. sr. 


BAUG. V. Pluriél de brogonnenn, 
éclair. 


BROGON. V. Plriel de brogonenn, 
éclair. bn 





BROGONEIN (brogon-e-in), v. D. V. 
Faire des éclairs. Brogonsin a ra, il 
fait des éclairs. 


BAOGONENN, s.f. Y. Eclair sans ton- 
nerre; pl. brogon, brog. masc. 


BRIT (bro-is); pluriel de bro, com- 
patriote. 
8sox, s. m. Pot ou cruche pour 


mettre le vin. Dans le vieux français, 
on disait un broc de vin. 


MINE sd. Généreur, qu donne 








BRO 79 
1. T. Pet; pl. brommo. 


BROMMAN, v. n. T. Péter, lâcher un 
pet; p. mes. 





8, 8. m. T. Péteur; pl. ien. 


BAON, s. m. La partie où a été sai- 
gné le cochon. 





BRON, 8. m. (anc.) Meule de mou- 
lin. 


BRONCEIN (broñde-in), v. a. Y. Bro- 
der; p. C aian ) 

BRONOU, 5. m. Meurtrissere; pl. 
broñiduou. 
RHA, v. a. Meartrir ; p. broñ- 


SRONN, 5. L Mamelle, sein, téton de 
la femme; pl: divronn. Ce pluriel est 
composé de di pour diou, deux, pour 
le féminin, et de bronn. C'est un plu- 
riel duel. 


BRONNA, et mieux rei bronn da eur 
bugel, donner le sein à un enfant. 


BRONNEGEN (bronneg-en), 8. L Y. 
Saindoux, graisse de porc. 


BRONNEGEZ (bronneg-ez),8.f. Femme 
qui a de grosses mamelles. — Bronn, 
mamelle, sein. 

BRONNEK, 8. m. Y. Saindoux. 


BRONS, BROUS, 8. m. Bourgeon; 
pl. ou. 


88081, SLONS. Voy. ce dernier. 

BRONSA, v. n. Bourgeonner ; p. 
brenet. 

BRONSEIN (broñ-se-in), v.n. Y. Bour- 
geonner, pousser ; p. broñset. 

BRONZU. Yar. 

BRONZUA. Voy. 8RoRDUA. 


BROSARD (bro-sard), s. m. Brion, 
terme de marine. 





BU BRO 


BROUD, 8. m. Dard, aiguillon, clou 
de vitrier, piquant des abeilles, et en 
général tout corps pointu. Par exten- 
sion, on l’emploie au sens de remords; 
mais en ce dernier cas, il n'est usité 
qu'au pluriel broudou. Voy. ce dernier. 


BROUD, adj. Très-chaud, piquant en 
parlautdes metsfortement assaisonnés. 
Hili broud, sauce piquante. 


BROUDA, v. a. Aiguillonner, faire 
piqûre, et par extension, encourager, 
aiguillonner le zèle; p. broudet. 


BROUDEIN (broud-e-in), v. a. Y. Ài- 
guillonner, faire piqûre, élancer, par- 
laut d'un mal. 


BROUDEU, 8. pl. m. Y. Elancements 
douloureux, remords. Broudeu er gnus- 
tians. Y. Les remords de la conscience. 


BROUD-KENTAR, s. m. Molette de l’épe- 
ron. — Broud. piquant, partie pointue; 
kentr, éperon. 

BROUDOU, 8. pl. m. Remords. Brou- 
dou ann ene, les remords de la cons- 
cience. 


BROUD-TAN, 8. m. Etincelle: pl. 
broudou-t{an. 


BROUOUZ, adj. Qui fait piqûre. 
BROUED, 8. m. Lissoire de tisserand. 
BROUEZ. Yor, BROEZ. 

BROUEZA. Voy. BROEZA. 

BROUEZERK, adj. Voy. BROEZEK. 


BROUILLET (L mouillées), adj. C. In- 
quiet. 


BROUS, BRONS, 8. m. Dourgeon; 
pl. ou. 


BROUS-GWEZENN (gu-exenn), 8. M. 
Arbrisseau; pl. brous -gwes. 


BROUS-KAOL, s. pl. m. Brocolis. C'est 
le pluriel de brous-kaolenn. 


BROUS-KAOLENN, 8. L. Brocoli, lé- 
gume: pl. brous-kaol, masc. 


BRU 


BROUS-KOAT, s. m. Petit bois, bos- 
quet; pl. brous-koajou. 


BROUSKON, BROUSKOUN. VYoy. ce 
dernier. 


BROUSKOUN, s. m. C. Ce mot se dit 
des racines fourragères pour les bes- 
tiaux, comme carottes, betteraves, etc. 
U s'emploie comme pluriel, étant subs- 
tantif collectif. Yor. GRIGUENNEL. 


BROUST, 8. m. Haller: pl. ou. 
BROUSTA, v. a. Brouter; p. ê, 


BROUSTAILL (les L mouillées), s. m. 
Jeune rejeton d'un arbre. Ce mot f- 
gure parmi les noms de famille. 


BROUSTEK, adj. Plein de hailiers. 
BROUTAC'H, s. m. Chaleur d'orage. 


BROUTAC'HA, v. n. Fermenter psr 
suite de la chaleur, parlant des laïitages, 
des liquides; p. et. 


BROUTAC'HET, adj. Echaufté, aigri, 
arlant des laitages pendant les cha- 
eurs. 


BROUZ, 8. m. C. Voy. BRI, 


8ROZ, BROUZ, s. m. Jupe, cotillon. 
En Coruoualle, robe de femme en gé- 
n 


BRO-ZAOZ, s. f. Angleterre. — Bro, 
pays; Saos, Anglais. Mont da Vro-Zaos, 
aller en Angleterre. 


BRUCHED, 58. f. Jabot des oiseaux, 
poitrail de cheval, partie des vétensents 
qui correspond à l'estomac. 


BRUCHEDAD, 8. f. Ce que pent ren- 
fermer la partie des vêtements 
correspondent à la poitrine, la pléui- 
(nde du jabot d'un oiseau. Eur vru- 
chedadavalou, despommesautantqu'en 
peuvent contenir les vêtements qui 
couvrent la poitrine. Voy. BRUCHE. 


BRUC'HELLEIN (bruc’helle-in), v. n. Y. 
Mugir, rugir: p. bruc’hellet. 


RRUC'HELLEREC'H, 8. m. Y. Mugisse- 
ment, rugissement. 


BRU 


DROGHETA, v. n. En em vruchela, se 
battre comme font les coqs en se 
heurtant la poitrine. Voy. BRUCHED. 


REUB, 8. m. et L. selon quelques- 
uns. Renommée, réputation, bruit, 
nouvelle, vogue, fleur de l'âge pour une 
femme ou fille. Fur verc’h enn he brud. 
une fille dans la fleur de l'âge. Brud 
tad, bonne réputation. Gwail vrud, 
mauvaise tation. 


BAODA, v. a. Divulguer, ébruiter ; 
p. et. 


SE, v. a. V. Le même que le 
précédent. 


BAUDET, 
illustre, cé 
S0nnes. 


BAUG, BAUK, s. pl. m. Pluriel irré- 
gulier de brugenn. Voy. ce dernier. 


BAUGENN -enn), s. L Un plant 
de bruyère ; pl. . brut, masèulin, 
de la bruyère, des plants de bruyère. 


BABILLA (L mouillées), Y. n. Vomir, 
parlant d’un enfant à la mamelle qui a 
trop bo. 


BHL, adj. Voy. Brut. 


BROLO, SUBLU, s. pl. m. C’est le 
pluriel irrégulier de bruluenn. 


SAULUENN, a. f. Digitale, plante : 
pl. brulu. burlu, masculin, des plants 
de digitale et aussi des fleurs de ce 
végétal. 


SAUMENN, 5. L. Brouillard. 


SRUMENNA, v. a. Kblouir par l'éclat, 
par la lumière. 


. BBOMENNA, v. imp. Et mieux, ober 
dbrumenn, faire du brouillard. Brumenn 
e re, il fait du brouillard. 

SROMENNI. VOY. BRUMENRA. 


BRUNELLEIN, (drunelle-in), v.n. Voy. 


BGL, adj. Yor. HREL, 
BHK. SAUCHED. Voy. ce dernier. 


.Renommé. Brudet-bras, 
re, parlant des per- 


BUA 81 


BSRUSKENN, s. f, Fente de la croûte 
d'un pain. 


BRUSKENN-MEL, s. L. Rayon de miel. 
Voy. direnn, follenn. 


BRUS-KOAT. VOy. BROUS-KOAT. 


BRUS-GWEZENN (gu-esenn). Voy. 
BROUS-GWEZENN. 


BAUT, 5. m. Y. Le même que brud. 
BRUTELL. Yor. BUAUTELL. 
BAUTELLA. Yay. BURUTELLA. 
BAUTELLAD. VOY. BURUTELLAD. 


BRUTUGENN (brutug-enn). VOy. BUR- 
TUGENN. 


BRUZUN. Pluriel irrégulier de bru- 
Aunenn. 


BRUZUNA, v. a. Pulvériser, émietter, 
égruger, réduire en petits morceaux ; 
p. et. — Brusun, des miettes. 


BRUZUNENN, s. f. Mietle de pain ou 
autre denrée, partie minime, petit 
morceau en général ; pl. bruzun, m. 


BRYN (anc.). Montagne. 


BU (anc.). Bœuf, vache. Voy. BUGENN 
(bug-enn). 


BUAL, s. m. Bule, animal , pl. ed. 


BUAN, s. m. Belette, et aussi diar- 
rhée. 


BUAN, BUHAN, adj. VOy. BUHAN. 


BUANAAT, BUHANAAT. Voy. ce der- 
nier. 


BUANEGEZ (buaneg-ez), s. L Ce mot 
paraît avoir eu le sens de colère, em- 
portement. Aujourd'hui, on ne l'em- 
ploie, que je sache, qu'avec la signi- 
fication de brouille momentanée ou de 
discussion en ménage. — N'eus ti gez 
hep buanegez, il n'est pas de maison 
où il n'y ait de petites scènes par 
suite de discussion. 


BUANEK, adj. Sujet à se mettre en 
colère. 


11 


82 BUG 


BUANEKAAT, v. n. Se mettre en co- 
lère ; ce verbe est peu ou pas usité. 
Voy. le mot coLÈne à mon Nouveau 
Dictionnaire 1869. 


BUAN-MAD, adv. Trog- promptement, 
— Buan, vite, et mad, ady., très. 


BUARED, s. m. Le Gonidec donne à 
ce mot le sens de vent qui, dans le 
beau temps, tourne avec le soleil. 


BUARET. Yor. BUARED. 
BUC’H, s. f. T. Vache ; pi. ed. 


BUC'HUGENN (buc’hug-enn), 8. L Y. 
Achée, ver de terre; pl. buc’huget 
(buc'hug-et), masculin. 


BUDD, 8. m. (anc.) Gain, profit. 


BUE, 8. f. Y. T. C. Vie; on écrit 
aussi buhe. Voy. BUEZ. 


BUEEK, ad}. Y. Plein de vie. On écrit 
aussi buheek. 


BUEZ, BUHEZ, 8. f. Vie, et par ex- 
teusion, histoire ou narration de la 
vie de quelqu'un. Danerell a reax 
buez Josef, il raconta l’histoire de 
Joseph. C. Yor. HEO-VUEZ. 


BUEZEGEZ (buezeg-ez), s. L. Et mieux 
giz bera, mauière de vivre. 


BUEZEK, adj. Plein de vie. Ce mot 
dérive de buez, vie; il ne s'emploie 
pas seul ordinairement, on dit beo- 
buezek, plein de vie. A la lettre, vi- 
vant et plein de vie. 


BUG, s. m. C. Houx de la petite es- 
pèce. 


BUG, s. m. Action de fouler, de 
presser. Ce mot ne s'emploie pas, mais 
1l est le radical des mots suivants. 


BUGA, v. a. C. Fonler avec les mains. 

BUGAD, 8. m. Petite lessive faite dans 
la maison, sans emploi de cendre ou 
potasse, en foulant et pressant le linge 
sale. VOY. BUGA. 


BUGADENN, 8. f. Le même que bugad. 


BUH 


BUGADI, v.n. Faire une petite lessive 
dans la maison pour le linge des en- 
ants. 


BUGAO!, v. n. Se vanter, faire le 
fanfaron. 


BUGALE ; pluriel irrégulier de bugel, 
enfant. 


BUGALEACH, s. m. Enfance, parlant 
de l’état où tombent les onnes 
très-âgées. — Bugale, pluriel de bugel. 


BUREL (bug-el), s. m. Enfant, et aussi 
berger; pl. bugale, et aussi bugaleou, 
en Cornouaille. 


BUGEL-AR-ZAOUT (bug-el), 8. m. 
Bouvier. A la lettre, berger des bes- 
aux. 


BUGEL-DIBERCHENN (bug-el). Voy. 
DIBERC'HENN. 


BUGELENN (bug-elenn), 8. f. Houx de 
la petite espèce, fragon, plantes. 


BUGELENNER (bug-elennek), s. L. Lieu 
planté de houx de la petite espèce. 


BUGELENN-VIHAN (bug-elenn), 5. f. 
Bruse ou pelit houx. 


BUGELEZ (bug-elez), 8. f. Bergère, et 
aussi petite fille en apprentissage; 


pl. ed. 


BUGELIA (bug-elia), v. a. C. Bugelia 
ar zaout, garder les bestiaux. — Bu- 
gel, berger. 


BUGENN (bug-enn), 8. m. Peau ou 
cuir de vache. — Bu (anc.), vache, 
bœuf, ct kenn {anc.), peau. 


BUGUL, 8. m. Y. Enfant, berger; pl. 
bugelion (bug-elion). 


BUGULEZ, s. f. Y. Bergère; pl. et. 


BUHAN, BUAN, ad). Vif,agile, prompt, 
léger; comparatif, bu hanoc'h. buanoc'h ; 
superlatif, buhana, buana. 


BUHAN, BUAN, adv. Promptement, 
vite. Cet adverbe n'est autre que l'ad- 


jectif buhan employé adverbialement 


comme il arrive très-souvent pour les 


BUR 


adjectifs en breton. Voy. le mot an- 
VERBE à mon Nouteau Dictionnaire 
1869. 


BUHANAAT, SUANAAT, Y. n. Et 
mieux, mont buhanoc'h, aller plus 
vite, se hâter. 


BUHAN-MAD,adv.Très-vite.— Hu han, 
vite, et mad, adv. bien. 


QUHEZ, SUEZ. Voy. ce dernier. 
BUK, BUG, 8. m. Houx de la petite 
espèce. 


SUKENN, 5. L. Y. Peau ou cuir de 
vache ; pl. eu. — Buc'h, V., vache, et 
kenn (anc.), peau d'animal, cuir non 
tanné. 


BULARI, s. m. Y. Tracas, embarras. 


BULBUENN, 5. L Yor. BURBUENN, 
SSURSUNERN. 


BULBUENN-AUZ, a. L. Pustule, bou- 
ton à la peau. 


BULZUN, 8. f. Navette de tisserand. 


808, s. m. Marque faite sur le sol 
pour indiquer le point d’où l'on doit 
jeter la boule au jeu de ce nom. 


SuNS, s. m. Muid, ancienne mesure 
pour les grains et les liquides. 


SUNSAD, s. m. La contenance de la 
mesure appelée buñs en breton, un 
muid plein. — Eur bunsad greun, un 
plein muid de grains. 


BUNTA. YOT. BOUNTA. 
BUOC'H, 8. LY. Vache ; pl. buc’heset, 


BURBUENN, s. L. Pustule, et aussi 
charbon, maladie. 


BURC'HELLEIN (burc'helle-in), v. n. 
Y. Voy. BRUC'HELLEIN. 


BURC'HUD, a. m. Y. Miracle, mer- 
veille ; pl. eu. 


+ SURC'HOT. Voy. BURC'HUD. 
SOREDENN, BURUDIK, 5. f. Roupie au 


vs. — Ar vuredenn a 30 gan-e-hoc'h, 
vus avez la roupie au nez. 


BUT 83 


BUREDENN, a. f. Buredenn dour ben- 
niget, le petit bénitier qui se place 
dans les chambres, près du lit. 


BURELL,, 8. f. Bure, gros drap. 
BURJUN. Yor. BULZUN. 


BURL!, v. n. (anc,) Bâiller, en par- 
lant d’un chien, dit Le Pelletier. 


BURLU. Voy. BRULU. 


BURTUGENN (burtug-enn), 8. f. Tas 
de fumier, d’ordures. 


BURTUL, 8. L. (anc.) Vantour. C'est 
le vultur des Latins un peu modifié. 


BURUDIK, BUREDENN, s. f. Roupie 
au nez. VOy. BUREDENN. 


BUAUTELL, 8. f. Tamis flan; pl. ou. 
On dit aussi brufell. 


BURUTELLA, BRUTELLA, v. a. Passer 
au tamis fin; p. et. — Burutella ar 
bleud, passer la farine au tamis fin. 


BURUTELLAD, 8. f. La contenance 
d'un tamis fin. 


BURZUD, s. m. Miracle, merveille ; 
pl. ou. 


BURZUDUZ, adj. Etonnant, merveil- 
leux. 


BURZUN. VOY. BULZUN. 
BUSELLA. Voy. BUSELLAT, 


BUSELLAT (bu-sellat}, v. n. Rugir; 
p. busellet. Ce verbe se conjugue avec 
l’auxiliaire ober, comme les verbes 
neutres. Busellat a ra, il rugit. 


BUSKA, Y. n (anc.) Bouger, remuer. 
BUTUM, s. m. Y. Tabac. Voy. BUTUN. 


BUTUMEIN (butum-e-in), Y. n. Y. 
Prendre du tabac en général, et plus 
particulièrement fumer du tabac; p. 
butumet. 


BUTUMEREZ, 8. f.V. Femme qui prend 
du tabac, et plus particulièrement qui 
fume. Aujourd'hui encore on voit par- 


84 BUT 


fois de vieilles femmes qui ont à la 
bouche uvue pipe qui n'a que la conte- 
nance d'un dé à coudre. Il n’en est 
guère qui ne prennent du butun fri; 
jeunes et vieilles, à peu d’exceptions 
près, usent du tabac à priser. 


BUTUMI, v. n. V. Prendre du tabac, 
et plus particulièrement fumer du 
tabac. 


BUTUMOUS, 8. m. Y. Qai prend du 
tabac, et plus particulièrement fumeur; 
pl. butumerion. 


BUTUN, 3. m. Tabac. Poultr-butun, 
butun-fri, butun-malet, tabac à priser. 
Poultrenn butun, un grain de ce tabac. 
Butun korn, butun-moged, tabac à 
fumer. Butun-chaok, butun-bek, tabac 
à chiquer. 


BUTUNAT, v. n. T. Prendre du tabac, 
en général. 


BUTUN-BEK, s. m. Tabac à chiquer. 
A la lettre, tabac de bouche. 


BUTUN-CHAOK, 3. m. Tabac à chiquer. 
— Butun, tabac; chaok, de chaoka, 
mâächer. 


BUZ 
SUTUNER, s. m. Qui use du tabac en 


général. Ce mot s'eutend plus partieu- 


lièrement du fumeur, parce que les 
paysans fument pour la plus grande 

artie. Les paysannes jeunes et vieilles 
font grand usage du tabac à priser ; 1l 
en est peu qui n’en consomment. 


BUTUNEREZ, s. L. VOy. BUTUREREZ. Y. 


BUTUN-FRI, s. m. Tabac à priser. 
À la lettre, tabac de nes. 


SUTUNI, v. n. Prendre du tabac, et 
particulièrement Tamer, 


BUTUN-KORN, s. m. Tabac à fumer. 
À Ja lettre, tabac de pipe. 


BUTUN-MALET, s. m. Tabac à priser. 
— Bulun, tabac; malet, moulu. 


BUTUN-MOGED, 3. m. Tabac à fumer. 
A la lettre, tabac-fumée. 


BUZORE, adj. Stupide. 


BUZUGENN (buzxug-enn), s. L. Ver de 
terre; pl. buzug, buzuk, masc. 


C 


Si l’on a lu avec attention la notice 
sur la prononciation des lettres de 
l'alphabet, selon Le Gonidec, on se 
rappellera que cet auteur, et nous, à 
son imitation, emploie le K, à l'exclu- 
sion des lettres C et Q. Toutefois la 
consonne C figure dans son alphabet, 
mais toujours unie à la lettre H. sous 
la forme CH non guttural ou C'H gut- 
tural. Le premier se prononce comme 
en français; l’autre a un son guttural 


qui est signalé et décrit dans la notice 
sur la prononciation. 

Rn raison de la faculté que s’attribue 
chaque écrivain d'orthographier à son 
gré, nous avons cru devoir classer les 
mots de ces deux séries ch et c'h. selon 
l'ordre des lettres, sans teuir un 
compte séparé des CH et des C’H. Il 
nous a semblé que, sans cela, il y au- 
rait grande confusion dans la recher- 
che des mots, attendu qu'il est des 


CHA 


écrivains qui n'admettent, pour ces 
deux cas, que CH, à l'exclusion du 
C'H. Ainsi, pour citer un exemple, 
nous metirons CHOANENN, miche de 
pain, à côté de c'HOANEXN, puce, quoi- 
que la prononciation soit fort distincte. 


CHABOUS, s. m. Querelle de ménage. 
Voy. DICHASOUS. 


GHABGUZ. Voy. CHABSUS. 

CHACHA. Voy. SACHA. 

GHADENN, s. L Chaîne de tontes 
espèces, et, par extension, collier: 
pl. ou. 

CHADENNA, v. a. Enchalner; p. et. 

CHAG, SAC'H, adj. Croupi, staguant. 

CHAGA, SAC’HA. Voy. ce dernier. 


CHAGEIN (chag-e-in), v. n. Y. Mä- 
cher ; p. chaget. 


CHAGELL (chag-ell), a. L Y. Mi- 
choire; pl. ou. 


CHAGELLAD (chag-ellad), 8. f. Soufflet 
sur la joue. 


CHAGELLAT (chag-ellat, s.f. V. Voy.le 
précédent. 


CHAGELLAT (chag-ellat), v. n. Y. Mà- 
cher ; p. chagellet. 


CHAGUD, s. m. Ciguë, plante. Voy. 
TEGIT (keg-1). 


CHAKA, v. a. T. Mächer. 
CHAKELLAT, v. a. Y. Yor. CHAGELLAT. 


CHAKELLEIN, v. a. Y. Le même que 
chagellat, Y. à. 


CHAKOD, s. m. C. Poche; pl. ou. 


BAL, s. m. Inquiétude. Bexa é chal 

gant eunn den, ètre inquiet de quel- 

‘un. Beza é chal da ober, n'être pas 

à faire une chose pénible, dé- 
sagréable. 


OHAL, s. m. Y. Flux de la mer. Yor. 
ICHAL. 


CHA 85 


CHALA, v. a. et n. Chagriner, in- 
quiéter, impatienter, s'impatienter, 
être de mauvaise humeur. Ce verbe 
ne se conjugue qu'avec l’auxiliaire 
ober. Chala a ra, il est de mauvaise 
humeur, il s'impatiente. 


CHALAMANO, JALAMANO. Voy. ce 
dernier. 


OHALJI, v. a. Agacer, parlant des 
dents; p. chaljet, Jele crois peu usité. 


CHALM, s. m. Y. Enchantement par 
sortilége; pl. eu. Sehuel er chain. Y. 
Lever enchantement, 


OHALMEIN (chalm-e-in), v. a. Y. En- 
sorceler; p. chalmet. 


CHALORT, JALORT, 8. m. Chaudron- 
nier. Yay. JALORD. 


CHALOTEZENN, 8. L. Echalotte, lé- 
gume: pl. chalotez, masculin. 


CHALOUNI, s. m. Chanoine; pl. cha- 
lounied. 


CHALOUNIEZ, 8. f. Cbanoïinesse ; 
pl. ed. 

CHALPAT, v. n. Mlapir, aboyer, et 
par extension, gronder, quereller. Voy. 
CHILPAT. 


CHALPEIN (chaipe-in), v.n. Y. Glapir; 
p. chalpet. 


CHALPIZ, 8. m. Charpie. 


CHALSA, v. a. Agacer, parlant des 
dents; p. chalet. Peu ugslté. 


CHALUZ, JALUZ, adj. Iuquiet, cha- 
grin, qui manque de patience. 


CHANDELOUR, s. m. Chandeleur, fête 
de l'Eglise. 


CHANNE, s. m. Y. Ennui. 


CHANNEEIN (channe-e-in), v. a. Y. 
Eanuyer; p. channect. 


CHANNEUS, CHANNEUZ, (channe-ux), 
adj. Y. Ennuyeux. 


86 CHA 


CHANS,s. f. Bonheur, chance. C’hoari 
chañs, tout jeu de hasard. Pebez taol 
chans) quelle chance! Chans vad d'e- 
hoc'h. je vous souhaite bonne chance. 


CHANTELE, 8. m. Jubé d'église, chœur 
d'église. 


CHANTELO. VOY. CHAÂTELE. 
CHANTRE! Interjection : Morbleu! 


CHANTRE-STOLIKENN! Interjection : 
Morbleu! corbleul sabre de bois! 


CHAODEL. Voy. CHODEL. 
CHAOG. Voy. CHAOK. 
CHAOGAT, v. a. Mâcher; p. chaoget. 


CHAUGELLA (chaog-ella). Voy. CHA6G- 
ELLAT. 


CHAOGELLAT (chaog- elai, v. n. 
Babiller. 


CHAOK, CHAUG. Ce mot, radical de 
chaogat, mâcher, ne s'emploie qu'avec 
le mot butun, tabac. On dit butun- 
chaok, tabac à chiquer. Yor. le sui- 
vant. 


CHADK. Dans le style familier, on 
dit beza chaok diwar-benn he c'hrek. 
être le sujet de cancans à l'endroit de 
sa femme. Je n’en puis dire davantage 
au sujet de ce chaok. 


CHAOKA. Yor. CHAOGAT. 


CHACTIK-GWENN (gu-enn), 8. L. Fau- 
vette, oiseau. 


CHAUTRET, adj. 11 se dit en parlant 
d'un nez bourgeonné comme celui des 
ivrognes. Fri chaotret. 


CHAPELED, 8. m. Chapelet, terme 
de dévotion; pl. ou. 


CHARJ, s. m. Y. Serge, étoffe gros- 
sière en toile. 


CHARLEZENN, 8. L. J'ai trouvé ce mot 
avec la signification de vesse, flatuosité 
par bas, et aussi avec le sens de cour- 
tisane. 


CHE 


CHARNEL, s. m. Saloir on vase dans 
lequel on met la viande à saler. Ce 
mot ressemble fort au substantif fran- 
Cais charnier qui a le même sens. Ce 
dernier ayant une famille en francais, 
tandis que charnel n'en a pas en bro- 
ton : il y a lieu de penser que charnel 
a été empruntéau français. Voy.KARNEL. 


CHARONCHAT, Y. a. Y. Grincer, par- 
lant des dents : p. charonchet. — Cha- 
roñchat enn dent. Y. Grincer des dents. 


CHARONS, JARONS, s. m. Sorte de 
vesce, plante, charosse. 


CHARRE, 8. m. Charrol; pl. charreou. 
CHAS; un des pluriels de ki, chien. 


CHASEAL (cha-seal), v. n. Aller à la 
chasse, mont da chaseal. 


CHATAL, 8. commun. Le bétail, les 
bestiaux. Ce mot ne s'emploie que 
comme pluriel ; il est nom collectif. 
Voy. ce dernier mot et aussi BÉTAIL à 
mon Dictionnaire 1869. — Ar chatal 
n'iñt ket stank ama, le bétail est rare 
ici. — Chatal est un nom de famille 
ussez répandu en Bretagne. 


CHATALEREZ, LOENIECH, 8. m. Bes- 
tialité. 


CHAUSS, 8. m. C. Tronc d'arbre ; pl. 
Ou. 


CHEDA (anc.). Voy. CHETU. 


CHEDE, SEE, adv. (anc.) Voici, 
voilà. Voye chetu, setu. 


CHEGAD, interjection pour chasser 
le chat. 


CHEKEP, 8. m. Bouchet, laiche, plan- 
tes. 


CHELAOU. Yor. SELAGÙ. 


CHELEUEIN (cheleue-in), v. à. Y. 
Ecouter ; p. cheleuet. 


CHEMEL, v. n. (anc.) Le même que 
choum. 


CHEPER, 8. m. (anc.) Geôlier des 
prisons. 


CHI 
CHERPILL, s. m. V. Charpie. 


CHEBREIN (cherre-jn), v. a. Y. Ra- 
masser, cueillir; p. cherret. 


CHERREIN, SEBREIN, v. a. Y. (cherre- 
in, serre-in). Fermer, enfermer; p. 


CHETAL, Y. Voy. CHATAL. 


CHETU, ady. Y. Voici, voilà. Ordi- 
pairement on dit chetw amu, voici; 
chetu ase, voilà. On dit aussi parfois 
che ama, che aze, Y. 


CHEVECM, 8. f. Y. Fresaie, oiseau. 


CHEVRENN, s. f. Chevrette, crustacé 
ce mer ; pl. chivr, masculin. 


CHIBOUDENN, 8. f. Y. Piquette de 
toutes les compositions. 


CHISOUDIK. Sorte d'interjection, 
parlant à un chien, pour lui dire de se 
teuir deboutsur ses pattes de derrière. 


CHIROUDOU, a. pl. m. T. Ober chi- 
boudou, faire la coquette. 


CHIBOUT, s. m. Y. Piquette de toutes 
sortes. 


CHIF, s. m. C. Tristesse, afliction, 
inquiétude. 


CHIFAL, v. n. et a. C. Attrister, s'at- 
trister, se chagriner ; p. chifet. 


CHIFERN. Voy. SIFERN. 


CHIFRODENN, 8. f. Chbiquenaude ; pl. 
ou. Voy. FRIAD. 


CHIFUZ, adj, G. Triste, affligé. — 
Chif, C. Tristesse. 


CHIGODENN, 8. T. C. Fil-cn-quatre 
ou eau-de- vie forte. 


CHIGODIEZ. VOy. SIGODIEZ. 
CHIGOTA. Voy. SIG6TA. 
CHIK, 8. L. Menton, partie de Ja fi- 


gure, et aussi gîte du lièvre. — Chik 
est un nom de famille. 


CHI 87 


CHIKA, v. a. Piquer ou tailler la 
pierre ; p. chiket.— Chika ar vein, 
tailler, piquer les pierres. 


CHIKEIN (chike-in), v. a. Y. Meurtrir; 
p. chiket. 


CHIKEK, adj. Qui a un grand men- 
ton. — Chik, menton. 


CHILAOU, v. a. C. Ecouter; p. chi- 
laouet. 


CHILGAMM, adj. et a. m. G. Bancal. 
Voy. KILL-GANN. 


CHILGAMMA, v. n. C. VOY. KILL-GAMMA. 
CHILIP, 8. m. Voy. HUE, 
CHILIPAT. Voy. FILIPAT. 


OHILPAOENN, 8. L. Jappement ; pl. 
ou. Evitez ce substantif. 


CHILPAT, v. n. Japper, aboyer, que- 
reller ; p. chilpet. 


CHILPER, s. m. Jappeur, aboyeur, 
querelleur ; pl. ien. 


CHILPION, 8. m. Pluvier d'eau; pl. 
ed. 

CHILPUZ, adj. Qui manque de pa- 
tience. 

CHINKA, v. n. Aboyer; p: chinket. 

CHINTA. VOY. CHINTAL. 

CHINTAL, v. n. Piailler, crier comme 
les poules et les petits enfants; p. 
chintet. — Chintal a ra, il piaille. 

CHIPOU, a. m. T. Petite boite à sel, 
à farine, que l'on sccroche près de 
la cheminée. 

CHIPOTAL, v. a. et n. Vétiller, ergo- 
ter, marchander à l'excès, contrarier; 
p. chipotet. 

CHITA. Voy. CHINTAL, CHITAL. 

CHITAL. Voy. CHIRTAL. 


CHITER, s. m. Piailleur, 


88 CH 
CHITEREZ, s. L. Piailleuse. 


CHIVR, s. pl. m. Y. Pluriel de che- 
vrenn, chevrette, crustacé marin. 


C'HOAC’H, adv. V. Encore, davantage, 
Voy. c'hoaz. 


C'HOALENN, 5. f. Sel. C’hoalenn grat, 
gros sel, sel marin. 


. C'HOALENNER, 5. m. Bannier: pl. 
ten. 


C'HOALENN VRAZ, s. f. Gros sel, sel 
marin. 


CHOANENN, 8. L. — Bara choanenn, 
une miche de pain, du pain de miche. 


C'HOANENN, 8. f. Puce, insecte ; pl. 
c'hoenn, masculin. 


C'HOANENN-GOUEZ, 8. f. Puceron 
des plantes; pl. c'hoenn-goues. À la 
lettre, puce sauvage. 


C'HOANENN-MILINER, s. L. Pou. À la 
lettre, puce de meunier. VOy. LAQUEN, 
qui est le mot propre. 


C'HOANENN-VAILL (L mouillées), s.f. 
Nom burlesque donné au pou, insecte. 
Vy lettre, puce panachée. Voy. SAILL, 
adj. 


C'HOANENN-VOR, s. f. Puccron de 
mer ; pl. c’hoenn-tor. — C’hoanenn, 
puce : mor, mer. YOT. MOR-C'HOANENN. 


C'HOANT, s. m. Envie, intention, 
souhait, empressement, désir, dessein, 
gré. Il ne s'emploie qu'au singulier. 
c'hoant dibri, appétit, envie de man- 
ger; c’hoant kousket, envie de dormir. 
Kement tra en deuz c'hoùi da gaout, 
tout ce qui lui fait envie, tout ce qu'il 
désire. 


C'HOANTAAT, v. a. Désirer, souhai- 
ter; p. c'hoanteet, c'hoanteat. 


C'HOANTEGESIOU (c’hoofiteg-e-siou), 
8. pl. f. Convoitises, mauvais désirs. 


C'HOANTEK, adj. Désireux. 11 s'em- 
ploie aussi comme adverbe au sens de 
volontiers; c'hoantek her grinn, je le 
ferai volontiers, je suis désireux de le 
aire. 


CH 
C'HOAS, s. 1. Sœur; pl. c'hoarexed, 
C'HOARO'H, s. m. Y. Rire, 8. nm. 


C'HDARC'HEIN (£’hoarc’h-ein), v. 2. Y. 
Rire; p. c'hoarc’het. 


C'HOAR-GAES, s. f. Belle-sœur. Sotte 
imitation du français : c’hoar, sœur; 
kaer. belle. Il eût mieux valu conser- 
ver le mot c'hocrek, qui est encore 
usité en Vannes et qui dérive de 
c'hoer, sœur. Y. 


C'HOAR-GEVELL (prononces gevell, 
comme on prononcerait en français 
guévell, gaivel), s. L. Sœur jumelle. — 
Choar, sœur, et gevell, jumeau, ju- 
melle, 


C'HOARI, 8. m. Jeu, divertissement, 
partie de jeu, pl. c'hoario. Ce mot 
s'entend aussi, en style familier, au 
sens de besogne, travail. Voy. ces deux 
derniers mots français à mon Nouveau 
Dictionnaire 1869. 


C'HOARI, v. n. Jouer, dans toutes les 
acceptions du mot français. Eaa © 
c'hoart, il est à jouer. 


C'HOAR-LEAZ, s. f. Sœur de lait; pl. 
c'hoaresed-leaz. 


C'HDAR-MAGER (mag-er), s. f. Sœur 
de lait. — C’hoar, sœur; mager, nour- 
ricier, de maga, nourrir. 


C'HOARI AR C'HAP. C'est an t 
trépied en bois que l'on cherche à 
abattre avec de petits bâtons. Je ne 
puis analyser ce mot. Ce jeu s'appelle 
aussi c'hoart ar c'haor. A la lettre, jeu 
de la chèvre. 


C'HOARI AR C’HADR. Yor, le précé- 
dent. 


C'HOARI AR C'HARTOU. Jeu de cartes, 
jouer aux cartes. 


C'HOARI AR C'HILLOU (L mouillées). 
Jeu de quilles, jouer aux quilles. 


C'HOARI AR C'HRAON. Jeu de noix, 
jouer aux noix. 


CH 


C'HOARI ANN DENV. jeu de la ca- 
nette, jouer aux canettes, aux billes. 


C'HOARI ANN HORELL. Jeu de la 
crosse, jouer à ja crosse. 


C'HGANI AB SIFOC'HEL. Voy. SiFs- 
C'HEL. 


C'HOABI AR VALTAN. Yor. BALTAN. 


HOA AB VARRENN. Jeu de barres, 
jouer aux barres. 


C’HCAR! AB VRANELL. Jeu du tour- 
niquet, jouer à ce jeu. 


C'NOARI SAZIK KAMM. Jeu de la 
crosse, jouer à la crosse. 


S’HOARI OILISANN. Yor. ce dernier 
mot. 

S'HOAB! SERLIK HA RERLOK. Jeu des 
gobelets. 


O’HGARI OOULOG. Jeu de boules, 
jouer aux boules. 


S'HOAR! BOULO0 PITI. Jouer à la ca- 
nette, aux billes. 


C'HBARI 60LOD. Jeu de la balle, 
jouer à la balle. 


C’HOARI C'HORN, pour c'hoari ar 
c'horn. Jeu de la galoche, jouer à la 
galoche. Yor. «san. 

G'HOARI CHANS. Tout jeu de hasard. 


C'HBARI CHOUK HE BENN, Jouer ant 
cabrioles, jeu de ce nom. 


C'HOAR!I DAMOU. Jouer aux dames. 
O’HGARI OOTU. Voy. BTU, 
C'HBABI DISOU (di-sou). Yor. DISSU. 


C'HGARI DALANAO. Jeu ou jouer à la 
main chaude. 


C'HOARI GORNIGELL, Yor. KORNIGELL 
(kornig-ell). 


C'HOARI KOZ PODIK. Voy. PODIK. 


C'HGARI MEAN PAL. Jeu, jouer aux 
petits palets. 


CH 89 


C'HOARI MOUCHIK DALL. Yor. Hou- 
CHIX. 


C'HOARI RIL HA KAS. Jouer au ca- 
dran, C’est un cadran numéroté mani 
d'une aiguille tournante ; on place (le 
l'argent sur les numéros. 

C’HOARI MARC'HIK. Voy. BARC'HIX. 

C'HOARI MEUOIK. Voy. MEUDIK. 

C'HOARI PAL. Jouer à but arrêté. 


C’HOARI PAR PE DISPAR. Jeu ou jouer 
à pair ou non. 


C'HOARI PIL PE GROAZ. Jeu, jouer à 
pile ou face. | 


C'HOARI PILAQUET. Yor. PILAOUET. 


C’HOARI PILPOD. Jeu de, jouer à 
la galoche. 


O'HOARI PIKARDM. VOy. PILAROE. 


C'HUARI PATATI. Jeu, jouer au che- 
val fondu. 


C'HOARI PENN TOULLIK. Voy. TOUL- 
UL, 


C'HOARI POULLIK. Voy. POULLIK. 


C’HOARI RIMADELL. Jeu du corbillon, 
jouer à ce jeu. 


C'HOARI SAOZIK, Yor. SAOZIK. 

C'HOARI SKOBITELL., Voy. SKOBITELL. 

C'HOARI TOURIK AR PRAC. Se tenir 
sur les mains et sur la tête, les pieds 
en l'air. 


C'HOARI TRADADIK KAMM. Jeu de 
cloche-pled, jouer à ce jeu. 


C'HOARI TINET. VOY. TINET. 


C'HOARI TROIDELL. Yor, TROIDELL 
(tro-idell). 


C'HOARI TRIKON. VOY. TRIKON. 


C'HOARI ZAC'H, pour c'hoar ar zac’h. 
Sorte de loterie qui consiste à mettre 


12 


90 CHO 


dans un sac des bobines renfermant 
des numéros, chacun puise à son tour. 


C'HOARIELL, 8. L Jeu d'enfant en 
général; pl. ou. 


C'HOARIER, 8. m. Joueur; pl. c’hoa- 
rierien. — Eur c'hoarier touet, un 
joueur acherné. 


C'HOARIQUR, s. m. Y. Joueur; pl. 
c'hoarierion. 


C'HOARVEZOUT, v. n. Arriver inopi- 
nément, survenir; p. c'hoarvexel. 


C'HOARVOUT. Le même que e’hoarve- 
sout. 


C'HDARZ, 8. m. Rire, 8. m. C’hoars 
ki, rire canin. — Xi, chien. 


C'HOARZADENN, s. f. Eclat de rire. 
— C'hoarzin, rire. 


C'HOARZER, s. m. Rieur; pl. ten. — 
C’hoarzin, rire. 


C'HDARZIOIK, adj. Qui porte à rire. 


C'HOARZIN, v. n. Rire; p. c'hoarset. 
Il se conjugue le plus souvent avec 
l’auxiliaire ber. C’hoarsin a ra, il rit. 
C'hoarsin gwenn a ra, il rit jaune; 
à la lettre, il rit blanc. 


C'HOARZIN-OUELA, v. n. Rire à pleu- 
rer. — C’hoarsin, rire, et gouela, 
pleurer. C'hoarzin-ouela a ra, il rit à 
pleurer. 


C'HOAS, adv. Voy. E'H, 


C'HOAZ, ady. Encore, davantage. 
Netra ken c’hoas, rien absolument de 
plus. Ne d-eo ket c'hoas evis dioueret he 
camm, il ne peut encore se passer de 
sa mère. 


CHODEL, CHAODEL. Je ne connais pas 
la valeur de ce mot; on l'emploie pour 
désigner une certaine soupe de cam- 
pagne, composée de sel, de gruau 
et d'eau : soubenn a chodel dreann dour. 
En Léon : soubenn a chodel dre'l leas. 
désigne une soupe faite de lait jeté sur 
du beurre roussi. 


CHO 


CHOENENN. Y. Le même que chos- 
nenn. En Yaanes on dit aussi chuena. 


C'HOENENN, &. L. Y. Le môme que 
c'hoanenn, puce. 


S'HOENN, s. pl. m: pluriel de 
c'hoanenn, puce. 


C'AOER, 8.1. Y. Sœur: pl. c’hoerexet. 


C'HOEREN, s. f. Y. Belle-sœur; pi. 
c'hoereget (c'hoereg-et). 


ONOKA, v. 8. VOY. gI. 


CHOLORI, JOLORI, s. m. Bruit de 
personnes qui parlent et s'agitent. Par 
extension, eau-de-vie. Gette liqueur 
occasionne beaucoup de tapags en 
Basse-Bretagne, dans les ca et 
dans les ménages. — On entend dire 
souvent qu'il y a, en Basse-Bretagne, 
plus d’ivrogues que partout ailleurs. 
Ce reproche est exagéré. II y en a as- 
surément beaucoup; mais quand. on 
étudie les statistiques, on trouve que, 
dans des pays voisins, en Allemagne 
et en Angleterre, par exemple, il ar- 
rive, par suite d'ivresse, beaucoup 
plus d'accidents, de maladies et de 
décès qu'en Bretagne. —- Ce n'est pas 
au reste sous ce rapport seulement 
qu’on a forcé la réputation des Bas- 
Bretons; mais celui qui a beaucoup 
voyagé est plus indulgent, plus juste 
à leur égard; et je suis de ce nombre. 


CHOLPAO, s. m. Coup sur la joue, 
soufllet. 


CHOM. Y. Le même que chomein. 

CHOMEIN (chorm-e-in), v. n. Y. Res- 
ter, demeurer, habiter; p. chomet. 
Voy. CHOUR. 

CHONCH, s. m. Y. Voy. 58h. 

CHONY, 8. m. Y. Le même que soñj. 

CHOT, 8. f. Y. Joue; pl. dichot, pour 
dtu, deux, pour le ania en Vannes, 
et chot, joue. 

CHOTER, ad}. Y. Joufftu. 


CHOTORELL, 8. L. VOY. SOTORELL. 


CH 
CNOTORELLER. TOY. HTORELLEL. 


CHOUCHA, v. n. S’accroupir, se ta- 
pr; p. chouchet. Voy. s00cua. Chouchet 
e 00 adre ann or, H était biotti der- 
rière la porte. 


CHOUCHOUR, s. m. Dodo, terme en- 
fantin. Ober chouchouk, dormir, faire 
dodo. 

C'HOUE, s. m. V. T. G. Soufile. 

C'HOUE, HOUE, s. m. Y. Poussière. 

C'HOUEAC'H, nom de nombre ; sis. 

SHOGEAN, v. a. T. Soufller, remplir 
de vent, et par extension, exagérer, 
c'houeet. — C'hous, T. souflle. Voy. 
LAT 


S'HOUEC’H, nombre; V. T. C. Le 
même que c'houeac’h. 


C'HCUEC’H-KOANEK , adj. Hezagons, 
à six angles. Ce mot est formé de 
c'houec'h, six, Korn. angie. 


C'HOUEC'H-UGENT (ug-eñt), nom- 


bre; cent vingt. À la lettre, six vingt. 
Voy. ce qui est dit à pevar-ugent. 


C'HOUES’HVED, nombre ordinal; ak 
| de-lion, plantes. 


xième. — C'houec'h. six. 


S'HODEDA, v. n. Vomir, parlant des 


chiens, des chats; p. c'houedet. 


C'HOUEDEN, s. f. Vomissement des 


chiens, chats, etc. 
C'HOBEDER. YOT. ALC’HOUEDER. 
C'HOUEDEZ, a. f. B. Alouette. 
CHOVEEIN (c'houe-e-in), v. a. Y. 
Couvrir de poussière, p. c'houeet. — 
C'houe. Y. Poussière. Voy. HOUEEIN. 


C'HOUEEK, adj. Y. Couvert de pous- 
wère, poudreux. VOy. MOUEEK. 


C'HOUEK, adj. Doux au goût. 


S'HOVEKAAT, v. n. Devenir doux au 
gt; p. c'houekoeet, c'houckeat. 


C'HOUEN, s. m. (anc.). Dos. Æouesa 





CH 91 


ac'houen he groc'henn. tomber à la 
renverse. A-c’houen, à la renverse. 


D'HOUENGL, s. m. Sarcloir d’agricul- 
ture; pl. ou. 


C'HOUENIA, v. a. (anc.) Renverser 
sur le dos. — C’houen, 8. m. (anc.) 
08. 


C'HOUENNADEK, s. 1. Epoque fixés 
pour le sarclage des blés. 


G'HOUENNAT, v. a. et n. Sarcler, bi- 
mer la terre; p. c'houennet. Ce verbe 
est du nombre de ceux qui, en agri- 
culture, sont employés comme subs- 
tantifs. Ainsi, on ne dit pas autre chose 
que ar c'houennat, le sarclage. Voy. le 
mot INFINITIF à mOn Nouveau Diction- 
naître 1869. 


C'HOUENNER, 8. m. Sarcleur; pl. ten. 
C'HOUENNEREZ, s. L. Sarcleuse; pl. ed. 
C'HOUERD, C'HOUERY, adj. Amer. 
C'HOUERV, adj. Yor. C'HOUERO. 


S'HOUERVAAT, Y. n. Devenir amer, 
aigre; p. c'houerveet, c'houerveat. 


C'HOUERVEZON, s. m. Pissenlit, dent- 


C'HOUERVIZON. Voy. le précédent. 


C'HOUERVONI, 8. m.Amertume. Evitez 
ce substantif. — C'houerv, adj. Amer. 


C'HOUES, C'HOUEZ, 8. f. Odeur. — 
C'houes fall, mauvaise odeur. 


C'HOUESA (c'houe-sa), 8. m. Odorat. 
— Ar c’houesa, l'odorat. 


C'HOUESA (c’houe-sa), v. a. Sentir par 
l'odorat. Par une singulière particu- 
larité, on dit de préférence klevet eur 
c’houes; à la lettre ,entendreuneodeur. 
Voy. ALEVET. — Klevet a rann eur c'houes 
fait je sens une mauvaise odeur; à la 
ettre, j'entends une mauvaise odeur. 


C'HOUEVET. Voy. LINADENN -C'HOUEVET. 


C'HOUEVRER, s. m. Février. — E mix 
c'houevrer, dans le mois de février. 


99 CH 
él S'HOUEVREUR, s. m. C. Le même que 


C'HOUEZ, s. L. Odeur, souffle. Yor. 
CHOUES. 


C'HOUEZ, 8. m. Sueur. On dit de 
préférence ann dour c'houez. la sueur. 


C'HOUEZA,-v. a. et n. Boulet. res- 
pirer, gonfler, enfer, s'enfler, 88 gon- 
fler comme fait une vessie; gronder, 
parlant du vent, et par extension, 
exagérer les choses. — C a ann 
traou, exagérer ce que l'on dit ou 
rapporte. 


CHOUEZADENN, s. L. Souffle. 

C'HOUEZAN, s. L. T. Sueur. 

C'HOUEZEGELL (c'houexeg-ell), 8. 1. 
Yessie d'animal, petite ampoule sur la 
peau ; ou. Ce mot dérive de 
c'houesa, s'enfler. 


C'HOUEZEK. Nombre; selze.C'houec’h, 
six, et dek, dix. 





C'HOUEZEK-UGENT (ug-eñt), nombre ; 
trois cent vingi. A la lettre, seize 
Ne seize fois vingt. Voy. PEvAR- 
UGEAT. 


C'HOUEZERVEO , adj. Selsième. — 
C'houexek, seize. 


C'HOUEZENN , 8. L Sueur. Yar. 
c'houesi, suer, 


C'HOUEZET, ad]. Enflé, diffus, par- 
lant d'un discours, enflé d'orgue, 


CHOUEZ-FALL, s. f. Mauvaise odeur. 


C'HOUEZI, Y. n. Suer. — C'houes, 
sueur. 


CHOUEZIGELL (c'houesig-ell). Yor. 
C'HOUEZEGELL, 


C'HOUEZIGENN (c'houesig-enn). Voy. 
C'HOUEZEGELL. 


C'HDUEZIGENNA (c'houesig-enna), v. 
8. Se former en ampoule ; p. ét. 


CHOUI, pron. pers. toujours sujet. 
Vous, qui s'emploie comme sirgulier 





CH 


et comme pluriel. — C'houi a lavero, 
vous dires. 


O'HOUIBANAO, 5. m. de sifflet 
avec la bouche ; pl. Cla 


GC'HOUIBANAT, v. n. Sifer avec La 
bouche. 





S'HOUIBANER, s. m. Siffleur, habile 
à siffler avec lu bouche ; pl. ten. 


C'HOUIBU, plariel de c'houibon, 


C'HOUIBUENN, s. 1. Moucheron ; pl. 
c'houibu, masculin 





C’HOUIL, 3. m. Escarbot, scarabée ; 
PL c'houiled. Ce mot dérive de c'hent, 

, fouiller. H est en effet dans les 
habitudes de l'escarbot de fouiller 
daos les boues, fumiers et ordures. 


C'HOUIL-DERO, s. m. Hanneton. À la 
lettre, scarabée de chêne ; pl. c'eut, 
led-dero. Voy. C'HeuIL. 


C'HOUILETA, v. n. Chercher des 
banoetons ou autres scarabées. — 
C'houiled, des hannetons, des scara- 
bées. Voy. C'HOUIL. 


C'HOUIL-GLAZ, s. m. Cantharide. — 
C'houil, scarabée ; glas, vert. 


C'HOUILIA, +. a. et n. Fouiller, au 
propre et au figuré; p. c'houilies. Voy. 
FURCHAL, plus uaité, 


C'HOUILIDREZ, 8. f. Frelon, rome 
mouche ; pl. ed. Ce nom Ini a été donné 
(fouilleuse), parce ed l'on pense que 


cet insecle va fouiller les ruches pour 
s'approprier le miel. 


C'HOUIL-KAOC'H, 8. m. Bousier, 
fouillc-merde. _: C'houil, scerabée, 
et kaoc'h, excréments. H fouille les 
excréments. 


C'HOUIL-KORNEK, 8. m. Cerf-volant, 
Insecte, — C'houi). scarabée, et kornek, 
corou; pl. c'houiled. kornek. 





GC'HOUIL-TANN, 5. m. Hannetou; 
pl. c'houiled-tann. Ce mot est composé 
de oui, scarabée, et de (ann apel, 


CHO 


C'HOBILTOUZ, s. m. Petit vaurien. 


C'HOUIRINAOENN, s. f. Hennissement; 
pl. ow. Evitez ce mot et tournez la 
phrase par le verbe. 


C'HOUIRINAL. Yor. le suivant. 


C'HOUIRINAT, v. n. T. Hennir. Il se 
conjugue avec l'auxiliaire ober. — 
C’houirinat a ra, il hennit. 


C'HOUIST, 8. m. T. Fléau pour battre 
le blé; pl. c’houisto. 


C'HOUISTOC'H, 5. m. C. VOy.FISTOC'H,C. 
C'HOUISTOC'HENN, 8. L C. Gâteau, 
ette. 


C'HOUIT, C. Voy. PASTR-C'HOUIT. 


C'HOUITA, C'HOUITOUT, v. n.C. Le Go- 
pidec emploie ce verbe de la manière 
suivante : ne c'houitann ket, Je ne me 
porte pas mal, ou bien, cela m'est in- 
différent. — Ne coute het, il ne se 
porte pes mail, ou bien, il n'y a rien 
d'extraordinaire à cela. N 


C'HOUITELL, s. f. Sifflet, instroment 
pour siffler; pl. ou. On le dit aussi du 
chalumeau. 


C'HOUITELLADENN, 8. L. Coup de sif- 
flet avec un sifflet et non avec la bou- 
che; pl. ou. 


C'HOUITELLAT, Y. n. Siffler avec un 
sifflet. Ce verbe se conjugue avec 
l'auxiliaire ober. — C’houttellat a reas, 
il se mit à siffler. 


C'HOUITOUT. Yar. C'HOUITA. 


CHOUK, 8. m. Derrière du cou, chi- 
gnon. 


CHOUK, 8. m. Y. Séant, position du 
corps dang le it. Yor. KOAZEZ. 
CHOUK-AR-C'HIL, s. m. La nuque. 


CHOUKATA, v. a. Porter des fardeaux 
sur le dos comme font les meuniers, 
— Chouk, derrière du cou. 


CHOUKEIN (chouk-e-in), v. n. Y. S'as- 
soir, se mettre sur 80n séant. Voy. 
HRBL, Y. 


CH 93 


CHOUK-HE-BENN. VOy. C'HOARI CHOUK- 
HE-BERN. 


CHOUKIK, s. m. Ober choukik, terme 
enfantin, faire dodo. 


CHOUL, adj. Y. Calme, tranquille. 
Voy. SIOuL. 


CHOUM, v. n. Rester, demeurer, ha- 
blier, stationner; p. chomet. Il se 
conjugue sur chouma qui paraît avoir 
été l'ancien infinitif. Choum a reas heb 
ober ann dra-se, ils ne voulut pas 
faire cela. — Edo neuxse 0 choum a 
Brest, il demeurait alors à Brest. 


CHOURA, v. a. Amugser ou caresser 
un petit enfant. Voy. le suivant. 


CHOURAOU, a. pl. m. Ober chouraou 
da eur bugel, faire des caresses pour 
amuser un petit enfant. 


CHOURIK, 8. m. Y. C. Bruit d'une 
porte sur ses gonds, d'un essieu mal 
graissé, tout bruit produit par le frot- 
tement. 


CHOURIKA, v. n. et aussi CHOURIKAL, 
CHOURIKAT ; V.C. Faire du bruit comme 
celui que l'on appelle chourtk. 


CHOURIKEIN (chourik-e-in), v. a. Y. 
Grincer, parlant des dents. Il a aussi 
le sens de gwigourat. 


CHUCHUENN, a. f. Femme qui est 
lente à tout ce qu'elle fait et qui mu- 
sarde; pl. ed. 


CHUCHUER, 8. m. Homme qui mu- 
sarde et qui est lent à tout faire; 
pl. ten. 


C'HUEC'H, 8. m. Y. Souffle. On dit 
aussi c'huez. Y. 


C'HUEC'HAL, v. n. Y. Et aussi c’hue- 
c'hem, souffler. 


C'HUEC'HEIN (c’huec’h-e-in). Yor, le 
précédent. 


C'HUEC'HKENN, 8. f.V. Vessie; pl. eu. 
— C’huec'hein, souffler, et kenn (anc.), 
eau. 


C'HUEK, adj. Y. T.G. Doux au goût. 


LS 


04 CH 


C'HUENENN, 6.1. Y. Pace; pl. ex. 
C'HUENN, s. f. Miche de pain. 


C'HUENNEIN (c'huenne-in), v. a. Y. 
Sarcler; pl. c'huennet. Voy. C'HOUENNAT. 


C'HUENNOUR, 8. m. Y. Sarcleur; pl. 
c'huennerion. 


C'HUEZEIN , et aussi O'NUEC'HEIN 
(chuez-e-in, c'huec'h-e-in), v. n. Y. 
Soufller. — C'huec'h, Y. aoue, et 
aussi c'huez. 


C'HUEZEK. Nom de nombre, Y. seize. 
— C'huec'h, Y. six, et dek, dix. 


CHUGEIN (chug-e-in), v. a. Y. Sucer. 
Voy. CHUGON. 


CHUGON, CHUG, SUG, s. m. Jus, suc. 


C'HUI, prop, pers. toujours sujet. 
Y. T.G. Vous. Il s'emploie, comme en 
français, en parlant à une ou plusieurs 
personnes. — C'houi a so klañv, vous 
êtes malade, malades. 


C'NUIBANAL, v. n. Y. Sifller avec la 
bouche. 


C'HUIBANAT, 8. m. Y. Coup de sif- 
flet avec la bouche. 


C‘HUIBANOUR, s. m. Y. Habile à sif- 
HET avec la bouche, qui se plaît à sif- 
er. 


C'HUIBENN, 8.1. Y. Moucheron ; plu- 
riel irrégulier c'hufbet. 


C'HDIBET. Voy. le précédent. 


C'HUIBON, 8. f. Y. C. T. Cigogne, 
oiseau; pl. ed, et. 


C'HUIDER, s. m. V. Alouette; pl. et. 


C’HUIL, s. m. Y. Le même sens que 
c'hout: pl. c'huiles. 


CIR 


C'HUL-DERV, 8, m. 7. Hunneton; 
pl. c'huilet-derv. — C'huil, Y. sca- 
rabée, et derv, dere, chêne. 


C'HUIL - KAUG, s. m. Y. Scorpion; 
pl. c'huil-kruget (krug-et). 


C'HUINDENN, et aussi SWINOEN, s. 
f. Fistule lacrymale. 


D'HUIRINADENN, s. f. Hennissement. 
Evitez ce mot. 


C'HUIRINEIN (c’huirinein), Y. n. Y. 
Hennir. Il se conjugue ep Vannes avec 
l'auxiliaire gober. — C'huirinein € 
c'hra, il bennit. 


C'HUITELL, 8. 1. Y. Siffiet ; pl. eu. 


C'HUITELL-ER-GOUK, s. 1. Y. Trachée- 
artère. À la lettre, sifflet du em. de 
la gorge. 


C'HUITELLAT, Y. n. Y. Le même que 
c'houitellat. 


C'HUITELLOUR, s. m. Qui siffle avec 
un sifflet. 


C'HUIZEIN (c'huise-in), v. n. Y. Suer; 
p. c'huiset. 


C'HUIZENN, s. L. Y. Bueur. 


C'HUIZIGELL (c’huisig-ell), 8. L Y. 
Vessie d'animal; pl. eu. 


CHUMETEZENN. VOy. JUMETEZERR. 


CHUP, s. m. V. Huppe d'oiseau ; pl. 
eu. 


CHUPENN, JUPENN. VYoy. 66 der- 
pier. 


CIRCH, OYACQ, 8. f. (anc.) Fauoou, 
oiseau, et aussi vent impétlueux, d'après 
le P. Grégoire. 


L 


DAD 


D 


Nous rappelons ici que toutes les 
consoanes 886 prononcent fortement à 
la fin des syllabes et des mots. Ainsi, 
ahad. abbé, se prononce comme abade 
en francais. Voir la notice sur Ia pro- 


DA, pron. pers. toujours régime. 
Te. — Après ce pronom, les lettres 
fortes se changent en faibles. — Foi 
da garet, pour t'aimer, au lien de epit 
da karei. Yoir la grammaire, 


BA, pron. poss Ton, ta, tes. — 
Après ce pronom possessif, les lettres 
fortes se changent en faibles. — Da 
galoun, ton cœur, pour da kaloun. 


DA, . À, en. — Après cette pré- 
position, les lettres fortes ou dures se 
changent en faibles ou douces. — 
Mont da Vro-C’hall, pour Bro-C'hall, 
aller en France. Mont da bourmen, 
pour da pourmen, aller à la prome- 


DA, s. m. GC. Plaisir, aise, satisfac- 
tion, joie. — Da eo gan-en besa amai, 
c'est ua plaisir pour moi d’être ici. C. 


DA (anc.). Agréable, bon. 


BAC'HALMI 0. Terms de charretter. 
Vo. NL, 


DA-0!, prép. Ghes, avec uu verbe 
de mouvement. — Moñt a rann da-di 
ta sad, à la lettre, je vais à maison 
de mon père. 


BAS, s. L Provocation, déf. Voy. 
DAEL. 

DAEA, v. a. Provoquer, mettre au: 
déf: p. daeet. Voy. DAELA. 


DAEL, RENOAEL, a. L. Contestation, 
querelle ; pl. ou. 


DAELA, v. a. et n. Et mieux, ober 
ann dael, contester, contrarier, que- 
relier. 

DAELAOU (ane), 8. pl. m. Pleurs, 
larmes. Ce pluriel a fait place à dae- 
lou; on le retrouve dans les mots sui- 
vants. VOy. DAELAOUENA. 


DA£LAOUENN, s. f. (anc.) Larme; 
pl. daelaou, masculin. 


DAELAOUI, Y. n. (anc.) Pleurer. 

DAELOU, 8. pl. m. Larmes, pleurs. 
Skuilla daelo, verser des larmes, 
pleurer. 


DAERAOU. Le même que daclaou. 
Aujourd'hui daerou. 


DAERADUENN, Voy. BAELAOVEKN. 
DAERAOUI, v. n. VOy. DAELAGUI. 
DAERE. G. Voy. DAZRE. 


DAEROU, OAELQU, s, pl. m. Lirmes, 
pleurs. Yor, DAELOY. 


9%6 DAL 


DAEZ, DEZ, DEAZ, s. m. Marche d’es- 
calier, et aussi bouclier, corniche ; pl. 
daesiou (dae-siou), desiou (de-siou). 


DAEZROU, DAZRAOU, 8. pl. m. (anc.) 
Larmes, pleurs. 


DAF,S. m. (anc.) Gendre. 
DAFFARER, 8. m. VOY. DARBARER. 
DAFFARI, v. a. Yor, DARBARI. 


DAG, s. m. Poignard; pl. ou. En vieux 
français, dogue. 


DAGENNA (dag-enna), v. n. (anc.) 
S'égosiller en parlant. 


DA-GENTA (dag-enta), adv. D'abord, 
en premier lieu, premièrement. — 
Da, en, et keñnta, premier. On dit aussi 
da-geñta-holl. 


DA-GENTAN, adv. T. Le même que 
da-genta. 


DA-GETAN, adr. Y. Le même que 
da-genta. 


DA-HINI, pron. poss. Le tien, la 
tienne; pl. da-ra, les tiens, les tiennes. 


BAIK (da-ik), 8. m. Qber dak da, 
terme enfantin pour dire faire des ca- 
resses à. 


DAILL, TAILL (L mouillées). A-dal, 
de la bonne manière, comme il faut. 
— Fustet eo bet a-daill, il a été rossé 
d'importance. Voy. TAILL, manière, 
façon. 


DAKA, s. m. Terme enfantin. — Ober 
daka, menacer de battre un petit enfant 
avec l'intention de ne pas le faire. Ces 
mots signifient aussi frapper ou plutôt 
feindre de frapper quelqu'un pour 
amuser un petit enfant. 


DAKOR, s. m. Y. Restitution. 


DAKOREIN (dakor-e-in), v.a.Y.Rendre, 
restituer; p. dakoret, 


DAL-A-UNAN! Interjection elliptique. 
Et d'un! pour dire en voilà un qui est 
terminé, qui est battu, etc. 


DAL 


DAL-A-ZAOU! Interjection elliptique. 
Et de deux! Voy. le précédent. 


BALA, DALOUT, v. a. Ce verbe qui a 
dû signifier prendre, recevoir, n'est 
plususité qu’à l'impératif; dal, prends, 
tiens ; dalt, tenes, prenet. 


DALANAO. C'hoari dalanao, jouer à 
la main chaude. 


DALAR. Voy. TALAR, s. m. Sillon en 
travers. 


 DALAROU. Voy. TALAROU. 


DALC’H, s. m. Juridiction, tutelle, 
séance, dépendance, assujettissement, 
obstacle, prise, capture, décence, te- 
nue, cas, flef. Ce mot est de la famille 
de derc'hel, dont l’ancien infinitif était 
dal’ hi, et qui sigaifie assujettir, cap- 
turer, tenir. 


DALC'H-MAD, ady. Toujours, sans 
cesse. Voy. DERC'HEL. 


DALC’HA, OALC’HI, v. a. Non usités. 
Yoy. DERC'HEL. 


DALC'HEDIGEZ (dalc'hedig-ez), 8. L 
Ce mot, peu usité, doit avoir à peu 
près le sens de dalc'h. 


DALC’HET, adj. et participe de der- 
c'hel; tenu à, obligé à, assujetti à. 
Ceux pour qui nous sommes tenus à 
prier, ar re mas onmp dalc'het da 


DALC’HI; non usité. VOy. DERC'HEL, 
DELC'HER. 


DALC'HOUT, v. n. C. Tenir, retenir, 
renfermer ; p. dalc'het. Voy. DERC'HEL. 


DALC'HUZ, adj. Avare, chiche. Ce 
mot est, comme les précédents, de la 
famille de derc’hel, p. dalc'het. 


BALE, a. m. Retard. Ober dala, tar- 
der. Dale a reot-hu? Tarderez-vous? 


DALE, v. n. Retarder, différer; p. 
daleet. Ce verbe se conjugue sur dales, 
ancien inflaitif, paraît-il. On dit aussi 
ober dale. Yor. DALE, 8. m. 


DAL 


DALEBA, v. a. (anc.) Etendre au s0- 
leil pour faire sécher, parlant du 
linge, du blé, etc. 


DALEEIN, v. n. V. Tarder, retarder; 
b. daleet. Yor. BME, Y. n. 


DALEER, 6. m. Qui cst toujours en 
retard; pl. ten, 


DALEEREZ, s. L. Femme qui est tou- 
jours en retard. 


DALETENN, s. L Y. Bandeau de reli- 


gieuse, collerette, mouchoir de cou de 
; DL. eu. 


OALIF, subs. des deux genres ; pos- 
thume, celui ou celle qui est né après 
la mort de son père. Ce mot appar- 
tient, je crois, plus particulièrement 
au de Cornouaille. Le Gonidec 
donne dalifez, fille posthume. 


BALIFEZ, s. f. Voy. le précédent. 


DALL, adj. Aveugle, qui a perdu la 
vue, par extension, sot, imprudent, et 
aussi émoussé, parlant du tranchant 
d'un outil. Eunn den dall, un aveugle: 
tud dall, des aveugles. Ganet dall, 
aveugle de naissance, né aveugle. Le 
Dall est un nom de famille très-ré- 
pandu. Voy. PENN-DALL. 


BALLA, v. a. Aveugler, au propre et 
au figuré; éblouir, séduire, fasciner, 
émousser la pointe d'un outil, bou- 
cher, parlant d'un trou par où l'eau 
entre; p. dallet. 


DALLEIN (dall-e-in), v. a. V. Il a les 
mêmes acceptions que dalla, du Léon; 
p. dallet. 


DALLENTEZ, 8. f. Cécité, et aussi, 
aveuglement d'esprit. 


DALLEZ, 5. L. Peu usité. Femme 
aveugle. VOy. DALL. 


DALOJQOU, s. pl. m. Dalots, terme de 
marine. 


DALOOT, Y. a. Ce verbe qui paraît 
avoir eu le sens de prendre, recevoir, 
n'est plas usité qu'à l'impératif : dal, 
uns, prends; dalit, prenez, tenez. 


DAM 97 


DALVEZ, s. f. Cloison de navire; pl. 
dalvesiou (dalve-siou). 


BAM, s. m. Herbe aux chats, ger- 
mandrée, chataire, plantes. 


DAM, BEN, particule usitée en com- 
position pour exprimer qu’une action 
n'est faite qu'à demi. Cette particule 
change en douce la lettre qui la suit. 
Ainsi, dam-sigeri, ouvrir à demi; 
dam-glevet, entendre à demi, etc. Les 
infinitifs radicaux dans ces exemples 
sont digeri, ouvrir; klevet, entendre. 
Voy. DEN. 


BANANI, s. m. (anc.) Soin, solli- 
citude. 


DAMANIA, v. a. (anc.) Prendre soin 
d'une chose. 


DAMANT, 8. m. Soin, souci, inquié- 
tude, compassion, pitié. Kaout damant 
d'he gorf, ménager trop son corps, ne 
pas travailler. Gani damant va bugale. 
par suite des soins que je dois à mes 
enfants. 


DAMANTEIN (damañt-e-in), v. a. Y. 
Soigner, prendre soin. Yor. DAMARTI. 


DAMANTI, v.a.C. Soigner, avoirsoin. 
Ce verbe a encore une acception qui 
sent fort la colère et la menace : 
Damanti a ri, tu t'en repentiras, tu 
me le paieras! Damañti eunn den 
klanv, soigner un malade. C. 


DAMANTUZ, adj. Pitoyable, digne de 
pitié. 
DAMBREZEIN (dambreze-in), v. a. Di- 


vulguer, répéter par moquerie ce qu'a 
dit un autre, p. dambreset. 


DAMEZELL, 8. L. Y. Demoiselle; pl. et, 
Voy. DEMEZELL. 


DAM-GLEVET, v. a. Entendre à demi. 
Voy.0am, particule, et KLEVET, entendre. 
On dit aussi hanter-glevet : p. dam- 
glevet, hanter-glevet. 


DAMMOUL, adj. Y. Humide, moite. 


DAMORANT, 8. m. Y. Reste de quel- 
que chose qui n'est pas achevée, et 
non restes de table, (ic. 


12 


98 DAM 


DAMOU. C'hoar damou, jeu de da- 
mes, jouer à ce Jeu. 


DAMOUCHEIN {damcuche-in), v. a. Y. 
Chiffouner, p. damouchet. 


DAM-WELET (dam-velet).Voir à demi, 
entrevoir ; p. dam-awelet. Voy. DAN, 
particule qui indique une action à 
demi-faite, et gwelet, voir. 


DAM-ZELLET, v. a. Regarder à demi ; 
p. dam-xellet. Ce verbe est composé 
de dam, particule qui indique une ac- 
tion à demi-‘aite, et de sellet, regarder. 
Voy. la particule dam. 


DAM-ZIGERI (xig eri), v. a. Entr'ou- 
vrir, Ouvrir à demi; p. dam-sigoret. 
Dam, particule, à demi; digeri, ouvrir. 


OAM-ZIGOR, adj. Entr'ouvert, ouvert 
à demi. — Dam, particule, à demi; 
digor, adj., ouvert. Yor. DAN. 


DA-NEBEUTA, av. Au moins, pour 
le mois. — Da, prép., pour ; nebeuta, 
le moins, superlatif de nebeut, peu. 


D'ANN-ABRETA, ady. Au plus tôt, 
au plus vite. Voy. ABRETA. 


BAN, DEAN, s. m. Y. bendre ; pl. dea- 
nion. 


DANEVELL, 8. f. C. Récit, pl. ou. 


DANEVELL , v. a. GC. Raconter ; p. 
danevellet. — Danevell a reaz buez 
Jozcf., il raconta l’hisioire de Joseph. C. 


DANN, TANN, 5. m. (anc.) Chêne, 
arbre. 


DANNE, a. m. Y. Ce mot de Vannes 
a 100108 les acceptions du mot danrez, 
du Léon. 


DANNEIN (danne-in), v. a. Damner ; 
p. dannet. 


D’ANN-NEAC'H, adv. Eu haut, avec 
va verbe de mouvement. 


D'ANN-TNOU, adv. (anc.) En bas, 
avec un verbe de mouvement. 


D'ANN-TRAON, adv En bas, avec un 
verbe de mouvement. Voy. TRAOÀ. 


DAN 


D'ANN-TRAOUN, adv. Le même que 
le précédent. Voy. TRAOUÂ. 


DANS, s. m. Ronde, danse ; pl. ou. 


BANSAL (dañ-sal), v. n. Danser ; p. 
danset. Ce verbe 8e conjugue sur l’an- 
cien infinitif dañsa et plus souvent 
avec l'auxiliaire ober. 


DANSER, 8. m. Danseur; pl. ten. 
DANSEREZ, 5. L Danseuse; pl. ed. 


DANSON, s. m. Bruit que fuit une 
porte fermée violemment. 


0ANS-TRO, 8. m. Danse appelée 
ronde. — Â la lettre, danse en cir- 
conférence, en rond. 


- DANT, 8. m. Dent de la mâchoire, 
dent de scie, brèche à un instrument 
tranchant ; pl. dent. Prononcez le plu- 
riel dent comme en français dainte. 


DANT-OLIFANT, 8. m. Ivoire. — 
Dait, dent ; olifant, éléphant. 


DANTA, v. 8. Mordre quelqu'un, 
ébrécher un outil. — Dant. dent de 
la mâchoire, brèche à un outil. 


DANTAN, v. n. T. Se brûler, parlant 
d'un mets liquide soumis à un feu 
trop vif, sentir le brûlé ; p. dañntet. 


DANTEGEZ (dañteg.ez), 8. L Femme 
qui a de grandes dents. 


DANTEK, s. m. Qui a de longues 
dents. — Dantec et Le Dantec sont des 
noms de famille très-répandus. 


DANTEK, adj. Kaol dañtek, des 
choux crépus : ainsi nommés parce 
que l'extrémité des feuilles est den- 
telée. 


OANTELEIN (dañtel-e-in), v. a. Y. 
Ciseler ; p. dantelet. 


DANTELEK, adj. Y. Garni de den- 
telles. — Danteles, dentelle. 


DANTELET, adj. Y. Ciselé. — Dañ- 
telein. V. Ciseler. 


DANTELEZ, s. L Dentelle. 


DAO 
DARTELEZER, adj. Garai de den- 
tell 


BARTENN, s. L. C. Pierre d'attente ; 
pl. ou. 


OANTES, s. m. V. Tablier. 

DARTET, ed]. Rbréché. — Daña, 
ébrécher. 

BARTIK-LEAZ, 8. m. Dent de lait. — 
Deñsk, diminutif de dañs, dent ; 
bas, lait 


DARVAO, HAYA 
distinction de sexe ; 


OARVADEZ, OAVADEZ, 8. L La e- 
melle du bélier ; pl. ed. 








Brebis, sans 
PI. deñved, dered, 


DANVEADOU, s. pl. m. Des maté- 
riaux pour bâtir. Ce mot semble dé- 
river de dantet. Voy. ce dernier. 


DANVEZ, 6. m. Matière ou ce qu'il 
faut pour faire ou confectionner un 
vêtement, des chaussures, une mai- 
son, etc. ; dispositions naturelles ou 
cpacités nécessaires pour faire une 
chose, fortune, revenu. 1 n'a pas de 

luriel. Ce mot s'emploie aussi dans 
a phrase suivante : Eunn danres 
prins, etc, 8e dit d'un individu qui 
s'imagine qu'il deviendra prince, etc. 
Dantex am eux da zerel eunn ti, j'ai 
ce qu'il faut pour bâtir une maison. 
N'eus danre e-bed enn-hoñ, il n'a pas 
de dispositions naturelles. Employé 
au sens de fortune, le mot danres veut 
après lui le pluriel comme substantif 
collectif : Ann dantes ne zigasoñt ket 
ann ewrusded, la fortune ne donne 
pas le bouheur. Danrer eur voñtel, 
l'étoffe nécessaire pour faire un man- 
teau. 


DARZEAT, adj. Y. Bien nourri, par- 
lant des gens et des bêtes. 





nR, C. Il a le sens de it faut que. 
Dao vo (rexo) d'in monet di, il faudra 
que j'y aille, Je serai vbligé d'y aller. 


gag. Ce mot, en Léon, 





DAO 09 


par exemple, à son partenaire qu'il 
peut abattre la galoche, parce que ses 
palets sont bien placés. 


0A0-DA0. En style familier, on dit : 
Ha dao-dao war ann or, et il se mit à 
frapper fort à la porte. Cette phrase 
peut s'accommoder à tous les temps et 
à toutes les personnes du verbe. À la 
lettre, pan ! pan! sur la porte. 


DADNET, adj. Damné. Ar re xaonet, 
les damnés. 


DACNI, v. a. Damner; p. daonet. 


DAONEDIGEZ, s. L. Damnation. Pro- 
noncez daonedig-es, 


DAONIR, v. a. T. Damner; p. daonet. 


DAOU, nom de nombre. En Vannes, 
deu ide-u). Deux, pour les substantifs 
du genre masculin. Après ce mot, 
toutes les lettres muables se changent 
de fortes en faibles on douces. Daou 
benn au lieu de daou penn, deux têtes. 
Yoy. la grammaire. — Ce mot sert à 
former le pluriel duel pour les subs- 
tantifs du genre masculin. Ainsi daou- 
lagad. les deux yeux, lès yeux d'une 
même personne; daou-lin, pour daou- 
glin, les deux genoux; daouarn, pour 
daou-dourn ou plutôt'daou-sourn, les 
deux mains. Voy. 0 pour les pluriels 
duels du genre féminin. 


DAOUARN, 6. pl. m. Pluriel duel de 
deurs. main. 


DAOU-BENNEK, adj. 11 se dit de tout 

; corps ou objet qui à deux têtes, deux 

bouts. Eur caz daou bennek. un bâton 

à deux têtes, à deux bouts. — Daou. 
deux, et penn, tèle, bout. 


OAOU-BLEGA, v. a. Plier en deux; 
p. daou-bleget. — Daon, deux, et plega, 
plier, ployer. 


DAOU-C'HEMENT, s. m. Deux fois 
autant, le double. — Daou, deux, et 
kemeñt, autaut. 


GAOU-DROADEK, adj. (Animal.) Qui a 
deux pieds. — Daou, deux ; troad, pied 





de l'animal. 


100 DAO 


DAOUERIOK, adj. ane. Qui a deux 
paroles. Ce mot parait compusé de 
daou, deux, et de ger, parole. 


DAOU-HANTER, adj. Qui est partagé 
en deux, mitoyen. — Daou, deux; 
hanter. moitié, demie. Eur voger daou- 
hanier, un mur mitoyen. 


DAOU-HANTERA, Y. a. Partager par 
moitié, diviser en deux. Voy. le pré- 
cédent. 


DAOU-HESKENNAT, v. a. Scier en 
deux. — Daou, deux; heskennat, scier. 


DAOUI, v. a. Mettre deux à deux; 
p. daouet. — Daou, deux. 


DAOU-LAGAD, DAOULAGAD. Pluriel 
duel de lagad, œil. Yor, DAOU pour 
former les pluriels duels. 


DAOU-LAMM, 8. m. Galop du cheval. 
À la lettre, deux sauts, deux bonds. 
Moñt d'ann daou-lamm, aller au galop. 
Mont d'ann daou lamm-rus, aller au 
grand galop. 


DAOULIN; pluriel duel de glin, ge- 
nou. — Daou, deux ; gm, genou. Pour 
la formation des pluriels duels, voy. 
DAOU. 


DAOULINA, v. n. S'agenouiller. — 
Daoulin, les deux genoux. 


DAOUNI. VOy. DAON!. 


DAOUST, conjonction interrogative. 
Quoique, en dépit de, à savoir. Daoust 
petra a reot, en dépit de ce que vous 
ferez, à savoir ce que vous feres. Da, 
prépositiun, à, et gouxout, savoir. 


DAOU-UGENT (ug-eñit), nom de nom- 
bre. Quarante. À la lettre, deux-vingts, 
deux fois vingt. 


DAOU-UGENTVED (ug-eñtred), nombre 
ordinal. Quarantième. Voy. DAOU-UGERT. 


DAOU-VEZEK, adj. Qui a deux pointes, 
deux dents. — Daou, deux; bez, dent 
d'un croc, etc. 


DAOU-VLOASIAD (rloa-stad), adj. Ce 
mot, composé de dacu, deux, et de 
bloaz. année, n’est pas employé dans 


DAR 


l'usage au sens de qui a deug ans, qui 
dure deux ans. On dit plutôt : Eunn 
oan daou tloar, un agneau de deux 
ans; eunn dra à bad daou tloas, une 
chose qui dure deux ans. Voy. SLs4- 
SIAD (bloa-siad) 


DAOUZEK, nombre. Douze. — Daou, 
deux ; dek, dix. 1 


DAOUZEK-DEISIDU(de-i-siou), 8. pl. m. 
Le jeûne des Quatre-Temps. À la lettre, 
les douze jours. Cette expression, con- 
sacrée par l'usage, est une infraction 
au génie de la langue bretonne, la- 
quelle veut le singulier après les noms 
e nombres : Daon varc'h pour daou 
marc'h. À la lettre, deux cheval. 


DAOUZEK-UGENT (ug-eñt), nom de 
nombre. Deux cent quarante. À la 
lettre, douze vingts, douse fois vingt. 
Voyez au mot PEYAR-UGEAT ce qui est 
dit de la manière remarquable des an- 
ciens Bretons pour exprimer les nom- 
bres élevés. 


DADUZEKVED, nombre ordinal. Dou- 
zième. Daousek, äouze. 


DAR, DARZ, 8. f. Evier, égoût, plà- 
tras, dalle de cuisine; pl. tou. 


DAR, 8. m. Y. Larme; pl. eu. 


DARBAREIN (darbare-in), v. n. V. Le 
même que darbari, 


DARBARER, DAFFARER, 8. m. Aide- 
maçon, aide-couvreur; pl. 166. 


DARBARI, DAFFARI, v.n. Servir d'aide- 
maçon ou d'aide-couvreur. 


DARBAROUR, 8. m. Y. Le même que 
darbarer ; pl. darbarerion. 


DARBET, adj. et participe. Sur le 
point de, en danger de. Il a à peu près 
le même sens que dare, leqnel paraît 
entrer dans sa composition : Darbet eo 
het d'es han koueza, il a été sur le point 
de tomber. Voy. DARE, DARSSUT. 


DARBOO, 8. f. Tesson; pl. ou. Ce mot 
est une contraction de darn, s. f., 
partie, morceau, et de pod, pot, vase 
de terre, de faïence. 


DAR 


DARBOBER, s. m. C. Courtier d'af- 
faires ; pl. ten. 


. BAROOT, 5. LY. Le même que darbod. 


DARS88T, v. impersonnel. Être sur 
le point de, en danger de; p. darbet; 
il n'est usité qu'au participe. Ce mot 
est composé de dare, sur le point de, 
et de bout. ètre, du dialecte de Vannes. 
Voy. DARSET. 


DARC'HAI (darc'ha-i), v. a. Yor. 8AR- 
C'HAS. 

DARC'HAO, DARSH'AV, v. a. Frapper 
fort; p. darc’haoet. 

DABS'HAOGI. Voy. DARC'HAG. 

DARC'HAV. VOY. DARC'HAS. 

DARO. Voy. DARED. 

BA-RE, pron. poss. Les tiens, les 
tiennes. 


BARE, DABEV, adj. Cuit, eu maturité. 


HARE, adj. Sur le point de, en danger 
de. — Dare oa da gouesa, il était sur 
le point de tomber. 


DARE, DAERE, DAZRE, a. m. C. La 
marée basse. 


BASED, 8. m. Javelot; pl. ou. 


DAREDENN, s. f. Eclair sans tonnerre, 
étoile filante; pl. dared, masculin. 
Yor. la terminaison ENN du Diction- 
naîire de rimes. 


DARED!, Y. impersonnel, non usité. 
Faire des éclairs. On dit de préférence 
dared a ra, il fait des éclairs. Voy. 
DAREDENN. 


DABEMP&ED , s. m. Fréquentation, 
baatise, et aussi chemin de servitude. 


DAREMPRED, s. m. V. Les êtres d'une 
maison. — Ena darempred dre enn ti, 
Y. Les êtres de la maison. 


DAREMPREDI!, v.a. Fréquenter, hanter. 
rechercher une fille en mariage; pl. 


DAR 101 


DAREU, 8. pl. m. V. Larmes, pleurs. 
C'est le pluriel de dar, Y. Larme. 


DAREV, adj. Cuit, en maturité. Voy. 
DARE, adi. . 


DAREVELL, s. m. C. Yor. DANEYELL, 
8. M. 


DAREVELL, v. a. GC. Voy. DANEVEL, 
Y. 4. 


DAREVI, v. a. et n. Cuire, mèrir. — 
Darev, cuit, en maturité. — Darevi 
buhan a rard, il mûrira vite. 


DARGBEIZ (dargre-ixs), 8. m. C. Partie 


du corps humain appelée la ceinture, 
les reins. 


DARGUD. Yoy. ARGUS. 
DARGUDI. VOY. ARGUDI. 


u DARGUT. Manchot, d’après Le Pelle- 
er. 


DARIUEIN (dari-u-e-in). v.a.V. Cuire; 
p. dariuet. Voy. DARE, adj. 


BARN, s. f. Partie, portion, pièce; 
pl tou. — Ann darn ruia, la plupart, 
a plus grande partie. 


DARNADOUI, v. a. Partager. 


DARNEIN (darn-e-in), Y. a. Y. Par- 
tager ; pl. darnet. 


DARN-GOLL, y. a. Perdre en partie, 
perdre la plus grande partie de. ll se- 
rait plus conforme aux règles et au 
génie de la langue d'écrire darn-koil, 
selon les principes donnés au mot 
EUPHONIE de mon Nouveau Dictionnaire 
1869. Il est composé de darn, partie, 
et de koll, perdre. 


DARNIAL, v. a. (anc.) Entamer. — 


- Darn, portion. 


DARNICH, DARNIJ. Voy. ce dernier. 


DARNIJ, 8. m. Vol près de terre. 
Voy. GOURNI. 


DARNIJAL, v. n. Voler près de terre 
comme font les hirondelles à l'ap- 
proche de la pluie; p. darnijet. Voy, 


102 DAS 


GOURNIJAL. Le verbe darnijal se conjugue 
sur l'ancien infinitif darnija, et avec 
l'auxiliaire ober. 


DARO, adj. T. Cuit, en maturité. Vory. 
DARE. 


DARO, adj. T. Sur le point de, en 
danger de. Voy. DARE. 


DARVEZOUT, v. n. Arriver inopiné- 
ment, parlant d'un accident, survenir; 
p. darvexet. Voy. C'HOARVEZOUT. 


DARVOED, 8. pl. m.; pluriel irrégu- 
lier de darroedenn. p ‘ga 


DARVOEDENN, a. f. Dartre; pl. dar- 
voed, masculin. 


DARVOEDENNEGEZ /darvoedenneg-ex), 
8. f. Peu usité. Femme qui a des dartres. 


DARVOEDENNEK, adj. et subst. Peu 
usité. Qui est de la nature des dartres, 
homme qui a des dartres, dartreux. 


DARVOUD, 8. m. Evénement, hasard, 
cas; pl. ou. 


DARVOUT, Y. n. VOy. DARVEZOUT. 


DARZ, DAR, 8. f. Evier, égoût, dalle 
de cuisine. 


DARZ, 8. m. Dard, poisson; pl. ed. 


DAS, particuleréduplicative quientre 
dans la composition de quelques mots 
et qui équivaut aux particules rédupli- 
catives as, ad, ax, at. VOY. DASSONEIN. 


DASKIRIAT, v. n. Ruminer comme 
font certains animaux; n. daskiriet. 


DASKOMPRET, v.a.(anc.)Environner. 


DASKOR, DASKOREIN, v. a. V. Les 
mêmes que dakorein. Y. 


DASKORI, v. a. C. Rendre, restituer : 
pl. daskoret. 


DASKRENA, v. n. Trembler souvent 
de reur, de fièvre, et par extension, 
chevroter en parlant, en chantant. — 
Das, particule réduplicative;, krena, 
trembler. 


DAS 


DASKRIGNAT, v. a. Rominer à la 
manière de certains animaux; p. das- 
krignet.— Das, particule réduplicative, 
et krignat, ronger. 


DASKUILIAT, v. a. C. Voy. le précé- 
dent. 


DASLARDA, v. a. Entrelarder, p. 
daslardet. 


DASORC'H (da-sorc'h), Y. a. Voy. 
DAZORC'H. 


DASPRENA, v. a. Acheter ce qu’on 
avait vendu. — Das, particule rédu- 
plicative, et prena, acheter. De cette 
étymologie il résulte que c'est à tort 
qu'on a donné à dasprena, en style de 
dévotion, le sens de racheter ou déli- 
vrer en payant d'une rançon. Daus ce 
dernier sens, le clergé breton n’em- 
ploie que prena. 


DASPRENER, 8. m. Ce rot, auquel 
quelques-uns donnent le sens de Ré- 
dempteur, doit être condamné pour 
les mêmes raisous que le verbe das- 
prena d'où il dérive. 


DASPUGN, 8. m. Y. Àmas, assem- 
blage. 


DASPUGN, v. a. V. Amasser, assem- 
bler: p. daspugnet. 


DASREVELL, 8. m. Bruit confus de 
paroles, d’après Le Gonidec. 


DASREVELLA, v. n. D'après Le Goni- 
dec, parler plusieurs ensemble et con- 
fusément. 


DASSON, DAS-SON, 8. m. Y. Echo. Ce 
mot est composé de das, particule ré- 
duplicative, et de son, soun, bruit, s0b. 
A la lettre, son redoublé. Quoique la 
lettre S soit toujours dure dans notre 
alphabet, on remarquera ici qu'il y a 
lieu de doubler cette lettre, en raison 
de la composition du mot das-son. 


DASSON, DASSONEIN, v. n. V. Yor. le 
suivant. 


DASSONEIN (das-son-e-in), Y. n. Y. 
Résonner, retentir. — Das, particule 
réduplicative, et sonein, V. sonner. 


DA- 


DASTAZ! Terme de charreer: à 
droite! au pas! 


DASTOURNA, v. n. Chercher en tâ- 
tonnant. — Das, particule réduplica- 
tive, et dourn, main. 


DASTOURNI. Voy. DASTOURNA. 


DASTUM, DESTUM, s. m. Amas, as- 
semblage. 


DASTUM, DESTUM, v. a. Ramasser, 
assembler, rallier, convoquer, cueil- 
Jr: p. et. 


BA-VAD, adv. Tout de bon. — Da, 
prép. Pour, de; mad, bon. 


DA-VAD-HA-KAER, adv. À bon escient, 
franchement. À la lettre, de bon et 
beau, pour bon et beau. 


DAVAD, DANVAD. Voy. ce dernier. 


DAVADEZ, DANVADEZ. Voy. ce der- 
nier. 


CAVANGHER. VOy. TAVAÂCHER. 


DAVANTER, DANTER, s. m. 1. Voy. ce 
dernier. 


DAVED, prép. Vers, jusques à. — 
Daved-oun, vers moi. Daved-han, vers 
lui. Lavor d'eshan dont daved-oun, 
dis-lui de venir me parler, me trou- 
ver. Ce mot, qui est usité particuliè- 
rement en Vannes et en Tréguier, est 
urthographié de diverses manières. 
Les uns écrivent dared, da ced: les au- 
tres david, da tit. Voy. DAVID, DAMIT. 


DAVEEIN (dave-e-in), v. a. Et aussi 
deveein, différer, retarder; p. daveet, 
dereet. | 


DAVID, DAVIT, prép, Voy. DAVIT. 


BA-VIMANA, ady. Au moins, pour le 
moins. On dit plus souvent diana, 
dihana, par contraction. — Da, prép. 
pour, et bihana, superlatif de bihan, 
bien, petit. À la lettre, pour le plus 
petit. 


BA-VIKEN, adj. À jamais, éternelle- 
ment. — Da, pour, et biken, jamais 
fer rapport au fulur). 


DEA 103 


DAVIT, DA VIT, prép, Y. T. Ke da 
vit dour, va chercher de l’eau. Cette 
dernière orthographe me semble la 
mellleure; elle me paraît cacher un 
verbe qui a disparu de la langue. 


DA-ZIVEZA, adv. Finalement, enfin. 
ms Da, prép, pour; et desa, le der- 
nier. 


DAZ, particule réduplicative em- 
ployée parfois, quoique à tort, pour la 
particule das. 


DAZORC'H, DAZORC'HI, v. a. C. Ral- 
lumer, parlant du feu éteint ou près 
TE l'être; réunir les bestiaux en un 

eu. 


* BAZORC'H, Y, a. (anc.) Ressusciter, 
faire revenir à la vie. En Cornouaille 
on emploie encore, je crois, dans ce 
sens. 


DAZORC’HI, Y. a. C. Yor. DAZORC'H. 


DAZORC'HIDIGEZ, a. L Ce mot dérive 
des précédents et pourrait au besoin 
être employé au sens de résurrection; 
mais je”doute qu'il fùt compris. 


OAZRE. C. Voy. DAERE. C. 


DAZROU, OAEZROU, s. pl. m. anc.) 
Voy. DAELOU. 


DE, pron. pers. Te, toi, tu. Voy. TR. 

DE, prép. Y. Le mème que la prépo- 
sition da du Léon, et exigeant les 
mêmes mutations de lettres. Me ia de 
Baris, je vais à Paris. 

DE, s. m. Y. T. C. Jour; le pluriel 


de ce mot est deieu, en V., deio, en T. 
et deiou, en G. Voy. DEIZ. 


DEAC'H, adv. Hier. Derc’hent deac'h, 
avant-hier. À la lettre, la veille d'hier. 


D’EAN, pron. pers. V. à lui. 


DEAN, 8. m. Y. Gendre, beau-fls ; 
pl. deañion. On dit aussi dean et dol. 


DEAN, 8. m. V. VOy. DEAN. 
DEAN, s. m. Boyen; pl. ed. 


404 DEB 


DEANEZ, 8. L. Doyenne ; pl. ed. 
DEAZ, s. m. Lais d'église. 


DEBOCHER, s. m. (anc.) Donneur de 
bonjours, qui salue toutes les per- 
sonnes, souvent sans les connattre. 


DEBRAN, 8. m. Y. Démangeaison. 
Voy. DEBRON. 


DEBREIN (debre-in), v. a. Y. Manger ; 
p. debret. - 


DEBRER, s. m. Mangeur ; pl. ten. 


DEBAI, DIBRI, DRIBI, v. a. Manger ; 
p. debret. 


BERRIA, VOy. DIBRIAO. 


DEBRON, s. m. Démangeaison à la 
peau : il n'a pas de pluriel. — Ce mot 
qui n'a jamais eu que la signification 
ci-dessus, a servi à Le Gonidec pour 
composer deux expressions bien mai- 
heureuses, à mon sens. De ce que, en 
français, on dit démangeaison de voir, 
de parler, etc., il a composé les mots 
debron-gwelet, debron-koms. 11 ne s'est 
pas arrêlé là, car il a empleyé dans 
ses textes un adjectif que donne le P. 
frégoire pour signifier curieux ou in- 
dividu qui cherche à connaître les 
secrets ou les affaires des autres. Cet 
adjectif est debronus, qui n'a même 
pas de sens en breton. — On est 
vraiment en droit de lui reprocher 
cette manière de faire. Aussi, et mal- 
gré l'affection que j'avais pour lui, par 
suite d’une fréqueñtation de plusieurs 
années, malgré l’admiration que je 
professe pour ses travaux, malgré 
tout cela, dis-je, je n'al pu m'empè- 
cher de faire quelques observations à 
ce sujet dans l'introduction d'un ou- 
vrage que sa famille m'avait chargé 
de faire imprimer après sa mort. Cet 
ouvrage (Bisitou ar Sakramant Sakr : 
Visites au Saint-Sacrement) renferme 
un assez grand nombre d'expressions 
de cette nature. 


DEBROUR, 8. m. Y. Mangeur; pl. 
debrerion. — Debrein, V. Manger. 


DEBUT, s. m. Y. Le même que tabut. 


DEBUTEIN (debut-e-in), v. n. Y. Que- 
taller ; p. debutet. 


DEE 


DEC'H, adv. Y. Hier. 


DEDEU (dede-u), 8. n. Y. Le juif. 
errant. Voy. 8OUDEDEO. 


BERI, s. m. Consécration, dédicace 
d’une église. 


DEOIVAND, s. m. C. Le même sens 
que dedi. 


DEDUIT, s. m. (anc.) Joie. 


DEEU, adj. Y. Droit, opposé à gau- 
che. Voy. DEOU. 


DEFOUIEIN [riin v. a. V. Pro- 
voquer ; p. defouiet. 


DEG. Voy. HEL, 


DEGAS, v. a. Y. Le même que digas, 
T. a. 


DEGOEC’HEIN (degoec'he-in), v. n. Y. 
Arriver inopinément , 9 s D. 
degoec’het. Yor. DIGOUEZOUT. 


DEGVED. Yor. DEKVED. 


D'EHE, pron. pers. Y. T. C. À eux, 
à elles. 


D'EHI, pron. pers. Y. T. C. À elle. 


DEHO, BER, adj. (anc.) Voy. DEov, 
droit, opposé à gauche. 


D'E-HOC'H, pron, pers. Pour da 
hoc'h, d'hoc'h, à vous. Ici, lu lettre a 
est euphouique. 


D'E-HON, D'EHON, pron. pers. Y. À 
ui. 


DEHOU, DEOU, adj. Voy. ce dernier. 

O'HEC’H, pron, pers. Y. À vous. 

D'HOC'H. Voy. D'£-HOC'H. 

DEISIAD (de-i-siad), ad). Ce mot qui, 
à la rigueur, peut signifier qui dure 
un jour, n'est pas usité, que je sache ; 
on lui préfère ne bad nemet eunn deis. 
U dérive de dez, jour. 


DEISIADA (de-1-si-ada), v. n. Fixer 
un jour pour faire quelque chose; p. 


DEL 


deisiadet. Cette expression est remar- 
quable , elle dérive de deiz, jour. 
Deisiadet eo des han dont ama, on lui 
a fixé un jour pour venir ici. 


DEISIDU-AL-LARD (de-i-siou), s. pl. 
m. Carnaval. À la lettre, les jours du 
gras. 


OEUZ (de-is), s. m. Jour; pl. deisiou 
(de-i-siou). 


DEIZ-ANN-AUTROU-OOUE (de-is), 5. 
m. Le dimanche. A la lettre, le jour 
do Seigneur Dieu. 


BEIZ-HA-NOZ (de-is), adv. Continuel- 
lement. A la lettre, jour et nuit. 


DEIZ-MAD, interjection. Bonjour! À 
la lettre, jour bon! Yo, DEMATID et 
DEMATEOC’H. 


DEJANNEIN (deganne-in), v. a. Y. 
Railler, bafouer : p. dejannet. 


BEJANNOUR, s. m. Y. Goguenard; 
pl. dejannerion. 


DEJUN, 8. m. Y. Déjeûné. 


DEJUNEIN (dejun-e-in), v. a. Y. Dé- 
lcner: p. dejunet. 


DEX, DEG, nom de nombre. Dix. En 
grec, deka. Après ce mot, il y a plu- 
sieurs lettres faibles qui se changent 
en fortes. Dek kwennek, dix squs, au 
lieu de dek gwennek. Voy. la gram- 
maire. Ce mot fait partie intégrante des 
nombres compris entre onze et dix- 
peuof en breton Ainsi, on dit daouzek, 
douze, pour daou, deux, et dek, dix; 
unnek, onze, pour unan et dek. Il va 
sans dire, dès lors, que les permuta- 
tions de ivttres qui s’opèrent après 
dek doivent aussi s'opérer après ces 
nombres. Remarquez qu’en francais on 
dit dix-sept et qu’en breton on dit 
sept-dix (seitek, contracté pour seiz, 
sept, et dek, dix). 


DEKVED, nombre ordinal. Dixième. 
DELAOU. Voy. DAELOU. 
DELAOUI, Y. n. Et mieux. Skuilla 


daelou, pleurer. A la lettre, répandre 
des larmes. 


DEL 105 


DERC'HER, DERC'HEL, v. a. Tenir, 
arrêter, contenir, p. dalc'het. — Dal- 
c'het eo bet, il a été arrêlé. VOy. DERC'HEL. 


BELE, 8. f. Y.T. C. Antenne, vergue, 
terme de marine. Voy. DELEZ, 8. L. 


BELE, 8. m. Y. Dette. Sans pluriel. 
Men dete. Y. Ma dette, mes dettes. 


DELEOUR, s. m. Y. Débiteur; pl. de- 
lerion. — Dele. V. Dette. 


DELEZ, 8. f. Antenne, vergue de na- 
vire; pl. delesiou (dele-siou). 


DELEZ, DEREZ, 8. m. Marche d'es- 
calier; pl. delesiou (dele-siou). Yor. 
DIRI. 


DELFIN, s. m. Dauphin, poisson, et 
aussi dauphinelle, plante. 


DELIAOU, ancien pluriel de delenn, 
feuille. 11 se retrouve dans les dérivés 
ci-dessous. Il a fait place à deliou. 


DELIAOUI, Y. n. peu usité. Se cou- 
vrir de feuilles, ramasser des feuilles. 


DELIAOUUZ, adj. peu usité. Couvert 
de feuïlles. Il est mieux de dire : 
Gwezenn a 50 stañnk he deliou, arbre 
couvert de feuilles. 


BELL, s. m. Y. Dette. Voy. BELE, Y. 
Plus usité. 


DELIEIN (deli-e-in), v. n. Y. Devoir, 
être débiteur, être obligé à; p. deliet. 


DELIENN, S. L. Feuille des végétaux ; 
pl. deliou, masc. On le dit aussi, en 
poésie, d'une tranche mince de pain. 


DELIENNEK, adj. Feuillu. Ce mot est 
peu usité. Gwezenn a z0 stank he deliou, 
arbre feuillu. 


DELIN,s.m.Briquet, morceau d'acier 
avec lequel on tire du silex des étin- 
celles qui mettent le feu à (amadou. 


DELIOENN, 6. L. Y. Plant de lierre, 
pl. delio, masc. du lierre. 


DELIO-RIT, s. m. Y. Du lierre: au 
singulier, delioenn-rit. — Delioenn, 
lierre; rit, de ridek. Y. Courir. 


14 


100 DEM 


DELIOU, pluriel irrég. de delienn, 
feuille de végétal. 


DELLEZOUT, v. a. C. Mériter, en- 
courir; p. dellezet. Voy. DLEOUT. 


DELLID, DELLIT, 8. m. Ce mot ne 
s'emploie qu'au pluriel dellidou, au 
sens de mérites, terme de dévotion. 
ll est de la famille de dellesout. 


DELLIDOU, s. pl. m. Voyez le mot 
qui précède. 


BELT, adj. Noite, humide, parlant 
du linge, etc. 


DELTA, Y. a. Humecter. 
DELTONI, 8. f. Humidité. 


BER, DAM, particule qui entre dans 
la composition de quelques mots avec 
le sens de presque, à demi, et qui, de- 
vant un verbe, indique que l'action 
n'est faite que à demi. Ainsi, dem-goms 
pour dem-koms, parler à demi-mots; 
dem-su pour dem-du, presque noir, 
noirâtre. Cette particule, comme on le 
voit, demande l’adoucissement de la 
lettre muable qui la suit. Yor. DA#. 


DEMANT. VOY. DAMART. 
DEMANTEIN. Yor, DAMARTEIN. 


DEMATEOC'H, sorte d'interjection 
que l'on emploie quand on aborde 
une personne que l’on ne tutoie pas 
ou plusieurs personnes ensemble. 
Elle répond au français Bonjour! C’est 
une contraction pour deiz-mad d'e- 
hoc'h. jour bon à vous. Si l’on tutoic 
la personne, on emploie dematid, mot 
contracté pour dez mad d'd. jour bon 

toi. 


DEMATID. Voy. le précédent. 


DEM-C'HLAZ, adj. Verdâtre. — Dem, 
à demi, et glas, vert. Voy. DEN. 


DEMERC'HER. Voy. DIMERC'HER. 
DEMEURS. Voy. DIMEURS. 
DEMEUZ. C. VOy. EVEUZ. 


DEMEZELL, DIMEZELL, s. L. Demoi- 
selle; pl. demeselled. — Eunn deme- 


DEN 


sell, une demoiselle. Au vocatif, pour 
interpeller, on altère le radical: ia, 
va merel, oui, mademoiselle. Voy. 
DIMEZELL, qui s'emploie de la même 
manière. 


DEMEZI. VOy. OIMIZI. 


DEM-FAOUTA, Y. a. et n. Pelet. se 
fèler ; p.dem faoutet.— Dem, à demi, et 
faouta, fendre. Dem-faoutet eo ar pod, 
le pot est fêlé. 


DEM-GOMZ, v.n. Parler à demi-mots, 
falre allusion à. — Dem, à demi, et 
Koms, Y. D., parler. 


BERR, s. m. Chevreuil, daim, ani- 
maux; pl. ed. 


DEMMEZ, s. f. Femelle du chevreuil ; 
pl. ed. 


DEM-RUZ, adj. Rougeâtre. Dem, pres- 
que, et ruS, rouge. Voy. DER. 


DEM-ZU, adj. Noirâtre, brun. — 
Dem, presque, et du, noir. 


DEN, s.m. Individu, sans distinction 
de sexe; pl. tud, des individus, des 
gens.Tel est la véritable signification de 
ce mot, mais dans l'usage on l’emploie 

arfois au sens d'homme, opposé à 
emma, — Dans un de ses ouvrages, 
M. l'abbé P., auteur du Bali an de. fait 
ressortir quelques particularités du 
mot den. Ce substantf s'emploie au 
sens de capable, et peut-être traité 
comme un adjectif breton avec ses 
deux genres et un comparatif très- 
régulier. Je ne connaissais jusqu'ici 
que la phrase suivante : Me 0 den 
a-walc'h evit ober ann dra-se. je suis 
capable de faire cela; à la lettre, je 
suisassez homme pour... Les exemples 
que donne notre auteur sont trop re- 
marquables pour être passés sous si- 
lence. — Houn-nez a 30 den, celle-là 
est capable; à la lettre, celle-là est 
homme.— Ar re.ze a 30 tud den, ceux- 
là sont des gens capables; à la lettre, 
des gens-homme. — Hou-ma «a 30 
denoc'h evit he c'hoar, celle-ci est plus 
capable que sa sœur; à la lettre, est 
plus homme que sa sœur. — Le mot 
den se prononce comme On pron0nce- 
rait en françuis deine, daine, 


DEN 


8. m. Qui est majeur, 
qui jouit de son bien; pl. tud-a-dra. 





DEN-A-ILIZ, s. m. Homme d'église, 
ecclésiastique pl. fud-a-ilix. 


DEN-A-VREZEL, s. m. Guerrier, mi- 
Htaire; à la lettre, homme de guerre ; 
Pl. tud a-vresel, 


DEN-DOUE, 8. m. Saint homme; à la 
lettre, homme de Dieu. 





DEN E-BED, sorte de pronom indé- 
terminé. Personne. Ne oa den c-bed 
eno, il n'y avait personne en ce lieu. 
Ce mot est toujours en compagnie 
d'uve négation. 


DEN-MARC'H, s. m. Centaure de la 
fable, moitié homme et moitié cheval ; 
à la lettre, homme. cheval. 


DEN-VLEIZ (vle-is), 8. m. Loup-garou, 
ogre, êtres imaginaires inventés à 
l'usage des conteurs d'histoires. — 
Den, homme, et bleis (ble-is), loup. 


BERA, Y n. Téter, boire au sein; 
p. dnd, 


OENEDEO , DENEDEOU, 8. pl. m. 
Flaxion aux yeux, catarrhe, dartre 
dangereuse. — Ann denedeo a 50 gañt- 
han, il a un catarrhe aux yeux. 


DENEDEOU. Voy. le précédent. 
DENOC'H. Voy. DEN. 
DEÂTA (prononcez comme en fran- 


çais : dainta, deinto), v. a. Denteler; 
P. deñuet. -- Deñt, pl. de dañt, dent. 








DENTER (prononcez comme en fran- 
çais : daintek), adj. Dentelé. — Deñs, 
pl. de dant, dent. 


DERTELEZ 8 m. (Prononcez comme 
en français : daintéles). Dentelle. — 
be, pl. de dañ, dent 


DENTELEZA, v.a. Garnir de dentelles; 
p. deñtelezet. Voy. DERTELEZ. 


DERV. Choant ann deñr, jeu de ca- 
Luttes, de billes; jouer à ce jeu. 





DER 407 


OEÂVED, BEYER: pluriel irrégulier 
de dañvad, davad, brebis. 


DENVEZ, v. a. Contrefaire quelqu'un 
par moquerie; p. denvexet. Voy DREVEZ. 


DENVIAD, s. m. D'après Le Pelletier, 
grand mangeur, glouton, gourmand. 

D'E0, D'EHO, pron, pers. contracté 
pour da ho, à eux. Voy. D'EZHO, qui est 
plus correct. 


0E0, adj. C. T. Droit, opposé à 
gauche. 


DE0G, DEOK, s. m. Dime. 


DEOGER (deog-er), 
çoit la dtme; pl. ien. 


DEOGI (deog-à), v. n. Et mieux, dastum 
ann deog, percevoir la dtme. 


DEOK, 8. m. Voy. BES. 

DEOL, adj. (anc.) Dévot. 

OEOLIEZ, 8. L (anc.) Dévotion. 

DEOU, DEHOU, adj. Drolt, opposé à 
gauche. 4-zeou, à droite. Ann doura 
deou, la main droite. 

DEOUEC'H, 8. m. V. Journée; pl. ieu. 

DEOUIAD, 8. m. Droitier ; pl. deouidi. 

DEOUIADEZ, s. L Droltière; pl. ed. 

DEOUIDI. Voy. DEOUIAD. 


DEOUIEIN (deou-i-e-in), v. n. Y. Se 
hâter. 


DEOUR, adj. {anc.) Léger. 


DEOURN, s. pl. m. Y. Pluriel duel 
de dorn. Y. main. 





Celui qui per- 





DEPOÂT, v. a. Attendre. Emoun 0 
teport ho tad, j'attends votre père. 


DERAOU, 5. pl. m. (anc.) Commen- 
cement. UTS fait place à derou. L'an- 
vlen pluriel deraou se retrouve dans 
le dérivé qui suit. 


DERAOUI, Y. T. C. Commencer ; 
n. deraouet. Yor. DE! 








108 DER 


DERC'H, 8. m. La partie des arbres 
que l'on appelle le bois parfait ou la 
partie la plus dure sons aubier. 


DERC'HEL, DELC'HER, v. a. Tenir, 
contenir, renfermer, conserver, main- 
tenir, arrêter, retenir, p. dalc’het. 
Ce verbe, à tous ses temps, se conju- 
gue sur son ancien infinitif dalc’hi; 
ceci explique, une fois de plus, ce que 
j'ai déjà dit autre part, à savoir que 
la conjugaison de ce verbe n'est pas 
aussi difficile qu'elle paraît l'être au 
premier abord. 


DERC'HEL-MAD, Y. n. Persévérer, 
tenir ferme, persister: p. dalc'het mad. 
Dalc’h-mad, dalc'hit-mad, tiens ferme, 
tenez ferme. 


DERC'HENT, 8. m. La veille. Ce subs- 
tantif, qui est toujours joint à un autre, 
ne preud jamais l'article. Derc'hen 
goel lann, la veille de la Saint-Jean. 
C'est une contraction de dervez ken, 
jour avant. Derc'hent dedc'h. Noy. le 
suivant. 


DERC'HENT, adv. et mieux derc'hent 
deac'h, avant-hier. A la lettre, la 
veille d'hier. 


DERC'HOUIDENN, DEROUIDENN. Y. 
Voy. ce dernier. 


DERE, DEREAD. Voy. ce dernier. 
DERE, 8. m. Y. Le même que derou. 


DERE. Ce mot, dont j'ignore la valeur 
grammaiticale, s'emploie, conme aussi 
ken-dere, au sens de ken-vreur : he 
zere, he gen-dere, les gens de son es- 
pèce, de sa qualité. 


DERE-MAT, 8. m. V. Ce mot s'emploie 
comme derou-mad, du Léon, an sens 
d'étrennes. 


DEREAD, adj. et adv. Convenable, 
poli. Il s'emploie aussi comme ad- 
verbe : convenablement, poliment. 


DEREADEGEZ (dereadeg-ez), s. L. Con- 
venance, décence, politesse. 


DEREOUT, verbe imr ersonnel. Con- 
venir. Kemenñnt-se ne zerr ket, cela ne 
convient pas. 


DER 


DEREZ, DELEZ, s. m. Marche d'esta- 
lier; pl. deresiou, diri. Ce dernier 
s'emploie aussi au sens d'escalier. Pi- 
gnat gañt ann diri, monter les esca- 
liers. 


DEREZA. Yor. DIREZ, Y. 8. 


DERF, DERO, s. pl. m. Pluriel de 
dervenn. 


DERGE (derg-e), s. m. Y. Escalier; 
pl. dergeieu (derg-eieu.) 


DERGWENER (derguener, VOy. DISWE- 
NER. 


DEALIK. Enn derlik, sd. Y. Derniè- 
rement. 


DERO, 8. pi. m. Pluriel de dervenn, 
chène. Koat derù, du bois de chêne. 


DEROU, a. pl. m. T. Commencement. 
Ce mot auquel je ne connais pas de 
singulier, dérive de deraoui, T. Com- 
mencer. On appelle derou-mad, les 
étrennes du premier jour de l'an, ou 
aussi la première vente que fait un 
marchand dans la journée. 


DEROUIDENN, s. f. Y. Dartre; pl. 
derouid, masc. 


DEROUIS, s. m. Voy. DAUZ, 8. m. 


DERU, 8. pl. m. Pluriel de deruenn. 
Y. chène. Koet deru, du bois de chêne. 


DERUENN, 5. f. Y. Chène, pl. deru, 
masculin. On dit de préférence, giweenn 
zeru, V. chène. 


DERV, DERF, DERO, 8. m. pi. Yor. ce 
deruier. 


DERVEK, DERVENNEK, s. L. Chenaie, 
lieu plauté de chènes. — Dervenn, pl. 
derv, dero, chêne. 


DERVENN, 8. f. Et mieux gtcesenn 
zero, 8. L. Chêne; pl. dero, gwes dero. 
Le pluriel dero, dert. derv, est du geure 
masculin. 


DERVENNEK, «. L. Chenaie. — Der- 
(enn, chône. 7 


DES 


DERVEZ, DEVEZ, 8. m. Journée, la 
durée d'ap jour; pl. dervesiou (der- 
ce-siou.) 


DERVEZ-SKIDI, DEVEZ-SKIDI, a. m. 
Journal ou demi-hettare de terre 
froide. — Derves, devez, journée; skidi, 
défricher une terre froide, une terre 
en friche. C'est comme si l’un disait, 
une étendue de terre en friche que 
l'on peut tourner à la charrue en une 
jourtiée de travail. 


DERVOEDENN, 5. L. Yor. DARVOEDENR. 


DESADORN. Voy. DISADERN (de-sadorn, 
di-sadorn.) 


DÉSIAD, adj. Y. Le mêthe que deiriud 
(de-siad, de-i-siad.) 


DESKADUREZ, 5. L Instruction, édu- 
cation. — Deski, instruire. 


BESK), DISKI, v. a. Apprendre, inus- 
truire, s'instruire ; n. desket. Desket e 
deux he bugale da skriva, elle a appris 
à écrire à ses énfants. Desket en deuz 
beza kalrez, il a appris le métier de 
charpentier. 


DESKOUNI, 8. f. Le même que des- 
kadurez. 


DESPAILL (les l, monillées), adj. Qui 
est en retard. Un vieux manuscrit 
donne à ce mot le sens d'attente; 
beza despaill, être dans l'attente. 


DESSAO, DESSAU, s. m. Y. Education. 
Sans bien comprendre la composition 
de ce mot, je le crois cependant com- 
posé à la manière de dasson, Y. 


DESSAOUEIN (dessaoue-in), v. a. Y. 
Elever, parlant des enfants, des plan- 
tes, p. dessaouet. Voy. DESSAO pour la 
composition. 

DESSAU. V. Voy. DESSAO. 


BESTRIS, 8. m. et Y. a. (anc ) Con- 
trainte, contraindre. 


BESTUM, v. a. Yor. DASTUR. 


DESTUMEIN (destum-e-in), v. a. Y. 
Ramasser, cueillir; p. destumet. 


DEU 109 


DEU (de-u), nombre, Y. Deux, pour 
le masculin. Comme daou du Léon, il 
sert à former le pluriel duel des subs- 
tantifs du genre masculin. Voy. DAOU. 


DEUEC'HAN, DIVEZAN, adj. Y. Der- 
nier. 


DEUET-FALL, adj. Malvenu. — Deuet, 
venu, fall, mauvais. 


DEUET-MAD, adj. Bienvenu. — Deuet, 
venu, et mad, bien. Ce mot composé 
ne doit s’employer que quand la per- 
sonne est arrivée : Deuel-mad ra viot, 
soyez Île bien-venu. Voy. DIGEMERET- 
BAD. 


DEUFF, 8. m. (anc). Gendre, beau- 
18. 


DEUN, adj. V. Profond. Yor. DOUN. 


DEUN, s. m. V. Le fond, la partie la 
plus basse d'un vase, etc. 


DEUN, DEAN. Voy. ce dernier. Y. 


DEUNEIR (deun-e-in), v. a. Y. Appro- 
fondir; p. deunet — Deun. Y. profond. 


OEUR, 8. m. Y. Eau; pl. eu. 


DEUR-DERV, 8. m. Y. Gui, plante. 
YOY. DOUR-DERO. 


DEUREIN (deur-e-in), v. a. V. Ar- 
roser; p. deuret. — Deur, Y. Eau. 


DEURENNOD, s. m. V. Maladie de 
sueur rentrée. — Pakein eun deuren- 
nod, attraper une sueur rentrée. Y. 


DEURVEZOUT. Voy. TEUAVEZOUT. 
DEURVOUT. Voy. TEURVOUT. 


DEUST (de-us, prép. Y. À savoir. 
Voy. DAOUST, du Léon. 


DEUZEK (de-uzek), nombre. Y. Douze. 
— Deu, deux, et dek, dix. 


DEUZEK-DEIEU (de-uzek\, s. pl. m. Y. 
Les Quatre-Tempns de l'Eglise; deusek, 
douze, et deieu pluriel de de, jour. 
Voy. la réflexion faite à daouzek-dei- 
siou, s 


110 DEV 


DEVAL, REVAL, 8. m. V. Rabais, 
baisse de prix. 


DEVALEIN (deva!-e-in), Y. a. V. Abais- 


ser, dévaler; p. devalet. 


DEVALENN, 8. L. Y. Colline, vallée ; 


pl. eu. 


DEVANTER, s. m. Y. Tablier; pl. teu. 


DEVED, pluriel irrégulier de davad, 


brebis. 


DEVESIAD (deve-siad), s. m. Homme 
de peine à la journée; pl. devesidi. 
On dit mieux, gopr-devezour.— Derez. 
ournée.— Ne d-e0 ket se eunn devesiad 

bour, ce n'est pas là le travail d’un 


jour. 


BEVET, V. pluriel irrégulier de darat, 
Y. brebis. 


DEVEZ. Vuy. DERVEZ 


DEVEZ-ARAT, 8. m. Journal de terre 
ou demi-hectare. Ce mot est composé 
de devez, journée, et de arat, labourer 
à la charrue; c’est une étendue de ter- 
rain que l’on peut charruer en un jour. 


DEVEZ-GOPA, s. m. Solde d’un jour 
de travail. — Derez, journée ; gopr, 
gage, paye. 


DEVEZ-HERT, 8. m. Journée de mar- 
che. — Devesz, journée; heñt, chemin. 
On dit aussi devez-kerzed. 


DEVEZIATA, v. n. Travailler à la 
journée. — Derez, journée. 


DEVEZ-KERZ, 8. m. VOy. DEVEZ-KERZED. 
— Derez, journée, et kerz, marche. 


DEVEZ-KERZED, 8. m. Journée de 


marche. — Derez, jourrée; kerzed, 
marche. 


DEVEZOUR, 8. m. Journalier, qui 
travaille à la journée, pl. tien. YUT. 
COPA DEVEZOUR qui est plus usité. 


DEVEZOUREZ, 8. f. Féminin du pré- 
cédent ; pl. ed. 





DI 


DEVEZOUT, v.a. et suxiliaire.V. avoir. 


DEVEZ-SKIDI, DEVEZ-SK00. VOY. BER- 
VEZ-SKIDI. 


DEVI, v. a. Brüler, incendier; p- 
devet. 


DEVIAD, DENVIAD, 8. m. Grand man- 
genr, pl. ed. Yor. DERVAD. 


DEVREZ, v. a. C. Voy. DREVEZ, DREFEL. 

BEVRI, s. m. D'après Le Gonidec, ce 
mot a dû signifier dessein, intentiou. 
— A-sevri, à dessein, sciemment, 


DEZ, s. m. C. Kscabeau pour les 
enfants; pl. desiou, desiou (de-siou). 


DEZ, s. m. Y. T. C. Jour. Voy. DEL. 


DEZ, DEAZ, s. m. Corniche de che- 
minée. 


DEZ, DAEZ, 8. m. Marche d'escalier. . 


DEZEV, 8. m. (anc.) Pensée, dessein. 
Voy. DEZO. 


DEZEVOUT, v. n. (anc.) Penser, esti- 
mer que. 


D'EZHAN, pron. pers. Â lui; pour da 
eszhan. 


D'EZHI, prou. pers. À elle; pour da 
exhi. 


D'EZHO, pron. pers. À eux, à elles ; 
pour da exho. 


0EZ0, s. m. C. Résolution, projet, 
dessein. Ce mot parait être le même 
que dezev (anc.). 

DEZVI. Voy. DOZVI. 


DI, adv. de lieu avec un verbe de 
mouvement. Là. — Roni a rinn di, 


j'irai là. 


pI, DIS, 8. m. (anc ) Jour, lumière. 


O1, DIS, DIZ, particule privative, ex- 
fractive, négative ou indiquant parfois 
une action tout-à- fait opposée à celle 
du verbe qui la suit, ou donnant un 
sens entièrement contraire au subs- 


DI 


tantif qu'elle précède. À la suite de la 
particule di, les lettres fortes se chan- 
gent en faibles. Après dis, dix, on 
n’opère aucun changement d’initiale. 
C'est ainsi que de kuzulia, conseiller, 
on forme digusulia, dissuader ; de pred, 
moment opportun, on forme dibred, 
contre-temps ; de reñka, mettre en 
ordre. on forme direñka, déranger ; 
de skuisa, fatiguer, on forme diskuiza. 
défatiguer ; de koulma, nouer, on forme 
diskoulma, dénouer; de doantia, cha- 
griner, on forme disoania, consoler ; 
de drein, épines, on forme dizrein, 
saos épines, etc. — On remarquera que 
ces particules privatives exigent une 
épellation raisonnée et par suite une 
prononciation qui fasse ressortir la 
nature des mots composants. C'est ainsi 
qu'il faat prononcer di-skuiza et non 
dis-kuisa , il faut aussi prononcer dis- 
koulma et non di-skouima; di-zoania 
et non dis-oania; di-srein et non dis- 
rein, etc. La particule di est extractive 
dans les mots diatredi, dibourc’ha, 
didouesia. Voyez ces mots. 


O1. Mot contracté pour deiz, jour, et 
servant à former une des deux appel- 
lations dont on fait usage pour dési- 
gner les jours de la semaine : dilun, 
lundi ; disul, dimanche, dimeurs, 
mardi ; disadorn, samedi. Voy. le mot 
SSMANE à mon Nouveau Dictionnaire 
1869. 


BI. Mot usité dans les quatre dia- 
lectes pour former le pluriel duel de 
quelques substantifs du genre féminin. 
C'est une contraction de diou (en Van- 
pes dm), mots qui signifient deux, en 
parlant des substantifs féminins. Ainsi 
on dit : divronn (diou bronn), les deux 
seins d'une femme; diskouarn (diou 
s.ouarn), les deux oreilles; diskoas 
(diou skoas), les épaules; divesker (diou 
esker), les deux jambes. Le pluriel 
duel, comme on le voit, ne devrait 
étre employé qu'en parlant des mem- 
bres au nombre de deux chez un in- 
dividu, homme ou bête. Cependant on 
s'en sert aussi pour désigner les qua- 
tre jambes d'un cheval, d’un bœuf, etc.; 
dicesker eur marc'h. — Aux pluriels 
duels déjà cités, il faut ajouter : di- 
vreac'h (don breac'h), les deux bras; 
droc'h {Jiow boc’h), les deux joues; 


DIA . 441 


divorsed (dou morzsed), les deux cuis- 
ses ; difron (diou ron), les narines ; 
diou abrant, les sourcils, et quelques 
autres. — Le mot daou, deux, pour le 
masculin, sert à former le pluriel duel 
pour les substantifs masculins, comme 
dao lagad, les deux yeux. Yor. DAOU, 
et pour Vaunes HEU (de-u). 


DIA! DIC'HA! À droite! Terme de 
charretier. 


DIABAFI, v. a. et n. Déniaiser, re- 
prendre ses esprits, revenir d’élour- 
dissement ; pl. diabafet. — Di, privatif, 
et abañ, être étourdi par un mal. 


DIABARC'H, prép. V. Au-dedans de, 
à l’intériecr. 


DIABSARC'H, 8. m. Y. Le dedans, l'in- 
térieur. 


DIABARS. VOy. DIABARZ. 


DIABARZ, s. m. Le dedans, l'inté- 
rieur. 


DIABARZ, prép. Au-dedans de, à 
l'intérieur. 


DIABELL, adv. A-ztabell, de loin. 
DIACHANTA, v. a. Désensorceler, 


lever le sortilége. — Di, particule 
privative, et chanta, ensorceler. 


DIADAVI, v. n. (anc). Perdre haleine, 
tomber en défaillance. 


DIADRE, 8. rm. Le derrière, parlant 
d'un édifice, etc. 


DIADRE, A-ZIADRE, adv. Par der- 
rière. 


DIAOREN, 5. m. Y. Le derrière, par- 
lant d'une maison, etc. 


DIAEL, adj. Sans essieu. — Di, pri- 
valif; ael, essieu. 


DIAEZ, DIEAZ, DIEZ, adj. Mal à l'aise. 
Di, privatif, et 065, eaz, aise. 


DIAEZA, Y. H. S’évaporer ; p. diae- 
xet. 


119 DIA 


DIAGENT (diag-eñt), ady. Auparavant, 
avant. 


DIAGON, s. m. Diacre; pl. ed. En 
grec, diakonos. 


DIAGONACH, s. m. Diaconat, charge 
de diacre. 


DIAGONOED, s. m. Le même que le 
précédent. 


DIAGONEZ, 5. L. Diaconesse; pl. ed. 


DIAKOURSEIN (diakourse-in), x. a. Y. 
Déshabituer; p. diakourset. — Di, pri- 
vatif; akoursein, Y. habituer. 


DIAKREN, v. a. (anc.) Payer. 


DIALAN, adj. Essoufflé, hors d'ha- 
leine. — Di, privatif, et alan, haleine. 
Reza dialan, perdre baleine. Voy. KoLL 
ALAN. 


DIALANA. VOy. DIALANAT. 


DIALANAT, et mieux KOLL ALAN, 
perdre haleine. — Di, privatif, et ala- 
nat, prendre haleine, respirer. 


DIALBENNA. VOy. DIARBENNA. 


DIALC'HOUEZ, adj. Non fermé à clef. 
— Di, privatif, et alc'houez, clef. 


DIALC'HOUEZA, v. a. Ouvrir ce qui 
est fermé à clef. — Di, privatif, et 
alc'houeza, fermer à clef. 


DIALC'HUEIN, v. a. V. Le même que 
le précédent. 


DIALFEA, v. a. T Ouvrir ce qui est 
fermé à clef. — Di, privatif, et alfea, 
fermer à clef. T. 


DIAMBREZEIN (diambreze-in), v. à. V. 
Le mème que dambrezein. Y. 


DIAMBROUG. Voy. DIAMBROUK. 


DIAMBROUK, v. a. Aller à la rencon- 
tre de. Ce verbe ne s'emploie qu'à 
l'infuitif. Mont da ziambrouk eunn 
den, aller à la rencontre de quelqu'un. 
Ambrouk a aussi Ce sens. 


DIA 


DIAMEN, adj. Qui n'est pas à la 
commodité. — Di, privatif, et amen, 
V. commodité. 


DIAMZERET. adj. Usé, détérioré par 
l'usage. — Di, privatif, et amvser, 
temps. 


DIAMZER!, v. n. Peu où pas usité. 
Être usé ou détérioré par l'usage, être 
hors de sais0n. Voy. BIARZERET. 


DIANA. Yor. DIHANA. 


DIANAF, DIZANAF, adj. Inconnu. Ce 
mot dérive de di, privatif, et de anaout, 
connaître. 


DIANAL, adj. Y. Essouffié, hors 
d'haleine, — Di, privatif, et anal, Y. 
Haleine. Voy. DIALAN. 


DIANAN, DOIHANAN, ady. V. Au 
moins, pour le moins. Ce mot est 
contracté pour de, V., pour; et biha- 
nan, Y. superlatif de bthan, petit. 


DIANAODUDEK, adj. Y. Le même que 
disanaoudek. 


DIANAOUDEIN. VOY. DIANQUEBEIN. 
DIANAOUT. Voy. DIZANAOUT. 


DIANEC'H, 8. L V. Misère, indigence. 
On dit plutôt dienec’h, Y. . 


DIANEOST, 8. m. Automne. 


DIANES, 8. L. Y. Le même que dia- 
nec'h. 


DIANEVELL. Yor. DANEVELL. 
DIANEZ. Y. Le même que dianec'h. 


DIANK, adj. Egaré, ou perdu pour 
un temps, hors de son chemivu, par- 
lant des gens, des bêtes et des choses. 
— Ann deñred diank, les brebis éga- 
rées (style sacré). Diañk co ann ak 
c'houes, la clef est égarée. 


DIANKA, v. a. Egarer ou perdre pour 
un temps ; p. dianket. 


DIANKACHOU, 8. nl. m. Menus objets 
d'une boutique d'éplcier à l'usage des 
ménages, 


-DIA 
BIAÏKEN, sdl, Sans chegrin, sa 
sfliction. — 2 privatif, et Zakon 
chagrin. 


DIANNEU, Y. Le même que dinaou. 


DIANNEZ, adj. Sans meubles, non 
meublé, démeublé. — Di, privatif, et 
annes, meubles d’une maison. 


DIANNEZA, v. a. Enlever les meu- 
bles. — Di, privatif, et annesa, gar- 
nir de meubles. 


. DIANGUEDEIN (dianouede-in), v..a. 
et n. V. rhumer, se réchauiter. 
— Di, privatif, et anaoudein, enrhu- 
mer. 


DIANSAD, DIARSAV, s. m. Désaveu. 
— Di, et añsao, ansav, aveu. 

DIANSAO, DIARSAV, v. a. Désavouer, 
dénier. nier, se refuser, méconnaître ; 


p. diañisavet. — Di, négatif, et añisao, 
reconnaitre. 


DIARSAV. Voy. RHA, 


DIARSAVET, adj. Bugel diañsavet, 
Sn abandonné, enfant trouvé. Yor. 


DIANSAVOUT , v. a. Y. Yor. DIARSAY, 
 Y. 8. 


DIANTEK, adj. C. Pur de péché, in- 
nocent. 


DIANTELL, v. a. Débander, parlant 
d'un arc; détendre, parlant de piéges 
à bêtes. — Di, privatif, et antell, 
tendre, bander ; p. diañtellet. Ce verbe 
ze Lonjugue sur l’ancien infinitif dtañ- 


DIANVEAZ. VOY. DIAYEAZ. 


DIARVES, s. m. Y. Le dehors, l’exté- 
rieur. 


DIANVESIAD, 8. m. Y. Voy. DIAVESIAD. 
(Diañice-siad, diave-siad). 

DIANVEZ, s. m. Y. Yor. DIANVES. 

DIANVEZOUR, s. m. Y. Btranger, qui 


n'est pas du pays. pl. dianvexerion. 
— Diarives, Y. Le dehors. 


DIA 413 


DIAOUL, s. m. Diable ; pl. diaoulou. 
diaouled. Ce substantif s’emploie aussi 
comme adjectif : daoula tra! quelle 
diable de chose! — Diaoula est le 
superlatif de diaoul, considéré comme 
adjectif. — Le diable, en breton, a 
une foule de noms. C’est ainsi qu'on 
l'appelle ann drouk spered, ann eal 
du, ann acrouañnt, Paol gornek, tad ar 
gaou, etc. Voy. mon Nouveau Diction- 
naîire 1869, au mot DIABLE. 


DIAOUL-VOR, s. m. Diable de mer, 
poisson. — Diaoul, diable: mor, mer. 


DIAOULEK, adj. Diabolique. Yor. 
DIAOUL. 

DIAOULET, adj. Endiablé. — Diaoul, 
diable. 


DIAÔULEZ, 8. L Diablessé ; pl. ed. 
DIAR. Voy. DIWAR. . 
DIARAOGENN (diaraog-enn), s. f. Ta- 


blier à l'usage des deux sexes ; pl. 
Ou. 


DIARAOG! (diaraog-i), Y. n. Peu usité. 
Devancer, précéder. 


DIARAOK, 8. m. Le devant. 


DIARAUK, ady. Avant, devant, pré- 
cédent, qui précède. 


DIARBENN, 8. m. C. Dont a rai a 
siarbenn d'e-omp, il viendra au-de- 
vant de nous. 


DIARBENN, v. a. G. Supplanter. He- 
mañ a glask ann dro da xiarbenn 
ac’hanomp, il cherche à nous sup- 
planter. 


DIARC'HANTA, v. a. Désargenter ; p. 
et. — Di et arc'hanta. 


DIARC'HENN, adj. Sans chaussure 
aux pieds, pieds nus. Diarc'henn 6 
oa, il était nu-pieds. — Di, privatif, et 
arc'henn (anc.), chaussure. 


DIARC'HENNA, v.a.et n. Déchausser, 
se déchausser ; p. diarc’hennet. Voy. 
le précédent. 


DIARORAN, 8. m. Y. Le derrière, la 
partie de derrière d’un édifice, etc. 


15 


114 DIA 


DIARRED, adj. C. Goeliou diarred, les 
fêtes mobiles de l'Eglise. 


DIARAOS, 8. m. Descente, pente en 
descendant. 


BIM, HIM, 8. m. (anc.) Le bas, en 
bas, la partie inférieure. 


OIASKOLA, v. n. Arracher les char- 
dons. — Di, privatif, askol, chardon. 


dj. V. T. C. Désossé, 
L, privatif, askorn, 08. 








OIASKORNA, v. a. T. C. Désosser, 
ôter les os. Voy. le L 


DIASKORNEIN (diaskorn-e-in), v. a. V, 
Désosser. — Diaskorn, désossé. 


DIASKOURN, adj. Désossé. — Di, pri- 
vatif; askourn, 08. 


DIASKOURNA, v. a. Désosser. — Di, 
privatif, et askourn, 08. 


DIASKREGNA, v. n. Être dans l'Im- 
pute de se vautrer de nouveau 
terre pour une cause quelconque. 
Ce mot est composé de di, particule 
privative, de as, particule réduplica- 
live, et de kregna, se vautrer à terre. 


DIASKREN, v. n. (anc.) Rester sur le 
dos sans pouvoir se relever, ne pou- 
voir faire une chose par suite de fai- 
blesse. 


BIASTU, adj. Y. T. C. Sans vermine. 
0 privatif, ct aus, L T. C. Ver- 
mine. 


DIASTUI, DIASTUZI, Y. a. Purger de 
vermine; p. diastuet, diastuset. — Di, 
privatif; astu, astux, vermine. 


DIASTUZ, adj. Sans vermine. — Di, 
prvetif; astus, vermine. 


DIASTUZI, v. a. Purger de vermine. 
Yor. DIASTUZ. 


DIATANT, adj. T. H se dit d'un cul- 
tivateur qui n'a pas trouvé de ferme à 
louer. — Di, privatif, et atant, ferme 
ou métairie. — Diatañt 60, T. il n'a 
pas trouvé de ferme à louer. 








DIA 


DIATREDI, v. n. Enlever les 
bres. — Di, extraclif, et de 
prariel de atred, non usité, 

res. 


décom- 

atrejou, 

décom- 

OIAUL, 8. m. Y. T. C. VOy. HMHL 

DIAVEAZ, s. m. Le dehors, l'exté- 
Ir, 


Marc'hadour diaveas, marchan x 
ger. 


OIAVEDA. Voy. DUAYEBA. 
DIAVELA, v. a. Désinfecter; p. déa- 


velet, 


DIAVELOUES, 8. m. Paravent. — Di, 
privatif; avel, vent. 


DIAVENA, Y. D. que Rompre la mé- 
chaire. — Di, privatif, et aven {anc.), 
mâchoire. 


DIAVESIAD, DIAVEZIAD (diave-siad}, 


8. m. Homme étranger à la localité. — 
Diana, adv., de dehors, de l'exté- 


rieur. 

DIAVESIADEZ, DIAVELIAUEZ (diave- 
siades), 8. f. Femme étrangère à la l0- 
calité. — Diaveas, de l'extérieur. 

DIAVEZIAO. VOy. DIAVESIAD. 

DIAVEZIADEZ. Yor. DIAVESIADEZ. 

DIAVIS, DIAVIZ. Yor. DIAVIZ. 

DIAVIZ, adj. et ady. Y. Etourdi, té- 
méraire, mal avisé, indiscret, niais, 
Amprudent. Il s'emploie aussi comme 
Hra : Imprudemment, indiscrète- 
ment. 


DIAVIZAMANT, 6. m. Y. Inadver- 
tance. — Diavis, étourdi. 


DIAVLE, adv. C. Jamais, par rapport 
au présent. Voy. NEPRED. 


BIM. Yor. DIAS (anc.). 
DIAZE, 8. m. Y. Assise, base. Voy. 
DIAZEZ. 


DIAVEAZ, adv. Dehors, de dehors. 
d étran- 


DIAZEET, adj. Y. Rassis, parlant du 
pain. Bara diaxest. Y. Du pain rassis. 


DIB 


DIAZEIN (diaxe-in), v. a. Y. Etablir, 
fonder ; p. diaxet. — Diase, Y. assise. 


a PATEZ, 8. m. Assise, base, piédes- 


DIAZEZ, adj. Rassis, parlant du . 
Bara diaze. du palu Lei pan 


DIAZEZA, v. a. Fonder, établir; p. 
diasezet. — Diaxes, base, assise. 


DIBAB, 5. m. C. Choix, élection, 
triage. 


BIHAR, Y. 8. C. Choisir, trier, éplu- 
cher ; p. dibabet. 


LIRE licnd Y. L V. Dé- 
er, dépaqueter; p. dibaket, — Di 
privatif, et pakein, Y. emballer. ! 


UIBALAMOUR, adj. Insouelant, fai- 
Déant, sans façons. 


DIBALFA, Y. s. Lâcher prise; p. es. 
— Di, privatif, palf, paume de la main. 


_DIBAOT, adj. et ady. Rare, extraor- 
dinaire, rarement. — Di, privatif; 
paot, nombreux, abondant. 


DIBAOUEZA. Ce mot a le mème sens, 
mais est moins usité que paoues, v. n. 


DIBARFED, adj. C. Distrait, incons- 
tant, chancelant. — Di, particule pri- 
vative ou négative, et parfed, C. grave, 
sérieux. Dibarfed enn he bedennou, 
distrait pendant ses prières. 


DIRABFEDED, 8. m. C. Distraction 
d'esprit, dissipation d'esprit. 


DIBAU. Y. Pluriel duel de pau, Y. 
patte. Kerc'hein ar he sibau. Y. Mar- 
cher à chatons. 


DIBAUT, adj. Y. Le même que dibaot. 


DIBEC'H, adj. Sans péché, innocent, 
pur. Voy. le suivant. 


DIREC'HED, adj. Sans péché, pur. — 
Di, privatif; pec'hed, péché. 


DIREEGEIN (dibeeg-e-in), v. a. Y. Dé- 
piller. — Di, privatif; peek, Y. poix. 
Yur. DIBEGA. 


DIB 115 


DIBEGA, Y. a. Décoller un objet collé 
avec de la poix. — Di, privatif; pega, 
coller avec de la poix,; p. dibeget 
(dibeg-et). 


DIBENN, adj. Ktourdi, volage.— Di, 
privatif, penn, tête. 


DIBENNA, v. 8. Couper la tête à un 
individu, à un arbre. — Di, privatif; 
penn, tèle, cime; p. dibennet. 


DIBENNAD, 8. m. Y. Dissuasion. — 
Di, privatif, pennad, opiniâtreté, en- 
têtement. 


DIBENNADEIN (dibennad-e-in), Y. 8. 
Y. Dissuader. Yor. BIBENNAD. 


DIBENNADI, v. a. Tirer quelqu'un de 
son entêtement. — Di, privatif, et 
pennadi, s'entêter. 


DIRENNEIN (dibenn-e-in), v. a. V. 
Etêter, parlant d'an arbre; p. dibennet. 


DIBENN-EOST, s. m. Automne. 


DIBERC’HENN, adj. Sans propriétaire. 
Il se dit aussi d'un enfant trouvé ou 
abandonné : bugel diberc'henn, — Di, 
privatif, et perc'henn, propriétaire. 


DIBERC'HENNA. VOYy. DIBERC'HENTA. 


DIBERC'HENTA, OIBERC'HENNA, v. a. 
Déposséder.— Di, privatif,et perc'henn, 
propriétaire. 

DIBEROE, adj. Y. Fainéant, endormi. 
— T privatif, et perderi, : Y. Soin, 
souci. 


DIBERDER, adj. Y. Le même que le 
précédent. 


DIBEUZ. Voy. DIBUCH. 
DIBIKOUS. Yor. DIBIKOUZ. 


DIBIKOUZ, adj. Sans chassie. — Di, 
privatif, et pikouz, chassie aux yeux. 


DIBIKDUZA, v. a. Oter la chassie des 
yeux. Voy. DIBIKOUZ. 


DIBILL, adj. (les L mouillées), C. Jn- 
gambe, leste, agile. 


416 DIB 


DIBILLONA. C. (les L mouillées). En 
em sibillona, se démener. 


DIBISMIG, DIBISMIK, adj. Qui ne fait 
pas de cérémonies quand il est à table. 
= Di, négatif; pismig, qui fait des 
facons pour manger. 


DIBISMIK. Voy. le précécent. 


DIBISTIG, adj. Qui est en bonne santé. 
— Di, privatif, et pistig, élancement 
douloureux. 


DIBISTIK. Voy. le précédent. 


DIBLANTA, v. a. Déplanter; p. di- 
blantet.— Di, privatif; plañta, planter. 


DIBLANTEIN (diblant-e-in), Y. 8 YŸ. 
Le même que le précédent. 


DIBLAZA, v. n. C. Quitter on lieu 
pour aller en habiter un autre; p. di- 
blaset. 


DIBLEGEIN (dibleg-e-in), v. a. Y. Dé- 
ployer, déplier, dérouler, étendre ; 
p. dibleget. — Di, négatif, et plegein, 
ployer, plier. 


DIBLESK, DIBLUSK, 8. pl. m. Y. Eplu- 
chures. 


DIBLESKEIN (diblesk-e-in), v. a. Y. Le 
même que dibluskein. 


DIBLU, adj. Sans plumes. — Di, pri- 
vatif; plu, des plumes. 


DIBLUA, v. a. Déplumer; p. diblust. 
— Di, privatif; et plu, des plumes. 


DIBLUEIN (diblu-e-in), v. a. Y. Même 
sens que diblua. 


DIBLUSK, s. pl. m. Y. Kpluchures. 

DIBLUSKA, v. a. Eplucher, écaler, 
écosser, peler les fruits. — Di, pri- 
vatif; plusk, écorce de fruits, coque 
ou écale des légumes; p. diblusket. 


DIBLUSKEIN, v.a. V. Kplucher, écos- 
ser. Voy. DIBLUSKA. 


DIBOAGNA. VO. DIBSANIA. 


DIE 
DIBDAN, adj. Qui est sans peines, 
qui n’a pés de peines. = Di, privatif; 
poan, peine, 


DIROANIA, v. a. Tirer de peine, sou- 
lager: p. diboaniet. —.Di, privalif, e 
poan, peine, affliction. 


DIBDE, OIBOUE, prép. Y. Depuis. 


DIBOELL, adj. Sans retenue, furieux, 
fantasque, violent. — Di; privatif; 
poeli, retenue, modération. 


DIBOELL, ad}. (anc.) Insensé. — Poell 
(anc.) Intelligence. 


DIROELLA, v. n. (anc.) Devenir fou 
ou furieux à lier. Yor. DIBSELL (anc.) 


DIBOELLET, ad}. Voy. DIBOELL, 


DIBOSTEK, adj. Chancelant — Di, 
privatif; postek, solide, ferme. 


DIBOT, adj. Y. Le même DIBAST. 
Prononces MC : kalan 


DIBOTAILLA (les L mouillées), v. 8. 
Enlever la serrure d'une porte, ôter 
les entraves à un cheval, les fers à un 
crimiuel. — Di, privatif, et potailla, 
mettre une serrure, mettre des en- 
trees à un cheval, des fers à un cri- 

nel. 


DIBOUBDU, 8. m. Bourre ou espèce 
d’étoupe. 


DIBOUE, DIBCE, prép. Y. Depuis. 


DIBOUEZEIN (dibouex-e-in), v. 8. Y. 
Décharger, ôter la charge; p. dibouexet. 
— Di, privatif; pouss, poids. 


DIBDUFA, v. a. Trouver quelqu'un 
que l'on cherche depuis longtemps; 
p. diboufet. En termes familiers, où 
dit : diboufa he neis da eunn den, finir 
par découvrir la demeure d'une per- 
sonne. 


DIBQUFA, v. n. C. S'esquiver, débu- 
cher; p. diboufet. 


DIBOULOUDENNA, v. a. Emotter, cas- 
ser les mottes de terre. — Di, privatif, 
et poulout, pluriel de , motte 
de terre. 


DIB 


DIBOULOUNEZA, v. s. Déplisser ou 
ôter les plis d'une robe, d’ane jape, 
etc., pour allonger. — Ds, privatif, 
et poulouneza, froncer une robe, etc., 
pour la raccourcir. 


DIBOULTRA, v. a. Epousseter, ôter la 
poussière. Dans le style familier, on 
emploie ce verbe au sens de rosser, 
bétonner. — Di, privatif; poultr, de la 
poussière. 


DIBOURC’H, 8. m. Vêtements de toutes 
sortes que laisse un individa à sa mort. 


DIBDORC’H, adj. Dépouillé par des 
malfaiteurs. — Di, privatif, et pourc'h 
{anc.), vêtements. 


DIBOUBCHA, v. n. Déboucher d'nn 
lieu où l'on était caché, en sortir ; 
b. dibourchet, 


DIBOURC'HA, v. a. Dépouiller quel- 
qu'un de ses vêtements pour le voler. 
— Di, lele extractive, et pourc’ha 
{anc.), habiller; p. dibourc'het, 


DIBUURKA, v. n. Déboucher d'un dé- 
filé; p. dibourket. 


DIBOURVE, adj. V. Vacant. 
DIBB, s. m. Selle de cheval; pl. ou. 


DIRRA, v. 8. Seller, mettre la selle à 
un cheval; p. dibret. 


DIBRAD, adj. Détaché de terre, sou- 
levé de terre. Ce mot, fort remar- 
quable, est composé de di, privatif, et 

e prad, pré, le so] d’un pié, la terre. 
C'est donc comme si l’on disait d'un 
objet qu'il est sans terre, prité de terre, 
pour exprimer qu’il ne touche plus le 
sol, qu’il ne repose plus sur le 80]. 

ad eo brenan ar wexenn, l'arbre 
est actuellement soulevé de terre, par- 
lant d'un arbre abattu que l'on a de la 
peine à charger sur une charrette. Cet 
adjectif pourrait aussi s'appliquer à 
un blessé, à nn ivrogne que l'on veut 
transporter. Voy. DIBRADA. 


DIRRADA, v. a. Soulever de terre, 
soulever du sol sur lequel on setrouve, 
il soit planche, pierre ou terre; il 
s'applique aux personnes etaux choses. 
Yor. st#rAD pour la composition. Di- 


DIB 117 


bradet e 0e ar vaouez ha taolet er mor, 
on souleva la femme et on la jeta à la 
mer par-dessus le bastingage du na- 
vire. 


DIRRED, s. m. Contre-temps. E di- 
bred. à contre-temps, en temps inop- 
portun.— Di, négatif, et pred. moment 
favorable. 


DIBREDER, ad). Insouciant, sans souci, 
désœurvré, fainéant, inoccupé, qui a du 
ek — Di, privatif, et preder, soin, 
souci. 


DIBREIN (dibr-e-in), v. a. Y. Seller, 
mettre la selle à un cheval; p. dibret. 
— Dibr, selle. 


DIBBENN, adj. Il se dit d’ane porte 
ou fenêtre non fermée à la barre. Il 
s'emploie aussi en parlant des vête- 
ments trop ouverts sur la poitrine. — 
Di, privatif; prenn, barre de bois pour 
fermer les portes à la campagne. 


DIBRENNA, v. a. Ouvrir nne porte 
qui a été fermée avec la barre de bois 
à cet usage; délacer une robe de 
femme, ouvrir immodestement le de- 
vant de son vêtement. — Di, privatif, 
et prenna, fermer une porte avec une 
barre de bois à cet usage. 


DIBREPOS, adj. Y. Den dibrepos, rabat- 
joie. 


DIBRER, 8. m. Sellier; pl. ten. 


DIBRI, OIRBI, DRIBI, 8. m. et Y. à. 
Manger; p. debret. Ce verbe se con- 
jogue sur l'ancien infinitif debr. De- 
bret am eux va gwalc'h, Tal assez 
mangé. Ann dibri hag ann eva, le 
manger et le boire. 


DISRIA, v. a. Décrotier, nettoyer ce 
qui est couvert de crotte; p.dibriet.— 
Di, privatif, et pri, terre glaise, argi- 
leuse prise ici au sens général de 
terre. 


DIBRIAD, s. m. Grand mangeur, goulu: 
pl. dibriidi. — Dibri, manger. 


OIBRIFF, v. a. (anc.) Manger. 


DISRIN, v. a. T. Manger. Il se con- 
jugue comme dibri. 


418 DIC 


DISROPOS, adj. et aûv. V. Imperti- 
nent, impertinemment. 


DIBUCH. C. Sul ar puch-dibuch, le 
dimanche de la quinquagésime, le di- 
manche gras. Voy. PEUZ DISEUZ. 


DISUNA, +. a. Dévider, parlant du 
fil, de la soie, de la laine; p. dibunet, 


DIBUNER, 8. m. Ouvrier dévideur ; 
pl. en. 


DIBUNEREZ,s. L Ouvrière dérideuse ; 
pl. ed. 


DIBUNOUER, 8. m. Dévidoir. 


DIBUNOUR, s.m. V. Ouvrier dévideur; 
pl. dibunerion. 


DIC'HAI DIA! Terme de charretier; 
à droite! 


OICHABQUS, DICHABOUZ, ad]. Ce mot, 
composé de di, privatif, et de chabous, 
querelle de ménage, doit avoir le sens 
adjectival de qui n’a pas de querelles 
dans le ménage. Dichabous int, ils 
n'ont pas de querelle en ménage. 


DICHAOENNA, v. a. Déchainer, ôter 
la chaine, — Di, privatif, et chadenna, 
enchatuer. 


DICHAFRANTA, v.a. Tirer avec effort ; 
p. dichafrañtet 


DICHAGELLEIN (dichag-elle-in), v. n. 
Y. Rompre la mâchoire ; p. dichagel- 
let. — Di, privatif, et chagell, V. mâ- 
choire. 


OICHAL, 8. m. V. Reflux. — Di, pri 
vatif, et chal, flux. 


DIC'HALLOUD, 5. m. Impuissance, 
incapacité. — Di, privatif, et galloud, 
autorité, pouvoir. 


DICH'ALLOUD, adj. Sans pouvoir, 
sans autorité. Voy le précédent. 


DIC'HALLOUDER , adj. Impuissant , 
qui n'a pas d'autorité. — Di, privatif. 
et galloudek, puissant. 


DIC'HALLOUDUZ, adj. Yor. NERZUZ, ef- 
ficace, qui est plus usité. 





DIC 


DICHANS, 8. m. Mauvaiso chance. 
— Di, négatif ou privatif, et chañs, 
chance. 


DIC'HAOU, s. m. Dédommagement, 
indemnité. — Di, privatif, et gaow, 
tort, préjudice. 


DICHAOUAT, Y. n. C. Chasser les 
jules. Ke da sichaouat, va chasser 
les poules. 


DIC'HAOUI, v. a. Dédommager, in- 
demniser, ; p. dic'haouet, — Di, pri- 
vatif, et gaow, tort, préjudice. 


DIC'HARGADENNA , v. n. Rire aux 
éclats, éclater de rire. En em sic'hare 
gadenna, s'égosiller à chanter, à crier. 


DICHAUL. Y. Le même que dichol. 
DIOHE (diche-i), Y. n. C. Dépérir. 


DICHER, adj. et adv. Hautaln, altier, 
rustre impertinent, arrogant ; il se 
dit des personnes et des paroles. 
Comme adverbe, il a le sens de fè- 
rement, avec arrogance. 


DICHEKA, v. a. Mettre au défi. 
OIC'HEN. Voy. DIC'HENED. 


DIC'HENAOUI, v. n. Bäiller en ou- 
Yan involontairement la bouche ; p. 
dic'henaouet. 


DIC'HENEO, adj. Laid, difforme, — 
Di, privatif, et gened, beauté. Voy. 
GEMED, 


OIC'HENEDI, v. n. Devenir laid, dif- 
forme. Voy. le mot précédent. 


DICHENTIL, s. m. Gentilhomme ; pl. 
tucheñtil, pour tud cheruil. 


DIC'HEOTA, Y. n. Monter en épi, 
n'être plus en herbe, — Di, privatif; 
geota, pousser en herbe ; p. dic’heotet. 


DIC'HIN, ad]. Sans rechigner. — Di, 
privatif, et gin, mauvaise humeur. 


DIC'HIZ, adj. Qni sort des règles or- 
dinaires, tombé en désuétude, dif- 


DIC 


forme, en parlant des choses. — Di, 
prisauif, et gix, usage, habitude, 
mode. 


DIC'HIZA, v. a. Déguiser, travestir. 
En em xic’hixa, se déguiser en chan- 
geant de costume. 


DIC’HLABOUS, DIC'HLABOUZ, adi, Se 
dit d’on homme ne fait pas d’em- 
barres. — Di, privatif, glabous, em- 


DIC'HLAC'HARI, v. a. Consoler ; p. 
dic'hlac'haret. — Di, privatif, et gla- 
c'han, aflligé. 


DIC'HLAGNA, v. n. Déborder, par- 
lant d’une rivière. — Di, privatif, et 
glagn, rive. Ce mot est ancien. 


DIC'HLAN. Voy. DIC'HLANN. 


DIC'HLANN, 8. m. (anc.) Inondation. 
Ce mot serait peu ou pas compris. — 
Di, privatif, glann, glan, rive. 


DIC'HLANNA, v. n. (anc.) Déborder, 
passer par-dessus les bords d’une 
rivière. VOy. DIC'HLARN. 


DIC'HLUDA, v. n. Dégluer. — Di, 
privatif, et gluda, enduire de gin, 


DIC’HOAD. Voy. DIVOAD. 
DIC'HOANA, DIDANA, v. n. Germer. 


DIC'HOANT, adj. Laid. — Di, priva- 
tif, et koañt, joli. 


DIC'HOAB. adj. Non courbé, droit. 
— Di, privatif, et goar, gwar, courbe. 


DIC'HOABA, DISGOARA, v. a. Redres- 
ser ce qui est courbe, équarrir. — Di, 
dis, privatif, et goara, courber. 


DIC'HOARZ, adj. Sérieux, grave. — 
Di, privatif, et c'hoart, s. m. Rire. 


DIC'HDELL, adj. Sans levain, azime. 
— Di, privatif, goell, levain. 


DIC'HDENNA, v. a. Epucer : p. 
dic'hoennet. En em zic'hoenna, s'épu- 
cer. — Di, privatif, c'hoenn, pl. de 
c'hognenn, puce. 


DIC 119 


DICHOL, DICHAUL (dichôl), s. m. Y. 
Ombre du soleil, abri contre le soleil. 
Ce mot est une contraction de di, pri- 
vatif, et de hol, haul, Y. soleil. 


DICHOLEIN, DICHAULEIN (dichélein), 
t. n. Y. S'abriter du soleil. Voy. DICHOL, 
DICHAUL, 


DIC'HORREA : non usité. Yor. DIORREN, 
v. à. 


DIC'HORVENNA, Y. n. Cesser de sup- 
purer ; p. dic’horvennet. — Di, priva- 
tif, et gor, abcès. 


DICHOUAL. VOY. DIJOUAL. 


DIC'HOUEEIN (dic'houe-e-in), Y. a. Y. 
Secouer la poussière. — Di, privatif, 
et c'houe, Y. poussière. 


DIC'HOUENN, DIC'HUENN, 8. m. Y. 
Voy. ce dernier. 


DIC'HOUENNEIN, DIC'HUENNEIN (d:- 
c'houenn-e-in). Y. Voy. ce dernier. 


DIC'HOUEZ, adj. Inodore. — Di, pri- 
vatif, et c’houez, odeur. 


DIC'HOUIGEIN (dic'houig-e-in), v. n. V. 
Dépérir ; p. dic’houiget (dic'houig-et). 


DIC'HOUINA, v. a. Dégainer; p. et. 
— Di, privatif, et gouina, engatner. 


DIC'HOUINEIN (dic’houine-in), v. a. 
V. Le même que dic'houina, du Léon. 


DIC'HOUITEIN (dfc'houite-in), Y. n. 
Y. Le même que dic'houigein, Y. 


DIC'HOULAZA, v. a. Enlever les lattes 
qui revêtent un toit à l'intérieur, un 
plafond, etc.; p. d'hou laset, 


DIC'HOURIZ, adj. Qui n’est pas ceint 
de sa ceinture. — Di, privatif; gouris, 
ceinture. 


OIC'HOURIZÀ, v. a. Oter la ceinture 
à quelqu'un; p. dic'houriset. — Di, 
privalif ; gourisa, mettre une ceinture. 


DIC'HOUZOUGA, Y. a. Couper le cou 
à un animal; p. dic’housouget, — Di, 
privatif, et gousouk, cou. 


120 DID 


DIC'HUUZVEZ, adj. Qui ne sait pas, 
ne sachant pas. — Di, privatif, et 
gousout, savoir. N'est guère usité. 


DIC'HREUNIA, v. a. et n. Egréner, 
perdre sa graine ; p. dic'hreuntet. — Di, 
privatif, greun, graine. 


DIC'HRIENNA, v. a. T. VOy. DIC'HRIEN- 
RAN, T. 


DIC'HRIENNAN, v. a. T. Déraciner; 
p. dic'hriennet. — Di, privatif, et 
griennan, T. prendre racine. 


DIC'HRISIENNA (dic’hri-sienna), v. a. 
Déraciner,; p. dic’hrisiennet. — Di, 
privatif, et grisienna (gri-sienna), 
prendre racine. 


DIC'HUENNEIN. Y. Epucer, Ôter les 
puces. — Di, privatif, et c'huenn, Y. 
des puces. 


D'ID, pron, pers. À toi. Ce mot est 
contracté pour da id. Voy. 10. 


DIOACH, adj. Non cloué. — Di, pri- 
vatif; tach, clou. 


DIDACHA, v. a. Déclouer. — Di, pri- 
vatif; (acha, clouer: p. didachet. 


DIDAILL (les L mouillées), adj. Qui a 
de mauvaises facons. — Di, privatif, 
et taill, manière, façon. 


DIDAL, adj. Défoncé, sans fond. — 
Di, privatif, tai, fond de baquet, etc. 
Didal eo ar varrikenn, la barrique n'a 
plus de fond. 


DIDALÀ, v. a. Défoncer, ôter le fond. 
— Di, privatif; tala, mettre un fond à 
un tonneau; p. didalet. Neuze ê vezo 
didalet ar varrikenn, alors on défon- 
cera la barrique. 


DIDALEIN (didal-e-in), v. a. V. Dé- 
foncer un tonneau. etc. : p. didalet. — 
Di, privatif, et talein, V. Mettre un 
fond à un tonneau, etc. 


DIDALLEIN (didall-e-in), v. a. Y. Dé- 
saveugler, et par extension, tirer de 
l'erreur. — Di, privatif, et dallein, 
aveugler; p. didallet, — Disallein en 
Vannes est moins usité, quoique ce 
dernier soit plus conforme aux règles 
d'euphonie usitées en Léon. 


DID 


DIDALVE, adj. Y. T. C. Paresseux ; et 
Inutile, en parlant des choses. 


DIDALVEZ, adj. Vain, inutile, non 
profitable, faitnéant, insouciant, oisif. 
Cet adjectif s'applique plus aux per- 
sonnes qu'aux choses. Cependant, en 
parlant à un insoucient, à un pares- 
seux, on dit très-bien : Sao ‘fa, tra 
didalves, lève-toi donc, paresseux. Ce 
mot est formé de di, privatif, et de 
talvesout, être utile, servir. 


DIDALVEZOUT, Y. n. Peu usité. Ne 
pas valoir grand'chose. — Di, privatif, 
et talvexout, être utile, être profitable 


DIDALVOUD. Yor. DIDALVEZ. 
DIDALVOUDEK. VOy. DIDALVEZ. 
DIDALVOUDEKAAT. Voy. DIDALVEZSUT. 


DIDAMALL, adj. Irréprocbable, inno- 
cent, intègre. — Di, privatif ou nége- 
tif, et tamall, blame, 


DIDAMALL, Y. a. Disculper, justifier: 
b didamallet. — Di, privatif, et tamall, 
Jamet, Yor. TAMALL, v. 8. 


DIDAMMA. Voy. DISTAMMA, plus usité. 
DIDAN, prép. Y. Sous, dessous. 


DIDANA, v. a. Calmer un ma], étein- 
dre la chaux; p. didanet. — Di, priva- 
tif; tan, feu. Yor. DISTARA. 


DIDARZA ; le même que TARZA. 


DIDEC’HET, v. H. Ce mot paraît avoir 
été employé au sens de (ec'het, fair; 
p. didec'het. 


DIDEODA, v. a. Arracher ou enle 
la langue; p. dideodet. — Di, privatif, 
et teod, langue. 


DIDILLA (les L moulllées), Y. a. 
Teiller, parlant du chanvre, da lin; p. 
didillet. — Di, privatif, et till, dero 
du lin, du chanvre. 


DIDINVA, v. n. C. Germer, pousser; 
p. et. 


DIDINVI, v. n. C. Eclore, parlant des 
fleurs; p. didinvet. Ce verbe 8e conju- 


DID 


gue avec l’auxiliaire ober. Didinvi a ra 
ar bleun, les fleurs sont écloses. 


DIDDKA, v. a. (anc.) Oter le chapeau; 
p. et. — Di, privatif, et toka (anc.) 
couvrir la tête d’un chapeau. 


DIDOLGENNEIN {didoig-enne-in), v.a. 
Y. Eboguer, parlant de châtaignes: 
p. didolgennet. — Di, privatif, et toi- 
genn (tolg-enn), Y. Bogue. 


DIDORR. Ce mot composé de di, pri- 
vatif, et de torr, un des temps du verbe 
terri, rompre, briser, signifie, à la 
lettre, qui ne brise pas, qui ne rompt 
pas, et s'emploie pour dire non fati- 
gant, parlant d’un travail, ou calmant, 

lant des maux, des afllictions. 
omme ce mot composé sort tout-à-fait 
des acceptions ordinaires, je vais don- 
per quelques cas où on emploie : 
Kaout didorr d'he boaniou, avoir ou 
trouver dn soulagement à ses peines. 
Anez labourat, breac’h didorr, en ne 
travaillant pas, on ne se casse pas les 
bras. Ne d. 60 ket didorr ann dourneres, 
il est fatigant de battre le blé au fléau. 
Dans ce dernier exemple, on voit deux 
pégations pour affirmer un fait; à la 
lettre, il n'est pas sans rompre (les 
bras) le battage au fléau. Evit ma vexo 
didorroc’h d'id, afin qu'il soit (un tra- 
vail) moins fatigant pour toi. Ces lo- 
cutions sont vraiment curieuses. 


DIDOSTAAT. Le même que TOSTAAT, 
plus usité. 


DIDOUESIA (didoue-sia), v. a. Trier; 
p. didouestet (didoue.siet). Ce mot com- 

sé est des plus remarquables. Il est 
ormé de la particule extractive di, el 
de la prénosition toues, parmi; c'est 
comme si l’on disait extraire de parmi : 
didouesia greun dre ma’z int bet touesiet 
merk-emesk, trier des grains parce 
qu'ils ont été mélangés péle-mèle. 
YOt. TOUESIET. 


DIDOULLA, v. a. Ce mot, composé de 
di, privatif ou négatif, et de toulla, 
percer, signifie, à la lettre, faire le 
contraire de percer, de (rouer. Il s'en- 
tend, en style familier, au sens de 
raccommoder, parlant des vêtements, 
d'un plancher, etc. : didoullit he vrages, 
raccommodes sa culotte. 


DID 421 


DIDRA, adj. Pauvre, qui ne possède 
rien. — Da, privatif, et tra, chose, 
biens, fortune. Peu usité. 


DIDRABAS, adj. Qui ne fait pas d’em- 
barras, — Di, négatif, et trabas, em- 
barras, tracasserie. 


DIDREMENEIN. v. a. Y. Devancer; 
p. didremenet. 


DIDREUZ, prép. et adv. Par-delà de. 
— Treus-didreus, de part en part. 


DIDROAD, adj. Démanché. — Di, pri- 
vatif, et troad, pied ou manche d'outil. 


DIDROADA, v. a. Oter le manche, par- 
lant d'un outil; p. ef. — Di, privatif, 
et troada, mettre un manche. 


DIDRAOEDEIN (didroed-e-in), v. a. Y. 
Oter le manche; p. didroedet. — Di, 
privatif, et troedein. V. Emmancher. 


DIDRONSA, Y. 6. Retrousser, dé- 
trousser une robe, une jupe; p. et. Il 
a le même sens que troñsa, retrousser. 


DIDROUC’HA, v. a. Couper en mor- 
ceaux; p. et. Il a à peu près le même 
sens que trouc'ha, couper. 


DIDROUK, adj. Tranquille, sincère, 
simple. — Di, privatif, et drouk, mé- 
chanceté, mal, bruit. 


DIDROUZ adj. Tranquille, pacifique, 
sans bruit. tranquillement, doucement. 
Comparatif, didrousoc'h (didrou-soc'h). 
— Di, négatif, et trous, bruit. — Ena 
e vezo didrousoc’h, il y sera plus tran- 
quille. 


DIDAUE, adj. V.T.C Inhumain, cruel. 
Voy. DIDRUEZ. 


DIDRUEZ, adj. Cruel, inhumain. — 
Di, négatif, et truez, pitié. 


DIDUD, adj. Ce mot a été parfois em- 
ployé au sens de dépeuplé, sans habi- 
tants. Il est composé de di, privatif, 
et de tud, gens. Voy. GWAREMM, qui est 
plus pratique. 


DIDUELL, s. L C. Amusement: pl. ou. 


DIDUELLA, v. a. C. Amuser, récréer 


p. et. 
16 


122 DIE 


DIEAZ, DIAEZ, et mieux DIEZ, adi, 
Pénible, difficile. — Di, privatif, et 
eaz, 065, aisé, facile. Yor. DIEZ. 


DIED, DIET (anc.) Yor. ce dernier. 

DIEDERN, adj. (anc.) Sans souverain. 
— Di, privatif, et edern, chef, sou- 
verain. 


DIES) (dieg-i), 8. m. Paresse, non- 
chalance. — Diek, paresseux. 


DIEGRA, v. n. Faire du verjus. 
DIEGUZ, adj. Paresseux. Voy. DIEK. 
DIEK, ad}. Paresseux. 

DIEKAAT, Y. n. Peu usité. Devenir 
paresseux. On dit de préférence dont 
da ve:a dek. 

DIELC'HA. Voy. DIELC'HAT. 


DIELC'HAT, v. n. Être essoufflé, ba- 
leter, perdre haleine; p. dielc'het. 


DIELC'HAT, Y. n. (anc.) Bâiiler en ou- 
vrant la bouche involontairement. 


DIELC'HEIN (dielc’he-in), v. n. Y. Le 
même que DIELC'HAT. 


DIELL, s. m. N'est pas usité au sin- 
gulier. Voy. DIELLOU. 


DIELLER, 8. m. Archiviste, gardien 
des vieux titres, pl. ten. 


DIELLOU, 8. pl. m. Actes publics, 
vieux titres, archives. 


DIEMPENN, adj. Etourdi, sans cer- 
velle, insolent. — Di, privatif, et em- 
penn, CCrVEau. 


DIENE, adj. Sans âme, et aussi ina- 
nimé. — Di, privatif, et eng, âme. 


DIENEC'H, s. L Y. Indigence, disette, 
cherté. 


DIENEK, adj. Indigent, nécessiteux. 
— Dienez, misère. 


DIENEZ, s. L. Disette, indizence, mi- 
sère. 


DIENN, s. m. Crême du lait. 


DIE 


DIENNA, v. s. KEcrémer le lait; p. 
diennet. Le verbe disienna serait plus 
régulier à cause de sa composition, 
mais dienna est préféré en ce sens. 
Ledx diennet, du lait écrémé. 


DIENNEIN, v. a. V. Le même que 
dienna. 


DIERE, DIZERE, adj. Non lié, détaché, 
délacé, et, par extension, actif. Diere 
enn he labour, actif au travail. — Di, 
privalif, et ere, lien, attache. 


DIÉREA, nou usité. Yor. DIERER, Y. &. 


DIÉREN, v. a. Délier, détacher, dé- 
lacer: p. diereet. Ce verbe se conjugue 
sur l'ancien infinitif dierea. — Di, pri- 
vatif ou négatif, et eren, attacher. 


DIEREN, adj. Non lié, sang liens. Ce 
mot, irrégulier comme adjectif, est 
usité en quelques iieux. Voy. DIERE. 


DIESAAT (die-saaf}, v. n. Peu usité. 
Devenir difficile, incommode. — Dies, 
difficile. 


DIESKERN, adj. Désossé, sans os. — 
Di, privatif; eskern, pluriel irrégulier 
de askourn, 08. 


DIET (anc.), s. L. Tasse, coupe, le 
boire. D'ha tiet, à votre santé. 


DIEUB, adj. Débarrassé de ce qui en- 
combre, parlant d'une table, du plan- 
cher, etc. — Di, privatif, et eub (anc.), 
obstacle. Cet adjectif ne s'applique 
qu'aux choses et non aux personnes, 
ainsi que font quelques-uns. Voy. 
DIEUBI. Pa tezo dieub ann daol, quand 
la table sera débarrassée de ce qui 
gène. 


DIEUBI, v. a. Débarrasser de ce qui 
gène, déblayer; p. dieubet. — Di, pri- 
vatif, et eubi (ans.), embarrasser. Le 
participe passé de ce verbe ne doit 
pas être confondu avec l'adjectif dieub. 
Ainsi, on dit pa veso dieub al leur, 
quand l'aire sera débarrassée ; tandis 
qu’il faut dire, dieubet eo bet al leur 
gan-en,c'estmoi qui ai débarrassé l'aire. 
Cette remarque s'applique à plusieurs 
autres mots, comme diank, adj., et 
diañket, part. passé de diañka. 


DIE 


DIEUG1 (dieug-i), s. m. Prononciation 
vicieuse Car Voy. SIEUR. 


BIEUK, adj. Paresseux. Ce mot qui 
s'emploie dans la partie de ls Cor- 
nouaille la plus voisine de Vaanes, 
tient à la fois du dialecte de Léon 
(diek) et du dialecte de Vannes (teuk). 
Cet adjectif est un véritable métis ; il 
faut le proscrire. 


BIEVEZ, ad). Etourdi, distrait, indis- 
cret, imprévoyent, imprudent, témé- 
raire. — Di, privatif, et eves, atten- 
tion. Cet adjectif s'emploie aussi 
comme ady. ainsi que cela arrive 
souvent en breton, et signifie impru- 
demment, indiscrètement, étourdi- 
ment. 


DIEVEZDED, s. m. Imprévoyance, 
distraction, imprudence, effronterie. 
Dre sievezded, par imprudence. 


MIEVEZEK, adj. Et mieux, dieves. 
Voy. ce dernier. 


BIEVOR. Sans mémoire. — Di, pri- 
vatif, et evor, mémoire. Voy. DIZEven. 


DIEZ, adj. Ce mot, contracté pour 
dieas. diaez, s'applique aux personnes 
et aux choses. Dans le premier cas, ii 
a la signification de importan, incom- 
mode, qui est mal à son aise, qui est 
en peine ; dans le second cas, il signi- 
fe pénible, difficile, non aisé. 11 est 
composé de di, particule privative ou 
négative, et de eax, 062, commode, 
facile, aise. Comparatif, diesoc'h (die- 
soc'h); superlatif diesa (die-sa). Ne d-e0 
het cunn dra xiezs ober ann dra-5e, il 
a'est pas difficile de faire cela. 


BIEZA, v. a. Incommoder, gêner, 
déranger quelqu'un, chagriner, bles- 
ser par paroles. — Di, privatif, et caz, 
aise, commode. 


DIEZA, v. n. Yor. DIAEZA, s'évaporer. 


DIEZAMANT, 8. m. Incommodité, ré- 
pugnance. Diesamant 30 gant-ho, ils 
sont à charge à tout le monde. — 
Dies, incommode, gnant. 


SIFANKA, v. a. Décrotler. décrasser; 
p.et. — Di, privatif, et fanka, couvrir 
de boue. 


DIF 133 


DIFARAGDELLA et aussi OIFARAGOEL- 
LAT, v. n. Dégringoler les escaliers. 
— Difaragoellat en deux great d'ann 
traouñ, il a dégringolé du haut en bas. 


DIFARI, adj. V. Sans erreur, sans 
faute, correct. — Di, privatif, et fart, 
Y. faute, erreur. 


DIFARIEIN (difari-e-in), v. a. Y. Désa- 
huaer: np. difariet. — Di, privatif, et 
fariein, Y. tomber en faute. 


DIFARLE, ad). Débraillée, parlant 
d'une femme immodestement vêtue. 
Voy. DIFARLEA. 


DIFARLEA, Y. n. Déployer les voiles. 


DIFATA, v. n. Revenir d’une pamoi- 
son ; p. ef. — Di, privatif, et fata, 
tomber en pamoison. 


DIFAZI, adj. Correct, sans faute, et 
par extension, sans contre-temps, 
sans qu'il arrive rien de fâcheux. — 
Di, privatif, faxi, faute. Le comparatif 
difasioc'h est usité. Difasi ac'h erruas, 
il arriva sans contre-temps. 


DIFAZI, s. m. Quittance, décharge. 
Ce mot a Ja même composition que le 
précédent ; il est de fait que si tout 
n'est pas correct, régulier, on ne 
donne pas quittance ou décharge. 


DIFAZIA, v. a. Détromper, tirer 
d'erreur ; p. difasiet. — Di, privatif, 
et fasia, tomber en faute. 


DIFAZIOC'H, Comparatif de diari, 
ad]. 


DIFED, DIFEZ, ad}. (anc.) Abandonné, 
désert, ruiné. 


DIFEIZ (dife-ix), adj. Sans religion, 
impie; il ne s'applique qu'aux per- 
sonnes. — Di, privatif, et feis, foi. 


DIFELC'H, adj. Eraté, dératé. — Mi, 
privatif, et felc'h, rate. 


DIFELC'HA, v. a. Erater, dérater ; p. 
et. Même composition que le précé- 
dent. 


DIFELOH'EIN, v. a. Y. Le même que 
difelc'ha. 


124 DIF 


DIFENN, s. m. Défense, prohibition. 


DIFENN, v. a. Défendre, probiber, 
protéger, solenniser ; p. difennet. Di- 
fenn eur goel, célébrer une fête reli- 
gieuse. 


DIFENNER, s. m. Défenscur, protec- 
teur. — Difenn, défendre. 


DIFENNET, ad}. Illicite, défendu. — 
Difenn, v. a. Probiber. 


DIFENNI. Non usité. Yor. DIFENN. 
DIFERLINK, adj. Y. Débraillé. 


DIFERLINKEIN (diferliñk-e-in), v. n. Y. 
Se débrailler. ° 


DIFEZ. VOYy. DIFED (anc.). 


DIFIANS, 8. m. Y. Soupcon, déflance. 
— Di, privatif, et Rañs. Y. confiance. 


DIFIUZ, adj. Y. Défiant, méfiant. — 
Di et fans, Y. 


DIFLACH, adj. Immobile, sans mou- 
vement, inébranlable. — Di, privatif, 
et flach, v. n. Bouger. 


DIFLAC'H : pluriel duel de flac'h, 
creux de la main. Ce mot signifie les 
deux mains pour saisir quelque chose. 


DIFLAC'HA, Y. a. Disloquer, démet- 
tre; p. et. 


DIFLAC'HA, v. a. Lâcher ce qu'on 
tient dans les mains; p. et. — Di, pri- 
vatif, flac'h, creux de la main. 


DIFLAKA, Y. n. S'abattre, parlant 
d’un cheval; p. et. 


DIFLAKET, adj En désordre, parlant 
des cheveux; pendant, parlant des 
oreilles. Diskouarn difiaket, des oreilles 
pendantes. 


DIFLANKET, adj. C. Essoufilé. 


DIFLASKEIN (diflaske-in), v. n. Y. Se 
briser en éclats; p. diflasket. 


DIFOAR, 8. f. La fin de la foire. — Di, 
négatif ou privatif, et foar, foire. Ann 
difoar, la fin de la foire. 


DIF 


DIFOR, s. f. Le même que difoar. 


DIFORBU, adj. Sans défaut, parlant 
d'un cheval. 


DIFORCH, DIFORJ, adj. Laid. difforme, 
parlant des personnes; déformé, par- 
lant d'objets comme les chapeaux, etc. 
— Di, privatif, et forch, forme. L'ad- 
jectif diforch s'emploie au superlatif : 
diforcha den ! quel homme difforme! 


DIFORC'H, s. m. Y, Avortement, 
trisge, exception, exclusion. En Léon, 
on dit diforc'hidigezs, avortement. 


DIFORG'H, v. a. Y. Avorter, trier, 
clarifier, discerner. On dit aussi difor- 
c'hein, à l'infinitif, 


DIFORCHEIN. Y. Voy. DIFOREIN, déf- 
gurer. 


DIFORC'HEIN, Y. a. Y. VOy. DIFORC'H, 
t. a., avorter. 


DIFORJ, adj. Y. Laid, contrefait, dé- 
figuré. 


DIFORJEIN (diforj-e-in), v. a. Y. Dé- 
figurer; p. diforjet. 


DIFOUANVEIN (difouañve-in), v. n. Y. 
Déseufler. — Di, privatif, et fouanvein, 
euler, parlant d'un mal. 


DIFOUNN, adj. Non substantiel, peu 
nourrissant. — Di, privatif ou négatif, 
et .founn, founnus, nourrissant, subs- 
tantiel. Roed difounn, mets peu nour- 
rissant. 


DIFOUNN, adv. Lentement. Mont di- 
founn, aller lentement. Ce mot est 
formé de di, privatif, et de founnus, 
qui signifie abondant, nourrissant, et 
qui, en Tréguier, a aussi le sens de 
tite, promplement. Voy. FOUNNUIZ. 


DIFOURKA. v. a. Débusquer, parlant 
d'une bête sauvage. 


DIFOURNA, DIFOURNIA, v. a. Retirer 
du four. — D, priait, et fournia, 
mettre au four. 

DIFOURNIA. Voy. le précédent. 


DIFRAE, s. m. Promptitude. 


DIF 


DIFRAMM, 5. m. Disjonction, arra- 
chement. II n'est pas plus usité que 
les mots français qui lui équivalent. 


DIFRAMMA, v. a. Arracher, disjoin- 
dre; p. et. — Iy. privatif, et framma, 
joindre, assembler des pièces de bois, 
etc. 


DIFRAOSTA, v. a. Défricher; p. et. — 
Di, privatif, et fraost, friche. 


DIFRE, s. m. Y. Promptitude. 
DIFRE, v. 0. Y. 8e hâter. 


DIFREA, v. n. Se hâter. — Difrae, 
promptitude. 


DIFREC'H, adj. Y. Sans fruits, qui ne 
rapporte pas de riis: stérile. — Di, 
privatif; rac'h, Y. des fruits. 


DIFRED, s. m. C. Détirement, allon- 
gement d’un corps. 


DIFRETA, v. 8. C. Détirer, parlant 
du linge à repasser; vider, parlant du 
poisson; p. et. 


DIFRETA, v. n. Remuer, balancer. — 
En em sifreta, gesticuler fort, se dé- 
mener. 


BIFREUZ, adj. Ce mot se dit d'un 
enfant qui a soin de ses vêtements, 
d'une terre facile à labourer, d'un 
chemin commode. — Di, privatif, et 
reuta, démolir, rompre, briser. 


DIFREZ, v. a. Contrefaire quelqu’un 
par dérision; p. difrezet. 


DIFRI, adj. Sans nez de naissance. — 
Di, privatif, et fri, nez. 


DIFRIET, adj. Qui a perdu son nez 
per accident. — Voyez DIFRI pour la 
composition. 


BIFROKA, v. n. Quitter le froc. — Di, 
privatif; frok, froc. | 


BIFRON pour DIOU FRON, pluriel duel 
de fron, 8. L. narine, et signifiant les 
marines. — Voy. Di, pour les pluriels 
duels du genre féminin. 


DIFRONK, s. m. T. Sanglot; pl. di- 
boaa. Pn 


DIG 125 


h DIFRONKAL, v. n. Sangloter; p. di- 
roka, 


DIFRONKAN, v. n. T. Voy. DIFRONXAL. 


DIFRONKEIN (difroñk-e-in), Y. n. Y. 
Sangloter; p. difronket. 


DIFROSTEIN (difrost-e-in), v. a. Y. 
Défricher ; p. difrostet. — Di, privatif, 
et frost, V. friche. 


DIFROUEZ, adj. Quai ne rapporte pas 
ge fruits. — Di, privatif, et froues, des 
ruits. 


DIFRUNKA, v. n. Jaillir, parlant du 
sang, des larmes. 


DIFUSTA, v. a. Oter le manche d'un 
outil; p. difustet. — Di, privatif, et 
fust, manche de certains outils. 


DIGABAL, adj. et adv. Facilement, 
fait dans les formes. 


DIGABELL, adj. Voy. DISKABELL, plus 
usité. 


DIGABESTR, adj. Sans licou, et par 
extension, libre, in‘épendant. Il se 
dit aussi d'une femme en urie, — Di, 
privatif, et kabestr, jicou. Toutes les 
acceptions ci-dessus concordent par- 
faitement avec la composition de ce 
mot. 


DIGABESTRA, v. a. Déchevêtrer, ôter 
le leou: p. digabestret. — Di, privatif, 
et kabestra, mettre le licou. 


DIGAILLAR (les L mouillées), adj. 
Sans boue, sans ordures. — Di, pri- 
vatif, et kaïllar, boue, crotte. 


DIGAILLARA (les L mouillées), v. a. 
Décrotter; p. et. — Di, privatif, et 
kaillara, salir de boue. 


DIGALEDI, v. a. Digaledi ar c'hof, 
lâcher le ventre. — Di, privatif ou 
négatif, et kaledi, durcir; p. digaledet. 


DIGALON, adj. Y. T. C. Voy. DIGALOUN. 
Voy. KALON, V. T. C. 


DIGALOUN, adj. Sans cœur, sans 
courage, poltron, lâche, efféminé. — 
Di, privatif ou négatif, et kaloun, 


126 DIG 


cœur, . — Ce mot, ainsi que 
digalon, est employé comme substan- 
tif, au sens de découragement. Ann 
digaloun a 30 gañt-han, il est décou- 
ragé. À la lettre, le découragement 
est avec lui. 


DIGALOUNEKAAT, v. n. Perdre cou- 
rage, p. digalounekest, digalounekeat. 
— Di, privatif, et kalounekaat, prendre 
courage. — Kaloun, courage. 


dresser; p.et.— Di, privatif, et kamma, 
courber. 


DIGAOC'HA, Y. a. Décrasser, parlant 
des enfants; p. digaoc'het. Par exten- 
sion, ce verbe signifie, en termes fa- 
miliers, donner de l'éducation à un 
enfant. — Di, privatif, et kaoc'h. 
merde. 


DIGACTA, Y. a. Décoller ce qui est 
collé à la colle; évider ou dresser le 
linge à repasser; p. et. 


DIGAR, adj. T. Impitoyable, fubu- 
main. — Di, privatif, et karet, aimer, 
ou kar (anc 1, amour, affection. 


DIGARE, s. m. V. Excuse, prétexte; 
pl. digareieu. 


DIGAREEIN (digare-e-in), v. n. V. Pré- 
texter : p. digareet. — Um zigareein, 
v. n. V. s'excuser. 


DIGAREZ, s. m. Excuse, prétexte, 
subterfuge ; pl. digaresiou (digare-siou). 


BIGAREZ, 8. m. Cheville de la gaule 
d'une charrue. 


DIGAREZI, v. n. Excuser, faire des 
facons, des cérémonies. — En em si- 
garesi, s’excuser, donner des raisons. 


DIGARGEIN (digarg-e-in), v. a. Y. 
Rxempter ; p. digarget. — Di, néga- 
tif, et kargein, charger. 


DIGARZA, v. a. Essarter, enlever les 
broussailles d’an champ que l'on veut 
cultiver ; p. et. 


DIGAS, v. a. Apporter en un lieu, 
rapporter ou apporter un objet au 
lieu où on l'avait pris, produire ou 


DIG 


causer, engendrer ; p. digaset (diga- 
set). Ar froues a sigas kert, les fruits 
engendrent des vers. 


DIGASTIZ, adj. Impuni, non châtié, 
et par extension, immortifié, terme 
de dévotion. Cet adjectif s'emploie 
aussi comme adverbe au sens de im- 
punément. — Di, privatif, et karit, 
châtiment. 


DIGAUCEIN (digauderin) : g. Á. Y. 
Décoller ce qui est coilé à la colle ; p 
digaudes. — Di, privalif, et kaut, 1. 
colle. 


DIGAUTA, v. a. T. CG. Voy. BIGAUTA. 


DIGECH (dig-ech), v. a. et n. Epeler ; 
p. digechet, digege#{dig-echet, dig-eg-ei). 


DISEFLUSK (dig-efiusk), adj. Immo- 
bile, stable. — Di, privatif ou négatif, 
et keflusk, mouvement. 


DIGEIZA (dig-e-isa), v. s. et n. Epe- 
ler ; p. digeiset. 


DIGELIENA (dig-eltena), v. n. Chas- 
ser les mouches ; p. digekenet. — Di, 
privatif, et kelien, pluriel de kelienena, 
mouche. 


DIGELIENQUER (dig-elienousr), 8. m. 
Emouchoir ponr chasser les mouches. 
Ménie composition que le précédent. 


DIGELIONEIN (dig-elion-e-in), v. n. 
Y. Chasser les mouches ; p. digelionet. 
— Di, privatif, et kelion, pluriel de 
kelionenn. Y. Mouche. 


DIGEMENN (dig-emenn), v. a. Et 
auesi diskemenn, détommander; B. 
digemennet. — Di, négatif, et kemenn, 
mander. 


DIGEMER (dig-emer), s. m. Aaile, 
accueil, hospitalité. 


DIGEMERET (dig-emeret), v. a. Aceuell- 
lir, recevoir chez soi, donner l'hospi- 
talité, p. digemeret. 


DIGEMERET-MAD (dig-emeret), ad]. 
Bienvenu ; à la lettre, accueilli bien. 
Digemeret-mad a veso, il sera le bien- 
venu. Digemeret-mad eo Det, eunn di- 


BIG 


gemer mad en deux bet, il a été le 
bienvenu. À l'inverse le deuet-mad, 
dont nous avons déjà parlé, ce mot 
composé ne s'emploie qu'au futur et 
au passé. VOy. BIENVENU, à mon Dic- 
tionnaire français-breton 1869. 


DIGEMMESK (dig-emmesk), adj. Non 
mélangé, sans mélange. — Di, priva- 
tif ou négatif, et kemmesk, mélange. 


DIGEMPENN (dig-empenn), adj. Mal- 
propre, mal habillé, impoli, et par 
extension, raboteux, parlant du bois. 
— Di, négatif ou privatif, et kempenn, 
adj. propre, en ordre. 


DIGEMPENN (dig-empenn), v. a. Met- 
tre en désordre, déranger ; p. digem- 
pennet. — Di, privatif, et kempenn, 
arranger. 


DIGEMPENNADUREZ (dig-empennadu- 
res), 8. L Malpropreté, dérangement. 
Vuy. DIGEMPENR. 


DIGEMPENNI. Voy. DISEMPENN, v. a. 


DIGENED (dig-ened), adj. Laid, dif- 
forme. — Di, privatif, et kened, beauté. 


DIGENED! (dig-enedi), Y. n. Devenir 
laid ou difforme. Yor. le précédent. 


DIGERI (dig-eri), v. a. Ouvrir, s’ou- 
vrir, se dilater, éclore, parlant des 
fleurs ; p. digoret. Ce verbe se conju- 
gue sur digori qui paraît avoir été 
usité comme infinitif. Pa xigoras ann 
or, quand il ouvrit la porte. 


DIGERI-FRANK (dig-eri), Y. a. Ouvrir 
en grand, à deux battants, parlant 
d'une porte, d’une fenêtre, et aussi 
de la bouche, de la gueule. — Digo- 
rit-frank ann or, ouvrez la porte en 
grand. Digeri, ouvrir, et frank, large. 


DIGERIN (dig-erin), v. a. T. Le 
mème que digeri. En Tréguier, on dit 
de préférence digorin. 


DIGEBNEZ (dig-ernes), adj. Cruel. 


DISEVATAL (dig-evatal), adj. Dis- 
proportionné, et par extension, dif- 
forme, parlant des choses, — Di, 
particule négative, et kevatal, propor- 


TTG 497 


DIGICM, 1817 (diy-ich, dig-z), v. a. 
et n. Epeler ; p. BN as 


DIGIGA (dig-iga), v. a. Enlever la 
chair de dessus les os ; p. digiget 
(Aigrig-en,. — Di, extractif, et kik, kg, 

air. 


DIGINVIA (dig-invfa), v. a. Oter la 
mousse. — Di, privatif, et kinvt, 
mousse. 


DIGIZ, DIC'HIZ (dig-ir), adj. Yar. 
mcn, 


DIGIZA (dig-isa), v. a. Voy. DIC'HIZA. 


BIGLORA, Y. n. Kclore, parlant des 
oiseaux ; p. et. 


DIGLOREIN, DIGLOSE}N (diglo-se-in), 
Y. a. Y. Ecosser, écorcer, tirer les 
bogues; p. digloret, diglo-set. — Di, 
extractif, et klor, klos, pluriel de klo- 
renn, klosenn, Y. Cosse, écorce, bogue. 


DIGLOSA (diglo-sa), v. a. Kcosser ; p. 
digloret. VOY. KLOSENN. 


DIGLOSEIN (diglo-se-in), v. a. Y. Voy. 
DIQLOREIN. 


DIGLOZA, v. a. Lâcher, parlant du 
ventre d’une personne constipée. — 
Di, négatif, et kloz, fermé herméti- 
quement. Diglosa ar c'hol, lâcher le 
ventre. 


DIGLUDA, v. n. Sortir du juchoir, 
parlant des poules. — Di, privatif, et 
klud, juchoir. 


DIGLUDEIN (diglude-in), v. n. V. Le 
même que digluda. 


DIGLUJA, v. n. Ge verbe a le memèê 
sens que digluda. Je le crois plus ré- 
pandu que ce dernier. 


DIGOAR, prép. V. De dessus. 

DIGOAR, DIC’HDAR, adj. Non courbé, 
droit, non cintré. — Di, privatif, et 
goar, gwar, courbe. 

DIGOAVENNIN. YOT. DIGOEVENNIN. 


DIGOC'HA (digéc’ha), v. a. Voy. DI- 
GAOC'HA. 


128 DIG 


DIGOC'HENN, adj. Sans écorce. Cet 
adjectif se dit aussi d'on ciel sans 
nuage. — Di, privatif, et koc'henn, 
écorce, peau. 


DIGOC'HENNA, v. a. Ecorcer, dé- 
grossir, ébaucher, en parlant du bois ; 
il se dit aussi au sens de raser mal, 

arlant d'un barbier qui fait souffrir 
e client à qui il fait la barbe. La com- 
position de ce verbe est la même qu’au 
mot précédent. 


DIGDEFA, v. a. Décoiffer; p. digoefet. 
— Di, privatif, et koefa, coiffer. 


DIGOENVEIN (digoence-in), Y. n. Y. 
Se désenfler; p. digoenvet. — Di, pri- 
vatif, et koenv, enflure. 


DIGOENVI, v. n. Désenfler, parlant 
d’une plaie. — Di, privatif, et knenvi, 
enfler. — Digoenvi a ra ho preac'h, 
votre bras commence à désenfler. 


DIGOEVENNEIN (digoevenne-in), v. à. 
Y. Ecrémer, enlever la crême de des- 
sus le lait. — De, privatif, et koenvenn, 
Y. crême du lait. 


DIGOEVENNIN, v. a. T. Le même que 
le précédent. 


DIGOLL, s. m. Dédommagement, in- 
demnité, récompense. Gant digoll, 
avec dédommagement, avec avantage. 
— Di, privatif, et koll. perte. 


DIGOLL, v. a. Indemniser, dédom- 
mager, récompenser ; p. digollet. — 
Di, privatif, et koll, v. a., perdre. 


DIGOLLEIN (digoll-e-in), v. a. Y. In- 
demniser, dédommager. — Di, priva- 
tif, et kollein, Y. perdre. 


DIGOMPEZ, adj. 1] se dit d’an terrain 
raboteux, non uni. — Di, privatif, et 
kompez, uni. 


DIGOMPEZA, v. a. Rendre inégal, non 
uni, dépolir. — Di, privatif, et kom- 
pezsa, uuir, niveler. 


DIGONFORT, adj. Inconsolable. — 
Di, privatif, et konfortein, consoler. Y. 


DIGONFORTET, adj. Le même que le 
précédent. 


DIG 


DIGOR, 8. m. Asile, hospitalité. Re 
digor, donner l'hospitalité. — Digeri, 
ouvrir; p. digoret. 


DIGOR, adj. Ouvert, béant. Comme 
le précédent, il dérive de digeri, ou- 
vrir; p. digoret. Da sigor nos, à l’en- 
trée de la nuit; à la lettre, à nuit 
ouverte. Digor eo ann or, la porte est 
ouverte. 


DIGORADOU. Voy. DIGSRGU. 


DIGOREIN, (digor-e-in), v. a. Y. Ou- 
vrir, p. digoret. ° 


DIGOR-FRANK, adj. Ouvert en grand, 
parlant de porte, fenêtre, de la bouche. 
Digor-frañk e oa ann or, la porte était 
ouverte ea grand, à deux battants. 


DIGOBIN, v. a. T. Ouvrir; p. digoret. 
DIGORIOU. Voy. DIGSReU. 


DIGORNA, v. n. Dépasser en mar- 
Chant le coin d’une maison, etc. ; p.et. 
— Di, privatif, et Korn, coin d’une 
maison, d'une rue, d'un bois. Edoun 
neuxe 0 ligorna ann ti, en ce moment 
je dépassais le coin de la maison. 


DIGOROU. Ober digorou, faire des sa- 
lutations respectueuses ou outrées. 
Voy. DIGORADOU. 


DIGOSA (digo-sa), Y. a. Kcosser, tirer 
de la cosgse, de la bogue: p. digoset. 
— Di, privatif, et kos, pluriel de ko- 
senn, cosse, bogue. 


DIGOTA (digôta), v. a. Y. T. G. Yor. 
DIGAUTA. 


DIGOUCHIEIN (digouchie-in), v. a. Y. 
Nettoyer, Ôter les taches; p. digou- 
chiet. — Di, privatif ou négatif, et kou- 
chiein, V., salir. 


DIGOUEC'HEIN (digouec’he-in), v. n.Y. 
Echoir, arriver inopinément, p. di- 
gouec’het. 


DIGOUEZ, s. m. Aventure, événe- 
ment, succession. 


DIGOUEZOUT, Y. n. Echoir, survenir, 
arriver inopinément, p. digoueret. 


DIG 


DIGOULM, adj. Dénoué, sans nœud. 


— Di, privatif, et koulm, nœud. 


DIGOUN, adj. T. Qui a perdu la mé- 
moire d’uce chose, d'une personne.— 


souvenir. 


Di, privatif, et koun, T. 
Yor. disonj, disonch, adj. 


DIGOUNNAR, s. L Passe-rage, colchi- 
que, corne-de-cerf, mort-aux-chiens, 
plantes. — Di, privatif, et kounnar, 
8. f. rage; à la lettre, qui Ôte la rage. 


DIGOURC’HENNEIN (digourc'henne-in), 
v. a. Y. Oter la croûte du pain, cha- 
peler; p. digourc'hennet. On dit de 


préférence, digreuc'hennein, Y. 


= DIGOURQUILLEIN (les L mouillées), 
v. à. Y. Oter le verrou d’une porte; 


p. digourouillet. — Di, privatif, et 


kourouillein, mettre le verrou. 


DIGOURS, s. m. Y. Contre-temps. Ean 


digours, à contre-temps, à heure in- 
due. — Di, privatif, et kours, V. sai- 
son ou temps opportun. 


DIGOUSK, s. m. Y. Insomnie, réveil. 
— Di, privatif, et kousk, sommeil. 


DIGOUSKEIN (digousk-ein), v. n. Y. 
Découcher, se réveiller; p. digousket. 
— Di, privatif; kouskein, Y. dormir. 


DIGOUSKET, v. n. Coucher hors de 
BA maison; p. digousket. — Di, privi- 
tif, et kousket, dormir. 


DIGOUSIEIN (digou-si-e-in), v. a. Y. 
Voy. DIGOUCHIEIN. 


DIGOUSKOER, s. m. Y. Horloge à ré- 
veille-matin.— Di, privatif,et kouskeïn, 
Y. dormir. 


DIGOUST, s. m. et ady. Dédommage- 
ment, sans frais. 


DIGOUSTEIN (digoust-e-in), v. a. Y. 
lodemniser, dédommager, — Di, pri- 
vatif, et koustein, coûter; p. digoustet. 


DIGOUSTIANS, adj. Sans conscience. 
— Di, privatif, et koustians, con- 
science. 


BIGOVEZ, adj. Qui ne va jamais à 
confesse. Mervel digoves, mourir sans 





DIG 129 


confession. — Di, privatif ou négatif, 
et kope, se confesser. 


DIGRAF, adj. Il se dit d'un homme 


qui n’a pas d'ordre dans ses affai- 
res. 


DIGRESK, s. m. Décruissement, di- 
mioution. — Di, privatif, el kresk, 
augmentation, croissance. 


DIGRESK), v. n. Décrottre, diminuer; 
p. digresket. — Di, privatif, et kreski, 
croitre. 


DIGREUC'HENNEIN, v. n. Y. Kcroûter, 
chaypeler, parlant du pain; p. digreu- 
c'hennet. — Di, privatif, et kreuc'henn, 
Y. croûte. 


DIGRISK, s. m. Y. VOY. DIGRESH. 


DIGRISKEIN (digrisk-e-in), v. n. Y. 
Décrottre, diminuer; p. digrésket. — 
Di, privatif, et kriskein, Y. Croitre, 
augmenter, 


DIGROAZELL, 8. pl. L. Les lombes, 
les reins. C’est le pluriel duel de 
kroazell, hanche. Ce mot est composé 
de di pour diou, deux, pour les subs- 
tantifs du genre féminin, et de kroa- 
sell, s. L. hanche. 


DIGROAZELLET, adj. Déhanché. — 
Di, privatif, et kroasell, hanche. 


DIGROC'HENN, adj. Ecorché, sans 
peau, dépouillé de sa peau, parlant 
des animaux. — Di, privatif, et kro- 
c'henn, peau d'animal, 


DIGROC'HENNA, v. a. Ecorcher un 
animal; p. et. — Sa composition est la 
même que celle du précédent. 


DIGROEZELL, 8. pl. f. Y. Les deux 
hanches. Pluricl duel de kroexell, Y. 
8. f. Voy. ce dernier. 


DIGADEZELLET, adj. Y. Déhanché. — 
Di, privatif, et kroesell, Y. hanche. 


DIGROGEIN (digrog-e-in), v. a. Y. 
Démordre, lâcher un objet, décrocher; 
p. digroget (digrog-et). — Di, privatif, 
et krogein (krog-e-in), Y. saisir, accro- 
cher, mordre. 


17 


130 DIH 


DIGUNVEZ, adj. B. Komiowu digun- 
ves, des paroles qni, d'ordinaire, ne 
sortent pas de notre bouche, en bien 
ou en miàl. | 


DIGUSTUM, adj. Y. Inaccoutumé. — 
qe privatif, et kustum, V. usage, habi- 


DIGUSTUMEIN (digustum-e-in), v. a. Y. 
Désaccoutumer; p. digustumet. — Di, 
privatif, et kustumein, V. Accoutumer. 


DIGUZUL, adj. Privé de conseils. — 
Di, privatif, et kusul, conseil. 


DIGUZULIA, v. a. Dissuader; p. di- 
guxuliet. — Di, privatif, et kusulia, 
conseiller. 


DIOWENER, GWENER (dig < uener, 
gu-ener), 8. m. Vendredi. Ces deux 
mots ne s’emploient pas indifférem- 
ment. Voy. le mot SeMaAne à mon 
Dictionnatre 1869. Le mot digwener est 
composé de di pour deiz. jour, et de 
gwener, Vénus, planète. 


DIGWEZ, 8. m. Orthographe victeuse. 
Voy. SIGOUEZ. 


DIGWEZOUT, v. n. Orthographe vi- 
douge, Voy. DIGOUEZEUT. 


DIGWINER, GWINER (dig-uiner, 
gu-iner), s. m. Voyez les observations 
faites à digwener. 


DIHABASK, adj. Brusque, non béné- 
vole. — Di, privatif ou négatif, et 
habask, doux d'humeur. 


DIHABASKED, s. m. Rudesse. Evitez 
ce mot. 


DIHALLA, v. a. C. Jeter une chose à 
quelqu'un ; p. et. 


DIHANA, DIANA, ady. Pour le moins, 
au moins. Ce mot est une contraction 
de da tihanu, à la lettre, pour le plus 
petit, pour le moindre. — Da, prépo- 
sition, pour; bihana, biana, superlatif 
de bihan, bian, petit. 


DIHANAN, ady. T. Y. Le même que 
dfhana. 


BIHARNEE, adj. Déhernaché, sans 
barnais. — Di, privatif, ct harnet, 
harnais. 


DIH 


DIMHANNEZI, v. a. Déharnacher, Oter 
le harnais; p: diharnezet. — Di, pri- 
vatif, harnezi, harnacher. 


DIHEGAR, DISHEGAR. Yor. ce der niler. 


DIHENTEIN (diheñt-e-in), v. a. Y. 
Egarer en chemin: p. dihentet. — Di, 
privatif, et hau, chemin. 


DIHESK, adj. Qui n'est pas à sec, 
inépuisable, intarisseble. — Di, pri- 
vatif, et hesk, adj. à sec, tari. 


OIHET, ad]. Y. Qui ne plaît pas. — 
Di, privatif, et hetein, v. n. Y. Plaire. 


DIHEUDA, v. a. C. Oter les entraves 
à un cheval; p. diheudet. — Di, pri- 
vatif, et heuda, C. mettre des entraves 
à un cheval. 


DIHEUZA, v. a. Débotter, Oôter les 
bottes à quelqu'un; p. diheuzet, — Di, 
privatif, et heusa, mettre les bottes à 
quelqu'un. 


DIHEZEIN, DIHEZEUEIN. Voyez ce 
dernier. 


DIHEZEUEIN (dihexeu-e-in), vw. a. Y. 
Débotter, Ôter les bottes à quelqu'un; 
p. diheseuet.— Di, privatif, et heseuein, 
V. botter, mettre les bottes à quel- 
qu'un. 


BIHINCHA, v. a. Egarer en chemin, 
fourvoyer, s'égarer ; p. et. — Di, pri- 
valif, et hincha, guider en chemin. 


BIHOARN, ad). Y. VOy. DISRAUARR. 


DIHDARNEIN (dihoarn-e-in), y. a. Y. 
Déferrer; p. dihoarnet. — Dé, privatif, 
et hoarnein, Y. ferrer. 


DIHODEIN (dihod-e-in), v. a. V. Oter 
les entraves à un cheval, désenrayer 
une voiture; p. dihodet. — Di, pri- 
vatif, et hodein, Y. entraver un cheval, 
enrayer une voiture. 


DIHOLEN (dihôlen), adj. Ce mot, con- 
tracté pour di, privatif, et c'hoalen, 
sel, se dit d’un homme dont la con- 
Hen est eanuyeuse (style fami- 
ier). 


DIHOMPRA, v.a. Débeiter ou disloquer 
les membres, p. dihompres, 


DH 


DIHOU, DEDOU, adj. Droit, opposé à 
gauche. Voy. BEH, 


DIHOUEEIN (dihoue-e-in), v. a. Y. 
Eponsseter, époudrer ; p. dihouset. — 
Di, privatif, et howsein, couvrir de 
poussière ; houa, Y. poussière. 


DIHUCHENNA, v. a. G. Epousseter; 
0. déhuchennet. 


DIHVENN, s. m. V. Défense, prohi- 
bition, protection. Yor. DIFENN, 8. m. 


DIHVENNEJN (dihuenn-ein), v. a. Y. 
Défendre, protéger, prohiber ;.p. di- 
Rhuennet. VOy. DIFENN, v. a. 


DIHUENNOUR, s. m. Y. Défenseur, 
protecteur ; pl. dihuennerion. 


DIHON, s. m. Réveil. — Di, privatif, 
et hun (anc.), sommeil. | 


BIHUN, ad). Eveillé, qui ne dort pas, 
et par extension, gai, vif, alerte. Voy. 
DIHBN, 5. M. 


DIHUNA, v. n. et a. Réveiller, gs ré- 
veiller, dégourdir un indolent; p. di- 
hunet. — Di, privatif, et huna (anc.), 
dormir. Dihunit ‘ta, tra didalves, ré- 
veillez-vous donc, paresseux! 


DIHUNEIN idihun-e-in), v. a. et D. Y. 
Réreiller, se réveiller; p. dihunet. 
Même composition que dihuna. 


BIHUNOU, s. pl. m. Veillées de nuit. 
Yor. DIHUN, ad). 


DIHUNOUER, s. m. Horloge à révellle- 
matin. VOy. DINUNA. 


DIJAUJ, ady. Y. Impertinent, non 
sortable ou non convenable, parlant 
d'un mariage, et aussi, inégalement. 
— Dimeein dijauj, Y. mésalliance. 


DIJAVEDA, v. a. Rompre la mâchoire; 
p. et. — Di, privatif, et javed, mâ- 
choire. 

QUENTIL, s. m. VOy. DICHERTIL. 


DUOUAL, DIOHOUAL, v. n. Y. Crier 
-pour.chesser des poules-et les oiseaux. 


BEL 431 


DIJAUCHA, DIZOUCHA, Y. n. Sortir 
du lieu où l’on s'était tapi pôur se 
Cacher, soit en jouant, soit avec l'in- 
tention de se soustraire au danger .ou 
de ,mal faire; p. dijouchet, dixouchet. 
— Di, privatif, et squcha, se blot, 


 DIWNEIN (déjun-s-in), v. ,n. V.. Dé- 
jeûner ; p. dijunet. 


.PIJUNI, 8. m. .Déjeñné. 


BUUNI, v. n. Déjeûüger, faire le re- 
pas du matin, p. dijunel. 


DIKCMER, s..m..Voy..OLGERER. 


DILABOUR, adj. Désœuvré, oisif. — 
ut privatif, .et:Jabour, ouvrage, :tra- 
Nail. 


DILAMBREXK, adj. Indolent, mou. 


DILAMM, a. m. Rejaillissement, ,re- 
bondissement, réflexion. Evitez ,çe 
substantif. 


ADILAMMET,.v., n.,Jaillir, rebondir ; 
.p. dilammet. Larmmet , ha, dilammet, 
rebondir. 


DILAOUI,.v. a. Epouiller, -ôter les 
poux ; p. dilaouet, — Di, privatif, et 
daou, pl. de laouenn, pou. 


DBILARDA, v. a. Dégraisser ; p..et. 
— Di, privatif, et larda, graisser, 
frotter de graisse. 


. DILARDEIN (délard-e-in), v. a. Y. 
Dégraisser ; p. dilardet. — Di, priva- 
tif, et lardein, graisser, frotter de 
graisse. 


DILAST, adj. Y. Sans Jlest. — Di, 
privatif, last, Y. lest de navire. 


. DILASTEIN (dilast-e-in), v. a. Y. Dé- 

Jlester, parlant d'un navire. — Di, 
rivatif, et lastein, lester, mettre le 
est; p. dilastet. 


_DILASTEZ, adj. Sans vermine, sans 
ordure, propre. — Di, privatif, et 
asus, vermine, ordures, mauvaises 
herbes de sarclage. Dilastes eo ann 
«douar, la terra g6t bien nestoyée, n'a 


\ plus de mauvaises 


432 DIL 


DILASTEZA, v. a. Arracher les mau- 
vaises herbes, et par extension, 
épouiller, purger de vermine ; p. et. 
Même composition que le précédent. 
Dilastesa ann douar, purger la terre 
de mauvaises herbes. 


DILASTR, ad). Sans lest. — Di, pri- 
vatif, et lasir, lest d'un navire. 


DILASTRA, y. a. Oterle lest, délester, 
parlant d'un navire ; p. et. — Di, 
privatif, et lastra, lester. 


DILAU, OILO (dité), s. m. Y. Abri 
contre la plaie. — Di, privatif, et 
glaw, glo, Y. pluie. Voy. bite. 


DILAUEIN, DILOEIN (di16-e-in), v. n. 
Y. S'abriter contre la pluie. — Même 
composition que le précédent. 


DILAVAR, adj. Qui reste sans dire 
mot. — Di, privatif, et lapar. parole, 
mot. Choum dilavar, rester un instant 
muet d'élonnement. 








DILAVAR, s. m. Démenti, rétracta- 
tion. — Di, privatif, et lavar, parole, 
allégation. 


DILAVREGA. Yor. DILAVREGEIN. 


BILAVREGEIN (dilavreg-e-in), v. a. Y. 
Déculoiter, ôler la culotte; p. dilavre- 
get. — Di, privatif, et lavregein, Y. 
Culotter. 


DILAVREK, adj. Qui n'a pas de cu- 
lotte. — Di, privatif, et lavrek, V. cu- 
lotte. 


DILE, 8. m. Y. Le même que dele. Y. 


DILEC'HEIN (dilec'he-in), v. a. V. Dis- 
loquer, démeitre, parlant des os, des 
membres ; p. dilec'het.— Di, pri 
et lec'hein, verbe non usilé aujour- 
d'hot, mais qui, venant de lec'h, lieu, 
place, a dù signifier mettre, placer, 
mettre en son lieu. 


DILEC'HI, v. a. Démettre, disloquer, 
parlant des os, des membres; p. dile- 
c'het, — Ce mot paralt formé de di, 
privatif, et de Lec'hia. Voy. ce dernier. 


DILEHUEIN (dilehue-in), v. a. Y. 
Bpouiller, ter les poux; p. dilehues. 




















DIL 


On écrit anssl dileuein. — Di, privatif, 
et Lehu, leu, Y. Des poux, pluriel dé 
nean, lehuenn, Y. 


DILENN, 5. m. C. Triage, choix. 


DILENN, v. a. C. Trier, choisi 
dilennet. Voy. DIBAB. 


DILERG'H, s. m. Reste, superflu, ce 
qui reste d'un repas. Ann tammou a 
choum enn ho dilerc'h, les. restes de 
leur repas. Yor. RESTE. 


OILETONI, v. n. Ouvrir une jachère; 
. diletonet. — Di, privatif, et beton, 
joun, jachère. 


DILEUEIN, OILEHUEIN. Voy. ce der- 


er. 


DILEUNA, Y. a. C. Ce verbe, qui 
semble formé de di, privatif, et de 
leunia, leuna, remplir, doit avoir eu 
le sens de achever de vider, finir de 
vider. À la lettre, faire le coutraire 
de remplir. Je l'ai trouvé dans un 
vieux manuscrit, comme synonyme de 
divleuna, divlena. Voy. ces mots. 


DILEUBI, v. a. C. Déléguer, enro: 
en mission; p. des Fe 


DILEZ, s. m. Abandon, démission. 


DILEZ, adj. T. C. Sans lait, qui n'a 
de lait, parlant des femmes ou des 
femelles d'animaux. 


DILEZA, v. n. Faire passer le lait à 
une femelle, perdre son lait, parlant 
d'une femelle d'animal. — Dileza a ra, 
elle perd son lait. — Di, privatif, ei 
les, leaz, lait. 


DILEZEL, v. a. Abandonner, quitter, 
répudier, renoncer, laisser; p. dieet, 
Ce verbe se conjugue sur l'ancien inf- 
nitif dilesi, et le plus souvent avec 
l'auxiliaire ober. Pa xilesas he gereñt, 
quand il abandonna ses parents. Dile- 
sel a reas he vignouned, il abandonna 
ses amis. 


DILEZER, r. a. (anc.) Yat. DILEZEL, 
va 


DILEZET, adj. et participe de dilexel; 
abandonné. 


DILEZI, v. a. Non usité. Voy. DILEZEL. 





sp. 





DIL 


DILIAMMA, v. a. Délier, délacer ; 
p.et. — Di, privatif, et liamma, lier. 


DILIENA, v. a. Oter du linceul; p. et. 
— Di, privatif, et Hena, ensevelir. 


DILIFRA, v. a. T. Désentraver, Ôôter 
les entraves; p. et. — Lifr, 8. m. T. 
Entraves pour un cheval. 


DILIGNEZEIN (diligneze-in), Y. ns Y. 
Se démentir: p. dihgneset. 


DILLAD (les L mouillées), substantif 
collectif ou sorte de pluriel qui ne 
désigne pas un vêtement particulier, 
mais bien les vêtements, le linge de 
corps, les hardes en général. Bien 
que ce mot n'aie pas besoin de plnriel, 
cependant on emploie le mot dillajou 
ou plutôt kos dillajou, pour signifier 
de mauvais chiffons, des friperies. Va 
dillad n'iñt kai gleb, mes vêtements 
ne sonf pas mouillés. 


DILLAJOU (les L mouillées), s. pl. m. 
Koz dillajou, de mauvais chiffons, des 
friperies, des vêtements en haillons. 


DILO, DILAU (dilé), s. m. Y. Abri 
contre la pluie. — Di, privatif, et glo 
(916), glau, Y. pluie. 


DILLO (les L mouillées), adj. T. C. 
Vif. E-dilo, bien vite, promptement. 
Senitit oux-in hog e-dillo, obéissez-moi 
sans aucun retard. 


DILOGOD, adj. Sans souris. — Di, 
privatif; logod. pluriel de logodenn, 
souris. — Cet adjectif est employé par 
les malins et les loustics, à l'époque 
du premier jour de l'an. Ils disent : 
Bloatez mad d'e-hoc'h ha tiegez dilo- 
god, je vous souhaite une bonne année 
et maison sans souris. Ces derniers 
mots semblent être une allusion aux 
tracas du ménage. 


DILOC'H, adj. Sans bouger. — Di, 


privatif, et Loch, v. a. et n. Bouger, 
remuer. 


DILOC’H, s. m. Y. Dégel de la glace. 


DILOG'MEIN (diloc’h-e-in), v. n. Y. 
Dégeler; p. diloc’het. 


DIL 133 


DILOEIN, DILAUEIN (dilé-e-in), v. H. 
V. Yor. DILAUENN. 


DILOGDTA, v. n. Détruire les souris 
d’un lieu. — Di, privatif, et logod, 
pluriel de logodenn, souris. 


OILORBEIN (dilorbe-in), v. a. Y. Dé- 
sensorceler; p. dilorbet. — Di, privatif, 
et lorbein, ensorceler. Y. 


DILOSKER. Ce mot que je ne connais 
que comme nom de famille, peut avoir 
eu le sens de diloskuz, incombustible. 
li est composé de di, privatif, et de 
leski, p. losket, brûler. 


DILOSKUZ, adj. Incombustible. Même 
composition que le précédent. 


DILOST, adj. Sans queue, qui n'a pas 
de queue. — Di, privatif, et lose, 
queue. 


DILOST, 8. m. Fin, clôture. — Ann 
dilost foar, la fin de la foire. 


DILOST-HAN , DILOST-HANV, 5. m. 
Automne. A la lettre, clôtuie de l'été. 
Voyez le précédent.— Ann dilost-hano, 
l'automne. 


DILOSTA, v. a. Ecourter, couper la 
queue; n. dilostet. — Di, privatif, et 
lost, queue. 


DILOSTACHQOU, 8. pl. m. Criblures de 
blé vanné. 


DILOSTEIN (dilost-e-in), v. a. Y. Le 
même que dilosta. 


DILOSTET, adj. Se dif d’un chien à 
qui l'on a coupé la queue. Voy. DILOSTA. 


DILOUADI, v.a. Déniaiser; p.dilouadet. 
— Di, privatif, et louad, niais. 


DILOUEIN (déloue-in), v. a. V. Désin- 
fecter; p. dilouet. — Di, privatif, et 
loue, Y. Mauvaise odeur. 


DILOUIEIN, v. a. Y. Débrouiller ce 
qui est bronillé; p. dilouiet. — Di, 
privatif, et loutein, Y. brouiller. 


DILOUZAOU(, v. n.C. Oter les herbes, 
sarcler. — Di, privatif, et louzaou, 
ancien pluriel de louxaouenn, herbe, 


134 DIF 


plante. Ge verbe n'a pas une valeur 
ien réelle; je l'ai trouvé dans une 
pièce de vers, et il m'a semblé qu’il 
avait été formé par l'auteur pour les 
‘besoins de la cause (la rime). 


DILUC'H, ad). V. Terne, et par exten- 
“Sion, en cachette. — Di, privatif, et 
hac'h (anc.), lumière. 


DILUEIN, v. a. Y. (dilu-e in). Dé- 
brouiller ce qui est brouillé. Yor. 
BILQUIEIN, plus usité. 


DILUFRA, v. a. Délustrer; p. dilufret. 
— Di, privatif, et hira, luire, brilter. 


DILUIA, DILUZIA, v. a. Débrouiller 
ce qui est brouillé: p. dilutet, dilusiet. 
— Di, privatif, et luia, lusia, em- 
brouiller, brouiller. 


DILUN, LUN, s. m. Lundi.— Di, pour 
deiz, jour, et lun, lune. Ces deux mots 
ne s'emploient pas indifféremment; 
ils sont l’un et l'autre soumis à cer- 
taines règles. Voy. le mat SEMAINE à 
mon Nouveau Dictionnaire français- 
breton, 1869. 


DILUZIA, v. a. Voy. DILUIA. 


DIMEEIN, DIMEIGN (dimee-in), s. m. 
Y. Mariage; pl. dimeigneu. C'est le 
même que dimezi, 8. m. du Léon. 
Voy. ce dernier. 


DIMEEIN, v. a. et n. Y. Marier, se 
marier; p. dimeet. C'est le même que 
dimezi, v. a. et n. du Léon. Voy. ce 
dernier. 


DIMEIGN, 8. m. Y. Le même que 
dimeein, 8. m. 


DIMERC'HER, MERC'HER, s. m. Mer- 
credi, — Di, pour deis, jour, et mer- 
c'her, Mercure, planète. Ces deux mots 
ne s’emploient pas indifféremment. 
Voy. le mot SEMAINE à mon Nouveau 
Dictionnaire français-breton, 1869. 


DIMEURS, MEURS, 8. m. Mardi. — 
Di, pour dez, jour; meurs, Mars, pla- 
nète; à la lettre, jour de mars. Ces 
deux mots ne s'emploient pas indiffé- 
remment. Voy. ce qui est dit à DIMER- 
G'HER. 


DIF 


DIMEZ, s. m. T. Mariage civil, 8an- 
cailles. 


DIMEZELL, DEMEZELL, 6. L. Demoi- 
selle; pl. dimeselled. Voy. D&MEZELL. 


“DIMEZI, DIRI, s. m. Mariage; pl. 
dimisiou. Dans le siècle dernier, avant 
l'institution du mariage civil, ce mot 
n'avait que le sens de flançailles ou 
de promesse de mariage entre les gens 
de la famille, ainsi que le témoigne 
ce passage d’un des chants populaires 
de la Bretagne : Nep a ra tri dimexi 
hep eureuji, elc, celui qui est flancé 
trois fuis ou qui fait trois promesses 
de mariage sans se marier, etc. Au- 
jourd'hui les mots dimexi, dms, 
s'appliquent à la fois au mariage civil 
et au mariage religieux ; il en est de 
même des verbes dimesi, dimisi. 


DIMEZI, DIMIZI, v. a. et n. Marier,se 
marier; D. dimeset. VOy. EUBEUJI. 


DIMEZIN, v. a. et n. T.-Le même 
que dimest. 


DIMILLIONA (les L mouïillées), v. 0. 
Frétiller; p. et. 


DIMIZI, 8. m. Voy. DIMEZI. 


DIMIZI, v. a. et n. Yor, BRE, v. 
a.etn. 


DIN, pron. pers. Pour da in, à moi. 
Voy. IN. 


DINAC'H, v. a. Refuser, dénier, dé- 
savouer, renier, nier; p. dinac’het. 
Voy. NAC'H, qui est plus usité. 


DINACHAN, Y. a. T. Le même que 
dinac'h. 


DINAM, adj. Innocent, pur, sans 
souiliure, sans tache ni péché. — Di, 
privatif, et nam, vieux mot qui paraît 
avoir eu la signification de tache, souil- 


. lure du cœur. 


DINAMDED, 8. m. Pureté de cœur. 
Evitez ce mot. 


DINAOU, NAOU, s. m. Pente, des- 
cente. Heñt dinaou, chemin qui est en 
pente descendante. -War. sinaou, en 


DIN 


nente descendante relativement à un 
lieu. Yor. DIRASD!. 


DINAOUI, v. n. Donner de la pente 
descendante relatiremeut à un lieu, et, 
par extensiou, on dit dinaout da eva, 
verser à boire. Cette dernière signifi- 
cation prouve qu'en disant dinaou, 
dinaoui, on n'entend parler que d’une 
pente qui, par rapport à un lieu, va 
en descendant. Le mot ancien traou, 
faou, vallée, paraît entrer dans la 
composition de ces mots. 


DINAS, s. m. (anc.) Palais, château. 
Grégoire.) 


DINASK, adj. Qui n'est pas attaché à 
la crèche. — Di, privatif, et nask, 
corde pour attacher les bestisanux à la 
crèche, à l'étable. Yor, nSt, 


BIRASKHA, v. â. Détacher les bêtes à 
cornes à l'éteble. — Di, privatif, et 


naska, attacher les bestiaux à l’étable. 


DIABAN, s. m. Le dessous. 


SINBAN, adr. et prép, Dessous. On 
écrit parfois indan. 


DINEC'H, adj. Qui est sans in 
tude, sans souci au sujet de quelque 
chose. — Di, privatif, et nec'h. in- 
quiétude, souci, affliction. 


DINES'HEIN (dinec’h-e-in), v. a. Y. 
Dénicher, enlever le nid d'un oiseau. 
— Di, privatif, et nec’hein, V., nicher. 


DINEEIN (dinee-in), v. a. Y. Détor- 
dre. — Di, privatif, et noein, Y., tordre; 
D, dineet. 


DINEIN (dine-in), v. n. Y. Téter; 
D, dinet. 


GINETSIA (dine-i-sia), v. a. Dénicher; 
b. demet. — Di, privatif, et neis, 
nid, Ou neisis, nicher. 


BINEISIER, DINEIZER (dine-i-sier), 
s. m. Dénicheur; pl. en. Ce mot 
dérive du précédent. 


BINEIZA (dine-isa). Le même que di- 
neisig. ° 


ié- 


DIN 135 


DINER, s. m. Monnaie en général, et 
aussi denier, ancienne monnaie du 
douzième d'un sou. 


DINER-OOUE, s. m. Des arrhes ; à la 
lettre, monuaie ou denier de Dieu. 
Ret diner-Doue, donner des arrhes. 
Voy. ARREZ, ERREZ. 


DINERAD, 8. m. La valeur d'un de- 
nier. Eunn dinerad butun, pour un 
denler de tabac. 


DINERC’'H, adj. Y. Faible, débile, 
sans force. — Di, privatif, et nerc'h. 
force, Y. Il ne se dit que des per- 
sonnes. 


DINERC'HEIN (dinerc’h-e-in), v. a. Y. 
Enerver ; p. dinerc'het. — Di, privatif, 
et nerc'hein, fortifler. Y. 


DINERZ, DINERS, adj. Chétif, faible, 
sans forces, languissant. — Di, priva- 
tif, et ners, ners, force. H ne se dit 
que des personnes. 


DINERZA, v. a. Âffaiblir, énerver ; 
p. dinerset. VOY. DINERZ. 


DINERZDED, s. m. Faiblesse, affai- 
blissement. Evitez ce mot. 


DINERZUZ, adj. Ce mot, composé de 
di, particule privative, et de nerzus, 
efficace, parlant d'un remède, d'un 
régime de malade, ne peut s'appliquer 
qu'aux choses, au sens de non efficace. 
Diners, aa contraire, s'applique aux 
personnes. 


DINESAAT (dine-saat), v. a. et n. 
"Approcher, s'approcher ; p. dineseat, 
dineseet, Le verbe tostaatest plus usité. 


DINEU (dine-u), 8. m. Y. Pente des- 
cendante. Voy. DIANNEU, plus uäité. 


DINEUEIN (dine-u-e-in), v.a.V. Mettre 
cn pente, incliner; p. Dineuet. — 
Dineu, pente descendante. Voy. DINAOUI. 


BINEUZ, ad}. défiguré, informe. = 
Di, privatif, et neuz, forme. 


DINEVEZI, v. a. Le même que neves:, 
plus usité. 


136 DIO 


DINEZ, adj. Détors. — Di, privatif, 
et neza, tordre, filcr. 


DINEZA, v. a. Détordre ce qui est 
tordu ; p. dineset. — Di, privatif, et 
neza, tordre, filer. 


DINIVER, adj. Innombrable. — Di, 
privatif, et niver, nombre. 


DINOAZ, DINOAS, adj. Incapable de 
faire du mal, de nuire. En religion, 
innocent, et aussi de peu d'impor- 
tance, parlant d'un péché. — Di, 
privatif, et noazout, nuire. 


DINOES, DINOEZ, adj. Y. Le même 
sens que dinoas. 


DINOU, Y. n. (anc.) Dinou da efaff, 
verser à boire. Voy. DINAOUI. 


DINOZELA. Yor. DINOZELENNA. 


DINOZELENNA, v. a. Déboutonner : 
pe et. — Di, privatif, et nozelenna, 
outoancer un habit, une culotte. Voy. 
DIVOUTONNA. 


DINS, 8. m. Y. T. Dé à jouer; pl. 
dinseu. Y. Dinso. T. Voy. DIS, s. m. 


DINSAL, v. a. Tinter, faire sonner 
lentement, parlant d'une cloche. Din- 
sal eur c'hloc'h, linter une cloche ; p. 
dinset. 

DINSEIN (diñse-én), Y. a. Y. Le 


même que diñsal; p. dinset. Dinsein 
ur c'hloc'h, tinter une cloche. 


DINSEREZ, 8. m. Tintement des 
cloches. 


DIOANA, DIWANA, v. n. Germer, 
parlant des plantes ; p. dioanet, diva- 
net. Dioana a ra ar greun, les graines 
germent. 


DIOAR, OIOUAR, prép, T. De dessus. 
Voy. DIWAR. 


DI0C'H, OIOUC'H, prép. De. Dioc'h ma, 
dioc'h a, selon que, d'après ce que. 
Voy. DIOUC'H. Doc'h ma lavar, d'après 
ce qu'il dit. 


DIOC’HTU, DIDC'H-TU, ady. Consécu- 
tivement, immédiatement. Daou serves 


DIO 


dioc'htu, deux jours de suite, deux 
jours consécutifs. Dioc'htu-kaer, im- 
médiatement. 


2100, DIOT, adj. Niais, imbécile, be- 
nêt. 


DIODA, v. n. B. Monter en épi; p. 
diodet. 


DIODEZ, s. L. Niaise, sotte ; pl. ed. 
Comme diskiantes le mot diodes est 
une expression d'amitié. Autrement, 
on emploie l'adjectif diot. Eur plac'h 
dat, une fille imbécile. 


’ IRB) Voy. DIODA, v. n. Monter en 
pi. 


DIODI, v. n., et mieux, dot da vesa 
dat, s'abètir. 


DIOEDEIN (dioede-in), v. a. et n. Y. 
Saigner un animal à la boucherie, 
perdre son sang en saignant ; p. dioe- 
det. — Di, privatif, et goed, V. sang. 


DIOK, adj. G. Paresseux. Yor. BIEL, 


DIOLBREIN, DIDRBLEIN (dioibre-in), 
v. a. Y. Emonder, parlant des arbres; 
p. diolbret, diorblet. 


DIOLEN (diôlen). Voy. DIHOLEN, plus 
régulier. 


DIONENNI , DIONI, v. a. Oter la 
mousse, écumer ; p. dionennet, dionet. 
— Di, extractif, et eonenn, écume. 


DIONENNOUER, 8. m. Écumoire. Voy. 
le précédent. 


DIONI. VOY. DIONENNI. — Di, extrac- 
tif, et eon, écume. 


DIORBLACH, OIORBLAJ, s. m. Des 
branches d’émonde ; ces mots n'ont 
pas de pluriels, ou plutôt sont pluriels 
eux-mêmes, à l'instar de keuneud et 
autres. 


DIORBLAJ. Yor. le précédent. 


DIORBLEIN (diorble-in), v. a. Y. 
Emonder, parlant des arbres; p. 
diorblet, 


DIORIN, v. a. T. Ouvrir; p. dioret. 
Voy, DIGoRIR, plus régulier, 


DIO 


DIORJEIN (diorje-in), v. n. Y. Vomir, 
parlant des bêtes et des ivrognes ; 
vomir ce qu'on a pris de trop; p. 
diorjet. 


DIOBREN, v. a. Klever des enfants 
ou des plantes ; p. diorret. Il se con- 
jague sur diorrea qui paraît être l’an- 
cien infinitif. Voy. GORREN. 


DIOSKALEIN (dioskal-e-in), v. n. Y. 
Arracher les chardons ; p. dioskalet. 
— Di, extractif, et oskal, pluriel de 
oskalenn, chardon, Y. 


DIOT, adj. Imbécile, sot, niais, be- 
pêt, hébété. Comparatif, diotoc’h ; su- 
perlatif, diota. 


DIOT-RAIK (na-1k), il ajoute quelque 
force à diot. 


DIOTACH, s m. Niaiserie, enfantil- 
lage. bagatelle. Le piariel diotachou 
s'entend au sens de radotages. 


DIOU, nom de nombre. Deux, pour 
les substantifs du genre féminin. 
Après ce mot, les lettres muables, 
fortes ou dures, se changent en fai- 
bles ou douces. Prou daol, pour diou 
aol, deux tables. ML la grammaire. 
— Diou sert aussi à former le pluriel 
duel de quelques substantifs du genre 
féminin. Ana diou-abrant, les deux 
sourcils, ann diou-vreac'h, pour diou= 
breac'h. les deux bras. Voy. 81, pour 
les pluriels duels. 


DIDU, DEOU, adj. Voyez ce dernier 
qui est plus usité. Droit opposé à 
gauche. 


DIOU, a. m. {anc.) Dieu. 
DIOUALL, DIWALL, v. a. et n. Voy. 
BIWALL. 


DIOUAN, s. m. Le pluriel diouanou, 
diwanou, est seul usité. Voyez ce 
dernier. 


DIOUANOU. Voy. DIWANOU. 


DIOUAR, DIOU-A8, pour DIOU C'HAR, 
pluriel duel de gar, s.f. jambe. — 
— Diou, deux, et gar, 8. f. jambe. 


DIQUAR, DIDAR, prép. T. Voy. ce 
dernier pis usité. 


DIO 437 


DIOUASKELLA, v. n. Etendre ou dé- 
ployer ses ailes. — Diou, deux, et 
askell, 8. f. aile des oiseaux. 


OIOUC'’H, DIOC'H, prép. De. — Pell 
diouc'h ann ti, pell dioc'h ann ti, loin 
de la maison. — Diouc'h a, diouc'h ma, 
dioc'h a, dioc’h ma, selon que, d'après 
ce que. — Diouc’h a raio, selon qu'il 
fera. — Diouc’h, ou dioc'h ma lavar, 
d’après ce qu'il dit. 


DIDUER, 8. m. Manque, privation. — 
Kaout diouer eus a eunn drd, avoir 
manque ou être privé de quelque 
chose. 


DIOUERET, Y. n. Ce verbe qui, au 
propre, signifie étre privé de, est peu 
usité en ce sens; on dit de préférence 
kaout diouer euz a eunn dra, avoir 
manque de quelque chose. Mais il est 
employé au sens de se passer de. — 
Ne d-eo ket c'hoas evit dioueret Levamm, 
il ne peut encore se passer de sa mère 
parlant d'un enfant ou d'un animal 
nouveau-né; p. dioueret. 


DIQUERI, v. n. Ce verbe, qui n’est 
autre que le précédent, est, je crois, 
employé en Cornouaille, à l'infinitif 
au lieu de dioueret. 


DIOUERIDIGEZ (dioueridig-ez), s. L: 
Ce mot a le même sens que diouer, 
mais n’est guère usité. 


DIOUGAN, s. m. Prédiction, prophétie. 
Autrefois kan. 


DIOUGANER, 5. m. Qui présage, devin; 
pl. en. 


DIOUGANI, v. a. Prédire, prophétiser. 
p. diouganet. ? 


DIOUGELL {(dioug-ell), adj. (anc.) As- 
suré, sûr, ferme. 


DIOUGELLAT (dioug-ellat), v. a. (anc.) 
Protéger. 


DIOUGELLER (dioug-eller), s. m. (anc.) 
Protecteur. 


OIOU GROAZ-LEZ, 8. pl. L. Pluriel duel 
de kroax-les, les reins. 


18 


138 DIR 


DIOUIZIEGEZ (di-oui zieg-ez), 6. L 
ignorance. — Di, privatif ou négatif, 
et gouisteges, science. 


DIOUIZIEK (di-oui-siek), adj. Ignorant. 
— Di, négatif, et gouisiek, savant. 


DIOURIENNEIN (diourienne-in), Y. a. 
V. Déraciner; p. diouriennet. — Di, 
privatif, qui donue au verbe composé 
un sens tout-à-fait contraire au verbe 
composant, et gouriennein, g’enra- 

ner. 


DIOUSKEIN (di-ouske-in), v. n. Y. YOT. 
DIGOUSKEIN, qui est plus régulier. 


DIOUSTIUEIN {di-oustiue-in), Y. a. Y. 
Lâcher le ventre, faire cesser la cons- 
tipation. — Di, privatif, et goustiuein, 
constiper. | 


DIOUT, DIOUZ, prép. de. Ces mots ne 
s’emploient qu'en compagnie des pro- 
noms personnels. — Pellait diout-han, 
éloignez-vous de lui. — Pellait dious- 
omp, éloignez- vous de nous. 


DIDUZ, prép. Voy. DIOUT. 


DIOVER, s.m. V. Le même que diouer, 
du Léon. 


DIOVEREIN (diover-e-in), v. n. Y. Le 
même que dioueret, du Léon. 


DIR, s. m. Acier. 


DIRA, DIRENNA, v. a. Aciérer; p. 
diret, dirennet. — Dir, acier. 


DIRA, prép. Devant, en présence de. 
Ce mot ne s'emploie qu’en compagnie 
des pronoms personnes: dans le cas 
contraire on se sert de dirag, dirak. 
Voyez ces deux mots. — Dira-z7-hi, 
devant elle, en sa présence; dira-z-oun, 
devant moi. La lettre Z ici m'a tou- 
jours paru euphonique, à l'instar de la 
ettre T dans le français, va-t-en, a-t-il. 


DIRABANS, adv. En pente. 


DIRADENNA, v. n. Déraciner et en- 
lever les plants de fougère; p. dira- 
dennet. — Di, extractif, et radenn, 
fougère. 


DIRAEZ, Voy. DIREZ. 


DIR 


DIRAG, DIRAK, prép. Devant, en pré- 
sence de, vis-à-vis. — Mont dirag, 
mont dirak, comparaltre. — Mont drag 
ar barner, comparaître devant le Juge, 
comparaître en justice. — Drag ann 
holi, en public. 


DIRAG-AOTER, 8. m. Draperie ou 
devant d’autel. 


DIRAK. Voy. DIRAG. 


DIRANKEIN (dirañke-in), v. a. Y. Dé- 
ranger; p. dirankes. — Di, privatif, 
et rankein, ranger. 


DIRANN, adj. Indivis. — Di, négatif, 
et rann, partage. 


DIRANVA, DIRANVAT. VOy. RAKVAT. 
DIRANVAT. VOYy. RAÂVAT.. 


DIRAOUIA , DIRAOULA, v. a. et 0. 
Désenrouer, se désenrouer; p. di- 
raouiet, diraoulet. — Di, privatif, et 
raoutia, raoula, enrouer. 


DIRAOULA. Voy. le précédent. 


DIRAPAR, adj. Non réparable, en 
lambeaux, parlant des vêlements, 
d'une maison, etc. Ce mot paraît formé 
de di, négatif, et du mot français ré- 
parer. D'ordinaire cet adjectif est pré- 
cédé du mot gwall, très. — Gall di- 
rapar eo, il est irréparable. 


DIRBI, v. a. Manger, p. debret. Voy. 
DI8RI, plus usité. 


DIREBECH, adj. Sans remords, intè- 
gre, innocent, irréprochable. — Di, 
privatif, et rebech, remords. 


DIREDEK, DIREOET, Y. n. Accourir; 
p. diredet. On dit de préférence, dont 
enn eur redek. 


DIREDET, v. n. Voy. DIREDEK. 
DIREDI. Non usité. Voy. DIREDEK. 


DIREHUEIN, v. a. Y. Désenrouer; 
p. direhuet. — Di, privatif, et rehuein, 
enrouer. 


DIREIZ (dire-is), 8. m. Désordre, dé- 
bauche. — Di, privatif, et reis, ordre. 


DIR 


DIREIZ (dmre-1(21, adj. Déréglé, immo- 
éré, immoral, intempérant. Même 
composition que le précédent. 


DIREIZA (dire-isa), v. a. Déranger, 
ôter de sa place sans nécessité. Voy. 
DIREIZ. 


DIRENKA, v. a. Oter de sa place, 
déranger; p. et. — Di, privatif, et 
renka, ranger. 


DIRENN, s. f. Tranchant d'instro- 
ment, lame de rasoir, d'épée, plaque 
de métal, briquet à pierre à feu. — 
Dir, acier. 


DIRENN-GDAR, 8. f. Rayon de cire. 
Ce mot est formé de Direnn, lame, 
plaque, et de koar, cire. Yor. FOLLENN- 
BLR. 


DIRENNA, DIRA, v. a. Aciérer ; p. et. 
— Dir, acier. 


DIRENNEIN (direnn-e-in), v. a. V. Le 
même que DIREANA. 


DIREOL, adj. Voy. DIROLL. 


DIREOUEIN (direoue-in), v. a. Y. Dé- 
senrouer : p. direouet. — Di, privatif, 
et reouein, Y. enrouer, s'enrouer. 


DIREUSTLA, v. a. Débroviller ce qui 
est brouillé, p. direustlet. — Di, pri- 
vatif ou négatif, et reustla, brouiller. 


DIREZ, DIREZA, v. a. Atteindre un 
objet qui est placé plus haut que soi; 
p. direxet. 


DIREZA. VOY. DIREZ. 


DIRGWENER. Yor. DIGWENER qui est 
plus régulier et plus usité. 


OIRI, pluriel de derez. marche d'es- 
calier. Diri, par extension, signifie 
aussi escalier. Pignat gant ann diri, 
monter les escaliers. A la lettre, mon- 
ter avec les marches d'escalier. 


DIRI-BIGN, 8. pl. m. Kscaliers. — 
Diri, pluriel de derez, marche d'esca- 
lier; pignat, monter. 


DIRIBIN, 8. m. Descente. — Di, pri- 
vatif, et ribin, montée. War ziribin, 
en pente descendante. 


DIR 139 


DIRIBIN, ad). G. Susceptible, facile à 
irriter. VOy. KIZIDIK. 


DIRIBOUL. Yor. RIBOUL-DIRIBOUL. 


DIRIEU, 8. m. V. Jeudi. Yor. DIZIOU du 
n. 


OIRIOU, s. m. Ce mot u'est usité 
qu’en quelques localités. Voy. DIZIQU. 


DIROC’H. Voy. ROC’HEREZ. 


DIROC'HA. Le même que roc'hal, 
mais moins usité que ce dernier. 


DIROC'HEIN, v. H. Y. Ronfler en dor- 
maut. 


` DIROC'HER. Le même que roc’her. 
DIROC'HEREZ, a. L. Voy. ROC'HEREZ. 


DIROC'HDUR, s. m. Y. Ronfleor; pl. 
diroc’herion. 


DIRODA, v. a. Oter les roues, se dé- 
traquer, parlant des machines, des 
rouages, etc.; p. dirodet. — Di, pri- 
vatif, et rod, roue. 


DIROESTLA. Yor. DIREUSTLA. 


DIROGA, v. a. Offenser en paroles; 
p. diroget. 


DIROLL, a. m. Débauche, intempé- 
rance. Voy. le suivant. 


DIROLL, adj. Désordonné, intempé- 
rant. — Di, privatif, et roll, ordre, 


règle. 


DIROLLA, v. n. et actif. Se déchafner, 
se déranger de conduite, assaillir, 
s’'emporter comme fait un cheval, dé- 
filer un chapelet, un collier, etc. — 
Di, privatif, et roll, règle, ordre. Di- 
rolla da c'hoarzin, rire aux éclats 
bruyants ; p. dirollet. Neuse e lirollaz 
ann avel, le vent se déchaîna alors. 


DIROLLEIN (diroll-e-in), v. a. Y. Dé- 
rouler, p. diroilet. 


DIROLLET, adj. Il a la valeur de di- 
rollet, participe passé de dirolla. 


140 DIS 


DIROLLO, v. n. C. Se déranger, se 
débaucher; p. drolla. 


DIROUESTLA, v. a. Yor. DIREUSFLA. 


DIAOUFENNA, v. a. Dérider, faire 
passer les rides, déplisser le linge, 
ôter les plis; p. diroufennet. — Di, 

vatif, et roufenna, faire des plis, 

es froncis aux robes, etc. ; se rider. 


DIRUSKA. Yor. DIAUSHLA. 


DIAUSKET, adj. Pelé, écorcé. Heiz 
dirusket, orge mondée. 


DIRUSKLA, DIRUSKA, v. a. Oter l’écor- 
ce ou la pellicule qui recouvre certains 
végétaux. Par analogie, on dit diruskla 
he zsaouarn, 8e faire aux mains une 
foule d'égratignures avec des ronces. 
Ce mot est formé de di, privatif, et de 
ruskl, rusk, écorce. 


DIS, DIZ, particule négative ou ex- 


tractive. Ces mots ne font subir aucune 
modification à la lettre initiale qui les 
suit. Voy. BI, particule privative. On 
remarquera que la particule privative 
ou négative dis se rencontre dans 
quelques mots français, comme dis- 
paraître, disproportion. 


DIS, DIZ, a. m. Dé à jouer; pl. disou 
(di-sou). C'hoar ‘nn disou, c'hoar 
disou, jeu de dés, jouer aux dés. 


DISADORN, SADORN (di-sadorn), s. m. 
Samedi. Ces mots ne s’emploient pas 
indifféremment. — Di pour des. jour, 
et sadorn, Saturne, planète. Voy. le 
mot SEMAINE à mon Nouveau Diction- 
naire 1869. 


DISALANAT (dis-alanat). Yor. DIAL- 
NAT. 


DISALEIN (di-sa-le-in), v. a. Y. Dessa- 
ler; p. disalet. — Di, privatif, et 
salein, Y. Saler. 


DISALL (di-sall), adj. Voy. DiZALL. 


DISAMMEIN (di-samm-e-in), Y. a. Y. 
VOy. DIZAMMEIN, plus régulier. 


DISAOUEIN (di-saoue-in), v. a. Y. Ins- 
truire des enfants, les élever; élever, 
parlant des plantes; p. disaouet. 


DIS 


DISBOURBELLA. Voy. DISPAR MAELA, 
DISBOUBBELLEK. VOY. DISPABRSELLEX. 


DISC'HLAO, et mieux disgleo. Voy. 
ce dernier, plus régulier. 


OISC'HLADIER. Yor, DISGLAOIER, plus 
ulier. 


DISC'HRISIENNA. VOy. BIC'HRISIENNA, 
plus régulier. 


DISENTIN (di-señtin), v. n. T. Déso- 
béir, p. disentet. — Di, privatif, et 
sentin, T. obéir. 


DISÉRE (di-ere), adj. Le même que 
diere, plus usité. 


DISEREN (dis-eren), v. a. Le même 
que dieren, plus usité. 


DISFAILLA (les L mouillées), v. n. €. 
Manquer à un rendez-vous, p. disfail- 
[A 


DISFARLEA. VOY. DIFARLEA. 


DISFEURI, v. a. Dégatner; p. disfeu- 
ret. — Dis, privatif, et feur, fourreau. 


DISFEURIA, v. a. Le même que dis- 
feuri. 


DISFISIANS (disfi-siañs), 8. f. Soup- 
çon, déflarce, méfiance. — Dis, priva- 
tif, et fisians, confiance. 


DISFISIOUT (disfi-siout), v. n. Se dé- 
fier, se méfier, p. désfisiet. — Dis, 
privatif, et fisiout, avoir confanee. 


DISFISIUZ (disfi-siur), adj. Déflant, 
méfiant. Voy. les précédents. 


DISFUILLA (les L mouillées), v. a. 
Débrouiller ce qui est brouillé: p. dts- 
fuillet. — Dis, privatif, et fuilla, 
brouiller. 


DISGLAO, s. m. Abri contre la pluie, 
lieu où la pluie ne tombe pas, et 
aussi imperméable. Aman eo disglao, 
il ne pleut pas ici. Mont enn disglao. 
se mettre à l'abri de la pluie. 


DISGLAOIER, s. m. Parapluie, — Dis, 
privatif, et glao, pluie. 


DIS 


DISGLAVI, v. n. Kt mieux, moñé ann 
disglao, se mettre à l'abri de la pluie. 
Mème composition que le précédent. 


DISGDAB, DISGWAB, adj. Non courbe, 
droit. VOy. DISGWAR. 


DISGOABA, DISGWARA, v. a. Rendre 
droit ou non courbe, équarrir; p. dis- 
goaret. — Dis, privatif, et goara, 
gwara, courber. 


DISGAI, adj. Noa cousu, décousu. — 
Dis, privatif, et gri, couture. 


DISGRIAT, v. a. Découdre; p. dis- 
griet. — Dis, privatif, et griat, coudre. 


DISGRONREIN (disgronne-in), v. a. Y. 
Démaillotter; p. disgronnet. — Dis, 
privatif, et gronnein, Y. entourer. 


DISGROUGNAL, Y. u. Montrer ges 
dents; p. disgrougnet. 


DIS6WAR, DISGOAR, adj. Non courbe, 
droit. — Dis, privatif, et goar, gwar, 
courbe. 


DISGWARA, DISGOARA, v. a. Rendre 
droit ou non courbe. 


DISGWE (disg-ue), adj. Détors. On dit 
aussi diwe (dire). VOy. DISGWEA. 


DISGWEA (disg-uea), v. a. Détordre ; 
p. disgiveet. — Dis, particule privative, 
et gwea, tordre. 


DISGWEL (disg-uel), adj. et s. m. 
Caché, lieu caché. — Dis, privatif, et 
gwell, vue. 


DISGWINKAL (disg-uiñkal), v. n. 
Ruer, prendre le mors aux dents; n. 
disgwinket. On dit de préférence gtoiri- 
kal. Disgwinkal a ra, il rue. 


DISOWIR (disg-uir), adj. Inexact, 
faux. lL est mieux de dire ne d-co kot 
goir. — Dis, négatif, et gwir, audi. 
vrai. Kement-se ne d-eo ket gwir, cela 
est faux. 


DISGWIRION (disg-wirion), adj. Dé- 
loyal, infidèle. Dis, négatif, et gwirion, 
loyal, sincère. 


DISHAL, adj. Yar. DIZALL. 


DIS 141 
DLSHALA, v. a. Yor. DIZALLA, dessaler. 


DISHANO, DISHANV, adj. Sans nom, 
anonyme. — Dis, privatif, et hano, 
nom. 


DISHANV. Voy. DISHANO. 


DISHAVAL, adj. Y. Différent. — Dis, 
privatif, et haval, adj. Y. Semblable. 
Voy. DISREVEL. 


DISHEGAR, DIHEGAR, adj. Inhumain, 
cruel. VOy. BISNEGABAD. 


DISHEGARAD, adj. Inhumaïn, intrai- 
table. — Dis, privatif, et hegarad. hu- 
main, traitable. ; 


DISHENVEL, DISHEVEL, adj. Dissem- 
blable, différent, divers, qui ne res- 
semble pas, tout différent. — Dis, né- 
gatif, et henvel, herel, semblable. 
Dishetel int dioc'h kent, ils sont diffé- 
rents de ce qu'ils étaient. 


DISHEOL, s. m. Abri contre le soleil, 
ombre, ombrage. — Dis, privatif, et 
heol, soleil. J'ai vu ce mot employé 
comme adjectif. Leac'h disheol, lieu 
ombragé. Mont enn disheol, se mettre 


en un lieu ombragé. 


DISHEOLIA, v. a. et n. Mettre à 
l'ombre, se mettre à l'ombre; p. dis= 
heoliet. Il dérive de disheol. Mont da 
sisheolia, se mettre à l'abri du soleil. 


DISHEOLIEK, adj. Ombragé. Ii dérive 
des précédents. 


DISHEOLIER, s. m. Parasol. Voy. 
DISHEOL. 


DISHEVEL. Voy. DISHENVEL. 


DISHEVELEDIGEZ (disheveledig-ex), 
8. f. Dissemblance. 


DISHEVELEP, adj. Différent, dissem 
blable, qui n'est pas reconnaissable, 
— Dis, négatif, et hevelep, semblable. 


DISHEVELOUT, v. n. Ne pas ressem- 
bler. — Dis, négatif, et hevel, sembla- 
ble. 1l faut éviter ce mot. 


NSHILIA, DISILLA (les L mouillées), 
r. a. et n. C. Egrener, s’égrener, 


142 DIS 


s'échapper de Tên ou de la fleur, 
s'échapper d'une gerbe ou d'un sac 
percé, parlant du blé, et par extension, 
s'évader, parlant des personnes; p. 
dishiliet, disillet. 


DISHILLA Yor. DISHILIA. 


DISHILLAN, DISHILLON (les L mouil- 
lées), s. m. G. Le moment où la mer 
cesse de monter. 


DISHILLON. Voy. DISHILLAR. 


DISHOUARN, adj. Déferré, sans fers. 
— Dis, privatif, et houarn, fer. Dis- 
houarn eo ho karr, dishouarn eo ho 
marc'h. votre voiture est déferrée, 
votre cheval est déferré. 


DISHDUARNA, Y. a. Déferrer: p. et. 
— Dis, privatif, et houarna, ferrer, 


DISHUAL, adj. Se dit d’un cheval qui 
n’a pas d’entraves, et par extension, 
- libre, indépendant, parlant des per- 
sonnes. — Dis, privatif, et hual, en- 
traves. 


DISHUALA, v. a. Oter les entraves à 
un cheval. — Dis, privatif, et huala, 
mettre des entraves. 


DISIDULEK (dis-roulek), adj. Se dit, 
paralt-il, en Cornouuille, de celui qui 
ne fait pas volontairement une chose. 
— Dis, privatif, et oul, T. CG. volonté. 


DISIVOUD (di-sivoud), 8. m. (anc.) 
Hérésie. 


DISK, s. m. (anc.) Plat, vaisselle de 
table. En grec diskos, corps roud et 
plat. . 


DISKABELL, DIGABELL, adj. Échevelé, 
sans coiffure, tête nue. — Dis et kabell, 
ou, di, privatif, et kabell. coiffure, 
chaperon, cape. Diskabell e oa, il 
était tête-nue. 


DISKABELL-KAER, adj. Le même que 
le précédent. 


DISKABELLA, v. à. Décoiffer, éche- 
veler ; p.et. — Dis, privatif, et kabella, 
coiffer. 


DIS 


DISKAE, adj. Sans haie, non bordé 
de haie. — Dis, privatif, et kae, haie. 


DISKAEA, v. a. Abattre une haie, 
faire une brèche dans une baie; p. 
diskaeet. Voy. DISKAE. 


DISKAN, 8. m. Dédit, rétractation. — 
Dis, privatif, et kan, chant. On l'entend 
aussi du refrain d’une chanson. 


DISKANA, v. n. Se rétracter, déchan- 
ter, se démentir, se dédire; p. et. — 
Dis, privatif, et kana, chanter. 


DISKANEIN (diskan-e-in), v. n. Y. Se 
démentir : p. diskanet. — Dis, privatif, 
et kanem, chanter, Y. 


DISKANER, 8. m. Celni ou ceux qui 
répètent le refrain d'une chanson ; 
pl. ten. Voy. DISKAN. 


DISKANNEIN (diskann-e-in), v. n. Y. 
Muer, parlant des animaux; p. dis- 
kannet. 


DISKANTA, v. a. Kcailler, Oter les 
écailles du poisson. En style burles- 
que, on donne à ce verbe le sens de. 
confesser les vieilles femmes : du kania 
ar grac'hed; p. diskantel. 


DISKAR, 8. m. Chûte, déchet, baisse, 
déclin, dtconrs, diminution, dedit de 
marchand. Diskar 30 war ann ed, il y 
a baisse sur le blé. Diskar al loar, 
décours de la lune. 


DISKAR, v. a. Abattre, démolir, dé- 
truire ; n. diskaret. Diskar eunn ti 
d'ann douar, abattre une maison. 


DISKAR-AMZER, 8. m. Automne. — 
Diskar, décours, et amzer, saison, 
température. 


DISKAR-LOAR, s. m. Décours de la 
lune, dernier quartier de la lune, le 
décours. — Diskar, décours, et loar, 
lune. On dit aussi diskar-al-loar. 


DISKARS, 8. m. Décharge, quittance, 
exemption, dispense, débouché de 
marchandises. 


OISKARGA, v. a. Décharger, ôter la 
charge, et par extension, exempter, 


DIS 


dispenser, déclarer quitte; p. el. — 
Dis, privatif, et karga, charger. 


DISXARGA, v. n. Verser. Diskarga 
eur banne da eva, verser à boire. 


DISKARGEIN (diskarg-e-in), v. a. et n. 
Y. Ce verbe s'emploie dans les mêmes 
acceptions que diskarga, v. a. et v. n. 


DISKARN, adj. B. Se dit d’une femme 
débauchée. 


DISKEAT, DISKEIAT, v. n. V. Abattre 
une baie, faire une brèche dans une 
haie pour faire passer une charrette; 
p. diskeet, diskeiet. — Dis, privatif, et 
beat, keiat, Y. faire une haie. 


DISKEIAT. Yor. DISKEAT. 


DISKEIN (diske-in), v.:a. Y. Ensei- 
guer, instruire ; p. disket. Voy. BES, 


OISKEMENN, DIGEMENN, v. a. Décom- 
mander; p. diskemennet. — Dis, pri- 
vatif, et kemenn, mander. 


DISKEMENN, DIGEMENN, 8. m. Con- 
tre-mandement, contre-ordre. 


DISKENN, 8. m. Descente. 


DISKENN, v. n. Descendre: p. dis- 
kennet. l se conjugue sur l'ancien 
iofinitif diskenna. Diskenn ous traon. 
descendre en bas, et aussi diskenn 
d'ann traon. Diskenn divar tarc'h, 
descendre de cheval. Dis kenn gant ann 
diri, descendre les escaliers. A la 
lettre, descendre avec les escaliers. 


DI5K1, DESKI, v. a. et n. Apprendre, 
instruire, enseigner, s'instruire; p. 
desket. UL se conjugue sur deskt. Voyez 
ce mot plus usité. 


DISKI, v.a. {anc.) Servir un mets dans 
on plat que l'on ap, elait dk. Voy. ce 
mot. 


DISKIANT, adj. et a. m. Insensé; pl. 
diskianted, les insensés. Et mieux, ann 
dud diskiant. — Di, et skiant. 


DISKIANTA, v. n. Et micux, donit da 
vesa diskiant, perdre la raison. — Di, 
privatif, et skiant, raison. 


DIS 143 


DISKIANTEZ, s. f. Sotte, en termes 
de familiarité. Deus ‘ta, diskiantezs, 
viens donc, sotte que tu es. 


DISKIBIEN, pluriel 
diskibl. 


DISKIBL, s. m. Disciple; pl. diskti- 


irrégulier de 


DISKIDIX, adj. Qui a de bonnes dis- 
positions pour apprendre. — Diski, 
deski, apprendre. - 


DISKIENT, adj. et s. m. Y. Insensé. — 
Di, privatif, et sktent, Y. raison, bon 
sens. VOy. DISKIANT. 


DISKLERIA, v. a. Découvrir, déceler, 
expliquer, révéler; p. disklertet. — 
Diskleria n’est pas un mot composé. 


DISKLOMMEIN (disklomme-in), v. a. 
V. Dénouer ; p. disklommet. — Dis, 
privatif, et klommein, Y. nouer. 


DISKOARNEIN (diskoarn-e-in), v. a. V. . 
Couper les oreilles; p. diskoarnet. — 
Di, privatif, et skoarn, Y. oreille. 


DISKOAZ ; pluriel duel de skoax, 
épaule, par contraction pour diou 
skoaz. Voy. D!, pour le pluriel duel. 


DISKOAZIET, adj. Epaulé, parlant 
d’un cheval qui a l'épaule démise. — 
Di, privatif, et skoaz, épaule. 


DISKOEIN (diskne-in), v. a. Y. Mon- 
(rer: p. diskoet. Um siskoein, se mon- 
trer, apparaître; p. wm sishoel. Y. 


DISKOGELLA (diskog-ella), v. a. C. 
Déplanter, secouer ou tirer ce qui est 
serré en un lieu ou engagé quelque 
part, p. diskogellet (diskog-ellet). 


DISKOLIA, v. a. Désenrayer, parlant 
des roues d'une voiture; p. diskoliet. 
— Di, privatif, et skola, enrayer. 


DISKOLPA, v. a. Mettre en pièces, 
détacher des copeaux du bois. Ce mot 
est parfois employé au ueutre, au sens 
de se divertir, preudre ses ébats; p. 
diskolpet. 


DISKOLPER, s. m. Brigand, coupe- 
larret: pl. ien. 


144 DIS 
DISKOMBART, adj. Y. Révêche. 
DISKDMBERT, adj. V. Non gagé. 


+ DISKONFORTEIN (diskonfort-e-in), v. a. 

Y. Accablcr par la douleur et rendre 
inconselable. Il n'est guère usité 
qu'au participe diskonfortet. — Dis, 
privatif, et konfortein, consoler. Voy. 
DIGONFORT. 


DISKONFORTET, Voy. BIGONFORTET. 


DISKONTEIN (diskoñte-in), v. a. Y. 
Bénir une personne qui a été ensor- 
celée; p. diskontet. 


DISKORA, DISKORIA, v. a. Les mêmes 
que diskolia. 


DISKDRN, adj. Écorsé, sans cornes. 
— Dis, privatif, et Korn, corne. 


DISKORN, s. m. Y. Dégel. — Di, pri- 
vatif; skorn, glace. 


DISKORNA, v. a. Couper les cornes; 
b. diskornet. — Dis, privatif, et Korn, 
corne. 


DISKORNI. Yor. DISKORHA. 


DISKOUARN, s. pl. f. Pour diou 
skouarn (deux oreilles), pluriel duel 
de skouarn, oreille. 


DISKOUARN, adj. Sans oreilles. — 
Di, privatif, et skouarn, oreille. 


DISKOUARNA, v. a. Couper les oreil- 
les, p. diskouarnet. — Di, privatif, et 
skouarn, oreille. Diskouarnet eo het, 
on lui a coupé les oreilles. 


DISKQOUBLA, v. a. Désaccoupler des 
animaux, p. diskoublet. — Dis, pri- 
vatif, et koubla, accoupler. 


DISKOUEAN, v. a. T. Montrer; p. dis- 
Koueet. 


DISKOUEZ, v. a. et n. Montrer, faire 
signe, indiquer; p. diskouezet. En em 
ziskouez, se montrer, apparaître ; p. 
en em xishouezet. Eunn cal HUEZ en 
em ziskouesas dira-s-han, un ange 
alors lui apparut. 


DIS 


DISKOUGOULIA, v. n. Quitter le Troc: 
p. diskougouliet. — Dis, privatif, et 
kougoul, capuchon de moine. 


DISKOUIC'H, DISKUIC'H, s. m. Y. 
Pause, halte, repos. — Di, privatif, et 
skuic'h, adj. Y. fatigué. 


DISKOUIC'HEIN. Y. Yor. DISKUIC'HEM. 


DISKOUIZAN, v. n. T. Se repose 
p. diskouizset. — Di, privatif, et daut: 
zan, T. se fatiguer. 


DISKOULM, adj. Dénoué, sans nœud. 
— Dis, privatif, et koulm, nœud. 


DISKOULMA, v. a. Dénouer, p. dis- 
koulmet. — Dis, privatif, et kouima, 
nouer. 


DISKOULTR, adj. À qui on a coupé 
les branches, qui à été émondé. — Di 
privatif, et skoultr, branche d'émonde’ 


DISKOULTRA, v. a. Emonder, parlant 
des arbres ; p. et. — Di, privatif, et 
skoultr, branche. 


DISKOUNTA, v. a. Guérir par sorti. 
lége; p. es. 


DISKOURN, s. m. Dégel. — Di, priva- 
tif; skourn, glace. 


DISKOURN, adj. Dégelé. Voyez le pré- 
cédent. 


DISKOURNA, v. impers. Ce verbe 
n'est guère usité. l dégèle, diskourn 
a ra, diskourn a z0. À la lettre, dégel 
il fait, dégel est, au lieu de diskourna 
a ra.— Di, privatif, et skourna, geler. 


DISKOURRA, v. a. Détacher ce qui est 
pendu ou accroché à un arbre; p. et. 
— Di, privatif, et skourra, accrocher 
à une branche. 


DISKOUTAL, v. n. C. Regarder en 
cachette, p. diskoutet. 


DISKRAB, 9. m. Agrosième, anémone, 
coquelourde, plantes ; gratelle ou ma- 
ladie de peau. 


DISKRAB, s. m. Manière de saluer 
d'un paysan qui, le chapeau dans one 


DIS 


main, se gralte avec l'autre, parce 
qu'il est embarrassé, gêné. Ce mot 
paraît dérivé de skrabat, graet. se 
gratter. 


DISXRABAT, v. n. Gratter ou remuer 
la terre à la manière des poules, des 
chats, etc.; p. diskrabet. 


DISKRABELLAT. Le même que dis- 
krabat. 


DISKRABELLAT, Y. n. Se gratter, 
parlant des chiens. 


DISKRAMAILL (les L mouillées), ad]. 
Débraillé, dévergondé, courageux. 


DISXRED, s. m. Soupcon, défiance. — 
Dis, privatif, et kred, caution, garantie. 


DISKREDI, v. n. Ne pas croire à, se 
méfier de, avoir des soupçons, soup- 
conner; p. diskredet. — Dis, privatif, 
et kredi, croire Diskredet eo bet lae- 
roñsi war-n-eshan, on l'a soupçonné 
de vol. Diskredi a reer war-n-exhan da 
veza great, elc., on le soupçonne 
d'avoir fait, etc. - 


DISKREDIK, adj. Incrédule, déflant, 
méfiant, soupconneux. Même compo- 
sition que diskredi. 


DISKREDONI, et mieux diskred. Voy. 
ce dernier. 


DISKREDUZ, adj. Et mieux diskredik. 
Voy. ce dernier. 


DISKREGI (diskreg-}, v. a. et n. Dé- 
crocher, démordre, lâcher ce que 
l'on tient à la main, p. diskroget 
(diskrog-et). — Dis, privatif, et kregi 
(breg-i), mordre, saisir, crocher. Dis- 
kregi eus ar pex a 30 enn he zourn, 
lâcher ce que l’on a dans la main. 


DISXRENNEIN (diskrenne-in), v. a. Y. 
Berener ; p. diskrennet. — Dis, priva- 
tif, et greun, V. grain, graine. 


DISXSEUENNA, v. a. Ecroûter, cha- 
peler; diskreuennet.— Dis, et kreuenn, 
croûte. 


DISKRIFAN, v. a. T. Décrire ; p. dis- 


krifet. 





DIS 145 


CISKROC'HENNA. Yor. DIGROC'HENNA. — 
Dé, privatif, et kroc'henn, peau d'ani- 
mal. 


DISKROG, adj. Décroché, non accro- 
ché. — Dis, privatif, et krog, croc. 


DISKROUGA, v. a. Dépendre ou enle- 
ler de la potence; p. et. — Dis, pri- 
vatif, et krouga, pendre à la potence. 


OISKUDA, v. a. D. Couper une haie; 
p. et. 


DISKUEC’H, s. m. Y. Pause, repos, 
balte. Voy. le suivant. 


OISKUEC'HEIN (diskuec'h-e-in), Y. n. 
Y. Se reposer; p. diskuec’het. — Di, 
privotif, et skuec’hein, Y. Fatiguer, se 
atiguer. 


DISKUEZ, v. a. C. Le même que dis- 
L : 


DISKUIC’H, s. m. V. Repos, pause, 
halte. Voy. le suivant. 


DISRUIC'HEIN (diskuic'h-e-in), Y. n. 
Y. Se reposer, se défatiguer; p. dis- 
kuic’het. — Di, privatif ou négatif, 
et skuic’hein, Y. Se fatiguer, fatiguer. 


' DISKUILLA (les L mouillées), et 
mieux, diskulia, révéler; p. diskuliet. 


DISKUIZ, 8. m. Pause, halte, repos. 
Voyez le suivant. 


DISKUIZ, adj. Défatigué. — Di, pri- 
vatif, et skuiz, fatigué. 


DISKUIZA, v. a. et n. Défatiguer, se 
défatiguer; p. diskuixet. — Di, priva- 
tif ou négatif, et skuiza, se fatiguer. 


DISKUIZIK, 8. m. Petite halte ou pe- 
tite pause pour se reposer. C'est le 
diminutif de diskuix, 8. m. Yor. DIS- 
KUIZA. 


OISKULIA, v. a. Déceler, révéler; p. 
diskuhet. 


DISKULIER, 8. m. Révélateur; pl. 
ien, On dit de préférence, ann hini 
en dos diskuliet ann torfed, ann neb 
a 50 bet diskuliet ann torfed gant-han. 


19 


QT 


146 DIS 


DISLAQUER, 8. m, Y. Parapluie. — 
Dis, négatif, et glao, pluie. 


DISLAR, 8. m. Y. Dédit, désaveu, 
rétractation. — Dis, privatif, et bar, Y. 
parole, allégatioo. 


DISLAREIN (dislar-c-in), v. a. Y. Dé- 
dire; p. dislaret. — Um sislarein, se 
dédire, se rétracter. — Dis, privatif, 
et larem, Y. Lire. 


DISLAVAR, s. m. Dédit, désaveu, ré- 
tractation. — Dis, privatif, et lavar, 


parole. 


DISLAVARET, v. a. Dédire, désa- 
vouer; p. dislavares. — Dis, privatif, 
et lavaret, dire. En em sislavaret, se 
dédire. 


DISLAVAROUT, v. a. C. Le même que 
dislavaret. 


OISLEAL, adj. Déloyal, injuste, per- 
fide, infidèle. — Dis, privatif ou né- 
gatif, et leal, fidèle. 


OISLEALDED, a. m. Infidélité, dé- 
loyauté, perfidie. — Dis, négatif, et 
lealded, fidélité, loyauté. 


DISLEBER, adj. Laïd, contrefait, dé- 
figuré, difforme. 


DISLEBERDEO, s. m. Laideur, diffor- 
mité. Evitez ce moi. 


DISLEBERI, et mieux, dont da vesa 
disleber, devenir laid, difforme. Evitez 
ce mot. 


DISLEC'HI. Voy. DILEC’HI. 


DISLEVI; dislevi-gen, bailler par 
envie de dormir ou par tout autre 
motif. Prononcez dislevig-en. 


DISLIUEIN (disliu-e-in), v. a. Y. Dé- 
colorer; n. désliuet. — Dis, privatif, 
et liuein, V. colorer. 


DISLIV, adj. Blème, livide. décoloré, 
pariant des personnes. — Dis, priva- 
üf, et div, hou, couleur. 


DISLIVA, v. a. Décolorer, déteindre ; 
et. — Dis, privatif, et lisa, colorer, 


DIS 


DISLIVET, adj. Décoloré, parlant 
des choses. Voyez le précédent dont il 
est aussi le participe. 


DISLONKA. Voy. DISLOUÂKA. 


DISLOUNKA, v. n. Vomir, parlant 
des bêtes et, par mépris, parlant des 
ivrognes; p. et. — Dis, faire le con- 
traire de louñnka, avaler. 


DISLOUNTRA, Le même que dis- 
Q 


DISMANT, 8. m. Voy. DISMARTA. 
DISMANTA. Yor, DBISHARTRA. 
DISMANTR, s. m. Boling, destruction. 


DISMANTRA, v. a. Ravager, détruire; 
p. et. 


DISMEGANS, 8. f. Affront, outrage, 
honte, igoominie, déshonneur, pl. 
dismegansou. — Dis, privatif, et me- 
gañs (anc.), pudeur, tenue. 


DISNEDEIN, Y, a. Y. Effiler. lan Di, 
et nedein, V. filer. 


DISNEUD, adj. Qui n'est pas enflé, 
parlant des grains d'un chapelet, d'un 
collier. — Dis, privatif ou négatif, et 
neud, du fil. 


DISNEUDENNA, v. a. Effiler, parlant 
d’an tissu. — Dis, privatif, et neudenn, 
brin de fil. 


DISNEUDI, v. a. Défler, oter le fil, 
b disneudei. -- Dis, privatif, et neud, 
u fl, 


DISNEUZ, adj. Se dit d’une personne 
qui a de mauvaises façons. — Dis, 
privatif, et neus, mine, semblant. 
Eunn den disneus eo, il a de mauvaises 
façons. 


DISNEVELL, v. a. Contrefaire quel- 
qu'un pour se moquer de lui; p. dis- 
nevellet, 


DISODEIN (di-sod-e-in), v. a. Y. Dé- 
niaiser, dégourdir l'esprit; p. disodet, 
— Di, privatif, et sod, niais. 


DISSNOH, DIZONJ (di-sofich). Yor. 
DIZONCH, DIZON). 


DIS 


DISOATEIN. (di-soñt-e-in), Y. n. V. 
Perdre pied dans l’eaa; p. disontet. 


DISOU (di-sou), pl. de dis, dé à 
jouer. 


DISOUNTA (di-souñita), Y. n. Perdre 
sonde, perdre pied dans l’eau; p. di- 
souñitet. — Di, privatif, et souñnta, 
sonder dans l'eau. 


DISPAC’H, 8. m. T. Complot, sédi- 
tion. Voy. DISPAC'HIOU. 


DISPAC'HAT, v. a. et n. Fouiller 
dans la boue à la manière des porcs, 
fouiller en mettant tont en désordre, 
tisonner ou fourgonner, parlant du 
feu; p. dispac’het. Dispac'’hat ann tan, 
tisonner le feu. En em zispac'hat, se 
démener. En em zispac'hat a ra, U se 
démène. 


DISPAC'HAT, v. H. T. Comploter. 


DISPAC’HER, s. m. T. Séditieux, par- 
lant des personnes. 


DISPAC'MET, adj. Qui est en désor- 
dre, parlant des cheveux. Bleo dispa- 
c'hei, des cheveux en désordre. 


DISPAC'NIOU, 5. pl. m. Ober dispa- 
c'hiou, faire beaucoup de gestes en 
parlant, comme un homme en culère 
ou un faiseur d'embarras. 


DISPAFALA, v. n. Voltiger, voler 


bas; p. et. 
BISPAILL (L mouillées), s. m. C. 
Hâte. Dispaill eo gant-hi dimesi, elle 


a grande hâte de se marier. Dispail} 
eo, il est grand temps. 


DISPAK, adj. Dépaqueté, déballé. — 
Dis, négalif, et paka, emballer. 


DISPAKA, Y. a. Déballer, délier, Oter 
l'enveloppe ou le lien, démailloiter, 
parlant d'un enfant; p. ef. 


DISPALAFAT, v. a. Lâcher un Pr 

en ouvrant les mains; p. dispalafet. 

Ce mot paraît composé de dis, pri- 

he ou négatif, et de pall, paume de 
main. 


BISPALAFAT, v. a. Dispalafat he ziou 
gK, battre des ailes. 


DIS 147 


DISPANS, s. m. Dispense, terme de 
dévotion ; pl. ou. 


BISPAR, adj. Impair, sans parcil. — 
Dis, privatif, et par, pareil. 


DISPARAT, v. a. Désaccnupler, dé- 
sapparier; p. disparet, — Dis, privatif, 
et parat, accoupier, apparier. 


DISPARBUILL (L mouîillées), adj. Dé- 
braillé. 


DISPARBUILLA (L mouillées). En em 
xisparbuilla, se débrailler. 


DISPARLA, v. a. Désenrayer, parlant 
des roues, tirer ou enlever la barre 
qui ferme une porte en dedans; p. et. 
Di, privatif, et sparla, enrayer, fermer 
une porte avec une barre. 


DISPARTIA, v. a. Séparcr, n. dispar- 
tiet. Dispartia tud oc'h en em graba- 
mais, séparer des hommes qui se bat- 
ent. 


DISPEGÀ, v. n. Démordre. — Dis, 
privatif, et pega, s'accrocher à. 


DISPENN, v. a. Mettre en pièces, 
démolir; p. dispennet. 


DISPENSELIA, v. a. Déchirer, parlant 
des vêtements; p. dispeñnseliet. Ce mot, 
à la lettre, signifle le contraire de 
mettre des pièces à un vétement. Il est 
composé de dis, négatif, et de peñselia, 
mettre des pièces à un vêtement. 


DISPERN, adj. Sans épines. — Di, 
privatif, et spern, pluriel irrégulier de 
spernenn, épine. 


OISPEURAT (dispe-urat), v. n. V. Ce 
verbe ne s'emploie m'an participe 
assé dispeuret (dispe-uret), en par- 
ant du fumier qui, quoique consom- 
mé, n'a pas cependant perdu sa force, 
du fumier non appauvri. — Dis, né- 
Sar, et peurat (pe-urat), V. s’appau- 
vrir. 


DISPEURET (dispe-uret), adj. et part. 
Voy. DISPEURAT. 


DISPIGN, s. m. Dépense, frais, sans 
pluriel. Ann dispign, la dépense, les 
is. 


148 DIS 


DISPIGN, v. a. Dépenser ; p. disp 
gnet. 


DISPIGNER, s. m. Dépensier, qui dé- 
pense beaucoup et mal à propos. 


DISPILL, ISPILL (L mouillées). Ces 
mots ne s’emploient qu'en composi- 
tion : a-sispill, a-ispill, en suspens. 


DISPLANTA, v. a. Déplanter; p. et.— 
Dis, privatif, et planta, planter. 


DISPLED, DISPLET, adj. Abject, vil. 


DISPLEG, 8. m. Kloquence, élocution 
facile. Eunn displeg mad en deus, il 
est éloquent. 


OISPLEG, adj. Sincère, simple, in- 
géau. — Dis, négatif, et pied, pli, dé- 
tour. 


DISPLEGA, v. a. Déployer, déplier, 
développer, étendre, et par extension, 
expliquer; p. et. — Dis, négatif, et 
plega, ployer, plier; p. pleget (pleg-e6. 


DISPLESER (displeg-er), 8. m. Beau 
arleur, bavard, conteur de nouvelles. 
OY. DISPLEG, 8. m. 


DISPLET. Voy. DISPLEO, abject. 


DISPLETAAT, Y. n. Et mieux, dont 
da veza displed, devenir abject. Yor. 
DISPLED. 


DISPLIJADUR, s. f. Déplaisir, mécon- 
tentement. — Dis, négatif, et phijadur, 
plaisir. 


DISPLIJOUT, v. n. Déplaire p. dis- 
plijet. — Dis, négatif, et phjout, 
plaire. 


DISPLUA. Yay. DIBLUA. 


DISPOURBELLA, v. a. Dispourbella he 
zaoulagad, ouvrir de grands yeux par 
un sentiment mauvais, regarder ef- 
frontément les femmes ; p. et. 


DISPSURBELLEK, adj. Daoulagad dis- 
pourbellek, des yeux cffrontés. 


DISPOURBELLET, adj. Effaré, parlant 
des yeux. 


DIS 
DISPOURGUN, adj. lutrépide. 
DISPRIS, Vory. DISPRIZ. 
DISPRIJOUT, Voy. DISPRIZOUT. 


DISPRIZ, s. m. Dédain, mépris. — 
Dis, négatif, et pris, valeur. 


DISPRIZANS, s. m. Y. Mépris, dédain. 
Voy. le précédent. 


OISPRIZEIN (dispris-e-in), v. à. Y. 
Mépriser, dédaigner ; p. dispriset. 


DISPRIZOUT, v. a. Mépriser, dédai- 
gner; p. dispriset. — Dis, privatif, et 
prisout, estimer, apprécier. 


DISREVELL, v. a. Dénoncer, révéler; 
p. disrevellet. 


DISRD. Voy. DISTRO, adj. Détordu, dé- 
tors. 


DISRONNEIN (disronne-in), v. a. Y. 
Démaillotter, dérouler. Yar, DIS6RON- 
NEIN, plus régulier. 


DISTABIL, adj. Chancelant, mal as- 
sujetti. — Di, négatif, et stabil, solide, 
ferme. Yor, STABIL. 


DISTAG, adj. Non attaché, et par 
extension, leste. — Di, négatif, et 
stag, attaché. 


DISTAGA, v. a. Détacher, délier, 
découper, et par extension, débiter 
des nouvelles: p. distaget (distag-et). 
— Di, négatif, ct staga, attacher. 


DISTAGELLA (distag-ella), v. a. Cou- 
per le filet de la laugue. Distagella he 
deod da eunn den, trouc'ha stagell he 
deod da eur bugel, faire cette opération 
à une personne, à un enfant. — Di, 
privatif, et stagell, filet de la langue; 
p. distagellet (distag-ellet). 


DISTAGELLET (distag-ellet), adj. Qui 

a le filet de la langue bien coupé, et 

ar extension, bavard. Voy. le précé- 
ent. 


. DISTAGER (distag-er), s. m. Häbleur, 


bavard; pi. ten. 


DIS 


DISTAILL (L mouillées), adj. Dif- 
forme, parlant des personnes. — Dis, 
négatif, et tail, prestance, stature. 


DISTAILL (L mouillées), adv. Très. 
Distaïll eo kaer ar plac'h-se, cette fille 
est très-belle. 


OISTAK, adj. Formel, agile, dispos. 


DISTAK, adv. Brusquement, formel- 
lement, exactement, entièrement, élo- 
quemment. 


DISTAK- KAER, adv. Cet adrerbe 
ajoute un peu de force au précédent. 


DISTALIA, v. a. Rentrer dans la bou- 
tique la marchandise étalée ou en 
montre: p. distaliet. — Di, privatif, et 
mala. ouvrir boutique, étaler des 
marchandises en dehors. l) 


BITALR, 8. m. Y. Ruade, emporte- 
ment d'un cheval. 


DISTALMEIN (distalm-e-in), Y. n. Y. 
Raer, s'emporter, parlant d'un cheval; 
p. distalmes. Il se conjugue avec l'au- 
àiliaire ober. 


DISTAMMA, et mieux DIDAMMA, v.a. 
Neure en pièces; p. et. — Dis, extrac- 
tif, et samm, morceau. 


DISTANA, et mieux DIDANA, Y. a. 
Eteindre, parlant de la chaux vive; 
calmer ou amortir un mal physique 
et aussi les passions, etc. — Dis, par- 
ticule qui donne au verbe tana une 
#igaification contraire ou opposée à 
allumer. 


DISTANEIN (distan-e-in), V. Le même 
que distana. 


OISTARK, adj. Non bouché. — M, 
négatif, et stañka, boucher, arrêter 
l'écoulement. 


OISTANKA, v. a. Déboucher, parlant 
d'an canal, d’un conduit, et ter la 
bonde d’un étang; p. ef. Yor. le pré- 
cédent. 





DISTAOL, adj. Ti distaol, ferme qui 
n'a pas d'étable. — Di, privalif, et 
aol, étable. 





DIS 149 


DISTAOL, DISTOL (distôl), 8 m. C. 
Rémission, pardon, rêstitution. Lakaat 
distaol, C. Faire restitution. 


DISTAOLI, OISTOLI (dadig, v. a. C. 
Yor. DISTEUREL, 


DISTAQUEIN (distaou-e-in), V. Le mê- 
me que distanein. 


DISTAQUEL, adj. B. Indolent, mou. 


DISTARDA, v. a. Desserrer, détendre; 
. — Di, privatif, et starda, serrer. 


DISTARNA, et aussi DISTERNA. Yar. 
ce dernier. 


DISTAUL, DISTOL (distôl), 8. m. Y.T. 
Restitution. Rer toar sistaul. T. Prêter 
de l'argent. À la lettre, donner sur 
restitution. 


DISTEF, adj. Y. Non bouché, sans 
bouchon. — Di, privatif, et stef, Y. 
bouchon. 


DISTEFIA, v. a. Yor. DISTOUFA. 


OISTEGNA, v. a. Détendre, déban- 
der, parlant des piéges à bêtes, des 
ares, etc. — Di, privatif, et stegna, 
tendre, bander 


DISTEI {diste-i), v. a. Enlever le toit; 
p. distoet, Ce verbe, composé de dis, 
privatif, et de tei (t-5], couvrir, se 
conjugue sur distor (disto-s), qui paraît 
avoir élé usité comme infnitif. 


DISTENN, adj. C. Non tendu, lâche. 





I 








OISTENNEIN (distenn-e-in), v. a. V. 
Détendre ; p. distennet. — Dis, privatif, 
et tennein, tendre, tirer. 


DISTER, adj. Peu important, modi- 
que, frivole, insuffisant, méprisable. 
omparatif, disteroc’h;  superlatif, 
distera. Ne d'en ket cunn dra zister 60, 
ce n’est pas chose de peu d’impor- 
tance, 


DISTERA, superlatif de dister; le 
moindre, le moins important. 


DISTERAAT, Y. n. Dépérir, s'altérer, 
se détériorer; p. distereet, disiereat, 
Yar. DISTER. 


150 DIS 


DISTERAJ, 8. m. Voy. DISTERAIEU, Y. 


DISTERAJEU, 8. pl. m. Y. Pluricl de 
disteraj, lequel n'est pas employé. 
Riant Ce mot dérive de dister, 
adi. 


OISTERAJIGEU (disterajig-eu), 8. pl: 
m. V. C'est le pluriel de disterajik, 
diminutif de disteraj, brimborions. 
Comme le précédent, ce mot dérive de 
dister, ad). 


DISTERAJOU, a. pl. m. Brimborions, 
choses de peu de valeur. Voy. DISTER. 


DISTERDEIN (disterde-in), Y. a. Y. 
Desserrer, détordre le linge en le la- 
vant; p. disterdet, — Di, privatif, et 
sterdein, Y. serrer, fouler. 


DISTERIK, ady. Petitement, faible- 
ment. C'est le diminutif de dister. 


DISTERN, adj. Sans cadre, non enca- 
dré. — Di, privalif, ct stern, cadre. 


DISTERNA, v. a. Tirer de son cadre; 
.et. — Di, privatif, et sterna, enca- 
t 


DISTERNA, DISTARNA, v. a. C. Déte- 
ler, parlant des chevaux: p. et. — Di, 
privatif, et sterna, starna, C. atteler. 
On dit aussi disternia. 


DISTERNEIN (distern-e-in), v. a. Y. 
Tirer du cadre; p. disternet. — Di, 
privatif, et sternein, V. encadrer. 


OISTERVEZ, 8. f. Evitez ce mot. Qua- 
lité de ce qui est modique. Voy. DISTER, 
ad}, 


DISTEUEIN (diste-ue-in), v. a. V. Oter 
ce qui bouche, ce qui obstrue; p. 
disteuet. — Di, privatif, et steuein 
(ste-ue-in), boucher, Y. 


DISTEUI, DISTEUNI, v. a. Défaire la 
trame, parlant d'une étoffe: p. dis- 
teuet. — Di, privatif, et steui, ourdir. 


DISTEUNI. Voy. DISTEUI. 


DISTEUREL, v. a. Pardonner, resti- 
tuer, rejeter, rebuter; p. distaolet. Ce 
verbe qui, au premier aspect, doit 
parattre très-irrégulier dans sa conju- 


DIS 


gaison, cesse d’avoir cette apparence 
quand on sait qu’il se conjugue sur 
l'ancien inflaitif distaoli, comme en 
témoigne le participe distaolet. Ainsi 
on dit distaolann, distaolinn, aa présent 
et au futur, etc. 


OISTILL, s. m. V. (les L mouillées). 
Elocution, manière de s'exprimer. 
Unn distill mat en des, Y. Il est élo- 
quent. 


DISTLABEZ, adj. Sans ordures, sans 
saletés, propre. — Di, privatif ou né- 
gatif, et stlabez, ordures. 


DISTLABEZA, v. a. Enlever les ordu- 
res p. et. — Di, privatif, et stlabesa, 
galir, 


DISTLIPA, v. a. Tirer les boyaux à 
une volaille, etc., l’effondrer; p. et. — 
Di, privatif, et stlipou, tripes. 


DISTO, ad]. Sans toit, découvert, 
parlant d'une maison, et par exten- 
sion, chauve, en style familier. — Dis, 
privatif, et to, couverture de maisoe. 
Voy. T6. 


DISTOI (disto-i), v. a. Non usité. Voy. 
DISTEL. 


DISTOL, DISTAUL (distél). Yor, DIs- 
TAUL. 


DISTOLER (distôler), v. a. C. Resti- 
tuer, pardonner, rejeter, rebnter ; 
p. distolet. Voy. DISTEUREL. - 


DISTOLI (distôki), v. a. Non usité; 
ancien infinitif. Voy. DISTOLER, DISTEU- 
BEL, 


DISTONN, Y. adj. Il 8e dit en parlant 
d'un champ dont on a enlevé Îles 
mauvaises herbes que la herse a mises 
à nu. — Di, privatif, et stonn, mau- 
vaises herbes dont on vient de parler. 
Voy. DISTONNA. 


DISTONNA. Voy. DISTONNEIN. 


DISTONNEIN (distonn-e-in), Y. n. Y. 
Biner, jachérer, défricher, enlever les 
mauvaises herbes que le hersage a 
mises à nu, passer la charrue en mars 
sur la terre pour y semer en octobre; 
p. distonnet. Voy. DISTONN. 


DIS 


DISTOUEIN (distoue-in), v. a. Y. Enle- 
ver le toit d’une maison; p. distouet. — 
Dis, privatif, et touein, Y. couvrir une 
maison. 


DISTOUF, adj. Non bouché, sans 
bouchon, débouché. — Di, privatif, et 
stouf, bouchon. 


DISTOUFA, v. a. Déboucher, enlever 
le bouchon ou la bonde; p. et. — Di, 
privatif , €t stoufa, boucher avec un 

uchon. On dit aussi distouva. 


DISTOUNN. Yor. DISTONN. 


DISTOURM, ady. Tranquillement, 
paisiblement. — Di, privatif, et stourm, 
tempête, combat. 


DISTOUV, adj. Yor. DISTOUF. 
BISTOUVA, v. a. Voy. DISTOUFA. 


DISTRAD, adi. C. Sans fond, défoncé. 
— Di, privatif, et strad, fond de ba- 
-quet, de tonneau. 


DISTRADA, v. a. D. Défoncer, ôter le 
fond, parlant d'un tonneau, etc.; p. 
distradet. — Di, privatif, et strada, C. 
Mettre un fond à un tonneau, etc. 


DISTRAKEIN (distrake-in), Y. a. V. 
Décrotter; p. diséraket. Um zistrakein, 
se décrotter. — Di, privalif, et stra- 
kein, Y. crotter. 


DISTRANTEL, adj. Qui n'est pas s0- 
lide, qui ne tient pas. 


BISTRANTEL, adj. C. Qui n’a pas d'ar- 
gent en poche; par extension, pauvre, 
déguenillé. — Dis, privatif, et trantel, 
C. patrimoine, argent que l'on a en 
poche au jeu. Ce mot est désobligeant 
appliqué à une fille ou femme; c'est à 
peu près dévergondée, qui cherche, 
pr de mauvais moyens, à avoir de 
'argent. 


BISTREFIA, v. n. Eternuer; p. distre- 
M, C'est le mème que strefia. 


BISTREL (distre-i), v. a. et n. Détour- 
xer, dissuader, détordre, revenir, p. 
dstroet. 11 se conjugue sur l'ancien 
gait distroi (distro-i), ainsi que 
l'indique le participe duraet. — Dis, 


DIS 451 


privatif, et trei, tourner, tordre. Pa 
sistroas d'ar gear, quand il revint au 
logis. 


DISTREIN (distre-in), v. n. T. Reve- 
air; D. distroet. 


DISTREMEN, 8. L. Y. Cloison; pl. eu. 


DISTREMEN, Y. n. Passer de rechef, 
et aussi, bâtonner; p. distremenet. 
Distremenet eo bet a c’hoari gaer, il a 
été bâtonné d'importance. 


DISTREMENOUT, v. n. C. Voy. DISTRE- 
MEN, Y. D. 


DISTRIBILL (L mouillées). A-xistribill, 
en suspens. - 


DISTRIZA, v. a. et n. Elargir, s’élar- 
gir, se dilater; p. et. — Di, négatif, et 
strisa, rétrécir. 


OISTRO, 8. m. Retour, déclin, détour, 
ce que l'on donne pour égaliser un 
troc ou les chances du jeu. 


DISTAO, adj. Qui est de retour. Pa 
vezinn distro, quand je serai de retour. 


DISTAO, adj. Détordu, détors. Ce mot 
dérive de distroet, participe de distrei, 
détordre. 


DISTRO, adj. Désert, non habité, dé- 
tourné. 


DISTRO-GAMM, 8. m. Digression. — 
Distro, détour, kamm, courbe. 


DISTROAD. Ce mot, composé de dis, 
privatif, et de rod, pied, manche 
d'outil, est peu usité. Yor. DIDROAD. 


DISTROADA. Ce verbe, composé de 
dis, privatif, et de troada, emmancher, 
est peu usité. Voy. DIDROADA. 


DISTROB, adj. Non enflé.— Di, pri- 
vatif, et stroba, enfler des grains de 
chapelet, etc. 


DISTROBA, v. a. Désenfiler ce qui est 
enfilé; p. distrobet. — Di, privatif, et 
stroba, eufiler les grains d’un chape- 
let, d’un collier. 


152 DIS 


DISTROBINELLA, v. a. Désensorceler ; 
p. et. — Di, privatif, et strobinella, 
ensorceler. 


DISTADEIN (distro-e-in), v. a. et n. Y. 
Détouruer, écarter, revenir, retourner ; 
p. distroet. YOT. DISTREI. 


DISTAO!. Non usité. Voy. DISTREI. 


DISTROLLA, v. a. Déjoindre; p. et. — 
C privatif, et strolla, joindre, assem- 
er. 


DISTRONK, adj. Décoloré, blème. 
Voy. DISTRONKET. 


DISTRONKA, v. n. Devenir décoloré, 
devenir exténué, parlant des person- 
nes; p. et. Voy. DISTRONKET. 


DISTRONKET, adj. Décoloré, pâle, 
exténué comme un homme qui a fait 
des oryies, 


DISTAONS, 8. m. Cahot de voiture. 


DISTRONSA, Y. n. Troia ha dis- 
troñsa a ra ar c'harr. la voiture cahote 
beaucoup. 


DISTRONT, v. n. T. Retouracr, reve- 
nir; p. distroet. Il se conjugue comme 
le verbe distrei. 


DISTROUEZ, adj. Sans broussailles, 
sans halliers, sans ronces. — Di, pri- 
vatif, et trouez. halliers, ronces. 


DISTROUEZA, v. n. Oter ou couper 
les halliers pour cultiver la terre. — 
Di, privatif, et strouez, halliers. 


DISTROUILL, 8. m. C. (les L mouil- 
lées). Cloaque, évier d'écurie, de cui- 
sine, égoût. — Di, privatif, et qui en- 
Jève, et strouill, ordures. 


DISTAOUNK, adj. Voy. DISTRORK. 
DISTROUNKA. Voy. DISTRONKA. 
DISTROUNKET. Voy. DISTROAKET. 


DISTROUNS, DISTRONS, s. m. Cahot 
de voiture. Voy. DISTRONSA. 


__ DISTAUJ, adj. Qui n'est pas fertile. 
Voy. STAW, 


DIU 


DISTRUJUZ, adj. L même que dts- 
truj. — Di, négatif, et serujux, fertile. 


DISTU, adj. C. En friche, non cultivé. 
Douar distu, terre en friche ou jachère. 
— Di, privatif, et stu, adj. C. qui se 
dit d’une terre en rapport. 


DISTUC’H, adj. Sans plumes. — Di, 
privatif, et stuc'h, plume d'oiseau. 


DISTUC'HIA, v. a. Déplumer,; p. dis- 
tuc'hiet. Mème composition que le 
précédent. 


DISTURUL, v. a. Y. Restituer, reje- 
ter; p. distaulet, distolet (distôlet). 11 
se conjugue comme disteurel : seule- 
ment on dit distaulann, distaulinn, elc., 
au lieu de distaolann, distaolinn, etc. 


DISUL, SUL (di-sul), 8. m. Dimanche. 
Ces mots ne s’emploient pas indifré- 
remment. Voy. le mot SEMAINS à mon 
Nouveau Dictionnaire 1869.-— Di, con- 
tracé pour deis, jour, et sul (anc.), 
soleil. 


DISWEL (disvel), et mieux DISGWEL 
(disgu-el). Enn disgwel, en cachette. 
— Dis, privatif, et gwel, vue. 


DISWINKA, et mieux, DISGWINKA, 
plus conforme au génie de la langue, 
ce mot n'étant pas composé, ruer, 
prendre le mors aux dents. Yor. Dis- 
CWIRKAL. 


DITIAINA, v. a. Etirer le linge qu'on 
empèse : p. et. 


DITIRINAT, Y. n. Sonner comme les 
petites cloches; p. ditirinet. 


DIU. Nom de nombre, Y. Deux, pour 
les substantifs du genre féminin. 
Après diu, les lettres fortes se chan- 
gent en faibles, Diu daul, au lieu de 
diu taul, deux tables. Y. 


DIUERNEIN (di-uerne-in), Y. a. Y. 
Démêter, enlever les mâts. — Di, pri- 
vatif, et guernein, mâter. VOy. DIWER- 
REIN. 


DIUSK (di-usk}, adj. Y. Déshabillé. 


DIUSKEIN (di-uske-in), v. a. Y. Dés- 
habiller; p. diusket. — Di, privatif, et 


DIV 


gushein, Y. habiller. Um ziuskein, se 
déshabili::e. 


DIV. Nm de nombre qui a, en Léon, 
00 emplo: déterminé. Il sert à former 
quelques pluriels duels du geare fé- 
minin, comme divesker, pour diou 
esker, le: deux jambes. Il sert aussi 
pour conpter les heures d'une hor- 
log: où :nontre : div heur eo, il est 
deux heures. Dans les autres cas, div 
" ne s'emploie pas. Ainsi il faut dire : 
diou heur labour, deux heures de tra- 
vail. E-pad diou heur, pendant deux 
beures. 


DIVABQUS. Voy. D'VABOUZ, ad). 


DIVABOUZ, adj. Qui ne bave pas. — 
Di, négatif, et babous, bave. 


DIVAB"UZ, s. m. Bavette d'enfant. 
Même co aposition que le précédent. 


DIVABOUZA, Y. a. Essuyer la figare 
d'ua enfint qui bave; p. et. — Di, pri- 
alil, et babouzxa, baver. 


DIVAC'H, s. f. Instrument de labou- 
rage en forme de croc : pl. iou. On 
dit aussi bac'h. 


DIVAC'HAGN, adj. Qui n'est pas es- 
tropié. — Di, négatif, et mac'hagn, es- 
tropié. 


DIVAC'HIGN, adj. Y. Noa estropié.— 
Di, néga:if, et mac'hign, V. estropié. 


DIVAD, adj. (anc.) Méchant, cruel. — 
Di, privatif, et mad, bon. 


DIVADEZ, adj. Non baptisé. — Di, 
privatif. et badez, baptôme. Den diva- 
des, payen, idolâtre. Guwin divadez, 
vin non frelaté. 


DIVADEZA, v. a. Débaptiser; p. diva- 
deset. Ce mot français est du style 
familier, comme le mot breton, et est 
l'équivalent de changer les prénoms 
donnés lors de la cérémonie du baptéme. 
Il n'en peut être autrement, car le 
screment da baptème est indélébile, 
comme le sacrement du mariage. On 
ne peut pas plus débaptiser quelqu'un, 
qu'on ne pen démarier des conjoints, 
& point de vue de la religion. 


‘ DIV 153 


DIVAG, a j. Mal nourri, déci ré, 
maigre, parlant des animaux partivu- 
lièrement. Ce «not est composé de di, 
privatif, et de maga, nourrir. 


DIVAILLUR (les L mouillées), adj. 
Démaillotté. — Di, privatif, et matllur, 
maillot. 


DIVAILLURA, DIVAILLURI (les L 
mouillées), v. a. Démaillotter, ôter du 
maillot; p, divailluret. Voy. DIVAILLUR. 


DIVAKUL, adj. B. Qui n'a pas graud'- 
chose à faire. Voy. YM. 


DIVALBEIN (divalbe-in), v. a. Y. Dé- 
saitérer ; p. divalbet. — Di, privatif, et 
balbein, donner soif, altérer. ° 


DIVALBOUZA, v. a. Débarbouill p: . 
.et. — Di, privatif, et balbouza, bar- 
ouiller. 


DIVALO, adj. Laid, difforme, parlant 
des choses. En parlant des personnes, 
il a le sens de vaurien, d'abject, den 
divalo. Divalo méz, on ne peut plus 
aael À la lettre, abject, c’est une 

onte. 


OIVALV. VOy. DIVALO. 


DIVAMEIN (divame-in), v. a. Y. Dé 
sensorceler ; p. divamet, — Di, priva- 
tif, et bamein, ensorceler. 


DIVANEGA, v. a. Oter les gants. — 
Di, extractif, et manega, mettre Îles 
gants. En em zivanega, Ôter ses pro- 
pres gants. 


DIVANEK, adj. Sans gants. Ce mot 
peu usité dérive de divanega. 1l est 
composé de di, privatif, et de manek, 
gant. . 


DIVANNE, sorte d'adjectif qui se 
compose de di, privatif, et du banne, 
goutte de liquide, et qui s'-mploie 
au sens des mots sans pleuvoir : mar 
bez divanne ann amaer, s'il ne pleut 
pas. 


DIVAOI (dicao-i) Yor. DIVAOTA, DIVAVA. 


DIVACTA, v. a. Oter, faire disnaraitre 
J’engourdissemeut; p. et. — Di, priva- 


20 


DIV 


tif, et hao, ougourdissement causé par 
Je froid. 


DIVAOUEIN, v. a. Y. Désengourdir ; 
n. divaouel. — Di, privatif, et baouein, 
Y. engourdir par le froid. 


DIVARC'H, adj. Sans gonds. — Di, 
privatif, et marc'h ou marc’h-dor, 
gund de porte. 


BIVARO'HA, v. & Désa: çonner, faire 
tomber de cheval, et par extension, 
déconcerter, se déconcerter; p. di- 
rarc'het. — Di, privatif, et marc'h, 
cheval. 


DIVARC'HA, v. a. Dévoyer, se dé- 
voyvr, Larlant de l'estornac; p. et. 


DIVARC'HA, v. a. Démonter une 
porte, une fenêlre, ôler les gonda : 
p. @. — Di, privatif, et marc'ha. mel- 
ire uue porte sur ses gonds. 


DIVAAC’MEIN (divarc'he in), v. s. et 
n. Y. Dévoyer l'estomac, se dévoyer ; 
p. dirarc'het. | 


DIVARC'HET, adj. et partioine, Y. 
Dévoyé, parlant de l'estomac. Yur. DI- 
VARC'HEIN. 


DIVARC'HET, adj. et participe de 
divarc’ha, Ôter les gonda, H se dit 
aussi d'un homme fort en colère : 
divarc'het eo. À la lettre, il est sorti 


de: guads. 


DIVARC'HO, v. a. C. Désarçonner; 
p. divarc'het. Yoy. DIVABC'HA, arlicle e. 


DIVARE, ady. A contre-temps, à 
coutre- saison, hors de saison. — Di, 
uégatif, et mare, temps opportun. 
Dirvare oc'h daut, vous êles venu à 
contre-temps. 


DIVARRA, v. a. Ebrancher, émonder, 
tailler les arbres. — Di, privatif, et 
barr, branche; p. divarret. 


DIVARREIN (divarre-in), v. a. Y. Le 
mêine que divarra. 


DIVARRENNA, v. a. Ouvrir, parlant 
d'uue porte fermée avec une barre in- 
térieure; p. et, — Di, privatif, et bar- 
renna, fermer avec une barre, parlant 
d'u:.e purle. 


DIV 


DIVARRENNEIN {(divarrenne-in}, v. à. 
Y. Le même que le précédent. 


DIVARV, DAVARO, adj. linberhe. — 
Di, privatif, et barv, baro, barbe. 


DIVARVA, v. a. Ebarbér; n. et. Même 
cumposition que dirar. 


DIVARVEK, adj. Voy. BLU, 


DWASA (diva-sa}, v. 8. O'er le bât à 
uue bête de somme; p. diraset — Di, 
privatif, et basa (ba-sa), d'er. 


DIVAT, adj. (anc.) Mauvais. — Di, 
négatif, el mas, bon. 


DIVAVA, DIVAOI (divao-i) v. a. Oter 
l'engourdissement causé pur le froié; 
p. divatet, divaoet. — Di, privatif, et 
bava, e gourdir par le froid. 


DIVEAN, adj. T. C. Dernier. Ce mot 
dérire de divezs (anc.), fin, terme. 


DIVEAOUEIN (diveaoue-in), v. a. Y. 
Désenivrer, se désenivrer, n. divegouel. 
— Di, privatif, et meaouein, Y. Eui- 
vrer, s'enivrer. 


OIVEAT, ady. Y. Tard. Yor, DIVEZAT. 


DIVECH, 8. m. Y. Exemption, dé- 
charge. — Di, négatif, et bec'h. beac'h. 
charge, fardeau. 


DIVEC’H, adj. Y. KEffronté, déhonté.— 
Di, privatif, et mec'h, Y. pudeur, 
honte. 


DIVEC'HEIN (divec'h-e-in), v. a. Y. 
Décharger, Ôter le fardeau; p divec'het. 
— Di, privatif, et bec'h, Y. farduau. 


DIVED, DIVEED, adv. C. Tard. Ce mot 
dérive de divez (anc.), fin, terme. Voy. 
DIVEZAD. 


DIVEED, ady. Voy. OIVES. 


DIVESA, v. a. Oter le pointe d'en 
outil, couper la cime d’un arbre, d'un 
plant; p. et. — Di, privatif, et bak, 
pointe, cime. . 


BIVEGEIN (diveg-e-in), v. a. Y. Le 
même que divega. 


DIV 


BIVEIN (dive-in\, adj. Où il n’y a pas 
de pierres. — Di, privatif où extraclf, 
et min, pluriel de mean, pierre. 


DIVEINA (dive-ina), v. a. Enlever les 
pierres d'un champ, l'en débarrasser ; 
p. et. — Di, extractif, et mein (me-in), 
pluriel de meas, pierre. 


DIVEINEIN (di-ve-in-e-in), v. a. Y. Le 
même que ke précédent. 


DIVELEG!I (diveleg-i), v. n. Dégrader 
vu prêtre, p. diveleget (diveleg-et). — 
Di, privatif, et belég. faire pré re. 


DIVENT, adj. Démesuré, immense. 
— Di, privatif, et meñt, mesure. Pro- 
nonces drehi, comme en français 
divainte. 


DIVEDUEIN (diveoue-in), v. a. et n. 
V. Désenivrer, se désenivrer ; p. di- 
veouet.— Di, privatif, et meouein, eni- 
vrer, s'enivrer. 


DIVERA, v. n. Couler, suinter; p. et.. 


DIVEREIN (divere-in), v. n. Y. Couler, 
suinter ; p. diveret. 


DIVEAGLA. v. a. Oter le rouille, four- 
bir, aérouiller, p. et. — Di, privatif, 
et mergla. roviller. 


DIVERGONT, adj. Y. Insoleut, effron- 
té, et ausxi hagard, en parlant des 
YOU, 


DIVERGONTIS, 8. m. Y. Effronterie, 
insolence. 


DIVESKA, v. a. Démarqyner, biffer; 
p. et. — Di, privatif, et merka, mar- 
quer. 


DIVERKEIN (dicerke in), v. a. Y. Dé- 
mi rquer; n. direrket. — Di, privatif, 
et nerkein, Y. marquer. 


DIVERRA, v. a. Prononciation vi- 
cieuse de divarra, ébrancker. 


DIVERRAAT, v. a. et n. Abréger, 
raccourcir, devenir plus court; n. di- 
rerreet, diverreat. Il a à peu près le 
même gens que berraat. 


DIVERR-AMZER, 6. m. Pusse-teinps, 
amusement. Ce mot est formé de di- 


DIV 159 


verraat, abréger, raccourcir, et de 
amser, temps. À la lettre, qui abrége 
le temps. 


BIVERRANS, s. m. Y. Passe-tempe. Il 
dérive de diverrat. 


BIVERRAT, v. a. et n. Y. Le même 
que diverraat. 


DIVERZ, adj. Imperceptible. Ce mot 
est peu ou pss usité; il paraît orné 
de di, négatif ou privatif, et de mer- 
xout, remarquer. 


DIVES. Y. Pluriel duel de gues, lèvre. 


DIVESIA (dive-sia), v. a. Déterrer; n. 
divesiet. — Di, privatif, et berig (be-sia), 
enterrer un mort. 


DIVESKER, s. pl. f. C'est le piur 
duel irrégulier de gar, jambe, et si- 
goifiant les deux jambes d’une n r< 
sonne. — Div, puur dion, deux. et 
esker, non usité aujourd'hui et qui a 
dû sigvifier jambe. Ce pluriel duel, en 
dépit de sa valeur propre, s'emploie 
aussi en parlant d'un animal à quatre 
pieds. Divesker eur marc'h, les jambes 
d’un cheval. 


DIVEUDET, adj. Qui a perdu par ac- 
cident an pouce de la main ou du 
pied. — Di, privalif, et meud, pouce. 


DIVEULBREIN, v. a. Y. Démeubier, 
enlever les meubles. — Di, cxtraciif, 
et meulbrein, V. Meubler. 


DIVEUREI (diveure-:), v. n. Y. Dormir 
la grasse matinée. — Di, privatif ou 
négatif, et beure, V. matin. 


DIVEZ, adj. Effronté, impudent. Il 
s'emploie aussi come adverbe, au 
sens de effrontément, impudemmerit. 
— Di, privatif, et mez, honte. 


DIVEZ, s. m. (auc.) Fin, issue, ter- 
me. Enn dives, G. Kafn. 


DIVEZA, adj. Dernier. — Divez (anc.), 
fin, terme. 


DIVEZAD, adj. et ady. Tardif, tard. 
Re siresad eo, il est trop tard. Comp. 
divesatoc'h; superl. divezata. Ar re 


150 DIV 


siresala 0 tont, ceux qui arriveront 
trop tard. 


DIVEZADOU, s. pl. m. War ann dire- 
sadou, très-en retard, quand tout sera 
terminé. Voy. DIVEZAD. 


DIVEZAN, adj. Y. Dernier. Voy. DIVEZA. 
DIVEZAT, DIVEAT, adv. V. Tard. 


DIVEZVI, v. a. Désenivrer, p. divez- 
ret. — Di, privatif, et mezci, enivrer. 


DIVINOUR, s. m. Y. Devin; pl. divine- 
rion. 


DIVIREIN, v. n. Y. Le même que di- 
verein, couler, fluer. 


DIVIROUS, adj. Y. Fluide. — Ditirein, 
Y. couler, fluer. 


DIVIZ, s. m. Entretien, conversation, 
récit, convention, propos, choix, gré, 
raisonnement; pl. ou. Enn diviz ma, 
pourvu que, à condition que. Dioc’h 
ho tms, à votre choix. 


DIVIZ, v. n. et a. Converser, discu- 
ter, choisir; p. et. 


DIVIZA. Voy. DIVIZ, v. a. et n. 


DIVLAOUEIN (divlaoue-in), v. a. Y. 
Dépiler ; n. divlaouet. — Di, privatif, 
et bleo,‘bleau, Y. des cheveux, des 
poils. 


DIVLAZ, adj. Fade, sans goût, sans 
saveur. — Di, privatif, et blaz, goût. 


DIVLAZA, v. a. Dégoûter. D’après 
Grégoire, ôter l’envie de manger. 


DIVLENA, v. a. C. Je trouve ce mot 
dans un vieux manuscrit, en compa- 
gnie de dileuna. — Divlena eur geigel, 
filer une quenouillée tout entière; à la 
lettre, vider une quenouille. Ainsi 
appliqué, ce verbe peut, en effet, être 
considéré romme l'équivalent de di- 
leuna, vider. Vuy. DIVLEUNA. C. 


DIVLED, adj. Sans cheveux, sans 
poils. — Di, privatif, et bleo, pluriel 
de blevenn, cheveu, poil. 


DIV 


DIVLEU (divie-u), adj. Y. Sans poils 
ou sans cheveux. — Di, privatif, et 
bleu (ble u), V., des cheveux, des 


, poils. 


OIVLEUEIN (divle-u-e-in) v. a. Y. 
Enlever les poils, ôter les poils du 
beurre, peler: p. ditcleuet. Mème com- 
position que le précédent. 


DIVLEUNA, v. a. C. L'orthographe de 
ce verbe est plus en rapport avec sa 
signification que le verbe divlena cité 
plas baut. Comme ce dernier, il est 
formé de di, négatif, et de leuna, C., 
remplir. 


DIVLEUNVI; v. n. Voy. DIVLEURI. 
DIVLEV, DIVLED. Yor. ce dernier. 


DIVLEVI, v. a. Dépiler, ôter les poils 
du beurre; tondre, parlant d-s draps; 
n. dirlevet. — Di, privalif, et bleo, 
blev, pluriel de blevenn, cheveu, poil. 


DIVOAD, 8. m. Flux de sang. saignée. 
Cette lettre v, introduite dans le mot 
divoad, m'a toujours parue contraire 
au génie de la languc ; c'est cette même 
lettre contre laquelle j'ai fulminé si 
souvent dans mon Dictionnaire français- 
breton 1869, en dépit de l'usage, n0- 
tamment aux mots ARC, ASSEZ, BA- 
GUETTE. Ce mot est formé ile di, ex- 
tractif, et de goad, sang. Ju préfère le 
mot dioedein, saigner, de Vanves ; cette 
orthographe me paraît plus ratiouelle 
que celle du mot suivant. 


DIVOADA, v. a. et n. Perdre son 
sang, saigner un animal à la boucherie. 
— Di, extractif, et goad, sang. Voy. les 
remarques faites à divoad. 


DIVOAZ, adj. Non habitué à. — Di, 
négatif, et boaz, adj. habitué à. 


DIVOAZA, v. a. Déshabituer, dérac- 
coutumer. — Di, privatif, et boaxa, 
accoutumer. 


DIVOC’H, s. pl. T. pluriel duel de 
boc'h. joue. Voy. D!, particule servant 
à former le pluriel duel. 


DIVOD, 8. m. Y. Epoque où le blé 
monte en épi. Yor. DIVODEIN. 


DIV 
DIVODEIN (divod-e-in), v. n. Y. 
Monter en épi, parlant du blé; p. di- 


vodet. Voy. DIVOD. lL se conge avec 
l'auxiliaire gober. Y. 


DIVDED, adj. C. Qui ne peut être ras- 
sasié, parlant des animaux. — Di, 
privatif ou négatif, et boed, nourriture. 


DIVOEDA, v. a. Retirer la moelle 
d'une tige, creuser du bois, canneler; 
p. et. — Di, extractif, et boedenn, 
moelle. 


DIVOELLEIN (dsroelle-in), v. a. Y. 
Eventrer, tirer les boyaux. — Di, ex- 
tractif, et bouelleu, V., les boyaux. 


DIVDET, 8. m. Y. Hémorragie. — Di, 
privatif, et goet, Y. sang. VOy. KOLL-GOET. 


DIVOGEDEIN (divog-ede-in), v. n. Y. 


Le même que divogedi. 


DIVOGEDI (divag-edi, v. n Ce verbe, 
non composé, quoiqu'il en paraisse, 
a une signification qui diffère essen- 
tiellement de mogedi, dont il semble 
dériver. Il signife n'avoir pas cessé 
de fumer à l'extérieur, v’avoir pas 
cessé de jeter de la fumée, parlant 
d'ane cheminée. Le Père Grégoire fait 
parfaitement sentir la différence qu'il 
vaentre mogedi et divogedi,en disant : 
divogedi a ra c'has ar siminal, Ja 
cheminée fume encore, elle n'a pas 
cessé de jeter de la fumée, d'où l'on 
conclot que dans la maison le repas 
n’est pas encore terminé. — Ce verbe 
s'emploie aussi, mais à tort, je crois, 
dans le sens de ramoner. 


DIVONDEIN (divoñ-de-in), v. a. Y. 
Déboudonner ; p. ditondet. — Di, pri- 
vatif, et bondein, bondonner. 


DIVORA, v. n. C. Débarquer; p. et. 
— Di, privatif; mor, mer. 


DIVORAILL, adj. (Les L mouillées.) 
Non fermé au verrou. — Di, privatif, 
pl moraill, verrou. 


DIVORAILLA, v. a. (Les L mouillées). 
Oter le verrou; p. et. — Di, privatif, 
et morailla, feriner au verrou. 


DIVORC'HED, adj. C. Sans sonci. — 
Di, privatif, et marc'hed. C. inquiétude. 


DIV 157 


DIVORC'HET, a. pl. L. Y. Pluricl duel 
de morc'het, morc'hed. cuisse. 


DIVORED, adj. Non assoupi. — Di, 
privatif, et mored, morenn, sommeil 
léger. 


DIVOREDI, DIVORENNI, v. n. Sortir 
de l'état d’assoupissement. — Di, pri- 
vatif, et mored, morenni, sommeiller. 


DIVORENNI, v. n. Voy. DIVOREDI. 


DIVORFIL, adj. et adv. G. Kousket 
divorfil, dormir tout d’un somme, 
dormir comme une barrique, ainsi 
qu'on dit. Kousket divorfil, signifie à 
la lettre, dormir d'un sommeil non 
léger. On l'emploie aussi au sens de 
brave, courageux, bravement, coura- 
geusement. — Di, négatif, et morfil, 
C. sommeil léger. Voy. le suivant. 


DIVORFILA, v. n. C. Ce mot, composé 
de di, négatif, et de morfila, sommeil- 
ler, signifie à la lettre, dormir d'un 
sommeil non léger, dormir tout d'un 
somme ou profoudément On dit de 
mréférence, Kousket divorfil. Voy. ce 
deruier. 


OIVORZA, v. a. Dése:gourdir, ôter 
l'eugourdissement causé par unc fausse 
position ; p. divorzet, — Di, privatif, 
et morza, engourdir par fausse posi- 
tion. 


DIVOR2EDA, v. a. Détacher une cuisse 
à une volaille: p. et. — Di, privatif ou 
extractif, et morzed, cuisse. 


DIVOTAOUI, v. a. Déchausser, ôter la 
chaussure; p. divolaouet. — Di, néga- 
tif, et botaoui, mettre la chaussure. 
En em sivotaoui, se déchausser, ôter 
sa propre chaussure. 


DIVOUCHA, v. a. Débander les yeux 
à quelqu'un; p. et. — Di, privatif, et 
moucha, bander les yeux. 


DIVOURHEIN (divouche-in), v. a. Y. 
Moucher, parlant d'uie chandelle; p. 
divouchet.— Di, privatif. et mouchenn. 
lumignon. Divouchein er goleu, mou- 
cher la chandelle. 


DIVOULC'H, adj. Non entamé, parlant 
d’un pain, etc. Il se dit aussi, en style 


158 DIV 


familier, d’une fille vierge. — Dé, pri- 
vatif, et boulc'h. entamure. Rerc'h di- 
toulc'h, fille vierge. 


DIVOURJONNEIN (divourjonne-in), Y. 
a. Y. Ebourgeonner; p. divourjonnet. 
— Di, privatif, et bourjoun, Y. bour- 
geon. . 


DIVOUTADUI. Voy. DIVITASUI. 


DIVOUTOU, adj. Sans chaussure aux 
pieds. — Di, privatif, et boutou, plu- 
riel de botes, chaussure des pieds en 
général. 


DIVOUTOUNA, v. 8. Déboutonner; p. 
diroutounet, — Di, négatif, et boutouna, 
boutonner. mettre les boutons. 


DIVOUZAT, v. n. C. Ne bouder plus, 
cesser de bouder, p. divouget, — Di, 
négatif, et mousat, bouder. 


DIVOUZELLA, Y. 8. Oter les boyaurx; 
. el. — Di, extractif, et bouzellou. 
yaux. 


DIVRAGEZ (divrag-es), adj. Qui n'a 
pas de culotte. — Di, privatif, et bra- 
gezx, culotte. 


DIVRAGEZA (divrag-exa;, v. a. Décu- 
louer, ôter la culotte; p. et. — Di, pri- 
vatif, et bragexa (brag-eso), culotter, 
mettre la culotte. 


DIVRANKEIN (ditrañke-in), v. a. Y. 
Ebrancher; p. divranket. — Di, priva- 
et brank, branche. 


DIVRAD, adj. Qui n'est pas beau. — 
Di, uégatif, et brao, beau. 


DIVRASA (divra-sa), v. a. Dégrossir, 
équarrir, dégroesir une nièce de bois; 
p. et. — Di, privatif, et bras, gros. 


DIVRASEIN (dicra-se-in), v. a. Y. Le 
même que divrasa. 


OIVRAZ , adj. Ebauché, dégrossi. 
VOy. DIVRASA. 


DIVRAZAN, v. a. T. Voy. DIVRASA. 
DIVREAC'H, pour DIOU- VREAC'H, 


pluriel duel de breac'h. 8. f. Bras. Ce 
ploriel ne s'emploie qu’en pariant des 


DIV 


bras d'une personne. Dans les autres 
cas, on dit breac'hiou. Divrenc'h mad 
en dent, 11 a de bons bras. Breac'hiou 
ar c’hravaz, les bras de la civière. 


DIVREC'H, pluriel duel de brec’h, 
Y. T. C.; le même que divreac’h, du 
n. 


DIVRID, adj. Débridé, sans bride. — 
Di, privatif, et brid, bride. 


DIVAIDA, v. a. Débrider, ôter la 
bride; p. et. — Di, privatif, et brida, 
brider. 


DIVRD, adj. {anc.) Kxilé. — Ds, pri- 
vatif, bro, pays. 


DIVBOAD, adj. Den divroad. homme 
étranger au pays où il se trouve. 
Même formation que divro. 


DIVROADEZ, «. f. Femme étrangère 
au pays. Voy. DIVROAD, 


DIVROEIN (divro-e-in), v. a. Y. Dé- 
payser, renvoyer du pays; p. divroet. 
Voy. DIVR®. 


DIVAOENNA, v.a. Arracber les joncs; 
p. et. — Di, extractif, et broenn, jonc. 
Divroenna ur park, arracher les joncs 
d'on champ. 


DIVROET. adj. Dépaysé, qui cst hors 
de son pays. Voy. DIVRE. 


DIVADI (divro-i), v. a. Dépayser, 
reuvoyer de son pays. YOT. DIVR6. 


DIVRONN, pluriel duel de bronn, 
sein, mamelle. Il signifie les deux 
seins d’une femme. — Di, contracté 
pour diou, deux, pour les substantifs 
du genre féminin, et de bronn, 6. T 
Voy. Dit, pour former les pluriels duels 
des substantifs féminins. 


DIVRONSA, v. a. Ebourgeonner; p. et. 
— Di, extructif, et brons, bourgeon. 


DIVROZ, adj. Sans jupe, sans cotitlon. 
— Di, privaiif, et bros, jupe, cotillon. 


DIVRUDA, v. a. Faire cesser un bruit 
qui court; p. et. — Di, négatif, indi- 
quant une action contraire à bruda, 
publier, divulguer. 


DIV 


DIVRUGA, v.a Arracher les bruyères; 
p. et. — Di, extractif, et bruk, brug, 
bruyère. Dévruga eur park, arracher 
les bruyères d’un champ. 


DIVUDUAUN, adj. Sans gonds, sans 
tourillons. — Di, privatif, et mudurun, 
gond, tourition. 


DIVUDUAUNA, v. a. Ot:r les gonds, 
tirer de ses gonda: p. et. — Di, négatif, 
et muduruna, mettre sur Ses gonds. 


DIVUZ, a. m. Divertissement, jeu, 
amusement ; pl. divusvu, divusiou 
(divu-siou). 


DIVUZ, v. a. Amugsor, récr'er; p. di- 
guzel, 


Hmi, v. a. Non usité. Voyes le 
précédent. 


DIWAD. Voy. DIYOAD, p'us régulier. 
DIWADA, DIVOADA. Yn. c: dernier. 


DIWALO'H (di-oualc'h\, a. m. Bouli- 
mie; on dit plutôt naoun bras. — Di, 
négatif, ct gwalc'h. satiété. 


DIWALC'H (di-oualc'h}), ad, Qui ne 
peut se rassasier. — Mèm: composi- 
tion que le précédent. — Divalc’h eo 
ho c'halan, ils sont insa:iables (au 
figuré). A ia lettre, insatiable est leur 
cœur. 


DIWALL (diouall), v. a. Préserver, 
Jéfendre, protéger, preudre garde; 
p. ditoallet (diouallet). — Diwallit out- 
han, prenez garde à lui. — Diwallit 
ac'hanoun dac'h pec'hed, préservez- 
moi de péché. 


DIWALL ! DIWALLIT! Iuterjection. 
Place! Garet Ce sont les jeuxièmes 
personnes du singulier et du pluriel 
de l'impératif du verbe divall. Voy. le 
précédent. 


DIWAN, 8. m. (anc.) Voy. DIWANOU, 
BIBUANOU. 


DIWANA (dioana), v. n.Germer, par- 
lant des plantes ea terre. 


DIWANOU'diouanou),s.pl.im. Pierres 
en tas d’une maison démolie et qui 


DIW 159 


doivent servir à en édifierunenourvelle. 
Où l’entend aussi des pierres laissées 
ea saillie pour aider à la jonction d'un 
autre édifice. 


DIWAR (divar), prép. De dessus, à, 
de. Ce mot 8e nrononce divar, ea Léon, 
et diouar, en Tréguier. Après la pré- 
position diwar, les lettres fortes se 
Ca! 


nt en faibles : Diwar sour, au 
lieu 


e divar dour, de dessus l’eau. 


DIWAR-RENN (divar), prép. Au sujet 
de, à cause de. — Divar, de dessus, 
et penn, tête. — Diwar-benn a in dra- 
ze, au sujet de cette chose. Cette pré- 
position est du nombre de celles que 
l'on peut appeler composées; elle de- 
mande une construction particulière 
quand elle se trouve, daus la phrase 
bretonne, en compagnie des pronoms 
possessifs. C'est ainsi que l'on dit, en 

rlant d'un homme, ditoar he benn, 

son sujet. Voyez le mot PRÉPOSITION à 
mou Dictionnaire français-brelon, 1869. 


DIWAR-FAE (divar), adj. Dédaigneu- 
sement, par mautère d'acquit, négli- 
gemmen, — Diwar, de dessus, à, et 
fae, dédain. 


DIWAR-VREMA (divar), adj. Et aussi 
divwar-vreman, désormais, dorénavant. 
— Diwar, de, et brema, breman, 
maintenant. 


DIWASKA (dioaska, diouaska), v. à. 
Détorure, parlant du luge lavé. — 
Di, particule qui donne un sens 0)- 
posé au verbe auquel elle est jaiute, 
et gwaska, tordre. 


DIWE. Voy. DISGWE. 
DIWEA. Vuy. DISGWEA. 


DIW£AN (diveru), adj. Démäté, sans 
mâts. — Di, privatif, et gwern (09 ern), 
mât de navire. 


DIWERNA (diverna), v. a. Démâtcr, 
ôter les mâts; p. diwernet. — Di, pri- 
vatif, et gwernia (gu-ernia), mäter, 
mettre des mâts. 


DIWERNEIN (divern=e-in), v. a. Y. Le 
mème que DIWERNA. 


100 DIZ 


DIWERNIA (divernia), v. a. Yor. DI- 
WEANA. 


DIWEZELLA (divezxella), v. a. Ce mot, 
composé de di, négatif, et de gwezell, 
adiectif qui se dit d’un enfant nou- 
veau-né qui ne peut s’aider en rien, 
paraît sigaifier à la lettre, faire co 
qu'il faut pour qu'un enfant ne regalo 
pas dans la situation de ne pouvoir 
s’aider en rien, ce qui équivaut à en 
prendre soin. 


DIWIR (divir). Yor. DISGWIR. 


DIWISK (divisk), a. m. Le pluriel 
diviskou est seul usité. 


DIWISK (divisk), adj. Déshabillé. Yor. 
DIWI5KA. 


DIWISKA (diviska), v. a. Déshabiller ; 
p. et. En em ziwiska, se déshabiller. 
— Di, particule qui donne un sens 
opposé au verbe auquel eile est jointe, 
et gwiska (gu-iska), habiller. Le verbe 
diviska s'entend aussi au sens de tirer 
un vêtement quel qu'il soit. Ainsi on 
dit : diwiskit ho tok, diwiskit ho lerou. 
Ôtez votre chapeau, Ôtez vos bas, etc. 


DIWISKOU (diviskou), 8. pl. m. Divis- 
kou tok, des coups de chapeau. Ne 
ket gant diwiskou tok e vesinn-me 
paeet, je ne me paye pas de coups de 
chapeau. — Ce mot est de la famille 
de ditciska. 9 


DIWIZIEGEZ, s. f. Orthographe vi- 
cicuse. Voy. DIOUIZIEGEZ. 


DIWIZIEK, adj. Orthographe vicieuse. 
Voy. DIOUIZIEK. 


O1Z, DIS. Voy. HIS, particule. 


DIZAC'H, s. m. Brèche à un mur, à 
une clôture, éboulement. 


OIZAC'HA, v. a. Retirer d'un sac ; 
p. et. — Di, privatif, et sac'ha, mettre 
dans un sac. 


DIZAC'HA, v. n. S'écrouler, s’ébou- 
ler, et aussi monter en épi, p. et. Ce 
verbe se conjugue avec l'auxiliaire 
ober. Disac’ha a ra ann ed, le blé 
monte ou se forme en épi. Voy. BIZAC'H. 


DIZ 
DIZAGA. Yor. DIZANR. 


DIZAGRA, DIZAGRI. Yor. DIZAKRA, O!- 
ZAKRI. 


DIZAGRER. VOY. DIZANRER. 


DIZAKR, adj. Profane, non sacré. — 
Di, privatif, et sakr, sacré. 


DIZAKRA, DIZAKRI, v. 4. Dégrader, 
parlant d’un prêtre, lui eulever le 
Caractère sacré ; p. eé. — Di, privatif, 
et sakra, sakri, sacrcr. 


OIZAKRER, 8. mn. Profanateur, pl. 
ten. VOy. DIZAKR. 


OIZAKRI, v. a. Yor. DIZAKRA. 


DIZALAOURI, v. a. Dédorer ; p. diza- 
laouret. — Diz, privatif, et alaouri, 
dorer. 


DIZALBADEIN (disalbade-in), v. a. Y. 
Ravager. détruire, faire des dégâts; 
p. disalbadet. 


DIZALC’H, a. m. Peu usité. Abandon, 
cession. désistement. — Di, privatif, 
et dalc'h, prise, ce que l'on tient ou 
possède. 


DIZALC'HI, v. a. Non usité. Voy. Hl 
ZERC'HEL. 


DIZALEUREIN (dizale-ure-n), Y. a. Y. 
Dédorer ; p. dizaleuret. — Diz, priva- 
tif, et aleurein, dorer. 


DIZALI, adj. Privé de conseils. — 
DG, privalif, et ali, conseil. 


DIZALIA, Y. a. l'issuader ; p. diza- 
heli. — Dis, négatif, et alia, conseiller. 


DIZALL, adj. Sans sel, non salé. — 
Di, négatif, et sall, sel. 


DIZALLA, v. a. Dessaler; p. et. — 
Di, négatif, et salla, saler. 

DIZALLA, v. a. Désaveugler, tirer 
de l'erreur; p.et. — Di, privatif, et 
dalla,aveugler, au propre et au figuré. 


DIZALLEIN (disall-e-in), v. a. Y. Le 
même que le précédent. Voy. DIDAL- 
EIR, 


DIZ 


DIZAMANT, adj. Je ne connais ce 
mot que dans cette phrase : he-mañ a 
30 dizamant eux he gorf, il est sans 
souci de son corps, il n’épargne pas 
sa peine. — Di, négatif, et damant, 
soin, compassion. Yor. le mot TRA- 
Hain à mon Nouveau Dictionnaire 


DIZAMMA, v. a. Oter la charge, dé- 
charger; p. et. — Di, privatif, et 
samma, charger une bêle de somme. 


DIZAMMEIN (dizamm-e-in), v. a. Y. 
Décharger. Oter la charge; n. dizam- 
met. — Di, privatif, et sammein, Y. 
charger une biie de somme. En Van- 
nes, on dit de préférence, disammein 
(di-sammein). Nous avons déjà dit 
ailleurs à plusieurs reprises que l’on 
n’observe pas en Vannes aussi stricte- 
ment qu'en Léon les adoucissements 
des lettres fortes muables après cer- 
taines prépositions ou particules. 


DIZANAF, adj. Yor. DIANAF. 


DIZANAOUDEGEZ (dis-anaoudeg-es), 
s. L Ingratitude. — Dis, négatif, et 
anaoudegez, reconnaissance. 


DIZANADUDEK, adj. Ingrat. — Diz, 
négatif, et anaoudek, reconnaissant. 


DIZANAOUT, v. a. Méconnattre; n. 
dianarezet. — Dix, négatif, et anaout, 
connaître. On ail aussi dianaout; p. 
dianatezet. 


DIZANK, adj. (anc.) Libre, qui n'est 
pas retenu. 


DIZANT, adj. Sans dents. — Di, pri- 
vatif, et dant, dent de la mâchoire. 


DIZANTA, v. a. Edenter; p. ec. Voy. 


DIZANT. 


DIZANTET, adj. Edenté, à qui on a 
arraché les dents. Voy. DIZANT. 


DIZANVEZ. adj. Sans biens, sans for- 
tune. — Di, privatif ou négatif, et 
danves, biens, fortune. 


DIZAOTR, adj. Propre, net, sans 
souillure ; ne s'emploie qu'au figuré. 
— Di, négatif, et saotr, souillure. 


DIZ 161 


DIZAOTRA, v. a. Nettoyer ce qui est 
souillé; p. et. 11 ne s'emploie qu'au 
figuré. 


DIZAOUN, adj. Sans peur. — Dis, 
négatif, et aoun, peur. 


DIZAOUR, adj. Fade, sans saveur.— 
Di, privatif ou négatif, et saour, sa- 
veur. 


DIZAOUZAN, adj. G. Hardi, qui ne 
s'émeut de rien. — Di, négatif, et 
saousan, C. Etonnement, surprise. 


DIZADUZANI, v. n. C. Revenir de sa 
frayeur; p. disaouranet. — Di, néga- 
tif, et saouzani, C. étonner par peur. 
Disaousani se dit aussi du blé qui 
pousse après avoir langui. On com- 
prend l'allusion. 


DIZARA. Voy. DIZARAT. 


. DIZARAT, Y. n. Donner un troisième 
labour à la terre. J'ignore la compo- 
sition de ce mot, dans lequel je ne 
vois que arat, labourer à la charrue. 


DIZAREMPREDET, adj. Non fréquenté, 
abandonné, désert, parlant d’un lieu. 
— Di, négatif, et darempredi, fréquen- 
ter. 


DIZASUNA (diza-suna), v. n. C. Perdre 
son suc; p. et. — Di, privatif, et sasun, 
(sa-sun), C. jus, suc. 


DIZAVEL, adj. Sans vent. — Dix, né- 
gatif, et avel, vent. 


DIZAVI. Non usité. Voy. DIZEVEL. 
DIZEC'H, adj. Desséché. 
DIZEC'HA, v. a. Dessécher; p. et. 


OIZED, adj. Sans blé. — Dis, priva- 
tif, et ed, blé. Ce mot qui, en Vannes, 
s'écrit dizet (dir, et et, bigi, et se 
prononce comme en français disette, 
a fourni au francais le substantif 
disette, selon toutes les apparences. 


DIZELIA, v. n. Perdre ses feuilles, 
s'effeuiller. Ge verbe se conjugue avec 
l’auxiliaire ober. Diselia a ra ar gwex, 
les arbres s’effeuillent. — Di, et de- 
lienn, feuille. 


21 


162 PZ 


DIZEMEZ, adj. Non marié. Den dixe- 
mez, célibataire. — Di, négatif, et 
demesi, dimesi, se marier. 


DIZEMPERI, v. n. (anc.) Défaillir. 


DIZEMPLA, v. n. Revenir d'une dé- 
faillance; p. er. — Di, privatif, et sem- 
pla, tomber en défaillance. 


DIZENEZ, 8. f. Disaine de chapelet. 


DIZLNKLEMNA, v. a. Dessangier, ôter 
la_sungle; p. et. — Di, privatif, et 
senklenna, sanglier. 


DIZENDR, s. m. Déshonnear, oppro- 
bre. — Dir, négatif, et enor, honneur. 
He-man a so dien he dud, celui-ci 
est l'opprobre de sa famille. 


DIZENORI, v. a. Déshonorer ; p. die 
xenoret, — Dix, nôgatif, et enori, ho- 
norer. 


DIZENGUI, v. a. 61 n. Désennuyer, 
se désennuyer; p. disenouet. — Dis, 
négatif ; enouï, s'ennuyer, ennuyer. 


DIZENT, adj. Désobélssant. - Di, 
négatif; señtus, obéissant. 


DIZENTI, v. a. Désobéir; p. disentet, 
— Di, négatif, et senti, obéir. — Di- 
xentet en deus out-han, il lui a désobéi. 


DIZENTIOIGEZ (dixeñuidig-es), 8. f. 
Désobéissance. — Di, négatif, et senti- 
digez, obéissanee. 


DIZEONA, v. n. Se fendre par suite 
de choc; p. ef. 


DIZEONI, v. a. Oter l'écume. — Di, 
privatif, et eon, écume. 


DIZERC'HEL, v. a. Délaisser, céder ; 
p. dalc'het. — Di, négatif, et derc'hel, 
conserver. À l'iustar de derc'hel, le 
verbe diserc'hel se conjugue sur l’an- 
clen inflaitif disalc'hs. 


DIZÉRE, adj. Vog. DIÈRE, 


DIZERIA, v. n. Dépérir par suite de 
maladie ou de mauvais traitements, se 
ternir, tomber en désuétade, en déca- 
dence, parlant des personnes et du blé 
qui né lève pas, ou des plantes qui 
languissent, 


DIZ 


DIZET, adj. V. Sans blé. — Dis, pri- 
vatif, et êt, Y. blé. Yor. DIZED. - 


BIZEUN, adi. Y. Défoncé, sans fond, 
parlant d’un baquet, d’une barrique, 
etc. — Di, privatif, et deun. Y. fond. 


DIZEUR, s. m. Malheur, infortune. 
— Dis, négatif, et eur, bonheur. 


DIZEVEL, v. a. Déchausser, parlant 
dan plant que l’on enlève de terre; 
p. disavet. Ainsi que l'indique le par- 
ticipe disavet, ce verbe se conjugue 
su? l’ancien Infinitif disavi. 


DIZEVOR, adj. Sans mémoire, qui n'a 
pes de mémoire. — Dis, privatif, et 
evor, mémoire. 


DIZHER, adj. Qui n'a pas d'enfants, 
qui n'a pas d'héritiers. — Dis, privatif 
09 négatif, her, héritier. 


DIZIALC'HA, v. a. Débourser; p. es. 
— Dis, extraolif, et alc'h. bourse, 


DILIAOU. Voy. DIZRU. 


DIZIBA, adj. Sans selle. — Di, pri- 
vatif, et dibr, selle de cheval. 


DIZIBRA, v. a. Desseller, enlever la 
selle; p.et. — Di, privatif, et dibra, 
seller. 


DIZIENNA, v. a. Ecrémer; p. et. — 
Di, extractif, et dienn, crème. Par re- 
lâchement, on dit dienna, mais à tort. 
YOT. DIENNA. 


DIZIFERNI, v. a. Se désenrhumer; 
p. disifernet. — Di, privalif, et stferni, 
s’eurhumer. 


DIZIMEZI, v. a. Séparer juridique- 
ment des époux; p: dimeet. — Di, 
privatif, et dimesi, marier. 


DIZINOU!. Yor. DIZENOUI. 


DIZIDU, DIZIAOU, a. m. Jeudi. — Dis, 
contracté pour deiz, jour, et 1iaou, 
jeudi, ou tou, Jupiter, planète. Voy. 
TAD-IOU. 


DIZISKEIN, v. a. Y. Désapprendre, 
oublier ce que l'on a appris. — D, 
privatif, et diskein, Y. apprendre. 


DIZ 


DIZISKI, v. a. Désapprendre, oublier 
ce qu'on a appris; p. disesket. — Di, 
privalif, et diski, deskt, apprendre. 


DIZION, 8. m. T. Déjeûné. — Dis, 
négatif, et iun, jeûne. 


DIZION, v. n. T. Déleù ner: disiunet. 
— Dis, négatif, et mn. v. n. T. jebner. 


DIZIVELENNA, v. a. Dessangler, ôter 
la sangle; p. et. — Di, privatif, et si- 
velenaa, sangier la charge d'mn cheval. 


DIZIZILIA, v. a. Arracher les mem- 
bres, démembrer: n. disisiliet. — Dis, 
extractif ou privatif, et ixili, tes mem- 
bres du corps humain. 


DIZLE, adj. C. Sans dettes, qui n’a 
pas de dettes. — Di, négatif, et dk, 
dettes. Voy. DLE. 


DIZOAN, adj. Qui n'a pas de chagrins, 
d'ennuts. — Di, négatif, et doen, cha- 
grin, souci. 


DIZCAN, s. f. Ce mot se rencontre 
parfois dans d'anciens écrits, dans le 
sens de consolation. Même composi- 
tion que le précéient. 


DIZOANIA, v. a. Consoler, n. diso- : 


aniet. — Di, négatif, et doania, cha- 


griner. 


DtZOANIUZ, adj. Consolant. Il dérive 
de disoania. 


DIZDARE, adj. Lad. difforme, vilain, 
en parlant des choses; grossier, par- 
lant des personnes. — Di, négatif, et 
doare, forme, manières. 


DIZCAREIN (disoare-in), v. a. V. Dé- 
terrer, retirer de terre ce qui est en- 
foui : p. disoaret. — Di, extraclif, et 
doarein, enterrer, enfouir. 


DIZOBER, v. sa. Défaire ce qui est 
fait ; p. disc'hreat, disc'hreat; disroet, 
en Yannes. 


DIZOLC'HEIN, v. a. Y. Essanger le 
linge sale; p. disolc'het. Il dérive de 
golc'hein, Y. laver. 


DIZOLE! (dizole-5), v. a. Déceler, dé- 
couvrir, révéler, trahir; p. disoloet, 


DIZ 163 


— Di, négatif, et golei, couvrir. dissi- 
muler. 1! se conjugne sur l'ancien in- 
finitif disoloi (dizolo-i). Yor. 60LEI. 


DIZOLEIN (dixo-le-in), v. a. Y. Le 
même que DIZOLE. 


DIZOLO, adj. et adv. Clair, mani- 
feste, sans nuage, découvert, débraillé. 
11 s'emploie aussi comme adverbe, au 
sens de ouvertemert. franchement. 
Voy. DIZOLEL — Loms disolo à réas. il 
parla franchement. 


DIZOLO-KAER, adj. et adverbe. C'est 
le même que D!Z0L18, auquel, toutefois, 
Kaer donne un peu plus de force. À la 
lettre, découvert beaucoup. | 


DIZDLDI. Non nsité. Voy. DIZ8LEI. 


DIZON, DIZONV, adj. Non apprivoisé, 
sauvage. — Di, négatif, et don, doiig. 
apprivoisé. 


DIZONCH. Voy. DIZON. 


DIZONIK, adj. et adv. Sans bruit, 
sans faire de bruit. — Di, privatif ou 
négatif, et sontk, diminutif de son, 
soun, 8. m. Bruit, son. 


DIZONJ, DIZONCH, 8. m. Inadver- 
tance, oubli. Dre zizonÿ, par mégarde, 
imprudemment, involontairement, par 
oubli, sans y penser. — Di, négatif, et 
sonj, sonch, pensée, souvenir. 


DIZONJ, DIZONCH, adj. Qui a des 
distractions. Dizonj enn he bedennou, 
qui est distrait peudant ses prières. 


DIZONJAL, v. a. et n. Oublier, avoir 
des distractions : p. dizonjet. — Di, 
péga!if, et sonjal, penser. 

e 

DIZORSA, v. a. C. Désensorceler; p. 
n — Di, privatif, et sorsa, ensorce- 

er. 


DIZOU. Yor. oIseu, pluriel de dis, dé 
à jouer. C'hoar ‘nn disou, jeu de dés, 
jouer à ce jeu, pour c'hoart ann disou. 


DIZDUARA, v. a. Déterrer ; p. et. — 
Di, extractif, et douaru, mettre en 
terre, enterrer. 


164 DIZ 


DIZOUARNA, v. 8. Couper les mains ; 
p. et. — Di, privalif, et daouarn, plu- 
riel duel de dourn, main. 


DIZOUCHA, v. n. Sortir du lieu où 
l'on s'était tapi ou blotti. dans le but 
de se cacher, soit en jouant, soit au- 
(rement: p.et. — Di, négatif, et sou- 
cha, se blottir. 


DIZOUE , adj. li se dit d'une per- 
sonne qui ne reconnait pas de Dieu. — 
Di, négatif, et Doue, Dieu. 


DIZOUGEN (disoug-en), v. a. Ap- 
porter, porter; p. douget, C'est le 
même que dougen. 


: DIZOUY, udj. Y. Non respectueux. — 
Di, négatif, et douja, craindre avec 
respect. 


DIZOUN, Y. a. Sevrer, p. dixounet. 
On dit de préférence, trouc'ha bronn da 
eur bugel, sevrer un enfant. 


DIZOUNA. Non usité. Voy. DIZeun. 


DIZOUR, ad]. Sans eau. Yor, TOULL 
DIZOUR. — Di, privatif ou extractif, et 
dour, eau. 


DIZOURA, v. a. Dessécher un sol, le 
drainer : p. et. — Di, extractif, et 
dour, eau. 


DIZOURI, ad). Y. Non cousu, décousu. 
— Di, négatif, el gouri, Y. couture. 


OIZOURIAT, v. a. Y. Découdre; n. 
dixouriet, — Di, négatif, et gouriat, Y. 
coudre. | 


DIZOURIEIN, Y. Le même que dizou- 
riat. — Di, négatif, et gouriein, Y. 
coudre. 


DIZOURN, adj. Sans mains en venant 
au monde. — Di, négatif ou privatif, 
et dourn, main. 


DIZOUBNA, v. a. Couper les mains; 
p. et. Voy. DIZOURN, pour la composi- 
tion. 


DIZREIN (dizre-in), adj. Sans épines, 
débarrassé des arêtes. — Di, privatif, 
et drein, pl. de drean, épine, arète. 


DLE 


DIZREINA (disreina), v. a. Oler Îles 
arêtes d'un poisson, enlever les épines. 
Même composition que le précédent. 


DIZREINEIN (disre-in-e-in), Y, a. Y. 
Le même que disreina. 


DIZREZ, adj. Débarrassé des ronces. 
— Di, privatif, et dres, pluriel de 
drezenn, ronce. 


DIZREZA, v. a. et n. Arracher les 
ronces; l et. — Di, extractif, et drez, 
pluriel de drexenn, ronce. 


DIZRUEIN (dixru-e-in), v. a. Y. Dé- 
raisser, parlant de la soupe, lui en- 
ever le bouillon trop gras ; p. disruet. 

— Di, extractif, et dru, V., gras. 


DIZAUZA; le même sens que di- 
sruein. — Di, extraclif, et drus, gras. 


DIZUA, v. a. Dénoircir, ôter le noir; 
p. disuet. — Di, négatif, et dua, noir- 
cir. Ce mot serait peu ou pas compris. 


DIZUNVAN, adj. Se dit de personnes 
qui ne vivent pas en bonne intelli- 
gence. — Di, négatif, et unran, d'ac- 
cord, uni. Disunvan int, ils ne sont 
pas d'accord. 


DIZUNVANIEZ, s. f. Désunion, mau- 
vaise intelligence. — Di, négatif, et 
unvaniez, union. VOY. UNVAN, DIZUNVAN. 
Disunvaniez z0 etre-3-ho, ils ne vivent 
pas en bonne intelligence. 


BLE, s. m. Dette; pl. dleou. Ce subs- 
tantif breton ne s'emploie en ce sens 
qu'au singulier : va dle, ma dette, 
mes dettes. Le pluriel dieou est par- 
fois employé avec la signification de 
devoirs, obligations. Voy. DLEOUT. 


DLEIZENN, KLEIZENN ‘{dle-ixenn), s.f. 
Pène d’une serrure. 


DLEOUR, 8. m. Débiteur; pl. ien. 
Voy. DLEOUT. 


OLEDUT, v. a. ct n. Devoir ou être 
redevable, Ctre obligé à payer quelque 
chose, mériter, encourir, être tenu à 
faire une chose, conformément à la 
lol, à la bienséance, etc.; p. dieet. 
Pep-hini a xo dleet d’eshan labourat, 


DOA 


chacun doit travailler. Ne d-eo ket 
dleet d'in kaout digoll, je ne mérite 
pes de récompense. Ar pez a 30 dleet 
d'eshan eo ann fern, il a mérité 
l'eufer. 


DLUC’HENN, s. L. Y. Le mème que 
dlusenn, plus régulier. 


DLUZ, OLUZED; pluriel irrégulier de 
dluzenn, truite, poisson. 


DLUZA, Y. n. Se tacheter, se mou- 
cheter; p diuset. 


DLUZENN, 5. f. Truite, poisson ainsi 
appelé parce qu'il est tacheté, mou- 
cheté; pl. dius, dlused, masc. Voy. 
OLUZA. 


DOAN, 8. f. Affliction, tristesse, dé- 
Plaisir. 


DOANIA, v. a. Chagriner; p. doaniet. 


DOANIUZ, adj. Inquiétant, affligeant, 
pénible. Yor. DOAN. 


BOAR, 6. m. Y. T. C. Terre, 80l; 
pl. doareu. V., doarou, T. C. 


DOARANN, 9. m. VOY. DOARENN. 


DOARE, a. f. Apparence, air, condi- 
tiou, mamère de vivre, position, forme, 
manières, facons, conduite, sorte, 
mine, nouvelles du jour ou de quel- 
qu'uu. E doare, convenablement. Ert 
duare. en apparence, sans doute. Doa- 
reou kuz, rubriques, intrigues. Eunn 
den a z3oare, un homme de bonnes 
facons. Den ne d-eo evit gouzout doare 
d'eshan, on n'a pas de ses nouvelles. 


DOARENN, DOARANN, s. m. Y. Petit- 
lls, degré de parenté; pl. et. Ce mot 
est un de ceux qui attestent que le 
dialecte de Vannes est resté plus pur 
que les autres dialectes. Partout ail- 
leurs en Bretagre, on a fabriqué des 
expressions imitées du français pour 
les divers degrés de parenté. Dans le 
cas qui nous occupe, on dit map-bihan, 
à la lcttre, petit-fils. Voy. BREUR-KAER, 
TAD-LAER et autres. 


DOARENNES, DOARENNEZ, 8. L Y. 
Petite-Aile, degré de parenté; pl. et. 
Voy. le précédent. 


DOL 165 


DOARE-SKRIVA, 8. L. Style, ortho- 
graphe. A la lettre, manière d'écrire. 


O9C'HA. Voy. HOC'HA. 
OOC'HEREZ. Voy. HOC'HEREZ. 


DOC’H, prép., Y. Selon, d’après. Yor. 
DIOC'H, DIOUC'H. 


DOC’H-TU, DOC'HTU, adv. Y. Immé-: 
diatement. 


DOEIN (doe-in), v. a. et n. V. Pondre. 
DOET, DOUET, a. m. (anc.) Doute. 


DOETAFF, v. H. (anc.) Douter. Voy. le 
précédent. 


00F, DEAN, s. m. Voy. ce dernier. 
DOGAN, 8. m. Cocu. 


DOGANA, v. a. Faire cocu, cocuñcr ; 
p. et. 


DON (d6-1), v. a. ct n. C. Voy. Dozvi, 
pondre, 


DOK{anc.). À dok kamm, à pas comp- 
tés, lentement. Aujourd'hui, en par- 
lant de quelqu'un qu: marche uinsi, 
on dit Kerret a ra a zoug he gamm. 
Voy. aise à mon Nouveau Dictionnaire 
1869. 


DOL, a. m. (anc.). Lieu fertile et bas. 


DDLMEN, 9. rm. Ce mot contracté, 
perait-il, pour ‘aol ou tôl, table, et 
mean ou men, pierre, à la lettre, table 
de pierre. a le sens d’autel druidique. 
Ce sont d'énormes pierres plates, po- 
sées horizontalement sur deux autres 
formant les pieds ou supports. Les 
dolm.ens paraissent avoir servi d'au- 
tels aux Druides. Ils y faisaient des 
sacrifices humair:s ou autres, ainsi que 
semblent l'attester les petites haches 
et les coins trouvés sous ces monu- 
ments, ainsi que les rigoles tracées 
sur les pierres horizoutales pour l’é- 
coulemeut du sang. C'est aussi sur ces 
monuments qu’ils haranguaient la mul- 
titude. Plus tard, ces monumeuts ont 
recu, en quelques lieux, le nom de 
Ti ar gurriked, maison des fes. Voy. 
KORRIK. 


100 DON 
DDN, adj. T. G. Profond. Voy. 089. 
DON, DONV, adj. Apprivoisé. 


DONA, OONVA, v. a. Apprivoiser ; n. 
et. 


BONAAT, DONVAAT, Y. n. S'appri- 
voiser, et par extension, se familla- 
riser. 


DONO, v. n. Yor. DefT. 


DONOER, 8. m. Profondeur. Evitez 
ce mot. 


DONEDIGEZ (donedig=es), 8. f. Venue. 
— Dont, venir, 


DONET, v.n. V. T. C. Venir; p. 
deuet, deut. 


DONJER, s. m. Dégoût, répugnance, 
nausée. — Kaout douer oc'h eur boed, 
avoir répugnance pour un mets. 


DONNA, v. a. G. T. Y. Apprivoiser ; 
p. et. 


DONNET, adj. Y. T. C. Apprivoisé. 


DONT, v. n. Venir; p. deuet, deut. 
U est irrégulier ; voy. la grammaire. 
Il se conjugue comme si l’inflaitif 
était deut. Mont-dont, aller et venir. 
Evit dont a-benn anes hatt, pour 8e 
débarrasser de lui. Dond da vad, ve- 
nir à bien, réussir. D'ezhañ e teu pep 
tra da vad, pep tra a xeu gant-han da 
vad, tout lai réussit. Dont da veza, 
devenir; à la lettre, venir à être. 
Dont da veza pinvidik, devenir riche. 
Deuet omp da resa paour, nous som- 
mes devenus pauvres. Dont ebarz, 
entrer ; à la lettre, venir dedans. Pa 
seuio ebarz, quand il entrera. Dont 
enn dro, revenir au lieu d’où l’on était 
parti; à la lettre, venir de retour. 
Deut eo enn dro, il est revenu. Voy. 
le mot venir à mon Dictionnaire 1869. 


DONV, adj. Apprivoisé. 
DONVA, v. a. Apprivoiser. 
DONVAAT, v. n. S'apprivoiser, et 


par extension, se familiariser ; p. 
donteet, donreat. 


DOR 


DOR, s. L Porte de maison, de cham - 
bre. En allemand, thor ; en anglais, 
door. En coustruction avec l’article, 
ce substantif subit des modifications 

e l'usage a consacrées. Ainsi on 

it : dor ar porched, la porte du 
porche ou la grande porte de l'église, 
tandis que l'on dit : eunn or vihan, 
une petite porte; ann or a 30 serret, 
la porte est fermée. Au pluriel, on 
dit doriou ar presbital, les portes 
du presbytère ; ann oriou a $0 
serret, et mieux, ann dorojou a 30 
serret, les portes sont fermées. — 
Quelques-uns pensent que or est le 
radical et non dor. Pour moi, je pré- 
fère ce dernier par la raison qu'on ne 
pourrait expliquer les locatiocs du 
genre de celles-ci : a sor da ser, de 
porte en porte ; marc’h-dor, gond de 
porte; dorikell, fausse porte. En V.n- 
nes, où personne ne conteste le radi- 
cal dor, on dit enn or, la porte ; unn 
or, une porte ; enn ofeu, enn doreu, 
enn doradeu, les portes. — Le Catho- 
licon donne doar pour radical, il en 
est de même de Le Pelletier et du P. 
Grégoire. La lettre o est longue dans 
ce substantif, attendu qu'il est con- 
tracté pour dour qui se disait autre- 
fois. En Cornouaille, on dit encore 
dour, porte; ann our, la porte. 


DOR-ALC'HUE, s. m. Y. Serrure de 
campague. — Dor. porte, et alc'hue, 
V. clef. 


DOR-BORZ, 8. f. Porte cochère ; à la 
lettre, porte de cour. Ann or bors. la 
porte cocbère. 


DORC’HELL, s. L. V. Loupe ou glande 
et aussi serrure de campagne. 


DDR-DAL, s. f. Porte principale d’une 
église, la grande porte. — Dor, pore, 
et tal, fronton, frontispice. Ann or- 
dal, le portail de l'église. 


DOR-FOURN, s. f. Plaque ou pierre 
qui ferme l'entrée du four. — Dor. 
porte, et fourn, four. Ann or fourn, 
l'entrée du four, pierre qui bouche 
ja gueule. 


DORIKELL, DORNIKELL, S. L. Guichet, 
tambour ou fausse porte, tour du 
parloir d’un couvent, pl. ou. — Dor, 
porte. 


DOU 


PRL, Y. 8. T. Pétrir, parlant de la 
pâte ; caresser avec la main, comme 
on fait aux animaux. Voy. DORLOTA. 


DORLOTA, v. a. Caresser un animal 
avec la main, et par extension, mi- 
goarder quelqu'un, le traiter à petits 
soins ; p. et. 


DORLOTEIN (dorlote-in), v. a. Y. Le 
même que dorlota. 


DORN,s.m. V.T.C. Main; pl. daougrn, 
mot contracté pour daau dorn. En 
Vannes, le pluriel est deaurn, mot 
contracté pour deu, Y. deux, et dorn, 
dourn, maio. 


DORNEIN domre-in) v. a. V. Battre, 
frapper quelqu'un, battre, parlant du 
blé. — Dorn, main. k 


DORAJOU, pluriel irrégulier de dor. 


GOROSENN (doro-senn), 8. L (anc.) 
Colline. 


DORZELL, TORLELL, s. L. Serrure de 
campagne; pl. ou. 


DOSENN (do-senn). Voy. DOROSENN. 


DOTU. C'hoant dotu, jeu de la crosse, 
jouer à La crosse. — Bas dotu, bâton 
ou crosse pour le jeu de ce nom. — 
Bas dotu! juron qui répoud au juron 
français : Sabre de bois! 


DOU, nom de nombre {anc.). Deux. 
VOy. DAOU. 


DOUAR, s. m. Terre, 80}; pl. ou. 

DDUARA, v. a. et n. Mettre en terre, 
eaterrer, débarquer, prendre terre; 
p. et. 


DOUARAN, v. a. T. Enterrer, prendre 
terre; p. douaret. 


DOUAREK, adj. Terreux. 


DOUAREN, s. m. Y. Petit-fils, degré 
de parenté. 


DOUARENES, s. f. Y. Petitce-flle, degré 
de parenté, 


DOU 167 


DOUAR- GE OT, 8. m. Jachère.— Douar, 
terre, geot, herbe. Voy. 6EOT. : 


DOUAR-IEN, s. m. Terre en friche. 
À la lettre, terre froide. 


DOUAR-KUIT, 8. m. Franc-flef du temps 
de la féodalité. — Douar, terre, et 
Eui, exempte de charges. 


DOUAR-LABOUR, s. m. Terre chaude, 
terre de bonne qualité pour la culture. 
— Douar, terre, et labour, travail. 


DOUARNENEZ, nom de lieu. — Douar- 
nenez, ville. À la lettre, terre de l'île, 
Douar ann enes. 


DOUAR-TEIL (te-il), 8. m. Terre 
chaude, humus, terreau. — Douar, 
terre, et (eu. fumier. 


DOUBHR. VOYy. TAUSIER. 


DOUBLENN, 5, f. Doublenn vara, pain 
rond. 


DOUBLENN, s. f. Terme de mépris à 
une fille ou femme, salope, fille de 
mauvaise vie. 


DOUE, s. m. Dieu, le créateur. Il se 
dit aussi des dieux des paon: pl. 
douéed. 


DOUEEZ, s. f. Déesse; pl. ed. 
DOUER, 3. m. (anc.) Kau. 

BOUET, ODET, 8. m. (anc.) Doute. 
DOUEZ, DOUES, s. m. Yor. DOUVEZ. 


OOUG, s. m. Étendue, longueur, 
port, portage. il ne s’emploie qu’en 
composition. Voy. A-ZOU6. 


DOUGEN (doug-en), v. a. Porter à la 
main ou sur le dos, p. douget (doug-et). 
— Dougen a spered, ravir, en extase, 
terme de dévotion. 


DOUGER-SAMM (doug-er), s.m. Porte- 
ais. — Douger, porteur, et samm, 
fardeau. 


DOUGEREZ (doug-eres), s. L et adj. 
Femme enceinte, et aussi femelle 
pleine. — Dougerez 9 oa, elle était 


168 DOU 


enceinte. — Kazek dougerez, jument 
poulinière. 


DOUGET (doug-et)}, adj. Enclin à, 
porté à. Ce mot s'emploie en bonne et 
en mauvaise part. VOy. TECHET. — 
Douget d'he benn, qui aîme à faire à 
sa tête. 


DOUILL-DOUILL, s. m. (les L mouil- 
lées). Glouglou. 


DOUJ, DOUJANS. Voy. ce dernier. 


DOUJA, v. a. Craindre avcc respect, 
respecter; p. doujet. En termes fami- 
liers: doug a ra, il ne fait plus de 
rodomontades. 


DOUJANS, 5. m. Crainte respectueuse, 
respect. — Doujans Doue, dévotion, 
piété. 


DOUJEIN (douj-e-in), v.a.V. Le même 
que douja. 


DOUJUZ, adj. Respectucurx. 


DOUN, adj. Profond, creux. 1! s'em- 
ploie aussi comme adverbe; profon- 
dément, su propre. — Mont doun, 
s'enfoncer. _ 


DQAUNA, v. a. Non usilé, si ce n’est 
en composition. Voy. DENA, téter, ct 
dizouna, disoun, sevrer. 

DOUNAAT, v. a. Creuser, appro- 
foandir, rendre plusprofond ; p. douneel, 
douneat. 

DOUNDER. s. m. Profondeur. 

DOUNIOU. Voy. KOUNDOUNIOU. 


DOUN-VOR, 3. m. La mer au large, 


la pleine mer. — Doun, profond, et 


mor, mer. 


DOUPSOLIA, v. a. CG. Resscmeler, 
parlant de souliers, etc. Ge mot parait 
composé de doup, dou (anc.) deux, et 
sol, semelle. 


DOUR, s. m. Eau; pl. doureier. Yor. 
DOUR- BRAZ. 


DOUR, 8. L (anc.) Porte. Il est encore 
usité en quelques localités de la Cor- 
nouaille: ann our, la porte. 


DOU 


DOURA, v. a. et n. Abreuver, faire 
boire de l’eau, arroser, faire des irri- 
gations, rouir. — Dour, eau. 


DOURAER, a. m. C. Pelite auge en 
bois où les moissonneurs mettent 
de l'eau et une pierre nour aiguiser 
les faulx et faucilles; on l'appelle 
sabot en français. 


DOUR-AVALOU, a. m. Cidre, boisson. 
— Dour, eau, et avalou, pluriel de 
aval, pomme. 


DOUR-BRAZ, 8. m. Déluge, inonda- 
tion. — Dour, eau; braz, grand. 


DOUR-C'HOUEZ, s. m. Sueur du Corps, 
du visage. À la lettre, eau de la sueur. 


DOUR-DERO, s. m. Nom donné au 
Gui, plante parasite. Ce mot est com- 
posé de dour, eau, et de dero, chène. 
Cette acception {eau de chêne), ne me 
paraît pas heureuse pour désigner le 
gui. Le P. Grégoire la donne cepen- 
pendant. Tout au plus dour-dero pour- 
rait-il signifier semence du gui. Celle- 
ci, en effet, est enveloppée dans une 
baie dont le suc visqueux, appelé 
glu, retient la semence sur la branche, 
et ne disparaît que quand la semence 
a germé et quand elle se trouve fixée 
sur la branche. — Le gui croît sur les 
chênes et les pommiers, sans avoir 
aucune attache au sol. Yor. HUEL-VARR, 
DRUZ, 8. D. 


DOUREK, DOURENNEK, adj. Aqueux. 
— Dour, eau. 


DOURENN, 8. f. Jus, suc. 
DOURENNEK, adj. Yor. DOUREK. 


DOURGENN (dourg-enn), 5. f. Anse de 
certains ustensiles; pl. ou. Le mot 
dourn, main, paraît entrer dans la 
composition de ce mot. 


DOUR-GI, 8. m. Prononcez comme 
en francais dour-gui, chien d’eau, lou- 
tre, poisson vorace; pl. dour-goun. — 
Daur, eau, et ki, chien. 


DOUR-GLAD, 5. m. Eau de pluie. — 
Dour, eau, et glao, pluie. 


DOURGON. Voy. DOURGOUN, 


DOU 


DOUR-GOULAR, a. m. Eau minérale. 
— Dour, eau, et goular, fade, iusipide. 


DOUR-GOUN ; pluriel irrégulier de 
dour-g1. 


DOURGDUN, 8. m. (anc.) Homme 
cruel et violent. — Je ne saurais ex- 
pliquer cette acception, si ce n'est 
en disant, homme cruel et féroce 
comme les loutres. Voy. DOUR-GOUN. 


DOUR-HANVOEZ, 8. m. Purin, eau qui 
s'écoule des fumiers. 


DOUR-HAV, s. m. Eau minérale (qui 
a le goût de pourri), et aussi eau 
de fumier. — Dour, eau, et hav, qui, 
en quelques lieux de Vannes et de 
Cornouai le, signifie pourri. Yor. HMW, 


DOUR-HIRIN, s. m. Piquette. — Dour, 
eau; htrinenn, prunelle, fruit sauvage. 


DOUR-HDUARN, s. m. Eau minérale 
ferrugineuse. — Dour, eau, et houarn, 
er. 


DOUR-IAR, s. f. Poule d'eau, foulique, 
oiseaux. — Dour, eau, et iar, poule. 


DOURIK, 8. m. Petit ruisseau, fon- 
taine non macçonnée sur les chemins. 
— Ce mot est le diminutif de dour, 
eau; c’est comme si l'on disait petite 
eau. 


DOUR-IRIN. Yor. DOUR-HIRIN. 


DOUR-KOLL. 5. m. Inondation. — 
Dour, eau; koll, préjudice, perte. 


DOUR-LEAZ, s. m. Petit lait. — Dour, 
eau; leas, lait. 


DOUR-LEC'H, s. m. G. Abreuvoir. — 
Dour, eau, et lec'h, endroit, lieu. 


DOURLOUNKA, DOURLONKA, Y. n. Se 
gargariser la bouche. — Dour, eau, et 
lounka, lonka, avaler. 


DOUR-LOUZOU , a. m. Tisane, méde- 
cine. — Dour, eau, et Louzou, plantes 
médicinales. 


DOUR-MEAL, «. m. Ean minérale. — 
Dour, eau, et meal, qui me paraît être 
Je mot francais métal. 


DOU 169 


DOUR-MELAR, s. m. Ban minérale, 
ferrugiaeuse. — Dour, eau, et melar, 
adj. ferrugineux. 


DOURN, 8. m. Main; pl. daouarn. Ce 
pluriel duel est contracté pour daou, 
deux, et dourn, main. Le substantif 
dourn s'entend aussi du poing, et au 
figuré il s'emploie au sens de aide, 
secours. Eunn taol dourn, un coup de 
poing. Rer dourn da, prêter aide à. 
C'hou a goueso ho meud enn ho tourn, 
vous en aurez regret. À la lettre, votre 
pouce tombera dans votre main. 


DOURN, 8. m. V. Anse d'un vase, etc. 


DOURNA, v. a. Battre avec la main 
ou le poing. En em sourna, se battre 
à coups de poing. Ce verbe, qni dé- 
rive de dourn, main, s'emploie aussi 
en parlant du blé : dourna ed, battre 
le blé avec le: fléau. C'est en effet à 
force de bras et à Y sueur de leur 
ront que les paysans bretons séparen 
les grains de blé des épis. Pour cela, 
ils se servent de ce qu'ils appellent 
ar freill, ie fléau, instrument composé 
d’un long mavoche à l'extrémité duquel 
est attaché, par un cuir flexible, un 
battant en bois ou en fer. — Le verbe 
dourna a donc par lui-même une si- 
gaification qui ne permettrait pas de 
l'employer, s'il s'agissait de paricr du 
batiage qui se pratique dans le midi 
de la France et dans Îles pays chauds. 
Là, ce travail incombe aux chevaux 
que l'on fait trotter sur les gerbes dé- 
liées et étendues à terre. 

Que maintenant on se transporte 
par Ja pensée à cent ans d'ici, à an 
1973. Comment pourra-t-on se ren- 
dre compte des mots dourna ed (bat- 
tre le blé), alors que les nouvelles 


-machines à battre auront fait dispa- 


raître et oublier le battage à bras ou 
battage au fléau ; alors que ce travail 
si pénible aura été retiré aux hommes 
pour être confié aux chevaux ou à la 
vapeur? — Ces réflexions me sont 
suggérées par le nom donné récem- 
ment aux nouvelles machines à battre 
le blé qu'en français on appelle bat- 
teuses et en breton dournerezs, sub- 
stantif dérivé de dourn, main, et de 
dourna, battre avec la main. On peut 
conclure de ce nom que, dans cent 
ans, on dira comme aujourd'hui , 


170 DOU 


dourna ed, battre le blé. Cette loeu- 
tion, qui était rationnelle il y a trois 
ou quatre ans, n’aura plus de sens à 
cette époque, et les étymologistes s'y 
perdront. 


DOURNAD, s. m. Poignée, plein la 
main, soufflet ou coup sur jone 
donné avec la main. — Dourn, main. 


DOURNATA, v. 6. Manier, (ter: p. 
et. En em xournata, se battre à cougs 
de poing. — Dourn, main, poing. 


DOURNEIN, v. a. Y. VOy. DORNEIN, 
s régulier. 


DOURNEK, adj. Qui a de grandes ou 
grosses maïîns. YOT, DOURN. 


DOURNELL, DOURNIKELL. Voy. ce 
dernier. 


DOURNER, 5. m. Celui qui fait mé- 
tier de battre le blé à bras ou au 
fléau ; pl. ien. VOY. DOURNA. 


DOURNEREZ, s. f. Mot nouveau qui 
sert à désigner les nouvelles machines 
à battre. Voy. ce qui est dit à ce sujet 
au mot BOURNA, 


DOURNIKELL, DOURNELL, a. L. Mani- 
velle. — Dourn, main. 


DOUR-POULL, s. m. fau de mare. 
— Dour, eau, et poull, trou où il ya 
de l’eau. 


DOUR-RAZ, 8. m. Eau de chaux. — 
Dour, eau, et rar, chaux. 


DOUR-RED, s. m. Eau courante, — 
Dour, eau, et redek. couler. 


DOURRONKA, pour dourloñka. Ce 
mot est un de ceux que l'on peut ci- 
ter à l'appui des remar ques faites en 
tête de ce dictionnaire, à l’article in- 


titulé remarque sur les étymologies. 


DOUR-TEIL (te-il), s. m. Purin, eau 
de fumier. — Dour, eau, et teil (te-il), 
famier. 


DOUR-VAMMENN, 8. m. Eau de 
Source. — Dour, eau, et manmenn, 
source. l) 


DOU 


DOUR-VOR, s. m. Eau de mer. — 
Dour, eau, et mor, mer. 


DOUR-ZAC'H, s. m. Ean dormante. 
— Dour, eau, et ac'ha, v. n. Ne pas 
couler, s'arrêter. 


DOUR-ZAO, 8. m. Eau de source qui 
faillit de terre. — Dour, eau, et sao, 
sav, mots qui dérivent du verbe roal, 
s'élever ; p. savet. : 


DOUR-IN., 8. M. Arrosotr. lann Dour, 
eau, et sil, passoire. 


DOUSAT (dou-saf, v. a. Y. Boulager, 
radoucir ; N douset. 


DOUSIER (dou-sier). VOy. TODSIER. 


DOUSIL (dou-sil}, s. m. Clepsydre, 
horloge à eau ou petit instrument en 
verre à l'instar des sabliers qui, eux 
aussi, servent à mesurer un Court 
eapace de 8. Ce mot est formé de 
dour, eau, et de sil, filtre, passoire. 


DOUVEZ, DOUEZ, s. m. Fossé des 
villes fortes dans lequel il y a parfois 
de l’eau qui Y entre par le moyen 
d'un ruisseau ou d’une écluse : fossé 
des villes fortes en général ; pl. dou- 
vesiou, douesiou. — Les mots douvex, 
douex, que l'on écrivait jadis douves, 
doues, ont été francisés en Bretagne, 
et sont devenus douve, fossé des vil- 
les de guerre, et douet, lavoir pour le 
linge sale. C'est ainsi que l'on dit : la 
douve, les douves sont remplies d'eau; 
il est tombé dans les douves; je 
vais laver mon linge au douet voi- 
sin. Le substantif breton doues, doues, 
a fourni aussi au français de Bre- 
tagne, de Normandie et d'Anjou, on 
mot dont la composition est entiè- 
rement bretonne. Dans ces contrées, 
on appelle batouet ou batoué, la 
palette avec laquelle les laveuses bat- 
tent le linge. Ce substentif batouet 
est formé des mots bretons bas ou bas, 
bâton, et de doues ou doués. lavoir : 
à la lettre, bâton de lavoir. Tout porte” 
à croire que, dans le principe, on 
disait bas-doues on baz-douex ; plus 
tard, ce mot est devenu bas-touez, en 
vertu des règles d’euphonie qui ont 
été expliquées aux mots MUABLE et 
ADJECTIF de mOn Nouveau Dichonnaire 


DRA 


ranmi - breion 1869. Enfin 66 mot 
nous a été transmis, habillé à la 
française, sous la forme de batouet 
ou batoué. 


DOUZ-TU, DOUZTU, adv. C. Immé- 
diatement, de suite. Yor. BIOC'HT8. 


002, s. m. Y. Fossé des places de 
guerre ; pl. dose. Voy. DOUVEZ. 


DOZVI, 801 (do-i, v. a. Pondre et 
aussi mettre bas, parlant des petits 
animaux domestiques ; p. desvet. 


DAAEN. VO y. DREAN. 
DRAENEK. VOy. DREINEK, adj. 


DRAF, DBAV, s. m. Claie, barrière, 
petite porte taillée dans une grande, 
Es poterne, fausse-porte ; pl. 

on. 


DRAILL (L mouillées), a. pl. m. Re- 
es d’étoffe. 


BRAILLA (L mouillées), v. a. Couper 
en morceaux une étoffe, trancher de 
h viande, de la paille, du foin, etc. 
En termes familiers on dit : drailla 
#aou, cancaner. 


DRAILLENN (L mouillées), s. L. Re- 
taille d’étoffe, échantillon de drap, de 
toile; pl. drail, masc. 


DRAK, adj. Milin drak, eau-de-vie 
en fraude. Je ne comprends pas cette 
locution. 


DRAMM, 5. m. Javelle, poignée de 
blé coupé avec la faucille; pl. ou. 


DRAMMEU, s. pl. m. Y. Des médica- 
ments. 


DRAMMOUR, 8. m. Y. Apothicaire ; 
pl. drammerion. 


DRAMMOUILLA (L mouillées), v. a. C. 
Chiffonner; p. et. 


DRAMMOUILLEIN (L mouillées), v.a.v. 
Voy. le précédent. 


BRAM-SELL, 5. m. 1. Coup-d'œil, 


œillade, horizon : pl. dram-selleu. 


DRE 471 
MRT, adj. G. T. Gai, éveillé, ai- 


DRANTEL. VOY. TRAÂTEL. 
DRAOK, BREUR, s. m. Ivraie, plante 
nuisible. 


DRASK, DRASKL, 8. m. Grive, oiseau; 
pL ed. 


DRASK-AOT, 5. m. Grive qui fré- 
quente la mer. — Drask, grive, et 
aot, rivage. 


DRASK-KDAT, 8. m. Grive des bois. 
— Drask, grive, et koat, forêt, bois. 


ORASKA, v. n. Sauter d'impatience, 
trétiller. mp 


DRASKL, DRASK. Voy. ce dernier. 
DRASKLA, DRASKA. Voy. ce dernier. 


DRASRE, s. m. Seneçon commun, 
plante. 


HAY. Voy. HRE, 


BRE, prép. Par, pendant, durant. 
Dre ma, parce que. — À dre, les 
lettres fortes se changent en faibles. 
Dre dammon, au lieu de dre tammos, 
par morceaux. Voy. la grammaire. 


DRE-AMA, DRE-AMAN, adv. Par ici. 


BREAN, 8. m. Eplne, piquant des 
plantes, arête des ns, détente 
d'une arme à feu; pl. drein (dre-in). 


DREAN-KIK, a. m. Pustule, bouton à 
la peau; pl. drein-ktk. 


DREAN-SPERN, s. m. Piquant d’an 
lant d'épine: pl. drein-spern. A la 

Ls piquant des plants d épine. 
DREC'HEL. Yy. DERC'HEL. 


DRED, DRET, s. m. Etourneau, ol- 
seau. 


DREF, OREFF, 8. m. Yor, TREFF. — 
Dref est un nom de 6. 


DREFEN, pluriel irrégulier de draf. 
DREFEZ, Ÿ. a. Yor. DRENEZ. 


172 DRE 


DRE-GEFRIDI (prononcet gefridi com- 
me en français gué-fridi), adv. Tout 
exprès, à dessein. Voy. KEFRIDI. 


DRE-GREIZ (gre-ix), et aussi E-KREIZ, 
prép. Au milieu de, parmi. Dre-greix 
al leur, au milieu de l'aire. — Dre, 
par, et kreiz (kre-ix), milieu. 


DRE-GUZ, adv. En cachette. — Dre, 
par, et kuz, cachette. 


DRE-HOLL, adv. T. Partout. — Dre, 
par, et hol, adj., tout. 


BREI, prép. Y. Par. En Vannes, on 
aime assez écrire dre au lieu de dre, 
prép., par. Et cela dans le seul bat 
de rendre grave la lettre KE du mot 
dre. Ainsi on écrit drei-s-hi au lieu 
de dre-z-hi, par elle. Cette orthogra- 
phe est vicieuse, car, ainsi écrit, 
ce mot doit être prononcé dre-i, 
tandis que l’on prononce dre en fai- 
sant grave la lere e. Dans un vieux 
dictionnaire de Vaunes, on se permet 
souvent des fantaisies de ce genre: 
c'est ainsi qu’on écrit dern pour den, 
homme; regrestein pour regresten, [os- 
soyeur. Il est vraiment déplorable de 
voir traiter de la sorte l'orthographe 
bretonne. L'auteur appelle cela faci- 
jiter la pronouciation aux commen- 
panig, D’autres fois il écrivait derne, 
homme, et il avait le tort de ue pas 
dire qu'il fallait prononcer ce mot 
comme s’il était français. 


DREIN (dre-in), 8. pl. m. Pluriel de 
drean, épine, urête. 


DREINEK (dre-inek). Epineux, plein 
d'épines ou d’arêtes. 


DREINEK (dre-inek), 8. m. Bar, sur- 
mulet, poissons ; pl. dreineged. 


DREINENN (dre-inenn), s. L Y. Un 
plant de ronces; pl. drein. 


DREINTAGA (dre-infaga), v. a. Etran- 
gler avec des arêtes de poisson. — 
Drein, pl. de drean, arèête de poisson, 
et taga, étrangler. Ge mot composé 
est remarquable. Dreintaget eo bet, il 
s’est étranglé avec des arêtes. 


DREIST dret, prép. Par-dessus, en 
sus. Dreist ar c'hae, par-dessus lc halie. 


DRE 


DREIST-HOLL (dre-isf,adv. Principa- 
lement. À la lettre, par-dessus tout. 


DREIST-PENN, adj. et adv. Excessif, 
démesuré, passionnément, démesuré- 
ment. Poaniou dret n, des maux 
excessifs; à la lettre, des maux par- 
dessus tête. - 


DREIZENN. Orthographe  vicieuse. 
Voy. DREZENN. 


DRE-MA, conj. Parce que. 


DREMEDAL, 8. m. Dromadaire, cha- 
meau; pl. ed. 


DREMM, 5. f. (anc.) Visage, face. 


DREMM, a. f. Vue, apparence, mine, 
tranchant d'outil. Beza dremm enn he 
lagad, avoir la vue perçaute. Dremm 
verr 0 30 gant-han, il a la vue courte. 
Kountell a ziou dremm, couteau à 
deux tranchants. 


DREMMEL, Y. 0. Ce verbe ne s’em- 
ploie qu’au participe passé dremmet. 
Bexa dremmet, avoir le regard vif. Il 
est facile d’apercevoir le rapport qui 
existe eutre ce mot et dremm, s. Î., 
vue. 


DREMMET, adj. (anc.) Vov. DREMMEL, 
v. D. 


DREMWEL, OREMM-WEL, 9. L. Hori- 
zon. Enn dremwel, à l'horizon. — 
Prononcez dremvel. 


DREN, 8. m. Y. T. C. Epine. Yor. 
DREAN. 


DRENEK, adj. V. T. C. Rempli d'é- 
pines ou d’arêtes. Ce mot est un nom 
de famille et de lieu assez commun. 


BRENER, s. m. Y. T. C. Bar, surmu- 
let, lubine, poissons; pl. dreneged, 
drenegi (dreneg-ed, dreneg-i). 


DRENN, DREN, 8. m. Y. Pivot. 

DREO, s. m. Coqueluche, maladie. 
DREO, BREL, VOy. TREO, TREF, TREV. 
DREO, adj. À demi-ivre, et par suite, 


joyeux, gaillard. Ce mot est un nom 
de famille très-connu. 


DRI 


DREOIK (dreo-ik). Ce mot est le dimi- 
nuüf du précédent, el a le même sens. 


DREOK, DRAOK. Yor. ce dernier. 
DRESKIZ. Yor. TRESUIZ. 
DRESKIZEIN. Yor. TRESLIZEIN. 


DRESOUER {dre-souer), 8. m. Y. Buf- 
fet, meuble; pl. ieu, 


OREST, ady. et prép. Y. Par-dessus, 
au-delà. Daïu drar, Y. surdent. À la 
lettre, dent par-dessus, Drest er voger, 
Y. par-dessus le mur. Yor. DREIST. 


ORET. Yor. one. 


DREVEZ, v. a. Contrefaire quelqu’an 
Pour se moquer ; p. drevezet,. Ou dit 
aussi drefes. 


BREL ; pluriel irrégulier de dresenn. 
plant de ronces. 


DREZEK, OREZENNEK, adj. Couvert 
de rouces. Voy. DREZENN. Ces adjectifs 
sont des noms de famille assez con- 
nus. 


DREZENN, 8. L Plant de ranes: pl. 
dres. masculin. 


DREZENN, s. L Crémaillère. 
DRELENNEK, sdl. Yar. DREZEL. 


BIBI, DIBRI, v. a. et n. Manger; p. 
debret. Le mot dribi est charmant dans 
la bouche des paysans et surtout des 
paysannes. Il n'a parfois rapnelé Ja 
prononciation harmonie: que les 
femmes espagnoles donoeu, entr'au- 
ires, aux mots Opéra et América ; 
c'est tout simplement ravissant, car 
on voudrait les leur faire répéter viogt 
fois de suite. 








ORICH, 5. m. (anc.) Miroir, glace. 


ORIKED, 8. m. Loquet de porte ; pl. 
ou. 


ORIKEDA, v. a. Fermer au loquet, 
parlaut d'une porte; p. es. 


DRIU, #. m. Y. Coqueluche, maladie. 
or. DAES. 





DRO 473 


DROGED- (drog-ed), 8. m. £. Robe 
d'enfaut et de femme. 


DROGEDENN (drog-ed-enn), 8. L 0. 
Vêtement des petits enfants. 


DROUG, 8. m. et adj. Yor. gMt, 
mauvais, méchant, mal, maladie. 


DAOUG-ATRED, DROUG-AVEL, DROUG- 
EAL, DROUG-EUR, DADUG-HUEL, DRDUG- 
TOUL, DROUG-OBER. Voyez ces mots 
par le mot drouk, adj. el 8. m. 


DROUGIEZ (droug-iex), 8. f. Méchan- 
ceté. = Drouk, mau méchant. 


DROUILLENN (L mouillées), 8. f. Y. 
Grosse dondon, Alle grosse et jou- 
flue. 








DROUIN (drouin), 8. m. Havre-sac 
des chaudronniers de campague et 
des voyageurs, gibecière. Fripa he 
ærouin, eu style familier, dissiper sun 
bieu. Ou comprend l'allusion. 


DROUIS, s. m. VOy. DAUZ, 8. m. 
DRDUK, adj. Méchant. 


DAOUK, DROUG, s. m. Mal, maladie, 
dommage, cuière, détit, mésintelli- 

ence, iuconvénient, iuforlune, mal- 

eur, rancune, offense, dispute, rixe. 
— Ce substantif drouk, droug, comme 
on le verra par les mots qui suivent, 
entre dans la composition d'une foule 
d'expressions qui out trait aux mau- 
vaises actions, aux accidents, aux 
événements malheureux et aux maux 
de toutes sortes. Il entre aussi daus la 
formation d'un assez grand nombre 
de mots relatifs aux maladies, et qui, 
en Bretagne, s'expriment le nom 
du saint «uquel on auri le pou- 
voir de les guérir. Ainsi drouk sañt 
Kirio, à la lettre, mal de saint Kirio, 
ou mal que guérit saint Kirio, désigne 
le mal qu'on appelle aposthème ou 
furoncle, etc. 





OROUK-AR-GOANV, 8. m. Engelure. À 
la lettre, mal de l'hiver. 


DROUK-AR-GOR, 8. m. Effusion de la, 
bi lu leure, mal de l'inflamma- 





174 DRO 


DADUK-AR-MOUS, 8. m. Apoplexie. 
À la lettre, mal de l'étouffement. 


DROUK-AR-ROUE, 8. m. Ecrouelles. À 
la lettre, mal du roi, mal que guérit le 
roi. Voy. au mot DROUK, ce qui est dit 
relativement au pouvoir attribué à 
plusieurs saînts pour guérir certaines 
maladies. 


DAOUK-ATRED, s.m. Déronte, défaite, 
désordre, mauvaise issue. 


DROUK-AVEL, 8. m. Maléfice, sorti- 
e toute maladie ou malheur ino- 
piné. À la lettre, mauvais vont. 


DROUK-DOUAR, 8. m. Scorbut. A la 
lettre, mal de terre. 


ATS Démon, kr mauvais 
e. a , le many e; 
pl. drouk-eled. ni 


DROUK-EUR, s. m. Malheur, infortune. 
A la lettre, mauvais bonheur. 


DROUK-GOUZOUK, s. m. Angine. À la 
lettre, mal de cou. 


DAOUK-HUEL, s. m. Haut-mal, épi- 
lepsie, mal caduc. À la lettre, mal haut, 
haut mal. Ce mot est la traduction lit- 
térale du mot français haut-mal, auquel 
il a sans doute été emprunté, comme 
Dreur-haer, tad-kaer, etc. Voy. ces 
mots. 


DROUK-IOUL. VOy. DROUK-IOULOU. 


DROUK-IOULOU, s. pl. L. T. C. Mauvais 
désirs, convoltises. — Drouk, mauvais; 
ri pluriel de tou, T. G. Pensée, 

tL 


BROUK-KALOUN, s. m. Mal de cœur. 


DROUK-KABET, v. a. Détester, hair. 
— Drouk, mal, et karet, aimer. 


DROUK-KOF, s. m. Coliques, tran- 
chées. À la lettre, mal de ventre. 


DAOUK-KOMZ, s.f. Calomnie, insulte. 
A la lettre, mauvaise ou méchante pa- 
role; pl. drouk-komzou. 


DROUK-KOMZ, v. n. Calomnier, În- 
sulter. Alalettre, mal parler; p.drouk- 
Komzet, 


DRO 


DAOUK-KBMZER, s. m. Catomniateur. 
Voy. le précédent. 


DROUK-LAMM, s. m. Infortune, ac- 
cident. A la lettre, mauvaise chute. 


DROUK-LANS, DROULANS, s.m. Mésin- 
telligence, discorde. 


DROOK-LAVARET, v. n. Médire, ca- 
lomnier. A la lettre, mai parler; p. 
drouk-lavaret. 


DROUK-LIVET, DROULIVET, adj. Bla- 
fard, blème, pâle. À la lettre, mal co- 
oré. 


DROUK-MEAN, s. m. Gravelle. À la 
lettre, mal de pierre. 


DROUK-NEUZ, s. m. Mauvaise mine, 
parlant des personnes.— Drouk, mau- 
vais; neus, mine, façons. 


DROUK-0BER, s. m. Mauvaise action. 
— Drouk,adj., mauvais, etober,action; 
pl. drouk-oberiou. 


DROUK-OBER, v. n. Mal faire; p.drouk- 
c'hreat. — Drouk, mal; ober. faire. 


DROUK-PEDENN, 8. f. Malédiction, 
imprécation. À la lettre, mauvaise 
prière; pl. drouk-pedennou. 


DROUK-PEDER, s. m. Celui qui fait 
des imprécations. Voy. le précédent; 
pl. drou en. 


DROUK-PEDI, v. a. et n. Calomnier, 
injurier, maudire, faire des impréca- 
tions. — Drouk, mal, et pedi, pidi, 
prier; p. drouk-pedet. 


OROUK-PENN, s. m. Mal de tête. — 
Drouk, mal, et pona, tête. 


DROUK-PIDI, Le même que drouk- 
pedi. 


DROUK-PREZEGER (prexey-er)}, 8. m. 
Calomaiateur; pl. drouk-prexegerien. 
— Drok, adj. méchant; preseger, qui 
parle en public. 


DROUK-PREZEK, s. m. Injure, médi- 
sance, calomnie. — Drouk, adj. mé- 
chant; presek, discours. 


DRO 


BROUK-PREZER, v. a. Injorier, mé- 
dire; p. drouk=preseget., — Drouk. mal, 
et prezek, parler. | 


DAOUK-RANS. Le même que drouk- 
lans. 


DROUK-SANT, s. m. Mal caduc, épi- 

v baut-mal. À la lettre, mal de 

t. Cette expression est là pour 

drouk-sant-lann, mal de saint Jean, 
mal qu'il guérissait. 


DSUK-SANT-AÂTON, 5. m. Erysipèle. 
A la lettre, mal de saint Antoine, mal 
que guérissait saint Antoine. 


DSOUK-SANT-BRIEK, s. m. Folie, dé- 
mence. À la lettre, mal de saint Briek, 
TO. DRSUK, 8. M. 


DAOUK-SANT-FIAKR, s. m. Fistule à 
l'anus. À la lettre, mal de saint Fiacre. 
Yoy. DROUX, s. m. 


DROUK-SANT-HUBER, 5. m. Rage, 
brdrophobie. À la lettre, mal de saint 
ubert, mal qu’il avait le don de 
guérir. Il eût été à désirer que sa 
recette t à d’autres, car aujour- 
on ne sait pas guérir les bydrophobes. 


DROUX-SANT-IANN . s. m. C'est le 
même que drouk-sañt. 


DROUK-SANT-ITROP, s. m. Hydro- 
pisie. À la lettre, mal de saint Itrope. 
Voy. DROUX, 8. m. 


DROUK-SANT-KADOU, s. m.Ecrouelles. 
À Ia lettre, mal de saint Kadou; le 
mal que guérissait saint Kadou. 


DROUK-SANT-KIRIO, s. m. Faroncle. 
À la lettre, mal de saint Kirio. Voy. 
DRQUE, 8. M. 


DAOUK-SANT-KOULM, a. m. Folie. 
A la lettre, mal de saint Colomban. 
Voy. DRSUK, 8. m. 


DROUK-SANT-MARTIN, 8. m. Ivro- 
goerie. A la lettre, mal de saint Mar- 
tin ; mal qu'il avait le don de guérir. 
Voy. DBAOURL, 8. m. 


DROUK-SANT-MATELIN, s. m. Folie, 
mal que guérissait saint Mathurin. 
Voy. DROUX, 8. m. 


DRU 175 


DAGUK-SANT-MEEN , 5. m. Gale, 
rogne. À la lettre, mal de saint Méen. 
Voy. le mot DROUK, 8. m. 


DROUK-SANÏT-TUJAN, a. m. Hydro- 
phobie, rage. À la lettre, mal de saint 
Tuan, VOY. DROUL, 8. m. 


DROUK-SANT-URLOU, 8. m. Goutte, 
maladie. À la lettre, mal de saint 
Urlou, mal que guérissait saint Urlou. 
Le nom du saint est resté à la mala- 
die ; on dit ann urlou, la goutte. 


DROUX-SANT-VODE, 8. m. Kaflure 
aux genoux. À la lettre, le mal de 
saint Vodé. Yor. BROUL, ê. m. 


DROUK-SANT-WELTAS (Veltas), s. m. 
Rage, bydrophobie. A la lettre, 
de saint Veltas; mal saint Vel- 
tas avait le don de guérir. 


DAOUK-SKEVENT, s. m. Pneumonie, 
pulmonie. À la lettre, mal des pou- 
moRS. 


DAOUK-S0NJAL, Y. n. Avoir de 
mauvaises pensées, de méchantes 
idées. — Drouk, mal, et sonjal, pen- 
ser. 


DROUX-SPEREO, s. m. Le démon. — 
Drouk, adj. méchant, et sperod, es- 
prit. 


DROUX-VAMM, s. m. Mal de mère. 
— Drouk, mal, e, et mamm, 
mère. 


DROUK-VOR, s. m. Mal de mer. — 
Drouk, mal, et mor, mer. 


DROULANS, 8. m. Le même que 
drouk-lans. 


DAROULIVET, adj. Le même que 
drouk-livet. 


DROUZIVEZ, s. m. Mauvaise issue, 
mauvaise fn, mauvaise mort par suite 
d'inconduite. — Drouk, adj. Mauvais, 
et divex, 8. m. (anc.) Fin, issue. 


DBU, adj V. Gras, parlant des 

des, des terres, de la soupe, 

charnu, fertile, parlant de la terre. 
Voy. DAUZ. 


170 DRU 


DAUC'HEIN, v. a. Y. Engraisser, 
graisser, parlant de la terre. Dru, 
adj. Y. Gras. 


DRUILL. Voy. DUILL (L mouillées). 


DAUILLA (L mouillées), v. a. Battre 
fort. 


DAUILLAD. Voy. OUILLAD (L mouillées). 


DAUJAL, DAUJEIN, v. n. V. Plaisan- 
ter, badiner : p. drujet. 


DRUJEIN (druge-in). VOy. DRUJAL. 


DRUJEDUR, DRAUJOUR, s. m. Y. Fo- 
lâtre, badin : pl. drujerion. 


DRUJEREAC'H, DRUJEREC'H, s. m. 
V. Badinage. 


DAUJEREC'H. Voy. le précédent. 
DAUJOUR. Voy. DRUJEOUR. 


DAUS, s. m. (anc.) Chêne, arbre, et 
aussi le diable ; pl. druxed. Voy. DRUZ, 
8. M. 


DRUSKENN, 8. L CG. Couche de plâ- 
tre, de chaux, etc. 


BRU, adj. Gras, parlant des vian- 
des, de Ja soupe : charnu, fertile, par- 
lant de la terre. Douar-druz, terre 
fertile parce qu'elle a été amendée et 
fumée avec de bons engrais. 


DAUZ, s. m. Druide, ministre de la 
religion et de la justice chez les Gau- 
lois ; pl. ed. On disait aussi drouis, 
drouiz et derouis, S. m. pl. derouizion. 
C'ést même ce dernier que l'on trouve 
dans les poésies de Taliésin (xr° siècle), 
gi j'ai bonne mémoire. Les mots drus, 
drus, qni me semblent les plus an- 
ciens en date, dérivent de drus (anc.), 
qui signiflait chêne, arbre. C'était en 
en effet sur le chêne que les Druides, 
au premier jour de l'an (au gui l'an 
neuf), allaient cueillir le gui, plante 
en grande vénération chez les Gaulois. 
— Le substantif derou pourrait bien 
être pour quelque chose dans la com- 
position de derouts. 


DAUZA, v. a. Salir de graisse; p. et. 


DUA 


DAUZEZ, s. f. Druidesse, prètresse 
des Gaulois. Voy. DAUZ, s. m. 


DAUZONI, 3. L Graisse de la soupe, 
etc. — Drus, adj. gras. 


DU, adj. Noir, obscur, sombre, de 
couleur noire, — Ann Du et Le Du 
sont des aoms de famille assez ré- 
pandus. 


OU. Mis-du, le mois de novembre. 
A la lettre, mois noir, ainsi appelé 
parce que, à cette époque, les jours 
sont sombres et courts. Yoy. GWENGOLO. 


DU-ZE, sorte d'adverbe. Quelque part, 
dans un lieu dont on parle, là-bas. — 
Du-se e rankeur starda out-hi, dans 
cette malson, chez vous, il faut tra- 
vailler ferme. (Celui qui parie est dans 
la maison.) 


DUA, v. a. Noircir; p. duet, — Du, 
adj. noir. 


DUAAT, v.s. et n. Rendre noir, frotter 
avec du noir, devenir noir. — Du, adj. 
noir. 

DUAD, 8. m. De la teinture noire, du 
noir de fumée. — Du, adj. noir. 


DUAN, DUEN, DUOD, s. m. Carie ou 
charbon, maladie des blés. — Du, adj. 
noir. 


DUANENN, s. f. Bernache, judelle, 
oiseau de mer; pl. duanenned. 


DUANI, v. n. Se carier ou avoir la 
maladie de la carie ou charbon, parlant 
des blés ; p. duanet. Yor. DUAN. 


DUARD, 8. m. Noiraud, basané. — 
Du, adj. noir; pl. duarded. 


DUARDEZ, a. f. Noiraude. Voy. le 
précédent ; pl. duardexed. 


DUARDEZIK, 8. f. Brunette, jeune fille 
qui a les cheveux noirs, le teint brun. 


DUART, 8. m. Y, Basané, noiraud; 
pl. duardet. 


BUAT, DUEIN, v. a. Y. Noircir; p. 
duet. — Du, adj. noir. 


DUE 
OUBE, 8. m. C. Pigeon pattu, pl. 


‘dubeed. Ce mot est un nom de famille 


assez connu. 


DUBEA (anc.) Arracher le duvet des 
oiseaux. 


DUOI, s. m. Plaisir, charme, joie, 


agrément. 
DUDIGEU (dudig-eu). Voy. TUDIGEU. 
DUOIGOU Yor. TUDIGOU, 
OUDIUZ, adj. Agréable. Yor. 0001, 


OUEIN, BUAT (du-e-in), v. a. Y. 
Noircir. — Du, adj. noir. 


DUELL, 8. L. Y. Tout ce qui couvre 
la table à manger, le couvert. Saouein 
cnn duell, enlever le couvert. Y. 


DUELLENN. Voy. TUELLENN. 


DUEMM, s. m. V. Chevreuil, daim; 
pl. et. 


DUEMMES, s. f. Y. Femelle du che- 
vreuil, pl, duemmeret. 


DUEMMEZ. Voy. le précédent. 


DUEN, DUAN, s. m. Carie ou char- 
bon, maladie des blés qui fait du 
grain une poudre noire. 


DUET, adj. Ce mot, qui dérive de 
du, adj. noir, s'emploie pour désigner 
le blé atteint de la maladie du char- 
bon. Gtoinis duet, du froment char- 
bonné. 


DUY 
DUFFENN. VOY. TUFFENN. 


DUS, s. m. Duc, dignité; pl. duged 
(dug-ed.) 


DUGEZ (dug-ez), 8. f. Duchesse, di- 
gaité ; pl. dugexed (dug-exed). 


4717 


DUHAEIN, DUC’HAEIN (duhae-in), v. a. 
V. Je crois avoir trouvé ce verbe avec 
la signification de habituer à. 


DUIL, DUYL 8. m. (anc.) Fraude, 
gouffre ; pl. au. 


N 
DUILL, 8. m. Yor. BUILLAD. 


DUILLAD (les L mouillées), 8. m. Poi- 
gnée de lin, de chanvre, botte ou paquet 
de légumes. On dit aussi truillad, s. f. 
et dull, 8. m. 


DUIN, DUYN, 8. m. (anc.) Gouffre. 


OUM, s. m. C. Duvet, matelas de 
plumes. Kousket war ann dum, cou- 
cher sur le duvet, sur un lit de plu- 
mes. | 


DUOD, DUAN, s. m. Charbon, mala- 
die du blé. — Du, adj. noir. 


DURIONI. VOy. DRUZONI. 


DUVAD ; pluriel irrégulier de duvel- 
Lenn. 


DUVELLENN, 8. f. Douve de tonneau; 
pl. duvad. 


DUYL. Yor. OUIL. 
DUYN. Voy. DUIN. 


178 E 


On ruppelle:ici ce 09 a: été dit dann 
hb. ootice' sur la prononciation, à sa- 
voir que la lettre E n’est jantaismüefte 
en breton. Elle est toujours fermée 
au commencement et à lu Ho des gyl- 
labes et des mots; elle est parfois 
grave dsus l'intérieur des syllibes, 


E, prép. merquañt l'emplacement. 
Dans, en. E leac'h all, en autre lieu, 
dans un autre lieu. E peb amer, en 
tout temps. Gette préposition, en: pré- 
sence des articles définis ann, ar, ab, 
se contracte avec eux et devient enn, 
er. el. Enn ti pour e ann fi, dans la 
maison. Er mor pour e ar mor, dans la 
mer. Et livrsik pour e al lonek, dans 
le courtil. 


E, EZ, partieuie qui, placée. devant 
un adjectif, lui donne la valeur d’on 
adverbe : e leal. ex leal. fidèlement, 
ex fur, sagement; ar. omme. chaude- 
meut ; ex beo, tout vif. Ces sortes d'ad- 
verbes sont peu usilés aujourd'hui; 
toutefois, en Tréguier et Cornouuille, 
il yen a quelques-uns; en Léon, je ne 
vois guère que e-leal. 


E. EIL, EC'H, particule euphonique 
qui se place devant certains temps et 
personnes des verbes. Neuze e teuax, 
il vint alors; bremaik ex inn, j'irai 
tout-à-l'heure; neure ac'h erruas, il 
arriva alors. Voy. la grammaire. 


E, EZ, particule signifiant que. Ke 
gred e teuio, je crois qu'il viendra. 
Me lavar as ounn klann, je dis que je 
suis malade. 


EAN, s. m. Merde, tonte saleté. Ce 
ELT Pint b 09 

EAC'H, s. m. Ÿ. Horreur. 

EAC'HUZ, adj. Y. Affreux, Horrible. 


LAL. 8. m: Ange; pl. ded. et gns 
gler. Gwall eal, le démon. 


EAU, a. m. 1. Poulain; pl aki, 
ealao. 


EALAN, ALAR. v. n. T. Pouliner; 
p. ealet, aket. 


EAL-OU, s. m, Le démon: À la lettre, 
ange noir. 


EAL-MAD, 8. m. Ange gardien À la 
lettre, bon ange. 


EAN, a. m. Ÿ. Ciel. 
EAN, pron, pers. Y. Lui. 
EAN. VOy. EHAN. 


EANA, Y. n. Yor. EHANA. — Ean, 
ehan, repos. 


EANN, ad}. Y. Droit, non courbe. 


EANNEIN (eann-e-in), v. a. Y. Dé- 
gauchir, rendre droit. Yor. EANN, adj. 


EAR, 8. m. Air, atmosphère. En 
latin, aer. 


EARL, v. a. Aéror : p. earet. 


EBE 
FABST, 8. m. Y. Le même que æost. 


EM. AEZ, 8. m. Commodité, aise. 
Autrefois aes. 


EAZ, AEZ, adj. Facile, aisé, com- 
mode, content. Comparatif, easoc'h 
(ea-soc'h); superlatif, easa (ea-sa). — 
Ko _auglais, ary. Bor pered a 0 605 
gant ar pez hon euz, nous sommes 
contents de ce que nous avons. 


EAZ, adv. Facilement, aisément. 


ERAD, ERAT, 8. m. Plaisir, charme, 
divertissement, pl. ebatou. 


ERAD-DOUE, s. m. Grand plaisir. 4 le 
lettre, plaisir de Dieu. 


ÆBARS. EBARZ, ady. Dedan. Plu- 
sieurs font, à tort, je crois, de ebars, 
ebarzx, une préposition. Ils disent 
ebars eng di, ebars ann ti. Pour moi, 
j'estime que ces locutions sont vi- 
cieuses. Ebars, ebars, ne doit s'en- 
parar que somme aüverbe : da: 
ebars, entrez. À ia lettre, venez de- 
dans; mont ebars, entrer ou aller de- 

8. 


EBARZ. VOy. EBARS. 


ÆSAT, ESAD, a. m. Plaisir, charme, 
divertissement; pi. ebatou. 


EBATA, v. n. Folâtrer, s'amuser. 
Voy. ESA. 


E-8E0, particule négative. Aucun, 
avcune, pas de. Ce mot est une con- 
traction de er bed, dans le monde, et 
ne s'emploie qu'avec une négation : 
Keus bleis e-bed er vro-mañ, il n'y a 
aucun loup ou pas de loup dans ce 
pays. VOy. ER-SET, Y. 


EBEL, 8. m. Y. Poulain; pl. ebelion. 
ÆE-BELSI. Voy. BELSI. 


EBELEIN (ebel-e-in), v. n. V. Pou- 
liner. — Etel, poulain. Y. | 

ESEN, adjectif féminin. L'autre. Il 
ne s'emploie que pour désigner une 
personne où une Chose du genre fé- 
m'nin. Voy. EQLE, l ne prend l 
l'uticle : eben a seuio, l’autre viendra. 


EC 12 


ERL, E-YERR, ady. 0) pen, 
bn, A la Rare L court. 9 


EBESTEL ; pluriel irrégnlier de abhar- 
tol, apôtre. 


EBEUL, £UBEUL, 2. m. Poulain; pl. 
ebeulien, eu heulien, 


EBEULEZ, EUBEULEZ, 8. 1. Poutiche:; 
pl. ed. 


EBEULIA, EUBEULLA, v. n. Pouliner ; 
p, ebeuliet, eubeuliet. 


€BEDL-KOAT, s. m. C. Pivert, oiseau. 
À la lettre, poulain de bois, de forêt. 
On serait tenté de croire à une compo- 
sition erronée, si l'on ne disait aussi 
pour désigner le pivert, kaxek-koat, à 
Ja lettre, jument de bois, de forêt. H 
s'appelle aussi kiNek-koat, coq de 
forêt, ce qui a plus de rapport avec 
l'animal. 


ESIAT, prép, Y. À côté de. Yor. EBS. 


ERIOU, prép, A côté de. Tremenet en 
deux ebiou d'in, il a passé à côté de 
moi. 


ESA, EVA, 8. m. Y. Firmament. 


EBREL, s. m. Avril. Mis ebrel, le 
mois d'avril. 


E-CHAL. VOy. CHAL. 


ECHEDOU, 8. pl. m. Kchecs, jeu. 
C'hoari ann echedou, le jeu d'échecs. 


ECHEGAB ! Sorte d’interjection pour 
chasser le chat. 


EGN, EZ, E. particule euphonique 

i se place devant certains temps 
es verbes. Neuze ec'h erruas. il arriva 
alors. Voy. la grammaire, 


€0’H, 8. m. Y. Horreur. 


EC'H, Y. Terminaison du dialecte de 
Vanves pour indiquer la durée et qui 
remplace ves du Léon. Voy. YE. 


E-C'HALLE, et aussi e-c'hale besa, 
sorte d'adverbe. Peut-Ctre ; à Ja laitre, 
il pourrait être. 


180 EDE 


E-C'HARZ, prép. Auprès de. Voy. 
NARZ, adv. 


EC’HEIN (ec’he-in), v. n. Y. Le même 
que ec’hoaza. 


E-CHIZ, prép, Comme, à l'instar 
de. — E, en, et gix, manière, cou- 
tume. E-c’his ar re vras, à la manière 
des grands. 


EC'HOAZ, 8. m. Heures et lieux du 
repos du bétail à l'ombre pendant les 
grandes chaleurs. Ordinairement, en 
Basse-Bretagne, on choisit pour cela 
des chemins creux et ombragés, et 
qui, même en été, sont envahis par 
les eaux pluviales. Là, le bétail est à 
l'ombre et à l'abri des mouches. Kas 
ar chatal d'ann ec’hoaz, conduire les 
bestiaux dans ces lieux. 


EC’HOAZA, v. n. Se reposer, parlant 
des bestiaux que l’on mène en un lieu 
ombragé , pendant les heures de 
grande chaleur. Ec'hoaz est ce lieu. 


EC'HOMM, 8. m. Y. Besoin. Voy. 
EZONN. 


EC'HON, ad]. Large, spacieux, vaste. 


EC'HONDER, 8. m. Etendue, largeur. 
Evitez ce mot. 


EC'HQUE, adv. Voy. IYE, IVEZ, plus 
usités partout. 


EC'HOUEOER, a. m. Yor. ALC'HOUEDER. 


ECHU, sorte d'adjectif. Ar gwin echu, 
le vin d’accomplissement, gratifica- 
tion que l’on donne aux ouvriers le 
jour où ils terminent une bâtisse. 


EC'HUZ, adj. V. Affreux, horrible. 
— Ec'h, Y. Horreur. 


ED, s. m. Blé; pl. edou. Penn-ed, 
épi de blé. Voy. ce mot. 


EDAN, prép, Y. Dessous. Voy. DINDAN. 


ED-OU, 8. m. Sarrazin ou blé noir. 
— Ed, blé, et du, noir. 


EDERN, 8. m. (anc.) Souverain, sou- 
yerainelé. 


EFA 


E-DIBRED, ady. À contre - temps. 
Voy. DIBRED. 


E-DILLO (les L mouillées), adv. C. 
T. Promptement, bien vite. — Ce mot 
est composé de la particule e, déjà 
signalée à sa place, et donnant la va- 
leur d'un adverbe à l'adjectif devant 
lequel elle est placée ; l'adjectif ici 
est dillo, vif. T. C. 


EOLEOUAN, Voy. NECLEDAN. 


EORO, adj. Voiage, inconstant, léger 
de caractère. 


EORO, s. m. C. Mis edro, le mois 
d'octobre. 


E-DROUK, ady. En flagrant délit; à 
la lettre, en mal. Paket eo bet e-drouk, 
il a été pris en flagrant délit. 


EDUYN, V. D. 
science. 


u EOUZ, adj. Abondant en blé. — Ed, 


{anc.) Avoir de la 


EE, s. m. Voy. ENY. 
EEL, prép. Y. Comme. Yor. EVEL. 


ÉEL-SEN, ady. Y. De cette manière, 
de cette sorte. — Eel, Y. Comme, et 
sen, Y. Cela. 


EEN, 8. m. Y. Oiseau, volaille; pl. 
eenet. Voy. EZN. 


EENEZ, 8. f. Petite poule. On dit 
mieux enes. 


EEUN (e-eun), adj. Droit, direct, non 
courbe, et par extension, juste, sin- 
cère, simple, intègre. War eeun, tout 
droit. Kaloun eeun ha displeg, un 
cœur simple, un homme intègre. 


EEUNA (eeuna), v. a. Dégauchir, 
rendre droit; p. eeunet. 


EEUNDER {(e-eunder), 8. m. droiture, 
équité, naïveté, sincérité. Voy. EEUN, 
ad}. 

EF, 8. m. Voy. ENV, ciel. 


EFA, EVA, v. a. et n. Boire; p. 
efet, evet. 


EGI 


EFAFF (anc.). Boire. 
EFF, 8. m. (anc.) Ciel. 


Lug s. m. Mort-aux-chiens, 
plante. 


EFREIZ, 8. m. Effroi (efre- is). 


EFREIZA (efre-iza), v.a. Epouvanter; 
. et. 


EFREIZUZ, adj. Effrayant, horrible. 
(Efre-isus.) 


E-GAOU, ady. À tort, à faux; à la 
lettre, en faux. 


EGAR, 8. m. C. Mont enn egar, G. 
Etre mécontent, être vexé, se fâcher 
fort. VOy. EGARI. 


ÉGARAT. Voy. EGARI. 


EGARI, v. n. C. S'’impatienter, faire 
du mauvais sang, se fâcher fort; p. 
egaret. 


EGAS, HÉGAS, s. m. Agacerie, pro- 
vocation. 


EGAS, HEGAS, adj. Aigre de carac- 
tère, incommode, bourru. De mot est 
un nom de famille peu répandu. 


EGAZ. Voy. EGAS. 
EGED (eg-ed). Voy. EGET. 


EGET, EGED (eg-et), adv. Plus que, 
terme de comparaison. Brasoc’h eged- 
oun, brasoc'h evid-oun, plus grand 
que moi. 


EGETAOU {eg-elaou), et aussi ergen- 
taou (erg-entaou), ady. Il n'y a pas 
longtemps. 


EGILE (eg-ile), adjectif masculin, 
l’autre. Il ne prend pas l’article et ne 
s'emploie que pour les personnes et 
les choses du genre masculin. — 
Egile a seuio, l’autre viendra. Voy. 
ERER, 


EGIN (eg-in). Yor. HEGIN, germe des 
nes. 


EGINAD (eg-inad). <. m. Au sujet de 
ce mot, Le Pelletier dit que les jeunes 


EIE 181 


garcons, le 31 décembre, vont par les 
rues du village, en criant : Va eginad! 
Mes: élrennes! Je ne sais où existe 
cet usage. 


E-GIZ, locution vicieuse. Voy. €- 
CHI, 


EGLEO, EGLEV. VOy. HEGLEO, écho. 


E-GOLL, sorte d'adjectif. Facile à 
perdre. Besra a goll. être facile à perdre, 
comme une petite clef, etc. — E, en, 
et koll, perte. 


EGOS,HEGOS, 8. m. (anc.) Jeu bruyant, 
réunion où chacun chante ou crie, etc. 


EGRAS, 8. m. verjus, et aussi plant 
sauvageon d'arbre fruitier, plant non 
greffé. Voy. EGROES. 


EGRAS, ad). (anc.) Desséché au soleil, 
parlant du hlé. Voy. KRAS, KRAZ. 


EGROES, EGRES, 8. m. (anc.) Fruits 
sauvages provenant d'arbres non 
greftés. 


E-GWALL (e-goall), ady. En flagrant 
délit. A la lettre, en mal. — Paket eo 
Les e-gwal, il a été pris en flagrant 

it. 


E-GWIRIONEZ (e-gu-iriones), adv. En 
vérité. 


EHAN, s. m. Repos, halte, pause, 
trève. On écrit aussi ean. 


EHANA, EANA, v. H. Se reposer, dis- 
continuer, cesser, prendre du repos 
pendant le travail; p. ehanet. En grec, 
Ean. 

E-HAN-SE, adv. De ce lieu-là. 


E-HARZ, prép. Auprès de.— E-hars 
se dit moins que e-c'harz. 


EHUN, a. m. T. Sorte de merle. 


EIC’H (e-c'h, nom de nombre. Y. 
Huit. 


EIC'HVET (e-ic’hvet), adjectif numéral. 
V. Huitième. 


EIEN (e-ien), 8. pl. m. Voy. EIENENN. 


188 EIN 


EIGNENN {e-iaupen), 5. 1. Et appai 
ajenane, gouree d'eau vire; pl. cgn, 
magpulin. En arabe, ain. 


EIJONN, Y. Orthographe vicieuse. 
YOT. EJONN. 


EIL (e-il), adjectif numéral. Deuxième, 
second. — Aus «il, le deuxième. — 
D'ann etl, en second lieu, deuxième- 
ment. Après ail, il y a quelques :latres 
fortes qui deviennent faibles, Wor. la 
Grammaire. 


. EIL-ANTRENOZ (e-il), 8. m. Y. Sur. 
lendemain. Yor. le suirant. 


EIL-ANTRONOZ (e-il), s. m. Sarlen- 


demain. Ed, deuxième, et antronas, 
le dandemain. 


EIL-C'HERIA (e-il), v.n.0. E c'heria 
of'h he dad, raisonner à son père, pré- 
tendre avoir le dernier mot avec Jui. 
— Eil, second, et ger, parole. On dit 
aussi etl-c'heriat; n. eil-c'heriet. 
EIL-00MMA {e-il), v. a. Chauffer gne 


seconde fois au feu. — E, deuxième, 
et ‘iomma, chauffer. 


EML-GHRIAT (o-5), v. n. Rat, EIL 
C'HERIA, plus régulier. 


ŒIL-HADA (e-il), x. .a. Semer une se- 
conde fois, parce que l'on n'a pas 
réussi la première ; p. eikhadet. — E, 

ème, et bada, semer. 


EIL-TRENOZ (e-il). Yor. EIL-ANTRENOZ. 
Y. 


ELLVEBEA (e-élveder), adj. Binaire.— 
Eil, second. 


EIL-ZIMEZI (e-il), 8. m. Second ma- 
riage. — Eil, second, et dimexi, ma- 
rjage. 


EIL-ZIMEZI (e-il), v. n. Se remarier; 
p. eil-ximeset. — Kil, second, etdimeri, 
se marier. 


EIN (e-in), 8. pl. m. Pluriel irrégu- 
lier de oan, agneau. 


EIN, s. m. Y. Oiseau, volaille. Cette 
orthographe est vicieuse, car ce mot, 
ain écrit, devrait être pranondé #-in; 


EK 
or, on prononce 86, exn. Vay. P 
derniers mots. 
EINET, s. pl. m. Pluriel du précé- 
dent. Orthographe vicieuse çosr ts 


mêmes raisons que ein. Yor. EME, 
ENET. | 


EINETAOUR, 8. m. Y. Orthographe 
vieieuse oomme ein, 8. 1. ° 


EINETEIN, v. n. V. Aller à la chasse 
des oiseaux. Orthographe vicieuse. 
Voy. les précédents. 

EISTR {o-istr). VOY. HEISTRENN. 

EISTRA (e-istra). YOY. HEISTRA. 

EISTRENN (e-istrenn). Voy. HEISTREM. 

EIT (e-it), conj. Y. Le même qne evit. 


EIZ (e-ix), Nom de nombre. Huit. — 
En anglais, eight. 


EIZIL, adj. (anc.) Débile. 

EIZ-UGENT (e-ix-ug-eft), nom de 
nombre. Cent soixante. — Eïs, huit, 
et ugeñt, vingt. À La lettre, huit dois 
vingt. 

EIZ-UGENTVED (e-is-ug-eñtved), adj. 
numéral. Cent soixautième. Voy. le 
précédent. 


EIZVED ({e-isved), adj. numéral. Hui- 
tième. Vor. RIL. 


EIZVED, s. m. Huitaine, octare. — 
EG, huit. 


EJANN, 8. m. Y. Bœnf. Yar. HNR. 
EJENN, 8. m. Bœuf; pl. ed. 


EJENN-GOUEZ, 8. m. Bœnf saprage 
ou bison; pl. ejenned-goues. 


EJENN-VOR, s. m. Bœuf marin. — 
Ejenn, bœuf, et mor, mer; pl. ejenned- 
vor. 

EJONN, s. m. Y. Bœuf; pl. oc'hen, 
ec'hen. 


EX. Ce monosyllabe sert de termi- 
paison à une foule d'adjeclifs et, à 


EKL 


à peu d'excptions près, caractérise la 
où nng chose ou d’une qua- 
Té boune où mauvaise. Ainsi korfeh, 
f à on gros corps (kort, COS). 
nek, qui a de grandes oreilles 
(skouarn, oreille). Kalounek, coura- 
geux (kaloun, courage). Lodek, qni a 
un 10T, une portion (lod, lot, portion). 
Ces sortes d'adjectifs sont nsités dans 
tous les dialectes. En Cornouaille 
foutefois on aime assez substituer la 
terminaison ok à la terminaison ek. 
Ainsi on y dit diok au lieu de diek; 
foënnok- au liet de foeñinek; met'mok 
au lieu de mec’hiek. Gette terminaison 
ek a beaucoup de rapport avec la ter- 
Minäison française eux, dans les mots 
morveux, montagneux, peureux, ETS 
tueux, etc. 


EKAN, 8. m. Encat. Oh dit aussi 
chant. Gwersa enn ekan, vendre à 
l'encan. 


ERANT. Voy. le précédent. 


E-KEIT, EKEIT (e-ke-it), prép. Ækeit 
ha ma, pendant que, tant qne. 


E-KEIT-SE, EKEIT-SE (e-ke-it,. eke-it), 
adv. Durant ce temps, 


E-KENVER, E-KEVER, prép. Envers 
en comparaison de, à l'égard de, à 
côté de. — Cette préposition, comme 
foutès les prépositions composées, 
exige une construction particulière en 
présence des pronoms personnels. 
Voyez le mot PRÉPOSITION à mon Nou- 
veau Dictionnaire 1869. VOy. E-KICHENN. 


E-KEVER. Voy. le précédent. 


E-KICHENN, prép. Auprès de, à côté 
de. Gette préposition composée" exige 
une construction particulière quand 
elle se trouve en préseticè dés pro- 
noms personnels. Ainsi-on dit : e-ki- 
chenn va sad, auprès de mon père; 
ais on dit enn he gichenn. auprès de 
lui. Enn ho kichenn, auprès de vous. 
Enn ho c’hichenn, auprès d'eux, etc. 


E-MCHENRIN, prép. Tout! près de. 
Diminutif de e-kichenn:. 


ENLEO: Voy. HEGLED: 


ELE #88 

E-AREIZ (é-Ére-ix), prép. Parmi, au 
milieu de: On dit aussi dre gretr. éette 
préposition composée suit les mêmes 
règles que e-bichenn. Ent ha c'hris. 
au milieu d'eux. Yor. REI. 


Ÿ E-KROUG, adr. En suspens, partait 
d'une affaire. À la lettre, en potence. 


E-KUZ, adv. En cachette. Vor. KUZ. 
E-KUZUL, ady. Confidentiellérhént, à 


l'oreille. Roms e kusul, parler à l'o- 
reille. 


EL, article défini. Y. Le, Ja, les. Il 
correspond à ai du Léon et a les 
mêmes particularités que ce dernier. 
El liorsik, le jardin. Y. 

EL, s. m. Y. Ange; pl. alet, 


EL, mot contracté pour e ai, dans le, 
dans lo, dans les. El Korrik. dans le 
courtil. EL devriou,. dans les livres. 

ELAZ, ELAS, 8. m. Foie, gésier. 


ELBIX (añc.). Elbik a ra; il a. de 
l'énulation. 


E-LEAC'H, prép, Au lieu de. 


E-LEAL, alv. Fidèlement, sincère- 
ment. Voy.E, EZ, formant des adverbes. 


E-LEC'H, prép. Y. Le même que e- 
leac'h, du Léon. 


E-LEIC'H, ELEIC'H (e-le-ic’h), ad. 
Beaucoup, plusieurs. Yor. E-1€t2. 

E-LEIZ, ELEIZ (e-le-ix), adv. Beau- 
coup, plusieurs. Eleis a dud, beau- 
coup de personnes. 


ELENE (anc.). Yar. HEVLENE, cette 
année. 


ELEO. Yy. URL 


ELER; pluriel: irrégulier de dlar, 
charrüe. 


ELESTA; pluriel irrégulier de elés- 
Ienn, 


ELESTRENN, 9. L. On donne à tort'ce 
nom à des plantes qui n'ont entr'eltes 


184 ELL 


aucun rapport botanique : au pavot, 
au glayeul, à l'iris; pl. elestr. 


ELESTRENN (anc.). Epée. 
ELESTR-PALUO, s. pl. L Iris de ma- 
rais. 


ELEZ : pluriel irrégulier de eal. ange. 


ELE, 8. m. Bardeau, ais, petite 
planche. 


ELF, ELO. Voy. ce dernier. 


ELE, ELV, s. m. C. Nerf; pl. elfou, 
elvou. 


ELFEK, adj. C. Nerveux. 


ELFENN, 5. L. Peuplier, tremble; pl. 
elf, elo, masc. 


U 


ELFEZENN, 5. L. (anc.) Ivraie, plante. 


ELGEZ, HELGEZ {elg-es, helg-e5),s. m. 
Menton. 


ELGEZEK, HELGEZERK (elg=exex, helg- 
esek), adj. Qui a un gros menton. 


ELI, ELY, 8. m. (anc.) Huile. 


ELIENENN, a. L. Etincelle, pl. ou. 
On dit plutôt elienenn-dan. 


ELIENENNI, v. n. Etinceler; p. elie- 
nennet. 


ELIN. Voy. ILIN, coude. 
ELINAD. Voy. ILINAO. 
ELI0. Voy. ILI0. 


ELL, s. m, Ergot de coq; pl. ellou. 
Ce mot au pluriel a un sens figuré. 
Voy. ELLOU. 


ELL, ELL-ARAR, 5. m. Y. T. G. Four- 
che de la charrue. Voy. HEL. 


ELL, 8. m. Ce mot parait avoir eu 
le sens de membre en général, mais 
appliqué, je crois, aux oiseaux, pl. 
ellou. 


ELLEK, adj. Qui a de forts ergots, 
de gros membres. Yor. EUL, membre, 
ergot. 


EM 


ELLOU, 8. pl. m. C’est le pluriel de 
ell, ergot de coq. 1l se dit en parlant 
d'une personne qui se met en colère 
ou qui discute avec hauteur. Sevel war 
he ellou, à la lettre, se dresser sur 
ses ergots. 


ELO, pluriel deeloenn, elvenn, elfenn, 
peuplier, tremble, arbres. 


ELOENN, 8. L Tremble, peuplier, 
arbres ; pl. eta, masculin. 


ELUMENN, viou-elumenn, 8. pl. m. 
Omelette d'œufs. 


ELUMETENN, 8. L. Allumette; pl. 
elumetes, mascalin. 


ELUMETEZ, s. pl. m. Pluriel irré- 
gulier de elumetenn. 


ELV. Yor. ELO. 


ELVAC'H, s. m. CG. Petite planche, 
ais, bardeau. 


ELVAT, 8. pl. m. V. Pluriel irrégu- 
lier de eivenn, jantille de moulin. 


ELVENN, ELFENN, S. f. Etincelle. 
On dit aussi elienenn; pl. ou. Yor. 
ELVENN-DAN. 


ELVENN, ELOENN, 8. L Un plant de 
peuplier ou de tremble ; pl. elo, elv, 
masculin. 


ELVENN, ALVENN, 8. f. V. Jantille 
de moulin ; pl. elvat. 


ELVENN-DAN, 5. L. Etincelle qui sort 
d’un corps enflammé ; plelrennou-tan. 
— Eltenn, étincelle ; tan, feu. 


ELVENNI, v. n. Jeter des étincelles. 


ELVEZENN, 8. f. Ravanelle, raifort, 
cranson, plantes. 


EM. Je ne sais quel rang grammati- 
cal donner à ce mot qui est une con- 
traction de la préposition e, dans, et 
du pronom possessif ma, mon, ma, 
mes. Par suite, le mot em siguifie 
dans mon, dans ma, dans mes. Entre 
autres remarques à faire au sujet de 
ce mot, on peut dire qu'il prouve que 


EMB 


le pronom possessif va, mon, ma, mes, 
du Léon, est de nouvelle introduction 
et que jadis on disait ma sad, mon 
père, au lieu de va zad que l'on dit 
aujourd'hui en Léon. Le mot em est de 
tous les dialectes, et dans tous les 
dialectes aussi les lettres muables 
qui se changent après ma ou va, doi- 
vent aussi se changer après em. Ainsi 
on dit ma fenn, va fenn, ma tête, au 
lieu de ma penn, va penn, et de même 
on doit dire em fenn, dans ma tête, et 
non em pénn : em 51, dans Ma MaisOD, 
au lieu de em ti. 


EMBANN, s. m. Proclamation, pu- 
blication à haute voix dans les rues, 
à l'église, ban Je mariage, etc : pl. ou. 
Peur ê vezo great ann embannou 
kenia etre-s-hoc’h? Quand publiera- 
t-on vos bans ? 


EMBANN, EMBANNA, v. a. Bannir ou 
pablier à haute voix dans les rues ; 
publier des mariages à l’église. 


EMBANNEIN (embann-e-in), v. a. Y. 
Le même que le précédent. 


EMBANNER, s. m. Crieur de ville, 
crieur public ; pl. ten. 


EMBANNOUR, s. m. V. Le même que 
embanner ; pl. embannerton. 


EM-BERR, adv. V. Bientôt, avant peu. 
On dit aussi e-berr, e-verr. 


EMSOUDA, IBOUDA, v. a. Greffer, 
écussouver, parlant des plants ; p. et. 


EMBOUDENN, IBOUDENN, a. L. Ecus- 
son ou greffe, terme de jardinage. 


EMBREGA. EMBREGI (embreg:i), v. a. 
GC. Dompter, parlant des animaux 
sanvages ou féroces ; p. embreget 
(embrrg-et). 


EMBREL, 8. m. Y. Avril. Mis embrel, 
Y. le mots d'avril. 


EMBRENNEIN (embrenne in), v. a. Y. 
Entrepreudre ; p. embrennet. . 


EMBROUED, s. m. Partie du métier 
des tisserands dite porte-lames. 


EMO 185 


EME. Location qui est usitée pour 
servir d'introduction aux paroles de 
quelqu'un. Après ce mot, et dans un 
but euphonique, les noms de bap- 
tême et de famille changent la lettre 
initiale de forte en faible ; c'est du 
moins l'opinion de la plupart des 
écrivains. Nann, eme Vac'harit (pour 
Mac'harit), non, dit Marguerite. Ja 
avad, eme Ber (pour Per). oui certes, 
dit Pierre. Voy. EME-Z-HAR. 


E-MEAZ. VOY. ER-MEAZ. 


E- MESK, prép. Parmi, dans. Voy. 
au mot E-KENVER ce qui est dit des 
prépositions composées. 


E-METOU, prép. Parmi, au milieu 
de. Cette préposition ne s'emploie 
qu'avec les pronoms personnels ; enn 
hor melou, parmi nous, etc. Voy. au 
sujet de cette construction des pré- 
positions composées, ce qui est dit à 
mon Nouveau Dictionnaire 1869 au 
mot PRÉPOSITION. 


E-MEZ, adv. et préposition. C. De- 
hors, dehors de. Yor. ER-MEAZ. 


EME-Z-HAN, locution elliptique. 


-Dit-il. Eme-s-hi, dit-elle. Eme-3-ho, 


disent-ils, dirent-elles. Me 30 klap, 
eme-3-han. je suis malaie, dit-il. — 
Je ne saurais expliquer cette locution. 


EMGANN, s. m. Bataille, combat 
entre gens de gucrre; pl. ou. Ce mot 
paraît contracté du verbe réfléchi 
en em ganna, se battre. VOy. KANNA. 


EMGLEO, 8. m. C. Accord, conven- 
tion. Ce mot semble dériver du verbe 
réfléchi en em glevet, s'entendre, le- 
quel lui-même est de la famille de 
kleo, oule, un des cicq sens. 


EMICHANS, adv. Sans doute, peut- 
être. 


EMLAZ, 8. m. et Y. n. (anc.) Combat, 
combattre. Ce mot paraît dériver du 
verbe réfléchi ex em lasa, s’eatretuer. 

EMOLC'H. VOy. HEMOLC'H. 


EMOLC’HI. Voy. HEMOLC'HI, 
24 


186 ENA 


EMP, DMP, pron. pers. V. T. Nous. 
IL est toujours régime. Pedet Doué 
aveit omp, aveit emp, pries Dieu pour 
nous. 


EMPENN, s. m. Cerveau, crâne, 
cervelle, 


EMPENNI, v. a. Porter au cerveau, 
parlant des vapeurs, des spiritueux ; 
p. empennet. 


EMPENNUZ, adj. Qui porte au cer- 
veau. Voy. EMPENNI. Evitez ce mot. 
VOyY. GWIN-PENN. 


EMPEZ, 8. m. Empois de repasseuse. 


EMPEZA, v. a. Mettre de l'empois 
sur le linge, empeser ; p. ef. 


EMPRENN, 8. m. Raïis 06 roue; pl. 
Ou. 


EMPRENNA, v. a. Mettre des rais, 
parlant d’une roue; p. et. 


EMPROUI, v. a. Enrayer, parlant 
d'une roue; p. emprouet. 


EMWEL (emvel), 8. m. Entrevue pour 
mariage. Ce mot est contracté de en 
em welet, se voir, se visiter l’un l’autre. 


EMZIVAD, a. m. Orphelin; pl. ed. 
EMZIVAOEZ, a. f. Orpheline; pl. ed. 


EMZIVAT, 8. m. Y. Orphelin; pl. 
emaivadet. Ce mot est un nom de 
famille asses counu. 


EN, pron. pers. Toujours régime; 
moi. Gan-en, avec moi. Digan-en e 
deux bet kement-se. de moi elle tient 
cela. 1l ne s'emploie qu’en ces deux 
cas. 


EN, 8. m. Ciel. Voy. ENV. 


__ ENAL, HENAL, 8. m. Y. Haleine, 
respiration. 


ENALEIN, HENALEIN (enal-e-in), 
v. D. Y. Respirer. Yor. HENALEIN. 


ENAN, 8. pl, m. Y. Les trépassés. 
VOYy. ANAOUR, 


EN 


ENAOUI, v. a. Animer, vivifier; p. 
enaouet. — Ene, âme. 


ENCHELP, 8. m. Echarpe pour sup- 
porter un bras blessé. 


ENDAN, adv. (anc.) Dessous. 


ENDERF, ENDERV, 8. m. V. Le même 
que pardaez, abardaez. 


ENDERV. Voy. le précédent. 


ENDEVOUT, v. a. V. Avoir, obtenir ; 
p. bet. Yor, KAOUT. 

ENDRA, ENDRA MA, conj. Tandis 
que, tant que, pendant que. Après la 
conjonction endra, les lettres fortes 


se changent en faibles. Endra vevinn, 
pour endra bevinn, tant que je vivrai. 


ENORAMM, v. a. Engerber, mettre 
le blé en gerbes; p. et. 


ENDRAMMEIN (endramm-e-in), v. à. 
Y. Le même que endramm, +. a. 


ENE, 8. m. Ame; pl. enéou. Eunn 
ene mad, une bonne âme. 


ENEB, ENEB-BOTEZ, 5. m. Empei- 
gne de soulier. 


ENESARZ, ENEBARS, 8. m. Douaire, 
dime, champart. 


ENEBARZEREZ, 8. L. Douairière. 

ENEB-BOTEZ. Yor, ENEB. 

ENEBENN, s. f. G. Page d'un livre. 

ENEBI, v. n. S'opposer, résister; 
p. enebet. — Enep, contraire. Eneb 
oc'h, s'opposer à. 


ENEBIEZ, 8. f. Opposition, contra- 
diction, Voy. ENEBI. 


ENEBOUR, s. m. Adversaire, ennemi; 
pl. ten. 


ENEO. Voy. ENET. 
. ENEFF, 8. m. (anc.) Àme. 


EN EM. Sorte de particule qui sert 
à former les verbes réfléchis. C'est 


ENE 


ainsi que de kanna, battre, on forme 

en em ganna, se battre. Après en em, 

1e lettres fortes se changent en fai- 
es. 


ENEP, adj. et ad v. Opposé, contraire, 
contrairement. Ann tu enep, le côté 


opposé. 


ENEP, A-ENEP, prép. Contre. Sevel 
a-enep eunn den, 8e révolter contre 
quelqu'un. Sevel a reas a-enep d'ex- 
han, il se révoita contre lui. 


ENEP, s. m. Envers d'une étoffe. 
Sae war enep, robe à l'envers. Enep- 
botez, empeigne de soulier. Voy. ERER, 


ENEP-GWERC'H, s. m. Présent fait à 
la nouvelle mariée par son mari. — 
Enep, contre, et guerc'h, vierge, com- 
me Pour dire en échange de sa virgi- 
nité. 


ENEP-KAER, s. m. Tout le contraire. 
Ann enep-kaer co, c'est tout le con- 
traire. 


ENEP-KLEO, 8. m. Echo. 


ENESIAD (ene-siad), 8. m. Habitant 
d'une tle, insulaire; pl. enexix, enesidi 
(ene-sidi). 


ENESIADEZ (ene-siades), a. f. Femme 
qui habite une tle; pl. ed. 


ENESIDI (ene-sidi); pluriel irrégulier 
de enesiad. 


ENET, EZNET, ENED, 8. pl. m. Y. 
Pluriel irrégulier de esn. V., oiseau, 
volaille. Deieu enet, le carnaval, les 
jours gras. — Deieu, les jours, et enet, 
des volailles, pour dire les jours pen- 
dant lesquels on mange beaucoup de 
volailles grasses. 


ENETAT, ENETEIN, v. n. V. Aller à 
la chasse aux oiseaux, prendre des 
diseaux au piége, au trébuchet, à la 
glu; p. enetet. 


ENEV, 8. m. Voy. ENE. 


ENEVAD, 8. m. Y. Orphelin; pl. et. 
On dit aussi enevat. 


ENEVADEZ, a. f. Y. Et aussi enevades, 
vrpheline; pl. enevadezet. 


ENK 187 


ENEVAL, 8. m. Y. Animal, bête en 
général ; pl. es. 


ENEVAT. Yor. ENEVAD. 


ENEZ, ENEZENN, a. f. Île en mer, 
eu rivière; pl.enesi. 


ENEZ, EENEZ, 8. f. Petite poule, 
poulette; pl. enesed, enet, ened. Enar 
lard, poularde. — Enez, poulette, et 
lard, engraissée. 


ENEZ AR GER-VEUR, nom géogra- 
phique. Belle-Ile-en-Mer. À la lettre, 
île de la ville grande; voisine de 
Vannes. 


ENEZENN, 8. f. VOoy. ENEZ, le. 


ENEZ-HEUZ. Nom géographique. Ile- 
Dieu. 


ENEZ! ; pluriel irrégulier de enerenn. 
ENEZIZ ; plurielirrégulier de enesiad. 


ENEZ-LARD, s. 1. Poularde. Yor. ENEZ, 
pouiette. 


ENEZ-VAZ. Nom géographique: tle 
de Butz. Voy. au mot ROS60ON ce qui est 
dit de l'ile de Bais. 


ENFEAZ, s. m. Porte-chasse du mé- 
tier d'un tisserand. 


ENFEZ, 8. m. Y. T. C. Voy. EREE, 


ENGEHENTA (eñig-eheñta). v. a. Peu 
usité. Concevoir, engendrer un en- 
ant: p.et. Voy. GENEL pour l'emploi. 


ENGLENAFF, v. 0. (anc.) Adhérer ou 
être joint à, être attaché à. 


ENGOESTLA, v. a. Engager par pro- 
messe, enrôler, p. engoestlet. En em 
engoestla, s'engager, s'enrôler. 


ENGROEZ, s. m. Multitude, foule, 
affluence. 


ENGWESTLA, v. a. Orthographe vi- 
cieuse. Voy. ENGOESTLA. 


ENK, adj. Etroit, resserré. Re eñk 
eo ann or, la porte est trop étroite. 
Enn enik, war enk, à l'étroit. 


188 ENN 


ENKA, v. a. Peu vsité. Rendre étroit. 


_ENKAAT, Y. n. Deveair étroit; p. 
enkeet, enkeat. 


ENKEIN (eñke-in, v. a. Y. Rétrécir, 
et aussi opprimer, oppresser ; p.eñnket. 


ENKELER. Voy. ANKELC'HER. 
ENKIN. Voy. HIRKIN, HERKIN. 


ENKLASK, 8. m. Recherche, examen, 
perquisition. 


ENKLASK, v. a. Rechercher, exami- 
ner; p. eñnklasket. 


ENKLOCH, 8. m. Kemeret ann eñ- 
kloch ha ret lamm kaer, terme de lut- 
teurs, donner un croc-en-jambe et 
faire tomber. 


ENKREZ, a. m. Aflliction, chagrin, 
inquiétude. 


ENKREZET, adj. Affligé, inquiet. 


ENKREZI, v. a. Chagriner, inquiéter, 
gêner, peiner ; p. enkreset. 


ENKREZUZ, adj. Désolant, affligeant. 


ENN. article défini. Y. Le, la, les. Il 
correspond à anr du Léon et a les 
mêmes particularités que ce dernier. 
Enn den, l’homme. Enn itron, la dame. 


ENN, 8. m. (anc.); pl. ennou. Je 
trouve ce mot duns un vieux manus- 
trit avec la signification de motte de 
gazon desséchée au soleil et propre à 
faire du feu, et aussi au sens de crême 
de lait et de coquille de Saint-Jacques, 
mollusque marin. 


ENN, prép. Dans le, dans la, dans 
les. Enn ti, dans la maison. Ce mot 
est une contraction de e ann, dans le, 
dans la, dans les. Enn nox, dans la 
nuit. Enn enezi, dans les iles. Toutes 
les particularités que nous avons si- 
gnalées au mot ANN, article défini, se 
produisent après enn, prép., attendu 
que ce dernier est contracté pour 
e ann. 


ENN-AMC'HOULOU, adr. Yor. An- 
C'HOULOU. 


ENN 


ENN-ANER, ady. C. Infructueuse- 
ment, en vain. Cet adverbe est formé 
de enn, prép., en, et de aner, corvée 
ou prestation en nature, travail qui ne 
rapporte rien à celui qui le fait. Enn- 
aner e lavaras ann dra-xe d'ezhañ. ce 
fut en vaio qu’il le lui dit, il perdit sa 
peine à le lui dire. 


ENN-DEEUN, adv. Tout droit. Me enn- 
deeun eo, c'est moi-même. A la lettre, 
c’est moi tout droit. N enn-deeun eo, 
c'est nous-mêmes. ll s'emploie du cette 
manière avec tous les pronon person- 
nels. 


ENN HEIZ ALL, sorte d'adverbe. 
L'autre jour. À la lettre, dans le jour 
autre. 


ENN-DE0, adv. T. Déjà. 
ENN-DEON. Yor. ENN-DEEUN. 
ENN-DERLIK, ady. Y. Dernièrement. 


ENN-DIABARZ, prép. En dedans de, 
à l’intérieur de. 


ENN-DISWEL (disvel), adv. Secrète- 
ment, en cachette. Voy. DISWEL. 


ENN-DRO, prép. Autour de. — Enn- 
dro d'ann ti, autour de la maison. 


ENN DRO, ady. — Dont enn dro, re- 
venir au lieu d’où l’on était parti. À la 
lettre, venir de retour. — Kas enn dra, 
rapporter un objet au lieu où on l’avait 
pris. 


ENN-EUNN-TACL, adv. Subitement, 
tout d’un coup. 


ENN-EUR, particule qui, placée de- 
vant un infinitif, donue à ce dernier 
la valeur du gérondif. — Enn-eur gana, 
au lieu de enn-eur kana. en chantant; 
— Enn-eur dremen, au lieu de enn-eur 
tremen, en passant. Cette particule, 
comme on le voit par les exemples 
qui précèdent, demande après elle 
l’adoucissement de quelques lettres 
muables. Voy. la Grammaire. Elle a 
beaucoup de raprort avec la particule 
oet oc'h, qui sert à former le participe 
présent. Ainsi : n'her gwel o c'hoarzin 
enn-eur lenn, je le vois rire en lisant. 
À la letre, je le vois riant en lisant. 


TT 


ENT 


ENN-HOLL-D'ANN-HOLL,adv.T.Tout- 
à-fait, entièrement. A la lettre, en tout 
au tout. 


ENN-TU-ALL, prép. De l’autre côté, 
au-delà. — Enn tu-all d'ar mor, au- 
delà de la mer. 


ENO, ady. là, parlant d'un lieu 
éloigné; avec verbe sans mouvement. 
— Dre eno, par là. 


ENOE, ENQUE, s. m. Ennwi. 


ENOEI, ENOUEÏ {enoue-1), v. a. et n. 
Eonuyer, s'ennuyer. 


ENOEUZ (enoeux), adj. Ennuyeux. 
ENON, adv. C. Voy. EN, 


ENOR, 8. m. Honneur ; pl, envriou. 
— Den a enor, garcon d'honneur d’une 
noce.— Beva e-kreiz ann enoriou, vivre 
dans les honneurs. 


ENORI, Y. a. Honorer, vénérer; n. 
enoret. 


ENORUZ, adj. Honorable, vénérable. 
ENOU, ENQUE. Yor, ENDE. 
ENOUI. Voy. ENOEI (enoe-i). 


" 


EN-PAD. prép. T. VOy. E-PAD. 


ENTA, conj. Y. Donc, par conséquent. 
Voy. ETA. 


ENTAILL (L mouillées), adv. Peut- 
être {(anc.). 


ENTANA, v. a. C. Mettre le feu, en- 
Hammer: p. entanet. — Tan, feu. 


. ENTANER, 8. m. C. Incendiaire; pl. 
ten. 


ENTENT (nrononcez comme en fran- 
çais : ainlainte), v. n. Soigner, avoir 
soin de. — Enteñt ac'h eunn den klañv, 
soigner un malade. — Eñtent oc'h pep 
tra enn ti, s'occuper des soins du mé- 
nage. - Entent cuz ar c'hezek, soigner 
les chevaux. 


ENTRE, prép. V. T. C. Voy. ETRE, 
prép. 


E0G 189 


ENTREMAR, 8. m. Enn eñtremar da, 
dans le doute de. 


ENV. EN, 8. m. Ciel; pl. eñvou. — 
Ann env, le ciel. 


ENVEZ, s. m. Virole d'outil; pl. eñ- 
vesiou (eñve-siou). Quand on compare 
le singulier et le pluriel des subs- 
tantifs terminés en ez, comme celui- 
ci, il faut se rapneler que le s est de 
nouvelle introduction à la fin des mots; 
autrefois on écrivait enger. Voyez ce 
qui est dit à ce sujet à mon Diction- 
naire français-breton 1869, à la lettre Z. 


ENV-KOABREK, 8. m. Région des 
nuages. À la lettre, ciel où se tiennent 
les nuages. Voy. ENV-STEREDET. 


ENVOR, EVOR, a. m. Mémoire. — 
Didan evor, de mémoire. 


ENVORI, v. a. Penser souvent à une 
chose, la ruminer. 


ENV-STEREDET, 8. m. Le firmament, 
le ciel étoilé. — Stered, pluriel de 
steredenn, étoile. 


E0, particule affirmative, oui. C'est 
la troisième personne du singulier de 
l'indicatif présent du verbe Besa, être. 


ED DA, oùi assurément. 


LOR, EOK (eôg, e6k), s. m. Saumon, 
poisson, pl. eoged (e6g-ed). 


EDER, EOK (600, e6k), adj. En maturité, 
parlant des légumes; roui, parlant du 
lin, du chanvre. 


EOGEIN (eôg-ein), v. a. et n. Yor. 
EOR), 


EOGENN (eôg-enn), 8. f. Trou plein 
d’eau où ‘'on met à rouir le lin et le 
chanvre. On dit mieux. poull lin, poull 
kanab. À la lettre, fosse au lin, fosse 
au chanvre. 


EOGI (eôg-i), v.a. et n. Mûrir en gé- 
néral: rouir ou mettre à rouir le lin, 
le chanvre; p. eoget (eôg-et). Il ne faut 
pas coufondre ce participe passé avec 
eog, adj. Ainsi, on dit : eog a-walc'h eo 
al lin, le lin est assez roui ; mais il faut 


190 EOS 


dire : eoget eo bet al lin pell xo, il ya 
longtemps que le lin est roui. 


EOK (e6k), 8. m. et adj. Voy. E06. 


EOL, s. m. Huile. — £ol-vor, huile 
de poisson. Voy. ce mot. 


EOLEK, adj. Huileux. 


EOLI, v. a. Huiler, p. eolet. On dit 
mieux, frota gant eol. 


EOLL, EOULL, 8. f. (anc.) Volonté. 

EOL-MEN, EOL-MEAN, huile de pé- 
trole ou minérale. — Eol, huile, et 
men, mean, pierre. 


EOL-VOR, 8. m. Buille ‘le poisson. — 
Eol, huile, et mor, mer. 


EOMM, a. m. T. VOy. EZOMN. 
EON, ION. Voy. ERRER, écume. 


EONEIN, EONENNEIN (eon-en), v. H. 
Y. Rendre de l'écume, 


EONENN, 8. L. Ecume. On dit de pré- 
férence eon. 


EONENNEIN. VOy. ECNEIN. 


EONENNI, EONI, v. n. Mousser, écu- 
mer, rendre de l'écume. 


EONENNUZ, EONUZ, adj. Ecumeux. 
EONI, Yor. ECNENNI. 


EONTR, s. m. Oncle, degré de pa- 
renté. 


EONTR-KOZ, s.m. Grand-oncle, degré 
de parenté. À la lettre, oncle vieux. 


EOR. Yor. HEOR. 


EDST (eôst), s. m. Moisson, récolte ; 
août. Mis eost, le mois d'août. Ober 
ann eost, faire la moisson. 


EOST-REZIN (eôst), 8. m. Vendange. 
À la lettre, récolte du raisin. 


EOSTA, EOSTI (eésta), v. n. Et 
mieux, obér ann eost, faire la moisson, 
la récolte; p. eostet (eôstet). 


ER 


EOSTER (eôster), 8. m. Moissonneur ; 
pl. ten. Le linge sale des moisson- 
peurs: diliad ank ann eost. À la let- 
tre, le linge sale de la moisson. 


EOSTIK (e6stik), s. m. Rossignol, oi- 
seau; pl. eostiged (eôstig-ed). 


EOSTIK-BAILL (e6stik-baill avec les 
L mouillées), 8. m. Sorte de rossignol 
qui a des plumes blanches sur la tête. 
— Eostik, rossignol, et ball. adj., qui 
a des plumes blanches sur la tête. 
YOT. BAILL. 


EOUEC'H, s. m. Y. Le même que 
evec’h, attention. Lakat eouec'h, Y. 
Prendre garde, faire attention. 


EOUEC'HEIN, EUEC'HEIN (eouec'h-e- 
in), v. n. V. Prendre garde, faire 
attention; p. eouec'het, euec’het. 


EOUEIN (eoue-in), v. a. V. Boire ; p. 
eouet. YOT. IVEIN. 


ÉOUEL, 8. L (anc.) Volonté. 


ÉOUIT, EIT (eou-it, e-if), conj. Y. 
Pour, afin de. Yor. EMT. 


EOULL, EOLL, 8. 1. (anc.) Volonté. 


EOULLI, v. n. (anc.) Vouloir, avoir 
la volonté. 


EP, 8. m. (anc.) Cheval. 


EPAD, E-PAD, prép. Pendant, durant. 
E-pad ann des. pendant le jour. À la 
lettre, dans la durée du jour. E-pad 
ma, pendant que. E-pad m'eo hirr 
ann deiz, pendant que les jours sont 
longs. 


E-PEP-LEAC'H, adv. Partout. À la 
lettre, en chaque lieu. 


E-PEP-LEC'H, adv. Y. T. C. Partout. 
À la lettre, en chaque lieu. — Lec'h. 
V. T. C. lieu. 


ER, a. m. Aigle ; pl. ered, et parfois 
erer. 


ER. Mot contracté pour e, prépo- 
sition, dans, et ar, article, le, la, les. 
Er mor, pour a ar mor, dans la mer. 
A la manière dont ce mot est formé, 


ERE 


il est évident qu'il exige après lui les 
mêmes modifications que l'article ar 
pour les lettres muables. Ainsi de 
même que l'on dit ar graouenn, au 
lieu de ar Kraouenn, la noix ; de même 
on dira : er graouenn, dans ia noix. 
Voy. la grammaire. 


ER, article défini, V. Le, la, les. 11 
suit les mêmes règles que l'article ar 
du Léon. Er roue, le roi. 


ER, a. m. V. T. C. Air, fluide élasti- 
que. Voy. ER. 


ERA, v. a. T. C. Aérer; p. eret. 


E-RAUK, EROK (e-rôk), prép, Y. 
Avant, devant. 


ERBED, s. m. Recommancation. 


ERBEDI, v. à. Recommander une 
personne à une autre: p. erbedet. En 
em erbed. se recommander ; p. en em 
erbedet. Le verbe erbedi était employé 
jadis au sens de épargner, ménager. 
(Vieux manuscrit.) Erbedi eunn den 
eri eunn all, recommander une per- 
sonne à quelqu'un. En em erbedi ac'h. 
se recommander à. 


ER-BET, sorte d'adjectif, Y. Aucun, 
aucune, pas de. Ce mot ne s'emploie 
qu'avec une négation. Voy. E-RED. 


ERC'H, 8. m. Neige. 


ERC'HI, ERC'HA, v. impers. non 
usité. On dit ober ere'h. Erc'h a ra, 
il neige. A la lettre, il fait de la neige. 


ERC'HUZ, adj. Neigeux. 
ERDRA, con). VOy. ENDRA. 


ERE, 8. m. Lien, attache; pl. ereou. 
ERE, HERE, Voy. ce dernier. 
EREO. Pluriel de er, aigle. 


ERED, s. m. Y. Noce. Enn den ered. 
le nouveau marié. Er voes ered, la 
nouveile mariée. Knn deu bret nehue, 
les nouveaux mariés. VOy. EREDEIN. 


EREDEIN (ered-e-in), v. n. Y. Faire la 
noce, c'est-à-dire le mariage religieux 
et le festin ; p. credet. 


ER- 491 


ERE-LOER, 8. m. Jarretière ; pl. 
ereou-loer. — Ere, lien, et loer, 8. m. 
bas, chaussure. 


EREN, v. a. Lier, atlacher ; p. ereet. 
Ce verbe se conjugue sur l’ancien inf- 
nitif erea. 


ERER, pluriel irrégulier de er, aigle. 
On dit mieux ered. 


pluriel irrégulier de arar, 
charrue. l 


E-REZ, adv. et prép. À fleur de, au 
res de. E-res ann douar, à fleur de 
terre. ° 


EREZ, HEREZ, a. f. Aversion, envie, 
jalousie, répugnance. 


EREZI, HEREZI, v. a. Détester, avoir 
de l’antipathie; p. ereset. 


ÉREZUZ, adj. Antipathique. Evitez 
ce mot. 


ERE, 8. m. Yor, ER. 


ERGENTAOU, (erg-eñtaou), V. Le 
même que aketaou. 


ERGERZ (erg-erx), 8. m. (anc.) Voyage. 
Le mot Kerz, marche, paraît entrer 
dans la composition de ce mot. 


ERGERZOUT (erg-erzout), Y. n. (anc.) 
Voyager. 


ERIDOVENN, 8. f. Fruit de l'épine 
blanche. 


ERIENENN. VOy. EIENENN. 
ERIONN, 8. m. Y. Ourlet ; pl. eu. 


ERIONNEIN (erionn-e-in), v. a. Y. 
Ourler ; p. erionnet. 


ER-MAEZ, adv. et prép, T. Yor. ER- 
MEAZ. 


ER-MEAZ, adv. et pré. Dehors, 
hors de ; à la lettre, dans les champs, 
dans la campagne. Kas er-meaz, ren- 
voyer, mettre dehors d’un lieu habité. 
Voy. MEAZ. Er-meax eux ann ti, dehors 
de la maison. 


109 ES 


ER-MES, adv. et prép. V. C'est le 
même que er-maez et er-meas. Voy. 
MES. 


ERMESIAD (erme-siad), 8. m. Etran- 
ger à la localité ; pl. ermesidi (erme- 
sidi). Ce mot dérive de cr-mes. 


ERMESIADEZ (erme-siades), a. L. C'est 
le féminin du précédent. 


ERMID, a. m. Ermite; pl. ed. 

ERNEZ, a, L. C. Fureur. 

ERO, ERV, 8. m. Sillon; pl. Tp, 
Hada a irvi ledan, semer à sillons 
larges et plats. En Basse Bretagne, 
on cultive la terre en sillons étroits 
et bombés. Voy. ce qui est dit à ce 
sujet au mot PENGENN. 

EROK, ERAUK (erôk). Yor. E-RAUX. Y. 


EROUALCO'H, adv. Y. Assez, à foison. 
Voy. A-WALC'H. 


EROUANT. VOy. AEROUART. 

ERR, HERR, s. m. Vitesse. Ce mot 
err est passé dans le français des 
marins : l’erre d'un navire. 

ERREZ. VOy. ARREZ. 


ERREZI. Yor. ARREZI. 


ERROL, 8. m. CG. Débat, contestation. 
Kaout errol a enep eunn den, murmu- 
rer contre quelqu'un. 


ERROLI, v. n. CG. Débattre, contes- 
ter, p. errolet. 


ERRUOUT, v. n. Voy. ARRUOUT. 
ERV, ERO. Voy. ce dernier. 


ER-VAD, ERVAD, adv. Bien, digne- 
ment. 


ERVENN, 5. f. Planche de jardin ; pl. 
ou. 


ES, 8. m. (anc.) Yor. MEL, EAZ. 


Es, EI. pronom personnel toujours 
régime. Toi. Gan-es, gan-es, avec toi. 


ESK 


ES, EZ. Cette particule me paraît 
avoir un sens négatif en Vannes, 
Tréguier et Cornouaille. Voy. ESPLE- 
DET, ESPAR. 


ESA, ESAE, 8. m. (e-sa, e-sae). Essal. 


ESAAT (e-saaf), v. a. Essayer, p. eseet, 
eseat,. 


ESAE {e-sae), 8. m. Essai. 


ESAEA (e-saea), Y. a. Essayer; p. 
esaeet. 


ESGOAR, s. m. (auc.) Douleur par 
froid ou faim. 


ESK, HESK, adj. Voy. HER 


ESKAMET, ESKEMET, 8. m. (rog 
tronc d'arbre à demi-équarri et placé 
près d’un mur pour s'y asteoir ou 
pour couper la viande à la boucberie. 


ESKAMMED. Ce mot que Le Pelletier 
écrit ainsi, doit être le même que le 
précédent. 


ESKAOTA, v. a. D. Tremper dans 
l’eau chande pour enlever plus facile- 
ment l'écorce de la graine que l'on 
veut monder. 


ESKED, HESKED. Voy. ce dernier. 


ESKED. 8. m. Y. Le même que skeud. 
du Léon. 


ESKELL; pluriel de askell, aile de 
moulin. 


ESKELLEK. Voy. ASKELLEK, 


ESKELLET, adj. Ailé. — Eskell, pl. 
de askell. aile. 


ESKEMET. Yor. ESXAMET. 

ESKEMM, 8. m. Echange, troc. 
Leuskel ennn dra da eskemm eunn 
dra all, échanger ua objet. 


ESKEMMA, 
ESKEMM. 


v. a. Echanger. Vory. 


ESKENN, HESKENN. Voy. ce dernier. 


ESK 


ESKENN, s. m. Morceau d'une chose 
bonne à manger. Ce mot ne s'emploie 
qu'avec une négation. N'en devezso 
eskonn, il n'en aura miette. 


ESKER, s. m. (anc.) Jambe du corps 
homain. Yor. DIVESKER. 


ESKER, 8. m. Terme de marine. Ge- 
nou ou bois courbe. 


ESKERB, SKERB, 8. m. Ecbarpe 


portent les fonctionnaires et aussi les 
emmes ; pl. ou. 


ESKERB, a. m. C. Enn eskerb, en 
biais, de blais. 


" ESKERBI, v. a. C. Couper en biais; 
p. eskerbet. 


ESKERN, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de askourn, 08. 


ESKIBIEN : pluriel irrégulier de eskop, 
évêque. 


E-SKOAZ, prép, En comparaison de. 
E-skoas or pex, e-skoaz d'ar pes am eus 
great, en comparaison de ce que j'ai fait. 


ESKODQU, s. pl. m. G. Eont ou por- 
tion que paie chaque individu dans 
une dépense faite en commun. 


ESKDP, s. m. Evèque, pl. eskibien. 
Ann aotrou'nn eskop a Gemper,monsei- 
l’évêque de Quimper. — Lescop est un 
nom de famille. 


ESKOP, 8. m. Cheville de la latte 
d’une charrue. 


ESKOP, SKOP. Voy. ce dernier. 


ESKOPTED, s. m. Charge ou dignité 
d’évèque. 


ESKOPTI, 8. m. Evéché, diocèse; pl. 
eskoptiou. Eskopti Leon, le diocèse de 
Léon. — Eskop, évèque, et ti, maison. 
Mont d'ann eskopti, aller à l'évêché. 


E-SKOURR, adv. En suspens, parlant 
d'une affaire, d'un procès. À la lettre, 
à la branche. 


nou adj. V. Agile, éveillé, joyeux, 


ESK 19 


ESKUMUNUGA, v. a. Excommunier; 
D. eskumunugot (eskumunug-ef). 


ESKUMUNUGENN (eskumunug=enn), 
8. L Excommunicalion. 


ESMAE, 8. m. (anc.) Souoi, inquié- 
tude, effroi. 


ESMAEA, ESMANI, v. a. (anc.). Kf- 
frayer. 


ESMAHI. VOy. ESMAEA. 


ESMOLI, v. n. Dont da esmoh, com- 
mencer à diminuer, parlant d’un mal, 
d'une maladie. 


ESPAR, adj. Y. Extraordinaire. Ce 
mot paraît être une corruption de 

r, Sans pareil. Toutefois, il pourrait 
ort bien être formé de es, particule 
privative en Vannes, Tréguier, Cor- 
nouaille, et de par, pareil. Voy. ES- 
PLEDET. 


ESPERON, 8. m. Goupillon, asper- 
soir. 


ESPERN, 8. m. Epargne, économie. 
Boestl-espern, tire-lire, esquipot. 


ESPERN, v. a. Epargner, économiser, 
ménager; D, espernet. 


ESPLEDET, adj. Y. T. C. Distrait. Ce 
mot paraît formé de es, particule né- 
gative, et de pled. plet, Y.T. C., atten- 
tion. 


EST (ést), s. m. V. T. C. Août, mois 
d'août, et aussi moisson, récolte. Voy. 
EOST. 


ESTEIN (éste-in), v. n. Y. Faire la 
moisson; p. esfet. 


ESTELL,, s. m. Dévidoir à branches, 
pl. ou. 


ESTELLENN, 3. f. Planche de fond 
d'une charrette. Voy. LISENN. 


ESTER, a. m. C. T. Moissonneur,; pl. 
ten. En Vannes, estour;, pl. esterion. — 
Est, Y.T. G. Moisson. 


ESTEREZ, s. f. C’est le féminin du 
précédent. 


ESTEUZIFF, v. n. (anc.). Décrottre, 
baisser. 


25 


194 ET 


ESTIK, 8. m. (éstik) Y. Rossignol, 
oiseau; pl. estiget (éstig-et). 


ESTLAMM. 8. m. Ktonnement, sur- 
prise. 


ESTLAMMI, v. a. et n. ÉEtonner, 

s'étonner; p. estlammet. Ce verbe n'est 

uère usité qu'à l’infinitif avec l'auxi- 
ober. 


ESTLAMMUZ, adj. Surprenant, mer- 
veilleux, étonnant. 


ESTOUR (éstour), 8. m. Y. Moisson- 
Heur: pl. esterion. Voy. EST. Y. 


ETH, ESTROO'H. Ces mots, je crois, 
sont particuliers à quelques localités 
et s’emploient au sens de : en outre, 
plus que, et aussi de : re ail, d'autres. 
Ainsi, on dit : estr eged-oun, estroc'h 
evid-oun, plus que moi. — Estr eget 
ann dra-35e, estr evit kemeñnt-se, outre 
cela. — Estroc'h evid-oun a ra kemenñt- 
se, d'autres que moi font cela. — 
Erir eged=oun e vexo kastiset, il sera 
puni plus que moi. 


ESTREGED (estreg-ed). Ce mot, que 
l'oa trouve parfois aiasi orthographié, 
me paraît devoir être écrit en deux 
mots, estr eged. Yor. ESTR. 


ESTREMVAN, 8. m. T. Détresse. 


ESTREN, s. m. Etranger. Ce mot 
s'emploie seulement comme pluriel : 
ann estren, les étrangers, les gens qui 
ne sont pas de la localité, 


ESTRENIFF, v. a. (anc.) Retrancher, 
priver. 


ESTRDC'H. Yor. ESTR. 


ET, s. m. Y. Blé, céréale; pl. edeu. 
Voy. Ep, 


ETA, conj. Donc, par conséquent. 
— Deus eta, et mieux; deus (a, viens 
donc. 


E-TAILL (L mouillées), adv. En dan- 
ger de, sur le point de. Voy. TAILL. 


E-TAL, ETAL, prép, Auprès de. 


ETR 


ETEF, ETEV, ETED, s. m. Tison, 
bûche; pl. eteviou. 


ETEO, s.m. Bûche, (aon: pl. eteviou. 
Voy. ETEF, ETEV. Eteo Nedelek, la bûche 
de Noël. 


ETEV, Voy. ETEF. 


E-TI, prép, Chez. — E, en, dans, et 
tt, maison. À la lettre, dans maison de. 
Cette prép. ne s'emploie qu'avec un 
verbe sans mouvement. Avec un verbe 
de mouvement, on dit da-di. Voy. ce 
mot. N'euz mevell e-bed e-n va sad, il 
HA5 pas de domestique chez mon 
père. 


E-TOUE, prép, T. Parmi. Yor. E- 
TOUEZ. 


E-TOUEC’H, prép. Y. Parmi, au milieu 
de. Voy. E-TOUEZ. 


E-TOUEZ, prép, Parmi, dans, au 
milieu de. Cette préposition est du 
nombre de celles que j'appelle com- 
posées, et qui, en présence des pro- 
noms personnels, exigent une cons- 
truction particulière. C'est ainsi que 
l'on dit e-toues ann dud, parmi les 
hommes: mais on dit enn ho toues, 
parmi vous. À la lettre, en votre parmi. 
Voy. E-KENVER et outres prépositions 
composées. 


ÊTRE, prép. Entre. Etre ann or hag 
ar prenestr, entre la porte et la fenêtre. 
Etre-3-omp, entre nous. — Etre-:-ho, 
entre eux. 


ETRE BAD-ZE, adv. Sur ces entre- 
faites. À la lettre, entre dure cela. 


ETRE DADU, sorte d'adj. Ni bon ni 
mauvais, ni jeune ni vieux, ni chaud 
ni froid. A la lettre, entre deux. 


ETRETANT, adv. Pendant ce temps. 


ETREZE, ETREZERK et aussi ETREZER, 
prép. Vers, du côté de. Etrese Brest, 
vers Brest. Etresek ou etreseg ar mor, 
du côté de la mer. Etresek Aire, du 
côté d’Auray. 


ETREZEG, ETREZEK. Yor, ETREZE. 


EUN 


ETRO, prép. Vers, environ. Rre goel 
Aikeal, vers la Saint-Michel. À la lettre, 
vers fête Michel. On écrit a tro. 


EU (ewl, 8. m. Y. Foie de l'animal. 


KHR. 8. m. (anc.) Obstacle, empé- 
chement. 


EUBEUL, s. m. Voy. EBEUL. 
EUBEULEZ, 8. L Yat. EÉEULEZ. 
EUBEULIA. Voy. EBEULIA. 
EUBEUL-KOAT. Yat. EBEUL-HAT. 


EUBI, non usité. Encombrer, embar- 
rasser, parlant d'un chemin, d'un plan- 
cher, d’une table, etc. Yor. DIEUBI. 


EUEC'HEIN (e-uec'he-in). Yar. EOUE- 
KHER. Y. Prendre garde. 


EUFL, EUVL; pluriel irrégulier de 
euflenn, euvlenn. 


EUFLENN, EUVLENN, 5. 1. Poussière 
en suspension dans l'air, atome, duvet 
qui s'élève du lin qu'on peigne; pl. 
œuf, m. 











EUR, 8. m. Voy. E0K, saumon, pois- 
son. 


EUKARISTIA, s. f. Sacrement de l'Eu- 
Charistie. 


EUL,articleindéfini des deux genres. 
Un, une. — Get article suit les mêmes 
règles que l'article défini al, et de 
même que l'on dit al lesenn, la loi, al 
labos, l'oiseau, de même On dit eut 
lesenn, une lo, eul labous, un oiseau. 
Voy. la grammaire. 


EUL (eul), 8. m. Y. Huile. 


EULED (e-uled), 8. L Y. Foyer ou 
Atre de cheminée. Yor. OALED. 


EULEIN 
duire a'huil 





lnl, v. a. V. Huiler,en- 
p. eulet (e-ulet.) 


EULEK (e-ulek), adj. Y. Huileux. 
EUN (e-un), 8. L. Y. Peur, frayeur. 


EUNIK (e-unik), adj. Y. Peureux, 
ceaintif. 








EUR 195 


EUNN, EUN, article indéfini des deux 
genres. Uu, une. L'article eunn, à 
l'instar de l'article défini ann, ne 
ploie qu'en compagnie des substi 
tifs dont l'initiale est-une voyelle ou 
une des consonues D, H, N, T. Ainsi, 
eunn aren. un âne; ng heskenn, une 
scie; eunn den, un homme; eunn neis, 
un nid; eunn pd, un père. Cet article, 
non plus que l'article défini ann, ne 
je pas une grande perturbation dans 
les initiales des substantifs qui le sui- 
vent : la seule lettre T. dans les subs- 
tantifs du genre féminin, se change 
en D après eunn. Ainsi, aenn, 8. L. 
toit de maison; eunn doenn, un toit, 
Autrefois on ne connaissait que l'ar- 
ticle indéfini eunn. Ainsi on disait 
eunn bloas, une année; eunn lesenn, 
une loi, au lieu de eur bioas, eul 
lasenn, comme on dit aujourd'hui. Les 
articles indéfinis eul, eur ne furent 
introduits que vers. le rv siècle dans 
un-but euphouique. 


EUNN HOLL VAD, adv. Beaucou 
longtemps. Ce mot est du style fami 
lier et répond asses à la locution 
cieuse du français un bon peu. À la 
lettre, un tout bon. 


EUR, article indéfini des deux genres. 
Un, une. — Cet article, à l'instar de 
l'article défini ar, s’emploi com- 
pagnie des substantifs de 
tre genre dont la lettre initi 
consonne autre que D, H, N, T. (Ces 
quatre consonnes ne marchent qu'avec 
l'article Ind: Hut eunn.) Il exige après 
lui une foule depermutations de lettres 
qu'il est inutile de répéter ici. Il suf- 
fra de dire que l'article indéfiui eur 
suit, à cet égard, les mêmes règles 
que l'article défini ar, qui a été Ton: 
guement traité. 





















EUR, a. f. Bonheur. Ce mot se pro- 
nouce eur par les 005, éeur Ou eur par 
les autres. Il ne s'emploie pas seul. 
Ainsi on dit eur-vad, bonheur; gwal 
eur, drouk-eur, malleur. À la’ letre, 
mauvais bouheur. 


EUR (e-ur), 8. m. V. Or, métal pré- 
cieux. 


EURC'HAT, v. 0. C. Grogner, parlant 
des pourceaux. 


196 EUZ 


EURES, s. m. Noce. Ce mot, de 
même que ered, de Vannes, paraît 
dériver de eren, v. a., lier. Goaz ann 
eured, ar 0005 nevezx, le nouveau marié. 
Plac'h ann eured, ar plac'h nerez, la 
nouvelle mariée. Ann daou briad nevez, 
ann dud neves, les nouveaux mariés. 
Tad ann eured, les gens de la noce, 
les personnes invitées à la cérémonie 
religieuse et au festin qui la suit. 


EUREDI. Voy. EUREUSI. 
EUREUD. Voy. EURED, noce. 
EUREUJ. Voy. EUREO, noce. 


EUREUJI, v. a. et n. Faire la noce, se 
marier ; p. eureujet. Ce verbe dérive 
de eured, eureud, eureu, noce, et si- 
gnifle, à proprement parler, faire la 
noce, le repas de noce, ce qui a lieu 
le jour du mariage à l'église. Yor. 
DIMEZI, 8. m. et v. a. 


EUR RE-BENNAG, pron. indéterminé. 
Quelques-uns. VOy. UNAN-BENRAG. 


EURUZ (e-urus), adj. Heureux. Yor. 
EUR, 8. m. 


EURUZDED (e-urusded), s. m. Bon- 
hour. Voy. EUR, 8. m. 


EUR-VAD, EURVAD, 8. m. Bonheur. 
Voy. EUR, s. m. 


EUSA, ENEZ EUSA (eu-sa). Ouessant, 
île d'Ouessant. 


EUTEURVOUT, v. n. C. Daigner ; p. 
euteurveet. Ne euteur ket selaou ac'ha- 
noun, il ne daigne pas m'écouter. C. 


EUTREU, EUTRU, s. m. Y. Le même 
que aotrou ; pl. eutreune, eutrune. 


EUVL, EUFL, Voy. ce dernier. 
EUVLENNI. Voy. EUFLERNI. 


EUZ. Ce mot sert à former le géni- 
tif singulier et pluriel. Ann darn vuia 
euz ann dud, la plus grande partie des 
hommes. 


EUZ, NEUI, s. m. Voy. ce dernier. 


EUZ, adj. G. Meu, non solide, non 
ferme, 


E-V 
EUZI, HEUZI. Yor. ce dernier. 


EUZUZ, HEULUZ, adj. Yor. ce der- 
nier. 


EV, ENV, 8. m. T. Ciel; pl. eñvou, 
evo. Ann eñv, le ciel. 


EVA, EFA, v. a. et n. Boire; p. 
evet, efet. 


EVAGH, s. m. Breuvage ; sans piu- 
el. 


EVALL, 8. m. (anc.) Ancre de navire. 


EVALLIA, v. n. (anc.) Jeter l'ancre, 
terme de marine. 


EVEC’H, EOUEC'H, 8. m. Y. Attention. 
Voy. EOUEC'H. 


EVEC'HEIN, EOUECH'EIN (evec'he-in), 
v.n. V. Prendre garde, faire attention ; 
p. evec’het.. 


EVEL, prép. Comme, de même que. 
EVEL, HEVEL, adj. Voy. ce dernier. 
EVEL-EVEL, adv. Couci-couci. 


EVELATO, adr. Cependant, néan- 
moins. 


EVEL-HEN, adv. De cette sorte, de 
cette manière. 


EVEL-KENT, adv. Tout comme av- 
paravant, malgré cela, néanmoins. 
— Evel, comte, et kent, avant. 


EVEL-SE, ady. Ainsi, donc, c'est 
pourquoi. . 


EVEL-SEN, EEL-SEN, ady. Y. Le même 
que evel-se. 


EVENN, 8. m. Juin. Miz evenn, le 
mois de juin. 


EVER, EFER, 8. m. Buveur: pl. eve- 
rien. — Eva, efa, boire. 


EVEREZ, s. f. C'est le féminin du 
précédent. 


E-VERR, &-BEBR, adj. Dans peu, 
bientôt. 


EVL 


EVEZ, EVEZ, a. m. Voy. ce dernier. 


EVESAAT (eve-saat), Y. n. Faire at- 
tention, prendre garde, contempler ; 
p. evesaat, eveseet. Evesait ow-han, 
prenez garde à lui. Evesaat oc'h ar 
stered, contempler les astres. — Fort. 
attention. 


EVESIAD (eve-siad), s. m. Gardien; 
pl. evesidi. 


EVESIANT (eve-sisñt), adj. Attentif, 
vigilant. 


EVESIEK (eve-siek), ad). Voy. EVESIAËT. 


EVEUZ. P. Il s'emploie en Cor- 
nouaille à la place de eux et de demeuz 
dans les phrases suivantes : Eveux a 
Vrest e leu, demeuz a Vrest e teu, eux 
a Vrest e teu, il vient de Brest. 


EVEZ, EVEZ, 8. m. Attention, dis- 
crétion, prudence, précaution. Teurel 
evez oc’h eunn dra. faire attention à. 


EVEZ! Iaterjection. Prenez garde! 
Gare! 


EVEZEK, adj. Yor. EVESIEN. 
EVID. Yor. Ey. 


EVIT, prép. et conj. Pour, à canse 
de, malgré. Eott ma, pour que, afin 
que, afin de. — Ce mot s'emploie 
aussi dans un sens assez particulier : 
Kr nep glao. malgré la pluie. À la 
lettre, pour aucune pluie. | 


EVIT, adv. de comparaison. Cet ad- 
verbe ne s'emploie pas devent les ad- 
verbes. Ainsi, tandis me l'on dit : 
brasoc'h erit he dad. brasoc'h eged he 
dad, plus grand que son père, 11 faut 
dire seulement : gwasoc'h eget biskaas, 
plus méchant que jamais. 


EVIT-MAD, adv. À jamais, définitive- 
ment, toujours. À la lettre, pour bon. 


EVIT-NETRA, adv. Gratuitement, gra- 
tis. A la lettre, pour rien. 


EVL, 8. m. Voy. EU, huile. 


EVL. Pluriel irrégnlier de evlenn, 
bourdaine, arbre. 


EVO 497 


EVLAC'H, EVLEU'N, s. m. Voy. ce 
dernier. 


EViEC'H. Pluriel irrégulier de evk- 
c'henn, orme, arbre. 


EVLECHEK, 8. L. et adj. Lieu planté 
d'ormes, abondant en ormes. 


EVLEC'HENN, 3. 1. Orme, arbre. On 
dit aussi uloc'henn. 


EVLEIN erT e-n v. a. V. Huiler : p. 
evlet, (rilat, — Evil, Y. Huile. 


EVLEK, IVLEK, PVLENNEK, adj. 
Huileux, Voy. INL EVL. 


EVLENE. Yor. HEVLERE. 
EVLENNEK, adj. Voy. EVLEX, IVLEX. 


EVN, 8. m. Oiseau domestique, et 
aussi oiseau en général, comme le 
témoigne le mot suivant ; pl. evned, 
ened. Ce dernier pluriel ne s’emploie 
que pour les volailles. On dit aussi 
ezn. 


EVNETA, v. n. Faire la chasse aux 
oiseaux. Ou dit aussi esneta. 


EVNETAER, 8. m. Oiseleur. Yor. 
EVN. 


EVNEZ-GOUEZ, «. f. Gélinote, oiseau. 
Voy. EYN. 


EVO, v. a. et n. C. Boire. Cette ter- 
minaison en o est particulière aux 
dialectes de Tréguier et de Cor- 
pouaille pour quelques verbes seule- 
ment. Yor. la lettre o an Dictionnaire 
des rimes. 


EVO. C'est, en Tréguier, le pluriel 
de ev, ciel, et en Vannes, le pluriel 
de evoenn, plant de bourdaine. 


EVODI, Y. n. GC. Monter en épi, p. 
evodet. 


EVOENN, 8. f. Y. Plant de bour- 
daine ; pl. evo, masculin. 


EVOR, EMVOR, s. m. Mémoire, et 
ausai ellébore, plante. Lavaret din. 
dan evor, réciter de mémoire. 


198 EZ 


EVOR, ENVOR, pluriel irrégulier de 
evorenn, bourdaine, arbre. 


EVOREK, s. L. Lieu planté de bour- 
daines. 


EVORENN, 8. L. Elléborine, plante. 
EVR, EBR, 8. m. Y. Firmameut. 
EVURUZ, adj. T. Heureux. 
EVURUZDET, 8. m. T. Bonheur. 


E-WERZ ({e-vers), sorte d’adjectif. 
Facile à vendre. Beza ê werz, être fa- 
cile à vendre, être d’une vente facile. 
Voy. GWERZ. 


EZ. Particule que l’on employait 
anciennement devant un adjectif pour 
en faire un adverbe : Ex fur, sage- 
ment; 65 tomm, chaudement: es beo, 
tout vif, etc. 


EZ, EC'H, E. Particule euphonique 
qui se place, en certains cas, devant 
ivers temps des verbes, comme :, 
Neuse es aio, alors il ira; neuse ec'h 
erruo, alors il arrivera; neuzé e teuinn, 
je viendrai alors. Ces trois particules, 
comme on Île voit par ces exemples, ne 
s’emploient pas indifféremment l’une 
pour l’autre; leur emploi dépend de la 
lettre initiale du verbe. Voy. la Gram- 
maire. 


EZ, ES. Cette particule paraît avoir 
eu et avoir encore une signification 
négative dans les dialectes de Vannes, 
Tréguier et Cornouaille. C'est ainsi 
qu’ou la trouve dans la composition de 
quelques mots anciens comme ezve- 
sans, absence. mot formé de ex, néga- 
tif, et de bezanñs (anc.), présence; dans 
ezvezant (anc.). absent (ez et bezant 
(anc.). présent); ezvezqff, être absent 
(ex et bezaff (anc.), être présent) On la 
trouve aussi dans des mots encore en 
usage en Vannes, comme espar, esple- 
det. Voy. ces mots. On remarquera 
que, dans les mots anciens, cette par- 
ticule demandait l’adoucissement des 
lettres fortes, comme dans ezvezans. 
Il en est autrement aujourd'hui en 
Vannes; on y dit espar, espledet. 


EZ, conjonction. Que. Me gred ex 
ounn klanv, je crois que je suis ma- 
lade. 


EZ- 


EZ, ES, prop. pers. toujours régime. 
Toi. Gan-ex, gan-es, avec toi. 


EZ, s. m. Y. T. C. Aise, commodité. 
Voy. EM. 


EZ, adj. V. T. C. Facile, aisé. Com- 
paratif, esoc’h (e-soc'h), plus facile ; 
superlatif, esa (e-sa), le plus facile, la 

lus facile. — On remarquera que la 
ettre s du comparatif et du superlatif, 
substituée à la lettre x du positif, 
provient de ce que, commenous l’avons 
déjà dit plusieurs fois, la lettre x est 
de nouvelle introduction à la fin des 
mots. Autrefois, on écrivait es au lieu 
de ex. Voy. mon Nouveau Dictionnaire 
français-breton 1869, aux lettres 8 
et Z. 


EZAMANT, s. m. Y. Msg, commo- 
dité. — Ex, aisé. 


EZANZ, s. m. Encens. 

EZANSI, v. a. Encenser ; p. esañset. 

EZANSOUER, 8. m. Encensoir. 

EZEF, 8. m. Bissac; pl. exefiou. 

EZEF, EZEO, EZEV, 8. m. boucle des 
harnais, auneau qui sert à attacher les 
bœufs à la charrue, à la cherrette; pl. 
(SUL, 

EZEL, IZILI, 8. pl. m. Voy. lu. 

EZEN, pluriel irrégulier de asen. 


‘âne. 


EZENN, s. f. Vapeur, exhalaison ; 
pl. ou. Voy. AEZENN. 


EZEO, EZEF, EZEV, 8. m. Boucle des 
harnais de bœufs. 


EZET. adj. T. Aisé, facile. Compara 
tif exetoc'h ; superlatif, exela. 


EZEV. Voy. EZEO. 


EZ-FRESK, adv. Fratchement. Voy. 
E. formant adverbe. 


EZ-FUR, adv. Sagement , discrète- 
ment. Voy. EI. formant adverbe. 


EZ-GAE, adv. Y. Joyeusement. Voy. 
E. formant adverbe. 


Ñ b 


FAB 


EZ-GWIOU (es-gui-ou), adv. Gaie- 
ment. — Es, formant adverbe, et 
groiou, adj. Gai. 


EZN, EVN, s. m. Oiseau domestique 
destiné à la nourriture ; pl. ezned, es- 
net, enet. Voy. ce dernier. 


EZNETA. Yor. EVNETA. 
EZNETAER. VOy. EVNETAER. 


EZNEZ, a. L Poulette, petite poule. 
Voy. EREIZ, 


EZOMM, s. f. Besoin ; pl. ou. 


EZOMMEXK, adj. Nécessiteux, diset- 
teux. 


EZOMMEKAAT, v. n. peu usité. De- 
venir nécessiteux. 


FAE 199 
EIRE, HEZRE, HERE, s. m. Y. Octo- 
bre. 


EZ-STARD, adv. Solidement. — Es, 
formant adverbe, et stard, adj. So- 
ide. 


EZVEZAFF, v. D. (anc.) Etre absént. 
— Ex, négatif, et besaff (anc.) être 
présent. 


EZVEZANS, s. m. (anc.) Absence. — 
Ex, néyalif, et besañs (anc.), présence. 


EZVEZANT, adj. (anc.) Absent. — 
Ex, négatif, et besant (anc.), présent. 


EZ-VIHAN. adv. Dès l'enfance. — 
Ex formant adverbe, et bhan, adj. 
etit. 


b 


Nous rappelons ici que, comme les 
autres consonnes, cette lettre se pro- 
nonce fortement à la fin des syllabes 
et des mots. Stef, bouchon; strif, 
contestation, se prononcent comme 
en français stèle, steffe, strife. Voyez 
Ja notice sur la prononciation. 


FA, FAO, FAV. Pluriel de favenn, 
fève, haricot : c'est le légume que les 
marins bretons appellent fayauz. 


FARLENN, 8. L. Fable ; pl. ou. 


FABLER, 8 m. (anc.) Chanteur en 
plein vent. 


FABLIK, 8. m. Fabrique, nom donné 
à l’administration qui régit les finan- 


ces d'une église. Ce mot s'emploie 
aussi en Cornouaille an sens de mar- 
guillier. VOy. MARGUILLIER. 

FABOURZ, s. m. Faubourg. 

FAE, 8. m. Mépris, arrogance, indi- 
goation, dédain. Ditvar faé, avec dé- 
dain. 

FAEA, v. à. Et mieux ober fae eux a, 
dédaigner. Le mot faca ne s'emploie 
pas. 

FAELL, 8. m. (anc.) Erreur, méprise. 

FAENN. VOYy. FAVENN. | 


FAEUZ (fac=ux). adj. Y. Dédaigneux. 


200 FAL 


FAEZ, adj. iLe méme que fees, plus 
usité. 


FAEZA, Yor. FEAZA. 
FAGL, s. m. (anc.) Flamme. 


FA6OD, pluriel irrégulier de fago- 
denn, fagot. 


FAGODENN, s. f. Fagot : pl. fagod, 
masc. 


FAGODER. 8. m. Bûcheron ; pl. ten. 


FAGODEREZ, s. f. C’est le féminin 
du précédent. 


FAGDDERI, FAGODIRI, 5. f. Y. Lieu 
où l’on emtassse les fagots dans une 
cour. 


FAGOO!, v. n. Faire des fagots. 
FAHI, 8. m. Y. Le même que fart. 


FAHIEIN (fahi-e-in), v. a. et n. Y. 
Voy. FARIEIN, 


FAI (fa-1). Y. Yor. FARI. 


FAIEIN (fa-i-e-in), v. a. et D. Vo. 
FARIEIN. 


FALAOUETA, v. n. C. Nigauder, per- 
dre son temps ; p. et. 


FALC’H, s. L. Faulx pour faucher les 
blés, etc. ; pl. fc’hier. 


FALC'HAN, 8. m. Faucon, oiseau; 
pl. ed. 
 FALO'HANER, 8. m. Fauconnier ; pl. 
ten. 


FALC’HAT, v. a. Faucher, et par 
extension, rafer. enlever furtivement 
ou violemment ce qu'on trouve sous 
sa main, p. falchet. — Fach. a. L 
Faulx. 


FALC'HEK, 8. m. Grosse araignée 
dite Faucheux. 


FALO'HER, 8. m. Faucheur ; pl. ten. 
FALC'HON. Voy. FALC'HAN. 
FALO'HUN. Voy. FALC'HAN. 


FAL 


FALL, adj. Mauvais, Gengereux, 
méchant, nuisible. Au comparatif, 
gwasoc'h (goa-soc'h); au superlatif, 
gwasa (goa-sa). Voy. ces mots. 


FALL, adv. Mal. Roñ da alt, empi- 
rer, aller à mal. 


FALL-GALOUNI, v. n. Manquer de 
courage. — Fall, mauvais, et kaloun, 
courage. 


FALLAAT, v. n. Empirer, déehoir ; 
p. falleat, falleet. Mont war fallaat, 
empirer parlant d’un malade. 


FALLAENN, s. 1. Défaillance, synco- 
pe, et aussi éclipse ou obscurcissement 
d'un astre. On le dit aussi d'an nuage 
qui masque le soleil. Fallaenn war ann 
heol. éclipse de soleil. 


FALLAGR, FALLAKR, Voy. ce dernier. 


FALLAGRIEZ, 8. f. Méchanceté, ma- 
lice, malveillance. 


FALLAKR, ajd. Méchant, pervers. Ar 
re fallakr, les pervers. 


FALLAT, Y. n. Y. Défaillir; p. fellet. 
Voy. FALLAAT. 


FALLAT, v. a. (anc.) Tromper. 

FALLONI, 5. f. Perfidie. 

FALLOUT. Voy. FALVEZOUT. 

FALS, adj. Faux, infidèle, parlant 
d'un écrit, d'un témoin, d'un chrétien, 
etc. 

FALS, 8. L. Faucille; pl. fsier. 


FALS-AOTENN, 8. L. Faucille à blé. À 
la lettre, faucille rasoir. 


FALS-DANTEK, 8. L. Faucille à dents. 
— Pals. faucille, et dantek, qui a des 
dents. 


FALS-DOUEED, 8. pl. m. Les faux 
dieux. 


FALSET, adj. Falsifié, parlant du vin. 
— Fals, adj. Faux. 


L 


FAL 


FALS-STROB, FALS-STROP, 8. f. Fau- 
cille à couper les haies ou les blés à 
tour de bras. — Fais, faucille, et 
stropa, couper à tour de bras. 


FALS-VARCH, 8. m. Éntorse aux 


pieds. Voy. FALS-VARCHADENN. 


FALS-VARCHA, v. n.C. Faire un faux- 
pas, broncher. trébucher. On dit de 
préférence, ober eur fals-varchadenn. 


FALS-VARCHADENN, 8. f. Faux-pas, 
entorse aux pieds. Ober eur fals-var- 
chadena, se donner une entorse. 


FALTAZI, 8. f. Vaine imagination, 
manie ; pl. falasiou. 


FALTAZIOU, a. pl f. Chimères, vai- 
nes imaginations. C'eat le pluriel du 
précédent, lequel ne s'emploie guère 
au singulier. 


FALTAZIUZ, adj. C. Maniaque. 


FALVEZDUT, FELLOUT, v. n. Vouloir, 
daigner; p. falvezet. ; 


FANK, s. m. Crotte, boue, limon, 
crasse des oreilles et des ongles. L'ex- 
pression foet-fank se dit d'un laquais 
Ou saute-ruisseau. À la lettre, fouette 
boue. Cette expression dérive de la lo- 
cution foeta fank, à la lettre, fouetter 
boue, pour dire être obligé par métier 
de faire des courses pur tous lea 
temps. 


FANK, adj. Sale, malpropre. Toull 
fank, bourbier. 


FANKA, v. a. Balir de boue; n. fañ- 
het. 


FANKEK, adj. Fangeux. 


FANKENN, 3. f. Sole, poisson de mer; 
c'est l'espère qni aime les fonds va- 
seux. — Fank, boue. Ce nom convient 
drait mieux à la plie, poisson qui se 
plaît dans la vase. 


FANKIGELL, s. L. Bourbier ; pl. ou 
(Fankig-ell). 


FANOL, 8. m. Manipule de prêtre. 


FANOUILL (Les L mouillées), s. m. 
fenouil, herbe à la couleuvre. 


FAN 201 


FANOUILL-VOR (Les L mouillées), 
8. m. Bacile, plante. A la lettre, fe- 
neuil de mer. 

FANTAN, s. m. T. Fontaine. 

FANTEK, ad). C. Sens à moi inconnv. 


FANULGON, 
plante. 


FAO, FAN, FA, 8. pl. m.; pluriel ir- 
régulier de favenn, fève. 


8. m. B. Matricaire, 


FAO, FAV, s. pl. m.; nluriel irrégu- 
lier de faoenn, favenn, hètre, arbre. 


FABER, adj. et a. f. Lieu planté en 
hètres. 

FAOENN, FAVENN. s. f. Hêtre, arbre; 
pl. fao, fav, masculin. 

FAOENNEK, FAVENNERK. Yor. FADEX. 


FAO-PUT, 8. m. Charme, charmille, 
arbres. 


FAOTUZ, adj. C. Vicieux, parlant d’un 
cheval. 


FAOUT, adj. Koat faout, Keuneud 
faout, du bois à fendre. Voy. FAOUTA. 


FAOUTA, v. a. et n. Fendre, se fen- 
dre; p. faoutet. 


FAOUTER, 8. m. Fendeur de bois: 
pl. ten. 


FAOZ, adj. Faux, fourbe, non vrai. 

FAR, 8. m. Mets breton. Voy. FARS. 

FARAGOUILLA (Les L mouillées), v. n. 
C. Clabauder, dire des paroles indis- 
crèles. 


FARAGOUILLER (Les L mouillées), 
8. m0. C. Clabaudeur; pl. en. 


FARAGOUILLI (Les L mouillées), v. n. 
G. Yor. FARAGOUILLA. 


FARAON. VOy. LAOUERN-FARAOÀ. 


FARD, 8. m. Fard, pâte que l'on se 
met sur lo visage. 


26 


FARD, s. m. Câble de navire, gros 
cordge, cargaison. 


FARDA, v. a. Charger ou armer, 
parlant d'un navire; P- et. 


FARDA, v. a. Apprèter, préparer, 
parlant des mets, de la nourriture, des 
repas; p. et. Farda boed, spere à 
Jssager. 


FARDAL, v. 0. Y. Marcher avec vite. 


FARDELL, s. L + Barrage ou endigt 
ment momentané d'un cours d au 
dans une prairie pour diriger les € eaux 
d’une-certaine façon, .. . 


FARDELLA, v.-n. Faire un barrage 
pour aménager l'eau d’ane prairie; 
p. et. 


| FARI, s. m. Y. Erreur, méprise, 
faute ; pl. farieu. 


FARIEIN (brnd, v. n. Ÿ. Tomber 
en faute, errer L.S a la s 
un temps 00 : darer; p. fo 
eme ak'hue, j'ai égaré ma Ka) clés 


FARIENN, 8. L Bagatelle: pl. ou. Le 
pluriel fariennou est usité au sens de 
MAUVAISES patant, : : 


FARIET, ad). Y. Effaré, siar des 
L w dd 0 
FARLAUDENN, 8.1. V. femme cour- 


taude, femme hommasse et aussi. de 
mœurs libres. 


FABLOTA, v. n. S’amuser, se diver- 


tir; p. et. 
: FARLOTER, s. m. Bon vivant. 


A FAMEOTET, adj. Frelaté, parlant du 
D. ; 


FARLOTI, v. a. Frelater; p, farlotet. 


FARO, 5. m. brl he faro, se dit 
d'une personne qui est endimanchée. 
Ce mot est passé dans Je Français de la 


Bretagne; on dit faire , pour 
dire faire le beau. ur mors h ars, C. 


un beau’ cheval, 
FAROD, fi s. m. Mascadin. 


U) 


FAR 


U "1 


FARODEZ, s. L Feme, petite mat 
tresse. . 


| FARGUEL. Yor: FARVEL. 


FARS, s. m. Plaisanterie, farce; pl. 
ow. Ober farsou, dire ousfaire-des 
santeries, des faroces: : 


FARS, s. m. Mets breton, appelé are 
en français. Ce mets pe compose -de 
farine pins ou moins blanche, are en 
saus œuf et sacre. Fars-pod est le 
fars au lérd que l’on enit dans is 1mar- 
mite. Fars breses où breset est le.fars 
que l'on sert aux :festins des masta- 
ges; on y introduit des œufs, dus sucre 
‘et parfois des prunes. AT 


FARSAL, v.n. Dire ou faire des farces 
 quelqu’ un; p. farset. 


 FARSES, s. M. Farceur, railleur; pl 
ten. 


FARSEREZ, 5. f. C'est le féminin du 
précéden ent. 

FARSIL, s. m. Farcin, mâle des 
enpr 


' FARSOUR, s. m. Y. Barceur pi. pare 
serion. 


FARS-POD. Mets breton. Voy. FARS. 
FARSUZ, adj. Comique. 


FARVELL, 8. m. Gharlatan, Poan: 
HI-60. 


FARVELLA, v. n. Faire le han, le 
fherlatan 
FARZELLEREZ, 8. L Gargotière. 
FASKL, s. m. Anneau de l’aviron. 
FAST, s. m. Les beeed ou entrailles 
des poissons; .saos pluriel. Fast Lag 
les entrailles des ns. 


FATA, v. n. Tomber en olson, en 
défaillance. per 


FATEIN (fate-in), v. n. Y. Le même 
que fata. .. ii 


: FAUS, FAOZ. Voy. ce dernier. 


FAOSEOAR, s. M. Cr Bebord: pl. ou 
FAOZ, adj. Y. T. C. Faux, non vrai. 


“FAN, FAO, s: pl. m 
de favenn, facenn, hêtre, arbre. 


FAV, FA; FAO, à. pl. m. D est le plu- 
rie ds forms, Mre, 


plant de 

TAER: VOY. MEL, 

FAVENN, F FAOENN. Voy. ce dernier. 
FAVENN, 3. L Fève, légume; pl. fao, 
mesculin. k 


FAVENNEX. Voyÿ. HEL, Lê mot: fu- 
0 figure parmi les noms de fa- 


HM, si: Fau 
défaut, méprise, m 
queroute; Pl. fasiou. 


.bévte, erretr, 
venture, ban- 


.-1 43 


eut .: 


AAA, +: 4. etn. Tomp 
per, tomber en faute ou ns l'erreur: 
b. fosies. : 


fag, 801. Maii. Déshonorée; 
parlant d'une fille. Ce mot dérive 46 
fasia. Rerc'h fasiet, fille tombée en 

faute. 

FAZIUZ, adj. Fautif. Evitez ce mot. 

FE, 8. m. V. Dédain, mépris. vor. FRE. 


FE, s. m. V. T. C. Foi, croyance. 
Voys et 


FEAUR, adj. Y. Voy. FER, ad). 

FEAC'HEIN rre: HEIN (feac'h:6-in}, 
v. a. V. Convaincre, surmonter, excel- 
ler. -Voy. RWL et sa famille. 


FEAC'HOUR, FEC'HOUR. s. m. V. Vain- 
queur dans une lutte, dans un jeu. 


FEAL, adj. Fidèle. 
FEALDED, s. m. Fidélité. 


FEAZ, FAEZ, adj. Las de, eñnèyé de 
chercher une chose à deviner, con- 


C'est le pluriel 


\ 
at, et mieux KOLO Fa, tige d'un 
fèves. 


 setromi | 


Wr 


«T Et 4 
vaincu par le raisonnement d'un ad- 
versaire, ot par extension, vaincu dans 
use jétte,: dans un: combat, dans um 

pugilat, — Le 'mot:/foar esi.en kene 
haba le francais 06. la Bretagne avec: 
seds:ci-dessus. Dans lea lous à deti-: 
pailles, on dit feas ounn, je'ne puis 
deviner et de renonce à chercher. 


FEAZ, 8. m. Partie du métier d’un 
tisserand. 


TOA) Y. #. . Convaincre, surmontes; 
exceller, l'emporter sur. "T dag 
adj U 1 5 


FEC'H, ad. T Le ème que feas, 
ad). 


FECH! interjection (anc.). Fit 


FEC'HEIN ee rm), Y. a. Y. La 
même que feac'hei 

- a WD) 
FECHOUR, s. m. V. Le même que 
hour, 


feac’ 
| FEDERELL, 1. m : Alouette, oiseau. 
FEINTAL, Y. D. L Badiner ; pl. 
feintéé 
FETE (fes), s. m. Foi, croyance. 


E feis, par ma foi. 


PEII (fv-isa), v. 0. B. Jnrer, aessu- 
rer par serment. Feiza war ar gaou, 
jurer sur le mensonge. YOT, FEIZ. 


FELC'H, 8, M. Rate, ceriaine partie 
interne du corps de l'animal. 


FELLEL, v. n. (anc.) ndoi. être 
en moins dan un eompte : p. fellet. 
Hep fellel nikun, sans qu'il en man- 
que aucun, 


FELLOUT, Y. D. Daigner, vouloir. 


FELPENN, s. m. Eclat de pierre, 
bois ; gros morceau de pain, de 


viande: pl. bu. Eur felpenn pés kk, 
un groë Morceau de viaude. 


FELTR, 8. m. Feutre. oi 


FELTRA, Y. a. Épandre, éparpiller, 
détériorer ; D. Ten 


204 FEL 


FELU. Yar. FELU-MOR. 


FELU-MOR, 8. m. Sorte de goëmon 
marin, algue marine. Le mot felu pa- 
raît être le nom que l'on donnait à 
l'aigue, plante cryplogame, sorte de 
lichen qui vit dans lea lieux humides 
et dans l’eau douce. 


FENNA, v. a. Couler par dessus les 
rds. 


FENOZ, HENOZ, adv. Cette nuit, par 
rapport au futur et au passé. Je trouve 
plus exactes les locutions enn nos a 
zeu, enn nox tremenet. Voy. le mot 
RUT à mon Nouveau Dictionnaire 1869. 


FEON, FREON. Voyez ce dernier. 


FER, 8. pl. m. C'est le pluriel de 
ferenn. lenlille. 


FERENN, 8. f. Lentille, légume; pl. 
fer, masculin. 


FERFF, adj. (anc.) Cruel. Yor. FER. 


FERM, s. m. Loyer, ferme de cam- 
pagne. Voy. FERMI. 


FERMER, 8. m. Fermier; pl. ien. 


FERMI, v. a. Louer à bail, affermer, 
p. fermet. 


FERO, adj. Cruel, inhumain, hagard, 


FERONI, 8. m. Évitez ce mot. Je l'ai 
trouvé employé au seus de férocité. 


FERRA, v. a. Repasser le linge avec 
un fer; p. ferret. 


FERV, FERO. Voy. ce dernier. 


FESKAD, s. m. V. Gerbe de blé dans 
les champs, pl. eu. 


FESKAT, 8. m. V. Le mème que 
fez kad, 


FESKENN, s. L V. Gerbe de blé dans 
les champs; pl. eu. Yor, FESRAD. 


FESKENN, a. f. Partie de la fesse 
d'un bœuf, que l'on appelle culotte, 
Takenn ejenn. 


FES 
FESKENN, s. L. Fesse du corps hu- 
main; pl. diou-feskenn. 
FESKENNAD, 8. m. Fessée. 


FESKENNEK, adj. Fessu, qui a de 
grosses fesses. 


FEST, s. m. Festin, banquet, réjouis- 
Sance. Red e oa labourat stard gouda. 
fest ar oas. il fallait travailler dur 
après avoir été bâtonné; à la lettre, 
après la réjouissance du bâton. 


FEST, s. m. D. Pardon de campagne 
où il y a des danses. 


FEST, FESTET, adj. Voy. ce dernier. 

FESTA, v. n. Fuire festin, se régaler. 

FESTAER, 6. m. D, Goureur de danses 
aux pardons des campagnes. Voy. FEST, 
C.; pL festaerien. 


FESTET, FEST, adj. (anc.) Déterminé, 
arrêté, convenu. 


FEST-EURED, s. m. Repas de noce. — 
Fest. banquet, réjouissance, et eured. 
noce. 

FEST-MOC'H, s. m. La fête, la réjouis- 
sance des boudins. A la lettre, festin 
des cochons. 


FEST-NOZ, s. m. Assemblée ou ré- 
jouissance de nuit. 


FETAN, 8. L Y. Fontaine; pl. ieu. 

FETEIZ (fete-is), adv. Aujourd'hui. 

FETEN, 8. L Y. Fontaine; pl. teu. 

FETIZ, adj. Épais, massif, compacte. 
11 a aussi le sens de grossier, parlant 
des étoftes. 


FEUX, s.m. Coup fourré, botte, terme 
d'escrime. Yor. TAGL-FEUK. 


FEUKA, v. a. Maltraiter, porter une 
botte, terme d’escrime. 


FEUL, adj. Fringant, parlant d'un 
petit moître, d’un élégant. 


FEULZ, adj. C. Sauvage et farouche. 


FEU 


FEURTEN, s. f. C. Fontaine; pl. sou. 


FEUNTEUN, s. f. Fontaine, le trou 
maconné où l’on puise de l'eau à boire. 
Voy. LIBELL 


FEUNTEUN-LAPIK, 8. L. On peut ap- 
peler de ce nom toute fontaine mal 
établie et malpropre et qui n'est bonne 
que pour les chiens. — Lank est un 
mot fantaisiste dérivé de lapa, laper 
ou boire comme font les chiens. 


FEUR, s. m. Prix courant, cours, 
taxe, mesure. 


TEUR, s. m. Gaîne de sabre, de cou- 
teau, etc., fourreau. 


FEUBA, v. a. Taxer le pris. 
FEBRA, v. a. garnir de fourrures. 
FEURCHA, Y. n. Yay, FURCHAL. 
FEURELL. Voy. FREUZELL. 


FEURET, adj. fourré avec laine, 
rre, elc. 


FEURIA, v. a. Engaîaer ; p. feuriet. 
— Feur, gaine. 


FEUTEIN (feute-in), v. a. Y. Fendre : 
b. feutet. 


FESTOUR, 8. m. Y. Fendeur de bois ; 
pl. feuterion. 


FEZ, s. m. (anc.) Voy. FEU. 
FEZ, adj. VOY. FEAZ, FAEL. 
FEZA, v. a. et n. VOy. FAEZA, FEAZA. 


FIAN, Y. a. et n. T. Confier, se fier: 
p. ft. 


FIANS, 5. L Y. Confiance. 


FISL, FIMBL, s. m. Y. Boucle que 
l'on met aux paseaux des pourceaux 
pour les empêcher de fouiller la terre. 


FIBLA, v. a. C. Battre fort, rosser ; 
p. et. 


FISLAD, s. m. GC. Coup donné de 
main de maître à quelqu'un. Yor. 
HRL, 


FIB 205 


FIBLER, a. m. C. Qui a une bonne 
poigne et donne de bons coups. Voy. 
FIBLA. 


 FIBU. Yor. FUBu. 


FICH, adj. Qui est bien ajusté ou 
habillé, parlant des personnes. Voy. 
FICH-FICH. 


FICHA, v. a. Apprêèter le repas ou 
les mets, préparer, parlant d'un lit, 
fourgonner, parlant du feu ; p. et. 


FIGHA, v. a. Orner, parer. En em 
Reha. se parer, faire toilette, parlant 
des femmes. 


FICHAL, v. a. et n. Bouger, fourgon- 
ner, détiser, frétiller, se trémousser, 
rire en s’efforçant de ne pas rire. 


FICH-BLEU, a. m. Ce mot s'entend 
d'une bataille de gens ivres qui se 
prennent aux cheveux ; à la lettre, 
remue cheveux. Fich-bleo a s0 etre-x-ho, 
ils se prennent aux cheveux. 


FIGHELL, s. L Fourgon ou instru- 
ment pour remuer le bois dans le four; 
pl. ou. C'est aussi le nom que l'on 
donne à un frein pour enrayer les 
roues. 


FICHELLA, v. a. Remuer, parlant du 
bois, de la braise du four ; p. et. 


FICHELLAD, s. L Liasse de papiers, 
etc. 


FIOHET, adj. Se dit d'une femme qui 
a fait une grande toilette. — En em 
ficha, se parer. 


FICHET, FLECHET, ©. nm. Y. Poche 
des vêtements ; pl. fichedeu. 


FICHETAT, s. m. Y. Pochée, une 
poche pleine. Ur fichetat arc'hani, une 
pleine poche d'argent. 


FI0H-FICH, sorte d’adjectif. 11 se dit 
d'une personne qui fourgonne sans 
cesse, qui se démène et ne peut res- 
ter en repos, frétillant. Yor. FICHAL. 


PIRN, s. m. Fistule ; pl. iou. C'est 
la fstule à l'anus. Voy. Air. 


aW rE 


104 7 i 


. AIEIN (fe-in), v. a. et D. Y. er. 
confier, se fier ; p. fiet. - 


FIERTR, s. m. (anc.) Brancèrd br 
lequel on portait les morts, châsse 
pour les reliques. 


FIEZ, 8. pl. m. Pinriel de fiexenn, 
 figue. Voy. FIEZ-GLAZ. 


| FIEZEK, 8. f. Lieu planté de figuiers : 
pl. fezegou. 


NSIEZENN, 8. f. Figue, fruit ; pl. 
fes, qui est masculin. 


FIEZENN-REAL, 8. L Datte, fruit. 
À la lettre, figue royale « 
 uEZ-6LAM, 8. pl. m. Terme familier 
ur désigncr le crottir de cheval ; À 
lettre, des figues vertes. 
l: IU 


. FIPILA, v. n. (ane) Changer de pce 
remuer. 

FIGUZ, adj. piffcile pour la nourri- 
ture. 1 l 


Hip, s. m. Fistule. Voy. FIC'H.. 


FILAS, 5 LT. Er filai, l'après-sou- 
per, fn de la soirée. 


FILAJOÜR, s .m. Ÿ. Qui court Îes 
veillées, les (êtes de nuit. Yor. FILN. 
Tous. les gens honnêtes -considèrent 
éés réunions comme uné source de 
dérangement pour la jeunesse ; en 
Yaanes, on les nomme filerie en fran- 


çais. : 


FILO'HIER, s. pl, L C'est le raie 
irrégulier de falc'h, faulx à hucher. 


FILENN, s. L. La partie d'üne plan- 
che qui entre dans la rainure. 


FiLiP, 8. in. Moineau, oiseau ; pl. ed. 
On dit aussi chilip. 


FILIPAT, v. n. Crier comme font les 
moineaux. 


Fi, 8.10. Goémon qui a la forme 
d’ une corde. 


FILLIOIGEZ (iag, » 
blesse, débilité. Evitez ce mot. 


L Fai- 


(l 
FIL 6- VT = 


FILLOL, FILLOR nes L noii, 
m, Filleui ; pl. ed 


FILLOR (les L wd s. ti. pL 
leul : pl. ed 


FILLOREZ (ls L soiit, s. L nt 
leule H pl: ed 


FILSIER, N pl. f. Pluriel irrégulier 
de fais, faucille. 


FILVIJENN, s.f. C. Graine du hêtre : 
pl. Rioù, m 


FIMBL. Voy. FL. ous 


FINICH, 8. pl. m. Pluriel de badin, 
Voy. pU, 


FINIS, 8: pl. m. Pluriel de finiÿean. 


FINIJENN,:8. L Fatne, fruit ou graîne 
du hêtre ; pl. hed, m. et aussi finich. 


: +1 

FINOUCHELLA, c.n Kemuer la terre 
comme font. les . potcs, et, par extün- 
sion, travailler la terre à la surface, 
ne pas faire un labour profond. 

Vus. . 

FINVAL, v. n. Remuer, bouger, fré- 
tiller ; P. finvet. 


FINVEZ, 8. f. C. Fin: pl. finvesiou, 
finvesou. 

€ 5 ‘ . 5e . (Ka 

FINVEZOU, 8. pl. f. Les fine, ternie de 
dévotion.— Ar finvezou diveza, les fins 
dernières. 


FION, s. Œ... Herbe lonkas et iäns 
nœuds, qui pousse dans les prairies 
marétagenies. 


.FIONENN, 8. f. Faîne ou fait du 
hêtre; pl. Ron, m 


FIOUN, s. m. C. Ce mot est'tbitial 
ou au moins familier, et s'emploie, 
comme drouk, au séns ‘de coNTe. — 
Fionn 9 56 enn-hi, elle est en colère, Y 
— Fioun a ïo enn-hi ken à füch, 
est tellement en colère, qu ‘elle en 
soufflé: 


FIRBOUCH, s. m. Fureteur. Voy. Fia- 
BOUCHER. 


FIRBOUCHA, v. a. et n. Fouillér %h 
mettant tout en désordre, fourgonner, 


FIR 


1 
parlant du feu; p. et. — Firboucha a 
aussi Je gens de remuer les perros du 
rivage pour én faire sortir les poissons 
s’y cacbent.:fl 'se copjages avec 
auxiliaire Ober. 


| FIRBOUOHER, 8. m. Fureteur, qui 
fouille en mettant tout en désordre, 
pr; Pi. . te. . rue 


‘SAS (rene) 8. L Confiance, 
espérance, espoir . 


FISIOUT (A-sious, v. a. et n. Avoir 
9 confier, se fier. 


* ipi (les Lmouillées), 8. m. Babil. 


PISTILLA (les L mouillées), v. a. 
r. 


FISTILLER (les L mouillées), 8 
Babillard, caqueteur ; pl. ien Peu uaité 


FISTILLEREZ, s. f. C'est le féminin 
du précéden Ut 


FISTOC’HENN, 8. f. C. Grosse galette, 
sorte de pâtisserie ; pl. Bac'h, m. 


FISTOUL, 8. m. Séducteur; c'est 


plutôt cajoleur. Voy. FISTAULAT. 


FISTAUL. On donne à ce mot le sens 
de firboucher. 


FISTOULAT, v. a. Fistoulat he lost, 
à la lettre, agiter sa queue, se dit au 
sens de carasser à la manière des 
Sa, des chats, en agitant leur 
queue, et gx ‘extension il sigaifie 
cajoler les les, En style familier. — 
Ke a leac'h ab da lost, 
va-t-en ailleurs kd le cajoleer. Voy. 
FISTOULIK. 


FISTOULER, 8. m. Cajoleur, flatteur, 
dans ses louanges afin de 

plaire. «s VW - 
: FETOULIK, s. m. Ober fistoulik, oder 
he (b d'ha vestr, faire des caresses 


à son maitre, en agitant sa queue, 
parlant d'un chien, d’un chat. : --- 


dar Ge a EME qui a le même 
sens en Léo 


FLACON, s.m. Peu usité, mouvement. 


F y 7 nt H 
Evitez ce substantif et tournez ar le 
verbe flacha. pe 


FLAC'H, s. m. Béquille d'estro jé: 
pl. far'hou, flac'hiou. 1 


FLASH, 8. m. Y. Greux de la main. 
TOL, DIFLAC'H. 


FLACHA, +. n. et par relâchement 
flach, se mouvoir, bouger, se remuer. 


FLAC’HA, v. n. C. Verser, po 
du blé qui se couche à terre; pl 


FLACH’AD, 8. m. Y. Poignée ou plein 
la main; il signifie aussi coup de 
poing. Yor. FUCH, 8. L Y. 


FLACH'AT 8. m. v. Le même 
flac'had. pe 
FLAC'HEK , adj. Qui a d& gran 
mains. Voy. Ne "N, des 
BLAR, adj.-C. Débile, faible, et aussi 
fade parlant d'un mets.. On dit aussi 

FLAKBED, 8. m. C. Kvitezs ce mot, et 
tournes la phrase par l'adjectif Hak 


FLAMBOEZENN , 8. L Framboise, 
fruit; pl: flamboes, m. 


FLAMM, 8. m. Flamme d'un com- 
bustible. Flamma est fumus candens. 


FLAMM, ad). Flamboyant, éclatant, 
ardent, bien blanchi, parlant du linge 
lessivé. — _ Karoñtez-flamm ; ardeur 


en religion.  - LI 


FLAMM, adv. Tout-à-fait, entière- 


ment. — Neves-flamm, tout nouveso. 


FLAMM-DIVLAMM, adj. T às-ardent, 
terme de dévotion, et parlunt- de h 


FLAMM-TAN, 8. m. Flamme du feu. 


FLAMMA, v.n. Flamber, prendre tu, 
s'eafammer; p P. 


FLAMMIK, ad). Maniéré, affecté dans 
ga tenue. — Aotrou flammi, L Eat 


mire, musetdin.'” - 


208 FLA 


FLAMOAD, 8. m. Epurge, euphorbe, 
lithymale, plantes. 


FLANON, s. m. Incision sur an corps 
mé. | 


FLANCHA, v. a. Fendre une plaie, 
l'inciser, et aussi faire des pans à un 
it. 


FLAO, adj. Eur Vari flao, se dit d'une 
femme sans ordre. Voy. MARI, 8. Î. 


FLAQUIT, s. m. Y. Sonde pour s'as- 
surer de la qualité du beurre, du fro- 


mage 


FLAQUITEIN (flaouit-e-in), Y. a. Y. 
Sonder le beurre, le fromage, pour 
s'assurer de leur qualité. Yor. FLAOUIT. 


FLASK, adj. C. Faible, débile. On dit 
aussi flak. 


FLASTRA, v. a. Ecraser, fouler; p. et. 


FLASTREIN (flastre-in), v. a. V. Kcra- 
ser ; p. flastret. 


FLATEEIN, FLATEREIN (flatee-in), v. n. 
Y. Flagorner, accuser. 


FLATERAT. Um flaterat, V., s’entre- 
accuser. 


FLATEREIN. VOy. FLATEEIN. 


FLATRA, v. a. Calomnier, dénoncer, 
rapporter en malice que font les autres. 


FLATRER, 8. m. Calomniateur, écor- 
nleur, rapporteur, (lagorneur, cheva- 
lier d'industrie, médisant; pl. ien. 


__ FLATREREZ, 8. f. Flagorneuse, ran- 
porteuse. 


FLAUT (fla-ut), s. m. CG. Le même que 
flaouit, Y. 


FLAUTA (fla-uta), v. a. G. Le même 
que flaouitein, Y. 


FLEA, v. n. Verser ou être abattu par 
le vent, parlant du blé dans les champs; 
L . 


6. fee 


FLEAR, 8. m. Mauvaise odeur. Voy. 
FLERIA. 


FLE 


FLEAR, adj. Paant. VOy.FLEMA. 
FLECHET, adj. Voy. FICHET. 


FLED, s. m. Grabat. On dit aussi 
fletenn ; pl. flejou. 


LEIA (fle-ia). Voy. FLEMA, plus usité. 


FLEMM, a. m. Aigulllon, piquant des 
abeilles et autres bêtes, et, par exten- 
sion, outrage, affront: pl. ou. 


FLEMMA, v. a. Piquer avec un aiguil- 
lon, piquer, parlant des bêtes armées 


d'un dard, et, par extension, offenser, 
outrager, exciter, aiguillonner. 


FLEMMA, v. 0. Elancer ou donner 
des élancements, parlant d'un mal. 


FLEMMAD, s. m. J'ai trouvé ce mot 
employé au sens d'épigramme. 


FLEMM - DOUAR, s. m. Fumeterre, 
piante. 


FLEMMEIN (flemm-ce-in), v. à. 1. Le 
même que flemma. 


FLEMMUZ, adj. Satirique. 
FLEPENNAT, v. n. G. Babiller. 


FLER, 8. m. Y. Mauvaise odeur. Voy. 
FLEAR, S. M. : 


FLER,s. m. Odorat,un des cinq sens. 
FLERIA, Y. n. Infecter, puer. 


FLERIADENN, 8. L. Paanteur, et, par 
extension, fille de maurvaise vie. 


FLEBIUZ, adj. Puant, infect. 


FLETENN, a. f. Grabat, couchette; 
pl. fletennou. On dit aussi Hed. 


FLEUT (fle-ut), s. m. C. Voyg. FLAOBIT, Y. 


FLEUTA (fle-uta), v. a. C. Voy. FLAOBI- 
TEIN, V. 


FLEUTEIN (fle-ut-e-in), v. a. Y. Le 
même que flaouitein, Y. . 


FLIP, s. m. Flip ar skouarn, le lobe 
de l'oreille. 


FLO 


FLIP, 8. m. (anc.\ Houssine. 


FLIPA, v. a. (anc.) Fouetter un enfant 
avec une houssine; p. 64, 


FLIPAD, FLIPAT, s. m. {anc.) Coup de 
houssine. 


FLIPPAD, s. m. Bout de chemin. Eur 
gwall flippad, un bon bout de chemin. 


FLIPPAT, s. m. VOy. FLIPPAD. 


FLIPPAT, v. a. Y. Gruger, ravir sub- 
tilement. 


FLIPPATA, v. n. Faire claquer son 
fouet. Par extension, on dit flippata re, 
.se vanter, en termes familiers. A la 
lettre, faire claquer trop son fouet. 


FLISTRA, v. n. Jaillir, rejaillir, p. et. 


FLOC’H, s. m. Titre répondant à la 
charge d'écuyer. Il se dit aussi d'un 
gun qui aime à accompagner les 

; pl floc'hed, Hoc'h, Floch et 
Le Floc'h sont des noms de famille 
très-connus. 


FLODA, v. a. (anc.) Cajoler, caresser. 
FLODER, 8. m. (anc.) Cajoleur. 


FLODERES, 8. L (anc.) C'est le fémi- 
ain du précédent. 


FLONDRENN, 5. f. Vallée et aussi 
angle rentrant de deux toits qui se 


joignent; pl. ou. 


FLOTANTENN, s. L Blouse, surtout, 
sarreau; pi. ou. 


FLOUR, adj. Doux au toucher, agréable 
au goût, sans aspérités, moelleux. 


FLOUR, adj. Dodu, potelé, douillet, 
qui a le teint frais (fille), de qualité 
supérieure. — Rerc'h lard ha flour, 
fille dodue. — Bleud flour, fleur de 
farine 


FLOURA, v. 8. et n. Caresser avec la 
main, r légèrement la main sur 
an objet. Voy. FLOURIK. 


FLOURAAT, v. n. Devenir doux au 
toucher. Peu usité. 


FOE 209 


FLOURENN, 8. L Prairie d’herbes 
fines. 


FLOURIK, 8. m. Ober flourik da, faire 
des caresses, parlant d'une personne 
qui caresse un chien, un chat, en 
passant la main sur le poil du dos. 
Ce mot dérive de floura. 


FLOURIKA, v.a. Et mieux aber flourik. 
Voy. FLOURIK. 


FLUMINENN, 8. f. V. Étincelle ; pl. eu. 


FLUMMOU, s. pl. m. G. Flegme, 
bumeur, crachats gras. — Taget eo 


gant ar flummou, les crachats gras 
l'étouffent. ge 


FLUT.C'hoari flut, jeu de cartes assez 
semblable au vingt et un. 


FLUTERIK-ANN-DOUAR, a. m. Vesse- 
de-loup, plante. 


FO, s. m. Inflammation, feu de la 
fièvre. 


FO, FAU (fô), s. pl. m. V. Le même 
que fac. 


__ FOAI (foa-i), adj. B. Tud foai, des 
gens de rien. On dit aussi, à l’tle de 
Dais, foat war, faire fi de. 


FOAR, 8. f. Foire, grand marché: 
pl. iou. — Foar-lec'h, le champ de 
foire, le lieu où elle se tient. 


FOAS, 8. m. Pâtisserie bretonne que 
les enfants des villes appellent en 
français foasse. 7 


FOBIEZ. Eunn taol fobiex, un coup 
fourré, un coup de traître. 


F0E! FOUE! Interjection. Fi! 
FOEI (foe-i)! Interjection. Le même 
que foe. 


FOELTR, s. m. (anc.) Foadre. Foeitr- 
tamm. Voy. ce mot. 


FOELTRA, v. a. Éparpiller, frapper à 
tort et à travers comme un homma 
emporté, foudroyer, p. et. 


27 


210. FOE 


FOELTREIN {foeltr-e-in), v. a. Y. 
Briser, foudroyer; p. fosltret. 


FOELTR-TAMM, ady. Pas du tout, 
nullement, rien. TT 


FDENN, 8. m. Foin, plante fourra- 
gère. 


FOENNEK, FOENNOK, 8. f. Prairie 
arrosée, pl. foenneter. 


FOENNER, s. m. Faneur de foin; 
Pl, ten. 


FOENNOK, s. L. C. Voy. HEMEL, d 
D, 


FOENN-GALL, 8. m. Sainfoin. A la. 


lettre, foin français. 


FOENN-TERIEN, s. m. Sainfoin, four- 
rage. À la lettré, foin terrestre. Je rie 
comprends pas la composition de ce 
mot, qui s'emploie aussi pour signifier 
du foin sans joncs, du foin pur. Voy. 
TENER, 


FOEONNENN, 8. L. (anc.) Troenne,. 


plante. 
FOEREL, s. m. Diarrhée, maladie. 


FOERQUZ, s. m. Qui a squrent la 
diarrhée. 


FOESK, adj. V. Tendre, mou. 


FOET, s. m. Fouet .da cherretier, 
fouet pour corriger les enfants. | 


FOETA, v. a. Fouetter, frapper avec 
un fouet, et aûüssi dissiper fallement, 

rlant de la fortune, des biens. — 

oeta he drantel, dissiper soù patri- 
moine. — Foeta heñt, s'emploie très- 
bfen pour siguilier voÿager. ” 


FOETER, s. m.Fouetteur Spe 
et faire claquer son font edt parfo 
un titre ches les garçons bretons, 


FOETEREZIK-ANN-DOUR, s. f. Berge- 
ronnette, hoche-queue, oiseau qui bat 
incéésaiment le sol avec £a Queue ;: 
à la lettre, neute fouétteuse de Tent. 
Le nom de fosteresik-ann-douar con- 
viendrait mieux à cet oiseau (jui n'est 
pas’ayquatique et qui sé plaît, au con- 


FOL 


traire, dans les lieux où paissent les 
troupeaux, ainsi que l'indique le-agm 
de bergeronnette. Le mot foeteresik- 
ann-dour doit être le résultat d'une 
faute typographique ou d'une confs- 
sion avec kannerezsik-ann-dour, lavan- 
diëre, oiseau qui fréquente les bords 
de l'eau, où il trouve sa nourriture. 


FOETEREZIK-AR-BELELX, 8. f. ke même 
que ie précédent. 


FOET-FARÏX Yay. pA, 


FOET-LOST, a. m. V. Cuistre, valel. 
A la lettre, fouette queue. 


FOJAL, v, n. Y. Le même que fojein. 


FOJEA, v. n. Donner à la terre un. 
troisième labour. Yor. DIZARAT. 


FOJEIN, FOJAL (foje-in), v. n. Y. 
Remuer la terre comme font les pour- 
ceaux; p. fojet. | 

FOLL, adj. Fou, fanatique, fougueusx, 

rlaüt d’un-cheval; impéluenx, pas 

ut du vent. — Eunn den fol, un fôu. 
— Penn-foll, vertigo. — 60 a. 
ponn-fol enn-hañ, il a (cheval) le ver- 
80. 


FOLLEAC’H, 8. m. Y, Folie. 
, FOLLEIN, (foll-e-in), v. n. V: Devenir 
ou. 


FOLLENN, 8. f. Feuille de.papier,.de 
métal, page d'un livre, etc.; pl. ou. 


FOLLENN-GOAR, 8. L. Rayon de miel. 


FOLLENTEZ, s. f. Folie, démence, 
extravagance. 


FOLLET: . Penn-follet, affolé, 
afrolée. » adj faat 


FOLLEZ, 5. f. Palle, 


FOLLEZ, s.. f. Semploie rarement: 
pour follentes. 


FOLLIGENN-VAE |folig-enn ),-s.f.€C. 
Béoassine, oiseau. Je ne vois pas.le. 
rôle que peut jouer le mot mac, mois - 
de mal, dans la composition de ce 
môt. 


FOR 


FOLLIGENN-VOR (follig-enn), 8. L C. ! 


er, (pau de mer. 


fou, et ik, entièrement. 


FONN, FOUNN, FOUNNUZ. Voy. 06 
detaler. 


FONNA. Voy. FOUNNA. 


 FONAAFF, v. n. (shc.) braire en 
nombre. 


FONS, a. m. C. Anus. 
FONTIGELL (foñtig-ell), h. L. Fon- 
drière. f l . 


FOR, 8. L. En quelques localités oh 
dit for, au lieu de foar. 


FORAN, adj. Prodigue. 


ORAN. Ce ot, dont je né saütais 
définir la valeur grammaticale, s’ém- 
ploie, entr’autres cas, dans les phrases 
suivantes : list pep tra foran, laissez 
tout de côté (pour faire ceci on cela, 
où bien, alles: y, toute affaire cessant). 
On dit aussi : ann ti a x0 foran gant-ho, 
ils laissent tout à la débandade dans 
la maison. 


FORANA, y. n. Dissipeï, gaspiller sa 
fortune. Yor. FORAN, adj. Prodigue. 


FORBANN, adj. Y. Exilé, banni de sa 
patrie. 


FORBANNEIN (forbann-e-in), v. a. Y. 
Bannir, exiler, chasser d'un pays. 


FORRANNEREZ, 5. L. Y. Exil, bahnis. 
sement. 


FORBU, 8. m. Maladie d’un cheval 
foerbu. 


FORBUEŸ, adj. Fourbu, parlant d'u 
cheval. 

FORCH, 8. m. (anc.) Forme, figtire 
extérieure. 


FORC'H, s. L. Fourche, instrument, 
et aussi confluent de rivière. 


FORC’H, 8. m. Y. Ihterdiction coélé- 
slastique. 


FOR on 
FORC'H, ady. Y. Infiniment, beau- 
coup. Voy. FORS. — Forc'h Kaer, très- 


1 beau, très-belle. — Forc'h, prat. très- 
_FOLL-HIK, adj. Foû à tièr. = Pol, 


nd. Après cet adverbe, les lettres 
tes autres que À, p, t, se changent 


‘én faibles. 


FORC'H, adj. Eur Tart forc'h, une 
femme:sans ordre, une souillon. Je 
connais pas le sens de cet adjectif. 
Voy. mani, nom de baptème. 


. FORO'H-DAOUVEZER, a. 1. Fourche à 
deux branches. — Forc'h. fourche; 
daou, deux ; et bez, dent d'outil. 


FÜRC'HEIN (forc’he-in},w.a. Y. Privé, 
sevrer, exclure. — Forc'hein unn 
doc'h er re all, exclure quelqu'un de 
la société des autres. — Um forc'hein 
ez à unh drd. 8e priver d'une chose. 


PORC'HER, adj. Fourchu. Yor. FORCA, 
8. f. 


#ONC'HELL, 8. f. Petite fourche. 


FORC'HELL-ARAR, s. f. Fourchette de 
la charfue, pétite fourche pour 
é 


décharger le soc et le coutre 
charrue. 

FÜAS'HELL-LANN, s. m. Borte de 
netite fourche dont on se sert pour 
écarter les piquants lorsque l’on coupe 


là lande, appelée jan ou ajonc, en 
français. 


FORG'HET, ad]. Y. C. Interdit, parlant 
d'un prètre qui a subi la censurè de 
l'Eglise. Voy. FORC'H, 8. m. 


. FORCHETEZ, a. f. Fourchette, ins- 
trument de table. 


FORC'H-KAER, adj. Y. Ilustre, re- 
nommé. — Forc'h. adj. Y. Beaucoup, 
et kaer, beau. 

FORLOR, s. m. Anse du gonvermäil. 

FORN, FOURN, 8. m. Four, fournaisé. 


FORNEÏN (forn-e-in), v. à. Y. Mettre 
au four, enfourner. 


FORNIA, FOURNIA, v. a. Enfourner. 
FORNIAU, s. m. Voy. FOURRIAD. 


212 FOU 


FORNIER, 8. m. VOy. FOURAIER. 


FORNIGAL, s. m. T. Foyer d'une 
cheminée, l'âtre. 


FORNIGELL, FOURNIGELL (fornig-ell), 
8.1. Couvre-feu, ustensile pour couvrir 
le feu et l'empêcher de s'éteindre com- 
plètement; ce mot a aussi le sens de 
creuset et de fournaise. I] se dit encore 
d'un petit trou pratiqué au centre du 
foyer des paysans bretons, et destiné 
probablement à donner de l'air au feu. 

OY.MEAN-FORNIGELL et HOUARN-FORNIGELL. 


FORS, FORZ, 8. m. Cas, estime. - 
Ne rann forz, peu m'importe. — N'eus 
fors, il n'importe. 


FORS, FORZ, adv. Tant qu'on peut, 
beaucoup, à tue-tête. — Lr fort, cri 
ou cris à tue-tête. 


FORSER, a. m. Y. Tiroir. 


FORZ, s. m. et adv. Moins usité que 
fors. 


FO, s. m. (anc.) Ce mot avait à la 
fois la signification de clôture, haie et 
fossé d'un champ. 


FOSER (fo-ser), s. m. DG. Fossoyeur de 
cimetière; pl. ten. 


FOUAN, FOUANVY, s. m. Y. Tumeur, 
enflure. 


FOUAN- AR-GOUK, 8. m. Y. Goître. — 
Fouañ, enflure; ar gouk, du cou. 


FOUANV. Voy. FOUAR. V. 

FOUANVEIN (fouañve-in), v. H. Y. 
Enfer, s'eufler, parlant des plaies; 
p. fouanret. 

FOUAS, 8. mi. YOT, F8AS. 

FOUDOUILLAT (les L mouillées), v. n. 
Y. Barboter; p. foudouillet. Voy. Fou- 
TOUILLA. 

FOUE! FOE! interjection. Fil 

FOUELTR, s. m. Voy. FOELTR, 


FOUENN, 8. m. VOy. F6ENN. 


FOU 


FOUET, s. m. Voy. RET, 
FOUETA, v. a. Voy. FRET 


FOUGE (foug-e), s. m. FPanfaronnade, 
faste, ostentation, vanité, fierté. — 
He-mañ a 100 fouge enn-hañ o klevet 
es 00 eur mail, il était tout fie 
d'entendre dire qu'il était un habile 
homme. 


FOUGEAL (foug=eal), v. n. Se glorifier, 
se vauter, faire le fanfaron, faire le 
rave. 


FOUGÉER (foug-eer), s. m. fanfaron, 
vantard; pl. ten. 


FOUGEREZ (foug-erez), 8. L C. Femme 
coquet e et légère de caractère. 


FOUILDREIN, v. a. Y. Délabrer, et 
aussi dissoudre, parlant d’un mariage. 


FOUIN, FOVIN, a. m. T. Fauvette 
mâle. 


FOUINEZ, a. L. T. Fauvette femelle. 
FOUIONNENN, s. f. Y. Le même que 
fionenn. 


FOULANENN, 8. f. Y. Flanelle. 
FOULIN, FOUNILL, s. m. Entonnoir. 


FOULINA, FOUNILLA, v. a. Verser ou 
remplir avec un entonnoir, et par ex- 
tension, mettre en barrique. 


FOULINENN, s. f. Fourrure. 


FOULTR, 8. m. Foudre. On dit aussi 
tan foultr. 


FOULTRA, v. a. Foudroyer; p. 
foultret. 


FOULTRADENN, 8. f. Rlasphème, im- 
précation, jurement ; pl. ou. 


FOULTRADI, v. n. Proférer des im- 
précations. 


FOULTR-OOUE ! imprécation. Ton- 
nerre de Dieu! 


FOULTREIN (foultr-e-in), v. a. Y. Le 
même que foeltrein. 


FOU 


FOULTRENN, s. L. Eur foultrenn pesk, 
un gros poisson. 


FOUNIL, FOUNILL, s. m. YOT. ce 
dernier. 


FOUNILA, FOUNILLA, v. a. Yoy. ce 
dernier. 


FOUNILL (les L mouillées), 8. m. 
Entonnoir. Founilk-sil, chantepleure, 
pl. ou. 


FOUNILLA (L, mouillées). Voy.FSULINA. 


FOUNN, FOUNNUZ, adj. Abondant, 
fertile, épais, subsiantiel, neurrissant, 
de belle dimension. {1 s'emploie aussi 
comme adverbe au sens de beaucoup. 
Voy. FOUNNUZ. ° 


FOUNNA, v. n. Peu usité. Abonder. 


FOUNNUZ, adj. Abondant, fertile, 
substantiel, épais, nourrissant, de 
belle dimension. — Boed founnuzs, 
mets substantiel. On dit aussi : ar 
mevel-se à 30 founnus da bep tra, ou, 
founnus d'ail labour, ce valet travaille 
activement. 


FOUNNUZ, ady. Beaucou! 


FOUNNUZ, adv. T. Vite. — Monet 
founnus, aller vite. 


FOURBIET, adj. V. C. Extravagant, 
ébaubl. ‘8 


FOURCHAD, FOURCHAT, s. m. Y. En- 
jambée; pl. fourchadeu. 


FOURCHAT. Voy. FOURCHAD, 


FOURCHEIN (fourche-in), v. n. Y. En- 
jamber; p. fourchet. 


FOURGADENN, 8. L. Frégate, navire; 
pl. ou. 


FOURGAS, s. m. Agitation. 


FOURGASA (fourga-sa), x. a. et n. 
Remuer tout dans une maison, s’agiter 
comme font les animalcules dans le 
vinaigre, dans les eaux croupies; p. 
fourgaset (fourga-set). 


FOURGASEB (fourga-ser), 8. m. Qui 
remue tout dans une maison; pl. ten. 


FOU 
FOURGASI. Voy. FOURGASA. 


213 


FOURM, 8. m. (anc.) Frayeur. 


FOURN, FORN, s. m. Four, fournaise; | 
pl. tou. En latin, fornus. 


FOURN-0E0L, s. m. Four à briques, 
à tailes. — Fourn, four, et teol, pluriel 
irrégulier de teolenn, brique, tuile. 


FOURNELL, 8. L. Y. Le même que 
fornigell. 


FOURNEZ, s. m. Fourneau de forge. 


FOURNIA, v. a. Enfourner, mettre 
au four; p. fourniet. On dit aussi 
ifournia. 


FOURNIAD, 8. m. Fournée, plein le 
four.— Eur fourniad hara. une fournée 
de pain. 


FOURNIER, s. m. Celui qui tient un 
four public. Ce mot est un nom de 
famille très-commun. En français, {l 
se prononce Fournié et s'écrit comme 
en breton. 


FOURNIGELL. Voy. FORAIGELL. | 

FOURNIS, adj. et adv. C. Complet, 
accompli, parlant de l’âge, compiète- 
ment, entier, ample, entièrement. — 
Daouzek vloas fournis, douze ans ac- 
complis. 

FOURNIZ. Yor. FOURAIS. 


FOURN-RAZ, s. m. Cbauffour, four à 
chaux. — Fourn, four, et ras, chaux. 


FOURN-RED, s. m. Four banal. — 
Fourn, four, et red, banal, commun. 


FOURONDER, 8. m. (anc.) Fromage. 


FOURRAD. Fourrad avel, coup de 
vent. 


FOURRAD-AVEL. VOY. FOURRAD. 


FOURRADENN. Eur fourradenn avel, 
un vent doux et léger. 


FOURRADUZ, adj. C. 11 se dit d'un 
homme trop vif, d’un homme colère. 


214 FRA 


FOUTOUILLA (les L mouillées), Y. n. 
Barboter ; p. a. Voy. FOUDOUILLAT. 


FOUTOUILLEK (les L mouillées), adj. 
Crépu, en désordre, parlant des che- 
veux. Eur c'hi foutouillek, un chien 
barbet ; cette espèce aime à barboter 
dans l'eau. Voy. FOUTOUILLA. 


FOUTOUILLENN (les L mouillées), s. 
L Niaiserie, futilité, chose iautile. 


FOVIN, FOUIN (fou-in). Voy. ce der- 
aier. 


FOZ, FAUZ, FAUS, adj. Y. T. G. Yor, 
FMI. 


FRAEZ, FREAZ, adj. Voy. ce dernier. 
FRAEZ, s. m. Anus, fondement. 


FRAFF, 8. m. (anc.) Corneille, oiseau. 
YOT. FRAO. 


FRAILL (les L mouillées), s. m. Fente 
en général, crevasse par le froid; le 
soleil, gercure. Fratll al lagad, le coin 
de l'œil. À la lettre, la fente de l'œil. 
Le P. Grégoire écrit freill al lagad, ce 
qui n'a pas de sens. 


FRAILLA (les L mouillées), Y. n. Se 
fendre en général, et aussi par le froid, 
le soleil ou par choc ; p. fraillet. 


FRAMM, 5. m. Jointure, assemblage 
de planches, etc. 


FRAMMA, v. a. Joindre, assembler, 
parlant de pièces de bois, etc. 


FRANK, adj. Large, vaste, spacieux, 
sincère. Digor frank, ouvert à deux 
battaats. 


FRANK, adv. Franchement, ingénue- 
ment, ouvertement. 


FRARKAAT, v. a. et n. Elargir, deve- 
nir plus spacieux ; p. frañkeet, fran- 
keat. 


FRANKAAT, v. 0. Calmer la douleur. 
Berañ haat a ra, il se porte mieux. Le 
. verbe gwellaat s'emploie à peu près 
de même. 


FRANKENN, 8. L. (anc.) Sole, pois- 
son de mer. 


FRE 


FRANKIGELL (frañkig-eil), a. 1. Houe, 
marre, instruments d'agriculture ; pl. 
ou. Voy. MARR. 

” FRANKIZ, 8. f. Sincérité, naïveté. 


FRANKIZIEN, 8. L. Clairière d'une 
forêt. — Frank, adj. large, spacieux. 


FRANVA, v. n. T. Beurdonnee ; p. ot. 
FRAO, FRAY, 8. m. Corneille, oiseau. 


FRAOST, adj. Douar fraost, terre non 
cuftivée, terre en fiche. 


FRAUSTACH, 8. m. Terre inculte. 


FRAPAD, s. m. Brèche faite à ua 
pain. 


FRASKELL, 8. f. Pet foireux, pet 
tratnant. | 


FRASRELLA, v. n. Faire un pet fol: 
reux et tratnant ; p. et. 


FRAUST, FROST (drp, adj. Y. T. 0. 


" Voy. FRAOST. 


FRAV, FRAO, 8. m. Voy. ce dernier. 
FREALZ, s. M. Consolation. 


FREALZER, 8. m. Consolateur ; pl. 
ten. 


FREALZI, v. a. Consoler, soulager ; 
p. frealset. 


FREALZIDIGEZ (frealxidig-ex), s. f. 
Consolation. 


FREALZIN, v. a. T. Consoler ; p. 
frealzet. 


FREAZ, adj. Distinct, parlant des 
paroles, clair, parlant de la voix. 


FREAZ, adv. Clairement, intelligible- 
ment. Komps, koms Reas. parler âis- 
tinctement. 


FREC'H, FROEC'H, 8. pl. m. Y. C'est 
le pluriel de frec'henn, frosc'henn, Y. 
ruit. 


FREC'HAOUR, s. m. Y. Marchand de 
fruits ; pl. frec’harion. 


BRE. 
FREC'HEIN, FADEC'HEIN (frec’h-e-in), 


v. 84 V. Peu: usité. Donner du: fruit, 
au propre On dit mieux, rein froec'h, 
dougen ouac'h, 


FREO'HENN, FROGOENN:, 8. K Y. 
rait ; pl. frec’h, oec'h. qui est mas- 


FREO'HUZ, adj. Y. Qui. donne beau- 
coap de fruits. . 


FREDET, ady. Y. Perclus. 
FREOA, Y, a. Crover, déchirer’; p: et. 
FREGA, v. a. D. Consoler; p. ef. 


FREILL (les L mouillées), 8. m. 
Flésu pour: battre le bié. Cet instra- 


ment tend à disparaître, par: suite de: 


l'introduction des machines à battre. 


Aujourd'hsi même on ne-s’en sert que. 


pour battre une certaine partie de Îa: 
récolte que l’on réserve pour ayojr de 
la paille longue et non coupée court 


conne est celle qui sprt.des.machines 
à battre. Voy. DORA. 


FREILLOK (les L mouillées), adj. Qui 
-en se dandinant. 


FREN, 5. f. Y. Narine: pl. difren. 
YOZ, Fes. 


FBEON, s. m. Narcisse, bonshommes, 
plantes. 


FRESK, ad). Frais, dans tous les sens 
de ce mot, récent, propre, parlant du 
linge de corps. Kemerit eur roched 


fresk, mettes une chemise propre. 


FRESKX, adv. Fraîchement. Es-fresk 


a le même sens. Yar, H. formant les 
adterbes.… 


FRESKAAT, v. n. Devenir frais, = 
lant du temps ou du vent; pv free 


kaat, freskeat. Freskaat à ra ann avel,. 


le vent fraichit. 
FRESKAD, s. m. C. Fête des boudins. 


FRESKADUREZ, 5. L. Fraîcheor. — 
Paak. adj. Frais, 


FRESKEIN (fresk-ein), v. n. 1. Chan- 
ger-de-linge.: 


_BRJ 22 


FRET, s. m. Cercle de fer du moyeu 
d'une roue 


FREUZ, s. m. Etat d’une chose dé-: 
molle. 


FREUZ, FREUZELL, s. m, prae de- 
laboureur. Voy. FREUZA. 


FREUZ, 8. m. D. Désordre, tumuite: 


FREUZA, v. a. Démolir, crever, rom- 
re. par morceaux, et par exteuBiOn, 
erser, terme de labourer; le here 

sage a pour but de briser les mottes 
de:terre, de. les rompre-en morcesex. 


FREUZELL, 8. L. Herse de laboureur, 
servant à briser les. mpttes de. terre 
d’an champ labouré; pl. ou. 


FREUZER, a. m. Hersour, pl. ien. 
FRM, 5. m. C. T. Yat, RKR 
FREZ,.s. pl. m.C, Voy. FREZENN, fruit. 


FREZENN, 8. f. Frazenn leue, fraise 
de veau, 


FRELENM, n. L C. Fruit ; pl. fres, m. 


FREZILLON (les. L. mouillées),. 8. f. 
Frange, loque pendante: p}. frèxil- 
OU. 


FRE, 6. m. Nes, groin. Sec'ha he ha, 
torcha he fri, se moucher. | 


FRIAD; 8. (0. Coup sur le'nes, chi- 
enaude, et aussi plein le nes. Eur” 
riad butun, une prise de tabae, le 
nes plein de tabac. VO. FRUTA, Hé 
eur friad da, douner.une chiquenaude à. 


FRIANT, adj. L C. Un peu amoureuse, 
gaillarde. Frau eo, elle cit ua. peu 
amoureuse. 


FRIANTIZ, 8. m. C. Friañtix.a.50 
gañut-hi, elle est un peu amoureuse. 


FRIAT, 8, m. Y. Le même que riad. 


FRIATA, v. a. Frapper sur le ner, 
donner une chiquenaude. 


FRIEK;/adj. Qui a ur grand nes. — 


PNR ne 


216 FRI 


FRIET, ad}. Fret mad, qui a un bon 
nez. Cette expression est formée de 
fri, nez, et de mad, bon. 


FRIGALION, s. m. Y. La partie du 
navire qui fend l'eau. 


FRIGAS, s. m. Fange, boue liquide. 
Il se dit aussi au sens de râclée, frot- 
tée, parlant de gens qui se battent. 


FRIGASA (friga:sa), v. D. Briser, fra- 
casser : p. ef. 


FRIGASER (frigaser), s. m. Dissipa- 
teur. 


FRIKA, v. a. Ecraser; p. et. 


FRIKET, adj. Y. Boutou friket, des 
sabots ouvragés. 


FRIKET, s. f. Y. Ecumoire, pl. eu. 


FRIMM, 5. m. Verglas. Voy. le sui- 
vaut. 


FRIMMA, v. imp., non usité. On dit 
gher frimm, verglasser. Frimm a ra, 
U tombe du verglas. 


FRINGADENN, s. f. Gambade; pl. ou. 
Voy. FRINGAL. 


FRINGAL, v. n. Caracoler, gambader, 
se donner du bon temps. 


FRINGER (friñg-er), s. m. Qui aime à 
gambader; pl. ten. 


FRIN&OL, s. m. Roulade, fredoù. 


FRINGOLER, s. m. Qui fait des rou- 
ades. 


FRINGOLI, v. n. fredonner, faire des 
roulades. 


FRINKAL, v. n. Regimber. Ce verbe 
se conjugue avec l'auxiliaire ober. 
Frinkal a ra, il regimbe. 


FRINK-FOAR, 8. m. Qui se plaît à 
aller aux foires pour faire le beau. 


FRINTADELL, 8. 1. Y. Fricassée. 


FRINTEIN (frinte-in), v. a. Y. Fricas- 
ser; p. frintel. 


FRO 
FRIOL, adj. Espiègle, gai, dispos. 
FRIOL, s. m. (anc.) Dissipateur. 


FRIP-HE-DRANTEL, s. m. 1Îvrogue 
fieffé. À la lettre, qui dissipe son 
argent en orgies. Voy. FRIPA et TRARTEL, 


FRIP-HE-ZROUIN, s. m. Dissipateur, 
qui dissipe follement son bien. Yoy. 
FRIPA et DROUIN. 


FRIPA, v. a. Dépenser son bien en 
orgies, dissiper follement sa fortune, 
son patrimoine. 


FRIPONELL, 8. f. Y. Coquette. 


FRIPPAL, v. n. Manger gloutonue- 
ment; p. frippet. | 


FRITA, v. a. frire, fricasser; p. 
fritet. 


FRITADENN, 8. L Fricassée; pl. ou. 


FRITADENN-VIOU, s. L Omelette. A 
la lettre, fricassée d'œufs. 


FRITER, 8. m. Fricasseur, et par 
extension, prodigue, dissipateur de 
son bien. 


FRITET, adj. Fricassé. Viou riet, 
owelette. 


FRIZENN, 8. f. Crevasse d’un mur, et 
aussi fllle de mauvaise vie. 


FAO, a. m. Y. Moût de vin. 


FROEC’H, s. pl. m. Y. Pluriel de 
froec'hen, fruit. 


FROEC'HEIN (froec’h-e-in), v. n. t. 
Donner du fruit. Et mieux, rein froec’h, 
dougen froec'h. 


FROEC'HENN, 8. L Y. Fruit; pl. 
froec'h, m. 


FROEN, FRON. Voy. ce dernier. 
FROG, FROK. Voy. ce dernier. 


FROK, 8. m. Y. G. Vétement de tête 
des moines. 


FROM,8. m. Bruit d’une pierre lancée 
avec force, d’une balle de fusil, etc. 


FRO: 
FROM, v. D. Voy. FROURAL. 


ad 8. m (ant) plénitude, Yor- 
FRORET 


‘riens, v. D. Voy- mart, n mapt. 


ratr. adj. ET 5 -Rehpli, pariañt 


da pis d "une vée 
rnan, FAONELL, 8. L Karine: pl. 


difrpn (diow fron), pluriel duel. Ann 


difron, les deux narines, les rierines. 
FRONAL, LL n. Renifler; Fr: fonn, JL 
Fron, pari 


FRONDENN, 5. L. Y. Cravate, mou- 
choir de cou pour homme; pl. eu. On 
dit aussi en Vannes, frond, m. 


FRONEK, FRONELLEK, adj. Qui a de 


grandes narines. Voy. FRON, FAONELL. 


FRONELL, 8. L. Narine; pluriel duel, 
difron. Voy. FRON. 


FRONELLA, v. n. Nasiller; p. et. 


FRONELLEK, adj. Qui a de larges nà- 
rines. Voy. FRON. 


FRONELLER, s. m. Nasitlard; pi. ien. 


FRONELLEREZ, s. f. C'est le féminin 
du précédent. 


FRONOK, adj. Voy. FRONEX. Ce mot 
fronok figure parmi les noms de fa- 
mille 


FRONSAL, v. n. Enfler les narines, 
renifler. On dit aussi fronal. 


FRONT, s. m. Plante aux abcès, mo- 
relle. 


FRONTAL, ad). V. Libéral. Re frontal, 
N. | prodigue. A la lettre, trop libéral. 


FROST, FRAUST (frôst), ad]. Y. T. C. 
Voy. FRAOST. 


U 


FROSTAJ (rasta, 8. m. Y. Friche, 
terre non cultivée 


FROT, 8. m. Friction. Voy. RT, 


par extension, battre quel 
Ober eur frota, faire une 
sujet de cette locution, voyes ce qui 
est dit au mot inrinrrir (Dictionnaire 





FRO 247 


FROTA, v. a. Frotter, frictionner, et, 
‘un; p.ct. 
ction. Au 


1869). 
FROTER, s. m. Frotteur. 
FROUD, 8. m. (anc.) Torrent. : 


FROUDENN, s. f. Idée bizarre, manié, 
fougue, fantaisie, boutade, ca caprice, ef ez- 

travagance, verve. Eur fr n duel, 
une rafale, un vent impétueux. Trei 
eur froudenn enn he benn, avoir une 
idée bisarre. 


FROUDENNA, v. a. Avoir des idées 
bizarres, des caprices, faire des extra- 
vagances. 


FROUDENNUZ. adj. Capricieux, ma- 
niaque, fougueux, fantasque. Il ne 


. s'emploie qu'en parlant des personnes. 


, 3. pl. m. Des fruits. C'est le 


el à 1 de frouexenn, 5. L fruit. 


"FAQUEZA, v. n. Non usité. hRet frouez, 
dougen. froues, donner des fruits. 


FAOUEZAER, 8. m. C. Marchand de 
fruits. 


FROUELER, et mieux FROUEZUZ, ad]. 
fertile 


FRODEZENN, 8. f. Fruit, au propre; . 
pl. froues, ni 


FROUEZER, 8. m. Marchand de fruits. 
FROUEZUZ, adj. Fértile. 
FROUG, s. m. Y. Uning, pissat. 


FROUGADELL, s. L. Y. Trou où tom- 
bent les urines des bestiaux. 


FROUGEIN(froug-e-in), v.n. V.Uriner, 
pisser ; p. frouget (froug-et). 

FROUGER (froug-er), s. m. Y. Pisseur. 

FROUK, 8. m. Ÿ. Le même que froug. 


FROOMAL, v. n. Sifller comme une 
grosse monche ou comme une pierre, 
une balle de fusil, lancée avec force. 


28 


218 FUI 


FROUN, 8. L. VOY. FRON. 
FROUNELLA, v. n. Voy. FRONELLA. 
FROUNDENN, 8. f. Yor. FRORDENN. 
FROUNT, 8. m. VOy. FRNT, 


FROUST, s. m. (anc.) Hallier, menu 
bois sec. 


FRUSTET, adj. Vain, inutile. 
FU, adj. Fin, délié. Erc’h, fu, neige 
fine. 


FUBU, 8. pl. m. C'est le pluriel de 
fubuenn, moucheron. 


FUBUENN, s. L. Moucheron; pl. fubu, 
masculin, 


FUCHA, v. n. C. Soufller comme on 
le fait dans la colère. Quelques-uns 
écrivent fuc'ha. Voy. COLÈRE à mon 
Nouveau Dictionnaire 1869. Voy. FIOUN. 
Fioun a so enn-h1i ken a hch, elle est 
tellement en colère qu’elleen souffie. C. 


FUC’HA, v. n. C. Le même que fucha. 
FUDEN, s. f. (anc.) Epouvante. 


FUI, v. n. D'après Grégoire, ce verbe 
sigoifie se répandre (par-dessus les 
bords), et ne s'emploie qu'au figuré 
0805 ces phrases : Ken a fu, tant qu'il 
se répand ; ken a fue, tant qu'il se ré- 
pandait, pour dire, beaucoup, forte- 
ment. Fustet eo bet ken a fue, il a été 
rossé d'importance. 


FUILL (L mouillées), adj. Il se pro- 
nonce comme on prononcerait en 
français le mot feuille si l’on suppri- 
mait la lettre e qai suit la lettre f. 
brouillé, parlant du fl, etc. ; crépu, 
parlant des cheveux, et aussi crépi de 
chaux. 


FUILL, 5. m. C. Crépi ou matière 
employée pour crépir une muraille. 
Voy. le précédent pour la prononcia- 
tion. 


FUILLA (L mouillées), v. a. et n. 
Eparpiller, brouiller, mêler, se friser 
naturellement, parlant des poils et 
des cheveux ; p. fuillet, Voy. FuIL, 
adj., pour la prononciation. 


FUR 


FUILLA (L mouillées), v. a. C. En- 
duire uue muraille de chaux. YOt. 
FUILL, adj., pour la prononciation. 


FUILLET (L mouillées), adj. Crépu, 
frisé naturellement. | 


FULENN, 8. f. Y. T. C. Etincelle, flo- 
con. Le pluriel est fulat, en Vannes; 
fulenno, T.; fulennou, fulad, C. 


Etinceler ; p. fulennet, 


FULENNUZ, adj. Y. Ktincelant. 


FUN, longue corde pour lier les far- 
deaux sur la charrette. En latin, furis, 
corde, 


FUR, adj. Sage, prudent, raisoau:- 
ble, économe. Le Fur est un nom ue 
famille très commun. 


FURAAT, et mieux, dont da vesa fur, 
devenir sage, prudent. 


FURCHA, FEURCHA. Voy. FURCHAL. 


FURCHAL, v. n. Fouiller en un lieu, 
et par extension, sonder, scruter, fouil- 
ler dans le cœur, etc. 


FURCHAN, v. a. T. Le même que 
furchal. 


FURCHER, s. m. Curieux ou avide à 
connaître les affaires des autres. 


FURCHEREZ, s. L C'est le féminin du 
précédent. 


FURED, 8. m. Furet, petit animal. 
On dit aussi furtk. 


FURGATA, v. n. Fouiller en mettant 
tout en désordre, fourgonner ; p. et. 


FURIK, 8. m. Le même que fured. 


FURJAL, v. n. V. Le même que 
furchal. 


FURJEIN, FURJAL (furje-in), v. D. Y. 
Le même que furchal. 


FURLUAK, v. a. (anc.) Chercher dans 
l'obscurité. 


GAD 


FURLHKIN, 8, m. Charlatan, baladin: 
pl. ed. 


FURLUKINAT, v. n. Jongler, faire des 
tours de charlatan: p. furiukinet. 


FURLUOK, adj. (anc.) Vagabond, vo- 


FURNEZ, 8. f. Ssgesse, prudence, 
discrétion, vertu. — Fur, adj., sage, 
prudent. 


FUSKUILLA (les L mouillées), v. n. 
Trembloter. 


FUST, 8. m. Pot de tonneau, manche 
de gaffe, de fléau pour battre le blé; 
pl. ou. 


GAD 219 


FUSTA, v. a. Battre ou frapper avec 
le manche d'une gaffe, d'un fléau, et, 
par extension, rosser, baltre avec un 
bâton. Voy. FUST. 


* FUSTAD, s. m. Coup donné avec le 

manche (fust) de certains outils ou 
instruments, et, en général, coup 
onné. 


FUSTEN, s. f. Futaine, étoffe.’ 


FUZENN, a. f. Fusée, sorte de feu 
d'artifice; pl. ou. 


FUZIL, FUZUIL, s. m. Fusil, arme à 
feu; pl. ou. 


# 


G 


U 


Nous rappelons ici que cette lettre, 
comme les autres consonnes, se pro- 
ponce fortement à la fin des syllabes 
et des mots : pistig, douleur aiguë, 
distag, détaché, se prononcent comme 
en français : pistigue, distague. Cette 
lettre aussi est toujours dure, et ne 
se prononce jamais comme j. Eget, 
ergentaou , distaga , se prononcent : 
eg-et, erg-entaou, distag-a. Voir la 
Notice sur la prononciation. 


GABIENN, 5. L. Anguille de petite 
espèce. On dit aussi goabienn. 


GACHIK. Voy. GAGAG. 
GAD, a. L Lièvre; pl. gedon. Pro- 


nuacez gedon comme en français 
gaidone. 


GAOA, v. n. Mettre bas, parlant de 
la femelle du lièvre ; p. et. 


GADAL, adj. Se dit d’un débauché: 
obscène, parlant des paroles. 


GADAN, a. m. C. Lien ou hart pour 
amarrer les fagots. 


GADELEZ, 8. L Amour loxurieux. 


GADEZ, 8. L Femelle du lièvre ; pl. 
ed. 


GADON, 8. pl. L Voy. 6EDON. 


GADONA, v. n. Chasser au lièvre: 
p. et. 


GAOOUN, s. pl. L. Yor. GEDen. 


220 GAG L 
GADOUNA. Le même que gadota. 


GADOUNER, s. m. Chasseur de Hèrres; 
pl. ten. 


BAL. adj. et adr. Joyeux, gai, gale- 
ment. 


GAES, 8. m. (anc.) Moquerie. 


GAG, adj. Voy. GAL, bègue. 


GAGAG (gag-ag), 8. m. Un vieux ma- 
nuscrit donne ce mot comme un ter- 
me enfautin pour désigner une poule, 
un œuf, On donne aussi ce sens â 
gachik. 


GAGE! (gag-e-i), Y. H. (anc.) Bégayer, 
bredouiller. 


GAGEIN (yag-e-in), Y. n. Y. Bégayer. 
Gag, gak, bègue. 


GAGENNA (gag-enna), v. n. Perdre 
momentanément la voix à force de 
crier, parlant des petits enfants. 


GAGEZ (gag-es), 8. f. Femme bègue. 
Gag, gak, bègue. 


GAGILLAT (gag-illat, L mouillées), Y. 
n. V. Balbutier, bredouiller ; D, ga- 
gillet. Gag, bègue. 

GAGILLEIN (gag-ille-in). Le même 
que le précédent. 


GAGN, 5. f. Vieux cheval maigre, 
charogne, animal mort, et aussi pros- 
tituée. Vuy. KAGN, plus ‘régulier, 


GAGOUILL (L mouillées), adj. V. Qui 
bredouille, Voy. GAG. 


GAGOUILLAT (L mouillées), Y. D. 
Commencer à parler comme les petits 
enfants, et aussi bredouiller, ne pas 
articuler distinctement les mots. Il se 
conjugue avec l’auxiliaire ober. 


GAGOUILLEZ. C’est le féminin de 
gagouill. 


GAGOUILLOD. Voy. GAGOUILLET. 


GAGOUILLON (L mouillées), s. m. Ce 
mot est ancien et a le sens de gagouill. 


GAL 


GAGOUILLOT (L (imana un 
Bègue, qui bredouille. 


. BAIN, 8. f. Voy. GAGN. 


GAK, GAG, adj. Bègue, qui brodonllle. 
soit par défaut de prononciation, soit 
parce qu'il a trop parlé ou crié. — 
Le Gak est un nom .de famille assez 

commun. 


GAL, 5. m. Gale, maladie de peau. 


GALATREZ, 8. f. Galetas, grenier, la 
partie la plus élevée de la maison. 


GALB, KALB, 5. m.{an0.) Homme gros 
et gras. 


GALDU, 8. n. Y. Macreuse, judelle, 
oiseaux. 


BALE, 8. m. Rabot de menuisier. 


GALEEU, s. pl. m. Y. Les galères. 


GALENNEIN (gal-enne-in), v. n. V. 
Attraper la gale. — Gal, gale. 


GALEOU, a. pl. m. Les galères, une 
des peines infigées aux criminels. — 
Er galeou ema breman, il est actuelle- 
ment aux galères. 


GALEOUR, s. m. Galérien, forçat ; 
pl galeourien, et en Vannes, galerion. 
n français, galérien. 


GALETEZENN, 8. f. Galette, certaine 
pâtisserie; pl. galetes, masculin. 


GALEZ, 8. m. Géant de le Fable, être 
imaginaire. 


GALFREZENN, 5. L. Gaufre, certaine 
pâtisserie; pl. galfrex, m 


GALL, 8. m. Gaulois, Franeais: 2 
Gallaoued. — Ar Gall, Françca 
homme né en France; ar You 
les Français. 


GALL, adj. Gaulois, Français. — 
Bro-C' hall, pour Bro- Gall, la France. 
A la lettre, le pays gaulois. — Le Gall 
est un nom de famille très-commun. 


GALL, s. m. (anc.) Guerrier. Voy. 
RU, De ces deux mots gall et kali, 


GAL 


semblent dériver lessubstantifs Gaulois 
et Celtes, lesquels étaient synonymes 
de guerrier. Ces appellations sont 
d'accord avec l’histoire. 


GALLEGA, GALLEGAT, v. n. Parler 


français. — Gallek, la langue francaise. : 


— Gall, s. m. et adj. Français. 
GALLEGSAT. Le même que le précé- 
dent. | 


GALLEK, 8. m. La langue française. 
— Ar galak. la langue francaise. 


GALLEZ, 8. L Gauloise, Francaise; 


GALLIENN, s. L. 0. Poincon. 


GALLOUD, 5. m. Pouvoir, autorité, 
don, effgacité, privilége. 


GALLOUGEX, adj. Puissant. 
GALLOUDUZ, adj. Le même que gal- 
loudek. 


GALLOUT, GELLOUT, Y. n. Pouvoir, 
avoir la faculté de; p. gallet. gellet, 
— Ce verbe se conjugue presque en- 
tièrement sur gellout. Mar gellann, 
si je puis; mar gell, s’il peut; mar 
gellomp, si nous pouvons. Ma ve gal- 
let, si cela est possible. Voyez la 
grammaire. 


GALOUZ, adj. Galeux. — Gal, gale. 
GALUZ, adj. Galeux. 

GALUZA, Y. n. Altraper la gale: p. es. 
GALUZEZ, s. L. Galeuse. 


GALVY, s. m. Appel en justice. Ce mot 
est de la famille de gervel, appeler, 
dont l’infinitif a’,cien parait avoir été 
galvi. Evitez ce mot. 


GALVADEK, s. m. Appelant en justice. 
Evitez ce mot. Voy. GAL. 


GALVADENN, 8. L. Cri pour appeler; 
pl.ou. Ce mot dérive de gervel,appeler, 
dont l'infinitif paraît avoir été galvi. 


GALVEIN (galv-e-in), v.a. V. Appeler; 
p, galvet. Voy. GERVEL. 


GAN 221 
GALVI, v. a. Ron usité aujourd'hui ; 
il a fait place à gervel, v. a. 


GAMSLID. Voy. KAWBLID. Pronoucez 
gamb-lid. 


CAN, prép. Avec. Elle ne s’emploie 
qu'avec certains pronoms personnels. 
— Gan-en, avec moi; gan-e-omp, AVEC 
nous; gan-6-hoc'h, avec vous. Dans ces 
deux derniers exemples, la lettre e est 
euphonique, ces locutions se disant 
an lieu de gan-omp, gan-hoc'h. Voy. 
GANT. 


GANA, v. n. Non usité. Voy. 6ENEL; 
p. ganet. 


GANAS. Voy. GANAZ, adj., traître. 


GANAZ, adj. Perfide, traître, parlant 
des personnes. 


GANO, prép. Voy. 6ART. 


GANEDIGEZ (ganedig-ex), 8. L. Naïs- 
gance. Voy. GENEL;, p. ganet, naître. 


GANEDIK, adj. Y. Natif. — Ganein, Y., 
naître. VOy. GINIDIK. 


GANEIN (gane-in), v. a. et n. Y. 
Nattre, mettre au moude; p. ganet. 


GANNAC'H, GOUNAC'H, adj. Se dit 
d’une vache stérile et d'une vache 
sans lait, par l’effet de l'âge. Il se dit 
aussi, en style trivial, d'une femme 
stérile. Gounec’h est aussi employé en 
ce sens. 


GANT, prép. Avec, par. Gañt ma, 
gañt mac'h. pourvu que. Gant na, 
pourvu que, avec une négation Voy. 
GAN, prép. Gañt ma teuio, pourvu qu'il 
vienne. Gañt mac'h erruo, pourvu qu'il 
arrive. Gañt na lavaro tra, pourvu 
qu'il ne dise rien. 


GANUZ, adj. Qui traîne sur les mots 
ou qui chante en parlant. He-man a 30 
ganuz, il traîne sur les mots. 


CANUZA, GANUZI, v. a. EL aussi beza 
ganus, traîner sur les mots, chanter 
en parlant. lL se conjugue avec l'auxi- 
liaire ober. Ganusi a ra, il traîne sur 
les mots en parlant, comme beaucoup 
de personnes font en Basse-Bretagne. 


299 GAO 
GANUZI, v. n. Le même que le pré- 
cédent. T 9 


GAO, 8. m. T. Mensonge, tort, pré- 
jodice; pl. geier. Prononcez ce pluriel 
comme cn français, gai-ière. 


GAUDEN, s. m. Ce mot, d'après Le 
Pelletier, se dit d'un homme mal bâti. 
— Gao, gaou, adj., faux, et den, 
homme. 


BAL, 8. f. Enfourchure des bran- 
ches et des cuisses. 


GAOL-GAMM, adj. Boiteux des deux 
jambes. — Gaol, enfourchure, et kamm, 
torta, courbe. 


GAOL-GAMMA, v. n. Être boiteux des 
deux côtés. YOT. 6AGL-GARN. 


GAOL-GAMMEZ, s. f. Boiteuse des 
gens côtés. Voy. les mots qui précè- 
ent. 


GAOLI, v. n. Se fourcher, parlant 
d’un arbre; p. gaolet. Voy. AOL. 


GAOLIAD, 8. L. Enfourchure des jam- 
bes. A-c'haoliad, à califourchon. 


GAOLIATA, v. n. Marcher à grandes 
enjambées. Voy. GAOL, GAOLIAO. 


GAOLIN, Y. n T. Voy. GAOLI. 


GAOLOC'H, adj. Qui a de longues 
cuisses. — Gao, enfourchure des 
cuisses. 


GAOLOD, 8. m. Fourche à long man- 
che. Ce mot, dérivé de gaol, enfour- 
chure, semble indiquer que cet instru- 
ment n’a que deux branches réunies à 
angle aigu à la douille. 


GAONAC'HENN, 8. L. Se dit d'une 
femelle stérile ou qui a cessé de porter. 
Oa dit aussi gaonec'henn. 


GAONEC'HENN, 8. L Yor. GAONAC'HENN. 
GAOR. Y OY, GAOUR. 
GAOU, adj. Faux. 


GAOU, 8. m. Mensonge, tort, pré- 
judice, injustice; pl. gevier. Prononcez 
ce deruier comme en français gai-vière. 


GAR 


@AOUI, v. n. Non usité. Ober gaou, 
faire tort, causer du préjudice. 


GAGUIAD, s. m. Menteur, fourbe, 
trompeur ; pl. ed. — Gaou: 8. m. 
mensonge. 


GAOUIADEZ, 8. f. C'est le féminin du 
précédent, pl. ed. 


GAOUIER, 8. m., et mieux GAOUIAC. 
Voy. ce mot. 


GAOUIEREZ, 8. L VOY. GASBIADEZ. 


GAOUR, GAOR, 8. f. Chèvre, animal; 
pl. gevr, geor. Prouonces ces deux der- 
piers comme en francais gaivr, gai-or. 
YOT. BWR, 


GAOUR- GOUEZ, s. L. Chamois. À la 
lettre, chèvre sauvagr; pl. gevr-goues. 


GAOUR-KENN, s. f. Peau de chèvre. 
Voy. EBR (anc.), peau. 


GAOUR-VOR, s. L. Chevrette on cre- 
vette, crustacé de mer. A la lettre, 
chèvre de mer. 


GAOURIK, GAYRIK, s. L Cabri, jeune 
chevreau. C'est le diminutif de gaour, 
gavr, chèvre. 


GAOZAN, GAUZAN. Mots corrompus. 
Voy. KOZAN, KOZANENN OU K0S, 8. Im. 
Cosson, charançon, mite. 


GAOZANA, GAUZANA. Mots corrom- 
pus et altérés. Se remplir de mites. 
Voy. le mot précédent. 


GAR, 8. L Jambe, membre du corps 
des animaux; pluriel duel, diou-c'har, 
diouar, divesker. Voy. ce dernier. Eur 
c'har goat, une jambe de bois. 


GAR, adj. (anc.) Rapide. On dit aussi 
gare. 


GARAN, 5. f. Grue, oiseau; grue, 
machine à élever les fardeaux ; pl. ed. 


GARAN , 8. f. Jable de tonnelier, 
rainure, chantepleure; pl. ou. On dit 
aussi garen, rainure. 


GARANA, v. a. Jabler, faire des rai- 
aures, canneler; pl. et. 


GAD 


GARANER, 3. m. Jabloire, outil des 
tonueliers. 


GARANET, adj. et participe. Ce mot 
s'emploie en parlant d’un plancher 
dont les planches sont jointes par 
tenons et mortaises. On appelle tt ga- 
ranet, une maison qui, saus avoir de 
planchers de cette sorte, a cependant 
été faite avec beaucoup de soin, 
non-seulement au point de vue des 
planchers, mais aussi sous les autres 
rapports. VOy. GARANA. 


GARBET, adj. (anc.) Qui marche les 
jambes écartées. — On trouve dans ce 
mot le substantif gar, jambe. 


GARC'H, s. f. Y. Hale, clôture en 


terre; pl. gerc'hier. Prononcez ce der- 


nier mot comme en français : gair- 
c’hière, en aspirant la lettre h. 


GARC'HLEIZ (garc'hle-is), 8.f. Héron. 
Ce mot paraît formé de gar, jambe, et 
de kleiz, gauche. S'il en est ainsi, ce 
serait saus doute parce que l'on pense 
que cet oiseau dort sur la jambe ou 
patte gauche. Pour moi, je sais que les 
cigognes et autres échassiers dorment 
sur une patte, ainsi que la plupart des 
oiseaux et volailles; mais j'ignore si 
c'est sur la patte gauche senlement. 


GARC'HEU, 8. m. Y. Aiguillon pour 
piquer les bœufs; pl. garc'heuet. Voy. 
GARZOU, GARC'HOU. 


GARC'HOUIN (garc'hou-in), s. m. Y. 
Le mêmeque garc’heu; pl. garc'houineu. 


GARDED, s. m. (anc.) Rapidité, célé- 
rité. Voy. GAR (anc.). 


GARDEN, s. f. Litière de chemin. 


GARDINEZ, 8. f. Lacs pour prendre 
des oiseaux. 


GARDIS, adj. V. Allègre. 

GAADIZ, adj. CG. Vif, allègre. Paor 
gardis, garçon alerte. Amzer gardiz, 
temps gaillard, sec et frais. 

GARE, s. m. Y. Blâme, reproche. 


GARE, adj. (anc.) Rapide. 


GAR 2923 


GAREDER, 8. m. (anc.) Rapidité. — 
Gare, rapide (anc.). 


GAREEIN (garee-in), v. a. Y. Et mieux 
turul er gare, rein er gare, jeter le 
blâme, réprimander. Voy. GARE, 8. m. Y. 


GAREN, GARAN, 5. L. Rainure; pl. ou. 


GARGADENN, 8. f. Gosier, et aussi 
goujon, gardon, poisson; pl. ed, en ce 
dernief sens. 


GARGADENNEK, 8. m. Grand man- 
genr, goulu. À la lettre, grand gosier. 
VOy. GARGAOERN. 


GARGAL, GARGEL (garg-el), pluriel 
irrégulier et masculin de gargalenn, 
gargelenn, 8. L. T., houx, arbuste. 


GARGALENN, GARGELENN (garg-elenn), 
8. f. T. Houx, arbuste; pluriel irrégu- 
lier, gargal, gargel(garg-el), masculin. 


GAR-GAMM, adj. Baacal, tortu. — 
Gar, jambe; kamm, tortu, boiteurx. 


GAR-GAMMA, v. n. Être boiteux d’une 
jambe. Voy. le précédent. 


GAR-GAMMEZ, s. f. Boiteuse. 
BARREL (garg-el). Voy. GARGAL, T. 


GARGELENN (garg-elenn). VOy. GARGA- 
LENN, T. 


GARGOUILL (les L mouillées), s. m. 
fargarisme. 


GARGOUILLAT (L mouillées), v. n. Se 
gargariser la gorge. 


GARIK-KAMM, 8. L. C'hoari garik- 
kamm, jouer à cloche-pied. — Garnik, 
dimiautif de gar, jambe, et kamm, 
boiteux. 


GARLANTEZ, 5. L. Guirlande, garni- 
ture d'autel: pl. garlantesiou (garlante- 
siou.) 


GARLANTEZA, v. a. Orner de fleurs, 
de guirlandes , p. et. 


GARLIZENN, 5. f. Sole, poisson; pl. 
garlixed. 


224 GAR 


GARLOSTENN, 53. f. Perce-oreille, 
insecte; pl. garlosted. 


GARM, 8. m. Cri du renard ; pl. ou. 


GARM, s. m. V. Cri des petits en- 
fants ; pl. eu. 


GARMEIN (garm-e-in), v. n. Y. Crier 
comme font les petits enfants; p. 
garmet. 


GARMELED, s. m. V. Fresaie, oiseau. 
On dit aussi garmelod. 


GARMELO00, GARMÉLOT, s. m. Voy. le 
précédent ; pl. ed. 


GARMI. VOy. GARMEIN, 


GARO, adj. Apre, rude, rigoureux, 
féroce, grossier ou mal fait, rude au 
toucher, mat. Ce mot garo, qui se 
disait aussi garv, a formé quelques 
dérivés bretons qui lui constituent par 
conséquent une certaine famille. Pour 
ce motif, on peut penser que le breton 
a fourni au français l'expression de 
garou (loup), ce mot garou n'ayant 
pas de famille en francais. 


GARONER, s. m. Y. Jabloire. 
GARONET, s. m. Y. Jabloire. 


GARR, 8. L. Yor. GAR, jambe, qui est 
plus régulier. 


GARREDON, 8. m. C. Récompense; 
pl. ou. 


GARRELI, 3. L. Bernache, oiseau; pl. 
garrelied. 


GARSAD. VOY. GOARSAD. 
GARTELL. Yor. RARTELL. 
GARU, adj. Y. Apre, rude. Yor. 6188. 


GARY, adj. (anc.) Yor. GARO. On re- 
trouve garv dans quelques dérivés. 


GARY, 8. m. Ver rouge qui sert d'ap- 


pât pour la pêche. Il se trouve sur. 


les rivages de la mer; pl. ed. 


GARVAAT, v. n. Et mieux, dont da 
veza garo, deveuir rade au toucher ; 
p. garveet, garveat. VOY. GARY, GARS. 


GAV 


GARVENN, 8. L Balai de bois rada, 
— Garo, garv, adj. Aude. 


GARVENTEZ, s. L. Rudesse. Evitez œ 
mot. I ' 


GAR-WASK (gar-oask), s. L. Sorte da 
goutte, maladie. Ce mot est composé 
de gar, jambe, et de gtwaska, étrein- 

re. 


GARZ, s. f. Hale: pluriel garsou, gir- 
sier. Prononcez comme en fran 
gui-rsière. 


GARZ, 8. m. Canard mâle, of mâle; 
1. girsi, girsi. Prononcezx comme en 
rançais gui-rsi, gui-rsi. 


GARZELL, 8. f. Y. Râtelier d'écurie ; 
pl. eu. 


GARZELLAD, 8. f. Y. Ce que peut 
contenir un râtelier d’écurie. 


GARZOU, s. m, Aiguillon pour pi- 
quer les bœufs. 


GAS. Y. Monet er gas, s'enfuir. Je ne 
puis expliquer cette locution. 


GAST, 8. f. Fille de mauvaise vie; 
pl. gisti. Prononcez comme en fran- 
çais gui-sti. 


GASTAOUER, 8. m. Qui fréquente les 
filles de mauvaise vie, paillard, débau- 
ché ; pl. tien. Voy. GAST. 


GASTAOUI, v. n. Courir les filles. 
Voy. GAST. 


GASTAOUR, s. m. Y. Le même que 
gastaouer. 


GAT, prép. Ce mot s'emploie en 
quelques lieux avec le sens de la pré- 
position gané, avec. 


GAUZAN. VOY. KOSAN. 


GAUZANET. Ce mot, de même que 
le précédent, a été altéré. Plusieurs 
ralsons m'ont persuadé que le radical 
est kozan, kosanet. Voy. ces mots. 


GAVACH, adj. V. Poltron. 


1 GAVED, 8.1. Voy. JAVED, seul régu- 
er. 


GEI 


GAVEDAD, 8. L Yor, JAVEBAB, soul 
régulier. 


GAL, Yor. ML 


SAYLIN, s. m. (anc.) Petit javelot ; 
pl. 04. 


GAYLOD, s. m. Javelot; pl. ou. 


GAVR, GAOUR, 8. f. Chèvre ; pl. geor, 
gevr. Prononces ces pluriels comme 
en français, gat-or, gaivr. 


GAYR, s. L Chevalet de repos de la 
e. 


Ñ 


GAVR-GOUEZ. VOYy. GAOUR-GOUEZ. 
GAVRIK, Voy. GAOURIX, chevreau. 


GAVA-VOR, s. L. Le même que gaour- 
vor. 


GAZ ! Interjection pour chasser le 
chat. Yor. CHEGAD. 


GER (comme en français gaide, guède), 
8. m. Atteuto, espérance, et aussi 
ronde ou garde de nuit. Voy. GEDAL. 


GEDAL (comme en francais gai-dal, 
gué-dal), v. a. Guetler, espérer; p. 
gedet (gué-det). 


GEDER (comme en français gai-dère, 
Kri ral s. m. Guetteur, sentinelle; 
pl. ten. 


GEDIK (comme en français gaidik, 
gué-dik), s. m. Guérite d’un guetteur, 
d'un factionnaire. 


GED-NOZ, 8. m. Ronde de nuit. 
Voy. GED. 


GEDON, GADON (comme en français 
gaidone, gué-done); pluriel irrégulier 
de gad, lièvre. Ce mot est un nom de 
famille assez commun; on l'écrit Gai- 
don en français. 


GEDOUR (comme en francais gaidour, 
gué-dour). Voy. GEDER. 


GEGIN (comme en françaisgué-guine), 
8. m. Deal, oiseau; pl. ed. 


GEID (comme en français gai-id, 
gué-id), 8. m. D. Gazouillement, 


GEN 25 


GEIDA (comme en français gai-ida, 
gué-ida), v. n. C. Gazouiller. Il se 
conjugue aveo le verbe auxiliaire ober. 


GEIER (comme eu français gai-ier, 
gué-ier); pluriel de gaou, mensonge. 


GEIZ (comme en francais gai-is, 
gué-12), 8. m. D, Gasouillement. 


REIZA (comme en français gai-1i50, 
gué-isa), v. H. C. Gasouiller. 

GELAOUENN (c. en fr. gai-laouenn), 
8. L Sangaue; pl. gelaoued. 


GELC'HER (c. en français gué-k’hère), 
8. m. Tréteaux funèbres dans les 

lises. On trouve ce mot écrit de 
plusieurs manières différentes : gueler, 
oueler, goueler, geler. Je ne sais auquel 
donner la préférence. 


GELER (comme en français gai-lère, 
gué-lère). Voy. le précédent. 


GELEUENN (c. en franc. gué-leuenn), 
8. L Y. Sangsue; pl. eu. 


BELL (comme en françaisgué-il), adj. 
Bai, brun. Voy. IE. 


GELLOUT (c. en français gué-llout), 
8. m. Pouvoir, avoir la faculté de; p. 
gellet (comme en français gué-ilet). 
Voy. GALLOUT pour la conjugaison. 


GELLOUT (c. en français gué-llout), 
8. m. Pouvoir, autorité. 


GELTRENN (0. en français gué-itrenn), 


8. f. Guêtre ; pl. gelir. On dit aussi 
gweltrenn. 


GELVER (c. en français gué-luére), 
v. a. Appeler; p. galvet. Ce verbe 
se conjugue sur gabvi, qui paraît être 
l'ancien inänitif. 


BEN (comme en français gaine), s. 
m. Mâchoire, menton, joue {anc.) 


GENAOU (c. en français gai-naou, 
gué-naou). Ge mot est hors d'usage, 
mais on le retrouve dans les composés 
ci-dessous. 11 a fait place à genou, bou- 
che. On disait aussi ginaou. 


29 


226 GEN 


GENAOUAD (c. en franc. gai-naouad, 
gué-naouad), s. m. Bouchée, gorgée ; 
pl. ou. — Genaou (anc.), bouche. 


GENAOUERK (c.en français gai-naouek, 
l -naouek), 8. m. Qui a une grande 


ouche, et, par extension, benèêt, im- 
bécile. 11 dérive de genaou (anc.), 
bouche. 


GENAOUI (c. en français gai-naoui, 
gué-naoui), Y. n. Ouvrir la bouche 
comme un bengi, — Genaow (anc.), 
bouche. 


GENED (comme en français gai-nède, 
gué-nède), 8. L Beauté. Voy. KENED, 
vrai radical, car dang l’usege on dit 
he c'hened, parlant d'une femme. Tou- 
tefois, il en est plusieurs qui pensent 
que gened est le vrai radical. 


GENEGELL (c. en français gai-neg-ell, 
gué-neg-ell), s. n. Gamin, en termes 
d'amitié, en interpellant un enfant. 


GENEL (comme en français gai-nel, 
gué-nel), v. a. et n. Engendrer, enfan- 
ter, mettre au monde, naître, venir 
au monde ; p. ganet. Ce verbe se con- 
jugue sur gana, qui paraît avoir été 
usité comme infinitif, On remarquera 

ue genel, verbe actif, ne se dit que 

e la femme ; mais comme verbe 
neutre, il se dit de l’homme et de la 
femme. 


GENEU (comme en français gai-neu, 
gué-neu), 8. m. Y. Bouche. Voy. GENeu. 


GENN (comme en français gaine), 8. 
m. Coin de bois ou de fer pour endre 
Je bois ou la pierre ; pl. ou. 


GENNA (commeen français gaine-na), 
v. a. Faire entrer un coin dans du 
bois ou dans la pierre pour les fendre, 
et aussi assujettir le manche d'un ou- 
til avec un petit coin, quand il joue 
dans son anneau. 


GENO (comme en français gai-no, 
gud-no), 8. m. T. Bouche. Voy. GENOU. 


GENOU (comme en français gai-nou, 
gué-nou), 8. m. Bouche, gueule, et 
par extension, bord, entrée d'ua puits, 
d'ua four, etc. On dit aussi ginou. 


GER 


GENOU-KAMM (comme en 
gai-nou, gud-nou), 8. m. Eur genou- 
kann se dit d'une personne qui a la 
bouche de travers. — Genou, bouche, 
et kamm, torlu, tors. 


GENVER (prononcez comme en fran- 
çais gaine-vère), 8. m. Janvier. Mis 
genver, le mois de janvier. 


GENVEUR (prononces comme en 
français gaine-veur), s. m. C. Le même 
que le précédent. 


BED (comme en francais gai-0, gué-0}, 
8. m. Joug des er Voy. IE. 


GEOL (comme en français gai-0}, 
gué-ol), 8. m. Gueule des animaux. 


GEOLAD (c. français gai-olad, 
gué-olad), L rura P 


GEOR. Voy. GEORENN. 


GECRENN (6. en fran gai-orenn, 
gué-orenn), 8. f. T. Kcrevisse d'eau 
douce ; pl. geor (comme en français 


gaï-or, gué-or). 


GEOT (comme en français gaï-ote, 
gué=ote), 8. pl. m. Des brins d'herbe, 
de l'herbe. Voy. GEOTENN. 


GEOTA (comme en français gai-ota, 
gué-ota), v. n. Pousser en herbe, et 
aussi couper de l’herbe pour les bes- 
tiaux, leur donner de l'herbe à man- 
ger. Voy. GEOT. 


GEOTEK (c. en français gai-otek, 
gué-otek), adj. Couvert d’herbe. 


GEOTENN (c. en français gai-otenn, 
gué-otenn) , 8. f. Brin d'herbe; pl. 
geot, des brins d'herbe, de l’herbe. 


GER(comme en françaisgaîre, guère), 
s. m. Parole, mot, promesse ; pl. tou. 
Choum a reaz eno ger e-bed gant-han, 
il reste là tout silencieux. 


GERC'HIER (c. en franc. guer-c'hière), 
pluriel irrégulier de garc'h. 


GERIAOK (c. en français gatr-iaok), 
adj. Eloquent, qui parle bien. Ce mot 
est ancien et dérive de ger, parole. 


GEV 


GERVEL (comme en français gair-vel, 
guère-vel), v. a. Appeler, nommer, 
convoquer; p. galvet. Ainsi que le fait 

ressentir le participe galvet, ce verbe 

oit, à première vue, paraître très- 
irrégulier dans sa conjugaison, mais 
il n'en est rien, car il se conjugue sur 
galet qui paraît avoir été usité autre- 
fois comme infnitif. 


GES, GEZ (comme en français gaisse, 
gaise), particule, Y. Eile répond à la 
particule affirmative eo du Léon. 


GET (commeen français gafte, guette), 
prép. Y. Avec. Voy. GAT, GART. 


GEU (comme en français gueu), Y. 
Le même que ges, ges, Y. 


BLEU (comme en français gué-u, 
gai-u), s. m. Y. Mensonge; pl. geuier 
(çomme en français gai-uier, gué-uier). 

oy. GAOU. 


GEUIAD (comme en francais gat-uiad, 
gué-uiad), s. m. Y. Menteur ; pl. geutïa- 
dei. Voy. GEU, 8. m. Y. 


GEUIAT. Le même que le précédent. 


GEUN (comme en francais gueune), 
8. f. Marécage ; pl. tou. Douar geun, 
80] marécageux. 


GEUNIEK (prononcez comme en fran- 
çais gueune-tek), adj. Rempli de maré- 
cages. Voy. GEUN. 


GEV (comme en français gaive), 8. 
m. Le même que geo, joug. 


GEVEL (comme en français gai-vel, 
gué-vel), 8. m. Pince de forgeron ; pl. 
tou. 


GEVELL (comme en francais gai-vell, 
ud-vell), adj. Jumeau. Breudeur gevell, 
rères jumeaux. C’hoaresed gevell, 

des sœurs jumelles. Ce mot figure 
parmi les noms de famille. 


GEVER (comme en français gai-ver, 
gué-ver), s. m. T. Gendre. 


GEVIA (comme en français gaive-ia), 
Y. a. Peu usité. Mettre le joug aux 
Lra. — Gev, joug. 


GIN 227 


GEVIER (comme en français gai-vière, 
gué-vière), s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de gaou, mensonge. 


GEVR (comme en français gai-vre, 
gué-ore). Pluriel irrégulier de garr, 
chèvre. 


GEVRED (0. en français gai-vrède, 
gud-vrède), adj. Avel gevred, vent du 
sud-est. 


GEVRET. Voy. GEVRED. 


BEI (comme en français gaise), Y. 
Particule affirmative qui répond à eo 
du Léon. 


GIBER (comme en français gui-bère), 
s. m. Goupille qui retient la roue sur 
l’essieu ; pl. ou, tou. 


GIBER (comme en français gui-bère), 
s. m. Ecureuil; pl, ed. 


GIBEROU (c. en français gui-bérou), 
s. pl. m. Tourillons de moulin. 


GIGN-ALAR (0. en francais guigne-alar), 
8. M. Vent, de la Charte, ? 


GIL. Yor. A-GL. 


GILUSE. Voy. SWILUSE (commeen frati; 
çais gui-lu-sé). | 


EIN (commeen français gui-ne),s. m. 
Mauvaise humeur. 


GIN [comme en français gui-ne), ad]. 
Opposé. Ann tu gin, le côté opposé à 
l'endroit d'une étoffe, l’unvers. 


BINA (comme en fruuçais gui-na), 
v. 0. Rechigner, se chagriner, crier 
comme font les petits enfants. Voy. 
GIN, 8. m. 


GINAOU (c. en français gui-naou), 
bouche. Ce mot est ancien et a fait 
place à ginou; on le retrouve dans les 
dérivés ci-dessous. 


GINAOUAD (c. en franç. gui-naouad), 
Voy. GENAOUAD. 


GINAOUEK (c. en franc. gui-naouebk). 
Voy. GENAQUEK. 


238 GLA 


SINET (comme en francais gwi-netie), 
ad Qui est de mauvaise humeur. Yor. 
IN, 8. m. 


__ GINIDIGEZ (c.en Rang. gui-nidig<ez), 
8. L. Naissance. Ge mot dérive de genel, 
naître. On dit aussi ganediges. 


GINIDIK (c. en français gui-nidik), 
adj. Natif. Il dérive de genel, naître. 


GINIVELEZ (c. en franc. gui-nivelez), 
8. f. Nativité, parlant de Jésus-Christ et 
de la Vierge. 11 dérive de genel, naître. 


GINOU (comme en gui-nou, 


guine-ou), 8. m. Bouche. On dit aussi 
genou. 


GIOT (comme en français gui-oif), 
s. m. V. Le même sens que geot. 


BIR (comme en francais gutr dans 
guirlande), 8. m. Y. T. Mot, parole, 
promesse ; pl. girieu, V., et gmo, T. 


GIRSI, GIRZI (c. en français gui-rsi, 
gui-rzi); pluriel irrégulier de garz, ca- 
nard mâle. T 


GIRSIER, GIRZIER (comme en francais 
gui-rsière, gui-rsière); pluriel irrégu- 
lier de gars, haie. 


GISTI (comme en français gui-sti); 
pluriel irrégulier de gast, fille de mau- 
vaise vie. 


GIV (commeen français gui-ve), parti- 
cule affirmative, Y. Elle a le même 
sens que la particule eo du Léon. 


GIZ (comme en francais gui-£e), 
8. L Habitude, coutume, mode, guise, 
usage, manière, maxime, sorte, rite ; 
pl. gisiou (comme en francais gui-siou). 
C'est à tort que quelques auteurs em- 
ploient kiz comme radical. E giz pe 
c'ha, d'une facon ou d’une aatre. 


GIZ-PREZEK (c. en fr. gui-ze-prések), 
s. f. Idiome.— Gi, manière, et prexek, 
parler. 


@LABOUS, s. m. Forfanterie, em- 
barras. 


GLABOUS, adj., et aussi GLABOUSER, 
8. m. Qui fait des embarras. 


GLA 


 SLABOUSA (glabou-sa), v. 5. flre 
des embarras, babiller, hâbler. il se 
conjugue avec l’auxttiaire ober. 


GLABOUSER (glabou-ser), 8. m. Hà- 
bleur, faiseur d'embarras. 


€LABOUZ. Voy. BLH, 
GLABOUZA. Voy. GLABOUSA. 


GLAC'HAR, 5. f. Aflliction, tristesse, 
regret, repentir. Mañtret eo he galoun 
gant ar c'hlac'har, il est dans la plus 
grande affliction. 


GLAC'HARI, v. a. Affliger, chagriner : 
p. glac'haret. 


GLAC'HARIK, s. f. Petite bouteille de 
liqueur que l'on sert à ceux l'on 
veut retenir à table ou qu’on ne laisse 
partir qu'à regret. Il répond au mot 
français consolation, terme familier. 
Diskarga ar c'hlac’harik da eva, verser 
la consolation avant de se séparer. 


GLAC'HARUZ, adj. Désolant. 


GLAD, s. m. Biens, fortune. Ge subs- 
tantif ne s'emploie que dans les phrases 
négatives. N'en deux glad. il n'a pas de 
fortaue, il est pauvre. Ce mot parait 
être le même que glad. que l'on em- 
ployaïit autrefois pour exprimer une 
certaine quantité de blé que les fer- 
miers apportaient en redevance et en 
guise d'argent à leurs maîtres. 


GLAFF, 8. m. (anc.) Pluie. Voy. EU, 
EBLAN. 


GLAGN, 8. f. Rive, bord d'une ri- 
vière; pl. ou. Je crois ce mot plus 
correct que klagn. Voy. GLANN. 


GLAN, adj. Innocent, sans tache ou 
péché, pur de cœur. 


‘6LANDED, 8. m. Evitez ce mot. Po- 
reté de cœur. 


GLANDOUR, 8. m. Sorte de mousse 
ui se forme sur l’eau par la chaleur 
u soleil. 


&LANN, 8. L. Bord, rive de rivière, 
etc. ; pl. ou. Glannou ar ster, les bords 
de Ja rivière. 


GLA 


OLANN, 'adv. Rien da tout, pas du 
tout, entièrement. N'en daus glann, il 
- n'a rien. Noaz-glann, tout nu. 


GLANNA, v. a. Leong srir de terre 


les sillons ensemencés. 


GLAD, 8. m. Pluie; pl. glacier. leo 


a ra, ii pleut. Glao puill zo bet, il a 
plu à verse. Mar ber glao, s'il pteut. 
Zao dour buill a ra, il pleut à verse. 


GLADED, GLAOUED, s. m. Bonse de 
vache desséchée au soleil et destinée 
à særvir de bois de chauffage. 


GLAOÏA, v. impers. non usité. Pleu- 
voir. Voy. 89, 


GLAOU, s. pl. m. C'est le pluriel ir- 


régalier de glaouenn, un morceau de : 


rbon. 


SLAOUA, Y. a. et n. Noircir.arec du 
charbon, se réduire en charbon; p. 
glaouet. 


GLAOUAER, GLAOUER, 8. m. Char- 


bonnier ; pl. ten. 


GLADUAEREZ, GLAOVEREZ, 8. Km, 
Charbonnière; pl. ed. 


GLAOUAT, 8. m. Y. Bouse de vache 
collée sur les murs et desséchée an 
soleil pour servir de chauffage. Voy. 
TOLPEZ. 


GLAOU-DOUAR, 5. m. Charbon de 
terre. — Glaou, du charbon, et douar, 
terre. 


GLAOU-TAN, 8. m. Braise, charbons 
embrasés. — Glaou, des charbons, et 
tan, feu. 


GLAOUEO. VOY. ELAOED. 
GLAOUENN, 8. L. Un morceau de 


charbon; pl. glaow, m., du charbon, 
des morceaux de charbon. Glaou bég. 


des charbons enflammés. Glaou maro, 


des charbons éteints. 


ten 


GLAOUEREZ, s. L. Charboonière; pl. 


ed. 


AOUER, s. m, Charbonnier ; pl. 





GLA 229 


CLAQUERI, a. 1. Lieu où 0 fait le 
‘Charbon. | 


GLAOUIADENN, s. f. Braise. charbons 
allumés. Yor. REGEZ. 


GLAOUIER, s. m. Réchaud, chauffe- 
rette ; pi. ou. 


GLAOUIK (glauw-ik). Penn-glooutik, s. 
m. Mésange, oiseau, et par extension, 
11 se dit d'un jeane étourdi. Cet oiseau 
est remarquable par su vivacité et son 
agilité, ce qui justifie le sens d'étourdi 


| ci-dessus. fl :a la tête ‘d'un noir de 


charbon, ce qui explique l'expression 


de 'pehn-glaouik. À la lettre, pétite 
ét noire comme charbon. En fran- 


cas, on l'appelte elrarbonnière eu 
mésange. 


CLAOUR, 8. M. VOy. GLAOURENN. 

GLAOUREGEZ (glaoureg-es), 8. f. Ba- 
veuse, et aussi bavarde, qui paérle'tant 
‘qu’elle'en bave. 


GLAOUREK, s. m. et adj. Baveur, ba- 


“eux, ghairetrx et aussi bavard. Voÿ. le 


précédent. 


GLADURENN, 5. f. Bave, gidire, sa- 
ive. 


CLAOURENNEGEZ (glaosenhag er), 
8. f. Le nième que'glaoureges. 


GLAOURENNEX, adj. et 5. m. Le 
même que glaourek. 


@LAOURENNI, Y. n. Voy. ELABERI. 


GLAOURI, v. n. Baver; p. glaouret. 
Glaouri yañt ann naoun, mourir de 
faim, en termes familiers. À la lottre, 
baver par faim. 


:GLAPEZ, 8. m. D. Musard, flänour. 
GLAS, adj. Y. VOY. SLAL. 


GLASEIN (gla-se-in), v. a. V. Avoir de 
l'aversion pour u'un : p. Blazet 
(gla-cet). 

GLASTENN, GLAZTENN. TRY. 'OLAS- 
TRENN. 


-GLASTENNENN, s.'f. Cookenkle. 


230 GLA 


GLASTRENN, 8. f. C. Menu bois qui 
pousse sur les souches de chènes et 
autres arbres qui couronnent les haies 
en Basse-Bretagne. 


GLAT. Y. Voy. GLAD. 
BLAU, s. m. Y. Pluie. Yor. BU. 
GLAV, 8. m. T. Pluie. Voy. GLA0. 


GLAVEK, adj. Pluvieux.— Glav, glao, 
pluie. 


GLAVUZ, adj. Yor, GLAVEK. 


GLAZ, adj. Vert, gris, bleu, pâle, 
blême ; il se dit aussi du bois qui 
n'est pas sec. Ce mot a une nombreuse 
famille en breton. 


GLAZ, 8. L Crampe ou sorte de 
goutte, maladie. 


BLAM, GLAS, 8. L. Son de cloche pour 
les morts. Sent glas, seni glas, sonner 
les glas pour un mort. 


GLAZA, v. n. Verdir, et, par exten- 
sion, grisonner ; p. et. 


GLAZA, GLOAZA, Y. D. Voy. ce der- 
nier. 


GLAZAOUR, s. m. Loriot, oiseau d’un 
riche plumage. — Glas, vert; aour, or. 


GLAZARD, s. m. Lésard. — Glas, ad)., 
vert. 


GLAZARD, adj. Verdâtre. — Glaz, 
adj., vert. 


GLAZ-C'HOARZ, 8. L. Rire forcé, rire 
traître. — Glas. vert, et c'hoars, rire, 
8. M. 


GLAZ-C'HOARZIN, v. n. Rire du bout 
des lèvres, en s'efforçant. — Glas 
vert, et c'hoarsin, v. n., rire. Il répond 
à rire jaune du français. 


GLAZ-DOUR, adj. De couleur vert- 
d'eau. — Glas, vert, et dour, eau. 


GLAZEIN (glaxein). Y, Le même que 
glaxa, verdir, grisonner. 


GLAZENN, s. L. Pelouse de gazon. 


GLE 


Gourvexet « oa war ar c’hlaxenn, il 
était étendu sur le gason. 


BLAZENN, 8. f. Taie sur l'œil. Glaxenn 
savet war al lagad. 


GLAZIENN. J'ai trouvé ce mot avec 
le sens de glasenn, pelouse. 


GLAZIK, 8. m. Pigeon ramier. Ce 
mot dérive de glas. adj., vert, bleu, à 
cause des plumes plus ou moins bleué- 
tres de cet oiseau. 


GLAZ-AUZ, adj. Violet. — A la lettre, 
bleu-rouge. 


GLAZTENN, et mieux, glastenn. Voy. 
ce dernier. 


GLAZTRENN, et mienx, glastrenn. 
Voyez-y. 


GLAZ-WENN, adj. Gris, de conieur 
rise. A la lettre, bleu-blanc.— Glas, 
leu, et gwenn, blanc. 


GLAZVEZI, v. n. Verdoyer. — 6Glas, 
adj., vert. 


GLEAC'H, 8. m. Voy. GLEC'H. 


GLEB, adj. Humide, moite, mouillé, 
arlant du temps, de la terre, des ba- 
ts. 


CLEBIA, GLEPIA, v. a. Mouiller, se 
mouiller, humecter, tremper ; p. gle- 
biet, glepiet. Voy. GLEB. Glebia he dreid, 
se mouiller les pieds. 


GLEBOR, 8. m. Humidité, parlant de 
la terre, des maisons. Glebor a s0 enn 
ear, le temps est humide. 


GLEBOREK, adj. Humide, en parlant 
du temps, de l'atmosphère. Voy. 
GLEBOR. 


GLEC'H, GLEAC'H, 8. m. Trempe, 
opération qui consiste à mettre cer- 
tains légumes dans l'eau, pour les 
détremper avant de les cuire. Lakaat 
pis e glec'h, mettre des pois en trempe 
ou à la détrempe. 


GLED, 8. m. (anc.) Blé que le fermier 
donnait à son propriétaire en guise 
d'argent. Voy. GLAD. 


GLI 


GLEFF, GLEV, s. m. (anc.) Épée tran- 
chante. En français, glaive. 


GLEN, s. m. (anc.) Pays. 


GLENN, s. m. (anc.) Ce mot paraît 
avoir eu la signification de biens-fonds. 


@LEOU, adj. Y. Rare. — Le Gléo est 
un nom de famille très-répandu. 


GLEPIA. Yor. LEI, 


GLESKER, 8. m. T. Grenotille de 
haies ; pl. ed. 


BLEH (gle-u), Y. C'est le pluriel ir- 
régulier de gleuenn. Y. Un morceau 
de charbon. 


GLEUAER (gle-uaer), 8. m. Y. Ühar- 
bonnier ; pl. et. | 


GLEUB, adj. Y. Humide. Yor. gL. 


GLEUENN (gle-uenn), 8. L. Y. Morceau 
de charbon ; pl. glan (gle-u), masé., 


. da charbon. 


GLEUEIN (gle-ue-in), v. a. Y. Noircit 
avec du charbon ; p. gleuet (gle-uet. 


GLEUPACH, s. m. Y. Tache d'eau, 
bumidité. — Gleub, Y. humide. 


GLEURC'H, 8. m. T. Poële à crépes. 


BLEI, adv. Entièrement, tout-à-fait. 
Je crois qu'il ne s'emploie qu'en ce 
Cas : paour-gles, très-pauvre. Ce mot 
paraît être le même que gled, glad. 


BLO, 8. m. Le même que gled. Voy. 
GLED, GLAD. 


@LI, 8. m. B. Voy. GLEC'H, qui a le 
même sens en Léon. 


GLIBIA. YOT, GLEBIA, 


GLIBIAFF, GLEBIAFF, Y. a. (anc.) Voy. 
GLEBIA. 


GLIC'H, s. m. Y. Rosée. Voy. SUI, 


CLIN, s. m. Genou ; pl. duel, daou- 
lin pour daou-glin. Voy. PERN-GLIN. 


@LIZ, s. m. Rosée. Tener ghs, très- 
tendre, tendre comme la rosée. Ler 


GLO 231 


gl, billet doux d'amoureux. Yor. ce 
mot. 


GLIZENN. VOy. KRIZENN, RELACH, cer- 
taine partie d’un champ. 


GLIZENN, 8. f. Vache qui n'a pas 
donpé de veau pendant l’année. 


@LIZI, 8. m. Convulsions, crampes. 
Dalc'het unn gant ar glisi, j'ai des 
crampes. : 


GLIZIEN, 8. L Le serein, vapeur con- 
densée qui tombe le soir dans les 
temps chauds. 


GLIZIEN, GLIZI. Voy. ce dernier. 


GLIZIGENN (glizig-enn), 8.1. Anchois, 
poisson ; pl. glisiged, et mieux, gh- 
sik, masculin, 


GLIZIK,.8s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de glisigenn, anchois, poisson. 


GLIZ-NOZ, s. m. Rosée du soir, 8e- 
rein, — Glis, rosée, et noz, nuit. 


GLO, GLAU, 8. m. Y. T. C. Pluie. 
Prononces glé. 


GLOA, s. m. T. Pluie. 
GLOAN, 8. m. Laine. 


GLDANA, Y. n. Se couvrir de laine, 
parlant des moutons ; p. et. 


GLOANEK, adj. Laineux. — Gloanec, 
Le Gloanec, sont des noms de famille 
très-CoMmuns. 


GLOANENN, 8. f. Flanelle, étoffe de 
laine. — Gloan, laine. 


GLOAR, 8. f. Gloire, terme de dévo- 
tion. — Gloar Doue, la gloire de Dieu. 


GLOAZ, s. L. Douleur, souffrance ; 
pl. gloasiou (gloa-siou). 


GLOAZA, v. a. Causer de la douleur 
physique; cuire, parlant d'un mal, 
d'une blessure. On dit aussi glara. 


GLOEC'H, s. m. Y. Se dit du vin 
d'accomplissement, terme d'artisan, 
qu’on appelle mouton en français. 


252 GEU 


C'est du via que l’on distribue anx 
ouvriers quand ils ont fini une bâtisse. 


GLOE6H, 8. m. Y. Rosée. — Gioec’h- 
nos, rosée du soir. 


LOES, s. f. 1. Souffrance, douleur; 
pl. gloesieu (gloe-sieu). 


GLOESTR, s. mn karie? vœu, 
gage; pl eu. — Go vonet 
d'ui lec'h, faire vœu d'aller quelque 
part. 


OLOESTREIN (gloestr-ein), x. a. Y. 
Mettre en gage, vouer, dédier, en 
termes de dévotion; p. gloestres. 


GLOEZ. Voy. GLSES, souffrance. 


GLOEZEIN (gloss-sén}), v. a. V. Cha- 
griner, faire douleur morale ou pby- 
que. 


GLOUAS'H, pluriel frrégulier de 
gluuac'henn, latte. On dit plus souvent 
goulac'h. 

GLOUAG'HEIN (giouac’h-e-in), v. a. Y. 
Garnir de lattes. 


GLOUAC'HENN, 8. f. Y. Latte: pl. 
glouac'h, goulac'h, m. 


CLOUEC'H, GLUECH, 8. m. Yor. 
GLOEC’H, rosée, Y. 


GLOUT, s. m. Goulu, gourmand, et 
aussi, débauché pour la boisson. Ce 
dernier sens en Cornouaille. 

GLOUTEZ, s. L. Gourmande. 

GLOUTONI, 3. 1. Gourmandise. 


GLOZARD, s. m. Mâle de la fauvette, 
ofseau ; pl. ed. 


GLDZARCUEZ, 8. L. Fauvette femelle; 
pl. ed. 


@LUB, adj. Y. Humide, mouillé. 
Voy. GLEB. 


GLUBEIN (glub-e-in), v.a. Y. Mouiller, 
humecter; p. glubet. 


6LUD, 8. m. Glu, corps visqueux qui 
se retire du hout et du fruit du gui, 


Go 


et qui sert à prendre des oiseaux. En 
grec, gluten. 


GLUD. Voy. KLUD, huchoir. 


GLUDA. Voy. KLUJA, v. n. Se percher 
sur le juchoir, parlant des poules; 
D. et, 


GLUDA, GLUDENNA, v. a. Gilner, en- 
duire de glu; p. et. Yor. 6LUD, glu, 


GLUDEIN, GLYOENNEIN. Y. Le même 
que le précédent. 


GLUDEK, adj. Glueux, gl L vis 
queux, eng) — Glud, B CNE 


GLUDENN, 8. f. Gluau pour prendre 
des oiseaux ; pl. ou, — Antel = 
nou, tendre des gluaux. 


GLUDENNA, v. a. Engluer; p. et. 


GLUDENNEIN (gludenn-e-in), v. à. Y. 
Voy. le précédent, 


GLUDENNEK, adj. 
gludek. 


GLUDET, adj. Enduit de glu. — 
Gwialennik gludet, un gluau, petit 
bâton enduit de glu. 


GLUEB, adj Y. Mouillé, humide. 
Voy. GLEG. 


GLUEC'N, s. m.V. Rosée. Yor. GLOEC'H. 

GLUFENN, KLUFENN. Voy.ce dernier. 

GLUIO'H, s. m. Y. Rogsée. 

GLUIS, 8. m. (anc.) Yor, BUI. 

GLUIZENN, 8. L (anc.) Année. 

GLUKA, v. n. Avaler comme fait un 
gourmet avec un certain bruit de la 
bouche; p. gluket. 


SNDU, adj. (anc.) Certain, connu, 
manifeste. 


60, adj. Fermenté, levé par l'effet 
du levain, parlant de la pâte, du pain. 
— Toaz go, de la pâte levée. — Lakaat 
toax e go, mettre de la pâte à lever. 
YOT, 881 (go-i). 


Le même que 


GOA 


6e, s.m. Y. Taupe, animal; pl. goet. 


60, s. m. Y.T. Forgeron; pl. goed, 
goel, go10on. 


GA. YOT, 6Wa. 


GOABIENN, GABIENN, 5. L. Anguille 
de la petite espèce. 


GUAC'H, s. n. T. Marécage; pl. 
goac’hegi (goac’heg-i). 


G0AC’H, ai]. Y. Le même quegwac'h, 
Y. Pire. 


GOACHAD, 8. m. Eur goachad tan, 
un bon feu. 


GODAC'HAT. YOT. GWAC'HAT, Y. H. 


GOAC'HEGI, pluriel irrég. de goac’h, 
Y. marécage. 


GOAC'HEIN (goac'h-e-in), Y. n. Y. 


Devenir plus mauvais, devenir pire ; 
p. goac’het. 


GOAC'HEK, adj. Y. Marécageux. — 
Goac’h, Y. marais. 


GOAD, 8. m. Sang.— Goloet a c'hoad, 
couvert de sang. — Toulla goad, faire 
une saignée. À la lettre, percer sang. 


GOADA, v. a. et n. Saigner ; p. et. — 
Goada a ra ho fri, vous saignez du nez. 
A la lettre, votre nez saigne. — Goadet 
eo bet, il a été saigné. 


GUADEGENN (goadeg-enn), s.f. Boudin, 
sorte de charcuterie. — Goad, sang. 


GOABEK, adj. Saignant. — Goadek 
eo ar c'hik, la viande est saignante. 


GOADEREZ, 8. L. Sangsue; pl. ed. — 
, Sang. | 


GDAF, GWAF, s. m. Gaffe, lance; 
pl. tou. 


GUAFA, GWAFA, v. a. Accrocher avec 
une gaffe, donner un coup de lance; 
p. et. 


AFER, GWAFER, s. m. Gaber: pl. 


ten 


GOA 333 
GOAFF, 8. m. (anc.) Hiver. Voy. 60afv. 


GOAGENN (goag-enn), et aussi 6WA- 
BENN, 8. f. Flot ou vague de la mer. 


GOAGENNOUER (goag-ennouer), 8. m. 
Machine appelée calandre par les fa- 
bricants de drap. 


GOAGREN, s. m. Fondrière, sol ma- 
récageux et mouvant. — Goak, gwak, 


adj., mou, et krena, trembler. Voy. 
GWAGREN. 


GOAGRENN, GWAGRENN, s. f. Loupe, 
glande; pl. ou. 


GOAK, GWAK, adj. Non, tendre, par- 
lant de la cire, des fruits, etc. 


GDAKOL, s. m. Collier de cheval à la 
charrette. Il se dit aussi, par ironie, 
du hausse-col des officiers, lequel était 
très-large autrefois et servait d’ar- 
mure. 


GUALC'HEIN (goakc'hein), v. n. Y. 
Gonfler ; p. goalc'het. | 


GUALES, adj. (anc.) Mauvais, incom- 
mode, parlant du vent.— Goal}, gwall, 
adj., mauvais, mal, et ex, es, aes, aisé, 
commode. Le mot goales figure parmi 
les noms de famille ; on l’écrit Goalès 
en français. 

GOAMM. VOY. CWANH. 

GOAN, SWAN, Voy. ce dernier. 

GOAN, GOANV, s. m. Hiver. 

GOANAK, 8. m. (anc.) Espérance. 

GUANN, GWANN, 8. m. Y, Charogne. 

GUANV. Voy. GoAN, hiver. 


GOANVEK, adj. Qui appartient à 
l'hiver. Per goanvek, des poiresd'hiver. 


GOANVENN, 8. f. Engelure ; pl. ou. 
— Goanv, hiver. 


GOAD (anc.) Voy. GOAF. 


G0AP, s. m. Raillerie, dérision, mo- 
querie. Ober goap eus a eunn den, 
se moquer de quelqu'un. En style fa- 


30 


234 GOA 


milier on dit : rei kelienn da lounka ou 
da bloumma, attraper quelqu'un pour 
se moquer de lui. À la lettre, donner 
des mouches à avaler. 


GUAPAAT, Y. a. Et mieux, ober goap 
eux a, se moquer de. 


GOAPAUZ (goapa-us), adj. Ironique, 
moqueur, parlant des choses. 


GUAR, GWAR, adj. Courbé, tortu. 


GOAR, GOUAR, 8. m. Y. Aise, com- 
modité. À votre aise, ar hou kouar, Y. 


GUARA, GWARA, v. a. Courber; p. et. 
— Goar, gwar, courbé. 


GDARA, v.a. (anc.) Connaître, savoir. 
Voy. GeUZOUT. 


GOARAG, GWARAG, s. m. Cheville du 
soc de la charrue. 


GOARANCHOU, 8. pl. m.C. Des écrits. 
GUARATENN, 8.1. Y. Ruisseau ; pl. eu. 


GOARC'HAD, 8. m. Ar goarc’had, le 
vieux marché. Ce mot est une con- 
traction vicieuse pour kos varc'had. 


GCARE, GUAREZ, GWARE, 8. m. C. Qui 
offre un abri contre le mauvais temps. 
Le comparatif goareoc’h est usité. Eul 
lec'h goare, un lieu abrité. Eul lec'h 
goareoc'h, un lieu plus abrité qu'un 
autre. Voy. GOUD6R, GOASKED, 


GUAREA, GWAREA, v. n. C. S'abriter. 
On dit de préférence, monet enn eult Lec'h 
goare. 


GOAREGEC'H (goareg-ec'h}), 8. L T. 
Lenteur, paresse à marcher. Yor. le 
suivant. 


GOAREK, adj. V. Lent, paresseux à 
marcher, surtout en parlant des bêtes, 
comme l'âne. 


GOAREK, s. L Arc. Voy. GWAREK. 
GUAREMM. YOT, GWARENN. 
GOARENN, 8. f. V. Jable de tonnelier. 


GOARENNEIN (goarenn-e-in), Y. a. Ja- 
bler, terme de tonnelier. 


GOB 


GOARSAD, GARSAU, s. m. Garcée, an- 
cienne mesure nour les grains, valant 
environ quatre hectolitres. 


GOAS, GOAZ, GWAZ, 8. m. Homme, 
par opposition à femme, et aussi mari. 
Une ouvrière, une paysanne dirs : va 

oas, mon mari, et en termes fami- 
lers, va hmt kos. À la lettre, le mien 
vieux, Me lavaro d'an hint koaz, je le 
dirai à mon mari. Voy. GREK. 


GUAS, GOAZ, s.f. Ruisseau. Voy. gwu, 
plus régulier. 


GOAS-HOUARN, 8. m. Y. Instrument 
en rer que les menuisiers appellent 
valet. 


GOASK. VOY. GWASK. 
GOASKA. VOY. GWASKA. 


GOASKED, GOUASKED, et aussi GWAS- 
KED, 8. m. C. Abri pendant le mauvais 
temps. Ce substantif, en Cornousille, 
s’emploie parfois à la manière d'un 
adjectif et possède un comparatif : 
goasketoc'h. Mont enn eur goasked, se 
mettre à l'abri. Eul lac'h goasketoc’h, 
un lieu plus abrité qu'un autre. Voy. 
GOARE, GOUDOR. 


GOAS-KEGINER (keg-iner), 8. m. Mar- 
miton. Â la lettre, homme ou valet de 
cuisinier. 


GOASONI, GWASDNI (goa-soni). Voy. 
Gousen!, plus usité. 


GUATALET, adj. Qui a le sang vicié. 
— Goad, sang. 

GOAZ, s. m. Homme, par opposition 
à femme, et aussi mari. Voy. 60A$. — 


Ce mot est un nom de famille très- 
répandu. 


GOAZAN. Mot corrompu par l'usage. 
VOy. KOSANED. 


60B, KOP. Voy. ce dernier. 
GOBAR. VOy. KOBAR. 
GOBARER. Voy. KORARER. 


COBARI, 8. m. Plan pour un travail. 
En terme français de marine, gabari. 


GOD 


@08ED, 8. m. Y. Certaine mesure 
dont j'ignore la valeur. 


@OBEDAD, 8. m. Y. Ce que peut con- 
tenir la mesure appelée gobed. 


GOBEDEIN (gobede-in), v. n. Y. Cop- 
ter ; p. gobedet. Voy. GOBEDI. 


608EDI!, v. a. et n. Copier, tinter les 
cloches ; p. gobedet. 


GOBER, v. a. Y. Faire, confectionner, 
hbriquer ; p. graét, YOT. O6BER, du 
n. 


GOBER, v. auxiliaire, V.; p. groet. 
Le même que ober, verbe auxiliaire 
du Léon. En Vannes, on a conservé 
le g initial, ce qui donne un cachet 
particulier à la conjugaison de ce 
verbe. Voy. rain, verbe auxiliaire, à 
mon Nouveau Dictionnaire frangçais- 
dreion 1869. 


GOBILIN, s. m. Esprit follet, lutin ; 
pl. ed. 


GOBIZ. Vuy. GOBIZENN. 


GOBIZENN, a. f. Herbe qui a des 
graines de la forme d’un pois ; pl. go- 
bis, masculin. Le Pelletier ignore son 
nom en français. 


GOBR. Voy. GOPR. 


60D, s. m. V. Froncis pour raccour- 
cir une robe. 


@00, s. m. T. Poche, l'intérieur des 
babits sur la poitrine. 


GODAL, v. H. Crier comme font les 
poules. 


GODARAN, 8. f. (anc.) Tonnerre. Voy. 
TARAN. 


GODEIN (god-ein), v. a. Y. Faire un 
froncis à une robe, etc., pour la rac- 
courcir ; p. godet. — God, Y., froncis. 


GODELL, 8. L. Poche des vêtements; 
pl. ou. Mont d'ha c'hodell, fouiller 
dans sa poche. 


GODELLAD, s. f. Pochée, ce que peut 
ccutenir une poche ; pl. ou. 


GOE 235 


GODELLIK. Chanñtre-godellik ! Inter- 
jection qui se prononce, m'a-t-il sem- 

lé, dans la bonne humeur, et qui a 
le même sens que chañtre, morbleu. 
Voy. CHARTRE. 


GODIS, GODIZ, adj. Yor. 6eDiZ. 


GODISA, GODISAL (godi-sa), v. a. Ca- 
joler les filles, amuser pour tromper, 
railler ; p. godises. 


GODISER (godi-ser), s. m. Enjoleur 
des filles, cajoleur, railleur ; pl. ten. 


GODIZ, ad]. Leshano godix, sobriquet. 
À la lettre, surnom railleur. 


GODOER, s. m. Cabane pour garder 
les bestiaux au pâturage, ou les fruits 
d'un jardin. 


GO0E, 8. m. (anc.) Dieu. 
G0EC'H, s. m. Y. Ruisseau ; pl. eu. 
G0ED, 8. m. V. Sang. VOy. @0ET. 


GOEDEIN (goed-e-in), v. a. et n. V. Sai- 
gner ; p goedet. VOy. GOADA. 


GOEDENN, 8. f. Levain ou présure 
pour faire tourner le lait. Lakaat 
goedenn el leas, lakaat tro el leas, 
mettre du levain dans le lait. 


G0EDENNA, et mieux, lakaat goe- 
denn, mettre du levain dans le lait, y 
mettre de la présure pour le faire 
caller. VOy. GOEDENN. 


GOEUENNEK, adj. Se dit du laii dans 
lequel il y a de la présure. 


GOEDIGENN goedigenn).s. L Y. Bou- 
din; pl. eu. — Goed, Y. Sang. 


GOEIN (goe-inj, Y. n. Y. Fermenter. 
YOT, BI, 


GOEL, GOUEL, s. m. Fête religieuse ; 
pl. iou. Goel Mikeal, la Saint-Michel. 
Da c'hoat bers, les jours de fêtes gar- 
dées. Da c'hoal Mikeal, à la Saint-Mi- 
chel, - 


GOEL, 8. f. Voile de femme et de 
navire, rideau de fenêtre ; pl. iow. 


936 GOE 
GOEL, 8. f. T. VOoy. BEL, 
GOELAFF, v. n. (anc.) Plegrer. 


GOELAN, 5. m. Goéland, olseau de 
mer ; pl. goelent. Voy. GOULEN. 


GOELED, s, m. Fond. Mont d'ar goe- 
led, aller au fond. Kas d'ar goeled, 
faire couler au fond. 


GOELEDELL, 8. f. T. Kntrevue pour 
mariage. kannn Goelet, T. à. T. Visiter. 


GOELEDENN, 8. L. T. Jupe, jupon, 
cotillon. 


GOELEDI, v. n. Former sédiment, 
aller au fond. — Goeled, fond. 


GUELEIN, GOUILEIN (goele-in), v. n. 
Y. Pleurer ; p. goelet, goulet, 


GOELET, Y. a. T. Voir. visiter ; p. 
goelet. 


GOELEZENN, 8. f. Limon, sédiment, 
lie. — Goeled, 8. m. Fond. 


GOELIA, @OUELIA, v. a. Célébrer 
pellgieusement, fêter. — Goel, gouel, 
e. 


GOELIA, v. a. Voiler ou couvrir d'un 
voile ; p, goeliet. — Goel, voile. 


GUELIAD, GOUELIAD, s. m. Danse 
des jours de fête à la campagne. — 
Goel, gouel, fête. 


GOELIAN, GOULION, s. m. V. Lavure, 
eau de vaisselle. VOy. 6WELIEN. 


GOEL-GOSTEZET, 8. 1. Voile de côté, 
bouline, terme de marine. — Goel, 
voile. Voy. KOSTEZET. 


GOELL, s. m. Levain pour la pâte, 
ferment, présure. Voy. le suivant. 


GOELLA, v. a. Peu usité, et mieux, 
lakaat goell, mettre du levain. Lakaat 
goell enn 1005, mettre du levain dans 
la pâte. 


GOELLEIN (goell-e-in), v. a. Y. Le 
même que le précédent. 


GUR, 


GUEL-MIKEAL, 8. m. La Saint-Mi- 
chel, le 29 septembre, époque où 
sont payées Îles locations. Paea he 
c'hoel Mikeal, se dit d'an fermier qui 
vient payer le fermage de l’année. 
Da c'hoel Mikeal, à la Saint-Michel. 


GOELO, GOUELO, v. n. G. Pleurer ; 
p. goelet. 


GOELVAN, s. m. Lamentation ; pl. 
ou. Ce mot dérive de goela, gouela, 
pleurer, et je le crois préférable à 
gwelvan (guelvan). 


GOELVANUZ, adj. Lamentable. Yor. 
GOELVAN. 


GOELVEZ, 8. m. Durée d'une fête re- 
ligieuse. — Goel, fête, et ver, particule 
qui marque la durée. Voy. vez. 


GOEL-VDULIN, 8. 1. Bouline, certaine 
voile de navire. 


GOER, GOUER, 8. m. Y. Ruisseau; 
pl. ieu. 


GOEREIN (goere-in), v. a. Y. Taire: : 
D. goeret. 


GOERENN, s. f. Y. Ruisseau; pl. eu. 


GOEREU, GOESREU, 8. pl. m. Y. Ca- 
tarrhe aux yeux. Voy. DENEDEO. 


GOERO, GORD, v. a. Traire ; p. goroet. 
— Skudell goro, jatte pour traire les 
vaches. 


GOESKEDEK, adj., et aussi GOASKEDEK, 
adj. Y. Touffu. 


GOESKEDENN, s. f., et aussi GOAS- 
KEDENN. Voy. GWESKEDENN. 


GOEST, adj. Capable de faire une 
chose, assez fort ou assez courageux 
pour la faire. Evitez d'écrire gwest. — 
Goest eo da ober.…., il est capable de 
faire, etc. 


GOESTADIK. VOy. GOUSTAOIN. 


GOESTL, s. m. Vœu, promesse, gage, 
caution, chose pariée; pl. ou. 


GOESTLA, v. a. Consacrer, vouer, 
dédier ; p. et. 


GOL 
SET, s. m. Y. Sang. Voy. 6040. 


.  G0ET, participe passé de goein, Y. 
fermenter. 


G0ET, 8. pl. m.; pluriel de go, Y. 
taupe, et de go, Y. forgeron. 


GOETAOUR, s. m. Y. Taupier; pl. 
goésaerso n. — Goet, Y. pluriel de go, Y. 
aupe. 
GOEZ, GOUEZ, adj. Sauvage, farouche. 
YOT, GOUEZ. 


OUEZREU, et mieux GUESAEU. Voy. 
GOEREU. 


60F, 8. m. Forgeron; pl. ed. — 
Le Gof est un nom de famille très- 
répandu. 


GOFEL, GOVEL, 8. L. Atelier de for- 


geron, de serrurier; pl. tou. Yor. G0F. 
GOFELIA, v. a. Forger: pl. gofeliet. 
GOGAN, 8. m. (anc.) Raillerie. 
GCGANA, v. a. (anc.) Railler. 
GOGANER, 5. m. 900.1 Railleur. 
BUREL (gog<), 8. m. Raïllerie, four- 
berie ; pl. gogeou (gog-eou). Ce mot est 
un nom de fawille assez répandu; en 
français on l'écrit Goguet. 


GOGEA (gog—a), Y. a. Railler; p. 
gogeet (gog—eet). 

GOGEER (0g-eer), 8. m. Railleur. 

GOGEI (gog-e1). Voy. GOGEA. 


GO! (go), v. n. Fermenter, parlant 
de la pâte, des aliments dans l'estomac ; 
b goet. — Go, dj. Fermenté, levé par 

‘action du levain. 


GOIDIGEZ (go-idig-ez), 8. L. Evitez ce 
mot. Fermentatiou. Yor. 601. 


GOLC'H, 8. m. Y. Ablution, lavage. 
— Gok'hein, Y. laver. 


GOLC'HAN, v. a. T. Laver ; p. gok'het. 


GOLC'HEO, s. f. Couette de lit. Golc'hed- 
Koto, 8. f. Paillasse de lit. — D'après 


GOL 937 


ee que j'ai dit au mot muaBLe de mon 
Nouveau Dictionnaire 1869, on pour- 
rait penser que le substantif composé 
golc'hed-kolo est une faute, et qu'il faut 
dire golc’hed-golo. Il n'en est rien, par 
la raisou que la lettre d étant nouvel- 
lement iatrodnite à la fin de certains 
substantifs et adjectifs, à la place de la 
lettre t. on disait autrefois gokc'het, au 
lieu de golc'hed. L'usage a voulu que 
l'on conservât l’ancienne règle, qui 
g'énonce comme suit : les lettres fortes 
et dures se recherchent mutuellement, 
même dans les cas déterminés pour les 
substantifs du genre féminin, quand 
l'une est à la fin d'un mot et l'autre au 
commencement du mot suivant. — Ces 
règles sont vraiment admirables, et, 
chose qui est plus admirable encore, 
c'est que Îles plus grossiers paysans ne 
s'y trompent pas. 


GOLC'HEIN (golc’h.e-in), v. a. V. Laver; 
p. golc'het. 


GOLC'HET, 8. L. (anc.) Lavandière. 
GOLC'HOER, s. m. Y. Lavoir. 


GOLEI (pole, v. a. Couvrir, dissi- 
muler, cacher, et aussi relier, parlant 
d’un livre; p. goloet. Ce verbe se con- 
jogus sur l’ancien infinitif golot. 


GOLEAN, Y. Ahuel golern, vent d'Est. 
Voy. GWALARN, du Léon. 


GOLEU, 8. pl. m. V. Pluriel irrégulier 
de goleuenn, chandelle. Il s'emploie 
aussi comme singulier eu sens de 
clarté, lumière. 


GOLEU-DE, 8. pl. m. Y. Ce mot, 
quoique substantif pluriel, s'emploie 
comme singulier au sens de point du 
jour. Yay. GOLEU, GOULOU. — De c'holeu- 
de, Y. au point du jour. 


GOLEUENN, 8. L. Y. Chandelle; pl. 
goleu, masculin, de la chandelle, des 
chandelles, et aussi lumière, clarté. 
Voy. GOLEU. 


GOLEUENN-GO0ER, 5. L. V. Cierge. — 
Goleuenn, chandelle, et koer, cire. 


GOLEUER, 8. m. V. Fabricant da 
chandelles ; pl. goleuerion. 


238 GOL 
GOLF, s. m. (anc.) Gouffre ; pl. got- 
fau. 


GOLFAZ, 8. m. (anc.) Ce mot est 
donné dans le Catholicon au sens du 
latin feritorium (qui sert à frapper), et 
au sens de battoir ou batouet de la- 
veuse en français. — lL y a beaucoup 
à dire à ce sujet, car de tout temps on 
a dit bas ou bac'h, et en construction 
vaz, pac'h. pour dire bâton en breton, 
et jamais fax. Yor. GOLVAZ. 


GOLFF, adj. (anc.) Sans queue. 


60LO, 8. m. Enveloppe ou couver- 
ture, couvercle, et par extension, 
asile, refuge. — Golei, couvrir ; p. 
goloet. Re golo da eul laer, dunner 
asile à un voleur. À la lettre, lui don- 
ner couverture. Voy. BODENN. 


GOLO, 8. pl. m. T. Vay. G6LOENN, T. 


GOLOENN, s. f. T. Chandelle; pl. 
golo, masculin, des chandelles, de la 
chandelle, et par extension, lumière, 
clarté. 


GOLOENN, 8. L Chapiteau, couver- 
ture de lit. — Golei, couvrir; p. go- 
loet. Voy. GOULOU. 


GOLOENNOU. Goel ar goloennou, fête 
religieuse dite des Tabernacles. 


GDLOET, adj. Couvert, et par ex- 
tension, dissimulé, caché. — Golei, 
couvrir ; p. goloet. 


GOLD! (golo-i), ancien infuitif, non 
usité. Voy. GOLEI. 


GOLO-POU, s. m. Cocu. À lettre, 
couvre-pot. 


GOLVAN, GOLVEN, s. m. Moineau, 
passereau ; pl. goivaned, geivin, gel- 
ven. (Prononcez ces pluriels comme 
eu français gailvine, gailvène.) 


GOLVAZ, 8. f. Battoir de laveuse. On 
dit aussi, mais à tort, golves. Ce mot 
est formé de golc’h, lavage, et de baz, 
bâton. Cette composition laisse un 
peu à désirer, attendu que gok’h est 

u dialecte de Vannes, et bas du dia- 
lecte de Léon. Pour être correct, il 
faudrait dire golvac’h, le mot final 
bac'h. bâton, étant de Vannes. 


GOR 


GOLVEK, adj. Y. Ki-golvek, chien de 
garde. Ce mot paraît composé de ki, 
chien, et de golvek, qui, un peu dé- 
formé, viendrait de galvein : p. galvet, 
appeler. 


GULVEN, 8. m. Voy. GOLYAN. 
GONID, GOUNID. Voy. ce dernier. 


GONIDEGEZ , GOUNIDEGEZ ( goni- 
deg-es). Voy. ce dernier. 


GONIDEK, GOUNIDEK. Voy. ce der- 
nier. Le Gonidec est un nom de famille. 


GONOZ, adj. C. Trattre, perfide, par- 
lant des personnes. Voy. GANAZ. 


GONVOR, GOR, 8. m. Mesure servant 
à déterminer la quantité, bord d'un 
vase. Dreist gonvor, plus que la me- 
sure, par-dessus le bord. 


COPA, GOBR, s. m. Récompense, ré- 
tribution, gages, loyer, salaire, louage, 
rétribution au meunier pour droit de 
mouture. 


GOPA-DEVEZOUR, s. m. Journalier 
ou ouvrier payé à la journée. A la 
lettre, journalier à salaire. 


GOPR-EOST, s. m. Salaire de la 
moisson. Kemeret e gopr-eost. À la let- 
tre, prendre (un homme) au salaire 
de la moisson, le louer pour le temps 
de la moisson. 


GOPRA, v. a. Prendre un ouvrier à 
gages. Voy. GOPR. 


GOPRAER, s. m. Evitez ce moi. Voy. 
GOPRA-DEVEZOUR. 


GOR, 8. m. furoncle, abcès en sup- 
puration, tumeur, inflammation. 


808, 8. m. Chaleur d’un four, d'une 
poule qui couve. — E gor, 8e dit d'une 
poule qui couve ses œufs. — Eur tar 
gor, se dit d’une poule bonne cou- 
veuse. — Bezsa ê gor, COuver. 


GOR, 8. m. Gor fourn, le bois qui 
sert à chauffer le four. 


COR, GONVOR, s. m. Bord d’un vase, 
mesure de contenance. — Dreist gor, 


GOR 


par-dessus le bord, plus que la me- 
sure. 


GOR, GOUR, particule. Yor. GoUR. 


GOR, adj. Chanffé, parlant d'un four ; 
couvé, parlant d'un œuf. — Eur vi 
drouk gor, un œuf mal couvé. Voy. 5081, 
— Gor eo ar fourn, le four est chauffé. 


GORAD, 8. m. Couvée d'une poule. 
On l'emploie aussi au sens d'engeance. 


GURADENN, 8. L Ce mot, qui n'a pas 
d'équivalent en français, dérive de gor. 
chauffé, parlant d'un four. 1l repré- 
senterait bien les mots chauffade ou 
flambée, s’ils existaient. — Eur c’ho- 
radenn vad a dan, un bon feu bien 
flambant. Yor. 60RI, GWIRI. 


GORE, s. f. Bouillon, plante. Yor. 
GORE-WENN, GORE-ZU. 


GURED, s.m. Poc herie construite dans 
uue rivière et appelée gord, en français. 
Il a aussi le sens d’écluse, en Vannes. 


GORED, 5. m. Y. Ecluse. 


GOREDENN, a. m. Braise de four. — 
Gor, chauffé, parlant d'un four. Voy. 
EWIRI, GORI. 


GOREIN (gor-e-in), v. a. et n. Y. Couver 
des œufs, chauffer, parlant d'un four. 


GORE-WENN, 8. f. Bouillon blanc, 
molène, plantes. — Gore, bouillon, 
plante, et gwenn, blanc. 


GORE-ZU, 8. f. Bouillon noir, plante. 
— Gore, bouillon, plante, et du, noir. 


GORI, GWIRI, v. a. Couver, parlant 
d'ane poule, chauffer, parlant d'on 
four. Le participe passé de ces deux 
verbes est goret. Yor. 60R, adj. Vi 
hañter-goret, œuf couvi, à demi-couvé. 


GDRI, v. n. Suppurer. — Gor, fu- 
roncle. 


GORIOU. Voy. GOROU. 
GORLAND (gor-lano). Voy. GOURLANO. 


GORLOUNKA, GORLONKA. Yor. GOUR- 
LOUR, 


GOR 239 


GORO, GDERDO, v. a. Traire ; p. goroet. 
Sudell goro, jatte pour traire les va- 
ches. 


GOROADENN, 6. f. La quantité de lait 
que donne une vache que l'on vient 
6 traire. — Goro, Y. a., traire. 


GOROEREZ, 8. L. Celle qui d’ordinaire 
est employée à traire les vaches. Ce 
mot est plus ou moins usité, selon les 
localités. 


GOROU, GORIOU, 5. pl. m. Mal aux 
amygdales, à la luette, — Gor, inflam- 
mation. 


GORRE, 8. m. Surface, partie supé- 
rieure. War c'horre, -dessus, ad- 
verbe ; à la surface de. War c'horre 
ann douar, au-dessus de la terre. 


GORRE, et mieux GORE. Voy. ce der- 
nier. 


GORRE-KEAR, 8. m. La partie la plus 
élevée d’une ville, la ville-haute. — 
Gorre, partie supérieure; kear, viile. 
Ce mot composé ne prend pas l'article 
en construction : e gorre-kear, dans la 
ville-haute. 


GORRE-VREIZ, s. m. La Haute-Brc- 
tagne. — Gorre, la partie Ja plus éle- 
vée, et Breit, Bretagne. E Gorre-Vreis, 
dans la Haute-Bretagne. 


GORREA, non usité. VOy. GORREN. 


GORREGEZ (gorreg-ez), a. f. Paresse, 
lenteur. 


GORREGOUZ), s.m. Machine qui sert à 
lever la meule supérieure d'un moulin. 
— Dans la composition de ce mot, je 
ne vois que gorre, la partie supérieure, 
ou gorren, élever. 


GORREIN (gorre-in), v. a. Y. Elever, 
porter plus haut: p. gorret. 


GURREK, ad). Paresseux, lent, non- 
Cbalant, indolent. — Gorrek eo da bep 
tra, il est lent à tout faire. 


GORREN, v. a. Elever, porter plus 
haut: p. gorroet. Ce verbe se conjugue 
sur l'ancien infinitif gofrot (gorro-1), 
ainsi que l'indique le participe passé. 


240 GOU 


GORREOU, s. pl. m. L'élévation à la 
messe. — Pedennou araok ar gorreou, 
canon de la mr:se. terme de dévotion. 
A la lettre, prièr. s avant l'élévation. 


GORRIKED. VOy. LPRRIKED. 
GORAIKET. YOY. KORRIK. 


GORADEN, s. f. La petite croûte du 
lait chauffé. 7 


GORAO! (gorro1), non usité. Voy. 
GORREX, Y. à. 


GORROIDIGEZ (gorro-idig-ez), 8. f. 
Elévation ou Assomption de la Sainte 
Vierge, terme de dévotion. 


GORSIOU, GORZOU. Voy. ce dernier. 
GORSOU. Yor, les précédents. 
GORTO, a. m. T. C. Attente. 
GORTOZ, s. m. Attente. 


GORTOZ, v. a. Attendre, différer; 
D, gortoset. 


GORTOZENN, s. f. C. Repas léger 
entre le dîné et le soupé, collation, 
goûté. — Ce mot dérivant de gortoz, 
attente, sigaifle à la lettre, attente du 
souper. 


GORTOZI, v.a. Non usité. Voy. 6ORTOZ, 
r. a. 


GORVEZ, s.m.(anc.) Coursier, cheval. 


GORZOU, et mieux GORSOU, s. pl. m. 
Les montants de la charrette qui font 
le prolongement du brancard. 


GOTIBUNAN, pronom indéterminé, 
V. Tous, sans en excepter un seul. 
YOT. GWITIBUNAN. 


GOUAR, GDAR. Voy. ce dernier. 


GOUARN, v. a. Y. Conduire, admi- 
nistrer, conserver, garder, maintenir, 
célébrer; p. gouarnet. 


GOUARNER, 8. m. Qui dirige ou ad- 
ministre, gouverneur; pl. ien. 


GOUASKED. Voy. CWASKED. 


GOU 


GOUAT, 8. m. Tanaisie, plante. 


GOUBARI, s. m. C. Kaout goubari eul 
laer. avoir la mine d’un voleur. Ce mot 
paraît être le gabarit du français. 


GOUBION, 8. m. Froid ire, au sens de 
riou. Serra ar goubion, attraper froid. 


. GOUC'HANV, v. a. Y. Souffrir, en- 
durer, supporter; p. gouc'hanvet. On 
dit aussi gouc'hanvein, Y. à l’infinitif. 


GOUDASK, adj. V. Il se dit d'une poire 
sauvage. 


GOUDE, prép, et adv. Après, eu- 
suite. Goude Lerm, après dîner. Goude 
ma, après que. 


GOUDE-HEN, ady. Désormais, doré- 
pavant. 


GOUDE-HOLL, ady, Après tout. 
GOUDE-ZE, advy. Après cela. 


GOUDOR, GOUDOUR, s. m. Abri con- 
tro le mauvais temps. Ce substantif 
a un comparatif très-usité. Goudoroc'h 
e veso d'eshan eno, il y sera plus à 
l'abri. VOy. GOARE, GOASKED. 


GOUDORI, v. n. Et mieux, mont er 
goudor, se mettre à l'abri du mauvais 
temps. 


GOUDOROC’H. Voy. GOUDOR. 


GDUDOUER, s. m. J'ai trouvé ce mot 
avec le sens de grabat. 


GOUDOUR. Voy. GOUDOR. 
GOUE, adj. Y. Farouche, sauvage. 


m. Pluriel irrégulier 


GOUE, 8. pl. 
N Arbre. 


de goueenn. 


GOUEENN, s. L Y. Arbre; pl. goue. 
On dit aussi gweenn, pl. gwe. 


GOUEL. Voy. G0EL, 8. m. 


GOUELA, v. n. Pleurer ; p. gouelet. 
Ce verbe, le plus souvent, se conju- 
gue avec l'auxiliaire ober. 


GOUELAN, v. n. T. Pleurer ; p. goue- 
let, Voy. GOUELA. 


GOU 


GOUELEC’H, 8. m. C. Le désert, les 
pays sauvages et pas habités. — Gouez, 
ad)., sauvage, et ec'h, lieu; pl. 
gouelec'hiou. 


GOUELEN, 8. m. T. Juillet. Mis goue- 
len, le mois de juillet. 


GOUELER, 8. m. Yor. OUELER. 
@OVELIA. Voy. 60ELIA. 
GQUELIAD. VOYy. GOELIAD. 


GOUELO, v. n. C. Pleurer : p. goue- 
let. VOy. GOUELA. 


GOUENIT (gouen<f), 8.m.T. Froment. 
Ce mot est composé de gouenn, adj., 
blanc, T., et de it, T., blé. 


GOUENN, adj. T. Blanc. 


GOUENN, s. L. Race, extraction, fi- 
liation. Gouenn aered. race de vipères. 


GOUENN-IT. VOy. GOUENIT. 


GOUENT. Voy. KOUERT, couvent, qui 
est le radical. 


DUER, GOER, 8. f. Y. Ruisseau ; pl. 


veu 


GOUERE, 8. m. Juillet. E mix gouere, 
dans le mois de juillet. 


GOUERE, 8. m. Il se dit d'un homme 


maigre et grand. Ce mot figure parmi 
les noms de famille. 


GOUERENN, s. f. Ruisseau ; pl. ou. 
GOUERS, adv. Y. Longtemps. 


GOUESAAT (goue-saat), Y. n. Devenir 
Sauvage. — GOMEZ, Sauvage. 


GOUEVI. VOy. CWEVI. 


GOUEZ, G0EZ, adj. Sauvage, farou- 
che, et par extension, grossier, par- 
laot d'une personne. — Ces mots sont 
des noms de famille très-répandus. 


GOUEZ-IRVIN, 8. pl. m. Pluriel de 
gouez-irvinenn. 


GOU 241 


GOUEZ-IRVINENN, 8. L. C. Raifort, 
ravanelle, sénevé, coloquinte; pl. 
gouez-irvin, masC. A la lettre, sauvage 
pavet. 


GOUEZ-KERC'H, 8. m. Avoine sau- 
vage. À la lettre, sauvage avoine. 


GOUEZ-OUNNENN, 8. f. Orne, arbre. 
À la lettre, sauvage frêne ; pl. goues- 
ounn, MmaAsC. 


GOUEZ-RAOENN, 5. L. Polypode, pa- 
riétaire, plantes. À la lettre, sauvage 
fougère. — Ainsi que je l'ai déjà dit 
ailleurs, rien n'est plus confus que 
les dénominations des plantes en bre- 
ton. Le mot qui nous occupe en est 
un exemple : les polypodes et les pa- 
riétaires ne sontmême pas de la même 
famille. La première est de la famille 
des fougères, et l’autre de la famille 
des orties ; l’une est un cryptogame, 
l’autre une plante herbacée. Il ne m'a 
pas paru possible de faire rien de sé- 
rieux au sujet des plantes. 


GOUEZ-RADENN-VIHAN, s. L Capil- 
laire, plante. A la lettre, sauvage fou- 
gère pelite. 


GOUEZ-SISTR, s. m. Piquette faite 
d'eau et de marc de pommes. 1 la 
lettre, sauvage cidre. 


GOUEZ-WINIENN (vinienn), 8. f. 
Viorne, plante. — Ce mot est com- 
posé de gouer, adj., sauvage, et de 
gwinienn, vigne. 


GOUFER, s. m. B. Ruisseau. 


GOUGAD, GOUGAT, 8. m. Y. Gorgée. 
— Gouk, Y. Gorge. 


GOUGAT. Voy. le précédent. 


COURE, s. L. T. Y. Belle-flle, bru ; 
pl. gouheio, T., gouheion, Y 


COUHERE, GOUERE, 8. m. Juillet. 
Voy. GOUERE. 


GOUHEZ, 8. f. (anc.) Belle-fille. 


GOUHIN, GOUIN (gou-in), 8. m. Four- 
reau, gaîne ; pl. ou. Ce mot figure 
parmi les noms de famille, mais on 


80 


242 GOU 


le prononce alors comme en français 
gouin, et non gouine comme en bre- 
ton. 


GOUHINA, GOUINA, v. a. Engafner ; 
p. et. 


GOUHINEIN (gouhin-e-in), v. a. Y. 
Le même que geuhina. 


GOUHINER, GOUINER, s. m. Ouvrier 
qui fait des gatnes. 


GOUIAN, a. m. Y. Hiver. A-bad er 
gouiañ, Y. Pendant l'hiver. 


GOUIEK, adj. T. C. Ha bille, savant. 
— Gout, Y. Savoir. 


GOUIGOUR, s. m. Bruit d’une porte 
sur ses gonds, d'un essieu mal graissé, 
cri de souliers neufs. Voy. REOR-GauI- 
GOUR. 


GOUIGOURAT, Y. n. Faire le bruit 
appelé gouigour eu breton. Falla ibil 
a vez er C'han d ouigour da geñua, 
ceux qui ne sont bons à rien font le 
plus de bruit (prov.). À la lettre, la 
plus mauvaise cheville de la charrette 
est celle qui crie la première. 


GOUIL, 8. m. Y. Ferment, levain. 
YOT. G0ELL. 


GOUIL, s. m. Y. Fête religieuse; pl. 
teu. Voy. EBEL, 8. m. 


GOUIL, s. L. Y. Voile de navire; pl. 
teu. YOT. BHEL, 5. f. 


GOUILEIN (gouile-in), v. n. Y. Pleurer: 
p. gouilet. 


GOUIL-GORN, s. L. Bouline, certaine 
voile de navire. 


GOUILIADENN, 5. L Y. Feu de joie. 
— Gouil, Y. fête. 


GOUILIAT, s. m. Y. Danse d’un jour 
de fête, danse sur une aire neuve à 
battre le blé. — goui. Y. fête. 

GOUIN (gou-in). Voy. GOUHIN. 


GOUIN (gou-in), 8. m. T. Vin. Yor. 
eWIN. 


GOUINA. Yor. GOUHINA. 


GOU 


GOUINELL, s. £. Venelle, petite rue. 
GOUINER. Voy. GOUHINER. 


GOUIR (anc.), pluriel de gour ana.) 
homme, guerrier. 


GOUIR, adj. et s. m. T. Voy. em 
ad). et s. ky N N 


GOUIVEIN (gouive-in), v. n. Y. Se fe- 
ner ; p. gouivet, 


GOUIZIES, GOUIZIEK. Yor, ce der- 
nier. 


GOUIZIEGEZ (gouizieg-es),s. f. Science, 
savoir. Ce mot dérive de gouzout, v.n., 
savoir, connaître. 


GOUIZIEK, adj. Savant, habile. 1] dé- 
rive de gousout, Y. &., savoir. 


GOUK, 8. M. Y. T. C. Gorge, Cou, en- 
colure de cheval, goulot de bouteille. 
Voy. GOUZOUX. 


COUK-GOUK, 8. m. Glougliou. 
GDUKAD, 8. m. Gorgée. — Gouk, 
gorge. Y. T. C. 


GOULAC'H, Y. pluriel irrégulier de 
goulac’henn. On dit aussi glouac'h. 


GOULAC'HEIN (goulac'h-e-in), v. a. Y. 
Garnir de lattes, et aussi aiguiser, af- 
filer un outil; p. goulac'het. — Gou- 
lac hein ur alc'h. ufiler une faulx. 


GOULAC'HENN , s. f. Y. Latte : 
pl. goulac’h, masculin. On dit anssi 
glouac’henn, 


GOULAOU, 8. pl. m. (anc.) C'était 
autrefois le pluriel de goulaouenn, 
chandelle. 11 a fait place à goulou:; 
mais il se retrouve dans les dérivés 
ci-dessous. 


GOULAOUEK, adj. Lumineux. Yor. 
GOULAOU. 


GOULAQUENN, 8. f. Chandelle; pl. 
goulou, m. Des chandelles, de la chan- 
delle, et par extension, ce pluriel 
s'emploie au sens de clarté, lumière. 
Voy. GOULOU. 


GOU 


B00LA0UENN-9018, s. f. Cierge; pl. 
goulou-koar. À la lettre, chandelle de 
cire. — Koar, cire. 


GSOULAOUI, v. a. Eclairer, illuminer; 
p. goulaouet. VOy. GOULAOU. 


GAULAOUIER, 8. m. Fabricant de 
chandelles. Yor. 6OULAOU. 


SOULAR, adj. Insipide, fade, sans 
goût. — Dour goular, eau minérale. 


GOULARZ, s. m. Ambre jaune, succin. 


GOULAZ, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de goulazenn, latte. 


GOULAZA, Y. a. Garnir de lattes; p. 
goulaset. 


GOULAZA, v. a. Réparer un outil 
tranchant, affiler, aiguiser; p. et. 


GOULAZENN, s. f. Latte ; pl, goulas, 
masculiu. 


GOULC'HER, 8. m. Couvercle; pl. tou. 


GOULEK, GOULES, 5. m. Lieu, poisson; 
pl. gouleged (gouleg-ed). 


SOULEN, 8. m. Goéland, oiseau de 
mer; pl. gouleni. Voy. GWELAN. 


GOULENI, pluriel du précédent. 


GOULENN, s. f. Demande, interro- 
gatoire, requête; pl. ou. 


GOULENN, v. a. Demander, inter- 
roger ; p. goulennet. — Goulenn eunn 
dra digant unan-bennag, demander 
une faveur à quelqu'un. — Goulenn 
eunn dra dc'h unan-bennag, out unan- 
bennag, demander un renseignement à 
quelqu'un. 


GOULERC'HER. Voy. GOURLERC'HER. 
GOULERC'HI. VOy. GOURLERC'HI. 


GOULI, s. m. Blessure, plaie, ulcère ; 
pl. gouliou. 


GOULIA, v. a. Blesser; p. gouliet. 
GOULIEAU (anc.) @ville, balustrade. 


GOU 243 


GOULIEK, adj. Couvert de blessures. 
— Gouli, blessure. * 


GOULIEN, 8. L. Criblure de blé. 


6OULIENN, 8. L. T. Bande de terre 
gazsonnée que Îles paysans laissent 
entre la haie et le dernier sillon. Yor. 
RELACH, KRIZENN. 


GOULI0. Voy. GOU 110. 


GOULICN, GOELIAN, s. m. Y. Lavure, 
eau de vaisselle. 


GOULIU (gouli-u), adj. V. Vide. Voy. 
GOULLO. 


GOULIUEIN. (gouli-u-e-in), v. a. Y. 
Vider; pl. gouliuet (gouli-u-et). 


GOULLEK, s. m. Lieu, poisson; pl. 
goulleged (goulleg-ed). 


GOULLO, adj. Vide, vacant, et par 
extension, oiseux, vain, parlant des 
choses, des pensées, etc. 


GOULLON (goullo-i)}, v. a. Vider; p. 
goulloet. 
GOULLONDER, v. a. Voy. le suivant. 


GOULLONDERI, v. a. Vider; p. goul- 
loñderet. — Goullo, adj. vide. 


GOULOU, s. pl. tb. Pluriel irrégulier 
de goulaouenn, chandelle. Ce pluriel 
signifle des chandelles. de la chandelle, 
et s'emploie aussi au sens de lumière, 
clarté. Yor. MINTIN-SOULOU. Da c'houlou- 
deis, au point du jour. 


GOULOU-DEIZ, s. m. Point du jour. 
— Goulou, clarté, et deiz, jour. — 
Da c'houlou-deiz. à la pointe du jour. 


GOULTEN, 8. f. Fanon de bœuf. 


GOUNEZA, v. a. Non usité. Yor. Geu- 
NID, v. a, 


GOUNHERS. VOy. KOUNHERS, qui est le 
radical. 


GOUNI, 8. m. Y. Profit, gain; pl. 
gounideu. 


GOUNID, s. m. Gain, profit; pl. ou. 
U s'emploie aussi au sens de victoire 


244 GOU 


entre lutteurs ou gens de guerre. Setu 
ema ar gounid gan-t-omp, la victoire 
est à nous. 


GOUNID, v. a. Gagner, mériter, sur- 
passer, cultiver, en parlant de la terre; 
D, gounezet. Ce verbe, ainsi que l’indi- 
que son participe gounezet, 8e COnju- 
gue sur l'ancien infinitif gounesa. 


COUNIDEGEZ (gounideg-es), 8. L. Cul- 
ture de la terre. Voy. GOUNID, Y. a. 


GOUNIDEK, GONIDEK, adj. et s. m. 
Gagnant, vainqueur, agriculteur; plu- 
riel du substantif gounideien. Voy. 
GOUNID, Y. a. 


GOUNIDERK, 8. m. Y. Ouvrier qui tra- 
vaille à la journée; pl. gounidion. 


GOUNIEIN (gouni-e-in), v. a. Y. Ga- 
gner; D. gouniet. 


GOUR, GOR, particule augmentative 
ou diminutive, qui marque l'infériorité 
ou la supériorité de qualité, de posi- 
tion, qui augmente ou diminue l'action 
d'un verbe, la valeur d'un adjectif, 
d'un substantif. Avec de telles accep- 
tions, on comprend que gour, gor, 
aient parfois la signification de grand 
ou de petit, de presque, d-demi, comme 
dans gour-radenn, gour-glezse, gour-veo, 
gour-lano, gour-enez, et autres. C’est, 
comme on le voit, une particule très- 
élastique, peut-être trop élastique, et 
qui n'a pas d'équivalent eu français. 
— Après ces particules, les lettres 
dures ou fortes se changent en douces 
ou faibles. Voycz plus loin les mots où 
gour entre en composition. Cette étude 
pe manque pas d'intérêt; cette parti- 
cule a servi à former une foule de 
mots. 


GOUR, OUR, 8. m. (anc.) Homme, par 
opposition à femme, guerrier; pl. 
goutr. Ce mot ne s’emploie aujourd'hui 
qu'avec une négation, au sens de nul 
homme, personne : n'eux gour man, 
il n'y a personne ici. 


GOUR, s. m. {anc.) Rancune, malice. 
GOUR, adj. (anc.) Petit et robuste. 


GOURAQUI, v. a. et n. Enrouer, s'en- 
rouer; p. gouraouel. 


GOU 


GDUR-C'HAGN, et aussi GOURO'HAGN. 
Voy. le suivant. 


GOUR-L'HAIGN, subst. fém. Et aussi 
gourc'haign, prostituée fieffée. — 
Gour, particule augmentative, el gaïgn, 
gagn, charogne, prostituée. 


COUR -C'HAST, subat. fém. Et aussi 
gourc’hast, prostituée au suprême de- 
gré. — Gour, particule augmentative, 
et gast, prostituée. 


GOURC'HE, s. m. Ladrerie des bêtes. 


GOURC'HEA, v. n. Devenir ladre, 
parlant des bêtes. 


GOURC'HED, s. m. Y. Fuseau; pl. 
gourc'hedi. 


GOURC'HEDAD, s. m. Y. La quantité 
de matières que l'on peut mettre sur 
ua fuseau pour filer. 


GOURC'HEJAT, 8. m. Y. Le même 
que le précédent. 


. SOURC'HEMENN, 8. n. Commande- 
ment, ordre; pl. ou. Âu pluriel, ce 
substantif a une autre signification. 
Voy. GOURC'HEMENNOU. 


GOURC'HEMENN, v. a. Ordonner, 
commander ; p. gourc'hemennet. 


GOURC'HEMENNDU, s. pl. m. Com- 
pliments d’une personne à une autre 
qui est absente, pour lui faire savoir 
que l’on conserve d'elle un bon sou- 
venir. Grit va gourc'hémennou d'eshi, 
faites-lui mes compliments. 


GOURC'HEMENNOU-DOUE, 8. pl. m. 
Les commandements de Dieu. Et aussi, 
gourc'hemennou-reis. 


GOURC'HET, s. m. V. Le même que 
gourc'hed. 


GOURO, GOURT, adj. Voy. ce dernier. 


GOURDA, v. a. Engourdir par fausse 
position; p. gourdet. 


GOUR-DAOIEU, a. pl. m. V. Les ancé- 
tres. — Gour, particule qui augmente 
Ja valeur des mots, et adieu, Y. plu- 
riel de tad, père. On écrit aussi gourda- 

ieu. 


GOU 


GOUR-DADOU, s. pl. m. Et aussi 
gourdadou, les ancètres. — Gour, par- 
ticule qui augmente la valeur des 
mots runs et tadou, pluriel de 

, père. 


GOUR-DALL, adj. Et aussi gourdall, 


presque aveugle. — Gour, particule 
minutive, et dall, adj., aveugle. 


GOUR-DEISIOU (de-i-siou), .8. pl. m. 
Et aussi gourdeisiou. D’après Le Goni- 
dec, ce mot désigne les douze pre- 
miers jours de l’année, pendant les- 
quels les paysans ronostiquent la 
Température et la récolte de l’année. 
Je ne puis rien dire de la composition 
de ce mot. 


GOURDEN, 3. m. VOy. GOURDREN. 


GOUR-DESIOU (de-siou). Voy. Gour- 
DEISIOU. 


GOURDET, adj. Engourdi par fausse 
position. Voy. GOURDA. 


GOUROON, adj. Y. Habitué à, accou- 
tamé à, sujet à. Bout gourdon, être 
babitué à. 


GOUR-DREN, s. m. Et aussi gourdren. 
œrochet de l’hameçon qu pe permet 
pas au poisson de se dégager. Le Pel- 
letier écrit gourden, mais cette ortho- 
graphe est, je crois, vicieuse. En voici 
Ja raison : le mot gôur-dren me pa- 
falL composé de gour, particule qui, 
entre autres acceptions, marque Ja 
supériorité de position, et de dren, 
drean, piquant, épine. Gour-dren si- 
gmflerait, d'après cela, piquant supé- 
rieur, el gour-dren ann higenn, serait 
le piquant supérieur de l'hameçon. 
Ges mots rendraient très-bien le cro- 
chet dont nous parlous. Quant à 
l’autre piquant de l’hameçon, celui où 
l'on embroche le ver ou autre appât, 
il se nomme bek ann higenn, pointe de 
l'hamecon. 


GOUR - DREUST, 8. m. Et aussi 
gourdreust, poutrelle. — Gour, parti- 
cule diminutive, et treust, poutre. À 
la lettre, petite poutre. 


GOUR - DROUZ , 5. m. Et aussi 
gourdrouz, querelle, menace ; pluriel 


GOU 245 


gour-drouxsou, gourdrouzou. — Gour, 
particule augmentative, et (roux, 
bruit. A la lettre, grand brait. 


CO0R-DROUZ, GOURDROUZ, v. a. ét n. 
Grogoer, parlant d’un chien, querel- 
ler, menacer; p. gour-drouset, gourdrou- 
get. Voy. le précédent. 


GOUR-DROUZEIN, v. a. EL aussi 
gourdrouzein, Y. quereller, menacer. 
Voy. GOUR-UROUZ. 


GOUR-DROUZUZ, adjectif. Et aussi 
gourdrousus, menant. Voy. ‘GSUR - 
DROUZ. 


GOURDT, adj. (anc.) Obstiné, entêté. 


GOURE, s. m. Y. Le dessus, la sur- 
face. Voy. GORRE. 


COURED, s. m. Et aussi gour-hed, 
brasse, mesure de longneur égale à 
celle des deux bras étendus. — Gour 
{anc.), homme, et had, longueur. On 
sait en-effet que la longueur du corps 
d’un homme est égale à celle de la 
longueur de ses bras étendus. 


GOUREDA. v. a. Et aussi gour-heda, 
mesurer à la brasse, sonder la mer, 
etc. ; p. gouredet. Voy. GOURED. 


GOUREDAD, 8. m. Et aussi gour-hedad, 
brassée. Ce que l'on peut envelopper 
ou embrasser avec les deux bras. Voy. 
GOURED. 


GOUREL, SRADEL, 8. m. Y. Gruau. 
Soubenn ar gourel, de ia soupe au 
gruau. 


GOURELIN, s. m. Y. Juillet. 
GOUREM, s. m. Ourlet ; pl. ou. 


GOUREMI, v. a. Ourler : p. goure- 
met. 


GOUR-ENEZ, 8. L. Presqu'île, pénin- 
sule. — Gour, particule diminutive, 
et enez, île. 


GOURENN, GOURIN, s. m. Lutte ; pl. 
ou. 


GOURENN, v. a. Lutter; p. gourennet. 


246 GOU 


GOURENN, GOURRENN, s. m. Sourcil, 
paupière ; pl. ou. 


GOURENNER, s. m. Lutteur ; pl. ten. 


GOUREOUEIN (goureoue-in), v. a. et 
n. V.Enrouer, s'enrouer; p. goureouet. 


GOURFENN, adj. (anc.) Impudent, 
déhonté. 


COUR CGAMM, GOURGAMM, 5. m. Y. 
Ligzag ; pl. eu. 


GOUR-GAMM, GOURGAMM, adj. Boi- 
teux très-prononcé. — Gour, particule 
augmentative, et kamm, boiteux. 


GOUR-GLEAN, GOURGLEAN, 5. m. Y. 
Poignard. — Gour, particule diminu- 
tive, et klean, Y. épée. A la leitre, 
petite épée. 


GOUR-GLEUZ, GOURGLEUZ , 8. m. 
Clôture ou haie mal faite ou dont la 
terre est éboulée. — Gour, particule 
diminutive, et kleuz, clôture, haie. À 
la lettre, clôture à demi. 


GOUR-GLEZE, GOURGLEZE, s. m. Poi- 
gnard, dague. — Gour, particule di- 
minutive, et klexe, épée. À la lettre, 
petite épée. 


GOUR-GOMS, GOURGOMS. Voy. le sui- 
vaut. 


GOUR-GOMZ, GOURGOMZ, v. n. Parler 
entre ses dents, parler dans la mau- 
vaise humeur; p. gour-gomzel. — 
Gour, particule qui diminue l'action, 
et komz, parler. 

GIURGOUS, 8. m. (anc.) Gosier, gorge. 


GIURGOUSEIN (gourgou-se-in), Y. H. 
Y. Roucouler; p. gourgouset. 


GOUR-HED. Voy. GOURED. 
GOUR-HEUA. Voy. GOUREDA. 
GOUR-HEOAD. Voy. GOUREDAD. 
GOURHELIN. Voy. GOURELIN. 
GOUR-HOUAU, GOUR-HOUAT, 5. m. 


Sarcelle. — Gour, particule qui marque 
l'iufériorité, et houad, houat, canard. 


GOU 


On écrit aussi gourhouad; pl. gour- 
houidi. 


GOURI, 8. m. V. Couture. Ce mot 
figure parmi les noma de famille en 
Bretagne. J'ai connu un tailleur de ce 
nom. 


GOURIAT, GOURIEIN, v. a. Y. Coudre: 
D, gouriet. 


GOURICHAL, v. n. Y. Braire; p: gow- 
richet. 


GOURIEIN (gourti-e-in), v. a. Y. Voy. 
GOURIAT. 


COURIENN, s. L Y. Racine des végé- 
taux, et, par extension, race, extrac- 
tion. Voy. GRISIENN. 


GOURIENNEIN (gourienn-e-in), v. n. V. 
Prendre racine; p. gouriennet. 


GOURIENNUZ, adj. V. Rempli de 
racines. 


GOURIER, GOURIOUR, s. m. V. Mauvais 
tailleur qui ne fait que des raccom- 
modages ; pl. gourierion. Voy. GSURI, 
couture. | 

GOURIEREZ, s. L V. Couturière ; pl. et. 

GOURIN, s. m. Linteau ; pl. ou. 

GOURIN, GOURENN, s. m. Lutte. 


GOURIN, v. n. Lutter; p. gourénet. 
Voy. GOURENN, v. n. 


 GOURINEIN (gourin-ein), v. n. Y. 
Lutter; p. gourinet. 


GOUR-INIZ, GOURINIZ, s. f.V. Presqu'île, 
péninsule. — Gour, particule dimigu- 
tive ; mis. V., Île. 


GOURINOUR, 8. m. V. Lutteur,athlète ; 
pl. gourinerion. Voy. GOURIN, lutte. 


GOURID, GOULIO, s. m. P.èce inté- 
rieure de renfort d'une porte. 


GOURIOUR, Y. Voy. GOURIER; pl. gou- 
rierion. 


GOURISIA. Voy. GOURRISIAT. 


GOU 


GOURISIADENN, 8. L. VOY. GOURRI- 
SIADERN. 


GOUR-IVIN, GOURIVIN, 8. m. Envie à 
la racine des ongles, ongle supérieur 
des chiens, nœud de chair au bas de 
la jambe des chevaux et des bœufs. 
Je ne saurais expliquer complètement 
la composition de ce mot. 


GOURIVIN, s. m. Pièce de bois courbe 
pour la construction des navires. 


GOURIZ, s. m. Ceinture de corps 
pour les prêtres et autres; pl. ou. 
Dougen ar gouris, porter la ceinture. 


GOURIZA, v. a. Ceindre d’une cein 
ture de corps; p. et. : 


GOURIZAD, s. m. Ventrée. À la lettre, 
ce qui peut être contenu dans une 
cæinture de corps. Voy. GOURIZ. 


GOURIZER, s. m. Ceinturier; pl. ten. 


GOURIZ-KANV, s. m. Ce mot qui, à 
la lettre, signifie ceinture de deuil, 
s'emploie puur désigner les tentures 
en drap noir que l’on place à l'inté- 
rieur des murs des églises pour les 
grandes cérémonies funèbres. 


GOURIZ-KLEZE, 8. m. Ceinturon d'épée. 
— Gouris, ceinture, et kleze, épée. 


GOURIZ-REUN, s. m. Cilice. À la lettre, 
ceinture de crin, 


GDURLANCHENN, a. L. Gosier, æso- 
phage, et, par extension, grand man- 
geur. Eur c’hourlanchenn, un grand 
mangeur. 


GOURLANCHENNEK, adj. Qui a un 
grand gosier. 


GOURLANN. Voy. GOURLENN. 


GOUA-LAND, GOURLANDO, s. m. Le 
moment où la marée est pleine, où la 
mer cesse de monter. Gour, particule 
«ugmentative, et lano, flux de la mer. 


GOURLAOUENN. Voy. GOURLEUENN. 


GOUR-LARHU, GOURLARHU, s. m. Y. 
Commencement du jusant, où la marée 
commence à descendre, où la marée 


GOU 247 


est pleine. — Gour, particule angmen- 
tative, et larhu, lanu, la marée mon- 
tante, le flux. 


GOURLENN, 8. m. Ce mot, je crois, 
a le même sens que gour-lano, et 
s'emploie de plus pour désigner les 
ordures et goëmons que la mer laisse 
sur le rivage en se retirant. Autrefois 
il avait la signification de mousse d'eau 
stagnante. 


GOURLEOUENN. Voy. GWERELAOUEN. 


GOURLERC'HER, s. m. Musard, qui est 
toujours en retard. On dit aussi gou- 
lerc’her 


GOURLERC'HI, GOULERC'HI, v. n. 
Musarder, être toujours en retard. Je 
ne puis rien dire sur la composition 
de ce mot, quoiqu'il laisse transpirer 
très-visiblement le substantif lerc'h, 
suite, trace. 


GOURLEUEN. Y. YOT. GWERELAOUEN. 
GDUR-LONKA. Yor. le suivant. 


GOUR-LOUNKA, Y. a., et aussi gour- 
lonka, avaler gloutonnement ; p. 
gour-louñket. — Gour, particule qui 
augmente l'action, et lounka, lonka, 
avaler. 


GOURMI, s. m. (anc.) Fils de neveu 
ou de nièce. Ce mot, ainsi écrit, doit 
être une faute d'impression dans le 
Catholicon. Voy. GeURNI. 


GOURN. Ce mot, qui est une corrup- 
tion de gourenn, lutie, s'emploie dans 
le substantif composé peg-gourn, pour 
signiller croc-en-jambe dans les luttes. 
YOT. KROG-GOURENN. 


GOURNA. VOY. GOURNERIA. 


GOURNEIN (gourne-in), v. a. V. Net- 
toyer au crible, parlant du blé; p. 
gournet. Voy. les deux suivants. 


GOURNER, s. m. Y. C. Gros crible à 
blé. ’ 
GOURNERIA, GOURNA, v. a. C. Net- 


toyer au gros crible, parlant du blé; 
D, gourneriet, gournet. 


248 GOU 


GOURNERIAD, 8. m. C. La plénitude 
du gros crible. Yor. GOURNER. 


GOUR-NI, GOURNI, 8. m. V. T. C. Fils 
de neveu ou de nièce. — Gour, 
cule diminutive, et ni, neveu, Y. 


GOUR-NICH, GOURNICH. Voy.GOUR-AH. 


GOUR-NICHAL, GOURNIOHAL. Yor. 
GOUR-AIJAL. 


GOUR-NIJ, GOURNIJ, 8. m. Vol près 
de terre des petits oiseaux. — Gour, 
particule diminutive et nd, vol des 
olseaux. Voy. le suivant. 


GOUR-NIJAL, GOURNIJAL, v. n. Vol- 
tiger, voler bas et avec peine, comme 
font les jeunes oiseaux. — Gour, par- 
ticule diminutive, et vial, voler 
manière des oiseaux. ]l se conjugue 
avec l'auxiliaire ober, — Gournijal à 
reg, il voltigeait. 


GOUR-NIZ, GOURNIZ, 8. m. Fils de 
neveu ou de nièce, pelit-neveu, degré 
de parenté. — Gour, particule dimi- 
notive, et nix, neveu; pl. gour-nixed. 


GOUR-NIZEZ, GOURNIZEZ, s.f. Fille 
de nièce ou de neveu, petite-nièce, 
degré de parenté. Voy. le précédent 
pour la composition. 





GOUR-RADENN, subst. fém. Et aussi 
gourradenn fougère de la grande es- 
pèce, fougère mâle. — Gour, particule 
augmentative, et radenn, fougère. 


GOURRENN, s. f. Sourcil, paupière; 
pl. ou. On dit aussi gourenn. 


GOURRENN, 8. L C. Jalousie, envie. 
Voy. GOURVENN. 


GOURRISIADENN (gourri-siadenn), 8. f. 
Henniesement. 


GOURRISIAT (gourri-siat), v. n. Hen- 
nir; p. gourrisiet, H se conjugue avec 
J'auxiliaire ober. 


GOUR-RU, s. L. Y. Col-de-sac; pl. 
gour-ruieu. — Gour, particule dimi- 
nutive, et ru, rue. 


GOURSAILLENN (les L mouillées). 
Voy. KORNAILLENN. 





| 








GOU 





nes RES 
et staoñ, étrave. À la leu 
renfort à l'étrave. de 


GOUR-STREAT GOURSTREAT, s. L Cul- 
de-sac. — Gour, particule diminutive, 
et streat, ruelle, venelle. chemin étroit. 


GOURT, GOURD, adj. Lourd, difficile 
à remuer. Il 8e di d'un homme 
perclus. Voy. le s: k 


, EOURT, GOURD, ad). Sévère, rude, im- 
pitoyable. — Gourd 60 oh ar À 
ous ar vugale, il est rude envers les 
enfants. 


GOUR-VADEZ, GOURVAOEZ, 8. L. On- 

doiement, baptême dans la maison. 
Gour, particule diminutive, et badas, 

‘baptême. A la lettre, petit baptôme. 








GQUR-VADEZI, v. a. Et aussi leù 
desi, ondoyer un nouveau-né, le ba] 
tiser dans la maison Gour, part- 
cule diminutive de l'action, et badesi, 
baptiser ; p. gour-vadexet. 


GOURVENN, 8. L. C. Envie, jaluusie. 
J'ai trouvé aussi gourrenn; mais ce 
doit être le résultat d'une erreur. 


GOURVENNA, v. a. Peu ou pas usité, 
Eavier, être jaloux du bont des 
autres. 


GOURVENNEK, adj. Envieux. Cet ad- 
Jectif figure parmi les noms de famille. 


GOURVENNUZ, ad). Voy. GOURVENNEL. 
GOURVENT, s. m. (anc.) Arrogance. 


GOUR-VEO, adj. Y. Un ivre. — 
o, R, DEE et mes, 
Ye, 


GOURVEZ, s. m. Besa enn he chour, 
vez, choum mnn he c'hourves, être 
étendu, rester étendu sur la litière, 
parlant d'une bête malade. Ce mot est 
un nom de famille assez répandu. 


GOURVEZ, v. n. Etre étendu, s’élen 
dre, parlant des bêtes et des gens ; p. 
gourvexet. Voy. le précédent. 


GOU 


GOURZAST, adj. (anc.) Ruiné, perdu. 
GOURZAOTA, v. a. (anc.) Perdre, 


GOUR-ZEN, GOURZEN, 8. m. Petit 
homme ; pl. gour-sud. — Gour. parti- 
cule diminutive, et den, homme, per- 
sonne. 


GOURZEZ, 8. m. Délal. 
GOURZEZA, v. a. Différer ; p. et. 


SOUR-ZIGERI (rig-eri), v. a. Et aussi 
goursigeri, entr'ouvrir ; p. gour-xigo- 
rét, — Gour, particule diminutive, et 
digeri, ouvrir. 


GOUSIA (gou-sia), v. n. T. Voy. G0u- 
GT 


GOUSIADENN (gou-siadenn), 8. f. T. 
Litière de chemins pour en faire du 
fumier. 


GOUSIAN (gou-sian), v. n. T. Faire 
de la litière de chemins avec des fou- 
gères, des landes coupées. 


GOUSONI, GWASDNI (gou-sond}, s. L 


C. Saleté, ordure. 


GOUSPER, 8. m. D. La veille d’ane 
foire, d’un pardou. Da c'housper ar 


foar, la veille de la foire. Voy. DER- 
CHERT 


GOUSPEROU, s. pl. m. Vèpres, priè- 
res de l'Eglise. Mont da c’housperou, 
aller aux vèpres. Ce mot dérive du 
latin vesper, le soir. C’est un des mots 
introduits par le christianisme en 
Bretagne. 


SOUSTAD, ady. Doucement, sans 
brusquerie, sans bruit. L'adverbe 
goustad a un superlatif, goustata. Ainsi 
on dit : goustata ma c'hell, le plus 
doucement qu'il peut. 


GOUSTADIK, adv. Tout doucement, 
sans bruit. On dit aussi goestadik, en 
quelques lieux. 


GOUSTILL (les L mouillées), 8. m. 
Stylet, poignard ; pl. ou. 


GOUSTILLA (les L mouttlées), Y. a. 
Evitez ce mot. Donner des coups de 


GOU 249 


Stylet; p. et. On dit de préférence, 
ret taoliou goustill. 


GOUSTIUEIN (gousti-u-e-in), v. a. Y. 
Constiper ; p. goustiues. 


GOUT, v. a. Y. T. C. Savoir; p. 
gouiet. YOT. GOUZOUT. 


GOUVEZ, GOUZVEZ, v, a. Ce mot 


s'emploie dans quelques localités 
pour gouxout, Y, à. Savoir. 


GOUZANV, v. a. Sonffrir, avoir des 
souffrances, endurer, supporter ; p. 
gouzanvet. Gouxanv poaniou, endurer 
des souffrances. 


GOUZAO! (gowuxaoi), v. a. (anc.) 
Avertir. 


GOUZAON, v. a. C. Soufrir, avoir 
des souffrances, endurer, supporter ; 
D. gousavet. 


GOUZAV, v. a. Le même que gou- 
sanv, mais moins usité. 


GOUZAVI. Non usité. Voy. GOUzZAAY. 
GOUZEL. VOY. GOUZER. 
GOUZELHA. VO. GOUZERIA. 


GOUZER, GOUZIER, s. m. Litière des 
chemins, faite de feuilles, de fou- 
géres de landes, et destinée à f 

u fumier. |: 


GOUZERIA, v. n. Faire de la litière 
de chemins. Voy. GOUZER. 


GOUZIA, v. n. £. S'abaïisser, dimi- 
nuer, devenir moindre ; p. goustef. 
Il ne se dit qu'en parlant du vent. 
Voy. GOUZIZA. 


GOUZIAN, v. n. T. Voy. GOUZIA. 


GOUZIEIN (gousie-in), v. n. Y. Dimi- 
nuer, baisser, parlant du vent; p. 
gousiet. Voy. GOUZIZA. 


GOUZIEK, adj. V. Savant, instruit. 
On dit plutôt gousk. 


GOUZIEN, 8. f. Serein du soir. — 
Ce mot est un nom de famille assez 
répandu ; On le prononce, dans ce cas, 
comme gousiain en français. 


32 


250 GOZ 


GOUZLIER, 8. rm. VOY. GOUZER. 
GOUZIERA, v. H. Voy. GOUZERIA. 


GOUZIFIAD, s. m. (anc.) Epieu, arme 
ancienne. 


GOUZIZA, v. n. Baisser, se calmer, 
devenir moindre, parlant du vent ; p. 
-gouziset. Gousiset eo ann avel, le vent 
s'est calmé. 


GOUZOUG, s. m. Yor. GOUZOU. 


GOUZOUGAD, s. m. Gorgée. — Gou- 
‘#oug, COU, gorge. 


GOUZOUGENN (gouxoug-enn), s. f. 
Mouchoir de cou, col de chemise, 


bavolet, collerette. — Gousoug, cou. . 


GOUZOUK, s. m. Cou, gorge, enco- 
Igre et garrot du cheval, goulot d’une 
‘ bouteille. Gousouk eur voutail. le 
goulot d'une bouteille. 


GOUZOUMENN. Yor. KOUZSUMENN, qui 
est le radical. 


GOUZOUMENNI. Yor. KOUZOURENNI, 
qui est le radical. 


GOUZOUT, Y. a. et n. Savoir; p. 
goueset. Ce verbe est tout-à-fait irrégu- 
lier. Voy. la grammaire. I] se conjugue 
en partie sur l’ancien infinitif goara. 
Voy. le mot saAvorm à mon Nouveau 
Dictionnaire 1869. 


GOUZROUT, v. a. (anc.) Savoir. 
GOUZVEZ, v. a. VOy. GOUVEZ. 

GOV, 60F, s. m. Voy. ce dernier. 
GOVEL, GOFEL, 8. f. Voy. ce dernier. 


60Z, 8. L Taupe; nl. ed. Douar goz, 
bern goz, taupinière. 


GOZA, et micux GDZETA. Voy. ce 
dernier. 


602AR0, 8. m. Qui a le teint et les 
cheveux noirs comme une taupe. Voy. 
6ez, taupe. 


` GOZARDEZ, s. L C'est le féminin du 
précédent. 


GRA 
GCZER, GOZETER, 8. m. Voy. ce der- 
nier. 


GOZETA, v. n. Prendre des taupes; 
p. et. 


GOZETER, s. m. Taupier; pl. ien. 


GOZIK, ady. C. T. Presque. Gosik 
maro eo, il est presque mort. 


COZUNELL, s. L. Piége à taupes. — 
Goz, taupe. 


GRA, s. m. C. Affaire, convention, re 
qu'on doit faire. Gra da c'hra, fais ton 
affoire. 


GRAROTENNIK, 8. m. Y. Nabot. 


GRAC'H, s. f. Vieille femme; et aussi 
vieille, poisson; cloporte, insecte; 
pl. ed. 

GRAC'HA, GRAC'HELLA, v. n. Se flé- 


trir, parlant du teint des femmes. — 
Grac'h, vieille femme. 


GRAC'H-ANN-DIAOUL, s. L. Enchante- 
resse, sorcière. À la lettre, vieille 
femme du diable. 


GRAC’HELL, a. L. Tas, amas, meule; 
pl. ou. 


GRAC'HELLA, v. a. Eantasser, empi- 
ler, amonceler ; p. ef. On dit aussi 
grac'hellat. 


GRAC'HELLA, GRAC'HA. Voy. ce der- 
nier. 


GRAC’HELLAT, v. a. Kntasser, amon- 
celer ; p. grac’hellet. 


GRAC'HEREZ, 8. m. Ce mot s'emploie 
au sens de radotages. — Grac'h, vieille 
femme. 


GRAD, 8. f. Consentement, gré. 


GRAD-VAD, s. L Consentement, as- 
sentiment. Gant ho krad-vad, avec 
votre assentiment. 


GRAE. Voy. KRAE, qui paraît ètre le 
vrai radical. 


GRAGAO'HAT, v. H. Crier comme font 
les pies; p. gragac'het. 


GRA 


GRAGAILLAT (les L mouillées), v. n. 
Caqueter comme les oiseaux, piailler ; 
p. gragaïllet. 


GRAGELL (grag-ell), 8. f. Yor. 6Ra- 
C'HELL. 


GRAGEZ. Pluriel irrégulier de grek 
femme mariée. ' 


GRAINCH, a. L Voy. GRARCH. 


GRAKAL, Y. n. Crier comme font les 
poules qui pondent, coasser, et 
extension, bavarder, caqueter, ba- 
biller; p. graket. 


GRAKEREZ, 8. m. Peu usité. Coasse- 
ment. Voy. GRAKAL. 


MARE 8. L Bardane, gratteron, 
plantes. 


GRAN, 5. pl. m. Y. Pluriel de gra- 
nenñ, grain, graine. 


GRAN, GARAN, s. L. Grue, machine. 


GRANCH, 8. f. Grange des fermes de 
Campagne; pl.ou.On dit aussi grañch. 


GRANENN, 5. L Y. Grain, graine; 
pl. gran, masculin. 


GRANIELL, 8. L Y. Grenier à blé; 
pl. eu. — Gran, Y. des grains. 


GRANN, 8. m. (anc.) Sourcil, cil. 


GRAS, 8. L Terme de dévotion. La 
grâce; pl. grasou. Grasou ann daol, 
les grâces, prière à la fin des repas. 
Lavaret grasou ann daol, lavaret ar 
grasuu, dire les grâces après le repas. 


GRASPEIN (graspe-in), v. a. V. Kffleu- 
rer, enlever légèrement la peau ; p. 
graspet. 


GRAT, GRAD, s. L. Consentement, as- 
sentiment. Gants ho krad-vad, avec 
votre azsentiment. Voy. GRAD-VAD. 


GRATAAT, Y. a. Agréer ; n. grateat, 
gratect. 


GRATEIN (grate-in), Y. a. Y. Promet- 
tre; p. gratet. 


GRE 


GRE, 8. m. (anc.) Troupeau. 
GREC'H, 8. m. Ciron, insecte; pl. ed. 
GREC'H, s. m. Y. Grotte; pl. seu. 


GREC'H-HOUAD, 8. m. Sarcelle, oi- 
seau ; pl. grec’h-houidi. Je ne puis rien. 
dire sur la composition de ce mot. 
L'explication qu'en donnent le p. Gré- 
goire et Le Gonidec ne me semble pas 
admissible. Yor. KRAK-HOUAD, GOUR-HOUAO. 


GREG. YOT. GREK. 


GREGACH, 8. m. La langue grecque, 
et par extension, jargon, baragouin, 
argot. On dit aussi gregaich, gregech 
(greg-ech). 


GREGACHI, GREGAICHI, v. n. Parler 
en langue grecque, et par extension, 
parler le jargon, baragouiner. 


GREGECH, a. m. VOy. GREGACH. 
GREGEOHI (greg-echi), Y. n. Yor. GRE- 
CHI, 


251 


CREGAJEIN (gregaje-in), v. n. Y. Le 
même que gregachi, 


GREGEL (greg-el), adj. (anc.) Qui tient 
de la nature de la femme. Grek, greg, 
femme mariée. 


GREGIK (greg-ik), s. L Femmelette; 
pl. gragexigou (grag-ezigou). Ce mot 
est le diminutif de greg, grek. femme 
mariée. 


GREGON, s. pl. m. Pluriel de grego- 
nenn, prune Sauvage. 


GREGONEK, 8. f. T. C. Lieu planté de 
pruniers sauvages. 


GREGONENN, 8. f. T. C. Prune sav- 
vage ; pl. gregon, masculin. 


GREK, GREG, 8. L Femme nariée; 
pl. gragez (grag-es). Un cuvrier, un 
campagnard dira : va grek, va greg, 
ma femme. Les gens de la ville disent : 
va fried eo, c'est ma femme. En style 
familier : va hng goz eo, c'est ma 
femme. À la lettre, c'est ma vieille. 


GREK-0ZAC'H, 8. L Maitresse-femme, 
femme-hommasse. — Grek, femme 
mariée ; osac'h, homme marié. 


252 GRE 


GRED'H-VLEIZ, 5. L. Lamie, démon 
imaginaire. — Grek, femme, et bleiz, 
oup. 


BRELL, s. m. Fresale, oiseau. 


GREM, s. m. Fente à la carcasse d'un 
navire; pl. ou. 


GREM, s. m. (anc.) Tranchant d’un 
outil. 


GREMILL, GRIMILL (les L mouillées), 
8. M. Saxifrage, chritme, plantes. 


GREN, adj. Vif, alerte. 


GRENN, 8. m. J'ai trouvé ce mot 
avec la gigoification attribuée ci-des- 
sus à grem, fente dans la carcasse 
d'on navire. Je ne saurais dire lequel 
est le meilleur. 


GRENOZELL, 8. f. Y. Groseille à ma- 
quereau. 


GREOU, s. pl. m. Agrès don navire. 


GRESIAN (gre-sian), s. m. Habitant 
de R Grèce ; pl. ed. 


GRESIANEZ Lined 8. L Habi- 
tante de la Grèce; pl. ed. 


GRESIM (gre-sim), s. m. La langue 
grecque. 


BRET, s. m. Y. Courage. 
GRETOUR, s. m. T. Artiste. 


GREUN, s. pl. m. Pluriel de greunenn, 
graine, frai de poisson. VOY. GREUNIA. 


GREUNEK, adj. Grenu. Il se dit en 
parlant (les plantes et des étoffes. 


GREUNENN, 8. f. Graine, grain, frai 
de poisson ; pl. greun, masculin. 


GREUNIA, v.n. Se former en graines, 
parlant des plantes ; frayer, parlant 
es poissons. — Greun, des graines, 
du frai de poisson. Ko ce dernier sens, 
il n'est usité qu'au pluriel. Teurel he 
c'hreun, frayer, parlant des poissons. 


GREUNIAL, a. m. C. Grenier à blé. — 
Greun, des grains. 


GRI 


GREUNIER, s. m. Marchand de grai- 
nes ; pl. ten. 


GREUNNA, v. n. C. Grogner comme 
font les pourceaux. 


GREVANS. YOT. uREVAAS, qui est le 
vrai radical. 


GREZOLEK, 8. m. Kac'h gresolek, 
excrément d’une personne 


ERI, 8. m. Couture; pl. griou. 
GRIAT, Y. a. Coudre; p. grief. 


GRIOHQU, s. pl. m. Pluriel de gri- 
sienn, racine. 


GRIENN, 8. f. C. T. Racine; pl. grian, 
GRIER, s. m. Y. Le mème que gos- 
er. 


GRIEREZ, s. f. Y. Le même que gou- 
rierez. 


GRIFFON, s. m. V. Chevalier d’indus- 
trie; pl. et. 


| ÉRIGAJEIN. VOY. GRECAEIN. 


GRIGNOL, s. f. Grenier à grains, cof- 
fre à grains ; pl. tou. 


GRIGNOLACH, 8. L. Cloison de navire 
pour séparer les marchandises. 


GRIGNOLIA, v. a. Renfermer dans un 
grenier ou dans les coffres qui en 
servent, parlant des blés. — Grignol, 
grenier à blé. 


GRIGNOUS, 8. m. V. Ergoteur; pl. 
grignouxet. 


CRIGNOUZ, s. m. Hargneux, gro- 
gnon, parlant des personnes. Je l'ai 
entendu dire à un chien. 


GAIGNOUZA, Y. n. Rechigner, gro- 
gner par mauvaise humeur. 


GRIGNOUZAL, v. n. V. Ergoter ; p. 
grignouzet. 


GRIGNOUZEZ, 8. f. C'est le féminia 
de grignous. 


GRI 
GRIGONS, s. pl. m. Pluriel de gri- 


gomenn , pomme sauvage, pomme 
e. 


GRIGONS, 5. m. Cartilage, grince- 
ment de denis. 


GRIGONSAL, GRIGONSAT, v. a. Grin- 
cer, parlant des dents ; p. grigoñiset. 


GRIGORSAT. Voy. le précédent. 


GRIGONSEK, s. f. Lieu plauté de ponr- 
miers sauvages. Voy. GRIGORS. 


GRIGONSEK, adj. Cartilagineux, co- 
riace. 


GRIGONSENN, s. f. Pomme sauvage 


ou avoriée, pomme âcre ; pl. grigoñe, 
masculin. 


GRIGONSUZ, adj. Cartilagineux, ca- 
race. Voy. 6RIGONS, cartilage: 


GRIK, s. m. Mot, parole. C'est une 
contraction de gerik, diminutif de ger, 
parole, mot. Ce substantif ne s’em- 
ploie qu'avec une négation. — Grik ! 
ne dites mot! Ne lavaras gnk, il n'a 
dit mot. 


GRIK! interjection. Silence! ne dites 
mot! 


GRILL {les L mouillées), a. m. Gril de 
cuisine; grillon, insecte; pl. ed. 


GRILL (les L mouillées), s. m. Y. 
Ecrevisse de mer; pl. eu. 


GRILL-DOUAR [les L mouillées), 8. m. 
Cigale, insecte; pl. grilled-douar. 


GRILL-VOR (les L mouillées), s. m. 
Chevrette ou crevette, crustacé marin. 
— Grill, grillon, et mor, mer. 


GRILLIK-VEAN {les L mouillées), s. f. 
Grémil, petite joubarbe, oreille de 
souris, plantes. 


GRIMANOELL, s. L. Outil de serrurier 
pour ouvrir les portes. 


GRIMILL. Yor. GREMILL. 


GRIOU, pluriel irrégulier de grtenn, 
T. C. Racine des végétaux. 


GRI 253 


GRIQUENNEK, adj. T. GC. Qui est 
pourvu de racines. — Brouskhoun 
griouennek, C. des racines fourragè- 
res, comme pauais, carottes, navets. 
Cet adjectif dérive de griou, pluriel de 
grienn, racine. T.C. 


GRIPED, s. m. Piége pour prendre 
des animaux, et aussi COUpe-JOrge; 
pl. ou. 


GRIPIN, s. m. D, Un des noms que 
l’on donne au démon. 


GRIPPI, s. m. Griffon, animal ima- 
ginaire et ayant la forme d’un gros 
oiseau ; uom burlesque donné au 

iable. 


GRIS, EHH, adj. De couleur grise. 


GRISIAZ, GRISIEZ (gri-sias), ad}. Brû- 
lant, grave, important, excessif. 


GRISIENN (gri-sienn), 8. f. Racine des 
végétaux; pi. riou, grichou, mas- 
culin.— Penn-grisienn, cause, soufce. 


GMSIENNA (gri-sienna), v. n. S'enra- 
ciner ; p. et. Il s'emploie an propre et 
au figuré, comme ea français. 


GRISIENNUZ (gri-sien-nus), adj. Plein 
de racines. 


GAISIEZ (gri-siez), a:ll, Yor. GRISIAZ. 


GRISIOU (gri-siou), 8. pl. m. Pluriel 
irrégulier de grisienn, racine. 


GRISTILLADENN (les L mouillées), 
8. f. Hennissement. Voy. le suivant. 


GRISTILLAT (les L mouillées), v. n. 
Heunir. On l'emploie aussi au sens de 
rire avec éclat, en style familier. 


BRIZ, GRIS, adj. De couleur grise. 
GRIZARD, adj. Grisâtre. 
GRIZIAZ. VOy. GRISIAZ. 


GRIZILL (les L mouillées), s. pl. m. 
Pluriel de grixillenn. 


GRIZILLENN (les L mouillées), s. L 
Grain de grêle; pl. gristil, masculin, 
des grains de grêle, de la grêle. — 
Grisill a re, il tombe de la grêle. 


. 254 GRO 


GRIZILLON (les L mouillées), s. m. 
Grelot ou petite sonnette qu'on at- 
tache au cou de certains animaux ; 
pl. ou. 


GRIZILLONOU (les L mouillées), 8. pl. 
m. Menottes pour les malfaiteurs. 


6RO, 8. f. (anc ) Grève, sable. Près 
de Brest, et vers Landévennec. on 
trouve un point de la rade appelé Gro- 
Saoz, la grève des Anglais. Voy. GR0a. 


GROA, 8. L. Grève de mer ou de ri- 
vière. — Ar c'hrog, la grève. Ce subs- 
tantif paraît être de la famille de 
grouan, groan, gravier. Yor. GRO. 


GROAC'H, 8. L. V.T.C, Vieille femme. 


GROAC’HA, v. n. T. C. Se Gétrir, par- 
Jlant du teint des femmes. — Groac'h, 
vieille femme. 


GROAC'HELLA, v. n. T. G. Le même 
que le précédent. 


:ERDAC'HELLAT, v. n. Y. Le même 
que groac'ha. 


GRDAC'HENN, «. ?, V. Ride sur le front 
par left de l'âge; pl. eu. — Groac'h, 
vieille femme. 


GROAC'HENNEIN, v. n. Y. Se rider 


par l'effet de l'âge; p. groac’hennet. — 
Groac’h, vieille femme. 


GROAN. Voy. GROUAN. 


GROBIS, GROBIZ, s. m. Ober he c'hrobis, 
parler avec hauteur, faire l'important. 


GROBIZ. Voy. GRoBIS. 


ROC'H, a. L. V. Antre, caverne; pl. 


161 


GROEC'H, s. m. V. Ciron, insecte; 
pl. et. 


GROEK, a. L. Y. T. G. Femme mariée. 
Voy. BREL, 


GROEL, 8. m. Y. Gruau. On dit aussi 
gourel. 


GROEZ, GROUEZ, 8. f. Ardeur, parlant 
du soleil, et aussi inflammation cui- 


GRO 


sante. VOy. GROUEZ. — Groezx ann haol, 
l'ardeur du soleil. 


GROGNON, s. m. La partie coton- 
neuse du drap. 


GROGNONEK, adj. Cotonneux, par- 
lant du drap. 


GROGNONI, v. n. Friset naturelle- 
meut, parlant des cheveux. 


GROILLENN (les L mouillées), a. f. 
Femme de mauvaise vie, drôlesse. 


GROLL, 8. L Y. T. C. Truie qui a des 
petits, et, par extension, femme qui 
8e débraille des seins, prostituée. 


GROLL, s. f. La balle qui sert au jeu 
de la crosse; pl. ou. 


GROLLA, v. n. Jouer au jeu de la 
crosse ; p. et. 


GROLLIA, v. n. Se fêler, parlant d'ane 
cloche ; s'enrouer, parlant d'un chau- 
tre, d'un chanteur; p. grolliet. 


GROLLIET, adj. et participe. Fêlé, 
parlant d’une cloche; rauque, parlant 
e la voix. 


GROMEL, GROUMEL, 8. f. Haie faite 
de menues branches. 


GROMM, 8. L. Gourmette de bride. 
On dit de préférence, chadenn gromm. 


GROMMA, v. a. Mettre la gourmette 
à un cheval; p. et. 


GROMMELAT, v. n. Groguer, parler 
entre ses dents. C’est le vieux' mot 
français grommeler. Ce dernier verbe 
français, d'après le dictionnaire de 
Napoléon Landais, dérive da celtique 
grommelat. 


GRONCH, s. m. T. C. Menton, et 
aussi groin des pourceaux. 


GRONCHEK, adj. T. C. Qui a un grand 
menton. 


GRONDAL, v. n. Gronder, parlant du 
vent. 


GRONDIN, a. f. Carabine. 


GRO 


GRONJ, GRONOH, s. m. T. C. Menton, 
et aussi, groin des porcs. 


GRONJN. Voy. GRoûs. 


GRONKEDEIN, v. n. Y. Um roñkedein, 
se baigner dehors, V. On dit mieux, 
monet d'er mor Pun olc'hein, Y. 


GRONN, s. m. Y. T. C. Monceau, amas. 
Voy. GREURN. 


GADNNA, v. a. T. C. Assembler, 
réunir, cerner; p. et. Voy. GRSUNNA. 


CRONNAT, 8. m. Y. Le même que 
GROURNAD. 


CGRDNNEIN (gronn-e-in), v. a. Y. En- 
tourer,empaqueter, réunir ; p. gronnet, 
Voy. GROUNNA. 


GRONS, adj. Hardi, résolu. 


GRONS, adv. Entièrement, obstiné- 
ment, franchement, résolument, im- 
périeusement, impertinemment. 


GAOSMOLA. VOy. KROSMOLA. 


GROU, KROU, 8. m (anc.) Eau gelée, 
glace. 


GROUAN, GROAN, s. pl. m. Pluriel 
irrégulier de groanenn, gravier. 


GROUANEK, GROANEK, adj. Sablo- 
peux, graveleux, parlant du sol. 


GROUANENN, GRDANENN, 8. f. Gra- 
vier, un grain de gravier; pl. grouan, 
groan, masculin, des graviers, du 
gravier. 


GROUEK, GROEK, 8. L V. T. C. Femme 
mariée ; pl. gragez (grag-es). 


GRACUETZ, GROEZ, a. f. Ardeur, parlant 
du soleil, inflammation. Voy. GROEZ. 


GROUEZ, adj. Ardent, très-chaud. 
Voy. GROUEZUZ. 


CROUEZUZ, adj. Ardent, très-chaud. 


GROUGOUSAT (grougou-sat), v. n. 
Roucouler comme font les pigeons. Il 
se conjugue avec l'auxiliaire ober, à la 
façon des verbes neutres. 


GRO 255 


GROUI, 8. m. T. Couture; pl. grouin, 
GAOUIAN, v. a. T. Coudre: p. grouet, 


GAOUIENN, s. f. T. Racine des végé- 
taux, et, ge extension, race, extrac- 
tion. Ou dit aussi gourienn, Y. 


GROUIENNEIN (grouienn-e-in), v. n. Y. 
Prendre racine ; il s'emploie au pro- 
pre et au figuré; p. grouiennet. On dit 
aussi gouriennein. 


GROUIENNUZ, adj. Y. Plein de raci- 
nes. On dit aussi gouriennus. 


GROUIGNAL, v. n. Grogner comme 
fait un chien de garde; p. grouignet. 


SRDUIS, GROUIZ, 8. m. Y. Ceinture; 
pl. grouisieu. Yor. GOURIZ. 


GROUIS-KANVEU, s. m. Y. Le même 
que gouris-kanv du Léon. 


GROUIS-KLEAN, 8. m. Y. Ceinturon 
d'épée. — Grouis, Y. ceinture, et 
klean, Y. épée. 


GROUIS- KRAN, s. m. Y. Cilice. — 
Grouis, Y. ceinture, et Kran, crin, Y. 


GROUIZ, 5. m. VOy. GROUIS. 


GROUIZEIN (grouiz-e-in), v. a. Y. 
Ceindre d'une ceinture; p. grouiset. 


GROUIZOUR, a. m. Y. Qui fait des 
ceintures ; pl. grouizerion. 


GROUM, s. f. Gourme, maladie des 
chevaux. 


GAOUMEL. Voy. GROMEL. 


GROUNN, GROUNNAD. Yor. ce der- 
nier. 


GROUNNA, +. a. Réunir, amonceler, 
assembler, cerner, assiéger ; p. et. — 
Grounn, réunion, assemblage. 


GROUNNAD, 8. m. Assemblage, réu- 
nion. 


GROUNNAD, s. m. V. Flocon, houppe, 
parlant de laine, etc.; liasse, parlant 
papiers, etc. 


256 GUE 


GROUNNAT, 5. m. Y. Le même que 
grounnad, Y. 


GROUNNEIN, GRONNEIN (grounn-e-in), 
v. a. Y. Entourer, cerner, empaqueter ; 
P. grounnet, gronnet. Voy. GROUNNA. 


GROUNN-LIN, 8. m. Quenouillée de 
Hu.— Crounn, assemblage, et lin, tin. 


GADUNN-NEUD, s. m. Le A1 placé sur 
une bobine, sur un fuseau. À la lettre, 
assemblage de fil. 


GROZEL, GROZOL, s. pl. m. Y. Pluriel 
irrégulier de groxolenn, un gravier. 


SACZOLEK, ad}. Y. Graveleux. 


GROZOLENN, 8. L. Y. Gravier ; plu- 
riel irrégulier, grozal, m. 


GAUEGEL Gruegre, ad, G. Se dit 
d'an homme qui a les allures d’une 
ferme. — Gruck (anc.), femme ma- 
riée. 


GAUEK, s. L (anc.) Femme mariée; 
pl. grages (grag-ezk 


RUR, 6. f. Yor, IRH, KAUS, 6. L 
qui est le radical. 


GRULLU, 8. m. C. Maladie du blé 
appelée charbon ou carie. 


GAUMUZAT, +. 8. Grogner, parlant 
des pourceaux ; en style familier, on 
le dit aussi des personnes. 


GAUSIFI (gru-sifi, 8. m. Le substan- 
tif krusifi me paraît préférable ; toute- 
fois on dit ar c'hrusifi el ar grusifi, le 
crucifix. 


GUCHAVE, adv. V. Parfois. Voy. 
SMECHANE, plus régulier. 


GUELC'H, GWELC'H (gu-clc’h), 8. m. 
Y. Lavage. 


GUELER (gu-eler), s. m. (anc.) Bière 
pour ensevelir les morts, tréteaux fu= 
nèbres. Voy. GWELER. 


GUELF (gu-elf), s. m. (anc.) Gueule, 
bouche. 


QUEN, s. m. Mâchoire, joue. Ortho- 
graphe vicieuse. YOT. GEN. 


GUH 


GUENBUNAN (gu-enbunan), ad. (anc.) 
Voy. GWITIBUNAN. 


GUENT, 8. m. (anc.) Vent, odevr. 
Prononcez comme en français gu-ainte 


QUERSL (gwerbl, s. m. (anc.) Grosse 
corde, câble. 


GUERS, GOUERS (gu-ers), adv. Y. Long- 
temps. Guers s0, il y a longtemps. 
Voy. le suivant. 


GUERSO (gu-er-so), adv. Y. Peel 
guerso, il y a bien longtemps. Ce mot 
est une contraction de guers %0. Voy. 
QUERS. 


GUERZ (gu-erx), adr. Ÿ. Le même que 
guers. 


GUES (gu-es), 8. m. Y. Lèvre; pluriel 
duel, dives. 


GUESTEIGNA (gu-es-teign-a), v. 2. 
(anc.) Passer le licou dans la bouche 
d'un cheval. — Guesting, 3. m. (anc.), 
licou à mors. 


GUESTELL ; pluriel irrégulier de 
guastell, gâteau. Voy. GWESTELL, plus 
régulier. 


GUESTING (gu-esting), s. m. Voy. 
GUESTEIGNA. 


GUEUS, GUEUZ (gu-eus, gu-eux), S. In. 
(anc.) Lèvre. Le pluriel duel, diveus, 
diveuz. 


GUEZAN (gu-eran), adv. Oui. Ge mot 
n'est autre que la première personne 
du présent de l'indicatif du verbe an- 
cien guezsout, savoir, connaître, et 
sigaifle, à la lettre, je sais. Tandis que 
ne guezan, signifie non, nenni. A la 
lettre, je ne sais pas. 


GUEZEK (gu-esek), adj. Y. Lippu, qui 
a la lèvre inférieure très-grosse. — 
Gues, Y. lèvre. 


GUEZOUT (gu-exout), v. n. (anc.) Sa- 
voir. Voy. GOUZOUT. 


GUG, adj. (anc.) Insolent. 


GUHAVE, adv. Voy. GWECHAYE, plus ré- 
gulier et plus usité. 


GUP 


GUIAUT, IAUT (Prononcez comme en 
français gui-aut), s. pl. m. Y. Pluriel 
irrégulier du suivant. 


GUIAUTENN, IAUTENN (Prononcez 
comme en français gui-autenn), 8. f. Y. 
Brin ou plant d'herbe; pl. guiaut, 


(dut, masc., des brins d'herbe, de 
l'herbe. 


GUILL, GWILL {les L mouillées). Yor. 
ce dernier. 


GUINVER (gu-iñver), s. m. Y. Kcu- 
reuil, animal. 


GUIRALINK. Voy. GWIRLIRK. 
GUITOT. Voy. GWITOT. 


GULE, 8. m. Y. Lit pour coucher; 
pl. gulieu. 


GULEIK (guleik), 8. m. Y. Grabat. 
C'est le diminutif de gule, V. lit. 


GULTAN, s. m. l'incettes de chemi- 
née, de forgeron, etc. 


GULTANV, 8. m. Y. Ciseaux de tail- 
lenr d’habits. 


GULVOUD, GULVOUT, s. m. V. Accou- 
chement, couches. 


GULVOUDEIN (gulvoud-ein), v. a. et 
n. Y. Accoucher une femme, accoucher 
d'un enfant ; p. gulrvoudet. 


GULVOUDOUR, s. m. Y. Accoucheur ; 
pl. gulvouderion. 


GULVOUT, GULVOUD, 8. m. Y. Accou- 
chement, couches. 


GUN, KUN, 8. m. (anc.) Vallée. 
GUN. Voy. «uf. 


GUNEC'H, GUNICH, 8. m. Y. Fro- 
ment. 


GUNIC'H, GUNEC'H, 8. m. Y. Fro- 
ment. 


GUP, 8. m. Vautour; pl. ed. 


GUP-BRAZ, 8. m. Griffon, oiseau; pl. 
guped-braz. 


GWA 257 


GUPP, 8. m. (anc.) Bec; pl. guppo. 


GUR, GOUR, s. m. (anc). Homme, par 
rapport au sexe. 


GURLAS, GURLAZ, s, m. Y. Lésard; 
pl. gurlaset, gurlazi. 


GURLAZ. Voy. QURLAS. 
GURLAZI, 8. pl. m. Y. Pluriel de 


| gurlas. 


GURZUN. Yor. BURJUN, BULZUN. 


GUSK, s. m. Y. Couche, enduit ; pl. 
eu. — Guskein, Y. habiller, vèlir. 


GUSKEIN (gusk-e-in), v. a. Y. Habil- 
ler. Um uskein, s'habiller. 


GUSKON, s. m. Y. Enduit, couche. 
Voy. BUL, 


GUSKONEIN (guskon-e-in), Y. a. Y. 
Enduire, couvrir d'un enduit; p. gus- 
et. 


GUSKONIK, 8. m. Y. Pinceau en toile 
pour étendre le goudron. 


GWA (goa). — Dans la série qui va 
suivre, je veux dire GW devant À, on 
prononce toujours GOA ou GOUA, ces 
deux monosyllabes se confondant dans 
Ja bouche des Bretons. Voyez la Notice 
sur la prononciation. 


CWA, GWALZ (goa, goar),exclamation. 
Malheur à. Voy. GWALZ A-IE. — Giwas 
a-1e d'e-hoc'h) malheur à vous! tant 
pis pour vous! 


GWAC'H (goac'h), adj. Y. C. Pire. 
C'est le comparatif irrégulier de fall, 
mauvais. 


GWAC'HAT (goac'hat), v. n. Y. C. 
Empirer, dépérir; p. gwac’het. On dit 
aussi gwac'hein. — Gwac'h, Y. Pire. 


GWAC'HAT (goac'haf), Y. n. Croasser, 
crier comme font les petits enfants; 
p. gwac'het. 


GWAC'’HIAT {goac’hiaf, pluriel irré- 
gulier de gwac’hienn, Y. 


258 GWA 


CŒWAU'HIENN (yoac'hienn), 8. 1. Y. 
Yelne du corps de l'animal, nerf; pl. 
gwac'htat. 


GWAD, 8. m. Sang. Orthographe vi- 
cieuse pour les raisens &onnés au 
mot SANG dans mon Nouveau Dicton- 
natre français-breton, 1869. Je préfère 
l'orthograbe goad pour ce substantif 
et pour ses dérivés ci-dessous. Voy. 
G8AD, 


GWADA, et mieux GDADA. YOt, ce 
ernier. 


GWADEGENN, et mieux GOADEGENN. 
Yoy. ce dernier. 


SWADEK, et mieux GOADEK. Voy. ce 
dernier. 


GWADEREZ, et mieux GDADEREZ. 
Voy. ce dernier. 


GWAE (goae), interjection. Yor. 6WA, 
OWAZ, 


_ GWAF (goaf), 8. m. Gaffe, lance; pl. 
tou. 


CWAGENN (goug-ena), ê. L. Vague de 
la mer; pl. ou. 


GWAGENNA (goag-enna), Y. n. Peu 
usité. Produire des vagues, parlant de 
la mer. 


GWAGENNEX (goag-enneh), adj. Hou- 
leux, ondoyant. 


GWAGREN (goagren), s. L. Fondrière. 
Voy. GOAGREN. 


GWAGRENN (goagrenn), s. T. Buben, 
glande, loupe; pl. gwagrennou, gwa- 
grou. 


GWAGRENNA (goagrenna), Y. n. Se 
former en bubon, en loupe. 


GWAGRENNEX (goagrennek), adj. 
Glauduleux. 


GWAGAOU. Pluriel irrégulier de gwa- 
grenn, glande, bubon. 


GWAK (goak), adj. Nou, tendre. 


QWAKAAT (gonkaaf)}, v. n. Devenir 
mou, tendre; pl. groakent, gwalheet. 


GWA 


GWAROL yoabof, s. m. Gallier de 
cheval à la charrette: hausse-c01 des 
officiers; pl. tou. 


GWAKDOLER (goakvisr), s. m. Falseur 
de colliers appetés pazeal, 


GWALARN (goalarn), s. m. Nord, 
ouest. 406) gwalara, vent du nord- 
ouest; ce vent apporte le mauvais 
temps sur Îles côtes de la Bretagne. — 
Gwall, mauvais, et arne, orage. 


CWALARN-STERENN (oalarn), 5. m. 
Avel gwalarn sterenn, vent du nord- 
nord-ouest. À la lettre, vent du nord- 
ouest de l’étoïle da nord ou polaire. 


GWALAZ (goalas), 5. m. Herbe qui 
pousse sur la vase de la mer. 


GWALC'H (goalc'h, goualc'h}, s. m. 
Satiété. Ce mot s'emploie dans }’ad- 
verbe a-walkc’h, assez. À la lettre, à 
satiété. Debret am eux va gwalh. j'a 
mangé assez. À la lettre, j'ai mangé 
ma satiété. Cet adverbe a-walc'h s'em- 
ploie souvent dans la phrase suivante : 
C'houi a larar a-walc’h, vous en par- 
lez bien à votre aise. 


GWALC'H (goalc'hi, 8. m. Lavage, 
ablution. 


GWALC'HA (goalc'ha), v. a. Rassa- 
gler. 11 n’est guère usité. 


GWALC'HI (goaic'h), v. a. Laver, 
dans tous les sens du mot français ; 
p. gwalc’het. En em (naich. se laver. 
En em walc'hi enn dour mor, prendre 
des bains de mer. Mont d'ar mor d'en 
em walc’lu, aller prendre un bain de 
mer. 


GWALENN (goalenn), 8. 1. Bague, 
petite gaule, baguette, crosse d'évêque 
(gtwalenn ann eskop), flèche de voiture, 
aune ponr mesurer les étoffes et valant 
un peu plus d'un mètre; pli. g 
nou, gwaligner. Voy. les suivants. 


GWALENNA (goalenna), v. a. Mesurer 
à l’aune, parlant des étoffes, mesurer 
les terres avec telle mesure que ce 
soit ; p. et. 


CWALENNAD (goalennad}, 5. L La 
longueur d'une aune. 


GWA 


GWALENNADI. VOy. GWALENNA. 


GWALENN-ANN-ESKDP, 5. L. Vor. 
GWALENN. 


GWALENN-AR-ROUE (goalenn), 
Sceptre. A la lettre, baguette du LA 


GWALENN-GARR (goalenn), 8. f. Ti- 
mon de voiture. — Gwaleun, gaule, et 
barr, voiture. 


GWALENN-GLUDET (goalmn), s. L 
Gluau pour prendre des aiseaux. À la 
lettre, baguette enduite de glu. 


GWALENN-SPARL (goalenn), s. f. Pa- 
lonnier de voiture. 


CWALENN-VOUSEREZ (g 
agl, 8. L Kteignoir d'égiise fixé au 
bout d’une longue perche. — Gwslenn, 
gaule, et mouga, éteindre. 


SWALERN (goalern), s. m. Yor. eWa- 
URA. 


GWALEZ. VOy. GOALES. 


GWALIGNER (goaligner), plariet irré- 
gulier de gwalenn, 


GWALL (goall), adj. Mauvais, mé- 
chant, dangereux, parlant des êtres 
animés ; fâcheux, malheureux, mau- 
vais, perlant des choses. — Après cet 
adjectif, les lettres fortes se changent 
en faibles : gwallt baotr, mauvais 
garcon, pour gwall paotr; guall sen, 
our goal den, méchant homme. Voy. 
a grammai 


GWALL (goall), ady. Très, beaucoup, 
malheureusement, mal, méchamment, 
dangereusement. "Après cet adverbe, 
les lettres fortes se changent en fai- 
bles : gwall glanv, au lieu de gwall 
klañv, dangereusement malade. Yat. 
ls grammaire. 


GWALL (goall), 8. m. Accident fâ- 
chent, délit, défaut. Paket eo het e 
gwall, il a été pris en flagrant délit. 
Gwall 30 en em gavet enn-hi, elle s'est 
laissé engrosser. VOy. GWALLA. 


GWALLA (goalla), v. a. Déshonorer 
mie fille, la séduire; p. gwailet. 


LGW A 20 


SWALL-A0ZA (goall), v. a, Maltrai- 
ter ; p. gwall-aaset. — » adv., 
mal, et aosa, arranger. 


CWALL-BEZ (goall), 8 Mauvais 
garuement, polisson. — Gwalt, ad]., 
mauvais, et péz. pièce. 


OWALL DAMM PREZEGENN (goaff 
damm prexeg-enn), 8. m. Réprimande, 
remontrance forte. — Gwall, adj. 
mauvais ; mnm, morceau, et prexeyenn, 
discours. 


GWALL DIRAPAR (goall}, adj. Qai ne 
être raccommodé, parlant des 
vêtements en lambeaux. Voy. DIRAPAR, 


CWALL-DARD (goall), 9. m. Accident, 
mésaventure. — Gtoall, , Hanra, 
maibeureux, et tro, vicissitude. 


OWALL-KAL (goal), s. m. Le démon. 
À la lettre, mauvais ange: 


GWALLEGA (goallega), v. n. Être né- 
gligent. — Gwalkh, adj., négligent. 
Ou dit aussi gwallekaet. 


GWALLEGEZ (goalleg-ex), 5. m. Né- 
gligence. Yor. GWALLEK. 


GWALLEK (goalie, adj. Négligent. 
GWALLEKAAT. VOy. CWALLEGA. 


GWALLER (goaller), s. m. Malfaiteur; 
pl. ten. Le pluriel gwallerien a beau- 
coup de rapport avec le substantif 
français galérien. — Gwall, s. m. 
délit, faute. La famfile du mot breton 
gualler est si nombreuse, que l’on.est 
en droit de penser que le mot français 
galérien en dérire. 


GWALL-EUR. (goall), s. m. Malbeur, 
accident. — Gwall, adj., mauvais, et 
eur, bonheur. 


GWALL-FALL (goal), ad}. Très-mau- 
vais, détestable, pernicieux. — Gwall, 
mauvais, et fall, mauvais. À la lettre, 
mauvais-mauvais. C'est une sorte de 
superlatif dont nous avons parlé au 
mot SUPERLATLF. 


GWALL-GAS (goall), v. a. Maïltrai- 


ter, malmener: p. gwall-gaset (ga-cet). 
— Gwall, ady., ' mal et Ras, conduire, 


mener. 


260 GWA 


GWALL-OBER (goal), s. m. Mauvaise 
action, méfait ; pl. gwall-oberiou. — 
Gall, mauvais, et oder, action. 


GWALL-OBER (yoall), v. n. Malfaire, 
nuire; p. gwall-c'hreat. — Guwall, adv., 
mal, et ober, faire; p. great. Gwall-ober 
e-keñver eunn den, nuire à quelqu'un, 
agir mal à son égard. 


GWALL-SKOUER (goal), s. f. Scan- 
dale, mauvais exemple. — Gwall, 
mauvais, et skouer, exemple. Re gwall- 
skouer d'ar re all, scandaliser le pro- 
chain, donner le mauvais exemple. 


GWALL-SKOUIR (gool, a. L Y. Le 
même que le précédent. Rein gwall- 
skouir, V., scandaliser, donner mau- 
vais exemple. 


GWALL-VOUILLENN (goall), s. L. Fon- 
drière. — Gwall, dangereux, et bouil- 
lenn, boue. 


GWALL-VRUD (goall), s. L Mauvaise 
réputation. — Gwall, mauvais, et brud, 
renommée. Gwall-vrud en deus, il a 
une mauvaise réputation. 


GWALL-VRUDA (goall), v. a. Décrier, 
p. gwall-vrudet. — Gwall, adv., mal, 
et bruda, ébruiter. 


GWALL-WIR (goall-vir), s. m. Exac- 
tion, concussion. — Gwall, adj., mau- 
vais, et gwir, 8. m., droit. 


GWALORN. YOT, GWALARN. 

GWAMM (goamm), s. f. Femme ma- 
riée, en terme de raillerie, Petra lavaro 
gwamm? que dira la femme? 


GWAN (goan), adj. Faible, débile, 
maliogre. 


GWAN (goan), s. m. C. Taille, stature. 


BWANA (goana), v. a. Rendre débile. 
— Gwan, débile. 


GWANIGELL (goanig-ell), 9. m. C. 
Homme ou femme de belle taille. — 
Gwan, 8, m. C., taille, stature. 

GWANN (goann), 8. m. Y. Charogne. 


GWAR (goar), adj. Courbe, tortu. 


GWA 


GWARA (goara), v. a. Courber; p. st. 


GWARAG (goarag), 8. m. Cheville du 
80c de la charrue, 


GWARD (goard), 8. m. Garde nu ser- 
vice mililaire momentané; garde ou 
bomme de guerre; tuteur; pl. ed. 
Monter la garde, mont da ober gward. 
Beza gward epit eunn den, être tuteur 
de quelqu'un. 


GWARD-ADRE (goard), s. m. Arrière- 
garde. A la lettre, garde de derrière. 


GWARDEU (yoardeu), 8. pl. m. Y. 


Garde-fou, parapet pour prévenir les 
chutes. 


GWARDONIEZ (goardonies), s. L Tu- 
telle. — Gward, tuteur. E gwardonies 
he osac'h, sous la tutelle de son mari. 


GWARE {goare), adj. C. Abrité. Yor. 
GOARE, GOUARE. 


GWAREA (goarea), +. n. C. Voy. 684- 
REA. 


GWAREG (goareg). Voy. CWAREK. 


GWAREGA (goarega), v. n. Tirer de 
l'arc. — Gwarek, arc. 


GWAREG-AR-GLAO (goareg). 8. f. Arc- 
en-ciel, un des météores. A la lettre, 
arc de la pluie. 


GWAREGEC'H (goareg-ec'h). Yor. 60a- 
REGEC’H, V. Lenteur. 


GWAREGER (goareg-er), 8. m. Archer 
qui combattait avec l'arc; pl. ten. — 
Gwarek, arc. 


GWAREGOU (goaregou), 8. pl. m. 
Etançon de la charrue. 


GWAREK (goarek), 8. L Arc, arme 
pour tirer des flèches ; pl. gwaregou. 
On dit aussi gwareg. Crs mots dérivent 
de gwar, courbe. Eur warek oarek, 
voarek), un arc. 


GWAREK (goarek), adj. Y. Voy. GOAREK, 
lent, paresseux. 


GWAREK-AR-GLAD. Yor. GWAREG-AR- 
LAC. 


GWA 


GWAREMM (goaremm), s. f. Garenne, 
Champ où pousse la lande et la 
bruyère, champ non cultivé. Par ex- 
tension, ce substantif s'emploie à la 
facon d'un adjectif, au sens de dépeu- 
plé. désert, sans maître. Eunn ti gtoa- 
remm, une maison déserte, abandon- 
née. Ar gear-se a 30 gwaremm breman, 
cette ville est dépeunlée ou déserte 
actuellement. Ces locutions figurées 
ne manquent pas d'originalité. 


GWAREMM-LOUARN (goaremm), 8. f. 
Renürdière. A la lettre, garenne de 
renard. 


GWAREZ (goarez), s. m. (anc.) Voy. 
BRE, 


GWARIGELL (goarig-ell), s. f. Biais, 
guingois. — Gwar, courbe. 


GWARIGELLA (yoarig-ella), v. a. et n. 
Rendre ou devenir biais. — Grwar, 
adj. Courbe. 


GWARISI (goari-si). 8. L Jalousie, 
envie du bonheur des autres. Keme- 
ret gwarisi ouz eunn den, être jaloux 
de quelqu'un, lui porter envie en mau- 
vaise part. 


GWARISIUZ (goari-siuz), adj. Jaloux 
du bonbeur des autres, envieux. 


GWARIZI, VOy. GWARISI. 


GWARSAD (goar-sad)\, s. m. Mesure 
pour les grains, valant environ quatre 
hectolitres. 


GWARSAT, Y. Le même que gwarsad. 


GWASA (goa-sa), adj. Ar gwasa, le 
plus mauvais ; c’est le sunerlatif irré- 
gulier ce fall, mauvais, méchant. 


GWASAAT (goa-saat\, v. n. Empirer, 
dépérir ; H. gwaseat, gwaseet. — Groasa, 
le plus mauvais. 


GWASK (goask), a. m. Joint entre 
deux pierres maconnées. E gwask ar 
tein, dans le joint de deux pierres 
maconnées ou de pierres superposées 
naturellement. 


GWASKA (goaska), Y. a. Serrer, 
étreindre, comprimer, oppresser, tor- 


GWA 261 


dre le linge lavé, fouler, parlant des 
raisins, des olives, etc. ; p. et. On dit 
aussi gweskel, à l'influitif. 


GWASKADENN (gonskadenn), 8. f. Op- 
pression, élouffement, pamoison, dé- 
faillance, entorse, éclipse astrono- 
mique ; pl. ou. — Gwaska, oppresser. 


GWASKED (goasked;, 8. m. Abri con- 
tre le vent. 


GWASKED (goasked), 8. m. Y. Om- 
brage. 


à à 
GWASKED igoasked), s. m. C. Voy. 
GOASKED. 


GWASKEDENN (goaskedenn), s. L. Cou- 
lis de jus. — Gtwaska, fouler, presser. 


GWASKEDI (goaskedi), v. n. EL mieur, 
mont enn eur gwasked, se metra à 
l'abri du vent. Yor. GWASKED. 


GWASKEIN (goaske-in), v. a. Y. Le 
même que gwaska. 


GWASKELL (goaskell), s. f. Pressoir 
pour faire le cidre, etc. Ce mot dérive 
de gwaska, fouler. 


GWASKELL (goaskell), 8. L. Chandelier 
de la campagne fixé au mur; pl. ou. 


GWASKEN (gdtsken), 8. L. Rhume de 
poitrine qui cause de l'oppression. — 
Gwaska, oppresser. Pasaat a ra gant 
ar waskenn, le rhume de poitrine le 
fait tousser. 


GWASOC'H (goa-soc'h), comparatif 
irrégnlier de l'adjectif fall, mauvais. 
Gwasoc'h eo evit ar re all, il est plus 
mauvais que les autres. 


GWASONI (goa-soni). Yor. GOUZONI. 


GWASTA (goasta), v. a. Ravager, dé- 
troire, piller, faire des dégâts; p. et. 


GWASTADOUR (goastadour), 8. m. Y. 
Pillard ; pl. gwastaderion. — Gwasta, 
piller, ravager. 


GWASTAVEN (goastaven), 8. L. C. La 
crême qui s'élève à la surface du lait 
bouilli. 


0 GWA 


GWASTEIN (goaste-in), v. a. Y. Le 
même que gwasta. 


GWASTELL (goastell), s. f. Gâteau ; 
pl. gwastellou, et aussi gwestell. — 
Guwastell-krax, échaudée. À la lettre, 
gâteau desséché au feu. Gioastell oaled, 
&éteau de campagne, ouit sous la 
cendre. À la lettre, gâteau de l’âtre, de 
la cheminée. 


GWASTELLENN (goastellenn), 8. L. Y. 
Ganfre, sorte de pâtisserie. — Gwvas- 
tell, gâteau. 


SWASTELLER (goasteller), 8. m. Pé- 
tissier ; pl. ten. — Gwastell, gâteau. 


GWASTELL-MOEN (goastell), a. L Y. 
Oublie, pâtisserie très-mince. A la 
lettre, gâteau mince. 


GWASTER (goaster), s. m._Pillard; 
pl. ten. — Gwara, piller, 


GWASTOUR (goastour), s.m.V. Pillard; 
pl. gwasterion. — Groastein, Y. Ravager. 


GWAZ (goaz\, s. m. Homme, par op- 
position à femme; autrefois ce mot 
avait aussi le sens de vassal; pl. 
gwazed (goaxed). Ar guwax, ar gwazed. 


GWAZ (goas), s. f. Rnisseau, et mieux 
goaz-dour. Voy. ce dernier. 


GWAZ (gaaz), 8. L Oie domestique; 
pl. gtwasi (goasi). VOy. GWAZIENN. 


GWAZ (goas), 8. f. Tanaïisie, plante, 


RWL (goas), et mieux GWASOC’H 
{goa-soc'h), pire, comparatif irrégulier 
de fall, mauvais. Voy. GWASOC'H. 


GWALZ, GWA, interjection! Voy. BW 
A-ZE. 


QWAZ A-ZE (9005 a-xe), interjection! 
Malheur à, tant pis pour. — Gtoas a-5e 
d'e-hoc’h! Malheur à vous! Tant pis 
pour vous! 


GWAZ-DOUR (goaz), 8. f. Ruisseau; 
L gtoasiou-dour igoa-siou-dour). À la 
tire, ruisseau d'eau. — Eur was- 
four (oas), un ruisseau. 


GWE 


GWAZELE (yoaxall), 8. L Lise fertitisé 
par des ruisseaux d'eau comrants, — 
Gwas, s. L ruisseau. 


GWAZENN (goasenn), s. L. Veine du 
bois, des pierres; rayon, parlant da 
soleil, pl. ou. — Givasenn-vor, bras : 
de mer, canal naturel que ls mer « 
formé ou envahi. — Gms. ruissesn. 


GWAZENNUZ (goaxennus), adj. Rem- 
pli de veines, parlant du bois, des 
pierres, etc. 


GWAZI (goasi), pluriel irrégulier de 
gwax, oie. , 


GWALIED (goaxied), pluriel irrég. da 
gwaxienn, veine. 


GWAZIEN (goaxienn). Andierne, ville. 


GWAZIENN (goasieun), & L Veige 
perf du corps des animaux ; pl. gwwanied 
(goaxied). 


GWAZIENN (goasienn), 5. L Ole do- 
mestique; pl. gwasi (goaxi). 


CWAZIENNEK (goaxiennek}, adj. Rem 
pli de veines, de nerfs, parlant des 
corps animés. VOy. GWAZIENN. 


GWAZIENNUZ. Voy. le précédent. 


GWAZDONIEZ (goaxonies), 8. L anr.) 
Vasselage. — Gioar, vassal. 


CWAL-RED (goaz-red), a. L Torrent 
ruisseau impétueux; pl. guoasiourred 
(goa-siou-red). 


GWAZ-REOENN. Voy. le précédent. 


GWAZ-RUDEZ (goazs), 8. L. Hémor- 
roïles. — Gwax (goas), ruisseau, et 
rudes, dérivé de ruz, adj., rouge. Yor. 
BUSTERIOU. 


GWE. Ce monosyllabe, que l'on pro- 
nonce gu-e dans le Léon, se prononce 
goue en Tréguier, le plus ordinaire- 
ment. Tous deux ne forment qu'une 
syllabe. Nous rappellerons donc ici 

ue, dans la série qui va suivre, GW 
devant E se prononce toujours GU 
en Léon, ce qui n’a pas lieu dans le 
francais, quand GU est suivi d'ane 
voyelle, ainsi qu’on le vali dans les 


GWE 


"mots guérison, guitare, guérite. Dans 
<e cas, on ne fait pas sentir la lettre U, 
comme on ke fuit dans Gustave, par 
exemple. Voyez 0e qui est dit dans la 
Roe rur la prononciation et aussi an 
mot pwela. 


WE, GWEV ue, gu-e0), 5 
de rivière; BL gweou, wign, 


HWE (gu=+2}, pluriel frrég. de gweenn, 
Y. rhe. 


GWEA (gu-s0), v. a. Éulacer, tordre, 
tisser, tresser ; p. gwei. En Cornouaille 
On dit gwea he droad, prendre une 
entorse au pied. À la lettre, tordre 
son pied. 


GWEAON igs-each), 5. L Reprise, fois. 
— Eur weach (eur veach), une fois. — 
Hour a weach (veach), plusieurs fois. — 
Ce mot est du nombre de ceux qui, en 
breton, 1081 rarement employés sa 
Pluriel, par la raison qu'ils sont ordi- 
nairement accolés à des noms de nom- 
bre ou à l'adverbe meur, plusieurs. 
Ainsi, on dit déou vech: deux fois; 
Meur à each. plusieurs fois. Toute- 
fois, en trouve le pluriel gtoechou dans 
l'adrerbe a-wschou (a-vechou), parfois. 
Poer ceux qui ne le sauraient pas en- 
core, etpoarexpliquer les deux phrases 
bretoanes qui précèdent, j'ajouterai 
ge la Syntaxe oblige à dire : deux 

eal, plusieurs cheval. 


. Gué 





GWEAGH E-BES (gu-each},udv. Jamais. 
à la leure, fois aucune. N 


EWEADENN (gu-sadenn), 8. L C. En- 
torse; pl. ou. Voy. GWEA. 


GWEOH (gu-ech), 8. L Y. T. C. Fois, 
reprise. — Eur tech (vech), une fois. 
Il s'emploie dans les mêmes conditions 
que gwoach. 


CWECH ER-BET (gu-ech), ad. Y. 
Jamais. — Gwech, fois, et er-bet, 
aueon, Y. 


SWECHALL yu-echall), adr. Autrefois, 
Jadis. — goech, fois, et all, satre. 


CWEBNALL-GOZ (gw-echal), adr. Ce 
met, com, de gwechall, aatrefois, 
Jedis, et de kon. ancien, vieux ; 06 mot, 








GWE es 


dis-je, ajonte à la force de gwechall; 
c'est cormme si l'on disait : autrefois 
il y a bien longtemps. 


GWECHARAL (gu-echaral), adr. Y. 
Antrefois, jadis. — Gwech, fois, et 
aral, autre. 


SWECHAVE (ga-echave), adr. Y. Par- 
{ois, par intervalles. Ce mot est une 
contraction pour pwech a vos. À la 
dettre, fois H est, il y a des fois. 


GWEC'HIERN, 8. LY. Orth he vi- 
cieose. Voy. AWACHIENN, i 


BWERBEL, SBEBEL. VOy. WEZEL. 


GWEDENN (gu-edenn), 8. f. Lien où 
han pour lier les fagots; pl. on. — 
Goes (gu-ea), tordre. 


CWEDENN (gu-sdenn), 8. L. Levain 
pour le lait. C'est à tort que quelques 
auteurs ont parfois écrit gwedenn an 
heu de V, rar la raison GW 
d t E se prononce gu en Léon et 
ja: go; or, goedenn est la véritable 

rononciation. Voir ce dernier et aussi 

Notice sur la prononciation, pour GW. 


GWEENN (gu-cenn), 8. 1. Arbre; pl. 
nes (que), mase. 


SWEER (gu-eer), s. m. Tisseer; pl. 
ten. — Gues, lisser. 


GWEEREZ (gu-eeres), 8. L. Tisseuse ; 
pl. ed. — Eue. tisser. 


CWEEREZ (gu-eeres), 8. 1. Volubilis, 
plante qui grimpe et s'enroule sur les 
branches voisines. — Greg, enineer. 


GWEGAL (gu-egab, v. n. C. Beugler 
comme les vaches et comme fen veaux 
qu'on sépare de leur mère. 


GWEGELENN (gu-eg-elenn), 8. L Bruse, 
houx de petite espèce ; pl. ou. 


GWEGR (gwag, 8. m. Préceinte, 
terme de marine et de menuiserie. 


GWEL. C'est à tort que quelques au- 
teurs écrivent ainsi ce mot quand il 
est employé au sens de fête religieuse 
et de voile, par la raison que GW de- 
ant & se prononce toujours 90 en 











264 GWE 


Léon et jamais G'). Or, partout et tou: 
jours, ce mot se pronnnce goel. Yor. 
ce mot et aussi la Notice sur la pro- 
noncialion. 


GWEL (gu-el), 8. m. Vue. Voy. GWE- 
LED. 


GWELA, Y. n. Pleurer. C'est à tort 
que l'on écrit parfois ce mot par GW, 
car partout on prononce gouela, goela. 
Voy. la Notice sur la prononciation, 
pour GW. — À l'exemple de Le Go- 
nidec, j'ai commis aussi cette faute 
dans mon Dictionnaire français-breton 
1869, et malheureusement ce mot 
gtela n'est pas le seul que j'ai estro- 
pié, car il faut y joindre les susbtan- 
tifs goel, fête, voile, goeled, fond et 
gouelec'h. lieu sauvage et désert. Dans 
mon esprit, alors, je me pluisais à 
donner le nom de caprices de l'usage, 
à des fautes réelles cuntre le génie 
de ls langue bretonne. 


GWELADENN (gu-eladenn), s. L En- 
trevuepour mariage.— Gwelet (gu-elet), 
v. a. Voir, visiter. 


GWELAN, v. n. T. Pleurer. Ortho- 


graphe vicieuse pour les motifs don- 
nés au mot gwela. VOy. GOUELAN, GOELAN. 
Toutefois, en Tréguier, cette ortho- 
graphe pourrait être admise, confor- 
mément à ce qui est dit dans la 
Notice sur la prononciation, pour GW. 


GWELAOUENN (gu-elaouenn), &. f. 
Sangsue ; pl. gwelaoued, Je ne puis 
rien dire de rationnel au sujet de la 
composition de ce mot. Vay. GOADEREZ. 


CGWELC'H (gu-elc'h), a. m. Voy. 
GWALC'H, plus usité. 


GWELC'HI (gu-eic'hi}, v. a. Voy. GWAL- 
C'HI, plus usité. 


GWELC'HIEN (gu-elc’hien), 5. L La- 
vure. On dit plutôt gwelien (gu-elien). 
Ces mots dérivent de gwelc'hi, laver. 


CWELE igu-ele), 8. m. Lit pour cou- 
cher ; pl. gweleou. Eunn tammik gtwele, 
un grabat. Â la lettre, un petit mor- 
ceau de lit. Enn he wele (rele ema, il 
est au lit, il est couché. Penn wele 
(cele), traversin, chevet du lit. Eur 
guele martolod, un hamac. — Les lits 


GWE 


des paysans bretons ne ressemblent 
eu rien à nos lits des villes. Ce sont 
des espèces de coffres s'ouvrant et se 
fermant au moyen de châssis qui 3e 
meuvent dans des coulisses horizon- 
tules. On les appelle gwele kaz. lit 
clos. Trois causes semblent avoir pré- 
sidé à cette construction des lits de la 
campagne : la décence, l'hygiène et 
l'exiguïté du local dans la plupart 
des cas. Dans les fermes de la Breta- 
gne, en effet, la seule pièce habitable, 
celle où l'on mange, où l'on passe les 
veillées et où l’on couche; cette pièce, 
disons-nous, nommée fi annez, maison 
des meubles, est d'ordinaire occu- 
pée par trois, quatre, et jusqu'à 
douze personnes ; hommes, femmes, 
filles, garcons et domestiques des 
deux sexes, y sont amoncelés, sans 
qu'il y existe aucune séparation, ri- 
deau ou cloison. Les lits clos sauvent 
donc quelque peu la décence. Pour ce 
qui est de l'exiguité du local, on com- 
prend facilement que ces lits, dont 
deux sont presque toujours superpo- 
sés l'un à l'autre, augmentent consi- 
dérablement le local. On comprend 
aussi que ces chambres, toujours éta- 
blies sur le sol dénudé ou naturel, et 
souvent mal fermées, sont très froides 
ct très-humides en hiver, sons notre 
climat pluvieux, ct qu'on a dù songer 
à se mettre à l'abri de l'humidité en 
élevant beaucoup les lits au-dessus du 
sol. En Tréguier, on prononce goele ; 
pl. goeleo. 

Les lits de la ville sont appelés par 
les paysans gicele-rez, gwele-reaz, à la 
lettre, lit près de terre, par opposi- 
tion à ceux dont nous venons de par- 
ler, et dans lesquels on ne peut accé- 
der qu'au moyen d'un meuble, ordi- 
uairement un coffre, qui est placé du 
côté extérieur du lit. 


CWELEAC'H, ct aussi GUELEC'H, 8. m. 
G. Lieu sauvage et désert. Ce mot étant 
composé de gouez, sauvawe, et de 
leac'h, lec'h, lieu ; il en résulte que 
cette orthographe est vicieuse. Voy. 
GOUELEC H. 


GWELEAD 'gu-elead\, a. m. Le con- 
fenu d'un lit, ce qu'on peut mettre 
dedans ou sur un lit. Tri e oamp enn 
eur gwelead, nous étions trois dans le 
mème lit, Ce mot dérive de gwele, lit. 


GWE 


L 
@WELEAD (gu-elead), 8. m. T. Plan- 
che ou couche de jardin. 


GWELEATA (gu-eleata), Y. a. Mettre 
quelqu'un au lit. — Gwele, lit. 


GWELE-BIHAN (gu-ele), 8. m. Cou- 
chette. A la lettre, lit petit. 


GWELEC'H. VOY. GWELEAC'H. 


SWELED, 8. m. Fond. Ce mot se 
rononçant goeled, il y a erreur à 
‘écrire par W. Voy. la Notice sur la 

prononciation, et aussi GOELED, 8. m. 


GWELED (gu-eled), 8. m. Vue, un 
cinq sens, visite. Ce mot dérive 
du verbe gwelet (gu-elet}, voir. 


GWELED-RARN (gu-eled), 8. m. Des- 
cente de justice. — Gweled, visite, et 
barn, justice. 


GWELED-BARNER (gu-eled), s. m. Des- 
cente de justice. — Gwaled. visite, et 
barner, juge. 


GWELEDELL (gu-eledell), 5. f. T. 
Entrevue pour mariage. — Gwelet 
led), voir, visiter. En quelques 
ocalités de Tréguier, on prononce 
goeledell, par la raison qu'on y dit 
goelet, voir. 


GWELEDI, v. n. Faire aller au fond. 
Cette orthographe est vicieuse par la 
raison qu’on prononce goeledi. Voy. la 
Notice sur la prononciation, pour GW, 
et aussi GOELEDI. 


GWELEOIGEZ (gu-eledig-er), 8. f. Vi- 
sion, terme de dévotion ; pl. groeledi- 
gesiou (gu-eledig-e-siou). — Gwelet, 
voir. 


GWELEIN (gu-ele-in), v. a. V. Voir, 
visiter ; p. gwelet. 


GWELEIN, v. n. Pleurer. V. Cette 
orthographe est vicieuse, ce mot se 
prononçant guoelein. Voy. la Notice sur 

la prononciation, pour GW. 


GWELE-KANV (gu-ele), s. m. Cata- 
falque. — Guwele, lit, et kaip, kaon, 
eul, 


GWE 265 


GWELE-KLOZ (gu-els), 8. m. Lit des 


paysans bretons. lis sont décrits au 
mot gwele. 


GWELEOUD (gu-eleoud), s. m. Accou- 
chement, couches. On dit de préfé- 
rence gwitlioud. 


GWELER (gu-eler), 8. m. Daig mor- 
tuaire dans les églises, et ancienne- 
ment bière pour ensevelir les morts. 
— J'ai trouvé ce mot écrit gueler, 
gweler, goueler, oueler, et je ne sais 
auquel donner la préférence. Il y a 
lieu de penser que goueler (gouela, 


goela, pleurer), est le préférable. Yoy. 
OUELER. 


GWELE-REAZ. VOy. GWELE-REZ. 


GWELE-REZ (gu-ele), 8. m. Grabat, 
lit de sangle, lit de repos. À la lettre, 
lit près de terre. Les paysans bretons 
désigaent parfois sous ce nom les lits 
des villes, parce qu'ils sunt moins 
élevés que les leurs au-dessus du sol. 
Voy. SWELE. 


GWELE-STIGN (gu-ele), s. m. Lit à 
rideaux. — Guele, lit, et stign, rideau 
e lit. 


GWELET (gu-elef), Y. a. Voir, visiter; 


p, gwelet. Kn Tréguier, on prononce 
goelet. 


CWELEU (gu-eleu), S. m. Y. Entrevue 
pour mariage. — Gwelein, V., voir, 
visiter. 


GWELEVI (gu-elevi), v. n. C. briller, 


GWELEVUZ (gu-elerus), adj. G. Bril- 
lant. 


GWELEZENN. Orthographe vicieuse, 
ce mot dérivant de goeled. fond. Voy. 
GOELEZENN, limon, sédiment. 


GWELIA. Orthographe vicieuse, at- 
tendu que ce verbe dérive de goel, 
TELE, voile. Voy. G0ELIA, célébrer une 
ête. 


GWELIEN (yu-elien), 8. f. Lavures, 
eaux grasses de cuisine dont on s8 
sert pour la nourriture des porcs. Ce 
mot dérive de l’ancien verbe giwelc’hi, 
laver ; on disait autrefois giwelc'hien 


44 


266 GWE 


OWELL, 6WELLOC'H (gu-ell,gu-elloc'à), 
comparatif irrégulier de l'adjectif mad, 
bon. Meilleur, préférable, et aussi, 
mieux, ady. He-man a x0 gwelloc'h 
evit ar re all, celui-ci est meilleur que 
les autres. Gwelloc’h e kler brenan. il 
entend mieux actuellement. Gtwell est 
peu usité en ce sens. Voy. GWELLOC'H. 
Gwell eo gan-en ar c'hik epit ar pesked, 
j'aime mieux la viande que le poisson. 
Ann dra-xe a x0 gwelloc'h d'exho eget 
ann dra-man, cela leur est plus avau- 
tageux que ceci, 


OWELLA (gu-ella), adj. Le meilleur, 
la meilleure, les meilleurs. C'est le 
superlatif Irréguller de mad, bon. Ar 
gwella, le meilleur. Ar wella (vella), la 
meilleure. Ar re webla (velle), les meil- 
leurs, les meilleures. He-man a 30 ar 
gwella da gana, c'est celui qui chante 
le mieux. 


GWELLAAT {gu-ellaat), v. a. Amé- 
liorer, et, par extension, réparer, par- 
lant d'un outil, etc. ; p. gwelleat, guel- 
leat. Ce verbe dérive de gwell, meilleur. 


SWELLAENN (gu-ellaenn), 8. L Amé- 
Horation ; pl. ou. — Gwell, meilleur. 


GWELL A-ZE(gu-ell),adv.Tant mieux. 
À la lettre, meilleur par cela. cell 
a-1e d'e-hoc'h, tant mieux pour vous. 


GWELL-OC'H-WELL (gu-ell-oc'h-vell), 
adv. De mieux en mieux, à l'envi. A la 
lettre, de meilleur en meilleur. 


GWELLOC'R (gu-elloc'h). Meilleur. 
Comparatif de mad, bon. Voy. GWELL. 
Dont da vesa gwellac'h, devenir meil- 
leur. 


GWELLOC'H-GWELLA (gu-elloc'h-gu- 
ella), sorte d'adverbe. De mieux en 
mieux. Voy. les mots composants. 


GWELL-PE-WELL (gu-ell-pe-vell), ady. 
De mieux en mieux, à l'envi. Gioell- 
pe-well e labouront. ils travaillent à qui 
mieux-mieux, à l’envi. 


GWEL-MEUR (gu-el-meur), s. m. Belle 
vue. — Guwel, vue, et méur, grand, 
beaucoup. 


GWELO, v. 0. C. Pleurer. Orthogrephe 
vicieuse, attendu que l'on prononce 


goelo, gouelo. 


GWE 


GWELOUT (gu-elout), v. a. GC. Voir, 
visiter ; p. gwelet. 


CWELTRE (gu-aitre), 8. m. Grands ci- 
seaux de tailleur d‘habits ou de jardi- 
nier pour tailler le buis ; pl. gweltreou. 


GWELTRENN (gu-eltrenn), 8.1. Guêtre ; 
pl. gweltr, masculin. Voy. GELTRENN. 


GWELVAN (gu-elvan), 5. m. Lamen- 
tation; pl. ou. Orthographe vieleuss : 
goelvan est préférable, attendu que © 
mot dérive de goela, pleerer. 


GWELVANUZ, (gu-elvanus), adj. La- 
mentable. Je crois goelvanux préfé- 
rable. Yor. GWELVAN. 


GWEN (gu-en), adj. Flexible. 


GWENAENN (gu-enaenn), s. L. terrae, 
Voy. GWENNAENN. 


GWENAER < . : . 
Piqueur, lens de chaines ma (aa) 


GWENAN (gu-enan) : pluorielirrégulier 
de gwenanenn, abeille. Ce mot figure 
parmi les noms de famille; on le pro- 
nonce comme gu-énant en français. 


GWENANENN (gu-enanenn), 8. L 
Abeïlle ; pl. gtwenan, m. 


GWENDARD (gu-endard). Leaz gwen- 
dard, lait mari. "a P 


GWENDRE (gu-endre), 8. m. Goutte, 
maladie. 


GWENEC'HOUENN (gu-enec'houenn), 
8. L Y. Sangsue; pl. eu. 


GWENED, GWENNED (gu-ened), 5. m. 
Nom de la ville de Nantes. Voy.GWENNED 
et ses dérivés. 


GWENER (qu-ener), 8. m. Vendredi. 
Pour l'emploi, voyez le mot SeMAINs 
à mon Dictionnaire français-breton 1869. 
Ce mot ne s'emploie qu'en certains Cas 
déterminés : da Wener ar Groaz, à 
l'époque du Vendredi-Saint. Dans d'au- 
tres cas, on dit digwener (dig-uener). 
Ainsi, digwener genta, vendredi pro- 
chain. Voy. le mot venNDreD! à mon 
Dictionnaire français-breton 1869. 


GWE 


GWENES (pu-ener), ot aussi STERENN 
WENER (eena, la planète Vénus. Yoy. 
GWERELAGUENN. 


GWENGAMP, nom de lieu. Guin- 
gamp, ville. 


GWENGOLO (gu-engolo), s.m. Septem- 
bre. À la lettre, paille blanche. Mis 
gwengolo, le mois de septembre, le 
neuvième mois de l'aanée, quoique le 
mot septem signifie sept en latin. — 
Cette dénomination était bonne au 
temps où l'année n'avait que dix mois 
etcommençaitau mois de mars.Quand, 
plus tard, on réforma le calendrier ro- 
main et que l'on fit l’année de 12 mois, 

our la mettre plus en rapport avec 

‘année solaire, on ajouta les mois de 
jenvier et de février, mais on eut ie 
tort de laisser subsister des appella- 
tions qui, de ce moment, auraient dû 
disparattre. Les noms d'octobre (huit), 
novembre (neuf), et décembre (dix), 
sont aujourd'hui des termes ridicuies. 
Et pourtant le pape Grégoire XI, le 
réformateur du calendrier romain, de- 
vait savoir le latin. Les Espaguols sont 
dans le même cas que nous. 


GWENIT, s. m. T. Froment. Ce mot, 
en Tréguier, se prononce gouenit, étant 
formé de l'adjectif gwenn, blanc, que 
l’on prononce gouenn en Tréguier, et 
de it, id, blé. T. 


GWENN (gu-enn), adj. Blanc, de covu- 
leur blanche ; il s'emploie aussi au 
sens de en pure perte. Labour wenn 
(venn), travail en pure perte. Eur 
marc'h grenn, un cheval blanc. Eur 
zae wenn (venn), une robe blanche. Ea 
Tréguier, ce mot se prononce gouenn. 


GWENN, 8. f. Race. Orthographe vi- 
cieuse. attendu que ce mot se pro- 
nouce gouenn. Voy. ce dernier. 


GWENNA (gu-enna), +. a. Blanchir, 
rendre blanc, et, par extension, dis- 
culper; p. gwennet. En Tréguier, on 
prononce gouenna. 


GWENNAAT (gu-ennaaf), v.n. Devenir 
G. 
GWENNADEK {gu-ennadek), 8. f. Blan- 


chisserie pour les toiles, pour la cire. 
— bipenn, blanc. 


GWE 267 


OWENNAENN (gu-ennaenn), 5. L 
Yerrue; pl. ou. 


GWENNABD (gu-ennard), adj. Blan- 
châtre. — Gwenn, blanc. 


GWENNED (gu-enned), s. m. La ville 
de Nantes. 


GWENNEDAB (gu-ennedad). Habitant 
de Nantes; pl. gwennedis. 


OWENNEDADEZ, féminin du précé- 
dent; pl. ed. 


CWENNEG, GWENNEK (gu-enneg), s. 
m. Sou. Voy. GWENNEK. 


GWENNEGAD (gu-ennegad), 8. m. La 
valeur d’un sou, la quantité de mar- 
chandise qui se vend un sou. — Eur 
gwennegad bard, un pain d'un sou, 
pour an sou de pain. 


GWENNEIN (gu-enn-e-in), v. à. Y. 
Blanchir, rendre blanc. 


GWENNEK (gu-ennek), 8. m. Sou, 
monnaie de la valeur de cinq centimes H 
pl. gwenneienn. Ce mot est du nombre 
de ceux dont le pluriel est peu usité, 
par la raison qu’il ne gas oie guére 
qu'avec des noms de nombre. On se 
rappelle que laSyntaxe bretonneoblige 
à dire daou varc’h, deux cheval. — 
Daou wennek, deux sous ; dek kiwennek, 
dix sous; eur gwennek, un sou. 


GWENNEK (gu-ennek), s. m. Merlan, 
poisson; pl. gwenneged. 


GWENNELI (gu-enneli), s. f. Hiron- 
delle, oiseau; pl. gwennelied. — Sin- 
gulière coïncidence qui a introduit le 
mot gwenn, blanc, dans l'appellation 
d'un oiseau de couleur noire. 


GWENNELIK (gu-ennelik), 8. f. Y. Le 
même que le précédent. 


GWENNENN (gu-ennenn), 8. f. Tale 
sur l’œil. — Grvenn, blanc. 


GWENNEREZ (gu-ennerez), 8. f. Blan- 
chisseuse; pl. ed. Voy. 6WENRA. 


GWENN-GUAT (gu-enn), s.m. Aubier, 
matière blanche placée entre l'écorce 
et le bois des arbres. — Gwenn, blanc, 
et koat, bois. 


268 GWE 


CGWENNGOUT (gu-enngout), 8. m. 
Viorne, plante. À Daoulas. 


GWENNIG (gu-ennig), 8. m. Saumon 
blanc, gardon, goujon, poissons; pl. 
gwenniged (gu-ennig-ed). 


GWENNIK (gu-ennik), s. f. Thlaspi, 
lante à petites fleurs ordinairement 
lanches. — Ar twennik (vennik), veut 
dire, à la lettre, la petite fleur blanche. 
À Guisséoy, où ce mot est employé, on 

rononce ar wenik (venik); mais c'est 
a tort, je crois, car le radical paraît 
être gwenn, blanc. 


GWENNILI. Voy. GWENNELI. 


GWENN-KANN (gu-enn), ad}. Entière- 
ment blanc. — Gwenn, adij., blanc, et 
kann, adj., blanc. À la lettre, blanc- 
blanc, sorte de superlatif. Voyez ce 
dernier mot à mon Dictionnaire 1869. 


GWENNI (gu-enno), adj. (anc.) Fan- 
tasque. 


GWENNOK (gu-ennok\,s.m. V. Merlan, 
poisson. Voy.GWENNEK. Le mot gwennok 
est un nom de famille très-répandu. 


GWENN-VI (gu-enn), 8. m. Blanc de 
l'œuf. — Gwenn, blanc, et vi, œuf. 


GWENODENN (gu-enodenn), 8. f. Sen- 
tier, chemin de servitude; pl. ou. Ce 
mot paraît composé de gwenn, adil. 
blanc, et de ode, brèche dans une haie. 
Les chemins de servitude, en effet, 

rennent naissance à une brèche de 

aie et se prolongent dans les champs 
par un sentier qu'on appelle hent 
gwenn, chemin blanc, chemin battu, 
frayé, où il n’y a pas d'herbes. 


GWENOLO (gu-enolo), 8. m. Le même 
que gwengolo. 


GWENT (gu-eñit), 8. f. (anc.) Vent. — 
Ar went (vent), le vent. 


GWENTA (gu-eñ-ta), v. a. T. Vanner 
en plein vent, parlant du blé; p. et. 
— Gwent (anc.) Vent. 


GWENTEIN (gu-eri-te-in), Y. a. Y. Le 
même que gwerua. 


GWE 


GWENTERC'HENN (gu-eñ-terc'henn), 
s. L Mille-pertuis, plante. — Ar wen- 
terc'henn (veñterc'henn), le mille- 
pertuis. 


CWENTEREZ (gu-eñ-terex), 8. L Y. 
Van à vanner le blé. Yor. GWEÂT. 


GWENTL (gu-entt). Voy. CWERTA. 


GWENTLE (gu-eñtle). Voy. GWELTRE et 
EWENTLEIER. 


GWENTLEIER (gu-eñrle-tier), 8. pl. m. 
Les traversiers de la coquille d'un 
mouiin. Le singulier gweñitle n'est pas 
usité. 


GWENTR (gu-eritr), douleur violente ; 
pl. ou. 


GWENTROU (gu-eñ-trou), 8. pl. m. 
Douleurs violentes, tranchées, dou- 
leurs de l’enfantement. 


GWENTR-RED (gu-eñtr-red), 8. m. 
Rhumatisme. — Gwentr, douleur vio- 
lente, et red, qui court ou change de 
place. 


GWENTR-RIT (gu-eñtr-rit), 8. m. Y. 
Rhumatisme. — Gweñtr, douleur vio- 
lente, et rit, temps du verbe ridek, 
courir, V. Voy. le précédent. 


GWENVI (gu-eñri). Voy. GWEVI. 


GWENVIDIK (gu-en-vidik), adj. Bien- 
heureux au ciel. — Ar re wenvidik 
(penp tdk, les bienheureux. 


GWENVIDIGEZ (gu-en-vidig-ez), 8. L 
Béatitude ou fé!icité éternelle. Yor. le 
précédent. 


GWER (gu-er), s. m. Du verre, corps 
transparent. lL est aussi le pluriel de 
gwerenn, verre à boire, carreau de 
vitres. 


GWERAER (gu-eraer), 8. m. Vitrier; 
pl. ien. — Guwer, du verre. 


GWERAT (gu-erat), v. a. C. Agacer, 
taquiner ; p. gwerel. 


GWERBL (gu-erbl), 8. m. Bubon, 
glande, érysipèle. 


GWE 


GWERBLENNA (gu-erblenna), v. n. 
Se former en bubon. 


GWERBLENNEK (gu-erblennek), adj. 
Qui a des bubons. 


GWERC'H (gu-erc’h), adj. Vierge, par- 
lant des personnes et des choses, 
comme la cire, etc. 


GWERC'H (gu-erc'h), s. m. Y. Com- 
merce, vente. YOT. GWERZ. 


GWERC'HDED. Voy. GWERC'HTED, vir- 
ginité. 


GWERC'HED, Y. Voy. CWERC’HID, fu- 
seau. 


GWERC’HEDAD, a. m. Y. Un fuseau 
couvert de fil, etc. 


GWERC'HEIN (gu-erc’he-in), v. a. Y. 
Vendre, et, par extension, trahir; p. 
gwerc'het. 


GWERC'HEJAT (gu-erc’hejat), Y. Voy. 
SWERC'HEDAD. 


GWERC'HET, V. Le même que gwer- 
c'hid. 


GWERC'HEZ (gu-erc'hez), 8. f. La 
Vierge, la mère de Dieu. 4r Werc'hez 
(Verc'hez), ar Yerc'hes rar, la sainte 
Vierge. En Tréguier, on prononce 
Gouerc'hez, ar Ouerc'hez. 


GWERC'HID (gu-erc'hid), 8. f. Y. Fu- 
seau. On dit aussi gwerc'het, gwerc'hit; 
pl. gwerc'hidi, gwerc'hedi. 


GWERC'HIES (gu-erc’hies), 8. f. Y. Le 
même que Gwerc'hez. 


GWERC'HOUR (guerc’hour), 8. m. Y. 
Vendeur ; pl. gwerc'herion. — Giwer- 
c'hein, V. vendre. 


CGWERC'HTED (gu-erc'hted,, 8. m. Vir- 
ginité, état d'une personne vierge. — 
Gwerc'h. ad)j., vierge. 


GWERE (gu-ere). 8. f. Guérite à l'ex- 
térieur des murs des remparts, pl. 
gwereou. 


GWERELAOUEN (gu-erelaouen), 8. f. 
L'étoile du matin, la planète Vénus, 


GWE 269 


Ar twerelaouen (verelaouen). Ce mot 
doit être fort ancien dans la langue, 
car nos grands-aïeux, en tous pays, et 
principalement chez les peuples pas- 
teurs, ont toujours donné à cette pla- 
nète des noms qui témoignent de 
l'intérêt qu'ils portaient à son appa- 
rition. C’est ainsi que, la voyant une 
grande partie de l’année, et toujours 
plus brillante que les antres étoiles, 
tantôt à l'Orient, avant le lever du soleil, 
tantôt à l'Occident, après le coucher de 
cet astre, ils l’appelaient successive- 
ment l'Etoile du Berger et l'Etoile du 
soir. Puis ils disaient d'elle qu'elle 
éclairait, le soir, la marche des trou- 
eaux qu’on ramène à l’étable, et que, 
e matin, elle servait de fanal à ceux 
u'on conduisait au pâturage. — En 
annes, gourleuen (gourle-uen), 8. f. 
Ar vourleuen, l'étoile du matin. La 
composition de ces mots m'échapne. 


GWERENN (gu-erenn), 8. f. Verre à 
boire, carreau de vitre; pl. gwer 
(gu-er), masc., du verre, des verres à 
boire, des carreaux de vitres. Eur 
werenn (verenn), un de ces verres. 


GWERENNAD (gu-erennad) , 8. f. Le 
contenu d’un verre à boire, plein un 
verre à boire; pl. ou. Voy. GWERENN. 
Eur werennad sour (verennad), un verre 
d'eau ou plein d'eau. Eur 1werennad 
win (verennad), 00 verre plein de vin. 


GWEREU, 8. pl. m. V. Orthographe vi- 
cieuse, car ce substantif se prononce 
goereu, goesreu. YOT, ces mots. 


GWERN (gu-ern), 8. L. Mât de navire, 
garenne marécageuse; pl. sou. Ar twern 
(vern), le mât. 


GWERN (gu-ern), s. pl. m. Pluriel 
irrégulier de gwernenn, aulne, arbre. 
— Les mots Le Guern, Lesguern, sont 
des noms de famille très-répandus en 
Brelagne. 


GWERNEIN(gu-erne-in), v. a. V. Mâter, 
mettre les mâts à un pavire; p. gwer- 
net. VOy. GWERNIA. 


GWERNEK (gu-ernek), 8. f. Aulnaie, 
lieu planté d'aulnes. — Guern, des 
aulnes. 


270 GWE 


GWERNENN (gu-ernenn), 8. L Aulne, 
arbre; pl. (gu-ern), mascalin, 
des aulnes, du bois de cet arbre. 


GWERN-KORN (gu-ern) 8. L. NAL de 
beaupré. Ar wern Korn (vern), le müt 
de beaupré. Voy. 6WERN-VALOUIN. 


GWERNIA (gu-ernia), v. a. Mâter, 
parlant d'an navire, p. gwerniet. — 
— Guern, 8. L. mât de navire. 


GWERNIER (gu-ernier), 8. m. Mâteur: 
pl. ien, — Guern, 8. L. mât de navire. 


GWERN-VALOUIN (gu-ern), 8.1. Mât de 
beaupré. Voy. GWERN-KORN. 


GWERS (gu-ers), 8. m. Vers, terme 
de poésie; pl. gwersiou, gwersou. 


GWERSAER (gu-ersaer), 8. m. Versif- 
cateur; pl. ten. 


CWERS-AR-GWIN (gu-ers-ar-gu-in), et 
mieux GWERZ-AR-GWIN. Voy. ce der- 
nier. 


GWERZ 'gu-erz), 8. m, Vente, com- 
merce, honoraires, rétribution. Guerz 
eunn oferenn, honoraires d’une messe. 
Bexa a werz (vers), être facile à vendre. 
Ne gaver ket à werz d'ezho, on ne 
trouve pas à les vendre. 


GWERZA (gu-ersa), v. a. Vendre, et, 
parextensian,trabir : p. guerzet. Gwer- 
xet eo bet gant he vreur, il a été trahi 
par son frère. 


GWERZ-AR-GWIN (gu-erx-ar-gu-in), 
8. m. Pourboire, récompense pécu- 
niaire aux ouvriers. À la lettre, rétri- 
bation du vin. 


GWERZER (gu-erzer), s. m. Vendeur; 
pl. ten. Voy. GWERZA. 


GWERZID (gu-erzid), s.f. Fuseau pour 
filer ; pl. gwerzidi, 


GWERZIDAD (gu-ersidad), 8. f. La 
quantité de fl, de laine que peut con- 
tenir un fuseau. Gwerzidad neud. fuseau 
couvert de fl. Eur wersidad neud (ver- 
sidad), un fuseau dans ces conditions. 


GWERZIDI (gu-erzsidi), 8. pl. m. Bâ- 
tons ou fuseaux du ploquier d’on 
moulin. 


GWE 


GWERZILLON (gu-erxillon, les L 
mouillées), s. m. Y. Grelot ; pl. eu. 


GWERZOURIK (gu-ersourik), 8. m. Y. 
Fall gwerzourik, versificateur, mau- 
vais poële. Voy. BWES, 


BWES (gu-es\, 8. L. Y. Lèvre ; pluriel 
duel, diwes (dives). 


GWESKEDENN (gu-eskedenn), 8. L. Y. 
Abri contre le soleil. 


GWESKEL (gu-eskel), v. a. C. Fouler, 
presser, oppresser, opprimer, Il se 
conjugue comme si l’infinitif était 
gwaska. Voy. ce dernier. 


GWESKENN (gu-eskenn), s. L Mors de 
bride. 


GWESKENNA (gu-eskenna), v. a. Met- 
tre le mors à un cheval. 


GWESKLE (gu-eskle), 8. f. Grenouille 
verte ou de haie ; pl. gweskieved. 


GWESKLEV (gu-esklev). Le même que 
le précédent. 


GWESPED (gu-esped). Y OY. GWESPEDENN. 


CWESPEDENN (gu-espedenn), 8. L 
Guêpe, grosse mouche ; pl. gwesped, 
masculin. 


GWESPETAER (gu-espetaer), 8. m. 
Guépier, oiseau qui se nourrit d’abeil- 
les et de guêpes : pl. ed. — Gwespe- 
denn, guèêpe. 


GWEST, adj. Capable de. Cette ortho- 
graphe est vicieuse par la raison que 
GWE, en Léon, se prononce toujours 
gu-e. Or, cet adjectif se prononce par- 
tout gouest, goest. Voy. ce dernier et 
aussi la Notice sur la prononciation. 


GWESTEIGNA (gu-esteigna), Y. a. 
(anc.) Passer le licou dans la bouche 
d'un cheval. Voy. GWESTING. 


GWESTELL (gu-estell), pl. irrégulier 
de gwastell (goastell), gâteau. 


GWESTING (gu-esting), 8. m. (anc.) 
Licou à mors. 


GWE 
SWESTL, R. m. Yap. prornesse. Cette 
orthographe est vicieuse par la raison 


qu’on prononce gousstl, goestl. Voy. 
ces mots. 


GWEGTLA, Y. a. Orthographe vi- 
cieuse. VOy. GOESTLA. 


GWEUZ (gu-eux), 8. m. (anc.) lèvre ; 
pl. duel diveux (diveux). 


CWEV {gu-ev), s. L Gué de rivière. 
On dit aussi gtoe. 


aiai (gu-evei), adj. et part. Fané, 


GWEVI (gu-evi), v. n. Se faner, 8e 
flétrir ; p. gwevet. 


GWEZ 'gu-es); pluriel irrégulier de 
gwezenn, arbre. 


GWEZ (gu-ez), 8. L. Y. Le mème que 
gwes, lèvre ; pl. diwez (divez). 


GWEZ, adj. Sauvage. Orthographe 
vicieuse, car ce mot se prononce par- 
tout goues. Voy. la Notice sur la pro- 
noncialion. 


CWEZ (gu-es), 8.1. Il se dit en quel- 
ques lieux pour gtwis, truie. 


GWEZAN (gu-exan. VOy. GUEZAN. 


GWEZEK (gu-esek), adj. Y. Lippu, 
qui a la lèvre inférieure très-grosse. 
— Guwez, Y. Lèvre. 


GUEZEL (gu-ezel), 8. f. Ancien nom 
de Belle-lie-en-Mer. On dit aussi 
guedel. 


GWEZELL, GWAZELL, 8. £. Voy. ce 
dernier. 


CWEZELL (gu-ezell), adj. Bugel gwe- 
sell, petit enfant qui ne peut encore 
s’aider en rien. 


GWEZENN (gu-esenn), 8. L. Arbre ; 
pl. guwez (gu-ez), masc. Eur wexsenn 
(vexenn), un arbre. Ar gwes, les arbres. 


GWEZENN-AVALOU (gu-exenn), 8. L. 
Pommier; pi. gwex-avalou. À la lettre, 
arbre de pommes. Tous les arbres 


DWI 271 


fruftiers ont des appellations analo- 
gues à celle-ci. Gwexenn-orañjes , 
oranger. 


CWEZENNEK {gu-esennek), adj. Lieu 
abondant en arbres, et mieux, leac'h a 
30 stank ar gwez enn-hañ. Ce mot n’est 

uère usité comme substantif, mais il 
"est beaucoup comme nom de famille. 


CWEZENNIK {gu-esennik), 8. L. Ar- 
buste; c'est le diminutif de gwezenn ; 
pi. gwesigou. 


GWEZENN-VADU (gu-exenn), 8. f. 
Guignier. — Grwevenn, arbre, et babu, 
des guignes. Voy. BABUENN. 


CWEZ-MVIN. Orthographe vicieuse. 
Nr prononce gouez-roin. Voy. ce der- 
nier. 


@WEZ-KERC'H. Orthographe vicieuse, 
car il faut pronuncer goues-kerc'h. 
Voy. ce dernier. 


GWEZOGIK (gu-esogik), 8. f. Pépi- 
nière. Ge mot dérive de gwesenn, ar- 
re. 


GWEZ-RAD£N. Orthographe viciense, 
par la raison que l'on prononce goues- 
radenn, sauvage fougère, conformé- 
ment à la Notice sur la prononciation 
pour GW. Il en est de même du sui- 
vant. 


GWEZ-RADEN-VIHAN. Voy. le pré- 
cédent. 


GWEZVOUD (gu-exvoud), 8. m. T. 
Chèvre-feuille, plante. 


GWEZ-WINIENN, a. f. Orthogranhe 
vicieuse, attendu que l'on prononce 
gouez-winienn, sauvage vigne. Voy. ce 
déraier. 


€W1. Cette syllabe s° prononce gu 
en Léon en prononcant toutes les iet- 
tres et en ne formant qu’une seule 
syllabe de ces trois lettres. — Dans là 
série qui va suivre, GW devant I, on 
pronouce toujours gu en Léon, ce qui 
n'a pas lieu en français, comme on le 
voit dans le mot guitare. En Tréguier, 
GW) se prononce le plus souvent gout. 
Voy. La Notice sur la prononcianon. 


272 GWI 


GWIAD (gu-i-ad), 8. m. Tissu.— Gwiad 
kefnid, toile d'araignée. Ce mot est de 
Ja famille du verbe gwea, tisser, ou 

lutôt du verbe gwiadein, de Vannes, 
equel a conservé son ancienne forme, 
analogue au radical gwiad. 


GWIADEIN (gu-i-ade-in), v. à. Y. 
Tisser, tresser. Voy. GWIAD. 


GWIADENN (gu-i-adenn), 8. f. Tresce 
plate de fil, de laine, de cheveux, de 
paille, pièce de toile en son entier, 
partie en toile d'un maillot, chaîne de 
tisserand; pl. gwiadennou. — Eur 
wiadenn (viadenn), une tresse. 


GWIADER (gu-t-ader), 8. m. Tisserand. 
Ce mot figure parmi les noms de fa- 
mille. — Gwiad, tresse. 


GWIALENN (gu-i-alenn),s.f. Baguette, 
houssine, ganle: pl. gwal, masculin. 
— Eur wialenn (vialenn), une ba- 
guette. 


GWIALENN-BECC'H (gu-1-alenn), 8. L. 
Caducée. — Gwialenn, baguette, et 
peoc'h, paix. 


CWIALENNA (gu-<-alenna), Y. a. 
Frapper avec une baguette, p. et. 


GWIALENNAD (gu-i-alennad),s.f.Coup 
de baguette ou de gaule, de houssine; 
pl. ou. 


GWIBER (gu-i-ber), 8. m. Ecureuil, 
animal. Voy. GIBER. 


GWIBER (gu-i-ber), 8. m. Y. Esse, 
cheville; pl. teu. 


GWIBLENN(gu-i-blenn),s. f. Girouette; 
pl. ou. 


GWIC'H (gu-1c’h}, 8. m. Vagissement, 
cri des petits enfants qui ont des 
besoins, cri du cochon qui a faim ou 
que l'on tue. 


GWIC'HAL (gu-i-c'hal), Y. n. Crier 
comme les petits enfants qui ont des 
besoins, ou comme les pourceaux qui 
ont faim ou que l’on tue; p. gwic'het. 

7" GWIC'HAT (gu-i-c'haf, Y. n. Crier 
comme les petits poulets. 


GWI 


GWIDELL (gu-1-deil), s. L. Y. Certain 
appât pour prendre du poisson, filet 
pour pêcher des anguilles: pl. eu. 


GWIDILUZ (gu-i-dilus, adj. Entor- 
tillé, enroulé, brouillé, et au figuré, 
qui n'est pas franc dans ses paroles. 
— Ann diaoul gwidilus, le démon 
trompeur. 


GWIDORDC'H (gu-i-doroc'h), s. m. Le 
dernier né des petits cochons. 1l se dit 
aussi, en termes familiers, du dernier 
des enfants. 


GWIDRE (gu-1i-dre), 8. m. Ruse, sub- 
tilité, malice, quinte de mauvaise 
bumeur. 


GWIDRET (gu-i-dret}, et aussi GWI- 
DREET, adj. lL se disait d'un homme 
qui est toujours de mauvaise humeur 
et qui est incommode à ceux qui l'en- 
tourent, quinteux. l 


GWIDREUZ (gu-i-dre-uzx), adj. Subül, 
malicieux, rusé. Voy. GWIDRE. 


GWIEK. Orthographe vicieuse, at- 
tendu que ce mot se prononce gouiek, 
savant. 


CWIF (gu-if}, adj. Y. Sauvage, fa- 
rouche. Voy. GOUE, Y. 


GWIFF (gu-iff), 8. m. Chevron, soll- 
veau; pl. ou. 


CWIFRAJ (gu-i-fraj). Voy. le suivant. 


GWIFRAJENN (gu-i-frajenn), 8. f. So- 
live, chevron; pl. gwifraj, masculin. 


CWIGADENN (gu i-gadenn),s.f.Choîne 
de la charrue. — Ar wigadenn (viga- 
denn), la chaîne. 


GWIGNED (gu-1i-gned), 8. m. Sarcloir 
d'agriculture. 


GWIGNEL (gu-i-gnel), 8. L. Y. Hiron- 
delle, oiseau; pl. gtwignelet. 


CWIGNELENN (gu-i-gnelenn), 8. f. Y. 
Le même que le précédent; pl. gwi- 
gnelet. 


GWIGNENN (gu-i-gnenn), 8. L. Aubier 
des arbres, partie blanche entre 
l'écorce et le bois dur. 


GWI 


GWIGOUR. Orthographe vicieuse. Voy. 
GOUIGOUR. 


GWIGDURAT. Orthographe vicieuse. 
Voy. GOUIGOURAT. 


CWIX (gu-1k), 8. m. (anc.) Bourg, 
bourgade. Ce mot entre dans la com- 
position de plusieurs noms de lieux, 
comme Guissény(Gwik-Seni). À la lettre, 
bourg Séni, pour dire bourg sous l'in- 
vocation de saint Séni, un des Saints 
de Bretagne. Voir le mot pour à mon 
Nouveau Dictionnaire français-breton 
1869. — 11 y a lieu de faire remarquer 
qu'il y a quelque analogie entre ce mot 
guik et le vicus des Latins. Eu effet, 
gwik perd la lettre G quand il est régi 
par la préposition bretonne da, à. 
C’est ainsi que l'on dit : Mont a rann 
da Wik-Seni (vik), je vais à Guissény. 


GWIKAD (gu-1-kad), 8. m. (anc.) Ha- 
blant d'un bourg. Voy. GWIK. 


GWIKADELL (gu-i-kadell), 8. L For- 
teresse, citadelle; pl. ou. Ce mot paraît 
être le même que le mot français 
citadelle. 


CWILC'HAT (gu-ilc’hat), v. n. Cligner 
de l'œil, loucher; c'est aussi faucher, 
parlant de l'herbe; p. gwilc’het. 


CWILC'HER(gu-ilc’her),s. m. Lcuche. 
Ge mot figure parmi les noms de fa- 
mille. 


GWILC'HEREZ, 8. L. C'est le féminin 
da précédent. 


CWILE (gu-ile), s. m. Lit à coucher. 
Voy. 6WELE, plus usité. 


GWILEIN (gu-ile-in), V. Orthographe 
vicieuse, par la raison que GW devant I 
se prononce GU, excepté en Tréguier, 
où l’on prononce ordinairement GOU. 
Or, en Vannes on dit gouilein, pleurer. 


GWILER (gu-iler), s. f. Place publi- 
que d'un hameau, d'une bourgade, 
lieu où s'assemblent les enfants pour 
jouer. En construction avec l'article, 
oa dit ar wiler (viler), ce substantif, 
par suite de sa composition, étant du 
genre féminin. Il est en effet composé 
de cik, hameau, bourgade, bourg, 


GWI 273 


et de ler ou leur, s. L. place publique, 
aire, surface unie. Ce mot figure parmi 
les noms de localités et aussi parmi 
les noms des champs d’une ferme : 
park ar wiler (viler) désigne le champ 
contigu à la place publique du hameau. 


GWILGA. VOy. GWILC'HAT. 


GWILIOUD (gu-i-lioud), 8. m. Cou- 
ches, accouchement. Ce mot paraît 
formé de gtoile, gwele, lit. On dit 
moins souvent gweleoud. 


GWILIOUDER (gu-tiiouder), s. m. Àc- 
coucheur; pl. ien. 


GWILIOUDI (gu-ilioudi), v. a. et n. 
Accoucher, aider une femme à faire 
ses couches, faire ses couches ; p. gwi- 
lioudet. Voy. GWILIOUD. 


GWILIOURI (gu-iliouri), v. n. (anc.) 
Aimer les bons morceaux. 


CWILVEZE (gu-ilveze), 8. m. Y. Fusée 
de feu d'artifice; pl. gwilvexeieu, 


GWILL (gu-ill, les L mouillées), s. m. 
(anc.) Larron de nuit. 


GWILLAOUIK (gu-illaouik, les Lmouil- 
lées). Nom de baptème qui s'applique 
ordinairement aux enfants du nom de 
Guillaume; c’est le diminutif de gtoil- 
lou. C'est aussi un des noms que les 
poëtes ont donné au loup. Voy. GWILL. 
Guillaouik ar bleus. 


GWILLASTRENN (gu-illastrenn, les 
L mouillées), s. L. Nenne branche verte 
de chène, d'après Le Pelletier. 


GWILLOU (gu-illou, les L mouillées). 
1 a Jes mêmes acceptions que gtwil- 
aouik. 


GWILLOURI. VOy. GWILIOURI. 


GWILUZE (gu-tluze),s. m. Nom donné 
en quelques lieux au vaciet, plante 
sauvage et buibeuse ayant de l'ana- 
logie avec la hyacinthe. On la nomme 
aussi luzen et cugnoun-ki, en breton. 


GWIMELED (gu-imeled), 8. L Vrille, 
vilebrequin, foret à percer, gibelet ; 
pl. ou. Ar wimeled (vimeled), le foret, 


39 


274 GWI 
CWIMELI. VOY. EWENNELI. 


CWIMM (gu-imm), s. m. Y. Tai, 
seconde conpe de oi. On dit plutôt 
partout, ann eil droc'h, la seconde 
coupe. 


GWIMPAD (gu-impad), s. m. Petit- 
lait. Yor. GWIPAD. 


GWIN (gun), 8. m. Vin. On le pro- 
nonce goutn en Tréguer. Leun a win, 
lein de vin. Voilà un des cas si nom- 
reux où le GW de Le Gonidec laisse 
apercevoir facilement le radical gwin, 
Ceux qui écrivent guin sont obligés de 
dire leun a vin, ce qui fait perdre la 
trace du radical. 


OWIN-ANN-TAN (gu-in), s. m. Alcoo!, 
eau-de-vie. À la lettre, vin de fou. 


EWIN-ARDANT (gu-in), s. m. Kau-de- 
vie. À la lettre, vin ardent. 


OWINAENN (gu-i-naenn). VOy. GWi- 
NANNENN. 


GWINANNENN (gu-inannenn), 8. f. Y. 
Verrue ; pl. ou. 


GWINDASK (gu-in-dask), 8. m. Cabes- 
tan, c’ic, levier. 


EWIN-EGR (gu-in), s. m. Vinaigre. 
À la lettre, vin aigre, 


CWINER (gu-i-ner), 8. m. Y. Vendredi. 
Voy. DIGWINER. 


GWINI igu-ini), 8. pl. m. Pluriel îr- 
réguli:r de gwintenn, vigne. 


CWINIEGOUR (gu-integ-our), 8. m. Y. 
Vigneron; pl. gtwiniegeriun. Prononcez 
gu-inieg-erion. — Gwin, vin. 


GWINIENN (gu-inienn), s. f. Vigne; 

1. gwm, masc. En construction avec 
article, à l'instar des autres substan- 
tifs féminins de la série GWE et GWI, 
il devient ar winienn (vintenn), la vigne. 


CWINIENN-WENN (gu-inienn-venn), 
8. L Couleuvrée, plante; on lui donne 
aussi les noma de clématite et de 
bryone. — Guwinienn, vigne, et penn, 
Janc. 


GWI 


GWINIENN-ZU (gu-intenn), s. L Con- 
leuvrée, tamier, ciématite, plantes, — 
Gtoinienn, vigne, et du, noir. 

GWINIER Bm, 8. m. Vigneron; 


pl. ien. — Guwin, vin. 


GWINIEZ (gu-inies), H se dit parfois 
pour gwinienn. 


CWINIZ (gu-inix), s. pl. m. Des grains 
de froment, du SEE, c'est le plu- 
riel de gwinisenn. 


GWINIZ-DU (gu-inix), 8. pl. mm. Blé 
noir, sarrasin. — Gwinis, du froment 
et du, noir. VOy. EWINIZENR. 


» 


GWINIZEK (gu-inixek), s. L Champ 
ensemencé de froment ; pl. groinise- 
gou. — Guwinis, froment. 


GWINIZENN (gu-inisenn), s. L. Plant 
de froment, grain de froment; pl. 
gwinis, m., des plants de froment, 
des grains de froment, du froment. 
Ce mot gwiniz est tetlement un plu- 
riel, comme beaucoup d'autres subs- 
tantifs de ce genre, que nous avons 
signalés plusieurs fois, qu'en parlant 
de froment venda, on doit dire : grver- 
set hoc'h euz-hu ho-re? À la lettre, 
avez-vous vendu les vôtres (ho-re)? Les 
mots Keuneud. bois à brùler ; archant, 
monnaie, argent en monnaie ; bestn, 
goëmon, etc., sont dans le même cas. 


GWINKA (gwikal, VOy. GWIRKAL. 


GWINKADENN (guiñkadenn), 8. L 
Ruade. — Gwinka, ruer. 


GWINKAL (gu-iñkal), v. n. Ruer, 
prendre le mors aux dents; p. gwin- 
ket. Guwinkal a ra, il rue. 


GWINKER (gu-iñker. Sorte d'adjectif. 
Marc'h gwinker, cheval qui rue. Vor. 
CWINKAL. 


CWINOENN (gu-inoenn\, s. L. Y. Fis- 
(nle lacrymale. Ur winoenn e-tal el 
lagat. Y. 


CWIN-PENN (gu-tn), 8. m. Vin capi- 
teux. — Gwin, vin, et penn, tête. À la 
lettre, vin de tête, qui porte à la 


GWI 


SWIN-SKOUARN (gu-in), 5. m. Man, 
vais vin. — in, vin, et kouarn, 
oreille. À la lettre, vin qui fait se: 
eouer les oreilles en signe de mécon- 
tentement. 


GWIAT (qu-iñs). Pors guoiñe, pont- 
levis. — Port. pont, et eia), lever 
en l'air au moyen d'engins. Pronon- 
ces ce mot gwiñs comme en français 
grains. 


CWINTA rya), Yat. gwin, 


SWITAL {gu-iftal), v. n. Guinder, 
élever en l'air au moyen d'engins ; p. 


gwiet, 


BWIRTEIN (guiñein), v. a. Y. Le 
même que gwéñual. 


GWINVAL (gu-iñval), v. n. Remuer, 
bouger, se mouvoir ; p. grviñivet, 


GWINVER (gu-iñver), 8. m. Y. Ecu- 
reuil; pl. eu. 


GWIOU, adj. On prononce ce mot 
<omme on ferait en français du mot 
Don. x, gai. Es groiou, joyeu- 
sement. Voy. Ez, forme adverbiale, 


GWIOUDER, 8. m. Galeté. Evitez ce 
mot et Yor. ewiou. 


GWIP (gup), 8. m. La partie des 
gonds qui est fixée à la porte elle- 
mème et non aux dormants de la 
porte. 


SWIMPAD, GWIPAD, 8. m. C. Petit 
lait. Yor. GWIPAT. 





GWIPAT (güi-pat), sorle d'adjectif. 
D. Leas gwipat, pelit-lait, lait aigri où 
tourné. 


WIR (guir), 5. m. Droh. prétention 
fondée; pl. iou. En Tréguier, on pro- 
ponce gouir ; pl. gwmon. 


WIS Gu-ir, adj. Vrai, réel, oon- 
forme à la justice. En Tréguier, on 
prononce gouir. 


WIR (wir), 8. pl. m. Y. Pluriel fr- 
régulier de gwérenn, carreau de vitres, 
verre à boire. 





GWI Éd 


GWIRAOUR (gw-i-raour), &. 8. Y. 
Vitrier ; pl. gmirarion. 


SWIRENN (gu-i-renn), 8. {. Y. Verre 


à boire, carreau de vitres ; i 
masculin, du verre en Bénéral des 
verres à boire 09 à vitres, 


GWIRO'HIEZ wec'h, 8. L Y. 
Yat. GWERCHEL 


GWIREIN (gu-i-rein), 8. pl. L V. 
Voy. WIRIN. 


GWIR-HAVAL (qu-r), 501. Y. Proba- 
ble, vraisemblable, di Perr. Yal, el 
haval, b 





SWIR-HEVEL (qu-ir), adj. C. Pro- 
bable, vraisemblable. — Gwir, vrai, 
et Merel, semblable. 


WIR wtr, v. D. Et mieux ger, 
aposthamer. 


CWIRIDIGEZ (gu-i-ridig-ex), 8. L. Evi- 
tes ce mot et Voy. EWIAIDIE, a 


SWIMDIX (gw-iridik), adj. Dolent, 
qui se plaint toujours de sa santé. 





GWIRIDIK (gu--ridit), 8. m. Faible 
Ou passion dominante. Te a oar gwas- 
ka war va gwiridik, tu sais me pren- 
-âre par mon faible. Yor. UBI. 


GWIRIEU (gu-i-risu), 8. pl. m. Y. Im- 
pôts, "contributions. 


GWIRIN (gu-i-rin), 8. pl. L. Y. Pluriel 
irrégulier de gwirinenn. 


GWIRINENN (qu-i-rinenn), 8. 1. . 
Abeille ; pl. gtoirin, gwirein. 


iron), adj. Iatègre, 
pile sr re L ler 


GWIRIONE (gwi-rione), 8. L. Y. T. C. 
Yérité, dogme. 


GWIRIONEZ (gu--riones), 8. L. Vérité, 
genes pl. gtoirionesiou (gu-i-rions- 
siou). 


GWIRIOU (gwi-riou), 8. pl. m. Im- 
pôts, contributions. 


276 GWI 


' CWIALINK (gu-ir-link), 8. m. Car- |- 


lingue, en marine. 


CWISK (guwisk), 8. m. Enduit, cou- 
che; pl. ou. — Gwiska, revêtir. 


SGWISKA (gu-is-ka), v. a. Vêtir, met- 
tre un vêtement quel qu'il soit, babil- 
ler, revêtir, enduire, mettre une cou- 
che. En em wiska (viska), s'habiller. 
Griskit ho jupenn hag ho lerou, mettez 
votre veste et vos bas. YOt, GWISK. 


GWISKAD (gu-i-skad), 8. m. Ce mot 
dérive de gwiska, habiller, et s’em- 
ploie comme suit en termes familiers. 
Eur gwiskad bazadou en deus bet, il a 
reçu une bonne volée de coups de 
bâton. Le français a quelque chose 
d’analogue. 


GWISKAMAND (gu-i-skamañd), 8. f. 
Et aussi gwiskamant, les vêtements en 
géaéral, les habillements ; pl. gwiska- 
mañnchou. Voy. GWISKA. Danvez eur 
twiskamand (riskamand), l'étoffe ou la 
matière pour faire un habillement 
complet. 


GWISKONA (gu-i-skona), et GWISKD- 
NEIN. VOY. GUSKONEIN. 


GWISPEDENN (gu-ispedenn), 8. L. Y. 
Guëêpe; pl. gwispet. 


GWISPER (gu-isper) ; pluriel irrégu- 
lier de gwisperenn. 


GWISPERENN (gu-isperenn), 8. L. Y. 
Nèlle, fruit; pl. gwisper, masc. On dit 
aussi gwispirenn. 


GWISPET, 8. pl. f. Pluriel de gtois- 
pedenn. 


GWISPIRENN, 8. L. Y. Nèfle. Voy. 
GWISPERENN. 


GWISPON (gu-ispon), s. m. Bora de 
gros pinceau en toile pour suiver les 
navires en réparation. 


GWISPONA (gu-tspona), v. a. Blanchir 
un mur, une maison, récrépir, suiver 
un navire; p. et. 


GWI 


GWITIBUNAN (gu-itibunan), sorte de 
pronom indéterminé. Tous sans ex- 
ception, chacun en particulier, en gé- 
néral, En Vannes, gotibunan. Ann holt 
dud gwitibunan, tous les hommes 
sans exception. 


GWITOO (gu-i-tod), 8. m. Voy. GWITOT. 


GWITOT (gu-i-tod, 8. m. Y. Guitot 
leac'h, petit-lait. 


GWITRAK (gu-i-trak), 8.1. Grive de pe- 
tite espèce ; pl. guwitraged (gu-itrag-ed). 
Ar witrak (vitrak), la grive de cette 
espèce. Voy. BITRAX. 


GWIU (gu-i-u), ad). et adv. Y. Joyeux, 
joyeusement. Voy. 6WISU. 


CWIVEIN s{gu-i-ve-in), Y. n. Y. Se 
flétrir; p. gwivet. 


GWIVOUD (gu-i-voud), 8. pl. m. Plu- 
riel de gwivoudenn. 


GWIVOUDENN (gu-i-voudenn), 8. L 
Ua plant de chèvre-feuille ; pl. gwi- 
voud, masculin, des plants de chèvre- 
feuille, du chèvre-feuille. 


GWIVRAJ. Voy. le suivant. 


GWIVRAJENN (gu-i-vrajenn), 8. L. Y. 
Solive, chevron: pl. gwivraj. 


GWIZ (gu-1:), 8. f. Truie, femelle du 
porc; pl. gwisi. Gois goues, lale, fe- 


' melle du sanglier. À la lettre, traie 


sauvage. 


CWIZIEGEZ, 8. f. Science. Orthogra- 
phe vicieuse. Ce mot dérivant du 
verbe gouzout, savoir, il faut écrire et 
prononcer gouisiegez. Voy. ce mot. 


GWIZIEK, adj. Savant. Orthographe 
sicieuse que l'on rencontre assez fré- 
quemment ; il faut écrire et prononcer 
gouiziek, pour les raisons données au 
précédent. 


HAD 


HAE 277 


H 


Nous rappellerons ici que cette lettre 
ge prononce de la même manière 
qu'en francais H non aspirée, ainsi que 
nous l'avons déjà dit dans la Notice 
sur la prononciation. 


HA, HAG, HAK, conj. Et. Dans les 
phrases ioterrogatives et après un 
verbe de doute, ces mots s’emploient 
avec le sens de Si. Le premier se place 
devant les consonnes et les deux au- 
tres devant les voyelles, ou, pour par- 
ler plus correctement, devant les 
mots dont la lettre initiale est une 
voyelle. C'houi ha me, vous et moi. 
Me haog ann den-xe, moi et cet homme. 
Da welet hag hen 10 mad, pour voir 
s'il est bon. aoust hag hi a seuio? 
Savez-vous si elle viendra ? 


HABASK, adj. Doux d'humeur, béné- 
vole, indolent. Ce mot figure parmi 
les noms de famille; on l'écrit en ce 
cas Habasque, en français. 


HABASKAAT, v. n. S'apaiser, 8e cal- 
mer; D. habaskeat, habaskeet. 


HABASKED, s. m. Douceur de carac- 
tère. Evitez ce mot et tournez la phrase 
par l'adjectif. 


HABASKEN, s. m. Paresseux, indo- 
lent. lL s'emploie pour les deux gen- 
res. 


HAH, 6. m. Semence, graine, pépin, 
sperme; 8805 pluriel. 


HAD, HED, s. m.V. Essaim d'abeilles, 


HADA; v. a. Semer, ensemcncer; 
p. et. — Had, semence. 


HADAN, v. a. T. Voy. HAOA, semer. 
HADAN, 8. m. C. Sorte de rossignol. 


HADAN-BAILL (les L mouillées),s. m. 
Voy. EOSTIX-BAILL. 


HADAN-VOR, s. m. Rossignol de mer. 
— Hadan, sorte de rossignol, et mor, 
mer. 


HAD-D0, 8. m. C. Et aussi haddo, 
œuf couvi, à demi-couvé. Voy. 608, 
couver. 


HADEIN (hade-in), v. a. Y. Semer, 
ensemencer; p. hadet. Yor. HA0. 


HABER, 8. m. Semeur; pl. ten. Voy. 
HAO. 


HADDUER, 8. m. Semoir, instrument 
nouveau, sorte de brouette que l'on 
promène sur les champs labourés et 
qui laisse tomber les graines plus ou 
moins abondantes, selon la volonté du 
semeur. Par ce moyen on se procure 
un ensemencement régulier, ce qui 
n'a pas lieù quand on sème à la volée. 
Voy. HA0, semence. | 


HADOUR, s. m. Y. Semeur: pl. ha- 
derion. Yor. HA0. 


HAD-PESKED, 8. m. Frai, fretin, ale. 
vin. À la lettre, semence des poissons. 


HAEL, adj. (anc.) Libéral. 


278 HAL 


HAF, 3. m. (anc.) Eté, une des sai- 
80n8. 


HAG, HAK, HA, conj. Yor, HA. 


HAILLEBOD (les L mouillées), s. m., 
et aussi haïllevod, mauvais sujet; pl.ed. 


HAILLEBODENN (les L mouillées), 8. f. 
Prostituée. 


HAILLEVOD. Yar. MAILLEBOD. 

HAILLEVODET (les Lmouillées), 8. pl. 
m. V. Ce mot, qui est le pluriel de 
haillerod, s'emploie en Vannes au sens 
de canaille, mauvaise populace. Fnn 
haillevodet, V., la canaille. 


HAILLON (les L mouillées), s. L (anc.) 
Brouillard, brume. 


HAILLOUN (les L mouillées). Yor. 
HAILLEBOD. 


NAR, HAG, HA, oon. Yor. HA. 


HAK, 8. m. Y. Bégayement, hoquet, 
difficulté à parler. 


HAKAL, HAKEIN (hako-in), Y. D. Y. 
Bégayer, balbutier, bredouiller, avoir 
le hoquet. Voy. HL. 

HAKEIN, v. n. Y. Le même que hakal. 

HAKETAL, Y. n. Y. Avoir de Ja diffi- 
culté pour parler, hésiter en parlant; 
p. haketet. VOY. HA. 

HAKA, AKR, adj. Voy. ce dernier. 

HAL, HALO, 8. m. Salive. 


HAL, AL, adj. Eur vioc'h never hal, 


une vache qui a vêlé récemment. — ` 


Hala, ala, véler. 


veau ; H, et. 


HALAN, ALAN, 8. m. Haleine, et 


aussi tussilage, pétasite, plantes. Voy. 
ALAN. Koll alan, perdre haleine. 


HALAN, ALAN, v. n. T. Pouliner; 
p. halet, alet. 


HALANAD, ALANAB. Voy. ce dermier. 





HAN 


HALANAT, ALANAT, v. D. Voy. ce 
dernier. 


HALEG. Voy. HALEK, du gsaule. 


HALEGEK lein boa 8. L Lieu planté 
de saules. VOy. HALEK. 


HALEGENN (haleg-enn), 8. L. Un plant 
de saule; pl. halek, haleg, masculin, 
des saules, du bois de saule. Le subs- 
tantif halegenn est assez répandu com- 
me nom de famille. On le prononce, 
en ce cas, comme en français le mot 
haléguen. 


HALEIN. V. Orthographe vicieuse. 
Sel, produit minéral. VOy. HALENN. 


HALEINEIN. Y. Orthographe vicieuse. 
Baler. Voy. HALENNEM. 


HALEK, HALEG, 8. pl. m. Pluriel da 
halegenn, saule. 


HALENN, s. m. Y. Sel, produit mi- 
néral. Halenn bras, V., gros sel ou sel 
marin. 


HALENNEIN (halenneïn), v. a. Y. 
Saler; p. halennet. 


HALENNOUR, 8. m. Y. Saunier; pl. 
halennerion. 


HALO, HAL, 8. m. Salive. 
HAM, HAN {anc.) Demeure, habita- 
tion. 


HAMDIZ, adj. C. Pressé. Le sabs- 
tantif tir, hâte, semble figurer dans ce 


| mot. 


HAMON. VOY. MARC'H-HAMON. 
HAN, s. m. T. Le même que hano, 


| du Léon. 
HALA, ALA, v. n. Vèler, faire un, 


HAN, HAN {anc.) Voy. ce dernier. 
HAN, HANV, s. m. Eté, une des 


#aisons. 


HAN, pron. pers. toujours régime. 
Lui. Evithan, pour lui. 


HANAF, s. m. (anc.) Coupe, tasse, 
atte. 


HAN 


HANAL, HENAL, 5. m. Y. Haleine, 
respiration. VOy. ALAN. 


HANALEIN, HENALEIN (hanalen}, 
Y. n. Y. Respirer. 


MANAP, 8. m. Ancienne mesure pour 
les grains. 


HANAPAD, s. m. La contenance de la 
mesure appelée hanap en breton. 


HANDE, 8. m. V. Persécution. 


' HANDEEIR (hañde-sin), v. a. Y. Chas- 
ser, renvoyer, D s D, handeet, 


HANDON, 8. m. T. Source. - 


HANGO, adj. Y. Croupi, puant, mêlé 
d’eau de fumier, parlant de l'eau (dour 
hango). Get adjectif figura parmi les 
noms de famille. 


HAN-60AN, sorte d’adverbe. Rn tonte 
saison. Â la lettre, été-hiver. 


HANI, pron. V. T. C. Il s'emploie de 
la même manière que rint Léon. 
Ann hant gms, C., la vieille femme ; 
en Vannes, enx hant goc’h. Yor. MI. 


HANI-BED, pron. V. T. C. Aucun, 
aucune, nulle personne. Ce mot est 
une contraction de hon, aucan, et de 
er bed, dans le monde, il ne s'emplole 
qu'avec négation. VOy. E-BED. 


HANO, s. m. Nom, mention, répu- 
tation; pi. hanoiou. lano badaz, nom 
de baptème. Hano hon tad, nom de fa- 
mille. A la lettre, nom de notre père. 
Me a oar he hano, je sais son nom. 
Me a oar hano he dad, je connais son 
nom de famille. N'eux hano e-bed anes- 
han, il n’est pas mention de lui. Ar 
vaouezs a z0 hang anezhi, la femme 
dont il est question. 


HANCEZ. YOT. HARYOEZ. 


HANO-KAER, s. m. Célébrité, gloire, 
bonne réputation. À la lettre, nom 
beau. Gounid eunn hano kaer, acquérir 
de la gloire. 


HANO-MAD, s. m. Estime, renom- 
mée, A la lettre, nom beau, 


HAN TN 
HANOUAL, adj. V. Somblable. Vor. 
HRL, 


HANDUEIN (hanoue-in), v. a. YOt, 
HANBEIN. 


HANOUEZ. Yay. HAÂVOEZ. 


HANTER, adj. et adv. Demi, à demi, 
à moitié. Après ce mot. les lettres for- 
tes s'adoucissent. Haïñter para co, au 
lieu de hantar maro, il est à moitié 


mort. Eunn hañter walennad, au Tien 
de gtoalennad, une demi-aune. Eur 


walennad (oalennad) hañter, une aune 
et demie. 


MAÏTER, s. m. Moîtié. Betg hañter 
an heñt, jusqu'à la moitié du che- 
min. 


HANTERA, v. a. Sénarer en deux, 
s'entremettre pour une affaire. 


HANTER-C'HOAR, 8. f. Sœur d'en 
aatre lit. À la lettre, demi-sœor. 


HANTER-DEMEZELL, 5. f. Grisette. À 
la lettre, demi-demoiselle. 


HANTEREK, adj. Mitoyen. — Hiñter, 
8, m. moitié. YUT. DAOU-HAÂTER. 


HANTER-GAD, 8. m. Jeune lièvre. À 
la lettre, demi-lièvre. 


HANTER-GLEVET. VOY. DAM-SLEWT, 


MARTER-G0AZ, 8. m. Femme bom- 
masse. À la lettre, demi-homme. 


HANTER-GOELVEZ, s. m. Fête reli- 
gieuse qui ne dure que jusqu’à midi. 
Ce mot est à remarquer, il se compose 
de hanier, adj., demi ; de goel, fête, 
et de ver, qui indique exclusivement 
la durée. 


MANTER-GORET, adj. Eur oi hañter- 
goret, un œuf oouvi. À la lettre, à 
demi-couté. 


HANTER-KANT, s. m. Cinquante. À 
la lettre, moitié de cent. 


HANTER-KANTVED , adj. numéral, 
Caquantième. 4 la lettre, demi-cen- 
e. 


280 HAN 


HANTER-KOFAD, s. m. Jumeau, ju- 
melle. — Banter, moitié, et kofad, 
portée des femelles d'animaux. 


HANTER-KOFAT. Yor. le précédent. 


HANTER-LARD, 8. m. Petit salé, pe- 
tit lard, moitié gras et moitié maigre. 
À la lettre, demi-gras. 


HANTER-NOUZ, s. m. C. Minuit. À la 
lettre, moitié de la nuit. Voy. le sui- 
vant. 


HANTER-NOZ, s. m. Minuit, et aussi 
Nord, point cardinal, septentrion. Gette 
double signification de hanter-nos est 
remarquable, car à minuit, le soleil 
se trouve dans la direction du nord. 
Voy. KRESTEIZ. 


HANTEROUR, 8. m. Entremetteur, 
médiateur ; pl. hanterourien. 


HANTEROUREZ, s. f. C’est le féminin 
du précédent. 


HANTER-RENN, 8. m. T. VOy. RENN. 


HANTER-TIEGEZ (tieg-es), 8. m. et L 
Epouz, épouse, mari, femme, en ter- 
mes familiers. À la lettre, moitié du 
ménage. 


HANTER-TRUELLAT, 8. m. Y. Ans 
cienne mesure pour les grains. Voy. 
TRUELLAT. 


HANTER-VLOAZ, 8. m. Semestre ou 
espace de six mois. — Hanter, adj., 
demi, et bloas, année. 


HANTER-VOED, 8. m. Demi-ration. 
— Hañter, adj., demi, et boed. nour- 
riture. N'hor boa nemet hañter-voed 
da zibr, nous en étions réduits à la 
demi-ration. 


HANTER-VREUR, 8. m. Frère d'un 
autre lit. — Hanter, adj, demi, et 
breur, frère. 


HANTER-ZIGERI (rig-eri), v. a. Bo- 
tr'ouvrir; p. hañter-sigoret. — Hañter, 
adv., à demi, et digeri (dig-eri), ouvrir. 


HANTER-ZI6OR, adj. À demi-ouvert. 
Yoy. DAN-ZIGOR. 


HAN 


"HANU, 8. m. Y. Nom, désignation 
d’ane personne ou d’une chose; pl. 
hanueu. li s'emploie dans les mêmes 
acceptions que hano, du Léon. 


HANUEIN (hanue-in), v. a. V. Nom- 
mer, désigner par son nom ; p. hanuet. 


HANV, s. m. Nom: pl. hañvou. Enn 
hanv Doue, au nom de Dieu. Voy. HANS. 


HANV, HAN, 8. m. Eté, une des sai- 
80p8. 


HANVAL, adj. Y. T. Semblable. Yor. 
TSL adj. Hanval doc'h. Y., semblable 


HANVALEDIGEC'H (hañvaledig-ec'h), 
8. f. Y.T. Ressemblance. — Hanvai, Y. 
semblable. 


HANVALEIN (hañvale-in), v. n. Y. 
Ressembler. Hañvalein e c'hra doc'h 
he dat, il ressemble à son père, Y. 


HANVE, adj. V. Qui est en maturité. 
HANVEDEIN. VOy. HANVEEIN. 


HANVEEIN (hañve-e-in), v. n, Mûrir. 
— Hanve, adj., mûr. 


HANVEK, adj. Qui est de la saison 
qe — Han, été. Per hanvek, poires 
"été. 


HANVEL, HENVEL, v. a. Nommer, 
appeler, donner un nom; p. hanvet. 
Ce verbe se conjugue sur hanvi, anc. 
infinitif. 


HANVESK, adj. Se dit d'une vache 
qui n’a pas eu de veau dans l’année. 
Voy. le suivant. 


HANVESKENN, s. f. Vache sans veau 
ni lait, vache qui n'a pas eu de veau 
dans l'année. On dit aussi rañveskenu. 


HANV-GOANV, adv. Eté et hiver. 

HANVI. Non usité. VOy. HANVEL. 

HANVDEZ, HANDOEZ, sorte d'adjectif. 
Dour hanvoez, du purin, eau qui dé- 


coule des fumiers, des écuries. Poull 
hanvoes, mare d'eau de fumier. 


HAR 


HAO, HAY (hadi, adj. En maturité. 


HAODER, HAVDER, 8. m. Maturité. 
Bvitez ce mot. 


HADI!, HAVI (had), v. n. Mürir. 
HAOUEZ, adj. Yor. HANYOEZ. 
MASUI, v. n. VOy. HB1, 


MAPPA, v. a. C. Saisir, tenir. Ge mot 
a la même origine latine que le français 
bapper.— Happa ar vanell, s'échapper 
des mains de la garde, parlant d’un 
malfaiteur. Yor, BANELL. 


HARAG ! Interjection. Haro) 


HARAS, 8. m. V. À ce mot, je crois, 
on peut donner le sens de marmaille. 
Voy. MIBITAILL. 


HARC'H, s. m. Y. Aboiement. 


HARG'HEIN (harc'h-e-in), Y. n. Y. 
Aboyer. 


HARDB, adj. (anc.) Dur, solide. 


HAADIZ, adj. Audacieux, qui prend 
trop ses libertés. — Re hardis 60 
ous-hoc'h, il prend trop de libertés 
avec vous. 


HARDIZ, adv. Très, beaucoup. — 
Koant hardis, très-joli. 


HARIGELLA (harig-ella), v. n. Chan- 
celer comme un hommeivre. — Hari- 
gella a re, il chancelle. 


HARINK, 8. m. Hareng, poisson ; 
pl. ed. 


HARLU, s. m. (anc.) Exil, bannisse- 
ment. 


HARLUA, r. a. (anc.) Banuir, exiler; 
p. harhet. 


HARLUAFF, v. a. (anc.) Harceler ; p. 
harluet. 


HARLUAN, v. a. T. bannir, exiler ; 
p. harluet. 


HARLUI (harlu-i), v. à. £, Bannir, 
ezxiler; p. harbues, 


HAS 281 
HARNEZ, HERNEZ, s. m. drmure, 
harnais, cuirasse ; pl, harnesiou. 


HARNEZER, s. m. Faiseur de harnais; 
pl: ien. 


HARNEZI, Y. a. Harnachor; p. har- 
nezet. 


HARP, a. m. Appui, étançon, protec- 
tion. — Kaout harp d'ha dred. avoir 
pied dans l'eau. 


MARPA, v. a. Etançonner, soutenir, 
appuyer, échalasser : p. et. — En em 
harpa war, s'appuyer sur. 


HARPEIN, Y. a. Y. Le même que 
harpa. 


HARP-CWINI (gu-ini), s. m. Echalas 
pour la vigne. — Harp, appui, et 
guwini, pluriel de gwinienn, vigne. 


HARTOUZ, s.m. Teigne, petit insecte ; 
pl. ed. Yay. TARTOUZ. 


HAH, 8. m. Empèchement, obstacle; 
pl. ou. 


HARZ, s. m. Pierre bornale. 


HARZ, prép. Proche de, près de. 
On dit aussi e-c'harz. 


HARZA, v. n. Aboyer. Cet infuitif 
u’est plus usité. Voy. HARZAL. 


MARZA, Y. n. Mettre obstacle. Get 
infinitif n’est plus usité. Voy. HERZEL., 


HARZAL, v. n. Aboyer; p. Marret, 
Ce verbe se conjugue sur l'ancien in- 
fioitif harsa, et plus souvent avec 
l'auxiliaire ober. 


HARZEIN (hars-e-in), v. n. Y. Mettre 
obstacle; p. harset. — Hars, obstacle. 


HARZOU, s. pl. m. Limites, frontières. 
— Harz, pierre bornale. 


HAST, s. m. Empressement, hâte. 
HASTA, Y. H. Se hâter; p. hastet. 


HASTEIN [hast-e-in), v. n. Y. Be hâler; 
p, hastet. 
36 


282 HE 


HAT, HAD, s. m. Y. Semence. Voy. 
RAD et ses dérivés. 


HATTEIN (hatte-in), Y. n. Y. Com- 
mencer à marcher, marcher à l'appui, 
comme les petits enfants. 


HAUB, adj. Y. Indiscret, étourdi. 


HAUD, HDD (hôd), a. m. Y. Entraves 
pour chevaux ; pl. haudeu. 


HAUDEIN, HODEIN. Voy. ce dernier. 
HAV, HA0 (had, adj. Ka maturité. 


HAY, adj. Y. G. Dour hav, eau mi- 
nérale, et aussi eau de fumier. Voy. 
DOUR-HAY. 


HAV-ABRED , adj. Précoce, parlant 
des fruits. — Hav, en maturité, et 
abred, de bonne heure. 


HAVAL, adj. Y. Semblable. — De gac'h 
mat, rac'h haval, Ÿ., à bon chat, bon 
rat. 


HAVI, HAO!. Voy. ce dernier. 


HAVREG, HAVREK, s. m. Guérets. 
YOT, HAYREK. 


HAVREGA, v. n.,et mieux ober havrek, 
ouvrir des guérets. 


HAVREIA. Voy. HAVREGA. 


HAVREK, 8. m. Guérets, terre que 
l'on travaille pour l'ensemencer. Il ne 
s'emploie guère qu'au singulier. — 
Ober havrek, faire des guérets. 


HE, pron, pers. régime. Le, la. Après 
ce pronom, il y a cela de remarquable 
que s'il 8e rapporte à un sujet du genre 
masculin, il demande à sa suite l'adou- 
cissement des nenf lettres muables. 
Ainsi, evit he garet, au lieu de evit he 
karet. pour l'aimer (lui); ec he bed, 
au lieu de evit he ped, pour le prier 
(lui), etc. Si, au contraire, il se rap- 
porte à un sujet du genre féminin, il 
n'exige l’adoucissement que des trois 
lettres K, P, T, et celles-ci, au lieu de 
se changer en G, B, D, comme ci- 
dessus, se changent en C'H, F et Z. 
Ainsi, evit he c'haret, au lieu de evit he 


HEA 


karat. pour l'aimer (elle) ; evit he fedi, 
au lieu de evit he pedi, pour la prier, 
etc. Dans les cas qui nous occupent, 
l’'euphonie ne joue aucun rôle; ces 
changements s’opèrent pour éviter 
l'amphibologie. Voy. le suivant. 


HE, pron. poss. Son, sa, ses. Selon 
que ce pronom se rapporte à un sujet 
du genre masculin ou du genre fé- 
minio, il se comporte d'une manière 
analogue au pronom personnel he. 
Si l’on parle d'un homme, par exemple, 
les neuf lettres muables s'adoucissent 
ou se changent en faibles. Ainsi, he 
galoun, au lieu de he kaloun, sou cœur 
(à lui); he benn, au lieu de he penn, sa 
tête (à lui), etc. S'il s’agit d'une femme 
ou d'une femelle quelconque, il n'y a 
que les trois lettres K, P,T, qui s’adou- 
cissent et se changent en C’H, F et Z. 
Ainsi, he c'haloun, son cœur (à elle): 
he fenn, au lieu de he penn, sa tête 
(à elle), etc. Ici encore, comme à l'’ar- 
ticle précédent, on peut dire que ces 
changements ne s'opèrent pas dans un 
but d'euphonie, mais bien pour éviter 
l'amphibologie. (Voyez la Notice sur les 
permutations de lettres.) — Et dire après 
cela que les paysans les plus grossiers, 
que les enfants les plus jeunes ne se 
trompent pas à ces règles, il y a là, 
vraiment, quelque chose de très- 
remarquable. Dans le Ym siècle, ces 
règles n'étaient pas encore introduites 
dans la langue écrite; mais on les ob- 
servait dans la langue parlée. 


HE, pron. pers. Y. T. G. Eux, elles. 


HE, particule, qui, selon Le Pelletier, 
entre, dans la composition de certains 
mots, et qui marque la facilité à faire, 
à exécuter. Il cite, à ce sujet, hegleo, 
adj., facile à comprendre, et helavar, 
éloquent, qui a la parole facile. 


HEAL a. L. G. Fourche de la charrue 
ou les deux branches que tient celui 
qui la conduit. 


HEAL, adj. Cardiaque. — 4r gwin 
mad a 30 heal da galoun ann den, ie 
boù vin est cardiaque. 

HEAL, adj. {anc.) Généreux, libéral. 


HEALA, Yor. HEALAT, 


HED 


HEALAT, v. n. C. Ce mot qui dérive 
de heal, s. f., sigoifie au propre, tenir 
la charrue par la fourche à deux bran- 
cbes ou par les deux branches de la 
fourche, et s'emploie en quelques 
lieux pour dire conduire la charrue. 
Le terme le plus usité est kas ann alar. 


HEALER, 8. m. C. Conducteur de la 
charrue. On dit de préférence arer on 
kaser ann alar. En Vannes, arour. 


HEAOL, 8. m. T. Soleil. Voy. HEëL. 
HEAR, HER, s. m. Héritier. 
HER, HER, Prép. Sans. Voy. HEP. 


HEB-ARVAR, adv. Sans nul doute. 
— Heb, sans, et arvar, doute. 


HEB-ARZAD, adj. D'une manière 
continue, sans relâche. A la lettre, 
sans paUSe, Sans repos. 


HEB-EHAN, adv. Sans relâche, sans 
cesse. À la lettre, sans repos. 


HEBEL, 8. m. Y. Poulain; pl. hebe- 
lion. 


HEBRE, s. m. et adj. Hébreux ; pl. 
hebreed. 


HEC'H, pron. poss. Son, sa, aes. Il 
n'est employé qu'en quelques locali- 
tés, et seulement devant les mots qui 
commencent par une voyelle. Hec'h 
ene, son âme, au lieu de he ené. 


HEC'H, pron. pers. T. Lui, il, elle, 
le, la. 


HEC'HON, adj. Voy. EC'HON. 
HED, s. m. Distance, longueur. 


HED, et aussi HED-GWENAN, 5. m. 
Essalm d'abeilles. 


HED, A-HED, prép. Pendant, durant, 
tout le long de. 


HED-DA-HED, adv. Tout au long, 
entièrement. 


HED-6WENAN (gu-enan), 8. m. Es- 
aim d'’abeilles. 


HEG 283 


HEDA, v. a. Allonger. Je ne le crois 
usité nulle part. 


HEDLEDAN, HELEDAN, s. m. Herbe 
aux crapauds, plantain de la grande 
espèce. 


HED-BUEZ, HED-VUEZ. Ce mot 
composé est de nouvelle formation et 
a été inventé pour répondre à un be- 
soin de la civilisation. Je l'ai trouvé 
ainsi écritet employé comme adjectif : 
eul lere hed-bues, une rente visgère. 
À la lettre, une rente pendant vie. 
Bien que je n'approuve pas la ma- 
pière dont ce mot est employé dans 
la phrase ci-dessus, cependant je 
trouve l'invention heureuse, et J'ai 
cherché à la mettre à profit dans mon 
Dictionnaire français-breton 1869, au 
mot VIAGER. Là, comme on peut Ile 
voir, j'ai traité ce mot hed-buex à la 
façon des nrépositions composées 
e-toues, e-keñver et autres, quand elles 
sont en présence -d'un pronom per- 
sonnel ou possessif. Ainai, me am be- 
30 eul leve hed va buéz, au lieu de eul 
leve hed-bues, j'aurai une rente viagère; 
he-mañ en deus bet eul leve hed he vues, 
celui-ci à eu une rente viagère ; c'hout 
ho pezo eul leve hed ho puez, vous au- 
rez une rente viagère, ou, à la lettre, 
vous aurez uBe rente pencant votre 
vie. Ces consiructions sont parfaite- 
ment confurmes au génie de la langue 
bretonne. 


HEERA, Yor. RER 


HEG. Voy. HEL, provocation, chi- 
Cane. 


HEGA, HEGAL, v. D. Hega oc'h. he- 
gal oc'h. provoquer quelqu'un. On dit 
aussi hegasi. 

HEGAR, adj. VOY. NEGARAD. 

HERR, C. VOY. EGAR. 

MEGARAD, adj. Bon, affable. 

MEGAS, 8. m. Agacerie. 

HEGAS, adj. Yor. EGAS. 


HEGASI (hega-si), v. a. Provoquer, 
tracasser, contrarier : p. hegaset. 


284 HEL 
HEGAZ, s. m. VOy. HESAS. 
HEGAZ, ad). Voy. Ets. 


HEGIN, s. m. Germe de graine. Pro- 
nonces heg-in. 


HEGINA, Y. D. Germer. Prononces 
Regina. 


HEGLEO, HEGLEV, 8. m. Echo, et 
aussi joubarbe, plante. 


HEGLEO, adj. Sonore, et aussi intel- 
Mgible et facile à comprendre. Yor. 
HE, particule qui marque la facilité à 
faire, etc. 

HEGLEV, 8. m. Yor. NEGLEO. 


HEGON, adj. Ample, 


spacieux 
étendu. ? N 


HEGON, onnl. V. Mais. H , 
est plus te gen (hay 
HEGDS, s. m. Jen bruyant. Yor. tant. 


HEGOS, HOGOS, adv. C. Presque. Hogos 
maro eo, il est presque mort. 


HEI (he), 8. m. V. T. C. Orge, cé- 
réale. rec 

HEIEZ (he-ies), 8. L Biche, femelle du 
chevreuil. 

HEILZ (hed, 8. m. C. Orge, céréale. 


HEISTR (he-istr), pluriel de heistrenn, 
Y. huitre. 


HEISTRA (he-istra), v. n. Y. pécher 
des hultres. 





HEISTRENN (he-istrenn), 8. f. Y. Hut- 
tre, mollusque de mer; pl. heistr, m. 


HEUZ (he-is), s. m. Orge, céréale. 


HEIZ-DOUE (heg, 8. m. C. Orge 
monda. Je n'ai Jamais pu comprendre 
la sigaification de ce mot que le P. Gré- 

ire donne avec ce sens, et qui, à la 

ttre, sigaife orge de Dieu. 


HEIZER (he-isek) 
ensemencé d'orge. 





Champ d'orge, 





HEI, 


HEIZEZ (he-irex), 8. L. Biche, femelle 
du chevreuil; PNS e 


HES, 8. m. Socousse, tremblement. 
Voy. MEJADENN. 


HEJA, v. a. Secouer, ébranler; p. 
hejet. L'infinitif halat est plus usité. 


HEJADENN, 8. L. Secouste, tremble- 
ment. 

HEJAL, Y. a. Secouer, ébranler; p. 
hejet. Hejal he benn, secouer sa tête. 

HESEIN (heje-in), v. a. Y. Secouer, 
ébranler, et aussi mélanger; D. héjet. 
Le même que hejai. 


HER, s. m. Chicane, contrariété, pro- 
vocation. 


HEL, adj. Y. T. C. Cardiaque. Yer. 
HEAL. 

HEL, 8. m. Y. T. C. Fourche où 
manche de la charrue. 


HELA, v. a. V.T.C. Diriger la charrue 
en la tenant par la fourche. Voy. REMA, 


HEL-ARAR, 5. m. La fourche ou man- 
che de la charrue. Voy. HEL. 


HELAVAR, adj. Eloquent, qui à la 
parole facile. Voy. HE, particule. 


HELEBINI, ady. T. A l'envi. 

HELEOAN. VOy. HEDLEOAN. 

HELENE, HEVLENE. Voy. ce dernier. 

HELER. Yor. HEALER. 

HELESTR. Voy. ELESTR. 

HELESTRENN. Voy. ELESTRENN. 

HELEVEZ, 8. m. Modestie, retenue. 

HELGEZ, ELGEZ (helg-e), 8. mm. Men- 
ton. 

HELGEZEK, ELGEZEK (helg-eseh), ad). 
Qui a un grand menton. 


HEU, 8. m. Y. Poursuite. — Heliein, 
va. V., suivre. 


HEN 
" DEU, 8. m. Sauce, saumure. Voy. 


HELIBER. VOY. HILIBER. 


HELIEIN (helie-in), v. a. Y. Suivre, 
imiter; p. heliet. Yor. HEULIA. 


HELMOI (heëmo), v. n. S'accouder. 


MELMOUER, s. m. Prie-Dieu, sorte de 
chaise pour faire la prière. 


HE-MA, RE-MAN, pron. démonstratif. 
Celui-ci. Au pluriel on dit ar re-mañ, 
ar re-ma. 


HEMIKEN, ady. Sans plus. Ce mot est 
une contraction des mots hep mui ken. 
À la lettre, sans plus davautuge. 


HEMOLC'H, 8. m. (anc.) Chasse au 
gibier. Yay. HEMGLC'HI. 


HEMDLC'H, v. n. Étre en Chaleur, 
parlant d'une vache qui cherche le 
taureau. Hemolc'h a ra ar vioc'h, la 
vache cherche le taureau. 


REMOLC'HET, sorte d’adjectif dérivé 
du précédent. Hemolc'het eo, se dit 
d’une vache qui a été saillie. 


HEMDLC’HI, v. n. (anc.) Chasser au 
gibier. — Hemolc’h, 8. m. (anc.), chas- 
se au gibier. 

HEMP, prép, Y. Sans. Voy. HEP, 


HEMP-KIN, adv. Y. Sans plus. — 
Hemp, Y., sans, et km, V., davantage. 


HEN, pron. pers. Le, la. 

HEN, 8. m. et adj. (anc.) Vieillard, 
vieux, ancien. De cet adjectif dérive 
hena, le plus vieux, alné. Voy.HENERT. 


HENA, superlatif de l’ancien adjectif 


hen ci-dessus. Ce superlatif est usité 


Hee ue son positif ne le soit pas. Ho 
, votre fils aîné. 


HENAF. Ce mot, en Tréguier, s'em- 
ploie au lieu de hena du Léon. Yar. 
HER (anc.). 


HENAFFAELEZ, 8. L (anc.) Droit d'at- 
nesse. — Henaf, alné. 


HEN 285 
HENAL, HANAL. Voy ce dernier. 


MENALEIN, MANALEIN (henale-in), 
v. H. Y. Respirer. 


HENAN. Y. L’atné. C'est le superlatif 
de hen, ad). (anc.) Yor. HENA. 


HENANDED, s. m. Y. Droit d'atnesse. 


Voy. HER, eT (auc.) 


HENAOUR, s. m. Àtné, le plus âgé. 
Ce mot dérive de l'ancien adjectif hen, 
ancieu, vieux. 


HENAOUREZ, s. L. C'est le féminin 
du précédent. 


HENAVELEZ, a. L. Droit d’atnesse. — 
Hen, adj., ancien, vieux. 


' HENCHA. Yor. HIACHA. 
HEND. VOy. HEÂT. 


HEND- BALL, 5. m. Chemin sas 
issue. — Heñt, chemin, et dall. aveu- 


gle. 


HENENT, s. m. (anc.) Vieillesse. — 
Hen, adj. (anc.), vieux. 


HEN-MA-HEN, subst. masc. Et aussi 
hen-ma-hen, un individu, un tel. Ana- 
vezit-hu hen-ha-hen 6 Connaissez-vous 
un tel? 


HEN-HONT, pron. démonst. Celui-là 
(loin de nous); pluriel ar re-hont. 


HENKIN. Voy. HIRR, 
MEN-MA-HEN. VOY. HEN-NA-HEN. 


HEN-NEC'H, pron, démonst. Y. Celui- 
là (près de nous); pl. er re-xe. 


HEN-NEZ, pron. démonst. Celui-là 
(près de DOUS) ; ; pluriel ar re-5e. 


- MEND, HENGEZ, adv. (anc.) Cette 
ouit. Voy. HENOZ. 


HENOAC'H, HINEAC'H, ady. Y. Ce 
soir, cette nuit. Voy. HERRI, 


HENDAZ, ady. C. Cette nuit, ce soir, 
Yor. HENOZ. 


286 HEN 


HENDEZ, HENO, ady, (anc.) Cette 
nuit. VOy. HERI, 


HENOZ, ady. Voy. FENOZ. 


HENT, s. m. (Prononces comme en 
français, hainte). Route, chemin, pas- 
sage, distance, au propre et au figuré; 
pl. heñchou. Enn her! en routel 
Heñt ar Groas. le Chemin de la Croix. 
Mont enn hent adarré, se remettre en 
chemin. 


HENTA, Y. a. Fréquenter, parlant 
des personnes. 


HENTADUREZ, s. L. Fréquentation de 
personnes. 


HENT-DALL, 8. m. Chemin sans 
issue, cul-de-sac. — Heñt, chemin, et 
dall. aveugle. 


HENTE, 8. m. Y. Le prochain, autrui. 


MENTED, s. m. Y. longe à une 
robe, à un meuble. 


HENTEZ, 8. m. Autrui, le prochain. 
Ann heñtez, le prochain. 


HMENT-GWENN (gu-enn), 8. m. Che- 
min battu, très-fréquenté. À la lettre, 
chemin blanc où il n'y a pas d'herbes. 


HENT-HOUARN, s. m. Chemin de fer. 
— Heñt, chemin, et houarn, fer. 


HENTI, Y. a. Fréquenter, parlant 
des personnes, p. hentet. 


HENT-KEO, 8. m. Défilé, chemin 
étroit. — Rent, chemin, et keo, cavité. 


MENT-MEUR, 8. m. Chemin battu, où 
il passe beaucoup de gens. — Heñt, 
chemin, et meur, beaucoup. 


HENT-TREUZ, 8. m. Chemin de tra- 
verse. — Rent, chemin, et reut, en 
travers. 


MENVEL, HANVYEL, v. a. Voy. ce der- 
nier. 


HENVEL, HEVEL, adj. Semblable. 
Heñvel eo ous he dad. ac'h he dad, il 
est semblable à son père. 


HEP 


HENVELEP, HEVELEP, adj. Pareil, 
semblable, conforme. 


HEOL, s. m. Soleil. En grec, hélios. 


HEOLIA, Y. a. et n. Exposer au 
soleil, se mettre ou se chauffer au 
soleil. 


HEOLIATA, v. a. et n. Ile le pême 
sens que heolia. 


HEOR, s. m. Ancre de navire; pl. tou. 


HEORACH, s. m. Mouillage, ancrage 
des navires. 


HEORI, et mienx teurel ann heor 
er-meas, jeter l'ancre, mouiller, par- 
lant d'un navire. 


MEORIA. Voy. le précédent. 


HEOUR, s. m. Y. Àncre de navire; 
pl. heourieu. 


HEP, HER, prép. Sans. Hep na, sans 
que. Hep abek e-bed, sans aucun mp 
tif. Hep soñÿ, sans y penser. Hep en em 
glemm, sans se plaindre. Hep-x-oun, 
sans moi. Hep-t-hañ, sans lui. Hep-t-ho, 
sans eux. Voy. la préposilion sANs, 
Dictionnaire 1869. 


HEP-DISTAK, adv. Continuellement. 
— Hep, sans, et distak, dérivé de dis- 
taga, détacher. 


HEP-DISTRO, adv. Sans retour, but- 
à-but, termes de joueurs.— Hep, sans, 
et distro, s. m., ce que l'on donne au 
jeu pour rendre la partie égale. 


HEP-FAZI, adv. Sans contre-temps, 
sans mésaventure, sans méprise. — 
Hep, sans, et fast, mésaventure, mé- 
prise, bévue. 


HEP-KEN, adv. Seulement, 8805 par- 
tage. — Hep, sans, et ken, davantage. 


HER MAR E-BED, adv. Sans aucun 
doute. À la lettre, sans doute aucun. 


HEP-MUI-KEN, HEMIKEN, sans plus. 
A la lettre, sans plus davantage. 


MEP-PAOUEZ, adv. Continuellement. 
— Hep, sans, et paoues, Y, D., CESSCT. 


HER 


HEP-SKED, sorte d'adjectif. Terne, 
sans éclat. — Hep, sans, et kad, éclat. 


HEP-SONJ, HEP-SONCH, ady. Incon- 
sidérément, à l'improviste, sans y 
penser. — Hep, sans, et son), dessein, 
idée, réflexion. 


MER, pron. pers. régime. Le, la, les. 
M'her goar, je le sais. 


HER, HEAR, s. m. Héritier: pl. ed. 
Penn-her, fils unique. Voy. PENN-HER. 


HER, adj. GC. Hagard. Daoulagad her 
des yeux bagards. ' 


HER, 8. f. Y. Heure. Yor. HEUR. 


HERA, HEERA, RHEA, 8. L. (anc.) Ma- 
dame. En allemand, herr, monsieur. 


HERBERC'H, s. m. Refuge, asile, 
auberge. 


HERBERC’HI, v. a. et n. anc.) Donner 
asile, loger. 


HERBERC'HIA. Voy. HERBERC'HI. 


HERBERC'HIAFF, v. a. et n. (anc.) 
Donner asile, donner l'hospitalité. 


HERBOT. Nom propre. Saint Herbot. 
patron des bêtes à cornes. Voy. SAOUT, 


HE-RE, pron. poss. au pluriel. Les 
siens, les siennes. 


MERE, a. m. Mis here, le mois d'oc- 
tobre. yor. GWENGOLO. 


HEREPIN, 8. 
donné au diable. 


MERETIK, s. m. Hérétique ; pl. ed. 


HEREZ, s. f. Héritière. — Her, héri- 
Uer. Voy. PENN-HEREZ, 


HEREZ, EREZ. Jalousie, envie. Voy. 
ce dernier. 


HEREZI, EREZI. Porter envie. Voy. 
ce dernier. 


HERIEU, a. pl. m. Y. Livre d'heures, 
terme de dévotion. 


HERLEGON. YOT. HERLIKON. 


m. Nom burlesque 


HES 087 


MERLIKON, s. m. Héron blanc, oi- 
seau ; pl. ed. 


Navy Pluriel de houarn, fer à 
val. 


NERNACH, s. m. Vieilles ferrailles. 
mot est une contraction pour 


: houarnach, de houarn, fer. 


HERNECH. YOT, HERNACH. Kos hernach. 
mitraille à canon, vieilles ferrailles. 


HERNEZ. YOT, HARNEZ. 
HERR, ERL, 8. m. Vitesse, élan. Ÿoy. 
ERR. 


HERVE, prép, Y. T. C. Selon, d'aprés. 


HERVEZ, prép. Selon, d’après. Her- 
ves ar c'hig, selon la mode. 


HERZEL, v. n. Causer obstacle, s’op- 
poser à, résister à; p. harre. Ce 
verbe se conjugue sur l'ancien infi- 
nitif harsa, et plus souvent avec 
l’ausiliaire ober. 


HES, HEZ, s. m. Y. Botte, chaussure. 
Ce mot ne s'emploie guère qu'au plu- 
rie] heseu. 


HERR, adj. À sec, tari. Mont da hesk, 
tarir. lL se dit aussi d'une vache qui 
cesse de donner du lait. 


HESK, s. m. Y. Laiche, herbe qui 
coupe les doigts si l'on n'y prend 
garde. Ce mot dérive de heskenn, scie, 
parte que ses feuiiles sont dentelées 
comme une scie. 


HESKA, v. n. (anc.) Tarir. 


HESKED, HESKEDIK, 8. m. Furoncle, 
tumeur. Eunn hesked a zo oc'h he 
preac'h. enn he creac'h, il a un furon- 
cle au bras. 


HESKEIN (heske-in), v. n. V. Et mieux 
Monet de hesk, tarir. - 


HESKEMEN, 8. m. Chevalet de char- 
pentier. 


HESKEMER, s. m. Chantier de scieur 
de long , de charpentier, formé d'or- 
dinaire avec des chevalets, 


288 HEU 


HESKEN, adj. Se dit d'une vache 
sans veau ni lait. 


HESKENN, 8. L. Scie. 


HESKENNA, HESKENNAT, v. a. Scier; 
p. heskennet. 


HESKENNAT. Yor. le précédent. 
HESKENNER, s. m. Scieur : pl. ten. 


HESKIN, 8. m. Persécution, provo- 
cation ; pl. ou. 


HESKINA, v. a. Persécuter, taquiner, 
provoquer ; p. 6. 


HESP, HESK, adj. À sec. Yor. HESK. 


HET, a. m. Y. T. Plaisir, agrément, 
soubait. 


HETA, HETEIN. v. a. Y. Souhaiter, 
faire plaisir, désirer ; p. hetet. 


HETAN, v. a. T. Souhaiter, désirer ; 
p. hetet. 


HETEIN (hee-in), v. a. Y. YOT. HETA. 


HETUS, HETUZ, adj. Y. T. Soubai- 
table, désirable. 


HEUBEUL, 8. m. Voy.EBEUL, poulain. 


HEUBEULEZ, a. f. Yor. EBEULEZ, pou- 
liche. 


HEUBEULIA, v. n. VOy. EBEULIA, pou- 
liner. 


HEUD, s. m. C. Entrave pour cheval ; 
pl. ou. 


HEUD, HEUT, adj. Y. Maladroit. Il 
s'emploie aussi comme adv. Maladroi- 
tement. 


HEUHA, v. a. D. Empètrer ou entra- 
ver, parlant d'un cheval; enrayer, 
parlant d'une roue. 


HEUG, 8. m. Dégoût, répugnance, 
nausée. 


HEUGI (heug<), v. n. Donner de la 
répugnance, du dégoût, parlant des 
mets. 


HEU 


HEUL, 8. m. Suite, cortége. Ar roug 
haul bras gant-hañ, le roi et sa suite. 


HEULIA, v. a. Suivre, imiter, ac- 
complir, observer ; p. heuliet, 


HE-UNAN , adj. des deux genres. 
Seul, étant seul. Hen he-unan, lui- 
même; hi he-unan, elle-même. 0 0616 
en em 00061 he-unan, quand fl se 
trouva seul. On dit he-unanik, s'il s'a- 
git d'un enfant. 


HE-UNANIK, Le même que le précé- 
dent. 


HE-UNAN-KAER, adj. Le même que 
he-unan ; tout seul, absolument seul. 


HEUR, 5, f. Partie du jour appelés 
heure ; pl. heuriou. Div heur eo, il est 
deux heures. 


HEUREUCHIN, 8. m. Hérisson, ani- 
mal ; pl. ed. 


HEUREUCHIN-REUNEK , 8. m. Porc- 
épic, animal. — Heureuchin, hérisson, 
et reunek, couvert de cring, 


HEURIOU, s. pl. m. Heures, livre 
d'heures, terme de dévotion. 


HEURLINK. Voy. HURLIAK. 
HEURLOU. VOy. HURLOU. 


HEURVEZ, s. m. La durée d'une 
heure entière. — Heur, partie du jour 
appelée heure, et ves. Voy. ce dernier. 


HEUT, HEUD, adj. et ady. Maladroit, 
maladroitement. | 


HEUZ, 5. m. Horreur. — Heus am 
eux out-han, j'ai horreur de lui. 


HEUZ, a. m. Botte, chaussure; pl. 
heuzou. Voy. ce dernier. 


HEUZA, v. a. Mettre des bottes à 
quelqu'un. 


HEUZAOU, ancien pluriel de heut, 
botte, chaussure ; il a fait place à 
heuzou dans l'usage, mais il se re- 
trouve dans les deux dérivés suivants. 


MEUZAOUER, 8. m. Bottier. On dit 
plutôt kert. 


HEV 


HEUZAOUI, v. n. Faire des bottes. 
Ce mot est peu usité. Yor. HEUZOU. 


HEUZ!, v. n. Avoir horreur. 


HEUZIK, 8. m. Bottine. C'est le di- 
mioutif de heuz, botte. 


HEUZOU, s. pl. m. Des bottes, des 
uêtres en cuir. — Ober heusou, faire 
es bottes. 


MEUZUZ, adj. Horrible, effrayant. — 
Reus, 8. m., horreur. 


HEVEL, HENVEL, adj. Semblable, 
conforme, égal, pareil. — Hevel eo oc'h 
he dad, il est semblable à son père. 


HEVEL-BOAN, 8. f. Peine du talion. 
À la lettre, semblable peine. Voy. le 
mot TALION, à mon Nouveau Diction- 
ndre 1869. 


HEVEL-BUEZ, sorte d'adjectif qui se 
dit en parlant d’une personne qui res- 
semble beaucoup à une autre.— Hevel- 
buez eo oc'h he dad. il ressemble beau- 
coup à son père. Il s'emploie comme 
hevel, mais il est plus affirmatif. 


HEVELEB. VOY. HEVELEP. 


NEVELEBEKAAT, v. a. Peu usité. 
Assimiler, comparer; p. hevelebekeet. 


HEVELEBEDIGEZ, 8. f. Peu usité. 
Assimilation. 


HEVELEDIGEZ, 8. f. Peu usité. Res- 
semblance. — Hevel, semblable. 


MEVELEP, adj. Conforme, égal, sem- 
blable, pareil. l 


HEVELEZ, 5. L Peu usité. Ressem- 
blance. — Hevel, semblable. 


MEVEL-HMEVEL, adv. D'une manière 
égale, de peu de valeur. A la lettre, 
semblable-semblabie. 


HEVELOUT, et mieux beza herel oc'h, 
ressembler à. 


\ 

HEVLENE, adv. Cette année, dans 
l’année courante. Cette locution n'est 
pas comprise partout. On emploie gé- 
néralement les mots er bioas-mañ, 


HIB 289 


En Cornouaille, on dit et on écrit helene. 
Ces mots semblent dérivés de lene (anc.) 
année. 


HEZ, HES, s. m. Y. Botte, bottine, 
chaussure; pl. hexeu. — Gober hexeu, 
faire des bottes. 


HEZEU, 8. pl. m. Y. Pluriel du pré- 
cédent. 


HEZEUEIN (hezeue-in), v. a. et n. Y. 
Faire des bottes, des bottines, mettre 
des bottes ou bottines à quelqu'un. 


HEZRE, EZRE, 8. m. Y. Octobre. 


Hi, pron. pers. régime. Elle. Ævit-hs, 
pour elle; Rep-d-hi, sans elle. 


HI, pron. pers. sujet. Ils, elles, et 
aussl elle. 


HI, prop. poss. T. Son, sa, ses. 
HIAOL, 5. m. T. Soleil. 


HIAOUE, 8. m. Y. Repos du bétaii à 
l'ombre. 


HIAOUEAT, v. n. Y. 8e reposer à 
l'ombre, parlant du bétail qui se ré- 
fugie dans des lieux humides et om- 


bragés, pendant les heures de grande 
chaleur. 


HIAUL, HIOL (hiô!), a. m. Y. Soleil. 


HIBIL, IBIL, a.m. Cheville, goupille; 
pl. tou. 


HIBIL-AL-LAGAD, 8. m. Prunelle de 
l'œil. A la lettre, cheville de l'œil, 


HIBILIA, IBILIA, v. a. Cheviller. Yar, 
HIBILIAT. 


HIBILIAT, IBILIAT. Voy. HIBILIA. 


HIBOUD, 8. m. Bruit de l'eau qui 
coule, et aussi, médisance, révélation, 
dénonciation. 


HIBOUDAL, v. n. Faire du bruit, 
parlant de l'eau qui coule. 


HIBOUDAL, v. a. Dénoncer, médire, 
rapporter en mal les actions des au- 


37 


290 HIL 


HIBOUBER, s. m. Qui a l'habitude de 
raconter en mal les actes des autres; 
pl. ten. 


HIBOUDEREZ, 8. L. C'est le féminin 
du précédent. 


HIDIV, adv. V. Aujourd'hui. 


HIGENN (hig-enn), 3. L. Hameçon, et, 
par extension, ligne pour pêcher le 
poisson ; pl. ou. 


HIGENNA(ig-enna), et mieux, par kota 
gant ann higenn, pêcher à la ligne. 


HIGOLENN, 8. f. Pierre à aiguiser. 


HIR, 8. m. Hoquet. — HŒ ar maro, 
le râle d’un moribond. 


HIK, 8. m. Y. Chatouillement. 


HIKAL, HIKELN, v. a. V. Chatouiller; 
p. hiket. 


HIKAT, Y. n. Avoir le hoquet. 


HIKEIN (htke-in), v. a. V. Le même 
que hikal. 


HIKET, 8. m. Y. Hoquet. 


HIKETAL, HIKETEIN, v. n. V. Avoir 
le hoquet. 


HIKETEIN (hikete-in), v. n. V. Le même 
que hiketal. 


HIKUZ, adj. V. Chatouilleux. 
HILDRD. Voy. KILDRO. 
HILDRON, adj. (anc.) Mal vêtu. 
HILI, 8. m. Sauce, saumure. 


HILIBER, 8. pl. m. C’est le pluriel 
irrégulier de hiliberenn. 


HILIBERENN, 5. L. Corme, fruit; pl. 
hiliber, masculin. 


HILI-SRDUD, 5. m. Saumure. À Ia 
lettre, sauce piquante. 


HILIEN, 8. f. Sauce. 


HILLIGA, HILLIGAT, Y. a. Flatter ou 
chatouiller les sens ; p. hilliget. 


HIN 


HILLIGUZ, adj. Chatouilleux. Tor. a 
suivant. 


HILLIK, 8. m. Chatouillement. Last 
hillik, être chatouilleux. 


HINCHA, v. a. Conduire, guider en 
chemin; p. hifichet. — Heñt, chemin. 


HINCHER, s. m. Guide en chemin. 


HINEAC'H, adv. V. Cette nuit, ce svir. 
On dit aussi henoac'h. 


HINGUED (hiñgu-ed), s. m. Lisguet, 
terme de marine. 


HINI, sorte de pronom qui se prête 
à plusieurs combinaisons. 4nn : 
celui, celle. Joint à une négation, i 
signise aucun, aucune : n'eux hini, 
il n’y en a aucun, aucune. En compa- 
gnie des pronoms possessifs, il forme 
des adjectifs possessifs : va-hini, le 
mien, la mienne; da-hini, le tien, la 
tienne; he-hini, le sien, la sienne, 
etc. Les pluriels de ces adjectifs pos- 
sessifs sont : va-re, les miens, les 
mienves; da-re, les tiens, les tiennes ; 
he-re, les siens, les siennes, etc. Lors- 
que l’on veut appuyer davantage sur la 
possession de l'objet dont on parle, 
on ajoute un pronom personnel après 
ces adjectifs nossessifs. Ainsi, au lieu 
de va-hini, da-hini, hon-hini, etc., on 
dit va-hini-me, da-hini-de, hon-hini-ni. 
A la lettre, le mien moi, le tien toi, le 
nôtre nous, elc. ; et de même au plu- 
riel, ca-re-me, da-re-de, hon-re-ni. À 
la lettre, les miens moi, les tiens toi, 
les nôtres nous, etc. Hini s’emploie 
aussi avec un adjectif dans la formo 
suivante : ann hmt koz, le vieux, ann 
hmt gos, la vieille. À la lettre, celui 
vieux, celle vieille. Avec un super- 
latif, il a encore un autre sens : ann 
hmt kosa, le plus âgé, l'atné d’une 
famille; ann hini gosa, la plus âgée, 
l'atnée d'une famille. Le mot hant, qui 
s'emploie en Vannes, Tréguier et Cor- 
nouaille au lieu de hm du Léon, revêt 
les mêmes formes que ce dernier, en 
tenant compte des différences des dia- 
lectes. Ainsi, ann hant gous, C., la : 
vieille; enn han koc'h, V., le vieux, 
etc. 


HINI E-BED, pron. Aucun, aucune. 


HIR 


À la lettre, hami er bed, aucun dans le 
monde. 


HINIENNOU, prop, Plusieurs, quel- 
ques-uns. Hiniennou a ra evebkse, quel- 
ques-uns agissent de la sorte. 


HINIU, HIRIU, adr. Y. Aujourd'hui. 
Voy. HIRO. 


HINKANE, INKANE, 5. m. Cheval qui 
va à amble, haquenée. 


HINKIN, 5. m. Pointe en fer d'un 
fuseau de quenouille, et, par exten- 
sion, tout le fuseau: chandelle de 
glace aux toits. Groñch hinkin, men- 
ton de galoche. On comprend cette 
appellation. On écrit aussi (kn. 


HINNOAL, v. n. Crier ou braire comme 
font les ânes. Voy. le suivant. 


HINNOD, s. m. Cri de l'âne. 


HINON, HYNON, adj. (anc.) Serein, 
parlant du ciel après la pluie. 


HINVIZ, HIVIZ. Voy. ce dernier. 
HIOL, HIAUL (dñ, 8. m. Y. Soleil. 


HIOR, 108, 8. m. Y. Ancre de navire ; 
pi. hioreu, hiorieu. 


HIR, et mieux HIRR, adj. Long. Voy. 
HIRR, 


HIRBAD, HIRRBAD, 8. m. Longue 
durée. Ge mot est composé de hir, 
hirr, long, et de pad (anc.), durée. 


HIRBADUZ, HIRRBSADUZ, adj. Qui est 
de longue durée. — Hir, hirr, long, 
et padusz (anc.), de longue durée. 


HIREAC’H, s. m. Y. Eonul. 


HIRHOAL, HIRR-HOAL, 8. m. T. Lon- 
gue durée de vie, long âge. — Hir, 
hirr, long, et hoal, T., âge. 


HIRHOALET, HIRR-HOALET, adj. T. 
Très-âgé, décrépit. — Hir, hirr, long, 
et hoalst, T., âgé. ° 


HIRHOAZLUS, HIRHOAZLUZ, adj. (anc..) 
Très-âgé.— Hir, hirr, long, et hoazius 
(anc.), âgé. 


HIR 291 


HIRIE, ady. T. Aujourd'hui. 


HIRIN, pluriel irrégulier de hiri- 
nenn. VOy. DOUR-MRIN. 


HIRINEK, s. f. Lieu planté de prune- 
iers. 


HIRINENN, 8. f. Prunclier, arbuste; 
prunelle, fruit de l'épine noire ou 
prunelier; pl. hirin, masculin. 


HIRIO, adv. Aujourd'hui. Hirio penn 
bloas. aujourd'hui en on an. À la let- 
tre, aujourd’hui bout d'un an. 


HIRIOU, ady. G. Aujourd'hui. 


HIRIS, s. m. Y. Déch pour l’eau 
superflue d’un étang; c’est ane sorte 
de grille. 


HIRIS, 8. m. Y. Horreur, répugnances. 


HIRISEIN (hiri-se-in), v. n. Y. Axoîfr 
horreur, pâlir de peur. 


HIRISUZ, adj. Y. Horrible, Pronon- 
cez hiri-sux. - 
HIRIV, adv. V. Aujourd'hui. 
HIRLANCHENN, et aussi HIRA-LAN- 
CHENN, 8. m. Celui qui a une mau- 
vaise langue. — Hirr, long, et lan- 


chenn, langue causeuse. À la lettre, 
longue langue causeuse. 


HIRNEZ, s. m. Longueur. Evitez ce 
mot, il ne serait pas compris. 


HIRON, 8. m. et adj. Métis ; pl. ed. 

HIROUZA, IROUZA, v. n. B. Hennir. 

HIRR, HIR, adj. Long, étendu, diffas, 
qui dure longtemps. Comparatif, hir- 
rac'h ; superlatif, hirra. — Le Hir est 
un nom de famille très-répandu. 


HIRRAAT, Y. a. et n. Allonger, pro- 
longer, croître. 


HIRR-BAD. VOy. HIRBAD. 
HIRR-BADUZ. VOy. HIRBADUZ. 
HIRAEC'H, s. m. Y. impatience. 


292 HIZ 


HIRREZ, s. m. Longuenr. Evitez ce 
mot, il ne serait pas compris. 


HIRR-HOAL. Yor. HIRHOAL. T. 
HIRR-HOALET. Yar. HIRHOALET. T. 
HIRR-HOAZLUZ. VOy. HIRHOAZLUZ. T. 
HIRR-LANCHENN. VOy. HIRLARCHENN. 
HIRVIN. Voy. IAMIN, navet. 
HIRVINEK. VOY. IRVINEK. 


HIAVOUD, s. m. Sanglot, gémisse- 
ment; pl. ou. 


HIRVOUDEIN (hirvoude-in), v. n. Y. 
Gémir, se lamenter: p. héfrvoudet. 


HIRVOUDI, v. 0. Se lamenter. gémir, 
sangloter ; p. hirvoudet. Ce verbe 
comme la plupart des verbes neutres, 
se conjugue vec le verbe auxiliaire 


ober. 

HIRVODUDUZ, adj. Plaintif. 

HISA, ISA (hi-sa). Yor. ISAL. 

HISKIN. Yor, HESKIN. 

HISTR, 8. pl. m. C’est le pluriel irré- 
gulier de histrenn, huitre, mollusque 
de mer. 

HISTRA, v. n. Pêcher des huîtres. 


HISTREK, 8. f. Banc d’huttres, parc 
aux huîtres. 


HISTRENN, 8. L. Huiître, mollusque; 
pl. hair, masculin. 


HITIK, adj. Qui ne peut se désalté- 
er Hitnik unn, je ne puis me désal- 
rer. 


HIVIZ, HINVIZ, s. L Chemise de 
femme; pl. hivisuu, hitisiou (hivi-siou). 


HIVIZENN, s. L Chemiselte, cami- 
sole, vêtement de femme. 


HIVIZIKEN, adv. Désormais. 
HIZI0, ady. Y. Aujourd'hui. 
HIZIU, ady. (anc.) Aujourd'hui. 


HOC 


HO, pron. poss. Leur, leurs. Après 
ce pronom, les lettres fortes K, P,T, 
s'adoucissent. Ho fennou, au lien de 
ho pennou, leurs têtes ; ho c'h pour 
ho Hi. leur chien, etc. Voy. la gram- 
maire. 


HO, pron. poss. Votre, vos. Après 
ce pronom, les lettres faibles se 
changent en fortes. Ho preur, au lieu 
de ho breur, votre frère; ho (oura, 
au lieu de ho dourn, votre main. Voy. 
la grammaire. 


HO, pron. pers. régime. Vous. Après 
ce pronom, les lettres douces se chan- 
gent en fortes ou dures. Evit ho kve- 
let, au lieu de evit ho gwelet, pour vous 
voir. Voy. la grammaire. 


HD, pron, pers. régime. Les, eus. 
Après ce pronom, les lettres K, P,T 
se changent en CH, f et Z. Eott ho 
c'haret, au lieu de evtt ho karet, pour 
les aimer. Voyez la grammaire. 


HOAL, s. m. T. Âge. 


HOALA, v. a. Attirer à soi par per- 
suasion. 


HOALET, adj. T. Agé, avancé en âge. 
HOALUZ, adj. (anc.) Avancé en âge. 


HOARN, 8. m. Y. T. C. Fer, métal; 
fer de cheval. 


HOARNEIN (hoarn-e-in), v. a. Y. 
Ferrer; p. hoarnet. Vuy. HOUARNA. 


HOAZL, OAZL, 8. m. (anc.) Age. 


HOSIFF, v. n. (anc.) Remuer, bouger, 
changer de place. 


HOBREGON, 8. m. Cuirasse, cotte 
d'armes. 


HOC'H, 8. m. Y. Cochon mâle, verrat. 
Voy. HAUC'H. 


HOC'H, pron. pers. Toujours régime. 
Vous. Gan-e-hoc'h, avec vous. En quel- 
ques localités de Vannes on dit horc'h. 


HOC'H, pron. poss. Votre, vos. Il ne 
s'emploie que devant les voyelles. — 
Hoc'h arc'hant, votre urgent. Hoc'h 
ter, vos poules. 


HOL 


HOC'HA, DDC'HA, v. n. Grogner com- 
me les pourceaux. Ge verbe se conju- 
gue avec le verbe auxiliaire ober. 


HOC'HEREZ, DOC'HEREZ, 8. m. Gro- 
gnement des pourceaux. 


HOC'H-GOUE, s. m. Y. Songlier; pl. 
moc'h-goue. À la lettre, cochon mâle 
sauvage (goue). 


HOC'H-UNAN, pron. Vous-même, au 
singulier et au pluriel, vous tout seul, 
vous tout seuls. 


HOD, HAUCD (had, a. m. Y. Entrave 
pour cheval; pl. hodeu. 


HODEIN, HAUDEIN (hôd-e-in), v. a. Y. 
Entraver, parlant d’un cheval ; p. ho- 


HOGAN, HOGON, a. m. pl. C’est le 
pluriel de hoganenn. 


HOGANENN, sf. Fruit de l'aubépine; 
pl. hogan, masculin. 


HOGED. Voy. 06E0, berse. 
HOGEDI. Yor, 06EDI, herser. 
MOGEN (hog-en), conj. Mais. 


HOGENN (hog-enn), s. L. Amas, tas; 
pl. ou. 


HOGENNA (hog-enna), v. a. Amasser, 
mettre en tas; D. et. 


HOGON. Voy. HOGAN. 


H2G0S, HEGDS, adv. C. Presque. 
Hogos maro eo, il est presque mort. 


HOGOZ. Voy. H0G0S. 


HOGRO, s. m. T. Fruit de l'aubépine; 
on dit aussi hogan. 


HOL, pron. pers. Notre, nos. Ce 
mot, je crois, n'a été employé que par 
Le Gonidec, il pensait qu'on devait 
dire hol lestr, notre navire, comme on 
dit, al lestr, le navire. En fait, on dit 
partout hon lestr ou hor lestr. 


HOLENN, 8. m. T. Sel, minéral. 


HON 293 


HOLENNENN, s. L. T. Marais saint: 
pl. holennegner. 


OLENNER, s. m. T. Saunier; pl. 


ten 


HOLL, adj. Tout, tous, toutes. En 
grec, holos. Quelques-uns écrivent oll: 
pour moi, je préfère holt. Après ce mot 
il T a quelques lettres dures ou fortes 
qui s’adoucissent : ann holt dud, au 
lieu de ann holl tud, tous les hommes. 
Voy. la Grammaire, et aussi mon 
Nouveau Dictionnaire 1869, au mot 
TOUT, adj. 


HOLL, adv. Entièrement. — Brein 
holl eo, il est entièrement pourri. 


HOLLA! interjection. Gare! hola) 


HOLLA’TA! pour HOLLA ETA! Le 
même que le précédent, avec nouvelle 
injone on toutefois, À la lettre, gare 

onc! 


HOLL-C'HALLOUD, s. m. Toute-puis- 
sance, parlant de Dieu. 


HOLL-C'HALLOUDEK, adj. Tout-puis- 
sant, parlant de Dieu. 


HOLL-C'HALLOUOUZ, adj. Le même 
que le précédent. 


HOLOVEIN (holove-in), v. n. Y. Aller 
au lof, terme de mariue. 


HON, pron. poss. Notre, nos. — Hon 
ti, notre maison; hon amezeien, 008 
voisins; hon daou varc'h. no3 deux 
chevaux. 


HON, pron. pers. régime et sujet. 
Nous. Ni hon eux naoun, nous avons 
faim. Evit hon difenn, pour nous dé- 
fendre. 


HON-HINI, pron, poss. des deux 
genres. Le nôtre, la nôtre. Au pluriel, 
hon-re, les nôtres. Voy. la grammaire. 


HON-RE, pron. poss. pluriel. Voy. 
le précédent. 


HONT, part. démonstrative qui in- 
dique que l’objet est éloigné de nous. 
Ann den-hont, cet homme-là, loin de 
nous. 


294 


HON-UNAN, 
nous étant seu 


HOR 


pronom. Nous-mêmes, 
8. 


HOP, s. m. Cri pour appeler et faire 
venir. 


HOPA, v. a. Crier pour faire venir, 
héler. 


HDPAD, 8. m. Le même que hop. 
HOPAL, v. a. Le même que kopa. 
HOR, pron. pers. régime. Nous. 


Après ce pronom personnel, le K seul ‘ 


se change en C'H. Ert hor c'haret, 
pour nous aimer, au lieu de evit hor 
Karet, 


HOR, pron. poss. Notre, nos. Après 
ce pronom possessif, le K seul se 
change en C'H : Hor c'h. notre chien, 
au lieu de hor ki. Quelques auteurs 
disent aussi hor zae, au lieu de hor sue, 
notre robe. 


HORBALAN, 8. m. Pétoncle, coquil- 
lage de mer. 


HORC'H, 8. f. Y. Maillet, marteau en 
bois, pilon: pl. eu. 


HORC'H, pron. poss. et pers. Voy. 
HOC'H. 


HORDENN, s. f, Charge, paquet, faix; 
pl. ou. 


HORDENNA, v.a. Botteler, mettre en 
paquet ; p. et. 


HO-RE, adj. poss. Les vôtres, les 
leurs. 


HORELL, 8. m. Balle pour jouer au 
eu de la crosse; pl. ou. — C’hoari ann 
orell, jeu de la crosse, jouer à ce jeu. 
— Le pluriel horellou est un nom de 
famille. 


HORELLA. VOy. HORELLAT. 


HDRELLAT, HORJELLAT, v. n. Chan- 
celer, branler, être irrésolu, secouer, 
cahoter. 


HORELLAT, et mieux, c'hoan ann 
horell, jouer au jeu de la crosse. Yor. 
HORELL. 


HOU 


HORELLER, 8. m. Joueur au jeu de 
la crosse; pl. ien. Yor. HORELL. 


HORELLUZ, adj. Chancelant. 


MORJELLA, NORJELLAT, v. n. Branlier, 
chanceler, secouer, caboter, être ir- 
solu. 


HOROLACH, 8. m. Horloge, pendale 
de toute nature; pl. ou. 


HOROLACH-HEOL, s. m. Cadran s0- 
jai re. — Horolach, horloge, et heot, s0- 
eil. 


HORZ, 8. f. Maillet pour broyer le 
chanvre, le lin, pour fendre le bois, 
pour piler la lande destinée à la nour- 
riture des bestiaux. 


HOSK, OSK, 8. m. Y. Entaille ; pl..eu. 


HOSKAD, s. m. Y. Eteule, tuyau de 
paille entre deux nœuds; pl. eu. 


HOSKEIN, OSKEIN (hosk-e-in), v. a. Y. 
Entailler ; p. hosket. Yor. H6Sk. 


MOSKELLEIN (hoskelle-in), v. n. Y. 
Chanceler, branler ; p. hoskellet. 


HOSPID, 8. m. (anc.) Chaland d'on 
marchand, pratique, acheteur, hôte 
qui loge ou est logé. Voy. HS. En 
latin, hospes. 


HOSTALERI, 8. f. Hôtellerie, auberge; 
pl. hostaleriou. 


HOSTIF. VOy. HOSTIV. 

HOSTIS, HOSTIZ. Voy. ce dernier. — 
L’Hostis est un nom de famille très- 
commun. 


HOSTIV, 8. m. Hostie que le prêtre 
consacre. 


HOSTIZ, 8. m. Pratique ou chaland 
d'un marchand, acheteur, hôte qui 
logeouest logé; pl.hostisien [hosti-sien). 


HOSTIZEZ, 8. f. C’est le féminin du 
précédent. 


HOU, pron. pers. V. Lui, vous. 


HOU 
HOU, pron. poss. V. Vôtre, vos, leur, 
leurs. 


HOUAD, 8. m. Canard mâle; pl. 


aMOVADEL, 8. f. Canard femelle ; pl. 
ea. 


HOUAD-GOUEZ, s. m. Canard sauvage. 


: HOUADIK, s. m. Albran, oiseau. C'est 
le diminutif de houad, canard. 


HOUARN, 8. m. Fer, métal; fer à 
repasser le linge, fer de tailleur, fer 
de cheval; pl. hern. 


HOUARN-FORNIGELL (fornig-ell),s. m. 
Plaque en fer du fond de ia cheminée. 
Voy. FORNIGELL. 


HOUARN-GWENN (gu-enn), s. m. Fer- 
blanc ou fer en lames minces trempées 
à chaud dans l'étain fondu. C’est une 
imitation du français fer-blanc. 


HOUARN-KEMENER, s. m. Fer de toil- 
leur d’habits. A la lettre, fer de taii- 
eur. 


HOUARN-MARC’H, s. m. Fer de che- 
val; pl. hern-marc'h. 


HOUARNA, v. a. Ferrer, garnir de 
fer un objet ou le pied d'un cheval; 
p. houarnet. Houarna eur marc'h. fer- 
rer un cheval. 


HDUARNEXK, adj. Qui renferme dufer, 
qui est de la nature du fer. 


HOUARNER, 8. m. Et mieux houarner 
ketek, maréchal-ferrant. À la lettre, 
ferreur de chevaux. 


HDUAT, 8. m. V. Canard mâle; pl. 
houed. Voy. HOUED. 


HOUC’H, s. m. Cochon mâle; pl. ed. 


HOUC’HELLA, v. n. Fouiller comme 
les pourceaux avec leur groin. 


HOUC'H-GOUEZ, 8. m. Sanglier. — 
Houc'h, porc, et goues, sauvage. 


HOUC'H-TOURC'H, s. m. Verrat. À la 
lettre, cochon mâle. 


HOUE, 8. m. V. Joubarbe, plante. 


HO- 295 


HOUE, C'HOUE, 8. m. Y. Poussière, 
poudre. 


HOUEDB, HOUET, s. m. V. Canard mâle; 
pl. houed. 


HOUEDEZ, HOUEDES, 8. L. Y. Canard 
femelle. 


HOUEDIK, s. m. Y. Albran, oiseau 
aquatique. G'est le diminutif de houed. Y. 


HOUEEK, C’HOUEEK, adj. Y. Pou- 
dreux, couvert de poussière. 


HOGBEEIN, C'HOUEEIN Done Y. 
a. Y. Couvrir de poussière. — Houe, 
c'houe, Y. Poussière. 


HOUET. YOT, HOUEO. 
HOUIBI, pluriel irrégulier de houad. 


HOUIZEIN (houixe-in), v. n. Y. Re- 
culer, parlant d'un cheval attelé à 
une voiture. Il se conjugue avec 
l’auxiliaire gober, de Vannes. 


HDUJA. Terme de charretier en 
certains lieux, pour dire : en arrière! 


HOUL, s. pl. m. C'est le pluriel ir- 
régulier de houlena. 


HOULENN, 8. f. Vague ou lame de la 
mer ; pl. houl, masculin. Les mots 
francais Houle et Houleux doivent des- 
cendre de ce substantif breton, lequel 
a pris naissance sur les bords de la 
mer, et de là passer dans le pays ia- 
térieur. 


HOULENNA, y. n. Former des vagues, 
ou se former en lames; en vagues, 
parlant des eaux de la mer. 


HOULIER, s. m. Homme qui tient 
une maison de prostitution ; pl. ten. 


HOULIEREZ, 8. 1. C'est le féminin du 
précédent. 


HOU-MA, HOU-MAN, pron. dé- 
monstratif. Celle-ci, tuut près de nous. 


HO-UNAN, pron. Eux-mêmes, elles- 
mêmes, eux étant tout seuls, elles 
étant toutes seules. 


296 HUA 


HOUN-HONT, pron, Celle-là, loin de 
nous. 


HOUN-NEZ, prov. Celle-là, qui n'est 
pas la plus rapprochée de nous, ni la 
plus éloignée. 


HOUPADIK, s. m. Ce mot se dit pour 
exprimer une bouchée qui a de la 
peine à passer dans le gosier, ainsi 
qu'il arrive pour certains fruits âcres 
ou pâteux. Quand on les a avalés, on 
dit : ouf! C’est ce dernier mot qu’ex- 
prime houpadik. C'est pourquoi on 
appelle les poires d’étranguillon : per 
tri lonk hag eunn houpadik. À la let- 
tre, des poires qu'il faut avaler trois 
fois, et ensuite, dire ouf! Yor. LON«. 


HOUPERIGA, v. a. Tromper, duper. 


HOUPERIK, adj. Facile à duper, qui 
est souvent dupe. 


HOUPERIK, s. m. Huppe, oiseau. 


HOUPER-NOZ, s. m. Oiseau de mau- 
vais augure, parlant d'une personne. 


HOUPEZ, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de houperenn. 


HOUPEZEK, 8. f. Houblonnière. 


HOUPEZENN, 5. L. Plant de houblon; 
pl. houpez, masculin. 


HOUPI, v. n. Se hérisser, parlant 
des cheveux, 


HOURMEL, OURMEL. Yor, ce der- 
nier. 


HOURZAL, y. n. (anc.) Bouder. 


HOUZ, 8. m. Y. Botte, chaussure, 
bottine ; pl. houseu. 


HU, pron. pers. interrogatif. Vous. 
Petra rit-hu axe ? Que faites-vous là? 


HU, a. m. Huée sur le loup et sur 
les personnes. 


HUA, v. n. VOy. HUDA. 


HUAL, HUDAL, et mieux, kral hu 
war, huer quelqu'un. Voy. HU, 8. m. 


HUD 


HUAL, s. m. Entrave de cheval, et, 
par extension, empêchement, obstaele; 
pl. ou. 


HUALA, Y. a. Empêtrer, entraver; 
b, hualet. 


HUALET, adj. Eunn den hualet, yn 
lambin, un homme qui est toujours 
en retard. Yor. HUALA. 


HUALOU, 8. pi. m. Obstacles, empê- 
chements. 


HUAN, s. m. Y. Pousgsière. 


HUAN, 8. m. (anc.) Soupir, gémis- 
sement. | 


HUANAD, 8. m. Soupir, sanglot, 
gémissement ; pl. ou. 


HUANADA, v. n. Pousser des gémis- 
sements. Il se conjugue le plus sou- 
vent avec l'auxiliaire ober. 


HUANADEIN (huanad-ein), Y. n. Y. 
Gémir. 


HUANADI. VOy. HUANADA. 


HU-BLEI2 (ble-iz), 8. m. Huée ou cri 
que poussent les chasseurs pour la 
chasse aux loups. — Ju, huée. et 
blez, loup. Krai hu war ar bleis, 
faire la huée au loup. 


HUSQT, 8. m. C. Fripon, canaille: 
pl. ed. 


HUBOTA, v. n. C. Vivre en canaille. 
HUBOTEZ, 8. f. Femme canaille. 


HUCH, 8. m. Y. Cri pour appeler et 
faire venir. 


HUCHAL, Y. n, Y. Crier pour appeler 
et faire venir, piailler, crier haro sur 
quelqu'un. Yor, HOPA. 


HUD, adj. C. T. Rusé, fin, ensorcelé. 
Voy. HUD-GLAZARD. 


HUD, 5. m. Sorcellerie, enchante- 
ment. 


HUDA, HUA, Yor. HUDAL, HUAL, 


HUE 
HUDAL. Voy. HUAL, Y. 8. 


HUDEEIN (hudee-in), Y. a. Y. Huer 
quelqu'un ; p. hudees. 


HUDENN. Voy. HURENN, Y. Nuage. 
HUGENNEK. Yo. HURENNEK, V. Nua- 


HUD-GLAZARD, s. m. C. Caméléon. 

Hud, ensorcelé, et glaxard, lézard. 
Ce nom lui a sans doute été donné à 
cause de la propriété qu'il possède de 
changer de couleur. Yor. HUDI. 


HUBI, v. a. (anc.) Ensorceler, en- 
chanter. Voy. HUD. 


HUDIFF, v. a. (anc.) Voy. H 


HUDLAER, 8. m. T. Escroc. — Hud, 
rusé, et laer, voleur. 


HUDOL, s. m. (anc.) Sorcier. Voy. 
HUDI. 





HUDU, +. ic.) Le même que 
P, Y. x (ane) qu 


HUQUR, adj. Sale, malpropre, dés- 
‘honnête, obscène. 


HUDURAAT, v. n. Devenir malpro- 
pre, déshonnèête, etc. 


HUOUREC'H, s. m. Y. Salelé. 


HUQUBENN, 8. 1. Souillon, salope. 
— Hudur, sale, obscène. 


HUEDA, Y. n. (anc.) Vomir. Yor. 
CHOUEOA. 


HUEGAN, 5. m. Y. Pistache ou frait 
du pistachier. Giveenn hueyan, pista- 
chier, arbuste. À la lettre, arbre de 
pistaches. 


HUEL, adj. Haut, élevé, et, par ex- 
tension, fer, arrogant, hautain. Com- 
paratif, hueloc'h; superlatif, huela. 
Sevel hueloc'h, avoir de l'avancement. 


HUEL, adr. À voix haute. Roms 
huél, parler à voix haute. 


HUEL, s. m. Suie de cheminée. 
Voy. HUZEL el HUEL-MOGED, 





HUI 297 


HUELAAT, v. a. Rendre plus haut, 
bausser, parlant d'un mur, etc.; p. 
hueleet, hueleas. 


HUELDER, s. m. Hauteur, élévation, 
une des dimensions des corps. 
HUELENN, s. L. T. Jupe. 


HUELENN, 8. L. Eminence, élévation, 
Lieu élevé ; pl. ou. 


HUELEN-C'HOUERO, s. L Abain(be, 
plaite. 
Bain (renn), 8. L Armolse, 


HUEL-MOGED (mog-ed), 8. m. Suie de 
cheminée. — Bug), husel, lg, et 
moged, famée. À la lettre, sple ar: 
mée par la fumée. 


HUEL-VARR, 8. m. C'est un des 
noms que l'on donne au gui, plante 
parasite qui croît sur lés chènes et les 
pommiers sans avoir d'altache au sol. 
À la lettre, huel, élevé, et barr, bran- 
che. VOy. DOUR-DERO. 

HUENGLOU, 8. m. (anc.) Sarcloir. 

HUER. Voy. HUIER, évier d'écurie, 

HUERE, 8. m. (anc.) Conduit. 

HUERNI, Y. a. et n. Iojurier, insul- 
ter; p. huernet, Je ne connais ce mot 
que par le dictionnaire de Le Gontdec. 

HUERNUZ, ad). Querelleur, bargneux. 


HUGEDENN (hug-edenn), 8. L Y. 
Luette. 


HUGENN (hug-enn), 8. L. Luette. 


HUGEDLENN (hug-solenn), 8. L Y. 
Ampoules de toutes sortes ; pl. eu. 


HUGET (hug-et), 8. m. Y. Luette. 


HUGONOD, s. m. Protestant, hugue- 
not ; pl. ed. 


HUIER, HUER, 8. m. Y. Bier d'écu- 
rie; pl. (m. 


HUILER, HULER. Voy. ce dernier, 
38 


298 HUP 


HUILEREIN, HULEREIN (huiler-e-in), 
. à. Y. Yy. HULEREIN. 


HULER, s. m. Y. Suie de cheminée. 


HULEREIN (huler-e-in), v.a. Y. Noircir 
avec de la suie; p. huleret. 


HUN, pron. pers. toujours régime. 
Nous. : 


HUN, 5. m. (anc.) Sommeil. Ce mot 
n’est plus usité en ce sens, mais on le 
retrouve dans quelques mots com- 
posés qui sont en usage aujourd'hui; 
de ce nombre, sont : dihun, éveillé ; 
hunegan, marmotte, animal. 


HUNA, v. n. (ane.) Dormir. Ce mot 
n'est plus usité, mais on le retrouve 
dans le mot dihuna, réveiller, qui est 
usité. Voy. HUN. 


HUNE, 8. L Y. Rêve ; pl. huneeu. Ce 
mot dérive de hun, sommeil. 


' HUNEAL, HUNEIN, v. n. Y. Avoir des 
rêves; p. huneet. Yor. HUN, 8. m. 


HUNEEIN (hune-e-in), v. n, V. Le 
même que huneal. Voy. HUN. 


HUNEGAN, s. m. Marmotte, liron, 
animaux ; et aussi homme qui dort 
trop d'habitude. Ce mot dérive de hun 
(anc.), sommeil. 


HUNER, HUNIER, s. m. (anc.) Dor- 
meur. 


HUNERES, HUNIERES, s.f. (anc.) Dor- 
meuse. 


HUNIA, HUNA. Voy. ce dernier. 


HUNVRE, 8. L C. T. Songe, rêve, ex- 
travagance; pl. hunvreou. 


MUPERI, Y. a. Hier quelqu'un. — 
Hu, huée. 


HYN 


HURENN, HUDENN, 8. f. Y. Nuage; 
pl. eu. 


HURENNEK, HUDENNEK, adj. Y. 
Nuageux, nébuleux, et aussi taciturne. 


HURLINK, 8. m. Cauchemar. 
HURLOU. Voy. URLOU. Crampes vio- 
lentes. 


HURLOUER, 8. L. Egopode, plante. 

MUST, s. m. C. Robe à queue. 

HUVEL, adj. (anc.) Humble. Yor. 
UEL, 


HUVRE, 8. 1. Rère, songe, idée ex- 
travagante, radotage; pl. huvreou. 


HUVREAL, v. n. Avoir des rêves, des 
songes, dire des extravagances, ra- 
oter. 


HUVREER, s. m. Qùi a souvent des 
songes, des rêves. 


HUVREOU, s. pl. f. Des rêves, et, 
extension, il se dit des vaines pensées, 
en termes de dévotion. 


HUZEL, HUZIL, s. m. Suie de che- 
minée. Quelques-uns disent huél, 


HUZELEN, 8. f. Absinthe, plante. 
Yoy. HUELEN-C'HOUERO. 


HUZELIA, HUZILIA, v.a et n. Noircir 
avec de la suie, se former, parlant de 
la suie. 


HUZIL, HUZEL, 8. m. Suie. 


HUZUILL (les L mouillées), s. m. B. 
Suie de cheminée. 


HYBU, v. a. (anc.) Arrêter, empêcher 
d'aller. 


HYNON, HINON, adj. (anc.) Serein, 
parlant du temps après la pluie. 


IAL 


IA, particule affirmative. Oui. En al- 
lemand, 19. 


IA-DA, particule affirmative. Oui as- 
surément. 


IA-VAD, particule aflirmative. Bien 
volontiers. 


LAC'H, adj. Sain, dispos, bien portant. 
Voy. les suivants. 


lAC'HAAT, v. a. Guérir, et aussi en- 
lever la partie gâtée d'on fruit ou autre 
chose; p. iac’heet, iac’heat. 


lAC'H-KLOC'H, adj. Très-bien portant, 
très-sain. À la lettre, sain comme 
cloche. 


IAC'H-PESK, adj. Très-bien portant. 
À la lettre, bien portant comme poisson. 


tAC’HUZ, adj. Salubre, salutaire, bon 
à la santé. 


IALC'H, s. L Bourse à argent, blouse 
de billard; pl. ilc'hier. — Paotr ann 
trouc'h-ialc'h, voleur de bourse. À la 
lettre, garcon coupe-bourse. 


IALC'H-AR-PERSOUN, s. L Boursette, 
plante. A la lettre, bourse au curé. Je 
ne comprends pas cette dénomination 
qui est imitée du francais. 


IALC'H-ESKOP, s. L. Boursette, plante. 
À la lettre, bourse à l’évêque. Yor. le 
pr. écédent. 


IAN 


 fANN, 8. m. Bar, surmulet, pois- 
SODS; pl. tanned. 


IANN, nom propre. Ce prénom ou 
nom de baptême est, ainsi que son 
diminutif Zannik, petit Jean, un mot 
sur lequel on se plaît, comme en 
français sur le mot Jean, à accumuler 
tous les défauts que peuvent avoir les 
hommes. 1l est entendu que, comme 
en français aussi, ces expressions ne 
s'emploient que dans le style familier 
et trivial, et ne sont guère usitées 
qu'au vocalif, sous forme d'interpel- 
lation. C'est ainsi que s'il s'agit d'in- 
terpeller un benêt, un imbécile, on 
Jui dit : Ke, Iann banezenn, pour Jann 
panezenn, va-t-en, Jean panais, Jean 
bête comme les animaux qui ne man- 
gent que des panais. En passant, et 
pour ce premier exemple, on nous 
permettra de faire remarquer que le 
mot banezsenn, substitué ici au mot 
radical panezenn, est le résultat des 
règles d'euphonie que nous avons ex- 
posées au mot nom de mon Nouveau 
Dictionnaire français-breton 1869. — 
S'il s'agit d'apostropher un homme 
qui tolère l'inconduite de sa femme ou 
qui s'aveugle à ce sujet, on lui dit : 
lann- lann, Jean-Jean, deux _ fois Jean, 
ou bien encore, Jannik kouñntant, Jean 
le cocu. À la lettre, Jean content. Dans 
ce même ordre d'idées, on dit : lann 
billenn, pour lonn pillenn, Jean que 
nille, Jean déguenillé, à celui que l'in- 
conduite a réduit à la misère; [ann 
trapet, Jean benèêt; lann frank he 


300 IAO 


c'houzouk, à un ivrogne. À la lettre, 
Jean large son gosier. Jann-laou, se 
dit à un homme malpropre ou couvert 
de vermine. À la lettre, Jean aux poux. 
Enfin les paysans superstitieux don- 
naient jadis le nom de mestr lann, 
maître Jean, à un esprit follet qui, 
selon eux, entrait dans les écuries 
pendant la nuit pour étriller les che- 
vaux, et le plus souvent, pour leur 
couper les crins de la queue. On com- 
prend l'intérêt qu'avaient les voleurs 
de ce genre à mettre à la charge d'un 
ètre imaginaire un vol qui pouvait les 
mener à la cour d'assises. Jann-ioud, 
Y. T. D. se dit pour apostropher un 
benèt. À la lettre, Jean bouillie. Il y a 
plusieurs autres appellations de ce 
genre. Voy. MARI, nom de femme. 


IANN-BANEZENN. VOY. IANN. 


IANN-FRANK-HE-C'HOUZOUK. Voy. 
IRR, 


IANN-IANN. Voy. IARN. 
IANNIK-KDUNTANT. VOy. lARN. 


IANN-VADEZDUR (tant). Saint Jean- 
Baptiste. Voy. TARN. 


IANN-VDURDOU. Jean Te farceur, le 
facétieux. — Iann, Jean, et bourdou, 
pl. de bourd, farce, plaisanterie. 


FAO, 8. f. Y. Joug des bœufs attelés. 


IAOT, IAUT, 8. m. Y. C. Herbe. Yor. 
GEOT, IEOT. 


FAOU, DIZIOU, 8. m. Jeudi. Ces mots 
ne s’emploient pas indifféremment. 
Jaou ened. le jeudi gras. Dizsiou genta, 
jeudi prochaiu. Voy. le mot SEMAINE à 
mon Dictionnaire français-breton 1869. 


lAOU, 100, adj. (anc.) Jeune d'âge, 
d'après Grégoire. (Douteux.) 


IAOUAER, IACU-HER, 8. m. Cadet des 
fils. On dit mieux, ann eil kosa. 


IAOUAEREZ, IAOU-HEREZ. C'est le fé- 
minin du précédent. 


IAOUANK, adj. Jeune. Comparatif, 
taouañnkoc'h ; superlatif, iaouañka. 
Eunn den iaouank, un jeune homme. 


IBI 
IAOUANKAAT, v. a. Rajeuntir. 
LAOUANKIZ, s. m. Jeunesse. 
IAOUEAT. Y. VOY. HIASUEAT. 


IAUU-GAMBLID, s. m. Le jeudi-saint. 
— Jaou, jeudi, et kamblid. Voy. ce 
dernier mot. 


IAOU-HER. VOY. IAOUAER. 
JAOU-HEREZ. Yor. IAGUAEREZ. 


IAR, 8. f. Poule, oiseau domestique; 
pl. irrégulier, ter. 


IARENN, 8. L Quenouillée de lin, de 
chanvre. Eunn iarenn lin, une que- 
nouillée de lin. Ce mot paraît äâérivé 
de iar, poule. S'il en est ainsi, ce se- 
rait comme si l’on disait du lin gros 
comme une poule. 


IAR-GLOC'HEREZ , 8. f. Poule pon- 
deuse, ou bonne pondeuse. A la lettre, 
poule qui glousse (kloc'ha), glousser. 
Une bonne pondeuse, en effet, glousse 
souvent, soit pour couver ses œufs, 
soit pour appeler ses petits. 


IAR-GOUEZ, s. L. Gélinote. A la lettre, 
poule sauvage. 


lARIK, 8. f. Poulette, jeune poule. 
C'est le diminutif de tar, poule. 


IARIK-ZOUR, 8. f. Poule d’eau, râle 
d'eau. — Jarik, poulette, et dour, eau. 


IAR-INDEZ, s. f. Dinde. A la lettre, 
poule d'inde. 


IARL, JARL, a. m. (anc.) Comte, di- 
gnité. 


IAR-ZOUR , 8. f. Le même que tarik- 
zour. 


LAUT. Voy. 107. Bouillie. 

IAUT, Y. Voy. 1E0T. Herbe. 

ISIL. Voy. HIBIL. 

IBIL-AL-LAGAD, 8. m. Prunelle de 


l'œil. À la lettre, cheville de l'œil. 
Voy. MAB-AL-LAGAD, MAP-LAGAD. 


IEN 


ABILIA. Yor. mU, 
IBILIAT. VOY. HIBILIAT. 


IBOUD, s. m. {(anc.) Médisance. Yor. 
HIBSUD. 


IBOUDA. Voy. HIBOUDAL, médire. 


IBOUBA, EMBOUUA, v. a. Greffer ou 
écussonniér des plants. 


IBOUDENN, EMBOUDENN, s. f. Ecusson 
ou greffe, terme de jardinage. 


CHU, s. m. C. Espace pour faire une 
chose. 


19, ED, s. m. Blé, céréale; pl. ou. 


ID, pron. personnel régime. Toi. — 
Gan-id, avec toi; d'id, à toi. 


IDOL, s. m. Idole; pl. ou. 
IEC'HED, 8. m. Santé. 
IEC'HEDUZ, adj. Salutaire à la santé. 


IEEO, IEU, s. m. Y. Joug des bœufs 
attelés. Voy. ELL, 


ELA, v. n. (anc.) Aller. Cet anèien 
verbe, qui a cessé d’être employé, sert 
à conjuguer en partie le verbe mont, 
aller, et aussi le verbe monet, aller, 
des dialectes de Vannes, Tréguier et 
Gornouaille. — Me a ielo, j'irai. Voy. 
MONT. 


IELL, SELL, adj. Bai, alezan, couleur 
de châtaigne, parlant des chevaux. 
YOT. BELL, 


IELL où IELL-ED, s. m. Epautre, 
sorte de blé. 


IELL, adj. Ce mot, au sens de mgr, 
en maturité, ne s'emploie qu'avec 
segal, seigle; segal iell, seigle mèr. 


IEN, adj. Froid, privé de chaleur, 
et, par extension, grave, sérieux. On 
le dit aussi d'une terre impropre à la 
culture, douar ien. 


IENA, v. a. Refroidir, 


IENAAT, v. n. Devenir froid, se re- 
froidir. 


IEO 301 


ENRE, s.m. Froidure, état de 09 
qui est froid. Evites ce mot. 


IEREIN, v. n. Se refroidir. 


IENEK, 8. m. Casanier, qui ne quitte 
pas le coin du feu. Ce mot dérive de 
ten, froid. 


IENIEN, 8. f. Froid de la température, 
et, par extension, indifférence. 


IEÉNION, s. L. Y. Le même que tenten. 


IENN, 8. m. V. Coin de bois ou do 
fer pour fendre le bois, les pierres; 
pl. eu. 


IEN-SKLAS, adj. Froid comme glace, 
et, par extension, indifférent. — Jen, 
adj., froid, et sklat, vergias. 


IE 0, 8. L Joug des bœufs attelés. Il 
s'emploie aussi au figuré, au sens de 
servitude, joug. On dit aussi geo. 


IEOT, GEOT, 8. pl. m. Pluriel frré- 
gulier de aotenn, brin d'herbe. 


IEOT-FLOUR, s. m. Herbette, herbe 
fine et bien verte. — Ieot, des herbes, 
de l’herbe, et flour, doux au toucher. 


IEOTA, v. n. Pousser en herbes, con- 
per de l'herbe pour les bestiaux, leur 
donner à manger de l'herbe. 


IEOTEK, GEOTEK, adj. Couvert d'herbe. 
— Ieot, de l'herbe. 


IEOTENN, GEOTENN, 8. f. Brin d'herbe; 
pluriel irrégulier, teot, geot, masculin, 
de l'herbe. Voy. les suivants. 


IEOTENN-EUNN-NOZ, s. L Dactyle, 
plante. À la lettre, herbe d'une nuit. 
Ce nom paraît être de la composition 
d'an poëte; c'est une appellation fan- 
taisiste, le dactyle poussant très-vite, 
il est vrai, et se reproduisant très- 
facilement; mais de là à une nuit, il y 
a loin. Quoi qu’il en soit, ce mot com- 
posé est fort harmouieux et doit ter- 
miner fort agréablement un vers. Voy. 
le suivant. 


IEOTENN-GALL, 8. f. Dactyle, plante, 
A la lettre, herbe francaise. Je ne sache 
pas qu'il y en ait autre part qu'en 


302 IFE 


France, dans les mauvais sols. C'est un 
fourrage très-médiocre, dont les bes- 
Uan ne se soucient guère. On dit 
aussi ar teotenn gailek. 


IEOTENN-GALLEK, s. L. Et mieux, 
teotenn-gall. Voy. ce dernier. 


IEOTENN-GLAZ, s. f. C'est, je crois, 
ua des noms qu'on donne au dactyle. 


IEOTENN PENNOU GWENN, s. f. Hou- 
que laineuse, plante. 


IEOTENN PENNOU TE, a. L. Dactyle 
pelotonné, plante. 


IEOTENN-VAAZ, s. L. Dactyle peloton- 
né, plante. 


IER, pl. irrégulier de tar, poule. 


IEU, s. nm. Y. Joug des bœufs atte- 
lés. Voy. 60. Prononcez te-u. 


IEUACH, IEUAJ, 8. m. Y. Paresse. 
IEUAJ. Yor. le précédent. 


IEUEIN (ieuetn), v. n. V. Devenir 
paresseux. | 


IEUEK, adj. Y. laresseux. 
IEUK, adj. V. Le même que teuck. 


IEZ, s. m. Langage, idiome, dialecte, 
et par extension, manière de parler. 
Voy. à mon Nouveau Dictionnaire 1869 
ce qui est dit am mot DIALECTE, au 
sujet des dialectes de la Bretagne. Un 
vieux manuscrit donne au pluriel 
tezou, ar texou, le sens de manières 
grossières des personnes qui ne peu- 
vent parler sans faire de gestes, afin 
de faire comprendre leurs besoins ou 
leurs passions. 


IEZ-AR-GEIZ, 8. m. Argot. À la let- 
tre, langage des gueux. Voy.KEAZ, s.m. 


IEZ-HOR-BRO, s. m. Langue mater- 
nelle. A la lettre, langue de notre pays. 


lEZ-VAMM, 8. m. Langue-mère qui 
n’a rien emprunté aux autres langues. 


IFERN, 8. m. Enfer. Ce mot s'entend 
au propre et au figuré. Diaoulou ann 


U) 


ifern, les diables de l'enfer. Hon #i-ni 
a L eunn ifern, notre maison est un 
e er. 


IFORN, 8. m. Y. Instrument pour en- 
fourner le pain. — Forn, 8. m. Y. 
our. 


IFORNEIN (iforn-e-in), v. a. Y. Kn- 
fourner, mettre au four. — Forn, s. 
m. V. Four. 


IFOURN, 8. m. Instrument pour en- 
fourner le pain. — Fourn, four. 


IFOURNIA, v. a. Enfourner, mettre 
au four. — Fourn, four. 


IFOURNIER, s. m. Celui qui enfourne 
le pain. 
IGENN (ig-enn), 8. L. Yor. HIGERN. 


IGN, pron. pers. régime. T. Moi. 
D'ign, à moi. Ce pronom répond à in 
u Léon. 


IGNAPR, IGNARP, a. m. Maladie aux 
pieds des chevaux qui fréquentent les 
ieux marécageux. 


IGNARP. Voy. le précédent. 


IGOUNNAR, DIGOUNNAR. Voy. ce 
dernier. 


IHUEL, adj. V. Haut, élevé. Voy. 
HUEL. 


IHUELAT, Y. a. Y. Klever, rendre 
plus haut, hausser ; p. thuelet. On dit 
aussi inhuelat. VOy. HUELAAT. 


IHUEL-VARR, 8. m. Y. Gui, plante. 
VOy. HUEL-VARR. 


INUERN, 8. m. Y. Enfer, au propre 
et au figuré. Voy. IFERN. 


MEL, adj. Y. Bas, peu élevé. Voy. 
IEL, 


IJENN, OC'HAN, a. m. T. C. Bœuf, 
animal ; pl. oc'hen, ouc'hen. 


MER, IZER, a. m. Lierre terrestre. 
Voy. IZAR. 


IJIN, 8. m. Industrie, adresse, génie, 
machine, talent. 


ILP 


JIN-BREZEL, 8. m. Engin de guerre; 
pl. tjinou-brexel. 


MINH, adj. Industrieux, adroit. 


HLBDED, ELBOED, s. m. Faim canine. 
YOT, MAOUR-KI. 


ILO'HIER, pluriel irrégulier de alc'h, 
bourse. 


ILIANENN, s. f. Ternie de tisserand. 
Portion de la toile finie que coupe le 
tisserand. 


ILIAVEK, adj. Couvert de lierre. 


ILIAVENN, ILIDENN, 8. f. Plant de 
lerre: pl. tlio, masculin, du lierre, 
des plants de lierre. 


ILIBER. YOt. HILIBER. 
ILIEN. Yor. HILIEN, 


ILIN, ELIN, a. m. Coude, partie du 
bras; plariel duel, daou-ilin. 


ILINAD, ELINAD, 8. m. Coudée, an- 
cienne mesure de longueur. 


ILINOK. Bank-ilinok, prie-Dieu, 
chaise faite pour s’agenouiller. — 
Bank, banc, et ilin, coude. 


ILI0, pluriel irrégulier de iliavenn, 
tlioenn, plant de lierre. 


ILIOENN, ILIAVENN, 8. L. Plant de 
lierre: pluriel irrégulier, tlio, mas- 
culin. 


ILIZ, 8. f. Eglise, temple des chré- 
tiens, et aussi assemblée des chrétiens, 
l'universalité des chrétiens et les sta- 
tuts ou lois ecclésiastiques ; pl. ilizou. 
— Penniliz, Voy. ce mot. 


ILIZEIN, v. a. V. Relever de couches, 
parlant d’une femme qui, après ses 
couches, se présente au bas de l'église 
ponr être bénie par un prêtre. — Ilizet 
eo bet, elle a été relevée de couches. 
VOYy. BINNIGET, BINNIGA. 


ILIZ-VEUR, 8. L, Cathédrale. — Ihs, 
église, et meur, grand, principal. 


ILPENN, s. m. Cerveau, cervelet, 


IND 303 


M, pron. pers. régime. Moi. Ce pro- 
nom, qui a la même valeur que le 
pronom in, ne s'emploie qu’en cette 
occasion et assez rarement : d'im-me, 
au lieu de d'in-me, à moi; ce dernier 
est plus régulier. 


IMBOUD, s. m. Y. Encan. 


IMBOUDEIN (imboud-e-in), v. à. Y. 
Greffer, écussonner, terme de jardi- 
nage; p. imboudet. 


IMBOUDOUR, s. m. V. Crieur public, 
crieur de ville. — Imboud, V. Encan. 


IMBREL, 8. m. Y. Avril. On dit aussi 
imbril. _: 


IMBRIL. VOY. IMBREL. 


IRB, pron. pers. régime. Y. T. C. 
Nous. — D'imp, à nous. 


IMPALAER, 8. m. Empereur. — [m- 
puiser ar C'hallaoued, l'empereur des 
rançais. 
IMPALAEREZ, a. f. Impératrice. 
IMPAS, s. m. V. Maladie des chevaux, 
appelée lampas, en français. Voy. 
FAVENN- VARC'H. 


IN, pron. pers. régime. Moi. — D'in, 
à moi. 


INAM, 8. m. Gouet, molène, plantes. 
INAM-OU, 8. m. Bouillon-noir, plante. 


INAM-GWENN (gu-enn),s.m. Bouillon- 
blanc, plante. 


INANV, INEAN, a. L Y. Ame; pl. 
ineaneu. 


INAR, 8. L C. Génisse ; pl. ed. 
IN-BERR, adv. Y. Bientôt, dans peu. 


INDAN, prép. Elle est parfois em- 
ployée pour dindan. 


INOOUNA, v. n. Labourer profondé- 
ment à la bêche dans le but de mêler 
le sous-sol à la terre franche et aug- 
menter ainsi la couche de terre labou- 
rable. 


304 INI 
INDRAMMEIN. VOY. ENDRAMMEIN. 
1NDU, 8. m. C. Crépis de muraille. 


1ROUA, €. Crépir, parlant d’une 
muraille ; nduet. 


_IROUI, v. a. Combler, remplir; p. 


vV 








(NE, 8. 1. V. T. Ame; pl. ineaieu, V., 
et meo, T. 


INEAR, 8. f. V. Ame; pl. eu. Un dit 





aussi ine. s 
INEQUEIN (ineoue-in), Y.Allumer, 
animer ou donner la vie à qui ne l'avait 





pas. 
ANEVAD, ENEVAP, 8. m. V. Orphelin; 
pl. et. 





INGAL, s. m. Partage de biens 
suite d'héritages, partage des gains 
entre ceux qui y ont droit. — Deuet 
474 epit ann ingal, ils sont venus pour 
faire le partage de l'héritage. 

INGALA, v. 5. Partager les bieus d’un 
héritage, donner à chacun sa part d'un 
héritage, d'un bien, d'un butin, du 
prix d'un travail exécuté. 


INGED (iñg-ed), 8. m. Chevalier, 
pluvier, oiseau; pl. ed. 


INGENNEIN (iñg-enne-in), Y. R. Y. 
Ergoter. 


INGLOD, s. m. Y. lustrament pour 
couper le chaume. 


1NGORTO, 8. m. V. Attente, espoir. 
— Bout iñngorto, V., prétendre à, être 
dans l'attente ou l'espoir de. 

INGROEZ. Voy. ENGROEZ. 

INHUEL. Yor. IHUEL, V. 

INHUELAT. VOY. IHUELAT. 

INIZ, 8. L. Y. Ile; pl. mmt. 


ua Y. Pluriel irrégulier de inis, 
île. 


ISIN, 8. m. Voy. WIR. 





INT 
RKR, s. m. 1. Encan. . 
INKANE, HIRKANE. Voy. ce dernier. 
1AKANT, s. m. Y. Ençan. 
IRRAÎTEIN (iñkañte-in), v. D. V. 
Crier pour vendre à l'encan, bannir op 
publier en ville. 


1NKANTQUR, s. m. Y. Criqur ponr 
annoncer une vente. 


INKARDA, v. a. Carder, terme de 
tisserand. 


1RRMARBEIN (fñkardein), Y. a. T. 
Carder. 


1AKAROER, s. m. Cardeur ; pl. ten. 


_INKARDOUR, 8. m. Y. Cardeur; pl. 
fikarderion. 


IRE. Yor. HIRR, 
ANKREZ. Voy. (BREL, 
IAKREZI. Voy. Brn, 


1RKRUZUN, adj. Mal tourné, mal bâti, 
parlant d'un homme. 


INODEIN (inode-in), v. n. Y. Monter 
en épi; p. inodet. 


INOU, ady. V. Là. Voy. EMR pour l'em- 
ploi. 


INOU, ENOU, ENDE, 8. m. Enuui. 


INDUI, ENOUI, ENDEI (nou), Y. a. 
et n. Ennuyer, s'ennuyer; p. nouer. 


INQUUZ (inou-us), adj. Ennuyeux, 
diffus dans ses disco: 


INRAOK, adv. et prép. Y. Avant, de- 
vant, précédent. VOy. ARAOK, A-RAOK. 


INRAOKEIN (inraok-sin), v. a. etn. 
Y. Devancer. 





AATAFF, 8. m. (anc.) Veuf. 
INTAN, 6. m. V. Veuf ; pl. ifitañson. 
INTANA. Yor. ENTANA. 


IOR 


INTANEIN (intanein), v. a. Y. En- 
flammer ; p. intanet. — Tan, feu. 


INTANV, s. m. et adj. Veuf; pl. 1W- 
TAMVIEN. 


INTANVELEZ, s. f. Veuvage. Evitez 
ce mot. 


INTANVEZ, s. f. Veuve ; pl. ed. 
INTAON, 5. m. Yor. 1ATARY. 
INTAV, 8. m. Voy. 1RTARY. 


INTERDIA, v. a. Profaner ; p. (ir 
diet. 
INTIMA, v. a. Ajourner en confes- 


sion ; p. et. Intimet eo bet, il a été 
ajourné en confession. 


INTRA, s. m. Rouille, maladie des 
grains. 
INTRA, s. m. Souillure, flétrissure. 


INTRA, v. n. Perdre son lustre, se 
ternir, se souiller ; p. et. 


INTREDIET, adj. C. Interdit, parlant 
d'on prêtre. 


INVODEIN {invode-in), v. n. Y. Le 
même que divodein, Y. 


10C'H, 8. m. Y. Tag, amas de toutes 
sortes. — Joc'h-verion, fourmilière. 
À la lettre, amas de fourmis. — Ioc'h, 
tas, et merion, pl. de merionenn, Y. 


IOC'HEIN (ioc'h-e-in), v. a. Y. Entas- 
ser, amasser ; p. toc'hel. 


100, 10T, 8. m. Bouillie de toutes 
sortes. Ober iod, faire de la bouiilie. 
005 tod, ie bâton pour remuer la bouil- 

e. 


IODIK, 8. m. Bouillie pour les petits 
enfants. C'est le diminutif de iod, 
boatllie. 

ION. VOy. EON. 

IONOR, s. m. Y. Oncle ; pl. toñdret. 

IONENN, 8. f. VOy. EONERN. 


108, Y. Voy. HIRR, 


IOU 305 


IORC'H, 8. m. Y. Chevreuil ; pl. et. 


IOT, 10D, 8. m. Bouillie. Yor, ce 
dernier. 


IOT, IAUT, GUIAUT, 8. m. Y. De 
Lherbe. Yoy. GUIAUTENN, Y. Prononcez 
tôt. 

IOTA, v. n. Manger de la bouillie. 

IOTAER, s. m. Mangeur de bouillie. 


IOTAEREZ, s. f. C'est le féminin du 
précédent. 


IOTENN, s. f. Yor. 1EOTENN, plant 
d'herbe, brin d'herbe. 


IOUA. Voy. IOUAL, IOUC'HAL, v. H. Crier 
d’épouvante. 


IOUANK, adj. Y. Jeune, non âgé. 

IOUANKTIZ, 8. m. Y. Jeunesse. 

IOUC'H, 3. m. Cri des hommes de la 
campagne quand ils sont ivres ; pl. 
ou. Voy. IOUC'HOUHOU. 

IOUC'HA. Voy. IOUC'HAL. 


IOUC'HADENN, 5. L Cri d'épouvante, 
cri de toute force, cri des gens ivres. 


IOUC'HAL, IOUAL, v. n. Crier d'épou- 
vante, crier comme les gens ivres, 
hucher fort, crier de toute sa force. 


IOUC'HOUHOU. Je trouve ce mot dans 


| un vieux manuscrit au sens de plu- 


riel de ouc'h. 


1900, s. m. Y. T. G. Bouillie. Yor, 
100. 


IOUL, 8. 1. T. C. Volonté, désir ; pl. 
ou. 


IOULI, v. n. (anc.) Vouloir. 
IOUN, s. m. Voy. EON. 


IOUR, HIOUR, 8. m. V. Ancre de na- 
vire. 


IOUAC'H, s. m. Chevreuil] ; pl. ed. 


IOURC'H, adj. Ce mot qui n'est au- 
tre que le précédent, s'emploie au sens 


N 


306 ISG 


de sauvage, farouche. Eur verc'h 
iourc'h, une fille sauvage (comme 
chevreuil). 


IOURC'MEZ, 8. L. Femelle du che- 
vreuil. 


tOUST, adj. Ç. Non, blet, parlant dés 
fruits. 


IRAGNENN, s. f. Y. Araignée, insecte; 
pl. tragnet, masc. 


IRIENN, 8. L. Trame de tisserand, C., 
et par extension, complot ; pl. ou. Voy. 
IREMNA. 


IAIENNA, v. a. C. Tramer, parlant 
de la toile ; p. ériennet. Par extension, 
on l’emploie, à tort, à mon avis, au 
sens de conspirer, comploter. 


IRIENNER, 8. m. C. Conspirateur. 
Voy. IRIENNA. 


(RIN. VOY. HIRIN. 
IRINENN. VOY. HIRINENN. 
IROUZA, Voy. MAOUZA. 


AVI, s. pl. m. Pluriel irrégulier de 
ero, sillon. 


IRVIN, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de irvinenn, navet. 


IRVINEK, a. L Champ de navets. 
Emiñt o labourat enn irvinek, ils tra- 
vaillent dans le champ de navets. 


IAVINENN, 8.1. Un plant de navet, 
un navet ; pl. irvin, masculin, des na- 
vets, des plants de navets. 


15. 1Z, adj. Ce mot paraît avoir eu 
la signification de bas, peu élevé. Il 
pe s'emploie que comme préposition 
sous la forme suivante : a-fs, a-ix, en 
bas, au-dessous de. Aix d'ho treid, 
au-dessous de vos pieds. 


ISA {i-sa). VOY. ISAL. 


ISAL (i-sal), v. a. Exciter un chien | 


contre quelqu’an ; parlant à un chien 
dans ce but, on dit : Is gant-han. 


1$QUS. Voy. S6UB (anc.) 


IUN 


ISKIN. VOY. HESKIN. 


ISKIZ, adj. Etrange, hors d , 
extraordinaire, laid, hors de mode. 
Iskis eo gan-en dioueret va breur, 
je trouve étrange d'être privé de mèn 
rère. 


ISKUIT. Voy. ESKUIT. 


ISMOOOU, s. pl. m. Ober emodou, 
faire des facons, se faire prier. 


IBIL (Les L mouillées). Voy. BIt- 
IU, 


ISTR. VOY. HISTR. 
ISTRENN. VOY. HISTRERN: 


ISTRIBILL (Les L mouillées). Vey. 
A-ISTRIBILL. 


IT, 1D, s. m. T. Blé; pl. do. 
ITIK. Yor, HT, 


ITRON, 8.1. Y. T. C. Dame, madâme; 
pl. itronexe, îtronet, Y. Ailleurs, itro- 
nezed. 


ITROUN, s. f. Dame, madame; pl. 
ttrounezsed. Le mot (troun est toujours 
oint au nom de la sainte Vierge en 

reton, ainsi : Ann Itroun-Varia, la 
sainte Vierge. À la lettre, madame 
Marie. Yor. AOTROU, 


IUD, adj. Perfide, trattre. Trubard- 
md, hypocrite. 


IUCOADENN, s. I. Rugissement. 


IUDAL, v. n. Rugir, hurler. Il se 
conjugue avec l'auxiliaire ober. 


IUN, s. m. Jeûne, abstinence. Di- 
war-iun, war-iun, à leùn. Ar iun, ke 
jeùne. 


IUN, v. n. Jeûner, faire abstinence; 
D. tunet. 


IUNEIN (iun-e-in), v. H. Y. Jeûner; 
p. tunet. 


IUNER, 8. m, Celui qui jeûne souvent 
par esprit de pénitence. 


IV] 
1I0NEREZ, 8. f. C’est le féminin du 
précédent. 
IUNI, v. n, Yor. IUN, v. n. 


IUSIN, s. m. (anc.) Criblure du blé 
vanné. VOy. USIEN. 


IUZAZ, IUZAS, adj. Traître. C'est le 
nom de Judas, transformé en adjectif, 
pour perpétuer sa trahison. 


AUZEU, IUZEV, 8. m. Juif; pl. tuxe- 
vien. Ar mse, le juif. Ar iuzevien, les 


IUZEV. Yor. le précédent, 
IUZEVEZ, s. L Juive ; pl. ed. 


. JUZEVIEN ; pluriel irrégulier de 
tuseo. 


IVACH, IVAJ, s. m. Y. Breuvage. 
Voy. IVEIN, boire. 


IVAJ. Voy. le précédent. 


IYE, IVEZ, adr. Aussi. Mont a rmn 
di mar plij gant Doue, ha ma ne blij 
ket, ex inn ie, j'irai s’il plait à Dieu 
et j'irai tout de même s'il ne lui plaît 
pas. 


IVEIN (ive-in), y. a. et n. Y. Boire. 
IVERN, 8. m. Yar. IFERN. 
IVEZ, adv. Aussi. Yor. IVE. 


IVIDIK, 8. m. Ternpe de la tête ; plu- 
riel duel, daou-ividik. 


IVIN, s. m. Y. Ongle; pl. ou. 


IVIN, 8. m. Y. Cayeu, rejeton d'oi- 
gnon ou de plantes de cette nature. 


IVIN, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de 
ivinenn, if, arbre. ‘ 


IVINEK, adj. Qui a de grands ongles. 
Ce mot est un nom de famille assez 
répandu. 


IVINEK, s. f. Lieu planté d'ifs. 


IVINENN, 8. f. Plant d'if; pl. Ym, 
masculin. 


IVIN-KIGNENN, 8. m. Y. Gounsse 
d'ail. — lm, cayeu, et kignenn, tige 


IVIN-REO, 8. m. Onglée. — Join, 
ongle, et reo, gelée. 


IVIZIKEN. VOy. HIVIZIKEN. 
IVL, 6. L Y. Huile. On dit aussi epl. 


IVLEIN (ivl-e-in), v. a. Y. Haller, On 
dit aussi evlein. 


IVLEK, EVLEK, adj. Y. Huileux. 
u IVLENN, 8. f. Y. Nielle, maladie du 


IVOENN, 8.1. Y. Plant de bourdaine; 
pl. ivo, masculin, On dit de préférence, 
evoenn. 


IVON, 8. m. V. Ecume, mousse, Voy. 


IVONENN. Voy. IgM, 


IVONENNEIN, v. n. Y. Ecumer, 
mousser. Prononcez ivonenn-e-in. 


I. 1$. Voy. A-12. 

IZAR, 8. m. Lierre terrestre. 
IZEL, adj. Bas, peu élevé. 

IZEL, EZEL, IZIL, 8. m. Yor. Il. 


IZELAAT, v. a. et n. Rendre ou de- 
venir plus bas, baisser, abaisser, et, 
par extension, humilier, s’humilier ; 
p. iseleet, iseleat. 


IZELENN, 8. L Vallée. — Ixel, bas, 
adj. 


LZER. Yor. 1ZAR. 
IZIL. Yor. IZIL, 


IZILI, a. pl. m. Les membres du 
corps humain. Ce mot est le pluriel 
de (el, esel, isil, membre, lesquels 
ne sont pas usités, par la raison qu'en 
breton on ne dit pas comme en fran- 
gas : il a perdu un membre, mais 

jen, il a perdu un bras, une jambe, 
etc. Poan isili, se dit des maux de 
nerfs. 


IZILIEK, adj. Qui a de gros membres. 
IZOMM. Yor. EZONH. 
IZULER, 8. m. Y. Uaurler ; pl. ion. 


JAL 


JABADA0, et aussi JABADAOU, 8. m. 
Gavotte, sorte de danse, réjouissance 
de famille. 


JABADAOU. Yor. le précédent. 


JAGUD!, v. n. C. Monter en graines; 
p. jagudet. 


JAKECENN, 8. f. Justaucorps, casa- 
que, jaquette d'enfant. 


JAKOD, s. m. Poche de vêtement. Je 
crois ce mot du dialecte de Cornouaille. 


JAKOUN, s. m. Cotte d'armes. 

JAKUO!. Voy. JAGUDI. 

JALA, CHALA, v. a. Chagriner, in- 
quiéter, impatienter, s’impatienter, 
être de mauvaise humeur. Voy. CHA, 


CHALA. 11 se conjugue avec l'auxiliaire 
ober. 


JALAMAND, CHALAMAND, 5. m. 
Chagrin, manque de patience. 


JALAMANT. Voy. le précédent. 


JALOD, JALORD, 8. m. Y. Chaudron- 
nier ; pl. galodet. 


JALODET, 8. pl. m. V. La populace. 
Voy. HAILLEVOD. 


JALORD, JALORT, 8. m. Chaudron- 
nier ; pl. ed. 


JALORT. Voy. le précédent. 


JAO 


JALOT, 8. m. Y. Gredin ; pl. jab- 


JALUZ. Voy. CHALUZ. 

JANABL, s. m. Jable de tonnelier. 

JANABLI, v. a. Jabler ; p. janablet. 

JANNES, 8. m. Y. Jaunisse, maladie. 

JANUS, JANUZ, adj. (anc.) Jaune. 
Leue janus, veau venu avant terme. 
On prétend que dans ce cas il a les 
pieds jaunes et sans poils. 


JA0, s. m. Y. Monture en général, 
sans distinction d'espèce ni de sexe. 


JAOO0EL, CHODEL. Voy. ce dernier. 


JAODRE, 8. m. C. Radotage ; pl. jao- 
dreou, 11 se dit aussi d’un individu mal 
ajusté, mal accoutré. 


JAODREA, v. n. £. Radoter, dire des 
extravagances. 


JAODREER, s. m. C. Radoteur ; pl. 
ten. | 


JAODREEREZ, 8. L. C'est le féminin 
du précédent. 


JAODRI, v. n. VOy. JAODREA. 


JAOGELLAT (jaog-ellat), Y. n. Babil- 
er. 


JAU 
JAORE. Yor. JAODRE. 
JAOURENN, s. L. Mijaurée. 


JAOUTENN, 8. f. Y. Hure de cochon, 
de sanglier. 


JARBLER, s. m. V. Jabloire, outil de 
tonnelier. 


JARDIN, 8. m. Jardin à fleurs et à 
fruits. Dans les fermes, il n'existe 
pas de jardins de ce genre, on n’y 
trouve que ce qu'on appelle en fran- 
çais courtil, et en breton, lort, et 
plutôt liorsik. Yor. ce dernier. 


JARDINER, 8. m. Jardinier. 
JARIL, s. m. Comte, dignité. 


JARITELL, 8. f. Jarret, partie de la 
jambe ; pluriel duel, diou-jaritell. 


JARL, 6. m. Grand vase en terre 
cuite, appelé jarre. 


JARL, JARIL, 8. m. (anc.) Comte, 
dignité. 


JARNEAL, v. n. Pousser des impré- 
cations. VOy. JARNEOU. 


JARNEOU, a. pl. m. Imprécations, 
blasphèmes, jurements dans la colère. 


JARNEOUR, s. m. Blasphémateur. 


JARNI-DIAOUL! Interjection en belle 
bumeur. Ventre-bleu ! morbleu! 


JARNIGOA ! Le même que le précé- 
dent. 


JARONS. VOy. CHARONS. 
JASTREN, adj. Qui mange de tout. 
JAU, J0 ud), Voy. ce dernier, Y. 


JAUJABL, adj. V. Sortable, conve- 
nable. parlant de mariage. Unn dimisi 
jaujabl, Y.,un mariage sortable. 


JAUJEIN (jauje-in), v. a. et n. Y. 
Jauger, et aussi seoir, être convena- 
ble. Ne jauj ket gober kement-se, il ne 
sied pas de faire cela. V. Unn dimisi 
a jauj, un mariage convenable. 


JER 


JAUJOUT. VOY. JAUJEIN. 


309 


JAVE, 8. m. T. Gorge, le devant du 
cou. 


JAVED, s. m. Mächoire, joue. Il pa- 
raît qu'en quelques lieux on dit aussi 
gaved, 


JAVEDAD, s. m. Coup sur la joue, 
sur la mâchoire, soufflet. On dit aussi, 
paraît-il, gavedad. 


JAVEDEGEZ (javedeg-es), 8. f. Celle 
qui a de grosses joues, une grosse 
mâchoire. 


JAVEOERK, 8. m. Celui qui a de gros- 
ses joues, une grosse mâchoire, et 
aussi homme qui a l'esprit lourd. 


JEO, JET, s. m. Supputation, calcul. 
Je le crois usité en Cornouaille. 


JED, JET, 8. m. Piste. Ar jed gad, la 
piste du lièvre, son gite. 


JEDI, v. n. Calculer, compter. On 
dit aussi teurel Tar jed. Je n'ai jamais 
vu ce mot employé. 


JELKENN, 8. L. Tranche de viande 
en général, jelkenn kk. Jelkenn leue, 
rouelle de veau. 


JENOFL, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de jenoflenn. 


JENOFLENN, 8. f. Plant de girofle, 
clou de girofle; pl. jenofl, masculin. 
On le dit encore d’un plant d’œillet et 
de la fleur de l'œillet. Ces ‘eux signi- 
cations ont été données au mot jeno- 
flenn, par imitation du latin, caryo- 
phyllum, giroflier, clou de girofle, et 
caryophyllus, œillet. Cette dernière 
fleur, quand elle est desséchée, porte 
des graines qui ont quelque ressem- 
blance avec ie clou de girofle. Les 
caryophyllées sont une famille bota- 
nique. 


JERBL, 8. m. Y. Rablure. 


JERBLEIN (jerbl-e-in), v. a Y. Jabler, 
terme de tounelier. 


JERBLER, a. m. Jabloire, outil de 
tonnelier. 


310 JOA 


JESMI, s. m. Jasmin, plante. 


JESTR, 8. m. Geste indécent. II ne 
s'emploie guère qu'au pluriel. Voy. 
JESTROU. 


JESTRAL, v. n. Faire des gestes in- 
décents, inconvenants. Ce verbe se 
conjugue avec l'auxiliaire ober. 


JESTROU, pluriel de jestr. — Ober 
jestrou, faire des gestes indécents. 


JET, 8. m. Yor. JE. 


JIBLOTENN, 8. L. Fricassée, gibe- 
lotte. 


JIB0ES, 8. m. Y. Chasse au gibier. 


JIBOES, Y. n. Y. Chasser, faire la 
chasse au gibier ; p. jiboeset. On dit 
aussi monet de jiboes. 


JIBOEZ. Voy. JIBCES. 


JIBOEZOUR, 8. m. Y. Chasseur au 
gibier ; pl. jiboeserion. 


JILGAMM, adj. et s. m. G. Bancal. 
On dit aussi chilgamm. 


JILIVARI, 8. m. Charivari. L'étymo- 
logie que donne le P. Grégoire de ce 
mot est la suivante : J ha Mari, 
Gilles et Marie, par allusion aux séré- 
pades grotesques que l'on donnait en- 
core, il y a peu d'années, à deux vieux 
veufs qui convolaient en secondes 
noces. 


JIRFOLL, adj. C. Folâtre. 


J0, JA, JAU (6), 8. m. Y. Monture 
en général, sans distinction de l’es- 
pèce ni du sexe. N’em eus jau er-bet, 
je n'ai pas de monture. 


JOA, 8. 1. Joie. Malgré son origine, 
ce mot est seul employé dans la lan- 
gue usuelle. 


JOAUSAAT (joa-u-saat), v. n. Devenir 
joyeux. 


JOAUSDED (joa-usded), 8. m. Joie, 
gaité. 


JOAUZ (joa-us), adj. Joyeux, gai. 


JUB 
JOB. On dit, en siyle famkier, 
aour-job, pour dire très-pauvre. À ls 
ettre, pauvre comme Job. 
JOBELIN, 8. m. Y. Béguin. 


JOBELINENN, 8. f. Bavolet, coiffe de 
dessous, 


JOCHER, JOSER, s. m. Petite assiette 
pour écrémer le jait. 


J00, J0T, 8. f. Joue, pluriel duel, 


- div-jod, diou-jod. 


JODOUIN, 8. m. Esprit follet, sorcier, 
lutin, feu follet; pl. ed. 


J0D-VOC'H, a. f. Bajoue de cochon. 
— dod, joue, et moc’h, des pourceaux. 


JOLORI. Yor. CHOLERI. 


JOM, v. n T. C. Demeurer, habiter, 
rester; H, jomet. VOy. CHOUR. 


JOSER (jo-ser). VOY. JOCHER. 


JOT, 900, a. f. Joue; pluriel duel, 
div-jot, diou-jot. 


JOTAD, s.f. Coup sur le joue, soufflet. 
— Jot, joue. 


JOTADEIN (jotad-e-in), v.a.V. Donner 
un soufflet. — Jot, joue. 


JOTAT, 8. L Y. Coup sur la joue, 
soufflet. — Jot, joue. 


JOTEX, adj. Joufflu. — Jot, joue. 


JOT-HOC'H, 5. f. Y. Bajoue de cochon. 
— Jot, joue, et hoc’h, V., cochon. 


JOTORELL, 8. L. Goître, tumeur à la 
gorge. 


JOTORELLEX, ad). Qui a un goitre. 
JOUBELINENN, 8. 1. VOY. JOBELINERN. 
JOURDOUL, adj. Sain de corps. 


JUALENN, 8. f. Judelle, oiseau equa- 
tique. 


JUBENN, s. m. Entremetteur de ms- 
riages. 


RAH 
JUBENM, v. n. S'entremettre par 
métier pour les mariages. 


JUGELLOU (jug-ellou), C. Kexek ju- 
gellou, des chevaux de trait. 


JUISTR, 8. m. Y. Jésuite, ordre re- 
ligieux ; pl. et. 


JOMETEZENN, 8. f. V. Camisole; 
pl. eus. 


KAB 311 
JUPENN, s. L. Pourpoint, veste, ha- 


billement d'homme; pl. ou. On dit 
aussi chupenn. 


JURDIK, adj. Y. Assidu, exact. 


JUSTENN, 8. f. Y. Pourpoint, veste ; 
pl. eu. . 

JUSTIN, s. m. Corset extérieur sans 
manches, vêtement de femme. 


K 


Nous rappelons 161 que cette lettre 
se prononce toujours comme en fran- 
çais. Voy. la Notice sur la pronon- 
ciation. 


KAB, KAB, 8. m. (anc.) Bout, extré- 
mité. 


KABAC'H, adj. C. Infirme par vieil- 
lesse, eassé de vieillesse. 


KABALAD, 8. m. Révolte, sédition. 


KABALAT, v. n. Farfouiller en déran- 
geant tout, se démener. 


KABECHEN, 8. m. Y. Capucin; pl. ef. 


7 KABELL, s. m. Cape d'homme, cha- 
péron, capuchon, guimpe des reli- 
gieuses, coiffure, et aussi hunpe d'oi- 
seau ; pl. kabellou, kebell. 


KABELLA, v. a. Coiffer d'une cape, 
d'un capuchon. En em gabella, se cou- 
vrir la tête d’une cape, etc. 


KABELL-DOUSEK (dou-sek),s.m.Cham- 
pignon, plante. — Kabell, cape, cha- 
peron, et fousek, crapaud. 


KABELLEK, adj. Happé. 


KABELLEK, s. m.V. Allouette huppée; 
pl. kabelleget. 


KABESTR, 6. m. Licou de cheval, et, 
par extension, dépendance. Voy. diga- 
bestr. 


KABESTRA, v. a. Mettre le licou à un 
cheval, et, par extension, dompter, 
assujettir, soumettre, réduire, enche- 
vêtrer. 


KABESTR-EURED, s. m. On donne ce 
nom à une jarretière qu’un ami de la 
maison dérobe à la nouvelle mariée 
le soir de la noce. Cetle jarretière est 
ensuite découpée en morceaux et 
donnée aux invités. À la lettre, licou 
de noce, de mariage. C'est un usage 
dans les campagnes. 


KABIEZ. Ce mot, dont la signification 
m'est inconnue, s’emploie dans la 
phrase suivante : Kregi e kabiex eunn 
den, prendre une personne au collet. 


KABITAN, 8. m. Capitaine ; pl. ed, 


312 KAC 


KABLAC'H. j'ignore la sigaification 
de ce mot; mais on dit teurel kablac'h, 
tirer au sort les lots d'un héritage. 


KABLUS, KABLUZ, adj. (anc.) Blâäma- 
ble, coupable, et aussi ombrageux, 
parlant d'un cheval. En Vannes on le 
dit aussi au sens de coupable ou enta- 
ché. Laret e bet kablus, V., il a été dé- 
claré coupable. 


KABORELL, s. m. Gargotte, tente de 
cabaretier aux foires. 


KABOSEK (kabo-sek), adj. Couvert de 
bosses, parlant du bois cet de la vais- 
selle en métal. Cet adjectif a passé 
dans le francais vulgaire de la Basse- 
Bretagne. On y dit de la vaisselle 
cabossée. 


KABOSER (kabo-ser), s. m. Peaussier, 
pelletier; pl. ten. Voy. KIKOUN. 


KABOUILLAT (les L mouillées), v. a. 
T. Troubler la clarté d'un liquide, 
barbotter dans l’eau. 


KABOUN, s. m. Chapon; pl. ed. 
KABOUNA, v. a. Chaponner; pl. et. 


KABRICA, v. n. Se refrogner, rider 
son front. 


KABUSIN (kubu-sin), s. m. Capucin; 
pl. ed, 

KAC'H,KAOC'H, 8. m. Merde d'homme, 
de chien, de cochon, etc.; crottin de 
cheval. En grec, kakan, chier. On dit 


à un enfant : Kac'h ann dra-5e! cela 
est du caca! 


KAC'H, s. m. Y. Chat; pl. kac'heu, 
kic'hier. 


KAC'HA, v. n. Non usité. Voy.KAC'HET, 
chier. En grec, kakan. 


KAC'HADENN, 8. L. Yor. KAC'H, KAOC'H. 


KAC'HEIN (kac'h-e-in\, v. n. Y. Chier; 
p. kac'het. En grec, kakan. 


KAC'HER, s. m. Chieur. 


KAC'HEREZ, 8. f. C'est le féminin du 
précédent. 


KAD 
KAC'HES, s. f. Y. Chatte; pl. kac’hexet. 


KAC'HET, Y. n. Chier; p. Kac'hat. En 
grec, kakan. 


KAC'H-LEC'H, s. m. Y, Latrines. — 
Kac'hein, chier, et lec'h, lieu. 


KAC'H-MOUDENN, 5. m. Vaurien, fai 
néant, prodigue. Ce mot est composé 
de kac'h, qui chie, et de moudenn, 
motte. Il ne s'emploie qu’au vocatif, 
en interpellation : Ke dious-in, kac'h- 
moudenn, va-t-en, bon à rien, fainéant. 


KAC'H-MOUDENNA, v. n. Faîre le vau- 
rien, le fainéant. Yor. le précédent. Il 
se conjugue avec l'auxillaire ober, 


KAC'HUN, KUC'HUN, 8. m. Y. Voy. 
KAFUN, KUFUN. 


KAC'HUNOUR, 8. m. Y. Couvre-feu, 
sorte de disque métallique qui se 
place sur le feu pour le conserver. 


KAD, s.r0.(anc.) Combat ; pl. kadaou. 
Voy. KADOUR. 


KADARN, adj. C. Belliqueux, coura- 
geux. 


KADEUR, T. Je pense que c'est le 
même que le précédent. 


KADOER, 3. f. V. Chaise, confessionnal, 
chaire à prècher; pi. teu. 


KAODR, 8. f. Chaise, confessionnal, 
chaire à prècher; pl. tou. Kador da 
bresek, chaire à prêcher. Kador ar 
c'hovezour, confessionnal. 


KADOR-AR-SEKREJOU, 5. f. Chaise per- 
cée. À lu lettre, chaise des secrets. 
Voy. KADOP-DOULL. 


KADOR-DOUG. s. f. Chaise à porteur. 
— Kador, chaise, et dougen (doug-en), 
porter. 


KADIR-DOUGEREZ (doug-erex), 8. L 
Le mème que le précédent. 


KADOR-DOULL, s. m. Chaise percée, 
meuble pour les gros besoins des 
malades. — Kador, chaise, et toull, 
ad}. percé. 


KAE 


KAOOR-GOVEZ, 6. f. Confessionsal. 
— Kador, chaire, et koves, confesser. 
On dit aussi Kador ar c'hovezour. 


KADOR-RED, a. L Chaise à roulettes. 
— Kador, chaise, et redek, courir. 


KADOR-VREAC'H, s. f. Fauteuil. — 
Kador, chaise, et breac'h, bras. 


KADOUR, s. m. (anc.) Guerrier, com- 
battant ; pl. kadour. Voy. KAD, com- 
ai. 


KADRANAZ, 5. m. Cadenas. 


® 
KAE, 8. m. Clôture en terre, baie, 
échalier, quai sur un port. 


KAEA, v.n. Faire une haie. Et mieux, 
ober eur c'hae. 


KAEL, s. f. Balustrade, barrière en 
bois, grille, treillis ; pl. tou. Ce mot 
figure dans les noms de famille ; on 
l'écrit Cahel, 


KAER, adj. Beau, illustre. Ce mot 
figure parmi les noms de famille. Dans 
ce cas, on J’écrit Caer. Comparatif, 
kaeroc'h ; superlatif, kaera. Kaer hon 
eus, nous avons beau faire, en dépit 
de nos soins, de nos efforts. 


KAER, adv. Beanconn, bien, tout-à- 
fait, fortement. Eva kaer a ra, il boit 
beaucoup. 


KAERAAT, v. n. Embellir, s'embellir. 
— Kaer, beau. 


KAERELL, 8. L Belette ; pl. ed. 


KAERELL-VRAZ, 8. f. Fouine. — Kae- 
rell, belette, et bras, grand. 


KAEZOUR, KEZOUR, 8. m. (anc.) Or- 
dure, poussière des appartements, et 
aussi puberté, d’après le P. Grégoire. 


KAEZOUREGEZ, KEZOUREGEZ (| kae- 
soureg-ez), 8. L. (anc.) Femme malpro- 
pre, et d'après Grégoire, fille pubère. 


KAEZDUREK, KEZOUREK, adj. (anc.) 
Sale, malpropre, et d'après Grégoire, 
garçon en âge de puberté. 


KAFADENN. VOy. KAVADENN, 


KAI 913 
KAFE, s. m. Café. Kafe dre leax, 
café au lait. 


KAFOUT, KAVOUT. Voy. ce dernier. 


KAFUN, KUFUN, 8. m. Sonnerie du 
couvre-feu. Sent kufun, sonner le 
couvre-feu. C'est un usage dans quel- 
ques villes ou bourgs de sonner la 
cloche vers 10 heures du soir. Yor, 
KEULFE. 


KAFUNER, KUFUNER, 8. m. Couvre- 
feu, ustensile en métal dont on cou- 
vre le feu pour le conserver sous la 
cendre. 


KAFUNI, KUFUNI, v. a. Couvrir le 
feu avec des cendres, couvrir quel- 
qu'un dans son lit. En em gafuni, se 
couvrir dans 80n lit. 


KAFUNIEZ. Le même que kafun. 
KAFUNOUER, Yor. KAFUNER. 


KAGAL, s. m. Sans pluriel, ou plu- 
tôt pluriel lui-même, étant considéré 
comme nom collectif. Crotte de mon 
ton, lapin, rat, et autres animaux qui 
font des crottes. On le dit aussi des 
excréments d'une personne constipée. 
Ce mot pourrait être une contraction 
de kac'h kalet, excrément dur. 


KAGN, 8. f. Charogne, corps d’un 
animal sans vie, et, par extension, 
vieux cheval maigre; prostituée ; pl. 
kagnou. Toull ar c'hagnou, lieu où 
l'on jette les charognes. Map-kagn, 
fils de prostituée. C'est une injure qui 
ne s'emploie qu’en manière d'interpel- 
lation : Ke dioux-in, map-kagn! Va-t- 
en, fils de prostituée! Treud kagn, 
très-maigre, maigre comme une ha 
ridelle. 


KAIGN, 8. L. Y. Le même que kagn. 


KAILL (L mouillées), 8. m. Je ne 
connais pas le sens de ce mot. Mort er 
c'haill, se mettre en route. 


KAILLAR (les L mouillées), s. m. 
Boue, fange. 


KAILLARA (les L mouillées), Y. a, 
Crotter, salir de boue; p, kaillara, 
40 


1 KAR 


KAILLARER (les L mouillées), adj. 
Boueux, crotté, parlant des choses. 


KAILLARENN (les L mouillées), a. f. 
Bouillon, salope. 


KAILLASTR (les L moufllées). Mean 
kaillastr, pierre dure qui donne des 
étincelles, silex. (Le Gonidec.) 


KAILLEBODENN (les L mouillées). 
Yor. HAILLEBODERR. 


KAILLEN (les L mouillées), 8. m. C. 
Vaurien, canaille. 


KAKAD, KAKUAO. Voy. ce dernier. 


KAKETAL, v. 0. Babiller, parler sans 
cesse, caqueter. ll se conjugue avec 
Pauxiliaire ober. Kaketal a ra, il ba- 

e. 


KAKETER, s. m. Babillard, railleur, 
moqueur. 


KAKETEREZ, 5. f. C'est le féminin du 
précédent. 


KAKOD, 8. m. (anc.) Lépreux. Je l'ai 
trouvé écrit cacodd et kacod. Voy. 
LANOUZ, 


KAKOUS, KAKOUZ. Voy. ce dernier. 


KAKOUZ, 8. m. Ce mot avait autrefois 
la signification de lépreüx, ladre vert. 
Cette classe de malades était en si 
grande horreur, qu'il était même in- 
terdit de les enterrer dans les cime- 
tières. l'ur suite de l'obligation où ils 
étaient de vivre dans des lieux à l’écart, 
hors des villes et lieux habités, ils ne 
pouvaient guère se livrer qu'au métier 
de cordier. Le nom de kakouz resta 
comme un terme de mépris pour dé- 
signer un cordier. On l’'emploie encore 
aujourd'hui dans ce sens, et, qui plus 
est, on le dit aussi d’un tonnelier. 


KAKOUZERI, 8. L. Corderie. 


KAKUAD, 8. m. Tas de gerbes de blé 
sur l'aire. 


KAKUADA, ve N Faire des tas de 
gerbes de blé sur l'aire, pour préparer 
le battage da grain. ! 


KAL 


KAL, 8. m. Cale de mn) pour em- 
barquer. 


KAL, KALA. Yoy. ce dernier. 


KALA, KAL, En latin, calendas. Ce 
mot s'emploie dans le sens du français 
calendes. Toutefois, il ne sert pas pour 
certains mois. VOY. CALENDES à mon 
Jra Dictionnaire françats-breton 

869. 


KALABOUSENN (kalabou-senn), s. f.G. 
Casquette en peau d'animal avec le 
poil. Les enfants, en Basse- 
appelaient; dans ma jeunesse, du nom 
de carapousse toute sorte do cas- 
quettes. 


KALADUR, s. m. Dévidoir à rouet. 


KALADURIA, v. a. Dévider, parlant 
du fil, de la laine, ete. ; p. kaladuret. 


RALAFATACH, 5. m. Radoub, eih. 
tage. 


KALAFATER, s. m. Calfat; pl. den. 


KALAFATI, v. a, Calfater, radouber; 
p. kalafatet. 


KALAN, 8. m. V. Le même que kala, 


KALAN-GOUIAN, s. m. Y. Novembre. 
Ce mot est composé de kalan, premiers 
jours, commencement, et de gouian, Y., 

iver. Voy. KAL-AR-G0AN. 


KALANNA, KALANNAD, s. m. Etrennes 
du premier jour de l’an. Ce mot dérive 
de kala, le premier jour de certains 
mois. — Roet e deuz he galunna 
d’eshan, elle lui a donné ses étrennes. 


KALANNAD. Voy. le précédent. 

KAL-AR-GOAN , 8. m. Fête de la 
Toussaint, le commencement du mois 
de novembre. À la lettre, le commen- 
cement de l'hiver. 

KALASTR. VOY. KANASTR. 


KALASTRENN, KANASTRENN, 8. f. 
Tuyau de chanvre. Voy. ce dernier. 


KALASTRENN, 8. L. C. Ce mot, dont 
j'ignore la sigaification, s'emploie daas 


KAL 


M pbrese suivante : drouk a ge ann 
he golasirenn, il est de mauvaise hu- 
meur. 


KALASTRENNA. VOY. LANASTRENNA. 
KALS. Voy. GAL. 


KALBORN, s. m. T. Gerbière dans les 
champs. 


KALBORNI, v. n. T. Engerber le blé 
dans les champs. 


KALC’NH, s. m. (anc.) Membre viril. 
g Penn-ar-c'helc'h, prépuce, tête du 
membre viril. 


KALC’H, s. m. Testicule. Yor. HALL, 
KELL. 


KALED, adj. Voy. KALET. 


KALEDEIN (kaled-e-in), v. n. V. Durcir, 
se figer; pl. kaledet. — Kalet, kaled, 
dur. On dit aussi kaletein. 


KALEDENN, 8. L Bosse à la têle, 
durillon, cor au pied, caillot, parlant 
du sang ; pl. ou. 


KALEDET, adj. Endurci au moral. — 
Kaled, kalet, dur. — Ar bec'herien a 
so kaledet ho c'haloun, les pécheurs 
qui sont endurcis. 


KALED!, v. n. et a. Durcir, conden- 
ser, figer, se durcir, se figer. 


KALET, KALED, adj. Dur, ferme, non 
mou, et aussi, désagréable, sévère, 
parlant des choses. Tou poas-kalet, 
des œufs durs. Kalet eo va finijenn, 
ma pénitence est rude. 


KALETAAT, v. n. Devenir dur, non 
mou, se figer ; p. kaleteet, kaleteat. 


KALETEIN. VOy. KALEDEIR. 


KALET-KLEO, adj. Dur d'oreille. — 
Kalet, dur, et kleù, oule. Voy. POUNNER- 
GLEO. 


KALFATEIN (kalfate-in), v. a. Y. Cal- 
fater, radouber ; p. kalfatet. 


KALFETEIN (halfete-in), v. Á. Y. Le 
même que le précédent. 


KAL 313 


KAUR, a. m. Calice des prêtres pour 
la messe. 


RALKENN, VOT. KALIENN-EJENN. 


KALKENN-EJENN, 8. L Nerf de bœuf 
ou tendons de la jambe des bœufs. 


KALKENNA, v. n. GC. Tenir de mau- 
vais propos par suite d'ivresse. En em 
galkenna, se battre entre gens ivres. 


KALL, KELL, s. m. Testicule; pluriel 
duel, daeu gall, daou gel. Voy. MELL, 
plus usité. 


KALLOC'H. Marc’h-kalloc'h, cheval 
entier qui n’a pas été châtré. Yor. le 
suivant. 


KALLOK, KELLOK, adj. Qui a de gros 
testicules, parlant d'un animal. — Cet 
adjectif est un nom de famille assez 
répandu. 


KALON, s. L V. T. C. Cœur, partie 
de l'animal, et, par extension, cou- 
rage. | 


KALOUN, s. L Cœur, partie de l’anf- 
mal, courage. 


KALOUNAD, 5. L. Crève-cœur, déplai- 
sir. A la lettre, plein le cœur. 


KALOUNAD-ANKEN, 5. L Grande aL 
fliction. À la lettre, plein le cœur 
d'affliction. 


KALOUN-ARC'HANT, s. L Ce mot se 
dit, en style familier, d'une personne 
trop intéressée, qui ne songe qu'à 
l'argent. A la lettre, cœur d'argent. 


KALOUNASK, 8. L Nausée. Ge mot 
dérive de kaloun, cœur. 


KALOUNEK, adj. et ady. Courageux, 
généreux, courageusement, généreu- 
sement. Stourm kalounek, combattre 
vaillamment. — Kaloun, cœur, cou- 
rage. 


KALOUNEKAAT, Y. n. Prendre cou- 
rage. — Kaloun, cœur, courage. 


KALDUNENN, s. f. Trognon ou cœur 
d’une pomme, etc. ; médalilon en 
forme de oœur. 


316 KAM 


KALOUN-SAKR, 8. 1. Sacré cœur. 4r 
Galoun-Sakr, le Sacré-Cœur. 


KALS, KALZ, adv. Beaucoup, plu- 
sieurs. Voy. HU. N 


KALVE, 5. m. Y. T. C. Charpentier ; 
pl. kiloeion, kiloion, V. Kilvisien, 
ailleurs. 


KALVEAT, KALVEEIN, v. n. Y. Char- 
penter ; p. kalveet. 


KALVEEIN (kalve--in), v. n. V. Le 
même que le précédent. 


KALVEREC'H, 8. m. Y. Charpenterie. 


KALVEZ, 8. m. Charpentier, charron: 
1. kiluisien. — Le substantif kalres 
ure parmi les noms de famille. 


KALVIZIA. Non usité. Yor. HWH, 


KM, KALS, ady. Beaucoup, plu- 
sieurs.”Le diminutif kaixik s'emploie 
au sens de un peu beaucoup. 


KALZA, Y. n. Brûler des mottes et 
des herbes pour faire des cendres. 


KALZADENN, 8. L. Et aussi kalsenn, 
tas de mottes et de racines d'herbes 
pour être brälées dans les champs. 
Ces mots se disent aussi au sens de 
tas, meule ou monceau, parlant du 
foin, etc. 


KALZENN. VOy. KALZADENN. 


KALZENN, s. L Flocon, parlant de la 
neige. 


KALZENN-MARR, 8. m. Ecobue. — 
Kalzenn, tas de mottes desséchées et 
destinées à être brülées dans les 
champs, et marr, instrument de labou- 
rage appelé marre ou houe, et avec 
lequel on enlève ces mottes. 





KALZIK. Voy. n, 
KAMAHU, 8. m. C. Email. 


KAMBLIO, 5. L. Cénacle, chambre où 
Jésus-Christ fit la cène. Ce mot est 
contracté pour kambr al lid. À la let- 
tre, chambre de la cérémonie. IL se 
prononce kamb-lid et non kam-blid. 





KAM 


KAMBON, 8. m. Varangne, plèce de 
bols courbe à la quille fu pavire. 


KAMBOULL, s. m. £. Vallée. On dit 
aussi kampoull. 


KAMBR, KAMPR, 8. L. Chambre; pl. 
ou. E kambr ar stered, à la belle étoil 
L la lettre, dans la chambre des étoi- 
les. 


KAMBR-EAZ, KAMBR-AEZ, 8. f. Latri- 
l — Kambr, chambre, et eas, à 
l'aise. 


KAMBR-LI0, 8. L Le mème que kame 
bd. " ge 


KAMGLOU, 8. m. Sarcloir. 


KANN, adj. Boiteux, tortu, crochu, 
tors, aquilin, parlant du nes. Ce mot 
figure parmi les noms de famille. 
Genou kamm, bouche de travers. 


KANN, KAMMED, 8. m. Allure, pas. 


KAMMA, v. a. et n. Courber, holier: 
p. et. — Kamm, adj., boiteux, tortu. 


KAMM-BROUD, adj. 11 se dit d’un cheval 

ui boite parce qu'il a été ferré mala- 

roitement. Il se dit aussi d’un animal 
qui boite par suite d'une piqûre quel- 
conque. — Kamm, boiteux, et broud, 
corps pointu en général. 


KAMM-DIGAMM, adj. Boiteux des deux 
jambes. On le dit aussi d'un chemin en 
zig-2ag : heh kamm-digamm. 


KAMMED, 8. m. Allure, pas, jante de 
roue; pl. kammejou. 


KAMMED, ady. Y. T: Jamais, par 
rapport au présent. 


KAMMEIN (kamm-e-in), v. D. et a. V. 
Boiter, courber. — Kamm, 
teux, tortu. 


KAMMELL, 8. L. Grosse ou bâton 
courbé pour le jeu de la crosse. — 
Kamm, adj, tortu. 





KAMMELLENN, 8. f. Rable du four, 
instrument crochu pour remuer la 
braise, — Kamm, ad)., tortu. 


KAM 


KAMMEZ, 5. L. Boiteuse. — Kamm, 
adj., boiteux. 


KAMM-GOUR-GAMM, adj. Y. Boiteux 
des deux jambes. À la lettre, boiteux 
très-boiteux. Voy. GOUR-GAMM. 


KAMMIGELL (kammig-ell). Yor. KAN- 
MIGELLOU. 


KAMMIGELLOU (kammig-ellou), 8. pl. 
f. Ce mot se dit du vol irrégulier et en 
sig-zag du papillon. Ober kammigellou, 
voler de la sorte. — Ramm, adj. 
tortu, crochu. 


KAMM-KORGAMM, adj. Hypocrite. 
Voy. KORGANN. 


KAMOLEK, adj. Y. Honteux. 
KAMP,s.m. Camp de gens de guerre. 


KAMPENN, adj. V. Qui est en ordre, 
arrangé. 

KAMPENNEIN (kampenn-e-in), v. a. Y. 
Arranger, disposer, unir, aplanir, 
mettre en ordre; p. kampennet. 


KAMPENNOUR, s. m. Y. Kxpert en 
affaires, arbitre en affaires; pl. kam- 
pennerion. 


KAMPET. Tok kampet, chapeau de 
prêtre à trois poiutes ou cornes. 


KAMPI, s.m.C. Intérêts que rapporte 
de l'argent placé chez un banquier. — 
Rer war gampi, C., prêter à iutérêt. 


KAMPOEZ, adj. Y. Le même sens que 
kampouis, Y. 


KAMPOUIS, adj. Y. Poll, vai. 


KAMPQOUIZEIN (kampoutz-c-in), v. a. Y. 
Polir, unir, aplanir; p. kampoutzet, 


KAMPOULENN, 8. f. T. Boue, crotte, 
parlant des chemins et des rues. 


KAMPOULENNEK , adj. T. Bouenx, 
crotté, parlant des rues et chemins. 


KAMPOULL, 8. m. C. Vallée, vallon. 
KAMPR, KAMBR. Voy. ce dernier. 


KAN 347 


KAMPR-EAZ, KAMPR-AEZ. VOY. VAMBR- 
EM. 


KAMPR-AL-LABOUR, 8. f. Laboratoire. 
A la lettre, chambre du travail. 


KAMPR-FASK, 8. f. Cénacle. À la 


! lettre, chambre de la Pâque. Voy. 


KAMBA-LID, KAMBLID. 
KAMPS, 8. L Aube de prêtre. 


KAN, KAN-DOUR, 8. m. Gouttière de 
maäison, tuyau en fer pour faire passer 
les eaux : pl. tou. En latin, canalis. 


KAN,s. m. Chant, ramage desoiseaux. 
— Kan al laboused, le chant des oi- 
Beaux. 


KAN. adj. Sans levain, azyme. — 
Bara kan, pain à cacheter, hostie non 
consacrée. 


KAN, 8. m. (anc.) Prophétie. — Kaner, 
(anc.), prophète. 


KANA, v. a. et n. Chanter, parlant 
des personnes et des oiseaux.— L Leret 
a rann al laboused o kana, j'entends 
chanter les oiseaux. 


KANAB, 8. m. Chanvre. En grec, 
kannabis. 


KANABEK, 8. L. Champ de chanvre, 
chènevière. e 


KANABER, s. m. Chardonneret, ol- 
seau. — Cet oiseau, à ce que l'on 
prétend, a une préférence marquée 

our les graines de chardons, et de là 
e nom qu'on lui a donné en francais. 
Les Bretons en ont jugé autrement, et 
soit qu'ils n'aient pas remarqué cette 
préférence pour la graine des chardon, 
soit qu'ils aieut trouvé que les graines 
du chanvre (chènevis) formaient sa 
nourriture de prédilection, ils l'ont 
anpelé kanaber, mot dérivé de kanab, 
chanvre. 


KANAOUENN, a. f. Chanson, et aussi 
chant des oiseaux dans les poésies ; 
pl. ou. — Kan, chant, ramage. 

KANAOUENN-SANTEL, 8. L. Cantique. 


KANAOUR. Yor, KRAOUA. 


318 KAN 
KANASTELL, s. L. Egouttoir. 


KANASTR, 8. pl. m. Menus brins de 
la tige du lin, poussière du Jin, du 
chanvre broyé. On dit aussi kalastr. 
Ces motssont les pluriels de kanastrenn, 
kalastrenn. 


KANASTRENN, 8. f. Tuyau de chan- 
vre, de lin, brin de ce tuyau broyé ; 
pl. kanastr, masc. On dit aussi kalas- 
trenn ; pl. kalastr. 


KANASTRENNA, v. a. Tellier, parlant 
du lin, du chanvre; p. et. On dit aussi 
kalastrenna. 


KAND, s. m. Y. Sorte de panier pour 
vanner le blé, et appelé van en fran- 
cais. 


KANDENNOUR, 8. m. V. Vannier; pl. 
kandennericn. 


KANDERV. VOY. KENDERY. 


KANDI, et mieux KANN-D!, 8. m. 
Buanderie. — Kanna, laver le linge, 
et tt, maison. 


KANDIA, v. a. Blanchir. — Lann, 
adj. blanc. 


KANDIEREZ. VOY. KANNEREZ. 


KAN-DOUR, KAN, s. m. Gouttière de 
maison, conduite en métal pour 
l'écoulement des eaux. 


KANED, KENED, 8. m. Y. Bois de 
chauffage. Il s'emploie de la même 
manière que keuneud. Voy. RENET. V. 


KANEIN (kan-e-in), v. a. et D. Y. 
Chanter, et aussi gazouiller, parlant 
des oiseaux. 


KANEL, s. m. Canelle, épice. 


KANELL, s. L. Bobine, et aussi claquet 
de moulin. 


KANELLAD, s. L. Le fil ou laine, sole 
que contient une bobine. 


KANELLER. Marc'h kaneller est le 
chevalet qui sert aux tisserands pour 
ourdir. 


KAN 


KANENN, s. f. Y. Chanson ; pl. en. 
KANEO, 8. m. V. Toison ; pl. kansoes. 


KANER, 8. m. Chanteur, chantre 
d'église. En ce dernier cas, on dit d6 
préférence kaner oc'h al letrin. À la 
lettre, chanteur eu lutrin. — Mens, 
chanter. 


KANER, KANOUR, 8. m. (enc.) Pro- 
phèle. — Kana, chanter. 


KANER-FALL, s. m. Oiseau de mau- 
vais augure, parlant d’une personne, 
prophète de malheur. — Kaner (anc.), 
prophète, et fall, mauvais. 


KANESTELL. Yor. KANASTELL. 


KANEUR, 8. m. C. Voy. KANER. — Ce 
mot est an nom de famille assez com- 
mun en Cornouaille. 


KANEVEDENN, 8. L Arc-en-ciel ; pl. 
OU. 


KANFARD, 8. m. Fanfaron, petit- 
maître, galant. 


KANFARDEZ, s. f. Petite-maîtresse, 
élégante. 


KANFF, 8. m. (anc.) Deuil. Yor. «ait. 


KANFOL, 8. m. Petite vanne pour 
laisser écouler les eaux de fumier ap- 
pelées dour hañvoez. Le mot kan, 
conduit, entre dans la composition de 
ce substantif. 


KANGRENNEU, 8. pl. m. Y. Amyg- 
dales. 


KANIBL, pluriel irrégulier de kani- 
lenn. 


KANIBLEK, adj. Y. Nuageux. 


KANIBLENN, 8. L Y. Nuage; pluriel 
kanibl, masc. 


KANIENN, 8. L. (anc.) Vallon arrosé. 
KANITERV. Voy. KENITERV. 


KANIVED, 8. m. Canif pour tailler les 
plumes. 


KAR 


KARIVEDENN, 8. 1. V. Araignée ; pl. 
kanivet, maso. 


KANIVET, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de kanivedenn à 


KAN-MARO, s. m. Complainte, _ 
Ean, chant, et maro, 8. m., mort. 


KANKR, s. m. Crabe, crustacé marin ; 
pl. ed. 


KANN, ad}. Blanc, brillant. Gwenn- 
kann, trèa-blanc, entièrement blanc. 
A la lettre, blanc-blanc. L'adjectif kann 
n’est usité que dans cette locution. 


KANN, KANN-LOAR, 8. m. Pleine 
lane. 


KANNA, v. à. Battre, laver le linge 
sale, le blanchir, et, par extension, 
absoudre. En em ganna, se battre. — 
Kann, adj., blanc. 


KANNAD, s. m. Messager, commis- 
sionnaire; pl. ed. Kannad, s'emploie 
aussi au sens d’ambassadeur. Kannad 
ar Roue, l'ambassadeur du Roi; kan- 
nad ar Pap, le nonce du Pape. Kas 
konnad da Vrest, envoyer un messager 

rest. 


KANNADA, v. a. Et mieux kas kan- 
nad, envoyer un exprès, un commis- 
sionoaire, un ambassadeur. Voy. EAN- 
NAD. 


KANNADER, s. m. C. 11 a le même 
sens que kannad. 


KANNADUR, 8. m. Délégation. Nous 
avons souvent dit au Nouveau Dic- 
tionnaire français-breton 1869, que les 
substantifs de cette espèce ne sont ni 
compris ni usités. 


KANNAFF, v. a. (anc.) Battre. 
KANNDI, KANDI. Voy. ce dernier. 
KANNEIN (kanne-in), v. a. V. Battre. 


KANNEREZ, 8. L Lavandière, blan- 
chisseuse ; pl. ed. — Kanna, blanchir. 


KANNEREZIK-ANN-DOUR, 8. m. La- 
vandière, oiseau. À la lettre, petite 
lavandidre d'eau, parce qu'elle se pla 


KAN 18 


sur le bord de l'eau où elle trouve de 
petits insectes dont elle se nourrit, et 
que sa queve, toujours agitée, rappelle 
le battoir des blanchisseuses.— L onna, 
battre, blanchir, parlant du linge, et 
kannerez, blanchisseuse, lavandière. 


KANN-LOAR, 8. m. Pleine lune. On 
dit aussi kann al loar. — Da gann al 
loar, à la pleine lune. 


KANNUZ, adj. Battant, qui bat. Un 
proverbe de Cournovuaille : Me ne 
d-ounn ket kannur, rag aoun da vesa 
kannet, je ne suis pas battant, de peur 
d'être battu. 


KANOL, 8. m. Canon; pl. ion. — 
Taoliou kanol, des coups de canon. 


KANGLIA, v. a. et n. Canonner, tirer 
du canon; p. kanoliet. 


KANOLIEB, 8. m. Canonaier ; pl. ten. 


KANOL-15, nom de lieu. Le canal de 
l’Iroise, en mer, près de Brest. 


KANOUR, s. m. (anc.) Pror hète. 
KAN-PLEAN, 8. m. Plain-chant, chant 
d'église. 


KANT, s. m. Cercle, circonférence, 
van à vanner; pl. kanchou. lL signille 
aussi cercle d’un tamis, chevalet de 
menuisier. 


KANT, nom de nombre. Cent. — 
Kaïñt marc'h. À la lettre, cent cheval. 


KANTA, v. a. Vanner avec un tamis, 
placer une pièce de bois sur un che- 
valet pour la travailler. Voy. KAÂT. 


KANTENER, 8. m. Centurion, qui 
commande cent hommes; pl. ien. — 
Kant, cent. 


KANTENN, 8. f. Fond d'un crible, 
d'un tamis. 


KANTENNER, et aussi KANTIER, 8. m. 
Vaanier. Voy. ML, 8. m. 


KANTIER. Voy. le précédent. 
KAÏTIN. Sukr hañtin, sucre candi. 


320 KAN 


KANTOL, 8. L. T. Chandelle. — Eur 
gañtol, une chandelle; pl. to. 


KANTOLER, 8 m. Chandelier. On dit 
aussi kantolor. 


KANTOLOR, 8. m. Yor. le précédent. 


KANTREAL, v. n. Errer cà et là, 
rôder, vagabonder. 1l ne s'emploie 
qu’à l'infinitif et se conjugue avec 
l'auxiliaire ober, à l’instar des verbes 
poutres. Voy.mon Nouveau Dictionnaire 
français-breton, 1869. On dit aussi 
kaniren. 


KANTREER, 8. m. Peu usité. Vaga- 
bond. 


KANTREIN (kañitre-in), v.n. Y. Errer. 
KANTREN, Y. H. VOy. KARTREAL, 


KANT-TOULL, 8. m. Mille-pertuis, 
plante. A la lettre, cent trous, parce 
que, vues à la transparence, ses feuilles 
semblent percées d'une inufinité de 
petits trous. 


KANTULER, 8. m. Y. Chandelier. 


KANTVED, nombreordinal. Centième. 
— Kant, cent. 


KANTVEDER, adj. Qui renferme ou a 
duré cent ans. parlant des choses; et 
mieux, a bad Kant vloaz. 


KANTVLOASIAD (kañtvloa-siad), 8. m. 
Ce mot n'est guère usitu pour signifier 
âgé de cent ans (kañt et bloaz). on pré- 
fère dire : eunn den Kant vioas, un 
homme âgé de cent ans. 


KANUBLENN. VOy. KANIBLENN. 


KANV, KAON, s. m. Deuil, enterre- 
ment. — Ober kanv d'he dad, prendre 
le deuil de son père. 


KANVAL, s. m. Chameau; pl. ed. — 
Lonka kanvaled, C., ajouter foi aux 
sottises que débitent certaines gens. 
À la lettre, avaler des chameaux. 


KANVAOUI, et mieux OBER KANV. 
être en deuil. Voy. Ny. 


KANVEIN (kañv-e-in), v. n. Y. Être 
en deuil, se lamenter, — Lan, deuil. 


KAO 


KANVEIOU, KANVEDU, s.pl. m. Tem- 
plons du métier d'un tisserand. 


KANVEOU. Voy. le précédent. 
KANVNIDENN. VOy. KEFNIDENN. 


KAO, KAV, s. m. Lieu souterrain, 
cave, caverne, grotte; pl. kaviou. En 
latin, cavea. 


KAOAT, 8. m. Y. Accès. Yor. KAGUAD. 


KAOAT-ARNAN, 5. m. V. Orage, ondée. 
À la lettre, accès subit d'orage. 


KAOC'H, KAC'H, 8. m. Excrément, 
merde, parlant des hommes, chiens, 
cochons, chevaux, etc. 


KAOC'HA, v. a. Salir avec de la 
merde. 


KAOC'HEK ,adj. Sali avec de la merde. 


KAOC'H-KEZEKA, v. n. Remasser sur 
les chemins du crottin de cheval. Cette 
remarquable expression est composée 
de kaoc'h, excrément, et de kexek, 
pluriel irrégulier de marc'h, cheval. 
Le mot kezek a été fait verbe, comme 
on le voit. 


KAOL, s. pl. m. Pluriel irrégulier de 
kaolenn, chou. Le mot kaal, d'après 
Le Gonidec, s'emploie aussi au sens 
général de plante herbacée. En gret, 
kaulos a ces deux acceptions, ce qui 
justifle les locutivons ci-dessous. 


KAOL-DU, s. m. Couleuvrée, plante, 
et aussi brionne. 


KAOLEK, s. f. Champ de choux. 


KAOLENN, s. f., et aussi penn-kaol 8. 
m. Chou, légume, plant de chou; 
pl. kaol, penn-kaul, m., des choux, 
des plants de choux. Eur gaolenn vras, 
eur penn-kaol braz, un gros chou. 
Kaol bras. de gros choux. 


KAOL-GARO, s. m. Chardon, plante. 
On donne aussi ce nom à la bourra- 
che. — Kaol, chou ; garo, rude. 


KAOL-IRVIN, 8. m. Rutabaga, légu- 
me fourrager. À la lettre, chou navet, 


KAO 
KAOL-MALO, 8. m. Mauve, plante. 


KAOL-MOC'H, 8. m. Patience, plante 
sauvage. À la lettre, chou des cochons. 


KAOL-SAOUT, s. m. Chou à vache. 


KAON, KANV, 8. m. Deuil, enterre- 
ment. Ober kaon, prendre le deuil. 4r 
vaz kaon, les tréteaux furèbres. Yor. 
BAZ-KAON. — Le mot kaoñ figure parmi 
les noms de famille. Voy. MR. 


KAOT, s. m. Colle de farine où autre. 


KAOTA, v. a. Coller avec de la colle; 
P. et. 


KAOTER, a. f. Chaudière, marmite, 
et par extension, manière de vivre en 
fait de nourriture, en style familier. 


KAOUAD, s. m. Accès, attaque subite 
de fièvre, de rage, de maladie en géné: 
ral, et aussi tout ce qui arrive ino- 


pinément. Voy. KAOUAD AVEL, KAOUAD- 
KLERVEO, etc. 


KAOUAD-AVEL, 8. m. Coup de vent, 
bourrasque. — Kaouad. accès, irrup- 
tion subite, et avel, vent. 


KAOUAD-GLAD, s. m. Ondée, pluie 
subite. — Kaouad, irruption subite, 
et glao, pluie. 


KAOUAD-KLENVED, 8. m. Maladie 
subite. VOy. KAOUAD. 


KAOUAD-TERSIENN (ter-sienn), 8. m. 
Accès de fièvre. Voy. KAOUAD. 


KADJAN, 8. f. Hibou ; pl. ed. De là 
le nom de chouan donné, dans la 
Vendée, aux défenseurs du droit divin, 
parce qu’ils ne se montraient que la 
nuit, à l’instar du hibou, à une cer- 
mine époque de la guerre de la Ven- 


KAOUED, s. f. Cage nor les oiseaux ; 
pl. kaouejou. Voy. KAOUEDI. 


KAOUEDAD, 8. L Une cage pleine, 


plein une cage, ce que peut contenir 
une cage. 


KAOUEDI, et mieux. lakaai énn eur 
gaoued, mettre en cage. 


KAO 321 


KAOUEN, KAOUAN, 8. f. Yor. ce der- 
nier. 


KAOUENEZ, 8. L. Fresaie, femelle du 
hibou. 


KA0URL, v. n. anc.) Abonder, être 
abondant. 


KAOUGANT, adj. C. Fertile, abon- 
dant, fréquent, copieux. 


KAOUIDELL, 8. L. Y. Cage d'oiseau ; 
pl. eu. 


KAOULED, adj. Galilé. parlant du lait, 
du sang figé. 


KAOULED, £. m. Caillebotte, mets de 
Bretagne formé de lait caillé. On dit 
aussi leaz kaoulet. 


KAOULEDENN, a. f. Grumeau, caillot 
de lait, de sang. 


KAOULEDET. Voy. KAOULET. 


KADULEDI, v. n. Se figer, se former 
en grumeaux, se cailler, 8e coaguler, 
parlant du lait, du sang. 


KAOULET, adj Caillé, figé. ras kaou- 
let, lait caillé, caillebotte. 


KAOUN. Voy. (08. 


KAOUT, v. a. et auxiliaire. Posséder, 
avoir, p. bet, Ce verbe s'emploie aussi, 
par suite de relâchement et d'abus, 
pour kavout, trouver; mais à l’infini- 
tif seulement. Yor. KAVOUT. — La con- 
jugaison de kaout est fort irrégulière, 
d'autant plus qu'en certaines iocalités 
il se produit des variantes pour le 
présent, l'imparfait et le prétérit du 
mode indicatif. C’est ainsi que l'on dit: 
Me am euz, me em eux, me em beut, 
j'ai,teec'h eux, te ex peuz. tu as ; ni 
hon eux, ni hor heuz, nous avons; 
c'hout hoc'h eux, c'hout ho peux, vous 
avez ; hen en doù. hen en devoa, ilavait; 
hen en doe, hen en devoe, il eut. Voy. 
la grammaire et anssi le mot AVOIR à 
mon Nouveau Dictionnaire 1869. Naoun 
em eux, j'ai faim; arc'hani en deuz, il 
a de l'argent ; sec'hed e deug. elle a 
soif ; arc'hant hor beso, nous aurons 
de l'argent ; arc'hañ en deveso, il aura 


U) 


922 KAR 


de l'argent; arc'hant e deveso, elle 
aura de l'argent. Pa hon eus arc'hant, 
quand nous avons de l'argent. 


KAOUT-GWELL (gu-ell), par relâäche- 
ment pour Karout < gwell, v. a. Pré- 
férer. À la lettre, trouver meilleur. 
Gwell e karann ar pesk, je préfère le 
poisson. Voy. KAVOUT. 


KAOUT-MAD, par relâchement pour 
katoud-mad, v. a. Trouver bon, pren- 
dre plaisir à, permettre. Ar pes a gave 
d'eshan a ioa mad, ce qu'il trouvait 
bon. Yor. KAVOUT. On dit aussi Kaout 
brao, kavout brao. Me a gav brao 
mont di, je trouve agréable dY aller. 


KAOUZ, 8. m. (anc.) Fromage. Il n'est 
plus usité. Le P. Grégoire écrit kaus, 
mot qui ressemble fièrement au mot 
allemand. 


KAOZEAL, v. n. C. S'entretenir, cau- 
ser, p. kaoxeet. 


KAP, s. m. Chape de prêtre, cape, 
vêtement de femme de la campagne. 


KAP, 8. m. YOt, C'HOARI AR C'HAP, jeu 
d'enfants. 


KAP, KAB, s. m. (anc.) Bout, extré- 
mité. 


KAPEAL, v. n. Aller à la cape, terme 
marine. 


KAPEZ, 8. m. C. Licou. 


KAPOT, KAP, 8. m. Cape, vêtement 
des femmes de la campagne avec ca- 
puchoo. 


KAPOT-SAC'H, 8. m. Cape noire que 
les femmes portent à la campagne 
pour les enterrements. À Îa lettre, 
cape-sac. 


KAPREZENN, 8. f. Câpre, sorte de 
fruit ; pl. kapres, masc. 


KAR, 8. m. (anc.) Amour, affection. 
Voy. DIGAR. 


KAR, s. m. Parent; pl. kerent. 
Kar-nez, proche parent. Kar a bell, 
pell-kar, parent éloigné. Beza kar tost 
d'eunn den, se dit, saus que l'on soit 


KAD 


parent, d'un individu dont les maniè- 
res sont les mêmes que celles de la 
personne dont on parle. A la lettre, 
être parent de près d'un individu. 


KAR A BELL, 8. m. Parent éloigné. 
Voy. KAR-PELL. 


KARABINENN, 5. f. Carabine. 


KARABASENN (karaba-senn), et aussi 
KARABOSENN, 8. f. Vieille servante de 
curé, en termes familiers. 


KARABOSENN. Voy. le précédent. 


KARADEK, adj. Aimable, aimant. — 
Karet, aimer. Get adjectif est un nom 
de famille très-répandu. 


KARANTE, s. L Y. T. C. Amour, af- 
fection, amilié, amant, amante, amou- 
reux, en bonne part. Dans ces trois 
dernières acceptions, ce substantif est 
commun de genre. 


KARANTE-DALL, 8. f. Y. Amourette. 
— Karante, V., amour, et dal, aveu- 


gle. 
KARANTEK, adj. Yor. KARADEE. 


KARANTEZ, s. f. Amour, amitié, af- 
fection. Il s'emploie aussi comme 
substantif commun ou des deux gen- 
res, au sens de amant, amante, amou- 
reux, en bonne part. — Karet, aimer. 
Karañtez-flamm, ardeur en religion. 


KARANTEZ, 8. L. Fruit de la bardane. 


KARANTEZ-DOUE, 8. L Dévotion, — 
Karaniez, amour, et Doue, Dieu. 


KARANTEZUZ, adj. Charitable. Ka- 
rañtezuz oc'h ar re baour, charitable 
envers les pauvres. 


KARAVELL, s. L T. Brancard, ci- 
vière. 


KARAVELL, a. L. J'ai trouvé ce mot 
avec la signification assez singulière 
de lit d’un domestique de grand sei- 
goeur. 


KARAVELLOU, s. pl. f. Mont war he 
garavellou, se dit d'un petit garçon 
qui marche à quatre pieds. S'il s'agis- 


KAR 


sait d’une petite fille. il faudrait dire : 
war bhe c'haravellou. Ceci soit dit en 
passant, pour rappeler les règles de 
permutations. 


KARC'HARIOU, 8. pl. m. Cercles en 
fer des meules de moulin. 


KARDELLAT, v. n. V. Mettre le fumier 
en tas dans les champs pour le répan- 
dre ensuite sur la terre. 


KARDELLEIN (kardelle-in), v. n. Y. 
Fumer une terre, y mettre du fumier; 
p. kardellet. 


KARDENN, 5. f. G. Litière des che- 
mins. 


KARDI, KARR-DI, s. m. Hangar, re- 
mise pour les voitures. — Karr, voi- 
ture, charrette, et ti, maison. 


KAREDIK, 8. m. Amant. — Æaret, 
aimer. 


KAREEIN (karee-in), v. a. Y. Répri- 
mander, blâmer. Voy. GAREEIN, qui est 
le vrai radical, quoique quelques-uns 
préfèrent kareein. 


KAREEL, 8. L. Belette, animal ; pl. et. 
Voy. MEREL, 


KARELLA, v. a. Carreler. Yor. KAR- 
REZA. 


KARET, Y. a. Aimer, affectionuer; 
p. karet. Ce verbe ne s'emploie pas au 
sens de trouver bon, prendre plaisir 
à, préférer. Karet a rann he vreur, 
j'aime son frère. Toutefois on dit : 
karet a ra he vanne, il aime à boire un 
coup. À la lettre, il aime son coup. 


KAREZ, 8. f. Parente. Karez-nez, 
kares a bell. Yor. KAR. 


KARG, 8. f. Enploi, fonctions, 
charge, laix, et aussi cargaison ; pl. ou. 


KARGA, v. 8. Charger, remplir, 
combler; p. et. Karya leun, karga 
beteg ar barr, remplir. 


KARGEIN (karg-e-in), v. a. Y. Char- 
ger. Le même que karga, du Léon. 


KARGET (karg-e0), adj. Plein. 


KAR 333 


KARGWASK (kargoask), s. m. Panaris. 
Voy. BISKOUL. 


KARITELL, s. f. Etui à aiguilles, à 
épingles. 


KARKANIQOU, s. pl. m. C. Karkaniou 
aour, chaîne d’or pour ornement de 
cou. 


KARKENN,.-KARV-KENN. Voy. ce der- 
nier. 


KARLOSCHENN, etaussi KARLOSTENN, 
8. L Perce-oreille, insecte. 


KARLOSTENN. Voy. le précédent. 
KABM (anc.) Poème. En latin, carmen. 


KARMEZIAD, 8. m. Carme, religieux; 
pl. karmesiz, karmèsidi. 


KARMEZ. Urs karmes, l'ordre reli- 
gieux des Carmes. 


KARMEZEZ, 8. L Carmélite, reli- 
gieuse de l'ordre des Carmes; pl. ed. 


KARN, s. m. Corne du pied des che- 
vaux, des bœufs, etc., sabot du che- 
val. 


KARNA, v. n. Se former en corne, 
parlant des pieds des chevaux, des 
bœufs ; se botter, parlant de la neige, 
de Ja boue qui s'amoncelle à la chaus- 
sure. 


KARNEK, ad}. Qui a de la corne aux 
pieds, comme les chevaux, ânes, 
beuta. Voy. KARN. 


KARNEL, 8. L Charnier où l'on dé- 
pose les ossements épars dans les ci- 
metières ; pl. fou. Il s'emploie parfois 
au sens de cimetière ; c'est la partie 
prise pour le tout. 


KARNELL, 8. L. Y. Créneau dans une 
muraille ; pl. eu. 


KAR-NEZ, 8. m. Proche parent ; pl. 
kerent-nez. Ce mot se compose de Kar, 
parent, et de nez, proche. 


KARO, KARV, 8. m. Cerf; pl. kirvi, 
et aussi karved, kerved. 


KAROTEZ, pl. de karotezenn, 


324 KAR 


KAROTEZENN, s. f. Carotte; pl. karo- 
fes, masc. 


KAROUT, v. a. C. Aimer, affectionner. 
Voy. KARET, pour les acceptions qu'il 
est indispeusable de connattre. 


KAR-PELL, et aussi KAR À BELL, 8. 
m. Parent éloigné; pl. kerent-pell, ke- 
rer a bell. À la lettre, parent de loin. 


KARPENN. VOy. KARZ-PRENN. Ce mot 
paraît dénaturé. 


KARPPRENN. VOy. KARZ-PRENN. 


KARR, 8. m. Charrette, voiture ; pl. 
kirri. En latin, carrum. Ce mot s'eu- 
tend aussi au sens de rouet pour Hier: 
neza gant ar c'harr, filer au rouet. 
VOY. EARR-DIBUNA. 


KARRAD, s. m. Charretée, plein une 
voiture. Eur c'harrad segal, une char- 
relée de seigle. 


KARR-0!, KASDI. Voy. ce dernier. 


KAR-DIBUNA, a. m. Rouet à dévider. 
— Karr, rouet, et dibuna, dévider. 


KARREA, v. a. Equarrir, parlant du 
bois ; p. karreet. 


KARREA, KARREAT, v. a. Charroyer; 
p. karreet. — Karr, voiture, charrette. 


KARREAT, Y. a. Voy. le précédent. 


KARREK, 5. f. Rocher en mer, ou 
que la mer baigne, ou qui borde Ja 
mer. lL s'emploie aussi avec le sens 
général d'écueil en mer ; pl. kerrek. 


KARREK-KLEUZ, s. L. Grotte formée 
de rochers sur les bords de la mer. À 
la lettre, rocher qui borde la mer, et 
Keuz, creux. 


KARRELEDENN, 8. f. Pclote pour 
fixer les épingles. 


KARRENER, KARRETER, 8. m. Char- 
retier ; pl. ten. — Rar, voiture, 
charrette. 


KARRER. s. m. Charron ; pl. ten. — 
Karr, voiture. 


KAR 


KARRETOUR, 5. m. V. Charretier : 
pl. karreterion. — Karr, charrette. 


KARREZA, v. a. Carreler, couvrir de 
carreaux ou briques, ou autres matiè- 
res minérales. VOy. KARELLA. 


KARREZENN, 8. f. Carreau en terre 
cuite; pl. ou. 


KARR-HENT, s.m.Chemin de voiture. 
— Karr, voiture, et hent, chemin. 


KARRIKELL, 8. L Brouette ; pl. ou. 
— Kurr, voiture. 


KARRIKELLA, v. a. Et aussi karri- 
kellat, brouelter, porter avec une 
brouette. 


KARRITELL, 8. L. Tombereau ; pl. ou. 
— Karr, voiture. 


KARR-MORDOK, 8. m. Y. T. Trique- 
bale, diable, ou grande voiture à deux 
roues pour les luurds fardcaux. 


KARRCS, 8. m. Préceinte de navire. 
KARROZ. Voy. le précédent. 


KART, s. m. Quart, en parlant des 
heures et des lieues. Eul leo ha kart, 
une lieue et quart. Div heur ha kart, 
deux heures et quart. Div heur nemet 
kart, deux heures moins uu Quart, 
une heure trois quarts. 


KARTELL, s. m. Quartier de viande 
de boucherie Eur c'hartell naout, un 
quartier de mouton. 


KARTENN, s. L Carte à jouer ; pl. 
kartou, masc. YOT. KARTOU. 


KARTENN, 8. L C. Gouzout ar gartenn, 
savoir Ce qui se passe, être au cou- 
ra .{ des nouvelles. 

KARTOU, S. pl. m. Curtes à jouer. 
C'hoari "Y c'hartou, jouer aux Cartes. 
C'hoari kartou, jeu de cartes. 

KARTOUROUN, 8. m. Quarteron. 

LAAUTELL. Voy. CARRITELL. 


A19, KARO. Voy. ce dernier. 


KAS 


RARVAN, 8. f. Mâchoire, et aussi 
ensouple ou rouleau du métier de 
tisserand. 


KARVAN, 8. f. Y. Charogne, corps 
d’animal mort. — Koc'h karvan se dit 
d'une prostituée. Y. 


KARVANAD, s.f.Coupsurlamäâchoire, 
soufflet, coup sur la joue. — Karvan, 
mäâchotre. 


 KARVANATA, v. a. Soufll:ter, donner 
un coup sur la joue ; p.!es. Voy. KARVAN, 
mâchoire. 


KARVANEK, adj. Qui a une grosse 
mâchoire. Vuy. KARVAN. 


KARVEK, 8. m. Y. Sauterelle ; pl. kar- 
vegeu. VOY. KARY. 


KARVEZ, 8.f. Biche, femelle du cerf; 
pl. ed. Voy. KARv. 


KARVIK, 8. m. Faon, jeune cerf, — 
Kart, karo, cerf. C'est le diminutif de 
ce dernier ; pl. kartedigou. 


KARVIK-BRUK, 8. m. Cigale, insecte. 
À la lettre, petit cerf de bruyère. 


KARV-KENN, S. m. Peau de cerf. — 
Æarv, kard, cerf, et kenn (anc.), peau. 


KARV-LANN, a. m. Sautcrelle, in- 
secte. A la lettre, cerf de lande. 


KARV-RADENN, 8. m. Sauterelle, in- 
sccle. À la lettre, cerf de fougère. 


KARZ, 8. m. Ordure, immondice. Ce 
mot, qui paralt être le radical de karza, 
nettoyer, n'est pas usité, que je sache. 


KARZA, Y. a., et aussi skarza, ncl- 
toyer; p. ef. 


KAR2Z-PRENN, S. m. Sorte de four- 
chette eu bois pour dégorger le soc de 
la charrue et enlever la terre qui y 
adhère. On dit aussi Farprenn. Ces 
mots sont composés de karza, net- 
toyer, et de prenn, buis. A la lettre, 
bois pour uelloyer. 


KARZI, KARO!. Voy. ce dernier. 


KAS, s. m., et mieux kasoni, s. m. 
Haine, rancune, répugnance. 


KAS 325 


RAS, v.a. Conduire, mener, porter, 
emporter, envoyer; p. kaset. — Gwall- 
gas, maltraiter. — KMasit ann dra-1e 
gan-e-hoc'h, emportez cela. — Kan 
kannad da, envoyer un commission- 
naire à. 


_KAS, s. m. (anc.) Colère. 


KASAAT (ka-saat), Y. a. Bair: D. 
kaseet. 


KASAUZ (ka-sa-uz), adj. Haïssable. 


LAS DA BENN, v.a. Achever, ac- 
complir, mener à bonne fin. A la lettre, 
mener à bout. 


LAS DA GET (prononcez get comme 
en français guelte, la lettre G étant dure 
en breton, selon l'orthographe de 
Le Gonidec}, v. a. Y. Anéantir, dissiper. 
A la lettre, envoyer à rien, envoyer à 
pas: get pour ket, particule négative. 
Voy. le suivant qui a le même sens. 


LAS DA NETRA, v. a. Anéantir, dis- 
siper follement. A la lettre, envoyer 
ou conduire à rien. 


LAS-DIGAS. s. m. Agitation dans une 
maison. allées et venues. Cette ex- 
pression est formée 068 deux verbes 
kaz, mener, et digas, ramener. 


KAS HA DIGAS, v. a. Balancer, agiler; 
p. kaset ha digaset. À Ja lettre, con- 
duire et reconduire, mener et ra- 
mener. 


LAS DDUN, v. a. Enfoncer, envoyer 


‘au foud. — Kas, mener, conduire, et 


doun, profond, profondément. 


KAS ER-MEAZ, v.a. Renvoyer, chasser. 
À la lettre, envoyer dehors. Kasit 
anezshan er-meaz, mettez-le dehors. 


LASKALAT, KASKARAT, Y.H. Se frotter 
le dos comme les mendiauts, pour 
attirer la pitié. 


KASKARAT. Voy. le précédent. 


LAS KUIT, v. a. Chasser, renvoyer; 
n. katet kuit. Kas a reaz aneshan Kuit, 


il le renvoya. Kaset eo bet kuit, il à 
été renvoyé. Fa 


326 KAS 


KASONI (ka-soni), 8.1. Haine, rancune, 
malveillance. 


KASTELL, 5. m. Château, hune de 
navire; pl kesteil. 


KASTELLAN, 8. m. Châtelain ; pl. ed. 


LASTELL-BREZEL, 8. m. Forteresse; 
pl. kestell-brezel. À la lettre, château 
de guerre. 


KASTELLIK, 8. m. Châtelet. C’est le 
diminutif de kastell, château; pl. Kere 
telligou. 


LASTELLIN, nom de lieu. Chateaulin, 
ville. 


LASTÉELL-KARR, 8. m. Corps de la 
charrette. 


KASTELL-LAUGAD, nom de lieu. Fort 
Mengan, près Brest. 


LASTELL-LESTR, 8. m. Hune d'un 
navire; pl. kestell-lestr. À la Icttre, 
château de navire. Chacune a son nom 
particulier; ainsi. on dit kastell ar 
wern cras, la hune du grand mât, etc. 


KASTELL-PAOL, nom de lieu. Saint- 
Pol-de-Léon, ville. 


KASTEL-PERSEL, nom de lien. Ber- 
thaume, fort à l'entrée de la rade de 
Brest. 


MST, 8. m. Y.T. C. Punition, chä- 
timent, mortification du corps. 


KASTIAN, v. a. T. Voy. KASTIZA; H. 
kastiet. 


KASTIEIN (kasti-e-in), v. a. Y. Voy. 
KASTIZA; D. Kastel. 


KASTILLEZ (les L mouillées), 8. pl. m. 
Pluriel irrégu'ier de kastillesenn. 


KASTILLEZ-DU, 8. pl. m. Du cassis 
ou des plants de cassis. 


KASTILLEZENN (les L mouillées), s. L 
Groseille à grappes ct aussi l'arbris- 
seau qui les porte; pl. kastillez, masc. 


LASTIZ, 8. m. Châtiment, punition 
en général, mortification du corps, 
terme de dévotion; pl. ou. 


KAU 


LASTIZA, v. a. et n. Châtier, punir, 
venger, mortifier son corps, terme de 
dévotion, dépérir de chagrin par suite 
de mauvais traitements; p. kastixet. — 
Kastisa a ra bemdes, il dépérit de 
chagrin par suite des mauvais traite- 
ments. 


KASTOUNADEZ, 8. f. Cassonade, sucre 
non épuré. 


LASTR-EJENN, 8. m. Nerf de bœuf. 


KASTR-IJENN, s. m. V. Le même 
que le précédent. 


KASTRET, adj. G. Qui a les reins 
forts. - 


KAT, v. a. T. Posséder, avoir. Gs 
mot, je crois, n'est employé qu'ea 
poésie, au lieu de kaout. 


KATAR, 8. m. Mont gant ar c’hater, 
être capricieux. J'ignore le sens de ce 
mot katar. 


KATARI, v. n. S'abalourdir. 


KATEKIZ, 8. m. Catéchisme. Balak 
ar c'hatekiz, le prêtre qui fait le caté- 
chisme, Ober skol katekiz, faire le 
catéchisme aux enfants. 


LATEKIZA, v. a. Faire le catéchisme, 
et mieux, dher skol katekis. 


KATOLIK, adj. Catholique. 


KAUC'H, s. m. Y. Excrément, merde. 
Voy. &AOC'H. 


KAUGANT, adj. (anc.) Abondant, co- 
pieux. Voy. FAOUGANT. 


KAUL, KOL (kah, s. pl. m. Y. T. C. 
Pluriel de kaulenn, chou. 


KAULENN, KOLENN (kôlenn), a. L 
Y.T. C. Chou, légume. Voy. KAOLENN et 
KOL, du Léon. 


KAUT, KOT (Kn, 8. m. Y. T. C. Colle. 
Voy. KAOT. 


KAUT-GAOEL, 8. m. Y. Bouillie de 
gruau. À la lettre, colle de gruau. 


KAUTER, 8. L Y. T. C. Voy. KAOTER. 


KAV 


KAUZEAL, v. n. C. Hâbler, causer. 
On trouve aussi écrit kozeal (kôseal). 


KAV, KA, s. m. Voy. ce dernier. 


LAVA, v. a. Creuser, Gaver: p. Karet. 
Ba latin, cavare. 


KAVADENN, a. L. Trouvaille, inven- 
tion. — Kavout, trouver. — On dit 
aussi kafadenn. — Kafout, trouver. 


LAVAL LA (les L mouillées). Yor, KA- 
VAILEAT. | 


KAVAILLAD (les L mouillées), s. m. 
Complot, conspiration, sédition. 


KAVAILLAT (les L mouillées), v. n. 
Comploter, conspirer ; p. kavaillet. 


KAVAILLEN (les L mouillées), s. f. 
Tout mets mal apprêté. 


KAVAILLER (les L mouillées), a. m. 
Emeutier, conspirateur; pl. ten. 


KAVAN, 8. L Chouette, corneille; 
pl. ed. 


KAVAN-VOR, 8. f. Corneille de mer; 
pl. kavaned-vor. — Katan, corneille, 
et mor, mer. 


KAVARGN, s. f. Caverne, antre, grotte; 
pl. ou. 


KAVAS, 8. m. Fourchon d'un arbre. 
KAVATAL, adj. C. VOy. KEVATAL. 
KAVAZEZ. Voy. KOAZEZ. 


KAVELL, s. m. Nasse de pécheur, 
berceau d’enfaat, corbeille ; pl. ou. 


KAVELLAD, s. m. Plein une nasse de 
pêcheur. 


KAVELL-PESKET, s. m. V. Nasse de 
pêcheur. A la lettre, nasse de poissons. 


KAVELL-VOR, 8. f. Nasse de pêcheur 
dans la mer. — Kavell, nasse, et mor, 
mer. 


KAVOUT, v. a. Trouver, inventer; 
p. karet. N'am eux ket karei anezhan, 
je ne l'ai pas trouvé. — Par suite de 


KAZ 327 


relächement, et pour l'infinitif seule- 
ment, on dit plutôt kaout que kavout; 
mais, pour ce qui est des autres temps, 
la lettre Y reparaiît. En em gaout. se 
rencontrer, au lieu de en em garout. 
Lavar d'exhan dont da gaout he camm, 
dis-lui de venir trouver sa mère. He- 
mañ a xo klañv a gav d'in, je trouve, 
je crois qu’il est malade. On dit aussi, 
kaout a ra d'in ex eo klanv. Karout 
brao, le même que karout-mad. Gant- 
hañ ec'h en em garazs va breur e kear, 
mon frère le rencontra en ville. Le 
verbe kavout est assez irrégulier dans 
sa conjugaison, d'après Le Gonidec, 
mais plusieurs le conjuguent réguliè- 
rement. Voy. la grammaire. On dit 
aussi kafout. Les verbes kaout-gwell et 
katout-mad sont dans le même cas. 


KAVOUT-MAD, Y. n. Voy. KAOUT-MAB. 
KAYMANT, 8. m. Y. Vagabond; pl. et. 
KAZ, s. m. Chat; pl. kirier. 


KAZALIEU, 8. pl. L. Y. Le même que 
askellieu, Y. 


KAZARC'H, KAZERC'H, 8. m. Grêle, 
pluie glacée. 


KAZARC'HA, KAZARC'HI, et mieux 
GBER KAZARC'H, tomber de la grêle. 
Ce verbe n’est même pas usité, si ce 
n'est au participe passé kazarc'het, 
pour dire qui a été grêlé ou abtiné par 
la grêle. Kasarc’het eo bet ar gwiniz, 
le froment a été grêlé. 


KAZARC'HET, adj. et part. Voy. le 
précédent. | 


KAZARC'HUZ, KAZERC'HUZ, adj. Sujet 
à amener de la grèle, parlant du temps. 


KAZEK, 8. f. Jument: pl. kexeken- 
ned, et aussi kezek. Ce dernier est pour- 
tant le pluriel de marc'h, cheval. Les 
poëles vannetais appellent kazek glas, 
la mer au large. A la lettre, jument 
bleue. 


KAZEK, 8. f. Jumelle de tisserand, 
partie du métier, poutreau de moulin. 


KAZEK-DOUGEREZ (doug-erez), s. f. 
Jument poulinière. A la lettre, jumènt 
pleine. 


328 KEA 


KAZEK-KOAT, 8. L. Pivert, oiseau. À la 
lettre, jument de forêt. Je ne com- 
prends pas ce nom donné au pivert, 
non plus que son synonyme eubeul- 
koat. À la lettre, poulain de forèt. On 
dit aussi killek-koat. Ce nom est mieux 
appliqué. A la lettre, coq de forêt. 


KAZEL, 8. L Aisselle; pluriel duel, 
ann diou gazel. Le mot kasel se dit 
aussiau sens debras, dans cette phrase: 
kregie kazel eunn den, saisir quelqu'un 
par le bras. 


KAZEL, 8. L Aile d'un édifice; pl. 
kazel'ou. 


KAZELIAD, 8. f. Ce que l'on peut 
porter sous un bras, sous une aisselle, 
demi-brassée. — Kazel, aisselle. 


KALENN, 8. L. Ema atao war he lerc'h 
evel eur gazenn, elle est jalouse de son 
mari. J’igaore le sens de kasenn, 


KAZERC'H. Yor. KAZARC'H. 
KAZERC'HUZ. Voy. KAZARC'HUZ. 


KAZEZ, s. L. Chatte, pl. cd. — Kat, 
chat. 


KAZ-KOAT, 8. m. Ecureil, arimal. 
À Ja lettre, chat de forût. 


KAZPRENN, s. m. Ce mot est déna- 
turé, ainsi écrit. VOY. KARZ-PRENN. 


KAZR, adj. (anc.) Beau. Yor. KAER. 


KAZRAHAT, v. a. (anc.) Embellir. 
Voy. KAERAAT. 


KAZUL, 8. L. Chasuble de prêtre; 
pi. tou. 


KAZ-VOR, s. m. Chat de mer.— Kaz, 
chat, et mor, mer. 


KE, a. m. V. Clôture en terre, haie, 
quai d’un port de mer ou de rivière; 
pl. keten. VOy. KAE, KEEIN. 


KE, s. m. V. Repentir, regret. Voy. 
KEUZ. 


KEA, v. 0. T. C. Faire une haie. 


KEA, KEL, Y. n. (anc.) Aller. Voy. 
MORT. 


KEB 


LEAC'H, KEC'H, adj. Y. Voy. ce der- 
nier. 


KEAL, KEL, 8. m. Mention, rumeur, 
nouvelle. — Rei keal, annoncer une 
nouvelle. En Cornouaille on dit : eunn 
den keal d'es han da zimezi, un homme 
du mariage duquel il est question. 


KEALOU, 8. pl. m. (anc.) Il a fait 
place à kelou. 


KEAR, 8. f. Ville, logis. Ce mot breton 
preud une construction particulière, 
sclon qu'on l’emploie au sens de ville 
ou de logis. — Mont e kear, aller en 
ville; mont d'ar gear, aller au logis. 
(Prononcez gear comme en français 
gué-ar). Voyez le mot vice à mon 
Nouveau Dictionnaire français-breton, 
1859. — Leur-gear, place publique 
d'une ville. Pen-kear, ville capitale. 
Tud kear, re gear, les habitants de la 
ville. Kear Vrest, la ville de Brest. 


LEAR-MOUZIK, s. f. Lioù où se retire 

un boudeur. — Mont da gear-mousik, 
se retirer dans un coin pour bouder. 
— Kear, logis, et mouza, bouder. 


KEAR-VEUR, s. L. Capitale, ville prin- 
cipale. — Kear, ville, et meur, grand, 
principal. 


KEAUDET, KEVAUDET, 8. m. (anc.) 
Cité. 


KEAZ, adj. Bien-aimé, cher, tendre, 
malheureux ou plutôt digne de com- 
passion. — Paour keax, pauvre mal- 
heureux. — Va sad Kras, mon cher 
père ; va mamm geaz, ma chère mère. 


KEAZ, s. m. Malheureux. s. m. Au 


pluriel, keis; ar geiz, les malheureux, 
les gueux. 


KEAZ-DOUE, S. m. Pauvre malheu- 
reux. A la lettre, malheureux de Dieu. 


KEAZEZ, a. f. C'est le féminin, assez 
peu usité, de keaz, s. m. 


KEBELL, pluricl irrégulier de kabell, 


NES, s,m. Poutre, solive, chevron; 
pl. ou. 


KEF 


KEBRA, v. a. Peu ou pas usité; placer 
des solives. 


LEON, KEAC'H, LER, adj. Y. Bien- 
aimé, cher. Voy. KEAZ, ad). 


KEDED, KEDEZ, a. L. Kquinoxe. 
KEDEZ. Voy. le précédent. 
KEEDER, a. £. Y. Equinoxe. 


KEEIN, KEIT (ke-e-in), v. n. Y. Faire 
une haie. — Ke, Y. haie. 


KEEL, KENEIL, a. m. (anc.) Avant- 
bras de la charrue. 


KEELA, KEHEZLA, v. n. (anc.) Tenir 
la charrue par l'avant-bras pour la 
diriger. 


KEELA, v. a. (anc.) Honorer, adorer, 
parlant de Dieu. 


KEF, 8. m. Tronc ou souche d'arbre, 
tison, bûche, et aussi tronc d'église 


ou pour jes pauvres; pl. iou. Voy. 
PENN-GEF. 


KEFALENN, KEVALENN, a. L. Mets de 
toute sorte, ragoût. 


KEFEL, 8. m. (anc.) Compagnon, ca- 
marade. 


KEFELEK, 8. m. Bécasse, oiseau; pl. 
kefeleged. Ce substantif est un nom de 
famille très-commun. 


 KEFELEKAAT, v. n. Faire la chasse à 
la bécasse; pl. kefelekeat, kefelekeet. 


KEFELEK-KOAT, s. m. Bécasse de la 
grande espèce. À la lettre, bécasse de 
forêt. 


KEFELEK-LANN, 8. m. Bécassine. À la 
lettre, bevasse de lande. 


KEFELEK-VOR, s. m. Corlieu, oiseau. 
— kefelek, bécasse, et mor, mer. 


KEFELIN, KEFILIN, s. m. C. Coude; 
pluriel duel, ann daou gefelin. 


KEFER, KENVER, KEVER, s. m. Bois 
du soc de la charrue; journal, an- 
cienne mesure agraire valant un demi- 
hectare. Voy. E-KEAVER, à côté de, 


KEF 
LEFERER, s. m. Concurrent. 


LEFÉSTA, v. 0. Rechercher les bons 
repas. 


KEFESTER, 8. m. Chevalier d'indus- 
trie. 


329 


KEF-GWINI (gu-ini), 8. m. Cep de 
vigne. — Ael, souche, et gwm, pl. 
de gwinienn, vigne. On dit aussi skod- 
gwini. 

KEFIADA, v. n. Pousser des racines, 
parlant de l'avoine qui semble gelée. 


KEFILIN, s. m. GC. Coude ; pluriel 
duel, ann daou gefilin. 


REFILINAD, 8. L. C. Coudée, ancienne 
mesure équivalant à 50 centimètres. 


KEFINIANT, s. m. Cousin éloigné. 
On dit aussi kefniant. 


KEFINIANTEZ, s. f. Cousine éloignée. 
On dit aussi kefniantes, | 


LEFIOU, 8. pl. m. Menottes, fers des 
crimiuels. 


KEFLEUE, KEULE, adj. f. qui se dit 
d'une vache pleine. Kefleue 60 ann 
ounner, C. La génisse est pleine. Ke- 
fleue et keule, ne s’emploient que 
pour les vaches, ainsi que l'indique 
le mot eué, veau, qui entre dans la 
composition de ces mots. 


KEFLUSK, 8. m. Agitation. 


LEFLUSKA, v. a. Agiter, remuer ; p. 
et. 


KEFN, KEVN, 8. m. (anc.) Dos. Voy. 
EIR, 7 


KEFNIANT, s. m. Cousin éloigné. On 
dit aussi kefiniant. 


KEFNIANTEZ, s. L. Cousine éloignée. 
Oa dit aussi kefiniantez. 


KEFNIDENN, 8. L Araignée ; pl. kef- 
nid, masc. 


KEFNIDENN-VOR, a. L. Kcrevisse de 
mer. — Kefnidenn, araignée, et mor, 
mer ; pl. ke/nid-vor, 

4? 


330 KEG 


KEFNIDENN-ZOUR, 8. f. Ecrovisse 
d'eau douce. — Kefnidenn, araignée, 
et dour, eau ; pl. kefntd-sour. 


KEFRANN, KEVRANN, s. 
KEVREN. 


m. YOT, 


KEFRE. Voy. KEVRE. 


KEFREDER, s. m. D'après Le Pelle- 
tler, homme pensif et rêveur, par 
suite de quelque préoccupation. Yat, 
KEFRIO!. 


KEFREDER, 8. m. (anc.) Plongeon, 
oiseau. 


KEFRET. Yor. KEVRET. Y. T. 


KEFRIDI, 8. L. Affaire, tâche, beso- 
gne, commission ; pl. kefridiou. Dre 
gefridi, ahenn kefridi, tout exprès, à 
dessein, à bon escient. 


KEF-TAN, 8. m. Tisou. — Kel, bù- 
che, tison, et tan, feu. 


KEGEL, KEGIL, a. f. Qnenouille ; pl. 
tou. Prononcez keg-el, keg-il. 


KEGELIAD, KEGILIAD (heg-eliad), 8. f. 
Quenouillée, la quantité de fl, de 
Jaine que peut contenir une quenouille. 


KEGIL (keg-il}. Voy. KEGEL. 
KEGILIAD (keg-iliad). Voy. KEGELIAO. 


KEGIN (keg-in), 8. L. Cuisine. Ober 
ar gegin, faire la cuisine. Pronoucez le 
mot gegin comme on prononcerait en 
français gué-gui-ne. 


KEGIN. fe mot qne j'ai vu ainsi 
écrit, avec le sens de geai, oiseau, 
n’est pas le radical, c'est gegin. 


KEGINA (keg-ina), et mieux, ober ar 
gegin, faire la cuisine. . 


KEGINER (keg-tner), 8. m. Cuisinier ; 
pl. ten. — Kegin, cuisine. 


KEGINEREZ (keg-inerez), 8. L. Cuisi- 
pière ; pl. ed. 


KEGINOUR (keg-inour), 8, H. Y. Cui- 
pinier, — Kegin, cuisine, 


KEI 
RET (ag, 5. L Ciguë, plante 


vénéneuse. 


KENEIL, Yor. REEL, partie de la 
charrue. 


KEHEZLA, v. n. VOy. KEELA, conduire 
la charrue. 


KENED, ady. (anc.) Publiquement. 


KEI, KEA (ke-1), v. n. (anc.) Aller. 
Voy. MORT. 


KEIAT. KEEIN (ke-e-inl, v. H. Vory. 
ce dernier. Prononces ke-tiat. 


KEIDA, KEIZA (ke-ida, sal, v. n. 
C. Gazvuiiler. 


KEIDA (ke-ida), v. a. (anc.) Egaler. — 
Keu, autant. 


KEIDEL (ke-idel), 5. f. T. G. Equi- 
nose. Keidel gwengolo. équinoxe d'au- 
tomne ou de septembre. 


KEIEL (ketel), 5. f. T. Yor. ERELL 
quenouiile. 


KEIELAD {ke-ielad), 8. 1. T. Quenouil- 
lée, plein une quenouille. 


KEIEU (ke-teu), 8. pl. m. Y. Pluriel 
de ke, Y. hale. 


KEIGEL (ke-ig-el), 8. f. C. Qaenouille: 


KE1J, s. m. Y. Orthographe vicieuse. 
Voy. AR), 


KEIJEIN, v. a. Y. Orthographe vi- 
cieuse. Voy. KEJEIN. 


KEIJOUT, Y. a. Y. Orthographe vi- 
cieuse. Yoy. KÉJEIN. 


KEILLENENN (les L mouillées). Yor. 
KELIENENN. 


KEIN (ke-in), s. m. Dos, cime, quille 
de navire. Yor. KEIN AR C'NAR. 


KEINA (ke-ina), v. a. Soutenir avec 
le dos. 


REINA (ke-ina), v. n, Gémir, se la- 
menter, 


KEL 


HIRAET (bo-ina/7), v. n. ane. Ger- 
mer. 


KEIN-AR-CD'HAR (ké-t, s. m. Le de- 
vaot de lu jambe. A la lettre, dos de 
la jambe, parce que le mollet s'appelle 
kof-gar, ventre de la jambe. C'est une 
idée bisarre. 


KEINATA (be-inata), v. a. Porter sur 
dos. —- Len, dos. 


KEINEX (ke=inck), adj. Qui a le dos 
large. — Ln, dos. 


KEINIK (ke-inik), adj. Un peu bossu. 
— Kein, dos. 


KEINVAN (ke-invan), 8. m. Plainte, 
gémissement ; pl. ou. 


KEMNVANUZ (ke-invanus), adjectif. 
Plaintif, lamentable. 


KEIT (ke-tt), 8. m. Distance, durée. 
KEIT (ket), adj. Egal, aussi grand. 


KEIT-HA-KEIT, adv. Egalement, au- 
tant l'un que l'autre. 


KEIZ (ke-is), 8. pl. m. Pluriel irré- 
gulier de kaas, 8. m. 


KEIZA, KEIDA (ke-iza). Voy. ce der- 
pier. 


KEIZIA (ke-izia), v. a. Dégrossir, nar- 
laut du bois brut, et, pr extension, 
prendre ou dérober 015 partie de la 
matière que l'on conf pour la tra- 
vailler, parlant d'uve ouvrière. 


KEJ, a. m. Y. Mélange. Ker-ne, V., 
pêle-mêle. Prononcez kéj. 


KEJEIN (kéj-e-in), v. a. Y. Brouiller; 
mêler, frelater; p. kejet. On dit aussi 
kejout. 


KEJEREC'H (kéjerec'h), s. m. V. Mé- 
lange. 


KEJOUT. Voy. KEJEIN. 


KEL, KEN. KER, adverbe de compa- 
raison. Lel lez, si souvent. Voy. KER, 
KEN. 


KEL 


KEL, KELL, 8, m, Cloison. 


KEL, 8. m. Yoy. KELOU, nouvelles. 1€ 
singulier n'est plus usité. 


KELADUR, s. m. Herminette de char- 
pentier ; pl. tou. 


KELADURIAT, v. n. Travailler avec 
l'herminette, terme de charpentier; 
p. keladuriet. 


334 


KELAOU. Voy. KELOU. Ce mot est l'an- 
cien pluriel de kel, nouvelle, qui a 
oessé d’être employé, mais qui se re- 
trouve daus quelques dérivés ci-des- 
SOUS. 


KELAOUER, s. m. Donneur de nou- 
velles. 1l dérive de kelaou. 


KELAQUI, v. n. (anc.) Demander à 
quelqu'un des nouvelles de sa santé. 
Voy. KELAOU. 


KELASTRENN, s. f. Houssine; pl. ou. 


KELASTRENNA, v. a. Frapper avec 
une houssine; p. et. 


KELASTRENNAD, 8. f. Coup de hoes- 
sine. 


KELAVAR. Yar. HELAVAR. 


KELC'H, 8. m. Cercle, circonférence, 
et, par extension, cercle de tonneau; 
pl. tou. : 


KELC'HEK, adj. En forme de cercle. 


KELC'HENN, KERC'HENN, 8. L. Collier, 
Curcan, collet d’habit, cuilier d'orne- 
ment, de chien; pl. ou. 


KELC'HIA, v.a. Entourer d'an cercle, 
cércler, et, par extension, bloquer, 
ceruer, ensorceler. Ce dernier seus 
vient de ce que les sorciers tracent 
des cercles sur le sol. 


KELC’HIER, 8 m. Sorcier, magicien; 
pl. ten. Voy. KELC'HIA. 


KELC'HOUE, s. pl. m. Y. Pluriel irré- 
gulier de kelc'houeenn. 


KELO'HOUEENN, s. f. Y. Coudrier ; 
pluriel irrégulier, kelc'houe, masculin, 
des coudriers, du bois de coudrier. 


332 KEL 


KELEIER, 8. pl. m. Papiers publics, 
journaux, nouvelles politiques. Ce 
mot dérive de kelou, nouvelles. 


KELEIN, V. Ploriel de kolin. 


KELENN, s. f. Instruction au sens de 
précepte, conseil, lecon, correction; 
pl. ou. 


KELENN, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de kelennenn. 


KELENN, v. a. Dogmatiser, corriger, 
instruire; p. kelennet. 


KELENNAOUREZ, 8. f. Instructions 
religieuses, précentes, doctrine. 


KELENN-RAILL (les Lmouillées). s. m. 
Houx panaché. — Kelenn, houx, et 
baill, qui a des taches blanches. 


KELENNEIN (kelenn-e-in), v. a. Y. 
Enseigner, instrure ; p. kelennet, 


KELENNEK, a. L. Champ de houx. — 


Kelenn, 8. pl. m., du houi, des plants 
de houx. 


KELENNENN, 8. f. Plant de hont : 
pluriel irrégulier, kelenn, masculin, 
des plants de houx, du bois de houx. 


. KELENNER, 8. m. Dogmatiseur; pl. 
ten. 


KELER, 8. m. Conopode, noix de 
terre, plantes. 


KELERENN, 8. L. Lutin, feu-follet ; 
pl. ed. 


KELF.se. m.C.Souche d'arbre; pl. iou. 
Voy. EE, 


KELI, 8. m. Y. Portion retranchée 
d'une étable où l'on met les jeunes 
animaux qu'ôn élève; pl. tu. 


KELIEN, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de kelienenn, mouche. 


KELIENEK, adj. Rempli de mouches, 
couvert de mouches. 


KELIENENN, s. f. Mouche, insecte; 
pl. kelien, masculin. 


KEL 


KELIENENN-VORS, s. f. Taon, 
mouche qui s'attache aux bestiaux. Cs 
mot est composé de kelienenn, mouche, 
et de morza, s'engourdir.Cette mouche 
s'attache avec tant d'acharnement aux 
bestiaux qu'elle semble engourdie à 
sa place. 


KELIENENN-ZALL, «. L. Taon, grosse 
mouche qui se cramponne aux bestiaux 
et les rend parfois furieux. A la lettre, 
mouche aveugle (dail. Et cependant le 
taon a des yeux verts très-prononcés. 
Il y a donc liea de prendre l'adjectif 
dall au figuré. 


KELIN, pluriel de kolenn, petit de 
certaines femelles d'animaux. 


KELINA, Y. n. Mettre bas, parlant 
des chiennes, chattes etautres femelles 
de ce genre. Voy. KELIN et KOLENNI. 


KELION, a. pl. m. Y. Pluriel irrég. 
de £elionenn, mouche. 


KELIONENN, 8. L. Y. T. Mouche; pl. 
kelon, masculin. 


KELL, KALL, KALO'H, 8. m. Testicule; 
pluriel duel, daou gell. 


KELL, KEL, 8. m. Cloison. 


KELLASKA, v. a. (anc.) Chercher. 
VOYy. KLASK, v. a. 


KELLEAZ, 8. m. Le premier lait d’une 
vache qui 4 vêlé. VOy. LEAZ-LUSEN. 


KELLEK, adj. Qui a de gros testicules, 
parlant d'un animal. — Kell, kall, tes- 
ticule. Cet adjectif figure parmi les 
noms de farmitle; ou l'écrit Quellec. 


KELLEZ. VOY. KELLEAZ. 
KELLID, s. m. Germe de graine. 


KELLIDA, v. n. Germer, parlant des 
graines. 7 


KELLIDEIN (kellid-e-in), v. n. V. Ger- 
mer, parlant des graines. On dit plus 
souvent klidein. 


KEL-LIEZ, ady. Si souvent. — Ael, 
ei, et lies, aliez, souvent. 


KEM 


KELORN, 8. m. Baquet pour garder 
la viande salée; botte à sel près du 
foyer pour le préserver de l’humidité. 
— Kelorn ar c'haalenn, la botte au sel. 


KELDRN, s. m. {anc.) Botte à divers 
usages, vase pour traire les vaches. 


KELOU, s. pl. m. Nouvelles, rumeur. 
Voy. KEL. 


KELOUE. YOT. KELC'HOUE. 
KELOURN. VOY. KELORN. 


KELT, 8. m. (anc.) Guerrier. Voy. 
GALL (anc.). 


KELVEZ, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de kelvesenn, coudrier. 


KELVEZERK, s. f. Coudraie, lieu planté 
de coudriers. 


KELVEZENN, s. f. Et mieux, gtoezenn 
gelves, coudrier: pl. kelvez ou 01065 
kelves masculin, des coudriers, du 
bois de coudrier. 


KER, particule qui entre dans la 
composition de quelques mots, comme 
kemmeski. À Ja lettre, mêler avec. 
YOT, KEMMESK, LEMMESKI. 


KERBER, KEMPER, s. m. (anc.) Con- 
fluent de deux cours d'eau. Il est pro- 
bable que le nom de la ville de Quimper 
(en breton Kemper), dérive de ce mot. 
Cette ville, en effet, est au confluent 
de l'Odet et dn Stir. On l'appelle aussi 
Kemper-Odet, Quimper sur "Odet. pour 
la distinguer de Kemper-Elle, Qnim- 
perlé ou Quimper sur la rivière d'Ellé. 


KEMBOT, KOMBOT, 5. m. (anc.) Ter- 
rasse de jardin, vallon, et aussi étage 
de maison. 


KEMEND, KEMENT(prononcez comme 
en francais kémainde, kémainte), ady. 
Antant, tout ce que, tout ce qui. — 
Kemeñd-ha-kemend, autant l'un que 
l'autre; kemend-all. autant; kemend- 
hmt, quiconqne. — Kemend, kement, 
s’emploient aussi dans la locution sui- 
vante : He-man ne ket kemend ha me, 
il n'est pas si grand, si fort, si habile 
que moi, selon le sujet de la phrase. 


KEM 333 


KEMEND-ALL (prononcez comme en 
francais kémainde), adv. Autant. — Her 
kemeñd-all, ober kemend-all, rendre 
autant qu'on a recu, rendre la pareille. 


KEMENER, 8. m. Tailleur pour vête- 
ments; pl. ten. Ce mot est un nom de 
famille très-répandu. En français, on 
l'écrit Quéméner. — Ar c'hemener, le 
tailleur. 


KEMENER, 8. m. Faucheux, espèce 
d'araignée. 


KEMENEREZ, 8. f. Tailleuse; pl. ed. 
— Ar gemenerez. la tailleuse. 


KEMENER-VOR, s. m. Kcrevisse de 
mer. — Kemener, faucheux, sorte 
d'araignée, et mor, mer. 


KEMENEUR, 8. m. C. Voy. KEMENER. 
Ce substantif est un nom de famille 
très-répandu. 


KEMENGADER, s. m. C. Messager. 


KEMENN, s. m. Ordre, commande- 
ment, et, par extension, messager, 
commissionnaire. 


KEMENN, v. a. Ordonner, mander : 
p. Kemennet. 


KEMENNADUREZ, 8. L Mandement 
d'évèque. 


KEMENT, KEMEND. Voy. ce dernier. 


KEMENT-SE, pron. Cela. Prononcez 
comme en français kémainte-sé. Ce mot 
ne devrait s'employer que pour les 
choses non palpables. Voy. ANN DRA-ZE. 


KEMENT-TRA, pron. Tout ce que, 
tout ce qui. Voy. KEMENT. 


KERER, s. m. Y. Captare. 


KEMER, v. a. V. T. Prendre, s'em- 
parer, accepter : p. Kemeret. 


KEMERET, v. a. Prendre saisir, 
recevoir, accepter, s'emparer ; H. 
kemeret. 


KEMEROUT, v. a. C. YOT, KEMERET, 
v. a. 


334 KEM 


KEMINER, 8. m. Y. Tailleur d'habits : 
pl. ion. 


KEMM, 8. m. Echange, troc, compa- 
raison, différence. 


KEMMA, v.a Echanger, troquer ; p. 
et. 


KEMMESK, a. m. Mélange. Ce mot et 
ses dérivés sont composés de la par- 
ticule ken, avec. ensemble, et de mesk, 
mélange. Le substantif qui nous oc- 
cupe a donc été, dans le principe, 
écrit kenmesk; mais par suite d'un cer- 
tuin besoin d'adoucissement, on a 
écrit et pronuncé kemmesk. Voy. ce 
qui est dit à ce sujet dans les remar- 
ques sur les étymo!ogies insérées en 
tête de ce dictiounaire. 


KEMMESKET, adj. Mélangé, compli- 
qué. 


KEMMESKI, v. a. Mèler. mélanger ; 
P, kemmesket. Voy. KEMMESK pour la 
composition. 


KEMM-WERZ (rerz), s. m. Commerce 
en général. — Kemm, échange, et 
gwerza, vendre. 


KEMPENN, aûj. Propre dans sa mise, 
élégant. 


KEMPENN, adv. Proprement, élé- 
gamment. 


KEMPENN, v. 3. Préparer, arranger, 
embellir, nettoyer, mettre en ordre ; 
p. kempennet. Kempenn dillad, net- 
toyer des vêtemvuuts. 


KEMPENNADUREZ, 9. 
élégance. 


KEMPENNI, v. a. Non usité. Voy. 
KEMPENN, t. à. 


KEMPENNIDIGEZ, 5. L. Voy. KEMPEN- 
NADUREZ. 


KEMPER, KEMBER. Voy. ce dernier. 


f. Propreté, 


KEMPER. Nom de lieu. Quimper, 
ville, On l’appelle aussi en breton, 
KHemper-Odet. À la lettre, Kemper sur 
Ja rivière de l'Odet, et aussi Aemper- 
Korintin. À la lettre, Remper sous 
l'invocation de saint Corentin. 


KEN 


KEMPERLE. Nom de lieu. Quimperté, 
ville, On l'appelle aurai en breton, 
Henper EU, Quimper sur la rivière 


KEMPRED , adj. Qui est du même 
temps, contemporain. — ÆKem, ken, 
avec, ensemble, et pred, temps. sai- 
son, époque. Kempred u. ils sont 
contemporains. 


KEN, ady. Eo commun, ensemble, 
avec. — Après cet adverbe qui entre 
dans la compasition de quelques 
mots, les letires fortes s’adoucissent. 
Ainsi, ken-ceva pour ken-beva, vivre 
en commun; ken-creur pour ken-breur, 
confrè:e. 


KEN, KER, KEL, adv. de compardi- 
sou. Aussi, si. Ces adverbes bretons 
suivent les mêmes règles que les ar- 
ticles ar, ann, al, relativement à la 
lettre initiale du mot qui les suit. Ken 
doun hag ar re all eo, il est aussi 
profuud que les autres. Voy. KEA. 


KERN. adv. Pas davantage. Ce mot ne 
s'emploie qu'en compagnie d'une né- 
gation. N'am eux netra ken, je n'en 
ai pas davactage. 


KEN, adj. (anc.) D'après Le Gonidee, 
ce not paraît avoir été usité autrefois 
au sens de beau et être le radical de 
kened, beauté. 


KEN. 8. m. (anc.) Et aussi kenn, peau 
d'animal, cuir non tanué. 


KEN A... Locution elliptique. Autant 
que possible, tant et plus, si bien que. 
Cette Jlocutiou est fort usilée dans le 
langage usuel. C’est ainsi que l’on dit: 
fustet en het ken a..., il a été battu 
d'importance. C-tte phrase bretonue 
est évidemment incomplète : aussi 
pour rendre la construction pleine, 
faut-il sons-entendre les mots sni- 
vants : srakle he eskern. Fustet oo bei 
ken a strakle he eskern, il a été batta 
si bien que ses os craquaient. Redek a 
reù ken a... (sous-entendu : golle he 
alan). À la lettre, il courait tant et plus. 
A la lettre, il courait si bien qu'il per- 
dait haleine. lL en est de même des 
autres phrases de ce genre. Skai a 
reds ken a silammar ann dour, il 
frappa si fort que l'eau en a juilli. 


KEN 


KEN-ABREB, adv. Sitôt, (014. encore. 
Dans le sens de encore, cet adv. est 
accompagné d’une négation. Na d-it 
ket hen-abred, ne vous en allez nas 
encore. Deui oc'h ken-abred, vous êtes 
déjà arrivé. — Ken, si, et abred, de 
bonne heure. 


KENAVE, adv. V. Sinon, sans. Penave 
est plus usité. 


KENAVEO, KENAVO, V T. Locution 
elliptique. Voy. KENAVEZS. 


KENAVEZO. Locution elliptique. Au 
revoir, adieu. Ce mot est composé des 
trois mots ken a vezo. À la lettre, jus- 
qu'à ce que soit (sous-entendu, la 
prem'ère visite ou la première ren- 
contre}, Quelquefois on complète la 
construction et l'on dit : Kenaveso ar 
c'henia gweled, vu kenarezo ar c'henia. 
En d'autres lieux, on dit kenara, ke- 
navou, kenexe. 


KENAVO. G. T. Le même que le 
prévédeut. 


KENAVOU. V. Le même que kena- 
te20. Ñ 


KENDALC'H, s. m. Persévérance. Ce 
mot est le 1adical du verbe kendalc'hi 
qui a fait place à kenderc'hel. 


KENDALO’HI, v. n. Non usité. Voy. 
RENDERC'HEL. 


KENDAMQOUEZ, a. L. C. Emulation. 


KENDELC'HER, v. n. Persévérer, 
persister ; p. kendalc'het. Ce verbe 8e 
conjugue sur l'ancien infinitif kendal- 
c'hi, comme l'indique son participe 
passé. Voy. KENDERC'HEL. 


KENDERC'HEL, et aussi KENDEL- 
C'HER, v. nu. Persévérer, nersister, 
cootinaer ; p. kendalc'het. Ce verbe 
semble très-irrégulier au premier as- 
pect, mais il ne l’est pas, attendu qu'il 
se conjugue sur kendalc'hi qui paraît 
avoir été usité conme infiuitif. Mar 
kendalc'hit da bec’hi, si vous persistez 
daos le péché. 


KEN-DERE, KENDEBRE, 8. m. Ce mot 
s'emploie à peu près au sens de ben- 


KEN 330 


vreur, confrère. He gen-dere, les gens 
de son espèce, de sa qualité. On dit 
aussi he zere. VOY. DERE. 


KENDERF. KENDERV, 8. m. Cousin ; 
pl. kendirvi. 


KENDERVIA, v. n. Cousiner. 


KENDIRVI, pluriel irrég. de kenderv, 
cousin. 


KENDREC’HI, Y. a. Convaincre; p. 
kendrec'het. — Kendrec'het eo bet war 
eul laeronsi, il a été convaincu de vol. 


KENEB, KENEP, adjectif féminin qui 
se dit des juments pleines. — Kazek 


keneb. jument pleine. 


KENEBET, adj. Betra kenebet, se dit 
d'une jument qui a été saillie, mais 
qui n’a pas gardé. 


KENED, 8. m. Beauté. Ce mot paraît 
dériver de l'ancien mot ken, beau. Ge 
mot est, je pense, le vrai radical, et 
non gened, comme on l'écrit parfois. 
Voyez ce qui est dit à ce sujet au mot 
gened. 


KENEO, 8. mn. Y Le même que kenet, 
V., bois de chauffage. | 


KENEP, LENER, Voy. ce dernier. 


KEN-ESKOP, 8. m. Coadjuteur d'un 
évèque. Ce mot est composé de ken, 
avec, et de eskop, évêque. 


KENET, s. m. Y. Bois de chauffage. 
Voy. KEUNEUO, du Lévo, pour l'emploi. 


KENET, KENED. Voy. ce dernier. 
KENEU, Y. VOy. KENEUENN. 


KENEUENN, 8. L. Y. Noix, fruit; pl. 
keneu, masculin. 


KENEUENN-GARO'H, s. f. Y. Noiseite. 
A lu lettre, noix de haie; pl. keneu- 
garc'h. 


KENEZE. Locution qui se dit en 
queiques cantous, au lieu de kenavezo, 
adieu. 


KEN-FOAN, s. m. 1. Four banal. — 
Ken, ea comœun, et forn, Y. four, 


336 KEN 


KEN-FOURN, 8. m. Four banal. — 
Ken, en commun, et fourn, four. 


KEN-GANV, s. m. Condoléance. — 
Ken, en cominun, et kanr, deuil. 


KEN-GANVAOQUI, v. n. Prendre part 
au chagrin de quelqu'un et le lui té- 
moigner. — Âen, en commun, et kan- 
vaoui, prendre le deuil. 


KEN-HA-KEN, adv. Tant et plus. 


KENILEIN (kenile-in), v. a. Tisonner, 
fourgonner, parlant du feu; remuer, 
parlant de la braise du four. 


KENITERV, s. f. Cousine. On dit aussi 
keviniterv. 


KENKIZ, 8. m. Maison de plaisance à 
Ja campagne et entourée de bois. etc. 
11 paraît que le mot français plessis 
était en usage autrefois pour la tra- 
duction de ce mot. — Kenkis est un 
nom de famille ass: répaudu. 


KENKLAO, s. m. Etrape, sorte de 
faucille pour couper les halliers. 


KEN-LEVENEZ, s.m. Congratulation. 
— Ken, en commun, et devenez, joie. 


KENN, s. m. Crasse de la tête. scories 
des métaux. 


KENN, 8. m. (anc) Peau d'animal, 
cuir non launé. Ce substantif aucien 
se retrouve dans quelques mots com- 
posés comme marc'h-kenn, peau de 
cheval ; bugenn pour buoc'h-kenn, V., 
peau de vache et autres. 


KEN NA, prép. Jusqu'à ce que. — 
Ken na zeutn, jusqu’à ce qu'il viepne. 
A la lettre, tant qu'il ne viendra pas. 
— Ken na pest daou plugs, jusqu'à 
ce qu’ils aient deux aus. A la lettre, 
tant qu'ils n'auront pas deux uns. Ces 
exemples et ceux donnés à ken a, peu- 
vent servir à expliquer la différence 
qui existe entre ken na et ken a. 


KEN-NEBEUD, adv., ct aussi kenne- 
beud, uon plus. — Na me kennebeud, 
ni moi non plus. — Kennebeud ha pa 
vije bet maro, pas plus que s'il eût été 
mort, 


KEN 


KEN-HOUARN, s. m. Mâchefer, À la 
lettre, scories de fer. 


KEN-NERZ, KENNERZ, s. m. Aide, 
secours mutuel. — Ken, et ners. 


KEN-NERZA, KENNERZA, v. a. Aider, 
secourir, s'aider mutuellement. 


KENNEUBET, av. C., et aussi ken- 
nebet. VOY. KENREREUD. 


KENNIG, s. m. et verbe. Yor. KINRIS. 


KENNIGEIN (kennig-e-in), Y. à Y. 
Offrir ; p. kenniget. 


KENDO, locntion elliptique, T. Au re- 
voir. Voy. KENAVEZO. 


KEN-OBER, s. m. Coopération. — 
Ken, en commun, et ober, action. 


KEN-OBER, Y. a. Coopérer. — Ken, 
ensemble, et ober, faire. 


KENSEURT, 8. m. Associé; pl. ken- 
seurded. 


KEN-SKOLAER, 8. m. Condisciple; 
pl. ken-skolaerien. — Ken, ensemble, 
et skolaer, écolier. 


KENT, prép. Avant. — Kent ma, 
avant que. Prononcez keñt comme en 
francais kainte. — Erel kent, cepen- 
dant, néanmoins. 


KENTA, adj. Premier. Da geñta, pour 
da keñta, d'abord. — Ar c’henta, le 
premier; ar genta, la première; ar re 
genta, les premiers. 


KENTAMOUEZ, 8. L. VOy. LENDAMOUEZ. 

KENTAN, ad).T. Premier. Voy. KEATA. 

KENTEC'H, KENTIC’H, adv. et prép. 
V. Aussitôt. Kenñntec'h ha ma, aussitôt 
que. 


KENTEL, s. f. Leçon, chapitre, pré- 
cepte, lecon d'écolier ; pl. tou. 


KENTEL, E-keñtel, à temps, à propos. 


KENTELEIN (keñtel-e-in), v. a, Y, 
Jostruire, enselguer ; p, kentelet, 


KEN 


KEÏTELIA, v.a. Instruire, enseigner ; 
p. kenteliet. 


KENT-HED, s. m. Le premier essaim 
que Jette une ruche. — Keñta, pre- 
mier, et hed. essaim d’abeilles. 


KENTI-KENTA, ady. À l'envi, à qui 
sera le premier. 


KENTIO'H, ady. et prép. Y. Voy. KEN- 
TECH. 


KENTIZ, ady. et prép. Anssitôt. Keñ- 
tis ha ma, aussitôt que, dès que. 


KENTOC'H, adv. Plutôt, de préfé- 
rence. Kentoc'h e tleit ober ann dra-3e, 
vous devez plutôt faire cela. 


KENTR, s. m. Eperon; pl. ou. En 
grec, kentros. Broud kentr, rod keñtr, 
mollette de l'éperon. 


KENTRA. Yor. REÂTRAOUI. 


KENTRAO, ad v. À temps, incontinent, 
de bonne heure. On dit aussi kentred. 


KENTRAD, s. m. Coup d'éperon. 
KENTRAD, adj. V. Précoce. 


KENTRAOU. Ancien pluriel de keñtr, 
éperon. Cet ancien pluriel a fait place 
à kenñtrou, mais on le retrouve dang le 
xerbe qui suit. 


KENTRAOUI, v. a. Eperonner, et par 
exteusion, stimuler, encourager. Voy. 
BENTRAOU. 


KENTRAT, adj. Y. Le même que ken- 
trad, adj. 


KENTRE, KENTRED. Voy. KERTRAD, 
adv. Keñtre ma, aussitôt que. 


KENTRED. Voy. le précédent. 
KENT-SE, adv. À plus forte raison. 


KENVER, s. m. Sep de charruc. Keñ- 
cer ann alar, Ou dit aussi kefer, kever. 


KENVER, KEVER, KEFER, 8. m. Consi- 
dératiou, égard, arpent(mesureagraire 
ancienne, appelée aussi journal et va- 
laot ua demi-hectare). E-keñver, prép. 


KER 337 


En considération de, eu égard à, en- 
vers, en comparaison de. £Æ-kenver 
kement-se, à cet égard. En eompagnie 
des pronoms personnels, cette pré- 
position exige une construction par- 
ticulière. Voy. EGanD à mon Nouveau 
Dictionnaire français-breion 1869. 


KEN-VEVA, v. n. Vivre en commun. 
— Ken, ensemble, en commun, et 
beva, vivre. 


KEN-VILIN, 8. m. Moulin public. — 
Æen, en comraun, et min, moulin. 


KEN-VOURC'HEZ, s. m. Concitoyen, 
qui est de la même ville. — Ken, en 


commun, ensemble, et bourc'his, ha- 


bitant d'une ville. 


KEN-VSEUR, s. m. Confrère, associé; 
pl. ken-vreudeur. 


KEN-VRO, KENVAO, 8. m. Compa- 
triote ; pl. ken-vrois. On dit aussi ken- 
vroad ; pl. ken-vrois. — Ken, en com- 
muo, et bro, pays. 


© KEN-VRDAD, KENVROAO. VOy. BEN- 
VRO et 881. Va c'henvroad eo, c'est mon 
compatriote. 


KENWALEN (kenvalen), s. L (anc.) 
Ragoût. 


KEO, KEU, KEY, 8. m. Grotte, cavité ; 
pl. keviou. — Keo est un nom de fa- 
mille assez répandu ; dans ce cas on 
l'écrit Quéau en français. 

KEDEO. YOT, KENOED. 

KEODET, 8. m. (anc.) VOy. LEAUDET. 


KED! (keo-1), v. a. C. Creuser ; p. 
keoct. 


KEONIDENN, 5. L. Yor. GEFNIDENN. 


KEONIT, s. m. (anc.) Mousse, végé- 
tal. Voy. Kiavi. 


KEOQUEZ. Yor, KEVEZ. 


KER, adj. Cher de prix, et aussi, cher 
ou tendrement aimé. 


KER, KEN, KEL, adv. de comparai- 
son, Aussi, si, autant. Ler bras ha me 
eo, il est aussi grand que moi. Cet 

34 


338 KER 


adverbe suit les mêmes règles que 
l'article ar, relativement à la lettre 
initiale du mot qui le suit. Ken diot, 
si sot. Kel lies, si souvent. 


KER, 8. m. Arête vive des pierres 
taillées, des bois équarris. (Gr.) 


KER, s. f. V. T. C. Ville, village, lo- 
gis. Yor, &EAR pour l'emploi. La lettre 
R est grave dans ce mot qui est con- 
tracté pour kear. Le mot ker entre 
dans la composition d'un grand nom- 
bre de noms de lieux, et par suite, de 
familles qui 3e sont attribuées ces 
noms de lieux avec ou sans droit, avec 
ou sans raison, dans le seul but de se 
distinguer des autres et de se faire pas- 
ser pour de nobles personnages. Tous 
ces noms de lieux donnenten raccourci 
la physionomie de la localité. Ainsi 
Ker-draon pour Ker-traon, le village, 
le château, l'habitation de la vallée; 
Ker-añgo pour Ker-ann-go (ancien 
style), l'habitation du forgeron, le lieu 
où se trouvait l'habitation du forgeron; 
Ker-groas pour Ker-kroas, ie lieu de 
la croix, etc. Tous ces mots autrefois 
s’écrivaient &draon, Kango, Kgroas, 
c'est-à-dire par un K barré ; &marec, 
l'habitation de l’écuyer. D'autres lieux, 
comme Ker-Maria, Ker-Huon, sont des 
villages mis sous la protection de sainte 
Marie, de saint Huon. — Le K ou K 
barré tend à disparaitre de l'orthogra- 
phe, à cause des inconvénients qu'il 
présente au point 06 vue des noms 
propres dans les actes de l'Etat-civil. 
Ce signe, exclusivement breton, n'est 
pas connu dans l’iutérieur de la France, 
et il arrive nécessairement qu'un nom 
écrit Kangal, -ango, se prononce Kan- 
gal, Kango. J'ai connu des militaires 
qui, dans les régiments, ont d0 subir 
ces nouveaux uoms. Ces inconvénit 018 
disparaissent en écrivant Kérangal, 
Kérango. 


KERAAT, v. n. Devenir plus cher, 
d’un prix plus élevé; p. kereat. il se 
conjugue avec l'auxiliaire oher. 


KER-AHEZ, nom de lieu. Carhaix, 
que: A la lettre, ville de la princesse 
es. 


KERAOUEGEZ, 8. L Cherté, — Ker, 
ad}., qui coûte cher. 


KER 


KERAOUEZ, s. L. Voy. le précédent. 


KERBOULLENN, s. f. Plante qui sert 
pour la tuinture jaune; on pense ques 
c'est la guède. 


KERC'H, 8. pl. m. Des plants d’avoine, 
de l'avoine. Yor, KERC'HERR. En style 
familier, on dit ret kerc'h Spagn. donner 
de l’avoine d'Espagne, pour dire fouet- 
ter béte ou individu. 


KERC'HA, Y. n. Ce verbe, qui dérive 
de kerc'h. avoine, signifie prendre ou 
manger de l'avoine, et ne s'emploie 
qu'au figuré, au sens des mots fraucais 
sans débrider: mots qui se disent d'un 
cheval, d'un voysgeur qui fait nne 
lonyue course sans se reposer : hep 
kerc'ha, sans se reposer, sans pren- 
dre haleine. 


KERC'HAT, Y. a. Aller quérir où 
chercher pour apporter ou faire venir 
en on lieu; p. kerc'het. — Kerc'het a 
06 boed, on envoya chercher à manger. 


KERC'HEIN (kerc'he-in), v. n. V. 
Marcher. 


KERC'HEIT (kerc'he-it), 8. L. Perdrix 
grise. 

KERC'HEIZ (kerc'heis), 8. L Héron; 
pl. ed. VOy. GARC'HLEIZ. 


KERC'HEK, 8. L. Champ d'avoine. — 
Kerc’h, avoiue. 


KERC'HENN, s. f. Un plant ou grain 
d'avoiue; pl. Kerc'h. masc., des plants 
ou des grains d'avoine, de l'avoine. 


KERC'HENN, s. m. Poitrine, poltrail, 
carcan, collier, collet d’habit. 


KERC'HENN, s. L V. Conte, récit 
plaisant; pl. eu. 


KERC'HET, v. n. Y. Marcher; p. 
kerc'het. 


KERC'HOUR, 8. m. Y. Marcheur; pl. 
kerc'herion. 


KERDAT, Y. Pluriel irrég. de kordenn, 
corde. 


KERDIN, 8. pl. m. Pluriel irrég. de 
kordenn, corde. 


KED 


KEROU, s. m. Décembre. Ce mot est 
on nom de famille asses commun. — 
Le substantif mix-du, à la lettre, mois 
noir, signifiant mois de novembre, les 
Bretons out anpelé ker-du, aussi noir, 
également noir, le mois de décembre : 
mis Kerdu. On dit aussi kerzu, Yor. 
SWENGOLO. 


KERE, KEREOUR, 8. m. Cordonnier ; 
pl. kercon, kereourien. — Le substantif 
kere figure parmi les noms de famille; 
on l'écrit Quéré, en francais. 


KEREA, v. n. Peu usité. Faire le mé- 
tier de cordonnier. 


KERENT, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de kar, parent. 


KERENTIEZ, s. L. Parenté : peu usité. 
— Kerent, les parents. . 


KEREON, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de keré, cordoanier. 


KEREOUR, 8. m. Yor. KERE. 


KEREOURI, 8. f. Atelier de cordon- 
nier. — Kereour, cordonnier, et ti, 
maison. 


KEREZ, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de kerezenn, cerise. 


LEREZEK, 8. f. Cerisaie, lieu planté 
de cerisiers; pl. kerezeyou. 


KEREZENN, s. L Cerise, fruit; pl. 
keres, masculin. 


KERFAENN, a. L Verveine, plante. 


LERGAD, KERGAT, s. f. V. Coquillage. 
Les ons le font du genre féminin, les 
autres du masculin; ceux-ci l'em- 
ploient comme singulier, ceux - là 
comme singulier et comme pluriel. 
Pour moi, je pense qu'il est le pluriel 
irrégulier de krogenn, coquille. 


KERGLOC'H, adj. C. Epais, grossier, 
parlant de la toile, des étoffes. 


KERIAD, g m. Habitant d'une ville, 
bourgeois ; pl. kera. — Ker, ville. 


KERIADEZ, 8. f. C'est le féminia du 
précédent. 


KER 339 


KERKENT, adv. Aussitôt, de suite. — 
Kerkeñt ha, kerkent hag, aussitôt que; 
kerkeñt ha c'hout, aussitôt qne vous ; 
kerkeñt hag egile, aussitôt que l'autre. 


KERKOULS, conf. Aussi bien qne. — 
Kerkouls ha me, aussi bien que moi. 


KEAL, s. m. Y. Cercle, anneau; pl. 


KERLEIN (kerl-e-in), v. à. Y. Cercler ; 
p. kerlet. 


KERLUZ, s. m. Loche de mer; pl. ed. 
KERN, pluriel de korn, corne. 


KEAN, 8. L. Trémie, cloquet de mou- 
lin, fond d'un chapeau, sommet de la 
tête, tonsure des religieux. 


KERNE, 8. m. Portion de la Bretagne, 
appelée Cornouaille. On y parle un des 
quatre dialectes brelons. Voyez à mon 
Nouveau Dictionnaire français-breton 
1869, la délimitation des dialectes de 
la Breiagne, 


KERNEVAD, 8. m. Cornouaillais, ha- 
bitant de la Cornouaille bretonne ; pl. 
kernevis. 


KERNEVADEZ, 8. f. C'est le féminin 
du précédent ; pl. ed. 


KERNEZ, 5. L Cherté. — Ker, qui 
coûte cher. 


KERNIEL, s. pl. m. Ploriel irrégu- 
lier de korn, qui signifie corne de tête 
de quelques animaux, et aussi pipe à 
fumer. On J'emploie encore au sens 
de antennes des ifisectes. 


KERNIELL, s. pl. m. Pluriel irrégu- 
lier de korniell, hausse aux souliers. 


KERNIGELL (kernig-ell), 8.1. Vanneau, 
oiseau ; pl. ed. 


KERREIZ (kerre-is), 8. m. Police de 
ville, d’après Le Pelletier. — Ker, kear, 
ville, et reis, ordre. 


KERREIZ (kerri, adj. GC. Paisible, 
parlant des personues. 


KERREK, 8. pl. m. Voy. (BREL, dont 
il est le pluriel irrégulier. 


840 KES 


KERRERI, s. L. Y. Chand. — Ker, 
adj. qui coûte cher. 


KERS, 8. m. Possession. N'en deuz 
kers e nep tra, il ne possède rien. On 
dit aussi, n'en deus tra enn he gers. 


KERSE, adj. Etrange, extraordinaire. 
Herse eo gan-en dioueret aneshan, je 
trouve étrange d'être privé de sa pré- 
sence. 


KERZ, KERZED, 8. m. Allure, démar- 
che, marche. 


KERZA, v. a. Non nsilé. On dit kaout 
enn he gers, posséder. Voy. KERS. 


KERZED, 8. m. Marche, allure, dé 
marche. — Kerset, marcher. 


KERZER, s. m. Marcheur ; pl. (œn. 


KERZEREZ, a. L C'est le féminin du 
précédent. 


KERZET, v. n. Marcher; p. kerset. 
— Kers, kersed, marche. 


KERZIN. Pluriel de kersinenn. 


KER2INENN, 8. f. Alise, fruit; pl. 
kerzin, masc. 


KERZU. Yor. KEROU. 


KEST, s. pl. m. Vers qui s’engen- 
drent dans les intestins. Ce substan- 
tif n'a pas de singulier ; la raison est 
facile à saisir. 


KEST, 8. L Corbeille, panier sans 
anses, et aussi quêtes pour les pau- 
vres. Kest-gwenan, ruche à miel. À la 
lettre, panier des abeilles. 


KESTA, v. a. Renfermer dans une 
ruche, parlant des abeilles. Æesta ar 
gwenan. Voy. EST, 8. f. 


KESTAD, 8. L. La contenance d'une 
corbeille et aussi d’une ruche. Voy. 
KEST, 8. L. Eur gestad froues, une cor- 
beille pleine de fruits. Prononcez ges- 
tad, comme en français gaisselad. 


KESTAT, 8. pl. m. Y. Pluriel irré- 
gulier de kosteenn, côte du corps. 


KEU 


KESTEL, 9. f. Y. VOy. ENTEL, pios 
usité. 


KESTELL, s. pl. m. l'uriel irréga- 
lier de kastell, châ'ean, et auasi hune 
de navire. Kestell el loar, des châteaux 
dans la lune, se dit au sens des mots 
français châteaux en Espagne, bent 
rêves pour l'avenir. 


KESTEN, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de kestenenn, châtaigne. 


KESTENENN, 8. L. Y. C. Châtaigne, 
fruit ; pi. kesten, masculin. 


KESTEURENN, 8. f. Pange. Leun eo he 
gesteurenn, il a la panse pleine. 09 
l'emploie aussi, je crois, au sens ds 
fricot, ragoût. 


KEST-GWENAN (gu-enan), 5. L Ru- 
che à miel. À la lettre, panier des 
abeilles. 


KET, particule négative, toujours 
accompagnée d'une négation. Nulle- 
ment, pas, point. Ne d-eo kei mad, il 
n'est pas bon. 


KETAER, s. m. C. Co-héritier ; pl. ten. 


KETAEREZ, s. L. C. Féminin du pré- 
cédent. 


KETAN, adj. V. Premier, première. 
Voy. KENTA. 


KETI-KETAN, adv. Y. À l'envi, à qui 
sera rendu le premier. 


KEU, 8. m. Y. T. G. Regret, repen- 
tir. Voy. KEUZ, 


LEU, 8. m. Y. Cavité, grotte. 
KEUIA, v. a. Yar, KEVIA. 


KEULE, 8. m. Présure pour faire 
cailler le lait. 


KEULE, KEFLEUE, adj. Voy. ce der- 
nier. 


KEULET, adj Y. Caillé. Leac'h keuler, 
V. Lait caillé, caillebotte. 


KEULFE, KUERFE, s. m. C. Angelne, 
et aussi sonnerie du couvre-feu. Kent 
keulfe, sonner le couvre- feu. 


KEU 
REULUSK. Yor. LEFLUSE. 


KEUNEUD, s. pl. m. Bois de chauf- 
fage. Ce substantif qui n’est autre que 
le pluriel de keuneudenn, bûche de 
bois à brûler, signilie, à proprement 
parler, des bûches de bois de chaufe 
fage, du bois de chauffage. Aussi doit- 
on le traiter conme nom collectif, 
ainsi que kola, de la paitle; arc'hani, 
de l'argent monnayé ; ludu, de la 
cendre, et autres. C'est ainsi qu'en 
parlant de boisde chauffage, un paysan 
dira : giwersel am eux va-re, j'ai vendu 
mon bois de chauffage. À la lettre, j'ai 
vendu les miens. Ann arc'hant-se 
YOU ket mad, cette monnaie, cet ar- 
gent n’est pas de bon aloi. A la lettre, 
ne sont pas de bon aloi. Ann arc'hant 
a 30 berr ho lost, l'argent est rare. À 
la lettre, l’argent est court leur queue. 
Al ludu-se n'iñt ket seac'h, cetle cen- 
dre est mouillée. Le substantif keu- 
neud a formé plusieurs composés qui 
sont indiqués ci-dessous et qui ne 
manquent pas d'originalité. — Vay. le 
mot COLLECTIF à MOn Nouveau Diction- 
naire 1869. 


KEUNEUD-BERR, s. pl. m. Bouse de 
vache desséchée au soleil pour servir 
de chauffage. À la lettre, bois de 
chauffage court en longueur ou en 
durée. 


LEUNEUD-DOUAB, a. pl. m. Mottes 
tourbeuses desséchées au soleil pour 
être brûlées en guise de bois de chauf- 
fage dans les contrées voisines des 
côtes de la mer où le bois ne peut 
pousser à canse des vents. — Keu- 
neud, bois de chauffage, et douar, 
terre. Voy. ARGOAD. 


KEUNEUD-LAKA-LAKA, 5. pl. m. Fou- 
gères desséchées au soleil et qui ser- 
vent de chauffage dans les contrées où 
le bois masque. La composition de ce 
mot est assez originale : Keuneud. bois 
à brûler, et laka, impératif du verbe 
lakaat, mettre..l'est comme si l'on 
disait : mets du bois! mets encore du 
Lois! 11 est de fait que la fongère est 
une plante herbavcée qui se cousuire 
très-vite, et qu'il faut en mettre sou- 
vent pour avoir une cha'eur suffisante 
et pour ne jras laisser le feu s'étein- 
dre. C'est uu nom fantaisiste donné à 


KEU : 241 


ce chauffage qui est communément 
appelé radenn seac'h. fougère sèche. 
Voy. ARGOAD. 


KEUNEUD-MOR, 5. pl. m. Goémon 
ou varcch lavé à l’eau douce et dessé- 
ché au sol: il pour servir de chauffage 
dans les lieux bordant la mer, parce 
que le bois y fait défaut. — Keuneud, 
bois à brûler, et mor, mer. Voy. 
ARGOAD. 


KEUNEUDEK, s. f. Lieu où l'on entassa 
le bois de chauffage. — Keuneud. bois 
de chaufage. 


LEUNEUDENN, s. L. Boche de bois à 
brûier, et, par extension, benêt, ni- 
gaud ; pluriel irrégulier, keuneud. m., 
du bois de chauffage. Voy. KEUNEUD. 


KEUNEUDORK, s. f. G. Yor. KEUNEUDEK. 


KEUNEUORE, 8. m. Nigaud, Jour- 
daud, imbécile. Voy. KEUNEUD. 


KEUNEUTA, v. n. Abattre du bois de 
Chauffage, et aussi, en faire provision. 
VOy. GEUNEUD. 


. KEUNEUTAER, 8. m. Bûcheron; pl. 
ten. 


KEUNUCHENN, KEUNUJENN, 5. f. 
Injure, imprécation; pl. ou. Yor. KUNU- 
JENN, plus usité. 


KEUNUJENN. Voy. le précédent. 


KEUNUJENNI, v. n. Et mieux, kana 
keunujennou, proférer des impréca- 
tions, injurier. A la lettre, chanter . 
des injures, des imprécations. 


KEUR, s. m. Chœur, terme de théo- 
logie: pl. tou. Keuriou ann eles, les 
neuf chœurs des Anges. 


KEUREUK, 8. m. Saumon-Coureur, 
poisson ; pl. heureuged (keureug-ed.) 


EURUZ, KURUZ. Voy. ce dernier. 


KEURUZA, v. n. Pôcher des anguilles 
de la petite espèce. 


KEUSTEURENN, a. L Ragoût, fricot, 
mauvais mets, ragoût composé de 
plusieurs espèces de viandes. 


342 KEV 


KEUT (ke-ut), v. a. et n. Y. Avoir, 
posséder ; p. bet. yar. KaeuT, du Léon. 


KEUZ, a. m. Regret, repentir. Reuz 
am eus d'ar pes am eux lararet, j'ai 
regret de ce que j'ai dit. Gañt aut 
d'ezhañ, tant ils le regrettaient. 


KEUZEUDIGEZ (keuxeudig-es), 8. L 
Voy. KEUZ, plus vsité. 


KEUZEUOIK, adj. Contrit. — Reuz, 
repentir. 


KEUZIA, v. n. Non usité. Kaout 
keuz, avoir regret ou repentir. 


KEVALENN, s. f. Soupe ou autre 
mets mal apprêté. 


KEVATAL, adj. Egal, semblable, nro- 
portionné, équivalent. Kevatal int é 
pep tra, ils sont proportionnés en tous 
points. 

KEVAUDET. VOy. KEAUDET. 


KEVEO, KEVET, s. m. V. Quenouillée; 
pl. kevedeu. 


KEVELEK. Yor. KEFELEK. 


KEVELL, 5. L. Y. Nouvelle; pl. eu. 
Voy. KELOU. 


KEVENDERF, KEVENDERV, 8. m. Cou- 
sin germain. 


KEVER. Voy. KENVER. 

KEVER-DOAR, 8.m.V. Journal de terre 
ou demi-hectare. — Kever, arpent. 
journal, ancienne mesure agraire, et 
doar, V., terre. Voy. DEVEZ-ARAT. 


LEVERDU, s. m. Y. Décembre. E mis 
keverdu, dans le mois de décembre. Y. 


KEVERER. Voy. KEFERER. 


KEVERIA, v. a. (anc.) Aller à côté de 
quelqu'un. Voy. KEVER, KEFER. 


KEVET. Voy. KEYED, 
KEVEZ, s. m. (anc.) Champ clos. 


KEVEZ, 8. m. 11 se dit du bois pliant 
dont on fait des clôtures. Ce mot res- 


KEZ 


semble fort à kelvez, bois de coudrier, 
lequel est très-pliant. 


KEVEZER. VOY. VEFERER. 


KEVIA, Y. a. Creuser, cavar. — Ko, 
kev, cavité. 


KEVINIANT. Yor. REFIMIART. 


KEVINITERVY, 8. L. Cousine; pl. kevi- 
nitervezed. 


KEVLEUE. VO. LEFLEUE. 


KEVN, s. m. (anc.) Dos, partie du 
corps. Voy. KEIN. 


KEVRE, KEFRE, 8. m. Lien, hant: pl. 
kevreou. 


KEVRED, KEVRET, adv. V. T. Ensem- 
ble, de compagnie. 


KEVREDIGEZ (kevredig-ezs), s. L Y. 
Alliance, pacte. — Kevred, ensemble. 


KEVRENN, 8. L Lot, part, portion, 
partie ; pl. ou. 


KEVRENNA, v. a. Faire les parts, 
partager ; p. et. 


KEVRENNEK, adj. Co-partageant. 


KEVRET, adv. V. Ensemble, de com- 
pagnie. 


KEVAIDI. Voy. KEFRIDI. 


KEWIR, adj. (anc.) Véridique. Yor. 
ANGEWIR. 


KEZ, adj. V. T. C. Bien-aimé, tendre, 
cher. Voy. LEM. 


LEZA. Yor. LEIZIA. 


KEZEGENN (kezeg-enn), 8. f. Jupe de 
femme. 


KEZEK, a. pl. m. C'est le pluriel ir- 
régulier de marc'h. cheval mâle, et, en 
plusieurs localités, le pluriel de kasek, 
jument. Ce pluriel s'emploie le plus 
souvent au sens général de chevaux, 
sans distinction de miles ou de fe- 
melles. 


KIB 
REIER, s. pl. m. Les traversiers d’un 
moulin. 


MIST, 8.1. C’est le féminin de kez, 


 KEZNEZ, 8. f. 1. Indigence, misère. 
KEZOUR. VOY. KAEZOUR. 
KEZOUREK. Yor, KAEZOURE. 


KI, s. m. Chien. Il a deux pluriels, 
chas et Koun. Ce dernier ne s'emploie 
que dans quelques phrases ou mots 
composés. Voy. BARA-KOUN, DOUR-GOUN, 
KILOUR, — Ce mot ki furme un assez 
grand nombre de mots composés que 
pous allons signaler dans cet article : 
Ki-besk, chien écourté. — Ki-deñved, 
chien de berger. A la lettre, chien de 
brebis. — Ki-douar, chien basset. 
À la lettre, chien (près) de terre. — 
Ki-dour, chien d'eau, loutre, poisson. 
— Ki-du, s. m. 1l se dit d’un homme 
qui ne va jamais à la messe. À la lettre, 
chien noir. Il est du style familier. — 
Ki-foutouillek, cauiche. À la lettre, 
chien crépu ou barboteur. Voy. Fou- 
TOUILLEL. — Ki-gaol, chien qui se fourre 
toujours dans les jambes des per- 
sonunes, et, par extension, on le dit 
d’un flatteur, d'un adulateur. Le mot 
gaol signifie enfourchure des jambes. 
— Ki-golrek, 8. m. Y. Chien de garde. 
Ce mot paraît formé de ki, chien, et 
de galsein, V., appeler. — Ki-louferik, 
et aussi kiik-louferik, chien de dame. 
Ce composé est formé de ki, chien, ou 
de kitk, petit chien, et de louferik, di- 
miaulif de loufer, vesseur. — Ki-nos, 
8. m. Nom que l'on donne parfois au 
loun, À la lettre, chien de nuit. — 
Hi-porz, chien de garde. A la lettre, 
chien de cour. — Ki-red, chien de 
chasse. A la lettre, chien qui court. — 
Ki-rodellkk, chien canishe on frisé na- 
turellement. Voy. RODELLEK. — Ki-stag, 
chien de garde. À la lettre, chien d'at- 
tache. — Ki-vor, pour ki-mor, requin 
ou chien de mer. 


KIA, v. n. S'opiniâtrer; p. kiet. 


KIR, 8. m. Boîte du moyeu de la roue 
des voitures. 


KIBELL, s. L G. Cuve, et aussi bai- 
gnoire. 


KIE 343 
KIRELLA, KIBELLAT, v. n. G. Prendre 
un bain dans une baignoire. 


KIBELLAD, s. L. Ce que peut contenir 
une cuve, une baignoire, plein ces 
objets. | 


KIBELL-AR-FEUNTEUN, 8. L. Trou 
maçonné où l’un puise l'eau à boire 
daus les fontaines de la campagne. 


KIBELLAT, v. a. et n. C. Encuver, 
prendre 00 bain dans une baignoire. 


KIBELL - ER- FETAN, s. L. V. Le même 
que kibell-ar-feunteun. 


KIBELLEC'H, 8. m.C. Maison de bains. 
— Kibell, baignoire, et lec'h, lieu. 


KIBELLER, s. m. C. Celui qui prend 
un bain en baignoire ou qui tient la 
maison des bains. 


KI-BESK. Yor. Ki. 

KIBEZ, adj. (auc.) Pauvre. 

KIBRIAT, V. Pluriel irrégulier de 
kibrien. | 

KISRIEN, 8. L. Y. Poutre, chevron: 
pl. kibriat. 


KICHENN. Voy. E-LICHENN, E-LICHENNIS, 
auprès de. 


KIC'HIER, 8. pl. m. Y. Pluriel irré- 
gulier de kac'h, V., chat. 


KIOELL, 8. L. Litière des chemins, 
filet de pêcheur, appelé épervier, 
nasse ; pl. ou. 


KI-DENVED. Vo. Ki. 
KI-DDUAR. Voy. 61. 
KI-DOUR. Voy. 1. 
KI-DU. Yor, U. 


KIEZ (ki-ez), 8. L. Chienne; pl. ed. 
— Ki, chien. 


KIEZ-KIGNEZ (ki-ex), s. f. Injure à 
une femme de mauvaise vie, ne s’em- 
ploie lak qu'en interpellation, au 
vocatif. 


344 KIG 
KIFF, Kit, 8. in. Y. Souche d'arbre; 
pl. kreu, YOT, BEF. 


KIFNI, KIVNI, KINVI, s. m. Mousse 
des arbres, des pierres, etc.; duvet ou 
coton de certains fruits. 


KIFNID, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de kifnidenn. 


KIFNIDENN, 8. f. Araignée ; pl, kifnid, 
masc. Voy. EINIDENN. 


KI-FOUTOUILLEK. Yar. FOUTOUILLEK. 
KIG. Voy. ML, 


KIGA, Y. n. Prendre chair, se fer- 
mer, parlant d’une plaie. 


KI-GACL. Yor. ul. 


LIGER (kig-ek), adj. Charou. — Ek, 
kig, viande. 


KIGEL, KEGEL (kig-el, keg-el), 8. f. 
Quenouille ; pl. iou. 


.… KIGELIAD (kig-eliad), 8. L. Voy. LEGE- 
LIAD. 


KIGENN (kig-enn), 8. L. Tempéram- 
ment, complesion, muscle, excrois- 
sance. Eur gigenn rad a Zen eo, il a 
une boune complexion. — Prononcez 
gigenn comme en français gui-gaine. 


KIGENNEK (kig-ennek), adj. Muscu- 
leux, plein de muscles. 


KIGER (kig-er), a. m. Boucher ; pl. 
ten. — Kg, Kik, viande. 


KIGER-MOC'H (kig-er), 8. m. Qui fait 
métier de tuer les porcs. — Kiger, 
boucher, et moc'h, pluriel de penn- 
moc'h, porc. 


KIGERI (kig-ert). 8. f. Boucherie ; pl. 
kigeriou. — Kiger, boucher, et ti, 
maison. 


KIGN, 8. m. Écorce de bois, écor- 
chure à la peau. Ce mot qui est le 
radical de kignat, écorcher, n'est 
usité qu'en composition. Voy. KOAT- 
LT Ñ 


KIGNA. Voy. KIGNAT, 


KIK 


KIGNADENN, s. L. Ecorchure à La 
peau, 


KIGNAT, v. a. Ecorcer un plant, ua 
fruit, etc., faire une écorchure à la 
peau, à une tige de plante, écorcher 
un animal, peler un fruit ; p. kignet. 


KIGNAVAL, s. m. Partie de la char- 
rue bretonne qui maintient le soc. 
Ces sortes de charrues tendent à dis- 
paralire pour faire place aux araires. 


LIGNEIN (kign-ein), v. a. V. Le 
même que kignat. 


KIGNEN, s. m. Tige d'ail, sse 
d’ail. Ce mot n'a pas de pluriel onu 
plutôt il en sert, et signifie de l'ait. 8) 
l'on tient à désigner une seule plente 
ou gonsse, il faut dire pern-kignen, 
8. m. À la lettre, tête d'ail. 


KIGNER, s. m. Ecorcheur ; pl. éen. 


KIGNEZ, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de kignezenn. 


KIGNEZEK, 8. f. Lieu planté de gui- 
guiers. Voy. le suivant. 


LIGNEZENN, a. f. Guigne, fruit ; pl. 
kignez, masculin. 


KIGNOUR, 8. m. Y. Ecorcheur ; pl. 
kignerion. 


KI-GOLVEK. Voy. H. 


KIGUZ, adj. Qui est tout chair. — 
Aug, kk, viande. 


KIIK-DIMEZELL, 8. m. Chien de 
dame. — Kk, diminutif de ki, chien, 
et dimezell, demoiselle. 


KIK-LOUFERIK. Yor. 0. 


KIIK-TARO, s. m. Carlin. À la lettre, 
petit chicn taureau. 


KIJOUT, v. a. G. Aijout oc'h eunn den, 
reucontrer un individu. 


KIK, KIG, s. m. Viande, chair. 
KIK-DENT, s. m. Gencive. — Kib, 


chair, et dent, pluriel de dat, dent de 
la mâchoire, 


KIL 


KIK-GOUEZ, 8. m. Gibier en général, 
mais surtout des quadrupèdes. À la 
lettre, viande sauvage. 


KIK-KRESK, a. m. Excroissance ou 
superfluité de chair. À la lettre, crois- 
sance de chair. 


KIK-MOC’H, s. m. Du lard. À la lettre, 
viande des porcs. 


KIKOUN, s. m. Nom ironique donné 
aux peaussiers, aux pelletiers. Ce mot 
est une contraction de Kk, chair, et 
de koun, un des pluriel de ki, chien. 


KIK-ROST, 8. m. Do rôti. — Kk, 
viande, et rost, ad)j., rôti. 


KIX-TORR, KITORR, 8. m. Courbature. 
— Kik, chair, et torr pour torret, par- 


ticipe de terri, rompre, briser. Yor. 
TORR. 


KIL, PIL,s. m. Revers d’une médaille, 
d'uue pièce de monnuie, etc. 


KIL, 8. m. Revers. arrière, dos d'un 
couteau, dos de la main, etc. A-gib, 
war-gil, à reculons. 


KILA, v. n. Aller en arrière. Yor. 
RIL, 


KILC'HAT, v. n. Cligner de l'œil ; p. 
kilc'het. 

KILDANT, s. m. Grosse dent, dent 
de sagesse ; pl. kildent. — Kl, ar- 
rière, et dant, dent, 


KILOENT. Pluriel irrégulier du pré- 
cédeut. 


KILOOURN, s. m. Dos de la main. — 
Hil, dos, revers, et dourn, main. 


KILDOURNAD, s. m. Coup du revers 
de la main. 


KILORO, adj. Volage, léger, incons- 
tant. 

KILEIN (kile-in), Y. n. Y. Reculer. 
VOy. KILA. 

KIL-60K, 3. m. V. Ce mot doit être 
écrit et prononcé kuill-gok, coq à 
demi-chaponné. Voy. KUILL. 


KILIA, Y. a. Yor. KELC'HIA, 


KIL 349 


KILL (L mouillées), 8. m. Quille à 
jouer ; pl. killou. On lui donne aussi 
en style familier, le sens de jambe, à 
l'instar du français. C'hoar "Y c'hillou, 
jouer aux quilles. 


KILLEGEZ (killeg-ex), 8. L. (L mouil- 
lées). Germe de l'œuf. Voy. BOEDENN-vI. 


KILLEIEN (L mouillées), s. pl. m. 
Pluriel de ktilek, coq. 


KILLER (L mouillées), a. m. Coq, oi- 
seau ; pl. killeien. 


KILLEK-AR-BARREZ (L mouillées), s. 

m. Le coq du village, le garçon le 

lus en vogue auprès des filles. À la 
ettre, coq de la paroisse. 


KILLEL-GOUEZ (L mouillées), 8. m. 
Faisan, coq de brnyère. A la lettre, 
coq sauvage; pl. killeien-gouez. 


KILLEK-INOEZ (L mouillées), s. m. 
Dindon. À Ja lettre, coq d'Inde ; pl. 
killeien-indez. 


KILLEK-KOAT (L mouillées), 8. m. 
Pivert, oiseau. À la lettre, coq de forêt ; 
pl. killeien-koat. 


KILLEK-RADENN (L mouillées), s. m. 
Sauterelle. À la lettre, coq des fou- 
gères ; pl. killeien-radenn. 


KILLEK-SPAZ (L mouillées), 8. m. 
Chapon. A la lettre, coq châtré. 


KILLER (L mouillées), 8. m. Ortolan, 
oiseau ; pl. killeried. 


KILLEVARDON (L mouillées), 8. m. 
Côteclette de porc frais, et aussi porc 
frais en général. 


KILL-GAMM (L mouillées), 8. m. Boi- 
tenx, en style familier. — Kill, quille 
ou jambe, et kamm, boiteux. 


KILL-GAMMA (L mouillées), v. n. ÂL 
ler clopin-clopant, boiter. — Kill, 
jambe, quille, et kamma, boiter. 


KILLOGIK (killog-tk, les L mouillées), 
s. m. C. Petit coq, jeune coq. Moues 
killogik, voix de fausset. À la lettre, 
voix de petit coq. Voy. EILLOE, s. m. C, 


4 


346 KIM 


KILLOG, KILLOK (L mo 
C. Coq, oiseau de 
. leien. 


ulllées), s. m 
cour ; pl. kil 


KILLORI (L énes, s. m. Amour 
hystérique. (Le Pell.) 


KILLOROU (L mouillées), s. pl. m 
Avant-train de charrue. 


KILLOU (L mouillées), s. pl. m. Voy. 
KILL. 


KILLOURS (L mouillées), adj. Y. £n- 
têté, opiuiâtre, vaurien. 


KILLOURZ, adj. Voy. le précédent. 


KILLOURZEIN (L mouillées), v. n. 
V. S'obstiner, se mutiner. 


RI-LOUFERIK, et aussi KIIK-LOUFE- 
RIK. Voy. £). 


KI-NOZ. Yor. Ki. 


KILPENN, s. m. Occiput. — Kil, ar- 
rière, et penn, tête. 


KILPENN, 8. m. Y. Crête de coq et 
autres oiseaux. 


KILPENNEK, adj. Têtu, entêté. 
KILTR, 8. m. C. Sommet de la tête. 
KILVERS, adj. Entêté. 


KILVID, 8. m. C. Lieu planté de 
coudriers. 


KILVION, 8. pl. m. Y. Pluriel irré- 
gulier de kalve, menuisier. 


KILVIZIA, v. n. Travailler du mé- 
tier de menuisier, de charpentier. 


KILVIZIAT. Le même que le précé- 
dent. 


KILVIZIEN, 8. pl. m. Pluriel irrégu- 
lier de kalvez, menuisier. 


KIMBER. VOy. KIMPER. 
KIMIAB, 8. m. Adieu, congé. 
LIMIADA, v. n. Dire adieu. Kimiada 


ac'h he gerent, kimiada digant he 
gerer, dire adieu à ses parents, 


KIN 


KIMINER, s. m. Y. Tailleur d'habits; 
pi. kiminerion. 


KIMINEREZ, s. L. Y. C’est le féminin 


‘du précédent. 


KIMPER, KIMBER, s. m. Guerrier 
(auc.) 


, KIN, adv. Y. Pas davantage. Vor. 
EN. 


UNA, KEFNAFF, v. n. (anc.) Germer. 


KINARD, 8. m. Nom burlesque donné 
au disble. 


KINTE, 8. m. Y. Beauté. Voy. (ERER, 


KINIAD, s. m. Chantre d'église ; pl. 
ed. Ce mot paraît dériver de kana 
chanter, et a perdu la eer de 
son origine. 


KINIDENN, 8. f. Araignée ; pl. kinid, 
masculin. 


RINITERV. Yor. NENITERY. 
KINKL, adj. Paré, bien ajusté. 
KINKLA, v. a. Parer, orner ; p. et. 


KINKLEREZOU, 8. pl. m. Affiquets, 
ornements superflus des f femmes. 


KINNIG, 8. m. Offre, oblation. 


KINNIG, v. a. Offrir, vouer ; p. kin- 
niget. 


KINNIGIEN (kinnigien), v. a. T. Of- 
frir, vouer ; p. kinniget. 


KINNIOUT, v. a. T. Le même que le 
précédent. 


KINNIZIEN, v. a. C. Offrir, vouer ; p. 
kinnisiet. 

KINTA, v. n. Crier comme les petits 
enfants. 


KINTUZ, adj. Revêche, incommode, 
parlant des personnes. C'est le mot 
français quinteux. 


KINVI, KIVNI, KIFNI, . Mousse 
des ar bres, duvet de Certains fruits, 


KIS 


KINVIA, Y. n. Se couvrir de mousse, 
et, per extension, s'invétérer. 


KINVIEIN (kinvi-e-in), v. n. Y. Le 
même que le précédent. 


KIOC'H, 8. f. Bécassine; pl. ed. 

KIOC'H-VOR, a. f. Bécassine de mer. 
— Kioc’h, bécassine, et mor, mer; pl. 
kioc'hed-vor. 

KI-PORZ. Voy. ui. 


KIR. adj. Y. De prix élevé, cher. 
Voy. HER, adj. 


KI-8ED, Voy. H, 


KIREIN (kir-e-in), v. n. Y. Renchérir. 
— Kir, Y. de prix élevé, cher. 


KIRIEGEZ (kirieg-es). Enn ho kiriegez, 
par votre faute. 


KIRIEK, adj. et s. m. Cause, auteur, 
motif. — Me sd kiriek d'ezhan d'en em 
goll, je suis cause de sa perte. 


KIRIOK. adj. et s. m. C. Le même 
que kiriek. 


KIRIN, s. L. Vase en terre dans lequel 
on met la crême avant de la couvertir 
en beurre. 


KIRINTIEZ. VOy. KERENTIEZ. 
KI-ROOELLEK. Yor. ui. 


KIRRI, pluriel irrégulier de karr, 
voiture, charrette. 


KIRVI, pluriel irrégulier de karo, 
karv, cerf. 


KI-STAG. Voy. Ki. 


KISTENENN, 5. f. Y. Châtaigne, mar- 
ron, pl. kisten, masculin. 


KISTIN, plariel irrég. de kistinenn, 
châtaigne. 


KISTINA. Y. n. Cueillir des châtaignes, 
des marrons. 


KISTINEK, 5. L Châtaigneraie; pl. 
kistinegou. 


KIZ 347 


KISTINENN, 8. 1. Châtaigne, marron; 
pl. kistin, masculin. 


KISTINID, 8. f. VOY. KISTINEN. 
KITORR. VOY. KIN-TORA. 
KIVICH, KIVIJ, a. m. Poudre de tan. 


KIVICHA, KIVIJA, v.a. Tanner, par- 
lant du cuir, et, par extension, admo- 
nester, corriger, rembarrer une per- 
sonne, rosser, battre fort. 


KIVICHER, KIVIJER, 8. m. Tanneur; 
pl. ten. N se dit aussi d’un confesseur 
rude, eur c'hivicher. 


KIVIJ. Yor. KNICH. 
KIVIJA. Yar. KIVICHA. 
” KIVIJER, 8. m. Yor. KIVICHER. 


KIVIJERH, 8. m., pour kivijer-ti, tan- 
nerie. A la lettre, maison de tanneur. 


KIVINI, 8. m. Y. Mousse des arbres. 
Voy. IVN, 


KIVINIEIN (kivini-e-in), v. n. V. Le 
même que kinutiein, Y. 


KIVIOUL, adj. Bourru, brusque, im- 
portun, malicieux, curieux pour faire 
le mal. 


KIVNI, KIFNI, 8. m. Mousse des 
arbres, des pierres, duvet de certains 
ruits. 


KIVNIA. VOy. KINVIA. 
KI-VOR, 8. m. Voy. ni. 


KZ, 8. m. Recul.— Mont war he yiz, 
reculer, rétrograder en chemin, re- 
touruer sur ses pas. 


KM, 8. f. Ce mot est pris par quelques- 
uos pour radical, au sens de coutume 
habitude, usage, ainsi que son plurie 
kisiou. C'est à tort ; le radical est gis, 
8. f. Ar c'his, gisiou ar bed. Voy. GW. 


KIZA, v. a. Emousser le tranchant 
d'un outil; p. kiset. 


348 KLA 


KIZEIN (kise-in), v. a. Y. Emousser 
le tranchant ou la pointe d'un outil; 
p. kisel. 


KIZELL, a. f. Gouge, bute de ma- 
réchal-ferrant, ciseau de menuisier, 
de sculpteur; pl. ou. 


KIZELLA, v. a. Ciseler ; p. et. 
KIZELLER, 8. m. Ciseleur ; pl. ten. 


KIZELL-IEN, 8. f. Ciscau de sculp- 
teur. 


KIZIDIGEZ (kizidig-es), 8. L. Suscep- 
tibilité. Voy. KIZIDIX, adj. 


KIZIDIK, adj. Difluile à vivre, bar- 
gneux, douillet, sensible à la douleur 
physique. 


KIZIDIK, 8. m. Le faible d'une per- 
sonne, sa corde sensible, comme ou 
dit, sa passion dominante. — Te a oar 
gwaska war va gisidik, tu sais me 
prendre par mou faible. On dit aussi 
guiridik. 


KIZIER. pluriel irrégulier de kaz. 
chat. 


KLABOUSAT (klabou-sat)}, v. a. Re- 
m:er un liquide, n. klabouset. 


KLAFF, s. m. (anc.) Nœud. Yor, KLAv, 
KLAO. 


KLAFF, adj. anc.) Malade. Voy. LANN. 


KLAGN, GLAGN. Voy. ce dernier qui 
est le radical. . 


KLAMESTREN. Sorte d'udjectif usité 
en Cornouaille au sens de perdu ou 
gâté par suite de chute dans la boue, 
etc. KXlamestren eo, c'est autant de 
perdu. (Le Pell.) 


KLAN, KLANV, adj. Malade. 

KLAN-DI, KLANDI, 8. m. Hôpital, 
lazaret. — Rian, adj, malade, et ti, 
maison. 

KLANEIN, v. n. V. Tomber malade. 


KLANN, GLANN, 5. f. Rive, bord. Voy. 
6LANN qui est le véritable radical. 
Ecrire klann est une faute. 


KLA 


KLANOUAT, v. n. Y. Tomber ma- 
lade. 


KLANV, adj. Nala 16. Klañiv eo gant 
ann dersienn, il est malade de la fiè- 
vre. Me a x0 klañt va gar, j'ai malih 
jambe. Â la lettre, moi est malade ma 
jambe. Ki Klan, chien enragé. 


KLANVAAT, #. n. Tomber malade ; 
p. klanteet. 


KLANVIDIK, adj. Maladif, infirme, 
valétudinaire. 


KLANVOUR, 8. m Un malade ; pl. 
ten. Eunn den klanv est plus usité. 


KLANVOUREZ, 8. f. C’est le féminin 
du précédent. 


KLAUO, 8. 
KLACENN. 


ELAO, KLAV, 8. m. Nœud de 81, etc. 


KLAOA, v. sa. Mettre des ferrets ou 
ferrements. Voy. KLACENN. 


m. Ferrement. Voy. 


KLAOENN, 8. L Ferret ou ferrement 
des lacets pour les corsets, les sou- 
liers, etc.; pl. klao, masc. 


KLAOETENN, a. L Il s'emploie au 
mème sens qua le précédent ; pl. 
klavetennou. 


KLAOIA. Le mème que klaoa. 
KLAON, adj. (anc.) Malade. 
KLAOUAT. VOy. KLAOUEIN. 


KLAOUED, KLOUED, s. f. Claie, treil- 
lage, barrière des champs. 


KLAOUEIN, KLAOUAT (klaoue-tn), Y. 
a. V. Creuser, caver ; p. klaouet. 


KLAOUIER, s. m. Etui à aiguilles, à 
épingles ; pl. ou. 


KLAOUSTRE, s. f. Pari, gageure, 
chose pariée. 


KLAOUSTREA, v. n. Et mieux, la- 
kaat klaoustre, faire un pari, gager. 
Voy.uadEuRE à mon Dictionnaire 1869. 


KLE 


KLAOUSTREER, 8. m. Gageur : pl.ien. 


KLAPENNAD, s. m. Tape ou petit 
coup donné. 


KLAPEZEN, a. m. C. Fläneur, cou- 
reur de rues. 


KLASK, 8. m. Action de rechercher 
un objet qui est rare. Klusk a 30 war 
ar maexer-2e hirio dre ma's 60 roues, 
on recberche ce drap aujourd'hui 
parce qu'il est rare. 


KLASK, v. a. Chercher; p. Klasket, 


KLASKOUT, v. a. C. Voy. le précé- 
dent. 


KLAUSTER, adj. Priol klauster, prieur 
claustral. 


KLAUSTR, 8. m. Cloître, couvent ; 
pl. ou. Ñ 


KLAV. Voy. HLAO. 


KLAVIA, v. a. Nouer. — Klao, klav, 
nœud. 


KLAZ, s. m. Tranchée qui se pro- 
duit sous la pelle quand on bèche la 
terre. 


KLAZA, v. D. Faire une tranchée 
comme celle qui se produit qnand on 
bêche la terre. 


KLE, KLEUZ, 8. m. Y. Hale, 


KLE, adj. T. Gauche, onposé à droit. 
Voy. KLEIZ. A-gle, T., à gauche. 


KLEAN, s.:f. Y. Epéc ; pl. kleañiet. 


KLEAN-SPILL (L mouillées), 8. f. Y. 
Chandelle de glace aux toits. — Klean, 
épée, et spill, V., glace légère. 


KLEANOUR, s. m. Y. Homme d'épée, 
bretailleur, ferrailleur. — Kean, V., 
épée. 


KLEAT, v. n. Y. Faire des haies. — 
Kle, V., haie. 


KLEFET, v. a. Entendre, compren- 
dre. Voy. SLEVET, plus usité ; p. kleret. 


KLEFIFF, Y. n. (auc.) Clocher du 
pied. 


KLE 349 


KLEFOUT, v. a. C. Voy. ELEVET ; D. 
kleret, 


KLEI (kle-0., adj. V. T. C. Gauche, op- 
posé à droit. 


KLETAD (kle-iad), s. m. Gaucher. YOT. 
LEI, 


KLEIART (kle-iart), s.m. V. Gaucher; 
pl. kleiardet. 


KLEIER (kle-ier), 8. pl. m. Pluriel 
irrégulier de kloc'h, cloche. 


KLEINUET (kle-inuet), s. m. Y. Mala- 
die. Voy. KLENVED. 


KLEISIAD (kle-i-siad), 8. m. Gaucher; 
pl. kleisidi. — Kleis, adj., gauche. 
Pour le féminin, kleria des (kle-1-siades). 


KLEIZ, adj. Geuche, opposé à droit. 
Prononcez kle-1z. 


KLEIZ, a. m. Mouron, plante. Pro- 
noncez kle-is. 


KLEIZ, KREIZ (kle-ix), 8. m. Craie. 


KLEIZA, KREIZA (kle-izu), v. a. Mar- 
quer avec ile la craie. 


KLEIZENN (kle-isenn), 8. L Pène de 
serrure. Voy. DLEIZENN. 


KLEIZENN (kle-irenn), 8. L. Cicatrice ; 
pl. ou. 


KLEIZENNA (kle-izenna), v. a. Faire 
une cicatrice ; p. ef. 


KLEIZENNEK (kle-ixennek), adj. Cou- 
vert de cicatrices. 


KLEIZIAO. Voy. HLEISIAD. 
KLEIZIADEZ. Voy. KLEISIABEZ. 


KLEMM, 8. m. Plainte, accusation; 
pl. ou. — Ober klemm, se plaindre, 
déposer une plainte. 


KLEMM, v. n. Se plaindre de quel- 
qu'un, de quelqne chose; on dit de 
préférence, ober klemm. 


KLEMMADENN, 8. f. Pluinte, re- 
proche; pl. ou. 


300 KLE 


KLEMMEIN (klemm-e-in), v. n. Y. Le 
même que klemm, v. n. 


KLEMMICHAL, v. n. Crier comme les 
petite enfauts qui ont des besoins ou 
es désirs. 


KLEMMICHAT. Voy. le précédent. 


KLEMVAN, s. m. Plainte ou gémis- 
sement ; pl. ou. 


KLEMVANUZ, adj. Plaintif. 


KLENVED, 8. m. Maladie, infirmité ; 
pl. klenvejou. Ce mot dérive de klanv, 
adj., malade. 


KLENVED-VOR, 8. m. Scorbut. — 
Klenved, maladie, et mor, mer. 


KLENVEL, v. n. C. Tomber malade. 
Ce mot dérive de klanv, ad)., malade. 


KLEO, KLEVED, 8. m. Ouje, un des 
cinq scus. — K leret, entendre. Le mot 
kleo n'est guère usité en ce sens; on 
dit de préférence : ar c'hleved, Toute, 


KLEO, 8. m. Tout l'attirail de la 
charrue. 


KLEOUT, v. a. C. Entendre; p. klevet. 


KLERA, KLERENNA, v. n. Se glacer 
légèrement. 


KLERENN, 8. f. La principale pièce 
de bois dans une claie: pl. ou. 


KLERENN, s. f. Gelée, glace légère. 


KÈERENNA,et mieux OBER KLERENN, 
v. n. Se glacer légèrement. — Klerenn 
30 bet, il a un peu gelé. 


KLET, adj. V. À l'abri du vent, de la 
pluie. — Loc'h Kiet, lieu abrité. Y. 


KLEU, s. m. T. Clôture, fossé avec 
haie; pl. kleuio. 


KLEUEIN (kle-uein), v.a. Y. Entendre, 
compreudre ; p. kleuet (kle-uet). 


KLEUI (kleu-i), v. a. Carder avec la 
main ; p. kleuet. 


KLEUX, adj. Badaud. Voy. GENAOUEX. 


KLE. 


KLEUN, s. m.C. Fontaine de le -cn- 
pagne. 


KLEUN, 8. m. C. Forsé; pl. iou. 
KLEUR, s. m. Limon de charrette. 


KLEURC'H, 8. m. Voy. GLEURC'H, qui 
me paraît être le vrai radical. 


KLEUSIA (kleu-sia), Y. a. Creuser, 
faire une clôture; p. kleusiet (kleu-siet. 
Voy. ELEUZ, s. m. 


KLEUZ, 8. m. Clôture en terre, écha- 
lier, haie, cavité; pl. kleusiou. Yor. 
TORA-KLEUZ. 


KLEUZ, adj. Creux. 


KLEUZA, v. a. Faire une clôture en 
terre autour d’un champ, creuser, 
Caver; p. et - 


KLEUZENN, s. ?. Arbre creux ; pl. ed. 
— K leus, adj., creux. 


KLEUZER, s. m. Celui qui fait métier 
de construire des clôtures autour des 
champs; fossoyeur des cimetières. 


KLEUZEUL, KREUZEUL. Yay. KELEUZEUR. 


_ KLEUZEUR, 8. m. Lampe à huile; pl. 
tou. 


KLEVED, 8. m. Ouïe, un des cinq 
sens. — Klevet, entendre. 


KLEVET, v.a. Entendre, comprendre; 
p. kleret. — Ne glervann Ket ann dra-se, 
16 n’entends pas cela, je ne le com- 
prends pas. Ce verbe a deux acceptions 
remarquables; c’est ainsi que l'on dit : 
Kletet ann dud klanv, assister 00 soi- 
guer les malades.— Klepet eur c'houen, 
sentir une odeur. À la lettre, entendre 
une odeur, — Klevet a rann c'houar ar 
c'hik, je sens l’udeur de la viande. — 
En em glevet, tomber d'accord, s'en- 
tendre. — En em glevet a reont, ils 
sont d’accord, ils s'entendent bien. 


KLEVOUT, v. a. C. Entendre, com- 
prendre: p. klevet. œ 


KLEZE, 8. m. Epée; pl. klexeier 
(klese-ter). 


KL 
KLEZEF, 8. m. (anc.) Epée. 
KLEZEFIAD. Voy. KLEZEIAD. 


KLEZEIAD (klese-tad), s. m. Homme 
qui | porte épée, ferrailleur. — Kleze, 
pée. 


KLEZEIER (klese-ier), pluriel irrég. 
de kese. al, e N 


KLID, 8. m. V. Germe. — Klid ur ui, 
le germe d'un œuf. 


KLIDEIN (Blide-in), v. n. Y. Germer; 
pl. klidet. 


KLIKEO, 8. m. Loquet de porte. Voy. 
LIKED. 


KLIKEDA, v. a. Fermer au loquet; 
p. et. 


KLIKED-ZOON, s. m. Ce mot qui, je 
crois. appartient aux dialectes de 
Vannes et de Coruouaille, est un terme 
de latteurs et désigne un des moyens 
qu'ils emploient pour terrasser leurs 
adversaires. Ce doit être un croc-en- 
jambe. 


KLIMISCHAT, v. n. Pleurer, en termes 
familiers, et principalement en parlant 
des petits enfants; pleurnicher. 


KUIN, 8. m. Y. PH. Voy. les deux 
suivants. 


KLIN-BREC'H, a m, Y. Coude. A la 
lettre, pli du bras; pl. klinieu-brec'h. 


KLIN-GAR, 8. m. Y. Genou ; pl. kli- 
niszu-gar. Au pluriel, on dit aussi deu- 
lin (de-u-lin), contracté pour deu ilin, 
les deux genoux. ÆKlin-gar siguifle, à 
la lettre, pli de la jambe. 


KLINIEU, Y. Ce mot qui est le pluriel 
de klin et de ses dérivés klin-brec'h 
et klin gar. entre dans la composition 
du mot bañnk-klinieu. V., prie-Dieu ou 
chaise basse avec accoudoir, et sur la- 
quelle on se met à genonx. A la lettre, 
banc des coudes, bauc des genoux. 


KLIPENN, a. L V. Crète, huppe d'oi- 
seau ; pl. eu. 


KLIPENN, 5. L. Klipenn ar c'har, le 
devant de la jambe. On dit aussl kri- 
bell ar c'har. Yor, KEIN AR C'HAR. 


KLO 35 


KLIPENNEK, adj. Y. Qui a une crête, 
une huppe. 


KLISIA (kli-sia), v. a. EMeurer; p. 
klisie 


KLOAREK, a. m. Clerc, séminariste, 
homme d'église ; pluriel irrégulier, 
kloer. — Kloarek est un nom de famille 
très-répandu; on l'écrit Cloarec eu 
français. 


KLOASTR, 8. m. Cloitre: pl. ou. Ce 
substautif figure parmi les noms de 
famille: on l'écrit Cloastre en français. 


KLOC'H, 8. m. Cloche ; pl. kleier. Ar 
c'hloc'h, ar c’hleier. 


KLDC'HA, v. a. et n. Agacer, parlant 
des dents, glonsser comme font les 
poules. Voy. ELOC’RAT, cet infinitif étant 
plus usité. 


KLOC'HAD, 8. m. Son de cloche pour 
annoncer une messe, une cérémonie. 
— Kloc'h, cloche. 


KLOC'HAT, s. m. Y. Le même que 
kloc'had. Sonein a gloc'hat, Y., sonner 
les cloches à la volée. 


KLOC'HAT, v. n. Glousser comme 
les poules; p. kloc'het. 


KLOCHED, s. m. C. Etui à aiguilles. 


KLOCHENN, 8. L. (anc.) Lèche ou 
tranche mince d'une chose qui 8e 
mange. Klochenn amann, lèche de 
beurre. 


KLOC'HER, 8. in. Sonneur de cloches; 
pl. ten. — Kloc'h, cluche. 


KLOC'HEREZ, 8. L. Se dit d’une poule 
qui gluusse, et qui, pour ce motif, est 
bonne pondeuse. Voy. 4AR-8LOC'HEREZ. 


KLOCG'HIK, a. m. Clochette, sonnette ; 
pl. kleierigou. C'est le duniuulif de 
Kloc'h: pl. kleier. 


KLOD, 8. m. (anc.) Réputation, re- 
nommée. 


KLODAD, 8. m. C. Couvée. Eur 
c'hlodad ier munud, une couvée de 
poussins, 


302 KLO 


KLDER, s. pl. m. C'est le pluriel de 
kloarek, clerc, séminariste, homme 
d'église. Ar c'hloer, le clergé. Ar 
c'hloer munud, les enfants de chœur. 


KLOER-DI, 8. m. Séminaire. — Kloer, 
pluriel de Kloarek, séminariste, et ti, 
maison. 


KLOEREK, 8. m. Y. Le même que 
kloarek Au pluriel, kloer. 


KLOESTR, 8. m. Y. Clottre ; pl. eu. 


KLOGA, v. a. C. Agacer, parlant des 
dents; n kloget. Kloget eo va denii, C., 
j'ai les dents agacées. 


KLOGE (klog-e. Yay. LOI-LOA. 


KLOGORENN, s. f. Bulle sur l'eau, 
ampoule à lu peau; pl. ou. 


KLOGORENNA, v. 0. Se former en 
ampoule par suite de brûlure, se for- 
mer en bulles sur l'eau. 


KLOK, adj. Complet, entier, révolu. 
KLOK, adv. En entier, complètement. 


ELOKA, v. a. Troquer, échanger ; 
p. et. 


KLOKEN {anc ) Cuiller. 


KLOKENNET, adj. Il se dit d'une 
femme ou fille qui va souvent se con- 
fesser aux prê:res étrangers. 


KLOKUK, adj. (anc.) Sourd d'oreille. 


KLOKUZ, adj. Facile à échanger. 
Voy. ELOKA. 


KLOMM, s. ro. Y. Nœud du fl, etc., 
des arbres; pl. eu. 


KLOMM, 8. f. Y. Pigeon ; pl. et. 


KLOMM-DI, &. m. Y. Pigeonnier; pl. 
klomm-diet, — Klomm, pigeon, et ti, 
maison. 


KLOMMEIN (klomm-e-in), v. a. Y. 
Nouer; p. klommet. 


KLDMMEK, adj. Y. Nouenx, rempli 
de nœude, parlant du fl, etc., des ar- 
bres, du bois. 


KLO 


KLOPENN, a. f. Crâne de la tête des 
animaux. Ce mot paraît formé de klo- 
senn, coque, et de penn, tête. 


KLOPENNEK, adj. et s. m. Quiale 
crâne développé, qui a une 
tête, et, par extension, entêté, abstiné. 


KLOR, 8. pl. m. Pluriel de klorens. 


KLORENN, s. f. Y. Coqne, bogue, 
écaille, enveloppe en certains cas, 
écorce dcs arbres; nl. klorenneu, klor. 
Klorenn er penn, crâne de la tête. 


KLOS, adj. Yor. Ua. 


KLOS, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de 
klosenn. | 


KLOSENN (klo-senn), 8. f. Coqne, 
cosse, bogne, écaille, bole, coffre ; 
pl. klos, masc. Voy. les composés de 
ve mot. 


KLOSENNAD (ko-sennad), 8. L Ce 
que peut contenir une boîte, une bo- 
gue, un coffre. 


KLOSENN-AMANN (klo-senn), 6. L 
Coffre ou grande boîte dans laquelle 
on renferme le beurre des fermes. — 
Elosenn, cuffre, et amann, beurre. 


KLOSENN-BIZ (klo-senn), 8. L. Cosse 
de pois; pl. klos-piz,wmasc. — Klotenn, 
cosse, et piz, pluriel de pizenn, pois, 
lézume. 


KLOSENN. GEAR (kln-senn}, 8. L. Bico- 
que, ville de peu d'importance. — 
Klosenn, écaille, coque, et kear, ville, 
logis. comme pour dire, ville ou lagis 
qui n’a que la coque ou l'apparence. 


KLOSENN-GISTIN (klo-senn), 8. f. Bo- 
gue de châtaigne, de marron ; pl. klos- 
kistin, masc. — Klorenn, bogue, et 
kistin, pluriel de kistinenn, châtaigne, 
marron. 


KLOSENN-VI (klo-senn), 8. L Coque 
d'œuf ; pl. klos-vi, masculin. On dit 
aussi klos-viou au pluriel. — Klosenn, 
coque, et vi, œuf. 


KLOUAR, adj. Tiède, entre chaud et 
froid, indifférent, indolent, 


KLO 
KLOUARAAT, v. n. Devenir tiède, au 
propre et au figuré; p. klouareet, 
klouareat. 


KLOUARDED, 8. m. Evitez ce mot. 
Tiédeur. 


KLOUARIK, adj. Dolent, qui se plaint 


toujours de sa santé, amoureux tiède. | 


. croupir ; p. kluchet. 
KLOUED, s. m. Barrière da. champ, | 


claic ; pl. Kla 


KLQUEDA, v. a. Herser, terme d’agri- 
culture. Yor. ALOUEDENN. Ñ 


uejou, 


KLBUEDENN, s. f. Treillis, natte, et 
aussi herse, instrument d'agriculture; 
pl. ou. 


KLOUEDER, s. m. Herseur ; pl. ten. 


KLOUER, 8. m. V. Grible ; pl. eu. On 
dit aussi klouïir, Y. 


KEOUER, 8. m. Y. Goémon à gros 
n8. 


KLOUERAD, KLOUERAT, 8. m. Y. La 
plénitude d’un crible. 


K&OUERAT, v. a. Y. Passer au crible. 
— Klouer, Y. Crible. 


KLOUEREIN (klouer-e-in), v. a. Y. Le 
même que le précédent. 


KLOUIR, s. m. Y. Crible, tamis fin; 
pl. eu. 


KLOUIREIN (klouir-e-in), v. a. Y. Le 
même que klouerein. 


KLOUSKOUBE , adv. Y. Cependant, 
néanmoins. 


KLOZ, adj. Clos, bien fermé. Grwele 
klos, lit de la campagne. Voy. 6WELE. 


KLOZ, KLOS, 8. m. Enclos, prison ; 
pl. iou. Kas d'ar c’hlos, conduire en 
prison. 


KLOZA, v. a. Enclore, enclaver ; p. et. 
KLOZEIN (kloz-e-in), v. à et n. Y. 


Eotourer, prendre chair, parlant d'une 
plaie ; D. Rose. — Kios, fermé. 


KLU 2 
KLOZENNEK, ad]. Mystérieux, diggi- 
mulé, parlant des personnes. — Æos, 


fermé. 


KLUCHA, v. n. S'accroupir ; b klu- 
chet. Kiuchet e oa adre ann or, it était 
accroupi derrière la porte. 


KEUCHEIN (kluchein), v. n: Y. S'ac- 


KLUCRENN, s. L GC. Se dit Ang 
femme qui se plaint en cachette de sx 
position, d’une femme paresseuse d 
reste accroupie au lieu de travatttér. 
Voy. ELUCHA. 


KLOD, s. m. Juchoîr des poules, ef, 
par extension, poulailler. 


KLUO, s. L V. Barrière, dale ; ph eu. 
KLUD, s. m. (anc.) Fardeau. 


KLUDA, KLUJA, v. n. Se perchèr, se 
hucher ; p. kludet. ' 


KLUDAT, v. a. Y. Herser, terme 
d'agriculture. Yor. ELOUEDA. 


KLUDEIN (klud-e-in), v. n. Y. Se per- 
cher, se jucher, parlant des poules; p. 


KLUDELL, a. £. Corps de la charrette. 
Voy. KASTELL-KARA. 


KLUDELL, s. f. Y. Claie attachés au 


plancher pour y mettre la viande; pl. 
eu. 


KLUDENN, s. f. Tanière. Je crois que 
ce mot doit être pris an sens dere- 
traite, de lieu de repos de bêtes non 
farouches, comme serait un potlail- 
ler ou le gite de lapins privés, 


KLUDOUR, s. m. Y. Herseur; pl. klu- 
derion. 


KLUFA, Y. n. S'accroupir; p, Ruai. 
Voy. XLUCHA. 


KLUFENN, s. L. H se dn d'une femme 
habituée à fureter dans les maisons 
sous prétexte de dire des nouvelles 
(gcandaleuses), et qui, à l'oscesion, 
emporte quelque objet en 

æ 


354 KOA 
KLUI, 8. m. Y. C. Germe d’un œuf. 
KLUIAR, s. L. Y. Perdrix ; pl. klujeri. 


KLUJA, KLUDA, v. n. Jucher, se per- 
cher, parlant des poules. 


KLUJAR, 8. L. Perdrix ; pl. Kumi, 
klujeri. 


KLUJAR-VOR, 8. f. Perdrix de mer. 
— Kiujar et mor. 


ALUJERI; pl. de klujar. 


KLUJERIA, v. n. Chasser aux per- 
drix. — Klujeri, klujiri, pl. de klujar, 
perdrix. 


KLUJIRI, KLUJERI ; pl. irrégulier de 
klujar. 


KLUKA, v. n. C. Boire à grandes 
gorgées. 


KLUKADENN, 8. L. C. Grande gorgée. 
LUN, s. f. V. Fesse ; pl. duel, digiun. 


KNAOUENN, 8. L. Y. C. Noix, fruit; 
pl. knaouñ, masculin. 


KNAOUN, 8. Pluriel de 


knaouenn. 


KNEAC'H, 8. m. T. Montée. Voy. 
KREAC'H. 


KNEC'H, 8. m. T. Le même que le 
précédent. 


KNEO, 8. m. (anc.) Toison. 


pl. m. 


KOABR, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de koabrenn. 


KOABREK, ad). Nuageux. 


KOABRENN, a. f. Nuage; pl. koabr, 
masculin. On dit aussi kouabrenn. 


KOAC'HEIN, KOEC'HEIN (koac'he-in), 
v. n. V. S'évaporer, diminuer en 


KOAD, KOAT, 8. m. Bois, forêt, et 
aussi bois à travailler; pl. Koajou, 
Voy. LMI, plus usité. 


KOA 


KOADA, v. a. Lambrisser; p. et. 
KOADACH, 8. m. Lambris. 


ROAGA, v. a. Bosseler, parlant de la 
vaisselle en métal; p. koaget (koag-e6. 


KOAGAT, v. n. Croasser comme font 
les corbeaux; p. koaget. 


KOAGENN (koag-enn), s. L. Bosse à la 
vaisselle en métal; pl. ou. 


KDAGRA, v. a. Le même que 1161. 
Y. 4. 


KOAILL (les L mouillées), s. m. Caille, 
oiseau; pl. koaïilled. 


KOAILLETA (les L mouillées), v. n. 
Cbasser aux cailles. Yoy. le précédent. 


KOAJEL. VOY. MILIN-KOMEL. 
KOAN, 8. f. Souper, repas du soir. 


KDAN, 8. L G. Diner aux jours de 
jeûne. 


KOANHOC'HA, KOAN-HOC'HA, v. n. 
Demander vivement à manger, 
comme les pourceaux qui sentent ou 
voient la nourriture qu'on se dispose 
à leur donner. — ÆKoan, souper, et 
hoc'ha, doc'ha, grogner comme les 
pourceaux. 


KDANIA, v. n. Souper; p. koantet. 


KOANIA, v. n. C. Souper aux jours 
de jeûne. 


KOANT, adj. Joli, gentil. Comparatif, 
koantoc'h; superlatif, Koania, 


KOANTAAT, v. n. Embellir; p. 
koanteet, koanteat. 


KOANTERI, 8. L. Beauté, gentillesse. 


KOANTIK, adj. Mignard, gentil. C'est 
le dimioutif de koant, adj., joli. 


KOANTIK, 8. m. Ecureuil, animal; 
pl. koantiged. 


KOANTIZ, s. L Gentlilesse, beauté, 
et aussi amante. — Hou-mañ a s0 va 
e'hoantis, celle-ci est mon amante. 


KOA 


KOANZE, s. m. Y. C. Séant, position 
du corps au lit. Voy. KOAZEZ. 


KOANZEZ. Voy. KOAZEZ. 


KOAR, 8. m. Cire des abeilles, chassie 
des yeux. 


KOARA, v. a. Cirer, frotter avec de 
la cire les meubles, etc.; p. et. 


KOARAT, 8. m. C. Gendre de lessive, 
charrée. 


. KOARC'H, KOUARC'H,s. m. V. Chanvre, 
plante textile. 


KOARC'HEK, 8. L. Y. Chènevière; pl. 
koarc'hegeu (koarc'heg-eu). 


KOAREIZ (koare-1:), 8. m. Y. Carême. 


KOAREK, adj. Qui tient de la nature 
de la cire. — ÆKoar, cire. 


KOARELL, 8. f. Semelle de souliers; 
pl. ou. Yor. le suivant. 


KOARELLA, v. a. Carreler, mettre 
des semelles, parlant des souliers; 
p. et. On dit plutôt lakaat koarellou da 
eur re voulou Kot, ressemeler de vieux 
souliers. 


KDARELLOU. Voy. SOARELL. 


KOARENN, S. L. Pain de cire. — Koor, 
cire. 


KOART, adj. Y. Honteux. 


LOARTUALEU, a. pl. m. Y. Er c’hoar- 
tualeu, les quatre-temps de l'Eglise. 


KOAT, KOAD, 8. m. Forêt, bois, bois 
de construction ; pl. koajou. — Le mot 
koat entre dans la composition de 
beaucoup de noms de famille : LeCoat, 
Lescoat. — Boutou koat, des sabots. 
Quoique le mot prenn désigne plus 
particulièrement le bois travaillé ou 
œuvré, il n’en est pas moins vrai que 
dans l'usage on dit aussi bien bou- 
Wwu-koat que boutou-prenn. Il en est de 
méme de tous les outils où entre le 

ois. 


KOATAER, 8. m. Celui qui travaille 
dans les forêts; pl. ien. — Koat, forêt. 


KOB 855 


KOAT-ESKENN, 8. m. Bois à scier. — 
Koat, bois, et eskenn, scie. 


KDAT-GWELE (gu-ele), s. m. Bois de 
lit, — Koat, bois, et gwele, lit. 


KOAT-HIRIN, s. m. Prunelier, arbre. 
— Koat, bois, et hirin, pl. irrég. de 
hirinenn, prunelle, fruit. 


KOAT-KIGN, 8. m. Bois pelé, écorce 
de chêne qui sert à faire le tan. — 
Koat, bois, et kignat, écorcher, écorcer. 


KDAT-KREN, s. m. Tremble, arbre. 
— KHoat, bois, et krena, trembler. 


KROAT-MED, 8. m. Bois taillis. — Koat, 
bois, et medi, couper, moissonner. 


KOAT-RED, 8. m. Le bois qui pousse 
sur les souches des arbres d’une haie. 


KOAT-TUFF, s. m. Bois pour faire les 
douves de tonnesux. — Koat, bois, et 
tuff, pluriel de tuffenn, douvelle. 


KOAVENN, KOEVENN, 8. L Y. T. 
Crème du lait. En Vannes, on l’em- 
ploie comme masculin ou féminin. 


KOAVENNEIN (koavenn-ein), v. n. Y. 
Se former en crème. 


KOAVENNIN, v. n.T. Le même que 
le précédent. 


KDAZA, v. n. S'évaporer, se COnsu- 
mer en bouillant ; p. koaxet. 


KOAZEZ, KOANZEZ, KAVAZEZ, 8. m. 
Séant, position du corps dans un lit. 
Sevel enn he 000365, se mettre sur son 
séant. 


KOB. Voy. KP. 


KOBAL, ROBAR, 8. f. Y. Gabare, na- 
vire ; pl. eu. 


KOBALOUR, s. m. Y. Gabarier, patron 
d une gabare ; pl. kobalerion. 


KOBAN, 8. m. Y. Tente de cabaretier 
aux foires ; pl. ew. VOy. TIRELL. 


_KDBAR, 8. L Gabare, navire ; pl. ko- 
P, 


856 KDG 


KOBARER, s. m. Gabarier, patron de 
gabare ; pl. den. 


KobH, KOK, ad]. (anc.) Rouge. 


vd, adj. V. Ancien, vieux. Voy. 


EOC'H, Voy. nen, 
Rp, 5. L V. Chat-huant; pl. et. 


KOO'HANEZ, s. L. Y. Femelle du chat- 
boant ; pl. et. 


KOC'HEIN (koc'h-e-in), v. n. V. Deve- 
nir vieux, s'invétérer. — Rac'h, V., 
vieux. 


ROC'HENN, s. L. Peau des froits, pel, 
Hcule sur le bouilli, sur le plomb 
fondu, écorce des plantes, et, par ex- 
tension, superficie, surface, apparence. 


KOCHENNA, v. n. Se couvrir d'une 
pellicule, comme le lait bouilli, lo 
Plomb fondu. Yor. KOC'HENN. 


KOO'HENNIK, 5. 1. Pellicule. C'est le 
diminutif de koc’henn. 


KOC'HI, KOC'HUI, KOC'HU, 5. m. 
Halle pour le marché. 


KOC'HIEN, 
crasse en gén 








f. Marc de vendange, 








KOC’H-KARVAN, 8. f. Y. Charogne, 
animal en pourriture. Il s'emploie 
aussi comme injure à nne femme. — 
Rac'h, V., vieux, et karvan, charogne, 








KOC'H-LE, 8. m. Y. Taureau; pl. 
koc'h-leieu. — Roc'h, adj., vieux, et 
de, veau. 


ÆO0'HNI, 8. L V. Vieillesse. — Koch, 
adj., vieux, Y. 


LOCHONN, 8. m. V. Petit des ânes, 


des chiens, des lièvres et autres de ce 
pl. kochonnet. Kochonn-ki , 


genre ; 

pelit chien. 
KOO'HU. Voy. gC, 
KOC'HUI. Voy. tcn, 





KORE 
KOD, s. m. Voy. este vai 
radical. 2 Ver. 0, qui 


KODIOC'H, s. m. V. Alouette; pl. et. 
KOEA, v. n. C. Tomber ; p. kora, 
dua (koec'he-in). Vay. MEX, 
PEN 1 arar 

KDED. Voy. mnp, Y. 
KOEF, 8. m. Coiffe ; pl. ou, tou. 


KOEFA, v. a. Coiffer ; D. et. En em 
goefa, se coiffer. 


KOEF-BIHAN, 8. m. Béguin. 

KOEF-NOZ, s. m. Coiffe de nuit. 

KOELE, 8. m. T. Taureau; pl. Koz. 
leo. Koele paraît être une contraction 
de kos leue. À la lettre, vieux veau. 


KOELEOENN, 8. L C. Gotillon ; pl. 


KOEN, 8. L Y. Soupé, repas dn soir. 
KOENIEIN (koen-ié-in), v. n. V. Ban: 


r. 


KOEN-LEC'H, 8. L Y. Cénacle. — 
Koen, soupé, et lec'h, lieu. 





KOERT, adj. V. Joli. Voy. tmt. 


KOENV, 8. m. Enflure, tumeur, bosse 
à la tête, hydropisie. 


MOENVEIN (koeñv-ein), v. n. Enfer, 
parlant d'une plaie ; p. koeñvet. 


KOENV-GOUZOUK, 8. m. Esquinandle. 
À la lettre, enflure du cou. 


KOENVI, v. 0. Enfler, parlant d'une 
plaie ; p. kosñves. 


i KOER, 8. m. Y. T. C. Cire des abeil- 
les. 


ROERAT, 8. m. Y. Charrée, cendre 
qui a servi à faire la lessive. 


&9F 
aana 8.2. V. Le même que .koe- 


KOEREIN (koer-e-in), v. a. V. Cirer, 
enduire de cire ; p. koeret. 


NOEREE, adj. V. Le même que koa- 
TE, l) 


KOERET, 8. m. Y. Charrée. Voy. 
COEAAT. 


KOET, s. m. Y. Forêt, bois, bois ou- 
vrable ou de construction; pl. kosdeu. 


KTM, v. a. Y. Var. LKOAUA. 
KOETAOUR, 8. m. Y. Bûcheron; pl. 


dostacrion. 
KOETIZ, a. m. Envie. 


KOET-KOVU, 8. m. Y. Bois pelar ou 
pelé pour tanner les cuirs. 


KOEVENN, s. f. V. T. Crôme du lait. 


KOEVENNEIN (koevenn-e-in), v. n. Y. 
8e former en crème. 


KOF, s. m. Ventre. Kof iod, mangeur 
de bouillie, ventre de bouillie. 


KOFA, v. n. Prendre da ventre, por- 
ter le ventre en avant. — Kof, veutre. 


KOFAD, s. m. Portée des femelles 
d'animaux, ventrée de gourmand. — 
Kof, ventre. 


KOFATA, Y. n. S'en donner à plein 
ventre. Quelques personnrs disent 
korfata, mais ce doit être à tort, ce 
verbe dérivant de kof, ventre, et non 
de kort, corps. 


KOF-BIHAN, a. m. Bas-ventre, esto- 
mac. À la lettre, petit ventre. 


KOF-BRAQUED, s. m. C. Pansard, qui 
boit et mange beaucoup. — Kof, ven- 
tre, et braoued, boisson. 

KOF-BRAZ, s. m. Bellain®. panse. 


KOFEGEZ (kofeg-es), 8. L Celle qui a 
un gros ventre. 


KOFEK, adj. et s. m. Celui qui a on 
gros ventre. 


D Banane iar anar rannin iiaae 


KOF-GAR, s. m. Mollet de La jambe. 
A la lettre, ventre de 1a jambe, par 
opposition à kein ar c'har. dos de la 
jambe, qui se dit nour désigner Je 
devant de la jambe. Kofou,he xivesker, 
ses mollets (à un homme). 


KOFIGNON, 8. m. Chausson ; pl. os. 


KOF-10D, s. m. Mangeur de bouillie, 
‘et par extension, panserd. À la lettre, 
ventre de bouillie. C’est un des sobri- 
quets que l’on donne aux habitants du 
Léon, parce qu'ils mangent squxent de 
la bouillie. 


KOF-TED, 8. m. Bedajve, pange. — 
Kof, ventre, et teo, épais, gros. 


KO6, s. m. Y. T. Coq, oiseau domes- 
tique; pl. keget (keg-et). en Vannes : 
kegi, keder (keg-i, keg-er), en Tréguier. 


KDGENAN (kog-enan), s. m. Y. Huppe, 
oiseau ; pl. et. 


KOGENNAK (kog-ennak), 8. m. Y. 
Alouette huppée ; pl. kogennegi. 


KOGEZ (kog-es), 8. L. Grondin, vieille, 
poissons ; pl. ed. 


KOGN, s. m. Cain, angle ; pl. qu. 


KOG-RADENN, 8. m. Cigale, insecte. 
À la lettre, coq de fougère. 


KOGUSENN (kog-u-senn), 8. L. Y. 
Nuage orageux ; pl. kogus, masc. 


KOJENN, 8. m. Jeune taureau. Ce 
mot ne peut guère s'expliquer qu'à la 
manière du P. Grégoire ; il serait une 
contracHon de hogus ejenn, presque 

(ŒU L 


KOK, 8. m. Graine du houx, arbre. 
KOK, 5. m. Cuisinier. 


KOK, K06, s. m. Y. T. Coq. oiseau 
domestique. Voy. «06. 


AUR, KOCH, CDK, adj. {anc.) Rouge. 
LOKEO, 8. m. C. Petit canot. 


LOKENN, s. m. Kcuelle en bois ou 
autre vase dont se servent les men- 
diants pour demander l’aumône, 


358 KOL 


KOKET. VOY. KOLED. 


KOK-LE, 8. L. Y. Cuiller à pot. — 
Rok, cuisinier, et loe, V., cuiller. 
VOY. KOK-L0E. 


KOK-LOA, s. L Cuiller à pot. — Aok, 
cuisinier, et lod. cuiller. 


KOK-LOA-DOULL, s. f. Ecumoire pour 
la soupe. — Kok, cuisinier, log, cuil- 
ler, et toull, percé. | 


KOK-LOE, 8. £. Y. Le même que kok-le, 
mais plas régulier que ce dernier. 


KDKOMBREZ, 8. pl. m. Voy. &0L0M- 
SREZENN. 


KOKOMBREZENN, 8. f. Concombre, lé- 
. gume, plant de concombre ; pl. ko- 
kombrez, masc., des concombres, des 
plants de concombres. 


KOKULOZ, s. m. Coqueluurde, ané- 
mone, plantes. 


KRL, KAUL (KOH, 6. pi. m. Y. T. C. 
Pluriel de kolenn, kaulenn, chou, 
légume. Voy. ML. 


KOL, SKOL, SKOR, 8. m. Machine 
pour enrayer les roues. 


KOLA, v. a. C. Enrayer, parlant des 
roues d’une charrette. 


KOLACH, 8. m. Collége; pl. ou. Il 


s'emploie dans tous les sens que l'on 1 
| ne vaut pas le pain qu'il mange. 


donne au mot fraucais. 


KOLDRE, s. m. Bourrelet de tête des 
bœufs attelés ; pl. koldreou. 


KOLE, s. m. Jeune taureau : pl. ku- | 


leou. Ce mot est une contraction pour : 


koz, vieux, et le, pour leue, veau. C'est 
le taureau qui eutre dans l'âge où il 
est en état de saillir. 


KOLENN, KAULENN (kôlenn), 8. L Y. 
T. C. Chou, légume ; pl. kol, Kaul, 
masculin. Voy. KAOLENN. 


KOLENN, s. m. Se dit en général 10 
petit des quadrupèdes de taille irfé- 
rieure. — Kolsnn ki, petit chien qui 
tête encore; pl. kelin. 


KOL 


KOLENNI, v. n. Mettre bas, parlant 
des chiennes, chattes, lièvres et antres 
femelles de taille inférieure; p. bs- 
lennet, VOy. BEUIRA. 


KOLIA, SKOLIA, v. a. Enrayer, par- 
lant des roues d’une voiture ou char- 
rette; p. koliet, skoliet. 


KOLIER, 8. m. Collier de chien; 
pl. ou. 


KOLIN, 8. n. Y. lL sa dit comme 
kolenn, du Léon, du petit des femelles 
de taille inférieure. — Kolin ki, petit 
chien qui tête encore. 


ROLINEIN (kolin-e-in), v. n. V. Mettre 
bas, parlant des femelles de quadru- 
pèdes de taille inférieure; p. kolénet. 


KOLL, s. m. Perte, déchet, détriment, 
préjudice, avortement, fausse-couche. 
— War goll., à perte, avec perie. 
Beza e goli, être facile à perdre. 


KOLL, v.a. Perdre, déchoir ; p. kolla, 
— Mont da goll, se perdre nar incon- 
duite, dépérir, perdre son âme. 


KOLLAD, s. m. Avortement. 

KOLLADENN, a. L Enfant gâté; pl. 
kolladennou. il s'entend d'un garçon 
et d’une fille. 

KOLL-BARA, s. m. il se dit d'un 
vaurien. À la lettre, perd-pain, qui 


KOLL-BUGALE, 8. m. Avortement, 
fausse-couche.— Koll. perte, et bugals, 


: pluriel de bngel. enfant. 


KOLLEIN (koll-e-in), v. a. V. Perdre; 


‘ n. kollet. 


1 


KOLLEZ. s. m. Avorton. 


KOLL-GOAD, s. m. Hémorragie. À la 
lettre, perte de sang. 


KOLL-GOET, s. m. Y. Hémorragie. — 
Koll, perte, et goet, YŸ., sang. 


KOLLIDIGEZ (kollidig-ex), 8. L Per- 
dition des damnés, terme de dévotion. 


KON 


KOLLIOIK, s m. Enfant avorté, 
avorton. 


KOLLIOIK, adj. Dans les livres de 
piété, on donne à ce mot le sens de 
périssable, en parlai.t des biens de ce 
monde. — Madou kollidik ar bed-man, 
les biens périssables de ce monde. 


KOLO, 8. pl. m. Paille, de la paille. 
Ce substantif, qui n'est autre que le 
pluriel de koloenn, tuyau de paille, si- 
gaife à proprement parler, des tuyaux 
de paille ou de la paille. Pour cette 
raison, on doit le ranger au nombre 
des noms collectifs, comme keuneud, 
bois à brûler, et le traiter, en cons- 
traction, à l'instar des substantifs 
pluriels. On emploie aussi kolo au sens 
de litière d'écurie, ce qui est très- 
rationnel. — Lakaat kolo dindan al 
loened, mettre de la litière aux che- 
vaux. 


KOLOA, et mieux LAKAAT KOLO, 
garnir de paille. 


KOLOEK, a. f. Grenier à paille. 


KOLOENN, a. f. Tuyau de paille, brin 
de paille, tissu en paille, panier en 
paille pour porter la pâte au four ou 
pour couvrir le pain sur la table; pl. 
Rolo, masculin, de la paille. 


KOLOENN-VERR, d. f. Yor. PLOUZENN- 
VERR. 


KOLOENN-WENAN (venan), 8. f. 
Roche d’abeilles. — Koloenn, tissa en 
paille, et gwenan, pluriel de gwe- 
nanenn, abeille. 


KOLOMER, 8. m. Y. Colombier. Yor. 
KOULOMER. 


KOLORENN, a. £. D’après Le Gonidec, 
ce mot a le même sens que keler. 


KOLVAN. Voy. GeLvAN, qui est le vé- 
ritable radical. 


KOMBANT, KOUMBANT, 5. m. Y. 
Vallée, vallon. 


KOMBAOT, 8. m. Coffre à blé de 
grande dimension. 


KOMBOT. VOY. LEMBST. 


KOM. 359 


KOMER, v. a. T. Prendre, accepter, 
recevoir ; p, Komeret. Voy. REMERET. 


KDMM, s. m. Fouleric pour les draps. 


KOMM, s. m. Auge pour faire boire 
les bestiaux.— Komm ar falc’her se dit 
du sabot ou petite auge portative dans 
laquelle le faucheur met de l'eau et 
une pierre pour aiguiser sa faulx. 


KOMMA, v. a. Fouler, opération que 
l’on fait subir au drap dans les fa- 
briques; p. et. 


KOMMAD, s. m. Augée, plénitude de 
l'auge appelée komm. 


KOMMER, s. m. Fouleur de draps. 


` Voy. KommaA. 


KOMMOUL. Voy. KOUMMOUL. 
KOMMOULA. Voy. KOUMMOULA. 
KOMMOULEK. VOY. KEUMMOULEK. 
KOMMOULENN. VOy. KOUMMOULENN. 
KOMPAER, 8. m. Compère; pl. ten. 


KDMPEJOU, T. Je ne connais ce mot 
que par celte phrase : Seder war he 
gompejou, solide sur ses pieds, parlant 
d'une personne, T. 


KOMPEZ, ad). Germain, et aussi plan, 
uni, et, par extension, simple dans ses 
manières. — Kenderv Kompez, cousin 
germain. 


KOMPEZA, y. a. Unir, niveler, polir; 
p. et. 


KOMPEZENN, 8. f. Pays plat d'une 
certaine étendue en culture, plaine ; 
pl. ou. 


ROMPEZENNAD , 8. f. Etendue ou 
plaine couverte de cultures ; il y a 
lieu de désigner, après ce mot, la na- 
ture des cultures : Eur gompexennad 
ed, une plaine couverte de céréales. 


KOMPLIJOU, 8. pl. m. Complies, 
prières de l'Eglise. 


KOMPOD, KOMPOT, s. m. Calendrier, 
compartiment de voiture. 


360 KON 


KOMPO£Z, adj. Y. Plan, uni, non ra- 
boteux. Yor. KOMPEZ. 


KOMPDEZEIN (kompoez-e-in), v. à. 
Y. Apianir, unir ; p. kompoeset. 


KOMPOT. Voy. KOMPOD. 


KOMPRENN, v. n. S'apercevoir. Neuxe 
e komprenas oc'h ra lagad o tigeri, il 
s’aperçut alors que mou œil s'ouvrait. 


KOMPS. VOy. 1081. 
KOMS. Yor, 1081, 


KOMZ, s. m. Parole, mot, pl. kom- 
sou, komziou, kompsiou. 


KOMZ, v. n. Parler; p. komsef. Koms 
oc'h, parler à. Dem-goms, v. n., faire 
allusion. — Dem, à demi, et koms, 
parler. 

KOMZOU-GRAC'H, s. pl. m. Radota- 
ges. — Komzou, paroles, et vrac'h, 
vieille femme. 


KONGHENN, 8. L Conte, histoire ; 
pl. koñchou, masc. 


KONCHEZA, v. a. Balir: p. et. 
KONCHOU, 8. pl. Voy. KONCHENN. 


KONCHOU-BORN, 8. pl. m. Contes à 
dormir debout. — Konchou et born. 


KONDU, KUNOU, a. L Kuñdu vad, 
pension où l'on est bien nourri. Kon- 
du vad hon eus aman, ici nous s0m- 
mes bien nourris. 


KONFITEOR, s. f. Ar goñfteor, prière 
appelée confiteor en latin. 


KONFIZA, v. a. Confire ; p. et. 
KONFORT, s. m. Y. Consolation. 


KONFORTEIN (koñfort-e-in), v. a. Y. 
Consoler ; n. koñnfortet. 


KONFORTET, adj. et part. V. Consolé. 


KONIFEL, 8. m. Lapereau, jeune 
lapin. Voy. LONIELIS. 


KONIFL. Yo. KONIEL. 


KON- 


KONIKL, s. m. Lapin; pi: of Ce 
mot, au xv° siècle, était en usage æ 
français. . 


KONIKLETA, v. n. Chasser au lapin. 


KONIKLEZ, s. L Femeïle du Iapiu; 
pl. ed. 


KONIKLIK, s. m. Lapereau ; pl. koñi- 
kledigou. 


KONK-KERNE, Nom de lieu. Concer- 
neau, ville. 


LONK, KONK-LEON, s. m. Le Cos- 
quet, port de-mer près de Brest. Cs 
mot figure parmi les noms de familte; 
on l'écrit Conq en français. 


KONKOEZ, 8. m. Gourme, maladie 
des chevaux. J'ai vu ce mot employé 
avec la signification de fanon, 99 
gorge du bœuf. 


KONNAR, 8. L. V. T. C. Yor. KSBNRM. 


KONNARET, adj. Y. T. C. Voy: #081- 
NARET. 


KONNER, 8. L. T. VOY. KSUNNAR. 


KONOC'HA, v. n. C. Chercher par 
pure curiosité à savoir ce qui se passs. 


KONOC'HER, a. m, C. Fareteur par 
vaine curiosité, qui cherche à savoir 
les affaires des autres ; pl. ten. 


KONSOUC’H, 8. m. Pièce de bois qu 
entre dans le soc de la charrug. 


KONT, KONOT, 8. m. Comte, dignité; 
pl. ed. 


KONT, KOUNT. Voy. ce dernier. 


KONTAD, KONOTAD, s. m. Comté, 
apanage d'un comte. 


KONTAMM, 8. m. (anc.) Poison. Yoy. 
LONTAMMET. 


LONTAMMET, adj. et part. Voy. nL. 
TAMMI. 


KONTAMMI, v. a. (anc.) Bmpoisos- 
ner ; p. kontammet. Ce mot n'est usité 


aujourd'hui qu'eu participe 


KOR 


met, el se dit d'an chien qui a été 
SED un chien enragé où autre 
animal dangereux.{Eur c'h koñam- 
mes. 


KONTELL. Voy. EOUATELL. 
KONTELL-LAZ. VOY. HOUTELL-LAZ. 
KONTELLA. VOy. HOURTELLA. 
KORTELLER. Voy. EOURTELLER. 
KONTELLERI. Voy. LOUÂTELLERI. 
KONTAOL. Voy. TOULL-HOATROL. 


KOTRON, 8. pl. m. Pluriel de koñ- 
tronenn. 


KONTAONENN, s. f. Ver qui s'engen- 
dre dans les viandes ; pl. koñron, m. 


KONTAONI, Y. n. Se dit en parlant 
de la viande où s'engendrent des vers; 
2 . Il se conjugue avec 
Faux aire ober ÆKoñtroni à ra ar 
c'hik breinse, il se forme des vers 
dans cette viande gâtée. G. 


KONVOK, v. a. Piquer la meule d'on 
moulin, hoñvok ar vilin, sevel ar 
mean milin da goñvok. 






KHR, 8. m. Vase pour boire ; pl. ou. 


KoPAD, 8. m. Plénitude du vase ap- 
pelé kop. 


KOPER, 8. m. T. Cormier. 
KORAIZ (kora-is), 8. m. Carème. 


KORBEL, s. m. (anc.) Pierre qui sou- 
tient le manteau de la cheminée. 


KORBELL. Kaout korbell, ne pas re- 
cevoir l'absolution en confession, être 
différé en communion, comme il ar- 
rive parfois aux enfants pour instruc- 
tion religieuse insuffisante, YOT. K08- 
BELLET. 


KORBELLET, adj. Bena korbellet a le 
mème sens que kaout korbell. Voy. le 
précédent. 


KORBEZEN, adj. C. Beta korbesen 
emploie, je crois, avec la même si- 





KOR 361 


guification que heza korbellet. En style 
trivial, les Cornouaillais disent marc'h 
korbesen, comme pour dire un cheval 
qui n'est pas catholique, qui ne mérite 
pas l'absolution, un mauvais cheval. 


LORBINER, 8. m. (anc.) Ecornifleur. 


KORBONENN, 8. f. Y. Charbon ou 
maladie des blés. 





KORDENN, 8. f. Corde; pl. kerdin, 
et kerdat, eu Vannes. 


KORDENNA, v. a. Corder, cordeler, 
tresser en forme de corde, lier avec 
une corde; p. et. 


KOROENNADO, 5. f. Ce ut con 
tenir de bi 8 de chauffage ane ancienne 
mesure appelée corde en France. La 
corde variait à l'infini; elle valait 
deux, trois, quatre et même cinq 
stères, selon les lieux. Le 


KORDENNAD, s. L. Liasse, parlant de 
papiers, de pelites pièces d'étoffe liées 
ensemble. — Kordenn. corde, ficelle. 


KORDENNADI, Y. a. Mesurer le bois 
à la mesure appelée corde ; p. korden- 


KORDENNEIN, v. 8. Y. Enfller avec 
une corde, parlant des grains de cha- 
pelet, de collier, etc.; p. Kordennet, 


KORDENNER, 8. m. Cordier; pl. en. 
YOT, HIST. 


KORDENNIK, 8.f. Petite corde, 5 
pl. kerdinigou. lann 


KOROEOUR, 8. m. V. Cordier; pl. 
korderion. On dit aussl kordennour; 
pl. kordennerion. Yat. HEL. 





KORF, s. m. Corps des hommes et 
des bêtes; pl. ou. Il s’emploie aussi 
aa sens de corpulence. — Eur c'horf 
maro, un corps mort; korf en deux, il 
a pris de la corpulence. 


KORFA, v. n. Prendre du 
l'embonpoint. corps, de 


KORFATA. Voy. MHH, 
19 


362 KOR 


KORF-BROZ, 8. m. Cotsét extérieur 
e femme. À la lettre, corps de 
upe. 


KORFEGEZ (korfeg-ex), s. f. Celle qui 
a un gros corps. 


KOBFEK, s. m. Celui qui a un gros 
Corps. 


KORFENNOU, s.pl.m. Tuyaux d'orgue. 


KORF-ILIZ, s. m. La grande nef des 
églises. À la lettre, corps d'église. 


KORF-KENN, KORKENN, s. m. Corps 
de jupe, pourpoint où corset sans 
manches. 


‘KORF-MARDO, s. m. Cadavre. À lalettte, 
corps mort. 


RORF-NOAZ, s. m. Nudité. — Roar, 
corps, et noas, nu. 


KORF-SAE, 8. m. Corset extérieur 
des femmes de la campagne. À ha lettre, 
corps de ‘robe. Yoy. KORF-BROZ. 

KORGAMM, adj. Tortneux. 


KORIST, s. m. C. Enfant de chœur 
d'église; pl. ed. 


‘KORK, KOBKER, 8. m. (anc.) Mendiant. 
KORKA, v. n. (anc.) Mendier. 
KORKENN. VOy. HORF-KENN. 

KORKER, 8. m. (anc.) Mendiant. 
KORKERES, s. f. (anc.) Mendiante. 


KOAKES, s. f. (anc.) Le même que le 
précédent. 


ORLUSK, 8. m. Coquillage qui s'at- 
tache aux rochers que la marée couvre 
et découvre; c'est peut-être le mures. 


KORMEL, s. m. T. Pierre qui soutient 
Je manteau de la cheminée. 


KORN, s. m. Angle, coin, recoin. — 
Sellet a gorn, regarder du coin de l'œil. 
Angulos horrescit nâlura. 


KOR 
(HRM, s. m. Cotne de h fe ê 
uelques animaux; pl. Kara, ‘hertilel. 
O7. EORA, ady. 
KORN, s. m. Cor de chasse, tron- 
pette; pl. kornos, kornivs. 


KORN, s.m. Pipe: Mrs : 
korniou, kerniel. pe pour P 


KOBN. C’hoers ar c'horn, jeu de la 
galoche, Joner à ce jéu. 


KORN, KDURN, et mieux PESK-KOEN, 
grondin, poisson. 


KORN, sorte d'edverbe. Seac'h born, 
très-sec, parlant dela terre; décharné, 
parlant d'une personne. À la lettre, 
Bec-COTNE, $C COMME COPRS. 


KOBNA, v. n. Se garnir de cornes à 
la tête; p. hornet. 


KORNAD, s. m. Le contènn d'ne pipe 
à fumer du tabac, plein ane ins — 
Eur c'hornad butun, une pipe de tabas. 
Lakaat eur c'hornad. charger de ahar 
une pipe à fumer. Yor, KORN, 8. m., 
pipe. 


KORNAILLEN (les L mouiilées), s.f.C. 
Trachév-artère. Voy. TOULL-GAOU. 


KORNAL, v.n. Tinter, corner, parlant 
des oreilles. 


KORN-AL-LAGAD, 8. m. Le coin de 
l'œil. 


KORNANOIS. D'après Le Pelletter, œ 
mot a la signification de traître, fourbe, 
et aussi d'embüches. 


KORNANDOUN, s. m. Nain imagi- 
naire ; pl. ed. 


KORNANDOUNEZ, 8. f. Fée, être ima- 
paire. 


EI 


KORNAOUEK. 406) gornaouek, vent 
‘ouest. 


KORNACUEK-HUEL. Avel -gofnuouek- 
huel, vent du sud-est. 


KORNAQUEK-IZEL. Avel gomaouek- 
trel, vent du sud-ouest, 


KOR 


KOBN-BOUD, s. m. Cor, instrument 
de musique, cor de chasse, corne 

ur appeler au diner les gens d’une 
Ferme. Ar c'horn-boud, est aussi le 
nom que l’on donne au gros bourdon 
du biniou. Voy. ce dernier. 


KOBN-BUAL, 5. m. C. Corne pour 


appeler les gens de la ferme qui tra- 
vaillent aux champs. 


KORN-RUTUN, Ipterjection que l'on 
TORO la : pi 
pre nee dan bonne humeur : pipe 


KORNED, KORNED-LIOU, 8. m. Ecri- 
toire portatif des écoliers. ‘ 


KORNEN-LIOU, Voy. le précédent. 


KORNEK, adj. Qui a des cornes à la 
tête. Ce mot figure parmi les noms 
de famille. 


KORNEK, adj. Qui a des angles. Bo- 
red kornek. bonnet carré. 


KORNELL, KORBNIEL,, s. f. Hausse 
en ouir qui se met aux talons des sau- 
liers ou au bout des pieds; pl. kerniell. 


KORNELLA. VOY. KORNIELLA. 


KDANETENN, a. f. Cornette, sorte de 
coiffe ; pl. 0%, 


KORNIELL, KOBNELL, s. f. Hausse 
en cuir, soit aux talons des souliers, 
soit au bout des pieds ; pl. kern. 


KORNIELLA, v. a. Mettre des hausses 
à la chaussure ; p. et. On dit plus 
souvent lakaat kerniell d'eur re voutou. 


KORNIGELL (kornig-ell), 8. L. Sabot, 
jeu d'enfants, toupie ; pl. ow. C'hoari 
gornigell. le jeu de la toupie, du sabot, 
y jouer. 


KORNIGELL (kornig-eil), s. L Ce aom, 
en quelques localités, se donne à 
l'alouette, au bécassean et an van- 
peau. On dit aussi kernigell ; pl. ed. 
Vanneau, oiseau. 


KORNIGELLA{kornig-ella), Y. n. Tour- 
noyer, pirouelter sur les talons. 


KOR 365 
KORNIGELLADENN (koruig-elladenn), 


8. L Pirouette ; pl. ou. 


KORNIGELLAT ( baei Y. D. 
Tournoyer, faire des pirovuettes. 


KORN-KARO, s. m. C'est le nom d’une 
plante appelée corne-de-cerf. Korn er 
c'haro est le bois ou corne du cerf, 
animal. En Vannes, koat er c'hare. 


KORNOK (kornôk;, ad. Y. Ahuel gor- 
nok, vent du sud-ouest. 


KORN-TRO, s. m. Coin caché d’une 
maison, etc. 


KORN-ZIGOR, sorte d'adjectif qui 
s'emploie en parlant d’une porte entre- 
bâillée ou entr'ouverte. — Korn, coin, 
et digor, ouvert. Korn-sigor ê 00 ann 
or, la porte était entr'ouverte. 


KOROLL, s. m. Y. C. Danse. 


KOROLLA, KORGLLAT, v. n. Y. C. 
Danser ; p. korollet. 


KOROLLER, KOROLLEUB, s. m. Y. C. 
Danseur. 


KOROLLER, s. m. Pelletier, marchsnd 
de cuirs. Ce mot est an nom de fa- 
mille très-répandu. 


KOROLLEUR, 8. m. C. Voy. NOR@LLER, 
dans les deux sens de ce mot. Ce subs- 
tantif est un nom de famille très- 
commun. 


KORONAL, 8. m. Colonel. 


KORPORAILL (les L mouillées). Yar. 
le suivant. 


KORPORAILLOU (les L moulllées), s. 
L m. Corporal, linge béni à l'usage 
es églises. 


KORA, s. m. Nain imaginaire ; pl. 
ed, — Le Corr est un nom de famille 
très-conou. Voy. KORRARDSUN, KORBIGAN. 


KORRE, 8. m. Y. Corrol, façon don- 
née aux cuirs, terre glaise pour gar- 
nir les fontaines, les Canaux. 


KORREEIN (korr-e-e-in), v. a. Y. Cor- 


royer, préparer les cuirs, BI une 
fontaipé Où un canal avec du corroi. 


364 KOS 


KORREENN, 8. f. Courroie, lien en 
cuir ; pl. ou. 


KORREZ, 8. L. Naine. Yor. KORR. 


KOBRIGAN, KORRIGANT, 5. f. Y. Fée; 
pi. korriganet. 


LORRIGED (korrigæd), pluriel de 
korrik. 


KORRIGEZ forges), 8. L Naine 
imaginaire, fée. 


KORRIK, s. m. Petjt nain, fée ; dimi- 
nutif de Korr. — Le substantif Korrik 
est un nom de famille assez répandu ; 
en, ce cas, on l'écrit Corric en fran- 
çais. 


KORRONKA, KORRONKAT, v. n. C. Se 


baigner à la rivière, à la mer. Voy. 
GWALC'HI : en em gwalc'hi, plus usité. 


KORS, s. pl. m. Pluriel irrégulier de 
korsenn. 


KORSAILLENN (les Lmouillées), s.f.T. 
Gosier. 


KORSENN, 8. L. Tuyau de paille, ro- 
seau, chalumeau, tuyau de Jin, de 
chanvre, etc.; pl. kors, masculin. 


KORSENN, 6. L. Y. Glaïeul. 


° KORSENNET, adj. Quia de bellestiges, 
parlant des céréales. Voy. KORSENN, 
tuyau de paille. 


LA 


KORSOU, 8. pl. m. Voy. 60RSOU, plus 
régulier. 


KORVENTENN. VOy. KOURVENTENN. 


KORVIGELL (korvig-ell), s. f. Ruse, 
fourberie, artifice, malice; pl. au. 


KORVIGELLA, KORVIGELLAT (korvig- 
ella), Y.H. Se contourner ouse brouiller, 
parlant du 6l, etc.; se contourner, 
arlant desserpents, elc. Parexteusion, 
rauder, tromper. 


KORZENN, 8. f. T. Gosier. 


KOS, s. m. Calandre, cosson, insecte 
qui s'engendre dans les blan: pl. ed, 


KOS 


Kos, s. pl. m. Pluriel irrégulier de 
kosenn, cosse, gousse de légume. 


KOoS, s. m. C. Dévidoir à rouet. 


K2$A (ko-sa), superlatif de koz. ad}., 
vieux. — Ann hmt kosa, le plus vieux, 
le plus âgé; ann hm gosa, la plus 
vieille. VOy. K0Z. 


KOSAAT (ko-saat),v n. Devenir vieux, 
vieillir; p. koseet, koseat. — Eos, ad), 
vicux. 11 se conjugue le plus souvent 
avec l’auxiliaire ober. — Kosaat a ra 
il vieillit; dre ma kord, à mesure qu'il 
vieillit. 


KOSAD (ko-sad), 8. m. C. Echeveau, 
parlant de fil, de laine, etc. Yor. «08, 
8. M. 


KOSANED, pluriel de kosanenn. 


KOSANENN (ko-sanenn), s. f. Mite, 
charancon, insectes; pl. kasaned. 


KOSANET (ko-sanet), adj. Gâté par les 
charancons ou les miles. — Bleu 

kosanet, farine gâtée par ces insectes. 
Ce mot figure dans les noms de famille. 


KOSENN (ko-senn), 8. f. Gosse, gousse 
de légume; pl. kos, masculin. 


KOSKOR, 8. m. (anc.) Ménage, au sens 
de famille. J'ai trouvé ce mot écrit : 
koskor, kozgor, coscor. 


KOSKOR, adv. (anc.) Lentemient, sans 
bruit. | 


KOSNI. Voy. KOZNI. 


KOSOC'H (ko-soc'h}, comparatif de kos, 
adj., vieux. — Æosoc’h eo evtt egile, il 
est plus vieux que l’autre. Voy. 104. 


KOST, s. m. Corne de lanterne pour 
remplacer le verre. 


KOSTE, s. m. Y. T. C. Flanc de 
l'homme et des bêtes. 


KOSTEENN, 8..f. Y. Côte du corps; 
pl. kestat. 


KOSTEZ, s. m. Côté ou flanc du corps 
de l'homme et des bêtes. 


KOU 


KOSTEZA, v. n. Incliner, parlant 
d'un mur. 


KOSTEZENN, s. f. Côte du corps ; 
pl. kostou, masculin. 


KOSTEZENNIK, 8. f. Côtelette; c'est 
le diminutif de kostezenn; pl. kostoui- 
gou. — Kostouigou maout, des côte- 
lettes de mouton. 


KOSTEZET, adj. Qui est de côté. — 
Goel gosteset, voile de côté, bouliue 
d'un navire. 


KOSTEZI, KOSTEZIA, v. n. Pencher, 
donrer de la bande, parlant d’un na- 
vire à la voile. 


KOSTIN, 8. m.C. Terme de lutteurs 
de Cornouaille; il doit désigner une 
sorte de croc-en-jambe pour faire 
tomber son adversaire. 


KOSTOU, a. pl. m. Pinriel irrégulier 
de kostezenn, côte du corps. 


KOT, KAUT (k49, 8. m. Y. T. C. Colle. 
Yor. EAOT. 


KOTATIBUS, C. Pique-nique. Il est 
évident que je ne donne pas ce mot 
comme bretou, mais seulement parce 
que un Dictionnaire pratique duit faire 
mention de tous les mots en usage. 


KOTTENN, 5. L. Expression dont se 
servent les enfants pour désigner la 
bille ou canette avec laquelle ils jouent 
pour en toucher une anire. Voyez le 
mot JEU à mon Noureau Dictionnaire 
français-breton 1869. 


KOTUEROU, 8. pl. m. Ar c'hotuerou, 
les Quatre-Temps de l'Eglise romaine, 


KOUABR, s. pl. m. Pluriel de koua- 
brenn. 


KOUABRENN, 8. f. Nuage; pl. kouabr, 
masculin. 


KOUAR, V. 4r hou kouar, à votre aise, 
lentement. Kouar a le sens de loisir, 
aise, commodité. 


KOUARAD, s.m. C. Cendreayant servi 
ä faire la lessive, charrée. 


KOUARC'H, s. m. Y. Chanvre. 


KOU 365 


KOUBL. Koubl ar vreac'h, le pli du 
ras. 


KOUBL, s. m. Petit joug pour mener 
les bœufs à la foire; couple ou paire, 
pour dire deux. 


KOUBLA, v. a. Coupler des bœufs, 
des chiens de chasse; p. et. 


KOUBLAD, s. m. Couple on paire, 
parlant des bœufs, des chiens de 
chasse. 


KOUBLAD, KOUBLENNAD, s. m. Cou- 
plet de chanson; pl. koubladou. 


KOUBL-AR-FREILL (les L mouillées), 
8. m. Partie du fléau à battre le blé; 
c'est le morceau de cuir qui relie le 
manche au battant. — ÆKowubl, pli, et 
freill, fléau. 


KDUBLAT, KOUBLEIN, v. a. V.Counler, 
parlant des bœufs, des chiens de 
chasse ; p. koublet. 


KOUBLEIN (kouble-in), v. a. Voy. le 
précédent. 


KOUBLENNAD. VOy. LOUBLAD. 


KOUBLER, s. m. C. Koubler levriou, 
relieur de (rre ; PI. ten. 


KOUBOUL, s. m. Coin en bois pour 
serrer deux objets. 


KOUC'H, 8. m. Couverture de ruche 
à miel. 


KOUCHAN, v. n. T. Faire gageure, 
parier ; p. kouchet. Me gouch ex eo, je 
parie que cela est. 


KOUC'HAN, KOC'HAN, 8. f. Y. Chat- 
huant ; pl. et. 


KOUC'HANEZ, s. f. Femelle du chat- 
huant, fresaie. 


KOUCHI, KOUSI, v. a. V. Salir, et 
par extension, corrompre, parlant 
d’une fille. Voy. KOUCHIEIN. 


KOUCHIEIN, KOUCHIAT (kouchie-in), 
y. a. Y. Salir, et par extension, pro- 
faner et aussi corrompre une fille; 
p. kouchiet. 


306 KOU 
KOUGHIET, adj. Y. Sall, terne. 


KOUCHIOUR, s. m. Y. Corrupteur, 
Profanateur ; pl. kouchierion. 


KAUDET, 8. m. (anc.) Pensée, Idée. 


KOUE, s. m. T. Lessive. Ce mot est 
un nom de famille quelque peu connu. 


KOUE, 8. m. T. Chute. 


KOUEAN, v. n. T. Tomber, déchoir ; 
p. koner, VOY. HEH. 


KOUEC’H, 8. m. V. T. Chute. Yor. 
HUEZ. 








KOUEC'HAN, v. 0. T. Tomber, dé- 
choir ; p. kouec'het. 


KQUEOHEIN (kouec'he-in), Y. n. Y 
Tomber, choir, déchoir ; p. houec'he; 


ROUERT, 8. L Couvent, monastère ; 
pl. koueñchou. Lo mot kouet 8e pro- 
nonce comme en français kouainte. 
Ar goueñt, le couvent. 


KOUER, s. m. Paysan ; pl. (m. 
KDUERED, s. n. Y. Le même que 
hoerat. 


KOUERIAD, 8. m. Villageois, paysan, 
homme de Ia campagne. Yor. KOUER, 
qui est plus usité. 


KOUERIAOEZ, 8. f. Villageoise, femme 
de la campagne ; pl. ed. 


KOUERS, GOUERS, GUERS, adv. Y. 
Longtemps. Kouer zou, il y a longe 
temps, V. 


KOUESIA, KOUEZA (koue-sia), Y. n. 
Faire la lessive ; p. koueriet, kouezet. 
On dit de préférence redek ar c'houer, 
ober Kouez. 


KOUESIER, KOUEZER (koue-sier), 8. 
m. Blanchisseor de linge sale ; pl. ien. 


KOUESIEREZ, KOUEZEREZ (koue-sie- 
vez), 8. f. C'est le féminin du précé, 
dent ; pl. ed. 


KOUEVR, 8. m. Cuivre, métal. 


KOUEVRA, v. a. Cuivrer, doubler en 
cuivre ; p. kowevret, 











KOU 


KOUEZ, s. œ. Chute. — Kowsse, 
choir, abar. Le Ñ 


aL 5 Cie Me me dit 
ur er le tan où poudre 
Prorement de l'écorce DCE L 


KOWEZ, s. m. Lessive. Ober boues, 
redek ar c'houes. faire la lessive. Tr 
koues, buanderie. 


KOUEZA, v. n. Ghoir, tomber; p. 
kouezet, Koueza en he beul, se dit 
d'une maison, d'un mur qui s'écronle. 
À la lettre, tomber dans s0n trou, dans 
ses fondations. — Poull, trou. 


KOUEZA, KOUESIA, v. m. Faire la 
lessive. — On dit de préférence, dber 
ust, redek ar c'houes. 


KOUEZ-DOUR, s. m. Cascade. À la 
lettre, chute d'eau. 


KDUEZER, s. m. Blanchissegr de 
linge. Yor. KOUEZA. 


KOUEZEREZ. YOT. HOUESIEREZ. 


Kour, 8. m. G. Ventre. Voy. MT et 
ses composés. 


KOUFFOC'H, s. m. Ouess. Fars au 
lard, mets des gens de la campagne. 
Yar. FARS, 8. M. 

KOUFIGNON. Voy. KOFIGNOA. 

MOuFR, 8. m. Coffre à linge, armoire. 


KOUFR-HOUARN, 8. m. Coffre eu fer, 
coffre-fort. 


KOUG, s. m. Y. Gorge. 


KOUGA, v. a. Piquer, terme de meu- 
nier, parlant d'une meule de moulin. 
Koupa ar vilin, piquer la meule d'un 
moulin. 


KOUGAT, 8. m. Y. Gorgée, et aussi 
mal de gorge. — Koug, Ÿ., gorge. 


KOUGOUL, s. m. Capuchon des gens 
de la campagne, cape, froc de moine. 






KOUGOULIET, ad). Qui a pris le froc. 
— Kougoul, froc. 


KOU 


NOUTON, s. 1. Gâteau ou galette, 
faite au four avec des restes de pâte, 
pour les enfants; pl. ou. 

KOUIGNAOUA, v. n. Aller chercher 
des gâleaux comme font les enfants, 
en Qqüélques cantons, à l'occasion de 
la fête des Iunotents (P. Grégoire). Ce 
mot dérive de kouignaou, ancien plu- 
riel de Kouign, gâteau, galette. 


KOGSILC'HA, v. n. Cligner de l'œil. 
YOT, GWILC'HAT. 


VOUILO'HER, 8. m. Qui a l'habitude 
de cligner de l'œil. Voy. GWILC'HER. 


KOUILTRON, s. in. Y. Goudron. 


KOUILTAONEIN, Y. a. Y. Goudronnér ; 
p. kouiltronet. 


KOUILTRONEXK, adj. Y. Goudrouné. 
KOGIT, adj. T. Yor. KUIT. 


ÆOUJOURN, adj. C. Propret, dispos, 
bien portant. 


KOUROU, 5. f. Coucou, oiseat; pl. ed. 


KOUKOUG, s. L Le même que koukou ; 
pl. koukouged. 


KOULDI. Yor. KOULDRI. 
KOULDRE. VOy. LOLDRE. 


KOULIN, KOUNIFL, a. n. Y. Lapin ; 
pl. et. VOY. KenIKL. 


KOULINETA, v. n. Chasser au lapin. 


[ROULINEZ, 8. f. La femelle du lupin; 
pl. et. 


KDULIS, adj. V. Pourri, parlant des 
œufs. Vi koulis, Y. 


KOULM, 5. f. Colombe, pigeon; pl. ed. | 


LOULM, 5. m. Reud: pl. ou. 
KOULMA, v. a. Nouer; p. et. 
KOULMEK, adj. Plein de nœuds. 


 KOULOMER, s. in. Y. Colombier; pl. 
109. 


KOU 367 
KOOLOUADRENN, s. 1. Calebasse, té- 
gume ; Pl. ou. 


KOULOURDRENNIK-GOUEZ, a. 1. Col - 


quinte, plante. À la lettre, petite cale- 
basse sauvage. 


KOULS, s. m. Epoque, temps, mo- 
ment opportun. 


KOULS, ady. Autant, aussi bien. 
Ront ha, aussi bien que. 


KOULS - LAVARET, sorte d'adverbe. 
Four ainsi dire. A la leure, autant 
re, 


LDULSKOUDE, adv. Cependant, néan- 
moins. 


EOGLTR, 5. m. Cotitre. Kouñtell 
koultr, coutre de la charrne. 


KOUMAER , 8. L Commère, canca- 
nière. Eur goumaer vad, une bonne 
commère. 


KOUMANANCHOU, 5. pl. m. Gages de 
domestique. 


KOUMANAND, KDUMANANT, 5. m. 
Fermege, ferme, prix de ferme, gages 
des domestiques ; pl. gounanañéhou. 
‘Dek skoed am eus evit va c'houmanant, 
j'ai dix écus de gages. 


KOUMANANTA, v. n. Servir à gages. 


| Yor. CEURANANT. 


KOUMBANT. Voy. EOMBAÏT. Y. 
KOUMBLE. Voy. TORCHENN. 


KOUMER, v. a. Y. T. C. Prendre, ac- 
cepter, s'emparer ; p. eé. 


KOUMM, 8. m. Vague de la mer; pl. 
ou. Ka gree, : 


KOUMMEX, adj. Qui produit des ve- 
gues, houleux, parlant de la mer. 
Voy. teunn. 


KOUMMOUL, 5. pl. m. ‘Pléiel irré- 
gulier de kowmmoulenn. 


KOUWMOULA, v. n. Se couvrir de 


nusges. Il se conjugue avec l'auxi- 
liaire ober. 


368 KOU 


LOUMMOULEK, adj. Nuageux, nébu- 
leux, couvert de nuages épais. Koum- 
moulek eo ann amser, le temps est 
nuageux. 


KOUMMOULENN, s. L. Nuage épais ; 
pl. koummoul, masc. 


KOUMUNIA, Y. n. Communier, terme 
de dévotion ; p. koumuniet. 


KOUMUNION, s. f. Communion, ter- 
me de dévotion. 4r goumunion, la 
communlon. 


KOUN, s. pl. m. C'est un des pluriels 
de ki, chien. 


KOUN, 5. m. T. Souvenir. Le mot 
koun psraît avoir été autrefois d'un 
Laa plus répandu qu'aujourd'hui. 
On le retrouve dans le verbe añkou- 
nac'haat, oublier. On prononce aussi 
kouñ, mais plus rarement. 


KOUNA, v. n. T. Songer à, se sou- 
venir de. 


ATHA, Y. n.{(anc.) Se souvenir 


KOUNOON, KONOON, adj. Douar 
koundon, lerre eu friche. 


KOUNDOUN. Voÿ. LOUNDOUNI 





KOUNDOUNIOU, 5. pl. m. B. Bexin ar 
c'houndouniou, goémon provenant des 
plus grandes profondeurs de la mer. 


KOUNHERS, 8. m. (anc.) Chasseur. 
Je nero dans la composition de 
ce substantif que le mot koun, un des 
pluriels de ki, chien. 


KOUNIKL. Voy. nt 





IL. 

KOUNIKLEZ. VOÿ. KOMIBLEZ. 

KOUNN. Ce mot que l'on trouve par- 
fois écrit de cette manière, est le 
même que koun, pluriel de ki, chien. 


KOUNNAR, 8. L. Rage, maladie, et 
aussi fureur, grande colère. 


L songé, attaqué 


m grande colère, 


KOUNNARE 
de la rage, et 
furieux, 











KOU 


KOUNNARI, Y. n. Etre saisi de fureur, 
d'emportement furieux. 


KOUNT, s. m. Compte, règlement 
d'argent. 


KOUNTELL, LORTELL, 8. L. Couteau; 
pl: koubl, kouñtellou. 


KOUNTELL-BLEG, 8. f. Conteau qui 
se ferme, jambette. — Kouñtell, cou- 
au et pleg, pli. À la leitre, couteau 
pliant. 


KOUNTELL-KERE, s. f. Tranchel de 
cordonnier. 


KOUNTELL-LAZ, 8. 1. Et aussi kou- 
tell-lax, koutell-lac'h, en Vannes. Cou- 
telas des bouchers. — E L, cOU- 
teau, et laxa, tuer. En raison surtout 
de la finale tas du mot breton, il Y & 
lieu de penser que le substantif fran- 
cais contelas en dérive, bien que les 
étymologistes français fasseut dériver 
coutelas (énorme couteau), da la 
bod qui sigaile peut couteau, 
canif. 


KOUNTELLA, et mieux, ret aalan 
kouñtell, donner des coups de couteau, 
frapper avec un couteau. 


KOUNTELLER, 8. m. Couteller; pl. 
ien. 


KOUNTELLERI, 8. f. Contellerie. — 
Kouñteller, coutelier, et ti, maison. 


KouRTILLI, s. pl. L. Pluriel/irrégu- 
lier de kouñtell. 


KOURAILLOU (L mouillées), 8. pl. m. 
Eatrailles, boyaux, tripes. 


KOURATER, s. m. Courtier, entre- 
metteur en affaires; pl. ten. On dit 
anssi koureter. Kourater kezek, koura- 
ter saout, entremetteur pour la vente 
des chevaux, des bestiaux. 


KOURECHER, 8. m. Coiffe de deuil; 
pl. ou. 


MOURETER. Voy. HOURATER. 


KOURETOUR, s. m. V. Courtier d'af- 
faires ; pl. koureterion. Voy. UMI, 


KOU 


KOURICHER. VOY. LOURECHER, 


KOURN, KORN, s. m. Grondin, pois- 
son ; pl. ed. 


KOURN, 8. m. T. Pipe à faomer. Yor. 
Loan et ses dérivés. 


KOUROUILL (L mouillées), s. m. Y. 
Verrou de porte. On dit aussi krouill. 


KOUROUILLEIN (kourouill-ein, avec 
L mouillées), v. a. Y. Fermer au ver- 
roù, On dit aussi kroutllein,. 


KOURREENN. VOy. KORREENN. 


KOUBREZ, 8. m. Corroi pour garnir 
les fontaines, les conduites d'eau ; il 
se dit aussi de l'opération que subis- 
sent les cuirs dans les tanneries. 


KOURBEZA, v. a. Garnir de corroi, 
parlant des conduites d’eau ; corroyer 
es cuirs, et aussi suiver, parlant 
d'un navire ; p. et. 


KOURREZER, 8. m. Corroyeur de 
cuirs ; pl. ten. 


KOURREZET, adj. Corroyé. 


KOURS, s. m. Y. Saison, époque, 
temps opportun. Er puar c'hourt ag 
er ble, les quatre saisons de l'année, Y. 


KOURS, 8. m. (anc.) Vulve. 
KOURSIA, v. a. (anc.) Epier. 
KOURSTAON. Voy. GOURSTAOÀ. 


KOURT, s. m. Cour non fermée par 
un mur. 


KOURTIN, 8. m. CG. Rideau de lit ; pl. 
ou. 


KOURTIN, 8. pl. m. Y. Pluriel da 
suivant. 


KOURTINENN, 8. L Y. Natte en paille; 
pl. kourtin, masc. 


KOURZI, Y. n. £. Epier. Yor. KOURSI. 
Choum a reas da gourzi, il resta aa 
guet. 


LOURVENTENN, 5. L Orage, tempête, 
coup de vent ; pl, ou, 


KOU 369 


KOUS, KOUZ, adj. C. Vieux, ancien, 
âgé. Voy. «oz. s 


KOUSI (kou-s1), v. a. V. Le même que 


Stein. 


KOUSIEIN (kou-si-e-in), Y. a. Y. Sa- 
lir, corrompre. Yor. KOUCHIEIN. 


KOUSIOUR (kou-siour), 8. m. Yor. 
KOUCHIOUR. 


KOUSK, 8. m. Sommeil. Dre va 
C'housk, pendant mon sommeil. 


KOUSKADEL-RONKENNET, s. f. V. Lé- 
thargie, apoplexie. 


KOUSKED, s. m. Sommeil. Yor. (9091. 


KOUSKEDIK, adj. Assoapi, endormi. 
— Kousk, kousked, sommeil. 


KOUSKEDUZ, adj. V. Assoupissant, 
qui provoque le sommeil. 


KOUSKEIN (kousk-e-in), v. u. Y. Dor- 
mir. VOy. KOUSKET, v. H, 


KOUSKER, 8. m. Dormeur ; pl. ten. 
KOUSKEREZ, s. f. Dormeuse ; pl. ed. 
KOUSKET, 8. m. Sommeil. Yar. (0051, 


KOUSKET, v. n. Dormir ; p. Kousket. 
En em ret da gousket, s'endormir. Mont 
da gousket, aller se coucher. À la 
lettre, aller dormir. Gwall bell out bet 
kousket, tu as dormi bien longtemps. 
Kousket avad ne reas berad, il ne put 
dormir du tout. 


KOUSKET-FOLL, 8. m. Catalepsie. À 
la lettre, sommeil fou. 


KOUSKOUCE, ady. G. Voy. KOULSKOUDE. 


KOUST, s. m. Préjudice, dépens, dé- 
triment. Beva divar goust ar re all, 
vivre aux dépens d'autrui. 


KOUSTA, Y. 8. Coùter, valoir un 
certain prix ; p. et. 


KOUSTEIN (kôust-e-in), v. a. Y. Le 
même que kousta. 


KOUSTELE, KOUSTLE, s. m. Y. Pari, 
gageure; pl. houstelsieu, 


A 


370 KOV 


KOUSTIANS, s. L Conscience. Eur 
goustiars vad, une bonne consolence. 


KOUSTLE, s. m. Y. Le même que 
koustele. 


KOUSTUZ, adj. Coûteux, dispendieux. 
Voy. KOUSTA. 


KOUTELL, s. f. Y. Couteau ; pl. eu. 
VOY. LOURTELL. 


KOUTELL, 8. L Palourde, nom que 
l'on donne à plusieurs coquillages 
bivalves. Les coquilles de celai dont il 
est question ici ressemblent assez à 
un manche de couteau, aussi l'appelle- 
t-On parfois treid-kounuell. À la lettre, 
manches de couteau. 


KOUZ, KOUS, adi, GC. Vieux, âgé, 
ancien. Ann hant gour, la vieille. 
Ann hmt koug, le vieux. Yor. 169. 


KOUZIN, 8. m. Et aussi, kouzin ar 
vadalen, nom ironique que l'on donne 
à un cordier ; pl. kousined. Voy. &A- 
US. 


KOUZOUMENN, 5. f. Sacrement de la 
confirmation. Àr gouxoumenn. 


LOUZOUMENNA, v. a. Donner le sa- 
crement de la confirmation. On dit 
aussi kouzoumennt. 


KOV, 8. m. Et mieux, kof, ventre. 


KOVEEIN (kove-e-in), v. a. Y. Tanner, 
parlant des cuirs. Ge mot dérive de 
kovu, 8. m. V., tan, pour les cuirs. 


KOVEOUR, 8. m. Y. Tanneur; pl. 
koverion. — Kotu, lan. 


KOVESAAT (kove-saaf), v. a. Entendre 
quelqu'un en confession; p. koveseet, 
koveseat. Voy. MOVEZ. 


KOVESION (kove-sion), 8.f, Confession 
ou sacrement de la pénitence. — Ar 
gotesion, la confession. 


LOVESOUR (kove-sour), s. m. Confes- 
seur; pl. ten. 


KOVEZ, v.n. Et mieux, mont da gores, 
se confesser à un prêtre, aller à con- 


KOZ 


KOVEZOUR, s. m. Y. Confesseur; 
pl. ton. 


KOVU, 8. m. Y. Tan pour tarmer les 
cuirs, et aussi, halle pour le marché. 


KOZ, adj. Vieux, ancien, âgé, et aussi 
mauvais en son genre. x 
Koroc'h (ko-soc'h) : superis x Eog 
leure Ann hini kos, le vieux; ann 

ini gos, la vieille; auna den kos, on 
vieillard; paotr kosa ann den-xe, le fils 
atué de cet homme. A la lettre, le fils 
le plus âgé de cet homme. Va breur 
eil gosa, mon frère cadet. À la lettre, 
mon frère second plus âgé. 10 sens 
de mauvais, l'adjectif Kos précède le 
substantif qualifié, et ce dernier adou- 
cit son initiale, à moins que cette ini- 
tiale ne soit une des lettres dures 
K,P,T. Ainsi, on dit : eur c'has varc'h 
uve haridelle, un mauvais cheval 
(marc’h); kox votes, une mauvaise 
chaussure (botes). Mais on dit kos- 
kaboun, kox-parichou, kox-ti. Voyes 
ces trois derniers mots et autres ci- 
après. Les motifs de ces changements 
sont expliqués à la lettre Z de mon 
Nouveau Dictionnaire français-breton, 
1869. Il en est de même du comparatif 
et du superlatif de kot. — Le Kos est 
un nom de famille très-répandu. 


KOZAN, 8. m. Mite, insecte ; pl. ed. 


KOZANA, v. H, Se remplir de mites; 
p. kozanel. 


KOZANEO, KOZANET. Yor, KOSANED. 
KOZANENN. VOy. LOSANENN. 


KOZ-OILLAJOU (L mouillées), 8. pl.m. 
Vieux habits, vieux chiffons. Yor. 
DILLAD. 


KOZEAL (kôseal), v. n. C. Et aussi 
kauseal. VYoy. ce dernier. 


KOZENN, s. f. Vieille femme.— Ko, 
vieux. Voy. GRAC'H. 


KOZGOR. VOy. KOSKeR. 


KOZ-HOUARN, s. m. Ferraille. À la 
lettre, vieux fer. 


KOZIAO, s. m. Vieillard. Il n'est 
guère usité, On dit de préférence 
den Eat, 


KRA 


K0Z-IAR, a. m. Poltron, ule 
mouillée. À La lettre, vieille poule. 


KOZIK, 8. m. B. Ce mot, diminutif 
de kot. adij., vieux, est un terme en- 
fantin qui ne s'emploie qu'au vocatif, 
en garant à la personne elle-même, 
et désigne le grand-père ou la grand'- 
mère indifféremment. Ainsi, sa, kosik, 
oui, grand-père; oui, grand'mère. Ce 
mot est de l'Ile-de-Bats, où l'on em- 
ploie, comme en Léon, les mots tad-kos 
et mamm-gos, dans les autres cas. 


KOZ-KABOUN, 8. m. Poltron, poule 
mouillée. à la lettre, vieux chapon. 


KOZ-LE, 8. m. Jeune taureau. — Koz, 
vieux, et le pour leue, veau. 


KOZNI, 6. L Vieillesse. — Kos, 
vieux. 


KOZ-PARICHOU, 8. pl. m. Vieux pa- 
piers, paperasses. 


KOZ-PERENN, 5. f. Poire sauvage. 
À la lettre, mauvaise poire. 


KOZ-SKRIJOU, s. pl. m. Paperasses, 
vieux papiers. 


KOZ-TI, 8. m. Masure. A la lettre, 
mauvaise maison. 


KOZ-TRABELL, s. f, Vieille radoteuse. 
— Koz, vieux, et trabell, traquet pour 
effrayer les oiseaux. 


KOZ-TRAOU, 8. pl. f. Fatras, friperies. 
À la lettre, vieilles choses. 


KOZ-VOTEZ, s. f. Mauvaise chaussure. 
— Koz, vieux, et botes, chaussure. — 
Koz-votez ler, savate. À la letire, mau- 
vaise chaussure de cuir. 


KOZ-VOUTAQOUER, s. m. Savetier. — 
Eog, mauvais, et boutaouer, faiseur de 
chaussures. 


KRAB, s. m. Crabe ou cancre de mer, 
crustacé. 


KRABAN, 8. f. Griffe d'animal, et 
aussi, maia d'un voleur; pl. ou. Yar. 
KRABANOU. 


KRA 371 


ÉRABAMAD, 5. L Coup de griffe, et, 
par extension, soufflet ou coup donné 
sur la figure, claque, tape. — 4 gra- 
banadou, par poignées. Voy. KRAGAN. 


KRABANADENN, s. 1. Voy. le précé- 
dent. 


KRARANATA, v. n. Grifier, donner 
des coups de griffe. Tor. KRABARAD. — 


En en ta, se battre à coups de 
poing. 

LRABANEK, adj. Qui a de grandes 
griffes. 


LRABANOU, 6. pl. f. Ce mot, qui n'est 
autre que le pluriel de kraban, griffe, 
s'emploie aussi comme suit : mont war 
he grabanou, marcher à quatre pieds, 
comme les petits enfants qui com- 
mencent à marcher. 


KRAGET, SLRABET. VOY. SERABAT. 


LRABISA (krabi-sa), v. a. Egratigner; 
p. et. 


KRABISADENN (krabi-sadenn), s. f. 
Egratignure, marque que laisse on fait 
une égratignure ; pl. ou. 


KRABON, s. f. V. Griffe; pl. krahas 
nieu. Voy. LRABAN. 


KRABOS. VOy. ERABOSOU (krabo-sou). 


KRABDSEK (krabo-sek), adj. Qui mar- 
che comme les crapauds. 


KRABOSOU (krabo-sou), 8. pl. m. Ce 
mot s'emploie comme suit : Mont war 
he grabosou, marcher à quatre pieds 
comme les enfants qui commencent à 
marcher. 


KRABOZ. VOY. HRABOSEK. 


KRAC'H, adj. Y. Desséché au fou, au 
soleil. Yor, (M. 


KRAC'H, 8. m. V. Le même que 
kreac’h. 


KRAC'HEIN rac hein) v. a. Y. Des- 
sécher au feu, au soleil ; p. krac’het. 


KRAC'HIGELLET (Rrao'hig-ellel), Y. 
Voy. uA1ZET. Ce mot parait dérivé de 


372 KRA 


KRAE, s. m. Grève de la mer, de 
rivière. Ar c'hrae, la grève. 


KRAF, 8. m. Capture, prise, marque 
d'égratigaure. Voy. KRAFA. On dit aussi 
krav. 


KRAF, 8.10, Couture, point d'aiguille. 


KRAFA, KAAVA, v. a. Capturer, égra- 
tigner. 


KRAFADENN, s. L Marque d'égrati- 
gaure. 


KRAFAT, v. a. et n. Gratter, se grat- 
ter; p. krafet. Krafat he benn, se gratter 
la tête. A la lettre, gratter sa tête. 


KRAFINA, v. a. Egratigner; b, et, 


KRAFINADENN, 8. f. Egratignure; 
pl. ou. 


KRAG, KREG, 8. m. Grès, pierre. 
Mean krag, pierre de grès. Pod krag, 
pot de grès. 


KRAINCH, 8. m. Crachat. Voy. le 
suivant. 


KRAINCHAT, Y. n. Cracher avec effort ; 
p. krainchet. 


KRAINCHER, 8. m. Cracheur. Voy. 
ERAIACHAT. 


KRAINCHOUER, 8. m. Crachoir. 


KRAK, adj. Perçant, vif, parlant de 
la vue, court ou peu Jong, demi, en 
terme de mépris. Voy. ci-après les 
composés de krak. 


KRAK, adv. Ce mot a 00 avoir la 
signification de presque, et celle aussi 
de tout-à-fait, entièrement. Voy. KRAr- 
HOUAD, KRAL-VASTARD, KRAG-0ZAC'H. 


KRAK-HOUAD, 8. m. Sarcelle, oiseau 
d'eau; pl. krak-houidi. — Arak, ad)., 
demi, court, et houad, canard. 


KRAK-OZAC'H, 8. m. Femme hom- 
masse. — Ærak, adv., presque, et 
ozac'h, homme, chef de ménage. Voy. 
GREX-OZAC'H. 


KRA 


KAAK-VASTARD, s. m. Fils d'un bé- 
tard. — Krak, adv., à demi, et bastard, 
bâtard. 


KRAK-VASTARDEZ, s. f. C’est le fémi- 
nin du précédent. 


KRAMANAILL (les L mouillées), 8. 1. 
Crémaillère de cheminée. 


KRAMPINELL, 8. f. Attrait, amorce, 
en mauvaise part; pl. ou. 


KRAMPDAC'HENN, V. YOT, URAMPSE- 
C'HENN. 


KRAMPDEC'H, s. pl. m. Y. Pluriel de 
krampoec’henn. 


KRAMPCEC'HEIN, v. n. Y. Manger des 
crêpes ; p. krampoec'het, 


KRAMPOEC'HENN, 8. f. Y. Crèpe, sorte 
de galette fort mince; pl. krampoec'h, 
masculin. 


KRAMPCEC'HOUR, 8. m. 7. Marchand 
de crêpes. mangeur de crêpes; pl. 
krampoec’herion. 


KRAMPOEZ, s. pl. m. C'est le pluriel 
de krampoezenn. 


KRAMPOEZA, v. n. Manger des crêpes; 
D. krampoexet. 


KRAMPDEZEREZ, 8. L. Vendeuse de 
crêpes. 


KRAMPOEZ-MOUZIK, 8. m. Ombilic, 
cotylet, plante grasse des champs. 8a 
feuille ayant, en petit, quelque res- 
semblance avec la crêpe (krampoes), 
on lui a donné sans doute ce nom 
fantaisiste. J'ignore le sens de mouzik; 
d’autres disent mouezik. Voy. MOUI, 
mous, particule, et MOUZIK. 


KHAN, 5. m. Entaille, encoche: pl. ou. 


KRAN,s. m. Rouleau en bois à l'usage 
des agriculteurs; pl. tou. On dit aussi 
KRAN-DOUAR. 


KRAN, 8. m. Y. Grin, Voy. REUN et 
ses composés. 


KRAN-OOUAR, s. m. Rouleau d'agri- 
culture. Voy. &RAN. À ja lettre, rouleau 
pour la terre. 


KRA 


KRANELL, a. f. Meurtrière de fortifi- 
cation, créneau, embrasure; pl. kra- 
nellou. 


KRANELLA, v. a. Créneler; p. et. 


KRANHU, s. m. Y. Mendiant ; pl. kran- 
huet. Au féminin, kranhues; pl. et. 


KRANK, s. m. Crabe, cancre, crus- 
tacé de mer; pl. ed. 


KRANKENN, s. L Ecrevisse de mer; 
pl. krañkenned. 


KRANN. Voy. ERAN, entaille. 


KRAO, 8. m. T. Crèche, étable, écurie. 
Voy. ERAOU. 


KAAON, KRAOUN, 8. pl. m. Pluriel de 
Kraouenn, noix, fruit. C'hoari ar 
chraouñ, jeu des noix, jouer aux 
noix. 


KRAOST, 8. m. Pituite, flegme, tu- 
meur. Klanv eo gañt ar c'hraosi, il a 
la pituite. 


KRAOSTA, v. D. Faire des crachats 
gras comme font les enrhamés et les 
pituiteux. 


KRAOSTER, adj. Pituiteux, flegmati- 
ue ou atteint du flegme, malacie. On 
it aussi kraostuz. 


* KRAOU, 8. m. Etable, écurie, berge- 

rie, poulailler, crèche aux cochons. 
Pour être bien compris dans ces di- 
vers sens, le mot Kraon doit être cem- 
plété par le nom des bêtes. Ainsi on 
dit : kas ar c'hezek d'ho c'hraou, me- 
per les chevaux à l'écurie; kas ar 
gaout d'ho c'hraou, mener le bétail à 
l’étable ; kraou ann denved, bergerie; 
kraou ar moc'h, crèche aux cochons; 
kraou ar (er, poulailler. Voy. KROU. 


KRAOUADENN. YOT, ERAOUIDENN. 


KRAOUADENNEIN, v. D. VOy. KRAGUI- 
DENNEIN. 


KRAOUAT, v. a. et n. Y. Gratter, se 
gratter; p. kraouet. VOy. KRAFAT. 


KRAOUENN, 8. f. Noix, fruit; pl. 
kraoun, masc. 


KRA 373 


KRAOUENN, 8. f. Chag d’aiguille, et 
aussi aloyau, partie de la viande de 
boucherie. Kraouenn vevin, aloyau de 
bœuf. Voy. BEVIN. 


KRAOUENNEX, sorte d’adverbe, G. 
Æaoseal kraouennek, parler en gras- 
seyant. 


KRAOUENN-GARZ, 8. m. Noiïsette, 
fruit. À la lettre, noix de haie. 


KRAOUENN-GELVEZ, 8. L Noisette, 
aveline, fruits. — Kraouenn, noix, et 
kelvez, pluriel irrégulier de kelvezenn, 
coudrier, arbre. 


KRAOUENN-GLAZ, 8. f. Cerneau, 
noix fratchement cueillie.. À la lettre, : 
poix verte. 


KRAOUENN-VEVIN, s. L. Aloyau de 
bœuf. — Kraouenn, aloyau, et berm, 
viande de bœuf. 


KRAOUIAD, 8. m. Ge que peut conte- 
unir une étable en bestiaux, une étable 
pleine de bestiaux. Voy. KRAOU. Eur 
c'hraouiad saout, une étable pleine de 
bêtes à cornes. 


KRAOUIDENN, 5. L. V. Gratin de la 
bouillie. VOy. ERIANENN. 


KRAOUIDENNEIN (kraouidenne - in), 
v. n. Y. Enlever le gratin d'une poêle, 
etc. 


KRAOUN, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de kraouenn, noix. 


KRAOZON. Nom de lieu. Crozon, 
ville. 


KRAP,s. m. Harpou, crampon, grap- 
pin ; pl. ou. 


KRAPA, Y. a. Herponner, crampon- 
ner, ravir ; p. krapet. 


KRAPAC'H, 8. pl. m. V. Pluriel irré- 
gulier de krampoac'henn, krampoe- 
c'henn, Y., crèpe, meis de la campagne 
en Bretagne. Le pluriel krampoec’h est 
plus usité. 


KRAPAC'HEIN (krapac’he-in), v. n. Y. 
Manger des crêpes. Voy. LAANPOEC'HEIN, 
Y 


‘374 KRE 


KAAPEIN (krape-in), v. 0. Y. Grim- 
per ; p. krapet. Krapein ar ur rac'h, 
grimper sur une roche. 


KRAPER, 8. m. VOY. SERAPER. 
KRAPINELLA, v. a. Harponner; p. et. 
KRAS, adj. VOY. ERAZ. 


KRAS. Ce mot, je crois, ne s'em- 
ploie que dans cette phrase : Sal’ ho 
kras, pour salo ho kras, sauf votre 
respect. VOy. GRAS. 


. RAV, KRAF, s. m. Couture, point 
d’aiguille. Voy. GR. 


KRAV, KRAF, 8. H. Capture, prise. 
KRAVA. VOY. KRAFA. | 


KRAVAZ, 8. m. Civière, brancard, 
fourche de la charrue; pl. kraqvaxou, 
krivisier (kravi-sier). 


KRAVAZ-RODELLEK, 8. m. Brouette. 
— Ararat, civière, et rodellek, dérivé 
de rod, roue. 


KRAVELL, 8. L. Y. Sarcloir. 


KRAZ, KRAS, adj. Desséché au feu, 
au soleil; trop cuit ou grillé. Bara 
kraz, pain rôti. 


KRAZA, v. a. Dessécher au feu, au 
soleil, trop cuire, griller ; p. krazet. 
YOT, ERA. 


KRAZADENN, 8. f. Grillade de viande. 
Voy. KRAZA. 


KRAZENN, 5. f. Tranche de pain rôti; 
pl. ou. 


KRAZUNEL, 8. f. Crasse qui se pro- 
duit par la fusion de certaines matiè- 
res. 


KRL, KREV, adj. Fort, robuste, ef- 
cace, épais. Comparatif, krevoc'h ; su- 
perlatif, kreva. 


KRE, 8. m. Et mieux, kastell-bresel, 
forteresse. 


KRE, adv. Fortement, rudement. 
KREAAT, Y. a. Yor. KREVAAT. 


KRE 
KREAC’H, s. m. Montée. Ce met est 
un nom de famille très-répandn. 


KREAN, adj. Y. Fort, robuste, efi- 
cace, épais. Voy. LM. 


KRECHEN, s. m. et adj. V. Le même 
que krichen. 
KREC'N, s. m. T. G. Voy. KREACU. 


KREC'H, adj. (auc.) Qui frise natv- 
rellement. 


KREC'HENN, 8. f. Colline, montée. 
Voy. LREAC'N. 


KREC'HIENN, s. L. Voy. le précédent. 

KRED, KRET, 8. m. Gallon, res- 
ponsable, garantie. eñ da , BBL 
vir de caution. 

KREDANS, 8. L. Y. Armoire ; pl. eu. 


KREDEIN (krede-in), v. a. et n. Croire, 
oser ; p. kredet. 


KAEDENN, 8. f. Croyanoe en rell- 
gion, doctrine. 


KREOENN-ANN-EBESTEL , 8. L. La 
rière appelée Credo en latin. À la 
ettre, croyance des apôtres. 


KREO!, v. a. et n. Croire, penser, 
oser ; p. kredet. En latin, creder. 


KREDIK, adj. Crédule. Voy. KREDI. 


KREDO, 8. f Prière appelée en latin 
Credo. Ar gredo, le credo. 


KREDONI, 8. f. Crédulité ; peu usité. 


KREDOUR, 8. m. Y. Créancier ; pl. 
krederion. 


KREDOURELZ, 8. f. C'est le féminin du 
précédent. 


KREOUR, 8. comm. G. Voy. EROUADUR. 


croire. 


KREFENN, 8. L. Couture, point d'ai- 
gauile. Yor. ERAF. 


KRE 


KREG, KRAG. Voy. ce dernier. 


KREG, ady. Y. Tent jaste, sans rien 
de plus. 


RES) (kreg-5, v. a. Saisir, mordre; 
prendre ou faire des racines en terre, 
parlant des végétaux ; s'enflammer, 
parlant du feu. Ce verbe, au premier 
aspect, peut paraître irrégulier, mais 
il n'en est rien, car ainsi que l'annonce 
son participe kroget (krog-ef, il se con- 
jugue sur Krog qui paraît être son 
ancien infinitif. Kregi enn eunn den, 
saisir quelqu'un, mordre quelqu'un. 
Pa grogas ann tan enn he di, quand 
le feu prit à sg maison. 


KAEGION (kreg-ign), s. pl. m. T. Ce 
mot me paraît être le pluriel irrégu- 
lier de krogenn, coquille, lequel plu- 
riel est kregin en Léon. En Tréguier, 
on dit en style familier, d’une per- 
sonne riche; kregign en deux. À la 
lettre, il a des coquiiles. Rn Tréguier 
aussi on dit dwn, à moi, au lieu de 
d'in du Léon. 


KR£OIN (kreg-in), s. pl. m. Pluriel 
irrégulier de krogenn, coquille. Kregin 
arc'hant, des pièces d'argent. 


KAEGNA, KRENTA. Yay. (BENAL 


KREGNOUZAL, v. non. S'impatienter 
d’une manière désagréable aux autres. 


KREI (kre-1), 8. m. Y. T. G. Craie, 
substance minérale. On dit aussi kiet, 
mais rarement. 


KREI (kre-1), s. m. Milieu, V. T. C. 
KREIC'H (kre-ic'h}, Y. Yor. tR, 


KREIER. Pluriel irrégulier de krok, 
krog, 8. m. Croc, harpon, 


KREINOZ (kre-inoz), 8. m. Y. Minuit. 
— Kret, V., milieu, et noz, nuit. Yor. 
HANTER-NOZ. 


KREIRIO (kre-rio), 8. pl. m. T. Reli- 
ques. Voy. RELEGOU. 


REIS, 8. m. Yor, KREIZ. 


KREISTE (kre-iste), s. m. Y. T. C. Midi. 
Ce mot est formé de kret, milieu, el 
de de, jour, Y. T. C. Yor, BRESTELZ, 


KRE 375 


KREIZ (kre-t3), s. m. Mülieu, centre. 
On écrit aussi kreis. 


KREIZ (kres), s. m. Craie, substance 
minérale. On dit aussi kleis, mais 
rarement. 


REIZA (kre-ixa), v. a. Marquer un 
objet avec de la craie. 


KREIZENN (kre-irenn), 8. L. Hilieu, 
ceutre, cœur d’un arbre. 


KREIZIK-KREIZ (kre-isik-kreis), s. 
m. Le Gonidec donne à ce mot com- 
posé le même sens qu'à kreixenn. 


KAEMENN, 8. f. Crasse du corps. 


KREMENNEGEZ (kremenneg-ex), 8. f. 
Femme qui a de la crasse sur le corps. 


KREMENNEK, s. m. Celui qui a le 
corps plein de crasse. 


KREN, 8. mn. Tremblement. Yor. 
KRENA. Koat- kren, arbre appelé tremble 
et formé de koat, bois, et de krena, 
trembler. 


KREN, adj. V. Fort, robuste, efficace. 
YOT, &RE, ad}. 


KRENA, v. n. Trembler de peur, de 
fièvre; trembler, parlant de la terre 
agitée par des commotions intérieures. 


KREN-DOUAR, s. m. Tremblement 
de terre. — Eren, tremblement, et 
douar, terre. 


KRENEOEK, 8. L. Lieu planté d'arbres 
appelés trembles. Voy. KOAT-KREN. 


KRENEGELL (kreneg-ell), &. L Y. T. 
Fondrière. 


KRENEIN (hren-e-in), Y. n. Y. Trem- 
bler de peur, de fièvre ; trembler, 
parlant de la terre agitée par des com- 
motions intérieures. 


KRENENN, 5. f, Tremble, arbre ; pl. 
kren, et mieux, koat-kren, du bois de 
tremble. 


KRENIA. Yor, KRENIAL. 


KRENIAL, v. n. Se vautrer à terre, 
parlant des bêtes. 


376 KRE 


KRENN, adj. Rond, complet, de 
moyenne taille, court, entier, gros et 
fort, parlant de la toile et des tissus. 
Le Crenn est un nom de famille très- 
répandu. Voy. KRENN-BAOTR, KRENN-VAZ, 
GRENN-EJENN. 


KRENN, adv. Entièrement, franche- 
ment. On dit aussi a-grenn. 


KRENNA, v. a. Raccourcir, rogner, 
écourter, parlant d'un chien; carreler, 
parlant de souliers; tailler par le haut, 
rarlant d’un arbre; couper la tête à un 
malfaiteur ; ce dernier sens appartient 
au siyle familier. 


KRENNARD, s. m. Courtaud; pl. ed. 
Voy. KRENN, adj. 


KRENNARDEZ, 8. L C'est le féminin 
du précédent. 


KRENN-BAOTR, s. m. Adolescent. — 
Krenn, adj., complet, et paotr, garçon. 


KRENNEIN (krenn-e-in), v. a. Y. Ila 
le même sens que krenna. 


KRENN-EJENN, s. m. Bouvillon, jeune 
bœuf. A la lettre, court bœuf. 


KRENNOUR, s. m. Y. Ecornifleur. — 
Krennein, rogner. 


KRENV, adj. V. Fort, robuste. Voy. 
LRE, adj. 


KRENVAT, v. a. V. Rendre plus fort, 
plus robuste ; p. krenvet. Voy. LRE, 


KRENN-VAZ, 8. L. Massue. — Krenn, 
gros et court, et bas, bâton. 


KREON, s. m. Toison. 


KREONA, v. n. Améliorer son sort, 
en termes familiers. Ce verbe, au 
propre, signifie se couvrir de toison 
(kreon); mais il n'est pas usité en ce 
sens. L'époque de la tonte des mou- 
tons étant une de celles qui enrichis- 
sent les propriétaires, on comprend 
la signification figurée qui a été donnée 
à ce verbe. 


KREPEZ, 9. m. C. La partie anté- 
rieure et visible de la chemise. Klozit 
ho krepez, fermez le devant de votre 
chemise, 


KRE 


KREPON. Yor, ERIPON. 
REZ, Voy. KREZ, Y. 


KRESK, 8. m. Croissance, hausse de 
prix, crue d’eau, croissant de le lune. 


KRESK-AL-LOAR, s. m. Croissant de 
la lune. 


KRESKENN, s. L. Excroissance. 


KRESKI, v. n. Crottre, augmenter, 
augmenter de prix, grandir, se dilater, 
pousser, parlant des végétaux, et, par 
extension, exagérer, parlant des pa- 
roles, discours, etc. Kresket eo war 
ann ed, le blé a augmenté de prix. 


KRESTEIZ (kreste-is), 8. m. Midi, cer- 
taine heure du jour, et aussi sud ou 
midi, points cardinaux. Ce mot est 
contracté de krez, kreis, milleu, et de 
deixs, jour; c'est donc le milieu du 
jour, l’heure que nous appelons midi. 
Ce dernier mot français est aussi con- 
tracté du latin semi, demi, et de dies, 
jour. Pour ce qui est de la seconde 
acception du mot kresteixs (sud ou 
midi), point cardinal, l'expression 
kresteiz est aussi parfaitement conve- 
nable, car la ligne d'ombre, à midi 
vrai, donne la direction de la méri- 
dieune ou ligne Sud et Nord du monde. 
Hresteis à zo anezhi, il est midi. À la 
lettre, milieu du jour est d'elle. — 
Cette facon de parler est expliquée au 
mot NOZ. 


KRESTENENN, 5. L Petite croûte qui 
se forme sur le lait. 


KRESTENENNA, v. n. Se couvrird'une 
etite croûte ou pellicule, comme le 
ait bouilli. Yor. KRISTINENNA, 


RET, KRED, 8. m. Voy.KRED, Caution, 
assurance. 


KRETAAT, v. n. Se porter caution; 
p. kreleet, kreleat. 


KREU (kre-u), S. m. Y. Crèche, étable. 
Voy. KRAOU. 


KREUENN, KREUNENN, 8. f. Croûte 
de pain; pl. kreun, masculin. 


KHE 


. MAEVENNA, KREUNENNA, v. n. Be 


former en croûte, parlant da la pâte 
au four. 


de 
V., étab 
une étable pleine de moutons. 


KREUIAT, Y. Le même que le précé- 
dent. 


KREUN, 5. pl. m. Pluriel de kreu- 
nmn. Kreun ar Werc'hes, la croûte 


dorée du pain. À la lettre, croûte de 
la Vierge. 


KREUBNENN, s. f. Croûte de pain; 
pl kreun, in, des croûtes, de 
croûte. 


KREUNENNA, v. n. Se former en 
croûte, parlant de la pâte au four. 


KREUZEUL. VOY. KLEUZEUL. 


(REV, KREF, KREN, adj. Robuste, 
fort, vigoureux. Voy. KRE, ad). 


KREVAAT, KBEAAT, v. a. et n. Deve- 
air plus fort, plus robuste, fortifier, 
renforcer ; p. kreveet, kreveat. — Krev, 
kre, robuste, fort. 


KREVANS, s. m. Emploi de la vigueur 
dont on est doué, efforts pour faire un 
travail pénible. On dit aussi . 
Re a c'hrevañs en deus Kemeret, U a fait 
trop d'efforts de corps. Ce substantif 
n'a pas de pluriel. 


KREVIA, Y. s. Tondre (les moutons); 
p. kreviet, — Kreon, toison. 


KAEVIER, 8. m. Tondeur (de mou- 
{ons) ; pl. ien. Ce mot est un nom de 
famille assez répandu. 


KREZ, KRES, 8. m. Y. Chemise 
d'homme ou de femme ; pl. krestieu. 
Ce mot servait autrefois à désigner un 
vêtement large et flottant à l'instar 
des toges. 


KREE, adj. (anc.) Avare. 


KRI 873 


KRI, 9. m. Cri ; pl. krian. VOY. RAL 
Ln fors, cri à tue-tête. 


KR), adj. V. T. CG. Crnel, inhumain 


cru ou non cuit; farouche, parlant 
des bêtes. 


KRIADENN, 5. L Cri, et aussi atoa 
mation ; pl. ou. 


KRIAL, v. n. Crier, piaïiller; p. kries. 
Ce participe n'est pas usité. Krai en 
deus great, il a crié. À la lettre, crier 
il a fait. Krial fors, crier à tue-tôte, 


KRIANENN, KRAOUIDENN, 8. L Y. 
Grattin'de bouillie, etc. 


KRIANENNEIN (kriangnnein), v. n. 
Œ Kalever le grattin. Voy, le précé- 
ent. 


KRIB, 8. L Peigne à tête, déméloir, 
peigne de tisserand, peigne à lin, 
chanvre ; pl. ou. 


KRIBAT, v. a. Peigner la tête, peigner 
le lin, le chanvre, sérancer ; p. kridet. 


Kribat he benn, se peigner. En Vannes, 
um gribat. 


KRIBELL, KRIBENN, s. L Cime, som- 
met, crête, huppe d'oiseau, crête de 
QL Kribell ar c'har, le devant de la 


KRIBELLEK, adj. Qui a une crête, 
une huppe. 


KRIBELL-GAR, et aussi KRIBELL-AR- 
C'HAR, le devant de la jambe. Yor. 
LEIN AR C'HAR. 


KRIRBENN , KRIBELL, s. f. Crête, 
buppe, cime, sommet. 


KRIBIN, s. £. Séran, instrument de 
tisserand ; pl. ou. 


KAIBINA, v. a. Carder, sérancer, 
terme de tisserand. 


' KRIBINER, s. m. Cardeur de lin, de 
chanvre; pl. en. 


KMS'H, adj. V., et mieux, bri, cru, 
cruel. Yor. ER, adj. 


KRIOHAN, 1. VOY. KAICHEN. 
LT 


378 KRI 


KRIOHEN, KBICHAN, adj. et s. m. Y. 
Chrétien; pl. krichenion. 


KRIOHENECH, 8. m. Y. Chrétienté, 
tianisme 


KRICHENIEIN (krichen-tie-in), v. a. Y. 
Baptiser dans la maison ou dans le sein 
de la mère, ondoyer; p, krichentet. 
A la lettre, faire chrétien. 


RIBI, v. a. et n. Yor, EREDI. 


KBIDIENN , s. f. Tremblement ou 
frisson de la fièvre, du froid. 


KRIENENN. Yor, ERIENN. 
KRIENENNA, VOy. ERIENNA. 

KRIENN, s. m. Gratin de la bouillie. 
KRIENN, s.f.C. Le même que krisenn. 
KRIENNA, v. n. Enlever le gratin. 


KRIFINAT, v. a. Gratter; p. krifinet. 
— En em grifinat, se gratter. 

RRIGN. Ce mot, qui appartient à la 
famille de krignat, ronger. ne s'emploie 
qu'en composition et signifie qui 
ronge. VOy. KRIGN-8E0, KRIGN-ASKORN. 


KRIGNA, v. a. Non usité. Voy. ERIGNAL, 
KRIGNAT. 


KRIGNAL, v. a. Grignoter; p. krignet. 


KRIGNAT, v. a. Ronger, corroder, 
miner, grignoter, et, par extension, 
gruger; D, krignet. 


KAIGN-BE0, 8. m. Cancer, grène. 
— Krign, qui ronge, et beo, chair vive. 
YOT, KRIGN. 


ÉRIGNEIN (krign-e-in), v.a. Y. Ronger, 
grignoter; D, krignet. 


KRIGN-ASKORN, s. m. Y. Entremet- 
teur de mariages à la campagne. A la 
lettre, ronge 08. Ce sont ordinaire- 
ment des mendiants qui font le métier 
d'entremetteur dans les campagnes de 
la Bretagne. Voy. 8AZ-VALAN ; pl. krign- 
eskern. 


KRI 


ERIGNUZ, adj. Caustique, corrosif. 
Yor, ERIGRAT. 


KRIN, adj. Desséché parlant 
du bois ei dee saa." mp 


KBIN, 8. m. Le menu bois sec ou 
mort qui tombe des erbres. Ce mot ne 
me t pas être substantif; il doit 
être le même que le précédent, auquel 
on sous-entend koaf, bois. Quoi qu'il 
en soit, on dit dastum kria. ramasser 
de menues branches sèches. 


KRINA, v. n. Devenir desséché par 
l'effet du soleil, du froid, du vent, du 
feu. Yor, ERIN, adj. 


KRINENN, s. 1. Ce mot se dit dan 
arbre sec et aussi d’une femme sèche 
et maigre. 


KRIPAT, Y. n. 0. Æripat ac'h. 8 
ous, s’accrocher à, grinper: p. oser) 


KRIPON. Lor kripon, vieillard dé- 
crépit. 


ERISA (kri-sa). Yor. RN, v. a., et 
(R, adj. 


KRISDER, s.m. Cruauté. Evitez d’em- 
ployer ce mot. Dre ma's co kris, à 
cause de sa cruauté. À la lettre, parce 
qu'il est cruel. 


KRISK, s. m. V. Croissance, augmen- 
tation. Voy. KRESK. 


KRISKEIN (krisk-e-in), v. n. V. Crottre, 
augmenter ; p. krisket. 


KRIST, 8. m. Le Cbrist. 


KRISTEN, 8. m. et adj. Chrétien ; 
pl. kristenien. 


KRISTENA, v. a. Faire ou rendre 
chrétien par le baptême, ondoyer ; 
p. kristenet. 

KRISTENEZ, s. f. Chrétienne. 


KRISTENIACH, 8. f. Chrétienté, et 
mieux, ar gristenien, les chrétiens. 


KRISTILLA (les L mouillées). Vor. 
GRISTILLAT, qui est le vrai radical. 


KRO 


KRISTILLADENN (les L mouillées). 
Voy. GRISTILLADENN. 


KRISTINENN, 8. f. Pellicule qui se 
forme sur le lait bouilli. 


KAISTINENNA, v. n. Se couvrir d’une 
pellicule comme le lait bouilli; p. et. 


KAIZ, adj. Cru, écru, farouche, cruel, 
dénaturé, parlant des personnes et des 
bêtes. Comparatif, krisoc’h (kri-soc'’h); 
superlatif, krisa (kri-sa). Ler kris, se 
dit des peaux de bêtes fratchement 
tuées et avec leurs poils. 


KAIZ, s. m. Froncis, troussis, pli de 
robe, etc., ride des fruits, ris de voile 
(marine), ride qui se produit quand 
on fronce les sourcils; pl. ou. 


KRIZA, v. a. Faire des plis à une 
robe, froncer le linge, prendre des ris 
à une voile de navire, retrousser ses 
manches, froncer les sourcils. 


KRIZENN, GLIZENN, s. f. Bande de 
terre gazonnée entre la haie et le der- 
nier sillon, pour y faire paître les 
bestiaux. VOy. RELACH. 


KAIZER, 8. m. Voy. ERP, partie de 
la charrue. 


KRIZET, ad). Ridé, parlant des fruits. 
KAOA. Voy. 6RoA, qui est le radical. 


KROAZ, 8. f. Croix, en général, signe 
de la rédemption, croix de fer des 
meules d'an moulin, et, per extension, 
souffrance, affliction ; pl. kroasiou. 


KROAZA, v. a. Mettre en forme de 
crois, guérir par maléfice. En em 
groaza, faire sur soi le signe de la 
Croix ; se croiser, parlant du fl, de la 

ne. 


KROAZ-DOUE, s. f. Livre de l’alpha- 
bet. À la lettre, croix de Dieu. 


KROAZELL, 8. f. Hanche, reins ; pl. 
digroazell. Ce pluriel duel est formé 
de di pour diou, deux, pour le fémi- 
nin, et de kroazell. Voy. KRGAZEZ. 


KRAOAZELL, 8. f. C. Gerbière, tas de 
cerbes dans les champs ; pl. ou. 


KRO 379 


KADAZELL-AR-O'HEIN, s. f. Les reins. 
Ce mot, comme tous les mots compo- 
sés de cette sorte, demande une cons- 
traction particulière avec les pronoms 
possessifs. C’est ainsi que pour expri- 
mer, j'ai les reins cassés, on dit, tor- 
ret eo hei kroaxell va c'hein, et non 
torret eo bet va c’hroaxell-ar-c'hein. On 
dit aussi, au pluriel duel, digroaxell. 
Torret eo bet va digroasell, j'ai les reins 
cassés. Voyes ce qui est dit de ces 
sortes de mots à mon Nouveau Dire 
tionnaire français-breton 1869, au mot 
SUBSTANTIF. 


KROAZELLA, v. a. C. Engerber dans 
les champs ; p. et. 


KROAZENN, 8. f. Partie qui forme la 
croix dans une église. — Kroas, Croix. 


KROAZ-HENT, 8. f. Carrefour d’un 
chemin, d'une rue. — Kroaz, crois, 
et hent, chemin. 


KROAZIK, s. f. Verveine, plante dont 
la fleur affecte la forme d'une petite 
croix. Ce mot est le diminutif de 
kroax, croix. Voy. LOUZAOUENN-AR-GROAZ. 


KROAZ-LEO'H, 8. f. On donne, dit 
Le Gonidec, ce nom à la croix qui est 
parfois marquée sur le dos d’une bête 
de somme. la lettre, lieu, endroit de 
a Croix. l 


KROAZ-LEZ, dont le pluriel duel diou 
groas-les, signifie les reinsde l'homme. 


KROAZOUR, 8. m. Croisé, qui va en 
croisade ; pl. kroazsourien. 


KACAZ-RU, s. f. Carrefour en ville. 
À la lettre, croix de rue. 


KADO’HEN, s. m. et féminin, selon 

elques-uns. Peau d'animal, écorce 

‘arbre, couverture de livre, certaines 
enveloppes. Voy. le suivant; pl. kre- 
c'hn, 


KADO'HEN-AL-LAGAD, s.m. Paupière; 
L kroc'hen ann daou-lagad. A Ia 
ettre, enveloppe, peau de l'œil. 


KROC'HEN-ANN-DAOU-GELL, 8. m. 
La bourse des testicules. À la lettre, 
enveloppe des testicules. 


380 : KRO 


KAOS'HENENN, s. f. Membrane ; pi. 
ou. 


KROC'HENENNEK, adj. Membraneux. 


KROC'HEN-GLAZ, 5. m. Peau d'ani- 


mal avec les poils, peau non tannée. 
À La lettre, peau verte. 


KROER, 8. m. Crible. Yor. KRODER. 

KROERIAD. Voy. KROUERIAB. 

KROES, KROEZ, 8. L Y. Croix. Voy. 
KROAZ. 


KAOEZEIN (kroex-e-in). v. a. Y. Croi- 
ser, mettre en croix ; p. kroexet. 


RROEZELL, s. L. Y. Hanche ; pl. di- 
groesell. 


KROG, s. m. Capture, harpoù, croc ; 
pl. kreier. 


KROG, KAOK, 8. m. Ce en quoi on 
excelle, le fort de quelqu'un, sa pas- 
sion favorite. Ema enn he grog, C'est 
à son fort. 


KROG, adj. Beza krog enn he vas, 
être appuyé sur son bâton. 


KROGATA, v. a. Arracher à coups de 
crocs. Krogata bezin, arracher ie goé- 
mon avec des crocs. 


KROGEIN (krog-e-in), v. a. Y. Saisir, 
accrocher, mordre; p. Kroget, Voy. 
KREGI. 


KROGEK (krog-ek), adj. Crochu. Fri 
krogek, nez aquilin. 


KROGENN (krog-enn), 8. f. Coquille, 
écaille d'huître, anse d'un vase ; pl. 
kregin (kreg-in). Ce pluriel, en style 
familier, se dit des pièces d'argent, 
kregin arc'hant. 


KROGENN-ALC'HOUEZ (krog-enn), s. L. 
Serrure. A la lettre, coquille de ls clef. 


KAOGENN-PERLEZ (krog-enn), 8. f. 
Nacre. Â la lettre, coquille des perles; 
pl. kregin-perlez (kreg-in). 


KROGENNEK (krog-ennek), adj. Qui a 
une coquille. Cet adjectif figure parmi 
les noms de famille, 


KRO 
KROGENNOK, adj. C. VOY. LASMERNES. 
KROGEREZ, s. f. Grateron, plante. 


KAOG-GOURENN, s. m. Croc-eæ- 
jambe. A la lettre, croc de lutte. 


KROG! =, verbe non usité à 
éga AU RER), 


KROGIK ik), 8. M. C ° pl. 
IGRT Gt 
croc ; pl. kreier (bre-ier). 


KROG-I0D, 8. m. VOY. BAZ-160. 


KROK, KRO6, s. m. Croc de cuisine, 
de labourevr, croc & tous usages, har- 
pon ; pl. kreier. Voy. 19. Ce 
figure parmi les noms de famille. 


EROG-BANK, s. m. Instrument de 
menuisier, appelé valet. 


KAOK-GOURENN. VOY. KROG-SOURENN. 


KROK-KIK, s. m. Grande fourchette 
pour tirer la viande du pot au feu. — 
Ærok, croc, et kik, viande. 


KROK-KRIK, s. m. Cric, machine 
pour élever des fardeaux. 


KROK-POUEZ, s. m. Peson, balances. 
— Krok, croc, et poues, poids. La 
composition de ce mot paraît indiquer 
qu'on ne connaissait pas autrefois les 
balances à plateaux, mais seulement 
l'espèce dite romaine, pour le fonc- 
tionnement de laquelle on accroche 
le corps pesant à un croco. 


KROK-POUIZER, s. m. Y. Peson. — 
Krok, croc, et pouz, poids. Voyes le 
précédent. 


KROLL, a. m. Y. Le même sens que 
Koroll. 


KROMM, V. Voy. LR0URBR, courbé. 
L'adjectif kromm est un nom de famille 
assez répandu. 


KROMMEIN (kromm-e-in), Y. a. Y. 
Courber; p. krommet. 


KRDP, 8. m. Sugourdissement par le 
froid. 


KRO 


KAOPA, v. D. Ce verbe ne s' e 
au kropet, en 
de Le partiei pe go par 


KROPET, part. et adj. Eogourdi 
le froid. Kropet eo y ee raies 
mains engourdies par le froid. 


KAOS, 8. m. Kros spitlen, tête d’épin- 
gle; pl. krosou-spillou 


KAOS, s. m. Querelle, et aussi hou- 
lette. Yor. KROZ. 


KROSMOL, s. m. Murmures de 
mécontents gens 


KROSMOLAT, v. n. Parler entre ses 
dents en grogoant par mauvaise hu- 
mevur, murmurer; p. krosmolet. 


KROT, s. m. C. Petit enfant. Plac'h 
krot, bonne d'enfant. 


KROU, s. m. (anc.) Toit. Ce mot était 
aussi employé, par extension, au sens 
de in étable, substantif qui dérive 


KAOU, GROU (anc.) Glace, eau gelée. 


KAOUADUR, s. m. Créature, et aussi 
enfant jusqu'à sept ou huit ans; pl. 
tou. Il s emploie pour les deux genres. 


KROUAN, s. m. Y. Fripon, gueux 
L et, Ce mot est un nom ‘de famills 
ort répandu, et, comme tel, on l'écrit 
Crouan, et on le prononce comme en 
» Crouant. 


KROUC'HENN. VOy. KROC'HENN. 


KROUEEIN (krouee-in), v. a. V. Créer, 
donner l'être; p. kroucet. 


RAQUER, s. m. Créateur, parlant de 
eu. 


KROUES, 8. m. Crible fin; pl. iou. 
KROUERAD. Voy. KROUERIAD, 8. M, 


KROUERAT, v.a. Passer au crible fin; 
p. kroueret. 


KROUER-DOURGENN, s. m. Van à 
vanner le blé. — Krouer, crible, et 
dourgenn, anse. 


KRO 381 


KROUERIA, v. a. Passer au crible fn ; 
p. kroueriet. 


KROUERIAD, s. m. Ce t con- 
tenir un crible. Tee pee 


KROBO, s. f. Potence. 


KAOUGA, Y, à. Pendre à ls potence; 
P. ef 


KROUGLASA (krougla-sa), v. n. Être 
pris dans les lacets ou piéges, parlant 
des oiseaux. Il ne s'em mn 06 ie 
sache, que ‘au participe passé 
est très-énergique ; il se r 
kroug, potence, et de lasa(la-sa), serrer 
avec un lacet. C'est comme si l'on 
disait : être serré avec un lacet comme 
un malfaiteur à la potence. Un rer 
marquer que ce verbe, pour COM 
noa doit être 6 prononcé kroug-lasa, 
et non krou-glasa ; ce dernier ne don- 
nerait rien à l'analyse. 


la-se 
US ET (Eros ad]. et part. 


KROUGOUSAT (krougou-sat), v. n. 
Roucouler; p. krougouset. 


KROU!, v. a. Créer; p. kroug, 


KROUIOIGEZ (krouidig-es), 8. L. Créa- 
tion. 


KROUILL (les L montllées), 8. m. V. 
Le même que kourouill, 


KROUILLEIN (dirae les L moull- 
al, v. a. V. Le même que kourouil- 
H. 


KROUK, KROUG, s. f. Voy. ce dernier. 


KROUM, s. f. Voy. GROUR, gourme, 
qui est le vrai radical. 


KAOUMM, adj. Courbé, arqué, voûté, 
tors, tortu, aquilin. — Fri kroumm, 
nez aquilin. cet adjectif est un nom 
de famille assez répandu; on l'écrit 


Croum. 


KROUMMA, v. a. et n. Courber, se 
courber par vieillesse, engourdir per 
le froid ; p. kroummet. 


KBOUMMELL, 8. 1. Anse de certains 
ustensiles ; pl. ou. Yor. LAURN, adj. 


382 KUC 


KROUZELL, s. f. Sommet, cime de 
montagne, croupe de bête de somme; 
pl. ou. 


KROZ, 8. m. Querelle, dispute, répri- 
mande, et aussi bruit; ce dernier en 
parlant de la mer, des canons. 


KROZ, KROS, a. m. C. Houlette de 
berger, bâton crochu pour jouer à la 
crosse. 


KROZAL, v. a. et n. Croasser, que- 
reller, invectiver, réprimander. — Ce 
mot figure parmi les noms de famille. 


KAUBUILL (les L mouillées), a. L 
Jabot des oiseaux, partie des vêtements 
qui correspond à l’estomac. 


KRUBUILLAD (les L mouillées), 8. L 
Ce que peut contenir la partie des vé- 
tements qui correspond à l'estomac, 
et, par extension, grande quantité. — 
Eur grubuillad vugale, une fourmilière 
d'enfants. 


KAUFEL, Yor, MILIN-KRUFEL. 

KRUG, 8. f. Sorte de scorpion; pl. 
kruged. Pop 

KAUGELL (krug-ell), s. L. Monceau, 
tas; pl. ou. — Krugell verienn, four- 
milière. À la lettre, monceau de four- 
mis. VOy. MERIENN. 


KRUGELL-VERIENN (krug-ell), a. L. 
Voy. le précédent. 


KAUGELLA (krug-ella), v. a. Amon- 


celer, mettre en tas; p. et. 
KAUK, KAUG, 8. f. Voy. ce dernier. 


KAUSIFI, GAUSIFI ( kru-sif), 8. m. 
Crucifix. — Ar c'hrusifi, ar grusif, le 
crucifix. 


LARUSMUZA. Voy. KROSMOLAT, Y. H. 


KUCH, KUCHOU, s. m. Toupet. On dit 
plutôt kuchenn-vleo. 


KUC'H, s. m. Y. Cachette, coucher 
des astres. — E-kuc’h, en cachette. 
Æuc'h-hiaol, coucher du soleil. 


KUE 


KUOH, KUC'HEIN, vV. à. et D. Y. Ca- 
cher, recéler, se cacher, et, par ex- 
tension, se coucher, parlant des astres. 


KUC'HEIN (kuc’h-e-in). Voy. le précé- 
dent. 


KUCHENN, 8. L. Tag, touffe, mèche 
de cheveux, petit morceau d’ane chose 
bonne à manger; pl. ou. Eur guchenn 
vara, un petit morceau de palin. 


KUCHENN-VLEO, s. 1. Toupet. — Ku- 
chenn, touffe, et bleo, pluriel de ble- 
venn, cheveu. 


KUC'HET, v. H. Y. Se cacher, se cou- 
cher, parlant des astres; p. kuc’het. 
Voy. HCH, v. a. et n. 


KUO'HET, adj. Y. Caché, dissimulé, 
secret. Voy. KUC'H, KUC'HEIR, v. a. et n. 


EUC’H-HIADL, s. m. Y. Occident, 
ouest. — Kuc'h, coucher, et haol, 
soleil. 


KUC'H-HIAUL, s. m. Y. Le même 
que le précédent. 


KUOHIK, KUGHENN. Yor. ce dernier. 


KUCHIK, 8. m. Barbe qu’on laisse 
pousser sous la lèvre inférieure. Ce 
mot dérive de kuchenn. 


KUCHOU, Voy. KUCH. 


LUC'HUN, 8. m. Y. VOy. KAFUN. Soun 
kuc'hun, sonner le convre-feu, t. 


KUDENN, s. L. Echeveau; pl. ou. 


KUDENNEK, ad}. Y. Ce mot paraît être 
une altération du mot hurennek; mais 
il s’emploie en Vannes au sens de 
taciturne, 


EUDON, 8. f. Pigeon ramier: pl. ed. 
Ce ot figure parmi les noms de fa- 
mille. 


KUDOU, 8. pl. m. Flatteries basses. 
Ober kudou, aduler. 


KUDURUN, s. f. Tonnerre. Yor. KURUR. 
KUERFE. VO. LEULFE. 


KUI 


KUEZ, 8. m. (anc.) Affliction, dou- 
leur, regret. Voy. KEUZ. 


KUEZEDIKAT, Y. n. (anc.) Avoir du 
chagrin, de j'aflliction, du regret. 


KUFF, adj. (anc.) Bienveillant, débon- 
naire. Voy. KUR, KUAv. — Le Cub est un 
nom de famille très-répandu. 


KUFUN. VOY. LAFUN. 

KUFUNER, KUFUNOUR. Yor. SAFUNER. 
KUFUNI. Yor. MURI, 

EUFONOUR, VOy. RAFUNER. 


KUGUL (kug-ul), (anc.) Yor. KOUGouL. 


KU-HA-KA. Tremen ku-ha-ka, d'après 

Le Pelletier, passer sur la grève pré- 

ent au moment où la le 
permet. 


KUIGN, s. m. Y. Miche de pain, ga- 
lette épaisse. 


KUIGNAL, Y. n. Y. Cligner de l'œil; 
b kuignet. I] se conjugue avec l’auxi- 
rais guèer, Y. Kuignal a ra, il cligne 

e l'œil. 


KUILL (L mouillées). Prononcez ce 
mot comme on prononcerait en fran- 

is le mot douille, s’il n’y avait pas 
a lettre o. Potelé, grassouillet, qui a 
de l'embonpoint, douillet. 


KUILLA (Les L mouillées) v. H. EL 
mieux, dont da veza Kut L devenir 
potelé, grassouillet. Voy. &uILL pour la 
prononciation. 


KUILL-60K (L monillées), 8. m. Co 
à demi-chaponné. Ce mot est compo 
de kuill, grassouillet, et de kok, kod, 
coq. Il appartient plus particulière- 
ment aux tes de V. et T. 


KUIT un. adj. Exempt de char- 
ges, quitte, libre d'obligations. Voy. 
DOUAR-KUIT. 


KUIT (ku1#), particule. Moñt-kuit, 
s'en aller; kas-kutt, chasser, renvoyer. 
Ho kaz a rinn kutt, je vous chasserai. 


KUITAAT (ku-ifaat), Y. a. Abandon- 
ner, quitter; p. Kuiteet, kuifeat. 


KUN 383 


KUITAT (ku-ttaf), v. a. Y. Même sens 
que le précédent. | 


KUITOUZ (ku-ifous). J'ai trouvé ce 
mot avec la signification, je crois, de 
traître et de mauvais drôle. 


KUJEN, s. m. T. Petit lait, eau 
qu’abandonne le lait caillé. 


KULAD, 8. m. Fantaisie bizarre, fou- 
gue des animaux, escapade de cheval, 
mutinerie. 


KULADUZ, adj. Fantasque, entêté, 
fougueux, parlant des animaux. 


KULAS, 8. L. Y. Plastron; pl. eu. 


KULEIN (kuls-in), v. n. Reculer, par- 
lant des bêtes attelées, s’obstiner, Y. 
On dit aussi kilein; p. kulet. 


EULIER, 8. m. Y. Croupière; pl. eu. 
KUN (anc). Vallée. 


KUN, KUNV, adj. Doux au toucher, 
moelleux, et, par extension, doux, 
affable, débonnaire. Eur pels boug 
ha kuñv, un lit moelleux. 


KUNAAT, KUNVAAT, v. n. Devenir 
plus doux, plus débonnaire. 


KUNAL, v. a. Y. Apprivoiser : p. 
kunet. 


KUNDU, KDNDU, s. L. Voy. ce der- 
nier. 


KUNET, adj. Y. Apprivoisé. Yor. 
RURAL. 


LURE, KUNFF, adj. (anc.) Débon- 
paire, affable. Cet adjectif figure peint 
les noms de famille : Le Cnnff. Eur 
gwele boug ha kuñv, un lit moelleux. 


KUNIA, v. n. Gambader comme un 
cheval en liberté. 


KUNUCHA, RUNUJA, v. a. et n. 8e 
lamenter, injurier ; p. et. 


KUNUCHENN, KUNUJENN, 5. f. In 
sulte, imprécation, injure; il se dit 
aussi d’une femme qui se lamente 
sans Cesse; pl. ou. Kana kunuchennou, 
injurier, proférer des imprécations. 


091 KUS 

KUNUDA, v. n. Se plaindre comme 
font les poules. 

KUNUJA. Yor, EURUCHA. 

KUNUJENN. VOy. KUNUCHENN. 

KuAv, KUN. Voy. ce dernier. 

KUNVELEZ, s. L. Douceur d'humeur, 
affabilité, Evitez ce mot, pour les 


raisons que nous avons souvent don- 
nées AU sujet de ces sortes de subs- 


KUR, OUR, 8. m. (anc.) Action de 


frapper. Voy. LVR, 


KURE, 8. m. Y. Vicaire d’une paroisse 
pour l'aide du curé; pl. kwreet, 


KUREO, 8. m. V. Enfant de chœur 
d’ane église ; pl. kureoet. 


KUREOET. Voy. le précédent. 


EURO, 6090, v. a. (anc.) Battre, 
frapper, frapper des mains. 


KURUN, s. f. Tonnerre. On dit aussi 
kudurun. 

KURUNENN, 8. f. Couronne de fleurs, 
et anssi tonsure des prêtres : hurunenn 
ar gloer. Voy. URSOU. 

KURUNI, verbe impers., et mieux, 
gher kurun, tonner. — Kurun a ra, 
il fait du tonnerre. 

KURUNI, v. a. Couronner ; p. kurunet. 

KORUNO, a. m. T. Tonnerre. 


KURUST, s. m. Enfant de chœur 
d'église; pl. ed. 


KURUZ, pluriel irrég. du suivant. 

KURUZA, v. n. VOy. KEURUZA. 

KURUZENN, KURZENN, 8. f. Anguille 
de petite espèce; pl. kurus, keurus, 
masculin. 

KURZENN, 8. L. VOY. KURUZENN. 


US, KUZ, 8. m. Cachette. Voy. &UZ. 


KUZ 
KUS, CUS Yna.) Un baïser. 
KUS-HEOL. Yor. EUZ-HESL. 


KUSIADA (ku-siada), v. a. Cacher 
son or pour thésauriser. Voy. 19901, 
LUSLADELL. 


KUSIADELL {(ku-siadell),8.m.Cachette. 
— Kusat, cacher. 


KUSTOD, s. m. Tabernacle, olboire, 
niche à saint; pl. ou. 


KUSTUM, s. m. Y. C. Habitude, cou- 
tume, usage. 


KOSTUM, adj. T. Accoutamé, habi- 
tué à. — He-ma a xo kustum da sevel 
abred, il est habitué à se lever matin, 


KUSTUMEIN (kusium-e-in), Y. n. V. 
Le même que kustumi. 


KUSTUMI, v. n.T. Habitner, accouts- 
mer; p. kustumet. 


KUTUILL (les L mouillées, +. 4. 
Cueillir, Yoyes la consonnence finale 
DILL, pour la prononciation, au Dis- 
fionnaire de rimes. 


KUVAT, v. a. Y. Lisser, rendre lisse; 
p. kuvet. 


KUZ, s.m. Cachette, et aussi coucher 
des astres. — E kuz, dre gus, en ca- 
chette; gwin Kuz, du vin en fraude; 
gwerza e kuz. frauder, vendre en ca- 
Chette; mont da gus, disparaître de 
l'horizon, parlant des astres; dmdan 
kus e oa, il s'était caché. 


KUZAN, v. a. et n. T. Cacher, se 
cacher. VOy. KUZAT. 


KUZAT, KUZET, v. a. et n. Cacher, 
ge cacher, recéler, dissimuler, dispa- 
raître ou se coucher, parlont des astres. 

KUZET, v. a. et n. Voy. KUZAT. 


EUZET, adj. Dissimulé. — Eunn den 
kuset, une personne dissimulée. 


KUZ-HEOL, 8. m. Ou occident. — 
Kur, coucher, et heol, soleil. 


LAB 
KUZIAUELL. VOY. EUSIMDELL. 
KUZUL, 8. m. Avis, conseil; pl. iou. 


KUZULA, KUZULAT, Y. n. Chuchoter, 
comploter, parler en seeret ; p. kusulet. 


RUZULHA, v. a. Conseiller ; pl. kuzu- 
lat, lann XKurui, conseil. 


KUZULIER, s. m. Ce mot, peu usité, 
peut s’employer au sens de cotiseiller 
d’un monarque, etc. — Kusul, conseil, 


Dans les autres cas, il est mieux de 
dire : néb n ro kuxuliou fur. 


KUZULIK! Interjection. Parlez bas! 
arte bas — E-kurulik,adv.,en secret, 
7 e. 


LL 


Nous rappelons el que cette lettre, 
comme les autres consonnes, se pro- 
nonce fortement à la fin des syllabes 
et des mots. Ainsi, gofel, stabil, se pro- 
noncent comme en français, gofèle, 
stabile. 


LA (anc.) Main ; pl. laau. 
LAAU (anc.) Voy. LA. 


LAB, LAR. 8. m. Hangar, appentis, 
échoppe; pl. labou. 


LABASKENN, s. m. Homme ‘mal ha- 
billé, fainéant, paresseux. Labaskenn 
a dù signifier haillons. 


LABASKENNA, v. n. S'étendre à terre 

paresse au lieu de travailler, faire 

e fainéant. lL se conjugue avec l'auxi- 

liaire ober. Labaskenna a ra, il fait le 
fainéant. 


LABASKENNEX, adj. Convert de 
mauvais vêtements ; il se dit aussi 
d’un homme grand et mollasse. 


LABEEIN (labee-in), v. a. Y. Lapider. 
On dit le plus souvent, labesin get mein, 
Y... lapider. Yor. UE, 


LABENN, 9. Ÿ. C. pah, médisance. 


LABENNA, LABENNAT, v. n. C. Cau- 


ser beaucoup, babiller, cancañer ; D. 
bennet. 


LABENNER, s. m. C. Médisant, can+ 
canier ; pl. ien, 


LABEZA, et mieux, LABEZA GANT 
MEIN, lapider ; p. labezet, 


LABISTR, pluriel irrégulier de btt 
trenn, congre de petite espèce. 


LABISTRENN, 8. L. Congre de petite 
espèce ; pl. labistr, masc. 


LABOUR, 8. m. Travail de corps et 
d'esprit, culture, labourage ; pl. tou. 


LABOURADEX, 8. f. Atelier, läbora- 
toire. 


LABOURAT, v. a. Labourer, travail- 
ler de corps ou d'esprit ; p. labourat, 


LABOUR-BELEK, 8. m. Ober labour- 
belek. À la lettre, faire travail de prâ- 
tre, se dit familièrement d'un tra 
fait à la hâte ou avec négligence. On 


A 


980 LAC 


dit aussi dans le même sens, ober 
labour-dijentil. À la lettre, faire travail 
de gentilhomme. Je pense que ces 
Idcutions ne doivent s'entendre que 
dans un’ sens restreint, et comme 
pour dire, travailler la terre comme 
quelqu'un qui n'en a pas l'habitude. 


LABOUR-DIJENTIL. VOy. LABSUR-BELEK. 


LABOURER, s. m. Travailleur ; pl. 
ten. Labourer-douar, cultivateur. 


LABOURER-DOUAR. Voy. le précédent. 


LA8DUS, 8. m. Oiseau ; pl. ed. — Ce 
mot est un nom de famille très-ré- 
pandu: on l'écrit Labousse. He-man a 
so eul labous! celui-ci est un beau 
merle ! 


LABOUSETA (labou-seta), v. n. Chas- 
ser aux petits oiseaux ; D, ef. 


LABOUSETER (labou-seter), s. m. Oi- 
seleur, qui fait la chasse aux petits 
oiseaux. 


LABOUS-IAR, 8. m. Petit poulet nou- 
vellement éclos. À la lettre, oiseau 
poule, pour dire poule grosse comme 
un oiseau. 


LABOUSIK (labou-sik), s. m. Diminu- 
tif de labouz. 


LABOUSIK-SANT-MARTIN (labou-sik), 
8. m. Martinet, oiseau. À la lettre, 
petit oiseau de Saint-Martin. 


LAC’H, 8. m. Et aussi lec'h. D'après 
Le Pelletier, on appelle ainsi une 
grosse pierre plate et élevée de terre 
sous, laquelle on peut se mettre à 
‘abri. 


LAC'HA, v. a. C. Tuer, éteindre le 
feu, la lumière ; p. lac'het. Yor. LAZA, 


LAC'HAN, v. a. T. Tuer, éteindre le 
feu, la chandelle; p. lac'het, Yor. 
LAZA. 


LAC'HEIN (Zac'he-in), v. a. Y. Tuer, 
éteindre une lumière, le feu. Voy. 
LAZA. 


LAC'HOUR, 8. m. Y, Assassin ; pl. 
Jac'herion. 


LAF 


LAE, 8. m. Y.T. C. Le haut. Ha la 
même emploi que laos, du Léon. — 
Las est un nom de famiile assez com- 
mun. 


LAENNEK, adj. Et aussi lennek, aûj. 
Instruit, qui a beaucoup lu. Lann, v. 
n. Lire. — Laennek est un nom de 
famille assez répandu en Cornouaille. 


LAER, s. m. Voleur ; pl. laeroun. 


LAERA, non usité. VOy. LAEREZ, Y. R. 
voler, dérober. " 


LAEREOH, v. a. et n. V. Dérober. 


LAEREZ, v. a. Voler, dérober ; p. 
laeret, 11 se conjugue sur l'infinitif 
laera, non usité. — Laer, voleur. 


LAËREZ, s.f. Bonde d'étang, petite 
écluse pour retenir ou lâcher l'eau, 
mal de côté. 


LAEREZ, s. f. Voleuse. Laer, voleur. 


LAERIK, 8. m. C'hoant laerik, jeu 
d'échecs. À la lettre, jeu du petit vo- 
eur. 


LAERONSI, 8. L Larcin, vol; pl. 
laeronsiou. — Laer, voleur. 


LAEROUN. Pluriel irrégulier de laer. 
voleur. 


LAER-VOR, 8. m. Pirate, corsaire, 
écumeur de mer ; pl. laeroun-vor. — 
Laer, voleur, et mor, mer. 


LAES, 8. m. (anc.) Voy. LEM, lait. 
LAES. Yor. LAEZ, 8. m. et ad. 


LÆTH, LAIÏTH, 8. m. (anc.) La mort. 
— Léthé (mythol.), fleuve de l'Oubli. 


LAEZ, LEGAD, 8. m. Legs par testa- 
ment. 


LAEZ, 9. m. et adv. Le haut, haut. 
War-laez, en haut, avec un verbe sans 
mouvement ; d'al laes, en haut, avec 
un verbe de mouvement. 


LAEZA, v.a. Faire nn legs. Voy. LEGADI. 
Ce verbe dérive de laes, legs. 


LAFFNENN (anc.) Yor, LAVNENN, 


LAK 
LAG, adj. (anc.) Long. 


LAGAD, s. m. (Œil de la tête; pl. 
daou-lagad, pluriel duel. Ce substantif 
s'emploie aussi au sens d'œil des 
plantes, et alors son pluriel eat laga- 
dou. C’est un nom de famille. 


LAGADAD, s.m. Coup-d'œil, œillade. 


LAGADEIN (lagad-e-in), v. a. Y. Ecus- 
sonner, grefier. — Lagad, œil de 
plante. | 


LAGADEK, adj. Qui a de gros yeux. 
— Lagad, œil. 


LAGADEK, 8. m. Dorade, brème, 
poissons ainsi nommés parce qu'ils 
ont de gros yeux. Voy. le précédent. 


LAGADENN, s. f. Bulle qui se forme 
sur l'eau quand il pleut, anneau de 
tontes les espèces, œillet pour lacets, 
boucle pour les juments en chaleur, 
anneau scellé à un mur pour attacher 
les chevaux, les bestiaux et les ba- 
teaux; pl. ou. Tous ces mots dérivent 
de lagad, œil. 


LAGADENN-VREAC'H, 8. L. Bracelet. 
— Lagadenn, anneau, et breac'h. bras. 


LAGADENNA, v. a. et n. Se former en 
bulles, parlant de l’eau, quand il pleut ; 
boucler, parlant d’une jument en cha- 
leur; p. et. 


LAGAC-GOR, s. m. Fistnle lacrymale. 
— Lagad, wæil, et gor, abcès. 


LAGAT, 8. m. Y. (EIl: pl. deu-lagat. 
Ce substantif s'emploie aussi au sens 
d'œil des plantes, et son pluriel alurs 
est lagadeu. 


LAGENN (lag-enn), 8. L. Bourbier, 
cloaque, fondrière, lac, trou où l’on 
jette les immondices ; pl. ou. 


LAGENNEXK (lag -ennek), adj. Fangeux. 

LAITH, LÆTH, Voy. ce dernier. 

LAKAAT, v. a. Mettre, placer; p. 
lekeet, lakeat, lekeat. Ce verbe est très- 


irégulier. Voy. la grammaire pour sa 
conjugaison. 


LAM 987 


LAKAT, v. a. Y. Le même que lakaat : 
p. laket. Ce verbe, en Vannes, se con- 
jugue à la façon des autres verbes : 

kann, lakinn, etc., c'est-à-dire qu'il 
se conjugue régulièrement comme si 
l'ancien infinilif était laka. 


LAKEPOD, 8. m. Mauvais sujet 
lisson, bandit ; pl. ed. jet, por 


LAMA, v. a. Non usité. Voy. LARET, 
LEMEL. 


LAMBOURC'H, 8. m. Y. Sabori de 
navire; pl. eu. 


LAMBOURZ, 8. m. Sabord de navire; 
pl. ou. 


LAMBR. VOy. LAMPR, 
pee AM BRUSE, 8. m. Lambris, ciel de 


LAMEIN (lame-in), v. n. Y. Enlever, 
ôter; p. lamet. 


LARET, v.a. Enlever, ôter; p. lamet. 
Ce verbe se conjugue sur l'ancien in- 
finitif lama. 


LAMM, 8. m. Saut, bond, chute, 
péché; pl. ou. — Eul lamm krenn, un 
saut à pieds joints. — Kaout lamm, 
tomber. Ce substantif s'emploie aussi 
adjectivement : lamm eo, est un terme 
de lutteurs, pour dire : il est vaincu, 
il est tombé. Enfin, on dit : ret lamm 
kaer, faire tomber son adversaire, le 
vaincre. — Rou d'ann daou lamm, 
aller au galop; monu d'ann daou lamm 
nug, aller au grand galop. — Ober ou 
lamm er-meaz, sauter du lit, parlant 
d’une personne couchée. Le mot lamm 
a beaucoup de dérivés. 


LAMM-CHOUK-HE-BENN, 8. m, Jeu 
qui consiste à se tenir sur la tête, les 
pieds en l'air. 


LAMM-OOUR, 8. m. Csscade. À la 
lettre, chute d'eau. 


Lamm, saut. 


LAMMEIN (lamm-e-in), v. n. V. Sauter; 
p. lammel. 


368 LAM 


LAMMENN, LAVNENR, s. L Lame 
d'épée, lame de tisserand, lame de 
métal; pl. ou, 


LAMMENN, LAÂVENN, s. L C. Epi; 
pl. ou. 


LAMMER, 8. m. Sauteur; pl. ien. — 
Lammet, sauter. 


LAMMEREZIK, s. L Petite fille bien 
éveillée et qui ne peut se tenir en 
place. — Lammet, sauter. 


LAMMERIK, 6. m. Hoche-queue, oi- 
seau qui sautille en marchant. — 
Lammet, sauter. Il se dit aussi d'un 
enfant bien éveillé et toujours en 
mouvement. 


LAMMET, Y. n. Sauter, bondir: p. 
lammet. ll se conjugue sur l'ancien 
infinitif lamma. Yor. DILARRET. 


LAMM-GAVR, 5. m. Cabriole, gam- 
hade. À la letre, sant ou bond de 
chèvre. 


LAMM-GRESK, 8. m. Croissance ache- 
vée de l'homme. Je crois qu'il peut se 
dire aussi des plantes. 


LAMM-GROAZ, 8. m. Croix de pierre 
que l’on élère en Bretagne, dans les 
carrefours des chemins; croix d'église 
avec son fût. 


LAMMOUT. Cet infnitif n'est plus en 
usage, si ce n’est peut-être en Cor- 
nouaille. Yor, LAMMET. 


LAMOUT, v. a. Oter, enlever. Cet in- 
foitif n’est plus en usage, si ce n’est, 
je crois, dans quelques cantons de la 
Cornouaille. Yor. LAMET, LEMEL. 


LAMPON, s. m. C. Polisson, vaga- 
bond, malfaiteur, qui dépense son 
argent en orgies ; pl. lamponed. 


LAMPONAT, Y. H. D. Vagabonder. 
LAMPR, adj. C. Luisant, glissant. 


LAMPRA, Y. 8. C. Rendre luisant ou 
glissant. 


LAMPREZ, 5, pl. m. Pluriel de lam- 
prexenn. 


LAM 


LAMPREZENR, s. f. Lamproie, pois- 
son ; piuriel irrégulier, lamprex, masc. 
— Lampresenn se dit aussi d'un hom- 
me qui a l’habitade d'aller de cabaret 
en cabaret avant de rentrer ches lui. 
Cette dernière accention, un peu sa- 
vante, a sans doute été donnée au mot 
lampresenn parce qu’on a ern recon- 
naître une certaine ressemblance de 
mœurs entre la lamproie et l’homme 
dont nous venons de parler. Ce pois- 
son qui fort mal, ne se ment 
guère dans les courants qu'en s'atta- 
chant aux pierres du fond avec une 
force considérable, En cela, fi res- 
semble assez à un ivrogne qui marche 
fort mal aussi, et qui stationne dans 
tous les bouchons qu'il trouve sur 
son chemin. Ii y a toutefois une diffé- 
rence entre la lamproie et notre 
homme. Ce dernier, en effet, pour re- 
gagner sa demeure, va de ret en 
cabaret, faisant toujours le plein avec 
sa bouche qui lui sert d'entonnoir s 
tandis que l’autre, pour regagner son 
gite, va de pierre en pierre, faisant le 
vide avec sa bonche qui fait l'offics 
d'une ventouse. 


LAN, LANN, s. m. Lande, plante rus- 
tique. On l’appelle aussi ajonc. Voy. 
LANN qui est plus correct. 


LAN, LANN, 8. m. (anc.) Territoire. 
Ce mot n’est plus usité aujourd’hui en 
ce sens, mais on Île retrouve dans plu- 
sieurs noms de lieux dans la compo- 
sition desquels il entre. Tels sont : 
Lan-Ildut, territoire sous la protection 
de saint Ildat; Lan-Baol, territoire 
de saint Paul, et beaucoup d’autres 
qui, pour l'ordinaire, sont consacrés à 
quelque salnt. 


LANCHENN, 5. f. Mauvaise langue, 
langue causeuse. Voy. ses dérivés. 


LANCHENNA, v.n. Médire, détracter; 
p. et. 


LANCHENNAD, 5. L. Coup de langue, 
médisance. 


LANCHENNEK, 8. m. VOy. LARCHENN. 
LANDAR, LANDOER, adj. C. Paresseux. 
LANDER, adj. C. Voy. le précédent. 


LAN 


LANDER, 6. f. Chenèt d’un foyer ; pl. 
lañderiou. Yor. ce dernier. 9 


LANDERIOU, 8. pl. f. Chenëts de 
cheminée. 


LANDERNE , LAN-TERNOK. Nom de 
lieu. Landerneau, ville. 

Il est un dicton breton qui dit : 
Ann nep 0 10 eux a Landerne da Les- 
neven, al loar a bar 10ar he gein hag 
ann heol war he dal. À la lettre, celui 
qui va de Landerneau à Lesneven, la 
lune brille sur son dos et le soleil sur 
son front. Jadis en effet, ces deux 
villes et leurs environs étaient habitées 
par les plus grands seigneurs du pays, 
ce qui justiflait l’allégorie ci-dessus. 
Lesneven, disait-on, est le soleil du 
Léon, et Landerneau, la lune. — De 
mauvais plaisants ont dit de nos jours: 
La lune de Landerneau, ce qui n’est 
pas moins stupide que l'idée de celui 
qui fit placer sur la flèche d’une église, 
aujourd'hui détruite, un globe doré 
figurant la pleine lune et au-dessus 
ua croissant figurant le premier quar- 
tier. — Ces deux villes ont perdu au- 
jourd'hui leur ancienne splendeur, 
mais n'en sont pas moins remar- 

bles, Lesneven par la production 
e chevaux de la plus grande distinc: 
tion, et Landerneau par sa fabrique 
de toiles qui sont fort recherchées. 
— Lesneten (les ann Even), la cour ou 
palais d’Even, roi du Léon. Landerne 
(lann Terne, lann Ternok), territoire 
sous la protection de saint Ternok. 


LANDOURC'HENN, s. L. Femme sale, 
femme de mauvaise vie. 


LANDRE, LANDER, 8. m. Y. Chenêt 
de cheminée ; pl. lañdrecu, lañderieu. 


LANOREA, v. n. Y. Et aussi lañdreat, 
paresser, agir avec lenteur, musarder 
au travail. 


LANDREANT, 8. m. V. Musard, fai- 
néant, endormi, paresseux, lent à faire 
tout. 


LANDREANTIZ, 8. m. Y. Paresse, fai- 
néantise. 


LANDREAT, v. n. Y. Le même que 
landrea. 


LANDREGER, 5. m. La ville de Tré- 
&uier et son territoire. 


LANBRENNER, ad]. Y. VOY. LANDREAAT. 
LANE, s. m. Y. (anc.) Voy. LEKE. 


LANFEAZ, LANFEZ, 8. m. Etoupe 
grossière non travaillée, filasse. 


LANGOUINEK, s. m. Géant de la fable; 
pl. langouineien. 


LANGROEZ, 8. pl. m, Pluriel irrégu- 
lier de lañigroesenn. 


LANGROEZENN, 5. L. Plant d'églan- 
Uer: pl. angrez, masc. 


LANJER, 8. f. Y. Couverture de lit ; 
pl. ieu. 

LANN, LAN, a. m. Territoire. Yor. 
LAN. 


LANN, 8. m. Lande, ajone ou jan, 
arbuste épineux. Le pluriel lannou, 
lanneier et lannegi (lanneg-), de Vannes, 
s'entend des terrainscouverts de landes 
non cultivées ou des terrains incultes. 
Cet arbusteestsouvent cultivéen Basse- 
Bretagne ; deux ou troisans aprèsavoir 
été semé, il fournit un bon fourrage 
pour les chevaux, après avoir été broyé 
dans des auges en pierre. C'est une 
ressource pour les mauvaises années 
de racines fourragères. — A} Lann 
figure parmi les noms de famille. 


LANNEGI (lanneg-i), s. pl. m. Y. Voy. 
le précédent. 


LANNEIER, 8. pl. m. Grande étendue 
de landes noncultivées et venant d’elles- 
mêmes, terres incultes. C’est une sorte 
de pluriel de ann, lande. 


LANNEK, 8. f. Champ de landes 8e- 
mées et cultivées comme fourrage. 
Voy. LANN, lande. 


LANNOK, 8. L. G. En Cornouaille, 
où la finale ok a Ja préférence sur la 
finale ek du Léon, ce mot a le même 
sens que le précédent. Voy. le Diction- 
naire de rimes, à la finale ok. 


LANNOU, s. pl. m. Grande étendue 
de terre couverte de landes non enl 
tivées. C'est un dérivé de lann, lande. 


390 LAO 


TAN AUON, nom de lieu. Lannion, 
e. 


LANO, LANV, a. m. Le flux, la marée 
montante. — E-tro al lano, à la marée 
montante. — Lano so, la mer monte. 


LANS, 8. m. Y. Elan, occasion ou 
temps favorable. — Re lans. lâcher la 
bride à quelqu'un. Kemeret he lans, 
prendre son élan. 


LANSA, v. n. Vomir, parlant d'un 
homme ivre. 


LANSENN, 8. L Jeune arbre droit 
et élancé, et, par extension, homme 
très-grand et efillé. 


LANSER, 8. m. Y. Tiroir d’armoire 
ou d'autre meuble; pl. teu. 


LANU, 8. m. Y. Le flux ou marée 
montante. Lan sou, V., la marée 
monte. Voy. LARHU, plus usité. 


LANV, 8. m. VOy. LANG. 


LANVENN, LAMMENN, 5. f. C. Epi; 
pl. ou. 


+ LAO, 8. pl. m. T. Pluriel de laocenn, 


LAOENN, 8. f. T. Pou, insecte; plu- 
riel irrégulier, lao, masc. 


LAON. YOT, LAVNENN, 


LAONIET, parfois écrit pour loaniet. 
Voy. ce dernier, plus régulier. 


LAOSK, adj. Non tendu, lâche, et, 
par extension, indolent, paresseux, 
négligent, efféminé, poltron. indifré- 
rent. Eunn den laosk, un homme sans 
énergie. 


LAOSKA. Non usité. Yor, LEUSKEL, 
v.a.et n. 


LAOSKAAT, Y. n. Se relâcher, s'en- 
gourdir au moral; p. laosket, laoskeat. 


LAOSKENTEZ, 8. L Indolence, pa- 
resse. Evitez ce mot, et tournez la 
brase par l'adjectif laosk, dont il 
rive. 


LAO 


LAOSKER, v. a. D. Il a le même 
sens que leuskel, v. a. 


LAOT, 8. m. (anc.) Part, portion, 
lot. Ce mot ancien a formé les mots 
lod, lot, en usage aujourd'hui. Laot est 
un nom de famille asses répandu. 


LAOU, s. pl. m. Pluriel irrégulier de 
laouenn, pou. 


LAOUEGEZ (laoueg-es), s. f. Pouil- 
leuse, et aussi jeune fille qui a à peine 
l’âge da discernement. 


LAOUER, adj. et s. m. Pouilleux, et 
aussl jeune garçon qui n'a pas d'expé- 
rience. 


LAOUEN, adject. Content, joyeux. 
Il s'emploie aussi comme adverbe ; 
joyeusement, avec plaisir. En ce der- 
nier sens, on dit aussi ex laouenn en 
quelques lieux. Laouen her grinn, je 
le ferai volontiers. 


LAOUENAAT, Y. a. et n. Rendre ou 
devenir joyeux, réjouir, se réjouir. — 
Laouen, joyeux. 


LAOUENAN, LAOUENANIK, s. m. Roi- 
telet, oiseau qui frétille sans cesse. 
Ces mots dérivent de laouen, adj. 
joyeux. Laouenan figure parmi les 
noma de famille. — Le roitelet, le 
plus petit de nos oiseaux, ne reste 
guère désœuvré; il se nourrit d'in- 
sectes si menus, qu'il n’a pas trop, 
pour satisfaire à ses besoins, de tout 
le temps où le soleil reste sur l'hori- 
zon. S'il a des moments de repos, il 8e 
platt sur les branches flexibles où il 
se balance en chantant. Les paysans 
bretons prétendent entendre dans son 
chant les mots : Dir, dir, pa na dor. 
À la lettre, acier, acier, puisqu'elle 
ne rompt pas, ou, en d'autres termes : 
la branche sur laquelle je suis perché 
est donc d'acier, puisqu'elle ne rompt 
pas sous le poids de mon corps. — 
petit présomptueux ne pèse que dix 
grammes ! 


LAOUENANIK. Le même que le pré- 
cédent. 


LAOUENIDIGEZ (laouenidig-es), 8. L 
Joie. — Laouen, joyeux. 


LAR 


LAOUENN, 8. f. Pou, insecte de 
corps ; pl. laou, masc. 


LAOUENN-DAR, 8. f. Cloporte, in- 
secte; pl. laou-dar, masc. — Laouenn, 
pou, et dar, égoût, platras. 


LAOUENN-PAFALEK, s. L. Morpion, 
insecte. VOy. PAFALEK. 


LAOUER, 8. 1. Auge, pétrin ; pl. iou. 


LAOUERIAD, 5. f. Le contenu ou la 
lénitude d'une ange, d’un pétrin. Eyl 
oueriad dour, une auge pleine d'eau. 


LAOUN, LAON. Voy. LAVRENN. 


-LAOUR, 8. f. C. Bière, cercueil; pl. 
tou. Ce mot paraît être une contraction 
de laouer. 


LAOÛ-VLEIZ, 8. m. Sournois. Ce mot 
est composé de Laou pour Gwilaou, 
Guillaume (nom d'homme), et de biez. 
loup; c'est donc, à la lettre, Guillaume- 
le-loup, sournois comme le loup. Les 
mots Gwilaou, Gioillou, sont des noms 
d'homme que les poëtes donnent par- 
fois au loup. 


LAP, LAB, 8. m. Hangar, appentis 
pour mettre les instruments de labou- 
rage ou de jardinage ; pl. ou. 


LAPA, v. a. Laper, boire comme 
font les chiens. 


LAPADENN, 8. f. Lampée, ce qu'un 
chien boit en une lampée. 


LAPAS, s. m. (anc.) Morceau de vieux 
linge lié d'ordinaire au bout d'un pe- 
tit bâton et destiné à servir au lavage 
de Ja vaisselle. 


LAPIK. VOy. FEUNTEUN-LAPIE. 


+ LAPOUZ, 8. f. Femme de mauvaise 
oi. 


LARD, 8. m. Graisse des hommes et 
des animaux. 


LARD, ad). Gras, charnu, qui a été 
engraissé, en parlant de volailles, de 
bestiaux. Voy. LARDA. Comparatif, lar- 
toc'h; superlatif, larta, 


LAR 391 


LARDA, v. a. Frotter avec de la 
graisse, et aussi engraisser des bes- 
tiaux, des volailles, etc. Ce verbe 
s'emploie aussi, en style familier, au 
sens de battre fort, rosser quelqu'un; 
p. lardet. Me lardo he billih d'eshan, il 
s'en repentira. À la lettre, je lui grais- 
serai sa poële. 


LARDEIN (lard-e-in), v. a. et n. Y. 
Frotter avec de la graisse, engraisser, 
parlant du bétail, des volailles, deve- 
nir gras. 


LARD-KARR, 8. m. Cambouis. — 
gard, graisse, et karr, charrette, voi- 
ure. 


LARD-K0Z, s. m. Cambouis. À la 
lettre, graisse vieille. 


LARDONENN, 8. f. Y. Grosse dondon, 
jeune femme ou fille grasse et dodue. 
— Lard, adj., gras. 


LARO-TEUZ, 8. m. Saindoux. À la 
lettre, graisse fondue. 


LAREIN, v. a. Y. Dire; p. aret, 
LARET, v. a. T. C. Dire; p. laret. 
LARG, LARK, Voy. ce dernier. 


LARGAAT, v. n. Et mieux, dont da 
veza larg, devenir généreux. 


LARGENTEZ (larg-eñtez), s. L Libéra- 
lité, largesse, munificence; pl. lar- 
gentesiou. 


LARHU, 8. m. Y. Mer montante. 
Larhu xou, V., la marée monte. 


ARR LARVIK, 8. m. Liseron, 
plante. 


LARJEEIN (larjee-in) v. a. V. Larder; 
p. larjeet. 


LARET, s. f. Graisse qui découle des 
viandes rôties. 


LARJEZA, v. a. Larder, mettre des 
lardons dans la viande; p. et. 


LARJEZENN, a, f. Lardon, petit 
morceau de lard que l’on introduit 
dans la viande. 


392 LAS 


LARJOUER, s. m. Petit instrument 
qui sert à introduire les lardons dans 
la viande. Voy. les précédents. 


LARK, LARG, adj. Libéral, généreux. 
LARK, aûr. Loin. Compar. larkoc'h. 
LARLAAT. VOyY. LARGAAT. 

LAROUT, v. a. C. Yor, LAYAROUT. 


LART, 8. m. Y. Lard, viande de porc. 
Voy. LARD, 8. m. 


LART, adj. Y. Gras, dodu. Yor. LAR, 
adj., qui est le mot nouveau en Léon. 


LABTAAT, v. a. et n. Rendre ou de- 
venir gras; p. lartaat, larteat. 


LART-LARA, S. M. Y. VOY. LARD-EARS. 
LART-KOC'H, 8. m. Y. Yor, LARD-£02. 
LART-TE, 8. m. Y. VOY. LARD-FEUZ. 
LARVIK, Yor. LARIK. 


LAS, s. m. Lacet, petit cordon; pl. 
lasou (la-sou). Toull-las, le trou dans 
lequel passe le lacet. 


LASA (la-sa), Y. a. Lacer, serrer avec 
un lacet; p. laset (la-set). 


LASENET (la-se-net), ad]. Boutou 
lasenet, souliers à lacets. 


LASOU (la-sou), 8. pl. m. Lacs ou 
lacets pour prendre des oiseaux. 


LAST, s. m. V. Lest pour navires. 


LASTEIN (last-ein), v. a. V. Lester un 
navire; p. lastet. 


LASTEZ, 8. L. sans pluriel; vermine, 
ordures, mauvaises herbes de sar- 
clage. Un vieux manuscrit donne à ce 
mot le sens d'une alliance ou société 
entre gens de mauvaise conduite, ra- 
massis de canailles. 


LASTEZA, v. a. Le Gonidec donne à 
ce verbe le sens de salir; je ne l'ai 
jamais vu employé, non plus que ses 
dérivés lastexet, lastezux, que l'on 
trouve dans le même auteur. 


LAZ 


MASTER, LASTEZUZ, adj. Voy. Lh8- 


LASTA, 8. m. Lest d’un nra, 


LASTRA, v. a. Lester un navire; B. 
lastret. 


LATAR, 8. m. Brotillard, humidité 
du temps. 


LATAR, v. n. Peu vsité. Devenir hu- 
mide, parlant du temps. 


LATARUZ, adj. Humide, parient da 
temps. 


LATON, s. M. Laiton, #1 métallique. 


LAUSK, LOSK (l6sk), adj. Y. T. CG. 
Voy. LAGSE. 


LAUSKEIN, LOSKEIN (lôsk-s-in), v. a. 
Y. Lâcher; p. lausket, losket. 


LAUT, 8. m. (anc.) Yor. LAGT. 


LAVAC'H, 6. pl. m. C. Pluriel de 
lavac'henn. 


LAVAC'HENN, s. f. C. Judelle, oisean ; 
pl. lavac'h, masc. 


LAVAR, s. m. Dire, dit, parole, pro- 
verbe ; pl. tou. 


LAVARET, v. a. Dire; p. lararet, 
LAVAROUT, v. a. C. Dire ; p. lavaret. 


LAVNENN, 8. f. Lame de métal ; on 
dit aussi Laon, laoun, lammenn. 


LAVREGA, LAVREGEIN, v. a. Y. Calot- 
ter, mettre la culotte à quelqu'an ; p. 
lavreget. VOy. LAVREL. 


LAVREGEIN (latreg-c-in). Voy. le pré- 
dent. 


LAVREGOK, s. m. Qui a l’esprit lourd. 


LAVREK, s. m. Y. Culotte; pl. lavre- 
geu (lavreg-eu). 


LAVREK, 8. m. Fourche de la char- 
rue. 


LM. 8. m. Perche en général, latte 
de la charrue, gaule de la ligne des 
pêcheurs. Voy. LAZETA. 


LEA 


LAZA, v. a. Tuer, et par extension, 
éteindre ou étouffer, parlant du feu, 
de la chandelle; p. laset. Laza eunn 
den, tuer un individu. Lazsa ann tan, 
ard ar goulou, éteindre le feu, la 
chandelle. 


LAZAR. C'estun nom propre qui se 
joint à l'adjectif paour pour dire très- 
pauvre : paour lasar. À la lettre, 
pauvre (comme) Lazare. 


LAZ-ARAR, s. m. Gaule de la charrue, 
— Las, gaule, et arar, charrue. 


LAZER, 8. m. Assassin ; pl. ten. 


LAZETA, v. n.(anc.) Pêcher à la ligne. 
Voy. LM. 


LAZDUT, verbe impersonnel. Impor- 
ter, être important. Pe las ! qu'im- 
porte! Pe las d'in-me ! que m'importe! 


LAZR, s. m. (anc.) Voleur. Yor. LAER. 


LAZREZ, v. a. (anc.) Voler, faire des 
larcins. Yor. LAEREZ. 


LAZRONSI, s. L. (anc.) Vol, larcin. 
Voy. LAERONSI. 


LE, 8. m. Serment ; pl. leou. 


LE (14), s. m. Y. Veau; pl. leieu 
(lé-ieu). Voy. LEUE. 


LEAC'H, s. m. Lieu, endroit, côté, 
place ; pl leac'hiou, lec'hiou, Penn- 
leac'h, chef-lieu. En quelques cantons 
de Vannes, on dit karc’h. 


LEAC’H, 8. m. Y. Lait. Yor. LEU. 


LEAC'H, 8. m. Nouure, rachitisme 
noué, maladies des reins. 


LEAO’H, 8. m. (anc.) Sorte de dolmen, 
monument druidique, Vo. le mot 
breton DSLMEN. 


LEAC’H-SIDUL, s. m. Abri. — Leac'h, 
lieu, et roul, calme. 


LEAOHEIN (leac'h-e-in), v. a. V. Al- 
lalter s p. beac'het. — Leac'h, 8. m. Y. 
L. 


LEACD’HEK, adj. Y. Laiteux. — Leac’h, 
B, m, Y. Lait, 









LEA 393 


LEAC'HEN, 8. f. V. Laite, laitance, 
semence des poissons mâles. : 


LEAC'HOUR, s. m. Y. Marchand de 
lait. Lad Leac'h, Y., lait, 


 LEAD, 8. m. (anc.) Le même que 
lean. 


LEAL, adj. Loyal, sincère, fidèle, 
légal, intègre, juste. 


LEAL, et aussi E-LEAL, adv. Loyale 
ment, fidèlement. Ce mot et le précé- 
dent dérivent de Le, serment. 


LEALDED, s. (S Equité, droiture, 
loyauté. Voy. LEA 


LEAN, 8. m. (anc.) Ce mot paraît 
avoir eu le sens de ermite, religieux, 
ainsi qu'on le voit dans le substantif 
leandi [tan et ti, maison), monastère. 
Lean dérive probablement du substan- 
tif ancien len. célibataire, ou peut-être 
aussi de le, serment. Le substantif 
féminin leanez, qui vient de lean, est 
usité partout avec la signification de 
religieuse. 


LEANDI, 8. m. Couvent, monastère : 
pl. leandiou. Bien que ce mot soit 
composé de Lean, ermite, religieux, et 
de fi, maison, on ne l’emploie cepen- 
dant que pour désigner un couvent de 
femmes, Voy. KeUENT qui est plus 
usit e 


LEANEK, 8. m. Y. Lieu, poisson ; pl. 
leaneget. 


LEANEZ, 8. f. Religieuse, femme qui 
fait partie dune communauté; pl. 
Leanezed. Ce substantif dérive de lenes 
(anc.), fille qui garde le célibat et ne 
veut passe marier. Dans les campagnes, 
on appelle leanez-ann-ti (religieuse de 
la maison), celle des jeunes filles de 
la ferme qui fait le catéchisme à ses 
frères et sœurs, et qui, le soir, à la 
veillée, fait de pieuses lectures à la 
famille. 


LEANEZ-ANN-TI. Yor. le précédent. 


LEANEL-AR-C'HALM, 8. f. Y. Gens 
ite. lann Nez, religieuse, e 
karm, 8. m., Carme, religieux. 


50 


894 LEC 


LEAMEZ-SANT-BENEAB, s. L Béné- 
dictine, religieuse. À la lettre, reli- 
gieuse de Saint-Benoît. 


LEANEZ-SARTEZ-TEREZA, 8. f. Car- 
mélite, religiguse. À la lettre, reli- 
gieuse de Sainte-Thérèse. 


LEARC'H. Voy. LEAC'H, lieu. 
LEAT, v. a. (anc.) Lécher. 
LEM, 8. 1. Lait. 

LEAZEN, 8. L. Laïteron, plante. 


LEAZ-GAVR, 5. m. Chèvre-feuille, 
plante. À la lettre, lait ds chèvre. 


LEAZ-GLAZ, 8. m. Pptit-lait, — Legs, 
lait, et glas, vert. 


LEAZ-LUSEN (lu-sen), 8. m. Le pre- 
mise lait d'une vache qui vient de 
véler. 


LEAZ-RIBSD, 8. m. Partie aqueuse 
qui reste d le lait est formé en 
beurre.— Leaz. lait, et ribod, baratte 
pour faire le beurre. 


LEAZ-THGLE, 8, m. Laiteron, plante. 
Voy. LEZEGEL. 


LEAZ-TAO, 8. m. Lait tourné, caille- 
botte. — Leas, lait, et tro, adj., tourné 
par la présure, parlant du lait. 


LECH (léch), s. m. Sternum, brechet. 
Le Gonidec écrit aussi leich; mais 
c'est une orthographe  vicieuse de 
Vannes, car on doit prononcer léch. 


LEON, s.m. V.T.C. Lieu, endroit, 
place ; pl. lec'hieu, en Vannes ; lec'hiou, 
en Cornouaille ; lec'h, en Tréguier. 


LEC’H, s. m. Y. T. C. Rachitis, ma- 
ladie. 


LEC’H, LAC'H, s. m. D. Grosse pierre 
plate et élevée de terre, sous laquelle 
on peut se mettre à l'abri. (Le P.) 


LEC'H-LEC'H! interjection. Gare! 
faites placel 


| LECHA, Voy. LICHA. 


LRR 


LEO'H-0HO6E, s.m.V. Abri. — Lart, 
lieu, et choul, calme, V. oo 


A/T RED, s.m. Laise ou largeur d’une 


LEO'HEIN (lec'h-0-in) , t. a. (me) 


LEC'HENENN x. L Y. des 
animaux, eng de 


LEC’HIA, v. a. Non gg, Ce 
qui dérive de lec'h. lidu, place, « d 
BO placer, mettre. Lakaat a pya 


LEC'HID, 8. m. Limon, sédiment, 
terre boueuse. | 


LEC'HIDEK, adj. Limonenx, 
limon par Sim on MU + 


LEC'HUE, ady. Y. Ea hant. On dit 
aussi lue. 


LED, s. m. Largeur. On dit quasi ist. 
LEDA, v. a. C. Klargir; p. lade. 


LEDAN, adj. Large, spacieux. Cet 
adjectif figure parmi les noms de f- 
mille et on le prononce alors comme 
en français le mot Lédant. 


LEDANAAT, Y. a. et n. Rendre ou 


devenir plus large, élargir, s’élargir; 
p. ledaneat, ledaneet. pores 


LEDANDER, 8. m. Evitez ce mot. 
Largeur. 


LEDEIN (led-e-in), Y. a. Y. Etendre; 
p. ledet. — Led, largeur. 


LE-DOUET, s. m. Serment avec jure- 
ment, blas hème. — Le, serment, et 
touet, participe de iout, jurer. 

LEEN, adj. V. Plein. Voy. leun. 


LEENN, 5. f. C. Couverture de lit, en 
laine; pl. ou. On dit aussi lenn. 


LEERN. VOY. LERN. 
LEF, 8. m, (anc.) Cri plafntif, Yar. 
LENY. 


LET 


LEFFNEX, 8. m. (anc.) Lieu, poisson 
de mer. Yor, LEVREL, 


à | 840. LAEZ, s. 17 Legs par tesia- 
ment. 


LÉGABI, LARA, v. a. Légner pir tes- 
fament. 


LEGESTR (leg-estr), s. m. Homarü, 
crustacé marin; pl. ed. — À l'ile 
6 Batz on appelle legestr ann douar 
bras, les Mabitants de la terre-ferme. 
À la lettre, homard de la grande terre. 
On les appelle aussi # lann. À la 
lettre, homard de landé, du pays où 
croissent les landes. Ces dénominations 
pilaisatites ét ironiques doivent avoir 
été imaginées par les poëtes du pays, 
en manière de consolation. Yor. LUS- 
TRAUGENN. 


LENUINE, s. m. V. Joie. Voy. LEVENEZ. 
Dn dit aussi lehuene. 


. LEICH, LECH. Voy. ce dernier, 8. m. 
Sternum. 


LEIC'H (le-ic’h), adj. Y. Plein, et aussi 
humide, parlant da linge. Leic’h enn 
tok, Y., plein le chapeau. Yor. LEIZ. 


LEIG'NEIN (de-ic'h-e-in), Y. à Y. 
Eumectèr ; p. leic’het. 


LEIEN (le-ien), 8. f. Grosse toile, 
serpillière, canevas. 


LEIGN (le-ign), 8. m. Y. Diné, 


LEIGNEIN (le-ign-e-in), v. n. Diuer ; 
p. leignet. 


LEIN (le-in), 8. m. Dingé, repas vers 
le milieu du jour. Un vieux manuscrit 
dé 1700 environ, dit que lein, en Léon, 
est le repas du matin avant d'aller à 
l'ouvrage, et merenn, le repas de midi. 
Merenn vihan, d'après cet ouvrage, 
est le goûté entre midi et le soupé. 
Dibri merenn vihan, faire le goûté ou 
collation. Je ne connais à lein que le 
sens de repas vers le milieu du jour, 
ainsi que cela se pratique chez les 
campagnards et les ouvriers. 


LEIN (le-in), 8. m. Sommet, faîte. 


LEIN, LEUN (le-in), adj. VOÿ. LEUR, 
lus usité. A 


LEN 308 
- LEINA (lg-ina), +. n..Faire D diré, 
diner ; p. leinet. Voy. LEIN, dîné. 


LEIN-GULE (loin), s. mi. Y. Ciel-de- 
lit. — Lein, sommet, et gule, Y. lit. 


LEIZ (le-is), adj. Plein, humide, 
moité, parlant du linge, des vêtements. 
Ce mot n’a ni comparatif ni superlatif. 
Voyez à mon Nouveau Dichonnaire 
français-breton 1869, au mot PLus, 
comment on les remplace. 


LEIZA (le-isa), v. a. Hamecter ; p. et. 


LEIZDED, LEIZDER (le-ixded), 8. m. 
Humidité du linge, des vêtements. 
Evitez ce mot. 


LEMEL, v. a. V. T. C. Oter, enlever, 
supprimer ; B. lamet. XS) que deu 
que le participe, ce verbe se conjugue 
comme si paguar était lamout on 


LEMM, 8. m. Tranchant d'un cou- 
teau, d’an outil. 


LEMM, ad] Coupant, algu 9 pi- 
L parlant du vent; pointu, per- 
cant, parlant de la vue. Sell-lemm, 
regard Her. Ann tach a s0 bek lemm, 
le clou est pointu. A la lettre, le clou 
est pointe aiguë. 


LEMMA, v. a. Affiler ou réparer un 
outil, piquer ou repiquer une meule 
de moulin; p. lemmet. 


LEN, LEENN, 8. L. C. Couverture de 


lit en laine. 


LEN. 8. m. (anc.) Célibataire, hom- 
me qui ne se marie pas ou renonce au 
mariage ; pl. lened. Voy. LENES, 


LENAD, LENAT, 8. pl. m. Y. Pluriel 
de lenadenn. 


LENADENN, LENARDENN, s. f. Y. Un 
plant d’ortie; pl. lengd, lenat, masc., 
des plants d'ortie, de l'ortie. 

LENARDENN, 8. L Y. VOY. LENADENN. 

LENAT, Y. VOy. LENAD. 


LENE, s. mi. (a@nc.) Année. Yoy. 
EVLENE, WAMENE. En Vannes, lane. 


396 LEN 


LENED, 8. n. T. Jeûne des Quatre- 
Temps. 


LENES, 8. f. (anc.) Fille qui garde le 
célibat et ne veut pas se marier. Voy. 
REI, 


LENET, 8. m. T. Le même que lened. 
LENEZ, 8. L. VOY. LENES. 
LENKERENN. VOy. LENKERNENN. 


LENKERNENN, 5. f. Ver solitaire, 
ténia. On écrit aussi linkernenn. 


LENLR, adj. (anc.) Glissant. 
LENKRAFF, v. n. (anc.) Glisser. 


LENN, 8. f. Etang, mare, écluse: 
pl. ou. On dit aussi Jenn-dour, pour 
éviter toute amphibologie. Ces mots 
se disent, au figuré, de tout amas 
d'eau grand ou petit, de sorte qu'on 
le dit de la mer comme de l’eau ren- 
fermée dans les écailles d'huitres ou 
autres coquillages. Yor. LENNA (anc.) 


LENN, v. a. et n. Lire; p. lennet. 
Lenn enn eul leur, lire un livre. À la 
lettre, lire dans un livre. 


LENN, LEENN, LEN, 8. f. G. Couver- 
ture de lit en laine; pl. ou. 


LENNA, v. n. Lenna a ra ann dour, 
l'eau se forme en mare. — Lenn, étang, 
mare. 


LENNAD, s. L La plénitude d'un 


étang. — Lenn, étang. 


LENN-DOUR. YOT, LENN, étang, mare, 
écluse. 


LENNEIN (lenn-e-in), v. a. et n. Y. 
Lire; p. lennet, 


LENNEK, adj. Peu usité. Qui a beau- 
coup lu, instruit. 


LENNER, 8. m. Lecteur; pl. ten. 


LENNQUR, s. m. Y. Lecteur; pl. 
lennerion. - 


LENN-VOR, 8. L. Baie ou anse mari- 
time. — Lenn, étang, et mor, mer. 


LEO 
LENO, 8. tm. (anc.) Yor. LEH, 


LENT, adj. Indifférent, difficile à 
émouvoir, froid de caractère, mou au 
moral, timide. Get adjectif s'emploie 
aussi adverbialement : Es leni, war he 
lent, timidement, avec indiférence. 
mollement. Mont a ra war he lent, 
va mollement. 


LENTAAT, v. n. Se relâcher, être 
mou au moral; p. leñteet, leñteat. 


LENTEGEZ (leñteg-ex), 8. f. Gravité 
du maintien, sérieux, s. m. 


LENTIGOU (leñtig-ou),s. pl. m. Façons, 
cérémonies. — Ober leñtigou, faire la 
bégaeule, faire des timidités enfan- 
tines. Yor, LENT. 

LENTIK, s. m. Tache de rousseur; 
pl. leñtigou. 


LENV, 8. m. Plainte, gémissement, 
cri des petits enfants; pl. ou. 


LENVA, v. n. Gémir, crier comme 
les petits enfants ; p. ef. 


LENVEK, LEONVEK, LEONEK, 8. m.C. 
Lieu, poisson de mer; pl. lenveged, 
leoneged. 


LED, 8. L Et aussi lev, lieue, mesure 
itinéraire valant quatre kilomètres; 
pl. leoiou, leviou.— Mont el leo adarre, 
se remettre en route. 


LEOGET (leog-et)}, 8. pl. m. Y. YOT, 
LEUK. 


LEOK, s. m. V. Petit ver des grèves 
de la mer, bon pour ia pêche à la ligne; 
pl. leoget. 


LEDN, s. m. Lion, animal; pl. ed. 
On dit aussi leoun. 


LEON, 8. m. Nom donné à une partie 
de la Basse-Bretagoe. Voyes en tête de 
mon Dictionnaire français-breton 1869, 
la délimitation des dialectes de la 
Basse-Bretagne. 


LEON, 8. m. Voy. LERY, qui est plus 
usité. 


LER 


LEONAO, LEONARD, 5. m. Habitant 
du diocèse du Léon, partie de la Bre- 
tagne. Voy. K6F-100. 


LEONADEZ, LEONARDEZ, 8. f. C’est 
le féminin du précédent. 


LEONARD, LEONARDEZ. Voy. les deux 
mots précédents. 


LEONEK, s. m. Le même que keñivek. 


LEONEZ, 8. f, Lionne; 
Leon, lion. 


LEONIADA, v. n. 86 mettre en route. 
— Hag hen da leoniada adarre, il se 
remit en route. Vog. LES, 8. f. 


LEONVEK, 8. m. Le même que lennek. 


LEOR, LEYR, 8. m. Livre de lecture, 
volume; pl. Leoriou, tou. 


LEORIK-PAPER, 8. m. Cahier de pa- 
pier. A la lettre, petit livre de papier. 
— Leor, livre de lecture. 


LEOUDD, LOUDD, 8. m. (anc.) Yar. 
LEUDO. 


LEOUN, LEON, 8. m. Lion, animal; 
pl. ed. 


LED-VARN, 8. L. Banlieue. — Leo, 
lieue, mesure itinéraire, et barn, ju- 
ridietion. À la lettre, lieue de juridic- 
tion. 


pl. ed. — 


LER, 8. m. Cuir, peau d'animal nour 
faire des chaussures; sans pluriel. — 
Langues orientales, lear. 


LER (lér), 8. f. Y. Aire à battre le blé, 
place publique. Voy. LEUR pour l’em- 
ploi. 


LER (lér), s. m. V. Larron, voleur; 
pl. on. Voy. LAER. 


LERC’H, 8. m. Trace, suite. — War- 
lerc'h, après, à la suite ; war he lerc'h, 
à sa suite, après lui. 


LEREIER, 8. pl. m. Un des pluriels de 
loer, bas, chaussure. Il ne s'emploie 
pas indifféremment avec l'autre pluriel 

ou. VOy. BOTEZ. 


LEREIN (lér-e-in), v. a. Y. Dérober, 
voler; p. leret. 


LES 397 
LEREK, adj. Coriace. HL dérive de ler, 
cuir. 


LERENN. s. L. Courroie, rêne de 
cheval, ventrière du cheval attelé ou 
sellé. — Ler, cuir; pl. lerennou. 


LERENN, s. f. Y. Courroie en général, 
grosse lanière de cuir pour attacher 
es chevaux à l'écurie; pl. lerenneu. — 
Ler, cuir. 


LERENN-STLEUK, 8. f. Ktrivière; 
pl. lerennou-stleuk.— Lerenn, courroie, 
et stleuk, tire-pied de cordonnier, 
étrier. 


LERH (anc.) On pense qu'on appe- 
lait ainsi les tombeaux des guerriers 
célèbres. Ils étaient formésd'une pierre 
plate un peu élevée au-dessus du 80]. 


LERN, 8. pl. m° Pluriel de louarn, 
renard. 


LERO, LEZRO, 8. pl. n. T. Pluriel de 
toer, bas. Yor. LEROU. 


LEROU, s. pi. m. Un des pluriels de 
loer, chaussure appelée bas. Voy. 
BOTEZ. 


LES, LEZ, 8.m. Cour d'un souverain. 
Voy. LEZ. 


LES, LESS, prép. Proche, auprès de. 
— Les ann aot, près du rivage. Cette 
préposition sert à former quelques 
mots composés. Voy. ci-dessous. En 
Vannes, Hs. 


LES-HANO, LES-HANV, s. m. Sobri- 
quet, surnom. — Les, lex, proche, et 
hanù, nom. 


LES-HANV. Voy. le précédent. 


LES -HANVEL, v. a. Surnommer, 
donner un surnom ; p. les-hanvet. Voy. 
LES-HANS. 


LES-HENVEL, Le même que les-han- 
vel. 


LESKI, v. a. Brûler; p. losket. Ce 
verbe se conjugue sur l'ancien infinitif 
EI, 


LESKIDIK, adj. Brülant, caustique. 


lann Leski, L 


K LET 
LESUIFF, Y. à. (an0.) Bräler. 
LESNEVEN, 8. m. Nom de lieu. Yor. 
LANDENKE. 


LESPOCH. VOy. LEYR, 
LESPBS, ad]. Déhanché. 
LESPOZ; ad). Lo même que lerpors. 


LES-TAD, 8. m. Beau-père ou plutôt 
éecond mari de la mère. Les, proche, 
ét tad, père. 


LESTR, 8. m. Navire ; pl. listri. 


LESTR, s. m. Là plénitude d'un 
pavire, plein on navire. — Lestr 
navire. 


LESTR-VOR, 8. m. Navire qui fait des 
voyages sur mer. — Lestr, navire, et 
mor, mer. 


LES-VAMM, d. f. Seconde femme du 
père. — Les, proche, et mammi, mère. 

LES-VAP, 8. mi. Fils d'ua premiéf lit 
de l’un des époux. — Les, proche, et 
map, fils. 


LES-VARN, s. m. Palais de justice. 
— Les, cour, et barn, jugement. 


LES-VERC'H, s. f. Fille du premier 
lit de l’un des époux, fille par alliance 
avec son père ou sa mère. — Les, 
proche, et merc'h, fille. 


LET, 8. m. Y. Le même que led, 
largeur. 


LETANIEU, 8. pl. m. Y. Litanies. 

LETERN, 8. m. Lanterne ; pl. ou. 

LETON, 8: m. Gazon. Douar leton, 
se dit des terres laissées momentané- 
ment en friche ou herbe. 

LETONENN, 5. f. Pelouse de gazon. 


LETON, v. n. Se couvrir d'herbe. 
VOy. LETON, 


LETOUN, 8. m. Yar, LETON. 
LETRIN, s. m. Lutrin. 


LEU (leu), à. L 17. 
itinéraire ; pl. Mes: 


LEU (le-«), 8. pl. ni. Pias) Ge Lnn, 


V., pou. 
LEUD'AF, v. n. Lüiré. Yn. Lra 


LEÜD, s. rh. ét aû]. (ànc.) Éxeit 
de charges, et aussi Fee + Ar St 
libre où l'on pouvait se réfugier sans 
crainte d’être poursuivi, héritage, 
lot. Yor. LESUBS, LLEUD. 


LÊVE (leu-9, s. m. Vest, aninial, 
et par extension, niaïs, benét, 
cie ; pl. leucou (léu-cbu). 


LEUEGENN (leu-eg-enn), 8. m. Ki 
aussi lugenn, pent de veau. — Dug, 
veau, et kenn (anc.), peau, Cuir. 


_ LEUEK (le-uek), adj. Y. Couvert de 
poux. — Leu (le-u), V., des poux, 


LEUEN (leuen), adj. Y. Joÿeux, gai. 
Voy. LAOUEN, adj. 


LEUERE (le-wens}, 8. L Y. Joie. Voy. 
LEHUINE. 


LEUENN (le-uenn), 8. L. Y. Pou, in- 
secte ; pl. leu (le-u), masc. 


LEUE-VOR, 8. m. Veau marin. — 
Leue, veau, et mor, mer. 


LEUN, adj. Plein. On dit moins lin. 
Leun a sour, plein d’eau. 


LEUNDER, s. m. Plénifode. Eie 
ce mot. 


LEUNIA, v. a. C. Et mieux, barda 
beteg ar barr, remplir. Kargit ar var- 
rikenn beleg ar barr, remplissez la 
barrique. — Lenn, ad)., plein. 


LEUR, 8. f. Aire, surface unie qui 
sert à battre le blé, tablier d’un pont, 
sol d’une maison, place publique. En 
ce dernier sens, on dit plutôt béur- 
gear. Voy. ce mot. 


LEV 
LEUS, s. m. Y. Çoreusil, bière. 


LEURO'HE, 8. L Y. Place de village. 
Voy. LEURTRER. 


LEUREN, Douar leuren, C. Sous-s0!, 
ea au-dessous de la terre labou- 
€. 


LEUR-GARR, a. f. Le fond d’une 
charretie. — Leur, 80), et karr, Char- 
rette. 


LEUR-GEAR, 8. L (Prononcezs gear 
comme en français gué-ar.) Place pu- 
bHque de ville. Ce substantif composé 

, aire, place, et de kear, ville, 
ne prend jamais l'article. War leur- 
gear, sur la pluce publique. 


LEUR-GER (Prononcez ger comme en 
français guère), s. f. Y. T. C. Place pu- 
blique de ville. — Leur, aire, sur- 
face unie, et ber. ville, l s'emploie 
comme le précédent et ne prend pas 
d'article. Ar leur-ger, V., sur la place 
publique. 


LOR, va. (anc.) Envoyer, députer. 
Yoy. DILEURI. 


LEUR, v. a. (anc.) Tromper, isurrer. 


LEURIAD, s. L. La quantité de gerbes 
de blé que l'on peut étendre sur l'aire 
d'une ferme pour disposer le battage 
au fléau, peu employé aujourd'hui. — 
Leur, s. L, aire à battre le blé. 


LEUS-Z!, 8, f. Sol naturel et aussi 
plancher du rez-de-chaussée d’une 
InaisOn. lans Leur, 8. fs sel, et hR, 
maison. 

LEUSKEL, v. a. Lâcher'; p. laosket. 
Ainsi que l'indique ce participe, ce 


verbe leuskel se conjugue sur l'ancien 
infaitif laor ka, On dit aussi leuskeul. 


LEUSKEUL, v. a. VOy. LEUSKEL. 


LEUVENNEK, 8. m. G. Lieu, poisson. 
On dit aussi Leñvek. "T 


LEV, LEO, a. f. Voy. ce dernier. 
LEN, LENY, s. m. Yoy. 06 dernier. 
LEVE, 8. m. Rente, revenu ; 


sans 
pluriel. Eunn tann leve, se dif d'apa. 


LEVY 359 


petite propriété rumle, comme un 
champ, per exemple. A la lettre, un 
morceau de rente. Kant skoed leve, 
cent éous de rome. Saga leve oc'h evan 
den, assigner une rente à quelqu'un. 
À la leitre, attacher une rente cantre 
quelqu'un. 


LEVEA, v. n. Pas usité. Assigner une 
rente. Voy. LEVE. 

LEVENE, s. L C. Joie, 

LEVENEZ, 8. L Joie, gaité. 


LEVEZON, LEVEXOUN, 5. f, T. Autor 
rité, empire, ascendant, 


LEVEZOUN. Voy. LEVEZON. 

LEVIA, LEVIAT, Y.H. et a. Gouverner 
un navire, godiller ou faire avancer et. 
diriger un bateau avec ua seul aviron 
à l’arrière. Anciennement il a dû signi- 
Dar commander, gouverner un navire. 

LEMIAT. Yor, LE, 


LEVIER, 8. m. Pilote; pl. (œn. 
LEVIK, s. L. Detite liege. Diminntif 


de lec, lea, lloue, 


LEVNEXK, 8. m. Liou, poissa | ; 
pl. levneged (leuneg-ed). ofssqn de.rner 


LEVR, LEUR, s. m. Livre de lecture, 
volume; pl. levriou, leprsou, 


LEVRAN, 8. m. Lévrier; pl. levrini. 


LEVRANEZ, 8. f. Levrette, femelle du 
lévrier; pl. ed. 


LEVR-OOURN, 5, m. Manuscrit, — 
Levr, livre, et dourn, main. 


LEVREK, 8. m. Ange, poisson de mers 
pl. levreged (levreg-ed). 


LEVRER, s. m,. Y. Lévrier, chien; pl. 
levrerion. 

LEVAMS, s. m. Chalumean de la cor- 
newuse ou du biniou. Yar, HIRU, 

LEVAINI, pluriel irrégulier de levran, 
lévrier, 


400 LEZ 


LEVR-SKRID, s. m. Manuscrit. — 
Levr, livre, et skrid, 8. m., écrit. 


LEW, s. m. (anc.) Lieue. Yor. LEO. 


LEZ, 8. f. Hanche, partie du corps; 
luriel duel, ann diou lex. À la lettre, 
es deux hanches. 


LEZ, LES, 8. m. Cour du roi, cour 
de justice, assiduités près des femmes. 
— Deui ounn da dber ho lez, je suis 
venu pour vous faire la cour. À la 
lettre, je suis venu pour faire votre 
cour. Cette locution est plus juste que 
la locution française. 


LEZ, s. m. T. CG. Lait. Yor. LEM. 


LEZ, LES, prénosition. Proche, près 
de. — Les kear, près de la ville. 
Cette préposition entre dans la compo- 
sition de plusieurs substantifs, comme 
les-tad. À la lettre, proche père, pour 
dire second mari de la mère. Les- 
hano, sobriquet, surnom. A la lettre, 
proché nom. Après les, les, il y a 
quelques lettres fortes qui s'adoucis- 
sent, 


LEZ, 8. m. Bord, lisière. — War lex 
ar mor, sur le bord de la mer. 


LEIA, v. a. ÀAllaiter, parlant des 
eunes animaux ; p. leset. — Legs, les, 
ait. 


LEZAEREZ, 8. f. Laitière, marchande 
de lait. — Lez, lait, T. C. 


LEZEGEN (lexeg-en), s. L Laîtue, 
plante. 


LEZEGEZ (lexeg-ez), 8. f. Herbe au 
lait, laiteron. — Leaz, lez, lait. 


LEZEK, adj. Laiteux. — Leaz, lez, 
lait. 

LEZEL, v. a. Laisser, abandonner, 
négliger ; p. leset. Ge verbe se conjugue 
comme si l'infinitif était les: ou lezsa. 

LEZEN, 8. f. Laité ou laitance des 
poissons mâles. On dit aussi lesen-besk. 
— Lezen, laitance, et pesk, poisson. 


LEZEN-BESK, 8. L. Yor, le précédent. 


LEZ 


LEZENN, s.f. Loi, maxime, limite 
frontière, lisière da ‘drap s pl. où. ° 


LEZENNI, v. a. Fixer des bornes, des 
limites ; p. lesennes. 


LEZENNOUR, 8. m. Y. Législateur; 
pl. lesennerion. Yor, LEZENN. 


LEZER, Y. a. Ce verbe s'emploie en 
elques lieux à la place de lexel, mais 
l’infinitif seulement. 


LEZEREN, LEZIREK, adj. Paresseux, 
fainéant. Le mot lexerek est un nom de 
famille assez connu. Voy. LEZIRES, qui 
est plus usité. 


. LEZEU, 8. pl. m. Y. C'est le pluriel 
irrégulier de leseuenn. 


LEZEUEIN Van c. , Y. n. V. Her- 
boriser, cueillir des herbes médici- 
pales et potagères; p. leseuet. YOT, 
LEZEU. 


| LEZEUENN, 8. L V. Légume, herbe 
médicinale et potagère; pluriel irré- 
gulier, lezeu, masculin. 


LEZ-GAOUR, s. m. T. La fleur du 
chèvre-feullle. — Lez, lait, et gaour, 
chèvre. 


LEZ-KOUKOU, s.m.T. Chèvre-feuille, 
plante. À la lettre, lait de coucou. Je 
ne comprends pas Ce nom. 


LEZI, v. a. Non usité. Voy. LEZEL. 


LEZIREGEZ (lezireg-ez), 8. L. Paresse, 
fainéantise, nonchalance, négligence. 


LEZIREK, adj. Paresseux, fainéant, 
indolent. 


LEZIREKAAT, v. n. Paresser, devenir 
paresseux. 


LEZOU, adj. Négligent, paresseux. 
Ce mot est parfois employé à la place 
de lezourek. 


LEZOU, 8. pl. m. C. Glas des morts. 
— Rent lezou, C., sonner les glas. 


LEZOUREK, LEZIREK, adj. Yor, ce 
deraier, 


LIR 


LIAC'H, &. m. nc.) Sorte de dolmen, 
monument druidique. Ce mot paraît 
être le même que les mots anciens 
leac’h, lec’h, lleud. 


LIANER, s. m. Limiter, gros chien 
de -ekasse ; pl. ien. 


LIAMM, s. m. Lien, lacet, cordon ; 
pl. ou, 


LIAMMA, v. a. Lier, attacher ; p. et. 
LIAN, a. m. G. Toile. Yor. LIEN. 


LIANA, Y. 6. G. Ensevelir, envelop- 
per un mort dans un linceul; p. et. 
Voy. LIENA. — Han, C., toïte: 


LIANEIN {(lfan-e-in), v. a. Y. Ense- 
velir un mort; p. lianet. 


LIANENN, 8. L C. Linceul; pl. ou. 


LIARDOU. Ziardou ar paour, menue 
monnaie que le parrain donne aux 
pauvres en sortant de l'église. 


LIASENN (la-senn), s. L Sac on 
blague à tabac des fumeurs, pl. ou. 


LIASENRAD (lia-sennad), a. f. Une 
blague pleine ou remplie de tabac à 
fumer. Eul liasennad butnn, 


LIBELL, 8. L Exploit d'huissier; pl. 
Ou. 


LIBIS, s. m. Y. Noir de fumée dé- 
trempé. 


LIBISTR, 8. m. C. Boue, humidité, 
crotte. 


LIBISTRENN, 8. L C. Voy. le précé- 
dent. 


LIBISTRENNEK , adj. C. Qui est 
crotté, parlant des personnes. 


LIBONIK. VOy. LIMONIK. 


LIBOUDENN, 8. f. Fille ou femme 
coquette en mauvaise part. 


LIBOUR, 8. m. C. Merlan ; pl. ed. 


LISOURO'HENN, s. f. Souillon, soit 
homme, soit femme. 


LIF K Ñ 


LISOUS, s. m. Y. Nois de finn 461 
terme injurieux à une femme, 


LICH, adj. 0. Yer. LICHET. 


LICHA, LEOHA, v. a. Garnîr de ntor: 
œaux de liége les filets des pôcheurs. 


LIGHER, s. m. Friand, lèche-plat. 


LIO'HER, 8. m. Y. Lettre, missive ; 
pl. eu. On dit aussi lier (her). 


LIOHET, LION, adj. C. Bowtou lichet 
boutou lich, des sabofs ouvrigés et à 
talons élevés. 


LICHOU, 8. m. T. Lessive. Voÿ. 
USU, — Lichou figure parmi les 
noms de famille. Ober lichou, faire ld 
essive. 


LIR, LIT, 8. m. Solennité, cérémQ- 
aie, religieuse ou non, caresse, bon 
accueil, bonne chère; pl. lidou. Ober 
lid da, faire fête à uelqu'un, le bien 
recevoir. Ober hd d'he gi, caresser son 
chien. 


LID, adj. Solennel. 


LIDA, v. a. Célébrer une fête, obser- 
ver les fêtes ; 0.61. 


LIDOUR, adj. Ga. mot, dépivé de kid, 
caresse, bon accueil, signifie au pro- 
pre faiseur de caresses : il ne s'em- 
ploie qu'en mauvaise. part : genou lr 
dour, flatteur, bouche à caresses, 
cajoleur. 


LIDOURAT, v. a. Cajoler, flatter ; p. 
hidouret. 


LIEN, 8. m, Toile. 


LIENA; v. a. Knsovelir un mort; 
p. et. 


LIENACKN, s. m. Tous les objets en 
linge d'un ménage. C'est un substantif 
collectif qui, comme keuneud et autres, 
ne s'emploie qu’au pluñel. 41 lenad 
xe n'int Kat stank, il n’y a pas beau- 
coup de linge. 


LIENEIN (lion-e-in), v. a. Y. Enseve- 
Ur un mort. 


bL 


402 LIF 


LIENENN, 8. f. Partie en toile du 
maillot d’un petit enfant, enveloppe 
de toile, morceau de toile. 


LIENENN-DAOL, s. f. Nappe, ser- 
viette. — Lienenn, morceau de linge, 
et taol, table. 


LIENENN-GIK (prononcez gik comme 
en français gui-que), s. L. Membrane. 
— Lienenn, enveloppe, et kk, chair. 


LIEN-ROUEZ, 8. m. Canevas. À la 
lettre, toile claire. 


LIER, LIO'HER (li-er), s. m. Y. Lettre, 
missive ; pl. liereu. 


LIES, LIEZ, adj. Plusieurs. 


LIESA (lie-sa), adv. Le plus souvent. 
Voy. LIEZ. 


LIES-DEN, sorte de substantif. Plu- 
sieurs personnes. À la lettre, plu- 
sieurs individus. Voy. LIEZ. 


LIES-HINI. Le même sens que Je 
précédent. 


LIESOC’KH (lie-soc'h), comparatif de 
het, adv. 


LIETENN, 8. f. Lacet, petit cordon ; 
pl. ou. 


LIEZ, ALIEZ, adv. Souvent, plusieurs. 
Lies gweach. liez a weach, plusieurs 
fois. A la lettre, souvent fois. Lies den, 
plusieurs personnes. A la lettre, sou- 
vent individu. Cet adverbe a un com- 
paratif, esoc'h (lie-soc'h), plus sou- 


vent, et un superlatif, liesa (lie-sa), le : 


plus souvent. 


LIEZ-GWEACH (gu-ach), adv. Sou- 
vent, plusieurs fois. Voy. LIEZ. 


LIFR, s. m. T. Entrave pour cheval ; 
pl. lifro. 


LIFRAN, v. a. T. Entraver un cheval ; 
p. lifret. 


LIFRET, adj. T. Ce mot qui, dans 
son sens propre, est le participe de 
lifran, et signifie entravé, s'emploie 
pour désigner un individu en retard 
pour tout : eunn den lifres. Cette allu- 
sion est fort juste. 


LIK 


LIGERN, s. m. Y. Kclat. 


LIGERNEIN (lig-ern-e-in), v. n. Y. 
Briller, étinceler. 


LIGERNUZ (lig-ernux), adj. Y. Bril- 
lant, étincelant. On dit aussi lingernus. 
Voy. LIGERN. 


LIGIANNEIN (lig-lanne-in), v. a. Y. 
Chatouiller. 


LIGIANNUZ [lig-tannus), adj. Y. Cha- 
touilleux. 


LIGNENN, s. 1. Trait, raie; pl. ou. 
LIGNEZ, s. L Race, origine. 
LIGOUNNAR. Voy. DIGSUNNAR. 


LIJER. VOy. LICHER, qui est plus 
usité. 


LIJER, adj. T. Alerte, éveillé. 
LIJ0, s. m. T. Lessive. Yor. LicHeu. 


LIJOR, s. m. Y. Ampleur. Voy. le 
suivant. 


LIJORUZ, adj. Y. Spacieux, ample. 
LIJOU. Yor. LHO. 


LIK, adj. Laïque, convers. Breur hk, 
frère convers. 


LIK, ad). Déshonnète, impudique, 
parlant des choses. — Komziou hk, 
des paroles impudiques, déshonnètes. 


LIKAOUER, s. m. Enjoleur, cajoleur 
de filles pour tromper ; pl. ten. 


LIKAOUI, v. a. Cujoler, enjoler, cher- 
cher à séduire une fille; p. kaouet, — 
Lk, adj., déshonnôûte. 


LIKED, 8. m. Clef dite passe-partout, 
loquet; pl. ou. 


LIKEDA, v. a. Fermer au Joquet; 
D. et. 


LIKEOENN, 8. L VOY. LIKED. 


LIKES, s. m. GC. En français Likès. 
Tel est le nom que l’on donne vuigai- 


LIM 


rement à Quimper à une école profes- 
sionnelle dirigée par les frères de la 
doctrine chrétienne, et dans laquelle, 
selon le programme, les jeunes gens 
dont la vie doit s'écouler à la campagne, 
trouvent tout ce dont ils ont besoin pour 
devenir des agriculteurs intelligents et 
instruits. — Le nom officiel de cette 
école est Pensionvat de Sainte-Marie. 
À Quimper, et par dérision, on appelle 
Likès les éleves de cette école, parce 
que, dans le principe, les jeunes gar- 
cons qu'ou y envoyait quittaient leurs 
vétemgnts de la campagne pour s'af- 
fabler d’habits de ville et se rendaient 
ridicules par leurs prétentions — 
Le mot ltkixien, terme injurieux, pa- 
raît être le pluriel de bikes, et est 
empluyé en Cornouaille au sens de 
laquais et d'acolytes ou partisans en 
mauvaise part. 


LIKET, 8. m. (anc.) Likes ha liket, à 
chacun sa quote-part. 


LIKETA, v. a. Placarder ; p. et. 


LIKETENN, s. f. Affiche, écriteau, 
placard ; pl. ou. 


LIKIZIEN, 8. pl. m. C. Acolytes, par- 
tisans en mauvaise part, laquais. Voy. 
LILES. 


LIKOL, s. m. Y. Collier d’un chien; 
pl. teu. 


LILI, a. pl. m. Pluriel irrégulier de 
lilienn. 


LILIENN, 8. f. Plant ou fleur du lys; 
pl. lili, masc. 


LIM, 8. m. Lime, outil de serrurier ; 
pl. ou. On dit aussi litn. 


LIMA, v. a. Limer ; p. et. On dit aussi 
livna. 


LIMASENN (lima-senn), s. L. Femme 
ou fille coquette, en mauvaise part. 


LIMESTRA, s. m. (anc.) La couleur 
pourpre, le violet, le drap violet. Yor. 
PORFOR. 


CIMDNIK, LIBONIK, a. m. Y. Rémou- 
leu, gagne-pelit ; pl. limoniges. 


LIN 403 


LIMOUN, 8. m. Limon de voiture. 


LIMOUZENN, s. L. Muscadine, fille 
délurée, 


LIMPAT, s. m. Y. Une lippée; pl. 
limpadeu. 


LIMPEIN (limpein), v. a. Y. Lécher; 
p. limpet. 


LIN, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de 
linenn, plant ou brin de lin. 


LIN, LIN-BREIN, 8. m. Pas des plaies. 
Teurel lin, suppurer. À la lettre, jeter 
du pus. 


LIN, 8. m. (anc.) Limon de l'eau. 


UNA, v. n. Peu usité. Se former en 
pus (plaie). 


LINAD, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de 
linadenn. 


LINADEK, 8. L Lieu où l’on prépare 
le lin; pl. linadegou. — Lin, s. m., lin, 


LINADENN, 8. L Plant d'ortie; pl. 
linad, masculin, de l'ortie, des plants 
d'ortie. Les propriétés textiles que 
possède l'ortie lui ont fait donner 


en breton un nom qui dérive du mot 


breton lin, lin, 


LINADENN-AR-C'HAZ, 8. f. Ortie 
royale. A la lettre, ortie du chat. 


LINADENN-C'HOUEVET, 8. f. Ortie 
puante ou ortie morte. — Linadenn, 
plant d’ortie, et gouevet, participe de 
gouevi, se fauer. 


LINACDENN-C'HRISIAZ, 9. f. Ortie 
grièche. — Linadenn, ortie, et grisias, 
brûlant. 


LINADENN-REAL, a. L. Ortie royale, 
herbe aux chats. - 


LINABENN-LKA0T, 8. f. Ortie com- 
mune, — Linadenn, ortie, et skaota, 
brûler, parlant de l'ortie. 


LINADER. Voy. le suivant. 


LINAER, LINADER, s. m. Marchand 
de lin. — Lin, lin. 


44 CIN 


LIN-AR-ŒEUN, 5. m. hinaigrette, 
plante. A la lettre, lin du marécage, 


LIN-BREIN (bre-in), 8. m. Pus des 
plaies. À la lettre, pus pourri. 


LINDAG, a. m. Lacet ou lac pour 
prendre des oiseaux. Ce mot est formé 
6 lin, lin, et taga, étrangler. À la 
lettre, lin ou brin de lio qui étrangle; 
pl. ou. 


LINDAGA, v. n. Prendre des oiseaux 
au lacet. Lindaget eo bet, il a été pris 
au lacet. Voy. LINDAG pour la compo- 


LINDAGPU, pl. de lindag. 


LINDREENN, 8. L. Y. Enduit, couche 
de chaux. 


LINDREENNEIN (lindreenn-e-in), v. a. 
Y. Enduire de chaux. 


LINEGEZ (lineg-ex), 8. L. Linotte fe- 
melle: pl. ed. 


LINEK, adj. Purulent. — Lin, pus. 


LINEK, 8. L Champ de lin; pl. H- 
negou. 


LINEK, s. m. Mâle de la linotte ; pl. 
lineged (lineg-ed). 


LINENN, 8. f. Cordeau, ligne d’écri- 
ture. 


LINENN, 8 f. Plant de lin, brin de 
Mn ; pl. lin, masc., des plants de lin, 
du lin. 

LINENNA, v. 0. Tracer des lignes. 

LINENN-SOUNTA, 8. f. Ligne de 
sonde. À la lettre, cordeau pour son- 
der à Ja mer. 

LINEZ, 8. m. C. Iris, plante. 


UNS, adj. Y. Leac'h liñg, lait qui 
file. Yor. BAOUS. 


LINGERNUZ (lifig-ernus), adj. Y. Etin- 
celant, lumineux. Yor. LIGERNUZ. 


LINK, LINKR, adj. Glisgant, coulant. 


ILIO 
LINKA, LINKSA, y. n. Devenir glis- 
sant. 


LINKEANENN, Voy. LEÂRERNENN. 

LINKR, adj. Glissant. Voy. LEH, 

LINKRA, v. n. Devenir glissant. Voy. 
LENKRA. 


LINOC’H, s. m. (anc.) Kau croupiegt 
son limon, sorte de mousse qui se 
forme sur cette eau. 


LINS, 8. m. Y. Place de petit village, 
d'un hameau. Voy. VILAR. 


UNS, 8. mn. Lynx, quadrupède du 
genre chat. 


LINSELL, 8. L. Y. Linoeul. Yar. 
LISELL. 


LINSER, LISER (li-ser), 8. m. Y. Lin- 
ceul, drap de lit ; pl. teu. 


LINTR, adj. Luisant, poli, lisse. 


LINTRA, v. n. Devenir luisant, re- 
luire. 


LINTAOUER, s. mm. Lissoir. 
LINVA. Voy. LIVA. 
LINVADENN. Yor. LIVADENN. 


LIORC'H, 8. L. Y. Préau, courtil ; pl. 
eu. Voy. LIORS. 


LIORS, LIORSIK, s. m. Courtil, petit 
enclos de bonne terre et contigu aux 
unaisons des fermes. On le réserve 
pour les plantes potagères et quelques 
arbres à fruit. Ce nom ne se donne 
pas aux jardins de ville ou d'agrément. 


LIORSIX, s. m. Il a le même sens 
que le précédent, mais il est beau- 
coup plus usité. 


LIORZ. Voy. LORS. 


LIOU, LIV, s. m. Couleur, teint. — 
Liou du, encre pour écrire. À la lettre, 
couleur noire ; lrou moulou, encre d'im- 
primerie. Liou ar maro a 30 gañt-han, 
il se meurt. À la lettre, couleur de la 
mort est avec lui. 


L 


Lis 
LIOU-OU, Ver. Lau. 
LIOU-MOULOU. Voy. LU. 


LIDU-POUR, 8. m. Vert foncé. A la 
lettre, couleur de poireau. 


vpn, 8. L Bouchée, lippée; 


LIPAT, v. a. Lécher, écornifler; p. 
lipet, 


LIPER, s. m. Glouton, parasite, écor- 
uifleur; pl. sn. Liper fall, débauché 
dans le boire. l) 


LIP-HE-BAO, 8. m. Eunn tamm lip. 
he-bao, un bon fricot. A la lettre, un 
morceau à se lécher la patte où la 
main. Voy. LIPAT. 


LIP-HE-WERENN (verenn), 8. m. 1vro- 
gue. À la lettre, qui lèche son verre. 
po Lipat, lécher, et perenn, verre à 

re. 


LIPOUS, LIPOUZ, sd). Exquis, parlant 
des mets. Tamm lipous, morceau où 
mets friand 11 s'emploie aussi comme 
substantif en parlant d'une ouvrière 
qui retient ou emporte une partie des 
matières à elle confiées pour les mettre 
en œuvre. — Lipat, lécher, écornifler. 


LIPOUZ. Yor. UPous. 
LIPOUZA, v. n. Manger des friandises. 
LIPOUZEZ, 8. L. Friande. 


LIREU, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de 
lireuenn. 


LIREUENN (lireu-enn), 8. L Plant ou 
fleur de lilas ; pl. lireu, masc. 


LIRIN, adj. Gai, Joyeux. 


LIRZIN, adj. C. Doux et gai, parlant 
de la voir, des sons. 


LI, prép. Y. Le même que es, les, 
prép. du Léon. 


Lis, s. n. Et mieux, lisen. Voy. ce 
dernier, article deuxième. 


US, LIZ, 8. L Y. Juridiction, ressort 
de justice. 





UY 405 


Lis-LIS! Interjection. Garel.plaϾ1 


LISA (li-sa), v. n. Se corrompre par 
l'humidité, parlan des viandes et du 
poisson, Voy. USER, article densième. 


LISBRIKIN, 8. m. C. Villebrequin. 


LISELL (lisell), 8, L Y. Liaceul : pl. 
ieu. On dit sual Ball, 


UEN (li-sen), s. L Vapeur on brouil- 
lard qui rend le sol gras et glissant. 


LISEN (li-sen), 8. L Humeur grasse 
qui se forme sur la viande et sur le 
poisson qui commence à 8e corrom- 
pre. On dit aussi Ets. Voy. LISA. 


LISENN (li-senn), 8. L. Planehes du 
fond d'une charrelte; pl. ou. 


LISER, LINSER (li-ser), 8. 1. Y. Drap 
de lit et aussi linceul ; pl. seu. 


LIS-HANU, LISHANU, 8. m. Y. Sur- 
nom, sobriquet. — Lis, V:, proche, et 
bany, V., nom. VOy. LES-HAN. 





LISIQU, LIOHDU (lisiou), 8. m. T. 
Lessive. Yor. LICHOG. 


LISKI, LESKI, v. a. Voy. ce dernier. 


LISTRI, 8. pl. m. Ustensiles de cui- 
sine. Il est mieux de dire al listri- 
kegin (keg-in), les ustensiles de enisine, 
attendu que Listri est aussi le pluriel 
irrégulier de lestr, navire. 


LISTRIER,S. m. Egouttoir de cuisine, 
armoire non fermée où est placée la 
vaisselle. — Lisiri, listri-kegin, usten- 
siles de cuisine. 


LISTRI-KEGIN (keg-in), 8. pl. m. Voy. 
LISTRI. 


. LIT, 8. m. Y. Le même que id; pl. 


LIU, LIV, s. m. V. Couleur, teint. 
Yor. Lou. Yor. LIVEK. 


LIUEIN (li-ue-in), Y. a. Y. Colorer, 
peindre ; p. diet, 


UY, s. m. Couleur. Yor. UR, 


406 LIZ 


LIVA, v. a. Colorer, peindre; p. 
livet. 


LIVA, v. n. (anc.) Déborder, parlant 
d'une rivière ; p. lives. 


LIVAD, s. m. J'ai trouvé ce mot avec 
le sens de couche de peinture. — 
Liou, liv, couleur. 


LIVADENN, 8. f. (anc.) Débordement 
des eaux, déluge. Voy. LIVA, v. n. (anc.) 


LIVASTRED, s. pl. m. Des gens de 
rien, de la canaille. 


LIVAT, s. m. (anc.) Alluvion. Voy. 
LIVA, Y. n. (anc.) 


LIVE, 8. m. (ar:c.) Niveau. 


LIVEK, adj. Qui a bon teint, parlant 
des étoffes. Voy. Uy. 


LIVENN, et aussi LIVENN-AR-C'HEIN, 
l'échine du dos. 


LIVER, s. m. Peintre. — Lra, pein- 
LIVERJAND, VIVERJAND, s. m. Mer- 
cure, métal, vif-argent. 


LIVN, s. m. Lime de serrurier; pl. 
ou. On dit aussi lim. 


LIVNA, v. a. Limer, p. et. On dit 
aussi Lima. 


LIVR, 8. m. Livre, poids ancien va- 
Jant un demi-kilogramme. 


LIVREC'H, LIVRIC'H, adj. V. Leac'h 
livrec'h, lait doux. Voy. LIVRIZ. 


LIVRIC'H. Voy. le précédent. 

LIVRIN, adj. C. Sain de corps, dispos. 

LIVRIZ, adj. Leaz yrs, premier lait 
d'une vache qui vient de vêler, lait 
fratchement tiré. 


LIZ, LIS, 8. L Y. Ressort de justice, 
juridiction. 


UIZ. LUIS, adv. Y. Proche. Yor. 
LIS-HANU. 


LOA 


LIZA, Y. n. Yor. Lisa. 


LIZED, pluriel irrégulier de Harn, 
plie, poisson. 


LIZELL, 8. L. G. Pinceau. 


LIZEN, 8. f. Ce mot se dit, par abus, 
à la place de blizen, année. 


LIZEN, 8. f. Plie, poisson; pl. lixed. 


LIZER, 8. m. Lettre, missive; pl. 
liseriou. — Liser-glis, billet doux. À ls 
lettre, missive douce comme la rosés. 


LIZERENN, 8. L. Lettre de l'alphabet; 
pl. ou. 


LIZER-FERM, 8. m. Bail de ferme à 
la campagne. — Liser, lettre, et ferm, 
métairie ou ferme prise à loyer. 


LIZER-GLIZ, 8. m. Billet doux. — 
Liser, lettre, et ghs, rosée. 


LIZER-MARC'HAD, s. m. Bail écrit. 
— Liser, lettre, et marc'had, con- 
vention. 


LIZIDANDED, 8. m. Y. Paresse, non- 
chalance. 


LIZIDANDER. Voy. le précédent. 


LIZIDANT, adj. V. Paresseux, négli- 
gent, fainéant, endormi, oisif, indo- 
lent. 


LIZIU, 8. m. V. Lessive. — Gober 
liziu, faire ou couler la lessive. 


LIZRIN. Ce mot doit être le même 
que lirzin. 


LLEUD. Voy. LEUD. 


LLOUN, LLUN, s. m. {anc.) Image, 
lune. 


LOA, s. f. Cuiller, truelle ; pl. loatou. 
Voy. LOA-VASOUN. 


LOA-B0D, 8. f. Guiller à pot. — Log, 
cuiller, et pod, pot. 


LOAEK (baz-loaek), 8. f. Béquille. — 
Loaek est un nom de famille assez 
commun. 


LOA 


LOAIAD (oa-iad), 8. f. Cuillerée, plein 
une cuiller. 


LOAKA, adj. T. Louche, bigle. 
LOAKREZ, 8. L T. Femme qui louche. 
LOAKRIN, Y. n. T. Loucher. 


LOA-LEAZ, 8. L. pailler pour écré- 
mer le lait. — Loa, cuiller, et lenz. 
lait. 


LDAN, LOEN, s. m. Monture en gé- 
néral, sans distinction d'espèce ni de 
genre, quadrapède domestique. Voy. 
ER, plus usité. 


LOAN-GWAN (goan), s. m. Grand ef- 
flanqué, parlant de l'homme où d'un 
animal. À la lettre, monture faible. 


L'TANGEN (loang-en). Ce mot, un pa 
dénaturé, est le même que le pr 
dent. On prononce aussi loañgen. 


LOANIET, adj. Ce mot, qui dérive de 
loan, laen, bêle, monture, et que j'ai 
trouvé parfois écrit laoniet, me paraît 
être l'équivalent des mots français qui 
tourne en bourrique — Bota loaniet 0 
para. tourner en bête par la difficulté 
de payer. 


LOAR, 8. f. Y. D'étrin, et aussi coffre 
où l'on renferme le pain. Voy. (ER. 


LOAR, 8. f. Lune, astre. 


LOAR-BRIM, 8. . Croissant de la June. 
— Loar, lune, et prim, croissant. 


LOAR-GRESK, 8. L Croissant de Ja 
lune, — Loar, lune, et kresk, crois- 
sance. 

LOAR-GWENN (loar-gu-enn), 8. L. 
{anc.) Serein du soir. A la lettre, lune 
blanche. 


LOAR - GORNEK, 8. L. Croissant de 
lune. — Loar, lune, et kornek, cornu. 


LOAR-NEVEZ, 8. f. Nouvelle lune. 
A la lettre, lune nouvelle. 


LOARER, LOARIEK, adj. Lunaire. 
LOARIAD, 5. L Lunaison, 





LOD 
LOARIEK. VOY. LOAREL. 


407 


LOARIET, adj. Soumis aux influences 
de la lune, et, par extension, capri- 
cieux, fantasque, lunatique, parlant 
des personnes. — Loar, lune. 


LOARN, 5. m. Y. Renard, animal. 
Voy. LUERN, plus usité. 


LOA-VASDUN (va-soun), 8. L. Truelle 
de maçon. — Loa, cuiller, et masoun, 
maçon. 


LOA-VIHAN, 8. f. Spatule. — Log, 
cuiller, et bban, petit. 


LOA-ZOUR, 8. m. Lys aquatique, 
nymphés, nénuphar. — Loa, cuiller, 
et dour, eau. 


Len, LOUC'H, 5. m. (anc.) Mare 
d'eau, étang de grande étendue. 


LOC’H, LOK,s. m. (anc.) Lieu, endroit. 
Ce mot entre dans la composition de 
quelques noms de lieux ; on écrit de 

référence ak. Ainsi, Lok-Tudi, Lok- 

laria, lieu consacré à saint Tudi, à 
Marie, etc. Yor. LANN. Les mots loc'h, 
Mo ne s'emploient que de cette ma- 
nière. 7 


LOC’H, s. f. Barre, levier; pl. iou. 


LOC'H, v. a. et n. Déplacer, remuer, 
soulever. 


LOC'HA, v. a. Non usité. Yor. (C'H, 
v.a.etn. 


LOCHENN, LOJENN, 8. L Cabane; 
pl. ou. 


LOC'HETA, v. n. Remuer et déplacer 
les pierres du rivage de la mer pour y 
chercher des poissons ou des coquil- 
lages. — Loch, w. a. et n. Remuer. 


LOCHORE, LAUCHDRE (lôchore;, s. m. 
Imbécile, nigaud, flandrin, lourdaud. 
Ke kuit, lochore bras! va-t-en, grand 
imbécile ! 


LOCHORE, 8. L V. Mijaurée. 


LOD (l6d), s. m. Part, lot, héritage, 
Yoy. us dont il est la contraction. 


406 LOË 
LOOA (Hide), et mieux, lodenne, 
partager. 


LODEIN (lédein), v. a. Y. Partager, 
diviser; p. À 


LODER Ide, adj. Participant. 


LODENN (Hôdenn}, 8. f. Lot, part; hé- 
ritage, partie, portion; pl. ou. 


LODENNA (lédenna), Y. a. Partager, 
faire les parts; p. et. 


LODENNEK (lédennek}, adj. Partici- 


LOE, 8. L V. pailler ; pl. laeren. Voy. 
Lea et ses composés et dérivés. 


LOEIAT (loe-iaf), 8. f. Y. Plein la 
cuiller, cuillerée; pl. loeiadeu. 


LOEN, 8. m. Bête, animal en général, 
et aussi monture de quelque nature 
qu'elle soit. H ne s'emploie qu'en par- 
lant des quadrupèdes domestiques. 
Kasit va loen d'he graou, conduisez 
ma monture à l'écurie. Maro e oa al 
loen paour, la pauvre bête était morte 
(chien, chat, vache, cheval, etc.). 


LOENIACH, 3. m. Bestialité, com- 
merce avec les bêtes. 


LOER, 8. f. Bas, chaussure. Ce mo 
a deux pluriels, lerou et lereier, les- 
quels ne s'emploient pas indifférem- 
ment. Ober lereier, faire des bas. 
Tenna he lerou, diwiska he lerou, ôter 
ses bas. Eur re lerou siamm, une paire 
de bas tricotés. Voy. ce qui est dit à 
BOTEZ. 


LOER, 8. L V. Lune. Voy. LOAR pour 
ses composés et dérivés. 


LOER, 5. L Y. Auge, pétrin; pl. eu. 
LOERAD, Yor. LOERAT. 
. LOERAT, s. f. Y. Lanaison. 


LOERAT, 8. L V. Plein une ange, 
plein le pétrin. 


LOEREK, 8. m. Y. Auge, poisson; 
pl. loereget (Ivereg-ei). 








LOS 
Loe. Voy. LE. 


LOGETA (log-e1a), et mieux, lac'han, 
Yoy. ce Has . 


Locon, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de logodenn, souris, 8. L 


LOGODEK, adj. Plein: de souris. — 
Loued, des souris. 


LOGODENN, 8. L. Souris, animal ; pl. 
, logo, mssc. Ce- mot lagaden 
8e dit aussi de la portion que dérobe 
ou retient le tisserand quand on lei 
confie du fil pour faire ds la toile. 





LOGOOENNOU, s. pl. f. Marchandises 
de fraude. Voy. LOG6DERN. 


LOGODENN-VORS, 8. L. Mulot; pl. 
logod-mors. Ce mot est composé de 
logodenn. souris, et de morsenn, muolot. 
A la lettre, souris-mulot. 


LOGODENN-ZALL, et mieux, LOGO- 
DENN PENN BALL, Chaure-souris. À 
la lettre, souris tète aveugle. 


LOGOTA, v. n. Prendre des souris. 
— Logod, logot, pluriel de logodenn, 
souris. 


LOGOTAER, 8. m. Emouchet, oiseau 
qui se nourrit volontiers de souris; 
il se dit aussi d'un chat qui prend 
beaucoup de souris. Yor. Lo6oD. Le 
aubstaatif Logotaer se dit encore du tis- 
serand qui vole sur le fl qu'on lui 
donne à tisser. 


LOGOTOUER, s. m. Souricière, piége 
à souris. — Logod, pl. de logodenn, 
souris. 


LOIAT (lo-iai), 8. f. Y. Cuillerée. On 
dit aussi loeiat, qui est plus régulier. 
Yor. LOE, Y. 


L), 8. m. Grange, en quelques lo= 
calités; pl. ou. Voy. LR. 


LOJELL, 8. L Y. Cabane, chaumière ; 
pl. eu. 


LOJENN, LOCHENN, 8. L Cabane; 
pl. ou. 


LON 


LOK, LOC'H, 8. m. (anc.) Endroit, 
lieu. Ce mot entre dans la composi- 
tion de plusieurs ouma de lieux, com- 
me Lok-Tudi, Lok=Ronan, lieu sous le 
patronage de saint Tudi, de saint 
Renan ; Lok-Maria, etc. 


LOK, LH, 8. m. Cabane ou loge 
pour garder une propriété, des bes- 
tiaux, etc. 


LOKMAN, 8. m. Et aussi loman, s. m. 
Pilote côtier. Le mot locman était au- 
trefois usité en français dans ce sens. 


LOKORNAN. Nom de lieu. Loc-Ronan, 
bourg. 


LOLO, 8. m. Terme enfantin. Moñt 
d'ha lolo, aller au lit, aller se coucher. 


LOMBER, s. m. Lucarne, petite fe- 
pêtre dans le toit. 


LOMM, 8. m. Goutte de liquide ; 
pl. ou. 


LONMIK, s. m. Gouttelette; pl. Lom- 
migou. C'est le diminutif de lomm. Eul 
lommik dour, un peu d'eau. 


LON (16h), 8. m. Y. Bôte on animal 
domestique; pl. lonet. Voy. LOEN. 


LONCH, 8. m. Loche, poisson de 
mer, pl. ed. 


LONEC'H, LOUNEC'H, 8. m. T. Ro- 
gaon de veau, longe de veau. — Loue, 
T., veau. 


LONK, LOUNK, s. m. et ad). Ce mot, 
de la famille de Lonka, lounka, avaler, 
engloutir. signifie action d'avaler et 
aussi qui avale, qui engloutit. Toull- 
lonk, précipice, abime. A la lettre, 
trou qui engloutit. Yor. TRELORE. Per 
tri lonk hag eunn houpadik, se dit des 
poires d’étranguillon qu'on ne peut 
avaler sans faire beaucoup d'efforts. 
Voy. HOUPADIK. On dit aussi, enn eunn 
taol-loñk, en une seule bouchée, ce 
qu'on avale en un coup, en une fois. 


LONKA, LOUNKA, v. a. et n, Avaler, 
engloutir, absorber, gloutonner ; p. et. 


LORKAD, LOUNKAD, s. m. Ce qu’on 
avale en une fois. 


4 
LOR 
LONKADENN, 8. L .Gorgée, trait, ce 
qu'on avale en un coup. | 


. LONKEIN (loñk-e-in), v. a. et n. Y. Le 
même que lonka, 


LONKER, s. m, Ivrogne qui dépense. 


son argent à godailler ; pl. tien. — 
Lonka, avaler. | ‘+ 


LONK-TREAZ, s. m. Sable mouvant, 
lieu où il y a de ce sable. À la lettre, 
sable qui engloutit. 

LONS, 8. L Y. Cuiller à pot. 


LORSAT, 8. L Y. Plein la cufller à 
pot. 


LONTEGEZ (loñteg-es). Voy. LORTRE- 
BU, 


LONTEK. Voy. (amg. 


LONTAESEZ (loñsreg-es), 8, 1. Gour- 
mande, gloutonne. 


LONTREGEZ (loñtreg-ex), 8. L Gour- 
mandise, gloutonnerie. 


LONTREK, LOUNTREK, adj. Gour- 
mand, goul. 


LOPA, v. a. G. Frapper fort ; p. lopet. 


LOR, LOVR, adj. Lépieux. Voy. 1a- 
NOUS. 


LOR, LOER, 8. f. Y. Bas, chaussure; 
pl. lereu. Ari-lor, 8. m., et arigell-lor, 
L f. V., jarretière. A la lettre, lien du 

as. 


LORBEIN (lorbe-in), v. a. Y. Ensorce- 


ler, enjoier, corrompre, parlant d'une 
fille ; p. lorbet, 


LORSEREC'H, s. m. Y. Charmes 
sortilége. ’ per 


LORBOUR, 8. m. Y. Eochanteur, sor- 
der. et par extension, séducteur, cajo- 
leur, enjoleur de filles. 


. LORCK, 8. m. Sans plonel. Louange 
exagérée, vanité, cajolerie. Heti Lorc'h 
de, Hater, aduler di qu'un. Kemervt 
lorc'h, s'enorgueillir. He-man a 100 


SL 


Am 


A10 LOR 


lorc'h enn-hañ, il en était tout fier. Per 
a 30 lorc'h enn-han ac'h ober ann dra- 
xe, Pierre est tout fier de faire cela. 


LORC'H, 8. m. Y. Epouvante, passion 
prononcée. En Vannes, on dit get Lorc'h. 
gat lorc'h, éperdument. A la lettre, 
avec passion. Voy. GET, GAT. 


LORC'HEIN (lorc'h-e-in), v. a. Y. 
Epouvanter, effrayer ; p. lorc'het. — 
Lorc'h, Y... épouvante. 


LORC'HEK, adj. Eunn den lorc'hek, 
un vantard. Yor, LéRC'H, flatterie, 
vanité. 


LORC'HENN, 8. L Bras de la char- 
retle auquel est attelé le cheval. Eu 
queiques localités seulement il est 
usité. 


LORC'HET, adj. Y. Bout lorc'het, être 
effrayé. VOy. LORC'HEIN. 


LORC'HUZ, adj. Y. Facile à effrayer. 


LORDI, LOR-DI, 8. m. Hôpital de 
lépreux. — Lor, lépreux, et ti, mai- 
s0n. 


LORE, s. m. Laurier, arbuste; on 
dit de préférence, gwexenn lore: eur 
wesenn lore, un plant de laurier. Koat 
lore, ou Lore, du bois de laurier. 


LOREZ, LOVREZ, 8. f. Femme qui a 
la lèpre. — Lor, leer. lépreux. 


LORGANAS, LORGANAZ. Voy. ce der- 
nier. 


LORGANAZ, ad}. Traître, perfde. 
Voy. GANAZ et LOR. 


LORGNA, v. a. Battre fort ou rosser 
quelqu'un ; p. et. 


LORGNAL, v. a. (anc.) Battre la terre 
sur une aire pour l'affermir. 


LORI, Y. n. Yar, LOVRI. 
LORNEZ, LOVRENTEZ, s. L Lèpre. 
LORPEZELL, adj. Pourri de lèpre. — 


Lor, lépreux, et pexell, qui se dit des 
fruits qui pourrissent. 


LOS 


LOSK, s. m. Le brûlé, le roussi. — 
Leski, participe losket, brûler. 


LOSK, adj. C. Douar losk. et mieux 


douar brug. terre de bruyère. Segal 
losk, seigle écobué. N 


Ñ Cd LAUSK (lôsk), adj. V. T. C. Non 
ndu e, et par extension, indo- 
lent, 'efféminé, poltron, indifférent. 
Voy. LAOSE. 


LOSKEIN (lôsk-e-in), v. a. Y. Brûler ; 
D. losket. 


LOSKI, ancien infinitif qui a fait 
place à leski, brûler. 


LOSKUZ, adj. Je crois que ce mot se 
dit en quelques lieux de Cornouaille 
an sens de combustible ; il faut l'évi- 

r. 


LOST, s. m. Queue d'animal. Foet- 
lost, en Vannes, se dit d’un valet, d'un 
cuistre. À la lettre, fouette-queue. 
Dans le style familier, on dit merc'hed 
Kouezet eux a lost ar c'harr. des fem- 
mes de rien, de mauvaise vie. 


LOSTADOU, 8. pl. m. Yay. LOSTOU. 


LOSTERK, ad). Qui a une queue. C'est 
un nom de famille assez commun. — 
Lost, queue. L'adjectif lostek s'emploie 
aussi au sens de traînant, peudant : 
eur sae lostek, une robe qui traine à 
terre; mañchetez Lostek, des man- 
chettes pendantes. 


LOSTENN, s. f. Jupe, robe des fem- 
mes de la campagne ; pl. ou. 


LOSTENN-VERR, 8. f. Cotillon. — 
Lostenn, jupe, et berr, ad}j., court. Los- 
tenn verr e deux, elle est jalouse de son 
mari. Voy. le mot JALOUX à mon Nou- 
veau Dictionnaire 1869. 


LOSTENNOU, s. pl. f. Mancherous de 
la charrue. 


LOST-HAD, LOST-HED. Voy. ce der- 
pier. 


LOST-HEO, 8. m. Le troisième essalm 
que jettent les abeilles d’une ruche. 
À la lettre, queue ou fin d'essaim, parce 
qu'il est ordinairement le dernier. 


LOU 


LOST-HOUC'H, s. m. Queue de pour- 
ceau, plante. — Lost, queue, et houc'h, 
pourceau. 


LOSTIK, s. m. Queue des fruits, ct 
aussi le tendron de l'oreille : lostik ar 
skouarn. C'est le diminutif de Lost, 
queue. 


LOST-LOUARN, 8. m. Queue derenard, 
plante. — Lost, queue, et louarn, re- 
nard. 


LOST-MARC'H, 8. m. Prèle, plante. 
À la lettre, queue de cheval. 


LOSTOK, adj. Terme familier, pour 
dire d’un individu ou d’un animal qu'il 
a la queue basse, qu'il a été battu, 
évincé, et qu'il en est tout honteux. Il 
se dit aussi en parlant d’une affaire qui 
traîne en longueur. 


LOSTOU, 8. pl. m. Criblures de blé 
vanné. C'est le pluriel de lost, queue, 
au sens de restes. 


LOT, 8. mn. Voy. LOD. 


LOU, s. m. Y. Flatuosité par bas, 
vesse, mauvaise odeur ; pl. loueu 
(lou-eu). 


LOUAC'H, 8. f. Judelle, oiseau; pl. 
louic'hi. 


LOUAD, 8. m. T. Niais. — Loue, T., 
veau. 


LOUADENN, 8. f. Mauvaise odeur. 
Voy. LOU. 


LOUADEZ, 8. L. T. Femme niaise. — 
Loue, T., veau. 


LOUADI, v. n. T. Devenir niais. Peu 
usité. VOy. LOUAD. 


LOUAN, s. f. 0. Courroie de cuir pour 
lier le joug des bœufs. 


LOUANERK, adj. C. Qui a de grandes 
jambes. 


LOUANEK, LEDNVEK, 8. m. Lieu, 
poisson de mer. 


LOUANGEN (louang-en). Yor. LOAN- 
GWAN. 


LOU A11 
LOUARN, 8. m. Renard, animal; pl. 
lern, leern. — Louarn est un nom de 


famille assez connu. D'un homme fin 
et rusé on dit : darbet eo bet d'eshan 
mont da louarn. A la lettre, il a failli 
devenir renard. 


LOUARNEZ, 8. f. Femelle du renard. 


LOUARNIK, 8. m. Ce mot, qui est le 
diminutif de louarn. renard, signifie 
au propre petit renard. H s'emploie 
aussi pour désigner un homme qui 
finasse, qui cherche à tromper. 


LOUC'H, 8. m. Trace que laisse sur 
un corps mou une corde, une ligature, 
une compression ou pression quel- 
conque. YOT. LOUC'HA. 


LOUC'H, 8. m. Y. Blaireau; pl. et. 
Peu usité. Voy. LOU et LSUZ, 8. mn. 


LOUC'H, LOC’H, s. m. (anc.) Mare 
d'eau, étang de grande étendue. 


LOUG’HA, v. n. Faire ou laisser une 
impression sur un corps mou, par 
ligature ou pression. — Louc'h est 
la trace que laisse cette pression. 


LOUD, s. m. Y. Lot, part, portion; 
pl. loudeu. Voy. LED. 


LOUDD. Voy. LEOUDD, LEUDB. 
LOUDDUR, adj. Nalpropre, sale. 


LOUDOURAAT, v. n. Devenir mal- 
propre; p. loudoureat, loudoureet. Ce 
verbe n’est guère usité, 


LOUDOURENN, s. L. Mijaurée, femme 
malpropre, souillon, salope. 


LOUE, 8. m.T. Veau, animal, et, par 
extension, homme stupide, niais; pl. 
loueo. 


LOUED, LOUET, s. m. Le moisi. 


LOUED, LOUET, adj. Moisi, et aussi de 
couleur grise. Voy. LOUET. 


LOUEDEIN, v. n. V. Moisir, rancir, 
et, par extension, blanchir ou grisone 
ner, parlant des cheveux, de la barbe. 
— Loued, de couleur grise. 


M2 LOU 


LOUEDET, adj. Avarié, moisi. Yor, 
LAUED, adj., piles usité. | 


LOUEDI, v. n. Moisir, rancir, et aussi 
blanchir ou gvisonner, parlant des 
cheveux, de la barbe; p. louedst. 


LOUEIN (lou-ein), v. n. Y. Puer, 
vesser. — Lou, Y., puanteur, vesse. 


LOUER, LDER, 8. f. Y. Auge; pl. eu. 


LOUER, s. m. Y. Vesseur; pl. ion. — 
Lou, V., vesse. 


LOUERIAD, LOUERIAT, LOERIAT, s. f. 
V. Augée, plein une auge. — 
loer, Y. auge. 


LOUET, adj. Moisi, et aussi de cou- 
leur grise, parlant des corbeaux, des 
chevaux. Le Louet figure parmi les 
noms de famille. Bran-louet, corneille. 
A la lettre, corbeau de couleur grise. 


LOUEZ. Voy. LOUREZ. 


LOUEZAE, 8. m. Punaise de bois, 


d'après Le Gonidec. 


LOUF, s. m. Vesse, fatuosité par 
bas; pl. ou. 


LOUFA. VOy. LOUFAT. 
LOUFAD, LOUF. Voy. ce dernier. 


LOUFADENN, 8. L. Vesse, flatuosité 
par bas. 


LOUFAT, Y. n. Vesser; p. loufet. — 
Lou, vesse. 


LOUFER, 8. m. Vesseur; pl. ien. 
Voy. LOUF. 


LOUFEREZ, s. f. C'est le féminin du 
précédent. 


LOUFERIK, adj. C'est le diminutif de 
loufer. — Hi louferik, kk louferik, 
chien de dame. Â la lettre, chien ou 
petit chien vesseur, qui vesse sans 
cesse. Cet inconvénient, quoi qu'en 
disent les dames propriétaires, est 
très-réel, et il n’en peut être autre- 
ment, attendu qu'on les bourre d'une 
nourriture qui n'est pas appropriée à 
l'estomac de ces petits animaux. 


vd m. (anc.) Corbeau. On digait 


LOUI, v. n. C. Puer, infecter. — 
Louidtk, puant. 


LOUIC’HI, pluriel irrég. de louac’h, 
judelle, " 


LOUIDIK, adj. C. Infect, puant. 


LOUIEIN (loui-s-in), v. à. V. Em- 
brouiller; p. loutiet. — Um louiein, 
s'embrouiller. 


LOUING, s. m. Loche, poisson de 
mer, pl. ed. 


LOUMBER. Yay. LOMSER. 
LOUMM. Voy. (388. 


LOUNEC’H, 8. m. T. Rognon de veau, 
longe de veau. Voy. LOUNEZENN. 


LOUNEZ. Voy. LEUNEZENN. 

LOUNEZENN, s. f. Rognon. — Lou» 
nesenn leue, rognon de veau; lounes 
leue, des rognons de veau. 

LOUNK. Yor. (81. 

LOUNK-TREAZ. Voy. LORK-TREAZ. 

LOUNKA. Voy. LOREA. 


LOUNKAO, LONKAD, s. m. Ce qu'on 
avale en un coup. 


LOUNKADENN. VOy. LONKADENN. 
LOUNTREK. Voy. LORTREK. 
LOUOD, adj. T. Niais. — Loue, vear. 


LOUPABD, 8. m. Léopard, animal ; 
pl. ed. 


LOUPENN, s. L Excroissance; pl. ou. 
Voy. le suivant. 


LOUPENN-PERLEZ, 8. f. Nacre. À la 
lettre, excroissamce des perles. YOt. 
KROGENN-PERLEZ. 


LOUP, adj.C. Ounner loup, C., génisse 
galeuse. Je ne saurais dire si cet ad- 
jectif s'emploie en d'autres cas que 
celui-ci. 


LAOU 
LOUR, s. m. Y. Léprenx. 


LOURD, LOURT, adj. Difficile à remuer 
à eause surtout de son poids; très- 
agitée, parlant de la mer. 


LOURNEZ, a. f. VOY. LOVRENTEZ. 


LOUROU, s. pl. L.T. Une paire de hat, 
des bas. Voy. LEROU. 


LOUAT, adj. Difficile à remuer pour 


quelque cause que ce soit; très-agitée, 
parlant de la mer. 


LOUS, adj. V. Maussade. 
LOUS, 8. m. Yor. LoUz, blairéau. 


LOUS, LOUZ, adj. Malpropre, sale, 
déshonnète, indécent, immonde. Yor. 
Leuz, plus usité. 


LOUSAAT (lou-saat), et de préférence 
dont da veza lous, devenir sale, indé- 
cent, etc. Voy. LoUz. 


LOUSDONI, 8. L. Saleté, malpropreté, 
indécence. | pre 


LOUSDONIOU, s. pl. f. Paroles ou 
actions impudiques. 


LOUSTERI, 8. L. Y. Saleté, malpro- 
preté, indécence. 


LOUV. Yor. LOUF. 


LOUVERK, 8. m. Y. Un fat; pl. louviget 
(louvig-et). 


LOUVIADA. VOy. LOUVIADAL. 


LOUVIADAL, Y. n. V. Louvoyer, terme 
de marine. 


LOUVICIGIAC’'H, s. m. Y. Fadalse; 
pl. eu. 


LOUVIGET (loutig-et), 8. pl. m. Y. 
Ce mot est le pluriel du substantif 
loutek, et s'entend au sens de popu- 
lace : el louviget, V., la populace, le 
commun, comme on disait jadis. 


LOUVIGEZ (louvig-es), 5. L. Y. Pros- 
tituée ; pl. et. 


LOU #48 


LOUVIGIAC'HELN (louvig-iac’ha-in), 
Y. H, Se prostituer. 


LOUVA, 8. m. VOY. LOVR. 


LOUZ, adj. Sale, malpropre, déshon- 
nête, indécent, immonde, puant. Com- 
paratif, lousoc'h (lou-soc'h) ; superlatif, 
lousa (lou-sa). Ar re-se a xo lout pe 
lousoc'h, ceux-là sont plus ou moins 
puants. 


LOUZ, s. m. Blaireau. Au sujet de ce 
mot, un vieux manuscrit dit que out, 
adj., puant, n'est qu'une épithète du 
blaireau et que son nom est broc'h. 
Mais on n'ose l'appeler de son vrai 
nom, de crainte que, s’entendant nom- 
mer, il ne vienne faire du mal à ceux 
qui parlent de lui. Voy. LOUZ, adj., 
puant, épithète méritée du blaireau. 


LOUZAOU, ancien pluriel de lou- 
zaouenn, plante médicinale ou de cui- 
sine. Ce pluriel a fait place à lousou. 
U se retrouve dans les dérivés ci- 
dessous. 


LOUZAQUA, v. n. Cueillir des herbes 
médicinales ou de cuisine, panser un 
blessé, herboriser; p. lousaouet. Voy. 
LOUZAOU. 


LOUZAOUEK, adj. Peu usité. Abon- 
dant eu herbes médicinales ou de 
cuisine. Il est préférable de dire, douar 
a xo stank al lousou enn-han. 


LOUZAOUENN, s. f. Plant de légume 
ou d'herbe médicinale; pluriel irré- 
gulier, louzou, masculin. — Le subs- 
tantif louzaouenn figure parmi les 
noms de famille. Voy. LOUZOU, LOUZeU 
PO0, LOUZOU LEGIN. 


La série de plantes qui va suivre 
pe doit pas être prise complètement 
au sérieux, car l'imagination des 
poëtes a puissamment contribué à la 
former. Mais là ne se borne pas Île 
vocabulaire des herbes médicinales ; 
dans le cours du dictionnaire, j'en ai 
inséré un grand nombre qui n'ont 
encore figuré dans aucun ouvrage, 
VOy. LOUZAQUENN-AR-GWENNAENNOU. 


LOUTLAOBENN-AL-LAOU, 8. L. Staphi 
saigre. À la lettre, herbe aux poux, 
parce que ses graines, réduites en 


L L LOU 


poudre, servent nar leur âcreté à 
purger de poux la tête des enfants. 
On donne aussi le nom breton à la 
dauphinelle et au pied d’alouette des 
montagnes et des moissons. 


LOUZAOUENN-AL-LEAZ, s.f. Laiteron, 
plante. A la lettre, herbe au lait. Ses 
tiges renferment un liquide blanc qui, 
dit-on, est très-recherché des vaches 
et des lapins. On donne aussi ce nom 
à la polygale commune. 


LOUZAOUENN-ANN-AER, 8. f. Serpen- 
taire, plante. À la lettre, herbe au ser- 
pent. On donne aussi ce nom au gouet, 
à cause du suc brûlant oue contient 
cette plante quand ellé est en végé- 
tation. 


LOUZAOUENN - ÁNH - DIQU-ZELIENN, 
8. f. Double-feuille, plante. A la lettre, 
herbe aux deux feuilles. 


LDUZAOUENN-ANN-DADU-LAGAD, s. f. 
Eupbraise, plante. À la lettre, herbe 
des deux yeux, nom qui lui vient 
de ce qu’autrefois on l’employait pour 
les maladies d'yeux. Ce traitement a 
été reconnu nuisible. 


LOUZAOUENN-ANN-DARVOED, a. f. 
Petite chélidoine, plante. À la lettre, 
herbe des dartres, parce qu'elle s'em- 
ploie en décoction pour les maladies 
de la peau. On donue aussi ce uom à la 
petite éclaire : ar sklerik. 


LOUZADUENN-ANN-DENVED, 8. f. Ser- 
polet. A la lettre, herbe des moutons, 
parce que les bestiaux la recherchent, 
de même que les lièvres et les lapins. 
C'est une plante aromatique ayant du 
rapport avec le thym. 


LOUZAOUENN-ANN-DERSIENN, a. f. 
Germandrée. A la lettre, herbe à la 
fièvre, à cause des propriétés fébri- 
fuges qu'on attribue à cette plante. 


LOUZAOUENN-ANN-DREAN, 5. L Au- 
rone, loiron, armoise, santoline. À la 
lettre, herbe de opine. Le nom breton 
me semble tout-à-fait fantaisiste. 


LOUZAOUENN-ANN-DREINDED {dre-in- 
ded), a. L Violette, pensée, plantes. A la 
lettre, herbe de la Trinité, sans doute 


LOU | 


parce que la violette est le symbole de 
a modestie et de l'innocence. 


LOUZAOUENN-ANN-ELAZ, 8. L. Hépa- 
tique. À la lettre, herbe au foie. Cette 
plante avait la réputation de guérir les 
maladies de foie, au temps où les mé- 
decins étalent appelés lousaouer, au- 
trement dit herboriste ou cueilleur de 
plantes médicinales. 


LOUZADUENN - ANN-ITROUN-VARIA, 
8, L Sangdragon, plante, que les Bre- 
tons appelaient aussi louxsaouenn-ar- 
Raron (ba-sion). A la lettre, herbe de 
Ja Sainte-Vierge ou de la Passion, parce 
que ses tiges decouleur rouge-noirâtre 
rappelleut les souffrances de Jésus- 
Christ et aussi les sept douleurs de la 
Vierge. Il se pourrait faire que ce fût 
la patience sanguine, plante. 


LOUZAOUENN-ANN-TEIL (te-il), 8. 1 
Fumeterre, plante. À la lettre, herbe 
au famier. Ce nom, dit-on, lui vient 
de ce qu'elle laisse ans la bouche un 
très-mauvais goût quand on la miche, 


LOUZAOUENN-ANN-TIGN, 5. f. Bar- 
dane, tussilage. À la lettre, herbe à la 
teigne, parce que sa racine est em- 
ployée en médecine pour combattre 
les maladies de peau. 


LOUZAOUENN-ANN-TROUC'H, s. T. 
Petite consoude, curage, oreille d'âne, 
persicaire, plantes. À la lettre, herbe 
de la coupure. Je n'en puis dire da- 
vantage. 


LOUZAOUENN-AR-BASION (ba-sion). 
Voy. LOUZAOUENN-ANN-ITROUN-VARIA. 


LOUZAOUENN-AR-BERR-ALAN , 6. f. 
Tournesol, plante. A la lettre, herbe 
de l'asthme. 


LOUZADUENN-AR-C'HALVEZ, 4. f. 
Achillée, millefeuille, plantes. À la 
lettre, herbe au charpentier, parce 
qu’elle passe pour guérir les coupures 
et autres blessures de ce genre. 


LDUZADUENN-AR-C'HATAR, s. f. Herbe 
aux Catarrhes. 


LOUZAOUENN-AR-C'HAZ, a. f. Cha- 
taire, germandrée, chardon béni. A la 
lettre, herbe du chat. 


LOU 


LDUZAOUENN-AR-C'HEST, 8. L. Bar- 
botine. À la lettre, herbe aux vers de 
corps. 


LOUZAOUENN-AR-C'HI, s. L. Chien- 
dent. A la lettre, herbe du chien, 
parce que les chiens la recherchent 
comme purgative. On la nomme aussi 
en breton treus-icot. 


LOUZAOUENN-AR-C'HLEIZ, 8. L 
Mouron, plante. Voy. LEI, qui a le 
même sens. 


LOUZAOUENN-AR-C'HOENN, 6. f. 
Poauliot, plante. A la lettre, herbe aux 
puces. 


LOUZAOUENN-AR-C'HOMM, 5. L. Herbe 
aux foulons. 


LOUZAOUENN-AR-C'HDUSKED, 8. L 
Jusquiame, hanehane, plantes. A la 
lettre, herbe au sommeil, sans doute 
à cause de ses propriétés calmantes. 


LOUZAOUENN-AR-GAL, 8. L Sca- 
bieuse, morelle, plantes. À la lettre, 
herbe à la gale, parce qu’elle était em- 
ployée dans les maladies de peau. 


LOUZACUENN-AR-GALOUN, a. f. Mé- 
lisse, citronelle, plantes. À la lettre, 
berbe du cœur, à cause de ses pro- 
priétés stimulantes. 


LOUZADUENN-AR-GOULI, s. L. Pyrole, 
plante, À la lettre, herbe de la plaie. 


LOUZAOUENN-AR-GROAZ, 8. f. Et 
aussi barlenn, s. f., nom ancien. Ver- 
veine, plante et fleur. À la lettre, 
herbe de la croix. — Les anciens 
Celtes, prétend-on, adoraient la ver- 
veine ; c'était une plante sacrée chez 
les Druides, à cause de ses propriétés 
médicinales. Convertis au christia- 
aisme, les Bretons l’appelèrent herbe 
de la croix. — Quand on y regarde 
d’un peu près dans notre pays, on 
n’est pas sans s'’apercevoir qu'il a 
fallu faire des concessions à ces peu- 
ples pour les amener au christianisme: 
tout détruire d’un seul coup eût été 
imprudent, et l'on a enté ou grefté 
quelques croyances palennes sur les 
pratiques de la nouvelle religion. On 
dit aussi kroasik, s. f. Voy. ce dernier. 


LOU 415 


LOUZAOUENN-AR-GWAZI (goasi), 8. 
f. Argentine, potentille, plantes. A la 
lettre, herbe des oies. 


LDUZAOUENN - AR - GWENNAENNOU 
(gu-ennaennou), 8. 1. Héliotrope, tour- 
neso!, plantes. À la lettre, herbe des 
verrues. 


Ainsi qu’il arrive parfois, en breton, 
pour les dénominations des plantes et 
des fleurs, on appelle du même nom 
des sujets qui n'ont entr'eux aucun 
rapport botanique, mais qui possèdent 
des propriétés ou des particularités 
communes, C'est ainsi que la plante 
qui nous occupe, désigne à la fois 
l'héliotrope et le tournesol ou hélian- 
the à grandes fleurs. Ces plantes ap- 
partiennent à des familles botaniques 
essentiellement différentes, mais elles 
étaient réputées bonnes pour le trai- 
tement des verrues et on les croyait 
plus privilégiées que les autres, en ce 
sens que leurs fleurs étaient constam- 
ment tournées, vers le soleil dont elles 
suivaient la direction. De là les noms 
français héliotrope (du grec helios 
trepd, soleil je tourne), et hélianthe (du 
grec helios anthos, soleil fleur). Le mot 
tourne-sol est aussi la fidèle traduction 
d'héliotrope. 


LOUZAOUENN - AR = GWENNELIED 
(gu-ennelied), 8. L Grande chélidoine, 
grande éclaire, plantes. À la lettre, 
herbe des hirondelles. 


LOUZAOUENN-AR-MAMMOU, 5. f. Ma- 
tricaire, plante. A la lettre, herbe de 
la matrice. 


LOUZAOUENN-AR-MEAN, 8. f. Coque- 
ret, alkekenge, physalide, plantes. À 
la lettre, herbe de la maladie de la 
pierre, à cause des propriétés diuré- 
tiques qu’on lui attribuait autrefois. 


LOUZAODUENN-AR-MOGERIOU (mog-e- 
riou), 8. f. Pariétaire, perce-muraille. 
Quelque bien approprié que soit le 
nom français pariétaire (latin paries, 
muraille), il n’en est pas moins vrai 
que le mot breton l'est encore davan- 
tage : berbe des murailles, car elle 
s'implante avec une abondance ex- 
trême dans les vieux murs et dans les 
décombres, 


40 LOU 


LOUZAOUENN-AR-PABADUR, s. f. Herbe 
au chardonneret. Cet oiseau est friand 


des graines du chardon : de là lui vient 


son nom. 


LOUZAOUENN-AR-PAZ, s. f. Pétasite, 
as-d'âne, tussilage, plantes. A lalettre, 


erbe à la toux; la fleur, prise en În- 


fusion, est bonne pour calmer la toux. 


LDUZAOUENN-AR-PEMP-BIZ, s. f. À la 
lettre, herbe aux cinq doigts, parce 
e ses tubercules affectent souvent la 
orme d’une main ou plutôt des cinq 
doigts de la main. Œnanthe safranée, 
plante dangereuse et très-commune 
aux environs de Brest, dans les lieux 
humides. Voy. ce qui est dit à son 
sujet, au mot ŒNANTHE, dans mon 
NYSE Dictionnaire français-breton, 
869. 


LOUZAOUENN-AR-PEMP-DELIENN, s. f. 
Quintefeuille, potentille. A la lettre, 
herbe aux cinq feuilles. 


LOUZADUENN-AR-SKE VENT, s. £. Pal- 
mounaire. À la lettre, herbe aux pou- 
mons, à cause des propriétés que l’on 
attribuait à infusion de ses feuilles 
pour les maladies du poumon. 


LOUZAOUENN-AR-VAMM, s. f. Matri- 
caire. À la lettre, herbe à la matrice. 


LOUZAOUENN-AR-VARLENN, s.f. Bur- 
dane, tussilage, plantes; on l'appelle 
aussi herbe aux teigneux. 


LOUZAOUENN-AR-VIBER, s. L. Scor- 
sonère. À la lettre, herbe à la vipère. 


LOUZAOUENN-AR-VOSENN (vo-senn), 
8. L Caroline, caméléon blanc. À la 
lettre, herbe à la peste. 


LOUZAOUENN-AR-VREAC'H, 8. f. Sca- 
bieuse. A la lettre, herbe de la variole: 
on l’emploie en iufusion dans les ma- 
ladies cutanées. 


LOUZAOUENN-AR-WERC'HEZ (Verc'hez), 
8. L Sensitive. A la lettre, herbe de la 
Vierge, plante d'une irritabilité ex- 
trème et qui contracte 8es feuilles à 
l'approche d'un corps étranger. 


LOUZAOUENN-DROUK-AR-ROUE, 8. L 
Scrofulaire. À la lettre, herbe du mal 





LOU 


du roi (que guérit le roi). Cetie.plante 


était réputée bonne pour le traitement 
des scrofules et des écrouelles. Voy. 
DROUL-AR-ROUE. 


LOUZAOUENN-SANT-1ANN, s. L Re- 
prise, orpio. A la lettre, herbe de saint 
Jean ou dont se servait aaint Jean pour 
guérir les épileptiques; ces plantes 
passaient pour avoir des propriétés 
rafratchissantes et vulnéraires. Voy. 
DROUL-SART-IANN. 


LOUZAOUENN - DROUK-SART - EABOU ; 
8. L Scrofulaire. Voy. DRSUK-SAÂT-LABOU. 


LOUZAOUENN-DROUK-SANT-PER, 8. f. 
A la lettre, herbe de saint Pierre, à 
laquelle le P. Grégoire donne le nom 
français de crête marine. 


LOUZAQUENN-SARTEZ-APOLLINA, 8.f. 
Jusquiame, hanebane. Voy. LOUZASUENN- 
AR-C HOUSKED. 


LOUZAOUENN-SANTEZ-BARBA, s. L 
Barbarée. Le Gonidec la nomme pseudo- 
nium, herbe de sainte Barbe. 


LOUZAOUENN-SANTEZ - MAC'HARIT, 
s.f. Marguerite des champs. À la lettre, 
fleur de sainte Marguerite. 


LOUZAOUENN-STAOTER, s. f. Pissenlit. 
A la lettre, herbe au pisseur, à cause 
des propriétés diurétiques de celle 
plante. 


LOUZAOUER, s. m. Herboriste; pl. ten. 
Au temps où les maladies ne se trai- 
taient que par le moyen des simples, 
les médecins s’appelaient louxaouer. 
Ce mot dérive de Louzaouenn, plante 
médicinale et potagère. 


LOUZAOUER-KEZEK, s. m. Vétérinaire, 
qui traite les maladies des chevaux.— 
Louzaouer. médecin, et kezek, pluriel 
irrégulier de marc'h, cheval. 


LOUZAOUI, v. a. Donner des médica- 
ments, panser une plaie. 


LOUZDONI. Voy. LOUSDONI. 
LOUZ-GAGN, adj. Très-sale. — Louz, 


sale, et gagn, charogne, 


LOV 


LOUZDU, a. pl. m. Des plantes médi- 
cinales. des remèdes pour les malades, 
des médicaments, des recettes pour 
détruire les insectes, des plantes po- 
tagères. En ce dernier sens, on dit : 
lousou kegin, plantes de cuisine. C’est 
le pluriel irrégulier de lousaouenn, 
berbe médicinale ou potagère. Kema- 
rét louzou, prendre médecine ; Louzou 
oc’h ann dersienn, remède contre la 
fièvre; louzou ac'h ar c’hosed, remède 
pour éloigner les charancons. Yor. 
ci-après les composés de Louzou. Ce 
substantif louzou. à l'instar de keu- 
neud, bois de chauffage, et autres, en- 
traîne le pluriel avec lui, attendu qu'il 
est un substantif pluriel. Ainsi, de 
même que l’on dit, ann irvin-xe n'int 
ket mad, ces navets ne sont pas bons, 
de même on doit dire, al louzou-xe 
n'int Kei mad, ce remède, ce médica- 
ment, n'est pas bon. A la lettre, ces 
plantes médicinales ne sont pas bon- 
nes. Voy. le mot coccecTir à mon 
Nouveau Dictionnaire 1869. 


LOUZOU-A0T, s. pl. m. Casse-pierre, 
plante. A la lettre, herbes de rivage. 


LOUZOUER, 8. m. T. VOy. LOUZAOUER, 
LOUZDUI, v. a. T. VOy. LOUZAOUI. 


LOUZOU-KEGIN (keg-in), s. pl. m. 
Herbes potagères. — Louzou, plantes, 
berbes, et kegin, cuisine. 


LOUZOU-KROAZ, 8. pl. m. Sauge à 
feuilles de verveine. À la lettre, herbes 
ou plantes de la croix. Voy. LOUZAOUENN- 
AR-GROAZ. 


LOUZOU-POD, 8. pl. m. Plantes po- 
tagères. — Louzou, plantes, herbes, et 
pod, pot. 


LOUZOU-TU-PE-OU, 8. pl. m. Remède, 
médecine pour faire aller par haut et 
par bas, émétique. À la lettre, remède 
d'un côté et d'autre. 


LOVR, s. m. Voy. LOR, lépreux. 
LOVRENTEZ, 8. f. Lèpre. 
LOVREZ, 8. f. Lépreuse. 


LOVRI, Y. n. Non usité, et de pré- 
férence, dont da vesa lovr, devenir 
lépreux, 


LUC 
LOZN, s. m. (anc.) Yor. LER, 
LU, adj. (anc.) Ridicule, parlant des 
choses. 


47 


L, LUYDD, s. m. (anc.) Armée. 


LUAN, 8. m. Y. Courroie pour lier 
les bœufs. « 


LUANN, adj. Y. Mofsi. 


LUANNEIN (luann-e-in), v.n. Y. Moisir, 
rancir; p. luannet. 


LUBAN, s. m.et adj. Insinuant, ca- 
joleur, flagorneur, enjoleur. 


LUBANEREZ, 8. L Kvites ce mot qui 
doit avoir le sens d'insinuation, et 
RSS la phrase bretonne par l'ad- 
ectif. 


LUBANI, Y. n. S'insinuer en cajolant, 
flatter pour obtenir. 


LUCH, adj. V. Louche. 
LUC’H, 8. m. (anc.) Clarté, lumière. 
LUC'HA, v. n. Briller, luire. 


LUC'HACKH, 8. m. Jargon, argot, 
G. On dit aussi luc'hech. 


LUC'HED, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de luc'hedenn, éclair. 


LUC'HEDEIN, Y. n. V. Faire deséclairs. 
Voy. LUC'HEDENN. 


LUC'HEDENN, s.f. Eclair qui pré- 
cède le bruit du tonnerre; pl. luc'hed. 
masculin. — Luc'hed a ra, il fait des 
éclairs. 


LUC'HEDENN , 8. L Y. Maladie du 
charbon, parlant du blé. 


LUC'HEDET, adj. Y. Qui a la maladie 

du charbon, parlant du blé. On dit de 

référence, gunec'h karget a luc’het, V., 
roment qui a la maladie du charbon. 


LUC'HEDI, v.impers. Faire deséclairs; 
on emploie de préférence, obar luc’hed, 
Luc'hed a ra, il fait des éclairs. 


LOCHEIN, v. n. 1. Loucher. 
53 


HA8 LUD 


LUC'HEIN (luc'h-e-in), v.n. V. Briller, 
luire; p. luc'het. Yor. LUC'H. 


LUCHET, Y. Yor, LUC'HEDET. 


LUDU, s. pl. m. Des grains de cen- 
dre, de la cendre. C'est le pluriel irré- 
aller de luduenn, grain de cendre. 

OY. LUDUENN. 


LUDUA, v. 8. Peu usité, réduire en 
cendres. Yor. LUDUENN, 


LUDU-DU, s. m. Noir animal servant 
comme engrais. À la lettre, cendre 
noire. 


LUDUEK, adj. Cendreux, frileux, 
casanier. — Ludu, cendre. 


LUDUENN, 8. f. Grain de cendre; 
pl. ludu, masc., des grains de cendre, 
de la cendre. Hont e ludu, être réduit 
en cendres. Het ludu e leac'h butun, 
tromper. À la lettre, donner de la 
cendre au lieu de tabac. Eul luduenn 
a xo eat em lagad, Tal dans l'œil un 
grain de cendre. — Le pluriel ludu 
entrafne le pluriel après lui, à l'instar 
de keuneud, kolo, arc'hant et autres 
dont nous avons, en leur lieu, parlé 
avec détail. C'est ainsi qu’il faut dire, 
al ludu-xe n'O ket seac’h, cette cen- 
dre est mouillée. A la lettre, ces grains 
de cendre ne sont pas secs. En parlant 
de cendre qu'il est venu pour vendre, 
un paysan dit à un autre : Gwerzetam 
euz va-re, j'ai vendu les miens, mes 
grains de cendre ou nR cendre, comme 
on dit en français. Les personnes qui 
savent le francais sont choquées de 
cette locution bretonne, conime elles 
sont choquées d'entendre dire à Cicé- 
ron : Turba ruunt, au lieu de turba ruit, 
et pourtant l’un et l’autre se dit ou se 
disent. Pour ces motifs, on doit en- 
tendre dire plus souvent, al ludu-5e 
n'eo ket seac'h, ce qui n’en est pas 
moins une faute contre le génie de la 
‘langue bretonne, soit que l'on con- 
sidère ludu comme substantif col- 
lectif, soit qu'on le considère comme 
substantif pluriel. 


LUDUENN, 8. f. Frileuse, cendrillon, 
femme qui se plaît au coin du feu; 
sans pluriel. 


LUDUER, s. m. Marchand de cendre. 


LUG 


LUDU-ESKEAN, 8. m. Noir animal, 
engrais. À la lettre, cendre d'os. 


LUDUET, adj. Cendré. 11 se dit des 
semences qui ont été roulées dans la 
cendre, avant l’ensemencement, pour 
les préserver de certaines maladies. — 
Ludu, cendre. 

LUDUOK, s. m. G. Yor, LUDUEL, 


LUE, 8. m. Y. Veau, animal: pl. 
lueeu. On dit de préférence Le (lé). 


LUE, LEC'HUE, ady. Y. En haut. Yor. 
LAEZ. 

LUEMM, adj. V. Pointu, coupant, 
perçant. Voy. LERS. 


LUEMMEIN (luemm-ein), v. a. Y. Aie 
guiser. 


LUEMMOUR, 8. m. Y. Rémouleur; pl. 
luemmerion. 


LUERN, s. m. Y. Renard; pl. luernet. 


LUE-VUR, 8. m. Y. Le même que 
leue-vor. 


LUFR, s. m. Eclat, lustre. 

LUFRA, v. n. Luire, briller ; p. et. 

LUFAUZ, adj. Eclatant. 

LUS, adj. C. Etouffant, parlant de 
la température. Amser lug, chaleur 
étouffante. 

LUG, LOUG, 8. m. (anc.) Corbeau. 

LUGED (lug-ed). VOy. LUC'HED. 

LUGEDI (lug-edi). Voy. LUC'HEDI. 


LUGEN (lug-en), s. L. G. Brouillard 
des temps chauds. 


LUSENN, LEUEGENN (lug-enn, leu-eg- 
ñ), 8. m. Peau de veau. — Leue, lue, 
veau, et kenn (anc.), peau. 


LUGERN (lug-ern), 8. m. Eclat, lustre. 
— Ce mot figure parmi les noms de 
famille. On l'écrit Luguerne en fran- 


çais. 


LLU 


LUGERNEIN (lug-ern-e-in), v. n. V. 
Briller, étinceler. 


LUGERNI (lug-erni),v. 0. Luire, briller, 
resplendir, étinceler. Ce verbe a aussi 
une autre signification. Lugern oc'h 
eur perc'h, regarder amoureusement 
une fille. 


LUGERNUZ (lug-ernux), adj. Etince- 
lant, resplendissant, éclatant. Voy. 
LUGERN. 


LUGUD, adj. Lourdeau, mou au tra- 


LUGUD, ady. Mollement, nonchalam- 
ment, lentement, parlant du travail. 


LUGUDER, s. m. Lourdaud, musard, 
niais, paresseux, mou au travail. Voy. 
LUGUD, adj. 


LUGUSTR, 8. pl. m. Pluriel irrég. de 
lugustrenn. 


LUGUSTRENN, 5. f. Lis aquatique, 
iris, nénuphar ; pluriel, lugustr, masc. 
Voy. LOA-ZOUR. 


LUGUT. Voy. LUGUD. 


LUHECH, LUC’HECH, 8. m. T. Bara- 
gouin, jargon. Koms luc'hech, barge 
gouiner. 


LUI, Voy. LUZI. 


LUIA, LUC'HA, v. n. Briller, laire: 
p. het, luc'het. 


LUIA, LUZIA, v. n. Brouiller, em- 
brouiller ; p. ust, lusiet. 


LUIC'HA, Yor. LUC'HA. 
LUIDD, LUYDD. Voy. ce dernier. 


LUIET, LUZIET, adj. Brouillé, em- 
brouillé, mêlé. 


LUN, DILUN, s. f. Lundi. Ces deux 
mots ne s’emploient pas indifférem- 
ment. Voy. le mot SEMAINE à mon 
Nouveau Dictionnaire français-breton 
1869. Da lun ar Peñtekost, le lundi de 
la Pentecôte. Dilun genta, lundi pro- 
chain. 


LLUN (anc.), et aussi LLOUN, image, 
lune, 


LUS A9 


LUNEDENN, s. L Longue-vue, ins- 
trument d'optique. 


LUNEDOU, 8. pl. f. Lunettes qui se 
placent sur le nes. 


LUNVEZ, s. L. La durée du lundi. 
Voy. LUN et VEZ. — Eul lunvex da nos, 
un lundi au soir. Le mot lunvez, comme 
on le voit, se construit avec l'article 
indéfini eul, ce qui n’a pas lieu pour 
son radical lun. 


LUPR, adj. En chaleur, parlant des 
femelles des chiens, des chats et autres 
petits quadrupèdes. — Kass lupr, 
chienne en chaleur. 


LUR, 8. m. Livre, ancienne mesure 
de pesage valant un demi-kilogramme ; 
ancienne monnaie valant un franc. 


LURE, 8. m. Y. C. Peresse, négli- 
gence. 


LUREEK, adj. Y. Paressoux, négli- 
gent. 


LURELL, s. f. Lisière de drap qui est 
employée pour serrer le maillot des 
petits enfants. 


LUREUZ (lure-us), adj. V. Paresseux, 
pégligent. 


LUAU, 8. m. Y. Cendre. Yor, LUDU. 
LUS. Voy. LUSET. 
LUSEN (lu-sen). Voy. LEAZ-LUSEN. 


LUSEN (lu sen), 8. f. Pluriel lus, luset. 
C’est le fruit d’un petit arbrisseau 
assez semblable au myrthe et dont on 
fait des balais. Ce fruit est noir et res- 
semble au cassis. En Normandie on le 
vend dans les rues, sous le nom de 
mouron ou muiron,autant que je m'en 
souviens. Cet arbrisseau pousse abon- 
damment dans les bois. Il s’en trouve 
un grand nombre sur la côte sud de 
Plougastel, près du Passage. Le mot 
breton luset, pluriel du substantif qui 
Dous occupe, a passé dans le français 
de ce pays, et l'on appelle lucette ou 
luceais aussi bien le plant que le fruit. 
J'ignore son nom en botanique. 


490 MA 

LUSENN (lu-senn), 8. L. Brouillard. 
C Mor-lusenn, brouillard venant de 
A mer. 


LUSET (lu-set), 8. pl. m. Pluriel ir- 
régulier de lusen, fruit. 


LUSET (lu-sef), 8. m. Y. Punaise. Je 
pense que c'est la punaise de bois. 


LUSETA (lu-seta), v. n. Cueillir le 
petit fruit appelé huen en breton. 


LUSK, s. m. KEbranlement. 


LUSKA, LUSKELLA, v. a. Ebranler, 
secouer ; p. lusket, lu kellat. 


LUSKEIN (lusk-e-in), v.n.V. S'efforcer. 


MAB 


LUSKELL, s. L Yar, LeSt. L'on et 
l’autre peu usités. 


LUSLELLA. Yor. LUSEA. 

LUSKEMANT, s. m. Y. Effort; pl. ou. 

LUSTAUGEN (lustrug-en), 5, m. B. 
Etranger, qui n'est pas du pays, en 
mauvaise part, en termes de mépris. 
Yoy. LEGESTR. 

LUYDD, s. m. (anc.) Armée, lutte. 


LUZEN, 8. L Vaciet, plante bulbouse 
des champs, hyacinthe sauvage. 


LUZIA. Voy. LUIA. 
LUZIET, adj. Yor. LUIET. 


M 


Nous rappelons ici que cette lettre, 
comme toutes les autres consonnes, 
se prononce fortement à la fin des 
syllabes et des mots. Baltam, prm, 
se prononcent comme en français 
baltame, prime. 


MA, pron. poss. T. C. Mon, ma, mes. 
Il correspond au pron. poss. va du 
Léon, et suit les mêmes règles. Après 
ce pronom, les trois lettres K, P, T 
s’adoucissent et deviennent faibles. 
Ma c'haloun, au lieu de ma kaloun ; 
ma fenn, au lieu de ma penn, ma tête. 
Nor. la grammaire. 


MA, prou. pers. régime. T. G. Me. 
suit les mêmes règles que va du 
H. 


MA, MAR, conj. Si. Ma oufenn ann 
dra-xe, si je savais cela. À la lettre, 
si je saurais cela. 


MA, MAN, particule démonstrative 
qui se place à la suite des mots : ann 
den-ma, ann den-mañ, cet homme-ci. 


MA-HINI, VA-HINI, prop, poss. Le 
mien, la mienne. 


MA-RE, VA-RE, pron, poss., pluriel 
du précédent. Les miens, les miennes. 


MAR, MAP, s. m. Fiis; pl. mipien. 
MAB-AL-LAGAD, s. m. Et aussi 


map-lagad, pruuelle de l’œil, pupille 
de l'œil. A la lettre, Hs de l'œil. Les 


MAC 


expressions mab-al-lagad et ibil-al-la- 
gad, sont synonymes et sont de créa- 
tion nouvelle; elles ont quelque chose 
de recherché, quelque chose de tra- 
vaillé qui n'est pas en rapport avec la 
simplicité des langues anciennes. La 
composition de 1bil-ai-lagad doit être 
l'œuvre d’un poëte, lequel s'est plu à 
comparer la petite ouverture noire 
placée au centre de l'iris, à la trace 
d'une cheville (ibil) enfoncée là pour 
retenir l'æil à sa place. Quant à l’au- 
tre, mab-al-lagad, je n'y comprends 
rien, à moins que ce ne soit une 
mauvaise copie du mot français pu- 
pille. 


MAB-ARAR, s. m. Le bois qui entre 
dans le soc de la charrue. 


MAB-DEN. VOy. MAP-DEN. 
Baat 8. m. V. Beau-fls. — Hab, 
8. 


MAB-GAGN, 8. m. Fils de prostituée. 


— Mab, fils, et kaon, charogne, Yor. 


MAP-LAGN, plus régulier. 


MAB-GAST, s. m, Fils de prostituée. 
— Rab, fils, et gast, prostituée. Pour 
l'emploi, vOy. MAP-KAGN. 


MAB-LAGAD, 8. M. VOy. MAB-AL-LAGAD, 


_MAC’H, 5. m. Hors d'usage. Oppres- 
8ion. 


MAC'HA, Y. a. Opprimer, oppresser, 
comprimer ; p. et. 


MAC'HAGN, adj. Estropié. 
MAC'HAGNA, v. a. Estropier ; p. et. 


MAC’HARIT-ANN-AOT, s. f. Nom poé- 
tique donné au héron. À la lettre, 
Marguerite du rivage. 


MAC’HARIT-AR-GARZ, 8. L C'est un 
des noms que les poëtes donnent au 
héron. A la lettre, Marguerite de la 

aie. 


MAC'HARIT-AR-IALC'H, 5. L Pélican, 
oiseau. À la lettre, Marguerite-la- 
bourse, parce que le bec de cet oiseau 
est garni en-dessous d'une membrane 
qui peut se dilater en forme de sac ou 


MAD 421 


de bourse. Le pélican y renferme 
plusieurs kilogrammes de poissons 
ou d’eau. 


MAC'HARIT-HE-GOUK-HIRR, 8. L. Nom 
que les poëtes donnent au héron et 
aussi, je crois, à tous les grands échas- 
siers. À la lettre, Marguerite au lorg 
cou. 


MAC'HARIT-HE-GOUZOUK-HIRR, 8. f. 
Le même que le précédent. 


MAC'HARIT-KOANT, s. L. Nom poéti- 
que de la beiee. A la lettre, Margue- 
rite-jolie. 


MAC'HEIN (mac'h-e-in), Y. a. Y. Fou- 
ler, comprimer; p. mac'het. 


MAC'HER, sorte d'adjectif dérivé de 
mac'ha, oppresser. Ann daoul ma- 
c'her, le démon incube. 


MAC'HERIK, 8. m. Cauchemar. — 
Mac'ha, oppresser. 


MAC'HIGN, adj. Y. Estropié. 


MAC'HIGNEIN (mac'hign-ein), v. a. Y. 
Estropier. 


MAC'HOM. VOY. MAHOUM, MAC'HOUM. 
MAC'HOMER, 8. m. Détenteur. 


MAC'HOMI, v. a. Usurper; p. mac’ho- 
met. VOy. MAC'HOUMA. 


MAC'HOUM, adj. Glouton, vorace. 
HMac'houm war he arc'hant, avare. À la 
lettre, vorace sur son argent. 


MAC'HOUMA, v. n. C. Changer les 
bornes de sa propriété pour usurper 
le terrain du voisin, et, par extension, 
usurper en général ; p. et. 


MAC'HOUMI. Voy. MAC’HOUMA. 


MAD, adj. Bon, salutaire, utile, pro- 
fitable, propre à, indulgent, clément, 
Comparatif, gwelloc'h ; superlatif, 
gwella. Le comparatif régulier matoc'h 
se rencontre dans les anciens écrits. 
He-man a s0 mad oc'h ann dud holl, 
ouz ann dud holl, il est bon envers 
tout le monde. Mad da bep tra, bon à 
tout. 


42 MAE 


MAD, a. m. Le bien, la vertu, et 
aussi avantage, profit, intérêt. Le plu- 
riel madou s'emploie au sens de for- 
tune, biens, richesse. Evit ho mad, 
dans votre intérêt. 


MAD, adr. Bien, très. 

MAD A-WALC'H (a-oualc’h), sorte 
d'adjectif. Passable, assez bon. À la 
lettre, bon assez. 


MADALEN. Kouxin ar vadalen. Yat. 
auy, 


MADEK, adj. Bienfaisant. Cet adjec- 
tif figure très-souvent parmi les noms 
de famille. — Mad, bon. 


MADELEC'H, MADELEAC'H, 8. f. Y. 
Bonté, indulgence. 


MADELECHEU, 8. pl. L. Y. Bienfaits, 
bontés, faveurs. 


MADELESIOU (madele-siou), 8. pl. L 
Bontés, bienfaits. Yor. MADELEZ. 


MADELEZ, 8. f. Bonté, indulgence ; 
pl. madelesiou. Mar be ho madeles, 9 
vous avez cette bonté. 

MADEU, 8. pl. m. Y. Biens, richesse, 

MADIGOU, 3. pl. m. Bonbons, frian- 

B. 

MADO, 8. pl. m. T. Biens, richesse, 

fortune. 


MAD-DBER, 5. m. Bonne action, 
bonne œuvre; pl. mad-oberiou. 


MAD-DBERER, 8. m. Et mieux, 
mad-oberour, bienfaiteur ; pl. mad-obe- 
rourien, 


MADDU, 8. pl. m. Biens, richesse, 
fortune. C’est le pluriel de mad, 8. m. 


MAORE, 5. m. Seneçon, plante. Yor. 
BUL. 


MAE, s. m. Mai. Mix mae, le mois de 
mai. 


MAEL, 8. m. (anc.) Gain, profit. 





: MAG 


MAEN, 8. m. Pluriel, moin. N'est 
usité gen quelques localités. Voy. 
MEAN, pierre. 

MAENE, s. m. (anc.) Montagne; pl. 
maeno. 

NAER, 5. Maire, magistrat mu- 
nicipal."VOy. MEAR. 

MAEREN, s. L. 1. Marraine; pl. et. 

MAERL, MERL. Voy. ce dernier. 


MAERON, 8. L. Y. Le même que 


mamm-masron. 
MAEROUN. VOY. MAMM-MAEROUN . 
MAEROUNEZ, s. f. Celle qui tient an 
enfant sur les fonts de baptème; sainte 
dont on porte le nom. Ge mot a ces 
deux acceptions en plusieurs localités. 
MAES, 8. m. VOy. MAEZ. 
MAEZ, 8. m. (anc.) Voy. BEM. 


MAEZ, 8. m. T. La campagne, les 
champs. Yor. MEAZ. 


MAEZUR, v. a. C. Voy. MEZUR. 





MAGA, v. a. Nourrir gens ou bêtes, 
élever du bétail. 


MAGADELL, 8. f. Nourrisson. On dit 
mieux, magadenn. 


MAGADELL, 8. m. et adj. V. Indolent, 
vaurien, qui ne pense qu'à manger. 


MAGADENN, 8. f. Nourrisson; pl. ou. 
— Naga, nourrir. 


MAGADUR. YOT. MAGADUREZ. 


MAGADUREZ, 5. L. Ce mot ne s'em- 
ploie que comme terme de dévotion, 
au sens de nourriture spirituelle. 


MAGAR, v. a. T. Nourrir; p. maget. 
YOT. MAGA. 


MAGEIN (mag-e-in), Y. a. Y. Nourrir 
gens ou animaux, élever du bétail; 
D. maget, 


MAGER (mag-r), s. m. Nourricier. 
Tad moger, père nourricier. Ce subs- 


MAL 


tantif figure parmi les noms de famille. 
rians on l'écrit Maguer, Ma- 
e. 


MAGÉREZ (mag-erez), 8. f. Nourrice 
d'enfant, et, par extension, pépinière, 
lieu où l'on élève de jeunes arbres 
destinés à la transplantation. En ce 
dernier sens, on dit de préférence 
gwesogik. 


MAGEUR (mag-eur), 8. m. C. Nourri- 
cier. Tad mageur, père nourricier. Ce 
mot figure parmi les noms de famille. 
En français, on l’écrit Magueur. 


MAGNOUNER, 8. m. Chaudronnier; 
pl. ten. 


MAGUZ, adj. Peu ou pas usité. Nour- 
rissant. — Maga, nourrir. 


MAHOM, MAHOUM. VOy. MAC'HON. 


MAILL (Les L mouillées), 8. m. Ex- 
pert, connaisseur; pl. matlled. 


MAILL (Les L mouillées), 8. m. 
Maille d’un filet de pêche, et aussi 
muillet, marteau de bois. 


MAILLARD (Les L mouillées), s. m. 
Canard mâle, oïe mâle. Ce mot figure 
parmi les noms de famille. 


MAILL-HDUARN (Les L mouillées), 
8. m. Gros marteau en fer. À la lettre, 
maillet en fer. 


MAILLOK (les L mouillées), s. m. Y. 
Menton; pl. maïllogeu (maillog-eu). 


MAILLUR (les L mouillées), 8. m. 
Maillot d'enfant; pl. ou. Il ne s'em- 
ploie guère qu’au pluriel : ema c’hoaz 
enn he vaillurou, il est encore au 
maillot. 


MAILLURENN (les L mouillées), 8. f. Y. 
Maillot, langes d'enfant; pl. eu. 


MAILLURI (les L mouiilées), v. a. 
Emmailloter; p. maluret. 


MAILLUROU (les Lmouillées), s. pl.m. 
Voy. MAILLUA. 


MAL, 8. L Y. Béquille; pl. maleu. 


MAL 495 


MAL, 8. f. (anc.) Mouture. — Hala, 
moudre. 


MALA, v. a. Moudre, égruger, râper; 
p. et. 


MALADEK, 8. L. Mouture, salaire du 
meunier. 


MALADENN, a. f. La quantité de 
grains que l'on donne à moudre en 
une fois. — Mala, moudre. 


MALAFENN. VOY. BALAFENN. 
MALAN, 8. m. Gerbe de blé; pl. ou. 


MALANA, v. a. Eogerber, mettre en 
gerbes, parlant du blé. 


MALARDE, 8. m. Y. Carnaval, mardi 
gras. 


MALCHUENN, 8. f. Y. Flocon, par- 
lant de la neige; paupière; pl. eu.] 


MALEIN (male-in), v. a. Y. Moudre, 
égruger, triturer; p. malet. 


MALEN, 8. L. Y. Egrugeoir. Voy. 
MALEIN, Y. à. 


MALET, adj. et part. Moulu. Butun 
malet, du tabac en poudre, à priser. 
Cet adjectif figure parmi les noms de 
famille. En français on le prononce 
Malictte ou Malette. 


MALETENN, 8. L. Besace, biss:c, va- 
lise; pl. ou. 


MALE-TOUICH, s. m. C. Cancer. 


MALGUDENN, 5. f. Y. Paupière, cil 
des paupières; pl. eu. 


MALKENN, 8. f. Nuage épais; pl. ou. 


MALL, 8. m. Hâte, empressement, 
temps opportun. 


MALL, MALLU, adj. (ane) Mauvais. 
Autrefois en français on disait aussi 
Mal au sens de mauvais. Ainsi, on 
disait mal chaussée pour mauvaise 
chaussée, terrain élevé et d'un pas- 
gage dangereux. 


MALLAS. VOy. BALLAZ. 


484 MAL 
MALLAZ, s. L. En quelques localités, 
il se dit pour mallos, malédiction. 


MALL-C'HEOT, 8. m. Jusquiame, ha- 
pebane, plantes. 


MALLOC'H, 8. L. Y. Malédiction. — 
Milligein, V., maudire. 


MALLOZ, s. L. Malédiction, impréca- 
tion. — Milliga, maudire. 


MALLU (anc.) Voy. HALL (anc.). 
MALO. VOy. KAOL-MALO. 


MALOENN. VOy. MALVENN, plant de 
mauve. 


MALDRD, s. m. Y. Lépreux ; il s'em- 
ploie aussi comme nom injurieux 
donné aux cordonniers. 


MALDRT, 8. m. (anc.) Malotru. 


MALOUCHEIN (malouche-in), v. a. Y. 
Maudire, en termes de dévotion. 


MALOUER, s. m. Egrugeoir, moulin 
à café ou à poivre. — Mala, moudre. 


MALOUIN (malou-in), s. m. Habitant 
de Saint-Malo. 


MALTR. Yor. MARTR. 


MALU, Y. a. (anc.) Gâter, corrompre, 
broyer. 


MALUENN, MALVENN, 5. f. Y. Pau- 
pière, cil; pl. eu. 


MALV, MALO, s. pl. m. De Ja mauve; 
c'est le pluriel de malvenn, maloenn. 


MALVENN, 5. L. Cil, paupière; pl.ou. 


MALVENN, MALOENN, 5. L. Un plant 
de mauve; pl. malo, male, masculin, 
des plants de mauve, de la mauve. 


MALVER, Y. n. En quelques loca- 
lités il s'emploie pour merrel. mourir ; 
D. martet. À Innu près, le verbe 
malver se conjugue comme merrel. 


MALVRAN, 8, m. Corbeau mäle; pl. 
malvrini. 


MAM 
MALVRINI ; pluriel du précédent. 


MALZENN, 5. f. Flocon de neige, de 
laine ; pl. ou. 


MAMM, 5. f. Mère, et anssi matrice. 
Ma mamm, va mamm, ma mère, ma- 
man. 


MAMM-AR-MOC’H, 8. f. Epithète in- 
jurieuse que l’on donne à une femme 
mailpropre. À la lettre, mère des 
cochons. 


MAMM-DIEGEZ (dieg-ex}, â. f. Aceou- 
cheuse, sage-femme. — Mamm, mère, 
et tieges, ménage. 


MAMMEK, 8. f. Y. Belle-mère; pli. 
mammegeu. — Mamm, mère. 


MAMMENN, 8. f. Source d'eau, et, 
par extension, cause première, prin- 
cipe, source. 


MAMMENN-AL-LAGAD, s. f. Pranelle 
de l’œil. A la lettre, principe de l'œil. 


MAMM-FLOUR, 5. L Mère-goutte, pre- 
mier suc extrait des fruits foulés. Yoy. 
MÈRE-GOUTTE à mon Nouveau Diction- 
naire français-breton 1869. 


MAMM-GAER, s. f. Belle-mère. À la 
lettre, mère-belle. En Vannes, on a 
conservé le vieux mot mammek, qui 
est assurément plus breton et qui n'est 
pas, comme mamm-gaer, une sotte 
imitation du français. 


MAMM-GAMM, 8. f. Goutte, maladie, 
sciatique. — Mamm, mère, et kamm, 
boiteux. Voy. MAVI-GAMM. 


MAMM-G0Z, 5. f. Grand'mère, degré 
de parenté. — Mamm, mère, et koz, 
vieux. 


MAMM-GUN, MAMM-GUNV, 5. f. Bi- 
saïteule. — Hamm, mère, et kun, kunv, 
débonnaire. 


MAMM-IEU, 8. f. Y. Trisaïeule. On le 
dit aussi de la grand’mère. 


MAMM-ILIZ, a. L Cathédrale. À la 
lettre, mère-église. 


MAMM-IOU, 8. f. Trisaïoule. 


MAN 


MAMM-LABOUS, s.f. Femelle d'oiseau 
en général. A la lettre, mère-oiseau. 
— Ar vomm-labous bad he re phan 
la femelle et ses petits. 


MAMM-MAERON, 5. f. Y. Marraine 
d'un enfant. 


MAMM-MAEROUN, 5. f. Marraine d'un 
enfant. 


MAMM-VRD, 8. L Patrie. — Mamm, 
mère, et bro, pays. 


MAMMIR, s. 1. Nourrice. C'est le di- 
midutif dé mamm, mère. 


MAMMOD, s. f. Matrice de la femme, 
et aussi le mal de mère. En ce dernier 
cas, on dit de préférence drouk-vamm. 


MAN, 5. f. Apparence, air, figure, 
feinte, semblant. — Ober van, faire 
semblant. 


' MAN, MANN, 5. m. Y. C. Mousse 
terrestre. 


_MAN, s. m. (anc.) Homme, par op- 
position à femme. En allemand, man. 


MAN, MA, particule démonstrative : 
ann den-mañ, cet homme-ci. Yor. MA, 


particule. 


MANAC'H, 8. m. Moine, religieux; 
pl. menec'h. Ce substantif est un nom 
de famille très-répandu ; on le pro- 
nonce en frauçais avec la gatturale 
bretonne c'h : ar manac'h, le moine; 
ar venec’h, les moines. 


MANAC'H-SANT-BENEAD, 5. m. Bé- 
nédictin, religieux de l'ordre de saint 
Benoît; pl. menec'h-sant-Benead. 


MANAC'H-SANT-BERNEZ, 8. m. Ber- 
pardin, religieux de l'ordre de saint 
Bernard; pl. menec'h-sañnt-Bernes. 


MANAC'H-SANT-BRUNO, 8. m. Char- 
treux, religieux de l'ordre de saint 
Bruno: pl. menec'h-sant-Bruno. 


MANAC'H-TI, MANATI, 8. m. Couvent 
d'hommes. — Manac'h, moine, et t. 
maison. Bangi est le plus usité. 


MANAGOU. Ober ar managou, faire le 
patelin, 


MAN 495 
MANATI, 8. m. Convent d'hommes. 


Voy. MANAC'H-TI, dont il est la con- 
traction. 


MANDOK, 8. m. Gardon, poisson ; 
pl. mandoged. 


MANDOZ, 5. m.. Ventouge, terma de 
chirurgie ; pl. mañdosiou (mañdo-siou). 
Voy. le suivant. 


MANDOZI, et mieux, 851 AR MAR- 
00SIOU, appliquer les ventouses à un 
malade. Voy. MANDOZ. 


MARDRDGENN (mañdrog-enn), 8. f. Y. 
Grosse joufflue, en mauvaise part. 


RANE, s. m. Y. Montagne; pl. ma- 
neieu. VOy. MENEZ. 


MANEEK, adj. Y. Montagnéux. 


MANEG, MANEK, s. L Gant; pl. ma- 
negou. — Grwiska he vanegou, on em 
vanega, mettre ses gants. 


MANEGA, v. a. Ganter. mettre les 
gants à; p. maneget. — En em vanega, 
se ganter. 


MANEGENN (maneg-enn), 5. L Gan- 
telée, plante. — Manek, maneg, gant. 
On dit âussi violetes-ann-Itroun- Varia. 


MANEGER (maneg-er), s. m. Gantier ; 
pl. ten. 
MANEGEREZ (maneg-eres), 8. L. Gan- 
tière ; pl. ed. 

MANEGOU, pluriel de manek, maneg, 
gant. 

MANEGOUR, 8. m. Y. Gantier ; pl. ma- 
negerion (maneg-erion). 

MANEK. Yor, MANEG, gant. 

MANEK, 8. L. Manique de tonnelier. 


MANEX-HOUARN, 8. f. Gantelet, partie 
de l’armure des anciens. — Marwk, 
gant. 


MANER, s.m. Manoir ; pl.iou. Ce mot 
dérive du vieux verbe msrel, demeurer, 
dout le participe était manet, 


BL 


426 MAN 
MANGOER, 8. L. Y. Murail'e; pl. ieu. 


MANGOUNELL, s. f. Baliste, machine 
de guerre des anciens. 


MANIKL, s. m. Y. forn ou menottes 

ur les criminels; pl. eu. Comme en 
Francais. le singulier n’est pas usité. 
— Lakat manikleu ar deourn unn den, 
mettre les menottes à uu homme, Y. 


MANIKLEIN (manikl-e-in), v. a. Y. 
Mettre les mennttes ou fers à un cri- 
minel; p. maniklet. 


MANIKLEU, pluriel de maniki, Y. 
MANK, adj. Y. Manchot. Voy. MOUGN. 
MANKART, s. m. Y. Manchot. 
MANKET, s. m. Y. Manchot. 


MANN, 8. m. (anc.) Lieu, endroit. 
Peurvann, pâturage, par contraction 
pour peuri mann, lieu à paire, 


MANN, 8. m. Nourriture merveil- 
Jeuse envoyée aux Israélites dans le 
désert, la manne. 


MANN, adv. Rien, pas du tout. Ne 
dal mann, il ne vaut rien. 


MANN, s. m. Y. GC. Mousse terrestre. 


MANNOU, 8. pl. m. Terre provenant 
du grattage des routes et chemins, et 
servant d'amendement pour les terres 
en culture. 


MANNOUS, 8. m. Y. Nasillard. 


MANNOUZ. Le même que le précé- 
dent. 


MANNOUZEIN (mannouz-e-in), Y. n. 
V. Nasiller. 


MANNDUZEREC'H, 8. m. Y. Nasille- 
ment. 


MANNOUZEL, 5. L Y. Nasillarde. 


MANSOUNA (mañi-souna), v. a. Ma- 
çonner ; p. marisounel. 


MANSOUNER (mañ-sounerl, 8. Im. 
Maçoa ; pl. en. 


MAO 


MANTELL, s. f. Manteau ; pl. meñel, 
mrniellou. 


MANTIKL, 8. m. Y. Menottes, fers 
des criminels. Il ne s'emploie guère 
qu’au pluriel, mansikleu. Yor. BANIEL. 


MANTR, s. m. Pcu ou usité. 
Aflliction. pe 


MANTRA, v. 8. N'est usité qu'au 
participe mañsret, abattu de douleur, 
surpris. Voy. le suivant. 


MANTRET, adj. et part. Abattu de 
douleur, stupéfait. Mañtret eo he ge- 
loun gant ar c'hlac'har. il est abattu 
de douleur. Mañtret e oe gañt se, il en 
resta stupéfait. 


MAO, adj. Gai, enjoué. Ce mot figure 
fréquemment parmi les noms de fa- 
mille. 


MAO, adj. T. Sain, bien portant. 


MAD, 6. m. C. Oiseau de proie qui 
est amphibie, selon Le Pelletier. 


MACAAT, v. n. Peu vusité. Devenir 
gai, enjuué. — Mao, adj., enjoué. 


MAIL, BAOL. Voy. ce dernier. 


MAOTVELEN, s. m. Tumeur à la tête 
-des bêtes à cornes. Ce substantif 
maolrelen, où entre maot sans doute 
pour maout, mouton, semble indiquer 
que ce mal attaque principalement les 
moutons. On dit aussi bodtelen. 


MAOUEZ, a. f. Femme, par opposi- 
tion à homme ; h nime mariée ou non 
mariée ; pl. merc'hed. Eur vaoues, une 
femme ; ar merc'hed. les femmes. 


MAOUGENN (maaug-enn), 8. m. Peau 
de mouton, cuir de mouton. — Haou, 
mouton, et Kenn, peau (anc.). 


MAOUT, 8. m. Mouton, animal; 
mouton de cloche; victoire ou prix 
daus les luttes et les concours; vin 
d'accomplissement ou gratification 
que l'on donne aux ouvriers quand ils 
ont terminé une bâtisse. lI se dit 
aussi pour désigner le beau ou le coq 
du village, jeune garçon recherché 
des filles de l'endroit; pl. meot. Maous 
est uu nom de femille. 


MAP 
MAOUT-KENN, 5. m. VOy. MAGUGENN. 


MAOUT-TARO, 8. m. Bélier. À la 
lettre, mouton taureau. 


MAOUT-TARV, s. m. Voy. le précé- 
dent. 


MAOUT-TDURC’H, s. m. Bélier. À la 
lettre, mouton mâle. 


MAOUTA, v. n. Se battre comme les 
béliers, les moutons. — Maout, mou- 
ton. 


MAOUTENN, s. f. Couvre-tête fait en 
peau de mouton garnie de sa laine, à 
l'usage des marins principalement. 


MAOUTER, s. m. C. Gardeur de mou- 
tons. — Raout, mouton. 


MAOUTEREZ, s. L C. C’est le féminin 
du précédent. . 


MAOUTVELEN, 8. m. YOT. MAOTVELEN. 


MAP, NAR, s. m. Fils, enfant mâle; 
pl. mipien. Ar map, ar mab, le fils; 
ar mipien, les Dla. Ann tad hag he 
vipien, le père et ses fils. 


MAP-BIHAN, 8. m. Petit-fils, degré 
de parenté. Ce mot composé, qui est 
une imitation fâcheuse du français 
petit-fils, ne vaut pas le substantif 
doaran, de Vannes ; mais il est usité 
en Léon. 


MAP-DEN, 8. m. L'homme en géné- 
ral, sans distinction de sexe. — Map, 
fils, et den, homme. Il ne s'emploie 
qu'au singulier. 


MAP-DIVADEZ, 8. m. Esprit-follet, 
lutin. — Map, fils, enfant, et divadez, 
qui n'a pas recu le baptême. 


MAP-KAER, s. m. Beau-fils, terme de 


parenté. Ce mot composé 681 ue sotte 
imitation du français beau-fla (map, 
mab. fils, et kaer, beuu). L'ancicn mot 
mabek, qui a été conservé en Vannes, 
est assurément plus breton, étant dérivé 
de math. fils. 


MAP-KAGN, s. m. VOy. KAGN. 


MAR 427 


MAP-LAST, 6. m. Fils de prostituée. 
— Map, mab, fils, et gast, prostituée. 
Ou dit de préférence mab-gast, qui est 
plus régulier. Voyez-y. La lettre dure 
P de map fait changer ea lettre forte le 
G du radical gast. 


MAP-LAGAD et aussi MAB-AL-LAGAD. 
Yor. ce dernier. 


MAR, MA, conj. Si. Mar teu,s il vient. 
Mar kar, s'il veut. 


MAR, s. m. Doute, incertitude. Bazad 
e mar, besa war var, être en doute, 
être en danger de. Hep mar e-bed, 
sans aucua doute. Voy. WAR-VAR. 


MAR, adj. Y. T. Plusieurs, beaucoup. 
VOy. MEUR. 


MAB, s. m. Corme, fruit. On dit de 
préférence, perenn-mar; pluriel per- 
mar. 


MARBIGELL (marbig-ell), s. L. Etrane, 
faucille légère ; pl. ou. 


MARBIGELL, MARR-BIGELL (mar- 
big-ell), s. f. Petite marre d’agricolture. 
VOy. MARR-BIGELL. 


MARBLEO, s. m. Duvet d'oiseau, poil 
follet au visage. N'eus nemet marbleo 
war-n-63ho, ils (oiseaux) n'ont encore 
que du duvet sur le corps. 


MARBRAN. VOy. MALVRAN. 


MARCHIKOD, MASIKOD (ma-sikod), 
s. m. C. Enfant de chœur des églises ; 
pl. ed. 


MARCH, 8. m. Y. Entorse. Voy. FALS- 
VARCHADENN. 


MARC'H, 8. m. Cheval mâle, chevalet 
d'ouvrier ; pl. kesek. Dans Tu , 00 
appelle marc'h un cheval, quel que 
soit son sexe. Il en est de même du 
pluriel kesek. Mont war varc'h, aller à 
cheval. Eu style familier, on dit : Besa 
war he varc'h, être en grande colère. 
A la lettre, être sur son cheval. — 
A l’île de Batz, où l'on fait grand cas 
des chevaux, parce qu'ils sont rares 
en ce pays, on dit : Ne chouminn ket 
eno evit eur marc'h, je n'y resterai pas 


498 MAR 


pour on cheval, quand même on me 
donnerait un clieval. Voy. plus bas les 
nombreux dérivés de marc'h. 


MARC'HA, v. n. Être en chaleur, 
parlant d’une jument. Ge verbe dérive 
de marc'h. cheval, et se conjugue avec 
le verbe auxiliaire ober. 


MARC'HA, v. a. Mettre sur ses gonds 
une porte, une barrière, monter une 
porte. Voy. MARC'H-D0R. 


MARC'HAD, 8. m. Marché, lieu pour 
les ventes, et anssi convention, traité, 
prix, marché; pl. marc'hajou. 


MARCHADENN, s. f. Entorse. Voy. 
FALS-VARCHADERN, Y. 


MARC'HADOUR, s. m. Marchand. Ce 
sobstantif est un nom de famille très- 
commun ; pl. ten. 


MARC'HADOUREZ, s. f. Féminin da 
précédent ; pl. ed. 


MARC'HADOUREZ, a. f. Marchandise. 
Ce substantif ne s emploie qu’au sin- 
gulier, mais il est considéré comme 
vom collectif, à l'instar de keuneud, 
de Kolo et autres. Yor. le mot coLLecrir 
à mon Nouveau Dictionnaire français- 
breton 1869. Ar marc'hadourez-1e n'int 
Ket mad, cette marchandise n'est pas 
bonne. À la lettre, cette marchandise 
ne sont pas bonues. 


MARC HAGN, adj. Stérile, parlant des 
femelles d’auimaux. 


MARC'HAJDU, a. pl. m. Pluriel irré- 
gulier de marc'had, marché. 


 MARC'H-ALAR, 8. m. Chevalet qui 
supporte la charrue. — Marc'h, che- 
valet, et alar, charrue. 


MARC'’HALLAC'H, 3. m. Mot contracté 
pour marc'had leac'h. lieu ou place du 
marché, champ de foire. Voy.MARC'HAL- 
LEC'H, Ce mot est un nom de famille 
assez répandu. 


MARC'HALLE, et mieux MARC'HAL- 
LEC'H, 8. m. Y. Place du marché. — 
Marc'hat, Y., marché, et lec'h, lieu. 
Voy. le suivant. 


MAR 


MARC'HALLEC'H, s. m. Y. Le Lieu où 
se tient le marché, la foire. — Mer- 
c'hai, V., marché, et ac'h, lieu. J'ai 
signalé en tête de ce dictionnaire fha, 
bilude qu'ont les Bretons de modiser 
certaines lettres pour adoucir la 
nonciation ; il est de fait que hal, 
lec'h est plus facile à prononcer que 
marc'hat lec'h. 


MARC'HAT, s. m. 1. Lo même que 
marc'had, du Léon. 


MARC'HATA, v. n. Marchander le 
prix, irrésolu, hésiter. 


MARC'H-BLENIER, s. m. Cheval qui 
tient la tète de l'attelage. — March, 
cheval, et blenia, guider. 


MABC'H DOB, s. m. Gond de port; 
pl. marc’hou-dor. 


MARC'HEGER (marc'heg-er), ss. m. 
Ecuyer, qui manie bien un cheval. — 
Marc'h, cheval. On dit aussi mareger. 


MARC'HEL, 8. m. Cavalier, chevalier, 
écuyer ; pl. marc'heien. — Rerc'h, 
cheval. On dit aussi maret. 


MARC'HEKAAT, v. 2. Manier bien un 
cheval. On ditaussi marekaat.— Marc'h, 
cheval. 


MARC'HEKADENN, 8. f. Cavalcade. — 
Marc'h, cheval. 


MARC'H-HAMON. Beza war varc'h- 
hamon, se dit, en Cornouaille, d'un 
mari qui est jaloux de sa femme. Yor. 
le mot JALOUX à mon Noureau Diction- 
ngre français-breton, 1869. 


MARC'H-HESKEO , s. m. Abcès en 
suppuration. 


MARC'HIK, 8. m. Bidet, petit cheval 
de selle pour les dames qui habitaient 
la campague. C'est le diminutif de 
march, cheval. — C'hoari marc'hik, 
jeu du cheval que les enfants exécutent 
en se mettant un bâton entre les 
jambes. 


MARC'H-KALLOC'H, s. m. Cheval en- 
Uer, non coupé. Voy. MUA, 


MAD 


MARC'H-XARR, 8. m. Cheval de trait. 
— Marc'h, cheval, et karr, charrette ; 
pl. kesek-karr. 


MARC'H-KENN, 8. m. Peau on cair de 
cheval, — March, cheval, et kenn (anc.), 
peau, 


MARC'H-KLOC'H, 8. m. Sonnailler ou 
cheval d'atitelage qui porte une clo- 
chette. — Marc'h, cheval, et Kloc'h. 
cloche. ) 


MARC'H-KOAT, 8. m. Chantier ou 
chevalet de charpentier, poutre qui sert 
à soutenir un navire en construction ; 
pl. marc'’hou-koat. 


MARC'HDDENN, 8. f. Poupée. Voy. 
MERC'HODENN, qui est plus régulier. 


MARCHOSI (marchô-si), s. m. Ecurie; 
pl. marchosiou. Ce mot, qui dérive 
évidemment de marc'h, cheval, s'écrit 
et se prononce cependant sans la gut- 
turale c'h. 


MARC'H-RED, 8. m. Cheval de luxe. 


À Ja lettre, cheval qui court; pl. kezek- 
red. 


MARC'H-ROUZ, 8. m. Ces mots, qui 
signifient cheval roux, s’emploient, on 
ne sait top pourquoi, en parlant d’un 
homme jaloux de sa femme : eunn 
tammik marc'h-rouz en deux, il est un 
peu jaloux. 


MARC'H-SAILLER (les L movillées), 
8. Im. Y. Ktalon; pl. kezek-sailler. — 
Marc'h, cheval mâle, et sala, V., 
saillir. 


MARC'H - SAMM , s. m. Cheval de 
Charge. — Marc’h, cheval, et samm, 
charge, fardeau. | 


MARC'H-VOR, s. m. Cheval marin; 
pl. kesek-æor. — March, cheval, et 
mor, mer. 


MARD, s. m. (anc.) Merde. 


MAROOZ, s. m. C. Voirie, lieu de 
dépôt des immondices. 


MARDOZI, v. a. D, Salir de merde; 
p. mardoset. 


MAR 429 


MARDOZUZ, adj. Ball de merde. Yar. 
MARD (anc.) 


MARE, 8. m. Temps, époque, saison. 
— Da bep mare, continuellement; mare 
e-bed, jamais. 

MA-RE, VA-RE, prop, poss. Y. T. C. 
Les miens, les miennes. Voy. RL. HA, 
VA-HINI, qui est le singulier. 

MAREAD, 8. m. Grand nombre, bande, 
troupe. — Eur maread bugale, une 
bande d’enfantis. 

MAREGER (mareg-er). Voy. MARC'HESEB. 

MAREXK. VOY. MARC'HEE. 


MAREKA, v. n. Aller à cheval, en- 


: fourcher on cheval; p. mareket. YOt, 


MAREL. 
MAREKAAT. VOY. MARC'HETAAT. 


MAREKAQOUR, 8. m. Y. Qui manie blen 
un cheval. Yor. MAREK. 


MARELL, 8. L. Mérelle, jeu d'enfant. 


MARELLA, v. a. Marqueter, mou- 
chegar: p. et 


MARELLÉET, adj. et part. Bigarré, 
de couleurs diverses. 


MAREZ, MARES, s. m. Y. Plaine, 
vaste étendue de campagne; pl. mare- 
xeu. 


MAREZAD, MAREZAT, s. m. Y. Ur 
marezat et, V., une plaine couverte 
de blé. Voy. MAREZ. 


MARG, 8. m. Marne, substance cal- 
caire. 


MARG, MARGACH. Vay. ce dernier. Y. 


MARGA, v. a. Marner, ameuder une 
terre avec de la marne; p. et. Voy. 
MARG 


MARGACH, MARG, 8. m. Y. Marc ou 
restes des fruits foulés pour en fairy 
une boisson. 


MARGALOUN , 8. m. C. Affliction, 
chagrin. 


430 MAR 


MARGEU [(marg-eu), s. pl. m. Y. Le 
marc des raisins, des pommes et autres 
fraits foulés, marc de la graisse fondue 
et décantée. 


MARGOD , 8. m. Nom pittoresque 
donné à la pie, oiseau. 


MARGODIK, 6. m. Margodik ar bik: 
le même que margod. 


MARI, 8. L Nom de baptême de 
femme, Marie. — À l'instar du prénom 
lann, Jean, décrit plus haut, le prénom 
breton Mari sert à accumuler les dé- 
fauts que peuvent avoir les femmes, 
Ainsi, on dit : Mari-forc'h, souillon; 
Mari-flao, eur Vari-flano, une femme 
sans ordre; Mari-morgañt, une pois- 
sarde. Voyez ces mots composés et 
aussi Zann. : 


MARI-FORC'H, 8. f. Souillon, femme 
malpropre. — Eur Vari-forc'h, une 
souillon. 


_MARIGOD, s. m. Certain poisson dont 
j'iguore le nom en français. 


MARI-MORGANT, s. f. Sirène, poisson 
fabuleux, et aussi poissarde. A la lettre, 
Marie arrogante. — Eur Vari-moryanit, 
une poissarde. 


MARINET, 8. m. V. Culotte étroite; 
pl. marinedeu. 


MARITELL, 8. f. Peine d'esprit; pl. ou. 


MARITELLA, v. D. Avoir des peines 
d'esprit; p. et. Il se coujugue avec 
l'auxiliaire ober. 


MARITELLUZ, adj. Qui a des peines 
d'esprit. 


MARJCLENN, 8. L. Coquette en mau- 
vaise part. En français ancien, on disait 
marjolet, pour désigner un fat préten- 
ieux. 


MARKINOU, 8. p].m. Et aussi markou, 
markoumellou, masklou, le marc des 
fruits foulés pour faire de la boisson, 
le marc de la graisse fondue et dé- 
cantée. 


MARKIZ, s. m. Marquis; pl. ed. — 
Ann aotrou ar mark, monsieur le 
Marquis. 


MAR 


MARKIZEZ, 8. f. Marqaise ; pl. ed. — 
Ann itroun ar varkisex, madame la 
marquise. 


MARKOU. VOy. MAREINOU. 
MAAKOUMELLOU. Voy. HARKINOU. 


MARLANK, MARLOUAN, s. m. Merlen, 
poisson; pl. ed. 


MARLOUAN, MARLANK, 8. m. Yor. le 
précédent. 


MARMOUZ, 8. m. Singe, babouin ; 
pl. ed. — Fri marmous, nes épaté. À la 
lettre, nez de singe. 


MARMOUZAT, v. n. Nasiller. Il se 
conjugue avec le verbe auxiliaire ober. 


MARMOUZEZ, 5. 1. Guenon ou femelle 
du siuge; pl. ed. 


MARO, 8. m. Mort. — Lou ar maro 
a 30 gant-han, ii est à l'agonie. A la 
lettre, couleur de la mort est avec lui. 


MARO, adj. Mort, décédé. — Korf 
maro, corps mort. — Treas maro, sable 
que la mer ue recouvre jamais. 


MARONADO, s. m. Chant funèbre. 


MARDUEIN (maroue-in), v. n. Y. 
Mourir; p. marouet. Voy. MARUEIN, plus 
usité. 


MAROUNAO , MAROUNAT, 8. m. Y. 
Chant funèbre. 


MARPR, 8. m. Marbre, minéral, et 
aussi essieu de roue d’un moulin. 


MARR, 8. m. Houe, marre, outil 
d'agriculture; pl. mirri. En Vannes, le 
pluriel est marreu. — Segal marr, du 
seigle d'écobue, du seigle semé dans 
un sol nouvellement défriché et dont 
on a brûlé les mottes de gazon. 


MARRADEK, s. m. Ecobuage, certain 
travail d'agriculture qui consiste à eu- 
lever les moites de gazon avec la marre 
et à les brûler ensuite quand elles sont 
desséchées. Les cendres sont répandues 
sur le sol à défrichcr. Marradek désigne 
aussi une sorte de réunion ou de fête 
qui se fait à cette occasion en quelques 
localités. Voy. le suivant. 


MAR 


MARRAT, v. a. et n. Ecobuer, et aussi 
travailler à la marre. Voy. le précédent. 
Ce verbe s'empioie aussi comme subs- 
tantif : ar marrat, l'écobuage. Voyez 
ce. qui est dit à ce sujet au mot INFINITIF 
de mon Nouveau Dictionnaire 1869. 


MARR-BIGELL, MARBIGELL (marbig-ell), 
6.1. Marre, outil d'agriculture. — Harr, 
marre, et pigell, houe, hoyau. 


MARREIN (marre-in), v.a. et n. Y. Le 
même que marrat. 


MARS. Yor. MARI. 


MARSE, adv. Y. Peut-être. Ce mot est, 
comme martsse, une contraction de 
mar teu kement-se, si vient cela. 


MART, 8. m. (anc.) Mort, 8. L 


MARTEZE, adr. Peut-être. Ce mot est 
006 contraction de mar feu kement-se, 
si vient cela. 


MARTI, 8. m. C. Besa er mart, être 
en nourrice, parlant d’un petit enfant. 


MARTOLOD, 8. m. Matelot: pl. ed. 
MARTR, s. m. Fouine, animal ; pl. ed. 
MARU, s. m. V. Mort, décès. 

MARU, adj. Y. Décédé, mort. 


MARUEIN (maru-e-in),v.0.V.Mourir ; 
p. Mmaruet. 


MARUEL, v. n. V. Mourir; p. maruet. 


MARV, 8. m. et adj. Voy. MARO, mort, 
8. m. et adj. 


MARV-SKAON , s. m. Tréteaux fu- 
pébres. — Harp, maro, mort, et skaoñ, 
unc. 


MARVAILL (L mouillées), s. m. Conte, 
histoire faite à plaisir pour amuser; 
pl. marcaïilibu. 


Dans mon Nouveau Dictionnaire fran- 
çais-breton 1669, je me suis longue- 
ment étendu, au mot STYLE, à faire 
ressortir l'originalité du style des 
contes bretons (marvaillou), et j'en ai 
donné un échantillon au mot vens, 
poésie. Je ne puis résister ici au désir 


MAR 431 


d'en présenter un second exemple. — 
Le premier de ces contes est dû à 
M. Milin (Gabriel), écrivain breton d’un 
incontestable mérite. 

Au sajet de ce premier conte, je 
dirai, pour en faire connattre la portée, 
que Michel Le Nobletz et le P. Maunoir, 
tous les deux missionnaires, ont com- 
posé à diverses époques (vers 1650) 
une foule de cantiques sous les noms 
de Rent ar Barados et de Ar Vuez 
gristen, et que, de plus, il paraît s véré 
qu'ils ont composé des tableaus ; 30- 
lennou) dans lesquels ils introdw' ajent 
et mettaient en scène bêtes e!: enp, 
añn de rendre plus compréhensit € 
aux babitants de la campagne les lois 
de Dieu et le chemin Gu paradis. 

On pense que le récit qui suit est la 
paraphrase d'un de ces tableaux. — 
Voyez ce qui est dit du style des contes 
au mot sTyLe de mon Dictionnaire 
français-breton 1869. 


AR PAOTR LAOUIK 
HAG ANN AOTROU DOUE 


E P'ougerne gwechall-goz e voa 0 
Choum eunn intauvez hag e devoa tri 
baotr, jiaouankik ho zri c'hoas. He 
gosz, labourer douar, a voa maru, 
ann den Kent. oc'h ar boan. Ne voa 
ket gwall bell abaoue c'hont, ha brema, 
evel a c'hell kredi, ann intanvez 
paour-ma 6 devoa dienez muioc'h evit 
ne devoa bet araok ; ne veve hi hrema 
hag he bogale nemet dioc'h kaloun 
vad ar gristenien bo devoa truez out- 
bi. D'ar c'houlz-xe, ann dud a voa 
mad oc'h ar paour, bag hed ar weach 
int bol, evit doare, enn hor bra. 

Guude duou pe dri bloaz, paour kosa 
ann intanvezs pa voe great he baskou 
gant-han ba p'en devoe paket he dris, K 
vloaz, ann holl tro-war-dro a lavare 
d'he vamm 6 voa mail bras d'ezhi la- 
kaat anezhan da ober ennn dra pe zra 
euz be gort, 

Ann intanvez-ma a wie ervad e voa 
gwir Kemend a lavare ann dud d’ezhi, 
bag eunn derrez bag hi mont ba 
koms oc'h he van ha lavaret d'ezhan e 
voa diwar cur mare mei d'ezhan 
choum da veva diwar ann aluseun, ba 
Dber: e Uie mont brema da labourat 
evit gounid be vara. — Ne c’houlen- 
nano ket gwell, va mamm, hag 0 


432 MAR 


c'hortoz edoun ma komsjac'h ouz-in 
diwar-henn ann dra-38 evit mont da 
vale hra, rak marieze e vezxinn euru- 
soc’h evit choum dre ama. — Kea, pa 
gavi mad mont, eme he vamm, me ne 
virinn Let ous-id; karei em bije avad 
Tel d'id eur gwennek-bennag ha n'em 
beuz liard na diner evel a ouzoud. 
N'es pezo ela, va map, nemet eunn 
tamm bara. — Mad! va mamm, eme ar 
paotr; marlese a-benn ma vezo debret, 
em beto karet ennn tamm-bennag all. 
Bag ar paotr neute ha lavaret Lkena- 
vezo d'he vamm ha d'he vreudeur, 
hag cnn hent, 


Eur pevar dervez-bennag a reas gant 
he vara, ha ne sebraz Ket leis he gol 
bep pred; ne zebraz nemet evit beva 
ba choum enn he sav. War bonn ar 
pevare dervez, dloc'h ar pardaez-n0s, 
ar paotr, ne wie nag hent na gweno- 
denn, a en em gavaz e-kreis eur c'hoat, 
O welet ann noz war be gein hag hep 
gousout da be leac'h mont, ar paotr a 
gerz evelalo araok enn eur lavaret : 
— Martese e kavina ti dre amas. Setu 
m'en doa lavaret gwir, rak a-benn eur 
pennadik goude hag heu ha gwelet eur 
goulou dira-z-han. Tostaat a ra oc'har 

ulou, hat en em gaout hep dale 

irak eur maner. Hep marc'hata tamm, 
he-man dioc'htu a sko war ann or. 
Eur plac'h a zeu da zigeri : — Piou 
oud-te, paotr, a c'houlenn hou-man 
out-han? — Me, eme-z-han, a zo eur 
paourik Leaz n'en deuz pa ti na netra 
d'am golei nemet toenna ann Do; 
pevar dervez 30 ez ounn eat euz ar 

ear, en em gavet ounn er c'hoat-man 

ar pardaez hag e kartenn Kaout digor, 
ma ve gallet, rak ne d-eo ket ebad 
beza er-meaz, kor ien ha ma’z eo 
anezhi. — Netra avad. eme ar piac'h. 
Mad! deport eur pennad, me ja da 
C'houlenn digant ar mestr ha da loja a 
raio. 

Hag ar plac'h ha mont, ma lavaraz 
ar nestr d'ezhi digas ar paotr enn ti 
ba rel d'ethan eunn dra-bennag da 
zibri. Bez’ e c'hellit kredi ne voc ket 
lent ar paotr da vont ebarz pa voe 
lavaret d’ezhen, ha ne reaz kot a bis- 
migou ivez evil slaga gant ar pez a 
voue lakat a-zira-z-hun, rak pellik a 
voa n'en devoa Ket bet leiz he gol, 

Épad ma'z edo o tibri, ar mestr a 
ziskennaz oc'h traon hag a c'houlennaz 
ous ar paotr piou a voa hag eus a 


MAR 


beleac’h e teue. — Me, eme-z-han, a œ 
mab eunn iutanvez paour eus a Blou- 
gerne, ba nevar derves z0 ounn eat 
euz ar gear gant asant va mammm da 
glask gounid va samm, pa’z Ouun en 
em gavet enn noz-man er C'hoat a sp 
aman. — 0 Klask labour emoud ‘ta, 
eme ar mestr? — Ia da, ne c'houlen- : 
nann ket gwell. — Mad! mer Kere e 
choumi ama hag es peù kant skoed 
er bloas evit da Koumanant: a veg 
bevet ha gwisket ouspenn. Évit anù 
dra-ze ne vezo ket bras al labour ss 
pezo da ober. Me am beus ase ennn 
azen em c'hraou, n'es netnet 
mont da gas aneshan da ober eur baie, 
pell a 30 n'eo Ket bed er-meaz, ha ps 
vezi diskuiset a-benn daou pe dri 
dervez am, ez i gant-han. Arabad e 
vezo d'id avad sacha morse war he 
gabestr; lezel anezhan a ranki da vont 
el leac'h ma karo, rak mar (ennet wer 
be bonn m'her goueso abred ha neuse 
me da laosko da vont Kult ha n'es 
kemerinn mui. Brema gra evel a giri. 
— N'ho peret aoun e-bed, eme ar 
paotr, ober a rinn ar pez a tell d'e-hoc'h, 
ue d-eo ket diez. 


Sada breman ar paotr, debret mad 
be goan gant-han, ha kaset da gousket 
eon eur gwele plunv. Morse c'hons 
n’en devoa kouskei enn eur gwele ker 
boug ha ken kunv. 

Antronoz he-man, Paol he hang, a 
Zavaz goude beza Kousket bete pell ann 
dei. ha pa voe diskennet 003 traon, 
ar plac'h a lavarat d'ezhan kempeuu 
diilad ann aotrou har he voutou ives. 
Panl a reat dioc'h-tu, ha pa vese peur- 
c'hreat he labour, bep tro e choume 
da zellet ken a lavare adarre ar plac'h 
d'ethan ober ann dra-ma pe ann dra- 
hont. Tri dervez a dremenas eno er 
c'hiz-ze; d'ar pevare, ar mestr a c'hal- 
vaz anezhan d'he gaout : — Asa, eme- 
z-han, va azen a Z0 a-ze skuiz enn be 
graou; bevet mad eo evit gwir, evelato 
ne d-eo Ket a-walc'h, rak 0 veza ne 
d-eo ket bet nell a zo er-meaz, e tle 
beza sounnet he zivesker out-han. Te 
avad, va faotr, a 20 diskuiz brema, 
laka ‘ta ann dibr war he goin hag ar 
c’habestr a gavi er c'hraou enn he 
benn. Sad’ nma d'id enr vouchcenn vara 
gwenn, daou lur gik-moc'h hag eur 
voutaillad win, rak marteze ann azer- 
ma, O veza n’eo Ket bet nell a zo er- 
mesz, ne falvezo ket d'ezhan distre) 


MAR 


d'ar gear fenos. Dre-z2 e lavarann d’id 
c'hoas lakaat erei mad da choum hap 
sacha war be bhenn: n'eus forz e pe- 
leao'h et aio, lez anesban da vont atao: 
ms n'her laoskez Ket. me a c’houezo 
ha da guso kuit. — Ober a rinn, ao- 
trou, eme Baol. Hag he-man neuze, 
goude lavaret kenavezo, a bign war 
gein he azen bag a ia ac'hann, 

Al loen-ma laosket da vont, a ia war 
be ourzik, evel ma voa boaz; ne choum 
e neb lenc'h arad, bale a ra atao, hag 
evit-han da vont goustadik, en devoa 
great exelato eur pennad mad a bent 
a-benn kresteïz, pa en em gavchont 
paotr bag azea gant ennn den paour 
Kent Kot daou-bleget ha kroummet 
beteg ann douar, he varo hirr ba 
gwena-kann evel eunn duillad lin. 
Aon bini Kos dioc’htu ma «elas ar 
paotr Paol, he vara dindan he vreac'h 
gant-han, a dostaaz enn eur lavarel : 
— Eunn tammik hara, mar be ho 
madelez, ahalamour da Zoue? — Rei 
a-walc'h a rafenn eunn tamm d'e-hoc'h, 
den kot, eme baol, ma c'houlenn pe- 
geid 6 ve va asen oc'h oher he dro: 
dre na c'honsounn Ket ha dre m’am 
bens bat dienez a-walc'h beteg-hen, 
ne garfenn Kot Kaout adarre, hag e 
kavann gwalloc’h choum lep rel tamm 
e-bed d'e-hoc’h, den kot, bete gon- 
zout. — Mad! va faotrik, kenavezo 
neue. 

Hag ann den Kos ha mont kuit, 
eunn truez he welet. 

Ann azen a valeaz ato hep choum 
da ehona e nep leao'h. Kat pell ac'hann, 
ec'h en em gavchont dirag ar mor, 
hag ann asen ha diskenn dioc'’htu enn 
aod, ax paotr war he gein atao ; soue- 
zet-maro 6 voe pa wélan anezhan 0 
vont er mor. — Emichans, eme baol, 
ne d-aio kelt pell ebars evit-han da 
veza sot, rak hezet e ve. Ann azen- 
ma a ies, a jea ataù, ha dare e voa da 
vont war neunv, pa zavas aoun gant 
ar paotr : — He-man, eme-2-han, a 20 
sot, ann azen-man d'ann aotrou, ha 
mar lezann anezhan da vont da heul 
he benn, e veso benzet ha me ivez 
gant-han. Mar ell d'ezhan mont da 
veuzi, me ne fell ket d'in, ha gwelloc'h 
eo gan-en tenna war be benn ha beza 
kaset kuit; gwaz a ze! — Hag ar paotr 
Paol neuse hag oher eur sachadenn 
gren war benn ann asen a sisiroas 
dioc’htu war he c'his hag a ieas war- 


MAR 433 


eœeun gant-han dre ann hent ma voa 
deut. 


Azen ba paotr distro, ar mestr a zis- 
Kenn d'ho c'haout a lavar da 
Baol : — Amzent oud het ouszin, ha 
brema, evel am beus bet lavaret d'id, 
es i kuit ac'halen, rak tennet es peus 
war benn ann azen; anes, ne vije ket 
distro ken ahred. — 005 eo, eme 
Baol, sachet em beus war he benn o 
veza ma’z ea re zounn er mor; beuxset 
6 vle bet ha me ivez gant-han. 


— Mad, eme ann aotrou, sad’ ase 
Kant skoed a xo da goumanant, hag 
ann dillad am bens roet d'id hag a z0 

u-ez. Keg brema d'ar gear pe ê 
eac'h all; te raio da o’his. Evid-oun- 
me n’em hens mui ezomm e-hed 
ac’hanoud hiviziken. 

Setu ar paotr ha kemeret he gant 
skoed, ha d'ar gear gant-ho, hop la- 
varet zo-ken bennos Doue. Pa en em 
gavaz er gear, ne voa netra enn ti, ns 
gwennek na bara. Prenet e voe dioc’htu 
pend ra da veva, bag endra ma padaz 
arc'hant Paol, ne voe Ket a siouer. 
Etretant ar gaotr a lavaraz d'he vamm 
ha d'he vreudeur petra a voa bet c'hoar- 
veset gant-han penn-da-benn. — Me, 
eme-s-han, a vog en em gavet mad 
eno ha choumet a vijenn het c'hont pa- 
nefe ana azen a voa bet roet d'in da 
lskaat da vale. Ann aotrou en dog la- 
varet d'in e voa arabad tenna morse 
war he benn, hag evelato me am beus 
great hag a 30 bet kaaet Kult evit ann 
dra-2e. 

— Te, eme he renr ell gosa, a zo 
bet eunn diot, ha mar Kar va mamm 
va leuskel-me da vont ivez, me a raio 
kement tra a vezo lavaret d'in gant ann 
aotrou-ze, rak ne gredann ket e ve 
eunn dra zies choum hep sachba war 
henn eunn azen, pa vezer war he gein. 
— He-man a ront Bastien anezhan, a 
lavare ann dra-28 dre na ouie ket petra 
voa bet c'hoarezet gant he vreur, ak 
he-maa n’en doa ket ansavet e voa bet 
eat ann asen er mor gant-han. 

Sada neuze hag ar vamm ba lera) 
he all map Koga da vont enn hent ivez 
d'he dro. Bastien a ieaz evel pa lavarfat 
war roudou he vreur Paol, hag a-benn 
tri pe bevar dervez, muioc'h pe nebeu- 
toc h, ec'h en em gavaz lrei er c'hoat 
dloc'h ann absardaes ha mont da c'hou- 
leon loja er maner. Erel he vreur a 
vos dlgemeret ha lavaret d’eshan gant 


55 


434 MAR 


ar mestr choum, mar karje, da gas ann 
asen da vale. 

A-benn pevar dervez abaoue ma'z 
edo er maner, e voe kaset da vale he 
azen, gant difenn mad great d'ezhan 
adarre choum hep sacha war he benn, 
Eur vouchenn vara gwenn, eur vou- 
taillad win bag eur pes kik-moc'h da 
zsibri enn hent a voe roet d'ezhan evel 
da Baol, ha setu ar paotr Bastien 0 
lavaret kenavezo ha kuit, a-c’haoliad 
war he asen. — En em gaout a ra ann 
den kot da c'houienn eunn tamm bara 
digant-han ivez; Bastien avad a lavaraz 
d'eshan : — Ber ho pezo eunn tamm, 
tad Koz. enn distro e-verr, m’am hont 
boet re. Da c’hortoz me a ia enn hent 
gant va azen. — Hag ac’hano. 


Ann azen a fa, a Îa atao, agerz etrezeg 
ar mor hag ebars bep marc'hata pa en 
em gavaz enn aot. Bastien, nec'het 0 
welet he asen, a lez anezhan da vont 
evelato. Eat e voa pellik dioc’h ann aot 
ha tostik e voa da vont war neunv, pa 
grog aoun 6 Bastien na ve beuzet. Eur 
Sachadenn a ra war benn ann azen, 
hag he-man a zistro dioc'hiu d'ar 


gear. U L 
Ar mestr, war c'hed aneshan, p'her 
gwelaz 0 tistrei ken abred, a lavaraz : 
— Ne d-eo Let bet nell da dro, paotr, 
m'euz aoun n'as pe sachet war benn 
da azen. — la da, aotrou, eme Bastien, 
great am beuz. — Nad! sad’ aze neuze 
da gant skoed ha kea kuit, me n'am 
beuz ezomm e-bed ac’hanoud mni. — 
Hag ar paotr d'ar gear, hep trugare- 
Kaat kennebeud bag he vreur, he gant 
skoed en he c'hodell gant-han, Pa en 
em gavaz e Plougerne, e voa debret er 
C'hant skoed kenia hep na voa chou- 
* met na gwennek na netra. — Mad ha 
braù ar stal c'hoaz gan-e-omp, eme 
Bastien; sada kant skoed all; endra 
bado ar re-man, e vezo boed da zibri. 
— Ma voe Kerc'het kement tra a voa 
ezomm da gaout. E-pad ma’z edont gant 
ho fred, ar map kosa a lavaraz d'he 
vreur : — Ac'han ‘ta! me gave d'in e 
tliez beza furoc'h evid-oun ; ne d-oud 
ket bet, me wel. — Nann da, hevel 
tro, evit doare, a zo en em gavet gan- 
e-omp, eme ann eil. — Mad! eme 
Laouik, ar iaouanka eus a dri baotr 
ann jintanvez; neuxze, mar Kar va 
mamm va Jlezel-me da vont ive brema 
d'am zro, e vesxo gwelet ha distrei a 
‘flno-me ker buan, Me gar d'in e rinn 


vin 
L 


st? 


MAR 


n'euz fors petra a vezo lavaret d'in 
da ober. 

— Te, eme ar vamm, a xo als re 
jaouank c’hoaz evit mont Keid all dioc'h 
ar gear; sad’ aze n’es peus nemet els 
vloaz c'hons. — N'ens forz, va mamm, 
va list atao da vont ma vezo gwelet ba 
ne rion ket gwelloc'h edi va breu- 
deur: evit c'hoant ober am hent. — 
Peuaos e rafez-te, Laouik, ker hihan ha 
Ken dister ha ma’s oud? — Gwir eo, va 
mamm, es ounn blhan ha dister, eve- 
lato arahad eo d'e-hoc'h lararet n'ounn 
ket den a-wale'h evli mont di, rak ar 
re vihan a c'hell sliez Kaont penn ba 
kaloun Kement hag ar re Tat, ba 
muloc'h zo-ken a-wechou. N'eo Ket la- 
varet a 20 n-walc'h er hed-man, oher 
a 20 ar gwella, ha me, va mamm, a 
rank mont ha pa ne ve nemet evlt dis- 
Louez n’ounn ket eur gaouiad. — Mad! 
mad! eme ar vamm, pa fell d'id mont 
war-lerc'h da chans, kea, Laonik; 
gwell eo d'id ive marteze evit choum 
ama da vervel gant ann naoun. 


Setu Laonik neuze o kimiada dloc'h 
he vamm hag he vreudeur, bag enn 
bent err war-n-ban endra c'helle ar 
paotrik keaz. Eunn temm bara du a 
voa eat gant-han ivez e korn he c'hodell 
evel gant he vreudeur. Kerzet a ra 
brema dre ann hent ma voa eat Paoli ha 
Bastien; kaer avad en devoa astenn 
gant tiz he zivesker bihan ha skel 
mibin gant he zaou droadik enn hent, 
e voe pelloc'h o vale evit na voa het 
be vreudenr. En em gaout a reaz eve- 
lato gant ar maner, n0z-du aneshi, ba 
Ker skuiz ouspenn ma voa hihan. Ne 
c'hellaz ket tizout na tost zo-ken bete 
morzol ann or. Petra a ra neuze Laonik 
Kregi enn he votez-prenn ha darc’hai 
gant-hi da c'hervel unan-bennag. Ar 
plac'h a ziredaz d'ann or hag a voe 
mantret 0 welet eur paotrik Ker bihan 
all. — Petra a galskez, bihanik, eme- 
z-hi? — Beza lojet m'ho pefe ar vade- 
lez. — Kredi a rann e vezi, deus atao 
ebarz, me a ia da c'honlenn digant va 
mestr. — Hou-man eat d'al lsez, a 
lavaraz d'ezhan : — Ouz traon du-xe 
ez euz eur paotrik bihan ha iaouank 
flamm a zo deut da c'houlenn digor. 
— Gortozit, eme ann aotrou, ma'z inn 
va-unan da welet peira eo. — Hag hen 
ha diskenn; ha pa velas Laouik ec'h 
anavezaz raktal e voa eur paotrik mad. 
— Plac'h, eme ann aotrou, Kenta a 30 


MAR 


da ober eo rel d'ezhan da goania gwella 
ba ma c'hellot, rak ezomm bras teur 
ar paourik kees, me «el, ba pa vezo 
debret mad he goan gant-han, e kasot 
anezhau d'he wele, rak skuis e0 ivez 
bag eromm da ehana a dle da paout. 
— Ar plac'h a rent affo kemend en 
deroù lavaret ar mestr d’ezhi. Laonik 
a sebraz natur he gonn enn eur dru- 
gra Doue hag ann aotrou a voa 
mad oc'h ar re ihan. Eat d'he 
wele, ar paotr a selle enn-dro d'ezhan 
bag a gave ebad beza gourvezet eno 
e-touez ar plunv. — Ann aotrou-re, 
eme-r-han, à 10 pinvidik-mor, evit 
doare; gwell a ze, rak mad eo ivez oc'h 
ar re baour, ha me a gav d'in e ra mad 
ann sotrou Done rel danvez d'ar re a 
20 trueruz ba karantezuz oc'h ar re 
reuzeudik. E-pad ma troe ann traou- 
man war he spered gwella ma c'helle. 
Laouik en em roar da gonsket ha ne 
aihunaz ken na voe antronoz vintin. 
Dioc’h-tu ar paotr a ra eul lamm er- 
meaz, en em wisk hag ouz traon. 

Pa'z eaz Laouik er gegin, edo eno ar 
lac'h, ar pod gant-bi war ann tan. — 
remaik, eme-z-hi, e rankann mont 

da gerc'hat keuneud. — Da beleac'h, 
eme Laouik, lararit d'in ha me a gerc'ho 
d’e-hoc'h? — Aze emint er porz, gwelet 
a rez,eme-1-bi enn eur ziskuez d’ezhan. 
— Mad eo, me a ia da gerc'hat kement 
hag ho pezo ezomm, ba pa ve da garga 
toull ar geuneudok . — Ma voe 
laonen ar piac'h: na pe ra ‘tal 

Pa voe echu al Jabour-ma gant 
Laouik, e c'houleonaz oc'h ar piac'h 
petra e devoa c'hons da ober. — Pa 
c’houlennez, va faotr. eme-z-hi, axe ez 
eur bouteier-ler ha diilad lons da 

mpeno, mar kerez. — Hent anezho 
l'in, eme ar paotr, ma welinn. — Hag 

ar plac'h ha rel ar bouteier hag ann 
dillad a lavare da Laouik. — N'eo ket 
diet, eme-1-han, ann traou-ze da ne- 
tea, — Gra, va faotrik, pa fell d'id. — 
Ha setu Laouik dioc'htu da staga gant 
be labour; hen ober a reaz bag ober 
mad z0-ken hep bern pell c'hoat. ak 
be-ma pa rea eunn dra, n'eo ket ober 
ann ueuz eo a rea. Betu ma plije ken 
na d'ar plac'h. 

Ar mestr a ziskennas eur pennad 
goude d'ar bag a c’houlennaz 
oc'h ar plac'h : — Ac'han-'tal penaos 
€ karit-bu ar paotr-msn? -- He-man, 
eme-z-hi, n'eo ket lamm e-hed herel 














MAR 435 


oc'h ar re all a so bet ama; ar re-ze a 
voa traou didalvez e kos he-man, 
petra-bennag ma voant kosoc'h, bra= 
soc'h ha galloudusoc’h evit-han, Sad” 
aze ez eo het 0 kerc'hat kenneud d'in 
leiz ar geuneudok bag en dens kem- 
leoni e berr amter ho poutou hag 

tillad d'e-hoc'h: eur paotr euz ar 
re genta eo, ha mar Kendale'h enn eur 
vrasaat, e vezo eunn den anezban, bag 
eunn den eurns c'hont. a 10 gwell. — 
Kredi a rann, eme ann aotrou, evit 
ann tres a «0 war-n-han; plijont 
meurbed a ra d'in ives: grit sad anez- 
ban muia ma c'hellot. hen derc'hel 
aman a rinn pelloc'hik eit ar re all 
da welet. 

A-benn tri dervez que ann aotrou 
a c'houlennas oc'h Laonik, a gleve 0 
Kang enn eur labourat : — Ass, va 
faotr, n'em beuz lavaret netra e-bed 
d'id c'hoaz; ha c'hoant as peux da 
choum ama gau-en evit kas va azen 

vale pa vezo red? — Ia avad, a0- 
trou, ba mar fell d'e-hoc'h derc'hel 
ac'hanoun, ba pa ne ve nemet eit 
va boed, e venn laouen. Me n'ounn 
ket braz c'hons ha dre-ze n’ounn kot 
keonebeud evit ober gonnid kalz; va 
boed a ve a-walo’h da gaout. — Ne d-60 
ket, eme ann aotrou; me à ro afao 
ka: U skoed Zh ZN re a zervich 
ac'hanonn e-pad bloaz hag e-pad eunn 
derves. Kant skoed as pezo ets, ha 
‘boetet ha gwisket e vezi ouspenn. Rit 
kement-se n'es pezo da ober nemet 
mont gant va azen er-mear ha leel 
anezban da vont el leac'h ma karo hep 
sache morse war he benp. Goude war- 
c'hons er i gant-han da ober eunn dro: 
gra da bak a-benn neute. 

Deut ann del: da vont, ann aotrou 
a ra da Lanik ivez, erel enn deroù 
roet d'he vreudeur, eur bara gwenn, 
eunn tamm KIK moc'h hag eur vou- 
taillad win. — Kalzik a draou a roit 
d'in, aotrou, eme ar paotr. — N'es 
pesg Ket re, rak marteze ann azen 
Iskis pell a zo enn he graou), ne xis- 
troio ket enn deisiou kenta-ma d'ar 
gear. Dre-ze ez eo red es pe boed da 
zibri enn bent, mar c’hoarvesfe d'ann 
Men choum pell da ober he dro. — 
Pa fell d'e-hoc'h, aotrou, me a ia d'ho 
c'has gan-en. — {a, kas anezho gan-es, 
ha gant a ri, diwall a-vad oc'h ar pe 
am bens kemennet d'id. — Kit atso, 
aotrou, ne rian ket: besit heb aoun 


436 MAR 


leil ann dre-te, rak ha pa dieknn 
koli va bues, 6 vero great berre ho 
Javar. Kenaveso, aotrou, eme Laouik, 
a Imma enn eur c'hoarsin war gein 
ann asen hag a Ies ac'hann raktal. 


Setu bréman ann sen 0 vont atao 
heb ehan morse, ba Laouik war be 
gein, a gane hag a zute peb ell o leus- 
kel anezhan da vont. Kaloun hor paotr 
a dride enn he greiz o klevet dre ma 
seu al laboused o kann res a-sioc'h 
be benn. Ann amser a vos kaer, an 
heol a bare kel logernus oc'h ann 
douar, ma lavare Laouik enn-han he- 
unan + _ Me a rec euruz krad eur 
pennad mad, atso, gwella 10, a 
gredann, 0 veza m'am bens Karet eur 
mestr eus sr re wella; eas eo ober 
hervez a lavar, ha pa ve die. ober a 
rinn; paeet ha beret mad ounn gant- 

an, pérak eta neuze ne sentfenn Ket 
ont-han. AI labonsed bihan a glevann 
© kana n'ho deps ket muioc'h evid- 
oun-me; nebeutoc'h a draou ho deun 
zoken, hag evelato es int laouen hag e 
trugarekaont Done. Kvel-d-ho a dleann 
da ober bag ober a rinn. 

on eur lakaai ann traou-man ba 
Kals à draou all war he spered, Laouik 
a voa en em gavet gant ann den koz 
kroummet war-su ann douar hag ennn 
truez he welet, ker koz ha ker paour 
ha ma vos. — Eunn tamm bara. enn 
hanv Doue, mar be ho madelez, va 
faotrik?— la avad, eme Laonik, bez' ho 
pezo rak me n'am beuz ket ankou- 
nac'heet cz ounn bet pau, hag em ens 
het naoun d'ar c'houls ma'z edoun e ti 
va mamm, 0 veya diwar ann aluzenn, 
Keuze e kavenn mad bara ar gristenien 
ho deveze truez ouz-in bag oc'h va 
mann, 

Kndra ma lavare Laouik, ann azen a 
voa choumet a sav. Ar paotr a grog 
enn he vouchenn hag a ziskolp eur 

nad mad anezhi da rel d'ann den 
oz. hel a reat d'erhan c'hons eur 
esiad mad eux he damn kik hag eur 
ane sounn a win. — Bennoz Done 
war ds beon, paotrik bihan, eme ann 
bini koz o vont kuit. — Trugarckait 
Tre va mestr heg ann aotrou Dove, 
eme Laouik. Doue en deux roet pendra 
d'am mestr, ba va mestr en deuz roet 
d'in-me, gant he galonn vad. ar hara, 
ar c'hik hag ar gwin ho peux bet lo: 
ancrho. — Hag ann aren epn hent 
adarre, ba war he gein Laouik o kans 














vara bag e 
Distrei a ra da sellet larc'h, 
bag 0 welet ann den kos troet he ga 
gant-han o vont koit goustadik, Laduik 
a c'halvas anezhan da sont d'he gaoët: 
— Dent ama, den kos, eme-z-ben, ha 
me a aia choas euna ume all d'e- 
hoc'h. rak bes' em eux sonn eo bien 
aon tamm bo peux bet. - Ann MRL 


da bont ; en em gaout a ri el lese”h B 
oud bet kaset gant da vestr, mar pèds 
fistans e Done. — Ko da, eme ar 
Laonik, fstanz sn hen e Done, 

n'am c'haso ket da goll gant ta sen 
emichans. 

Ne lavare ket a c'hon evel a ve 
gvwelet divezatot’n. 

Ann aren a gendalc'be da vont gous- 
tadik ha wèr he ourzik avel araok, 
bep dale e nep lenc'h. A-benn ma vo8 
bet eur pennad 0 vale er c'his-man, 
ec'h en em gavas enn aot, ha Lanik 
diwar he gein a selle hed-ha-hed at 
mor oc'h ober ann dro d'ann dowar 
erel eur c'helc'h bras ha ledan. — Ne- 
met Doue, eme-z-han, den ne ar 
pegen doun eo, bag evelato, war a 
lavare va mesir d'in enn dels ali, ne 
d-eus greunenn dreëz enn-han na d-int 
anavezet gant Doue, ha mar karie, na 
vent galvet gant-han dre ho ban. 
Douc. a lavare c'hons va mestr 
welar re viban kouls hag ar re vrez; pe- 
naoz goude ne ve ket a fisianz ean-han? 

Krog he spered doun enn traou- 
man, Laouik n'en devoa ket taolet 
Kals a ever oc'h he azen; be-man a 
voa diskennet enn aot a voa 0 
mont er mor, pa teus ar paotrik enn- 
han he-nnan : — Va azen evit doare, 
eme Laouik, en deux c'honnt d'en em 
walc'hi ; evel a garo e raio ha pa fulves- 
fe d'ezhan treuzi ar mor zoken mar 
kred et eo kre n-walc'h. Me a laoko 
anezhan da vont hep kaont aoun; der- 
c'hel mad d'erhan s inn avad, rak 
hep n u'ounn ket den ac'hanoun 
18-00) beleac'h e venn!) da vont 
keid all. aret ez euz d'in 6 voa 
arabad sacha war he benn, ha sache 
ne rinn ket, rak mar bez beuret me a 
vero fret, 

















MAR 


Sèta brenn ann àsen eat doun er 
TT Dari à 4. ha Laouik sounn war 
be gein, a grog stard enn ke voue : 
— Keg stao, va azen, el leac'h ma fell 
d’id mont ha ken na vezi skuiz; evid- 
ounn-me, me es lero da vont.— A-henn 
eur pennad ma voa al loen 0 neunv, ê 
kevaz d'ar paotr ec'h iselea ann dour 
dindan-ban; hag ober a rea evel a 
grede, ak ne voe ket pell ma welar 
ann azen 0 vale war ennn bent brat 
e-kreiz ar mor a zigore dre ma's 6a 
bag a serre war he lerc'h. Laouik a voe 
mantret gant kement-man,hag a lavare 
enn he spered : — Evit doare, ann 
asen-man ne d-e0 Ket evel al loened 
all pa faout ar mor enn he raok evit 
ober eunn hept d'ezhan. — Roure bor 
paotr a zell piz dre ma's a hag a wel, 
a-benn eur pennad mad, eur pes rod 
vrazs, brasoc'h evit rod eur dilin, 0 
trei gant err war ann hent hag enn-b) 
tachou lemm , aotennou, kountetlou, 
begoù filsier hag a bep aeurt binviou 
da drouc'ha.— M'euz aoun, eme Laonik, 
2e d-aimp Ket pelloc'h. rak mar d-aaon 
azen evit (remen enn tu all d'ar rod-ze, 
e vezo trouc'het a besiou ha me ivez 
gant-han. Mad! n’euz forz a re, mar d-a 
ebarz me a lelo ive, hag evel a garo 
Doue a Yezo. — Hat ann azen bep dis- 
trel) tamm diwar he hent ha mont atao 
etrezeg ar rod vraz. Dre ma tosta, ar 
rod a dro gant muioc'h a err, hag ann 
azen en em gaout gant-hi ha mont war 
he henn e-kreiz ar rod a dro gwaz eget 
biskoaz bag a bik anezhan enn he 
vruched, enn he dalier bhag enn he zi- 
vesker, ha Laouik ives enn he benn, 
enn be skoaz bag enn he zivreac’h. 
Evelato ne voe k°t braz ar boan ho 
devoe ho daou, rsk ann tachou, aoten- 
nou hag all, a dorre dre ma stokent 
ean-ho, heb ober, kouls lavaret, drouk 
e-bed d’'ezho. — Mad eo, eme ar paotr, 
me gave d'in e vijenn bet lazet ama, 
ba padal n'ounn ket het toulletgwasoc'h 
eget gant bek eur spillenn pe eunn 
sadoz. He-man, ann azen-man, a oar 
gwelloc'h evid-oun-me metra eo ar rod- 
man, evit doare; ha c'hoat e lavar ann 
dad ez eo ann ezen loened sot. Evid- 
oun-me, ne zavinn Ket gant-ho bivi- 
ziken war ann dra-2e, Tak me wel 
ervad, gwella em beuz da ober, eo 
leuskel atao va azen da vont d’al lenc'h 
ma karo. — Ne voant ket eat gwall bell 
ac’hano ann daou-man, ma KM 


MAR 497 


Laqit tad ha Kri fors; sellet a ra enn- 
dfo d’exttän hag hen ba gweïet eunn 
den, he viz gant-han ann lan; Krial a 
réa ma vôa spountuz he glévet. Pa Yog 
deut ar péotr war-nez rel da glevet 
d'ezhan, e lavaraz : — Perak, mar ho 
peur-hu keménd a bonn, 6 talc’hit ho 
HIS enb tan; tennit anezkran Kali, 
— Ann den-re ne lavaraz grik, német 
judal atao : — Diotoe’h e rank 
ben-nez evit va azen-me, eme Laouik 
o vont Kait. Ma vijenn-me bet énn ke 
leac'h. me n’am bije ket lakeat va bis 
enn tan. 

Goude ann dra-man, martere waf- 
n-hed eunn banter leo ac’h4no, Laouik 
a welsz eunn den all e-kréfi ann lan 
var greiz he gein, kroëzet he zaomarn 
gant-ban bag 0 c'hoarzin étrezek ann 
eny. — Sad’ ana eur vro avad, eme 
Laouik, bag a 20 traou burzudus enn- 
hi; a-hont eunti den bag a gri fors, ha 
n'eus nerhet enr biz d'ezhan emn tan; 
hag ama eonn den all a 20 gourvezet 
e-kreiz eunn tantad-tan bag a c'hourz 
étreteh ann env. Biskoëz kemend all! 

Enn eur zonjal enn traobu-man bE 
épad ma laboure stard spered Laotik 
da c’houzont petra vôant, ann aren a 
voa en em gavet dlrak eul lannék vraz 
a voa ebarz eur pes bandénnad saout 
ba kel lard, mac'h bele ar e'hik out-ho, 
ka koulskoude al lannek-3e ne von 
enn-hi d'ar aout da beuri, nemet Koz 
temmou brnk treud, ha roues c'hons: 
goloet e voa penn-da-benn a vein hag 
a gerrek. Àr saont evelato à vos lard- 
toaz evit eur c'’henaouad - hennag Á 
gavent enù. — Bro ar burzudou & 30 
amas, emé Lâouik : kement tra a welanû 
a-zeou hag a-gleiz, am laka mantret. 
Me glaoustrfe ne dremen Ket Kals a 
dud dre aun hent-man. 

Pelloc'h eunn draik-benvag, ar paotr 
a welaz enn ennn draonjienn eur pes 
bagad saout all, hag ar ré-ma treut- 
kaign, evit-ho da veza enn eur prad 
mad ha ken huel ar geot enn-han, na 
welet ket divesker d'ar saout. Ken 
treud ba ker signach e voa ar saout, 
m'en em lakent Laonik da c'hoariin 0 
welet avezho oc'h heja gant ann avel: 
ne voant, evit lavaret mad, nemet eur 
spez a zaoût. 

Laonik a lke enn he spered ar va- 
gad saout-man e-kever ar re gents, 
hag a voa nec'het ha nec’het, a c'heliit 
kredi, gant saout lard ein eur waren: 


438 MAR 


nad vein, ha saout (rent enn eur prad 
mad. — Dindan ann dra-man, eme-£- 
han, 6 Ue beza kuzet ennn dra-ben- 
nag bag a zo enn tu-all d'am spered, 
rak n'ounn ket evit dont a-benn da 
ansout petra eo. 

War gement-8e, ann azen ne choume 
Ket a zav, mont a rea atao war be 
ourzik hen choum da sellet e nep 
Jeac'b; evit doare.n'en devoa ken 
preder nemet mont gant he hent. 

ouik, ben avad, ken touellet gant 
ar burzudou a wele, ne dire Ket kaout 
naoun, leun he gof gant ann traou a 
wele; n'en devoa het na sonj nag 
amzer da zibri tamm abaoue ma voa 
cat euz ar gear. 

Goude beza bet evel-se eur pennad 
braù o pleu:itri diwar-henn ar zaout 
lard hag ar zaout treut, ec'h en em 
gavchont, aun azcen ha Laouik. dirak 
diou garrek vraz o tont d'en em steki 
ann eil oc'h eben erel daou vaout oc'h 
en em gaona pe 0 tourtal ; tan a strinke 
diout-ho evel dioc'h diou gurun 0 
Strakal. — Allaz! eme Laonik, mar d-a 
va azen brieg eno da glask (remen 6 
vezo great hor stal d’e-omp hou daou; 
evelato red eo kaout fisians e Doue. 
Beteg-hen omp en em dennet brao eus 
a gement zx) c'hoarvezet gan-e-Omp, 
bag aman ez aimp brao ivez emichanz 
bep nemeur a boan. Ann diou garrek 
en em stoke alao war ann hent hag 
ana azen a iea Îvez atao etrezek enn-ho 
evel pa ne vije bet netra dira-z-han. 
Penn ann azen a iae-kreiz etre-z-ho, 
bag he gorf goude beteg he lost a voe 
paket (eur pouchad anezhan) ken a 
zivogedaz eunn draik ann tan diout- 
ban, darbet d'ezhan kregi churn. 

— Poente voa tremen, eme Laouik, 
ba ma vijemp-ni bet paket e-kreiz, e 
vijemp bet friket evel silzik maout: 
evit doare n’omp ket en em garet 
c'hoaz, aK me wel a-hont eur pez 
pont da dremen; ken huel hag eur 
menez e0, ha dindan-han eur volz vraz 
0 terc’bel anezhan klok ha sounn. 

Dre ma tostaent oc’b ar pont, Laouik 
a zelle, ba kaer en devoe ne wele ken 
hent da bignat nemet deresiou sounn 
ba ker striz ouspenn c'hoaz m'en divije 
bet eunn den he-unan breac'h 0 tremen 
eno. — Birviken, eme-z-han, ne d-910 
va azen dre ann deresiou-ze d'ann 
peac'b, ha koulskoude n'euz hent all 
e-bed. N'euz fors, mar marv aman,me 


MAR 


a ralo lvez. Evid-oun-me, ne siskro- 
ginn ket anezhan hag ber lero da vont 
d'a) leac'h ma (rolo enn he benn, 


P'en em gavas ann daou-men 6 traca 
ann deresiou, ann asen a zavas he 
dreld araok evit pignat wear ann àeres 
Kenta. Darbet e voe d'ethan koùn, 
panefe ma c'hellaz kaout harp d'ha 
zaou droad adre 0 gwask eur mesan- 
ben a gavaz eno. Neuzse ann asen a 280 
adarre be dreld araok evit pignat hue- 
loc'h. Sevel a ra pep tro hueloch- 
buela, ha Laouik, Krog stard enn ke 
voue, à zao d'he henl enn eur lavaret 
d'ezhan : — Beac'h war-n-oud, va 
azen, en em gaout a raimp! — Pa en 
em gavchont war-laez, al loen keez a 
voa skuiz-maro ha beac'h en devoa 0 
tenna be alan. Evelato ne choum 
Ket tamm a zay da ehana. Eno breman 
Laouik a glev eur ganaouenn gaer evel 
n'en devoa klevet biskoaz. — Petra 60 
ar c’han-ze, eme-7-han, ne welsnn den 
koulskoude war-dro aman. — A-bann 
eun hanter-heur vale goude, ex ejont 
enn eur c’hoat; ar gwez a voa huel 
ha bodennek sa-ziouc'h ho fenn, ha 
dishevlia a-bell a reant tro-war-dro. 
Laboused euz ar re gaera : ruz, me- 
len, gwenn ha glaz, a nije enn-dro 
d’ezho enn eur gana ker koant, ma 
voa ennn dudi ho c'hlevet. Dreist kan 
ar re-man e kleve Laouik mouesiou 
all kaeroc'h c'hoat. ma vije lararet e 
voant elez ar baradoz 0 kana hag 0 
c'hoari war ho zelennou. 

Ann azen a valea atao pa en em 
gavchont e nenn eur vali bhirr-birr, ha 
Laowk a wel eno eul letonenn vraz 
hart eon-dro d'ezhi eur c'hael spern- 
gwenn ker stank, ne vije den evit la- 
kaat penn he viz enn-hi hep beza 
toullet gant ann drein, Ne voa eno 
bent all e-hed da vont pelloc'h, ha red 
mad 6 voa treuzi ar c'hael spern-z1e pe 
zistrei enn-dro. Mad! ne d-eo Ket 
traou ar seurt-ze 60 a zalc’b ann azen 
a zav. He-man a ia atao, ha pa Yoe tost 
d'ar c'hael spern bag barp Out-han, ar 
c’hael a zigor 0 plega a bep tu bag 
hep he douila tamm e-bed. 

Pa voe al loen-man en em gavet eno 
e-kreiz al letonenn, e choumaz krenn 
a zav hag en em lakeaz da beurl. Setu 
Laouik neuze ha diskenn diwar he 
gein, dre ma welaz n'en devoa ket da 
vont pelloc'h. Ne voa ket diskennet 
mad a-veac'h, ma welaz astenn eunn 





MAR 


dousier dira-z-bap, ha war-n-ezhi pea- 
dra d’ezhan da zibri ha da efa. Ne wele 
0 tigas ann traou-ze nemet ennn doura 
bag eunn hanter-vreac’h gwenn-kann, 
Ar burzud-ma a lakeat Laonik pec'hel. 
Naocon en devoa hag evelato ne grede 
Ket kalz dibri, ha, m'oarvad, n'en di- 
vije debret tamm, anez ma tilammaz 
enn he spered ne dlie ket beza fall 
d'ezhan dibri eunn dra-bennag, pa 
wele ann azen he-unan 0 peuri. Neuze 
Laouik a stagaz gant-hi, a zebraz hag 
a efsz gwalc'h he galoun: na peira ‘ta? 

Ann azen pa Yog lenn he col, a 
c'hourvezaz da ehana. Ne voa ket eur 
zouez rak skuiz e tlie heza gouda enr 
pennad hent evel en devoa great. Ar 
paotr Laouik a reaz lez evel ann azen 
hag en em astennaz eno war al letoun. 
Evelato pa gavaz d’ezhan e voa diskuiz 
a-walc'h be-unan bag e (le be azen 
beza evel-d-han, e lavaraz Laouik d'he 
azen : — c'han ‘ta, va azen, mont a 
reomp adarre. — Al loen pa glev, a 
za0 dioc’htu enn he zav bag ar paotr 
a lamm war he gein adarre. Neuze 
avad e-leac'h mont araok evel en de- 
voa grest beteg-hen, ann azen a zistro 
war be c’hiz dre ann hent ma voa eat 
di, bag en em gaout a rejont ho daou 
er gear goude (remen penn-dre-benn 
dre ann hent ho devoa great evlt 
mont. 

Pa voent eat e porz ar maner, 
Laouik a ziskennaz, a gasaz he azen 
d'he graou hart a ieaz war-eeun d'aon 
ti. Lavaret a renz d'ann aotrou, a voa 
oc'h he c'hortoz : — Sctu me distro, 
aotrou, great am beuz evel ho poa la- 
varet d'in ha laosket ann azen da vont 
el leac'h ma kare, hep biskoaz sacha 
war he bhenn. — Mad as peuz great, 
eme ann aotrou; brema pa’z ond dis- 
tro, lavar d'in e pe leac'h ond bet? 
— Ë eiz avad, aotrou, ne c'houfenn 
Ket lararet d'e-hoc'h petra eo ar vro-ze 
am beuz gwelet, rak dre ama n'eus 
bro e-hed hevel out-hi na tost zoken. 
— Mad, eme ann aotrou; ma n'oud 
ket evit lararet d'in petra 60 ar vro-ze, 
lavar diana petra as peuz gwelet, rak 
emichans es peuz gwelet eunn dra- 
bennag enn da dro: n’oud Ket dall ba 
n'es peuz ket kennebeud, m'oarvad, 
serret da zaoulagad jivez. — Rann 
avad, aotrou, ha traou a-walc'h am 
beuz gwelet, traou e-leiz ha ker bur- 
suduz, m’am beu klasket anaout pe- 


MAR 439 


tra voant, ha kaer am beuz bet klask 
gwella ma c'hellenn, n’ounn ket het 
evit gouzout netra. — Mar Kerez lava- 
ret d'in petra eo ann traou-ze, me 
marteze a c'hello rel da anaout d'id 
petra int. 


— Da genta, eme Laonik, eo eat 
ann azen er mor, bag a-benn eur pen- 
nad goude, ar mor a so bet izeleat 
dindan he dreid hag ann azen en deuz 
kavet eunn hent da vale. — Ar mor-ze, 
eme ann aotrou, a zo ar bed-man, ha 
ann hent-ze a z0 hent buet aan du 
war ar bed. — Goude, eme ar paotr, 
hor bens het Kavet eur pes rod Yai 
hag a 6'holog ann hent, hag enn he 
C'hreis lammennou kouutellou e-leiz, 
aotennou, tachou ha filsier, ha traou 
all lemm pe lemmoc'h a bep aeurt 
anezho. Dre greiz ar rod-ze omp tre- 
menet bep kaout Kemend a boan evel 
a gave d'in hor biie bet. — Ann dra-ze, 
eme ann aotrou, a z0 ar penn kenta 
da vont d’ar baradoz. — Goude ar rod 
vraz-1e, EUr pennad mad enn tu all, 
em beuz klevet kri fors ba iud gant 
eunn den, eur biz d'ezhan hepken enn 
tan. Enn eur dremen em eus lavaret 
d'ethan tenna he iz kuit ha n'en di- 
vije ken a boan.-- Ne voa Kot beb 
abek e krie er c’hiz-ze, eme ann 
aotrou; ann den-ze a iea d'ann ifern, 
ha kaer en divije sacha, ne vije ket 
bet evit tenna he vis: barnet e oa ha 
barnet mad; goude he viz e tevche he 
vreac’b, hag he gort a-bez da ziveza. 
— Pelloc'hik ac’hano, eme Laouik. em 
beuz gwelet eunn den all war greiz 
he gein enn tan hag 0 c’hoarsin evelato 
enn eur sellet oc'h ann env. Gant ann 
daou zen-ze ounn het nec’het eur pen- 
nad mad.— He-man, ann diveza-man, 
a lavaraz neuze ann aotrou, a voa er 
purgator bag a wele Doue ac'han, 
Fisians en devoa be torrje nerz he boa- 
niou bag es aje da ziskuiza d'ar bara- 
doz. — Ac’hano ez ounn het souezet 
adarre 0 welet eur pez bagad saout 
lard-kuill evel toaz e-kreiz eur wa- 
remm goloet a vein bag a rec'hier, ha 
ne 708 enn-hl nemet Kos bruk d’ezbo 
da beuri, hag, eur pennad ac’bano, 
enn eur prad goloet a c'heot flour, 
eur vandennad saout all a voa treut- 
eskern ba ken diskarn, mac'h hejent 
gant ann avel war ho zreid; beleg ho 
C'hoat edont koulskoude er boed. Gant 


ann drae eo bet gwall dregaset va 


440 MAR 


sper£d, ha biskoaz, kaer am hes bet, 
n'ouon ket het arit gouzout petra a 
voa. — Ar rumm saout lard kenta, 
eme ann aotrou, a zo skouer ar re 
haour war ann douar, evit-ho n’ho 
deuz, kouls lavaret, netra da sibri, 
nemet a-wechou tamm ama, tamm 
a-hont; evelato laouen bepred enn ho 
stad, ex int lard, da lavaret eo ez eo 
eaz ho spered gant ar pez a 30 roet 
d'eiho gant Doue. Ne c'hoanlaont Kelt 
kaout madou ar re all, gant gras Doue 
ho deuz a-walc'h. Ann ell rummad 
saout treut avad, a zo skouer ar re 
fall ba pinvidik; heteg ho c'hot emint 
e-kreiz ar boed hag evelato ho apered 
ne d-e0 Ket eaz gant ar pez ho deui. 
Seul-vui ho deuz, seul-vui ho deuz 
c'honnt da gaout. 

— ÀAc'bano, eme Laouik, ez ejomp 
hag e valejomp pell amzer hep kaout 
netra, ken n’en em gavchomp gant 
diou bez karrek vraz oc'h en em dour- 
tal war greis ann bent, eunn trouz 
hras hag eunn dregern gant-ho m'ho 
c'hlevet a bell bro. Pa en em stokent, 
e strinke diout-bo luc'hed ha tan, ha 
mein, ma voa eur spount tostaat out- 
ho. Ann azen a ieaz d'ho c’haout eve- 
lato. Beac’h e voe d’ezhan mont e-biou 
ba d'in-me ivez, rak bek ha lost a voe 
paket etre ann diou garrek. Lavarit 
d’in, aotrou, me ho ped, petra eo ann 
diou garrek-ze? — Ar re-ze a 10 da 
zuou vreur eat d'an ifern; ne reont 
eno nemet en em ganna. — Goudé, 
eme Laouik, hor beuz ranket tremen 
dreist eur pont huel savet war eur 
voiz vrai, biskoaz ne weljoun bolz 
evel houn-nez. Gwasa a voa 60 ne voa 
da bignat war-n-ezhi nemet deresiou 
ken enk ha ker moan, ma voe tost 
d'ann azen diruilla diribign d'ann 
traon ne c'houfenn lavaret ped gweach. 
Evelato e c'hellaz. goude kals a boan, 
tizout ar C'hreac'h, ha goude 6 tisken- 
naz, me atao war he gein. — Ann 
hent-5e striz, dies hag huel, a zo ann 
bent tosta da 30r ar baradoz, eme ann 
aotrou; poan a ranker da gaout evit 
mont di, ha n’eo ket ann holl evit pi- 
goat eno, evel as peuz gwelet. Meur a 
hin) pa vezo pignet eur pennad mad, 
a giruill ouz (raon, ha goude n'ho 
deut ket ar galouu da bignat adarre; 
klask eunn hent all a reont ha ne 
gavont nemet bent ann ifern. — Bis- 
kennet ac'hano, eme ar paotr, e klev- 


MAR 


joun gonde eur ganaouenn gaer, bag 
ez eaz va asen dre eur vali gwan kaot 
(ar re gaera am hous gwelet biskoas), 
da eul letonenn vras, eur c'his spsrn 
gwenn enn-dro d'exhi. Ar spern a voa 
Ker stauk, ne vije ket evit lakaat noun 
ar bis ebarz bep beza toullet gant ann 
drein. Evelato ann asen, dioc'htu ma 
voe tost, a lakeas he benn e-touez ar 
spern bag ar c'hars a sigoras evit le- 
zel anezhan da dremen eno. Pa vos 
eat ebarz, e choumaz a sY bag en 
em lakeaz da benni. Neuse e tiskenn- 
joun diwar he gelin, ha me gwelet 
eur vreac h bag eunn dourn gwenn ü 
tont hag oc'h astenn eunn donsigr a 
gira-z-oun ba war-n-eszbi a bep secrt 
traou mad da bri ha da ela. Ha me 
uaoun d'in, e voenn lent da genta; 
evelato e tebrjoun goude-ze hag ec'h 
ehanjoun gourveset war al lesonenp, 
aon azen em c'hichenn. Goude dibri 
ha diskuiza eur pennad, e tistrojomp 
hon daou enn dro dre ann hent ma 
voamp eat; ha aeiu ni en em gavet 
evel a welit. Breman, aotrou, ho peus 
Klevet gan-en kement hor heus gwelet. 

— Ar vali gaer-10 as peus gwelet 
bag al letonenn vrazze a vos eur 
c'hael spern gwenn enn-dro d'ezhi, a 
20, evel ma lavarfenn d'id, a-xindan ar 
baradoz; ann dourn hag ar vreac'h 
wenn a Zo dourn ha breac'h eunn eal, 
bag ar pez as peus dehret a viro 
ouz-id da vervel, da lavarat eo, da 
vont d'ann ifern. 

— Brema lavar d’in, eme ann ao- 
trou, pegeit a zo, a gary d'’id, abaoue 
ma’z oud eat ac'hano ? — Ne ousounn 
Ket, aotrou; marteze ez euz eur pem- 
zek dervez-bennag pe ouspenn. — 
Evit doare, ne d-oud Ket het enouet 
enn hent? — Nann avad, Tak traou 
a-walc'h a gavenn d'am dizenoui; 
n'am beus ket Kavet tamm hirr ann 
amzer. — Mad! koulskoude ez euz 
hirio daou vloaz ha kant abague mR 
oud bet eat Kult ac'hann. Da vamm a 
z0o maro hag a zo pardonet gant 
Doue ; er harados ema. Te a vevo c'hogs 
eur pennadik, ha goude ma vezi maro, 
ez i da gaout da vamm d'ar baradoz 
es peuz gounezet o senti ouz-in, TAK 
ann bini na sent ket oc'h he vestr pe 
oc'h Doue a zo mestr aun holl, a 4 
eunn den kollet. 

Breman e ouzoud errad petra 60 
kement as peuz gwelet enn da hen, 


MAR 


Koulskonde e kar d'in n'es pens lava- 
ret ger diwar-benn ann hini kos a voa 
enem gavet gan-ez enn hent a-dost 
aman. — Nano, aotrou, gwir a lavarit. 
— Mad! hen-nes, ann ini kote ha 
me, ne d-omp hon daou pemet uuan. 
Ar pez as peux bet roet d'erban, as 

us roet d'in-me, bag, bervez à We- 
les brema, ar pes as peuz great ne 
d-eo ket bet Kollet evid-oud. 

Goude kievet ann traou-man gant 
ann aotrou, Laouik beteg eno chou- 
met erel eur paotr isouank Bamm, a 
seuas da veza eunn den epn eunn taol, 
bag eunn den koz 1oken, pa en de- 
voa neuse dek vions ha kant, rak eis 
vloas en devos pa en em gavas da 
genta 6.1 ann aotrou-man a voa ann 
Aotrow Doug he-unan. 


Laoolk a varvas eno bag he ene a 


voe kaset gant ann elez rag-eeuu d'ann 
eavou. 


TREIZ PLOUGASTEL 
TOST DA VREST 


Perak es eus reier pe rec'hier 6 tu 
Kerne, ha ne d-eus nikun € y Leon? 


Bur mintinvez e-tro teir ha peder 
heut, ec'h arrujounu e (reiz Plougas= 
tel o tont eux ar vourc'h; n'oa na 
deiz na nos. Ar vagerien dihunet gant 
eunn tad kos en doa mall da welet he 
vap-bihan arruet e rad ann deis araok, 
a jos o vont da boulan. Kerkent ha 
Jannet er vag, e kuitajomp Kerne erit 
Leon. Huanad ebed ne glever; ar 
roenviou hep-ken o soubla er mor, a 
re euan trous-beunag. 

Ana tad kos bet gwechall martolod, 
a sonje er bruiou bell en don gwelet. 
Jopik he vuia karet, a roje d'eshan 
keloù eus be laouaukiz. 

Evid-oun-me n'oann ket erit distaga 
ya daoulagad dioc'h reier Plougastel. 
Ho skeud a c'holoe ar mor; ho fenn 
e-touez ar c'hoabr. ho c'hot du ba 
bodennuz a singe aoulagad. — Pe- 
Tak, eme-ve, Kement a reier e Kerne 
ha nikon e Leon? — Perak, paoir 
iaouank? Pa vezo glazet ho pieo evel 
va re-me gant ar barrou-amzer, ec'h 
ousoc'h ann dra-se. — Plijadur am 











MAR mm 


hele o c'houxout kement-se araok ma 
vezo gluxet va bleo. 

— Pas eo gwir p'hoc'h eus ket a 
sismegans ous ar re gos, Selaouit mad 
ar pes a livirinn d'e-hoc'h evit ma 
c'hellot eunn derves lavaret Iret ann 
dra-se d'ho pugale ihan : 

Gwechall ex oa truk ama, pa's e0 
gwir eur wesch ann diaoul, skuis 0 
kleret meuieudi karantes tud Breiz- 
ll, a seuas he-nnan d'ho gwelet, 
rak diet oa d'ezhan Kredi e ve kemend 
a vadaler e-toues ann dud. 

Er vro-man ec'h erruas, ha neuse 
ec'h en em ikat gant dillad eur 
paour Kent. He ac'h gonllo war he 
skonz, he vaz enn he zourn. ex ess da 
skei war dor eur ketser Kor. 
Ker buhan hag e oe digoret ann or, 
ar pesketaer a anavezas anezhan dioc'h- 
tu ep despet d'he voues ha d'he be- 
dennou truesus. Ann den fall à 0 
also gaot-ban euon dra-bennag hag a 
droc'h anezhan. 

— Deut enn ti, eme ar pesketaer. — 
Kerkent ha m'en devoe ann drouk- 
spered lekeat he droad dreist ann 
treujou, ar paotr Ko à serraz gant 
ners ann or bag a fouitras ar paour 
kens wur mein ann aot. — Ana diaonl, 
blonset he uil, a savez enn eur 

smolat, hag eunn temmik pel: 
neh es eas enn eunn ti all. Tu 
aan ti araok mont d'ho labour, a la- 
vare ho chapeled, bag etre dion be- 
denn, 6 06 klevet eur vouez klemmus 
ba skiltrus e-tal ann or 
d'in, a lavare ar voues, na 
am eur. — Ke da zigeri d'ar paour, 
Biganna. — Aoun em eux, biskoss 
n'em eus kleret eur voues ken euaur. 
— Nens fors, arabad lesel den er- 
mess. 

Kerkent ha ma vije gwelet he dreld 
8krabet, be fri sparfe), he sent lem- 
met, ba drelst-oll be snoulagad ruz- 
tan, aon holl a anavesaz ann drouk- 
spered. fep-bini o Yen great sin 








:-santel ar groas, en em lket da ober 


goap anesban ba d'he ges er-mess enn 
eur deurel war-n-han kemend berad 
a ioa er vuredenn dour bennige, 
— Paket ounn bel, eme ann diaoul, 
Kounnar enn-han ken a, e tec'has 
dirag ar galloud-æ; koulskoude ex 
ess d'eul lochennik a welet du-hont 
e riblenn ar mor. Ka nemet eur 
bugel enp ti, — Va map, eme ar paour, 
56 


442 MAR 


n'ec'h eus neira da rel d'in da eva? 
— Ko avad, eme ar paotr, selu ama 
leaz ribot. — Ken (renk ba ker fall oa 
al leaz-ma, n'en divije ket het debret 
gant ar moc’h. Ar paour 0 veza tan- 
veet al lent. a foultraz aneshan war al 
leur bag en em daolaz er mor. 

Arruet enn tu all, es eas da skel 
war dor eunn intanves. Eunn arme di- 
rollet a rea, ar glao a goueze puill bag 
ar gurun a c'hourdrouse. — Naoun 
bras em eus, eme-z-han. — Ann intan- 
vez, goude eur sell, a anavezaz ene- 
bour ann dud. Koulskoude e sonjaz : 
— Ann den fall pa'z a da g'emm a 20 
dreist ann holl. — Deut enn ti, eme- 
z-hi, setu ama peadra da derri ho 
naoun, ha tan da domma hoc'h izili. 

Eon eur lavaret ann dra-3e, ann in- 
tanves a lekea dirak ar paour eur va- 
sinad vraz a iod. Hag 0 palarat e-verr 
gant-hi, enn eunn taol-kount e 0e 
lipet ar iod ha diou bodezad leaz 
kaoulet. — Mad eo ar iod, maoues, 
n’hellfac'b ket rel d'in Kemend all? 
— Ko, eme ann intanvesz, dioc'h e 
vezo poaz ar pouloud. — Ha ker buhan 
6 oe lekeat dira-z3-han leiz ar vasin- 
kouez a bouloud bag eur bern kram- 
pouez. Eunn nebeut goude, ne choume 
netra ken da zibri. 

Ann diaoul neute o aevel diouz taol, 
a lavaraz d’ann intanvez : — Plijadur 
vraz boc'h eux great d'in; n’helifeun 
ober netra evid-hoc'h 7 Nerzuz ounn, 
ha n'euz forz pe aeurt labour, me 
ralo dioc’htu. (Enn amzer-ze, Klevit, 


ar reier braz ha bihan a weler breman - 


e tu Plougastel a ioa e tu Leon.) 

— Peadra a-walc'h am euz da sevel 
va hugale: va douarou a z0o mad, n'em 
euz poan nemet abalamour d'am ame- 
sien, eme ann iutanvez; sellit oc'h 
ar vein-ze, ma ne vijent, n’em be ne- 
tra da c'honlenn, — Ha ne d-euz ken 
evit ober plijadur d'e-hoc'h ? 

Hag 0 veza tennet he jupenn, Paol- 
gornek a gemeraz ar reier ann eil 
goude eben harg a daolaz anezho enn tu 
ali d'ar mor, eieac'h ma’z int abaoue. 


FILLOR SANT PER 


Gwechall-goz, ann Aotrou Doue ba 
sant Per o veza eat da ober eur bale 


MAR 


dre ar bed, a gavas eur bngel gwesel 
war ann hent. — Asa, eme sant Per, 
pec'herien ba ud didrue a «0 also 
war ana douar, evit doare, kser hon 
euz. Mar d-e0 mes hag iskis-meurbed 
lezel evel-se eur bugelik paour da 
vervel evel eur c'hl bihan! Daonst ma 
kasemp ar bugel gan-e-omp? — Mad! 
greomp eta, eme ann Aotrou Doue. — 
Perik a rank beza he hauo avad. — 
Mad! eme ann Aotrou Doue. 


Hogen Perik a zeuat da vezs bras, 
hag he baeroun a lavarat dels a 0e : 
— Poent eo kas va fillor da seski mi- 
cher pe vicher pelloc'h. — Kent a se, 
eme aan Aotrou Doue, lavar da Berik 
dont aman ma roinn d'ethan ar c'hras 
a garo da c'’houlenn, abars ma ai 
Kuit, — Goulenn ar baradoz evit da 
ene, fillor. — Ne d-eo Kol penmoc'h va 
leue, eme Berik; me ne d-ounn Ket 
koz c'hoas : diveatoc'h me c'hella 
goulenn pe c’hounid ar baradoz, mar 
bet red, pa vezinn oc'h ober va sala- 
rou ha dare da vervel. Kelt breman eo 
gwell gan-en, a gay d'in, goulenn 
kaout eur marc'h faro d'am dougen. 

Hag e 09 roet unan eus ar re wella 
d'ezhan ; ha Perik enn bent avad. ken 
a Ondalle war gein he varc'h. el leac'h 
ma karje Doue he gas. 

Ar pardaez a zeuaz, ha Perik ne 
wele, kouls lavaret, berad gouiou, pa 
oe mantret 0 welet cunn dra evel eur 
goabrennik a-ispill oc'h skourr eur 
wezenn, ha Ker sklear hag enn delt 
enu-dro d'ezhi. Ha mont Perik ha 
mont eun avis tizout peg er goabren- 
uik hag he lakaat enn he c'hodel, pa 
glevaz eur vouez o lavaret : — Arabad 
mont larkoc'h, paotr, pe as pezo keus. 
— Mad! mont « reas evelato, ar penn- 
zot; ha goude beza dastumet ar goa- 
brenuik enn he jakod, ez a enn hent 
adarre. 

Evel dre chang e tigouez Kerkent 
e-c'harz dor porz eur maner bag 6 06 
digemeret eno ha dalc'het da enient 
ouz ar c'hezek. Hogen 0 veza ne zeve 
Ket a c'houlioù (rag he goabrennik a 
lekea ar c'hraou ker sklear enn noz 
evel enn deiz), Perik a 06 tamailet da 
veza sorser, rag eur nevell all en doa 
kemeret gwarisi out-han. — Korn 
butun! lavar da Berik dont aman, ma 
welinn ha gwir a leverez, eme ar 
mestr d'ann hinL à ioa bet o flatra 
Perik.— N'an boa-me ket lararet d’id, 


MAR 


fillor? eme sant Per. — Eo avad, eme 
Berik d'he baeroun. 

— Lavaret eux d'in, eme ann aotrou, 
6 wiez ober sklerijenn bep goulou na 
tan. Ha gwir eo ann dra-xe? Lavar. 
— la da, eme Berik, dre vertuz eur 
goabrennik a gavchoun du-ze er c'hoat 
ous eur skourr, p'edoun 0 tont ama. 
— Mad! digas anezhi d'in hep dalo ma 
welinn ha te lavar ar wirlonez. 


Abenn eur pennad goude, ar mevell 
trubard a lavaraz d’ann aotrou en doa 
klevet Perik 0 lavaret e wie peleac'h 
edo kastell Biblen, eur brinsez kaer 
enn-ban, hag ez oa goest da vont da 
gerc'hat ar c'hastell-ze hag a +0 a-is- 
pill a-siouc'h ar mor war heder cha- 
denn aovr, ha da zigas anezhan a bez. 
— Mad! lavar da Berik dont ama ma 
welinn ba gwir eo ann dra-3e. — N'am 
boa-me Ket lararet d'id, fillor, lezel 
ar goabrennik el leac'h m’edo? — Ko 
avad, eme Berik d'he baeroun. Me ne 
ouzounn Ket peleac’h ema kastell Bi- 
blen, na biskoaz n'am enz klevet na 
lavaret menek diwar he benn. — La- 
varet ec’h euz, eme ann aotrou, ez 
095 goest d'he zigas aman, prinsez 
hatg all, hag enn ober a rankez pe e 
vezi krouget. — Hag ar paotr enn hent 
Enn eur Skrabat he hann ha gwall 
ankeniet. 


Setu Perik o vont, taol da vor, taol 


da zouar, enn avantur Doue, pa si- 
gouez gant eul leon, hag hen kamm 
broud bag o vont da bucha e-tal eur 
wezenn gleuz, bag 6e oe darbet ha 
darbet da Berik koueza d'ann douar 
ken dinerz oa eat he galoun 0 welet 
al leon iskiz-1e ken tost all d'eshan, 
ha keit be voue war he ziou skoaz 
evel hint he varc'h faro, ha skrij gwe- 
let he zaoulacad evel daou gef tan enn 
he benn, ha dent braz enn he c'henon. 
Evel Kent pa gomprenaz oc'h he 
lost o ficha bag hen ken damoezok ha 
tra, Perik a zeuaz enn-han he-unan 
hep dale. Neuze al leon o veza tost da 
Berik, a zavaz eur pao er Yann evol 
pa en diviche c’hoant da lavaret ez oa 
eunn dra-bennak oc'h he bistiga. 
Gwir oa, rak kerkent Perik a welaz 
eur pikol drean 6 pao al leon. Neuze 
en em aka, goustata ma c'hell, da 
lamet ann drea:--1e, hag e 06 srhezet- 
maro 0 Klevet al leon o lavaret : 
— ennot Doue, va faotrik mad ; ma 
es pefe ezomm ac'hanonn - me eur 


MAR 443 


weach bennag, n’es pezo nemet lava- 
ret teir gweach ar c'homzou-man : 
Roue al leoned. war va exomm, skoaz 
d'in; ha ne zaleinn Ket da zigouezout 


1. 

— Greomp vad atao mar gellomp ; 
drouk a raimp pa girimp, eme Berik © 
vont el leo adarre etreseg ar mor. 

Mad! digonezout a reaz dre chang 
e-tal kastell Biblen. Perik ne choumas 
ket da varc'hata bag hep dale o skel 
war ann or. — Petra glaskez aman 
ive, paour keat reuseudik, eme eur 
barvok Kot a seuaz da zigeri ann or. 
Emoud digouezet el leae'h ma varvi. 
Kea founnuz enn dro raktal, rak truez 
am eus 'oui-id, Ker iaouank ma’z oud. 
— 0 klask.... klask a rann.... 0 klask 
kas ar c'’hastell-man d'am mestr pee 
vesion lekeat d'ar maro, eme Berik 0 
tenna bhuanadennou hirr ha beac'h 
d'ezhan 0 prexek, rak aoun en doa da 
veza lazet gant ar barsok kos.— Mad! 
pe d-e0 ket gwai d’id mervel aman 
eget mervel e leac'h all lve: kea ‘ta da 
gaout ar brinses. P'am euz 800)... ne 
d-eo ket arabad c'hoari gant da deod 
avad, mar gouzoud ober. 

P'oe eat Perik dirag ar brinsez, hag 
ben moat ba (enn he dok ha lavaret : 
— Demateoc’h, prinsez kaera a 10 er 
bed, dont a rafac’h-hu da di va mestr- 
me? — Ke d-inn Ket avad, paourik 
keaz. — Neuze me vezo lekeat d'ar 
marù, siouaz d'in! eme fillor sant Per, 
ann daelou enn he zaoulagad. — Kent 
a ze, eme ar brinsez. mar gellez dont 
er-meaz enz ar gampr houarn-ze a vezo 
alc'houezet war-n-oud, neuse ez inn 
gan-ez dihana, rak truez am eus Ous-id. 


P'oe bet Perik eur pennad er gampr 
houarn, e teuaz da 10nj d'ezhan eux ar 
pez en doa lavaret d’ezhan al leon Kot 
m'en doa tennet eunn drean eui he 
droad. — Roue al leoned. eme Rerik 
abenn teir gweach, war va esomm, 
skoaz d'in. — Hag e leal, a veac'h 
m'en doa peur-laveret he goms di- 
veza ma klevas Perik eur mestaol war 
dor he gampr, hag hi toullet treuz-di- 
dret, Neto e c'hellas Perik mont 
er-meas, ker brai oa ann toull, hag 
ben raktal da glask ar brinsez, ker 
laouen bag ann heol. Hou-man o welet 
pebez den oa Perik, dre ann taol bur- 
zuduz-1e, a lavaras ex oa mall gant-hi 
mont da welet he vestr; hag hi enn 
bent raktal, kastell hag all. 


444 MAR 


Ann aotrou a oe laouen he galoun 
ba ne hade Ket pa welaz ar brinsez : 
— Breman Perik. eme-z-han, n'es pezo 
labour e-hed da ober hiviziken, ba 
Koulskoude ne vanko Ket euun holl 
vad d’id. 

Aun aotrou a simesaz d'ar brinsez, 
na pelra "ta l Hogen ne vevaz Ket pell 

ude, ha pa 09 maro, ar brinses a 
avaras da Berik : — Petra rinn - me 
breman ha da beleac'b et inn-me va- 
uoanik? Mar kerez ni zimezo ann 
ell d'egile ha ne veso Koet nemeur a 
zrouk, rak me gave gwall goz va fried 
divuz-in, ba te a 30 laouank | 

Kaer laouen hag ann beol benniget, 
hag he galoun 0 tridal gant ebad enn 
be greis : — Prinsez vad, eme Berik, 
seul gent, seul well. 

Aun aotrou sant Per 0 veza deut da 
ober eur bale war ann douar adarre, a 
leat da welet be fillor, hag en devoe 
Kant ebad 0 welet ar vuez kristen e 
gwirionez a rene he fillor e kastell 
Biblen gant he bried hag he vugalei- 
gou; hat abars mont Koit. e lavaraz 
d’ezho e rache ho gourc’hbemennou 
d'ann Aotrou Doue bag her pedje da 
lakaat ho han vou war ai levr a vues. 

Me eo, eme sant Per, a 30 eat da 
leon ecit rei skoaz d'id ha tenna da 
bred eus a skilfou Satan a ioa bet 
treac'h d'eshi. 

Kenavezso er baradoz ! 


MARVAILLAT (L mouillées), v. n. Et 
aussi, lavaret marvaillou. raconter des 
histoires, bhâblier, parler beaucoup. 


MARVAILLER (L mouillées), 8. m. 
Couteur d'histoires amusantes ; pl. ten. 


MARVEL, adj. Mortel, qui cause la 
mort, au propre et au figuré. Marcel 
eo he daol. il a reçu un coup mortel; 
eur pec'hed marvel, un péché mortel. 


MARVI, v. n. Hors d'usage et rem- 
placé par mervei, mourir. 


MARVOR, MARV-MOR, 8. m. Epoque 
des basses marées, comune au premier 
et au dernier quartier de la lune. A la 
lettre, morte mer. 


MARZ, a. m. Limite, merveille. En ce 
dernier sens, Yor. TREDEMARZ. 


MARZE. VOY. MARSE. 


MAT 


MASIKOD (ma-stkod), s. m. £. Enfant 
de chœur d'église; pl. ed. 


MASKL, s. m. Masque; pl. ou. 
MASKLOU. Voy. MARKOU. 
MASOUN (ma-soun). Voy. MARSSUNEN. 


MASTAR, 8. m. Peu ou pas usité; 
souillure, ordure, salissure. 


MASTARA, v. a. Salir; p. ef. 


MASTILLON, MISTILLON (les L mouil- 
lé-s), 8. m. Y. Méteil, orge et froment 
mélés. Le dernier est plus usité. 


MASTIN, s. m. Gros chien, et, per 
extension, homme brutal et grossier. 


MASTINA, v. n. Faire ses petits, 
mettre bas, parlant d'une chienne. 


MASTOKIN, 8. m. Malotru, coquin; 
pl. ed. 


MAT, aij., Y. Bon, nrôpre à. Com- 
paratif, gwell, gwelloc'h; superlatif, 
groellan. 


MATALASENN (matala-senn), 8. L 
Matelas; pl. matalas, masc. 


MATEC'H, 8. L Y. Servante, bonne 
d'enfants; pl. mition. 


MATEZ, 8. f. Femme de chambre, 
servante; pl. mitisien. 


MATEZ-VREAC'H, 8. f. Echarpe qui 
supporte le bras d’un blessé. — Mates, 
servante, et breac'h, bras. 


MATINEZEU, 8. pl. m. Y. Yor. le 
suivant. 


MATINEZOU, 8. pl. m. Matines, priè- 
res de l'Eglise. 


MATOC'H. Miller. Ce mot qui est 
le comparatif régulier de mad, ad}j., 
bon, est parfois emoloyé dans les an- 
ciens écrits, au lieu de gwelloc'h gi 
est celui en usage aujourd'hui. Ea 
Tréguier tout: fois, le mot matoc'h est 
assez usité. 


MATOURC'H, 8. L. Servante mal tour- 
née. 


MEA 
MAU, adj. (anc.) Diligent, agile. Voy. 
MAo. 


RAUL, s. pl. m. Pluriel irrégulier de 


maulenn, Y 


MAULENN, a. f. Y. Plant de mauve ; 
pl. maul, des plants de mauve, de la 
mauve. 


MAUR, adj. (anc.) Grand. Voy. MEUR. 


MAVI-GAMM, s. m. Sciatiqriè, goutte, 
maladies. 


ME, pron. pers. Toujours sujet : 
moi, je. 


ME, pron. poss. Y. Mon, ma, mes. 
ME, 8. m. V. Pétrin ; pl. meieu. 


MEAL, adj. Dour meal, ean minérale. 
Voy. DSUR-MEAL. 


MEAN, MEN, 8. m. Pierre, et aussi 
minéral en général, noyau des fruits; 
pl. mein (me-in), et en construction, 
ar vein. On dit aussi maen; pl. mein, 
en quelques localités. Mean-sukr, du 
sucre en pain. Eol-mean, huile miné- 
rale, pétrole. 


MEAN-BEN, 8. m. Pierre de taille. 
— Mean, pierre, et bena, tailler la 
pierre. On dit aussi mean-bena. 


MEAN-BEZ, s. m. Pierre sénulcrale. 
— Mean, pierre, et bes. tombeau. 


MEAN-BILI, 8. m. Galet, cailloux ; 
pl. mein-bili. — Mean, pierre, et bili, 
galet. 

MEAN-BOLZ, 8. m. Clef de voûte. 


MEAN-BONN, 8. m. Pierre bornale. 
— Mean, pierre, et bonn, limite. 


MEAN-DU, 8. m. Jais. À la lettre, 
pierre noire. 


MEAN-FALC'H, 8. m. Pierre à aigui- 
ser les faucilies. À la lettre, pierre à 
faucille. 


MEAN-FORN, 8. m. VOy. DOR-FOURN. 


MEAN-FORNIGELL (fornig-ell), 8. m. 
pique en pierre au fond de ia chemi- 
née. 


MEA 445 


MEAN-FOURN, 8. mm. Voy. DOR-FOURN. 
MEAN-GAO. VOY. MEIN-GAD. 


MEAN-GLAZ. s. m. Ardoise. À la 
lettre, pierre bleue. 


MEAN-GRAVEL, s. m: Gravelle, ma- 
ladie. A la lettre, pierre-gravelle. 


MEAN-GROUAN, 8. m. VOy. GROUAN. 


MEAN-HARZ, 8. m. Pierre bornale. 
— Mean, pierre, et hars. pierre bor- 
nale, borue. 


MEAN-IALP, s. m. Jaspe, pierre nré- 
cieuse. 7 


MEAN-KAILLASTR (les L mouillées), 
8. m. Caillou de la nature du silex, 
d'après Le Gonidec. Le P. Grégoire lui 
donne le sens de gros caillou. 


MEAN-KAMM. Nom géographique. 
La roche Mengan, à l'entrée de la rade 
de Rrest. 


MEAN-KRAG, s. m. Pierre de grès. 
Voy. ERAG. 


MEAN-KROG, s. m. Pierre d'attente. 
A la lettre, pierre qui accroche; pl. 
mein-krog. Ce sont des pierres qu’on 
laisse en saillie sur le pignon d'une 
maison neuve et qui servent de liaison 
à la bâtisse voisine. Ce mot composé 
es! très-bien trouvé. 


MEAN-PAL, s. m. Et aussi pal, 8. m. 
Palet, petit galet plat, palet pour jouer 
au jeu de ce nom. À la lettre, pierre- 
palet. C'hoari mean-pal, jouer au 
palet. 


MEAN SKLENT, 8. m. Ardoise; pl. 
mein-sklent. | 


MEAN-TAN, s. m. Plerre à feu, silex. 


MEAN-TARZ, 8. m. Sazifrage, casse- 
pierre, plantes. Ce mot est composé 
de mean, pierre, et de tarsa, rompre. 


MEAN-TO, 8. m. Ardoise, pierre 
pour couvrir une maison; pl. mein-to. 
Voy. To. 


MEAOUEIN (meaoue-in), Y, a. et 0. 
Enivrer, s'enivrer; p. meaouet. 


446 MEC 


MEAQUER, s. m. Y. Ivrogne; pl. 
MeaOouETION. 


MEAOUERES, 8. L. Y. Ivrognesse; pl. 
Mogouerezet. 


REAR, s. m. Maire, magistrat muni- 
cipsl. Ce mot est un nom de famille 
très-répandu. Ann autrow mear, mon- 
sieur le maire. 


MEAZ, 8. m. La campagne, les 
Champs, ane plaine. Choum a ra war 
ar méaz. il habite la campagne. À la 
lettre, sur la campagne. Er-meax, de- 
bors. Kas er-meas, renvoyer, chasser. 


MEAZ-KEAR, 8. m. Faubourg de 
ville. 11 ne s'emploie me daus Ja 
forme suivante : E meas-kear, dans le 
faubourg. A la lettre, en dhors de la 

e. 


MEC'H, s. f. Y. Honte. Yor. ME. 


MEC’H, s. m. Morve du nez. Yar. 
BEC'HI, plus usité. 


MEC'HEKAT, v. a. V. Faire honte, 
humilier, rembarrer; p. mec'heket. 


MEC’HEOUENN, s. m. Y. Juin, mois 
de l'année. 


MEC'HEOUENNIK, s. m. V. Juillet, 
mois de l'année. 


MECHER, 8. L. Métier. VOY. MICHER, 
plus usité. 


MECHEROUR, s. m. Artisan. VOY. Mi- 
CHEROUR. 


MEC'HEUENN (mec'he-u-enn), 8. m. 
Join. 


MEC’HI, s. m. Morve dn nez. 


MEC'HIEGEZ (mec'hteg-ez), s. f. Mor- 
veuse, celle qui à la morve au nez; 
petite fille. 


MEC'HIEK, 6. m. et al, Qui a la 
morve au lies, morveux, ef, par ex- 
tension, bambin, ea termes familiers. 


MEC'HIOK, s. m. et adj. C. Le même 
que le précédent. 


MEG 


MECHOS!I, s. m. Ecurie. Voy. BAL- 
EHS) (marcho-si). 


MEC'HUR, v. a. Y. Novrrir. Voy. 
MEZUR. 


MEC'HUZ, adj. V. Honteux. — Mesh, 
V., honte. 


MEO, s. m. Ce mot paraît être le re- 
dical de nedi. moissonner, et a peut- 
être eu autrefois le sens de moisson, 
coupe. Il n'est plus en usage aujour- 
d'hui, mais ou le retrouve dans le mot 
composé koat-med, bois taillis. 


MEO, s. m. Y. Pouce, doigt de la 
main et du pied ; pl. medeu. Vuy. MES. 


MEDAD, s. m. Y. Yor. MEDAT. 


MEDALENN, s. f. Médaille de toute 
sorte; pl. ou. 


MEDAT, 8. m. Y. Pincée. 1! se dit 
aussi de l'ancienne mesure de lon- 
gueur appelée Pouce et qui valait à 
peu près 3 centimètres ; pl. medadeu. 
— Med, met, Y. pouce, certain doigt. 


MEDDIG, MEDDYG, s. m. (anc.) Mé- 
decin. 


MEDER, s. m. Moissonneur; pl. (œn. 
— Redi. moissonner. 


MEDEREZ, 8. f. C'est le féminin du 
précédent. 


MEDI, Y a. et n. Moissonner, couper 
le blé; p. medet. 


MEDIANT, s. m. C. fainéant: pl. ed. 


MEOOUR, s. m. Y. Moissonneur ; pl. 
mederion. Yay. MEDI. 


MEEIN (mee-in), v. a. Y. Gérer, admi- 
nistrer ; p. meet. 


MEEIN (me-ein), v. a. Et aussi meiat, 
pétrir : p. meet. — Me, V., pétrin. 


MEGAN, v. a. T. Salir; p. meget 
(meg-et). 


MEGANS, 5. f. (anc.) Pudeur, timi- 
dité. 


MET 
MEGELL (meg-eil), s. f. Tique, in- 
secte, vermine qui entre dans la peau 


des bêtes pour y vivre; pl. ed. Voy. 
TEURK. 


MEGIN (meg-in), a. f. Soufllet de 
forge, de cuisine. Le pluriel meginou 
s'emploie au sens de soufflets d’orgues 
d'église, meginou ograou. 


MEGINER (meg-iner), 8. m. Peaussier, 
mégissier ; pl. ten. 


MEGINOU (meg-inou), s. pl. L Voy. 
MEGIN. 


MEGINOUR (meg-inour), s. m. Y. 
Peaussier, mégissier ; pl. meginerion. 


MEGNOUNER, 8. m. Chaudronnier ; 
pl. ten. 


MEIAT (me-iaf, Y. a. Y. Pétrir; 
p. meet. 


BEI (méj), 8. m. Mélange. Orthogra- 
phe vicieuse. Voy. ME. 


MEILL (L mouillées), s. m. Mulet, 
poisson. Prononces ce mot comme on 
prononce en francais les cinq premiè- 
res lettres du comparatif Meilleur. — 
Ce poisson étant très-commun à Quim- 
perlé, on appelle, par ironie, bek meill 
(bouche de mulet), l'habitant de cette 
localité. Le poisson de ce nom, qui vit 
dans les rochers, est nommé meill- 
mein (me-in), mulet des pierres. 


MEILL (L mouillées), et mieux, meill- 
ann-dourn, le poing, la main fermée. 
NGA le précédent pour la prononcia- 
ion. 


MEILL-ANN-DOURN. Voy. le précé- 
dent. 


MEILL-KAZAREK (L mouillées), 8. m. 
Mulet de rochers. 


MEILL-MEIN. Voy. MEILL, mulet, 
poisson. 


MEILL-RUZ, 8. m. Rouget, poisson. 
À la lettre, mulet rouge. 


MEIN (me-in), 8. pl. m. C’est le plu- 
riel irrégulier de mean, pierre. Au 
pluriel avec l’article, ar vein. 


MER 447 


MEINAAT (me-in-aat), Y. a. Couvrir 
de pierres un chemin, empierrer. Voy. 
REIN. 


MEIN-B0ED (me-in), 8. pl. m. Moel- 
lons, pierres de blocage. À la lettre, 
pierres de nourriture. C’est un terme 
de maçons. 


MEINEK (me-in-ek), adj. Pierreux. 
YOT. MEIN. 


MEIN-GAD (men), s. pl. m. Et aussi 
min-gad, ies deux pierres qui forment 
la gueule du four. Je ne comprends 
pas ces mots. 


MEIRC'H (mérc'h); pluriel ancien de 
marc'h. cheval. 


REIT (met), prép. Y. Bxcepté, hor- 
mis. YOT. NEMET. 


MEITOUR (métour), s. m. Y. Métayer; 
pl. meiterion [mélerion). Cette ortho- 
graphe est vicieuse. Voy. METOUR. 


MEJ (méj), 8. m. (anc.) Mélange. Yor. 
LES (ké)). 


MEL, s. m. Miel, et aussi crasse des 
oreilles. — En latin, mel. 


MEL, s. m. C. Sève. 


MEL, MILL, a. m. Moulin, en quel- 
ques localités. Voy. MILIN. 


RELA, v. a. Enduire de miel ; p. et. 
% 
MELAOUENN, 8. L. Mélilot, plante. 


MELAR, adj. Ferrugineux, parlant 
des eaux minérales. — Dour melar, 
eau minérale ferrugineuse. 


MELCHEN ; pluriel de melchenenn. 


MELCHENEK, 8. f. Champ de trèfle, 
prairie artificielle. 


MELCHENENN, 8. L. Plant de trèfle; 
pl. melehen, du trèfle, des plants de 
trèfle. Ar melchen a dr drouc'h, le 
trèfle qui fournit trois coupes ; c’est le 
trèfle commun. Ar melchen rux, le 
trèfle incarnat ou rouge. — Le trèfle 
était autrefois considéré comme un 
talisman qui assurait la victoire au 


448 MEL 


lutteur qui, le soir, au clair de la lune, 
avait pu cueillir avec les dents eur 
velchenenn peder, un trèfle à quatre 
feuilles. 


MELCHON, 8. pl. m. Y. T. Pluriel de 
melchonenn, trèfle. 


MELCHONENN, 8. L. Y. T. Le même 
que melchenenn. 


MELC'HOUEDENN, 8. f. Escargot, 
limacon; pl. melc'houed, melc'houet, 
masc. On dit aussi melc'huedenn; pl. 
melc'hued, melc'huet, masc. 


MELC'HOUEDENN-VOR, s. L. Limacon 
de mer, appelé Bigorne dans le fran- 

is familier de la Basse-Bretagne. — 

elc'’houedenn, limacon, et mor, mer. 
Voy. BIGORNENN. 


MELC'HUENN, s. f. Y. Morve du nes. 


MELC'HUENNEK, adj. et s. m. t. 
Morveux. 


MELEK, adj. Mielleux. — Mel, miel. 


MELEN, adj. Jaune, blême, pâle, et 
aussi alezgan, parlant d'un cheval dont 
N robe est de la couleur du café au 

L 


MELENA, v. a. Rendre jaune, jaunir'; 
p. et. 

MELENAAT, v. n. Devenir jaune ; p. 
meleneat, meleneet. 


MELENARD, adj. Jaunâtre. — Melen, 
jaune. 


MELENEK, MELENOK, s. m. Verdier, 
oiseau. — Melen, jaune. 


MELENCK, s. m. C. Yor. le précé- 
dent. 


MELEN-KOAR, adj. Blème, livide. 
À la lettre, jaune comme cire non 
épurée. 


MELENEIN (melen-e-in), v. a. Y. 
Rendre lanne: p. melenet. 


MELEN-VI, 8. m. Jaune d'œuf. — 
Melen, jaune, et vi, œuf. 


MELER, s. m. Ç. Fabricant de miel. 
— Mel, miel. 


MEL 


MELESTREIN (melesére-in), Y. &. 1. 
Gérer, administrer. 


MELFEDENN, s. L Escargot, limagon: 
pl. melfed, mallet, masc. P 


MELFETA, v. n. Ramasser des lima- 
çons. VOy. MELFEDENN. 


MELGR, s. m. Y. Rouille. 


MELGREIN (melgr-e-in), v. a. et n. Y. 
Rouiller, se rouiller; p. melgret. 


MELIN, 8. L. Y. T. Moulin; pl. meli- 
neu, en Vannes, et melino, en Tréguler. 


MELINER, 8. m. Y. T. Meunier; pl. 
ion, ten. On dit aussi melinour, en 
Vannes. 


MELIODENN, s. f. Y. Poulle; pl. eu. 


MELIODENNOUR, s. m. Y. Fsiseur de 
poulies; pl. meliodennerion. 


MELIONENN, 8. f. Y. Le même que 
merionenn. Ce dernier est plus usité. 


MELIONNEIN (melionne-in), v. n. Y. 
S'emporter de colère. 


MELIS, MELIZ, adj., Y. Fade au goût, 
Sals Saveur. 


MELKERN, 8. m. Goémon large et 
dur. 


MELKONI, 8. m. Y. C. Affliction, 
douleur. 


MELKONIA, Y. a. V. C. Attrister, affii- 
ger ; p. melkoniet. 


MELKONIET, adj. et part. V. C. Af- 
fligé. Ar re melkoniet, les affligés. 


MELKONIUZ, adj. V. C. Triste, mélan- 
colique, pensif. 


MELKR. Voy. MELGR. 


MELL, s. L En quelques lieux il a le 
sens de moulin. 


MELL, 8. f. Ballon pour jouer à la 
soule. Voy. MELLAD, MELLADSU, MELLAT. 


MELL, 8. m. Y. Gerbe, Voy. MENAL. 


MEL 


MELL, 8. m. Vertèbre, article des os, 
moelle des os, chacun des os qui com- 
posent l’épine dorsale, nœud des 
tuyaux de blé, de roseau ; pl. ou. 


MELL, s. m. Millet, mil, graine pe- 
tite et ronde. 


MELL, s. m. C. Maillet, marteau en 
bois. 


MELLACH, s. m. Y. Louange exces- 
give, flatterie. — Mellein, V., flatter, 
ouer. 


MELLAD, MELLADENN, a. f. Jeu de 
la soule, jeu du ballon. 


MELLADEK. Voy. MELLAD. 
MELLADENN, 8. L. VOY. MELLAD. 


MELLADOU, 8. pl. m. Nom que l'on 
donue à la réunion de ceux qui jouent 
à la soule et à ceux qui regardent. 
Voy. MELLAD. 


MELL-ASKORN, s. m. Moelle des os. 


MELLAT, v. n. Jouer au ballon, à la 
soule. Et mieux, c'hoan gant ar vell. 


MELL-CHADENN, 8. m. Echine du 
dos. Ce mot est composé de mell, ver- 
tèbre, chacun des 05 de l'épine dor- 
sale, et de chadenn, chaine. A la lettre, 
chaîne des vertèbres, par allusion à la 
mobilité de ces os, lesquels sont en- 
grenés l’un dans l’autre et forment 
une sorte de chaîne. 


MELLEIN (melle-in), v. a. Y. Donner 
des éloges; p. mellet. On dit de préfé- 
rence, meslein. 


MELLEK, adj. Plein de nœuds, de 
jointures. — Rel, nœud des tiges de 
plantes. 


MELLER, s. m. Joueur à la soule, au 
ballon. Voy. MELL. 


MELL-ER-PENN, 8. m. Y. Cervelle. À 
la lettre, moelle de la tête. 


MELLEZOUR, 8. m. Miroir. 


MELL-GOUZOUK, s. m. Nuque. A la 
lettre, vertèbre du cou. 


MEN 449 


MELL-KEIN (kein), 8. m. Echine des 
animaux, rable, cimier. — Reli, ver- 
tèbre, article, et kein, dos. 


MELL-LEC'H, s. m. Y. Cervelet. — 
Mell, moelle, et ec'h. lieu, place. À la 
lettre, place de la moelle (vertébrale). 


MELLIG, 8. f. Y. Eteuf; pl. melligeu. 
YOT, 80LOD. 


MELLOU, s. m. Renouée, plante. 


MELLOUR, s. m. Y. Flatteur ; pl. mel- 
lerion. On dit aussi meslour. Voy. MEL- 
LEIN. 


MELDDI, s. m. V. Louange, éloge; 
pl. melodieu. Voy. MESLEIN. 


MELON, adj. T. Jaune. Voy. MELEN. 
MELOUER {anc.) Yor, MILLOUER. 
MELRE, 8. m. C. Afiction. 
MELREA, v. 8. C. Affliger ; p. melreet. 
MELTAS, s. m. C. Crabe velue. 


MELUC'HENN, 8. f. Y. Limacon ; pl. 
meluc'het, masc. 


MELV, s. m. Y. Morve du nes. 


MELVEL, 8. m. Y. J'ai trouvé ce mot 
employé avec le sens du précédent. 


MELVENN, s. L. T. Papillon, et aussi 
limacçon; pl. melvenno. 


MELVER, v. n. Ce verbe, en quelques 
localités, se dit à l'infinitif au sens de 
mervel, mourir. 


MELZIN. VOY. BILIR, 


MEM, pron. poss. V. Mon, ma, mes. 
Mem brec'h. mon bras. Voyez au sujet 
des articles bretons ce que j'ai dit des 
articles arabes dans mon Dictionnaire 
français-breton 1869, 


MEN, 8. m. V.T. CG. Pierre, minéral, 
noyau des fruits; pl. mein, et à Van- 
nes, mener. 


MEN, pron. poss. 7. Mon mes. 
Men Douk, mad Din. "pp HS 


SL 


450 MEN 


MEN, pron. pers. Y. Je. 


MENAD, 68. m. Main ou certaine 
quantité de feuilles de papier. Eur 
menad paper, une main de papier. 


MENAE, 8. H, Yor. MENED. 


MENAL, MELL, 8. m. Y. Petit tas de 
blé coupé dans les champs; pl. mena- 
leu, melleu. Voy. MALAN. 


MENALEIN (menal-e-in), v. a. Y. £n- 
gerber. 


MENAOUED, MINAOUEO, 8. m. Alène 
de cordonnier: pl. ou. Jannik fri mi- 
naoued, Jeannette au nez pointu. 


MENAOUEDER, 8. m. Celui qui fabri- 
que des alènes. 


MENAOUEDI, v. n. Percer avec une 
alène ; p. menaouedet. 


MENAT, 8. m. (anc.) Ancienne me- 
sure de 240 livres. 


MENATA, Y. a. (anc.) Lapider; p. et. 
— Men, pierre. 


MEN-BE, 8. m. Y. Pierre tombale. 
— Men, pierre, et be, tombeau. Voy. 
MEAN-BEZ. 

MEN-BIN, s. m. V. Pierre de taille. 
— Men, pierre, et binein, tailler des 
pierres. 

MEND. Voy. MENT. 


MENDEM, MENDEMP, 5. L. Y. Ven- 
dange ; pl. mendemeu. 


MENDEMEIN (mendem-e-in), v. n. V. 
Faire la vendange; p. mendemet. 


MENDEMP. VOy. MENDEM. 


RENE, 8. m. T. CG. Montagne; pl. 
meneo, T., et meneou, D. 


MENEAOUET, 8. m. Y. Alène de cor- 
donnier. 


MENED, 5. m. (anc.) Montagne. On 
disait aussi menae. 


MENEHUET. VOY. MENEAOUET. 


MEN 


MENEK, 5. m. Mention, souvenir. 
Ann hmt hag a 80 menek R 
celui dont il cat question. 


MENEL, Y. n. (anc.) Demeurer, ha- 
biter ; p. manet. 


MENEOUED. VOy. MENAGUED. 


MENESIAD (mene-siad), s. m. Monte- 
gnard; pl. menesidi. VOy. MENEZAD. — 
Menes, montagne. 


MENESIACEZ (mene-siades), s. L. C'est 
le féminin du précédent ; pl. ed. 


MENESIEK (mene-siek), adj. Montse- 
gneux. 


MENEZ, 8. m. Montagne; pl. mene- 
siou. Ce mot flgure parmi les nome de 
famille. Mont eux ar foennek d'ar mo- 
nes, perdre au change. À la lstire, 
aller de la prairie à la montagne. 


MENEZAD. YOT. MENESIAD, plus usité, 
MENGL. Voy. miAGL. 


MENGLE, s. m. Y. Mine, carrière: 
pl. mengleicu. 


MENGLEEIN (mengle-e-in), v. n. Y. 
Travailler dans les carrières. 


MENGLEOUR, s. m. Y. Carrier, mi- 
Heur ; pl. mengleerion. 


MENGLEUSIA (mengleu-sia), v. D. 
Travailler aux mines, aux Carrières. 


MENGLEUZ, s. m. Carrière, mine. — 
Men, mean, pierre, et kleus, cavité. 


MENGLEUZER, 8. m. Carrier, mineur; 
pl. ten. 


MENGLEUZI. VOY. MENGLEUSIA. 


MENHIR, s. m. Ce mot, composé de 
men ou mean, pierre, et de ir, hm, 
adj., long, s'emploie pour designer 
des blocs de granit d'une hauteur 
souvent considérable et plantés en 
terre en forme de colonnes, ils ont 
servi, dit-on, au culte des Druides. Il 
s’en trouve de grandes quantités en 
Bretagne. Le mot Pculvan paraît avoir 
le même sens. 


MEN 


MENI, s. m. Y. Engeance, en mau- 
vaise part. Ce mot s'emploie aussi 
oomme adverbe au sens de presque, 
à demi. Meni-foll, V., folâtre, espèce 
de fou, à demi-fou. Meni-roue, vice- 
roi, à demi-roi. 


MENK, s. m. Banc de plerre adossé 
à un mur. 


L 


MENN, 8. m. Ce mot qui est encore 
employé en quelques localités de Van- 
nes et de Cornouaille, est une expres- 
sion du temps de la féodalité; on 
disait alors menn-gavr, menn-gaour, 
chevreau ou petit de la chèvre. Le 
Gonidec pensait que menn s’em- 
ployait en général pour désigner le 
petit des femelles à quatre pieds. Je ne 
suis pas de cat avis, mais je crois que 
cette expression n'a dû s'étendre que 
sur ia race ovine tout entière, ainsi 

ue semble l’indiquer le vieux mot 

ennad. qui signifiait Redevance paya- 
ble en brebis. — Le Menn est un nom 
de famille assez répandu. 


MENNAD, 8. m. {anc.) Redevance 
payable en brebis. Voy. MENN. 


MENNAD, s. m. C. Demande, dessein, 
proposition. 


MENNAT, v. n. Estimer, penser, 
conclure; p. mennet, Voy. MENNOZ. 


MENNAT, v. n. (anc.) Demander, 
faire des propositions. 


MENNEIN (menn-e-in|, v. n. V. Mettre 
bas, parlant d’une chèvre. 


MENN-GAOUR, 
MENN. 


L 
MENN-GAVR. Voy. MENN. 
: MENNO, 8. m. V. T. C. Voy. MENNOZ. 
MENNOUT, v. a. C. Offrir ; p. mennet. 


MENNOUT, v. n. (anc.) Croire, pen- 
ser. 


MENNOZ, 8. m. Pensée, idée, opi- 
nion ; pl. mennosiou. En grec, menos. 


MENN-GAVR. Voy. 


END. Voy. MENOZ. 
MENOZ. Voy. MENNOZ. 


MED ABT 

MENT, s. f. Taille, stature, hauteur, 
calibre, mesure, capacité, étendue. 
Prononcez ce mot comme en français 


Mainte. Éunn dèn d 30 he vent brax- 
meurhed. un homme dë grande taille. 


MENT, BENT, s. f. Menthe, plante. 
Yor. l6 précédent pour la prononcia- 
tion. 


MENT-KI, s. L Menthe sauvage. À la 
lettre, menthe da chien. Voy. MENT 
pour la prononciation. 


MENTEK, adj. Qui a de la corpulence, 
qui a une belle stature. Yor. MENT, 
stature. Voy. MEÂT pour la prononcia- 
tion. 


MEO, adj. Y. T. C. ivre. Ce mot est 
un nom de famille répandu, 


MEOT, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de maout, mouton mâle. 


MEOUEIN (meous-in), v. à. et n. Y. 
Enivrer, s'enivrer; p. Mmeowele 


MEDUEL, 8. n. T. Domestique mâle ; 
pl. meouelo. Voy. MEYÉL. 


MEOUENTI, a. L Y. T. Ivroguerie. 
Bep, ivre. 


MEOUER, 8. m. T. Ivrogne; pl. ien. 
Voy. MEO. 


MEOUEREC'H, 8. m. T. Ivrognerie. 
Voy. MES. 


MEOUEREZ, 5. L. T. Ivrognesse, pl. 
ed. Voy. MEO. 


MEOUIN, v. a. et n. T. Enivrer, 
g'enivrer; D. Mmeouelt. 


MER (mér), adv. Y. Beaucoup, plu- 
sieurs. Voy. MEUR pour la construc- 
tion. 


MERA, v. a. Gérer, administrer ; p. 
merel. 


MERAN, v. a. T. Voy. le précédent. 
MERBET, adv. Y. YOT. MEURSED. 


MERC'H, 8. f. Fille, en général, et 
aussi par rapport au père et à la mère; 


452 MER 


1. merc'hed. Ce pluriel signifie aussi 
es femmes en général. 


MERC'H, MEURC'H, s. m. Y. Mardi, 
et aussi mars, un des mois. 


MERCHAD, MERCHAT, s. m. Y. Di- 
zaine de rosaire; pl. merchadeu. 


MERC'HAD, MERC'HAT, adv. Y. Pro- 
bablement, peut-être. 


MERC'HAT, Y. VOy. MERRAT. 


MERC'’HED, 8. pl. f. Ce mot est à la 
fois le pluriel régulier de merc'h. 
fille, et le pluriel irrégulier de maouez, 
femme en général. Goaxed ha mer- 
c'hed, hommes et femmes. 


MERC'HEK, 8. L. Y. Belle-fille, degré 
de paren‘é. — Ce mot dérive de 
merc'h. fille. 


MERC'HER, DIMERC'HER, d. m. Mer- 
credi. VOy. DIMERC’HER. Merc’her al ludu, 
le Mercredi des cendres. Dimerc'her 
geñta, mercredi prochain. 


MERC'HETA, Y. 0. Courir les filles, 
s’adonner aux femmes. — Merc'hed, 
des femmes. 


MERC'HETAER, 8. m. Coureur de fil- 
e paillard; pl. ien. Voy. le précé- 
ent. 


MERC'H-KAER, 8. f. Belle-fille, degré 
de parenté. Ce mot est une sotte imi- 
tation du français, et ne ressemble en 
rien au mot merc'hek, qu’on a eu à 
Vannes le bon esprit de conserver. 


MERC'HODENN, MERC'HODIK, s. f. 
Poupée ; pl. ou. Ce mot dérive de 
nerc'h. fille. 


MERC'HODENNA, v. n. 
poupées. 


MERC'HODIK, a. f. Poupée d'enfant ; 
pl. merc'hodennouigou. — Merc'h, fille. 


Faire des 


MERC'H-VIHAN, 8. L. Petite-fille, de- 
gré de parenté. Ce mot est la traduc- 
tion littérale du français petite-flile, 
lequel ne signifie rien à l'analyse. 
Comment se fait-il qu'à Vannes seule- 
ment on ait conservé le mot ancien 
doarenes, douarenes. 


MER 


MERDEAD, MORDEAD. Voy. MERBET. 


MERDEAT, s. m. (anc.) Marin, navi- 
gateur. Voy. MERDE! (anc.). — Merdeat, 
8. m., se dit encore à Vannes au sens 
de mari. 


MERDEI, MORDE! (merde), v. 1. 
(anc.) Naviguer. 


MEREN, 5. L Y. Marraine; pl. et. 
YOT, MAEREN. 


MERENN, 8. f. Goûté, collation, petit 
repas dans l'après-midi, entre le diné 
et le soupé. On dit aussi mern. En 
latin, merenda. Yor. le mot suivant. 
On dit aussi merenn vihan. Dibri me- 
renn, faire la collation. 


MERENN, 8. L C. Repas qui se fait 
vers midi; c'est le repas principal. 
Voy. au mot LEIN, s. m., dîné, ce qui 
est dit de merenn de la Cornouaille. 


MERENNA, v. n. Faire collation où 
goûté dans l'après-midi, entre le dîné 
et le soupé. Un vieux manuscrit indi- 
que ce mot comme signifiant faire le 
repas principal vers midi; c'est le sens 
de merenn de la Cornouaille. Le verbe 
mernia, de Tréguier, a à peu près ce 
dernier sens. Yor. LEIN, 8. m., dtné. 


MERER, s. m. Administrateur, gou- 
verneur, métayer ; pl. tien. — Mera, 
administrer. | 


MERERI. VOy. MEREURI. 


MEREUR, 8. m. C. Métayer, fermier; 
pl. ten. 


MEREUREZ, 8. f. C. Fermière; pl. ed. 
MEREURI, a. L Métairie; pl. tou. 


MERGL, MERKL, s. m. bouille des 
métaux. 


MERGL, 8. m. Nielle, maladie des 
blés. 


MERGLA, v. a. et n. Rouiller, se 
rouiller ; p. merglet. 


MERGLEIN (mergl-e-in), v. a. et n. Y, 
bouller, se rouiller. 


MER 


MERI, 8. m. Morve du nez. Yor. 
BEC'HI, qui est plus usité. 


MERIEK, adj. Morveux, qui a la 
morve au nez. Yor, MERI. VOy. ME- 
C'HIEX, plus usité. 


.MERIENENN, 8. L. Fourmi; pl. me- 
rienn, MasC. 


MERIENN, 8. pl. n. Pluriel de me- 
rienenn, fourmi. 


MERIENNA, v. n. Peu ou pas usité. 
Fourmiller, être en grand nombre. 
(Gr.) — Merienn, des fourmis. | 


MERIONENN, 5. L. Y. T. Fourmi; pl. 
merionn, MASC. 


MERIONN, s. pl. m. Y. C'est le plu- 
el de merionenn, fourmi, Y. 


MERIONNEIN (merionn-e-in), v. n. Y. 

tre abondant comme les fourmis 

dans une fourmilière. — Merionn, V., 
pluriel de merionenn. 


MERK, a. m. Marque: pl. ou. Vor. 
gK, Tp H T 


MERKA, Y. a. Marquer, déterminer; 
p. et. 


MERKL, s. m. Rouille des métaux. 
On dit aussi mergl. 


AERRL, s. m. Nielle, maladie des 


MERKL-KOUEVR, 8. m. Vert-de-gris. 
À la lettre, rouille du cuivre. 


-MERKLA, v. a. et n. Rouiller, se 
rouiller ; p. merklet. 


MERKLEIN (merkl-e-in). Yor. MER- 
GLEIN, Y. 


MERKLET, adj. et part. Rouillé. 

MERKOU, 5. pl. m. Menstrues. 

MERL, MAERL, a. m. Amendement 
marin, calcaire et animal, connu sous 
ces noms en agriculture. Voy. SKAOTIL. 


MERLUS, 8. m. Merluche ou merlue, 
poisson de mer ; pl. ed. — On appelle 


MER 453 


ironiquement penn-merlus (tête de 
merlue), l'habitant d'Audierne, parce 
que ce poisson y est très-abondant et 
qu'on en mange beaucoup. 


MERLUSETA (merlu-seta), v. H, Pè- 
cher des merlues. Yor. MERLUS. 


MERLUZ. VOy. MERLUS. 


MERN, s. m. T. Ding vers midi; 
c'est le principal repas. Yor. LEIN. 


MERNIA, v. n. T. Diner vers midi; 
p. merniet. Voy. le précédent, et aussi 
lein. 


MEROUEL, MERUEL, v. n. Y. Mourir; 
D, maruet. 


MEROUENT, MERUENT, s. m. Y. Mor- 
talité. 


MEROUR, a. m. Y. Métayer; pl. me- 
rerion. 

MERRAD, MERRAT, adv. Y. Peut-être, 
probablement. Ce mot paraît être 006 
contraction pour me a oar vad, je 
sais bien. 


MERRAT. Voy. le précédent. 

MERRS, 8. m. (anc.) Marchandise. 

MERSER, s. m. Colporteur; pl. ien. 

MERUEL, v. n. Y. Mourir ; p. marvet. 

MERUENT, s. m. Y. Mortalité. 

MERVEL, v. n. Mourir; p. marvet. Il 
se conjugue sur marvi, qu'on suppose 
être l’ancien infinitif. 

MERVENT. VOy. MERVERTI. 


MERVENT, sorte d'adjectif. Avel 


. merveñt, vent du sud-ouest. 


MERVENT, s. f. Mortalité. Voy. MER- 
EL. 


MERZER, 8. m. Martyr, terme de 
dévotion; pl. ten. 


MERZEREZ, s.T C'est le féminin du 
précédent : pl. ed. 


454 MES 


MERZERIA, v. a. Martyriser, terme 
de dévotion, et, par extension, faire 
soufftir quelqu’on. 


MERZERINTI, 8. L Tourments du 
martyre. 


ge ERZOUT, Y. à. Remarquer; p. mer- 


MES, 8. m. V. Muid, ancienne me- 
sure de capacité. 


MES, 5. m. V. La campagne, les 
champs. 


MESA (me-sa), v. a. C. T. Garder les 
bestiaux. Voy. MESER. 


MESA (me-5a), Y. a. (anc.) Donner 
des glands aux porcs. — Mexenn, 
gland. 


MESAER (me-saer), 8. m. Ù. Berger; 
pl. (en. Yor. MESA. 


MESAEREZ (me-saerez), 8. f. C. Ber- 
gère; pl. ed. Voy. MESA. 


MESER (me-ser), s. m. T. Berger ; 
pl. (en. Voy. MESA. En grec, Mesos, qui 
est au milieu. 


MESEREZ (me-serez), s. L T. Bergère ; 
pl. ed. Voy. MESA. 


MESIAD (me-siad), s. m. Plaine, vaste 
étendue de campagne en pays plat. 
Mesiad ed, plaine couverte de céréales. 
Ce mot dérive de meaz, mez, la cam- 
pagne. 


MESIER (me-sier), 8. m. Orthographe 
vicieuse. VOoy. MEZVIER. 


MESIEREZ (me-sierez), 8. L. Ortho- 
graphe vicieuse. Voy. MEZVIEREZ. 


MESIOU (me-siou), s. pl. m. Grands 
terrains vagues de la campagne qui 
étaient considérés comme n'ayant pas 
de propriétaire. Il y en avait beau- 
coup en Basse-Bretagre, au commen- 
cement de ce siècle. 


MESK, a. m. Mélange. N'est nusité 
qu'en composition. Voy. E-MESK, MESK- 
É-MESK, MESKI. 


MESK-E-MESK, adv. Ptle-mèle. 


MES 
MESKA. VOY. ESRI. 


MESKEIN (mesk-e-in), v. a. Y. Mélet. 
mélanger; p. mesket, mirét, 


MESKI, v. a. Mèler, mélmgr; p. 
mesket. 


MESKL, s. pl. m. Voy. MESRLENS. 


REGLA, v. n. Picher des mile: 
p. mesklet. 


MESKLENN, a. f. Moule, coquillage 
de mer; pl. mark), maso. 


MESLASION (mesla-sion), s. m. Y. 
Eloge, louange; pl. eu. 


MESLEIN (mesle-in), v. a. Y. Donner 
des éloges; p. meslet. 


MESPER, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de mesperenn. 


MESPERENN, s. f. belle, fruit; pl. 
mesper, asc. 


MESPOUNT, 8. m. Je crois avoir va 
ce mot employé avec le sens de feu 
d'artifice. 


MESTACL, 8. m. Coup vigoureuse- 
ment appliqué sur une personne, sur 
une porte, etr. Coup de traître, coup 
dangereux ; pl. mestaoliou. Ce mot 
paraît composé de mestr, maître, el 
de taol, coup. Ce serait alors coup de 
maître. 


MESTAUL, MESTOL (mestôl), 8. m. 
V. T. C. VOÿ. MESTAOL. 


MESTOL (mestôl). Voy. le précédent. 


MESTR, s. m. Propriétaire, maître, 
celui qui dirige des travaux, directeur, 
patron de navire, supérieur ecclésias- 
tique ; pl. mistri. Ce substantif figure 
parmi les uoms de famille. On l'écrit 
Mestre en francais. Ar re-ma a 3x0 
mistri da ober ann dra-ze, ceux-ci 
sont passés maîtres pour faire cela. 
Eur mestr skol, un maitre d’école, un 
professeur. Les paysans disent : va 
mestr, mOn propriétaire. 


MESTREZ, 5. f. Pronriétaire, femme 
qui possède ou qui dirige, et, per ex- 
tension, amante. 


MEU 


MESTBR-IANN, 8. m. Esprit follet, en 


Ke familier. Â la lettre, maître lean. 
OY. IANN. 


MESTR- MECHERQUR, 8. m. Arebi- 
tecte, contre-maître, celui qui dirige 
les travaux. — Mestr, maître, et me- 
cherour, ouvrier. 


MESTRONNEIN (mestronne-in), Y. à. 
Y. Dominer, commander; p. mestron- 
net. Voy. MESTR, maître. 


MESTROUNIA, v. a. Dominer, avoir 
autorité sur ; p. mestrouniet. — Mestr, 
maître. 


MESTR - SKOL, 8. m. Professeur, 
maître d'école; pl. mistri-skol. 


MESTREZ-SKOL, s. L. Mattrosge d'é- 
cole. 


MET, MED, 8. m. Y. Pouce, un des 
doigts ; pl. medeu. 


RET, prép, Y. Le même que nemet. 
MEYOU. Yor. E-METOU. | 


METOUB (métour), 8. m. Y. Et aussi 
meñiour, mélayer; pl. melerion. 


MEUD, s. m. Pouce, un des doigts; 
pl. ou. On dit aussi biz-meud. Le mot 
meud, dans le style familier, s'emploie 
comme suit : Neuze e kouezxaz he veud 
enn he zourn. À la lettre, son pouce 
tomba alors dans sa main, pour dire, 
il en fut effrayé, il en resta stupéfait, 
il en eut regret beaucoup. 


MEUDIGA, Y. n. Jouer à la poucette 
ou poussette. — Reud. pouce. Voy. 
RUZIGA. 


MEUDIK, 8. m. C'hoar meudik, jeu 
de la poucetle ou poussette. — Meud, 
pouce. 


MEULBR, s. m. Y. Meuble; pl. eu. 


MEULBREIN (meulbr-ein), v. a. Y. 
Garnir de meubles; p. meulbret. 


MEULEUDI, 8. f. Eloge, louange, et 
aussi gloire, en parlant de Dieu; pl. 
meuleudiou. 


MEU 455 


MEULI, v. a. Louer, donnar des élo- 
ges, et aussi honorer, parlant de Dieu ; 
p. meulet. 


MEULODI. Yor, MELODI. 


MEUR, adj. et adv. Grand, principal, 
beaucoup, plusieurs. Une larité 
de ce mot, employé comme adverbe, 
c'est d'exiger le singulier après li. 
Aussi s'en sert-on pour exprimer le 
pluriel des substantifs, qui ne sont 
usités qu'au singulier ou dont le 
pluriel sonne mal à l'oreille. Meur 
a dra, beaueoup de choses. On dit 
aussi kals a draou. Voyez ce qui est 
dit à ce sujet au mot PLUR:EL de mon 
Nouveau Dictionnaire français-breton 
1869. — Le Meur est un nom de 
famille très-répandu. 


MEURBED, adv. Beaucoup, très, inf- 
niment. Braz-meurbed, très-grand. 


MEURC’H, s. m. Y. Mardi, jour de Ja 
semaine, et aussi mars, mois. Yay. 
MEURS. 


MEURLARJE, 8. m. D, VOY. BEURLAR- 
JEZ. 


MEURLARJEZ, MEUR-LARJEZ, a. m. 
Les jours gras, le carnaval. Ce mot 
paraît composé de meur, beaucoup, 
ou de meurs, mardi, et de larjez, 
graisse de la viande que l'on fait rôtir. 
11 signiflerait donc à la lettre, beau- 
coup de graisse, ou mardi de la graisse 
(ce mot graisse étant pris au sens de 
viande) D'autres écrivent morlarjez. 
Etant décomposé à la façon du précé- 
dent, ce substantif serait formé de 
mor, mer, et de largez ; ce serait alors 
mer de graisse, ou temps où l'on 
mange beaucoup de graisse ou de 
viande. 


MEURS, s. m. Mardi, jour de la 
semaine, et aussi mars, un des mois. 
On dit aussi dimeurs en certains cas 
déterminés. Voyez le mat SEMAINE à 
mon Nouveau Dictionnaire 1869. 


REUT, MEUD, s. m. Pouce, un des 
doigts ; pl. meudou. 


mâle; pl. meudet (me-udet). 


456 MEZ 


MEUTAD, MEUDAD, s. m. Pincée, et 
aussi pouce ou ancienne mesure de 
longueur, qui valait un peu moins de 
trois centimètres. — Reud, pouce, un 
des doigts. 


MEUTEIN (me-ut-e-in), v. n. Y. Se 
battre comme les béliers, comme les 
moutons; p. meutet (me-utet). — Reut 
(me-ut), Y... mouton mâle. 


NEUZ, 8. m. Et mieux, meusz-boed, 
s. m. Mets, aliment préparé pour un 
repas; pl. meujou. Le Gonidec n'em- 
ploic meus qu'en termes ironiques : 
Setu eur meus kaer! voilà un beau 


régal ! 


MEUZ-B0ED, s. m. Voy. le précé- 
dent. 


MEUZ-FROUEZ, 8. m. Toutes les cho- 
ses qui, dans un repas, se nomment le 
dessert, bien que ce mot breton signi- 
fie, à la lettre, mets de fruits. 


MEV, MED, adj. Yor. ce dernier. 


MEVELL, 8. m. Domestique mâle; 
pl. mevellien, mevellou. Ce substantif 
est un nom de famille très-commun. 


NEZ. s. f. Honte, opprobre, rrudeur. 
Divalo mes eo, il est on ne peut plus 
abject. À la lettre, il est abject c’est 
une honte. Ke kuit gant ar vez, tu de- 
vrais en Ctre honteux. A la lettre, va- 
t-en avec la honte. 


MEZ, a. m. T. CG. Le même que 
meaz. 


MEZ, MES, s. m. V. La campagne, 
les champs. 


MEZ, 8. pl. m. Voy. MEZENN. 
MEZA, v. a. C. Voy. MERA, gérer. 
MEZA, v. a. Pétrir. Voy. MERAT. 


MEZ-ANN-STOURM, s. m. Lieu du 
combat, champ de bataille. A la lettre, 
champ du combat. Ce mot dont la 
composition indique l'ancienneté, H< 
gure parmi les noms de famille. Voy. 
au mot ANN, article défini, les change- 
ments opérés dans la langue au sujet 
de cet article. 


MEZ 


MEZEK, ad). Honteux, parlant des 
personnes, — Mex, honte. sak kell 
e oa, il en était tout honteux. 


REIER, s. m. (anc.) Chirurgie. 


MEZEKAAT, v. a. Humilier, faire 
honte; p. mesekeet, mesckeat. — Mesek, 
adj., honteux. 


MEZEL, adj. (anc.) Lépreux. 


MEZELL, 8. L. Yor. DEMEZELL. Va me- 
sell, mademoiselle, au vocatif. 


MEZENN, 8. f. Gland du chêne, et 
aussi amygdale ; pl. mes, masc. 


MEZER, s. m. Drap, étoffe. 


MEZER-SKANV, s. m. Flanelle. À la 
lettre, drap léger. 


MEZERENN, 8. f. Lange d'enfant au 
maillot; pl. ou. 


MEZEVELL(!, v. a. Causer des éblouis- 
sements au cerveau, et, par extension, 
fasciner ; p. mexevellet. 


MEZEVELLIDIGEZ (mexevellidig-es), 
8. f. Evitez ce mot qui, à la rigueur, 
sigaifie éblouissement su cerveau, 
fascination. 


MEZEVENN, EVENN, s. m. Juin, un 
des mois de l’année. E mix meserenn, 
e miz evenn, dans le mois de juin. 


MEZEVENNI. Quelques personnes 
l'emploient à la place de mexerelli. 


MEZEVENNIK, s. m. Juillet. Voy. ME- 
ZEVENN, GOUERE. 


MEZ-KER, sorte de substantif, C. 
Faubourg. — Hes. C., dehors, et ker, 
ville. La composition de ce mot indi- 
que qu'il n’a pas de pluriel. E mex-ker, 

ans le faubourg, dans les faubourgs. 
À la lettre, en dehors de la ville. 


MEZD, adj. Ivre. On dit aussi mesv. 
Mezo-mik, entièrement ivre, ivre- 
mort. 


MEZOU. Voy. MESIOU. — Hetou" est 
un nom de famille. 


| MIA 
MEZUR, 8. m. C. Nourriture, au 


propre et au figuré. Merur ann ené, la 
nourriture de l'âme. 


MEZUR, v. a. C. Nourrir ; p. maget. 
Ce mot s’empluie au propre et au fi- 
guré. Il se conjague comme maga du 
Léon, ou, en d’autres termes, il 
n'existe de ce verbe que l'infinitif. 


MEZUZ, adj. Honteux, infâme, par- 
lant des choses. — Mes, honte. Mezus 
eo d'eunn den beza lacer, il est honteux 
de voler. 


MEZV, MEZO, adj. Ivre. Yoy. ce der- 
nier qui est plus usité; mais mesv 
a formé plusieurs dérivés ci-dessous. 


MEZVENTI, 8. f. Ivrogaerie. — Mesv, 
ivre. 


MEZVI, v. a. et n. Kuivrer, s'eni- 
vrer; D, mesvel. On dit aussi en em 
tezvi, s'enivrer. 


MEZVIER, s. m. Ivrogne, pl. ien. 
Voy. MEZ. 


MEZVIEREZ, 8. L. Ivrognesse; pl. ed. 
VOY. BET. 


MEZVUZ, adj. Enivrant. Peu usité. 
MIANNAL. VOY. MIANNEIN, 


MIANNEIN (mianne-in), v. n. Y. 
Miauler; p. miannet. On dit anssi 
miannal à l'infnitif. 


MIANNEREAC'H, s. L. Y. Miaulement. 


MIANNEREC'H, 8.1. Y. Le mème que 
le précédent. 


MIANNOUR, 8. m. Y. Miauleur. 
MIAOUA. Voy. MIAOUAL. 


MIAOUAL, v. n. Miauler, et en style 
familier, se plaindre comme font les 
petits enfants. 


MIAOUER, sorte d'adj. Ea miaouer, 
chat qui a l'habitude de miauler. Bu- 
gel miaouer, enfant qui se plaint sou- 
veut (en style familier). Yor. MAOUAL. 


MIAOUEREZ, s. m. Miaulément. Ces 
sortes de substantifs sont peu usfiés. 


MIG L 


On tourne la phrase par Je verbe. 
Klepet a rann ar c'has 0 viaoual, j'en- 
(enda les miaulements du chat. À là 
lettre, j'entends le chat miaulant. 


MIBILIACH, 8. m. Enfantillage, pué- 
rilité, brimborion; pl. ou. On a lieu 
de croire que l’on a dit autrefois mi- 
biliezs, mibilies, en ce sens. 


MIBILIEZ, 8. m. Puérilité. Voy. le 
précédent. 


MIBIN, adv. Vite, promptément, 
précipitamment. Kerset mibin, mar- 
cher vite. 


MICHANS, EMICRANS, adv. Peut-être, 
sans doute. 


MICHER, MECHER, 5. f. Métier, pro- 
fession ; pl. micherou, micheriou. Ober 
eur vicher, exercer une profession. 


MICHEROUR, MECHEROUR, s. m. 
Artisan, ouvrier; pl. ien. 


MIC'HI. Yor. BEC'HI, 


MIC'HIER, 8. m. V. Drap, étoffe ; pl. 
eu. Voy. MEZER. 


MICHODEIN, v. n. Y. Môrir; p. mi- 
chodes. Il se conjugue toujours avec le 
verbe auxiliaire gober. Y. Michodein e 
c'hra, il mûrit. 


MICHOT, adj. Y. En maturité. 
MIDI. VOy. MEDI. 


MIGA, v. n. C. Être suffoqué de 
colère; p. miget (mig-et). — Tost 0e 
d'in miga, je fus sur le point d'être 
suffoqué de colère. Yor. fi, 8. m. 


MIGNA, s. m. Terme enfantin pour 
dire tantine, bonne amie. 


MIGNAN, 8. m. Y. Chaudronnier; 
pl. et. 
MIGNON, s. m. V. T. C. Ami; pl. mi- 
gnoned, mignonet, 

MICGNONEZ, s. L Y. T. G. Amie; pl. 
mignonezed, mignonezet. 

MIGNCNADH, 8. m. Y. Curessés, et 
aussi amitié familière. 

C 


458 MIL 


MIGNONEIN (mignon-e-in), v. a. Y. 
Faire des caresses, caresser. Voy. 
MIGNON. 


MIGNONI, 8. m. Y. Le mème que 
mignonach. 


MIGNOUN, s. m. Ami; pl. ed. 


MIGNOUNACH, 8. m. Amitié fami- 
lière, surtout entre deux personnes 
de sexe différent. Voy. MIGNOUN. 


MIGNOUNETA, v. a. Dorloter; p. et. 
MIGNOUNEZ, 8. L Amie; pl. ed. 
MIGORN, 8. m. Cartilage; pl. ou. 
MIGORNUZ, adj. Cartilagineux. 
MIGOURN. Voy. MIGORN. 

MIGOURNUZ. VOy. MIGORNUZ. 


-MIK, 8. m. (aoc.) Suffocation. Voy. 
MIGA, qui en dérive. 


NIK, adv. Tout-à-fait, entièrement. 
Maro-mik, tout-à-fait mort. Mezo-mtk, 
ivre-mort. Foll-mik, fou à lier. 


MIL, 8. f. Il se dit en quelques loca- 
lités au sens de milin, moulin. 


MIL, s. m. C. T. Animal en général ; 
pl. ed. 


NIL. s. m. (anc.) Animal domestique, 
comme les bestiaux ; pl. miet. 


MIL. Nom de nombre. Mille. On dit 
aussi dek-kañt. À la lettre, dix-cent. 


MILC'HOUID, s. m. V. Mauvis, oiseau; 
pl. et. 


MILC'HUIT, MILVIT, s. m. Y. Mauvis, 
oiseau ; pl. et. 


MILED, 8. pl. m. C. Les bestiaux, le 
bétail; c'est le pluriel de mil. 


MILEN, adj. V. Jaune. Voy. MELEN. 


MILENEIN (milen-e-in), Y. Voy. ME- 
LENEIN. 


MILFID, MILFIT, 8. m. Mauvis, oi- 
seau, pl. ed. 


MIL 


MILGI (milg 0: s. m. Lévrier. limier, 
chien de course. Ce mot me parait 
composé de mil, nom de nombre, 
mill, et de k, chien, comme pour 
dire que le lévrier en vaut mille à la 
course. Ce mot doit être un nom fan- 
taisiste imaginé par les poëtes. On le 
trouve dans des poésies dy Yr siècle. 
VOy. LLVRAN. 


MILGIEZ (milg ies), s. L Levrette, 
femelle du lévrier. Yoy. le mot précé- 
ent. 


MILGIN (milg-in), s. L. G. Manche de 
vêtement ; pl. ou. 


MILID, 8. m. Ce mot ne s'emploie 
guère qu’au pluriel milidou ; il aigni 
He mérites, en termes de dévotion. 


MILIN, s. L Moulin; pl. ou. — Rin 
est un nom de famille; oa le prononce 
à la française comme Milain. 


MILIN-BRENN, s. f. Ce mut, du style 
trivial, s'entend de l'anus du chev), 
A la lettre, mou:in du son. 


MILIN-DOULL, a. L. Moulin dont la 
roue tourne horisontalement. — Mi- 
lin, moulin, et toull, troué, percé. 


MILINER, a. m. Meunier; pl. ten. YOT. 
MILIN. — Nous avons ait au mot KAKOUS 
que les paysans bretons avaient autre- 
fois fort peu de sympathie, ou plutôt 
une grande aversion pour les cordiers 
et les torneliers. lL en était de même 
des meuniers, témoins ces deux pro- 
verbes faits à leur adresse : 

Kre eo roched eur miliner, 
Paka peb mintin eul laer. 

La chemise d'un meunier est bien 
forte pour saisir (au cou) chaque ma- 
tin un voleur. 

Puis cet autre : 

Ar miliner, laer ar bleud, 
4 vo (peso) daonet beteg he veud. 

Le meunier, voleur de farine, sera 
damné jusques à son pouce. 


MILINEREZ, s. f. C'est le féminin du 
précédent. 


MILIN-GOMM, 8. L Moulin à foulon 
— Milin, moulin, et komm, foulerie. 
des draps. 


MIL 


MILIN-KOAJEL, s. L Moulin à eau 
Ge) la roue tourne verticalement. 
r. 


MILIN-KRAUFEL, a. f. Moulin à eau 
Gr) la roue tourne horizontalement. 
(Gr. 


MILL, 8. L. En quelques lieux on 
prononce ainsi le mot milin, moulin. 


MILLER, 8. m. Ce mot, en quelques 
localités, se dit à la place de miliner, 
meunier. Voy. BILL, 


MILLEREZ, 8. L. C'est le féminin du 
précédent. 


MILLIGA, v. 3. Maudire; p. milliget 
(millig-et). Voy. MALLOZ. 


MILLIGADENN, 8. f. Créature digne 
de malédiction; pl. ou. 


MILLIGEIN (millig-e-in), v. a. Y. 
Maudire : p. milliget (millig-et). Vor. 
MALLOC'H, Y. 


MILLIQUR, adj. Daoulagad milliour, 
des yeux amoureux. 


MILLIZIEN, v. a. C. Maudire, donner 
sa malédiction; p. milliget (millig-ei). 
Voy. MALLOZ. Cet infinitif, quoique es- 
seutiellement différent de milliga, se 
conjugue cependant come ce dernier, 
ainsi que l’indique le participe passé 
milliget. 


MILLOC’H, s. m. Y. Linot, oiseau ; 
pl. es. 


MILLOTENN, s. L Y. Mulot, animal; 
pl. millotet, masc. 


MILLOTET. Pluriel 
millotenn, V., mulot. 


irrégulier de 


MILLOUER, 8. m. Y. Miroir; pl. (œu. 


MILLOUR, 8. m. En quelques loca- 
lités. Meunier. Ce mot figure parmi 
les noms de famille. 


MILVED, adj. Millième. Yor. RIL 


MIL-VICHER, sorte d’adjectif. Les 
mots Jann mil-vricher se disent d’un 


MIN 459 


homme qui entreprend mille choses 
à la fois et qui ne finit rien. À la let- 
tre, Jean mille métiers. 


MILVID, MILVIT, Y. Yor. MILFID. 


MILZIN, MELZIN, adj. Y. C. Difficile 
à contenter. 


MIL-ZOULL, 8. m. Mille-pertuis, 
plante dont les feuilles, vues au soleil, 
semblent percées de mille trous. — 
Nil, mille, et oull. trou. On dit aussi 
karut-toull. 


MIN, a. f. Museau. 


MIN. 8. m. (anc.) Promontoire, cap; 
pl. minou. Le pluriel minou se re- 
trouve dans le nom de deux caps ou 
pointes situés près et en dehors de la 
rade de Brest, entre le Porzic et. la 
baie de Brrtheaume. On les appelle 
grande et petite pointe du Minou. 


MINAOUED. VOy. MENAOUED. 
MINAOUEDI. Yor, MENAOUEDI. 


MINAOUET, adj. C. Pointu comme 
une ulène. Yor. MINASUED. 


MIN-DREUZ, a. f. Il se dit d’ane per- 
sonne qui a la bouche de travers. 
— Min, museau, et treux, de travers. 
Voy. MIN-GAMM. He-man a xo min- 
dreus, il a la bouche de travers. 


MINELL, a. L. Fer de sabots, de sou- 
liers ; pl. ou. 


MINELL, s. f. C. Raucle que l'on met 
su museau des porcs pour les empé- 
cher de, fouiller en terre; pl. ou. Voy. 
MIN, 8. L 


MINELLA, v. a. Mettre des fers aux 
sabois, aux souliers; p. et. 


MINELLA, v. a. C. Bouclier, parlant 


des porcs, dont on boucle le groin 


pour les empêcher de fouiller en terre. 
VOy. MINELL. 


MINER, 8. m. Carrier, mineur; pl. 
ten. Par extension, on donne ce nom 
au grand Jançun, poisson pourvu d'une 
longue mâchoire qui lui sert à percer 
la vase et le sable et à y faire un logis 
où il trouve sa nourriture. 


460 MIN 


MIN-GAMM, s. f. Ce mot sert à dési- 
gaer uné personne qui a la bourhe 
torte. — Min, s. f., museau, et Kamm, 
tortu, tort. VOy. MIN-DREUZ. 


MINGL, adj. Y. Peu sélé, indifférent, 
ni chaud, ni froid, tiède. 


MINGLEIN (mingl-ein), v. n. Y. De- 
venir tiède, ni chaud, ni froid. 


MINJAOUA. VOY. BIAQUAL. 


MINIAOUADENN, s. L Cri da chat; 
pl. ou. 


MINIAOUAL, v. n. Miauler; p. mi- 
niaouet. VOY. MIABUAL, 


MINIC'HI. VOy. MENEC'HI. 


MINID, s. m. (anc.) Montague. Voy. 
Brp. 


MINOCH, 8. m. On appelait ainsi, 
d'après Le Gonidec, le droit qu'avait 
l'évêque de Léon, en Bretagne, de pré- 
lever une poignée de blé sur tous les 
sacs qui paraissaient sur le marché de 
Saint-Poi-de-Léon. 


MINOC’H, 8. m. T. G. Mulot, charan- 
n, CO3son, museraigne ; pl. ed. On 
it aussi minouc’h. 


MINOC'HELL, 8. f. T. Boucle que l'on 
met au museau des porcs pour Îles 
empêcher de fouiller en terre; pl. mi- 
noc’hello. 


MINOC’HELLAN, v. a. T. Roncler le 
groin des porcs. YOT, MINOC'HELL. 


MINORACH, 8. m. Les ordres mineurs 
de l'Eglise. On dit aussi ann ursou 
bihan, par opposition à ann ursou 
braz, les ordres majcurs. Voy. URSQOU, 
AVIELER, ABOSTOLER, LURUNENN. 


MINOTENN, 8. f. Y. C. Sentier; pl. eu. 
MINOU. Voy. MIN (anc.), s. m. 


MINOUC’H, 5. m. Museraigne, ani- 
mal ; pl. ed. 


MINOUER, 8. m. Boucle que l'on met 
au groin des porcs pour les empérher 
de fouiller en terre; pl. ou. Ce mot 
dérive de min, 8. L. museau. 


MIN. 

MINOUERA, v. a. Bouclier le. Leg 
des porcs. YOy. MINOUER. Il 8e dit , 
par extension, d'une femme en colères. 
que l’on parvient (n'importe comment} 
à empêcher de crier, de vociférer. 


MINT, s. m. Mite, insecte; pl. ed. 


MINTARD, MITARD, s. rm. Y. Lo b. 
Grégoire donne à ce mot, en style 
burlesque, le sens de froidure, par 
rapport aux corps animés. Endevout 
er mitard, Y... attraper froid. À la let- 
tre, avoir la froidure. 


MINTELL, 8. f. C. Manteau; pl. meñ- 


_ MINTER, s. m. Chaudronnier ; pl. 
ten. 


MINTIN, s. m. Matio, les premières 
beures du jour. 


MINTIN-GOULOU, 8. m. Da vinhn- 
goulou, de bonne heure, dès l'aurore. 
— Mintin, malla, et goulou, clarté. 


MINTINVEZ, 8. f. Matinée, du point 
du jour à midi, — Mintin, matin, et 
vez. Voy. ce dernier mot. 


MINTR, s. m. Mitre des prélats; pl. 
OU. 


MINTRAD, adv. Très-peu. 
MINTRAT, a:lv. (anc.) Très-peu. 
MINVIK, 8. m. Mie de paio. 
MINVOASK. Voy. MINWASE, 5. M. 


MINVRAOUD, MIN-VROUD, 8. m. Sorte 
d'anneau eu fer que l'on met sur le 
museau du veau pour l'empêcher de 
tèter, quand on veut le sevrer. — Min, 
s. f., museau, et brouda, piquer. À la 
lettre, pique museau. 


MINVROUDA, v. a. Mettre au museau 
du veau un anneau en fer qui le pique 
quand il veut têter. Voy. MINVROUD. 


MINWALENN (minoalenn). Voy. BI- 
NOUER. 


MINWASE (minoask, minouask), s. m. 
Moraille pour les chevaux méchants 


L 


MS 


ou difficiles au ferrage, C’est une sorte 
de .pince qui leur serre la partie. seu- 
sible du museau. — Min, 8. f., mu- 
seau, et gwaska, serrer. 


MIOC'H, adj. Bara mioc’h, pain, mal 
cuit, à demi-cuit. On dit plus ordinai- 
rement, bara bihan poax, bara toas. 


MIOD, adj. Bara miod, pain émié 


pour faire un cataplasme, uue pauade. 


MIPIEN, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de map, fils. 


NIR, s. m. (anc.) Fourmi, insacte ; 
pl. mirien. 


MIRC'HOUIK. Yor. MINVI. 


MIREIN (mire-in), v. a. Y. Garder, 
conserver, observer, célébrer, préser- 
ver, empêcher; p. miret. Voy. MIRET. 


MIRENN, 8. f. V. Collation ou repas | 


entre le diné et le soupé. 


MIRENNEIN (mirenne-in), Y. n. Y. 
Faire la collation. Voy. MIRENN. 


MIRENN-FILAJ, 8. L. Y. Repas de 
pait. VOy. FILAJ, FILAJOUR. À la lettre, 
collation après soupé. 


MIRET, v. a. Observer, célébrer, 
conserver, préserver, empêcher, pro- 
biber, retenir pour soi; p. miret. Ce 
verbe se conjngue comme si l'infinitif 
était mira. N'ounn ket evit miret da 
c’hoarsin, je ne puis m'empêcher de 
rire. Miret eur gouel, célébrer une 
fête. Gouil mirgt, V., fête gardée, 


MIROUIK. Voy. MINVIX. 
MIROUT, v. a. D, Le même que miret. 
MIRRI, pluriel irrégulier de marr, 
oue. 
MISIAD (mi-siad), 8. m. La durée 
d’un mois. — Mis, mois. 


MISIOU (mi-siou), 8. pl. m. Mens- 
trues. — Mis, mois. 


MISK, s. m. Y. Mélange. Misk-oc'h- 
misk, pêlé-mêle. Ce mot n'est usité 

u’en composition. Voy. MISKEIN, dont 
il est le radical, 


MIT 464: 
MISKEIN. (misk-e-in). Vey. MESKEMNS 
NIS), s. m. V. Surprise. 


MISTER, s. m. Mystère, terme de. 
dévotion ; pl. iou. 


MISTILLON, MASTILLON (les Lmouil- 
lées), 8. m. Y. Méteil, orge ou seigle 
et froment mêlés. 


MISTR, adj. Bien habillé, mince .de 
taille, svelte, gentil, coquet, propre, 
égant. 


MISTRI, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de mestr, maître, propriétaire, supé- 
rieur. Voy. MESTR. 


MISTRIK, adj. Coquet, mignard, re- 
cherché dans sa mise. Voy. MISTR. 


MITAQUIK; Yor. MITOUIK. 
MITARD. VOy. MIÂTARD. 


MITER, MITOUR, 8. n. Y. Chaudron- 
pier ; pl. miterion. 


MITIN, s. m. Y. Matin. Arc'hoac'h 
vitin, V., demain matin, par élision 
pour arc’hoac’h da ctin, Voy. MINTIN 
du Léon. 


MITINIAT, s. m, Y. Matinée. 


MITION, 8. pl. L. Y. Pluriel irrégu- 
lier de matec’h, V., servante. 


MEITISIEN (miti-sien), 8. pl. L. Pluriel 
irrégulier de mates, servante. 


MITONEIN, v. a. Y. Dorioter. Um 
vilonein, 8e soigner à l'excès. 


MITONNIE, 8. m. Y. Chattemite, pa- 
telin. VOy MITOUI. 


MITOR, MITOUR, s. m. Y. Chaudron- 
oler; pl. nuterion. 


MITOUIK, MITAQUIK, 5. m. Patelin, 
chattemitte. Ober he vitouik, parlant 
d'un homme: faire le patelin, le dérot, 
le calin. Ober he mitouik, pariant 
d'une femme ; faire la prude. 


MITOUR, s. m. Y. Chandronnier ; pl, 
miterion. 


462 MOC 


MIZ, s. m. Mois, partie de l’année ; 
pl. misiou (mi-siou). 


MIZ, s. m. Dépense. Ce mot n'est 
usité qu'au pluriel misou, frais, dé- 
pense. 


MIZAN, 8. m. Misaine, terme de 
marine. Àr wern visan, le mât de mi- 
saine. 


MIZEU, s. pl. m. Y. Dépense, frais. 
MILIEU, s. pl. m. Y. Menstrues. 


MIZOU, s. pl. m. Dépense, frais, 
amende. Ober mizou da, faire payer 
l'amende à. 


MOAL, adj. Chauve. 


MOALAAT, v. n. Devenir chauve. On 
dit de préférence, dont da tesa moal. 


MOALDER, s. m. Evitez ce mot qui, 
à la rigueur, signifie calvitie. 


MOAN. adj. Mince, fin, étroit, menu. 
— Le Moan est un nom de famille 
assez répandu; On le prononce comme 
on prononcerait Le Moant en francais. 
— Skalierou moan ha sounn, des esca- 
liers étroits et d'aplomb comme une 
échelle de meunier. Neud pik moan, 
fil inégal (Gr.). 


MOANAAT, v. n. Devenir mince, 
menu; p. moaneet, moaneat, Et mieux, 
dont da teza moan. 


MOANARD, 8. m. Qui a la taille 
svelte, 


MOANARDEZ, 8. f. C'est le féminin 
du précédent. 


M'OAR-VAD, adv. Peut-être, appa- 
remment, sans doute, probablement. 
À la lettre, je sais bien, contraction 
de me a oar errad. 


MOC'H, 8. pl. m. C'est le pluriel ir- 
régulier de penn-moc'h. porc, cochon. 
Roc'h hanier sall, petit salé. À la let- 
tre, cochons demi-salés. Voy. PENN- 
MOCH. Eur vañdenn coc'h. une bande 
de pourceaux. 


MOG 


MOC'HA, v. n. Faire ses petits, met- 
tre bas, parlant d’une truie. — Roc'h. 
pluriel de penn-moc'h. porc. Ce verbe 
ne s'emploie qu'à l'infinitif et se con- 
jugue avec l’auxiliaire ober, Moc'ha ê 
deuz great ar wis, la truie a mis bas. 
Ober mac'h munud, est plus usité. 


MOC'HACH, 8. m. Sans pluriel. Tou- 
tes sortes d'immondices, d'ordures. 
VOy. MOC'H. 


MOC'HAER, 8. m. Marchand de co- 
chons; pl. ten. Yar. MOC'H. 


MOC'HIK, s. m. Cloporte de mer, pu- 
ceron de mer; pl. moc'hedigou. 
mot, dérivé de noc'h, pluriel de pena- 
noc'h. cochon, porc, a cela de parti- 
culier que la terminaison tk des dimi- 
nutifs au singulier, est accolée à un 
substautif au pluriel. 


MOEC'H, s. m. Y. VOy. MOUEC'H. 
MOEL, adj. Y. Chauve. 


MOELAT, Y. n. Y. Devenir chauve; 
p. moelet. 


MOELL, 8. m. Moyeu de roue; pl. ou. 
MOELL-KARR, 8. m. VOy. MOULL-KARR. 


MOELTR, adj. Moite, humide, par- 
lant du linge, des vêtements. 


MOELTRA, v. n. Et mieux, daoñ da 
teza moeltr, devenir humide. Voy. 
MOELTA. 


MOEN, adj. Y. T. C. Mince, étroit, 
fin, menu. Voy. MOAN. 


MOENAT, v. n. Y. Devenir mince, 
menu, étroit, fin. Voy. MOEN. Et mieux, 
donet de vout moen. 


MOEREB, 5. f. Tante, degré de pa- 
renté. 


MOEZ, 8. m. Voy. MOUEZ. 
NUR, s. m. Yor. MOUG. 


MOGACH, MOUGACH, s. m. Levée de 
la taille ou de la milice au temps où 
elle se faisait par famille ou par mé- 
nage. — Mouy, mog, ménage, feu ou 
famille. 


MOG 


MOGED (mog-ed), 8. m. Famée, et, 
par extension, vanité. — Mont e moged, 
s’évaporer. À la lettre, aller en fumée. 


MOGEDEIN (mog-edein), v. n. Y. Jeter 
de la fumée, enfumer; p. mogedet. 
Voy. MOGEDI. 


MOGEDENN (mog-edenn), s. L Exha- 
laison, miasme, vapeur. Yor. M0GED. 


MOGEDENN-DOAR (mog-edenn), 8. f. 
V. Fumeterre, plante. 


MOGEDENNI (mog-edenni), v. n. Jeter 
des exhalaisons, des vapeurs. Voy. 
MOGEDENN. 


MOGEDENNIK (mog-edennik), 8. L 
Fumet d’un mets, d’une liqueur. Voy. 
MOGEDENN. 


MOGEDENNUZ (mog-edennuz), adj. 
Qui jette des exhalaisons, des vapeurs. 


MOGEDET (mog-edef), adj Enfumé, 
fumé. Ti mogedet, masure, bicoque. 
Haring mogedet, hareng fumé. 


MOGEDI (mog-edi), v. a. et n. Fumer 
ou jeter de la fumée à l’intérieur, en- 
fumer, parlant d’une cheminée dont 
la famée rentre dans la chambre, ex- 
poser à la fumée. Mogedi Kk, fumer 
de la viande. Mogedi butun, fumer du 
tabac. Ces mots dérivent de moged, 
fumée. Mogedi a ra ar siminal, la 
cheminée fume dans l’intérieur. 


MOGEDUZ (mog-edus), adj. Qui sent 
la fumée ou en jette. 


MOGER (mog-er), 8.1. Muraille, mur; 
pl. ou. 


MOGERIA (mug-eria), v. a. Murer. Et 
mieux, sevel mogeriou enn-dro da. 


MOGIDELL (mog-tdell), a. L Fumeron 
ou charbon embrasé qui jette de la 
fumée. — Moged, fumée. 


MOGN, MOUCGN, adj. Manchot. Dourn 
mogn, manchot. He-man a 30 dourn 
mogn, celui-ci est manchot. A la let- 
tre, il est main manchote. 


MOGNEZ, MOUGNEZ, 8. f. Femme 
amputés du polgnet, manchote. 


MON 463 


MOIEL, MOUIEL. Yor. ce dernier. 

MOIGN, a.m. Manchot. — Moigne et 
Le Moigne, sont des noms de famille 
très-communs. v 


MOIGNA, 8. f. 0. Voy. MIGRA. 


MOJ, s. m. Y. Groin ou museau de 
pourceau, babine, mufle, vilaine face. 


MOJEK, adj. Y. Lippu. Yor. 89. 


MOJENN, s. f. G. Histoire faite à 
plaisir, conte ; pl. ou. 


MOL, s. m. Y. Empressement, hâte. 
Voy. MALL. 


MOLEK, s. m. Mulet, poisson; pl. 
moleged. On dit aussi moullek. 


MOLIAC’H, a. m. Y. Ostentation, 
prestige, prodige, et aussi grand bruit 
sans besogne. 

MOLIEC'H. VOy. MOLIAC'H. 

MOLINOT. VOy. MOULIOT. 

MOLL, 8. m. Y. Moule des impri- 
murs; moule pour couler les mé- 
taux. 

MOLLEIN (moll-e-in), v. a. Y. Impri- 
mer, parlant d’un livre, elc.; p. moi- 
let. — Moll, V., moule. 

ROLLER, VOy. MOLEK, MOULLEK. 


MOLLOUR, s. m. V. Imprimeur; pl. 
mollerion. Voy. MOLLEIN. 


MOLOSK, terme de marine. Gioern 
volosk, mât d'artimon. Voy. MORSI. 


MOLU, 8. m. Y. Morue, poisson. 

MOMEOER (auc.) Balancier d'horloge, 
pendule ou poids suspendu et qui os- 
cille. 

MOMM, 8. L.T. Mère ; pl. mommo. 


MON, s. m. Merde, excrément de 
l’homme. 


MON, s. m, (anc.) Homme. Yar. MAN, 


464 MON 


MONAO'H, s. m. 11 se dit en quelques 
localités pour manac'h, moine. 


MOND, v. n. Voy. MORT, qui est plus 
régulier. 


MONDIAN, s. m. Homme important, 
graud seigueur ; pl. ed. 


MONEIZ (mone-is), 8. m. Monnaie, 
argent monnayé. 


MONEIZA (mone-isa), v. n. EL mieux, 
ghar moneis, fabriquer de la monnaie. 


MONEIZER (mone.ixer), 8. m. Qui fs- 
brique de la monpaic ; pl. ten. 


MONET, v. n. Y. T. C. Aller ; p. ouet, 
en Vannes; eat, est, autre part. Ce 
verbe est très-irrégulier. Voy. MONT, 
IELA (anc.), KEA (anc.). 


MONET-KOUIT, v. n. T. S'en aller. 
Tor. MOÂT-KUIT. 


MONK. YOT, MOGN, MOUGN. 
MONKLUZ, s. m. et ad). CG. Nasillard. 
MONKLUZEZ, 5. L C. Nasillarde. 


MONS. Voy. MOGN, MOUGN, qui sont 
plus usités. 


MONT, v. n. Aller; p. eat, eet, et. Ce 
verbe est très-irrégulier et se conjugue 
en partie sur kea et tela, que l'on sup- 
pose avoir été des iuflnitifs au‘refois. 
Ainsi, ke, à l'impératif; me a telo, au 
futur. Voy. 18 grammaire et anssi mon 
Dictionnaire frarnçais-breton 1869, au 
mot ALLER. — Ce verbe mont sert à 
forracr, par périphrases, quelques 
verbes qui ne peuvent être rendus par 
des mots directs. C'est ainsi que l'on 
dit mont adre, battre en retraite, re- 
culer ; mont da fall, empirur; mont 
da nétra, s’anéantir; moti d'ann daou 
lamm, galoper à cheval; mont d'ann 
huel, s'élever dans Îles airs; mont 
d'ar goeled, aller au fond, s’enfoncer ; 
moñt dirak, comparaître en présence 
de ; moñt-dont, aller et venir ; mont 
doun, s’enfoncer; mont-ebars, entrer 
dans ; mot e moged. aller en fumée, 
s'évaporer; mont kutt, s'en aller; 
mont war ledanaat, s’élargir, aller en 
s'élargissant ; mont gant he herm, con- 


MOR 


tinuer son chemin, se mettre en routs. 
ous ferons remarquer, en 
que par un singulier efret S. 
le verbe latin ire, aller, dans sa con- 
jugaison eo, is, ît, etc., a des temps à 
peu près semblables à ceux du verbe 
reton mot, aller. Ainsi, on dit en 
latin : té dies, le jour s'en va ou finit; 
tte, allez-vous-en. Et en breton, 0 
SOR, allezs-vous-en, sortez, alles 
ors. 


MONTEIN (moñiein), Y. a. V. Eo- 
rayer, parlant d'une roue. Bonita œ 
rod, enrayer une roue. 


MONTROULEZ. Nom de lieu. Morlaix, 
ville. 


MODUR, s. m. C. Mer. 


MOR (môr), s. m. Mer. Ce mot entre 
dans la composition d'une foule de 
mots relatifs aux plantes, aux ani- 
maux et à des choses ayant trait à la 
mer. Le Dictionnaire des rêmes, à la 
catégorie finissant par or, donne ces 
mots composés, dans lesquels le mot 
mor est presque toujours transformé 
en vor, par suite des règles d'eupho- 
nie dont nous avons parlé dans le 
Nouveau Diclionnaire français- breton 
1869, aux mots EUPHONIE, ADJECTIF et 
autres. — On r marquera que la let- 
tre o est longue dans le substantif 
mor; cela vient de ce qu'il est une 
contraction de moor, monr, mots em- 
ployés autrefuis. — Le substantif mor 
est parfois, et très-élégamment, em- 
ployé comme adverbe dans des phra- 
ses comme les suivantes : Pinridik- 
mor, très-riche, excessivement riche, 
riche comme la mer; ledan-mor, 
ledan-vor, excessivement large, spa- 
cieux comme la mer. 


MOR, 8. m. (anc.) Sommeil léxer ; il 
est le radical de mori (anc.), sommeil- 
ler. VOy. MORED. 


MORAD, s. m. Ce mot paraît avoir 
été employé au sens de poissons frais 
que l'on porte au marché et que où 
appelle marée en français. Aujourd'hui 
on dit pesked fresk, pesked vor fresk. 


MORAER, 8. m. Marin, marinier; pl. 
ten, Je le crois peu ou poiut usité, si 


MOR 


ce n'est en Cornouaille et lieux voi- 
sins, où l'on dit moraeur de préfé- 
rence. 


MORAILL (les L mouillées), s. m 
Verrou de porte; pl. ou. Il a, par suite, 
le sens de targette. On dit aussi mou- 
ra 


MORAILL, MORSAILL (les L mouil- 
lées), 8. m. ’Muserolle ur dresser ou 
dompter un cheval ; pl. 


MORAILL-DORZELL, a. m. Moraillon, 
la partie de la serrure qui se meut 
pour fermer et ouvrir. À la lettre, 
verrou de serrure. 


MORAILLA (les L mouillées), v. a. 
Fermer au verrou. YOT. MORAILL. 


MOR-BIK, 8. m. Pie de mer; pl. 


mor-biked. — Mor, mer, et pik, pie, oi- 
seau. 


MOR-BRAZ, 8. m. L'Océan. À la let 
tre, grande mer. 


MORCH, 8. m. Y. Bridon de cheval. 


MORC’H. U se dit en queïques lieux 
pour mored. 


MOR-C'HAST, 8. m. Ce mot, de même 
que morgast, me paraissent des va- 
riantes {nacceptables de morgas. Voy. 
GAST; pl. gisti. 

MOR-C'HAZ. VOy. MOR-GAZ. 

MORC'HED, s. m. T. Inquiétude. 


MORC’HED, MORED, s. m. Sommeil 
léger. 


MORC'HED, 8. L Y. Voy. MORC'HET. 


MORC'HEDAL, v. n. (anc.) Attendre 
une occasion, et aussi s’assoupir. 


MORC'HEDENN, 8. f. Y. Genouillère ; 
pl. eu. — Morc'hed, 8. L V., cuisse. 
Voy. MORC'HETENN. 


MORC'HEDENN, 8. L G. Scrupule, 
chagrin ; pl. ow. 


MORC'HEDI, MOREDI, MORENNI, v. n. 
BSommeiller, faire un somme. 


MOR 465 


MORO’HEO!, v. n. C. Se chagriner, 
avoir des scrupules; p. morc'hedet 


MORC'HET, 8. f. Y. Cuisse; pluriel 
duel, divorc’ het. — Di, deux, et mor- 
c'het, 8. L. cuisse. 


MORC'HETENN, s. L. Y. Genouillère ; 
pl. eu. 


MOR-C'HLADO, s. m. Pluie venant 
subitement de la mer, et que les ma- 


rins appellent un grain en français. 
— or, mer, et glao, pluie. 


MOR- -C'HOANENN, 8. f. Puceron de 
mer; pl. mor-c'hoenn. — Mor, mer, et 
c'hoanenn, puce. 7 


MORO"HOLL, s. m. V. Marteau; pl. eu. 


MORC’HOLLEIN (morc’holl-e-in), v. a. 
L. Frapper avec un marteau; D, mor- 
c [A 


MOR-C'HOULOU, L m. Hulle de ma 
son. — Mor, mer, et goulou, chandelle, 
lumière. 


MOR-O'HREK, 8. L Sirène, monstre 
fabuleux ; pl. mor-grages.— Mor, mer, 
et grek, femme. On dit aussi mor-vrek, 


MORDAE, 8. m. anc.) Rivage de la 
mer, grève. 


MORDEAD, MERDEAD, s. m. Naviga- 
teur ; pl. mordeidi, merdeidi, Je le 
crois hors d'usage partout. 


MORDE!, MOROEIFF (morde-i), v. n. 
(anc.) Naviguer. 


MORDEIFF (morde-iff), (anc.) Navi- 
guer. 

MORDO. Yor. WAR-VSRDS. 

MORDOEN, s. m. Sommeil léger. 


MOROD! (mordo-i), v. n. Sommeiller. 
Yoy. MOREDI, MORENNI. 


MORDOK. VOY. LARR-MORDOE. En Cor- 
nouaille, malotru. 


MOR - DOUN, s. m. La mer loin des 
côtes, le large, comme on dit en ma- 
rine. — Mor, mer, et doun, profond. 


C 


466 MOR 


MOR-DOUSEK (dousek), s. m. Cra- 
ud de mer; pl. mor-douseged. — 
, mer, et tousek, crapaud. 


MORDOZ, s. m. B. Croûte de suie at: 
tachée à la cheminée. 


MOB-DRDUZ, 8. m. Bruit sourd de la 
mer. — Mor, mer, et trous, bruit. 


MORED, MORENN, s. m. Sommeil 


MOREDI, MORENNI, v. n. Sommeiller, 
faire 00 somme: p. moredst. On dit 
aussi morc'hedi. 


MOREDUZ, adj. Assoupissant, s0po- 
ratif. On dit aussi morc'hedus. 


MOBEK. VOY. ARYORES, 


MORENN, 8. L Exhalaison, vapeur 
en général ; pl. ou. Le pluriel moren- 
now s'emploie aussi au sens de va- 

urs, incommodité à laquelle les 
emmes sont sujettes. - 


MORENN, MORED, s. m. Sommeil lé- 
ger. 


1 MORENNE MORED!, v. n. Sommeil- 
L 


MORENNOU, 8, pl. f. On apnelle 
ainsi les vapeurs auxquelles les fem- 
mes sont sujettes. 


MORF, MORM, a. m. Et aussi mor- 
mous, maladie des chevaux appelée 
morve. 


MORFIL, 8. m. C. Sommeil léger, 
somme. : 


MORFILA, v. n. C. Dormir d’un som- 
mell léger, sommeiller, faire un 
somme. 


MORGAD, MORGAT, 8, pl. m. Pluriel 
de morgadenn. 


MORGADENN, 8. f. Sèche, gros mol- 
lusque pourvu de plusieurs bras avec 
lesquels elle saisit sa proie. Elle porte 
sur le dos une coquille ceiluieuse ap- 
pelée os de sèche en français, et pibit 
en breton; pl. morgad, morgat, et en 
Vannes, morgadon. En français fami- 
lier, on dit Morgate. 


MOR 


MOBGABON, s. pl. m. £ Pluriel de 
morgadenn. 


MORGANS, s. m. 0. Fierté. Ver. 
BRANI, 


MORGANT, adj. C. Fier, déd 

arrogant, orgueilleux, hautain, 

fait l'important. Cest un nom. de 

mille asses répandu que l'on prenones 

a ce cas COMME morgant on fre 
8. 


MORGAST. Voy. MOR-C'HAST. 


MORGAT, MORGAD, s. pl. m. Plarid 
de morgadenn. 


MOR-GAZ, s. m. Cbat-do-mer, roue 
sette, poissons ; pl. mor-gisier. À la 
lettre, Chat de mer. On dit aussi swr- 
c'has. 


MORGO, 8. m. (anc.) Collier de cheval 
attelé. 


MORGOUSK, 8. m. Y. Sommeil léger, 
envie de dormir. ‘gx 


MOGSGOUSKED. Le même que mor- 
gousk. 


MORGOUSKEIN (morgousk-ein), v. n. 
Y. Sommeiller ; p. morgouskes. 


MORGOUSKET, Y. n. Sommeiller ; p. 
morgousket. 


MORGOUSKET, adj. Endormi, fai- 
néant. 


MOR-HOC'H, 8. m. Y. Marsouin, ani- 
mal marin, pl. mor-hoc’hes. À la lettre, 
cochon de mer. Voy. le suivant. 


MOR-HOUC'H, 8. m. Marsouin, ani- 
mal marin; pl. mor-houc’hed. — Mor, 
mer, et houc'h, pourceau, porc. 

MORI. VOy. MOREDI. 

MORIAN, a. m. Nègre; pl. ed. 

MORIANEZ, 8. L. Négresse; pl. ed. 


MORIEN, 8. m. Y, Le même que 
morian. 


MORILLON (les L mouillées), 8. m. Y. 
; pl. et. 


MOR 


MORKAZENN, 8. L. (anc.) Polype, ani- 
mal aquatique. | 


MOR-KEFNIDENN, 8. f. Araignée de 
mer, coquillage. — Mor, mer, et kef- 
nidenn, araignée. On dit aussi Xefni- 
denn-vor. 


MORKL. VOY. MOBELENN. 


MORKLENN, 5. f. Y. Morille, sorte de 
champignon, plante; pl. morkl, mor- 
kleu, masc. 


MOR-LAER, LAER-VOR, 8. m. Pirate; 
pl. mor-lasroun. — Mor, mer, et laer. 
voledr. 


MOR-LARD, s. m. Huile de poisson. 
— Mor, mer, et lard, graisse. 


MOR- LABJEZ, MOBLARJEZ. Yor. 
MEURLARIEZ. 


MORLEAN, s. m. Julienne, poisson ; 
pl. ed. 


MORLIVET, MOR-LIVET, adj. Blême, 

le, livide. — Mor, mer, et Roet. co- 
oré. À la lettre, de la couleur de l’eau 
de mer. 


MORLIVID, 6. m. Pluvier de mer, 
blet, petit-chevalier, oiseaux de mer. 


MORLIVIT, s. m. Voy. le précédent. 


MOR-LUSENN, MORLUSENN ({u-senn), 
8. f. Brouillard venant de la mer. — 
Mor, mer, et lusenn, brouillard. 


MOBM. VOY. MORF. 


MORMAN, s. m. (anc.) Navigateur, 
marin. — Bor, mgr, ét man (anc.), 
homme. 


MORMOUZ, adj. Morveux, qui a la 
maladie de la morve, parlant des 
chevaux. 


MOROC'H. VOY. MOR-HOC'H. 
MOROUC’H. YOT. MOR-HOUC'H. 
MOROUZ, adj. Y. VOy. MOMMEUZ. 


MORS, MORZ, adj. Lent, indolent, 
p'resseux à tout faire. Ce mot parait 
ê re le radical du verbe morta, s'en- 
gourdir. Voy. SELIENENN-WAS. 


MOR 467 


MORS, MORZ, 8. m. Mors de bride 
cbeval. 


MORS, s. pl. m. Pluriel de morsenn, 
mulot. 


MORSALL [les L noûillées). Voy. o- 
RAILL. 


MORSE, adj. Jamais, par rapnort au 
présent. Morse ne rann {-se, je 
ne fais jamais cela. 


MORSENN, 8. f. Mulot, animal; 
pl. mors, masc. 


MORSER, s. m. V. Gourmét; pl. son. 


MORSILL (les L mouillées), 8. m. 
Vent brûlant veuant de la tr. 


MORSK, terme de marine. Ar wern 
vorsk, le mât d'artimpe. Yo. BOLSS. 


MORS-PRENN, 8. m. Pâillon que l'on 
mel aux bôtes. À la lettre, mors eu 
pois. 


MORU, 8. m. Morue, poisson. On dit 
aussi morus. 


| MOAUETA, v. n. Faîre la pêche de la 
morue. Roni da vorketa, aller à ta 
pèche de la morue. 


MORUKL, s. pl. m. Pluriel de moru- 
klenn. 


MORUKLENN, a. 1. Morille, sorte de 
champignon ; pl. morukl, masc. 


MORUZ. VOy. 8980. 


MORVANKEZ (anc.) Cormoran. Yor. 
MORVAOT. 


MORVAOT, MORVAOUT, 8. m. Cormo- 
ran, oiseau de mer. Voy. MOR-VRAN, qui 
est une appellation pins en rapport 
avec cèt oiseau. 


MORVAOUT. Voy. le précédent. 


MOR-VARS'H, s. m. Baleine, éntrme 
mammuifère marin, -et aussi | 
Marin; pl. mor-gesek. — Hor, mer, et 
marc’h, cheval. 


MORVITELLA, v. n. Dormir profon- 
dément ; ®. dL 


468 MOR 


MOR-VLEIZ (vle-is), 8. m. Requin, 
gros poisson marin ; pl. morvleisi. 
— Mor, mer, et bleis, loup. 


MDR-VRAN, s. f. Cormorau, oiseau 
de mer; pl. mor-vrini. — Mor, mer, 
et bran, corbeau. 


MOR-VREK, s. L. Sirène, animal fa- 
buleux; pi. morgrages. — Mor, mer, 
SL grek, femme. On dit aussi mor- 
c'hrek. 


MOR-WAZ (oas), 8. L. Bernache, oi- 
seau de mer; pl. mar-wasi. — Mor, 
mer, et gwas, ole. 


ORWEN, s. f. (anc.) Jeune fille; pl. 


ten 
MORZ. Voy. MeRS. 


RORZA, v. a. et n. Engovurdir, s'en- 
gourdir par une fausse position; p. et. 


MORZAO, 8. L. Voy. MORZED, plus 
usité. 


MORZAVELLEK, s. m. C. Grive de la 
grande espèce ; pl. morxavelleged. 


MORZED, 8. f. Cuissc; pluriel duel, 
divorzsed, pour diou vorzed. 


MORZEDENN, MORZETENN, 5. f. Cuis- 
sart, genouilière ; pl. ou. Yar. MORZED. 


MORZED-HOUC'H, 8. L. Jambon. À la 
lettre, cuisse de porc. 


MORZED-VAOUT, s. L. Gigot de mou- 
ton. — Morsed, cuisse, et maout, 
mouton. 


MORZEELL, MORZELL, 8. L Y. Mu- 
seau d'animal, babine ; pl. eu. 


MORZELL. VOy. MORZEEL. 


MORZENN, 8. f. Torpille électrique, 
diable de mer, poissons. — Morza, 
engourdir, parce que la torpille en- 
gourdit les corps animés qui la tou- 
chent: pl. ed. 


MORZENN, 8. L. G. Abcès, et aussi 
mulot, animal; pl. ed. 


MOR 


BRET, adj. Engourdi fausse 
position du bras, des janibes. Vory. 
MORZA. 


MORZETENN, s. 1. Cuissart, genoull- 
ère; pl. ou. 


MORZEVELLEK. Le même que mor- 
savellek. 


MORZILL, MORZUILL (les L moui- 
lées), s. m. Vent brûlant du sud-est. 
Voy. MoRZUILL, plus régalier. 


MORZOL, s. m. Marteau; pl. iou. 


MORZOL-DUR, s. m. Heurtoir. A h 
lettre, marteau de porte. 


MORZOLIA, v. a. Frapper avec un 
marteau ; p. morxoliet. 


MORZOLIK, s m. Petit marteau. Ce 
mot, diminutif de morxol, marteau, 
s'emploie dans les locutions suivantes : 
Morsolik al laou, à la lettre, petit 
marteau des pous, pour dire, en style 
trivial, le pouce de la main qui écrase 
les insectes de cette sorte que l'on 
trouve sur la tête des enfants. On dit 
aussi morsolik ann ankou, à la lettre, 
petit marteau de la mort, pour dési- 
gner l'artison, petit ver qui s’engen- 
dre dans le bois, et qui, disent les 
paysans, fait un léger bruit qui pré- 
sage la mort d’un parent. (Le Goaidec.) 


MORZ-PRENN. 191 MORS-PRENN, plus 
régulier, en vertu règles d'eupho- 
nie que nous avons données dans le 
Dictionnaire français-breton 1869. 


MORZUILL (les L mouillées), s. m. 
Vent de mer, brûlant et desséchant. 
— Mor, mer, et suilla, rôtir. A la let- 
tre, mer qui rôtit. On sous-entend 
atel, vent. Pour la prononciation du 
mot morzuill, voyez la consonnance 
finale UILL du Dictionnaire des rimes. 


MOTENN-KOVU, s. f. Y. Motte de tan- 
neur pour le chauffage. A la lettre, 
motte de poudre de tan; pl. motat- 
kovu, masc. 


MOUALC'H, s. m. Merle, oiseau ; pl. 
mouilc'hi, 


MOU 


MOUALC'H-ARC'HART, 5. m. Loriot, 
oiseau. A la lettre, merle-argent. Le 
loriot est de la grosseur d'un merie: 
son plumage est riche en couleurs. 


MOUALO'HEZ, s. L. Femelle du merle. 
Ce mot est moins usité que mamm- 
voualc'h, mère-merle. 


MOUALC'H-VOR, s. m. Alcyon, oi- 
seau marin. — Il se compose de 
moualc'h, merle, et de mor, mer. 


MOUAR, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de mouarenn. 


MOUAR-BRENN, s. pl. m. Des mûres 
d'arbres, fruits. À la lettre, des mûres 
de bois. * 


MOUAR-DREZ, 8. pl. m. Des mûres 
de baies, fruits. — Mouar, des mûres, 
et dres, pluriel de drerenn, ronce. 


MOUARENN, a. L Mre, froit; pl. 
mouar, masculin. — Mouarenn-brenn, 
mûre d'arbre. A la lettre, mûre de 
bois ; mouarenn-dres, mûre de haies ; 
mouarenn-garx, mûre de haies. 





MOUAR-GARZ, 5. pl. m. Müres de 
hales. — Mouar, des mûres, et gars, 


MOUCH-AVEL, 8. m. Vent si léger 
gen le sent à peine. Je ne puis rien 
ire de la composition de ce mot. 


Bander les yeux à 






MOUCHA, +. 
quelqu'un; p. 


MOUCHALL, 8. m. C. Ar mouchall- 
fourn, la boucbe du four. 


MOUCHALL-FOURN. Voy. le précé- 
dent. 


MOUCHED, 8. m. C. Villebrequin. 


MOUC'HEIN (mouc'he-in), Y. n. Y. 
Bouder, se refrogner ; p. mouc'het. 


MOUCHEL, s. m. Epervier de la pe- 
tite espèce; pl. ed. En français, on 
l'appelle émouchet. 


MOUCHENN, 5. L Lumignon, mèche 
de chandelle en ignition, et aussi, 





MOU 469 


tourte de pain, eur vouchenn vara, 
bara mouchenn. 


MOUC'HER, 8. m. Y. Atrabilaire, 
boudeur ; pl. mouc'herion. 


MOUC'HEREZ, 8. L Y. Boudeuse; pl. 
et. 


MOUCHET, 8. m. Y. Mouchoir; pl. eu. 
Mouchet gouk, mouchoir de cou. 


MOUCHETEZ, 8. pl. m. Mouchettes. 


MOUCHIK-DALL, 8. m. C'hoari mou- 
chik-dall, jeu de colin-maillard, jouer 
à ce jeu. — Moucha, bander les yeux, 
et dell, aveugle. On le dit aussi d'un 
éteiguoir. 


MOUCHGUER, 8. m. Mouchoir de 
poche; pl. ou. Mouchouer-gousouk, 
mouchoir de cou. 


MOU0E0. Pluriel irrégulier de mou- 
denn. 


MOUDENN, s. f. Motte de terre, de 
gazon, petite butte; pl. mouded. Ce 
substantif moudenn figure parmi les 
noms de famille. 


MOUDENN-BRIZI, s. f. Motte que font 
les tanneurs pour servir de combusti- 
ble.  Moudenn, motte, et brisi, tan 
ayant servi pour le tanuage des cuirs. 


MOUDENN-GLAZ, s. f. Motte de ga- 
æon. A la lettre, motte verte; pl. mou- 
ded-glas. Ce pluriel mouded-glaz s'em- 
ploie aussi au sens de bouses de 
vache, en style trivial. 








MOUDENN-VERIENN, 8. L. Fourmi- 
lière. — Moudenn, motte, et merienn, 
pluriel de merienenn, fourmi. 


MOUE, MOUENK, s. L Crinière du 
lion, du cheval, etc. 


MOUEC'H, 8. f. Y. Et aussi bouec’h, 
voix, avis; pl. ieu. 


MOUERK. Yor. MOVE. 
MOUERES. Yat. MOERES. 


ROUES, adj. Humide, moite, parlant 
du linge, eto. 





470 MOU 


MOUES. Voy. MeUEZ, voix, et aussi 
avis, opinion. 


MOUES, 5. L. Y. Femme en général; 
pl. merc'het. VOy. MAQUEZ. 


MOUESA, MOUEZA (mous-sa), Y. n. 
EL mieux, don! da veza moues, deve- 
pir humide, moite, parlant du linge, 
ets. 


MOUEST, adj. V. Humide, parlant du 
linge et choses de ce genre. 


MOUEZ, RULEZ, adj. Humide, moite. 
YOT. BREZ, 


MOUEZ, 8. L Voix ou son qui sort 
de la bouche; opiuion, avis; pl. moue- 
siou (moue-siou). | 


MOUEZ, s. f. Y. Femme en général; 
pl. merc'het. VOY. MAGUEZ. 


MOUEZ, s. m. Mauvaise odeur. Ce 
mot, je crois, n’est usité que du côté 
du Conquet, de même que le suivant. 


MOUEZA, v. n. Sentir mauvais. Voy. 
GOUEZ, 8. m. 


MOUG, 8. m. KEtouffement. — Mouga, 
étouffer, suffoquer. 


MOUS, adj. Mou et étoaffant, par- 
lant du temps. 


MOUG, adj. Ecarlate, pourpre. Voy. 
set. 


MOUG, M06, s. L Feu dans le sens 
de famille, ménage, pour compter la 
population, Ce mot est de ceux qui 
n'ont pas de pluriel, parce qu'il est 
toujours employé avec un nom de 
nombre. Tregont moug a 30 er barrez- 
ze, il y a trente feux dans cette pa- 
roisse. 


MOUGA, v. a. Etouffer, suffoquer, 
asphyxier, parlant des personnes, et 
aussi éteindre, abolir, parlant des 
coutumes: p. mouget (moug-et). Mouga 
gisiou fall, abor de mauvaises cou- 
tumes. Mouga ann fan, mouga ar 
goulou, éteindre le feu, la chandelle. 


MOUGAOENN, s. L. Eclipse, obsour- 


<issement du soleil ou d'un astre par : 


MOU 


l'interposition d'un autre. — Mouge, 
éteindre. 


MOUGEIN (moug-e-in), v. à. Y. be 
même que mouga. 


MOUGEC (moug-c0), 8. m. Antre, 6a- 
verne; pl. mougeviou. 


MOUGEREZ (moug-eres). Voy. 6Wa- 
LENN-YOUGEREZ. 


MOUGÆERIK (moug-erih), s. m. Btel- 
gnoir ; pl. mougerigou. En Cornouaille, 
eu style familier, on dit aussi iteu- 
chik-dall. Voy. ce mot composé. 


MOUON, NSN, s. m. et adj. Men- 
chot. On dit aussi dourn mougn. HR< 
mañ a 50 dourn mougn, celui-ci est 
manchot. À la lettre, celui-ci est 
main manchote. 


MOUGNA, v. n. Manger comme font 
les personnes qui n'ont plus de dents, 
remuer les lèvres comme si l'on par- 
lait tout bas. Cette dernière slgoiñcs- 
tion paraît très-ancienue. 


MOUGNES, s. m. Gelui qui maage 
comme les persoones qui n'ont pas de 
denis. VOy. #OU6NA. 


MOUGNEREZ, 8. f. C'est le féminin 
du précédent. 


MOUGNEZ, MOGNEZ, s. L. Manchote. 
On dit aussi dourn mougn, dourn 
mogn. À la lettre, main manchote. 
Voy. MOUGN. 


MOUGNIA. Voy. MOUGNA. 


MOUI, MOUE, s. m. Y. CGrinière de 
certains animaux. 


MOUIALC’H, 8. m. V. Merle, oiseau ; 
pl. moulc'hi. YO. MOUALC'H. 


MOUIAR, s. pl. m. Y. Voy. MOUIARENN. 


MOUIARENN, 8. L. Y. Müûre, fruit ; 
pl. mouiar, masc. 


MOUIARENN-80T, a. L. Y. Mûre de 
haies. Voy. 807. Vuy. MOUARENN. 


MOUIEL, MOIEL (mo-iel), 8. m. Y. 
Moyeu de roue; pl. ieu. 


MOU 


MOUILC'HI, 8. pl. m. Pluriel irré- 
gulier de meualc'h, merle. 


MOUIST, adj. Y. Moite, un peu hu- 
mide, VOy. MOUEZ. 


MOUK, MOUG, s. m.. Poisson dont on 
retire la couleur pourpre. 


MOUK, MOUG, adj. Qui est de cou- 
leur pourpre. 


MOUL. VOy. MOULGU; 


MOULA, v. a. Imprimer ua livre, 
mouler au moule; p. et. 


MOULBENNA, v. H. Froncer les sour- 
cils. IL 8e conjugue avec l'auxiliaire 
ober., Moulbenna a ra, il fronce Île 
sourcil. 


MOULBENNI, MOUSPENNI: +. n. Voy. 
MOULBENNA. 


MOULC'M, a. pl. re. V. Pluriel irré- 
gulier de moualc'h, merle, Y. 


MOULER, s. m. Imprimeur ; pl. ten. 


MOULINOT, MOULIOT, s. m. Y. YOT. 
ce deroier. 


MOULIOT, 8. m. Y. Mouliot enn trot, 
Y., la cheville du pied, et aussi patu- 
ron du cheval. 


MOULL, 8. m. Moyeu de roue; pl. ou. 
On dit ordinairement moull-karr. À la 
lettre, moyeu de charrette; pl. moul- 
lou-karr. On dit aussi moell, moell- 
Karr. 


MOULLEKX, 8. m. Pluvier, chevalier 
d'eau douce, oiseaux, et aussi mulet, 

isson ; pl. moulleged. — Moulleg et 

Moullec sont des noms de famille 
fort répandus. 


MOULL-KARR. VO. MOULL. 


“MOULLOK, s. m.. C. Le même que 
moullek; pl. moulleged. 


MOSLLOU, s. pl. m. Karr moullou, 
se dit d’une charrette qui n'est pas 
ferrée. On dit aussi karr prenn. Moul- 
lou karr, et aussi eur, re voullou, se 
disent d’une paire de roues. Je crois 


MOU 
que c'est à ce mot, et non au sui | 
qu'il faut rattacher une locution du 
style familier : Kaout moullau,. être 


riche. À la lettre, avoir plusieurs 
paires de roues où plusieurs voitures. 


MOSLOU,.s. pl. m Lou: mouk, 
encre d’imprimerie. VOy. MOULA. 


MOUL-TROAD, 8. m Sabot du pied 
du cheval, paturon. 


MOUMANCHER, s. œ: Pouls, batte- 
ment des artères. Je ne sais,où ce. mat 
est employé; teutelois, je.creis qu'en 
T er on dit : Penos.ex.a. ho mow 
mañcher, donnez-moi votre pouls. À la 
lettre, comment va votre pouls. 


MOUMEUN, 3. f. Eafsnt gâté. Mu- 
moun he vamm 66, c'est l'enfunt gôté 
de sa mère. . 


MOUN, MON, 8: m. Excrément, étron, 
parlant de l'homme. 


MOUN, sorte de substantif. Arc’hañit 
hag en deus moun, argent qui a cours. 
Ce moi me t une corruption ou 
contraction du mot français Monnaie, 
car en Bretagne les gens qui parlent 
mal le francais, disent de la mounaie. 
Voy. MOUNELZ. 


MOUNA, s. L. femelle du singe. 
MOUNEIZ (moune-is). Voy. MONELZ. 


MOUNIA, MOUGNIA, v. n. (anc.) Re- 
muer les lèvres comme si l'on parlait 
bas, marmotter. 


MOUNIKA, 8. f. Femelle du singe. 
MOUR, 8. m. (anc.) Mer. Voy. M0. 


MOURAILL (les L'mouiltées;, Y. Voy. 
MORAILL, Yerrou. 


MOURAILLEIN (lés L mouillées), v. a. 
Y. Fermer au verrou; p. mouraillet, 


MOURENN, s. L. Moustache, sourcil, 
barbe du chat et autres animaux ; pl. 
ou. 


MOURINOT, MOULINOT, 8. m. Y. 
Mourinot enn troet, la chèvilte dù pied, 
paturon du cheval, Y. 


47 


472 MOU 


MOUROU, MOURENNOU. Yor. MOu- 
RENN. 


MOURRENN. VOy. MOURENN. 
MOURS, 8. m. Y. Etron. 


. MOURZOUL, s. m. G. Marteau; pl. 
tou. 


MOUS, 8. m. (anc.) Fiente, fumier. 


MOUS, MOUZ, particule qui affaiblit 
l’action, comme dans mous-c’hoarxin, 
v. n., sourire ; mous-komz, 8. m., pa- 
role à double entente, parole cou- 
verte. En Vannes, mus. Il se pourrait 
faire que mous ait eu le sens de petit, 
ainsi que mous. Voy. MOUZIK. 


MOUS-C'HOARZ, 8. m. Sourire. — 
Mous, particule diminutive, et c'hoars, 
8. M., rire. 


MOUS-C'HDARZIN, v. n. Sourire; p. 
mous-c'hoarzet. — Rout, particule di- 
minutive, et c'hoarxin, v. n., rire. 


ROUS-KANA, v. n. Fredouner un air 
de chanson. À Ja lettre, chanter faible- 
ment, à demi. Voy. MOUS. 


MOUSKLENN, S. f. Sourcil, et aussi 
fille qui a l'air d’être de mauvaise hu- 
bwk — Mousklenni, froncer le sour- 
G L 


MOUSKLENNI, v. n. Se refrogner, 
froncer le sourcil. 


MOUS-KOMZ, 8. m. Parole couverte, 
à double entente. — Mous, particule 
diminutive, et Komz, parole. 


MOUSPENNI. Voy. MOULBENNI. 


. MOUSTER, s. m. Y. Monastère; pl. 
ieu. 


MOUSTR, 8. m. Rève pénible, cau- 
chemar qui oppresse. 


MOUSTRA, v. a. Opprimer, oppres- 
ser, écraser, chiffonner, fouler, tasser 
la terre; p. et. 


MOUSTRACH, 8. m. Y. Brouillard, 
brume mouillante. On dit aussi mous- 
tra). 


MOU 


ROUSTRAJ. Yor. le précédent. 


MOUSTREIN (moustre-in), Y. a. Y. 
Meurtrir; p. moustret. 


MOUSTRER, s. m. Incube, csuche- 
mar. Ann diaoul moustrer, le démon 
incube. Yor, MAC'HER. 


MOUSTRERIK, s. m. Cauchemar. — 
Moustra, oppresser. 


MOUSTROUILL (les L mouillées), adj. 
C. Couvert de crasse de corps. On 
Mari voustrouill, à une femme ordi- 
nairement sale. 


MOUTIK, terme enfantin. Nom que 
les enfants, en Bretagne, donnent à 
lenr chat. On ne l’emploie guère qu'es 
interpellation, au vocatif. Deus amañ, 
moutik, viens ici, mon petit chat. 


MOUZ, 8. m. Y. Flatuosité par hat, 
vesse; pl. eu. 


MOUZ, MOUS, particule diminutive. 
YOT. MOUS. 


MOUZA, v. n. Bonder, faire la moue, 
se fâcher ; p. et. 11 se conjugue avec 
l'auxiliaire ober. 


MOUZAT, v. n. b, Le même que 
mouza du Léon 


MOUZEIN (moux-e-in), v. n. V. Lâ- 
cher une vesse, vesser; D. mousel. — 
Rout, 8. m. V., vesse. 


MOUZER, 8. m. Y. Vesseur ; pl. ton. 


MOUZEREZ, s. f. C'est le féminin du 
précédent. 


MOUZET, adj. C. Qui souffre beau- 
coup. — On dit aussi, mouxet 60 he 
amser out-hi, en parlant d’une femme 
qui « un retardement de règles. 


MOUZIK. Ce mot a deux acceptions 
qui, toutes deux, sont fort en usage. 
La première, kear-mousik, signifle au 
propre, le logis où se retire un enfant 
qui boude. Mont da gear-mouzik, se 
retirer dans un coin pour bouder. Ici 
mouzik dérive de mouxa, bouder. — 
L'autre acception est plus difficile à 
analyser. On l'emploie avec le mot 


MUI 


krampoues, et on appelle krampoues- 
mousik, les feuilles de la plante anpe- 
lée cotylet ou tulot, en francais. Cette 


plante a des feuilles charaues et assez. 


semblables, en petit, à des crêpes 
(krampouez), mets des paysans hre- 
tons. On se sert de ces feuilles pour 
couvrir, faire aboutir et sécher certai- 
nes plaies et blessures. Dans le cas 
qui nous occupe, mouzik paraît déri- 
ver de mous, mous, particule diminu- 
tive de l'action ou de l'objet, ainsi 
qu'on le voit dans les mots mous- 
c'hoarxin, sourire, mous-komz, parole 
couverte, à demi-entente. — Cette 
valeur de mous, mous, dans les mois 
qui précèdent, peut donner à penser 
qu'ils ont eu autrefois le sens de l’ad- 
ectif français Petit, et que mousik est 
eur dimioutif. 


MOUZOGNA, v. n. (anc.) Faire mal 
upe chose, la faire trop lentement. 


MOUZOGNER, 8. m. (anc.) Célui qui 
fait mal une chose, qui est trop loat 
à la faire. 


MU, adv. T. Yor. 801, 
MOAN, ady. T. Voy. HuIA. 


RUR, adj. Muet. En grer, mudos. 
Eunn den mud, un muet. Eunn aneval 
mud, une bêtc. Voy. ANEVAL. 


MUD, adv. Kregi mud enn eunn den, 
attaquer quelqu'un à la sourdine. — 
Mud, sans dire mot, comme un muet. 


MUDA, y. n. Et mieux, dont da vexa 
mud, devenir muet. 


MUDEZ, s. L. Muette ; pl. ed. Dibaot 
eur perc'h a 3x0 mudes, il est rare 
qu’une fille soit muette. 


MUDURUN, s. L. Gond, tourillon; pl. 
ou. 


MUDURUNA, v. a. Mettre des gonds, 
monter sur ses gonds ; p. 61. 


MUI, adv. Plus, davantage, désor- 
mais. 


MUIA, adj. Le plus. C'est le superla- 
tif de kals, beaucoup. : 


MUO 473 


MUIOS'H. Comparatif de kals. beau- 
coup. 


MUK, 8. m. (anc.) Foulement, action 
de serrer, de presser. 


NURA, v. a. (anc.) Fouler, prossæ. 
MUKR, adj. Humide, moite. 


"tt 8. m. Mulet, quadrupède; pl. 


MULDR, s. m. Y. Assassinat; pl. s. 


. MULDRER, 8. m. V. Assassin; pl. 
t0n. 


MUYLGUL, s. m. Goulet ou entrés 


étroite d une rade. 


MONSUA gaan s. L Gencise 
sans denfs des petits enfants et des 
vieillards; pl. ou. 


BUNTR, s. m. Meurtre; pL ou. 
MUNTRA, v. a. Assassinor ; p. ê. 


BUNTRER, s.m. Meurtrier, assaagip ; 
pl. ten, 


MUAUD, adj. Mince, petit, fin, menu, 
Roc'h munud, des petits cochons. 
Pobl munud, la populace. Giwerza dre 
ar munud, vendre en détail. Yor. BN - 
NUDOU. — Æunud, munut, figurent 
parmi les noms de familie. 


MUNUDEIN (munud-e-in), v. a. Y. 
Broyer, égruger; p. munudet. 


MUNUDI, v. a. Réduire en menus 
morceaux ; p. munudet. 


MUNUDIK, 3. m. Serpolet, thym, 
plantes. 


MUNUDOU. Ce mot, dérivé de munud, 
adjectif, s'emploie dans la phrase sui- 
vante : Gwerza dre ar munudou, vCn- 
dre en détail. 

MUNUT. VOY. MUNUD. 

MUNZUN. YOT, MUNSUN. 


MUOC'H, adj. T. VO. MUISC'H. 
en 


474 MOT 


NUS, V., particule diminutive de 
l'action ou de l'objet, comme on le 
voit duns mus-koms. mus-c'hoarc’hein 
et mus-c'hoarc'h. il répond à mous, 
mous, du Léon. 


MUSA (mu-sa), v. 0. Flairer, écorni- 
fler, aimer les friandises, vivre aux 
dépens des autres. 


MUSAT (mu-saf). VOy. MUSA. 


RUS-C'HDARC'H, s. m. Y. Sourire, 
8.-m. — Mus, particule diminutive, et 
c'hoarc'h, s. m., rire, 3. m. 


RUS-C'HOARC'HEIN, v.n. Y. Sourire; 
p. mus-c'hoarc'het. — Mus, particule 
diminutive, et c'hoarc’hein, v. n., rire. 


MUSELLA (mu-sella), v. n. "Mugir, 
beugler, comme font les bœufs, etc.; 
p. et. 


MUSER (mu-ser), 8. m. Écornifleur'; 
pl. en. YOT. USA. 


MUS-KOMZ, 8. m. Y. Parole à double 
entente. — Mus, particule diminutive, 
et koms, parole. 


MUST, s. m. Y. Moût de vin. Fust- 
must, en Cornouaille, se dit de l'eau- 
de-vie en fraude. 


RUT, adj. Yor, AUD, ad]. 


MYN 


MUTURNIA, Y. a. Motiler, estropieri; 
D, Muturniet. 


MUZ, s. m. Mue, sorte de cage où 
l'on euferme les voluilles à cngraisser. 


BUI. Yor. MUZ-EVA. 
MUZA (anc.) Meudier. 
MUZAT, v. a. et n. VOy. MUSAT. 


MUZELL, 8. L. Lèvre, museau, bord, 
muselière ; pl, ou. 


MUZELLA, v. a. Museler; p. et. 


MUZELLEGEZ (muselleg-es), s. L 
Celle qui a de grosses lèvres. 


MUZELLEK, s. m. Celui qui a de 
grosses lèvres. 


MUZELLOK, s. m. C. Le même que 
muzellek. 


MUZ-EVA, Y. n. Faire semblant de 
boire, boire du bout des lèvres. — 
Mus, pour muzell. lèvre, et eva, boire. 
Hus est peut-être aussi la particule 
diminutive dont nous avons parlé au 
mot mus, 


MUZUL, s. m. Mesure quelle qu'en 
soit la nature. 


MYNYD, 5. m. (anc.) Montagne. 


NAC 


NAF 475 


N 


Nous rappelons ici que rette iettre, 
comme les autres consonnes, se fait 
fortement sentir à la fin des syllabes 
et des mots, à moins qu'elle ne soit 
pasale. Voir la Notice sur la pronon- 
ciation. Ainsi, poan, den, drein, se 
prononcent comme on prononcerait 
en français poane, dène, dré-ine. 


NA, conjonction. Ni. Ce mot s’em- 
ploie devant les consonnes, et nag, 
nk, devant les voyelles. Na c'hout. 
na me, ni vous, ni moi. Na breur, na 
c'hoar, ni frère, ni sœur. Nag ann eil, 
nag egile, ni l'un, ni l’autre. Yor. la 
grammaire. 


NA, NAG, NAK, particule interroga- 
tive et exclamative. Na hirr eo ann 
noz / que la nuit est longue! Nag a 
bontou ! que de peines! Me zo klanr, 
na c'hout 8 Je suis malade, et vous? 


NAC'H, 5. m. Peu ou pas usité. Dé- 
négation, refus. 


NAC'H, v. a. Dénier, renier, nier, 
désavouer, refuser; p. nac'het. Nac'h 
he feis, renier sa foi. 


NAC'HEIN (nac'h-e-in), v. a. Y. Refu- 
ser, nier, dénier; p. nac'het. Voy. 
NAC'H, Y. a. 


NAC'HENN, 5. L Y. Tresse de fil, de 
paille, de foin, etc.; pl. eu. 


NAC'HENNEIN (nac'henn-e-in), v. a. V. 
Tresser; p. nac’hennet. 


NAC'HER, 8. m. T. Couleuvre. 


NADGE, NADOUE, s. f. Y. T. Aiguille 
à coudre; pl. nadoeïeu, nad V5 
nadoeïo, T. Yor, NADEZ. 


NADOS, MADOZ. Voy. ce dernier. 


NADOSIAD (nado-siad), s. L Aiguillée, 
le fil vu la laine fixé à uue aiguille. 


NADOSIER (nado-sier), s. n. Mar- 
chaud d’aiguilles. 


NADOS-STAMM, s. L Aiguille à tri- 
coter. . 


NADQUE. VOY. MADOE. 
NADOGZ, s. L, Aiguille; pl. nadosiou. 


NAOOZ-AER, 8. f. Ce mot qui, à la 
lettre, sigaifie aiguille-serpent, désigne 
un petit serpent, d'après Le Pelletier, 


NADOZ-EAR, s. f. Insecte volant, 
très-long et très-mince, connu sous le 
nom de demoiselle. À la lettre, aiguille 
de l'air. 


NAOOZ-VOR, 8.1. Boussole. — Nador, 
aiguille, et mor, mer. 


NAEN, pronom, Y. Voy. HAREN 


NEN, 8. f. (anc.) Grand'mère, terme 
de tendresse. Il ne s'emploie qu’au 
vocatif. Ia, nen. oui, grand’mère. On 
le trouve aussi écrit nain, mais cette 
orthographe est vicieuse, parce qu'elle 
force à prononcer nahin. 


NAFF. Nom de nombre (anc.). Neuf. 


476 NAO 

NAFFN, s. f. (anc.) Faim. 

NAFFNA, Y, a. (anc). Affamer. 

NAFFNEK, adj (anc.) Affamé. 

NAG. Voy. NA. 

NAGENN (nag-enn), 8. f. Dispute, 
contestation; pl. ou. Ce mot, je crois, 
appartient à la Cornouaille. 


NAIK (na-ik}, adj. Dat naik, imbé- 
cile. 


RAK, NAG. Voy. NA. 


NAM, 8. m. Vieux mot qui paratt 
avoir eu la signilcation de souiliure 
du cœur, comme on le voit dans le 
mot dinam, usité an sens de, sans pé- 
ché, sans lache de cœur. 


NAMEIT, NEMEIT, prép. Y. Le même 
que remet. 


NANN, particule négative. 
Rann a-vad, non certai 
da, non certes. 

NANN, 8. L. Y. Faim. 


NANNEGES (nanneg-es), s. L Y. Fa- 
miue, discue, — Nana, (aim, Y. 


Non. 
vement. Mann 


NANNEGEZ (nanneg-es). Yor. le pré- 
cédent. 


NANNEIN (nann-e-in), v. a. Y. Affa- 
mer; H, nannet. VOy. RANN, Y. 


NANNEK, adj. N. Affamé, famélique. 
NANTEX. VOY. MRT, 
NAC. Nom de nombre. Neuf. On dit 


sat en comptant les heures : nav heur. 
Nao blogs, neuf ans. 


NIR, sorte de substantif. Ober nao, 
faire neuf (points), se dit au jen de 
quies quand on abat la quille du 
milieu sans abattre les autres. 

NAON, 8. f. T. Faim. 

NAONA, v. a. T. Amer: p. et. 


MAONED. Nom de lieu. Nantes, ville, 


NAO 


NAONEGEZ (naoneg-ex), 5. L T. Fe- 
mine. 


NAONEL, adj. T. Affamé. 


NAONTEK, adj. numéral. Dix-neef. 
— Nao, neuf, et dek, dix. 


NAONTEK-UGENT (ugeñt). Nom de 
nombre. Trois cent quatre-vingts — 
Naontek, dix-neuf (fois), et ugeñt, 
vingt. Nous remarquerons au sujet de 
ce nombre qu'il faut avoir une grande 
habileté de calcul pour saisir instan- 
tanément dans la conversation un 
chiffre comme celui de 19 fois 20. 
Voy. PEVAR-UGERT. 


NAONTEKVED, adj. vuméral. Dix- 
neuvième. Voy. MAOÂTEL, et VED. 


NAOU, DINAOL, s. m. Pente descsu- 
dante. War naouw, en pente descn- 
dante. Yoy. DINAOU. 


NAOUAC'H, adv. Y. Cependant. 


MAQUEIN (naoue-in), v. à. V. Gratter, 
parlant des navels et autres légumes. 
Naowein grem, graller des navpis. 


NAO-UGENT. Non de nombre. Geat 
quatre-vingts. — Nao, neuf (fois), et 
ugent, vingt. VOy. PEVAR-UGERT. 


NAOUN, 6. 1 Faim. Naoun du, faim 
dévorante. A la lettre, faim noire. 
Naoun gi, faim dévorunte. Ce dernier 
est composé de naoun et de ki, chien. 
Naoun rañklez, malle. maladie des 
chevaux. Yor. RANILEZ, ad)j., insatiable. 
Naoun en deux, il a faim. Glaour gañt 
ann naoun, mourir de faim. A la lettre, 
baver avec la faim. 


NAOUNA, v. a. Affamer; D. naounet. 
NAOUN-DU. Yor. MOUN. 
NAOUNEK, adj Famélique. 


NADUN-GI. Yor. NAOUN. (Gi se pro- 
ponce comme en français gui.) 


NAOUNIA. Yar. NAOUNA. 
NAOUN-RANKLEZ. VOY. HAGUA. 


NE, 


NAOUSPED, et mieux, NOUSPED, ady. 
Je ne sais combien. Ce mot est une 
contraction pour ne ouzounn ped. À la 
lettre, je ne sais qpmbien. Après ce 
mot, le substantif reste au singulier, 
comme après ped, combien : Nausped 
den ê oant eno, je ne sais combien de 
personnes il y avait là. 


NABI, s. L Cana) d'eau; pl. maoriou 
(ngo-siov). 


NAPR£Z, 5. m. Maladie vénérienne. 
Chaque nation donne à ce mal le nom 
de N natjon voisine : à Naples, on 
l'appelle le mal français. 


NAPLEZEK, adi. Qui est t d 
mal véaérien. N. Hn) est gieint du 


Lot) AD NARN, particule négative 
ne.) Non. 


NAREN, NAEN, particule négative, 
. Noa. 


NARN. VOY. NARAN. 


NASK, 8. m. Corde pour attacher les 
bestiaux à l’étable. Par extension, et 
eu style familier, on le dit des liens 
du mariage : E nask ena, il est maid. 
Voy. EURED. — Me ho kasu d'ha nask, 
& vous mettrai à la raison. À la loire, 
je vous conduirai à votre corde. 


NASKA, v. a. Atlacher les bêtes à 
-<ornes à l'étable avec lu corde appelée 
nask. 


NAU, nom de nombre, Y. Neuf. 
NAUVET, adj. numéral. Y. Neuvième. 


NAY. nom de nombre. C'est le même 
que no, mais il ne s'emploie qu'en 
comptant les heures : Nav heur, neuf 
beures. 


NAVED, adj. auméral. Neuvième. — 
Nao, nar, neuf, nom de nombre. Yat. 
VED. 


NAVEIN (nase-in), v. a. Y. Le même 
que naouein. 


NE, particule négative. Ne. II ne dit 
rien, ne lavar ger. Après cette parti- 
cule, les leures fortes se changent en 


NEB AT 


faibles. Ne bado ket, au lien da ns pado 
ket, il ne durera pas. Yor. Ja gran- 


NE, 5. f. Y. emblant, feinte. gher 
ne, laire semblent. Voy. AEUZ. | 


NE, 8. pl. m. Pluriel de neenn, Y. 


NEA, y. a. G. Filer ag rouet du Jin, 
gic.; p. nest. 


EACH, NEO'H, 8. n. D'ann nac'h 
en haut Ñ avec un verbe de mOuyeEnt. 


NEAYKH, 8. m. (ang.) Afliction, dou- 
leur. Yor. NEC'H. 


NEADEK, 8.1. Y. 7. G. FHerie. Yor. 
NEA. 


NEAN, 8. m. Y. Ciel. Yor. NEFF. 


NEAN, 8. m. Y. Nage, action de nager. 
Ar nean, Ÿ., à la nage. En Léon, war 
neuñ. 


NEANEIN (neañ-e-in), x. n. Y. Nager, 
aller à la nage ; p. neañet. Fe 


NEANERES, s. L Y. Nageoire ; pl. 
rraneresel. 


NEANEREZ. Voy. le précédent. 


NEANOUB, s. m. Y. Nageur; pl. 
neanerion. 


NEANS, s. m. Y. Incommodité, gêng. 
VOy. NEC'HANS. 


NEANSEIN (neañ-se-in), v. a. Y. Im- 
portuner, gèner; H. neañsef. Voy. 
NEC'HANSEIN, plus usité. 


NEANSUZ (neañ-sux), adj. Y. Incom- 
mode, gèuant. Yor. NEC'HAËSUZ. 


NEAT, adj. Propre, parlant 
choses. On dit aussi net. parlant des 


NER, Noy. REP. 

NEBAON, Y. T. C. VOY. NEBAOUN. 

NEBAOUN, sorte d'interjection que 
prononcent les petits eufants en mon- 


trant le doigt, comme pour dire : Vous 
Jane le paierez, je vous cn ferai repentir. 


478 NEC 


Ober nebaoun, faire cette menace. Dans 
un vieux manuscrit, ce mot se trouve 
avec le sens de malgré toute menace. 


NEBEUD, NEBEUT, adv. Peu. Nebeud- 
a-nebeud, peu à peu. Nebeut a dra, peu 
de chose. Eunn nebeut pri, un peu de 
terre glaise. 


NEBEUTA, superlatif de neheut, le 
moins. D'ann nebeuta, pour le moins. 


NEBEUTOC'H, comparatif de nebeud, 
moins. 


NEC'H, s. pl. m. Y. Pluriel de 
nec'henn. 


NEC'H, s. m. Inquiétude, peine d’es- 
prit. — Kemeret nec'h, s'affliger; rei 
nec'h, affliger. 


NEC'H, 8. m. Y. Nid; pl. nec’hieu. 


NEC'H, NEAC'H, 8. m. D'ann nec'h. 
en haut, avec un verbe de mouvement. 
VOy. NEAC'H, plus usité. 


NEC'HAMANT, 8. m. Y. Tristesse, 
affiction, peine d'esprit. — Rein 
nec'hamant, affliger, causer de la peine. 


NEC'HANS, 8. rm. V. Le même que le 
précédent. 


NEC'HANSEIN (nec'hañ-se-in), v.a.v. 
Inquiéter, aflliger : p. nec'hanset. 


NEC'HANSUZ (nec'hañ-suz), adj. Y. 
Incommode, parlaut des personnes. 


NEC'HEIN (nec’h-e-in), v. n. V. Nicher, 
. faire son nid; p. nec'het, — Nec'h,s.m. 
V., nid. 


NEC'HENN, 8. f. Y. VOY. NEENN. 


NEC'HET, adj. Inquiet, triste, pensif. 
— Nec'h, inquiétude. — Nec'het eo 
gant ann dra-1e. gant ar c'helou-5e, 
il est inquiet de cela, de cette nouvelle. 


NEC'HI, v. a. Inquiéter, chagriner; 
p. nec'het. — Nec'h,s m., afiliction. 


NEC'HIAT, 8. m. Y. Nichée, plein un 
Did. — Uun nec'hiat labouset, V., une 
nichée d'oiseaux. — Nec'h, nid. 


NEC'HIEIN (nec'h-i-e-in).Voy.NEC'HEIN. 


NEI 


RER, NET, s. m. Y. Fil à coudre. 
Voy. NEUD. 


NEDEIN, MÉEIN (neds-in}, v. a. Y. 
Filer, parlant du lin, etc. — Roi à 
nedein, rouet à filer, V.; p. nedet. 


NEDEL, adj. ane.) Nouveau. 


NEDELEK, s. m. Noël, fête de lEgiise. 
Le mot nedelek figure dans les noms de 
famille aussi fréquemment que le nom 
de Noël en francais. Voy. NEBEL. 


NEEIN (ne-e-in), v. a. Y. Filles du Ù) 
de la laine, etc. ; p. neet. 


NEENN, 8. L. Y. Et aussi nec'henx, 
lente ou œuf de poux; pl. ne, nec'h 
masculin. 


NEER, a. rm. C. Fileur; pl. tien. — 
Nea, filer, C. 


NEEREZ, 8. f. C. Fileuse. — Nos, 
v. a. C. Filet, 


NEET, adj. VOy. NET. 


NEE, NEV. NER, 8. f. Auge pour les 
bestiaux, pétrin: pl. neflou, neviou. 


NEEL, 8. m. ({anc.) Ciel; pl. aov. 
Cette orthographe me paraît vicier:6. 
Le radical, selon les localités, doit être 
eff, egn. ed. etir, ev, et non neff, neañ, 
neé, neñov, nev. Cette altération du ra- 
dical est de même nature que celle dé- 
crite aux substantifs dor et noed, 
noued. C'est la lettre N des articles 
ann et eunn qui, dans la prononcia- 
tion, se mêle avec eff, eañ, etc. — Le 
Catholicon, ouvrage de la fin du YY 
siècle, ainsi que presque tous les écri- 
vaius anciens et modernes, disent eff, 
eñv, ed. ev. Je ne sache guère que l’au- 
teur du Dictionnaire français-breton 
de Vannes (1744) qui donne la préfé- 
rence à neon. lL donne à dessein 
l'exemple suivant : Neanñ er steret, le 
ciel des étoiles, le firmament. 


NEGAT, s. m. Y. Mélisse, plante. 


NEGUN, pronom (anc.). Aucun, au- 
cuue, personne. VOy. NIEUN. 


NEICH (ne-ich), 8. m. Y. Vol des oi- 
geaux. VOy. NEW. 


NEM 


NEIC'H, 8. m. V. Orthographe vi- 
cieuse. Voy. NEC'H, Y. 


NEIC'HEIN, v. n. V. Orthographe vi- 
cieuse. Yor. NEC'HEIN, V., nicher. 


NEIC'HIAT, 8. m. Y. Orthographe vi- 
cieuse. Voy. REC'HIAT, V., nichée. 


… NEIO'HOUR (ne-ic’hour), adv. Y. Hier |. 


au soir. Yor. NELZEUR. 
NEI (ne-1j), s. m. Y. Vol des oiseaux. 


NETJAL, NEUJEIN (ne-ijal), v. n. Y. 
S'élever de terre en volant, voler, 
s'envoler ; p. netjet. 


MEIJEIN (ne-ÿje-in). VOy. NEUAL. 


NEIMP (ne imp}, pronom, Y. Quicon- 
que. Voy. RER, REP, 


NEIS (ne-is). Yor. NEIZ, nid. 


NEISIA (ne i-sia), v. n. Nicher, faire 
son nid; p. neute, 


NEISIAD (ne-i-siad), 8. m. Nichée, 
plein un nid. Yor. RE, 


NEIZ (ne-is), 8. m. Nid d'oiseau; pl. 
neisiou. En termes burlesques, on dit 
neisiou logod. les rides du front. 4 
la lettre, des nids de souris. Les 
mots neis et neisiad, s’emploient aussi 
en rarlaut des souris, des vipères, des 
rats, etc. Toutefois toullad (un trou 
plein), est plus usité en ce dernier cas. 


NEIZEUR, NEIZUR (ne-iseur), ady. 
Hier soir, la nuit passée. 


NEIZUR (ne-izur). Voy. le précédent. 


NEMAD, NEMAT, adv. (anc.) Peu, pas 


grand'chose. 


NEMDEUR (anc.) Locution elliptique : 
Je ne veux pas. Voy. TEURVEZOUT. 


NEMED. Yor, NEMET. 


NE MEIT, prép., Y. Excepté. Voy. HE- 
MET. 


NEMERT, prép., T. Excepté. Yo. NE- 
MET. . 


NEP 479 


NEMET, RENED, prép. Excepté, 
moins, hormis, pourvu que. Nemed- 
oun, excepté GCL. Nemet a raio ann 
dra-3e, pourva qu'il fasse cela. Nemet 
na erruo, pourri qu'il u'arrive pas. 


NEMEUR, adv. Pas beaucoup, guère. 
— Ne, particule négative, et meur, 
beaucoup. 


NEMORARD, NEMORANT, 5. m. Y. 
Surplas, reste, excédant. : 


RENNY, s. m. Voy. NEEL, 


NEO, REV, NEF, 8. L Auge, pétrin; 
pl. neviou, nefiou. 


NEO-ILIZ, 8. f. Nef d'église. 


NECUAC'H, adv. Y. Cependant, néan- 
moins, | 


SRB, adj. V. T. Nouveau, récent, 
neuf. | 


NEOUEC’HEIN (neouec'he-i ) v. 8. Y. 
Renouveler; p. neouec’het. 


NEOUENN, 8. L. Y. T. Novale, terre. 
noutvellement mise en rapport. | 


NEOUR, s. m. Y. Fileur; pl. neerion. 
— Neein, flier, Y. 


NEP, NEO, pronom. Quiconque, nul, 
aucun. Ann nep a raio, etc., celui qui 
fera, etc. Da neb a garo, à quiconque 
le voudra. E nep leac'h. en aucun lieu. 


NEP-DEN, pronom. Aucun individu, 
personne. À la lettre, aucun homme. 
Nep den ne oar se, personne ne le sait. 


NEP-GWEACH (gu-each), ady. Jamais. 
À la lettre, aucuue fois. 


NEP-HIN!, pronom. Aucun homme, 
personne. Voy. NEP-DEN. 


NEPRED, adv. Jamais, par rapport 
au présent. Ce mot est une contraction 
de a nep pred, en aucun temps. Nepred 
ne rann kement-se, je ne fais jamais 
cela. ‘ 


NEP-TRO, adv. Mot contracté pour 
e nep tro, en aucune Occasion. 1l s'em- 
ploie comme nepred. 


480 NES 


NERC'H, s.P. Y. Force, viguevr, effi- 
cacité. Voy. RERZ. 


NERC'H, 8. pl. m. Y. Pluriel de ner- 
c'henn. 


NERC'HEIN (nerc'h-s-in), v. a. 1. 
Donner des forces, fortifier ; p. ner- 
c'het. 


NERC'HENA, 8. f. Ÿ. Nerf; pt. nerc'h. 
masculin. 


NERC'HUZ, adj. Y. La même signif- 
cation que nerzus. 


NERS, NERZ. Voy. ce dernier. 


NERT, NET, s. f. (anc.) Forte, vi- 
gueur. 


NERVENN, s. f, Nerf ; pl. ou. 


NERVENNIR, 8. f. Petit nerf; pl. ner- 
vennouigou. 


NERI, s. f. Viguent, force, efficacité, 
énergie, effott, influence des choses, 
vertu efficace. Dre ncrs, forcément, 
pat force. Nerz at stered, l'influence 
des astres. 


NERZA, v. a. Fortifier, donner des 
forces; p. nerset. 


NERZUZ, ad). Robaste, fort, parlant 
des choses, et aussi énergique, parlant 
d'un mot, d’ane expression. 


NES, NEI, prép. Voy. NEI, proche. 


MESA (ne-sa), s. m. Autrui. Ann nesa, 
le prochain. — Nes, proche. 


NESAAT (ne-saaf}, v. n. S’allier, con- 
tracter une alliance par suite de ma- 
riagc. À la lettre, devenir proche; 
p. neseet. — Nes, proche. 


NESANDED, NESTED (ne-sañded),s. m. 
Alliance, parenté, généalogie. — Nes, 
proche. VOy. NESTED. 


NESANDET (ne-sañdet). Voy. le pré- 
cédent. 


NESANT (ne-sañt), s. m. fanc.) J'ai 
trouvé ce mot avec la signification de 
nesanded. Yor. NESTED. 


NEU 


NESTED, NESTET, s. m. Généalogie, 
alliance de famille. — Les mots nestet 
et nesandet avaient autrefois, dit un 
vieux maouscrit, la signification de 
droit et pouvoir de retirer un onda 
vendu ou aliéné, par préférence fondée 
sur la parenté où proximité de x 
et on y désigne ce droît sous le nom 
ancien de presmesss, en du 


" temps. 


NET, NEET, adj. Y.T. C. Propre, 
non sale, parlant Le choses. 


NET, 8. m. Y. Fil, brin délié de Ha, 
de chanvre, de laine, de métal. Yor. 
NEUD, 


NETAAT, v. a. Nettoyer, carer. dé- 
crotter, éplucher ou ratisser des lé- 
gumes, et, au figuré, purifier. — Nat, 


propre. 


NETRA, ady. et 6. m. Rien. Eum 
netra, un r'en, une chose insignifiante. 
Mont da netra, s’anéantir, aller à rea. 
Ce mot est une contraction pour ne 
tra, aucune chose. Le substantif tra 
est du genre féminin, ce qui explique 
Ja phrase : Neira vad e-bed, an lien de 
netra mad e-bed, rien de bon. 4 lalettre, 
nulle chose boune aucune. 


NETRAKEN, adv. Rien de plan. À la 
lettre, rien davantage. 


NEU, NEUN, s. m. Voy. ce dernier. 


NEU, a. L, Y. Mine, feinte, semblant. 
VOy. NEUZ. 


NEU, adj. (anc.) Neuf, nouteau. 
NEUBED, NEUBET, ady. T. Peu. 


NEUD, 8. m. Du fil de lin, de chanvre, 
de laine, de métal. Neudenn, an brin 
e ce ll. 


NEUD-HOUARN, s. m. Fi de fer. — 
Neud. fi, et houarn, fer. 


NEUDEK, adj. Textite. — Nend, fl. 


NEUBENN, a. L. Brin de fi ; pl. neud 
masculin, du fl}, des brins de fil. 


NEUDENNA, v. a. Convertir en ff; 
eunfiler, parlant d’une aiguille coudre. 


NEV 


Neudenna aour, filer de l'or. Neudenna 
eunn nadoz, en ler une aiguille ; p. 61. 


NEUE, adj. Y. Nouveau, récent, neuf. 
Prononcez ne-ue. 


NEUEC'HEIN (ne-uec’he-in), Y. a. Y. 
Renouveler ; p. neuec'het. 


NEUI, v. n. Yor. NEUR. 

NEUIER (neu-ier), 8. m. VOy. NEUN- 

A. 

NEUN, NEUNV, 5. m. Nage. War 
neu, à la nage. 

NEUN, NEUNV, Y. n. Nager. Moñt da 
neun, aller se baigner à la mer, à la 
la rivière, avec ou sans intention de 
nager. Mont war neut, aller à la nage. 

NEUNI. v.n. VOy. NEUN, v. n. 


NEUNIAL, v. n. T. Nager. Yor. NEUR, 
v. D. 


NEUNIER, 8. m. Nageur ; pl. ten. 
NEUNV. Voy. NEUD, 


NEUTAER, 8. m. Marchand de fil. — 


Neud. fl 


NEUZ, 8. f. Mine, feinte, semblant. 
Ober neus da, faire semblant de. Neus- 
fall, grimace par contraction du vi- 
sage. Ober neusiou-fall (neu-siou), faire 
des grimaces. Drouk neuz en deux, il 
a mauvaise mine (homme). 


NEV. Voy. REO, REL, auge. 

NEVE, adj. C. Nouveau, neuf, récent. 

NEVENTI, a. f. Yor. NEVEZINTI. 

NEVEZ, adj. Nouveau, neuf, récent. 
Nevez-flamm, tout nouveau, tout ré- 
cemment. 


NEVEZ-AMZER, s. m. Printemps. — 
Neves, nouveau, et amser, saison. 


NEVEZENN, 8. f. Novale, terre nou- 
vellement mise en rapport. 


NEVEZ-FLAMM, adj. et ady. Tout 
nouveau, tout neuf, tout récent, tout 
récemment. Voy. PUSR, ad. 


NIE 481 


NEVEZI, v. a. Renouveler; p. nete- 
xet. — Nevez, nouveau. 


NEVEZINTI, s. L. Nouveauté ; pl. ne- 
vexintiou. 


NEVIAD, s. f. Augée, plein une auge.. 
Nef, ner, auge. 


NEVIK, 8. L. Auge de moulic. C'est le 
diminutif de nev, neo, auge. 


NEZ, NES, prép, et adj. Proche, près 
de. Kar-nez, proche parent. Nes kear, 
près de la ville. Kerent nes, des pro- 
ches parents. 


NEI, 8. m.T. Nid. 
NEZA, v. a. et n. Filer, faire du fil, 


‘tordre, parlant du hin, de la paille 


dont on veut faire un bouchon, un 
en. 


NEZADER, s. f. Filerie. — Nexa, filer. 


NEZAÑ, v. a. T. Autrui, le prochain. 
Ann nesañ, le prochain. 


NEZE, adv. Y. Alors. Yor. NEUZE. 


NEZE, 8. m. (anc.) Doloire de tonne- 
lier. 


NEZENN, NIZENN, s. f. Lente ou 
œuf de pou; pl. nez, masc. 


NEZER, 8. m. Fileur; pl. ten. — 
Neza, filer. 


NEZEREZ, 8. f. Fileuse. Voy. REZER. 
NEZVENTI. VOy. MEVEZINT. 


NI, pron. pers. toujours sujet. Nous. 
Ni hon eus, nous avons. 


NI, a. m. V. T. C. Neveu; pl. niet, 
nied. 


NIBEL, 8. L (anc.) Ivrale, plante. 
NICH, NI, 8. m. Voy. ce dernier. 
NICHAL, NIJAL. Voy. ce dernier. 


NIES, NIEZ, 8. L Y. T. G. Nièce; pl. 
niesed, nieset. 


NIH, 8. L T. C. Nièce ; pl. ed. 
BL 


482 NOA 
NIFUL, NIUL, 8. m. lane.) brouillard 
e mer. 


NIGOUNNAR, 8. m. Yor. DICOUNNAR. 


NI, 8. m. Vol d'oiseau. Treax-niÿ, 
sable très-fin de la mer qui vole au 
vent. 


NIJA. Non usité. Voy. NUAL. 


NIJAL, v. n. S'envoler, voler. — NU, 
vol d'oiseau. 


NIJELLA, v. n. Volliger, parlant des 
animaux ailés. 


NIKUN, pron. Y, C. Aucun, nul, au- 
cune personne. 


NINOUER, s. m. Y. Nombre. rar. 


RIVER, 


NINOUEREIN (ninower-e-in), v. a. Y. 
Compter, supputer; D, ninouweret. Voy. 
NIVEREIN. 


NINVAL, v. n. T. Se chagriner. 


NITRA, adv. Rien. Ce mot est peu 
usité. VOY. NETRA. 


NIUL, 8. m. (anc.) Brouillard de 
mer. 


NIVER, s. m. Nombre; pl. ou. 


NIVERA, NIVERI, v. a. Compter, cal- 
culer; p. niveret. 


NIZ, 8. m. Neveu; pl. ed. 


NIZ, NEZ, 8. pl. m. Pluriel de ne- 
xenn, nisenn, œuf de pou. 


NIZA, NIZAT, v. a. Vanner; p. nizet. 


NIZEZ, 8. L Nièce; pl. ed. — Niz, 
neveu. 


NOAC'H, NUAC'H, NOEC'H, adj. Y. 
No. Voy. RBU, 


NOAZ, adj. Nu. Enn noaz, noaz-beo, 
tout nu. Noaz-pill, tout nu de misère. 
Voy. PILL. 


NOAZ, s. m. Dommage, préjudice. 
Voy. NOAZOBT. 


NOR 
NOAZOUT, v. n. Rire: p. poari, 
NOAZUZ, adj. Nuisible. 
NOD, 8. m. (anc.) Marque; pl. au. 


NODAL, Y. n. Se moquer, gausser; 
D, nodet. 


NODEIN (nods-in), v. n. V. Mettre 
bas, parlant des chiennes et des chat- 
tes ; p. nodet. 


won, v. a. et n. Frap per- 
cer, se oler. Par extension, ecd, en 
pariant des petits oiseaux qui brisent 
a coque de l'œuf qui les reñferme ; 
p. nodet. 


NODI, v. a. (anc.) Marquer. — Rod 
(anc.), marque. 


NOEC’H, 8. m. Y. Tort, dommage. 


NOED, NOUED, s. m. Gouttière de 
toit; pl. noejou. — Le Pelletier pense 
que le véritable radical est oed, oued, 
ou bien oet, ouet, selon son orthogra- 
phe, et non noued, noed. D'après lui, 
ce serait la lettre N de l'article (ann 
oued, eunn oed), qui, dans la pronon- 
ciation, aurait été transposée sur le 
radical. — Ces sortes de transpositions, 
en effet, sont assez fréquentes en bre- 
ton dans des circonstances analogues. 
C'est ainsi qu'à Vannes, au lieu de 
eañ, ciel, ils écrivent neañ, par une 
égale transposition de la dernière let- 
tre de l'article. — Dans nos campagnes 
de Brest, on dit oed, oued, pour signi- 
fier une conduite d'eau dans les 
champs, et kan-oued ou kan, pour une 
gouttière de toit. Malgré cela, je reste 
dans le doute, parce que le mot fran- 

is noue (qu il vienne du breton ou 
e breton de lui), désigne des tuiles 
concaves qui servent de gouttières en 
certains lieux. Le substantif dor, porte, 
est dans le même cas que oed, oued, 
Quelques auteurs, en construction avec 
l'article, écrivent ann nor au lieu de 
ann or. VOy. DOR. 


NOELL, 8. m. Au pluriel, noellou. 
Cantique qui, en Bretegne, à l’époque 
de la fête de Noël, est chanté en plein 
air par les pauvres de la campagne ln 


NOU 


veille et le jour de cette fête. Kana 
noellou, chanter des noë's. Voy. le 
suivant. 


NOELLAT, v. n. Chanter des canti- 
ques appelés noell en breton. On dit 
aussi kana noellou. Voy. le précédent. 


NOELLOU, s. pl. m. Yor. NOELL. 


NDES, s. m. Y. Tort, préjudice, dom- 
mage, querelle. 


NOETH, adj. (anc.) Nu, non vêtu. 
NOEZ, NOES, 8. m. Y. Voy. NGES. 


NOEZEIN (noex-e-in), v. a. Y. Nuire, 
quereller, réprimander, gronder ; p. 
noezel. 


NORD, NORT, 8. m. Le nord, le sep- 
tentrion. — Avel nort, le vent du nord. 


NOS, NOZ, 8. L Nuit. En latin, noz. 


NOSVESIA (nosve-sia), Y. n. Passer la 
nuiten un lieu, faire la couchée, passer 
Ja nuit en partie de plaisir. Voy.NOZVEZ. 


NOSVEZ. Yor. NOZVEZ. 


| NOTENN, 8. f. Note de musique; 
pl. ou. 


NOUANS. Voy. NOUARZ. 


NOUANZ. s. m. B. Race, en mauvaise 
part. — Eunn nouañs tud, une race de 
gens dangereux. 


NOUED. Voy. NOED. 


NOUENN, 8. m. Extrêéme-onction. 
Voy. le mot français à mon Nouveau 
Dictionnaire françuis-breton 1869. — It 
da glask va nouenn, allez me chercher 
l'extrême-onction. À la lettre, allez 
chercher mon extrême-onction. 


NOUENNEIN (nouenn-e-in). Voyez 
NOUIENNEIN. 


NOUENNI, v. a. Donner l’extrême- 
onction. On dit aussi : rei ann nouenn, 
kas ann nouenn. 

NOUET. Voy. NBER, NOUED. 


NDUI. VOy. NOUENNI. 


NOZ 483 
NOUIEIN (nouie-in). Voy. NOUIENNEIN. 


NQUIENN (nou-ienn), s.m. V. Extrème- 
onction. 


NOUIENNEIN (nouienn-e-in), v. a. Y. 
Donner l’extrêéme-onction. 


NOUSPED. VOy. NASUSPED. 
NOUZ, 8. L C. Nuit. 


NOZ, 8. f. Nuit. En latin, noz. — 
Nos-deis, nuit et jour. Nos-vad/! bonne 
nuit! — Nos est contracté de nous et 
se prononce nôx. — Da xigor nos, à 
l'entrée de la nuit. Nos eo aneshi, 
il fait nuit. A la lettre, nuit est d'elle. 
Cette facon de parler est, dit-on, en 
usage aussi en hébreu. Le pronom 
personnel anezh est féminin gram- 
maticalement parlant ; ici, il peut être 
considéré comme neutre. Le pronom 
persoanel hi, féminin, s'emploie d'une 
manière analogue : glao a 30 enn-hi, 
il y a apparence de pluie. A la lettre, 

luie est en elle. Il est encore d'autres 
ocutions de ce genre. Ainsi, on dit : 
Staga out-hi, starda out-hi, travailler 
de tout cœur. Divexad eo anes h, il est 
tard. Tomm eo aneshi, il fait chaud. 
Kresteis eo anexhi, il est midi. Beac'h 
a veso gañt-hi, on aura de la peine. 


NOZ£C'H, NOZEOC'H, 8. f. Y. La durée 
de la nuit. Yor, NOZvEZ. — À noxec'h, 
V., nuitamment. 


NOZELA. Voy. NOZELENNA. 


NOZELENN, s. f. Bouton de vêlement; 
pl. ou. 


NOZELENN, 8. f. Glande à la gorge 
des porcs. 


NOZELENNA, v.a. Boutonner, mettre 
les boutons d’un vêtement. 


NOZEDO'H. Voy. NGZEC'H. 


NOZOC'H, NOZEC'H. Voy. ce der- 
nier. 


NOZVESIA, NOZVESIAT leae 
Y. n. Passer la nuit en un lieu, faire la 
couchée, passer la nuit en plaisirs. — 
Nosves, s. L, la durée de la nuit. 


484 OAJ 


NOZVEZ, 8. f. La durée de la nuit. et 
aussi veillée ou rassemblement en fa- 
mille dans la soirée, pl. nosvesiou 
(nosve-siou). — Nos, nuit, et vez, sorte 


OAZ 
de particule qui marque la durées. 
VOy. YE, 


NUAC'H, adj. Y. Nu, et, par extension, 
chauve. 


(U 


0, DC'H, particule qui, placée devant 
un infinitif, donne à ce dernier la 
valeur d'un participe présent. O kand, 
chantant; oc'h ober, faisant. La pre- 
mière se place devant les consonnes, 
et la seconde devant les voyelles. 
Après o il y a quelques lettres muables 
qui se changent. Voy. la Grammaire. 
— Cette particule a beaucoup de rap- 
port avec la particule bretonne enn-eur, 
qui forme le gérondif. Yor. ENN-EUR. 
— M'her gwel 0 c'hoarsin enn-eur lenn, 
je le vois nant en lisant. Voy. OC'H, 
devant un iofinitif. 


DABL, 8. m. Ciel, région de l'air. — 
Oabl-koabrek, la région des nuages 
(kog bri, Oabl-steredet, la région des 
étoiles (stered). 


OAC'H, s. m.T. Voy. OZAC'H. 

OAD, s. m. Age. Ce mot a un pluriel 
oajou, qui ne s'emploie que dans cette 
phrase : Enn oajou e oant, ils étaient 
du même âze. 

OADE, 5. L C. Voy. ODE. 


OAJET, adj. C. Agé de, qui a un cer- 
tain âge. — Oad, âge. 


OAJOU. Yor. 60. 


BALED, s.f. Foyer de cheminée, être; 
bassinet des anciens fusils avant l'in- 
vention des fusils à piston, laquelle 
date de 1840 à peu près. — Marvaillou 
toull ann oaled, des contes du roiu du 
feu. À la lettre, du trou de lare, 


DAN, s. m. Agneau; pl. ein; oaned. 


CAN-BASK, 8. m. Agneau pascal, 
agneau figuratif. 


DAN-DOUE, s. m. Le même que le 
précédent. 


DAN-GENN, s. m. Peau d'agneau. — 
Oan, agneau, et Kenn, peau. (Genn 66 
prouonce comme en français guine). 


OAN-LEAZ, 8. m. Agneau de lait. — 
Oan, agneau, et leaz, lait. 


OAR, WAR, prép. T. Sur. Il est plus 
régulier, selon nous, d'écrire war, ce 
qui n'empêche pas de prononcer oar, 
conformément au dialecte. 


DAM. s. m. Jalousie en amour. Krena 
ann 003, être jaloux. À la lettre, trem- 
bler la jalousie. Voy. JALOUx à mon 
Nouteau Dictionnaire français-breton 
1869. 


QAL, s. m. (anc.) Âge. 


OBE 
DAZUZ, adj. Jaloux. 


CBER, 5. m. Action, fait» pl. tou. 
Gall ober, méfait. Ann oberiou mad, 
les bonnes œuvres. 


OBER, v. a. et auxiliaire. Exécuter, 
faire, fabriquer ; p. great. Ce verbe est 
très-irrégulier. Voy. la grammaire. 
Ober mones. fabriquer de la monnaie. 
N'am eux netra da oher. je ai rien à 
faire. Me raio ann dra-5e, je ferai cela. 
Mar grit ann dra-se, si vous faites cela. 
— Nous avons dit autre part qu'il y 
avait, en breton, cinq manières de 
conjuguer les verbes ; nous avons 
aussi fait remarquer que la conju- 
gaison avec le verbe auxiliaire ober 
était tout-à-fait particulière à la langue 
bretonne. Cette sorte de conjugaison, 
avons-rous dit encore, s'emploie par- 
fois pour les verbes actifs, quand on 
veut donner plus de force à l'expres- 
sion de la pensée. Alors on conjugue 
le verbe ober à la suite de l'infinitif du 
verbe qui marque l'action. C’est ainsi 
que l’on peut dire : Me lazo al loen-se, 
je tuerai cette bête, ou bien, laza a rmn 
al loen-se. À la lettre, tuer je ferai 
cette bète. Me raio ann dra-se. je ferai 
cela, ou bien, ober a rinn ann dra-xe. 
A la lettre, faire je ferai cela. Me a 
anatez anezhan, je le connais, ou bien, 
anaout a rann anczhan. A la lettre, 
connaitre je fais lui. Kana en deux 
great, il a chanté. A la lettre. chanter 
il a fait. — Mais c’est surtout pour les 
verbes neutres que ce mode de conju- 
gvison est employé, et cela pour deux 
raisons : la première, parce que la 
plupart de ces verbes (neutres) ne 
sont usités qu'à l'infinitif, et en second 
lieu parce que la plus grande partie 
des temps de ces verbes sonnent mal 
à l'oreille ou pourraient donner lieu à 
des amphibologies. C'est ainsi que l’on 
dit : Birui a ra ann dour, l'eau est en 
Cbullition. À la lettre, bouillir fait 
l'eau. Bale war ann dour a reas, il 
marcha sur l'eau. À la lettre, marcher 
sur l’eau il fit. Voy. mon Nouteau Dic- 
fionnaire français-breion 1869. 

Ri-n n'indique l'antiquité de cette 
remarquable Îocution ; mais je dirai 
que je ne me rappelle pas en avoir 
trouvé un seul exemple dans Buez 
santez Nonn, ouvrage du xv° siècle. 

En Vannes, on dit gober à l'infiuitif, 


OC’ 485 


ce qui modifie quelque peu la conju- 
gaison du verbe ober. Bien petit est le 
nombre de ceux qui, daus les autres 
dialectes, écrivent gober. Dans Bues 
sañtez Nonn, dans le Catholicon, dans 
Le Pelletier et Grégoire, on ne trouve 
que ober. Ainsi, on dit partout ailleurs 
da ober, pour faire; ac'h ober, en fai- 
sant, et non da c'hobar. o c'hober, 
comme en Vannes. 


OBERIAD, s. m. Homme actif. 
DBERIANT, adj. (anc.) Laborieux. 


DBER-KUIT, v. a. Exempter, dispen- 
ser. À la lettre, faire quitte. Kuit 00 
bet great eux ar guwiriou, il a été 
exempté d'impôts. 


DBEROUR, s. m. Opérateur. — Ober, 
faire. 


DBER-PENN, v.n. Résister, mattriser. 
À la lettre, faire tête, Ober-penn da, 
résister à. 


OSER-VAD, v. n. Faire plaisir, ré- 
jouir, avoir soin de quelqu'un, le 
traiter bien. Grit pad d'exhan, ayez 
soin de lui. Kemeñt-se a ra vad d'in, 
cela me fait plaisir. — Ober, faire, et 
mad, bien. Vad a rafac'h d'e-omp, vous 
nous feriez plaisir. 


OC'H, 0, particule qui, placée devant 
un influitif, donne à ce dernier la va- 
leur du participe présent ; le premier 
se place devant les voyelles, et o de- 
vant les consonnes. Qc'h enebi, résis- 
tant; oc'h en em gana, se battant; 
o pellaat, s’éloignant. La particule o 
demande le changement de quelques 
letires muables. 0 terc'hel au lieu de 
0 derc'hel, Noy. la grammaire. Yor. 
aussi ENN-EUR, particule. 


OC'H, OUZ, OUT, OUC’H, prépositions. 
Contre, envers, à, de, à l'égard de. 
Ces mots qui, à hien dire, n’en font 
u’un et qui ne varient que pour 
donner satisfaction à un certain besoin 
d'euphonie, sont employés dans une 
foule de circonstances dont nous allons 
esèayer d'indiquer les principales. Ouz 
ann or, contre la porte, a-ispill ac'h 
skourr eur wexenn, suspendu à une 
branche d'arbre; entent oux ar re 


486 OC 


glañv, soigner les malades; eñteñt oux 
ar c'hexek, enient ac'h pep tra ann ti, 
soigner les chevaux, s'occuner des 
soins du ménage; Kompren oc'h ann IC 
o kouesa, s'apercevoir que la maison 
va s'écrouler; mad ou karañtezus ous 
ar re baour, bon ou charitable envers 
les pauvres; kris an ont-ho, il est cruel 
à leur égard; kaont dismegaris oux ar 
re 005, avoir honte de fréquenter les 
vieilles gens ; sevel oc'h roue Bro- 
C'hall, se révoiter contre le roi de 
France ; sevel ous he vestr, se révolter 
conmire son maitre ; enebi oc'h ann dour, 
résister au courant de Tenn: golenn 
puna dra oc'h ennn den, ous ennn den, 
demander un renseignement à quel- 
qu'un; gourt eo ous ar vugale, il est 
brusque à l'égard des enfants; ous-in, 
contre moi ; ous-d, contre toi; out- 
hañ, contre lui; out-hi, contre elle; 
ousz-omp, Contre nous; ous-hoc'h, 
contre vous; out-ho, contre eux, contre 
elles. — En quelques localités on dit 
Ouc'h au lieu de oc'h, 


OC'HA, sorte de superlatif signiflant 
autrefois très-brave. Le positif paraît 
avoir été oc'h, uc'h. élevé. 


OC'HA, v. n. Voy. OC'HAL. 


OC'HAL, OUC'HAL, v. n. Groguer 
comme font les pourceaux. 


OC'HAN, s. m. T. Bent: pl. oc'hen. 


OC'HANED, a. pl. m. T. Ann oc'ha- 
ned, les notables de la ville. Ge mot, 
qui ne s'emploie, je crois, que daus 
les petites villee, me paraît ironique. 
11 dérive de oc’han, T., bœuf, et a quel- 

ue rapport avec la locution familière 
n français, les gros bonnets de la 
wie. l 


OC'HEC'H, s. m. Y. Chef de ménage, 
mari. 

OC'HEN, 8. pl. m. T. G. Pluriel de 
tjenn, bœuf. 


OC'HIN, s. pl. m. Y. Pluriel de eijonn, 
bœuf. 


OC’H-KREAC’H, ady. En haut, avec 
ua verbe sans mouvement. Ema bre- 
mañ oc'h-kreac'h, il est actuellement 
en haut. 


OFE 


DC'H-PENN, OC'NPENN, ady. et prés. 
Davantage, en sus, en plus, en outre, 
encore, outre. Pevar gwennek ec'h- 
penn, quatre SOUS en sus. 


00, AUT, DT (64, 60, 8. m. V. T. C. 
Rivage de la mer; pl. oc'hou. 


ODE, s. f. Brèche faite dans une 
pour y faire passer des bestisux ou 
charrettes. Daus ce dernier css, on dit 


ode-garr. 

O0E-GARR, s. L Voy. le prégdent. 
Ce mot est composé de ode, brèche, et 
de karr, charrette, 

OEC’H, 8. m. Le même que oc’hech. 


0ED, OUED, 8. m. Gouttière da toit. 
Voy. NOED, NOUED. 


0ED, OET, s. m. Y. Age. Voy. 648. 


0E 00, 8. m. (anc.) Froid que ressen- 
tent les corps animés. Voy. AROUED, Y. 


DELED, OELET, OUELET, s. L Y. âtre 
ou foyer de cheminée. 


OEN, OUEN, 8. m. V. Agneau; pl. ein, 
et aussi oenet. 


OENKLO, T. War-oeñklo, en mal 
d'enfant. 


DERR, 8. m. (anc.) Le mème que oedd. 
OET, OUET, s. m. Y. Age. 
ET, OUET, 8. m. Gouttière de toit. 


OF, OFF, s. m. Y. Râtelier d'étable 
ou d'écurie, auge. Voy. OFFENN. 


OFAD, 8. m. Y. La plénitude de ce 
que l'on appelle of, off, en breton. 


OFEN. Voy. OFFENN. 


OFERENN, s. f. Messe; pl. ou. — 
Oferenn vintin, messe du matin, la 
première messe. Oferenn bred, la 
grand’messe. Voy.MESsse à mOn Nouveau 
Dictionnaire français-breton 1869. 


OFERENN-8RED, s. L La grand'messe. 
Ce mot est composé de oferenn, messe, 
et de pred, repas, comme pour dire 


OGL 


messe du repas, messe qui précède ke 
repas du milieu du jour. 


DFERENNA, OFERENNT, v. n. Dire la 
messe; p. oferennet. On dit de préfé- 
rence, lavaret ann oferenn. 


GFERN, OVERN, 8. f. Y. T.C. Messe. 
Voy. OFERENN. 


OFF. Voy. H. 
OFFAD. Voy. BrE, OFF. 
OFFENN, a. L Le même que of, off. 


a 9FISOU (ofi-sou), s. pt. m. Les offices 


06. Voy. OK. 
HR, 8. m. (anc.) Herse de labourent. 


OGED, HDGED (og-ed), s. L. Herse de 
laboureur; pl. ogedou, ogejou (og-edou, 
og-ejou). 


OGEDEIN, HOGEBEIN (og-ed-e in). v. a. 
V.Herser, parlant de la terre; p. ogedet, 
hogedet. 


OGEDECR (og-eder), 8. m. Herseur; 
pl. ien. 


OGEDI, HOGED (og -edi), v. a. Herser, 
parlant de la terre; p. ogedet. 


DGEDOUR, HOGEDOUR (og-edour), s.m. 
Y. Herseur ; pl. ogederion. 


OGEIN (og-e-in), v. n. Y. Müûrir, et 
aussi rouir; p. oget. On dit plus sou- 
vent eogein (eog-e-in). 


OGENN (og-enn), 8. L Y. Lieu où l’on 
met le lin à rouir. 


OGILLON (og-illon, les L mouillées), 
à m. Le peu que les marchands ajou- 
tent à la mesure de ee qu'ils vendent 
en détail. 


OGLENN, 5. f. Saline, marais salant; 

ou. 
OGLENN :ôglenn), 8. f. Y. Lavoir pour 
aussi 


le linge sale; pl. eu. On 
auglenn. 


ORA 487 
à Pat OGROB, s. pl. m. Orgues 


DGRAOUER, 6. rm. Organiste ous 
des orgues à l'église. dl, 


BHEN, OC’HEN. Voy. ce dernier. 
DIGNET, adj. (anc), KEmoussé, obtus. 


OK, adj. Roui, parlant du lin, qui 
est en maturité en général. 


DK, monosyllabe qui, en Cor- 
nouaille, remplace le plus souvent la 
terminaison ek des autrea dialectes. 
Ainsi on y dit diok pour diek, pares- 
seux ; Klok pour killek, coq. Voy. Er. 


OLEO, OLEOU, s. pl. f. Les huiles 
saintes. Kn latin, oleum, huile. 


OLEO-SAKR, 8. DI. L La sainte am- 
poule. A la lettre, huiles sacrées. 


OLEOU, Yor, BLE, 
OLIFANT, s. m. Eiénhant: pl. ed. 
OLIVEZ, 8. pl. m. Voy. OLIVEZENN. 


OLIVEZENN, a. f. Olive, fruit; pl. 
olives, masc. 


OLL, Voy. HULL, 


OMP, pron. pers. toujours régime. 
Nous. ÆEvid-omp, pour nous. 


ON, pron, pers. toujours régime. 
Y. L CG. Moi. Voy. OUN. Evid-on, pour 
moi. c 


ONKL, 8. m. Avoine à chapelet. 
ONN, s. pl. m. Yor. OURR, s. pl. m. 
ONNENN. VOy. OUNNENN. 

ONNEB. Yar. OUNNER. 


DR, s. f. Quelques personnes pen- 
sent que ce mot est un radical au sens 
de porte. Voy. ce qui est dit à ce sujet 
au mot DOR. 


ORANJEZ. Ce mot s'emploie. sous 
cette forme : Aval orañijes. À la let- 
tre, pomme d'erange, pour dire une 
orange, pi. avalou-eranjes. 


488 ORI 


08810, ORMID, 8. m. Y. Felnte, céré- 
monies, facons, grimaces, minaude- 
ries; pl. eu. Gobar orbideu, ou, orbi- 
dein. Y. faire des facons. En Léon, on 
dit ober pismigou. 


ORBIDEIN (orbid-en), v. n. V. Yor. 
ORBID. 


ORBIDEU. Voy. 6R8ID. 


ORBIDOUR, s. m. Y. Minaudier, gri- 
macier, qui fait habituellement des 
facons. Voy. ORBID. 


ORBIDOUREZ, s. L C’est le féminin du 
précédent. 


ORCHAL, 8. m. Neud orchal, laiton, 
fl d'archal. 


OREL, Voy. HOREL. 
ORFIL, 8. m. Tussilage, plante. 


ORGED (org-ed), 8. m. Amour luxu- 
rieux. Beza kroget gant ann orged. 
être pris d'amour luxurieux. 


ORGEDER (org-eder), 8. m. Débauché; 
pl. ten. Voy: ORGED. 


ORGEDEREZ (org-ederes), 8. f. Femme 
débauchée, folle d'amour. 


ORGEDI (org-edi), v. n. Ce verbe n’est 
pas usité, que je sache. On dit besa 
kroget gant ann orged, être pris 
d'amour luxurieux. 


DRGENELL (org-enell), s. f. Y. La par- 
tie du gouveruail d’un navire dans la- 
quelle entre la barre. 


ORGLEZ, s. rm. Y. Orgues d'église ; 
pl. eu. Sonein enn orglez, toucher des 
orgues. 


OAGLEZOUR, 8. m. Y. Organiste 
d'église; pl. orglezerion. 


ORIAD, 8. m. Libertin, débauché: 
pl. ed. 


ORIADEZ, 8. L. Femme débauchée ; 
pl. ed, 


ORIADI, Y, n. Ce verbe n’est pas 
usité. À la rigueur on peut l'enregis- 


OSK 


trer comme sigaiflant brûler d'an 
amour déshonnète. Voy. 8RGEB. 


ORIAU, ORIAY, s. m. Goéland, oiseeu 
de mer. C'est un des noms que l'on 
donne à cet oiseau; pl. ortaved. 


ORIKELL, s. f. Contre-porte. Voy. 
DORIKELL, qui est plus régulier comme 
radical; mais en construction avec 
l'article, on dit aussi ann orikell. Yur, 
DOR, porte. 


ORIN, s. m. C.; pl. orined. 
postérité d’un individu, les petits 
d'une femelle, et aussi, engeance, ra- 
massis, en mautaise part. Il s'entend 
aussi au sens de original, s. m.. hom- 
me qui fait d'habitude des choses que 
les autres ne font pas. Yor, 6RISTAL. 
Orined int, ce sont des origiLaux. 


ORIN, 8. m. (anc.) Urine et excré- 
ments des auimaurx. : 


ORIO (ori6), s. m. C'est un des noros 
que l’on donne au goéland, oiseau de 
mer. VOy. ORIAU, ORIAV. 

ORIOU. Le même que arian, 


ORISTAL, s. m. Original, individu 
qui a des idées bizarres. 


ORMEL, S. pl. m. Voy. ORMELENN. 


ORMELENN, 8.f. Ormeau, coquillage; 
pl. ormel, masculin. 


ORMID, s.m. Y. VOy. OR8ID. 


ORMIDOU, 8. pl. m. Qber ormidou, 
gesticuler en parlant. 


ORSEL, s. m. Burette pour la messe; 
pl. iou. 


ORSOL, 8. m. Voy. ORSEL. 
ORZ, Voy. HORZ. 


OSER (o-ser), s. m. Grelin en corde; 
pl. tou. 


DSK, s. m. V. Entaille, coche; pl. ou. 


OSKAL, s. pl. m. V. Pluriel irrégulier 
de oskalenn, Y: chardon. 


OUE 


OSKALENN, 8. L. Y. Chardon, plante; 
pl. oskal, masculin. 


OSKEIN (o5k-e-in), v. a. Y. Faire uue 
entaille, une coche; p. osket. 


OST, 8. m. (anc.) Armée ennemie. — 
Hostis (latin), ennemi. Ce mot ost était 
jadis en usage dans ce sens en fran- 
çais. 


OSTANSDR, 8. m. Ostensoir. 


OT, AUT (64), 8. m. Y. T. C. Rivage 
de la mer; pl. audeu, en Vannes, et 
auchou, en Cornouaille ; aucho, T. 


OTENN, AUTENN (Glenn), 8. L Y.T. C. 
Rasoir ; pl. autenneu, V.;, autennou, C. 


OTER, AUTER (ôter), 8. L. Y. Autel 
d'église; pl. teu. Voy. AOTER. 


OTRE, AUTRE (drei, 8. m. Y. T. C. 
Assentiment, approbation. 


OTREA (ôtrea), Y. n. GC. Yor, AOTREN. 


OTROU, AUTROU (ôtrou), s. m. C. Y. 
Monsieur; pl. autroune, V.; autrounez, 
C. Le mot autrou figure parmi les 
noms de famille. 


OTUZ, adj. C. Incommode, hautain, 
importun, parlant des personnes. 


DUAR. Ce mot se dit parfois à tort 
pour kouar, Y. Voy. KOUAR. 


OUC'H, prép. Yor. 0C'H. 
OUC'HAL. Yor. OC'HAL. 


OUC'HEN, s. pl. m. T. G. Pluriel ir- 
régulier de ijenn, bœuf. 


OUC'H-PENN, OUC'HPENN. Yor. 0C'H- 
PENN. 


OUD, OUT, pron. pers. toujours ré- 
gime. Toi. Evid-oud, evid-out, pour 
toi. 

OUD, prép. Voy. our. 


DUED, OUET, s. m. Gouitière de 
toit. Voy. N0OE0. 


OUELCH, adj. (anc.) Paralysé et boi- 
teux. 


OUN 489 


OUELER, s. m. En quelques localités 
on appelle ainsi le daia sous lequel 
on place les morts à l'église, ar oue- 
ler. Il me semblerait plus régulier de 


dire ar goueler (gouela, pleurer). Voy. 
GWELER, 


OUELET, s. f. Y. Atre ou foyer de la 
cheminée. 


OUENN, 8. m. Y. Agneau; pl. ein. 
OUENNEK. VOY. OUNNEE. 


OUET, CET, s. m. Y. Age. Voy. 0AD. 


QUET, OET, s. m. Gouttière de toit. 
Voy. NOED, NOUED. 


OUF, DUFF, pron. pers. (anc.) Moi. 
Voy. 00, 


OUFF, 8. m. Y. Golfe ou anse de la 
mer; on le dit aussi d'un coin retiré, 
du détour d'une rue. 


OUGNOUN, 8. pl. m. Des oignons, lé- 
gumes. Un seul oignon, eur pénn ou- 
gnoun. 


OUGNOUN-KI,8. pl. m. Vaciet, hyacin- 
the sauvage ou de chien. Eur penn 
ougnoun-ki, un plant de vaciet. Le mot 
qui nous occupe désigne les plants et 
les fleurs du vaciet; toutefois, pour ce 
qui est de ces dernières, il faut dire 
bokejou ougnoun-ki, C'est une plante 
bulbeuse. 


OUHEN. Voy. OC'HEN, seul régulier. 


OUJENN, a. m. Y. Entremetteur de 
mariage, soit homme, soit femme. 


OUN, pron. pers. toujours régime. 
Moi. Evid-oun, pour moi. Dira-s-oun, 
devant moi. War-n-oun, sur moi. 


OUNEZER, OUNNEZER, 8. m. Crasse 
du corps. 


OUNGL, s. m. C. Ivraie. On dit aussi 
ouñnkl. 


DUNGL, s. m. T. Herbe aux hémor- 
roïdes. C’est peut-être ia sarrette des 
champs. 


DUNN, s. pl. m. Pluriel irrég. de 
ounnenn, frêne. 


6? 


490 OUT 


OUNNEK, 3. L. Frenaie, lieu planté 
de frènes. — Ounn, masc., des frènes. 


DUNNENN, s. f. Frêne, arbre; pl. 
ounn, masculin. 


OUNNER, s. L. Génlsse; pl. ed. 

OUNNEZER. Voy. OUNEZER. 

OUNN-GWEN (gu-en), 8. m. Orne ou 
frêne sauvage dont le bois est liant, 
pliant et très-flexible (gwen). 


OUR, GOUR, 8. m. (anc.) Voy. ce der- 
nier. 


DUR, a. f. C. Porte. Yor. DOUR, vrai 


radical. À sour da sour, de porte en : 


porte. Voy. 208, du Léon. 


OURL, s. m. Flot, vague de la mer; 
pl. ou. Voy. QUALIX. 


DURLIK, DURLIK-MDR, 8. m. Petite 
vague de la mer. 


OURMEL. Voy. ORMEL. 
OURMELENN. Voy. ORBELENN. 


OUROULLER, s. m. Clochette que l'on 
attache au cou des animaux. 


OURS, 8. m. C. Homme revêche et 
qui n'est jamais du sentiment des 
autres. 


OURZIK, 8. m. Mont war he ourxik, 
marcher à son aise. 


OUSPENN. Voy. OC'H-PENN. 
OUT, OUD, pron. pers. régime. Tol, 


War-n-out, sur toi. Evid-oud, evit- 
out, pour toi. 


OZI 


OUT, prép. Contre, à l'égard de. 
Out-han, contre lui. Cette préposition 
ne s'emploie qu'avec les pronoms per- 
sonnels de la troisième personne des 
deux genres, au singulier et au plu- 
riel. Voy. BCH, 


BUL, prép. Contre, à l'égard de. 
Ous-in, contre moi. Ous-d, à l'égard 
de toi. Ous-omp, contre nous. Ous- 
hoc'h, contre vous. Cette préposition 
ne s'emploie qu'avec les pronoms 
sonnelsde la premièreet de la deuxième 
personne, au singulier et au pluriel 
Noy. OC’H. 


OUZ-PENN, OUZPENN, VOY. STEL, 


OVERN, 8. f. Y. T. G. Le même que 
ofern. 


DVERNIAN, v. n. T. Dire la messe; 
p. overnief, 


OVISER (ovi-ser), s. m. Officier ; pl. 
ten. 


OZ, AUZ (09, 8. m. V. T. C. Yor. AZ. 
OZA, AUZA (6za), v. a. T. C. Voy. AGZA. 


OZAO'H, s. m. Homme marié, chef 
de ménage, mari; pl. exec'h. | 


OZEC'H, 8. m. En quelques lieux 
s'emploie pour ozac'h; pl. exec’h. 


OZEIN, AUZEIN (ôze-in), v. a. Y. 
Préparer, apprêter; p. auset, 0261, 
Voy. AOZA. 


OZILLEN (L mouillées), s. L Y. T. G. 
Un plant d’osier; pl. oxill, masc. De 
l'osier, des plants ou tiges d’osier. 


PAD | 


Nous rappelons ici que cette lettre, 
à l'instar des autres consonnes, se 
fait fortement sentir à la fin des syl- 
labes et des mots. Ainsi, map, chilip, 
se prononcent comme en français 
mape, chilipe. 


PA, con). Quand, lorsque, puisque, 
pendant que. Après ce mot, les lettres 
fortes s’adoucissent. Pa bedann au lieu 
de pa pedann, quand je prie Dieu. Pa 
latarann d'id, c’est ce que je te dis. 
Voy. la grammaire. Cette conjonction 
a le sens de si dans les mots panefe et 
paneved, si ce n'est, si ce n'était. 


PAR, PAP, a. m. Pape, souverain- 
pontife ; pl. ed. 


PABAOUR, s. m. Bog vreu U, chardon- 
neret, selon d’autres. 11 s'emploie aussi 
en style ironique : Kaera pabaour! 
quel bel oiseau! parlant d'uu homme 
dont on se moque. 


PABOR, 8. m. C. Le même que pa- 
baour. 


PACH, 8. m. Page, petit serviteur 
d’un seigneur ; pl. ed. 


PAD, s. m. (anc.) Durée. — E-pad, 
peudant, durant. E-pad ma, pendant 
que. 


PADAL. adv. Cependant, néanmoins. 
D'autres disent pa-dalv, padair. 


PADEIN (pad-e-in), v. n. V. Durer; 
p. padet. 


PAF 491 


Pa 
U V 
U . 
N N P a 
N x 


PADELEZ, 8. f. Durée. Evitez Vä; Rat, 
— Padout, durer. me 


PADOUT, Y. n. Durer; p. padet, — 
Ne bado ket pell, il ne durera pas long- 
temps. 


PAOUZ, adj. De longue durée, à long 
terme. Voy. PADOUT. 7, 


PAE, 8. m. Solde, salaire, paye, 
payement. 


PAEA, v. a. Solder, payer; p. paect. 


PAEAÑ, v. a. T. Payer, solder: p. 
paeet. 


PAEER, 8. m. Payeur. 


PAELON, PAERON, 8. f. Y. Poêle à 
frire ; pl. eu. 


PAEROUN, s.m. Parrain d’on enfant 
qu'on baptise, patron ou saint dont on 
porte le nom. On dit aussi tad-paeroun 
pour le parrain d'un enfant. 


PAF. Ce mot, qui paraît être le ra- 
dical des deux mots suivants, est pro- 
bablement une contraction de paf, 
palv, paume de la main, ou un dérivé 


de pao, par, patte. 


PAFALA, v. a. Tâter, tâtonner. On 
dit aussi patala. Ce mot, s'il est em- 
ployé quelque part, ne l’est guère. 


PAFALEK, PALAFEK, adj. Qui a de 
grandes paites ou beaucoup de pattes, 


492 PAL 


— Laouen palafek, morpion. À la lettre, 
pou qui a beaucoup de pattes. Yar. PAF. 


PAGAN, 5. m. Palen; pl. ed. — Ar 
baganed. les palens. Ar pagan, Île 
palen. 


PAHUM, s. m. V. Entrave en fer pour 
les chevaux; pl. eu. 


PAHUMEIN (pahum-e-in), v. a. Y. 
Mettre des entraves en fer à un cheval. 


PAHUMEU, Y. VOy. PAHUS. 


PAILLUR (les L mouillées}, pluriel 
irrégulier de paillurenn (les L mouil- 
ées). 


PAILLURENN (les L mouillées), &. f. 
Fétu de paille: pl. paillur, masculin. 


PAJENN, s. f. Page d'un livre, etc. s: 
pl. ou. 


PAL, 8. m. Paquet. Yor. PALAD, plus 
usité. 


PAKA, v.a. Emballer, saiair, prendre, 
atteindre, attraper ; p. paket. — Paket 
eo bet al laer, on a attrapé le voleur. 
Pa en done paket he drizek rloaz. quand 
il eut atteint l'âge de treize ans. 


PAKACH, s. m. Kmballage. 


PAKAD, a. m. Paquet, faisceau, botte 
ou assemblage; pl. pakajou. 


PAKADENN, 8. f. Bagages d’un voya- 
geur.il n'a pas de pluriel : ra fakadenn, 
mes bagages, mon bagage. 


PAKAJER, 8. m. Celui qui rapporte 
en mal ce que l’oa fait, ce que l'on dit, 
rapporteur. 


PAKETEIN {pakele-in), v. a. Y. Em- 
baler: p. paketet. 


PAL, a. L Pelle ou bèche de labou- 
rage, vanne d'un moulin à eau pour 
laisser sortir l'eau. Ea latin, pala. 


PAL, s. m. Palet ou galet plat et ar- 
roodi pour jouer au palet; il se dit 
aussi du but où l'on se place pour jorer, 
et du but où 11 faut arriver le premier 
* pour gagner à la course. — C'hoar: pal, 


En) 


PAL 


jouer à but arrêté. C'hoari mean 
jouer aux petits palets. On le dit ea- 
core d’une jantille de roue de moulin: 

l. paliou. Plusieurs lui donnent aussi 
e sens de pall, paume de la main: 
c'est à tort. 


PALA, v. a. Chapeler, parlant d'an 
pain ; p. palet. 


PALAC, s. L Pelée, ce que 
tenir une pelle ou bêche 
rage. 


PALAFA, v. a. Ce mot, je crois, si- 
gnifle palper. empoigner: il parait dé- 
river de palo, paume de la main. 


PALAFANOO, PARLAFANQU, a. pl. m. 
Mont war he balafanou, marcher à 
quatre pieds comme les enfants qui 
pe savent pas marcher. 


PALAFEK , adj. Qui a de grandes pattes 

ou beaucoup de pattes. — pa- : 
lafek, morpion. A la lettre, pou qui a 
de grandes pattes. Voy. PAFALES. - 


PALAFORSEIN (palafor-se-in), v. a. Y. 
Violer; p. palaforset. — Palaforsein ur 
cerc'h, violer une fille. . 


PALAFRER, 8. m. C. lL se dit d'un 
cheval qui a la corne du pied trop 
large. 


L con- 
labou- 


PALAMOUR. Yor. ABALAHOUR. 
PALANCH, s. m. Y. Caparacon. 


PALARAT, v. n. Effondrer le sol pour 
faire un labour profond. Ce mot est 
composé de pal, pelle ou bêche, et de 
arat, charruer. 1l est de fait que ce 
travail, pour tre complet, doit être 
fait avec la charrue d'abord, puis avec 
Ja bèche. 


PALARENN, s. L. Poêle à frire. Voy. 
PILLIK-LOSTEE. 


PALARENNAD, 8. f. Plein une poële 
à frire. 

PALASTR, s. m. Emplâtre, cataplas- 
me; pl. ou. 


PALASTRA, v. a. Mettre une eraplé- 
tre; p. palastret. 


PAL 


PALASTRET, adj. Qui a des emplä- 
tres, couvert d’emplâtres. 


PALAT, Y. a. Bêcher, travailler à la 
bèche. Voy. PAL, 8. f. 


PALAVENNOU, s. pl. m. Mont war he 
balavennou, marcher à châtons. 


PAL-DAN, 9. L Pelle à feu. — Pal, 
8. f., pelle, et tan, feu. 


PALE, 3. m. Y. Bonda d'étang: pl. 
paleeu. 


PALEFARS, PALEVARZ, 8. m. Quart, 
quatrième partie. Il ne s’emploie 
qu'en parlant des mesures. Eur pale- 
fars mezer, un quart d’aune de drap. 
Eur palefars douar, un quart de jour- 
pal de terre (environ 12 ares). Eur 
palefars leo, et mieux, eur c'hart leo, 
un quart de lieue. 


PALEM, 8. m. Poussière composée 
de tan et d'autres matières pour tan- 
ner, les cuirs. Ti-palem, s. m. C., tan- 
nerie. 


PALER, s. m. Celui qui sait bécher 
la terre. Voy. PAL, s. f. 


PALEVARO'H, a. m. Y. Le quart, lu 


quatrième partie. On dit aussi perann. 
Voy. PALEFARS. 


PALEVARS, PALEVARZ, 8. m. Le 
quart, la quatrième partie. Voy. PALE- 
FARS. 


PALEZ, s. m. Palais, habitation d'un 
souverain. 


PALF, 8. m. Paume de la main. 


PALFAD, 8. m. Ce mot qui dérive de 
palf, paume de la main, signifie souf- 
flet ou coup sur la joue. En style fami- 
lier on l'emploie au sens de constitu- 
tion physique. Ainsi on dit eur palfad 
mad a zen eo, il est bien constitué. 
C'est comme si l'on disait : il a une 
bonne poigne, il est fort. 11 signifie 
encore palme ou empan. 


PALFAS, 8. m. Main fonrchue; je l'ai 
aussi trouvé avec la signification de 
soufflet ou conp sur la joue. C'est sans 
donte uue faute d'orthographe. Yar. 
PALFAD. 


PAL 493 


PALFAS, adj. Fourchu. Treid palfas, 
des pieds fourchus. 


PALFAZ. VOy. PALFAS. 


PALIA, et mieux, lakaat paliou. Met- 
tre des jantilles aux roues des mou- 
lins. 


PALIER, 8. m. Galerie, corridor, ar- 
moire à linge, à vaisselle; pl. ou. 


PALIGEL (palig-el), s. L Y. Pelle à 
feu. — Pal, 8. f., pelle. 


PALIRED, 8. f. Raquette pour le jeu 
qu volant, pelle à feu. — Pal, s. f., 
pelle. 


PALIKED-SKDBITELL, 8. f. Raquette 
pour le jeu du volant. — Paliked, ra= 
quette, et skobitell, volant. 


PALISENN (pali-senn), 8. L. Y. Ra- 
quette de volant. — Pall, 8. L. pelle. 


PALLENN, 8. f. Couverture de lit, 
housse de cheval; pl. ou. 


PALLENN-KAON, PALLENN-KANV, 
8. f. Drap mortuaire. — Pallenn, cou- 
verture, et kaon, kanv, deuil. 


PALLENN-VARC'H, 8. L Caparaçon. 
— Pallenn, couverture, et marc'h, 
cheval. 


PALLIN, 8. L. Couverture de lit. On 
le dit aussi d’une couverture ou grand 
drap en toile qui servait à recevoir le 
blé quand il avait passé au crible et 
qu'il était purgé du mauvais grain et 
de la poussière. Ce travail incombait 
aux femmes de la ferme. Klles étaient 
perchées sur un banc ou sur une 
chaise, et agitaient le crible au-dessus 
du drap. Cette opération si lente et si 
pénible a fait place, depuis quelques 
années, au ventilateur ou vanneur à 

ras. 


PALMER, s. m. Y. Plain de tanneur 
ou trou dans lequel on place les cuirs 
à tanner. 

PALMEZ. VOy. AVAL-PALMEZ. 


PALOUER, s. m. Brosse, époussette; 
pl. ou. 


494 PAN 


PAL-ROU, 8. L. Jantille d'on moulin 
à eau. — Pal, 8. L. pelle, et rod, 
roue. 


PALTOK, 8. m. (anc.) Habillement 
d'étoffe grossière pour la fatigue. Le 
mot nouveau paletot, du francais, 
pourrait bien en venir. 


PALTUK, adv. (anc.) Souvent. 


PALTOKENNAD, 8. m. Eur paltoken- 
nad bleo, une chevelure longue et 
touffue qui tombe sur le dos. Voy. 
PALTOE, 8. m. 


PALUC’HAT, Y. 4. Echalasser, par- 
lant des vignes, ramer, parlant des 
pois; p. paluc'het. Yor. PALUC'HENN. 


PALUC'HAT, v. a. Préparer le lin et 
le chanvre pour les mettre en œuvre. 
VOy. PALUC’HENN. 


PALUC'HEIN (paluc'he-in), v. a. Y. 
Le même que paluc'hat, dans les deux 
significations de ce verbe. 


PALUC'HENN, 5. f. Echalas des vi- 
gncs, rame pour les pois (légume) ; 
pl. ou. 


PALUC'HENN, 8. f. Pesseau pour 
pesseler le lin et le chanvre. 


PALUD, 8. pl. m. Marais; et en Van- 
nes, marais salants. Ce substantif f- 
gure parmi les noms de famille. En 
latin, palus. 


PALUDENN, 5. f. Marais; pl. palud, 
paludou, masc. 


PALV, PALF. Voy. ce dernier. 
PALVAD, PALFAD. Voy. ce dernier. 


PAMDIEK, adj. Y. T. Quotidien. Yor. 
PEMDEZIEX. 


PAN, PANN, adj. Segal ban, seigle 
qui pousse trop en herbe. 


PAN, PANN, S. m. (anc). Lieu, en- 
droit. Voy. BANN. 


PAN, PANN, s. m. (anc). Fourrure, 
pl. panau. 


PAN 


PAN, conj. T. Lorsque, quand, puis- 
que. Voy. PA. 


PANEFE, PANEVE, prép. C. Si ce 
n'est, si ce n'était. Panefe ma, si ce 
n'était que. Eurus e vijenn bet panefe 
ann den-5e, j'aurais été heureux sans 
cet homme. Ce mot est une contrac- 
tion de pa ne ve, si ne était. A la let- 
tre, si ne serait. VOy. PANEVES. 


PANELL, 8. L. Panneau, volet ; pl. ou. 


PANEN, adj. Sans levain, asyme, et, 
par extension, fade, parlant des mets; 
importun, parlant des personnes. Æunn 
den panen, un fat, un importun. 


PANER, a. f. Panier; pl. panerou, 
paneriou. 


PANERAD, 8. L Panerée, plein on 
panier. Eur banerad aralou, un panier 
plein de pommes. 


PANEROK, adj. (anc.) Débauché. 


PANES, PANEZ, s. pl. m. Pluriel ir- 
régulier de panezenn. 


PANEVEU, PANEVE, PANEVET, prép. 
Sans, sinon, si ce n'était, si ce n’est. 
Beuzct e vije het paneved se, il se serait 
noyé sans cela. À la lettre, si ne serait 
cela. Voy. PANEFE, pour la composis 
tion. 


PANEZ, pluriel irrégulier de pane- 
zenn, panais. 


PANEZA, v. n. Cucillir ou arracher 
des panais. Je le crois bien peu usité. 
Tenna ar panez, plus usité. 


PANEZEK, s. f. Champ de panais. On 
dit aussi park ar panez. 


PANEZENN, 8. f. Panais, légume po- 
tager et fourrager ; pl. panez, masc.— 
Le substantif panezrnn s'emploie iro- 
niquement pour désigner un benèt, 
un imbécile. Jann banezenn pour lann 
panezenn. À la lettre, Jean panais, ou 
Jean bète comme les animaux qui 
mangent des panais. Voy. IANN. En 
Cornouaille, on aime assçz dire eur 
banesenn pour désigner un habitant 
du Léon, parce qu'on prétend qu’en 
cette partie de la Bretagne on mange 
plus de panais qu'ailleurs. 


PAO 


PANEZENNEK, adj. Il se dit des bes- 
tiaux nourris avec des panais: ct, par 
extension, den panezennek s'emploie 
pour désigner un homme stupide. 
Voy. PANEZENN. 


PANN, Voy. PAR. 


PANTE, s. m. Pardon ou fête d'un 
bourg, village, pendant laquelle on 
danse, on joue, on boit et on mange. 
1! n’y est guère question de cérémo- 
nies religieuses ; pl. pañnteou. YOT. 
PAROOUN. Redek ar pañteou, fréquenter 
ces sortes de fètes. 


PANTES, adj. (anc.) Asthmatique. 
PANVREK, adj. T. En maturité. 


PAO, PAV, PAF, PO (p6), 8. m. Patte 
d'auimal, et aussi pied ou main d’hom- 
me en certains cas ; pl. paoiou, paviou. 
On le dit aussi de la branche de la 
charrue. 


PAOATA, v. a. Patauger, barboter; 
p. paoalet. — Pao, patte d'animal. 
Paoata enn dour, barboter dans l'eau. 


PAO-BRAN, 8. m. Bouton d'or, patte 
de coq, et morène, selon d'autres, 
plantes... À la lettre, patte de corbeau. 


PAOEK, adj. Qui a de grosses pattes; 
eu style ironique, individu qui a de 
grosses et grandes mains. 


PAOEZ. Voy. PAOUEZ. 
PAOEZA, v. n. Yar. PAQUEZ, v. D. 


PAOGAMM, s. m. Qui a un pied-bot. 
— Pao, patte, pied, et kamm, crochu, 
tortu. Ce mot figure parmi les noms 
de famille : on l'écrit Paugamm. 


PAOGAMMEZ. C'est le féminin du 
précédent. 


PAOL, s. f. Barre du gouvernail de 
pavire. Paol ar stur, la barre du gou- 
veruail. 


PAOLEA, v. n. Godiller, se servir 
d’un aviron à l'arrière d'un canot pour 
le faire avancer et le gouverner à la 
fois ; p. poaleet. Voy. PAOLLEVIAT. 


PAO 49% 


[PAO-LEON, 8. m. Patte de lion, 
plante. 


PAOL-GORNER, s. m. Nom poétique 
donné au diable. — Paot, Paul, et 
kornek, qui a des cornes. M. Milin a 
fait du diable le portrait qui suit : 


Kroc'henn dem-zu suillet enn tan, 
Daoulagad rus ha tal Kornek 
Evel dent rastell he r kamm; 
Eunn teod nados, genou skilfek, 
Forc'h kabosek he xivesker, 

He dreid palfas 30 ivinek. 

Ne ve ket patroum Lusifer, 

Anez he gein herd lostek. 


PAGLLENVA. VOy. PAGLLEVIAT. 


PAOLLEVIAT, v. n. Godiller, gouver- 
ner et faire avancer ua bateau avec un 
aviron à l'arrière. Ce mot est composé 
de paol, barre de gouvernail, et de 
Ek gouverner un navire ; p. paol- 

jet. 


PAO-MARC’H, s. m. Pas d'âne, plante. 
A la lettre, patte de cheval. 


PAORENTE, 8. L T. C. Pauvreté. Voy. 
PAOURENTEZ, 


PAOT, adj. Nombreux, beaucoup, 
fréquent, commun. Paot iñt, ils sont 
nombreux, ils sont beaucoup. 


PAOT, s. m. C. Poussière, poudre. 


PAOTA, v. n. Barboter, patauger. 
Voy. PAOATA, plus régulier. 


PAOTA, v. a. C. Couvrir de pous- 
sière. 


PAOTR, s. m. Garçon, enfant mâle, 
apprenti, champion. Le mot paotr, 
dans le style des contes, s'applique 
aux hommes, aux bêtes, aux démons. 
On dit aussi, en termes familiers, ar 
paotr koz, le vieillard. À la lettre, le 
garçon vieux. 


PAOTR-ANN-DENVED, s. m. Berger. 
A la lettre, garçon des brebis. 


PACTR-AR-C'HARR, 8. D, Postitlon. 
À la lettre, garçon de la voiture. 


PAOTR-AR-GAOTER, 8. m. Garçon 
cuisinier, aide de cuisine, coq de na- 


496 PAO 
vire. À la lettre, garçon de la chau- 
dière. 


PAOTR-AR-ZAOUT, s. m. Vacher, 
bouvier. A la lettre, garçon des bes- 
tiaux. 


PAOTR-C'HOUIT, s. m. C. Escroc. 


PAOTRED-AR-C'HIL-KROG, a. pl. m. 
Nom donné aux habitants de Guissény, 
parce qu’à la fin du siècle dernier en- 
core, ils se battaient à coups de croc 
pour se disputer les bris des navires. 


PAOTREZ, 8. L Petite file. Il s'em- 
ploie aussi comme injure à une grande 
fille de mauvaise vie. Ce mot dérive 
de paotr, garçon. 


PAOTRIK, s. m. Jeune garçon. C'est 
le dimioutif de paotr. Au pluriel, 
paotredigou. 


PAOTRIK-AR-SKOD-TAN, s. m. Nom 
oétique donné à l'esprit follet. À la 
ettre, petit garcon des tisons, garcon 
de la boche à feu. On donnait ce nom 
à l'esprit follet, être imaginaire, parce 
que anciennement on lui réservait une 
place au fond de la cheminée pour 
qu'il pût y passer chaudement la nuit. 
IL était en effet assez naturel d'avoir 
cette attention délicate pour un esprit 
qui ne faisait de mal à personne, si 
ce n’est toutefois à ceux qui le tra- 
cassaient. 


PACTR-MECHEROUR, s. m. Apprenti. 
A la lettre, garcon ouvrier; pl. pao- 
tred-mecherourien. 


PAOTR-SPI, s. m. Homme jaloux en 
amour. Ce mot est composé de paotr, 
garcon, et de spi, guet, embuscade, 
afTüt. 


PAOUEAN, v. n. T. Cesser, se repo- 
ser; p. paoueet. 


PAOUEZ, s. m. Repos, halte, pause. 
Douar paoues, friche, terre sans cul- 
ture, jachère. A la lettre, terre en 
repos. Hep paouez, sans cesse. En 
grec, paud, se reposer. 


PAOUEZ, Y. n. Cesser; D. paouegel. 
Paouezit ouz-in, restez en repos et 
m'y laissez. 


PAR 
PAOUEZA, v. n. Yor, PASUEZ, v. n. 
PAOUEZVAN, s. m. Trépas, mort. 
PAOUN, s. m. Paon, oiseau; pl. ed. 


PAOUR, 8. m.et adj. Pauvre, indi- 
gent, mendiant, digne de pitié. Le 
pluriel du substantif est peorien. Paour 
keax, pauvre malheureux. Ar beorien, 
ar re baour, les pauvres. 


PAOURAAT, Y. n. Et mieux, dont da 
teza paour, devenir pauvre, s'appau- 
vrir, D. paoureet, paoureat. 


PAOURENTEZ, 8. f. Pauvreté, indi- 
gence, misère. 


PAOUREZ, 8. f. Pauvresse, femme 
qui mendie. 


PAP, PAPA, PAPAIK, s. m. En quel- 
ques localités, les nourrices donnent 
à ces mots le sens de bouillie pour les 
petits enfants. C’est comme en Angle- 
terre, à ce que je crois. Yor, 181, 
BAPPAIK. 


PAP, PAB, s. m. Le pape, le Souve- 
rain-Pontife; pl. pabed. 


PAPA. Voy. PAP, PAPAIE. 


PAPAIK (papak), 8. m. Bouillie pour 
les petits enfants encore au sein. 


PAPER, s. m. Papier. Le pluriel 
paperiou s'entend au sens d'écrits, 
documents. 


PAPER-KAOT, 8. m. Carton. — Paper, 
papier, et kaot, colle. 


PAPER-STOUP, 8. m. Papier-brouil 
lard. À la lettre, papier-étoupe. 


PAR, adj. Pareil, semblable, pair, 
conforme. N'eus tra a ve par d'ezhan, 
il n’est rien de pareil à lui. 


PAR, s. m. Semblable, égal, mâle 
d'oiseau, substantifs. Ce mot ne s'em- 
ploie qu'avec les pronoms possessifs; 
pl. pared, N'en deux ket karet he bar, 
il n'a pas trouvé son pareil. Ann dur- 
zunell hag he far, la tourterelle et son 
mâle. Yor. PAREZ. 


PAR 


PAR, s. m. Attente, affùt. E par 
emd, il est à l'affût. 


PARA, v.a.et n. Briller, embellir, 
corroyer. Ann heol a bar war he benn, 
le soleil brille sur sa tête. 


PARA, v. a. Accoupler, apparier. 
Voy. PARAT. 


PARABOLENN, a. L Parabole; pl. ou. 


PARAILL (les L mouillées), 8. m. C. 
Tique, insecte qui s’introduit sons la 
peau des animaux. Ou dit aussi poraill ; 
pl. ed. Yor. TEURK. 


PARAILLER (les L monitlées), 8. M. 
Poite-cuilières, ustensile de la cam- 
pague. 


PARAMAILL (les L mouillées), 8. m. 
T. Aveaue, allée. 


PARAMANCHOU, s. pl. m. Agrès d'un 
pavire. 


PARAMANTI, v. a. Gréer ua navire; 
p. paramañtet. 


PARAMANTOUR, s. m. Celui qui grée 
un navire, et aussi armaleur; pl. pa- 
ramanlerien. 


' BARAT, v.a et n. \pparier ou cou- 
plier des animaux ; frayer. parlant des 
poissons. Ar pesked a z0 bouk pa 
vezont o parat, les poissons sunt moI- 
lasses au temps du frai. 


PARDAEZ, 8. m. Portion de la jonr- 
née qui correspoud aux dernières 
heures du soleil. 


PARDAEZ-NOZ. Voy. ABARDAEZ-NOZ. 


PARDOUN, s. m. Pardon ou fête de 
bourgs et villages; elle se célèbre le 
jour auniversaire du saint sous l’invo- 
cation duquel est placée la localité. 
A l'origine, c'étaient des fêtes pure- 
ment religisuses, pendant lesquelles 
on pouvait gagner des indulgences. 
Plus tard, on y a introduit des danses, 
des jeux, des spectacles forains, des 
boutiques de toutes sortes et des caba- 
rets en grand noinbre. Toutefois les 
cérémonies religieuses y occupent 


PAR 497 


encore une grande place. Les offices 
se célèbrent en grande solennité. Les 
processions de Saint-Jean de Plougas- 
tel et de Rumengol, près de Brest, sont 
très-renommées. Il est de fait que les 
riches costumes de ces populations 
sont bien remarquables. Yor. PARTE. 


PARDOUNA, v. n. Mofit da bardouna, 
aller en pèlerinage dans un lieu voisin 
ou lointain. — lL existe en Bretagne 
une foule de lieux où l'on va en pèle- 
rinage pour y faire ses dévotions. 
Voy. PARDOUN. 


PARDOUNER, 5. m. Celui qui, par 
dévotion, va à un pardon de village; et 
aussi pèlerin; pl. ten. Yor. PARDOUN. 
Pañte est l'assemblée pour les plaisirs. 


PARE, adj. Guéri, hors de danger 
quel qu'il soit. En Bretagne ce mot 
a passé dans le français familier. U est 
paré, il est guéri, il est prêt à partir, 
etc. 


PAREA, v. a. Guérir, et, par exten- 
sion, tirer de peine; p. pareet. 


PAREDET, adj. Cuit dans l'eau. 


PAREDI, v. a. Cuire à l’eau, faire 
cuire à l’eau; p. paredet, 


PAREDIGEZ (paredig-ez), 8. L Guéri-. 
son. Evitez ce mot. 


PAREZ, 8. L. Femelle d'aiseau. Il ne 
s'-mploie qu'avec les pronoms posses- 
sifs. Ma ne seu ket he bare, si sa 
femelle ne vient pas. Voy. PAR, s. m. 


PARFED, PARFET. Voy. ce dernier. 


PARFET, adj. et adv. V. Posé, grave, 
sérieux, sage, fixe, sérieusement, gra- 
rement, flxemeut, avec attention. 


PARICHOU, s. pl. m. Kox parichou, 
des paperasses. 


PARK, a. m. Champ de bonne terre, 
champ de terre en rapport. Voy. le mot 
CHAM à mon Nouveau Dictionnaire 
français-breton 1869; pl. parkau, par- 
keier. Le pluriel parkou figure parmi 
les noms de famille. C'est le nom 
propre français Deschamps. 


81 


498 PAS 


PARLAFANOU, 8. pl. m. Voy. PALA- 
FANOU, plus régulier. 


PARLOCHOU, 8. pl. m. Mont war he 
barlochou, marcher à quatre pieds 
comme les petits enfants qui ne sa- 
vent pas marcher. 


PARON, 6. m. Y. Poële à frire, noële 
à manche; pl. eu. Ou dit au. si paeron. 


PAROUER, s. m. Boutoir de maréchal- 
ferrant, plane de menuisier. 


PAROUNOU, 8. pl. m. Chevilles pla- 
cées sur le devant du collier d’un 
cheval de charrette. 


PARPAILLOD (les L mouil'ées), 8. mn, 
Haguenot. Il se dit aussi d'un homme 
qui ne va jamais à la messe. Cest le 
vieux mot français parpallon. 


PARRESIAN (parre-sian), s. m. Pa- 
roissien, qui est d’une paroisse. — 
— Parrez, paroisse. 


PARREZ, 8. L l'aroïsse, circonscrip- 
tion d’un curé; pl. parresiou (par- 
re-siou). 


PARROZ, 3. L. T. Paroisse; pl. par- 
rojo. 


PARTHU, v. a. (auc.) Exiler, d’après 
le P. Grégoire. 


PAS, PAZ, a. m. Touz, par suite d’un 
rhume de poitrive. 


PASAAT (pa-saal), Y. n. Et mieux, 
kaout ar paz, tousser, être enrhumé. 


PASAT ipa-sat), v. n. Y. Le même 
que le précédent ; D. paset. 


PASE (pa-se). 8. m. C. Naufrage; pl. 
paseou. \oy. PENSE. 


PASEA ,pa-sea), v. n, C. Fairv nau- 
frage; n, paseet. On dit de préfreuce, 
ober pase. 


PAS-EAZ, 8. m. Amble, allure parti- 
culière d'un cheval. À la lettre, pas 
ou allure commode. 


PASION (pa-sion), 8. f. Ar basion, la 
passion de Jésus-Christ. 


PAT 


PASK, 8. m. La fêle de Pâques, la 
communion des enfauts. Ce mot dérive 
de paska, nourrir. Pask se uit aussi de 
la colle que les tisserands mettent dans 
la toile pour lui douner du corps. Il a 
fait sa première communion, great en 
deuz he bask kenta. Ils ont fait leur 
premiè e communion great ho deuz 
ho faskou kennig. 


PASK, s. m. Cole des tisserands. 


PASKA, v. a. Nourrir, alimenter, p. 
pasket. 


PASKEIN ipask-e-in), v.a.V. NKourrir, 
al:menter; p. pasket. 


PASTELL, a. f. Basque d’habit, petit 
morcesu d’une chose bonne à n,anger: 
H. ou. Eur bastell vara, une lèche de 
paiu. 


PASTELLIK, 8. f. Petite tranche d'une 
chose bouue à mauger. Eur bastellik 
vara, une tranche mince de paiu. 


PASTEZ, s. m. Pâ'é; pl. pastezinu. 

PASTEZA, v. n. Faire de la pâtisserie. 
Ober pastesiou, même sens et est plus 
usilé. 

PASTEZER, s. m. Pâtissier ; pl. ten. 


PASTOUNADEZ, s.pl. m. Des carottes, 
légumes. On dit plus souvent karaes. 


PAT, FAD, s. m. Voy. ce do nier. 


PATATEZENN, S. f. Pomme de terre, 
plant de pomme de terre; pl. patates. 


PATATI. C'hoar patati, jeu du cheval- 
fondu, jouer a ce jeu. 


PATELEO, s. m. Bavette de tablier. 


PATER, 5. f. Ar bater, le fater. 
piière, oraison dominicale. 


PATERAT, v. n. Dire ses patenôt:es. 
Voy. PATER. 


PATERCIN (pater-e-in), +. 1. 
même que le préc-dent. 


PATERENN, 5. L. Grain de chapelét ; 
pl. ou. 


V. Le 


PAV 


PATOUILL (les L mouillées), 8. m. 
Ecou:ilion de four. 


PATOUILLA (les L monillées), v. n. 
Ecouvillonner, parlant d’un four. 


PATROM, PATROUM, 8. m. Portrait, 
efMigie, modèle d'écriture ou de dessin, 
et aussi protecteur, avo at; nl. ed. Il 
signifie aussi patron en terunvs de ‘é- 
volion. 


PAT'OM, s. m. Y. Patron d'une pa- 
roisse. 


PATROUM, 8. m. Voy. PATRON. 


PATROUNEZ, PATRONEZ, s. f. Pa- 
troune en religion. 


PAU, s.f. V. Patte d'animal ; pl. duel, 
dibau pour les animaux à deux pieds 
(diu, V., deux, pour le féminin, et pau, 
patte). Pour les animaux à quatre 
pattes, on dit (rert, picdis, V., au plu- 
riel. Voy. PAC. 


PAUEK, adj. Y. Qui a de grandes 
pattes. — Pau, patte, Y. 


PAUGAMM, adj. Y.T. C. Qui a un 
pied-bot. — Pau, patte, pied, et kamm, 
tortu, crochu Ce mot est un num de 
famille ass: z répandu. 

PAUGENN, S. T. Voy. POGENN. 

PAUN, s. m. Paon, oiseau; pl. ed. 


PAUT, POT (pôt), adj. Y. T. C. Vor. 
PAOT. 


PAUTR, POTR [pôtr), s. m. Y.T. C. 
Voy. PAOTA. 


PAUTREZ, 8. f. Y. T. C. Voy. PAOTREZ. 

PAV. Voy. PAO, patte d'animal, et 
aussi pied de l’homme en style fami- 
lier. 

PAVALA. Voy. PAFALA. 

PAVALEK. Voy. PAFALEE. 

PAVENN, S. L Pann, oiseau. 


PAVEZ, s. m. Bouclier. C'est le mot 
Iall pareze. 


PEB 499 


PAZ, a. m. Toux, rhume de poitrine; 
en lavgage gazé, on donne à pas le 
sens de pet, flatuosité par bas. 


PAZ-BRAZ, s. m. Y. Coqueluche, ma- 
ladie. À la lettre, toux forte. 


PAZENN, 8. L Marche d'escalier, 
échalier d’un champ. Pasennou ann 
aoter, les marches de l'autel. 


PAZ-IUDEREZ, 8. m. C. Coqueluche, 
Maladie. — Paz, toux, et iuderez, de 
tudal, hurler, ou de md, traître. 


PAZ-MOUG, s. m. Coqueluche, ma- 
ladie. A Ja lettre, toux qui étouffe 
(mouga). 


PE, conj. On, ou bien. Après cette 
conjonction, il y a des lettres fortes 
quise changent en faibles. Daou pe 
dr, nour daou pe tri, deux ou trois. 
Abred pe sivezad (divezad), tôt on tard. 
Ar re-3e a s0 Lous pe lousoc'h, ceut- 
là sont plus ou moins malpropres. 


PE, pron. interrog.. Quel, melle. 
Après ce pronom, il y a plusieurs per- 
mutations de lettres fortes. Voy. la 
grammaire. Pe seix au lieu de pe deis? 
quel jour? 


PE, adv. V. C. Quand, lorsque, puis- 
que. Voy. PA. 


PE, 8. m. T. Payement, paye. 


PEAC'H, 8. m. Y. Paix, concorde, 
bonne intelligence. Voy. PEOC'H. 


PEADRA, locution elliptique, signi- 
flant de quoi pour vivre, nOr être 
dans l’aisance. Eunn mnm braù a 
beadra, un joli revenu. A la lettre, un 
morceau beau de quoi à vivre. 


PEAN, v. a. T. Paver, solder. Voy. 
PAEAR. 


PEB, PEP, pron. indéterminé. Cha- 
que, chacun, tout. Voy. PEP, 


PEB-EIL (e-il), sorte d’adverbe. Al- 
ternativement. À la lettre, chacun 
deuxième. Peb-eil e lennimp, nous 
lirons tour-i-tonr. 


PESEZ, pron. d'exclamation. Quel. 
Pebez den! quel homme! Voy. QUEL 


500 PEC 


ronom d'exclamation, à mon Nouveau 
tionnaire frangçais-breton 1869. 


PEB-HINI, PEP-HINI, pronom. Chacun. 
PEB-UNAN, prou. Chacun. 

PEBR, s. m. Poivre. 

PEBRA, v. a. loivrer ; pl. pebret. 


PEBR-GWENN (gu-enn), s. m. Nielle, 
plante. À la lettre, poivre blanc. La 
nielle, qu'on appelle anssi nigelle, a 
des graines aromatiques très-em- 
ployées en Orient comme assaison- 
nement. 


PEBROUER, s. m. Poivrière, vase 
pour le poivre. 


PECH, 8. m. G. lustrument pour 
sarcler, piége pour prendre des bêtes; 
pl. ou. Stegna pechou, tendre des 
piéges. 


PEC'H, a. m. Y. Pièce, morceau; 
pl. eu. Voy. PEL. 


PEC'H-BREIN (bre-in), 8. m. V. Ca- 
rogoe, injure à une fenime. A la lettre, 
niorceau pourri. Ce motcomnosé s'em- 
ploie le plus souvent en interrellation: 
Ke diouz-in. pec'h-brein! va-\'un, Ge 
rogne | 


PEC'HED, s m. Péché, transgression 
de la lai divine; pl. pec'heiou, Àr 
pec'hed, ar pec'hejuu. 


PEC'HEIN (pec'he-in), v. n. Y. Pécher, 
transgrusser la loi divine; p. pec'het. 


PEC'HEJOU, 
pec’hed, péché. 


pluriel irrégulier de 


PEC'HER, 5. m. Péchenr, qui trans- 
g'esse la loi divine; pl. ten. 
PEC'HEREZ, s. L. Pécheresse; pl. ed. 


PEC'HET, s. m. Y. Le même que 
pec'hed. 


PECHEZ, pluriel irrég. de pechesenn. 


PECHEZENN, s. f. Pêche, fruit; pl. 
peches, masculin. 


PED 


PEC’H!, v. n. Pécher, transgrosser 
la loi de Dieu ; p. pec'het. 


PEC'HOUR, s. m. V.; pl. pec'herion. 
Voy. PEC'HER. 


PED, adv. Combien, quelle quantité, 
quel nombre. Après ce mot, le subs- 
tantif reste an singulier. Ped krouadur 
hac'h eus - hu 8 combien avez-vous 
d'enfants? Voy. PEGEMERT. 


PED, PEDD. s. m. (anc.) Pied; pl. 
pedau, pedou. 


PEDARE, sorte d'adverbe, G. Quelle 
sorte de. Pedare micher a rit> quel 
métier faites-vous? C'est le même que 
pe seurt, du Léon, et le petvre, de Tré- 
guier. 


PEDD. Voy. PED (anc.). 


PEDEL, 8. L. Y. Jatte à lait; pl. ieu. 
Voy. BIDEL. 


PEDELIAT, «. L. Y. Plein une jatte à 
lait. Voy. BIDELIAD. 


PEDENN, s. L. Prière, orsison, Invo- 
cation, dans tous les sens donnés au 
mot prière; pl. ou. Dindan pedennou 
eur zañt, sous l'invocation d'un sant. 


PEDER, nom de nombre. Quatre, 
pour les substautifs du genre féminin. 
Après ce mot, il y a quelques lettres 
furtes qui se changent en faibles. Voy. 
la grammaire. Peder flac'h, quatre 
filles, au lieu de peder piac'h. 


PEDEROELIENNA, v. n. C. Ce mot, 
composé de peder, quatre, pour le fé- 
mintin, et de delienn. 8. L. feuille, se 
dit des plants de navets auxquels 
pousse ta quatrième feuille. Pederde- 
lienna a ra ann Ym, la quatrième 
hulle pousse aux navets. Cette locu- 
tion est fort remarquable. 


PEDERVEO, adj. numéral. Quatrième, 
pour le féminin. Ar bederred, la qua- 
trième. 


PLEDI, PI0), v. a. Prier, inviter, in- 
voquer, et aussi prier, terme de dé- 
votion; p. pedet. — Pidi siard, im- 
plorer, supglier. À la lettre, prier 
instumment. Pidi Doue, adresser des 
prières à Dieu. 


PEG 


PEDIR, nom de nombre. Voy. PEDER. 


PE-ODST, adv. À peu près. — Pe, ou, 
et tost, proche. 


PEOVEO, adj. Quautième. — Ped. 
adv., combieu. 


PEE, s. m. Y. Paye, solde. Voy. PAE. 


PEEG, PEEK, a. m. Y. Poliz de cor- 
donaier. 


PEEGEIN (pe-eg-e-in), v. a. Y. Em- 
poisser, euuuire de poix; p. pcegel. 
Voy. PEGA. 


PEEIN (pe-e-in), v. a. Y. Solder, 
payer; D, peeet. 


PEELL, adj et adv. Y. Loin, éloigué, 
longtemps. Voy. PELL. 


PEELLAT, v. n. et a. V. Eloigner, 
s'éloigner. Voy. PELLAAT; p. peellet. 


PEENEFI. Vuy. PENEFI. 

PEENEFIA. Yor. PENEFIA. 

PEG, PEK, 8. m. Poix de cordonnier, 
Pour désigner un objet de couleur 
noire, on dit du-peg. A la lettre, noir- 
poix. Tizout peg enn eu nn dra, attraper 
un vbjel au-dessus ie sa tête. 


PEGA, v. a. Enduire de poix, coller 


avec 0: la paix, et, par extension, 


s’accrocher à. En ce dernier sens, on 
dit pega oc'h, en em bega oc'h, 8’accro- 
cher a. 


PEGEIT (prg-e-it)}, adv. Combien de 
temps, combien de distance. Pegeit 
ac'hann da Vrest> Combien y a-t-il 
d'ici a Brest? Ce mot est comosé de 
pe, quel, et de Kot, distance, durée. 


PEGEMEND, PEGEMENT ipeg-emend,, 
adv. Combien, parlant de la valeur ou 
prix d'un objet. Pegemend al lur? 
Combien vaut la livre? Ces nots se 
prononcent comme eu français prg- 
émainde, prg-émainte. \Voy. PED, adv. 
qui, lui aussi, signifie combien, mais 
par rapport au uoiubie, à la quantité, 


PEGEMENT-BENNAG, av. Quoique, 
bieu que. Vuy. le précédent. 


PEH 501 


PEGEN, PEGER (peg-en, peg-er), aûv. 
Combien, à qnel point. Ces mots ne 
s'emploient que devant des adjectifs. 
Peger bras eo, combien il est grand. 
Pegen ixel eo, combien il est bas. Voy. 
la yrammuire. 


PEGER (peg-er), adv. Voy. PEGEN. 


PEGNONOU, a. pl. m. Ploquicr d'un 
moin. 


PEGNOTENN, 8. L. C. Je ne connais ce 
mot que dans cette phrase : Kregi 6 
pegnotenn eunn all, se prendre aux 
cheveux, parlant de deux femmes. 


PEGOULS, PE GCULS, pronom inter- 
rogatif. À quelle époque? quand? — 
Pe, quel, et kouls, énoque, temps. 
Pegouls e teuio? Quand viendra-t-il? 


PEG-GOURN, 8. m. Croc-en-jambe 
dans les luttes. Voy. KROG-GOURENN. 


PEG-LUGERN (lug-ern), s. m. Vernis 
pour meubles. À la lettre, poix qui 
brille. 


PEGOURS, PE GOURS, ady. V. À quelle 
époque? quand? Voy. PEGOULS. 


PEGUZ, adj. Visqueux, poisseur. — 
Peg, pois. 


PEHANI, pron. V. Lequel. Voy. PEHINI. 


PEHANO, PEHANV, substantif mas- 
culin. Eur pehano, un individu dout 
on ne connait pas le nom. Ce mot est 
composé de pe, pronoun iuterrogatif, 
et de hano, nom. 


PEHANVI, v. n. Désigner ou appeler 
un individu dont on ue sait pas le 
nom. 


PEHINI, pronom interrogatif des 
deux genres. Lequel laquelle. Ce mot 
est très-souvent, mais à tort, employé 
Gonne pronom relatif Il ne doit servir 
que comme pronom interrogalif; il en 
est de mème de sou pluriel pere. Ainsi, 
on doit dire : pere anezho ? lesquels, 
lesquelles d'entr'eux ou d'entr’elles? 
On doit proscrire les phrases du geure 
de la suivante : He dad pehini a 30 bet 
kar mad ous-in, son j:ère qui a été si 
bon pour moi; il faut dire : He dad bet 


502 PEL 


ker mad oux-in. On doit dire angai : 
Eur bugel saveteet he vurz d'eshan gont 
eur c'ht, un cufant qui a été sauvé par 
on chien. Gtrelet am eus sud oc'h ober 
Kement-se, j'ai vu des personnes qui 
faisaient cei:. He dad hag a z0o koz. 
son père qui est vieux. Vayez ce qui 
est dit à ce sujet à mon Noureau Dic- 
fionnaire français-brelon 1869, aux 
mois LEQUEL, QUI. — Pehinti anezho P 
lequel d'eutr'eux? laquelle d'entr'ell: 8? 


PEK, PEG, 6. m. Puix de cordonnier. 


PEK, 5. m. Groc-e:-jambe. Voy. PER 
GNURN, KROG GOURENN. 


PELBIZ, 8. m. Petit instrument dont 
se servent les dévideuses pour em- 
pêcher le fl de leur coup r les doïgts 
(Le Gouildec). Ce mot est trè--expressif; 

l'est composé dr pell, éluisué, loin, 
et de biz, doigt. 


PELEAC'H, PE-LEAC'H, adv. Où, dans 
quel lieu? Il ne s'emploie qu'avec un 
verbe sans mouvement. Peleac'h ema 
ho preur? où est votre frèr:? Avec un 
verbe de mouvement, on le fait pré- 
céder de la prépa-ition da. Ainsi, da 
beleac'h e3 it-hu? où al'ez-vous? On dit 
aussi daus la couverse1i0 1 : Peleac'h 
es ît-hu ? mais c’est à tort. Enquelques 
localites on prono ce pelearc'h. — 
Pelrac'h est composé de pe, quel, pro- 
nom interrogaUf, et de leac'h, licu, 
endroit. 


PELEARC'H. Voy. le précédent. 


PELEC'H, PE-LEC'H. adv. V. T. C. Le 
même que peleac'h. 


PELER. Voy. PELLER. 
PELESTR, s.m. Cuv2, baquet; pl. ou. 


PELGENT, PELL-GINT (pelg-ent } 
8. m. Oferenn ar pelgrnt, la messe de 
minuit. Derz ar pelgent, le jour di la 
musse de minuit. — Pelgent est une 
contraction de pelt kent ann driz, 
longtemps avant le jour. 


PELIA, PELIAT, v.a. et n. leler, ôter 
l'écorce, dépiler, nerdre ses poils ou 
ses plumes ; n. peliet. 


PEL 


PELIET, adj. et participe du précé- 
dent. D’un homme rang énergie, on 
dit : Eur iar beliet. À la lettre, une 
poule prlée. En français on dit : une 
poule mouillée, en ce sens figuré. 


PELKAS, PELLKAS, 8. pl. m. Des 
débris de navire naufragé, d'après 
le Pelleticr. 


BELL, a. pl. m. Piuriel de pellenn, 
balle, écorce de l'avoiue. 


BELL, adj. et adr. Kloïgné, lointain, 
longtemps, loin. Comparatif, pellac'h: 
superlatif, pella. Enn eur vro bell. 
dans un pays lointain. Pell 30. pell a so, 
il y a longiemps. N'eus ket pell, il n'y 
a pas longtemps. Pell eda euse, il 
(cet homme) était drig loin. Re bell, 
trop loin. Pell kar, kar a bell, parent 
éloigné. Ar c'hoùi a z0 du 5e pell enn 
tu all d'ar mor, la forêt est loiu d'ici, 
de l’autre côté de la mer. 


PELLA, superla!:f de pell, adj. Ann 
hini pella, le pius éloigné. 


PELLAAT, Y. 8. et n. Kloigner, sé- 
parer, s'éloigner, p. pelleat, pelleet, 


PELL-AMZER, adv. Longtemps. — 
Pell, éloigué, et amser, temps. 


PELLENN, a. L. Pelote on houle de 
fil, de coton, de laine; pl. ou. 


PELLENN, S. L. B'ind'écorc- d'avoine 
appelée balle en frarçaie; pl. pell, m., 
de la balle. Gelc'hed net, couette de 
balle. 


PELLENNIK, s. L. B:in on fétu de 
paille; pl pellennouigou. 


BELLER, PELER, s. m. Timon du 
chariot, de la cha.rue. 


PELLETER, a m. P'auxxier. Ce mot 
paratt emprunté an francais Pelletier; 
il n'a pas de famille en breton. 1) 
fgure parmi les noms de famille. 


PELL-KAR, s. m. Parent éloigné. — 
Pell, éloigné, et kar, nar nt On dit 
aussi kar a bell. 


PELLKAS. Vay. PILKAS. 


PEM 


PELLOC'H, comparalif de l'adjectif 
pell, adj. 


PELLOC'H, adv. Désormais. 
PELUZET, adj. Impotent, paralysé. 


PEMOEZ, adv. T. Tous les jours. Ce 
mot est une contraction pour da bep 
devez, de chaq ie journée. Voy.B8EMDEZ. 
War-ar-pemdez, tous les jours, T. 


PEMDEZIEK, adj. De tous les jours. 
Ce mot est peu usité; on emploie de 
préférence bemdez. Va labnuriou bem- 
dez. mes occupations de tous les jours. 
Voy. BEMDEZ. 


PEMOC'H, PENMOC'H. Voy. PENN- 
MOC'H. 


PEMP, nom de nombre. Cinq. Après 
ce mot, il y a quelques lettres faibles 
qui se changent en fortes. Voy. la 
grammaire. Pemp piac'h, au lieu de 
pemp bac'h, ci.q vaches. 


PEMP-DELIENN, 5. m. Quinte-feuille, 
plaute. A la lettre, cinq feuilles. Lou- 
zavuenn ar pemp-delienn, un plaut de 
quiute-feuiile. 


PEMPAT, v. a. C. Enge.ber ; p. pem- 
pet. Voy. PERPENN. 


PEMPED. VOy. PEMPVED. 


PEMPENN, a. L. C. Gerbière de blé 
daus les champs; pl. ou. 


PEMPEZ,S. m. Quinte-feuiile, plaute. 
— Pemp, cinq. 


PEMPIZ, s. m. Œninthe safranée. 
VOy. LOUZAOUENN AR PEMP BIZ. 


PEMPVED, adj. numéral. Cinquième. 
D'ar pempred, cinquièmemeut. Pemp, 
ciuq. VOY. VED = 


PETAVED. Voy. PEMPVED. 


PEAZEK, 1.oun de nombre. Quinze. 
— Penp, cinq, et dek. dix. 


PEMZEK-UGENT, nom de nombre. 
Trois cents. — Le mot est cumposé de 
pemsek, quinze (fois), et de uge, 
tiugi. VOy. PEVAR-UGERT. 


PEN 503 


PEMZEKVED, adj. numéral. Quiu- 
zième. — Pemzek, quinze. Voy. VED. 


PENAOZ. PENOZ (penôz\, adv. Com- 
ment, de quelle mainèfe. Penaozs a 
rit-hu> comment vous portez-vous T 
Me a oar penaoz en deux great ann 
dra-’e, je sais comment il à fait cela, 
de quelle manière il a fait cela. — 
Coinine on le voit, cet adverbe est à la 
fois interrogatif et non iot-rrogatif. 
Dans ce deruier cas, il ne doit jamais 
être employé au sens de que, coujonc- 
tion qui est toujours précédée d’un 
verbe. Ainsi, il ue faut pas dire : Me a 
oar penaoz 63 eo diez ober ann dra-3e, 
je sais qu'il est difficile de faire cela. 
Me a gred penaoz he preur a zo klanwv, 
je crois que suu frère est malade. Ces 
phrases sont incorrectes et doivent 
être remplacés par Îles suivantes : 
He a oar ex eo diez ober ann dra-3e, 
me a gred ez eo klanv he preur. Noy. 
QUE, Conj., à mon Nouveau Dictionnaire 
frangçais-breton 1869. 


PENARIEIN, v. a. V. Le même que 
penn-ariein, plus régulier. 


PENAUZ, BENDI (penôs), alv. Y. Le 
même que penaoz. 


PENAVE, adv, Y. Sivon, sans cela. 
Voy. PANEVEO. 


PENSAZ, PENN-BAZ, s. m. Voy. ce 
dernier, plus régulier. 


PENSOUFET, PENN-BOUFET, adi. Plein 
de vauité. A la lettre, tête bouffie. 


PENBOUFI, Y. n. Se refragner; p. 
penboufet. Voy. le précédent. 


PENDELL, PENDELL-KARR, 8. L Moyeu 
de rouc. 


PENDELL-KARR, 8. L. Voy. le pré- 
cédent. 


PENDOGI (pendog-ù, v. n. Faire la 
cuibute. : 


PENDOK, s. m. Coquin. 


PENDCLEK, PEND:LOK, s. m. Y. Té- 


tard, inrec.e aquitique ; pl. pendoleget, 
pendologet. 


004 PEN 
PENDOLOK. Voy. le précédent. 


PENOUENN, 8. f. Massetle, autrement 


dit, rosean qui porte une tête noire | 
ct allongée en forme de cylindre, : 


plante. — Penn, tête, et du, adj., noir. 


PENDUIK {pendu-ik\, s. m. Mé:ange, 
oiseau ; pl. penduiged (penduig-ed). Ce 
mot est composé de penn, têle, et de 
duik, diminutif de l'ai). du, noir. C’est 
donc. à la lettre, tête un peu noire, tête 
noirâtie, ou petite tête noire, car il est 
dans le génie de la langue de trans- 
porter parfois la valeur du diminutif 
sur l’adjectif qui qualifie l'objnt. Ainsi 
au licu de dire : he giez pennik gicenn, 
on dit très-élégamment, he giez penn 
gicennik, sa clnent:e à petite tête blan- 
che. Voy. le mot DiMIXUTIF à mon 
Nouveau Dictionnaire français-breton 
1869. 


PENEO, a. m. (aix) Peine d'esprit. 
Voy. PENET. 


PENEDSUA, 8. m. (anc.) Qui pst en 
peine, qui 4 des neines d'esprit. N’ounn 
kei penedour gant han, je ne suis pas 
en peine de lui. Ce mot s'emploie en- 
core en quelques localités. 


PEN: FI, 8. m. Par contraction pour 
pe hano ef-hi? oul nom a cela? Eur 
penefi, d'anrès Le Gonidec, correspond 
aux mots français un chose. une chose, 
expression qui s'emploie st Souvent 
en frarcais, dans le style famiier, 
quand on n'a pas au bout de la langue 
le nom d'un objet dont on vent park r. 


PENEFIA, v. n. Parler d'un objet 
dont le nom ne vient pas à la langue, 


PENET, 5. m. (ane). Pnp d'esprit, 
péuitence. Bezaff e penet, faire péai- 
tenc. 


PENEUGUS. Voy. PENNEGEZ, mercu- 
riale, plante. 


PENFESTR, PENVESTR, a. m. VUY. ce 
dernier. 


PENFESTRA, PENVESTRA, v. a. Voy. 
ce durpicr. 


PENFOLL, Yor. PENN-FOLL, 


PEN 


PENGAB, 8. m. Garniture en cufr qui 
lie les deux pièces d’un fléau à battre 
le blé. Ce mot nar lt comnosé de 
penn, lête, et de kab, Kap, bout, extré- 
mité. Mais que signifient ces dent 
mots réunis? Ce mot, en effet, paraît 
formé de penn, 1616, bont, et de kab, 
bout, extréunité, Le P. Grégoire donne 
toudous freill, comme employé en 
Coruvuaille. 


PENGAMM, 8. m. Voy. PENN-GARA, 
8. M. 


PENGAMM, adj. Yor. PENN-GAMR, ad]. 
PENGAMMEZ, a. L. Vuy. PENN-GABMEZ. 
PENGAMMI, v. n. Voy. PENN-CANRI. 
PENGAP. Voy. PENGAB. 


PENGENN (peñg-enn), 8. m. Planche 
de (orre d'un jardin. sillon large et 
plat comme on eu fait dans les pays 
non pluvieux. En Bass--Bretague, les 
sillons sont étroits et bombés, et ce 
n'est pas là un effet de l'ignotance on 
de la routine, comme l’ont prétendu 
quelques per<an:ei qui, Sans consi- 
dérer les différences climatériq' es, 
préconi-ent ce qui se passe en leur 
pays, et b äment ce qui se pratique 
dans le uôtre. 1: n'est pas besuin d'être 
très-savaut pour savoir qu'en dressant 
une terre en sillons larges et plats, 
ou perd peu de terrain rour la s:- 
mence, tandis que le contraire a ‘i u 
quand on faconue le sol +n uue infi- 
nig de silous étroits et bombés, 
comme cela se pratique dans notre 
pays. Mais eu Rasse-Bretagne, pays 
voisin de la mer et essentiellement 
pluvieux, il faut avoir recours à la 
d'uxièmne méthode, par la raison que 
les récoltes Seraivot perdues si les 
eaux pluviales séjouraaient trop long- 
temps sur les terres “et si elles ne 
trouvaient nn écoulement facile entre 
deux sillons rapprochés les uns des 
autres. Disons, en terminant, qn'ici 
encore on est forcé de reconnaltre 
l'habileté de l'architecte qni a présidé 
à l'agencement des choses Jde ce mon- 
de : Si l’hunide et pluvieuse Basse- 
Bretagne n'était une région, nou pas 
montagneuse, mais fortement et uni- 
versellement accidentée, si les eaux 


PEN 


pluviales n°y trouvaient en tous lieux 
un écoulement facile, il n’y aurait pas 
de récolte possible en ce pays. — 
Telle est, MM. les docteurs, la raison 
pour laquelle les paysans bretons cul- 
tivent à sillons étroits et bombés ; ils 
perdent un peu de terrain pour sauver 
la moisson. Voy. ce qui est dit à ce 
sujet au mot siLLON de mon Nouveau 
Dictionnaire français-breton 1869. 


PENGENN (peñg-enn), 8. m. Ce mot, 
qui n'est autre que le précédent, a 
aussi l’acception d’un sillon tracé par 
le soc dans un champ qu'on laboure 
à la charrue. Un vieux manuscrit le 
donne encore comme désignant un 
sillon en travers au bout d’un champ; 
pi. ou. Aujourd’hui on dit dalar. 


PENGENN (peng-enn), s. L. Y. Tétière 
de cheval. Ce mot est composé de 
pénn, tête, et de kenn (anc.), cuir. À la 
lettre, cuir de tête. 


PENGLAOU, s. m. Mésange, oiseau; 

L ed. — Penn, têle, et dlaou, char- 
bon. À la lettre, tête noire comme du 
charbon. Voy. le suivant. 


PENGLAOUIK, a. m. Mésange, petit 
oiseau, et, par extension, il se dit 
d'un jeune étourdi. — Penn, tête, et 
glaouik, diminutif de glaou, charbon. 
A la lettre, tête (comme un) petit 
charbon. Voy. PENDUIK. Ce nom est fort 
bien approprié à la mésange dite 
charbonnière ou commune. 


PENGLEU (pengle-u), s. m. Y. Mé- 
sange, petit oiseau. — Penn, tête, et 
gleu (gle-u), Y., charbon. Voy. PENGLAOU. 


PENGOAT, s. m. Massue. — Penn, 
tête, et koat, bois. 


PENGOD, s. m. Bâton court pour se 
battre. 


PENGOS, 3. m. Souche de genêt, de 
lande. 


PENGOT, 8. m. Massue. On le dit 
aussi d’un paquet de lin ou de chanvre 
pour faire une quenouillée. 


PENHER, PENHEREZ. VOy. PENN-HER, 
PENN-HEREZ, 


PEN 505 


PENIFI, et mieux, PENEFI. Voy. ce 
dernier. 


PENIJENN, 8. L. Y. VOy. PINUENN. 
PENIJOUR, 8. m. (anc.) Pénitent. 


PENKANA, v. n.C. Chanceler, parlant 
d'un homme ivre; p. penkanet. 


PENMOC’H. Voy. PENN-MOC'H. 


PENN, 8. m. Tête, partie du corps 
des animaux, tête ou chef en comman- 
dement, bout, extrémité, fin, embou- 
chure de rivière, principe ou cause 
première, origine. Penn adre se dit du 
postérieur de l’homme, en style fami- 
lier. À la lettre, tête de derrière. 

Le mot penn entre dans la composi- 
tion d'un grand nombre de noms de 
lieux et de famille : Penandref, Pen- 
feunteuniou, Penvern, etc.;'il y entre 
avec la signification de fin, extrémité. 
Ce mot sert encore à former un genre 
de substantifs tout-à-fait particuliers 
à la langue bretonne. La formation de 
ces substantifs peut s'énonccr ainsi : 
Etant donné le pluriel de la plus 
grande partie des noms de bestiaux, 
comme chevaux, porcs, moutons, 
bêtes à cornes, et aussi des oiseaux 
domestiques et de quelques poissons, 
on en forme un singulier, eu ie faisant 
précéder du mot penn, 1616. Ainsi eur 
penn-kesek, un cheval, est composé de 
penn, tête, et de kezek, pluriel de 
marc'h, cheval. À la lettre, une téte 
des chevaux. ll en est de même de 
eur penn-saout, une bête à cornes ; de 
eur penn-moc’h, un porc; de eur penn- 
gwasi, une oie; de eur penn-eok, un 
saumon. La locution française une tête 
de bétail, a un certain rapport avec la 
locution bretonne, mais elle ne ay 
plique qu'aux bêtes à cornes. Voy. le 
mot ANIMAL à mOn Nouveau Diction- 
naîre français-breton 1869. 


PENN-ABEK, 8. m. Origine, principe, 
source, cause première. A la lettre, 
chef ou tête de cause. 


PENNAD, 8. m. La plénitude de la 
tête. Ce mot qui dérive de penn, tête, 
n'est usité que dans le composé pen- 
nad-bleo, chevelure. Voy. ce mot ci- 
dessous. Voy. aussi AD, particule finale, 


64 


506 PEN 


PENNAD, s. m. Caprice, fantaisie 
bizarre, boutade, chapitre d’un livre; 
pl. ou. — Penn, tête. 


PENNAD, s. m. C. Moment, instant; 
pl. ou. À bennadou, par moments. 
Ober eur pennad gouela, pleurer quel- 
ques iostants, C. Voy. PENNADIE. 


PENNAD-BLED, 8. m. Chevelure. Eur 

nnad-bleo hirr, une longue cheve- 
ure. — Pennud, la plénitude de la 
tête, et bleo, pluriel de blevenn, che- 
veu. 


PENNAD-HENT,s. m. Boutdechemin, 
distance. — Eur pennad mad a hent, 
une bonne distance, un bon bout de 
chemin. 


PENNAD-LABOUR, s. m. Besogne, 
tâche d'ouvrage. Voy. PEZ-LABOUR, TAMM- 
LABOUR. . 


PENNAD-RED, 8. m. L'espace de ter- 
rain que l'on parcourt en courant, 
lice, carrière. — Redek, courir. 


PENNADI, v. n. Avoir des boutades, 
des caprices; s'entôter, s'’obstiner. 
Pennadi a ra, il s'entêle. — Pennad, 
fantaisie bizarre, caprice. 


PENNAOIK, s.m. C. Instant, moment. 
Enn eur pennadik, en ua instant. Voy. 
PREDIK. 


PENNADUZ, adj. Qui monte à la tête; 
et aussi entèté, opiniâtre, capricieux. 


PENN-ADRE, 8. m. Postérieur de 
l'homme et des animaux, en style 
trivial. À la lettre, tête de derrière. 


PENN-A-GEAR. VOy. PENN-KEAR. Pro- 
noncez gear comme en français gué-ar. 


PENNAQUER, 8. m. Glaneur; pl. ten. 


PENNAQUEREZ, 8. f. C'est le féminin 
du précédent ; pi. ed. 


PENNAOUI, v.n.Glaner; p. pennaouet. 


PENN-AR-C'HALC'H, 8. m. {anc.) 
Prépuce. Voy. KALC'H (anc.). 


PENNARDEZ, s.f. Femme courtaude. 


PEN 


PENN-ARIEIN, PENABIEIN (pen-arti- 
ein), v. a. Y. Empêtrer une vache, lui 
attacher une corde presque tendue de 
la tête aux pieds de devant. — Pena, 
tête, et artein, lier. 


PENNASKA, PENN-NASKA, v. a. Em 
pêtrer une bête à cornes de la mêmé 
manière qu’au mot précédent.— Penn, 
tête, et nask, cordé pour attacher les 
bestiaux. 


. PENN-ASKELL, 5. m. Migran, — 
Penn, bout, et askell. alle. 


PENNAT, s.m. (anc.) Pensée, opinion. 


PENN - AVELEK, 5. m. KEcervelé, 
étourdi. — Penn, tête, et avelek, qui 
renferme du vent. 


PENN-BAC'H, s. m. Y. Bâton à gros 
bout.— Penn, tête, et hac'h, V., bâton. 
A la lettre, bâton à tête. 


PENN-BAZ, s. M. Bâton à tête, 
gourdin; par extensiou on le dit d'un 
homme qui frise la brute. — Penn, 
tète, et bas, bâton. 


PENN-BOYLL, 8. m. (anc.) D'après le 
Catholicon, c'est de l’eau chaude qui 
sourd de terre. 


PENN-DA-BENN, adv. D'un bout à 
l’autre, entièrement. À la lettre, ex- 
trémité à extrémité. On dit aussi penn- 
dre-benn. 


PENN-DALL, 8. m. C'hoar penn-dall, 
jeu de colin-maillard. A la lettre, jeu 
tête aveugle. YOT, MOUCHIK-DALL, qui 
est le même jeu. 


PENN-DRE -BENN, adv. Le même que 
penn-da-benn. 


PENN-ED, s. m. Epi de blé; pl. pen- 
nou-ed. — Penn, tête, et ed, blé. 


PENNEGEZ (penneg-ez), 3. f. Mercu- 
riale, plante. Ar bennegez. Quelques- 
uus disent peneugus. 


PENNEGEZ (penneg-ez), 8. 1. Femme 
qui a uue grosse tête. — Penn, tête. 


PENNEK, adj. Qui a une grosse tête, 
et, par extension, entêté. — Penn, tête. 


PEN 


On dit aussi pennok. Cet adjectif figure 
parmi les noms de famille. 


PENN-E0K. Ce mot, qui signifie un 
saumon, est formé comme il est dit au 
dernier paragraphe du mol pénn, 


PENN-EVIT-PENN, adv. Sans dessus- 
dessous. À la lettre, tête pour tête. 


PENN-FOLL, s. m. Vertigo, maladie 
des chevaux. Kroget eo ar penn-foll 
enn-han, il a le vertigo. A la lettre, 
tête folle est accrochée en lui. 


PENN-GAMM, 8. m. Torticolis. Penn, 
tête, et Kann, tortu, courbé. Eur 
penn-gamm a xen eo, il a le torticolis. 


PENN-GAMM, adj. Qui a la tête, le 
cou de travers ou courbé naturelle- 
ment sur l'épaule. — Penn, tête, et 
kamm, courbé, tortu. 


PENN-GAMMEZ, 8. f. C'est le féminin 
du précédent. 


PENN-GAMMI, v. n. Avoir la tête ou 
NT cou de travers. Voy. PENN-GAMM, 
ad]. 


PENN-GLAOU. VOY. PENGLAOU. 
PENN-GLAOUIK. VOY. PENGLAOUI. 


PENN-GLEU (penn-gle-u). Yor. PER, 
GLEU, Y. 


PENN-GLIN, s. m. La partie saillante 
du genou. A la lettre, tête du genou. 
On dit aussi penn ar c'hlin. 


PENN-GRISIENN (gri-sienn), 8. m. 
Origine ou source, cause principale. 
— Penn, têle, chef, et grisienn, racine. 


PENN-HER, s. m. Héritier, fils uni- 
que: pl. penn-hered. Au temps de la 
éodalité, ce mot désignait l'afné des 
fils qui, seul, héritait. Aujourd’hui on 
l'emploie au sens de fils unique, eur 
map penn-her. Ce mot est composé de 
penn, tète, chef, et her, héritier. 


PENN-HEREZ, 8. L Eur benn-herez, 
une fille unique, une héritière. Yor. 
le précédent. 


PEN 007 


PENN-IAR, 8. m. Uue senle poule. Ce 
mot, d'une esnèce particulière et toute 
bretonne, est décrite au mot PENN, 
2° paragraphe de ce dictionnaire. Cette 
locution, penn-iar, quoique plus facile 
à comprendre que penn-ier, est néan- 
moins moins usitée que cette dernière 
qui, seule, est régulière. 


PENN-IER. Voy. le précédent. 


PENN-ILIZ, 8. m. Cuthédrale. — 
Penn, tête, et tliz, église. 


PENN-KEAR, a. f. Capitale, ville prin- 
cipale d'un pays; magistrat d'une 
ville. Pennou kear, les magistrats et 
aussi les principaux habitants d'une 


ville. 


PENN-KEF, s. m. Chef de race. — 
Penn, tête, et kef, souche. 


PENN-KENTA, s. m. Commencement, 
origine, principe. A la lettre, tête pre- 
mière. 


PENN-LEAC'H, 8. m. Chef-lieu, une 
des villes principales d’une région. — 
Penn, tête, et eac'h, lieu. 


PENN-MERLUS, s. m. Nom ironique 
donné aux habitants d'Audierne, parce 
qu'on y pêche beaucoup de merlu- 
ches et qu'on en mange beaucoup en 
cette localité. À la lettre, tête de mer- 
luche. Eur penn-merlus, un habitant 
d'Audierne et aussi une merluche. 
Voy. PENN. 


PENN-MOC'H, 8. m. Porc, cochon, 
pourceau, et aussi, par extension, 
homme malpropre, On écrit aussi 
penmoc’h. Ce mot est composé de penn, 
tête, et de moc'h, pluriel de penn- 
maoc'h. C'est donc, à la lettre, tête 
des cochons. Yor. le mot PENN, 2epara- 
graphe, au sujet de cette singulière 
locution. Quelques-uns prononcent à 
tort penmoc'h. Ne d-eo Ket penmoc'h va 
leue. À la lettre, mon veau n'est pas 
cochon, pour dire, en style familier, 
je ne suis pas si bête. Eur vandenn 
poc'h. une bande de pourceaux. 


PENN-OC'H-PENN, adv. Tête-à-tête, 
tête contre tête. 


PENNOK, adj. C. Voy. FERRE, 


508 PEN 


PENNOU-KEAR, 8. pl. m. Les princi- 
paux habitants. À la lettre, têtes de 
ville. 11 se dit aussi des magistrats 
communaux. 


PENN-PAOTR, 5. m. Garçonnière. 


PENN-POULL, nom de lieu. Paimpol, 
ville. 


PENN-SAOUT, 8. m. Une bête à cor- 
nes. À la lettre, tête des bestiaux. Voy. 
au mot PENN, 2e paragraphe, ce qui 
est dit de cette singulière locution. Le 
mot penn-saout s'emploie aussi au 
sens de hommestupide. Voy. PENSAUTA. 


PENN-SARDIN, 5. m. À la leltre, tête 
des sardines. C'est le nom ironique 
que l'on donne aux habitants de Douar- 
nenez, parce qu’on y pêche et mange 
beaucoup de sardices, Voy. PEN. 


PENN-SKANV, PENN-SKAN, 5. m. 
Etourdi, s. m. À la lettre, tête légère. 


PENN SK0D, 8. m. Souche, tant 
celles qui sont extraites de terre quand 
l'arbre u été abattu, tant celles que 
l'on remarque dans les haies de Bre- 
tagne et qui sont destinées à fournir 
des branches appelées rondins. On 
l'emploie aussi au sens de büche, 
chicot d'arbre, homme stupide; pl. 
penn-skodou, pennou-skod, — Penn, 
tête, et sked, chicot. 


PENN-TAN, s. m. Boute-feu, terme 
d'artillerie. — Penn, bout, et tan, 
feu. 


PENN-TI, 5. m. Chef de maison. — 
Penn, chef, et ti, maison. Yor. PENN- 
TIEGEZ, plus usité. 


PENN-TIEGEZ (tirg-e:), 8. L Ména- 
gère. — Penn, chef, et gez, ménage. 


PENN-TIERN, s. m. (anc.) Chef de 
uation. Voy. Tmn. 


PENN-WELE (vel), 8. m. Chevet du 
lit, traversin, oreiller, — Penn, lêle, 
- et guele, lit. 


PENNZOT, 5. m. C. Imbécile, niais. 
VOy. PEMN-SAOUT, PENSAOUT. 


PENOZ (penôx). Yor. PENAOZ. 





PEN 
PERS, s. L Fesse; pl. ou. 


PENSAO'H, 5. m. Goître, et aussi 
Partie d'une plaie ou sinn: pl. ou. 


PENSAC'HENN, 8. L. Cervelas ; pl. ou. 
PENSAD, s.f. Fesséo. — Pers, fosse. 


PERSADA, v. a. Donner le fouet sur 
les fesses d'un enfant. — Peñs, fesse. 


PENSAOUT. VOY. PENN-SASUT. 


PENSAOUTA, v. n. Déraisonner, dire 
des choses stupides, devenir stupide. 
Ce mot dérive de penn-saow. On dit 
aussi pensodi. 


PENSAUDI, PENSODI (pensôdi), v. n. 
Crever de dépit,en devenir comme fou 
ou stupide. Voy. PENSSDI. 


PENSE, 8. m. Naufrage. — Les Celtes 
passent que les bris des naufrages 
eur étaient envoyés par le ciel. Les 
Bas-Bretons ayant hérité de ces idées, 
on voyait encore, à la fn du siècle 
dernier, les habitants d'Audierne, de 
Plougerneau, de Guissény, de Ker- 
louan, de Plounéour, se livrer à des 
actes de brigandage pour attirer les 
navires à la côte. Pendant les tempé- 
tes, ils allumatent de nuit des feux 
sur le rivage ou promenaient des va- 
ebes anx cornes desquelles on suspen- 
dait des falots allumés. — Les droits 
de bris, c'est-à-dire le droit que l'on 
ogvait de disposer des dépouilles 
des naufragés et de la cargaison, ces 
droits. dis-je, furent successivement 
usurpés par les seisneurs et les ducs 
de Bretagne, puis ensuite par les évé- 
ques. Les ordonnances de Louis XIV 
fureut impuissantes à déraciner ces 
abus. C'est à l'aide de la gendarmerie 
et des agents de la douane que l'on est 
parveuu à les faire disparaître, 









PENSEA, v. n., et mieux, ober peñsr, 
faire naufrage; p. peñseet. — Peñse, 
niufrage. 


PENSEGEZ (peñseg-ez), 8. f. Celle qui 
a de grosses fesses. — Peñs, fesse. 


PENSER, 8. m. ct adj. Celui qui a de 
grosses fesses, fessu. — Peñs, fesse. 


PEO 


PENSEL, 8. m. Pièce pour raccom- 
moder un vêtement, un meuble, uue 
poële, etc.; pl. tou. 


PENSELIA, PENSELIAT, v.a. Rapiécer, 
raccommoder, parlant des vêtements, 
des casserolles, meubles, etc.; p. peñ- 
seliet. 


PENSELIAT. Voy. PERSELIA. 
PENSKOR. VOy. PENSKORT. 


PENSKORT, adj. (anc). Mélancolique, 
triste. l ne s'emploie, je crois, qu'en 
parlant des chevaux. Ce mot parait 
composé de penn, tête, et de skort, 
adj., qui, en Vannes, a le sens de peu- 
reux, en parlant d'un cheval. l n'y a 
rien d'exagéré à dire qu'un cheval 
peureux est triste. Voy. SKORT, V. 


PENSOUENN, PENSAUDENN, et aussi 
PENSOD (pensôd), s. m. Imbécile, niais. 


PENSODI, PENSAUDI (pensôdi), v. n. 
Enrager de dépit, en devenir comme 
fou, comme imbécile; p. pensodet. Ce 
mot parait formé de penn, tête, et de 
sot, uiais. 


PENTEKOST, s. m. Pentecôte, fête de 
l'Eglise. 


PENTIERN. VOYy. PENN-TIERN. 
PENTUVR, 8. m. (anc.) Monceau, tas. 
PENVERS, adj. Entêté, opiniâtre. 
PENVESTR, s. m. Licou, la partie de 


la bride qui saisit la tête du cheval. 
On dit aussi penfestr. 


PENVESTRA, PENFESTRA, v. a. Mettre 
le icon à un cheval, et, par exten- 
sion, dompter, assujettir ; p. penves- 
tret. 


PENZOT. Yor. PENNZOT. 


PECAR, nom de nombre pour le 
masculin, V., quatre. Vor. PEVAR. 


PECARVET, ad). numéral, Y. Qua- 
trième, pour le masculin. 


PEOC’H, 8. m. Paix, concorde, bonne 
intelligence. Ce mot figure parmi les 
voms de famille. 


PER 509 


PEOC’H, interjcction. Silence! paix! 


PEOC'HAAT, v. n. Pacifier ; D, peo- 
cheat, peoc’heet. 


PEORIEN, Pluriel] de paour. 


PEOUR, 8. m. et adj. T. Pauvre; pl. 
peourien. Ar beourien, les pauvres, ou, 
ar re beour. 


PEP, PER, pron.indéterminé. Chaque, 
chacun, tout. — Pep gweach, chaque 
fois. Pep tra, chaque chose. Pep den 
0 rank mervel, tout homme, tout indi- 
vidu doit mourir. He-man a ros peb 
a damm d'e-omp, il nous en donna un 
morceau à chacun. Digasit gan-e-hoc'h 
peb a baner. apportez chacun un panier 
avec vous. Ces deux derniers exemples 
sont des celticismes impossibles à tra- 
duire mot à mot. Parfois ce pronom se 
présente sous la forme bep. Ainsi, bep 
taol, par élision pour da bep taol, à 
chaque coup, conformément aux règles 
d’euphonie dont nous avons parlé en 
tête de ce livre. Hou-man a ziskoueze 
d'ezhan penp madelez, celle-ci avait 
pour lui toutes sortes de bontés. 


PEP-EIL-TRD, ady. Tuur-à-tour, al- 
ternativement. A la lettre, chaque 
second tour. 

PEP-HANI. Yor. PEB-HANI. 


U 


PEP-HINI. VOY. PEB-HINI. 


PEP-KOULS, adv. Toujours. À la let- 
tre, chaque époque. 


PEPRED. Voy. BEPRED, 


PEP-TRO, adv. Toujours. À la lettre, 
chaque occasion. 


PEP-UNAN, pronom indéterminé. 
VOy. PEB-UNAN. 


PER, 8. pl. m. C’est le pluriel de 
perenn, poire. 


PERACH, PERAJ, a. m. Y. Pâturage. 
— Perein, V., pâturer. 


PERAG, PERAK. Vo. ce dernier. 
PERAJ, 5. m. V. Yor. PERACH. 


510 PER 


PERAK, adv. et conj. Pour quel mo- 
tif, pourquoi. 


PERANN, 8. m. V. Quart, la - 
trième partie. Te 


PERC'H, s. m. Y. Part, ordre. 
4-berc'h, de la part de. Voy. A-BERZ. 


PERCHA, Y. a. Mettre des perches 
aux pois, percha pis; p. perchet. 


PERCHENN, a. f. fourgon, instru- 
ment pour remuer le bois dans le 
our. 


PERC'HENN, 8. m. Propriétaire, pos- 
sesseur, maître. Perc'henn skiant, 
plein de bon sens, parlant des pere 
SODnes. 


PERC'HENNA, v. a. S'approprier ; 
p. et. — Perc'henn, possesseur. On dit 
aussi perc'herita. 


PERC'HENNACH, 8. m. Droit de pro- 
priété, de possession. 


PERC'HENNET, adj. Il se dit, en style 
familier, d'une femme mariée. Hou- 
man à 30 perc'hennet. À la lettre, 
celle-ci a uu possesseur. Voy. PER- 
C'HENN. 


PERC'HENTA, PERC'HENNA. Voy. ce 
dernier. 


PERC'HINDOUR, s. m. V. Pélerin: pl. 
perc'hinderion. 


PERDER, 8. m. V. Soin, méditation, 
souci; pl. teu. 


PERDEREIN (perder-e-in\, v. n. Y. 
Songer, penser, méditer. 


PERDERI, 8. m. Y. Voy. PERDER, pl. 
perderieu. 


PERE, pluriel de pehini, pronom in- 
terrogatif. Lesquels, lesquelles. Yor. 
les observations faites au mot PEHINI, 
Pere anezho? lesquels ou lesquelles 
d'enir'eux ou d’entr'elles ? Gomme 9pe- 
hini, ce pluriel doit étre proscrit 
comme pronom relatif. 


PEREIN, PIREIN (pere-in), v. n. Y 
Paître, brouter; p. peret. 


PER 


PERENN, s. f. Poire, fruit; pl. per, 
masc. 


PERENNEK, s. f. Lieu planté de poi- 
riers. VOy. PERENN. 


PERENN-KORMELL, 8. f. Corme, 
fruit ; pl. per-kormel, masc. 


PERENN-MAR, a. L. Corme, fruit. À 
la lettre, poire corme; pl. per-mar, 
mas. 


PEREDUR, adj. Abondant. (Ce mot 
s'emploie aussi comme adverbe de 
quantité : Piavidik perfoun, très-riche. 


PERGEN (perg-en), adj. et adv. Poli, 
poliment, en bon ordre, bien dans ses 
manières. 


PERISIL (perse, 8. m. Persil, plante 
potagère. Perisil-ki, ciguë. À la lettre, 
persil de chien. 


PERISIL-H1 (peri-sil). Voy. le précé- 
dent. 


PER-KORMEL, s. pl. n. VOy. PERERN- 
LORMEL. 


PERLE, s. m. Y. Pâturage. 
PERLEZ, 8. pl. m. Yor, PERLEZENN. 


PERLEZEK, 8. m. Kperlan, poisson. 
Ce nom, qui dérive de perdez, lui a 
ete donné à cause de ses belles cou- 
eurs. 


PERLEZENN , s. f. Perle; pl. perles, 
masc. 


PER-MAR, 8. pl. m. VOY. PERENN-HAR, 


PERMEDI, a. m. Y. Prémices. Pluriel 
permedieu, seul usité. VOy. PREBEDI. 


PERN, 8. m. Y. Achat. Yor. le sui- 
vant. 


PERNEIN (pern-e-in), v. a. V. Acheter; 
p. pernet. 


PERNOUR, s. m. V. Acheteur; pl. 
pernerion. 


PERON, 8. m. Y, VOy. PARON. 


PES 
PEROUEC'H, adj. Y. Avare. Voy. PER- 
VEZ. 


PERPED, BERPED, ady. V. Toujours. 
Yoy. BEPRED, 


PERPET, adv. Voy. le précédent. 


PERRUKENN, S. L. VOy. BARYOUSKENN, 
perruque. 


PERS, 8. f. Possession, part, ordre. 
VOY. PERL. 


PERS, adj. et a. m. Azur, azuré. 
PERSIL. YY. PERSIL. 


PERSON, 8. m. V. T. D. Curé de pa- 
roisse. Voy. le suivant. 


PERSOUN, s. m. Curé d'ane paroisse; 
|. ed. 47 aotrou persoun, monsieur 
e curé. 


PERVEZ, adj. Avare, chiche, 


PERVEZ, adj. C. Kconome, bon mé- 
nager. 


PERVUAN, adv. T. La plupart du 
temps. Voy. PEURYUIA. 


PERZ, 8. 1. Ordre, part. 4-bers ar 
roue, de la part du roi. Eus va fers, 
de ma part. Eux he bers, de sa part. 


PESAVAU (pe-savad), adverbe d’inter- 
rogation. Qu'y a-t-il? Qu'y a-t-il de 
bon ? C’est une contraction pour petra 
30 a vad. 


PESAVAT (pe-savai), V. Le même que 
le précédent. 


PESEL, PISEL (pe-sel), 8. m. V. Pièce 
mise à un vêtement, à un meuble, à 
uue casserole, etc. ; pl. peselieu. 


PESELEIN, PISELEIN (pe-set-e-in), 
v. a. V. Raccommoder, rapiécer, ques 
lant d'un vêtement, d’un mcuble, d’un 
ustensile de cuisine. 


PE SEURT, pron. interrogatif. Quel ? 
Pe seurt den eo hen-nez 6 Quel homme 
est celui-ià ? 


PESK, s. m. Poisson; pl. pesked. 


PET 511 


PESK-KREGIN (kreg-in), 8. m. Coquil- 
lage qui renferme l'animal vivant; pl. 
pesked=-kregin. — Perk, poisson, et 
kregin, pluriel de krogenn, coquille. 


PESK-KROGENNEK, 8. m. Coquillage; 
pl. pesked- krogennek. À la lettre, 
poisson qui a une coquille. 


PESKEDUZ, adj. Poissonneux.— Pesk, 
poisson. 


PESKER, 8. m. Yor, PESKETAER. 


PESKETA, v. n. Pècher des poissons; 
p. et. — Pesked, pesket, pluriel depesk, 
poisson. 


PESKETAER, 8. m. Pécheur de pois- 
sons. Voy. PESKETA. 


PESKETAEREZ, 8. 1. Femme de pê- 
cheur. Voy. PESKETA. 


PESKETER. Voy. PESSETAER. 


PESSE, s. m. Y. Naufrage, bris de 
naufrage, et aussi maraude. — Gober 
pesse, Y. faire naufrage, faire la ma- 
raude. Voy. PENSE. 


PESSIADA, v.a.(anc.) Mettre en pièces. 
Voy. le suivant. 


PESSIAT, s.m. (anc.) Pièce, morceau; 
pl. pessiadou. Voy. PESSIADA. 


PET, adv. Y. Combien. Voy. PED, 
PETER, ady. T. Comment. 


PETIZ, 8. m. Petit ver du sable de 
mer qui sert d'appât pour la pêches il 
s’emploie aussi au sens d'appât pour 
la pêche. | 


PETOAR, PETOR, nom de nombre 
(anc.) Quatre. 


PETOR. VOy. PETSAR. 


PETORE, pron. interrogatif, T. Quel, 
quelle. 


PETOUN, 8. m. Palourde, pétoncle, 
coquillages de mer. 


PETRA, pron. interrogatif. Quoi, que, 
quelie chose, comment. Ce mot est ane 


512 PEU 


contraction de pe seurt tra? quelle es- 
pèce de chose? Petra reot-hu? que 
ferez-vous? Na petra ‘la? sorte d'ex- 
clamation interrogative très-usitée : 
Et pourquoi pas? Croyez-le bien) Il n’y 
a rien d étonnant à cela! 1l en est bien 
capable! 


PETRA- BENNAE. 
conj. Quoique. 


| PETREFE. Yay. PEREFI. 


PETVED, PEDVED, s. m. Quantième. 
— Ped, combien. 


PEUC'H, 8. m.T.C. Paix. Voy. PEOC'H. 


PETRA - BENNAK , 


PEUCHA, v. H. Voy. PUCHA. 


PEUC'HAAT, v. a. T. G. Pacifier; p. 
peuc’heet, peuc'heat. 


PEUD, 8. m. Toux des brebis, cer- 
taine maladie qui leur est particulière; 
javart, maladie des chevaux et des 

estiaux; c'est une tumeur qui leur 
vient aux pieds. 


PEUDEK, adj. 1l se dit des animaux 
qui ont la maladie que les Bretons ap- 
pellent peud. 


PEUDR, 8. m. Y. Poussière. 


PEUK, s. m. Bourrade, coup de 
pointe. 


PEUKA, v. a. Bourrer quelqu'un, le 
presser vivement, le maitraiter, lui 
porter une botte ; p. peuket. 


PEUL, s. m. Poteau, pilier, colonne, 
palissade, pieu, pile d’un pont; pl. tou. 
Le pluriel peuliou se dit aussi des barres 
verticales que l'on fixe à une charrette 
pour maintenir la charge. 


PEUL-GWINI (gu-inti), s. m. Echalas ; 
pl. peuliou-gwini. A la lettre, pilier des 
vignes. 


PEULIA, v.a. Echalasser, parlant des 
plantes grimpantes; et aussi empaler ; 
p. peuliet. 


PEULVAN, 8. m. Longue pierre plan- 
tée en terre et vbjet de culte chez les 
Celtes. Ce mot est une contraction de 


PEU 


peul mean, pilier en pierre. Ce mot se 
dit aussi, au figuré et en style familier, 
d'un homme grand ct très-maigre. 
VOY. MERNHIRA. 


PEUR, adv. interrogatif. Quand? À 
quelle époque? Par rapport au futor. 


Peur e teuot-hu? quand vicndrez- 
vous? 


PEUR, particule marquant l’achève- 
ment ou l'augmentation de l'action. 
Elle demande l'adoncissement des 
lettres fortes qui la suivent. Peur-sibri, 
au lieu de peur-dibri, achever de man- 
ger; peur-vreina (breina), pourrir en- 
tièrement ; peur-drouc'ha (trouc'ha), 
achever de couper. 


PEUR, PEURI, s. m. Pâturage. Yor. 
ce dernier. 


PEUR (pe-ur), 8. m. et adj. Y. Pauvre; 
pl. peurion (pe-urion). Ar beurion, les 
pauvres, et aussi enn dut peur, er re 
Leur. 


PEURAT (pe-urat), v. n. Y. Devenir 
pauvre. On dit mieux, donet de cout 
peur (pe-ur). 


PEUR-BADUZ, adj. De longue durée. 
Eul liser-ferm peur-badus, un bail de 
ferme de longue durée. — Peur, par- 
ticule qui augmente l’action, et paduz, 
durable. 


PEURENTE (pe-ureñte), 8. L Y. Pau- 
vreté. Voy. PEUR, V. 


PEUREUILL (L mouillées), 8. m. Pé- 
toncle, palourde, coquillages de mer. 


PEURES (pe-ures), a. L. V. Pauvresse, 
Voy. PEUR, a. m. Y. 


PEUR-GAS, v. a. Achever, terminer; 
p, peur-gaset. — Peur, particule qui 
marque l'achèvement, et kas, mener. 


PEURGEDGED (peurg-edg-ed), ady. T. 
Principalement. 


PEURI, PEUR, a. m. lâturage. En 
style familier, on dit : Berr eo ar 
peur gañt-ho, ils font maigre chère. 
A la lettre, court est le pâturuge avec 
eux. 


PEU 


PEURI, v. 0. Paire, pâturer; p. peu- 
ret. Ce verbe n’est usité qu’à l’infinitif. 
Kas ar chatal da beuri, mener les bêtes 
au pâturage. Pa edoñt o peur, quand 
ils (animaux) étaient au pâturage. 


PEURLIESA (peurlie-sa), adv. La plu- 
part du temps, ordinairement. Ou écrit 
aussi peur-liesa. — Peur, particule 
augmentative, et liesa, superlatif de 
lies, souvent. À la lettre, plus que 
très-souvent. 


PEUR-OBER, v. a. Achever, finir, 
terminer un ouvrage; n. peur-c'hreat, 
pour peur-great. — Peur, particule 
qui marque l'achèvement, et ober, 
faire. Ni xo debret hor c'hogn, nous 
avons fini de souper. 


PEUR-RANNA, v. a. Achever le par- 
tage; n. peur-rannet. — Peur, parti- 
cule qui marque l'achèvement, et 
ranna, partager. 


PEURVANN, 8. m. Pâturage, lieu de 
päture. Ce mot paraît formé de peun, 
pâturer, et de mann (anc.), lieu. 


PEURVUIA, PEUR-VUIA, adv. La plu- 
part du temps. — Peur, particule 
augmentative, et muid, le plus. À la 
lettre, plus que le plus. 


PEURZ, s. m. C. T. Part, ordre. 
A heurs ho ad, de la part de votre 
père. Eus he beurs, par sou ordre, 
de Sa part. 


PEUS, PEUZ, 8. m. Y. Tont ou cer- 
taine maladie des animaux. 


PEUSET (peu-set), adj. Y. Poussif, 
parlant des auimaux. 


PEUT, PEUD. Voy. ce deruier. 


PEUZ, particule. Presque, à demi. 
Après ce mot, les lettres muables 
fortes s'adoucissent. Aiusi, on dit 
peuz-vrau, assez beau, au lieu de 
peuz-brao. Voy. la grammaire. 


PEUZ, PEUS, s. m. Voy. ce dernier. 


PEUZ, C. Ce mot, dont j'ignore la 
valeur, se dit en Cornouaille dans cette 
phrase : Sul ar peuz lard, le dimanche 
qui précède le dimanche gras. 


PEV 513 


PEUZ-C'HOANT, adj. Assez joli. — 
Peux, presque, à demi, et koant, joli. 


PEUZ-DIBEUZ, 8. m. C. Sul ar peus- 


dibeus, le dimanche de la Quinquagé- 
sime. 


PEUZ-DU, adj. Noirâtre. À la lettre, 
presque noir. 


PEUZ-FOLL, adj. Folâtre. A Îa lettre, 
presque fou. 


PEUZ-HOLL, adv. C. Presqne tous. 


PEUZ-VAD, adj. et adr. Passable, 
assez bon, assez bien. — Pout. pres- 
que, et mad, bon, bien. 


PEUZ-VARO, adj. Moribond. — Peux, 
à demi, et maro, adj., mort. 


PEUZ-VRAO, adj. Assez beau. — 
Peuz, à demi, et brao, beau. 


PEVAR, nom de nombre pour les 
substantifs du genre masculin. Quatre. 
Après ce mot, les lettres fortes k, p, 1,5, 
deviennent douces ou faibles. Pevar 
St, au lieu de pevar ti, quatre mai- 
sous. Voy. la grammaire. 


PEVARANN. VOy. PEVARENN. 


PEVAR-C’HORNEK, adj. Quadrangu- 
laire, carré. — Pevar, quatre, et korn, 
angle. 


PEVARDED, adj. numéral. Quatrième 
pour le masculin. Ar pevarded, le 
quatrième. — Perar, quatre. 


PEVAR-DROADEK, adj. Qui a quatre 


pieds, animal et meuble. — Pevar, 
quatre, et t , Pied. Voy. EX, parti- 
cule finale. 


PEVARE, adj. numéral. Quatrième, 
pour le masculin et le féminin. Ar 
perdre, le quatrième. Ar berare, la 
quatrième. — Perar, quatre. 


PE-VARE? pronom finterrogatif. À 
quelle époque? — Pe, quel, et mare, 
épuque, saison. 


PEVARENN, PEVARANN, s. f. Le quart 
ou quatrième partie. Il ne s'emploie 


v 


514 PEZ 


que pour les choses qui peuvent être 
coupées ou divisées. Ar berarcnn euz 
ann aval, le quart de la pomme. 


PEVAR-REAL. Ce mot cst composé de 
pevar, quatre, et de real, monnaie 
d'Espagne, valant 23 centunes de notre 
monnaie, et aiguille un frauc ou vingt 
sous. Vuy. REAL. 


BEVAR UGENT iug-eñt, non de nom- 
bre, Quatre-virsts. — Perar, quatre 
(fois). et ng: Tu, vingt Quand où con- 
sSidère la methodesi difficile de comoter 
des Bretous pour les nombres élevés, 
on se demande c mment des gns 
illettrés pouvaient faire, dans la con- 
versalion, nour saisir des chiffres q'ie 
nous avons peine à déterminer sans le 
sucours d’une upération d'arithiné- 
tique. Tels sont des nombres comme 
pemzck-ugiht, tro 8 cents; a la lettre, 
quinze (fois) vingt. Triouec'hugent, 
trois cent evixaltes à la tire, dix- 
huit fois) vingt. Dek ha naoïûtek-ugent, 
trois cent quatre-vinst-dix ; à la lettre, 
dix ct dix-neuf (fois) vir.gt, etc. — Ou 
comprend dès lors que vie méthode 
ait été abandonnée par beiucour de 
Bretoux pour faire plare à des séries 
eù, à limitation dn francais, on à in- 
troduit le mot kalit, cent, C'est uinsi 
que Fou dit atjoud'hus ac 100 0710, 
dinit ka: d ha kait. cent deux s. au 
livn de daou rkred ha pemsek ugrnt, 
ete. — Le caleul nisntal état c'icore 
bien plus d file quand on parlit 
d'écus de trois livres, Ainsi on disail : 
triour c'h-ugent shied troisre tsoixante 
écus; à La letire, dix-huit (fois) vingt 
évus vu 1950 livres, chiffre que nous 
ne pouvons obtenir qu'en multipliant 
360 par 3. 


PEVARVED. Le mème que prrarded. 


PEVARZEK, nombre. Qratcrze. — 
Perar, quatre, GL dck, dix. 


PEVASZEK-UGENT ugeït, nom de 
no ubre. Deux cent quatre-visats. À la 
lettre, quatorze (rois: vig. VO. PEVAR- 
UGENT, NAONTEX-UGENT. 


PEVARZEKVED, a:ll, nnmrral. Q:u- 
torzième. — Pevursek, quatorze. 


PEZ.s.m. Pièce, morerau; pl. pestou 
(pe-siou:. Enn he pes, en un seul mor- 


+ 2 oo RE 


nn — - s 


PIB 
L 
ceau, tont entier. À la lettre, en n 
pièce, Gwall-bez, mauvais garnement. 
A la leure, mauvaise pièce. A besios, 


par morceaux. Poaza meot a bes, cuire 
des moutons entlers. 


PEZ, 8. pi. m. Des pois. Voy. ML, 
plus usité, 


PEZAFF, v. a. (anc.) Solder, payer. 
Voy. PAEA. 


PEZEL, s. f. Jatte en bois pour porter 
la pâte au four; pl. tvu. 


PEZELIAD, a. f. Jattée, plein une 
jar L Eur beseliad leas. 006 jaite pleine 
e lait. 


PEZELL, adj. Blet ou trop mûr, par- 
lant dos fruits, et, par extension, effé- 
miué. Pesell-brein, pourri. 


PEZELLAAT, v. n. Devenir blet, par- 
lant des fruits. Voy. PEZELL. 


PEZ-KER, s. m. Artier, terme de 
maçon. VOy. KER, 8. M. 


PEZ-LABOUR, 8. m. Tâche de travail, 
besog'ie. — Pez, morceau, et labour, 
travail. 


PEZ-LER. s. m C'est un des noms 
irouiqu' S que l’on donne aux prosti- 
tuées. A la lettre, morceuu de cuir. 


PEZ-MICHER, s. m. Coup d'essai 
d'an anpreuti, — Pez. pièce, et micher, 
méticr. 


PI, PIX, 8. L. Pioche. 


PIAOUA, v. a. G. Posséder. On dit 
au-si piauuat. 


FIAR, PUAR, nombre. V. Quatre. 
Voy. PEVAR, 


PISENN, s. L Dube. bouton à la 


peau, partie d'un aposthume par où 
sort le pus; pl, ou. 


PI-BENNAK, pron. indétermiué. Y. 
Quicurq'ie. 


PIBI, v. a. (anc.) Cuire ; p, pobes. 


PID 


PIBID, PIBIT. PIFIT, PIVIT, 8. L. Pénie, 
maladie des oiseaux et des poules ; 03 
de la sèche, mollusque de mer, d'après 
Le Pelletier. 


PIBR, s. m. Y. Poivre. 


PIBREIN (pibr-e-in), v. a. V. Poivrer; 
p. ptbrel. 


PIC'H, adv. Y. Attentivement. Voy.PIz 


PICH, et mieux PECH, 8. m. C. Piége 
à bêtes; pl. ou. Stegna pechou, tendre 
des piéges. 


PICHELL, PICHER, a. m. Pot à eau 
pour boire à même. Picher est plus 
usité. 


PICHER, 8. m. Pot à eau pour boire à 
même, comme on dit en style familier. 
En Bretagne et dans l’Aniou, on dit 
Pichet dans le français familier. 


PIC'HER, PIC'HIER, adv. V. À quelle 
époque? par rapport au futur. Pic'hier 
6 leuio? à quelle époque viendra-t-il ? 


PICHERAD, 8. m. Plein le vase appelé 
picher en breton. 


PIC'HIER, adv. Y. Yor. PIC'HER. 


PICHOD, 8. m. Y. Barre de gouver- 
pail. 


PICHOLOU, s. pl. m. Le menn bois 
qui reste à terre après la taille des 
agos, Dastum picholou, ramasser ce 
bois. 


PICHOLQOU, 8. pl. m. Certain jeu des 
enfants de la campagne. Un des joueurs 
a les yeux bandés et cherche, je crois, 
à atteindre un autre joueur pour le 
frapper avec un mouchoir uoué à un 
des bouts. 


PICHON, S. m. lL sc dit des petits des 
oiseaux et des poules; pl. ed. Dans le 
langage provencal, on dit pichoun, en 
interpellant un jeune garçon. 


PICHOURELL, 8. m. Capuchun. 
PIDENN, s. f. Membre viril. 


PIDER, nom de nombre, C. Quatre, 
peu: :-0 Vintin, Voy. PEDER. 


PIK 515 


PIDI, PEDI, v.a.; n. pedet. Yor. PEDI. 
PIFIT. Voy. PIBID. 
PIGAL, s. m. [vraie, plante. 


PIGELL (pig-ell), s.f. Y. Binette, houe, 
hoyau, petite niu. he, instruments de 
jardinage et d'agriculture. 


PIGELLA, PIGELLAT (pig ella), v. n. 
Travaill:r avec la boue, biner la terre. 


PIGER (pig-er), s. m. Ergot ou ma- 
ladie du blé. . 


PIGNADEK. s. L. Montée; pl. pigna- 
degou. — Pignat, monter. 


PIGNAL, v.n.T. Monter; n. pignet. 
Il se corjugue comme si l'infloitif était 
pigna; mais le plus souvent il se con- 
jugue avec le verbe suxiliaire ober. 


PIGNAT, v. n. Monter; p. pignet. Il 
se conjugue comme le précédent. 


PIGNOUER. Mean pignouer, monloir 
ou pierre fixée en terre pour aider les 
femmes de la campagne à monter à 
cheval. — Pignat, mouter. 


PIGNOUN, s. m. Pignon. 


PIGOSA, v. a. Frapper avec un ins- 
trument qui laisse des traces du coup, 
picoter les fruits comme font les oi- 
seaux, Le participe pigoset s’emiloie 
aussi comme adjectif pour dire de 
quelqu'un qu'il a les marques de la 
petite vérole. 


PIGOSAL. Voy. PIGOSA. 


PIGISAT, v a. et n. Y. Picoter les 
fruits comme font les oiseaux, remuer 
la terre avec son groin comme fait un 
pourceau. 


PIGOSEIN (pigo se-in), v. a. et n. Y. 
Le inème que pigosat. 


PIGOSET (pigo-set). adj. Voy. PIG0SA. 


PIGUIOSEIN (piguio-se-in), v. a. Y. 
Becqueter les fruits comme font les 
oiseaux. 


PIK, s. L. Pie, oisean, et aussi ver- 
tigo, sorte de folie; pl. piked. piged. 


516 PIK 


— Pik-spern, pie grièche, et aussi 
femme criarde, Kroget eo ar bik enn 
he skouarn, il a le vertigo. De ce mot 

(k, au sens de pie, oiseau, on a formé 
e composé pik-lammet, Y. n., sauter, 
parlant d'une pie. En em lakaat a reaz 
da bik lammet a skourr da skourr, elle 
(la pie) se mit à sauter de branche en 
branrhe. Cette expression est remar- 
quable. 


BIK, Pi, 8. m. Pioche, pique, arme 
de guerre ; pl. pikou. 


BIK, adj. et adv. Hi pik, sauce pi- 
quante. Sail pk, très-salé. À la lettre, 
salé piquant. Neud pik moan, du fil 
inégal en grosseur. (Gr.) 


PIKA. VOY. PIKAT. 


PIKAROM. C'hoari pikarom, jeu des 
petits piquets que l'on fiche en terre; 
jouer à ce jeu. 


PIKAT, Y. a. Piquer avec on corps 
poiatu; p. piket. 


PIKETEZ, s. m. Piquette. 


PIKETEZ-GWIN, 8. m. Piquette de 
raisin. A la lettre, piquettce-vin. 


PIKEZ, s. m. Laïiche, plante; pique, 
une des couleurs des cartes à jouer. 


PIKOL, a:l. Grand, gros outre me- 
sure, parlant des personnes et des 
choses. Á l'inverse des autres aijectifs, 
celui-ci rrécède le subs'antif : Eur 
pikol pez Lara. un énorme morceau de 
pain. Eur pikol perk bikan, un tout 
petit poisson. À la lettre, un énorme 
petit noisson. Le superlatif est très- 
usité: Ptkola den! Quel homme énorme 
Pikol mem, du giosses pierres. Vuy. 
PILOLOU. 


PIKOLOU. adj. pluriel. Pikolou mrin, 
pikolou gwez, des pierres énurmes, des 
arbres énormes. l est assez diMicile 
de donner une valeur grammaticule à 
pikolou. 


PIKOUS, PIKSUZ. Voy. ce dernier. 


PIKQUZ, s. m. Chassie des yeux. 


PIL 


PIXKOUZ, adj. Chassieux. Daoulagad 
pikous, des yeux chassieus. En Cor- 
nouaille on dit : Koñchou pikouz, des 
coutes de vieilles. 


PIKOUZERK , ad]. Voy. PIKOUZ, ad}., plus 
usité. 


PIKOUZENN. Yor. PIKOUZ, 8. m. 


PIK-SPERN, s. f. Ple grièche, oiseau, 
et aussi femme criarde. 


PIL, 8. m. £t aussi kil, revers d'une 
médaille, etc. 


PIL, 8. m. (anc.) Tronçon de bois, et 
aussi écorce. 


PILAOUERA, v. a. Biner la terre; p. 
pilavueret. 


PILAQUET. C'hoant pilaouet. Ce jeu 
d'enfants consiste à faire sauter avec 
un pelit bâton un morceau de bois 
conique par les deux bouts et placé à 
terre. On l'appelle aussl c'hoari tinet. 


PILAT, v. a. Battre, rosser, piler, 
casser, terrasser, renverser; p. pilet. 
Dans le frauçais familier, donner une 
pile. — Pilat eur bern keuneud d'ann 
traon, renverser un tas de bois de 
chauffage. 


PILER, 8. m. Colonne, pilier; pl. 
Ou. l 


PILET, s. m. V. Cicrge; pl. eu. 


PILGOS, PILTOS, 8. m. Billot, tron- 
con scié d'un gros arbre; pl. piigosiou, 
piltusiou. 


PILGOSERK, PILTOSEK (pilgo-sek\, 8. m. 
Gros courtaud, parlant d'un homme. 
Voy. PILGOS. 


PILKOS, s. m. C. Voy. PILGOS. 


PILL (les L mouillécs), s. m. Ce mot 
n'est guère usité qu'au pluriel pillou, 
guenilles. Cependant on l’'emploie à la 
manière d'un adverbe. Noas-pill, 8e 
dit d’un homme si mal vètu qu'on 
pent le considérer comme nu. Voy. 
PILLOU. 


PIL 


PILLAOU (les L mouillées), 8. pl. m. 
Anrien pluriel de pill, chiffon, et qui a 
fait ptace à ptilou. Voy. ce mot. : 


PILLAOUA (les L mouillées), v. n. Et 
mieux, dastum pillou, ramasser des 
chiffons ; p. pillaouet. 


PILLAOUEK [les L mouillées), adj. 
Couvert de gueuilles. 


PILLAOUER (les L mouillées), s. m. 
Ramasseur de chiffons. 


PILLENN iles L mouillées), a. L Un 
morceau de chiffon; pl. pillou, masc. 


PILLIK, PILLIG, s. f. Poëlon, poêle 
de cuisine; pl. pilligou. 


PILLIGAD, a. L. Poëlée, la plénitude 
d’une poël.. 


PILLIGER (pillig-er), s m. Chaudron- 
nier. 


PILLIR, 8. L. Voy. PILLIG. 


PILLIK-KRAMPQUEZ, s. f. Galetoire. 
À la lettre, puële à crèges. 


PILLIK-LOSTEK, 8. f. Poële à frire. 
A la lettre, poële à queue. 


PILLIK-WELE (rele), a. f. Bassinoire. 
— Pillik, poële, ut gwele, lit. 


PILLOU (les L mouillées), 8. pl. m. 
Autrefois pillaou, chiffons, gueuilles. 
Voy. PILL. 

PILOCH, a. m. Pilotis; pl. ou. 

PILORJET, s. m. Y. Oiseleur. 

PILQUER, s. m. Dilun, — Pilat, piler. 


PILPOD. C'hoari pilpod, jouer à la 
galoche, jeu de la galoche. 


PILPOUZ, 8. m. D. Bigot, cafard. 
Iann pilpouz se dit d'un hypocrite. 
Voy. IANN, DOM propre. 


PILPOUZ, 8. m. C. Mélange de fl et 
laine effités, charpie. : 


PILPOUZA, v. n. Eiler un tissu, 
faire de la charpie: p. e4. 


PIN 517 


PILPRENN. s. m. Planche garnie 
d'uv mauche pour amonceler le blé 
battu sur l’aire. 


PILPRENN, s. m. Billot, bille de 
bois. — Pit, tronçon de bois, et prenn, 
bois œuvré. 


PILTOS. Voy. PILGOS. 

PILTOSEK (pilto-sek). Yay. PILGOSEL. 

PILTOZ. Voy. PILTOS. 

PILTROTIK, s. m. Troite-menu. Roit 
d'ar piltrotik, aller à cheval au petit 
trot, au trot de curé, comme on dit 
dans la cavalerie. 

PIMP, a. m. Y. Pipe à fimer; pl. eu. 


PIMPAO, s. m. Y. Pimpad butun, 
pipe pleine de tabac. 


\ 


PINARD, s. m. 11 se dit familièrement 
d'un homme riche. 


PINART, s. m. Y. Le beau ou coq du 
village. 


PINFA, v. a. Orner, parer; p. et. 


PINFET, adj. 11 se dit d’une femme 
en toilette. Voy. PINFA. 


PINGALET, 8. m. Carotte sauvage 
des côtes maritimes. 


PINI, pron. interrogatif, G. Lequel, . 
laquelle. Ce qui est dit au mot PEHINI 
s'applique à celui-ci. 


PINIJAFF, v. n. (anc.) Faire péni- 
tence ; p. pinijel. 


BINIJENN, 8. L. Pénitence, terme de 
dévotion. 


PINOCHEZENN, 8. f. Plant d'épinard, 
plante potagère; pl. pinoches, masc. 


PINOUIOIGEC'H, 8. L. Y. Richesse. 
Voy. PINVIDIGEZ. 


PINOUIK, adj. Y. Riche. 


PINOUIKAT, v. n. Y. S'eorichir; 
p. pinouikel. . 


518 PIP 


PINSAT, v. a. Pincer, n. piñset. 


PINSIN, 8. m. Bénitier, vase où l'on 
met de l'eau béuite; pl. ou. 


PINSIN, s. m. Y. Lavoir pour laver 
les mains. Voy. PISIN. 


PINT, 8. m. Pinson, oiseau; pl. ed. 


PINUIK, adj. V. Le même que pi- 
noutk. 


PINUIKAT, v. n. V. Le même que pi- 
nouikat. 


PINVIDIGEZ (pinvtdig-ez), 8. L Ri- 
chesse. 


PINVIDIK, adj. Riche. Ce mot est un 
nom de famille assez r‘pandu. 


PINVIDIKAAT, v. n. S'eurichir; p. 
pinvidikeet, pinvidikeat, On dit plus 
souvent, dont da veza pinuidik. À la 
lettre, venir à être riche. 


PINVIK, adj. G. Riche. 
PIOC'H, 8. m. Y, Paix. Yor. PEOC'H. 


PIOU, pron. interrogatif. Qui? Comme 
en français, ce prouvm s’emp'oie aux 
deux genres et aux deux nombres. 
Piou a 20 aze? qui est là” Gwelit piou 
int? Examinez qui ils sont, qui elles 
sont? 


PIOU-BENNAG, pron. 
Quiconque. 


indéturminé. 


PIOU-BENNAK. Voy. le nrécédout. 


PIPI, s. m. D, Eur pipi, un dandv. 
Ce mot est aussi un prénom ct réponi 
à petit Pierre. 


PIPIA, vw. n. Piauler ou crier comme 
les poulets; p. pipiet. 


PIPI-GOUER, s. m, Nom donné par 
plaisanterie au laboureur. Il ne sem 
ploie qu'au vacatif, en intersellation. 
Deus ’ta, pipi gouer, viens donc, cam- 
pagnard. Ce mot est comj:0sé de pipi, 
petit Pierre, et Kouer, campaguard, 
paysan. 


PIPOUL, s. m, Y. Pourpier, plante, 


PIS 


PIR, s. pl. m. Y. Pluriel de prenn 
V., poire, fruit. 


PIRC'HIRIN, s. m. Pèlerin; pl. ed. 
PIRC'HIRINDED, s. m. Pèlerinage. 


PIREIN (pire-in), v. H. Y. Pattre, 
brouter. Yor. PEREIN. 


PIRENN, 5. f. Y. Poire, fruit; p!. pir, 
masculin. 


PIRENN-HILI, s. L Y. Corme, sorbe. 
Voy. HILIBER, 


PIRISIL (piri-sil), 8. m. Persil, plante. 


PIRISIL-KI (piri-sil). 8. m. Ciguë, 
plante vénéneuse. À la lettre, persil 
de chien. 


PIRISIL-MOR (piri-sil), 8. m. Perce- 
pierre, pl:nte. À la lettre, nersil de 
mer. En francais on la nomme encore 
chritme, feuouil marin; elle e:t aro- 
matique et vient sur les roches des 
bords de lo mer. 


Pts, 8. pl. m. Pluriel de penn. pois, 
légume, Y. 


PISEL, PESEL (pi-sel), s. m. Y. Voy. 
ce dernier. 


PISELEIN (pi sel-e-in), Y. VOy. PESE- 
LEIN. 


PISENN (pi senn', 8. L Y. Puis, lé- 
gume; pl. pis, masculin. 


PISIN (pi-sin), s. m. Y. Lavoir pour 
se laver les mains. Où dit aussi pinsin. 


PISK, s. m. Y. Poisson; pi. pisket. 


PISKETEIN (pisket-e in), Y. n. Y. 
Pêcher des poissons; p. pisketet. 


PISKETOUR, a. m. V. l'êécheur, qui va 
à la pêche. 


PIS-LOGOT, s. m. Y. Ivraie. À la 
lettre, pois des souris. Geite dénomi- 
natiou est erronée, attendu que l'ivraie 
est une graminée comme les céréales ; 
c'est vesce que l’un a voulu dire. 


PIT 


PISMIG, PISMIK, a. m. Qui fait des 
facons pour manger, qui mange avec 
répugnance. Voy. PISMIGOU. 


PISMIGA, v. n. Faire des facons pour 
manger, et aussi manger avec répu- 
gnance., Ce verbe est peu usité; on dit 
plutôt ober pismigou. 


PISMIGOU, s. pl. m. Ober pismigou, 
faire des cérémonies, des facons. 


PISMIK. Voy. PISAIG. 


PISTIG, s. m. Il n’est usité qu'au plu- 
riel pistigou. Voy. ce mot. 


PISTIGA, v. n. Faire ou causer une 
douleur cuisante, élancer, parlayt d'un 
mal. U se conjugue avec ober. 


PISTIGOU, #8. pl. m. Elancements 
douloureux, mal de côté. 


PISTIK. Yor. PISTIG. 


_PISTOLENN, a. f. Pistolet, 
feu, sarbacane. 


arme à 


PISTAI, 8. m. (anc.) Poison. Après 
avoir donné à ce mot la signification 
de poison, l'auteur du Catholicon 
(xve siècle), renvoie äu mot UENIM et 
ajoute : C'est le uenin (venin) que les 
fcnimes donnent à boire à leurs maris 
ou c’est une herbe qui fait forsenner. 


PISTRIA, v. a. (anc.) Faire mourir 
par poisva. Voy. PISTRI, 


PISTRONKENN, s. L Y. Péloncle, co- 
quillage; pl. pistroñket, masculin. 


PITI. C'hoari boulou pit. jouer anx 
billes ou à la canette, comme ou dit 
en Basse-Bretagne. 


PITIZ. Voy. PETIZ. 


PITOUILL (les L mouillées), 8. m. et 
adj. Friand, :èche-plat, difficile pour la 
nourriture; exquis, parlant des mets; 
douillet, parlant d':s personnes. 


PITOUILLA (les L monillées), v. n. 
Manger beaucoup de friandises. 


PITOUILLEZ {les L mouillées). féminin 
de pitoutll. 


PLA 
PITOUZ, adj. Pitcux. 


519 


PITOUZAL, v. n. Faire le piteux. 


PIUIKAT {pi-ut-kat), v.n.V. Le même 
que pinouikat. 


PIVIT. Voy. PIBIT. 
PIVOENA, s. m. C. Piment, plante. 


- PIZ, 8. pl. m. Pluriel de pisenn, pois, 
légume. 


PIZ, ad}. Avare. 


PIZ, adv. et adj. Attentivement, soi- 
gneusement, fixe, fixement. Sellet pis, 
regarder attentivement. Eur sell pis, 
un regard fixe. 


PIZENN. 8. L. Pois, légume; pl. pis, 
masculin. En grec, pison. 


PIZ-FA, 8. pi. m. On donne ce nom 
aux fèves marbrées. — Pis, des pois, 
et fa, fève. 


PIZ-LOGOD, s. pl. m. Des graines de 
vesce, plante. A la lettre, des pois de 
souris. C'est une légumineuse dont les 
oiseaux domestiques soutassez friands. 
J'ignorais qu'il en fût de même des 
souris. 


PIZONI, a. m. Mcsquinerie, avarice. 
— Piz, avare. 


PIZ-ROM, 8. pl. m. Y. Des haricots, 
légumes. 


PIZ-AUZ, s. pl. m. C'est le nom que 
l’on donne aux lentilles, lésume. A la 
lettre, pois rouges. 


PLAC'H, 8. L. Fille en général, ser- 
vante, f-mme de chambre. Dans ces 
deux derniers sens, on dit de préfé- 
rence, plac'h-annti; pl. plac'hed. Quand 
on parle des filles en général, le pluriel 
merc’hed est plus usité que plac’ hed. 


PLAC'HED, PLAC'HET, 
plac'h. 


PLAC'HETA, v.n. Et mieux, merc'heta, 
courir les filles. 


PLAD, s. m. Plat de vaisselle; pl. 
plajou. or. PLAD-SOUBENN. 


pluriel de 


520 PLA 


PLAD, adj. Plat, non bombé, épaté, 
aplati. 


PLADA, v. a. Aplatir; p. et. — Plad, 
ad}., aplati. 


PLADENN, 8. f. Plaque pour couvrir 
le feu ; plateau de balance, patèue pour 
couvrir le calice. 


PLADENN-DOUAR, s. f. Terrasse de 
jardin; pl. pladennou-douar. 


PLADENNIK, s. L. Palette de pcintre. 


PLADORENNA, v. n. Rester assis par 
paresse, au lieu de travailler. ll se cou- 
jugue avec l'auxiliaire ober. 


PLAD-SOUBENN, s. m. Sounière. À la 
lettre, plat à soupe. A la campagne, la 
soupe est servie dans de grauds plats 
creux. 


PLAFA, PLAVA, v. n. Se percher sur 
ua arbre, s’abatire sur un arbre, sur 
un champ, parlant des gros oiseaux, 
comme pigeons et autres; p. et. 


PLANEDENN, 8. f. Horoscope, sort, 
bonne aventure, destinée. Planedenn 
galet, mauvaise étoile, mauvaise 
chance. — Tenna he blanedenn da eunn 
den, tirer ou dire la bonne aventure à 
quelqu'un. Ou dit aussi, lavaret he 
blanedenn da. 


PLANKENN, 5. f. Planche, étagère ; 
pl. plench, plerik, masculin. 


PLANSON, 8. m. Tresse, cordonnet ; 
pl. plañson. 


PLANSONA, PLANSONAT, v.a. Tresser. 
Plansona bleo, tresser les cheveux. 


PLANT, s. pl. m. Pluriel de plañtenn. 
PLANTA, v. a. Planter des végétaux; 
p.et. 


PLANTEIN, v. a. Y. Planter des vé- 
gétaux ; p. plantet. 


PLANTENN, 8. f. Plante; pl. plant, 
masculin. 


PLAOUFA, PLAOUIA. v. a. C. Blesser 
à coups de grifles, comme font les 
bêtes sauvages. 


PLE 


PLAOULA. VOy. PLAOUFA. 


PLAOUIN, Y. n. Dober ou attraper 
comme fait un chien à qui on jette eu 
l'air un morceau de pain, de viande, 
et qui l'attrape avant qu'il soit à terre. 
Il se disait aussi au sens de manger 
gloutornement. 


PLARIK, adr. Y. Doucement, sans 
bruit. 


BLASENN (pla-senn), 8. f. Place pu- 
blique de petite ville ou bourg. 


PLASENN-AR-FOAR (pla-senn), s. L 
Champ de fuire. 


PLASTR, s. m. Plâtre, minéral. 


PLASTRA, Y a. Enduire de plâtre; 
p. plastret, 


PLASTRER, s. m. Plâtrier; pl. ten. 
PLAT. Voy. PLAD. 
PLAVA, PLAFA. Voy. ce dernicr. 


PLE, adj. T. Débile. Yor. BLE, plus 
usité. 


PLEC'HENN, PLEGENN, 5. f. Y. Claie, 
claire-voie en branci:ages; pl. eu. — 
Plegein, v. a. V., ployer. 


PLED, PLET, 5. m. C. T. Attention. 
Teuler pled, faire attention. 


PLED, s. m. Ce mot est, je crois, 
emplayé en quelques lieux au sens de 
sort, hasard. 


PLEG, S. m. Pli, courbure, froncis, 
et, par extension, habitude contractée 
par actes répétés; vocation, inclina- 
tion, penchant, pl ou. Pleg ar c'hern, 
épine dorsale. Ce mot est radical de 
plega, ployer, plier. Plegou fall, de 
mauvaises habitudes. 


PLEGA, v. a. Plier, ployer, courber, 
fléchir, et, par extension, obéir, et 
aussi donner de la bande, parlant 
d'un navire ; p. pleget (pleg-et). 


PLEGEIN (pleg-e-in), v, a. Y. 1! a le 
même seus que le précédent, 


PLE 


PLEGENN (pleg-ena), s. f. Anse de 
panier fait d'osier courbé, et aussi, 
barrière faite de branches entrelacées. 
CG6 mot dérive de plega, ployer. 


PLEG-FALL, s. m. Mauvais penchant, 
ice; pl. plegou-fall. 


PLEG-ROD, 8. m. Jante de roue. — 
Pleg, courbure, et rod, roue. 


PLEG-ROT, 8. m. V. Le mème que le 
précédent. | 


PLEGUZ, adjeot. Flexible, facile à 
ployer. — Pleg, pli. On dit de préfé- 
rence, eas da blega. 


PLEG-VOR, 8. m. Baie, anse mari- 
time, golfe. — Pleg, courbure, et mor, 
mer. 


ALELZENN (ple-ixenn), 8. L. Y. Plie, 
poisson ; pl. pleises, masc. 


URT, s. pl. m. V. Pluriel de 
pleusen. 


PLEK, PLEG. Voy. ce dernier. 
PLEN. Voy. PLENX. 
PLENN, adj. Uni, plat. 


PLENN, s. m. Y. Plane de charron, 
etc. 


PLENNAT, v. n. C. Niveler ; p. plen- 
net. Voy. PLEUR, ad). 


PLESK, 8. pl. m. Y. Pluriel irrégulier 
de pleskenn. 


PLESKENN. s. L Y. Ecorce ; pl. plesk, 
masc., de l'écorce, des pelures. 


PLET, PLED. Voy. ce dernier. 


PLEU, PLOU, T. Ces mots, qui en- 
trent dans la composition de plusieurs 
noms de lieux, sont synonymes de 
ploue. Voy. ce mot. Pleubian, Plou- 
daniel, T. Noms de lieux. 


PLEUNJOUR, 8. m. Yor. PLURJOUR. 


PLEUSTRA, v. a. C. Dresser, parlant 
des bœufs qu’on destine aux travaux; 
fréquenter, parlant d'une fille qu'on 


PLO 1 


recherche en maerisge, s’habiuer en 
un lieu, s'y plaire; p. pleustret. H se 
conjugue avec l'auxiliaire ober. Pleus- 
tra a rit-hu 056 È Vous plaisez-vous 
en ce lieu-là T 


PLEUSTARAN, v. a. T. H a le même 
sens que le précédent. 


PLEUSTRER, s. m. C. Dresseur de 
œufs. 


PLEUSTRIÑ, v. a. T. Yor. PLEUSTRAR. 


PLIJADUR, s. f. Plaisir. satisfaction, 
contentement. Le pluriel plijaduriou 
est usité en autre sens. Voy. ce der- 
nier mot. — Plijout, plaire. 


PLIJAOUREZ. Yor. PLIJADUR, plus 
usité. 


PLIJADURESIOU, 6. pl. L. Voy. PLUA- 
DURIOU. 


PLIJADURIOU, PLIJADURESIOÙ, 8. pl. 
L Les plaisirs du monde, les plaisirs 
de la chair. Plijaduriou ar bed, les 
plaisirs du monde. Ar plijaduresiou 
fall, les plaisirs dangereux. 


PLIJOUT, v. n. Plaire, trouver bon, 
daigner; p. plijet. Cet homme me 
plaît, he-man a bid d'in. Donnez-moi 
quelque chose, s'il vous plait, roit 
Ryu Dra-bennen d'in, mar plij gan- 
e-hoc'h. 


PLOBOREN, s. L. T. Pustule; pl. 
ploboro. 


PLORORO, pluriel du précédent. 


PLOG, s. m. (anc.) Pali des oiseaux ; 
pl. ploget (plog-et). Voy. PICHON. 


PLOK, adj. Y. Net. 


PLOK, 8. m. Y. Le Al de poil de 
vacbe. 


PLOMEIZ, PLDMEIS (plome-iz), s. m. 
(anc.) Petite cruche, et vase dang le- 
quel on porte à manger. 


PLOMM, adj. Y. Raide à graxir. 


PLOMM, s. mn. Y. Plomb, métal. 
66 


022 PLO 


PLOMMEIN (plomm-ein), v. a. Y. 
Plomber ; p. plommet. 


PLOMMENN, 8. L Y. Grumeau, par- 
lant du sang; pl. plommenneu. 


PLORS, Y. VOy. PLORSENN. 


PLORSENN, 8. f. Y. Prune sauvage ; 
pl. plors, masc. 


PLOTTENN, 8. f. Y. Balle pour le jeu 
de ce nom; pl. plottenneu. 


PLOU, PLOUE, PLEU, 8. m. Ces mots 
entrent dans la composition de beau- 
coup de noms de lieux, avec la signi- 
fication de territoire, campagne, et ils 
indiquent, la plupart du temps, que le 
lieu est sous le patronage de quelque 
saint. Ainsi, Plou-Armel, lieu ou ter- 
ritoire sous l’invocation de saint Ar- 
mel. Plou-Iann, territoire sous le pa- 
trouage de saint Jean. 


PLOUE, s. m. Campagne. War ar 
pleut à la campagne. Voy. MEAZ, plus 
usité. 


PLOUEZAD, PLOUEZIAD, s. m. Cam- 
pagoard, paysan; pl. plouisis. Voy. 
PLOUE. 


PLOUEZADEZ, 5. L. Paysanne, campa- 
goarde ; pl. ed. 


PLOUEZIAD. Voy. PLOUEZAD. 
PLOUEZIADEZ. VOYy. PLOUEZADEZ. 
PLOUIZIZ, plur. irrég. de plouezad, 
PLOUMEIZ, 8. m. (anc.) Baquet. 


PLOUMENN, s. L Jet d'eau, eau qui 
jaillit en l’air. Ce mot est, je crois, de 
Vannes. 


PLOUMER, a. m. Voy. PLUIER. On dit 
aussi ploumerik. 


PLOUMM, s. m. Plomb, métal, et, 
par extension, sonde de navire. Teu- 
rell ar ploumm, jeter la soude. 


PLOUMMA, v. a. Plomber. On le dit 
aussi au sens de croire tout ce que 
l'on dit, gober tout ce qu’on entend 
et y croire. Het kelenn da bloumma. 


PLU 


A la lettre, donner des mouches à 
gober. 


PLOUMMER, 8. m. Plombier; pl. isa. 
— Ploumm, plomb. 


PLOUZ, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de plousenn. 


PLOUZA, v. a. T. C. Couvrir en 
paille. mettre de la paille sous les 
êtes. — Plous, de la paille. 


PLOUZEK, s. . T. C. Grenier à paille. 
Voy. PLOUZ. 


PLOUZENN, s. f. Brin de paille, tige 
de paille; pl. plous, des tiges de 
paille, de la paille, masc. 


PLOUZENN-VERR, s. f. Courte-paille, 
doigt mouillé. Tenna dar blouxenn- 
verr, tirer à la courte paiile. — Plou- 
zenn, Uge de paille, et berr, court. 


PLU, PLUN, s. pl. m. Pluriel irrég. 
de pluenn, plume. 


PLUA, PLUNA, v. n. Se couvrir de 
plumes; n. pluet. Yor. PLU. 41 labou- 
sed-xe n'int Kei pluet, ces oiseaux n'ont 
pas encore de plumes. 


PLUEK, PLUNEK, adj. Couvert de 
plumes, rempli de plumes. . 


PLUEK, PLUNEK, 8. m. Traversin de 
lit, oreiller; pl. pluegou, pluñegou, 
plueier. 


PLUENN, PLUNENN, a. L Plume 
d'oiseau, plume à écrire; pl. plu, 
plun, masc. 


PLUENN, 8. f. Robinet d’une canelle 
en bois; flocon, parlant de la neige. 
Eur bluenn erc'h, un flocon de neige; 
pl. ou. 


PLUENN, s. L C. Détente d'arme à 
feu ; pl. ou. 


PLUIA, PLUNIA, Y. a. Plonger dans 
l’eau. 


PLUIA, SPLUIA, Y. a. Coquer; p. 


pluiet, spluiet. Spluiel eo bet ar iar, la 


poule a été coquée. 


POA 


PLUIER, s. m. Plongeon, oiseau. 


PLUN, PLU, 8. pl. m. Voy. ce der- 
nier. 


PLUNA. Yor. PLUA. 


PLUNEIEN, pluriel de pluñek, oreil- 
ler de plumes. 


PLUNERK. Yor. PLUEX, 8. M. 


PLUNIA. Voy. PLUIA. Plonger dans 
l'eau ; p. pluntet. 


PLUNJA, v. n. Plonger, aller sous 
l’eau ; p. et. 


PLUNJEIN (pluñje-in), v. n. Y. Plon- 
ger, aller sous l'eau, p. plunñjet. 


PLUNJER, s. m. Plongeur; pl. en. 


PLUNJOUR, 8. m. Y. Plongeur; pl. 
pluñjerion. 


PLUSK, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de pluskenn. 


PLUSKENN, a. f. Kpluchure, écorce 
de fruit, coque ou écale des légumes, 
des œufs ; pl. plusk, masc. 


PLUSKENNEK, adj. I1 se dit des lé- 
gumes qui ont une coque ou cosse. On 
dit aussi pluskellek, mais à tort. Ces 
mots Dé fyurent parmi les noms de fa- 
mille. 


PLUSKENNIK, 8. L. Pellicule. 
PLUSTRA. Voy. PLEUSTRA. 


PLUSTRENN, a. L. Marque naturelle 
sur la peau; pl. ou. 


PLUSTRENNEK, adj. Qui a des mar- 
ques naturelles sur la peau. 


PO, PAU (pô), 8. m. Y. T. C. Patte 
d'animal. Voy. PAo. 


PO! exclamation, C. Paix! silence! 
C'est une contraction pour peoc'h. 


POAC'H, adj. Y. Cuit. Voy. POEC'H. 


POAC'HEIN, Y. a. Y. Cuire au feu. 
Voy. POEC'HEIN. 


POB 523 


POAN, 8. f. Peine, mal, déplaisir, 
embarras, souffrance, infortune, fati- 
gue, travail, effort, infrmité, supplice; 

|. tou. À boan vras e c'helt bale. il ne 
peut marcher qu’à grand'peine. Poan 
vezo oc'h ober kement-se, on aura de 
la peine à faire cela. Gou=añv poantiou, 
souffrir des peines. Ne dal ket ar boan, 
cela n’en vaut pas la peine. 


POAN-C'HOUZOUK, s. L. Angine, es- 
quinancie. — Poan, mal, et gouzouk, 
cou. 


POAN-60F, 8. f. Mal de ventre. — 
Poan, mal, et kof, veñtre. 


POANIA, v. n. Prendre de la peine, 
s’efforcer ; p. poaniet. Il se conjugue 
d ordinaire avec l’auxiliaire ober. 


POANIAL, v. n. T. Le même sens que 
poania, sur lequel il se conjugue. 


POANIUZ, adj. Pénible, fatigant. Yor. 
POAN. 


POAN-IZILI, 8. L. Mal de nerfs. À la 
lettre, mal des membres. 


‘POAN-VUGALE, 8. L Mal d'enfant, 
couches. — Poan, douleur, et bugale, 
pluriel de bugel, enfant. 


POAZ, adj. Cuit, non cru. — Eur vi 
poaz- -kalet, un œuf dur. Bara bhan 
pos, du pain mal cuit. 


POAZA, v. a. et n. Cuire au feu, et 
aussi, cuire, parlant d’un mal; p. 
poaset. Va gouli a boas, ma blessure 
me cuit. 


POB, pron, (ang) Chaque. Voy. PES. 
POBAT, v. a. Y. Cuire, p. pobet. 
POBET, adj. V. Cuit. 


POBEIN (pobe-in), v. a. Y. Le même 
que pobat. 


POBER, s. m. Y. Boulanger; pl. ion. 
— Pobat, cuire. 


POBL, 8. L Peuple, gens. 4r bobl 
munud, les gens du commun. Pobl- 
tud, nation. 


. POBL-TUD, Voy. le précédent. 


02% POD 


POBRAN, PAG-BRAN (p6bran), 8. m. 
Bouton-d'or, grenouillette, piell-de- 


coq, plantes, — Pao, po, patte, et 
bran, corbeau. 


(TEP BAR, 8. m. Plongeon, oïseau; 
pl. ed. 


POD, s.m. Pot, ustensile de ménage; 
pl. podou. — Eur pod pri, un pot de 
terre. VOy. PODAB. 


POUAD, s. m. Potée, plein un pot. 
rid podad gwin, un pot de vin, plein 
e vin. 


POD-AL-LAGAD, s. m. Orbite de l'œil. 


À la leitre, pot de l'œil. Voy. POBLL-AL- 
LAGAD. 


POD-8RONNEL, 8. m. Biberon pour 
donner à téter aux petits enfants. — 
Pod, pot, et bronn, mamelle. 


POD-DOUR, s. m. Pot à eau, crüche 
eau. 


POBEENN, a. L. V. Terrine: pl. eu. — 
Podeennad, plein la terrine. 


PODEK, adj. Letux podek, de la laitue 
pommée. 


PODER, 8. m. Potier, fabricant de 
pots; pl. ten.— Pod. pot. Le mot poder 
figure parmi les noms de famille. 


PODERI, 8. m. Poterie, lieu où se fa- 
brique la poterie. 


PODEUR, s. m. G. Potier, fabricant 
de pots. Ce nom figure parmi les noms 
de famille. — Pod, pot. 


PODEZ, 8. f. Terrine ; pl. ou. — Eur 
bodez pri, une terrine en terre. Voy. le 
suivant. — Pod, pot. 


PODEZAD, 6. f. La plénitude d’une 
terrine, Eur bodezad leas, une terrine 
pleine de lait. 


POD-HOUARN, 8. m. Pot de fer. — 
Pod, pot, et houarn, fer. 


PODIK, s. m. Diminutif de pod, pot. 
— C'hoari koz podik, jeu qui consiste 
à casser les vieux pots, dens kx soirée 


POE 


du dimanche de la Quasimodo. Voy. os 
dernier mot à mon Nouveau Diction- 


naire français-breion 1869. 


PODIK-ESPERN, 8. m. Tirelire, esqui- 
pot. — Podik, petit pet, et espera, 
épargne, économie. 


POD-MEZENN, 8. m. La partie où 
godet qui contient le gland du chêne, 
et aussi prépuce du membre irii, — 
Pod, pot, et mezsenn, gland du chêne. 


POEC'H, ad). Y. Cuit au feu, 


POEC'HEIN (poec'h-e-in), v.a.V. Cuire 
au feu ; p. poec’het. Ce verbe s'emploie 
aussi comme neutre, au sens de cuire, 
parlant d'un mal qui est douloureux. 
Ce verbe se conjugue avec l’auxiliaire 
gober, Y. Yor. POAZA. : 


PUER, PAUEK (pôek}, adj. Y. Qui a 


de grandes pattes. — Po, pau, patte 
d'animal. 


POELL, 8. m. (anc.) Arrêt ou lien 
d'attache d'un écheveau de fil, et, par 
extension, discrétion, constance, pru- 
dence, intelligence, retenue. — Poad) 
en deux enn he benn, il est prudent, il 
a du bon sens. < 


POELLA, v. a. (anc.) Comprendre, 
avoir la conception, concevoir, avoir 
l'intelligence; p. et. Yor. POELL. 


POELLAO, 8. m. (anc.) Des efforts 
pour parvenir à un but. 


POELLADI, Y. n. (anc.) S’efforcer, 
faire des efforts pour. Voy. POELLAD. 


POELLAT, v. n. G. S'efforcer. 


POELLEK, adj. Kt mieux, neb en deut 
poell enn he benn, qui a de la retenue. 
Voy. POELL. 


POEN, s. L. Y. Peine, douleur, afilic- 
tion ; pl. teu. Voy. POAR. 


POENCHENN, 8. f. Cotillon, jupe; 
pl. ow. 


POENIEIN (poen-i-e-in), v. a. V. Per- 
sécuter ; p. poeniet. Voy. PIER, 


POENIUZ, adj. Y. Pénible. — Poen, 
peine. 


POL 
POENSON, s. m. 0. Plafond. 


POENT, s. m. Temps nu moment 
opportun. — Poent eo munt di, il est 
temps d'y aller. 


POES, POEZ, s. m. Y. Repos, pause. 
Voy. PAOVEZ. 


POEZ, POUEZ, s. m. Poids, ce qui 
sert à peser et aussi ce que pèse un 
objet; pl. poesiou. Yor. POBEL. 


POEZA, POUEZA. Voy. ce dernier. 
POEZADENN. Voy. POUEZADENN. 


POEZEIN (poes-e-in), v. n. Y. Se re- 
poser, cesser de travailler. Voy. PUES, V. 


POEZUZ. Voy. PSUANER, plus usité. — 
Poez, poids. 


POGAMM, PAUGAMM. Voy. ce der- 
nier. 


POGENN (pôg-enn), s. L Une des 
branches de la charrue; pl. ou. On dit 
aussi pau. Ar pau braz, ar pau bihan, 
la grande branche, la petite branche. 


PUR, a. m. Baiser, en termes enfan- 
tins. 1l 8e dit aussi d’un baiser luxu- 
rieux ; pl. ou. Dans le langage fami- 
lier de la Basse-Bretagne, on dit : 
donner un poc. 


POKA, POKI, v. n. VOYy. POKET. 


POKARD, a. m. Tache d'encre sur le 
papier ; pl. ou. 


POKET, v. n. Donner un baiser : 
p. poket. Poket da unan-bennag, em- 
brasser quelqu'un. Voy. Por. Ce verbe 
se conjugue comme si l'infinitif était 
poka. 


PUL, v. D. Yor. POLET. 


POL (dh, 8. f. Y.T. C. La barre du 
gouvernail. Yor. PAOL, 8. £. 


POLE, 8. m. Poulie; pl. poleou. 


POLEA, v. n. Et de préférence, ober 
poleou, faire des poulies. 


POLEEUR, s. m. 9. VOy. PÉLEUA. 


PON A 


POLEOUR, s. m. Poulleur, qui bM 
des poulies; pl. ten. 


POLES, POLEZ, 8. L Y. Jeune poule; 
pl. poles, 


POLEZ. Voy. POLES. 


POLINAT, v. n. Y. Godiller ou con- 
duire un bateau avec on aviron à l'ar- 
rière. Voy. POL. 


POLLENVA. Yor. PAOLEA. 

POLLEVIA. Yor. PAOLLEVIAT. 

POLOD. Voy. BOLOD. 

POLOS. Voy. B0LS. 

POLOSEK (polo-sek). Voy. BOLOSEN. 
POLOSENN (polo-senn). Voy. BOLOSENN. 


POLPEGAN, 5. m. Nain, poulpiquét, 
être imaginaire; pl. ed. 


POMEDER. 8. m. Y. Pouls. Sellein er 
pomeder, tâter le pouls à un malade. Y. 


POMPAD, s. m. Vanterie, fanfaron- 
nade. 


POMPAOI!, v. n. $e vanter, faire le 
fanfaron. I] se conjugue avec l'auxi- 
liaire ober. 


POMPINENN, s. L. C. Une élégante. 


PONDALEZ, s. m. Corridor, galerie, 
palier d'escalier. Ce mot breton est 
passé dans le français familier de la 
Basse-Bretagne : on y dit pondalé. 


PONGORS, s. L Butor, oiseau, et, par 
extension, homme stupide. Fur boñ- 
gors, un butor. Ce mot me paraît de- 
voir céder le pas à bongo qui, lui, 
est masculin, et qui doit être le radi- 


cal 
PONNER, adj. VOy. POURNER. 
PONNER-GLEO. VOy. POUNNER-QLES, 


PORNERAAT, Y. n. Deveair lourd, 
s'appesantir. YOT. ERAT, 


POÂSIN, s. L Peut d'ens- 
poulet; n) ed. Pa petit 


526 POR 


PONT, POUNT, 8. m. Pont de pas- 
sage, pont de navire; pl. poñchou. 


PONT-GWINTER (gu-iñter), 8. m. Y. 
Pont-levis. — Pont, pont, et gwiñta, 
lever en l'air au moyen d'engins. 


PONT-TERGE (terg-e), 8. m. V. Palier 
d'escalier. — Pont, pont, et derge, V., 
escalier. 


PONT-TREOU, nom de lieu. Pon- 
trieux, ville. 


POOU. Yor. POU (anc.) 


PORAILL (les L mouillées), 8. m. C. 
Voy. PARAILL, 


PORBOLENN, s. f. Pustule; pl. ou. 


PORBOLENNA, v. n. Se couvrir de 
pustules. 


PORC'H, s. m. Y. Port de mer, COur 
d’une maison; pl. eu. 


PORC'HAT (anc.) VOy. PORC'HENN. 
PORCHED, s. m. Galerie. 


PORC'HELL, 9. m. Pourceau; pl. ed. 
Ce mot figure parmi les noms de fa- 
mille. On l'écrit Porhel. 


PORC’HELLEZ, s. L. Truie qui a des 
petits; pl. ed. 


PORC'HELLIK-LEAZ, 8. m. Cochon de 
lait. — Porc'hellik, diminutif de por- 
c'hell, pourcrau, et leaz. lait. 


PORC'HENN, PORC’HAT, a. L. Mèche 
de chandelle ou de lampe, lumignon. 
VOy. POULC'HENN. 


PORC'HER, a. m. Y. Portier; pl. ton. 
Voy. PORC'H. 


PORC'HEREZ, 8. f. Féminin du précé- 
dent. 


PORE, s. m. D'après le P. Grégoire, 
c'est une maladie forte et subite. 


PORFOR, s. m. (anc.) La couleur vio- 
lette ou pourpre. 


POT 


PORS, PORZ, 8. m. Port de mer, cour 
de maison, porte cochère; pl. porsiou, 
et porsier, des portes cochères.° 


PORSIER, 8. m. Portier : pl. ten. Voy. 
PORS. 


PORSIEREZ, 8. f. C'est le féminin du 
précédent. 


PORS-GWINT (gu-iñt), 8. m. Pont- 
levis. Voy. GWIRT. 


PORS-KAE, a. m. Branches entrela- 
cées pour fermer le passage dans un 
champ, claie. Ce mot est composé de 
pors, porte, et de kaé, haic. 


PORS-RASTELL, a. m. Barrière d'une 
avenue, porte à claire-voie. — Pors, 
porte, et rastell, treillis. 


PORTEOUR, s. m. V. Blatier; pl. por- 
terion, portizion. 


PORTEZA, PORTEZAT, Y. s. Porter 
sur le dos comme font les meuniers, 
faire métier de porteur; p. portexel. 


PORTEZAT. Voy. le précédent. 


PORTEZER, 8. m. Qui porte des far- 
deaux sur le dos comme font les meu- 
piers; pl. îen. 


PORZ, PORS. Voy. ce dernicr. 


PORZ-ADRE, 8. m. Arrière-cour. — 
Porz, cour, et adre, derrière. 


POST, s. m. Poteau, jambage de 
porte, jambage d'écriture, pieu, pilier, 
pile de pont ; pl. ou. 


POST-ANN-DALC'H, s. m. Carcan, 
pilori. À la lettre, poteau de la cap- 
ture. VOy. POST-TRO-GOUZOUX. 


POSTEK, adj. Ferme, solide, stable. 
Voy. Posr. Cet adjectif figure parmi les 
news de famille. 


POSTELL, 8. L. Ce mot, je crois, dé- 
signe une partie de la charrue. 


POST-TRO-GOUZOUK, 8. m. Carcan, 
pilori. À la lettre, poteau tour du cou. 
VOy. POST-ANN-DALC'H. 


POT, 8. m. Voy. POD. 


POU 


POTAILL (les L mouillées), s. m. 
Serrure de porte, entrave en fer pour 
les chevaux; pl. ou. Voy. POTAILLOU. 


POTAILLA (les L mouillées), v. a. 
Mettre des entraves à un cheval, des 
fers à un criminel. 


POTAILLOU {les L mouillées), s.pl.m. 
Entraves pour cheval, fers pour les 
criminels. 


POTENN, 8. L Y. Clef appelée passe- 
partout ; pl. eu. 


POTENN, 8. f. Serrure; pl. ou. On le 
dit aussi en Cornouaille, je crois, au 
sens d'entrave pour cheval. 


POTENNA, v. a. Mettre une serrure, 
et aussi, je crois, en Cornouaille, en- 
traver ou mettre des entraves à un 
cheval. 


POTEO, POTEV, s. m. Pot à eau, 
aiguière; pl. poteviou. 


POTEV. Voy. POTE0. 


POTEVAD, s. m., et aussi pofeviad. 
Plein un pot à eau, la pléuitude d’une 
aiguière. 


POTEVIAD. Voy. le précédent. 


POTIN, sorte d’adjectif. Troad-potin, 
pied-bot. 


POTR, PAUTR (nôtr}, 8. m. Voy. ce 
deruier. 


POU, POOU (anc.) Pays, région. 


POUC'H, adj. D’après Le Pelletler, fl 
est synonyme de hudur et de louz, 
malpropre, sale. 


POUEZ, POEZ, s. m. Poids, pesanteur, 
calibre, morceau de métal qui sert à 
peser des objets; pl. pouesiou. War- 
boues ma teuot, à condition que vous 
viendrez, pourvu que vous veniez. 
War-bouez eur gordenn, au bout d’une 
corde. 


POUEZA, POEZA, v. a. et n. Peser 
pour connaître le poids, avoir un cer- 
tain poids. Pegement a boues ann dra- 


ser combien pèse cela? 


POU 527 


POUEZADENN, 8. L Pesée. 
POUEZUZ, POEZUZ, adj. Voy.POUNNER. 


POUILL (les L mouillées), s. m. Y. 
lojure, outrage, affront, invective; 
pl. eu. Kanein pouill, Y., injurier. À la 
lettre, chanter injure. Dans le vieux 
français on disait Pouilles, 8. L pL, 
au sens de injures grossières. 


POUILLEIN (les L mouillées), v. a. V., 
et mieux, kanen pouill, injurier. À la 
lettre, chanter injure. 


POUIZ, POUIS, s. m. V. Poids pour 
peser, ce que pèse un objet; pl. eu. 


POUIZEIN (pouiz-e-in), v. s. et n. Y. 
Peser pour connaître le poids, avoir un 
certain poids. 


POUKR, adj. Y, Moite. 
POULC'HAT, Y. Voy. POULC'HENN. 


POULC’HENN, 5. L. Lumignon, mèche 
de chandelle, de lampe; pl. ou, En 
Vannes, on dit poulc'hat au pluriel. 


POULDROEN, a. m. Lieu où l’eau 
tourbillonne, soit en mer, soit en 
rivière. Voy. POULL-TRO. 


POULL, 8. m. Ce mot, dans son ac- 
ception générale, désigne un trou fait 
en terre et qui renferme habituelle- 
ment de l'eau ou dans lequel les eaux 
s'arrêtent; il signifie aussi mare d’eau 
ou lavoir pour laver le linge sale. 
Ront d'ar poull da walc'h ann diliad 
fañk, aller au lavoir pour laver le linge 
sale. Koueza enn he boull, tomber en 
ruines, s’écrouler, parlant d'une mai- 
son. À la lettre, tomber dans son trou. 
Poull dour, fosse ou trou où l'eau 
s'arrête. VOy. TOULL. 


POULLAD, s. m. Un trou plein, plein 
un trou. Eur poullad dour, un trou 
plein d'eau. Yor. POULL. 


POULL-AL-LAGAD, 8. m. Cavité dans 
laquelle l'œil est placé, orbite de l'œil. 
A la lettre, trou de l'œil. Voy. P0D-AL- 
LAGAD. 


POULL-ANN-BRENN, s. m. C. Latrines. 
A la lettre, trou du son (que l'on mange 


. 528 POU 


dans le pain). À la campagne H n'ya 
pas de latrines ; c'est une fosse ou trou 
que l'on remplit de végétaux et qui 
sert à cet usage. Ce mot est fort ancien, 
ainsi que le témoignent les deux com- 
posants ann brenn: aujourd'hui, si l’on 
avait à composer ce mot, on dirait 
poullar-brenn. Voy. au mot ANN, arti- 
cle, ce qui est dit à ce sujet. 


POULL-BREIN (bre-in), 8. m. Cloaque. 
À la lettre, trou pourri. 


POULL-C'HOALENN, s. m. Saline. À la 
lettre, trou-sel. 


POULL-DA-WALC'HI (oualc'h, s. m. 
Lavoir, trou pour laver. — Poull, trou, 
da walc'hi, pour laver (gwalc'hi, laver). 


POULL-DOUN, s. m. Cachot humide 
et malsain. À Ja lettre, trou profond. 


POULL-DOUR, s. m. Trou où l'eau 
s'arrête. À la lettre, trou d'eau. 


POULL-DOURA, s. m. Abreuvoir. — 
Poull, trou, et doura, faire boire les 
bestiaux. 


POULLDROEN. Voy. PAULOROEN. 


POULL-FANK, s. m. Bourbier. — 
Poull, trou, et fank, boue. 


POULL-GLAOU, s. m. Fourneau des 
charbonniers dans les forêts. — Poull, 
trou, et glaou, charbon. 


POULLIK, a. m. Diminutif de poull, 
petit trou. — C'hoar poullik, jouer 
aux noix, aux épingles, à la fossette. 
Ce mot s’emplo'e aussi avec la signif- 
catiqan de petite baie maritime dans 
laquelle ne peuvent aborder que des 
canots. 


POULL-KALOUN, s. m. Estomac. À la 
lettre, trou ou fosse du cœur. Ce subs- 
tantif composé est de ceux qui exigent 
une construction particulière quand 
ils sont accompagaés d'un pronom 
poassessif. Poan em eus e poull va 
c'haloun, j'ai mal à l'estomac. Voy. ce 
qui est dit à ce sujet au mot ESTOMAC 

e mon Nouveau Dictionnaire français- 
breton 1869. 


POU 


POULL-KANAB, 5. m. ou 
où l'on rouit le lin, le chanvre. À 
lettre, trou-chanvre. 


POULL-KANNA, s. m. Lavoir que l'on 
appelle douet dans le français Ier 
de la Basse-Bretagne. Ce mot est com 
posé de poull, tron qui renferme ha- 

ituellement de l’eau, et de Eanna, 
blanchir ou laver, parlant du linge. 
Voy. DSUEZ, DOUVEZ. 


POULL-LER, 8. m. Trou au fosse di 
lequel les Sorroyeurs aeei 
cuirs pour l'opération du tanngge. — 
Poull, trou, et ler, cuir. 


FOULE-LIN, 8.m. Fosse où l'on rouit 
n. 


POULL-PRI, 8. m. Trou ou carrière 


dont on extrait l'argile. — Poll, (ran, 
et pri, argile. 


POULL-RAN, 8. L. Grenouillère. — 
Poull, trou, mare, et ran, grenouille 
de mare. 


POULL-ROD, 8. m. Ornière. — Boull, 
trau, et rod, roue de voiture. 


POULL-SKORF, a. m. Le lieu où se 
décharge l’eau superflue d'un étang de 
moulin. — Poull, trou, et skort, dé- 
charge de l’eau d’un étang. 


POULL-TAD, 8. m. Lieu où l'eau tour- 
billonne en mer ou en rivière. — Poull, 
trou, et tro, troisième personne sin- 
gulier de l'indicatif de tret, tournoyer. 


POULOUD, pluriel irrégulier de pou- 
loudenn. 


POULOUDENN, 8. f. Caillot, grumeau 
de sang, de bouillie, motte de terre, 
boule de neige; pl. pouloud, poulout, 
masculin. Voy. POULOUT, mets de Bre- 
tagne. 


POULOUDENNA, v. n. Se former en 
grumeaux, parlant du sang, de la 
bouillie. 


POULOUCENNET, adj. Caillé, grume- 
leux. 


POULOUNEZ, a.m. BIL, froncis ; pl. eo. 


POU 


POULOUNEZA, v. a. Faire des plis ou 
froncis à une robe pour la raccourcir; 
p. et. 


POULOUT, 5. pl. m. C'est le pluriel 
irrégulier de pouloudenn. 11 a aussi la 
signification de boulettes en pâte gros- 
gière que l'on fait cuire à l'eau et que 
l'on mange avec du lait. 


POULSAD, s. m. Moment, instant. — 
Enn eur poulsad, dans un instant. 


POULSIK, s. m. Le même que le pré- 
cédent. 


POULTR, pluriel Taner de poul- 
renn, 


POULTRA, v. a. Poudrer, couvrir de 
poussière; p. et. 


POULTREK, adj. Couvert de poussière, 
parlant des choses. On dit poultrennet, 
en parlant des êtres animés. 


POULTRENN, s.f. Grain de poussière, 
de poudre à feu, de poudre à poudrer; 
pl. poultr, des grains de poussière ou 
de la poussière, de la poudre à feu, à 
puudrer. Eur boultrenn a 30 eat em 
Rad, j'ai un graiu de poussière dans 
l'œil. 


POULTRENNA, v. a. Couvrir de pous- 
sière; p. poultrennet, 


POULTRET, adj. Poudré, parlant des 
cheveux. 


POULTRIK, a. m. Duvet dans l'air. 
C'est le diminutif de poultr, poussière. 
A la lettre, de la petite poussière. 


POUMELLENN, 3. f. Pommeau de selle 
et d'épée. 


POUNNER, PONNER, adj. Lourd, pe- 
gant. 


POUNNERAAT, PONNERAAT. v. n. De- 
venir lourd, s'appesautir; p. pounne- 
reel, pounnereat. il se conjugue avec 
l’auxiliaire ober. Dont da veza poun- 
ner est plus usité. 


POUNNER-GLEO, adj. Qui a l'oreil'e 
dure, — Pounner, lourd, et Kleg, oule. 


PRA 
POUNT. Voy. PORT. 


529 


POUPIK, a. m. Poupik-ar-galoun, en- 
fant chéri et gâté. Voy. MOUMOUN. 


POUPIK-AR-GALOUN. Voy. le précé- 
dent. 


POUPINEL, POUPONEL. adj. V. Mi- 
guard. Get adjectif est assez répandu 
parmi les noms de famille. 


POUPINELL, a. L. Y. Bimbelot, sorte 


de poupée qui se relève toujours sur 
ses pieds. 


POUPONEL, adj. Yor, POUPINEL, adj. 


POUR, 5. pl. m. Pluriel irrégulier de 
pourenn, poireau. 


POURC'H, 8. m. (anc.) Vêtements de 
toutes les sortes pour homme ou fem- 
me; défroque, hardes. Voy. le sui- 
vant. 


POURC'HA, v. a. (anc.) Yar, 

POURCHAS, v. a. Equiper, armer, 
parlant d'un "navire, fournir, en géné- 
ral; p. pourchaset, 

POURC'HENN. Voy. POULC’HENN. 


POURENN, 8.1. Poireau, légume ; pl. 
pour, Masc. 


POURMEN, v. 0. Se nromener ; p. et. 
Voy. BALE. Moñt da bourmen. aller se 
promener (style familier). 


POURPANSOU, 8. pl. m. Pourpoint 
d'homme. 


POUS, BEUS, s. m. Y. Toux, maladie 
des chevaux et animaux. 


POUSET (pou-set), adj. Y. Poussif. 00 
dit aussi peuset. 


POUT, s. m. V. Pot. Voy. pg. 


POUT-ROT, 8. m. Y. Moyeu de la 
roue. — Pout, pot, et rot, roue. 


PRAD, PAAT, 8. rm. Pré, prairie. En 
laun, pratum; pl. prajeier. 


PRADENN, 8. L Lit de rivière. 
Q) 


990 PRE 


PAAOENN, 8. L. Y. Synonyme de 
prat, prad. 


PRAT, s. m. Champ marécageux et 
de mauvaise qualité. Ce mot figure 
parmi les noms de famille. 


PRATELL, a. L. Tonpelle de jardin. 


PREANV, 8. m. Y. Ver de terre; pl. 
preinuet. Voy. PRENY, PREV. 


PRED, s. m. Moment opportun. 
Pred eo mont kuit, il est temps de 
partir. 


PRED, PREB-B0ED, a. m. Repas. — 
Pred. moment opportun, et boed, nour- 
riture. 


PRED-BEURE, 3. m. Y. T. Déjeñûné, 
repas du matin. — Pred, repas, et 
beure, matin. : 


PRED-BOED. Voy. PRE. 


PREDEGOUR, 8. m. V. Prédicateur ; 
pl. predegerion (predeg-erion). — Pre. 
dek, V., prècher. 


PREDEIN (pred-e-in), v. n. Y. Prendre 
son repas. — Pred, pret, repas. 


PREDEK, a. in. Voy. PREZEN. 


PREDEK, v. 0. V. Prècher ; p. prede- 
get (predeg-et). 


PREDER, PREDERI, s. m. Soin, souci; 
pl. tou. 


PREDERI. Vur. PREDER. 


PREDERIA, v. a. Soigner, méditer; 
p. prederiet. — Prederia war eunn dra, 
méditer un sujet. 


PREDERIUZ, adj. Soigneux. 


PREDH, PRYDH (anc.) Beauté, d'après 
Le Pelletier. 


PREDIK, 8. m. Dn petit moment. 
C'est le dimiautif de pred. moment. 


PREGENN (preg-enn), 8. f. Y. Sermon ; 
pl. eu. Voy. PREZEGENN. 


PREIZ (pre-is), s. m. Proie, capture, 
prise. 


PRE 


PREIZA {pre-isa), v. a. Capturer; p. ot. 


PREIZ-BOUTIN (pre-is), 8. m. Butim. 
— Preis, caplure, et boutin, en com- 
mun. 


 PREIZER (pre-iser), 8. m. Pillard; pl. 
ten. 

PREJA, PREJAL, v. n. C. Diner, faire 
son diné; p. et. 


PREJAL. Yor. PREJA, 


PREMEDI, s. m. V. Le pluriel preme- 
dieu, des prémices, est seul usité. 


PREN, s. m. Achat, acquisition. 
N'est guère employé. 


PRENA, v. a. Acheter ches un mar- 
chand, et aussi racheter, en termes de 
dévotion; fr. et. 


PRENECHER, s. pl. m. C. Pluriel ir. 
régulier de prenest, fenèire. 


PRENER, 8. m. Acheteur, e 
d'un marchand; pl. ten. Au féminin 
prenerez ; pl. ed. 


PRENEST, s. m. T. G. Fenêtre; pl. 
prenecher. 


PRENESTR, 8. m. Fenêtre; pl. pre- 
nestou, et mieux, prenester. En Van- 
nes, pluriel prenestri. 


PRENESTRI, Y. Pluriel irrégulier de 
prenestr, fenêtre. 


PRENN, 8. m. Bois œuvré. Boutou 
prenn, sabots. À la lettre, chaussure 
de bois travaillé, œuvré. Voy. «ear. 
Dans l'usage, on ne fait guère de diffé- 
rence eatre prenn et koat. On dit bou- 
tou koat ou boutou prenn. 1l en est de 
méme des instruments et outils en 

ois. 


PRENN, a. m. Barre de bois qui sert 
à barricadcr une porte en dedans. 


PRENNA, v. a. Fermer on barricader 
avec une barre. Prenna ann or, barrer 
la porte. Voy. PRENN, barre. 


PRENN-C'HUEK, a. m. T. Bois de 
réglisse. — Prenn, bois, et c’husk, 
doux au goût, 


PRE 


PRENN, PREV, PREON, a. m. Ver, 
insecte; pl. prenved. prered. Voy.PREV; 
Jà sont indiqués les dérivés et com- 
posés de ce mot. 


PRENVEDET, PREVEDET, adj. Ver- 
moulu. — Prentv, ver. 


PREON. Voy. PRERV. 


PRECUEDEIN (preoued-e-in), v. n. Y. 
Engendrer des vers. 


PREOUEDEK, adj. Y. Rempli de vers, | 


verreux. 
PRES, 8. m. Armoire à deux battants. 
PRESBITAL, s. m. Presbytère, cure. 
PRET, 8. m. Y. YOT. FRED, repas. 


PREV, PRENV. Yor. ce dernier. Yor. 
ci dessous les composés et dérivés de 
ce mot. 


PREVAN, 5. m. Yor. AMPREVAN, plus 
usité. 


PREV-ANN-0ALED, 8. m. Grillon, in- 
secte. À la lettre, ver du foyer de la 
cheminée. l s’y tient en effet d’habi- 
tude dans les maisons de la campagne. 


PREV-DILLAO (les L mouillées), s. m. 
Mite ou teigne, insecte qui détériore 
les vêtements en laine. 


PREV-DOUAR, s. m. Ver de terre; 
pl. preved-douar. 


PREVEDEK, adj. Verrcux. — Prev, 
prenv, ver. | 


PREVEDI, PRENVEDI, v. n. Se rem- 
plir de vers; p. prevedet, prenvedet. 


PREVEDIOU, PREVEUDIOU, 6. pl. m. 
Prémices. 


PREV-GOULOU, 8. m. Ver hiieant. À la 
lettre, ver-lumière. 


PREVIK, 8. m. Vermisseau; pl. pre- 
vedigou. C'est le diminutif de prev, 
ver. 


PREV-KADL, 8. m. Chenille verte, 
fléau des choux. — Prev, ver, et kaol, 
des choux. 


PRI 531 


PREV-KOAT, 8. m. Artison. À la lettre, 
ver de bois. 


PREV-LUGERNUZ (lug-ernuz), 8. m. 
Ver luisant. A la lettre, ver brillant. 


PREV-NOZ, 8. m. Ver luisant. À la 
lettre, ver de nuit. 


PREZEB. a. m. C. Râtelier d'étable; 
pl. presebao. 


PREZEG, PREZEK, a. m. Discours, 
harangue. 


PREZEG, PREZEK, Y. n. Parler, dis- 
courir, haranguer, parier en publio, 
prêcher en chaire, à l'église; p. pre- 
xeget. 


PREZEGENN (preseg-enn), s. L. Dis- 
cours, harangue, et aussi, sermon fait 
à l'église; pl. prexegou. 


PREZEGER (prezeg-er), 8. m. Prédica- 
teur, qui fait un sermoa. Voy. PREZES. 


PREZEGI (preseg-i), x. H. Non usité. . 
Voy. PREZEG, v. n. 


PRÈZER, PREZEG, 5. m. Voy. ce der- 
L 


PREZEK, pREIE9, v. n. Voy. ce der- 
nier. 


PRI, 8. m. Argile, terre glaise. Pri- 
ras, mortier de maçon. Voy. PRI-RAZ. 
Pri-brikenn, ciment pour maçou- 
neries. Voy. ce mot. 


PRIA, v. a. Garnir d'argile, p. pret. 
Voy. PRI, 


PRI-BRIKENN, 8. m. Ciment pour 
maconneries. — Pri, argile, et bri- 
kenn, brique. 


' PRIDIRI. Voy. PREDERI. 
PRIDIRIA. Voy. PREDERIA. 


PRIED, subat. des deux genres. 
Epoux, épouse ; pl. priejou, et mieux, 
ann daou bried, parlant d'un couple. 
A la ville, on dit : ve fned eo, c'est 
mon époux, c'est mon épouse. He fried 
mar hez, son prétendu. He bried mar 
bes, sa prétendue. 


5 32 PRI 


PRIEDELEZ, a. f. Mariage. Sisun 
priedelezs, la lune de miel. A la lettre, 
lu SC uin du mariage. 


PRIEK, adj. Argileux. — Pn, argile. 


PRIET, 8. m. et L. Y. Epoux, épouse; 
pl. priedeu, et mieux, enn deu briet. 
VOy. PRIED. 


PRIETAAT, v. n. Prendre femme. 
YOT. DIMEZI. 


PRIJOUT. Voy. PRIZOUT. 


PRIM, 8. m. Croissant de la lune; 
on dit mieux, prim-al-loar. En Vannes, 
er prim, la nouvelle lune. 


PRIM, ad}. Avare, chiche: précoce et 
bâtif, en parlant des fruits, des four- 
rages. 


PRIM, adv. T. C. Promptement, su- 
bitement, vite. 


PRIM, adj. Y. Rare, peu abondant. 
Prim e er c'henet, le bois de chauffage 
est rare, V. 


PRIM, adj. (anc.) Trop petit, en trop 
petite quantité, chétif. Re brim, trop 
peu. 


PRIMA, 8. m. Prime, terme de dévo- 
tion. 


PRIM-AL-LOAR, s. n. Le premier 
quartier de la lune. 

PAIN, adj. Avare. Ce mot paraît une 
corruptios de prm, 


PRINS, s. m. Prince; pl. ed. 
PRINSEZ, 8. f. Princesse ; pl. ed. 


PRIOD, PRYOD, adj. (anc.\ Gruek priod, 
femme mariée. À la lettre, femme 
épouse. Voy. BREL el PRIED, 


PRIOL. adj. Tad priol, père prieur, 
certaine fonction dans lcs couveuts 
d'hommes. 


PRI-RAZ, s. m. Mortier pour les ma- 
conneries. — Pn. argile, etraz,chaux. 
Telle est en effet la composition du 
mortier dans les campagnes; en ville 
on remplace l'argile par le sable. 


PRO 
PRISSAUT, s. m. Y. Enn ur prissaut, 


en sursaut, subitement. 


PRIVEZOU, s. pl. m. Latrines des 
maisons de ville. 


PRIVOES, PRIVOEZ, s. m. V. Latrines 
de la ville. 


PRIVOEZIEU, 8. pl. m. V. Le même 
que le précédent. 


PAIZ, s. m. Cours ou prix des mar- 
chandises. 


PRIZEIN (pris-e-in), v. a. et n. Y. 
Daizuer, apprécier, priser ; p. priset. 


PRIZOUT, v. a. et 0. Le même sens 
que le précédent ; p. prisef. 


PROF, s. m. Uffrande dans le plat de 
celui qui quête à l’église; oblation. 
Goulenn prof. faire la quête à l'église. 
On dit aussi proc. 


PROFA, v. n. Donner une offrande à 
l'église. Profa er plad, mettre son of- 
frande dans le plat. 


PROFED, 8. m. Prophète; pl. ed. 


PRON, s. m. Sorte de sermon ou 
d'instruction qui se fait à l’église. — 
Qber ar pron, faire le prône. À ce mo- 
ment de la messe, on annonce la mort 
de ceux des paroissiens qui sont morts 
en pays étianger et onu les recom- 
mande aux prières des fidèles. A l'île 
de Hai. ces mots signifleut aussi faire 
lu q''ète pendant le piône. 


PROPIK, 8. L. Belette. En poésie. on 
l'appelle parfois Mac'harit-koant. À 
la lettre, Marguerite jolie, et aussi 
koantik. À la lettre, petite jolie. Avec 
0.8 nous si doux, on pourrait croire 
qu'en Breta;sne les belettes ne sont pas 
Carnassières ct respectent les poules et 
les œufs. Il n'en est rien, et ceux qui 
les ont appelées aiusi ont pensé qu'ils 
désarmeraient sa voracité eu ne l'ap- 
pelant pas par son vrai nom. Kaerel. 
De quoi ne sont pas capables Les gens 
Superstitivua! C'est peut-être dans ce 
mème ordre d'idées que les Egyntiens, 
il Y a bien longtemps, doni:èrent place 
au ciel, parmi les constellations, à des 


PUG 


animaux nuisibles ou féroces. C'était, 
peut on penser, pour se les rendre 
favorables. 


PROV, s. m. Y. Offrande à la messe, 
oblation, quête. Voy. PROF. 


PROVEIN (prov-e-in), v.n.V. Donner 
une offrande à l'église pendant la messe. 
VOy. PROFA. 


PRUN, s. pl. m. Pinriel irrégulier de 
prunenn, prune, fruit. 


PRUNEK, 8. L Lieu planté de pru- 
niers. Voy. PRUN. 


PRUNENN, S.L Prune, fruit, pl. prun, 
masculin. 


PRYOH, PREDH {anc.) Beauté, d'après 
le Père Grégoire. 


PSALMENNI, v. a. C. Réprimander vi- 
vement. 


PUAR, PIAR, nom de nombre, Y. 
Quatre, pour le masculin. Voy. PEVAR. 


PUARVET, adj. numéral. Y. Quatrième, 
pour le masculin, 


PUARZEK, adj. numéral, Y. Quatorze. 

PUCH, C. Sul ar puch-dibuch, Île 
dimanche de la Quinquagésime, le 
dimanche gras. Voy. PEUZ-DIBEUZ. 


PUCHA, Y. n. S’accroupir. On dit 
aussi pucha!. 


PUCHAT. Voy. le précédent. 


PUDASK, PUTOASK, s. m. Putois, 
animal ; pl. ed. 


PUEMP, nom de nombre, V. Cinq. 


PUEMPET, adj. numéral, V. Cin- 
quième. 


PUFERIK-ANN-DOUAR, s. m. Vesse- 
de-Joup, sorte de champignon. 


PUG, Voy. PUL, 
PUGNEZ, s. m. Abcès, furoncle. 


PUGNEZ, pluriel irrégulier de pu- 
gnezenn. 


PUR 533 


PUGNEZENN, s. f. Punaise de bois; 
pl. pugnez. masc. — Ce que dit Le 
Gonidec au mot louezae me prali par- 
faitement vrai : Les paysans bretons 
ne counaissaient pas autrefois les pu- 
naises domestiques ou des lits. En 
revanche, les poux et les puces étaient 
très-communs dans les campagnes. Il 
en est de même en Afrique, au moins 
dans les régions parcourues par les 
troupes francaises; il y a beaucoup 
de poux, infiniment de puces, mais 
absence de punaises. La fréquentation 
des villes a pu modifier cet état de 
choses en Bretagne. 


PUILL (les L mouillées), adj. Abon- 
dant, fertile, en grand nombre, épais, 
potelé. Glao puill, ondée, pluie abon- 
dante, Plac'h Koant ha puill, grosse 
dondon. Pour la prononciation de ce 
mot, voyez la consonnance finale UILL 
au Dictionnaire des rimes. 


PUILLA (les L mouillées}, v. n., et 
de préférence, dont da vesa puill, 
devenir abondant, devenir en grande 
quantité. 

PUK, PUG, adj. (anc.) Mou. 

PUKA, v. n. Laisser impression sur 
la chair par suite de ligature ou de 
pression. 

PULLUCHA. Voy. PULLUCHAT. 


PULLUCHAT, v. a. Briser, réduire en 
petits morceaux ; p. pulluches. 


PUNS, s. m. Puits à eau; pl. ou. 


PUNSA, v. a. Puiser; p. ef. — Puñisa 
dour, puiser de l'eau. 


PUNSAL, v. a. Voy. le précédent. 

PUNS-DOUR-GLAO, 8. m. Citerne ali- 
mentée par les eaux pluviales. A la 
lettre, puits d’eau de pluie. 

PUNS-GLAO. Voy. le précédent. 


PUNT, S. m. (anc.) Livre, poids équi- 
valant à un demi-kilogramme. 


PURA, v. a. Fourbir ou écurer, par- 
lant de la vaisselle de cuisine, nettoyer 


534 RAB 


les meubles, le plancher, au moyen 
d'un lavage; p. zuret. 


PURA, PURAAT, v. a. Raffiner, épu- 
rer. 


PURAAT. Voy. le précédent. 
PURGATOR, s. m. Purgatoire. 
PORI, v. a. C. Voy. PURA. 
PUSSUN, s. m. Y. Poison. 


RAB 


PUSSUNIEIN (pussun-i-e-in), v. à. 9. 
Empoisonner, faire mourir par le 
poison ; p. pussuniel. 


PUT, adj. Acre, aigre, narlent des 
fruits ; aigu, piquant, parlant du vent. 
— Atval put, nomme sauvage. Arnel 
put, vent piquant. Ce mot s’emplote 
aussi comme adverbe : Skei put, frap- 
per très-fort. He-mañ a sa dall 
celui-ci est complètement aveugle, C. 


PUZE, 8. m. (anc.) Chien courant: 
pl. puxeet. 


KR 


Nous rappelons ici que cette lettre, 
à l'instar des autres consonnes, se fait 
fortement sentir à la flan des syllabes 
et des mots. Ainsi. par, amzer, toc’hor, 
hudur, bir, se prononcent comme en 
francais, pare, amsère, toc'hore, hudure. 
A plus forte raison, cela a lieu quand 
la lettre R est doublée, comme dans 
hmr, barr. 


HA, a. m. V.T.C. Chaux, minéral. 
YOT. BM. 


RA, particule exclamative. Que! — 
Ra vevo pell! au lieu de ra bero pell! 
qu'il vive longtemps! Ra garinn, au 
lieu de ra karinn, que j'aime. Comme 
on le voit par ces exemples, après la 
particule ra, les lettres fortes se chan- 
gent en faibles. Voy. la grammaire. 


RABAOIEZ. VOY. ARABADIEZ. 
RABADIEZOU, pluriel du précédent, 


RABANK, 8. m. Codage de narire. 
Rabanñk teo, câble, gros cordage: pl. 


ou. 


RABANKOU, s. pl. m. Rabans, terme 
de marine. 


RABBAD, s. m. (anc.\ Esprit-follet, 
feu-follet. . 


RABEZ, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de rabezenn, rave. 


RABEZENN, s. f. Rave, légume: pl. 
rabez, masculin. 


RABIN, 8. m. Y.T. Avenue, allée de 
jardin, de cour, sentier qui corresrond 
à une brèche faite à uue haie ou clô- 
ture. 

RABIN. Dre rabin, parfois. 


RABINAT, ady. À la dérobée. 


RAE 


RABOD, s. m. Rabot de menuisier. 
RASOTA, v. a. Raboter ; p. et. 


RACH, s.m. Gratelle, teigne, maladie 
de la peas. 


RAC'H, a. nm. Y. Rat; pl. rac'het. 

RACHEIN (rache-in), v. a. Y. Raser, 
faire la barbe; p. rachet. Um rachein, 
se faire la barbe. 


RACHOUS, 8. m Y. Teigneux, et aussi, 
groguon. Voy. RAC'H. 


RAC'HUER, s. m. Y. Ratière, piége à 
rats. Voy. RAC'H. 


RAOELL, RAZELL, s. f. Radeau; pl. ou. 
RADEN, s. f. Ptéride, plante. 
RADEN, 8. pl. m. Pluriel de radenenn. 


RADENA, v. n. Couper de la fougère; 
p. et. 


RADENEL, 8. f. Lieu rempli de fou- | 


gères. 


RADENENN, 5. L Plaut de fougère; 
pl. raden. masculin, des plants de 
fougère, de la fougère. 


RADEN-SEAC'H, 8. pl. m. Des plants 
de fougère desséchés au soleil pour 
faire du feu. A la lettre, de la fougère 
sèche. 


RADEN-ZERO, 8. pl. m. Polypode, 
plante. — Raden, des plants de fou- 
gère, et derù. chène. C’est, en effet, une 
espèce de fougère qui se cramponne 
aux souches de chêne et y adhère par 
de petites branches latérales. 


BADIN, 8. pl. m. Y. Des plants de 
fougère. VOY. BABINENR. 


RADINENN, 5. L Y. Un plant de fou- 


gère; pl. radin, masculin, des plants 
de fougère, de la fougère. 


RAE, s. m. Raie, poisson ; pl. raeed. 


RAËIN (ra—e-in), v. a. Y. Eadaîre de 
Chani. — Ra, chaux, Y. 


RAG 535: 


RAE-LAGADEL, 8. m. Bale bouclée, 
poisson. À la lettre, raie aux gros yeux. 
Cette dénomivation bretonne de la raie 
bouclée est assurément erronée. Ce 
poisson a sur ses deux surfaces des 
défenses ou aignillons en forme de 
boucles ou anneaux non fermés, an- 
peaux qui, en breton, ne pourraient 
être traduits que par le substantif 
lagadenn. La vraie dénomination de ce 
poisson serait donc rae-lagadennek, 
raie qui a des anneaux, des boucles. 
Je ne crois pas que ses yeux, quoique 
saillants, soient aszez remarquables 
pour qu'on puisse lui donner la qnali- 
ficatiou de lagadek, qui a de gros 
yeux. ° 


RAER, s. m. B. Ce mot, particulier à 
l'île de Batz, s'emploie comme suit : 
Raer moc'h, marchand de cochons. 


RAG, prép, Voy. RAI. 


RAG, con). Voy. RL, car. En grec, 
gar. 


RAGACH, 5. m. Babil de femmes ras- 
semblées. 


RAGACHA, v. n. Vendre au détail de 
petites denrées. 


RAGACHAT, v. n. Babiller comme 
font des femmes assemblées. Voy. 
RAGACH. 


RAGACHER, a. rm. Fripier, regrattier, 
marchand de petites denrées; pl. ten. 


RAGACHI, v. a. Injurier; p. ragachet, 
RAGAICHA (rug-é-cha), v. n. Vendre 
an détail. Orthographe vicieuse. Yar, 
RAGACHA. 
RAGATA, RAGACHA. Voy. ce dernier. 
RAGATER, s. m. VOYy. RAGACHEA. 
RAG-EEUN, adv. Tout droit, 
RAG-ENEP, adv. Tout droit, vis-à-vis. 
RAG-EOST, RAGEOST (rageôst), 8. m. 
hkotomve, arrière-salson. Je ne puis 
comprendre la composition de ce mot. 


RAGLIN, s. m. Ligne à er le 
poisson, ste 


0936 RAM 


RAK, conj. Car. Hak ma, parce que. 
Rak na, parce que... ne. 


RAK, prép. Devant, en présence. 
C'est une abréviation pour dirak. 


RAKAD, 8. m. C. Agitation sur la 
mer. 


RAKAL, v. n. C. Être agité, parlant 
de la mer. ll se conjugue avec l'uuxi- 
liaire ober. Rakal a ra ar mor, la mer 
est agitée. 


RAKAL, GRAKAL, v. n. Voy. ce der- 
nier. 


RAKAT, Y. n. Coasser; p. raket. Il 
ne s'emploie qu’à l'iufuitif avec l’auxi- 
liaire ober. 

RAKER, s. m. D. Ksplanade, glacis. 

RAKLA, v. a. Râper ; p. et. 


RAKLAT, v. n. Crier comme font les 
poules ; p. raklet. 


RAKLOUER, 8. m. Ratissoire, racloire. 

RAK-SE, adv. Donc, c’est pourquoi. 

RAK-TAL, prép. Vis-à-vis de, en face 
de. — Rak, pour dirak, devant, et 
tal, frout. 

RAKTAL, adv. Desuite, sur-le-champ. 


RAL-DOUR, s. m. hale d’eau, oiseau. 
— Dour, eau. 


RAL-VALAN, 8. m. Halo de genèts, 
Oiseau. — Balan, genèêt. 


RAMAGN, s. m. C.Il se dit, et aussi 
ramagnañd, des restes d’un repas; il 
n'a pas de pluriel, mais il s'emploie 
cOmme tel. 


RAMAGNAND. Voy. le précédent. 
' RAMAGNANT. Le même que ramagn. 


RAMBRE, 8. m. R.dotage, rèverie; 
pl. rambreou. 


RAMBREA, RAMBREAL, v. n. Radoter, 
dire des extravagances; p. rambreet. 


RAN 


RAMBAEER, 8. m. Radoteur; pl. ien. 
RAMBREEREZ, 8. f. Radoteuse ; pl. ed. 


RAMOKI, v. a. Remorquer, touer un 
navire. le faire avancer en tiraut sur 
un câble; p. ramoket. 


RAMPA, v. n. Glisser par plaisir sur 
un corps poli en écartant les jambes 
pour ne pas tomber ; p. et. 


. RAMPADENN, 8. f. Glissade par plaisir 
sur la glace. 


RAMPET, adj. lL se dit d’un cheval 
qui a les jambes trop écartées. 


RAMPS, 8. m. Géant de la fable; 
pl. ed. 


RAMSKOAZ, 6. m. Côtelette de porc 
frais. 


RAN,8. f. Grenouille de mare ; pl. &. 
Ea latin, rana. 


RANDON, 8. m. Y. Radoteur, rado- 
tage, flerté, arrogance, dédain, faste, 
Ostentation. 


RANDONEN, 8. m. et f. Y. Qui radote. 


RANDONI, v. n. V. Radoter. Il se 
conjugue avec l’auxiliaire vber. 


RANDONUZ, adj. Arrogant, curieux. 


BANER, a. L. Grenouillère. — Ran, 
grenouille de mare. 


RANEL, adj. Guricux, avide de nou- 
velles. 


RANELEREZ, a. L Ce mot, qui dérive 
du précédent, est peu usité. Je l'ai vu 
employé au sens de curiosité ou désir 
de savoir tout ce qui se fait ou se dit 
eu ville. 


RANGOUILL (les L mouillées), adj. 
Il se dit d’un coq à demi-châtré, d'uu 
animal qui L’a qu’un testicule. 


RANGOUILLI (les L moules, v. a. 
Châtrer à moitié, parlaut d'uu coq; 
p. rangoutllet. 


RANJEIN (rañje-in), v. n. Longer la 
terre, parlant d'uu navire; p. rarÿes, 


RAN 


RANJENN, 8. L G. Bride, rênes; pl. 
ou. 


RANJENNA, v. a. Tenir court les rê- 
nes pour morigéner un cheval; p. et. 


RANJEOD, RANJEOT, 8. m. Y. Baquet; 
pl. rañjeodeu. 


8ANGLEZ, adj. Insatiable, goulu, 
parlant des chevaux. Naoun-rankles, 
faimvalle, maladie des chevaux. Yor. 
ce mot. 


RANKOUT, v. n. Falloir, être obligé 
à faire. Voy. FALLOIR, à mon Nouveau 
Dictionnaire français-breton 1869. — 
Dre lesenn Doué, ar mammou a rank 
rei ho leas d'ho re vihan, la loi de na- 
ture veut que les mères allaitent leurs 
petits. 


RANN, 8. m. Partage, répartition; 
1. ou. Le pluriel rannou figure parmi 
es noms, de famille. 


RANNA, v. a. et n. Séparer, diviser, 
partager. faire les parts; p. et. Comme 
neutre, il signifie se fendre. Ranna a 
ra va c'haloun gart..…, mon cœur 8e 
fend à cause de... Ranna ar re vad 
dioc’h ar re fall, séparer les bons des 
méchants. 


RANNEIN (rann-e-in), v. a. et n. V. 
Le même sens que ranna. 


RANN-GALOUN, s. m. dAflliction, 
crève-cœur. — Ranna, se fendre, et 
kaloun, cœur. 


RANVA, RANVAT. Voy. ce dernier. 


RANVAT, v. a. Sérancer, parlant du 
lin, du chanvre. Voy. RANVEL. On dit 
aussi diranvat. 


RANVEL, a. f. Carde, séran, instru- 
ment pour travailler le lin, le chan- 
vre; pl. renvel. 


RANVELL, 8. f. Petite porte d’une 
écluse ; pl. ou. 


RANVESKENN. Voy. HARVESLENN. 
RANVET, 8. m. (anc.) Chemin de tra- 


verse. Ce mot paraît être le même que 
ravent, sentier. 


RAS 937 


RAO, RAY (ra), s. m. Chaîne du ti- 
mon des charrettes, des charrues. 


RAOK, 8. m. Avant. — Ce mot, qui 
entre dans la composition de la prépo- 
sition a-raok, avant, ne s'emploie 
qu'avec les pronoms possessifs dans 
la forme suivante : Enn da raok, enn 
hon raok, avant toi, avant nous. À la 
lettre, en ton avant, en notre avant, 
etc. 


RAOSKL, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de raosklen. ° 


RAOSELERK, adj. Rempli de roseaux ; 
favorable à ces plantes, parlant du 
801. 


RAOSKLENN, s. f. Roseau ; pl. raoskl, 
masculin. 


RAOÛ, s. m. C. Câble, corde ou 
chaîne fixée au cheval de timon d’une 
charrette ou de la charrue. 

RAOUANN, RAOUENN, a. f. Empan. 

RAOUENN. Voy. le précédent. 


RAOUENNA, v. n. Mesurer à l'empan, 
et aussi, battre quelqu'un. 


RAOUENNAD, s. L La longueur d’un 
empan. 


RAOUIA, v. a. et n. Enrouer, s'en- 
rouer ; p. raoutet. 


RAOULA. Yor. RAOUIA. 
RAOULET, adj. Rauque, enroué. 
RAOULIN, s. m. Linteau ; pl. ou. 


RAOZ, RAOSKL, s. pl. m. Pluriel ir- 
régulier de raosenn, raosklenn, roseau. 


RAOZEE. Le même que raosklek. 
BAOZENN, a. f. Roseau; pl. raos, m. 


RASPA, Y, a. V. Grapiller ; p. rase 
paet, 


RAS-PAOTR, 8. m. Garçonnière. Voy. 
PENN-PAOTR. 


RASTEELL, s. L. Instrument pour 
couper le chanvre, 


X 


6538 RAV 


RASTELL, s. L Rétesu, câtetier d'écu- 
rie, tretilis. £a latin, rastellum. 


AASTELLA. Voy. RASTELLAT. 


RASTELLAB, 8. L. Ce que peut enle- 
ver un réteau, ce que peut contenir um 
eler d'écurie. 


ge MASTELAAT, v.a. Bâteler ; p. rastel- 
L 


RAT, RATHI, 8. m. Pensée, el 
dessein. 4-rator, à desseln. ep rat, 
sans y penser. 


RATOUZ, adj. Qui a les cheveux ras, 
qui a perdu es dents. 


RATOUZA, v. 8. C. Emousser, parlant 
du tranchant d'un outil. 


RATOZ, 8. m. Pensée, dossein. 
4-ratos, à dessein. 


RATRE, 8. f. C. H ne s'emploie, que 
je sache, que sous la forme suivante : 

raire vad, e ratre, pour dire en bon 
état, parlant des choses et des êtres 
animés. En termes ironiques, en par- 
bant d'an ivrogne, on dit : E ratre vad 
ema) il est dans un bel état! 


BAN. RAD. Yor. ce dernier. 


RAVAILLOUN (les L mouillées), s. m. 
Garçon espiègle. 


RAVAL, s. m. C. Déchet ou baisse 
sur les marchandises. Raval 30 tar 
ann ed, le blé est en déchet. 


RAVANELL, 8. f. Drague en mer; 
pl. ou. 


RAVANELLI, v 
pl. ravanellet. 


RAVENT, 8. m. Sentier, chemin de 
servitude chemin à travers les 
champs: pl. raveñchou. Le substantif 
raveñt, se prononce comme en frau- 
qais ravaiote. 


RAVESKENN, 8. L (anc.) Voy. HARVES- 
MN. 


. Draguer en mer; 








RAVODEREZ, 8. m. Radotage. Ravo- 
deres ha nend ken, ce ue sont que des 
radotages. 








RE 


RAVODEZ, 8. 1. Radotouse. 
RAZ, 8. m. Chaux, minéral. 
RAZ, 8. m. Rat, anima] ; pl. ed. 


RM, ATL, 8 m. Détroit en mer, oh 
le courant est violent. Le plus æélèbre 
est celui situé entre l'île de Sein et le 
cap Sizun; on Neu en ka v 
Ras Sirun on Ras PI 
très-dangereux ; témoin 69 méd 

Biskoas den ne dremenas ar Bat, 
N'en devoe aoun pe gloaz. 


, adj. L 
CRT 


RALA, v... Enduire de dnns. erépir; 


n, ruset, 


RAZAILLAT (les L mouillés), v. n. 
pn evmme font les 


1 enan, 


leak D WS, Ce mot 
est compot le rer, a 
jusqu'au bord, et de arc'h. ST 
1 ha kv LRR ne, pour étre, 
pe où coffres sont remptts de 

Le ace d'automne est, on ele, 
celle où les greniers sont le mieux 
fournis. — Pa rez raz-arc'h, à l'a 
tomne, après la moisson, quand les 
grains sont dans les coffres, les 
greniers. 


RAZ-DOUR, s. m. Rat d'eau, animal. 
— Res, rat, et dour, eau. 


RAZELL. Yor. RADELL. 


RAZ-SKLEAR, 5. m. Lait de chaux. — 
Baz, chaux, et sklear, adj., clair. 


RAZUNELL, 8.f. Ratière, piége à rats; 
pl. ou. — Ras, rat, animal. 


RAZUNENN, 6. L (anc.) Batière, 


RE, adv. Trop. Après ce mot,ilya 
quelques lettres fortes qui se "modi- 
flent. Re vraz, trop grand, pour re bras, 
Re deo, pour re teo, trop épais. Voy. la 
grammaire. 


RE, s. m. Paire, parlant des chaus- 
sures. Eur re voutou-ler, une paire de 
souliers, aa lieu de, eur re boutou-ler, 


REB 


attendu qu'après re, il y a qreiques 
lettres qui se modifient. Voy. la gram- 
maire.— Eur re sisaillou, eur sisaillou, 
une paire de ciseaux. Eur re heuzou. 


une paire de bottes. 


RE. Ce mot, sorte de pronom, est le 
pluriel de hm. et, comme ce dernier, 
se prête à plusieurs combinaisons. 
Ainsi, on dit ar ve, ceux, celles. En 
compagnie et à la suite des pronoms 
possessifs, il forme des adjectifs pos- 
sessifs, comme va-re, les aieas, les 
miennes; da-re, les tiens, les tiennes, 
ete. Re s'emplois aussi avec un adjectif : 
ar re gos, les vieux, les vieilles, au 
lieu de ar re kot. Après ce mot, quel- 
ques lettres fortes s’adoucissent. YOt. 
la grammaire. ” 


REAL, adj. Royal. 


REAL, a. m. Monnaie fictive en Bre- 
tagne et ayant la valeur de 25 centimes. 
En ospaguot, real. Voy. mon Nouveau 
Dictionnaire français-breton 1869, aux 
mots RAL et Live, Les Bretons coump- 
tent par real, tan! que le chiffre exprimé 
n'est pas difficile à saisir dans la con- 
versation : pevar real, un fran; eix 
real, deux francs. A la lettre, quatre 
real, huit real. Cette sorte de locution 
date de l’époque où les Espagools ten- 
tèrent de s'emparer de Brest, vers 1590. 
Voy. MTL, BASTOUT, mois eAkpaguots qui 
ont été employés en Bretagne, à la 
même époque. 


REAUR, a. m. Y. Le postérieur ou cul 
de l'homme. Voy. REOR 


REAOUEIM, REDEIN (reaoue-in), v. D. 
Y. Geler. laaa Reo, gelée. 


HEM, 8. m. Niveau. Yor, REZ. 


REBECH, s. m. Remords, reproche ; 
pl. ou. 


REBECH, 8. m. C. Rabat de prêtre. 


REBECH, v.a. Censurer, réprimander; 
p. rebechet. 


REBECHA. Non usité. Voy. le pré- 
cédent. 


ELER, RERBET, 8. m. Violon, vielle; 
pl. rebetou. 


RED 33% 


SEBEKI, v. n. Regimber. 
REBET, s. m. Violon, vielle; pl. ou. 
REBETA, RESETAL. Voy. ce deroier. 


RESETAL, v.n. Et mien, c'hoar gañt 
ar rabet, jouer du violon; p. rebetet. 


RESETER, 8. m. Joueur de violon ou 
de vielle; pl. tn. 


REBRECH, 8. m. Y. Le même qua 
rebech. 


REBUS. VOY. HHL. 
REC'H, s. m. Afflictian, dépit. 


REC'H, ROC'M, s. m. (anc.) Bruit des 
intestins en certaines circonstances. 


REC'HI, v. 6. Inquiéter, aflliger; 
p. rec’het, 


REC’HI, AOC’HI, v. n. (anc.) Crier 
comme font parfois les intestins. 


REC'HUZ, adj. Hargueux. — Rec’h, 
dépit. 


R&D, 8. m. Courant, écoulement, 
parlant de l’eau, etc. Red ann dour, le 
courant de l’eau. Quelquefois le mot 
red s'emploie au sens de flux de ventge, 
Wais il faut dire red-kof. 


RED, s. m. Galé, plante. 


RED, RET, adj. Nécessaire, banal, 
commun. Ce mot a aussi la signification 
de passager, adjectif, en parlant des 
poissons qui, camme la sardine, le 
maquereau, émigient et reviennent 
périodi uement. Red eo ober, il faut 
aire. Voy. FALLOIR, à mon Noureau 
Dictionnaire français-breton 1869. — 
Fourn red, four banal. Pesk red, poisson 
de passage. 


REDADEK, 8. m. Course de chevaux. 
— Redek, courir. 


REDADENN, s. f. Course, temps erma- 
ployé à fuire le chemin ; espace per. 
couru, et, par extension, moment, 
instant. Me veso distro onn eur reda- 
denn. je serai de retour dans ue ins- 
tant, après une course. 


540 REG 


REDEK, REDET, v. n. Courir, couler; 
p. redet. 


REDER, 8. m. Coureur, qui court 
bien ; pl. ten. 


REDEREZ, s. f. Femme d’une mauvaise 
conduite; on le ditaussi de la diarrhée ; 
mais red-kof est mieux. 


REDET, v. n. Le même que redek, 
qui est usité en un plus grand nombre 
e lieux. 


RED-GOAD, 8. m. Flux de sang. — 
Red, écoulement, et goad, sang. 


REDI, s. m. Peu usité. Contrainte, 
nécessité. Dreredi, par contrainte. (Gr.) 


REDI, v. H. Ce verbe paraît avoir été 
l'ancien infinitif de redek, courir ; il a 
cessé d'être usité et ne sert qu’à con- 
juguer redek. 


REOIA, v. a. Peu usité ou même hors 
d'usage, si ce n'est en Cornouaille. 
Contraindre ; p. redet. 


RED-K0F, 8. m. Flux de ventre, diar- 
rhée. — Red, écoulement, et kot, 
ventre. 


REED, s. m. Myrica, plante aiasi 
nommée à Daoulas, près de Lander- 
neau. 


REFIA. Yor. ROENVIA. 
REFR, 8. m. YOT. REOR. 
REG. VOY. REG-ANN-TREVAD. 


REGA, v. a. et n. Fouir la terre 
comme font les pourceaux, et aussi 
labourer légèrement, en parlant de la 
terre. On comprend l'allusion. 


REGA, v. n. C. Faire des rigoles. 


REG-ANN-TREVAD, 8. m. C. Assole- 
ment en agriculture, méthode pour 
tirer le meilleur parti des terres d’après 
le mode de culture. Cette expression 
me paraît hybride; je la crois com- 
posée du mot français Règle, qui a été 
tronqué, et de ann trevad, la récolte. 


REI 


RE-GENTRAD, adj. Prématuré. — Re, 
trop, et keñtrad, de bonne heure. Pro- 
noncez comme en français ré-gais-. 


REGEZ (reg-ex), s. m. Braîse ou char- 
bons allumés. 


REGI, REUGI (reg-à, v. a. Déchirer; 
p. roget (rog-et). Par extension, on dit 
regi mor. À la lettre, déchirer la mer, 
parlant d’un navire qui marche bien. 
Voy. HHR, 8. m. 


REQREO, s. m. D. Nausée; sans plu- 
ciel. Kemer regred, avoir des nausées, 


REGRED, REGRET, s. m. Y. Dégoût 
pour des mets mal apprètés. 


REGRESTEN, 8. m. Y. Bodenn d'église 
et fossoyeur du cimetière. Ces deux 
charges étaient remplies par le même 
homme quand les cimetières enton- 
raient les églises. Prouonces comme 
en français régrestaine. 


REGRESTER, 6. m. T. Il a le même 
sens que le précédent. 


REGRET, s. m. V. Dégoût pour les 
mets mal apprètés. 


REHUEIN (re-u-e-in), v. H. VOY. REUEIN, 
plus régulier, V. 


REI (re-1), et anciennement roi, v. a. 
Donner; p. roet. Ainsi que l'indique 
le participe, il se conjugue sur l'ancien 
infinitif : roann, je donne; roïnn, je 
donnerai, etc. Le radical de ce verbe 
est ro, don. En em rei da gousket, 
s'endormir. En em ret d'al labour, se 
mettre au travail. . 

REIC'H (re-ic'h) 8. f. V. Ordre, rang, 
disposition des choses, discipline mo- 
pacale. Voy. REIZ, du Léon. 


REIC'HEIN (re-ic'h-e-in), v. a. Y. 
Mettre en ordre, policer; p. rec'het, 


REIER (re-ier), s. pl. m. Pluriel irré- 
gulier de roc'h, rocher en terre-ferme. 


REIGN, REIN (re-ign), Y. a. V. Donner; 
D, roeit. 


REL 


REIN (ren), Y. a. Y. Le même que 
le précédent. 


REIN (reiñ), v. a. T. Donner; 
p. roet. Il se conjugue comme ret, 


REISAAT (re-i-saafl, v. n. S'apalser, 
parlant de la mer; p. est, reiseat. 
— Reis, ordre. 


REISIA (re-i-sio). Yat. REA. 





REIZ (res), 8. L Ordre, disposition, 
rang, discipline monacale, Un vieux 
manuscrit donne à ce mot le sens de 
ontil, instrument, et il ajoute : Eunn 
den à siou re, un homme à deux 
outils, pour dire un hermaphrodite, 
un homme des deux sexes, un homme 
mâle et femelle. De là quelques écri- 
vaias ont employé le substantif rez 
au sens de sexe. Le P. Grégoire en- 
tr'autres, a dit : hervez he reis, selon 
son sexe. 


REIZ (re-is), ad). Claustral. Priol 
reiz, prieur claustral. 


NZ (re-is), adj. Sans défaut, parlant 
d'un animal. 











AEIZ (re-is), adj. (anc.) Patient, tran- 
quille. Choum reis, rester tranquille. 
Reix dioc'h al labour, patient au travail, 
disposé au travail. 


REIZA (re-ixa), v. a. Arranger, dispo- 
ser, mettre en ordre. On dit de préfé- 
reuce : lakaat ann traou war ho zu, 
meltre tout en ordre; p. rezet, 


REJIN, 8. rm. C. Yor. REZIN. 
REKED, s. m. Requête; pl. rekejou. 


BELE, REKET, 8. m. Dégoût pour 
les mets malpropres, Gañt reked, avec 
rénugnance. Ce mot est plus particu- 
lièrement employé en Vannes. 


REKETI, Y. n. Faire une ie. — 
Reked, requête. Nn 


REKIN, adj. V. Bizarre. — 4-rekin, 
Y. à rebours. 


REKLOM, 5. m. V. Rafale; pl. eu. ^ 


RELACH, 8. m. Et aussi krisenn, 
bande de terre couverte d'herbes que 








REM BU 


les agriculteurs de la Basse-Bretagne 
laissent subsister entre la haie et le 
dernier sillon. C’est un lieu de pâture 
pour les bestiaux gardés. Ce mode 
de faire peut être blämé, parce que, 
de cette sorte, on perd un mètre et 
plus de bonnes terres, à l'intérieur 
des champs, tout le long de la clôture 
où haie. Pour expliquer cet usage, il 
faut savoir que les haies des champs, 
dans une grande partie de ce pays, 
sat couvertes de bois de chauffage 
dont le produit appartient au fermier, 
et qui n’est coupé que tous les 9 ou 10 
ans. Un tel abri étouffe les céréales et 
autres cultures qui se trouvent placées 
au-dessous des branches. Ce serait 
donc peines et argent perdus si on 
labourait ce terrain, et si on tenge: 
mençait. — Autrefois, on pensait que 
cette ceinture de bois de haut 
était nécessaire pour abriter les récol- 
tes contre les coups de vent si violents 
et si fréquents de cette région. C'était 
là une erreur, attendu que les mois- 
sons sont fort belles dans les contrées 
très-proches de la mer, contrées où le 
bois manque totalement, faute de 
pouvoir pousser. — Après avoir donné 
a cause de ce mode d'opérer, on peut 
se demander si le produit que le fer- 
mier retire du bois de chauffage, peut 
compenser la valeur des cultures qu'il 
obtiendrait s’il n'avait pas de relach. 


RELEGENN (releg-enn), 8. f. Squelette 
d'un mort, et, par extension, femme 
vieille et maigre. Voy. RELEGOU. 


RELEGEU (releg-eu), 8. pl. m. V. Car- 
Casse d’un animal mort, ossements, et 
aussi reliques. 


RELEGOU, 8. pl. m. Le même que 
relegeu, de Vannes. 


RELEK, s. m. Le singulier n’est pas 
usité. Voy. RELEGOU. 


REMIA. Voy. CIMIA. 


REMM, s. m. Rhumatisme. Ce mot 
est ua nom de famille peu répandu. 


AEMOULEIN 
Regonfler ; p. 


REMPS, AEMS, 8. m. Durée de la vie 
de l'homme. (anc.) 


(remoulein), Y. n. Y. 


049 REN 


REMPSI, REMSI, v. n. Durer. subsis- 
ter. (anc.) 


REMS. Yor. RERPS. 
BENI, Voy. REMPSI. 


REN, s. m. Règne. 


REN, v. a. et n. Régner, gouverner, 
guider; p. rénet, 


RENA. Yar. BEN, v. a. 
RENOAEL, 8. m. le même que daal, 
RENDAELA, Yay. DAELA. 


RENBAELUZ, adj. Contrariant, chica- 
peur. 


RENER, s. m. Gouverneur, conduc- 
teur, guide ; pl. ten. Voy. BEN, v. a. 


RENJENN. VOY. RARJENN. 


RENK, 8. m. Rang, place, ordre. Ena 
ho reñk, à votre rang, à leur rang. 


RENKA, v. a. Arranger, mettre en 
ordre; p. et. 


RENKAD, 8. m. Rangée, enfllade, file, 
ligve. 


RENKENNAO, 8. m. Rayon, en terme 
d'agriculture; pl. ou. Hada s renken- 
nadou, semer en rayons ou en lignes 
correctes espacées convenablement 
entr'elles. C'est une méthode nouvelle 
qui est employée avantageusement à 
la place du semage à la volée. 


RENKOUT. Voy. AARKOUT, qui est plus 
usité. 


RENN, 8. m. T. Ancienne mesure 
pour les grains appelée quartier; elle 
valait deux boisseaux Hañter-renn, la 
moitié de la mesure appalée renn en 
Tréguier. 


RENNAD, RENNAT, s. m.T. La plé- 
nitude de la mesure appeléc renn en 
breton. 

RENVER, REVER, adv. (anc.) Trop. 


RENVIA. YOt, RIMIA. 


REU 


REO, REV, s. m. Gelée. 


REDEIN (reo-e-in), v. a. et n. Y. Eo- 
rouer, S‘enrouer; p. reoect. 


REU-GWENN (gu-enn), 8. mn. Gelée 
blanche. Reo. gelée, et pemn. blant. 


REOL, REOLENN, s. L. Règle pour 


tracer des lignes, règlement eccléatas- 
tique. 


REOLENN. Voy. REL 


REOLIA, v. a. Tracer des Hgnes avec 
une règle; p. reoliet. 


REOR, 8. m. Cui, postérieur de 
l'homme. Bara reor, bare rng Re rer, 
pain fuit avec de h rine dent on n'a 
pas extrait le son. A la lettre, pain-cui, 
pain qui déchire son cul (à cetei qui 
en mange}. 


a Lair es 8. ai te mot se dit 
n péteur. r, , 
bruit des gonds mal po or 


REOUEIN (reou-e-in), v. a. et n. 1. 
Enroner, s’enrouer; p. reouet. 


REPUI, v. & et n. Donner à manger, 
recevoir par hospitalité. Ex em repui, 
se réfugier. Ils sont du style familier. 


REST, s. m. C. Andain ou rangée 
de foin coupé; il n'a pas de pluriel. 
Delc'her ar foenn war he rest, laisser le 
foin en andains. 


RESTAD, 8. 0. C. Postérité. 
RET, BED, ad}. Voy. RER, 


RBKTER, 8. m. !l ne s'emploie qu'avec 
avel. Avel reter a ra, le vent est à Lai. 
Avel reter, vent d'Est. 


RETER-GEVRET, s. m. Il ne s'emploie 
qu'avec avel. Avel-gevret, vent d'Est- 
Sud-Est. Reter, vent d'Est, et gevret, 
Sud-Est. Gevtret se prononce comme en 
français gaivrette. 


REUD, s. m. Radeau pour amener le 
goémon qui a été cueilli au large. 


REUD, ad}. Roide, parlant des mem- 
bres. 


REU 


REUDI, v. n, Devenir reide. Yor. 
REUD, ad). 


REUEIN (re-ue-{n), v. a. et n. V. En- 


rouer, s'enrouer; p. reuet. 


REUET (re-uet), adj. V. Rauque, en- 
roué. Yoy. le précédent. 


REUFF, s. m. (anè.) Gouvernail de 


navire. 


REUFFIAT, v. a. (anc.) Gouverner, : 


parlant d'un navire; D. feuffet. 


REUGI, REG! treugÀ). Yoy.te dernier. | 


REUN, REUZN, 8. m. (anc.) Marais. 


REUN, $. pl. m. C'est le pluriel de 
reunenn, brin de erin, an seut erin, 


une soie de poro, de sanglier. 


REUNEK, adj. Couvert de crins, Ge 
soies de pourceau. 


REUNENN, 5. L Brin de cris. ua seul 
grin, une soie de porc, de sanglier; 
pl. reun, masculin; du crin, des 
urins, de la soie de porc, de sanglier. 


REUNIK, 8. m. Loup marin, ainsi 
nommé parce que son poil est très- 
rude. Reun, du crin. 


BEUS, 5. m. (anc.) Bruit, tumuhte. 


REUSTL, s. m. Désordre, confusion, 


mésintelligence, discorde. 


REUSTLA, v. a. Brouiller, mettre en 
désordre; p. et. 


REUSTLER, s. m. Qui met tout en 
désordre, boute-feu (au figuré). 


REUT, REUD, adj. Voy. ce dernier. 


REUZ, REUS, s. m. (anc.) Voy. ce 
‘dernier. 


REUZ, a. m. Malheur, disgrâce ; pl. 
reusiou (reu-siou). 


REUZA, AUZA. Voy. ce dernier. 


REUZEUDIK, adj. Malheureux, par- 
laut des personnes. — Reux, maiheur. 


RHY 543 


REUZEULENN, %. L. Tertre, cine: 
pl. ou. 


REUZN, s. m. (anc.) Marais. 
REV, REC. Voy. ce dernier. 


REVAL, DEVAL, 8. m. Y. Baisse de 
prix sur les marchandises. VOy. RWAL. 


REVALEIN (real, v.n.W, Donner 
du rabais. 


REVE, prép. Y. D'après, 5108. 
REVER, RENVER, adv. {anc.) Trop. 


REVERC'HI, s. m. V. Rquinoxe, maréæ 


d'équinoxe. Voy. le satvant, plus usité. 


REVERS, 8. M. Equinote, marée 


| d'équinoxe, 
REUN, 8. m. (anc.) Colline. Yor. RUN. 


REVERZI. Voy. REVERSI. 


REVI, v. n. Et mieux, ober reo, geler. 
Reo a ru,  gèle. 


REVR, s. m. Y. Le même qtüe reor. 

REVUZ, adj. Qui annonce de la gelée, 
patlant du temps; glacial, parlant du 
vent. 


REZ, s. m. Niveau. É rex ann douar, 
au niveau de la terre. 


REZ, 8. mm. (anc.) Comble. 


REZEL, 8. m. Y. Lampe à ‘huile de 
poisson où de graisse ; pl. teu. 


REZEWN, RIZENN. Voy. ce dernier. 


REZTN, s. pl. m. Des raisins, du 
raisin ; c’est le pluriel de resinenn. 


REZINENN, a. L. Crain de raisin; 
pl. resin, des grains de raisin, du 
raisin, masculin. 

RHEA, 5. f. (auc.) Yor. MERA,'HEEM. 

MYR, s. m. (anc.) Gué de rivière. 


RHYN, 8. m. (anc.) Mystère; pl. 
vhynyau. 


RHYNYAU. Yor. le précédent. 


544 RIB 


RIA, v. a. T. C. Flamber et gratter 
le poil d'un porc tué. 


RIANEZ, RIANES, s. pl. f. (anc.) Des 
femmes. Je crois ce mot douteux. 


RIAT, v. à. Y. Yor. BIL, 
RIBAOT, 8. m. anc.) Muuvais homme. 


RIBAUD, RIBOD (béd), 8. m. Qui vit 
en concubinage. 


RIBIN, s. m. Ce mot paraîl avoir le 
sens de montée, chemin montant, car 
on donne à diribin la signification de 
descente. Voy. DIRIBIN. On dit ribin- 
diribin, en narlant d’un chemin, d’un 
Jays qui offre généralement des mon- 
tées et des descentes. Keuze e c'hellas 
sevel eus ann toull war ann lent dre 
ar ribin, il put alors, en suivant et 
gravissant la pente, sortir du trou où 
il était tombé. 


RIRIN, 8. m. Brèche très-étroîte faite 
dans une haie, dans le but de faire un 
passage. Le Gonidec donne aussi à ce 
mot le seus de trace d'une bête fauve 
à travers une haie; pl. ou. 


RISBINAD, s. m. Bout de chemin. Eur 
gwall ribinad, un bon bout de chemin. 
Ce mot, qui dérive de ribin (art. 1°), 
s'emploie dans un sens général qui 
n'implique ni montées ni descentes; 
c'est peut-être à tort. 


RIBITAILL (les L mouillées), a. m. C. 
Je ne saurais définir la vraie signifl- 
Cation de ce mot. Pebez bañdenn ribi- 
taill! quelle bande d'enfants! Ribitaïll 
bugale, marmaille, bande de marmots. 


AIBL, s. m. Rive, bord de la mer, 
d'une rivière ; pl. ou. 


RIBLA, v. n. (anc.) Vagabonder, f- 
louter, danser par réjouissance. 


RIBLAER. VOy. RIBLER. 


RISLER, 8. m. Voleur de nuit, de 
grands chemins, vagabond. Voy. RIBLA. 
En Lorraine, même signification en 
1414. 


RIBL-VOGER (vog-er), 8. m. Pierres 
en saillie autour d’une muraille. — 
Ribl, bord, et moger, muraille. 


RIB 


RIBOD (r1bôd), s. m. Celui qui vit en 
concubinage ; pl. ed. 


RIBOD, 8. m. Baratte à faire lebeurre. 
RIRODA, RIRODAL. Voy. ce dernier. 


RIBODAL, v.n. Vivre en concubinage. 
Ce verbe, ainsi que s0n radical ribod, 
paraît emprunté au francais ribaud, 
qui signifiait luxurieux. 


RIBODEREZ, 8. m. Concubinage. 


RIBODEZ, 8. L Concubine. Yor. 
RIBODAL. 


RIBOT, s. m. Baratte à faire le beurre; 

l. ou. Ce mot breton est passé dans 
e français familier de la Basse-Bre- 
tagne. On le prononce ribotte. Lesyno- 
nyme baratte est le vrai mot français. 


RIBOTADENN, s. f. Ce mot est da 
style trivial. On dit : eat eco ar ribota- 
denn da fall, l'sffaire n'a pas réussi. 


RIBOTAT, v. a. Baratter, parlant du 
beurre, le faire à la baratte. Yor. NMH, 


RIBOTER, s. m. Qui sait faire le 
beurre à la baratte. 


RIBOTEREZ, s. f. C'est le féminin du 
précédent. 


RIBOUL, s. m. Pompe à eau; pl. ou. 
RIBOUL, a. m. C. Terrier de renard. 


RIBOUL-DIRIBOUL, sorte d'adjectif qui 
se dit d'un individu qui ne peut rester 
en place, et aussi d'enfants qui cou- 
rent dans la maison pour s'amnser. 


RIBOULA, RIBOULAT, Y. a. Ponner 
de l’eau avec une machine. — boul, 
pompe à eau. 


RIBOULET, v. a. Il s'emploie en 
quelques lieux pour riboulai. 


AIBOULOU, s. pl. m, Cemot s'emploie 
en mauvaise part. Me a oar he riboulou, 
je sais ce dont il est capable. 


RIBUS, REBUS, adv. C. D'embiée, avec 
précision. 


RIE 


RICHAN, s. m. T. Gazouillement des 
petits oiseaux. Voy. RICHON. 


RICHANA, RICHANAT, v. n. T. Ga- 
zouiller, parlant des petits oiseaux. 
VOy. RICHONAT, RINCHANAT. 


RICHARD, 8. m. Nom burlesque 
donné au geai, oiseau. 


RICHARDIK, 8. m. Le même que ri- 
chard. 


RICHART, 8. m. Voy. RICHARD. 


RICHODENN, 8. f. Pinson, et, selon 
d'autres, rouge-gorge, oiseaux ; pl. ed. 
Voy. RUJODENN, qui est plus régulier. 


RICHON, 8. m. Gaszouillement des 
petits oiseaux. 


RICHONA, RICHONAT, v. n. Gazouil- 
ler, parlant des oiseaux. 


RID, RIT, 8. m. V. VOy. RIT. 


RIDEK, v. n. V. Courir, couler; p. 
ridet. 


RIDELL, s.f. Gros crible, gros tamis; 
pl. ou. 


RIDELLA. Yor. RIDELLAT. 


RIDELLAD, 8. L. Ce que peut contenir 
un gros crible. — Ridell, gros crible 
pour le blé. 


RIDELLAT, v.a. Passer au gros crible, 
parlant du blé; p. ridellet. 


RIDENNEIN, v. a. V. Froncer ou faire 
des plis à uue robe, etc.; p. ridennet. 


RIDET, adj. C. Qui a des plis. Bragou 
ridet, culotte à plis. 


RIOOUR, 8. m. Y. Coureur; pl. ri- 
derion, — Ridek, V., courir. 


RIELL, s. m. C. Verglas, frimas, 
glace peu épaisse. 


RIELLA, v. n. C. Tomber en frimas, 
faire du frimas. On dit de préférence, 
oher riell. Riell a ra, il tombe du fri- 
nas. 


RIEU, 8. m, V. Jeudi. 


RIN 545 


RIFED, 8. m. Maladie qui établit des 
humeurs entre peau et chair. 


RIFF, 8. m. (anc.) Le même que rtou, 


RIGADELL , a. 1. Pétoncle, palourde, 
coquillages marins; pl. rigadelled, 
rigadell. 


RIGOL, 8. m. Y. Biais, subterfuge; 
pl. ieu. — Klask eunn fammik rigol, 
chercher des subterfuges. 


RIGOLAT, v. n. Y. Chercher des sub- 
terfuges ; p. rigolet. 


RIGOUIGNAT, v.a. Grincer des dents, 
racler, travailler avec une mauvaise 
scie. 


RIKEIN (rike-in), v. n. V. Falloir, être 
obligé à. Voy. RANKOUT. 


RIKESAL (rike-sal), v. a. C. Se moquer, 
railler. 


RIKLA. Voy. RISKLA. 
RIKLOUER, 8. m. Voy. RISKLOUER, 
RILLENN. VOY. RUILLERN. 


RIMADELL, 8. f. Rimaïille, fable en 
vers, conte ; pl. ou. On dit c’hoari 
rimadell, jeu du corbillon, jeu à rimes. 


RIMADELLA, v.n. Faire des rimailles, 
de mauvais vers. On dit de préférence, 
ober rimadellou. 


RIMIA, RIMIAT, v. a. Gratter ou ra- 
tisser, parlant des légumes, comme 
carottes, etc., p. rimiet. 


BIN, 8. m. (anc.) Mystère; pl. iau. 
Voy. RHYN. 


RINCHAN, 8. m. Mugissement, beu- 
glement des taureaux, vaches, etc. 


RINCHANAT, v. n. Meuglier, beugler, 
crier comme font les poules qui vont 
pondre. 


RINKA, v. a. Gralter des légumes, 
sarcler ; p. mke, 


RINKAL, RINKAT. Voy. HRL, 
69. 


546 RIO 


RINKIN, 8. m. Rire moqueur. 


RINKIN, adj. Qui rechigne. Bexa 
rinkin, rechiguer. Ce mot figure parmi 
les noma de famille; on l'écrit Rinquine 
en français. 


RINKINAT, v. n. Et mieux, bexa 
rinkin, rechigner. 


RINKL, adj. (anc.) Kouim riñkl, nœud 
coulant. 


RINKLA (anc.) Yor. RISELA. 
RINKLUZ, adj. (anc.) Voy. RISKLUZ. 
RINSA. Voy. RIRSAL. 

RINSAL, v. a. Rincer; p, riiset. 
RINVA, v. a. River; p. et. 
RINVIA. Yoy. RIRIA. 


RIOLENN, 8. L. Y. Rigole. Riolenn- 
garr, ornière de voiture ; pl. eu. 


RIOLENN-GARR, 5. f. Y. Ornière de 
voiture. — Riolenn, rigole, et karr, 
charrette, voiture en général. 


RIOT, 8. m. C. Querelle, dispute, 
différend ; pl. ou. 


RIOTAL, RIOTAT, v. n. Bambocher, 
riboter. 


RIOTAL, v. a. C. Quereller, disputer, 
gousser; p. riotet. VOY. RIOT. 


RIOTER, s. m. C. Gausseur ; pl. ten. 
RIOTUZ, adj. C. Ironique. 


RIOU, a. m. Le froid, considéré par 
rapport aux corps auimés. Dastumet 
en deus rou, il a attrapé du froid. 


RIOU, s. m. (anc.) Colline, monti- 
cule. Ce mot figure fréquemment 
parmi les noms de famille, accolé le 
plus souveut à un autre nom : Riou- 
Kerhalé. 


RIOUL, 8. m. C'hoari roul, jeu de la 
fossette, et aussi jouer à ce jeu. Voy. 
BULLIL, 


RIZ 
AUS RISIAT (ri-sia, ri-siaf). Vo. 


RIZIA. Yor. MA. 
BILA, VOY. RISKL, 
RISKADENN, 8. f. VOY. RISKLADERR. 


RISKL, 8. m. Danger. N'eus ra 
e-bed, il n’y a pas de danger. 


RISKLA, v. n. Glisser involontaire- 
meut Sur un COrpS gras Ou poli; p. et. 


RISKLADENN, s. f. Glissade involon- 
taire sur un corps gras ou poll. 


RISKLEIN (risklein), v. n. Y. Glisser; 
p. risklet. Yor. RISKLA. 


RISKLOUER, s. m. Glissoire. 


RISKLUZ, adj. Glissant, parlant d'un 
sol gras ou poli. 


RISKUZ. Voy. le précédent. 


RIT, 8. m. Y. Courant, écoulement, 
parlant des liquides. | 

RIT, ad}. Y. Passager, parlant des 
poissons. — Pesk-rit, poisson passs- 
ger, comme sardines, maquereaux, etc. 


RIT-KOF, s. m. Y. Diarrhée, flux de 
ventre. — Rit, écoulement, et kof, 
ventre. 


RITUAL, s. m. Rituel de prêtre. 


RIV, 8. m. Ce mot.a dù s'employer 
autrefois au sens de riou, froid, consi- 
déré par rapport aux corps animés. 
Les mots riva, rividik, autorisent à le 
penser. 


RIVA, v. n. Se refroidir, parlant des 
corps animés; p. rives. VOy. HI. 


RIVIDIK, adj. Frileux. Yor, By. 

RIZ, 8. m. Ris des voiles, terme de 
marine; pl. ou. Lakaat eur riz, pren- 
dre ua ris. 


RIZELLA, v. n. Différer. Ce mot est, 


je crois, de la Cornouaille. 


ROC 


RIZENN, 5. f. Corniche; pl. ou. : 
RIZIA. VOY. RISIA. 
RIZIAT. Yor. RISIA, RISIAT. 


RO, 8. m. Y. Vœu, terme de dévo- 
tion ; pl. roteu. Ce mot autrefois avait 
sans doute la signification de don, 
présent. Voy. BEI, donner. 


ROANEZ, 8. f. YO. ROUANEZ. 
ROANN, 8. m. Y. Empau ; pl. eu. 


ROANNEIN (roann-e-in), v. a. V. Me- 
surer à empan, 


ROANTELEC'H, 8. m. Y. Royaume. 


ROAZON, nom de lieu. Rennes, 
ville. 


ROB, 8. m. (anc.) Richesses, patri- 
moine. (Gr.) 


ROC'H, 8. f. Rocher en terre ferme ; 
pl. reier, rec'hier. 


ROC'H, 8. m. Ce mot est le radical 
du verbe roc’hal; mais on ne l’emploie 
pas, que je sache, au sens de ronfle- 
ment, non plus que roc’herez. À l’ins- 
tar du francais, on tourne la phrase 
par le verbe. Il en est de même d'une 
foule de substantifs bretons, ainsi que 
nons l'avons fait remarquer plusieurs 
fois dans le Nouveau Dictionnaire fran- 
çais-breton 1869. — Klepet a rann va 
sad o roc'hal, j'entends les ronfle- 
ments de mon père, ou, j'entends ron- 
fler mon père. 


ROC'HAL, v. 0. Ronfler en dormant. 


ROC'HANN, 8. m. Y. Le même que 
roann, empan. 


ROC'HANNEIN (roc'hann-e-in), v. a. Y. 
Le même que roannein. 


ROC’HAT, SOROC'HAT, v. n. Bruire, 
crier comme font les boyaux, grogner 
à la manière des pourceaux. 


ROCHED, s. m. Chemise d'homme, 
surplis de prêtre; pl. ou. Eur belek 
er" he roched, ua prêtre en surplis. 
L: neusé enn he roched blac'h, V., il 
était alors en chemise. 


ROD 547 


ROCHED-HOUARN, s. m. Cotte d’ar- 
mes. À la lettre, chemise de fer. 


ROCHED-REUN, s. m. Silice. À la let- 
tre, chemise de crin. 


ROC’HEK, adj. Se dit d'une région où 
les rochers sont nombreux. — Roc'h, 
rocher de terre ferme. 


ROC'HELL, s. f. Roche de terre fer- 
me; pl. ou. Ce mot figure parmi les 
noms de famille. 


ROC'HELLA, v. n. Ronfler dans le 
sommeil ; p. ef. Yor. ROC'HAL. 


ROC'HELLEK, adj. Abondant en ro- 
ches. où les roches sont nombreuses. 
— Roc'hell, roche de terre ferme. 


ROC’HER, 8. m. Ronfleur; pl. ten. — 
Roc'hal. ronfler. 


ROC'HEREZ, 8. f, Féminin du précé- 
dent. 


ROC’HEREZ, 5. m. Voy. ROCH, 8. m. 


ROC'HKENN, RONKENN, 8. f. Y. Râle 
d'un moribond. 


ROC'HKENNEIN, RONKENNEIN, v. n. 
Y. Râler, parlant d'un moribond. 


ROD, 8. f. Roue de toute sorte ; pl. 
rodou, et aussi parfois rojou. En grec, 
rodéô, je suis mû avec vitesse. 


ROOAL., v.n. V. Um rodal. 8e pavaner, 
faire la belle; faire la roue avec sa 
queue, parlant du paon. — Rod, roue. 


RODELL, a. f. Boucle, rouleau, par- 
lant des cheveux; pl. ou. Rodell vleo, 
boucle de cheveux. — Rod, roue. 


RODELLA, v. a. Boucler ou friser, 
parlant des cheveux, plier en rouleau; 
p. et. — Rod, roue. 


RODELLEX, adj. Qui frise naturelle- 
ment, et aussi crépu, parlant des che- 
veux et des poils des chiens caniches. 
Ki rodellek, caniche. À la lettre, chien 
frisé. — Rodellek est un nom de famille 
fort répandu. Ce mot dérive de rod, 
roue. 


548 ROG 


RODELLET, adj. et part. de rodella. 
Voy. ce dernier. 


ROD-KENTR, s.f. Molette de l’éperon. 
Voy. KENTR. 


1000, 8. m. {(anc.) Gué de rivière. 
On disait aussi rodoed, à ce qu’il paraît, 
d'après Grégoire. 


RODOED. Yor. R0DO. 


RACE, ROUE, 8. m. Y. Roi, pl. roeet, 
rouane. Voy. ROUE. 


ROEO. Yor. ROUED. 


REI (ro-e-1), v. a. C. Donner; n. roét, 
Voy. REI. 


ROENV, ROEV, 8. f. Aviron, rame de 
bateau ; pl. iou. 


ROENVIA, ROEVIA, v. n. Ramer avec 
des avirons. Voy. ROENY. 


ROENVIER, RAOEVIER, s. m. Rameur; 
pl. ten. — Roeñv, ayiron. 


ROEV. Voy. ROERY. 
ROEVIA. Voy. ROENVIA. 
ROEVIER, VOy. ROENVIER. 


ROG, s. m. Appât pour pêcher des 
poissons. Ce mot est passé dans le 
francais familier de la Basse-Bretagne. 
On y dit rogue, appât pour la pèche. 


ROG, s. m. Déchirure. Ce mot n’est 
guère usité, mais il est le radical de 
regi, déchirer, dont l'infinitif était au- 
trefois rogf, rogein, ainsi que le té- 
moigne sou participe roget (rag-et\. 


ROG, ROK, adj. Voy. ce dernicr. 


ROGASIONOU (ro-ga-sionou), 8. pl. m. 
Les rogations, prières de l'Eglise. 


ROGEIN (rog-e-in), v. a. Y. Déchirer ; 
p. rouet, Voy, REGI. 


ROGENTEZ (rog-eñiles), 8. L. Arrogance, 
flerté, orgueil. — Rok, rog, arrogant. 


ROGEZ (rog-ez), 8.m. Rogue on appät 
pour Ja pêche de certains poissons. 


ROL. 


ROGI (rog-1), v. n. Non usité. Voy. 
REGI. 


ROGONI, s. f. Le même que rogeñter. 


RO! {ro-1i), v. a. Non usité. Voy. BEI, 
donner. 


ROIGN, s. m. Chancre des arbres. 


ROK, adj. Orgneilleux, hautain, fier. 
Dans le vieux français, rogue, arro- 
gance. Eunn den rok, un homme or- 
gueilleux et altier. 


ROK, adv. Arrogamment, flèrement. 


ROKAAT, Y. n. Et mieux, dont da 
veza rok, devenir arrogant. 


ROKEDENN, 8. L. Casaque; pl. ou.— 
Rokedenn-nox3, camisole de nuit. 


ROKONELL, RONKELL, 5. L Râle d'un 
mourant. 


ROLAL, v. n. V. Ce mot 8e dit parfois 
et par abus, en Vannes, au lieu de 
rodal, plus régulier. 


ROLED, 8. m. Rouleau d'agriculture 
pour tasser la terre; pl. ou. 


ROLL, 5. m. Liste, catalogue, ordre, 
règle, liberté, guise, libre arbitre, 
laisse pour conduire les chiens, et 
aussi rouleau. Derc'hel eur c'ht gant ar 
roll. conluire un chien en laisse. 
Bera enn he roll, vivre à sa guise. 
Roll ar sent, catalogue des saints. 


ROLL, S. m. Et mieux, roll-brenn, 
rouleau pour tasser et émotter la terre. 
A la lettre, rouleau de bois. 


ROLLA, v. a. Plier en rouleau. Yor. 
ROLL. 


ROLLA, v. a. C. Attacher ensemble, 
bœufs, chiens, etc. 


ROLLAD, ROLLED, s. m. Rouleau, 
paquet de choses ruulées. Voy. ROLL. 


RGLLEC'H, s. m. Et ausei rollec’h- 
karr, 8. m. (anc.) Ornière de voiture. 
— Roi pour rod, roue, et lec'h. lieu. 
A la lettre, lieu ou place de la roue. 
Il est rationnel d'écrire rollec'h et non 


RON 


rodlec'h, attendu que le D a été changé 
en L, conformément à l’usage signalé 
au mot marc'hallec’h. 


ROLLEC'H-KARR. Voy. ROLLEC’H. 


ROLLED, s. m. Rouleau, parlant des 
pièces de monnaie; pl. ou. 


ROLLEIN (roll-e-ên), v. a. Y. Rouler, 
plier en rond; p. rollet. 


ROLUT, 8. m. Y. Garrot; pl. eu. C'est 
un bâton qui sert à serrer la charge 
d'une charrette. 

ROM. Yor. PIZ-ROH. 

RONC'HAL, v. n. Soufiler comme fait 
un cheval fatigué ou effrayé la nuit; 
p. ronc'het. 

RONOACHENN, s. f. Bouclicr ; pl. ou. 

RONFL, 8. m. Ogre. Voy. ROUFL. 


RONKAL, RONKELLA. Voy. ce der- 
nier. 


RONKEDEIN (roñkede-in), v. n. Y. 
Voy. GRONKEDEIN. 


RONKELL. Voy. ROKONELL, râle d’un 
mouraut. 


RONKELLA, v. n. Räler par suite d’en- 
gement de la gorge, râler à l'article 
de la mort. 


RONKENN, 5. L. Voy. ROC'HXENN, râle. 

RONKENN, 5. f. Glaire, flegme, hu- 
meur, crachat gras d’une personne 
eurhumée. 


RONKENNEK, adj. Glaireux. — Roñ- 
kenn, glaire. 


RONKENNET, adj. Y. Æouskadel-roñ- 
kennet, apoplexie, léthargie. 


RONKONELL. VOy. RONXELL. 

RONKONELLA. Voy. RONSELLA. 

RONSE, s. m. Cheval. En Vannes et 
en Cornouaille, ce mot s'emploie par- 


fois au pluriel. Ronset, ronseed, au lieu 
de kezek, des chevaux en général. 


ROU 549 


RONSIK, 8. m. Bidet, cheval de peffte 
taille pour la selle. Ce mot, je crois, 
s'emploie dans tous les dialectes, ce 
qui est un peu cause que partout on 
comprend le sens de ronse. 


ROS, a. m. (anc.) Tertre. Ce mot en- 
tre dans la composition de beaucoup 
de noms de lieux et de familles. C’est 
ainsi que le nom de famille Rosancoat 
est formé des trois mots ros, ann, koat 
(rieux style), tertre du bois ou de la 
orêt, comme on disait anciennement, 
avant que l’article défini fut autre que 
ann, et fut devenu ann, ar, al. Voy. 
ANN, AR, AL. 


ROSGLEN, s. L. Coquelicot, plante. 


ROSGOUN, ROSGON, nom de lieu. 
Roscoff, petit port de mer dout les 
environs sont remarquables par leurs 
produits légumineux : oignons, chou- 
fleurs, asperges et artichauts. C’est 
prés de cette localité que se trouve 
"ile de Batz (enes Vaz), dont nous 
avons parlé aux mots marc'h, legestr 
et lugustrenn. La population mâle de 
cette île se livrant exclusivement à la 
èche,, il en résulte que c'est aux 
emmes qu'incombent les travaux 
d'agriculture. Voy. BARLENNA. On dit 
aussi Rosgoun. 


ROSKLEN, 8. f. (anc.) Tertre. Voy. ROS. 


ROST, ad}. Rôti, adj. Kik rost, du 
rôti, de la viande rôtie. 


ROSTA, v. a. Rôtir; p. rostet. En ter- 
mes familiers, on dit à un malfaiteur : 
It da leac'h all d'en em rosta, allez 
vous faire pendre ailleurs. A la lettre, 
allez vous rôtir ailleurs. 


ROT, s. L Y. loue: pl. rodeu. Voy. 
ROD. 


ROTÜL, 8. m. Tas de feuilles dessé- 
chées que l'on ramasse pour faire du 
fumier. Je crois que ce mot est hors 
d'usage. On dit plutôt, eur bern deliou 
scac'h. 


ROUAN, adj. Bai-brun. 


ROUAN, ROUANV, AUAN, 8. [. Y. Avi- 
ron; pl. eu. 


990 ROU 


AÔUAREIN, ROUANVEIN, RUAREIN 
(rouañni-e-in), Y. H. Y. Ramer avec l'avi- 
ron. 


ROUANEZ, 8. pl. m. Pluriel irrégu- 
lier de roue, roi. 


ROUANEZ, 8. f. Reine; pl. ed. 


ROUANEZ, 8. f. Clématite, nervenche, 
plantes. 


ROUANEZ-AR-FOENNEK, 8. f. Reine 
des prés, plante. A la lettre, reine de 
la prairie arrosée. 


ROUANOUR, s. m. Y. Rameur de ba- 
teau; pl. rouañnerion, 


ROUANTELEC’H, 8. L. Y. Royaume; 
pl. (œu. — Roue, roi. 


ROUANTELEZ, 8. f. Royaume; pl. 
rouañtelesiou. VOy. ROUE. — Rouañtelez 
Vro-C'hall, le royaume de France. 


ROUANVY, 8. f. Y. Aviron, rame de 
bateau; pl. eu. 


ROUANVEIN (rouañr-e-in), Y. n. Y. 
Diriger un bateau avec des avirons; 
p. rouanrel. 


ROUANVOUR, s. m. Rameur de ba- 
teau; pl. rouañnverion. 


ROUD, 8. m. Trace, piste, empreinte ; 
pl. ou. Voy. ROUDOU. 


ROUDENN, 8. L Ligne, trace, raie, 
sillage de navire. 


ROUDENNA, v. a. Rayer, faire des 
raies. 


ROUD-KARR, 8. m. C. Ornière, pl. 
roudou-karr. — Roud, trace, et karr, 
voiture. 


ROUDQU, 8. pl. m. Ce mot, qui est le 
pluriel de roud, trace, est plus usité 
que le singulier. Roudou ar c'had, la 
piste du lièvre. Roudou al laer, les 
traces du voleur. Me anavez he rou- 
dou, je connais ses menées secrètes 
(mauvaise part). 


ROUE, s. m. Roi; pl. roueed, et 
mieux, rouanes, pluriel irrégulicr. 


. rouejou, embüches. — Peskela 


ROU 


AOUED, s. m. Filet d’oiseleur et de 
pêcheur, et, par extension, au pluriel 
gañs 
rouejou, pêcher au filet. 


ROUECUA , Y. a. Et mieux, peskets 
gañt rouejou, pêcher au filet. 


ROUEDIK, 8. m. Réseau 
cheveux. C’est le diminutif 
filet. 

ROUEFF, AUEFF, 8. L. (anc.) Aviron. 

ROUEJOU, a. pl. m. Yor. MUES. 

ROUEL, 8. L. Y. VOY. AUEL. 


ROUES, adj. Yor. ROUEZ, clair, non 
serré. 


ROUESAAT (roue-saaf), v. n. Devenir 
moins serré, moins épais; p. roueseet, 
roueseat. Voy. AQUEZ. 


r les 
e roued, 


ROUESTL, 8. m. Yor. REUSTL. 
ROUESTLA, v.a. VOYy. REUSTLA. 
ROUEV, 8. m. (anc.) Roi. 


ROUEZ, adj. Clair, parlant d’un tissu 
qui n'est pas serré; clair-semé, rare, 
et aussi meuble, ou facile à remuer, 
parlant de la terre qui a été travaillée 
convenablement pour les semences. 


ROUFENN, 8. T. Froncis ou pli d'une 
robe pour la raccourcir, etc.; ride du 
visage, pl. ou. En termes familiers, 
les rides du visage sont appelées 
neisiou logod. A la lettre, nids de 
souris. 


ROUFENNA, v. a. et n. Faire des plis 
à une robe, etc.; froncer le linge; se 
rider, parlant du visage. 

ROUFENNEK , adj. Ridé. Voy. ROUFERN. 

ROUFL, ROUNFL, 8. m. Ogre; pl. ed. 


ROUFL, s. m. Y. Orgueil, ostenta- 
tion. 


ROUFLEIN (roufle-in), v. n. V.Gronder, 
parlant du canon. 


ROUFLUZ, adj. Y. Orgueilleux. 


ROZ 


ROUG, s. m. Y. Déchirure. Voy. R06. 


ROUGEIN (roug-e-in), v. a. Y. Déchirer; 
p. rouget, 


ROUGN, s. m. Grattelle, rugne, ma- 
ladies de la peau. 


ROUGNEK, adj. Qui a la rogne. 


ROUIAT, 3. m. Y. Litière des chemins, 
végétaux de toutes sortes que l'on fait 
pourrir sur les chemins pour en faire 
du fumier. 


ROUIGN, s. m. La grosse gale, ma- 
ladie. 


ROUINELL, 8. m. T. Entremetteur de 
mariages, courtier d'affaires; pl. ed. 


ROUINELLAN, v. n. T. S'entremettre 
pour mariages et affaires. 


ROUNFL, s. m. Ogre; pl. ed. 
ROUNT, adj. Rond. 


ROUS, ROUZ, ad), Qui est de couleur 
rousse. 


ROUSAAT (rou-saat), Y. n. Devenir 
FOUX ; D, rouseel, rouseat. 


ROUSIN, ROUSKEN (rou-sin), 8. m. 
Résiue. Goulou rousin, de la chandelle 
de résine. 


ROUSKEN. VOy. ROUSIN. 


ROUT, ROUD, s. m. V. Trace, piste; 
pl. routeu, roudeu. Ce substantif et 
son pluriel sont dans les mêmes von- 
ditions que roud et roudou, du Léon. 


ROUTEU, pluriel du précédent; il 
s'emploie dans les mêmes circons- 
tances que roudou. 


ROUZ, adj. De couleur rousse. Voy. 
MARC'H-ROUZ. 


ROUZA, v. a. Roussir ou rissoler, 
terme de cuisine; p. et. 


ROUZEIN (rouz-s#-in), v. n. V. Devenir 
roux; p. rouzel. 


ROZ, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de 
rozenn, rose, fleur. 


ROZ 551 


ROZ, s. m. (anc.) Don, présent. 
YOy. Ro. 


ROZ-AER, pluriel de rozenn-aer. 


ROZELL, 8. f. Rable pour remuer la 
braise du four; palette pour étendre 
la pâte sur la poële à crêpes; pl. ou. 


ROZELL-GAMM, 8.1. Rable de four, 
sorte de crochet pour remuer le feu 
qui s'y tronve. À la lettre, rable 
crochu. 


ROZENN, s. L hoge, fleur; pluriel 
irrégulier, rox, masc. 


ROZENN-AER, s. f. Coquelicot, pon- 
ceau, fleurs. À la lettre, rose-couleu- 
vre ; pl. rox-aer, masc. On nomme 
aussi cette fleur rorenn-moc'h. L'un et 
l'autre de ces noms me font l'effet 
d'être purement fantaisiste, car rien 
ne les justifie. 


ROZENN-GOUEZ, 8. f. Eglantine, 
fleur; pl. ros-gouez, masc. À la lettre, 
rose sauvage; elle est en effet le tyne 
des roses. Une culture intelligente et 
soignée l'ont rendue telle que nous la 
voyons aujourd'hui. 


ROZENN-KI, s. L Pavol, ponceau, 
fleurs. À la lettre, rose de chien; pl. 
roz-ki, masc. 


ROZENN-MOC’H, s. L. Coquelicot, pa- 
vot, fleurs. À la lettre, rose des co- 
chons; pl. ros-moc'h, masculin. Voy. 
ROZENN-AER. 


ROZENN-SINK, 8. f. Souci, fleur; pl. 
roz-sink, masc. À la lettre, rose-souci. 
On dit aussi rozenn-siñkl. 


ROZ-GOUEZ, 8. pl. m. Pluriel de ro- 
zenn-goues. 


ROZINIL, 8. m. C. Souci, fleur. 


ROZ-KI, s. pl. m. Pluriel de rde 
xenn-ki. 


ROZ-MOC'H, 8. pl. m. Pluriel de ro- 
xenn-moc'h. 


ROZ-SINK, ROZ-SINKL, s. pl. m. 
Pluriel de roxenn-sink, roxenn-siikl 


092 RUI 


AU, 8. L Rue des villes; pl. ruiou. 
AU, adj. Y. T. C. Rouge. Yor. BUI, 


RUADENN, 5. L. Ruade d'un cheval; 
pl. ou. 


RUAL, v. n. Ruer, parlant d'un che- 
val; p. ruct. 


AUAN, 5. f. Y. YOT. ROUAK. 


RUARO, RAUART, adj. Y. T. C. Rou- 
geâtre. 11 s'emploie aussi comme subs- 
tantif, au sens de Rougeaud. 


RUART. Voy. le précédent. 


RUBE-RUBENE, adv. Sans détours, 
sans biaiser. 


RUBENN. Mot contracté pour ruz- 
penn. Voy. ce dernier. 


AUD, RUT, s. m. Epoque où les 
chiennes sont en chaleur. Yor. RUT. 


RUDA , v. n. Et mieux, beza 6 rut, 
tre en chaleur, parlant d’une chienne. 
Voy. LUPA. 


RU-DALL, s. f. Cul-de-sac, rue sans 
issue. À la lettre, rue aveugle. 


RUDHER, RUS-STER, s. m. (anc.) Voy. 
RUSTERIOU. 


RUEFF. Voy. ROUEFF. 


RUEIN (ru-e-tn), v. H. Y. Rougir ou 
devenir rouge; p. ruet. — Ru, adj. V., 
rouge. 


RUEL, 8. L. Y. T. C. Rougeole, mala- 
die. — Ru, adj. V., rouge. On dit aussi 
rusel en Léon. 


RUER, adj. Qui rue. Marc'h ror, 
cheval qui rue. 


RUFLA, v. a. et n. Humer, renifler; 
p. et. Rufla ann ear, humer l'air. 


RUIA, v. a. et n. C. Rendre ou deve- 
pir rouge. — Ru, adj., rouge; p. ruet, 


RUIAN, v. a. et n. T. Le même que 
le précédent. 


RUS 


RUILLA (les L mouillées), v. n. Rou- 
ler, aller en roulant. En em ruila, 
se rouler. 


AUILLEK (les L mouillées), adj. Rou- 
ant. 


RUILLENN, BILLENN (L mouillées), 
s. f. Rouleau, et aussi petite plaque 
qui sépare le moyeu de la roues et la 
cheville de l'essieu. 


RUJODENN, s. L. Y. Gorge-rouge, 
oiseau ; pl. ed. — Ru, adj., rouge, et 
jod, jot, joue. 


RUJOT, RUZ-JOT, s. m. Le mème 
que le précédent. Voy. B0C'H-AUZ. 


RU-KREAN, adj. Y. Rouge foncé. — 
Ru, adj., rouge, et krean, fort. Yat. 
AUZ-GLAOU, 


RULER, RULOUER, 8. m. Rouleau 
d'agriculture pour tasser la terre en- 
semencée. 


RULIA, v. a. Passer le rou'eau d'agri- 
culture sur la terre ensemencée. 


RU-LIGERN (lig-ern), adj. et 8. m. V. 
De couleur vermiilon ou vermeille. — 
Ru, adj., rouge, et ligern, qui brille. 


RUMM, RUMMAU, 8. m. Quantité, 
nombre, groupe, génération. Rumm 
tud, génération. Feu, subs. masc. qui 
s’emploie, en termes de recensement, 
au sens de ménages ou familles habi- 
tant une même maison. Daou runa 
tud, deux sortes de gens. 


RUMMAD. VOY. RURR. 


RUN, et aussi REUN, s. m. Colline; 
pl. tou. 


RUSIA (ru-sia), v. à. et n. Rendre où 
devenir rouye; D. rustef, ruziet, — 
Jins, adj., rouge. 


RUSK, 8. m. Ecorce des végétaux, 
des arbrisseaux et de l’avoine. On dit 
aussi ruskl. 


RUSKAT, 5. pl. m. Y. Pluriel de rus- 
kenn, ruche. 


RUZ 


RUSKENN, 8. L. Ruche d'abeilles ; pl. 
ruskennou, et en Vannes, ruskat ou 
ruskenneu. 


RUSKENNAD, 5. f. Une ruche pleine 
d’abeilles. Eur ruskennad gwenan, une 
ruche pleine d'abeilles. 


RUSKL, s. m. Voy. AUSE. 


RUSPIN, adj. Qui a une figure de 
santé. Ce mot est une altération usitée 
de rus-penn. Voy. ce dernier. 


BUST, adj. et ady. Austère, brusque, 
insolent, sévère, houleux, orageux, 
raboteux, rudement, rigoureusement. 
Rust eo ar mor, la mer est houleuse. 


RUS-STER, RUDHER, 8. m. (anc.) Voy. 
AUSTERIOU. — Le mot rus-ster semble 
signifier, à la lettre, ruisseau rouge, 
rivière rouge. Ster, rivière, et rut, 
rouge. 


AUSTERIOU, s. pl. m. Hémorroïdes. 
Ce mot est comnosé de rus. adj. 
rouge, et de steriou, pluriel de ster, 
rivière. 


RUSTONI, 8. f. Sévérité, brusquerie, 
impolitesse, rudesse. Yor. BUST. 


RUSTONIEIN, v. a. Y. Brutaliser. 


BUT, s. m. Epoque où les chiennes 
sont en chaleur. Beza e rut, se_dit 
d’une chienne dans cet état. Mont ê 
rut, se dit, en quelques localités, au 
gens de suivre ses caprices sans écou- 
ter la raison. L'allusion est facile à 
saisir. 


RUVOAD, 8. m. Sang-de-dragon, 
plante. — Rus, rouge, et goad, sang. 


RU-VORN, s. f. Cul-de-sac, rue sans 
issue. — Ru, rue, et born, borgne. 


RUZ, adj. Rouge. 41 bon rus, la cou- 
leur rouge, le rouge. 


AUZA, REUZA, v. n. Ramper, flotter, 
faire glisser, glisser sur un sol incliné; 
B, et. 


RUZ 553 


RUZADENN, REUZADENN, 8. f. Glig= 
sade du genre de celles que font les 
enfants sur leurs pieds et sur leur 
derrière, sur un sol incliné; pl. ou. 


RUZARD, adj. Rougeâtre. Il s'emploie 
aussi comme substantif au sens de 
rougeaud. — Ruz, rouge. 


RUZARDEZ, s. L Femme qui a le teint 
coloré. Voy. le précédent. 


RUZATIS, 8. m. C'hoari rusat, 
c'hoari ruxiga, jeu des épingles à la 
pouseelle ou poucette, et aussi jouer 

ce jeu. 


RUZ-BE0, adj. De couleur cramoisie 
ou carmin. À la lettre, rouge vif. 


RUZEL, BHEL, a. L Rougeole, ma- 
ladie. — uz, rouge. 


RUZ-GLAOU, adj. De couleur ponceau 
ou vermeille. — Rus, rouge, et glaou, 
des charbons. 


RUZIA, v. n. Yor, RUSIA, 


RUZIERUZ, 8. m. Liset, insecte; pl. 
ed. 


AUZIGA, v. n. Ce verbe est un dimi- 
nutif de ruza, glisser, faire glisser. 
C'hoari rusiga, jeu des épingles à la 

oucette ou poussette, et aussi jouer 
ce fru, Voy. AUZATIS. 


RUZ-J0T, s. m. Rouge-gorge, oi- 
seau. VOy. RUJOBENN. 


AUZ-LUGERN (lug-ern), adj. De cou- 
leur vermillon. — Hus, rouge, et lu- 
gern, qui brille. 


AUZ-PENN, adj. Et aussi rubenn, 
ruspin, qui a le teint coloré, qui a de 
belles couleurs au visage. — Rus, 
rouge, et pénn, têle. Il ne s'emploie, 
je crois, qu'en parlant des enfants. 


RUZ-REOR, 8. m. Glisse-cul, jeu 
d'enfants sur un sol incliné. — Ruza, 
glisser, et reor, cul. 


RUZUZ, adj. Rampant, parlant des 
animaux. — Rusa, ramper. 


W 


SAD 


SAG 


S 


Nous rappelons ici que la lettre 8. 
à l’ivstar des autres consonnes, se fait 
sentir fortement à la fin des syllabes 
et des mots. Ainsi trabas, alies, hostis, 
se prononcent comme eu frauçais 
trabasse, aliesse, hostisse. Dans l’inté- 
rieur et au commencement des mots, 
elle est toujours dure et a la valeur 
de ss en français; elle ne se prononce 
jamais comme z, même quand elle se 
trouve entre deux voyelles. Ainsi, 
nesa, gwasa, Se prononcent nessa, 
gwassa. 


SA! Terme de charretier, parlant à 
ses chevaux. Tout droit! 


SA, SAO, s. in. Position du corps 
qui est debout. Choumit enn ho sa, 
restez debout. Kousket enn he za, dor- 
mir debout. Ne choumas ti enn he za, 
il ne resta pas une seule maisou debout. 


SABATURET, adj. T. CG. Qui a mal aux 
pieds parce que sa chaussure est dé- 
fectueuse. 1! se dit aussi d'ua animal 
ui a mal aux pieds par cause d'humi- 
L 9 


SABL, s. m. Y. Sable de carrière. 


SABLER, s. m. Y. Gésier des oiseaux. 
Ce mot paraît dériver du précédent, 
car le gésier de ces animaux, des vo- 
lailles surtout, renferme beaucoup de 
petits graviers. 


SABR, 8. m. Sable de carrière. 


SABR, 8. m. T. Sève des végétaux. 
Joy. SKL, 


SABRA, y. a. Sabler, couvrir de ss- 
ble; p. et. 


SABROUNEK, 5. f. Carrière de sable 


de terre. On dit de préférence, tout 
sabr. 


SAC'H, s. m. Sac, et, par extension, 
poche; pl. seter. En latin, saccum. 
Avec l'article, ar sac'h. le sac. C'hoari 
sac'h, par contraction pour c'hoan ar 
sac'h, sorte de loterie; un prend des 
billets dans un sac. Ce substantif 
s'emploie en Cornouaille, dans cette 
phrase : Hi a ro sac'h d'ann holl, par- 
lant d'une jeune fille qui rejette tous 
les partis qui se présentent. Je ne 
comprends pas l'allusion. 


SAC'H, adj. Et aussi choad, croupi, 
Stagnant. — Sac'ha, ne pas couler, 
croupir. 


SACHA, CHACHA, v. a. Tirer à soi, 
traîner après soi; p. 61. 


SAC'HA, v. a. Ensacher, mettre dans 
un sac. — Sac'h, sac. 


SAC'HA, v. n. Barrier ou ne pas 
couler, parlant d'un liquide, croupir, 
et, par extension, se détraquer, par- 
lant des rouages, des horloges, etc. 
Sac'het eo ann dour, ann horolach. 
l'eau est stagnante, l'horloge s’est ar- 
rètée. 


SAC'HAD, s. m. Plein un sac, un sac 
plein; sache. Eur xac'had kerc'h, un 
sac plein d'avoine, 


SAD 


SAG'HAT, 8. m. Y. Le même que 
sac'had. 


SACH-B8LEU, 8. m. Ce mot est com- 
posé de sacha, v. a., tirer à soi, et de 
bleo, cheveux ; il s'emploie comme 
suit : Sach-bleo a 30 etre-x-ho, à la 
lettre, tire cheveux est entr’euz, pour 
dire que des gens ivres se battent. 


SAC'H-8B0ED, s. m. Jabot des oiseaux. 
À Ja lettre, sac de la nourriture. 


SAC'H-GWIN (gu-in), s. m. À la lettre, 
sac à vin, pour désigner un ivrogne 
ou une ivrognesse. 


SAC'HIK, a. m. Sachet, petit sac. 
C'est le diminutif de sac'h, sac; pl. 
seiertgou. 


SAC'H-NOUENN, 8. m. Sac noir que 
les prêtres portent avec eux quand ils 
vont donner l’extrême-onction. A la 
lettre, sac d'extréme-onction. 


SAC'H-SOUBENN, a. m. Grand man- 
geur de soupe. À la lettre, sac à 
soupe. 


SAC'H-TORCHENN, s. m. Sac plat et 
plein de paille que l’on pose sur le 

ât pour être plus commodément à 
cheval quand on n'a pas de selle. Voy. 
TORCHENN. 


SAD. Ce mot s'emploie pour sada 
devant une voyelle : sad’ aze, voilà. 
Sad' ama, voici. 


SADA, prép. C. Voici, voilà. Voy. 
SETU, CHETU. 


SADORN, S. m. La planète Saturne, 
et aussi samedi, jour de la semaine. 
Voy. le mot sEmMaAINE à mon Nouveau 
Dictionnaire français-breton 1869. 


SAODRN, s. m. (anc.) Guerrier. Voy. 
EADOUR. 


SADORNVEZ, s. m. La durée du sa- 
medi. — Sadorn, samedi, et vez. Voy. 
ce dernier. Eur zadornvez da nos, un 
samedi soir. Le substantif sadornvez se 
construit, comme on le voit, avec 
Ua ‘icle indéfini eur, ce qui n’a pas 
lieu pour aon radical adorn. 


SAG 599 


SAE, 8. L Robe de femme, d'enfant, 
de prêtre, de juge; pl. saeou. Ar xae, 
la robe. 


SAE AU (sae-ad), 8. f. Ce mot qui dé- 
rive de sae, robe, ne s'emploie pas au 
propre. Dans le style familier, on s'en 
sert au sens de raclée ou coups donnés 
à quelqu'un. Eur xaead en deux bet 
digant-hi, il a reçu d'elle une bonne 
raclée. À ia lettre, un habillement 
complet, pour dire qu'elle l’a battu 
depuis les pieds jusqu'à la tête. 


SAET, SAETH, 8. f. (anc.) Flèche. 
SAEZ, 8. f. Flèche, trait; pl. tou. 


SAEZENN, s. f. Rayon, parlant du 
soleil ; pl. ou. — Eur saexenn heol, un 
rayon de soleil. | 


SAEZON, sorte d’adjectif. 
saezon, viande salée et fumée. 


SAFAR, SAVAR, s. m. V. D. Bruit, 
tumuite, tapage, cancan. 


SAFARAT, Y. n. Y. C. Faire dn bruit, 
da tapage, parlant des personnes; 
p. safaret. Voy. SAFAR. 


SAFAREIN (safar-e-in), v. D. Y. Le 
même que le précédent. 


Bevin 


SAFARI, v. n.C. Le même que safarat. 


SAFRON, SAFRAN, 8. nl. m. C'est le 
pluriel irrégulier de rafronenn. 


SAFRONENN, 8. f. Escarbot; pl. 
safron, masculin. On le dit aussi du 
bourdon, grosse mouche. 


SAFRONER, 8. m. Nasillard. Voy. 
SAFRONI. 


SAFRONEREZ, s. f. C'est le féminin 
du précédent. 


SAFRON!, v. n. Bourdonner, faire du 
bruit, comme un bourdon ou comme 
un escarbot qui vole. Par extension, 
on a donné à ce verbe le sens de na- 
siller. L'allusion est facile à saisir. 


SAGR, adj. Yor, SAER. 
SAGRA, SAGRI, v. a. VOy. SAKRA. 


OD SAK 


SAGRADUREZ. VOy. SALRADUREZ. 
SAGRI. VOy. SAURA. 


SAGRIST, SAKRIST, s. m. Sacristain, 
bedesu, fonctionnaire d'une église, 
trésorier de la fabrique d'une église; 
Ñ L L 


SAILL (les L mouillées), s. 1. Seau, 
baquet, vase pour puiser ou porter de 
l'eau ; pl. ou. — Torret eo ar saill, le 
seau est brisé. 


SAILL (les L mouillées), s. m. Bond, 
saut. YOT. LANM, SAILLA. 


SAILLA (les L mouillées), v. n. Sauter, 
bondir, palpiter. Voy. LABMET. 


SAILLAD (les Lmonillées), 8. f. Ce que 
peut contenir un seseu plein, un baquet 
plein. Voy.SaILL, s. L. Eur xaillad dour. 
00 seau plein d'eau. 


SAILL-DOUR (lea L mouillées), s. L 
Seau ou baquet pour l’eau. 


SAILLEIN (saill-e-in, les L mouillées, 
Y.H. V. Jaillir, sauter, bondir, palpiter. 


SAILLER (les L mouillées), 8. m. 
Sauteur, Voy. SAILLA. 


SAILLOUR (les L mouillées), 8. m. Y. 
Le même que le précédent. Ce mot 
figure parmi Jes noms de famille. 


SAKAAT, v. H. Se cosser à la manière 
des bêtes à cornes; p. sakeet, sakeat. 
Il se conjugue le plus souvent avec le 
verbe auxiliaire ober. Sakaat a reont, 
ils se cossent. Saka, maout tourt, cosse, 
bélier cosseur. Ces mots se disent 
pour exciter un bélier à se battre. 
Voy. TOURTAL. 


SAUR, adj. Sacré, saint. Al levriou 
sakr, les livres sacrés. Ar Vibl sakr, 
la sainte Bible. 


SAKRA, SAKRI, v. a.Consacrer, sacrer; 
p. sakret. 


SAKRADUREZ, 8. f. Consécration, 
sacre. 


SAKRAMANT, 8. m. Sacrement de 
l'Eglise; pl. sakramanchou, — Sakr. 
ad})., sacré. 


SAL 


SAKRAMAÏTI, Y. D. Cornmunier; 
D. sakramantet. 


SAKREAL, v. n. Proférer des impré- 
cations, jurer par les choses sscréss. 
Voy. SALREOU. 


SAKREER, s. m. Blaspbémateur; pl. 
en. YOT. SARRESU. 


SAKREIN (sakr-e-in), v. a. Y. Le mème 
que sakra. 


SAKREOU, s. pl. m. Blasphèrees, im- 
précations. Lavaret sakreou, 
des imprécations. 


SAKRI. YOT, SARRA. 


SAKRIST, s. m. Sacristain, baden, 
trésorier de la fabrique d’une égiise; 
pl. ed. 


RAL, s. m. Salle, salon, grande 
chambre. 


SAL, s. m.(anc.) Château, manoir 
du temps de la féodalité. Ce mot ex- 
lique peut-être l'étymologie du nom 
fe ieu Portal ou Pors-sal. À la lettre, 
port du manoir. C’est un petit port ds 
pêcheurs, près duquel on voit les 
ruines d'un vieux château. 


SAL, adj. Voy. SALO, SALY. 

SALADENN, 5. f. Salade. 

SALL, adj. Salé. Kik sall, de la viande 
salée. 


SALLA, v. a. Baler: p. et. 


SALLEIN (sall-e-in), v.a.V. Le même 
que salle. 


SALLINER, et aussi SALLOUER, 8. m. 
Botte à sel. 


SALLOUER. Voy. le précédent. 


SALM, s. m. Psaume, Cantique sacré; 
pl. ou. Yor. SALMOU. 


SALMENN, 8. L. Injure, insulte; pl. 
ou. — Kana salmennou, dire des sd 
jures, insulter. 


SAM 


SALMI, v.n.C. Psalmodier; p.salmet. 
— Salm, psaume. On dit de préférence, 
Kand salmou. 


SALMOU, s. pl. m. Pluriel de san. 
psaume. Kana salmou, psalmodier. 
Han ar salmou, psalmodie. 


SALO, SALV, SAL, adj. Sauf, hors de 
danger, en bonne santé, guéri. lac'h 
ha salo, sain et sauf. Sal ho kras, sai 
ho kwir, sauf votre respect, sauf votre 
droit. Salo va gwir, sauf mon droit. 


SALO, adj. G. En Léon et en Cor- 
nouaille, cet adjectif est employé en un 
seus qu'il n’est pas facile de définir. 
C’est ainsi que l'or dit : Salo d'e-hoc'h 
- 6 vec'h bet karét mad da gaout kement- 
se, il serait à désirer que, plût à Dieu 
que vous en fussiez jugé digne. 


SALORJ, s. m. Y. Grenier à sel. 
SALORT. Voy. JALORD. 


SALTER, a. m. Psautier, et mieux, 
levr ar salmou. 


SALV, SALD, adj. Yor. ce dernier. 


SALVEIN (salv-e-in), v. a. V. Sauver, 
entermes dedévotion. Salvein he inean, 
sauver son âme, faire son salut; p. 
salvet. — Salv, sauf. 


SALVER, s. m. Sauveur, parlant de 
Jésus-Christ, rédempteur. — Salnt, 
sauver. 


SALVET, adj. et participe. Sauvé, en 
termes de religion. Ar re salvet, ceux 
qui ont sauvé leur âme. 


SALVI, v. a. Sauver, en termes de 
dévotion ; p. salvet. — Salv, salo, sauf. 


SAL-VOED, s. m. Salle à manger, ré- 
fectoire. 


SAMM, 5. m. Charge d'une bête de 
somme. Il s'emploie aussi au figuré : 
samm ar pec'heiou. le poids des péchés. 


SAMMA, v. a. Charger ou mettre une 
charge sur une bête de somme; p. et. 
Voy. SANS. 


SAN 557 
SAMMEBEIN (sammede-in), Y. a. Y. 


Soupeser ; p. sammedel. 


SAMMEIN (samm-e-in), v. a. Y. 
Charger une bête de somme; p. sam- 
met. Voy. SANS. 


SAN, et mieux, SAN-DOUR, 5. m. 
Canal, conduit, aqueduc. A la lettre, 
canal d’eau. 


SANAB, s.m. Morelle, sénevé, plantes. 


SANAILL (les L mouillées), 8. m. 
Grenier à foin, et aussi, galetas où l'on 
dépose les outils de labourage. 


SANAP. Voy. SANAB. 
SAN-DOUR. Voy. SAN. 


SANIER, s. m. Salière, ustensile de 
table. 


sANKA, v. a. Enfoncer, parlant de 
clous, chevilles, etc.; faire piqûre, 
planter; p.et. Sañka tachou, enfoncer 
des clous. Sanka kaol, piquer des 
choux. 


SANKADENN, 8. L. Blessure faite avec 
un instrument qui pique. 


SANKER, a. m. Ce mot, qui dérive de 
sanka, n'est usité que comme nom de 
famille, à ce que je crois. 


SANT, s. m. Saint; pl. señt. Ar San, 
le saint; ar sent, les saints. Le pluriel 
señt se prononce comme sinte en fran- 


çais. - 


SANTEL, adj. Saint, édiflant. Eunn 
den santel, un saint homme. 


SANTELAAT, v. n. Devenir saint, 
sanctifier. On dit, de préférence, dont 
da vesa saniel. 

SANTELEAC'H, 8. L. Y. Sainteté. 

SANTELEZ, 8. f. Sainteté. 

SANTEZ, 8. f. Sainte. 


SANTEZ-ANNA-WENED, nom de lieu. 
Sainte-Anne-d'’Auray. 


SANTIN, adj. Y. Sensible à la dou- 


leur physique. 


558 SAO 


SANTOL, s. m. Y. Encan. Gwerc’hein 
e santol, vendre à l’encan. 


SANTUAL, s. m. Sanctuaire. 


SAO, SAV, SA, s. m. Montée, éléra- 
tion, lever des astres, position du corps 
debout. Ce mot est le radical de sevel, 
s'élever, se lever, dont l'infnitif était 
autrefois savi. Sao ann heol, le lever 
du soleil. Choumit enn ho sa, restes 
debout. 


SAO! interjection. Debout! C'est Ja 
deuxième personne impératif de sevel, 
se lever. | 


SAOCH. YOT, SAUCH. 


SAO-HEOL, 8. m. Orient, levant. À la 
lettre, lever du soleil. 


SADI, SAVI (s10-1), v. a. et n. Non 
usités. Ces mots sont les anciens in- 
finitifs qui ont fait place à sevel, 


SAON, 8. m. Y. Savon. On dit aussi 
seon, Y. 


SAONENN, s. L Vallée; pl. ou. 

SAONENNIK, 8. f. Vallon ; pl. saonen- 
nouigou. C'est le diminutif du précé- 
dent. 

SAONI. Yay, SOAVONI. 

SAUS. Voy. SA02. 


SAOTR, 8. m. Peu ou pas usité. 
Ordure, saleté, souillure. Yor. SAOTRA. 


SAOTR, adj. Se dit d'ane chienne en 
chaleur. Kes saotr, chienne en cha- 
eur. 


SAOTRA, v. a. Salir, souiller: p. et. 
En em zaotra, se souiller. 


SAOUD. Voy. SAOUT. 


SAOUEIN (saoue-in), v. a. et n. Y. 
Lever, construire, s'élever, se lever 
ou sortir du lit; se lever, parlant des 
astres, se hérisser, parlant des che- 
veux, instituer, retrousser ; p. saouet. 


SAOUR, s. m. Saveur, goût. 





AT T4 
N 


8940 
SAOUREA, s. m. Serpolot, giant, 


sont pas chers. Le 
considéré comme pluriel da d 


de ejenn. Voy. su supplément la Hotics 
d< BO 50 ea mt ge dur 
ea Cornouaille, est réputé patron 
bêtes à cornes. C'est dans un village 
appelé Herbot que se font La foire 4 
le pardon. lesquels durent trois jours. 
Nagaère c'étalent des jours de repos 
pour les bœufs; mais aujourd'hui, R 
commerce 681 sans entrailles! 
SAOUZAN, s. L G. Surprises, étonne- 


ment, par suite de peur. 


SAOUZANEN, s. f. D'après Le Gonides, 
c'est une plante asses semblable à Ñ 
mousse ; au dire des paysans, elle 
égare et déconcerte ceux qui marchent 
dessus. Voy. SAGUZANI. 


SAOUZANI, v. a. D. Surprendre, dé 
concertur, étonner, narsüite defrayeur:; 
p. saousanet. 


SAOZ, SAOS, 8. m. et adj. Anglais, 
s. m. et adj. Pluriel du substanuf 
Saoson. Bro-Zaoz, Angleterre. A R 
letire, pays anglais. Eur Saox, un 
Anglais; ar Zaoxon, les Anglais. Ew 
marc'h saox, un Cheval anglais. Ce 
substantif était le nom que l'on don- 
nait autrefois aux Saxons. Saoz, Sacs, 
figurent parmi les noms de famille. 


SAOZAN. Voy. SAOUZAN. 
SAOZEZ, 8. f. Femme auglaise; pl. ed. 


SAOZIK, 8. m. Ce mot, qui paraît être 
le dimioutif du substantif saos, ne 
s'emploie que dans la locution sui- 
vante : C’hoari saoxik, jeu de barres, 
et aussi jouer aux barres. A la lettre, 
jeu du petit Anglais. 


SAOZNEGA, v. n. Parler anglais. Yor. 
LT 1 . 


SAOZNEK, s. m. La langue anglaise, 
l'anglais. On dit parfois saosonek. 


SAOZONEK, s. m. Yor. le précédent. 


SAU 


SAPP, 8. m. V. Rejeton de végétaux; 
pl. eu. 


SAPPEIN (sapp-e-in), v. n. V. Pousser, 
parlant des végétaux. 


SAPR, s. pl. m. Voy. SAPRENN, sapin. 
SAPR, s. m. Voy. STERP, serpe. 


SAPRENN, s. m. Sapio, arbre; pl. 
sapr, masculin. 


SARAC'HA, v. n. Faire le bruit que 
font les feuilles sèches agitées par le 
vent. 


SARAGEREZ (sarag-erex). Voy. SERE- 
GENN. 


SARD, SART, adj. T. Joyeux, gai, 
parlant des sons et aussi des personnes. 


SAROIN, 8. pl. m. Voy. SARDINENN, 
dont il est le pluriel, 


SARDINENN, 8. f. Sardine, poisson ; 
pl. sardin, masculin. 


SARDONENN, 8. f. Taon, frelon, 
grosses mouches, pl. sardoned. 


SARFIL, s. m. Cerfeuil, plante. 


SARP, STERP, 8. m. Serpe, instru- 
ment tranchant. 


SARRA, v. a. VOYy. SERRA, fermer. 
SARSIFI, 8. m. Salsifis, légume. 
SART, SARD. Voy. ce dernier. T. 
SASUN (sa-sun), s. m. C. Jus, suc. 
SASUN (sa-sun), adj. Dieu apprêèté. 


SATOR, interjection, C. Que diable! 
Peste soit! 


SATOR-DAMEZ, interjection, C. Peste 
soit! (Douteux.) 


SAU, 8. rm. Y. Savon. 
SAUCH, s. m. Sauge, plante. 


SAUGARNER, 8. m. V. Saunier; pl. 
son. 


SAV 009 


SAU-HIAUL, s. m. Y. Le Levant, 
l'Orient. À la lettre, lever du soleil. 


SAU-HIOL (hi6f). Voy. le précédent. 


SAUR, SOR, adj. (anc.) Paresseux. 
Voy. SOREN, SORA. 


SAURA. Yor. SORA. 

SAUREA, 8. f. Herbe aux puces. 
SAUREN. Voy. SOREN. 

SAUTIER, s. m. Y. Rosairg. 
SAUZ. Voy. SAOZ. 


SAV, SAO. Voy. ce dernier. Choum 
a zav, s'arrêter tout court. 


SAVANEN, 8. f. Le même que saou- 
zanen. 


SAVAR, 5. m. Y. Bruit, tumulte. Yor. 
SAFAR. 


SAVATEIN (savate-in), Y. a. Y. Balir ; 
p. savatet. 


SAVATER, 8. m. Savetier; pl. ten. 


SAVELLEK, 8. m. Y. Mauvis, râle de 
nêts, oiseaux ; pl. savelleget (savel- 
get). 


SAVELLOK, 8. m. C. Voy. SAVELLEL. 


SAVENN, 8. L. Terrasse; pl. ou. Ce 
mot dérive du verbe sevel, élever, dont 
le participe est savet. 


SAVENN-DOUAR, 8. f. Digue, ter- 
rasse, chaussée faite de main d'hom- 
me; pl. savennou-douar. Voy. SAVENN. 


SAVETEI (savete-i)}, v. a. Sauver d'un 
danger, tirer de péril; p. saveteet. En 
em zavetei, faire son salut, en termes 
de dévotion. Bak savetei, bateau de 
sauvetage. 


SAVI, v. a. et n. Non usité. Yor, 
SEVEL. 


SAVDDELL, a. f. Botte de lin après 
l’arrachage ; pl. ou. 


SAVOURI, 8. m. Y. Sarrielte, plante, 


560 SEB 


SAYNELL, 8. L. (anc.) Voy. SENEL. 


SAZIL, 8. m. Rainure dans la pierre 
ou dans le bois. 


SBIDENN, 8. f. D’après Le Pelletier, 
c'est un petit coin que l'on fait entrer 
e force dans une cheville pour la ren- 
orcer. = 


SCHELEZAN, 8. m. Bardane, plante. 


SCHILPION, 8. m. V. Alouette de 
mer, pl. et. 


SE, ZE, particule démonstrative qui 
s'emploie parfois, seule, au sens de 
cela, et qui est une abréviation de 
kemenñt-se, ann dra-1e, cela. Ne gre- 
dann ket se, je ne crois pas cela. Le 
plus souvent elle se place à la suite 
d'un substantif ou d'un pronom avec 
le sens de l’adverbe là. Ann den-xe, 
cet homme-là. EL leac’h-se, dans ce 
lieu-là. Voy. ZE. 


SE, 8.f. V. T. C. Robe. Voy. SAE, du 
D. 


SEA, interjection. Terme de charre- 
tier. Doucement! [1 se dit aussi, en 
style familier, aux personnes qui mar- 
chent ou parlent trop vite. 


SEAC'H, adj. Sec, non humide, et 
aussi stérile, aride, désert, en pariant 
du sol, de la terre; flétri, and. 


SEAC’H, a. m. V. Foudre. Yor. FOULTR. 


SEAC'HEIN (seac'h-e-in), v. n. Y. Pro- 
férer des imprécations; p. seac'het. 


SEAC'H-KORN, adj. Très-sec, parlant 
de la terre, aride, et aussi décharné, 
parlant d'une personne. — Seac'h, adj., 
sec, et Korn, corne. À la letire, sec 
comme corne. 


SEAZ, SAEZ, 8. L Flèche, trait. Yor. 
SAEZ. 

SEBELIA, Y. a. Ensevelir, parlant 
d'un mort; p. sebeltet. 


SEBEZA, v. a. Eblouir, causer de 
l’étourdissement au cerveau ; au figuré, 
tromper par paroles mensongères. 


SED 


SEC'H, ad). V. T. C. Sec, non mouillé, 
et aussi aride, stérile, désert, parlant 
du sol; desséché, flétri, parlant des 
végétaux. 


SEC'HA, v. a. Sécher, essuyer, flé- 
trir, se flétrir: n. achat. Séc'ht Ro 
fr, mouches-vous. À la letire, séches 
ou essuyes votre nes. 


SEC'HDER, s. m. Evitez ce substantif 
l, à la rigueur, sigaifle sécheresse. 
Oÿ. SEC'HOR. 


SEC'HED, s. m. Soif. Ar sac'had, la 
soif. Sec'hed am eux, j'ai soif. 


SEC'HEDI, v. a. et n. Altérer, donner 
soif. On dit de préférence, kaout se- 
drr avoir soif. Sec'hed am eus, j'ai 
soif. 


SEC'HEDIK, adj. Altéré par la soif. 
Yor. SEC'HED. 


SEC'HEDUZ, adj. Qui donne soif. 


SEC'HEIN (sec'h-ein), v. a. et n. Ÿ. 
Sécher, essuyer ce qui est mouillé, 
flétrir. se flétrir, se aner: p. sec'hi, 
Voy. BEC'H, 


SEC'HENN, 5. f. Vieille femme très- 
maigre. — Sec'h, seac'h, ad)., sec. 


SEC'HIK, 8. m. Mousse terrestre. 


SEC'HOR, 8. f. Sécheresse. Eur xe- 
c'hor vraz, une grande sécheresse. — 
Sec'h, seac'h, adj., sec. 


SEC'HOREK, s. f. Lieu où l'on fait 
sécher le linge lavé, séchoir. Voy. $£- 
CHA. 


SEC'HOUR, a. f. V. Sécheresse. YOT. 
SEC'HOR. 


SEDE, CHEDE, prép. et adv. Voici, 
voilà. Je crois ce mot hors d'usage 
aujourd'hui. Voy. $ETU, CHETU. 


SEOER, adj. T. Enjoué, gai, bien 
portant. 


SEDERAAT, v. n. T. Devenir gai, en- 
joué, bien portant, faire plaisir. 


SEDERIK, adj. T. Le même que sade. 


SEI 


SEEUN (se-eun), 8. m. Y. Moutarde. 


SEGAL, 8. pl. m. Pluriel de segalenn, 
grain de seigle, plant de seigle. Voy. 
SEGAL-WINIZ. 


SEGALEK, s. L Champ planté de sel- 
gle. Voy. SEGAL. Emint er xegalek, ils 
sont dans le champ de seigle. 


SEGALENN, s. L Grain ou plant de 
seigle ; pl. sega, masc., des plants ou 
des grains de seigle, du seigle. Eur 
sac'had segal, un sac de seigle. A la 
lettre, un sac plein de grains de sei- 
gle. Kn latin, secale, seigle. 


SEGAL-WINIZ (vinis}, 8. pl. m. Mé- 
teil, mélange de seigle et froment, — 
— Segal, du seigle, et gwinis, du 
froment. Avez-vous vendu le vôtre? 
Gwerset hac'h euz-hu ho-re ? À la let- 
tre, avez-vous vendu les vôtres ? pour 
dire, avez-vous vendu le vôtre (méteil)? 
Les substantifs kolo, de la paille, keu- 
neud, du bois de chauffage, gwiniz, du 
froment, segal, du seigle, sapr, du 
bois de sapin, et beaucoup d'autres, 
sont dans le même cas. Aussi a-t-on 
eu tort jnsqu’à présent de signaler ces 
mots comme des substantifs au sin- 
gulier. Ce sont des noms collectifs, 
ou, pour parler plus correctement, ce 
sont les pluriels de koloenn, tige de 
paille; de keuneudenn, bûche à feu; 
de gwinizenn, grain de froment: de 
segalenn, grain de seigle. Yor. le mot 
Bois de chauffage à mon Nouveau Dic- 
tionnaire français-breton 1869, et aussi 
la Notice insérée au supplément de ce 
dictionnaire au mot COLLECTIFS. 


SEGNELL, s. m. Salière, vase à sel. 


SEGRETERI, SELRETERI, 8. L. Sacris- 
tie d'église. 


SEGRETOUR, SEKRETOUR, s. m. Se- 
crétaire, copiste; on appelle aussi de 
ce nom un individu qui fait secret de 
tout. 


SEHULO. Voy. SEULO. 


REI (se), s. m. Y. T. G. Soie. Voy. 
SEIZ, 8. M. 


SEIC’H (se-ic’h), nom de nombre, Y. 


Sept. 


SEI 561 


SEIC'HVET (se-ic’hvet), adj. numéral, 
Y. Septième. 


REIER (se-ier), 8. pl. m. Pluriel de 
de sac'h. sac. 


SEIGN (ségn), 8. m. (anc.) Seine pour 
la pêche. Ainsi écrit, seign est une 
orthographe vicieuse : mais je "al 
trouvé écrit de la sorte. 


SEILL, SAILL (les L mouillées). Yor. 
SAILL, seau pour porter l’eau. 


SEILLAD, SAILLAD (les L mouillées), 
8. f. Voy. ce dernier. 


SEIN, 8. m. Y. Le même que senel. 
On donne aussi ce nom à l’huile de 
poisson. Je crois que ce mot se pro- 
nonce comme en français sain ou sein. 


SEITEK (se-itek), nom de nombre. 
Dis-sept. Ce mot est une contraction 
de setz, sept, et dek, dix. 


SEITEK-UGENT (se-itek-ug-eñt), nom 
de nombre. Trois cent-quarante. — 
Seitek, dix-sept (fois), et ugent, vingt. 
Voy. PEVAR-UGERT. 


SEITERVED (se-itekved), ad]. numéral. 
Dix-septième. — Seitek, dix-sept, et 
ved. Voy. ce dernier. 


REIZ (se-is), nom de nombre. Sept. 


SEIZ (se-is), s. m. Soie, produit du 
ver à soie. 


SEIZ-DELIENN (sex), 8. m. Tormen- 
tille, plante. A la lettre, sept feuilles. 
Ce nom lui a sans doute été donné, 
parce que ses feuilles sont découpées 
en forme de digitation (assemblage de 
doigts). 


SEIZEK (se-ixek), adj. Soyeux, qui 
tient de la soie. — Seiz, soie. 


SEIZENN (se-isenn), 8. f. Ruban de 
soie. On donne aussi ce nom à la 
flamme ou banderolle qui est hissée 
au hant d’un mât de navire. 


SEIZET (seisef), adj. Paralysé, Îm- 
potent, perclus par le froid, parlant 
des membres ; impotent. 


AW 


562 SEL 


SEILI (se-isi), 8. m. Paralysie. 


SEIZ-UGENT (se-iz-ug-eru), nom de 
nombre. Cent quarante. — Seiz, sept 
(fois), et ugent, vingt. 


SELREJOU, a. nl. m. Kador ar sekre- 
jou, nom fantaisiste donné à ls chaise 
percée. A la lettre, chaise des secrets. 


SEKRETERI, 8. f. Voy. SEGRETERI. 


SEL, s. m. Y. Talon, pivot; pl. teu. 
Voy. SEUL, 8. m. 


SELAO, v. a. T. Ecouter, exaucer; 
p. selaoet. 


SELAOU, v. a. Ecouter, exancer; 
p. selaouet. Selaouet eo bet va fedenn, 
ma prière a été exaucée. 


SELAOUEREZ, 8. L. Terme des cou- 
vents de femmes. Sœur-écoute. 


SELES, SENES, 8. L. Y. Regarvoir, 
lerme de marchand de lin cet de 
chanvre. 


SELESAT (sele-sat), v. a. Y. Negayer, 
parlant du lin et du chanvre; p. seleset. 


SELL, s. m. Regard; pl. ou. 


SELLADO, S. m. Regard, œillade, 
coup-d'œil; pl. ou. 


SELLEIN (sell-e-in), v. a. V. Regarder; 
n. sellet, Sellein doc'h unn den, re- 
garder une personne. 


SELLER, 5. m. Ce mot, dérivé de 
sellet, regarder, ne s'emploie qu'avec 
le pluriel moc'h, des cochons, des 
pourceaux. On appelle seller-mor’h 
celui qui, dans les foires, fait métier 
de visiter la bouche des porcs pour 
s'assurer qu’ils n’ont pas la maladie. 


SELLET, v. a. Regarder, concerner; 
n. sellet. Sellit ouz-in, regardez-moi. 
Sellet oc'h eunn dra, regarder quelqne 
chose. Acmeñtsse ne sell ket nc'h den, 
cela ne resarde personne. Dans le style 
familier, ou emploie la deuxième pers. 
sing. de l'impératif de ce verbe comme 
exclamation de surprise (agréable le 
plus souvent). Ainsi : sell, Paol! Tiens, 


SEN 


voilà Paul qui est revenu! À la lettre, 
regarde, voilà Paul. Tiens, voilà Paul, 
je le croyais mourant, etc., etc. 


SELLOUT, v. a. C. Le même que 
sellet, v. a. 


SEMBL, adj. Y. Débile, faible. Yor. 
SEMPL. 


SEMBLEIN (sembl-e-in), v. n. Y. 
Tomber en défaillance. 


SEMEILL (les L mouillées), 8. m. Y. 
Revenant, fantôme; pl. eu. 


SEMENN, a. L. Gerbière dans les 
champs; pl. ou. 


SEMENNA, v. n. Faire des gerbes 
dans les champs, engerber ; p. et. 


SEMPL, adj. Faible de corps ou d'es- 
prit, débile. Au figuré, fragile. 


SEMPLA, v. n. Tomber en défaillance. 
Sempla en deus great, il est tombé en 
défaillance, il s'est évanoui, il est 
tombé en pamoison. 


SEMPLAAT, v. n. Devenir faible ou 
débile. Voy. SEMPL. 


SEMPLAOUREZ, a. f. Affaiblissoment, 
débilité, faiblesse. Evitez ce mot, il ne 
serait guère compris que des lettres. 


SEMPLAENN, 8. f. Défaillance, fai- 
blesse, pamoison. 


SEN, adv. Y. Il répond à se, cela. du 
Léon. Eel-sen, N., comme cela. En 
Léon, erel-se. 


SENCH, v. a. Changer; n. et. Señch 
li, déménager. A la lettre, changer de 
maison. 


SENEL, S. m. C. Saindoux, graisse 
de porc purifiée. 


SENES, SELES. Voy. ce dernicr. 
SENEZ, 8. m. Synode. 


SENI.et aussi SON. v.a.etn. Sonner : 
p. Sunet. Seni ar c'hleier, sonner les 
cloches. Sent a ra ar c’hleier, les clo- 
ches sonnent. Teir heur a xo 0 rant da 
seni, da skor, trois heures vont sonner. 


SER 


SENKLENN, s. f. Sangle de cheval ; 
pl. ou. 


SENKLENNA, v. a. Sangler, mettre 
une sangle ; p. et. Senklenna eur 
marc'h, saugler un cheval. 


SENTEIN, v. n. Y. Obéir; p. señtet, 
SENTEK, adj. G. Voy. SEATUZ. 
SENTEREAC'H, 8. m. Y. Obéissance. 


SENTI, v. n. Obéir;, p. señtet. Le 
verbe senti s'emploie aussi dans un 
sens moins absolu : mar Kri senti 
ouz-in, si vous voulez m’accorder ce 
que je vous demande, et anssi si vous 
voulez m'obéir. Seti oc'h eunn den, 
senti ouz eunn den, obéir à une per- 
sonne. 


SENTIDIGEZ (señtidig-es), 8. L. Obéis- 
Bance. 


SENTIN, v. n. T. Obéir; p. señtet. 
Voy. SENTI. 


SENTURI, 8. m. Sarriette, plante. 
Voy. SAVOURI. 


SENTUZ, adj. Obéissant, respectueux, 
bumble. Voy. SENTI. 


SLD, SEV, s. m. Sève, humeur dans 
les plantes. 


SEO, 8. m. ÙG. T. Moutarde, sénevé, 
plantes. Voy. SEZ0. 


SEON, SAON, s. m. Y. Savon. 
SEON, SEEUN, s. m. Y. Moutarde. 
SEON, V. Voy. le précédent. 


SEOUEL, v.a. ct n.T. Lever, hausser, 
hisser, coustruire, soulever, se lever 
de son siége, sortir du lit, se lever, 
parlant des astres; se hérisser, parlant 
des cheveux ; p. seouet. lL se conne 
sur Seoui, qui parait avoir été l'inf- 
pitif. 


SEPED, prép. C. Excepté, eu excep- 
fant. 


SERAN, 8. m. Berin, oisecu : pl. ed. 


SET 
SERCH, s. m. Serge, étofre. 


563 


SERCH, s. m. (anc.) Cercueil pour 
porter les morts en terre. 


SERC'H, s. L T. Concubine; pl. 
serc’ho. 


SERC’HEREZ, s. m. T. Concubinage. 


SERC'HIN, v. n. T. Vivre en coucu- 
binage. 


SERC'HO, 8. pl.f.T. Pluriel de serc’h, 
concubine, 


SEREGENN (sereg-enn), 8. f. Birdane, 
glouteron, plantes. 


SEREGENN-VIHAN (sereg-enn), s. f. 
Grateron, plante. 


SEREK, s. m. Grateron, jusquiame, 
plantes. 


SERGONNERELZ, s. L. Babillarde, sor- 
cière, pl. ed. 


SERJANT, 8. m. (anc.) Ce mot paraît 
avoir eu le sens de prisonnier de 
guerre, parlant d'un serf ou vassal, 


SERR, 5. m. VOy. SERR-LAGAD. 


SERRA, v. a. Fermer, enfermer, se 
fermer ; p.et. On dit sarra, en quelques 
localités. 


SERREIN, CHERREIN (serre-in), v. a. V. 
Fermer, enfermer ; p. serret. 


SERRET, adi. Dourn serret, poing. 
À la lettre, main fermée. 


SERRIN, v. a. T. Fermer, enfermer; 
D. serret. 


SERR-LAGAD, 8. m. Clin-d'œil. Enn 
eur serr-lagad, en un clin-d’œil, ins- 
tantauément, le temps de fermer les 
yeux. — Serra, fermer, et lagad, œil. 


SERR-NOZ, 8. m. Chule du jour. — 
Serra, fermer, et nos, nuil. 


SERVIEDENN, s. f. Serviette de table; 
pl. servied, masculin. 


SETU, CHETU, adv. et prép. Voici, 
voilà. Ces mots s'’emploient d'ordi- 


564 SEU 


naire en compagnie des adverbes 
aman et axe. Setu aman, voici. Setu 
aze, voilà. Chetu est plus particulière- 
ment du dialecte de Vannes. Sethu hi 
amañ, la voici. Setu me amañ ou ama, 
me voici. Satu hi axe, la voilà. Setu 
labour d'e-hoc'h da ober, voilà, voici du 
travail pour vous. Setu va sad o tort, 
voici, voilà mon père qui arrive. Setu 
boed mad, voici, voilà un bon mets. 


SEUL, SEUL TRDAD, s. m. Talon du 
pied, de soulier, de bas, et aussi pivot; 
pl. iou. Le pluriel s'emploie encore au 
sens de brisées. Mont war seuliou cunn 
den, marcher eur les brisées d'un in- 
dividu. Seul va sroad, mon talon. 
Seul he droad, son talon. Seuliou ho 
treid, vos talons. À la lettre, talon de 
moa pied, talon de son pied, talons 
de vos pieds. 


SEUL, SUL, particule. Tant plus. 
Après cette particule, il y a quelques 
lettres muables qui s’adoucissent. 
Voy. la granmaire. Seul rut, pour seul 
nut, taut plus. Seul gut, seul welloc'h, 
tant plus, tant mieux. On remarquera 
qu'après ces mots, il faut un compa- 
ratif. Ainsi, on dit : seul crasoc'h vo he 
spered, seul vrasoc'h a xeeo he rogentez, 
plus il est savant, plus il est arrogant, 


SEUL (se-ul), s. m. Y, Chaume. Yor. 
SouL, pour les applications. 


SEUL-VUI. Voy. SEUL, particule. 


SEULEIN (se-u-le-in), Y. n. Y. Couper 
le chaume. 


SEULENN, 3. f. Filet pour la pêche, 
appelé seine en francais ; pl. ou. 


SEULIOU, s. pl. m. Voy. SEUL, talon. 
SEULO (se-ulo), 8. m. çanc.) Chaume. 


SEURT, s. w. Sorte, espèce. K leii rrou 
a bep seurt, des maladies de toutes 
sortes. Seurt e-bed, 1ivn. Ar seurt a giri, 
ce que tu voudras. Le seurt klenved en 
deux? Quel mal a-t-il? Pe seurt den eo 
he-man? Quel homme cest celui-ci? 
Quelle espèce d'homme est celui-ci ? 


SEURT, adv. Rien, pas du tout. 


SEURT E-B8ED, adv. Rien. À la lettre, 
sorte aucune. 


SIC 


SEUT (se-uf), 8. pl. m. Y. Le bétail, 
les bestiaux. Yor. SAOUT. 


SEVEL, v. a. et n. Lever, construire, 
instituer, s'élever, se lever ou sortir 
du lit; se lever, parlant des astres: se 
hérisser, parlant des cheveux; re- 
trousser; p. savet. L'ancien infinitif 
savi sert à conjuguer ce verbe. Sevel 
hueloc'h. avancer en grade. À la lettre, 
s'élever plus haut. 


SEVEN, ad}. Poll, convenable, par- 
laut des personnes. 


SEVENI, v. a. (anc.) Accomplir; p. 
sevenet. 


SEVENIDIGEZ (sevenidig-es), 8. L. Po- 
litesse, convenance, L be Voy. 
SEVEN. 


SEVN, s. m. T. Moutarde. 
SEZ. Voy. SAEZ. 
SEZENN. YOT. SAEZERN. 


BEI, adj. V. Il se dit d’une femme 
enceinte. VOy. BRAZEZ. L'adjectif rest 
ne s'emploie, je crois, qu'en mauvaise 
part, c'est-à-dire hors mariage. 


SEZIEIN (sesi-e-in), v.a. V. Engrosser 
une fille séduite; p. seziet. 


SEZO, s. m. Sénevé, moutarde. Eu 
slyie trivial, on dit eunn amm se:0, 
pour dire un morceau d'excrément. 
A la lettre, un morceau de moutarde. 


SGOTA. Voy. SIGOTA. 
SGUB, s. m. (anc.) Balai. Voy. St URL 


Si, s. m. Y. Défaut, vice, parlant 
des personnts ; pl. sieu. 


SIBLENN, 8. f. Corde pour faire 
sécher le linge lavé, rène ou bride 
de cheval attelé ; pl. ou. 


SIBLENNA, v. a. Mettre les rênes à 
un cheval attelé; p. et. 


SIBOER, s. m. Ciboire. 


SICHENN, s. f. Patte d'un verre à 
boire, sichenn eur werenn. 


SIF 
SIDAN, s. m. Linot, oiseau ; pl. ed. 


SIDAN, s. m. Y. Roitelet, oiseau; 
pl. et. 


a''OANEZ, 8. f. Femelle du linot ; pl. 
ca. 


SIDANIK, s. m. C'est, d'après Le Go- 
nidec, le nom da petit oiseau qui ac- 
compagne le coucou. — Le coucou, 
oiseau voyageur ou passager, est-il 
jamais accompagné d'un petit oiseau? 
Je ne le crois pas, car il passe l'été en 
Europe et l'hiver en Afrique et en 
Asie; de plus, il a tous les organes 
nécessaires pour Se suflire à lui-même. 
ll est plus facile d'expliquer la singu- 
lière particularité qu'offre la femelle 
de cet oiseau qui ne fait jamais de uid 
et qui pond un ou deux œufs dans le 
nid des autres oiseaux. La femelle pa- 
ralt trop maigre pour couver les œufs 
qu'elle peut pondre. Peut-être aussi 
cette particularité est-elle commune 
aux femelles des oiseaux qui, comme 
la femelle du coucou, ont plusieurs 
mâles. 


IEL 8. f. Sceau, scellé, cachet; 
pl. ou. 


SIELLA, v. a. Cacheter, sceller, met- 
tre le sceau ; p. cf. 


SIELLEIN (siell-e-in), v, a. Y. Cache- 
ter, sceller ; p, siellet. 


SIELLOU, 8. pl. m. Scellés. Lakaat 
ar siejlou, ou, ar stel, mettre les 
scellés. 


SIET, adj. Y. Défectueux, vicieux. — 
Si, V., défaut, vice. 


SIFARN. VOy. SIFERN. 


SIFERN, £. m. Rhume de cerveau, 
éternuement par suite de rhume. 


SIFERNI, v. n. S'enehumer, éternuer 
par rhume; p. sifernet. 


SIFOC'HELL, 5. f. Tube creux cn 
bois, dans lequel on introduit deux 
boules d'étoupe qui sont chassées al- 
ternativement par un piston, au moyen 
de l'air comprimé. Ce mot pourrait 
aussi s'appliquer à la sarbacane, tube 


SIL 569 


pour lancer quelque chose en souf- 
flant. À Brest, les enfants appellent ce 
jeu sifoqel. 


SIGNAC’H, adj. Mauvals, parlant des 
âturages ; rabougri, parlant des ar- 
Êres; maigre, parlant des bestiaux. 


SIGODIEZ, 8. L. Mauvais tour, espiè- 
glerie. 


SIGOTA, CHIGOTA, v. n. Escamoter 
par tours d'adresse, faire des tours 
d'adresse; p. et. 


SIGOTACH, SGOTACH, s. m. Escamo- 
tage, tour d’adresse. 


SIGOTER, s. m. Escamoteur ; pl. ten. 
Voy. SIGOTA. 


SIGOUGN, 9. m. Cigogne; pl. ed. 


SIGUR, s. m. Y. Excuse, prétexte; 
pl. eu. 


SIGUREIN (sigur-ein), v. H. Y. Pré- 
texter, s'excuser. 


SIK, Y. Ce mot a dû signifier porc, 
cochon, car on dit pour les chasser 
d'un lieu, stk-sik! 


SIKADEZ, s. m. Hysope, plante. 


SIKANADENN, 3. f. (anc.) Chique- 
paude ; pl. ou. 


SIKEN, ZIKEN, adv. T. Même. Voy. 
ZOGEN. 


SIK-SiL1 interjection pour chasser 
les porcs, Y. 


SIL, s. f. Filtre, chaatepleure, 
chausse, passoire pour le lait et autres 
liquides. Peleac'h ema ar sil? Où est la 
passoire? Dour-zil, arrosoir. 


SILA, v. a. Passer à la passoire ou 
couler, parlant du lait, de la bouillie, 
de ia purée. Yor. SILET. 


SIL-DROUEREZ , :8. f. Charrier pour 
couler la lessive. C’est une toile qui 
renferme la charrée ou cendre de les- 
sive et que l'on plonge dans l'eau 
bouillante de la cute, afin de faire 
dissoudre la potasse que renferme la 
cendre. 


966 SIM 


SILET, adj. Il se dit de la bouillie, 
du lait que l’on passe à la passoire, 
opération qu'on appelle couler en 
francais. Leaz silet, lait coulé. Iod 
silet, bouillie d'avoine coulée. 


SLI, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de 
silienn, angruille. 


SILIAOUA, v. n. Pêcher des angnilles; 
p, siliaouet. Voy. SIL. — Mort da 
ziliaoua, aller à cette pêche. 


SILIENN, 8. f. Anguille, poisson; 
pl. sili, masculin. 


SILIENNA, v. n. Ce mot, qui dérive 
de silienn, anguille, ne s'emploie que 
comme verbe pronominal : En em 
silienna, s'échapper des mains, glisser 
dans les mains, comme ferait une an- 
guille, s'échapper à la dérobéc. On 
comprend la justesse de ces allusions. 


SILIENN-GARZ, s.f. Anguille de haie; 
pl. sili-garz, masculin. — Silienn, an- 
guille, et garz, haie. 


SILIENN-VOR, 8. L. Congre, poisson 
de mer; pl. sili-mor. — Silienn, an- 
guille, et mor, mer. 


SILI-MOR, s. pl. m. Voy. le pré- 
cédent. 


SILVIOIGEZ (silvidig-es), a. L. Salut 
de l'âme. 


SILZIGENN (silzig-enn),s.f. Saucisse, 
sorte de charcuterie; pl. silz1g, silzik, 
masculin. Kik silzik, de la chair à 
saucisses. 


SILZIK, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
du précédent. 


SIMARENN, s. L. Manteau de femme. 
SIMIAOA, v. n. h. Porter le blé à dos 
des champs à la maison. Les chevaux 
sont rares à l’île de Balz. Yor. ROSGOUN. 


SIMILL (les L mouillées\, s. m. Re- 
mède de bonne femme; pl. ou. 


SiMINAL, s. m. Cheminée ; pl. ou. — 
Toull siminal, le tuyau de la cheminée. 


SIO 


SIMUD, s. m. Etat de celui qui est 
muet. Ar simud, le mai de muet. Bad 
drouk simud! luisse-tu devenir muet! 
À ia lettre, nourriture du mal de muet. 


SIMUDA, SIMUDI, v. a. et n. Rendre 
ou devenir muet par suite de frayeur 
ou de maladie; p. simudet. 

SIMUDET, adj. et participe. Eunn den 
simudet, un homme devenu muet, un 
muet. 

SIMUDI. Voy. SIMUDA. 

SIN, s. m. Cygne, oiseau; pl. ed. 

SINAC'H, adj. Hera mac'h. n'avoir 


pas faim, être dégoùté de nourriture, 


parlant des personnes et des bêtes 
malades. 


SIN-AR-GROAZ, 8. m. Signe de la 
croix. 


SINED, s. m. Cachet, sceau, et aussi 
concile ecclésiastique. 


SINK, SINKL. Yor. ROZERR-SIRK. 


SINKERC'H, s. m. (anc.) Ce mot a, je 
crois, le sens de menue avoine. 


SINKL. VOY. ROZENN-SINEL. 

SINKLA, v. a. C. Jeter, lancer; p. et. 

SINSAKREIN (siñi-sa-kre-in), vw. n. Y. 
Proférer des imprécations; p. sit- 
sakret. 

SINUC'HI, v. n. Brüler mal, noircir 
au feu, parlant du bois de chauflige 
vert ou mouillé. 


SIDADENN, SIOUADENN, s. L Gémis- 
sement d’aflliction ; pl. ou. 


SIDAZ, SIOUAZ. Voy. ce dernier. 
SIOCH'AN, adj. Débile, faible. 


SIOC'HAN, s. m. Avorton, enfant. né 
avaut terme; et aussi homme mal fait. 


SIOC'HANI, v. n. S'affaiblir, parlant 
des personnes. 


SIOUAC'H, exclamation, V. Hélas! 


SIT 
SIOUADENN. Voy. SIDADERN. 


SIOUAZ, exclamation. Hélas! mal- 
heureusement! Dans de vieux Ilvres, 
on dit siouas d'in! Malheur à moi! 


. SIOUL, adj. Tranquille, calme, pa- 
tient, doux d'humeur, pacifique, taci- 
turne. Comparatif, siouloc’h; superlatif, 


sioula. lL se dit des personnes et des 
choses, 


SIOUL, adv. Tranquillement, douce- 
ment. 


SIDULAAT, v. n. Devenir calme, par- 
lant du temps; p. siouleet, siouleat. 
Voy. SIOUL, adj. Stoulaat a reaz ar mor 


hag ann avel, le vent et la mer s'apai- 
sèrent. 


SIOULIK, adv. Sans bruit. Voy. SIOUL, 
adv. 


SIOUL-RIBOULEN, adv. En tapinois, 
en sileuce. 


SIOUL-SIBOUROUN, adv. À l’insu de 


tous, en silence, sans bruit, en tapi- 
nois. 


SIPA, v. a. (anc.) Sipa he spered. ap- 
pliquer son esprit à. 


SIPREZENN, s. L. Plant de cyprès; 
pl. sipres, masculin. 


_SIRCH, SIRK, s. m. (anc.) Faucon, 
oiseau, et aussi, vent impétueux. J'ai 
aussi tronvé ce mot écrit cured. 

SIROC'HELL. Voy. SOROC'HELL, 

SISM, 8. m. Schisme. 

SISTR, s. m. Cidre, boisson. Goues 
sistr, piquette faite d'eau et de marc 
de pommes. A la lettre, sauvage cidre. 


SISTR-HILIBER, s. m. Cidre de cor- 
mes. Voy. HILIBER. 


SISTR-KORMEL, S. m. Cidre de cormes. 


SISTR-M 
Voy. MAR, 


s. m. Cidre de cormes. 
me. 


SITAON, s. m., et mieux, aval sitron, 
citron, fruit. À ja lettre, pomme-citron ; 
pl. acalou-sitron. 


SIZ 567 


SIUS, SIUZ, adj. Y. Qui a des défauts 
ou vicieux, parlant d’un cheval : marc'h 
siuz. Yor. St, défaut. 


SIV, 8. pl. m. V., et aussi, sivi, 
pluriel irrég. de sivienn, fraise. 


SIVARN. VOY. SIFERR. 


SIVELENN, a. L. Surfaix, ventrière, 
sangle de charrètte pour attacher la 
charge, sangle pour attacher les pa- 
niers sur les flancs d’un cheval; pl. ou. 


SIVELENNA, v. a. Sangler la charge 
d’une charrette ou d’un cheval; p. et. 


SIVI, a. pl. m. Pluriel irrég. de 
sivienn, fraise, fruit. Bodenn sivi, le 
fraisier, et aussi plantenn sivi. 


SIVIENN, 8. f, Fraise, fruit; pl. sioi, 
masculin. 


SIVIENN-RED, s. f. Le P. Grégoire 
donne ce num à l’eufraise ou micux 
euphraise, plante. — Sivienn, fraise, 
et red, qui court. En raison de ce que 
l’euphraise et la fraise n’ont aucun 
rapport botanique, je pense que le 
mot composé qui nous occupe est le 
nom du fruit provenant du fraisier 
traçant, lequel a de nombreux cou- 
lants qui reproduisent la plante à 
l'infini ; pl. sivi-red. 


SIVI-RED. Voy. le précédent. 
SIVOAZ, interjection, T. Hélas! 


SIVOLEZENN, s. f. Ciboule, légume; 
pl. sivoles, masculin. - 


SIZAILL (les L mouillées), 8. m. Ci- 
sceaux composés de deux pièces; pl.ou. 
Eur re sisaillou, une paire de ciseaux ; 
on dit aussi eur sisaillou. Peleac'h end 
ho sisaillou? où sont vos ciseaux? 


SIZLUN, s. f. Semaine. Ce mot est 
une contraction de seis, sept, et de 
hun (ancien), sommeil, ce qui prou- 
verait que nos ancêtres complaient 
par nuits et non per jours comme 
uous. Ce substantif figure parmi les 
noms de famille, mais alors on le 
prononce à la francaise : siseun. Relek 
ar sizun, le prêtre de semaine. Lonik- 
he-sisun, se dit d'un ivragne. & \n 


568 SKA 


lettre, qui avale sa semaine. Sisun 
priedelez, lune de miel. 


SIZUN, 8. f. Détroit en mer, Enez 
Sisun, l'ile de Sein. 


SIZUNAD, a. f. La durée d'une se- 
maine. — Sizun, semaine. 


SIZUNER, 5. m. Semainier, hebdo- 
madier, celui des prêtres d’une pa- 
roisse qui est de semaine. Voy. SIZUN. 


SIZUN-PRIEDELEZ, 8. L Lune de miel, 
parlant de deux nouveaux mariés. À la 
lettre, semaine du mariage. 


SKABELL, s. f. Escabeau, sellette; 
pl. skabellou, skebel. En latin, scabel- 
um, 


SKAF, SCAF, 8. m. (anc.) Bateau léger. 
C'est le mot grec skafé. 


SKAFF, adj. (anc.) Léger. Yor. SKAùY. 
Je le trouve écrit scaff. 


SKALF, s. m. Gerçure par froid, 
fente par soleil. 


SKALF, 8. m. Séparation des doigts 
entr'eux, fourchure des arbres. 


SKALFA, v. n. Se fendre au froid, au 
soleil ; p. et. 


SKALIER, a. m. Escalier; pl. ou. Le 
pluriel skalierou est plus usité. Ska- 
lierou mogn ha sounn, ces escaliers 
étroits et roides comme une échelle de 
meuxier. Peder ha peder e teue gan-en 
ar skalierou, je descendais les escaliers 
quatre à quatre. 


SKAN. Voy. SLR. 


SKANBENN, SKAN-BENN, S. m. 
Etourdi, léger de caractère, évaporé. 
— Skan, léger, et penn, tèle. 


SKANOAL, s. m. Réprimande vive, 
querelle, semonce. 


SKANDALA, SKANDALAT, v. a. Gron- 
der, quercller, réprimander fortement 
ou dans la colère; p. skandalet. 


. SKANDALER, 8. m. Querelleur; pl. 
IC; 


SKA 


SKANFF, SCANFF, adj. (anc.) Léger 
en poids, léger de caractère. 


SEKANNEIN,SKANNAT, v. a. Y. Alléger. 
SKANT, 8. pl. m. Yor. SXARTERR, 


SKANTEK, adj. Couvert d’écailles, 
parlant des poissons ou des insectes. 
— Skant, des écailles. 


SKANTEK, 8. m. Dard, poisson; pl. 
skanteged (skanteg-ed). 


SKANTENN, s. L. Ecaille de poisson 
ou d'insecte, lame ou partie plate, 
feuille on écaille des pierres schis- 
teuses comme les ardoises, le tale, le 
mica; pl. skant, masculin. 


SKANTENNEK, adj. Ecailleux, parlant 
des minéraux de nature schisteuse qui 
s'enlèvent par lames ou feuilles. Yat, 
SKANTENN. 


SKANT-HOUARN, s. pl. m. Mêchefer. 
— Skant, des écailles, et houarn, fer. 


SKANV, adj. Et aussi skañ, léger en 
poids, léger de caractère, agile, étour- 
di, alerte, dispos. Penn-skañv se dit 
d'un étourdi : eur penn skanv. 


SKANVAAT, v. n. Devenir plus léger 
ou moins pesant; p. skanveet, skan- 
real. 


SKANVELARD, s. m. Etourdi, brouil- 
lon. — Skanv, étourdi. 


SKA, SKAV. 8. pl. m. Pluriel irré- 
gulier de skavenn, sureau. 


SKAO-BIHAN, a. pl. m. Pluriel irré- 
gulier de skavenn chan. 


SKAOD-DU, SKAOT-DU, s. m. Char- 
bon ou maladie du blé. — Skaot, brù- 
lure par le soleil, et du, adj., noir. 


SKAO-GRAC'H, 8. pl. m. Pluriel irré- 
gulier de skavenn-grac'h. 


SKAON, s. m. Banc, beau; pl. 
tou. ! w "H 


SKAOT, 8. m. Brûülure par eau 
chaude, par ortie ou par le soleil sur 
les céréales sur pied. Voy. SKAOTA. — 


SKA 


Tomm-skaot, très-ardent, parlant du 
feu. À la lettre, chaud à brûler. 


SKAOTA, v. a. Tremper dans l’eau 
bouillante, échauder, brûler, parlant 
de l’eau bouillante et de l'ortie, brû- 
ler, parlant du soleil sur les céréales 
sur pied ; p. skaotet. 


SKAOT-DU, 8. m. Voy. SLADD-OU. 


SKAOT-DUA, v. n. Avoir la maladie 
du charbon, parlant (les céréales. — 
Skaot, brûlure par le soleil, et dua, 
poircir. À la lettre, noircir par brû- 
lure. Cette maladie réduit les grains 
en poudre noire. 


SKAOTENN, s. L Echaudée, sorte de 
pâtisserie; pl. ou. 


SKANTET, adj. et participe. Echaudé, 
se dit du blé qui a été échaudé ou 
brûlé par le soleil et qui a la maladie 
du charbon. Voy. SKAOTA. 


SKAOTIL, 8. m. Engrais marin à 
Tusage des agriculteurs. Ce sont des 
madrépores, des polypiers caleaires 
que l'on drague au fond de la mer. 
L'engrais ou amendement appelé mert, 
maerl, en breton, est de la même na- 
ture. 


SKAOUARC'H, 8. m. Bacile, plante. 
-SKAR, s. m. Enjambée. 


SKARA, v. n. Faire de grandes en- 
jambées pour marcher ou s'enfuir plus 
vite. VOy. SKAR, SHARINEK. 


SKARC'H, adj. Y. Qui a été curé ou 
nettoyé. 


SKARC'HEIN (skarc'h-e-in), v. a. Y. 
Nettoyer, vider, curer: p. skarc’het. 


SKARINEK, adj. Qui fait de grandes 
enjambées, et aussi qui a les jambes 
Jongues. Voy, SEAR. 


SKARLEK, adj. Ecarlate. 


SKARN, adj. Maigre, décharné. Eur 
c'horf skarn, un homme décharné. 


SKARN, s. m. Y. C. Sabot du cheval. 
Voy. FARM. 


SKA 569 


SKARNIL, 8. m. Häle ou vent qui 
dessèche, crevasse qui se produit par 
l'effet du soleil ou du froid. 


SKARNILA, v. n. Se fendre, se ger- 
cer au froid, au soleil. 


SKARR, 8. m. Crevasse, gerçure aux 
pieds, aux mains, fente dans un vieux 
mur, dans un vase. Voy. SKARRA. 


SKARRA, Y. n. Se fendre, se gercer 
au froid, au feu, au soleil; se alor, 
parlant des mains, d'un mur qui se 
crevasse, etc. | 


SKARREIN (skarr-e-in), v. n. Y. Le 
même que skarra. 


SUARS. VOY. SKARZ. 


SKARSCH, adj. (anc.) Froid et sec, 
parlant du temps. L 


SKARZ, ad). Court, pas assez long, 
vide, avare, net, nettoyé, et aussi pé- 
nible, difficile. Skarz eo d'ezshañ bale, 
il a peine à marcher. Ialc'h skars, 
bourse vide. 


SKARZA, v. a. Vider, nettoyer, ra- 
moner, et, par extension, gruger 
quelqu'un, lui faire quelque tort sans 
qu'il s'en doute; p. et. On dit aussi 
karza. | | 


SKARZ-DENT, 8. m. Cure-dents. — 
Skarza, neltoyer, et dent, pluriel de 
dant, dent. | 


SKARZER, 3. m. Qui nettoye, et aussi 
ramoneur, vidangeur. Skarzer ar pri- 
vezou, vidangeur. Skarzer ar simina- 
lou, ramoueur. 


SKARZ-SKOUARN, 8. m. Cure-oreil- 
les. — Skarza, nettoyer, et skouarn, 
oreille. 


SKASS, 8. m. (anc.) Entraves ou fers 
pour les chevaux. 


SKAU, 5. pl. m. V. Le même que skao. 
Voy. SKAUENN. 


SKAUDEIN (skaud-e-in), v. a. et n. Y. 


.Il a les mêmes acceptons que skaota. 


SKAUENN, 8. L Y. Plant de agreau; 
pl. skau, masc. Voy. SEAYENR, "7 


VL 


570 SKE 


SKAUT, SKOT, s. m. V.T. GC. Le même 
que skaot, biülure. 


SKAUTENN, 5. f. Y. Echaudée, pâtis- 
serie; pl. eu. VOy. SKAOTENN. 


SKAUTIL, 8. m. Y. VOy. SKAOTIL. 
SKAV, SKAO. Voy. ce dernier. 


SKAVENN, 8. f. Plant de sureau, et 
aussi canelle de tonneau; pl. skao, 
kar, masculin. 


SKAVENN-GRAC'H, 5. f. Plant d'érable 
ou de fusain,; pl. skao-grac'h, masc. 


SKAVENN-VIHAN, s. f. Hièble, arbre; 
pl. skao-bihan, masculin. 


SKEBEIN (skebe-in), v. n. Y. Cracher 
sans efforts, rejeter sa salive. 


SKED, s. m. Eclat, lustre. 

SKED, SKEUD. Voy. ce dernier. 
REDA, SKEDI, v. n. Briller ; p. et. 
SKEDUZ, adj. Eclatant, étincelant. 
SKEENT. Voy. SKENT. 


SKEI (ske-1), v. a. Frapper, battre, 
heurter; p. skoet. Ainsi que l'annonce 
le participe skoet, ce verbe sc conjugue 
sur l'ancien infnitif sko-1i : shoann, je 
frappe; skoinn, je frappcrai; skoaz, il 
frappa, etc. — Ske gant cunn den, 
frapper quelqu'un. 


SKEIFF {ske-1f), v. a. (anc.) Frapper, 
battre. 


SKEIN (ske-in), Y. a. T. Frapper, 
battre; p. skoet. Voy. SKEI. 


SKE JA, v. a. Inciser, couper; p. et. 


SKELFA, Y. a. C. Regarder avec 
frayeur ; p. et. 


SKELTA, v. a. D. Le même que le 
précédent. 


SKELTR. Ce mot se dit des ardoises : 
mean skcltr; pl. mein skeltr. Voy. 
SALEAT. 


SKI 


SKELTRENN, s.f, Trique, gros bâton; 
pl. ou. 


SKELTRENNA, v.a. Donner des coups 
de trique, rosser avec un gros bâton; 
pl. et. 


SKENDILIK, s. m. (anc.) Hirondelle, 
oiseau. 


SLENT, SKEENT, s. m. t. Poumon. 
Voy. SKEVENT. 


SKERB, ESKERB, s. m. Voy. ce dernier. 


SKERR, 8. m. En quelques lieux on 
dit skerr, au lieu de skerb. 


SKET, s. m. Y. Image, ombre, effigie. 
On y dit aussi parfois, esked. Yor. 
SKEUD. 


SKEUD, s. m. Efigie, image, ombre. 
Tersienn skeud, frayeur sans motif. 
A la lettre, fièvre de l'ombre. Æaout 
tersienn skeud, avoir peur de son 
ombre. 


SKEUDENN, s.f. Image, effigie, dessin, 
forme, statue, statuette; pl. ou. 


SKEUL, s. f. Echelle; pl. tou. En latin, 
scala. — Pignat er skeul. monter à 
l'échelle. Skeul-kerdin, se dit des 
haubans d'un navire. A la lettre, échelle 
de cordes. 


SKEULF, adj. CG. Effaré, parlant des 
yeux. Daoulagad skeulf, des yeux 
effurcs. 


SXEULIA, et mieux, pignat er skeul, 
monter à l'échelle. 


SKEVEND, SKEVENT, s. m. Poumon. 
Ar shevent, le poumon, les poumons. 
Prononcez ces mots comme en français 
skévinde, skévinte. 


SKIANCHOU, 8. pl. f. Les beaux- 
arts. 


SKIANT, s. f. Raison, jugement, sens, 
intelligence, entendement., Ar skiant- 
vad, le bon sens, Ja saine raison. — 
Siiant, seus, et mad, bon. 


SKIBER, a. m. C. Appentis. hangar. 
En Dasse-Cornouaille on lui doune le 
seus de chambre de réception. 


SKI 


SK10!, v. n. Défricher une terre en 
friche, une terre froide ou pleine de 
racines de végétaux de toutes sortes. 
Voy. Sx00, qui est le radical de ce 
verbe. 


SKIENT, s. f. V. Bon sens, raison. 
Voy. SEIANT. 


SKIGN, 8. m. Ce mot, auquel on peut 
donner le sens de dispersion, éparpil- 
lement, n'est pas plus usité en breton 
qu’en français. Toutefois, il s'emploie 
très-bien dans la phrase suivante : 
lakaat foenn war skign, éparpiller le 
foin coupé pour le faire sécher. Voy. 
SLIGNA. 


SKIGNA, v. a. Eparpiller, épandre; 
p. et. 


SKIJA. Yor. SKEJA. 


SKIL, particule qui a la signification 
de presque, à-demi; elle est toujours 
en compagnie d’un substantif et exize 
l'adoucissement si elle est suivie d’une 
lettre forte. Voy. SKIL-BAOTR, SKIL-DRENK. 


SKIL-BAOTR, s. f. Fille garconnière, 
fille qui a les allures d'un garcon. — 
Ski, à-demi, et paotr. garçon. 


SKIL-DRENK, adj. Aigrelet. — Skl, 
presque, et (refik, aigre. 


SKILF, S. m. Griffe; pl. ou. Le pln- 
ricl skilfou s'entend en général des 
défenses des animaux. 


SKILFA, v. a. Griffer, donner des 
coups de griffes; p. et. 


SKILFAD,s.m Coup de griffe ; pl.ou. 
On dit aussi skilfadenn. 


SKILFADENN, 8. L. Voy. SEILFAD, plus 
usité. 


SKILFEK, adj. Qui ade grandes griffes, 
et aussi par extension, qui a les dents 
très-longues. Voy. SKILF, 


SKILFOU. Voy. SKILF. 
SKILIAVENN, 5. f. Plant d'hièole; pl. 


ckilio, masculin, des plants d'hièble, 
:u bois d'hièble. Voy. SHILIONENN, 


SKL 971 


SKILI0, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de skiliavenn, skilionenn. 


SKILIONENN, 8. L. V. Plant d'hièble; 
pl. skilio. On dit aussi skiolenn, Y. 


: SKILTR, adj. Clair, argentin, écla- 
tant, sonore, parlant des sons, de la 
voix. 


SKILTRENN. Voy. SKELTRENN. 


SKIN, 8. m. C. haig ou rayon d'une 
roue; pl. ou. 


SKIOLENN, Y. VOy. SKILIONENN. 
SKIRAT, 8. pl. L. Y. VOy. SKIRENN. 


SKIRENN, 8. L. Y. Envie à la racine 
des angleg: pl. skirat. 


SKIRIENN, 8. f. Eclat de pierre, 
bois, attelle: pl. ou. 


SKIRIOK, s. m. C. Du bois d'hièble. 


SKLAF, SKLAV, 8. m. Esclave ; pl. 
sklaved. 


SKLAF, 8. m. C. Enfourchure de 
deux branches. 


SKLAPA, v. a. Quelques-uns, paraît-il, 
l'emploient au sens de lang. 


SKLAS, 8. m. Verglas, glace légère. 
On dit aussi glao sklaset. Sklas a ra, 
glao sklaset a ra, il fait ou tombe du 
verglas. 


SKLASA (skla-sa), Y. impers., et 
mieux, ober sklas, verglacer. Sklas a 
ra, il tombe du verglas. 


SKLASEIN (skla-se-in), v. impers. V.,et 
mieux, gober sklas, verglacer. Sklas 6 
c'hra, il tombe du verglas. 


SKLEAR, SKLER, adj. et adr. Clair, 
limpide, certain, intelligible, claire- 
ment. 


SKLEAR, SKLER, adv. Intelligible- 
ment, évidemment, formellement, 
clairement. 


SKLENT. Voy. MEAN-SELEAT, ardoise. 


972 SKL 


SKLENT, adj. Eclatant, parlant du 
son. 


SKLENTIN, adj. Eclatant, perçant, 
parlant des sons. 


SKLER, 8. m. Grande chélidoine, 
plante. 


SKLER, adj. et adv. Y. T. C. Limpide, 
clair, certain. Yor. SKLEAR. 


SKLERAAT, Y. n. Devenir clair, s'é- 
claircir ; p. sklereet, sklereat. lL se con- 
Jugue avec l’auxiliaire ober. Skleraat a 
ra ann amzer, le temps s’éclaircit. 


SKLERDER, s. m. Clarté, transparence. 
Evitez ce mot et tournez la phrase par 
l'adjectif. Dre ma'z eo skler ou sklear, 
à cause de sa transparence, de sa lim- 
pidité. 


SKLERDERIK-NOZ, 8. m. Y. Feu-follet. 
À la lettre, petite clarté de nuit. 


SKLERENN, 8. L. Y. Glaire de l'œuf, 
et mieux, gwenn ti. 


SKLERIA, v. a. Eclairer, répandre de 
la clarté, donner des éclaircissements ; 
p. skleriel. 


SKLERIDIGEZ, 8. f. Eclaircissement, 
commentaire sur un sujet. Il ne s'em- 
ploie qu’au singulier. 


SKLERIJENN, s. f. Clarté au fizuré, 
intelligence, lumière en religion. 


SKLERIK, s. m. Petite chélidoine, 
herbe aux dartres, éclaire, plantes. 
C'est le diminutif de skier, s. m. On 
l'appelle aussi, mais à tort, butun- 
nevez. Vov. ce mot au supplément. 


SKLEUR, s. m. Le Gonidec donne à 
ce mot la siguification de clarté faible. 


SKLINGERNUZ (skliñg-ernuz), adj. Y. 
Le même que Iugernus. 


SKLIPAD. Eur sklipad den, un homme 
long et mince. 


SKLIPART, adj. C. Menu, délié. 


SKLIS, adj. Qui donne la diarrhée. 
Voy. SELIZ. 


SKO 


SELISA (skli-sa), v. n. Avoir la dier- 
rhée. 


SKLISENN (kli-senn), 8. L Spatale, 
attelle, éclisse, esquille d’os, étincelle, 
palette pour tourner les crêpes sur ls 
poële; pl. ou. 


SKLISENNA (skli-senna), v. a. et n. 
Mettre des éclisses ou attelles, et aussi 
étinceler ; p. et. 


SKLISENN-ASKOAN (skli-senn), s. L 
Esquille d'os ; pl. sklisennou-askorn. 


SKLIZ, SKLIS. adj. Ce mot, dont le 
sens est mal défini, doit sigaifier, qui 
donne la diarrhée, car on dit louxou 
sklis, potion médicinale appelée pur- 
gatif. YOT, SELISA. 


SKLOGA, SKLOKA, v. n. Glosser. 


SKLOK, adj. et adv. Y. Il s'emploie 
au même seus que klok, entier, accom- 
pli, révolu, entièrement. Voy. ELO. 


SKLOKA, SKLOKAT, v. n. Glousser. 


SKLOKEREZ, s. m. Gloussement. Evi- 
tez ce mot. 


SKLOSENN (sklo-senn), 8. L. Rocher 
du fond de la mer, soit qu'il découvre 
dans les hautes marées, soit qu'il ne 
découvre pas; pl. sklosou, masc. 


SKLOSOU (sklo-sou), 8. pl. m. Pluriel 
irrégulier du précédent. 


SKLOUP, adj. CG. Glouton. 


SKLOUSEIN (sklou-se-in), v. n. Y. 
Glousser. 


SKO, SKAU (skon. 8. pl. m. Pluriel 
itrégulier de skauenn, plant de sureau. 


sK0A, s. L T. C. Epaule ; pl. diskoa, 
pour diou skoa, pluriel duel. 


SKOANENN, 8. L. (anc.) Skoanenn 
laes, la crème du lait. 


SKOARN, 5. f. Y. T. C. Oreille; pl. 
diskoarn, par contraction pour diou 
skoarn, pluriel duel. Voy. 81. servant 
à former les pluriels duels du genre 
féminin. 


SKO 


SKOARN, 8. L Y. T. C. Anse d'un 
vase ; pl. skoarnou. Yor. SKOUARN, anse. 


SKOARNEK, ad}. et 8. m. V.T. C. Qui 
a de grandes oreilles, qui a des anses. 
Voy. les deux mots SKOARN. 


SKOAZ, 8. f. Epaule: pluriel duél, 
diskoazx, par contraction pour diù 
skoaz. Ce mot s'entend aussi au sens 
de appui, secours, aide. het skoaz 
da eunn den, douner aide à quefqu'an. 
Cette locution répond à la locution 
française, donner un coup d'épaule à. 


SKDAZELL, 8. L Protection, appui, 
secours, aide. — Skoaz, épaule. 


SKOAZELLA, Y. a. Aider, secourir; 
p- et. 


SKOAZELL-BLEG, 8. f. Arc-boutant. 
A la lettre, appui courbe. 


SKCAZELLIN, v. a. T. Aider, secou- 
rir; p. skoasellet. — Skoar, épaule. 


SROAZIA, v. a. Aider, secourir ; 
p. skoaztet. Yor. St. 


SKOAZIEK, 901. Qui a de larges épaules. 


. SKOAZIER, 8. m. Diable de mer, 
poisson. Ce sens est douteux. 


SK08, s. m. C. Pompe de navire. 


SKOBITELL, s. f. Volant, pour le jeu 
de ce nom, moulinet d'enfants qui 
tourne au vent. C'hoari skobitell, jeu 
du volant, et aussi jouer à ce jeu. 


SKOD, 8. m. Ecot, part à payer. Yor. 
STODENN. 


SKOD, s. m. Boche à feu, chicot, et 
en général toutes les racines d'arbres 
et arbustes qui sont enfouies en terre, 
chicot de dent, nœnd de tige d'une 
plante. Yor. PENN-S10D, DÉVEZ-SK0D ; 
pl. skodou. 


SKOD, 8. m. Lien fait avec certains 
arbustes flexibles. Skod balan, lien 
fait de genèt. Skod lin, paquet de lin 
qui est lié en vert. 


SKODA, v. n. Ce mot, qui, je crois, 
a cessé d'être employé, sigaifiait faire 


SKO 913 


alliance ou société pour une entre- 
prise. Voy. SKODENNAD. Skoda oc'h eunn 
den, se liguer contre quelqu'un (anc.); 


SKODEK, SKODENNEK, adj. Rempli de 
nœuds, parlant d'ud arbre. — Skod. 
nœud d'une plante. 


SKUDENN, a. L Ecot, part dans une 
dépense faite en commun. 


SKDDENNAD, s. m. C. Il s'emploie, 
paraît-il, dns la Cornouaille, pour 
désigner une assemblée de personnes 
qui veulent faire er commun une 
affaire, un achat. Ce mot doit dériver 
de skoda. 


SKODENNAT. Voy. le précédent. 
SKODENNEK. VOY. SEODES. 


SKOD-GWINI (gu-ini), 8. m. Cep de 
vigne; pl. skodou-gwini. — Skod. chi- 
cot, et gwini, pluriel de gtwinienn, 
vigne. On dit aussi kef-grwoini. 


SKOB-TAN, s. m. Tison ; pl. skodou- 
tan. — Skod, bûche, et tan, feu. 


SKOE, 8. 1. Y. Epaute; plertel duel, 
diskoe, par contraction pour diu skve, 
div skoe. 


SK0ED, SKOET, 8. m. Ecu, ancienne 
monnaie de la valeur de trois francs, 
et aussi bouclier; pl. skoejou. 


SHOEIEK, adj. Y. Qui a de larges 
épaules. — Skoe, Ÿ., épaule. 


SKOEIN (sko-e-in), v. a. Y. Frapper, 
battre ; p. skoet. VOy. SKEI. 


SKOENN, 8. L. Y. Tige ou tuyau de 
paille. 


SKOER, SKOUER, 8. L. Voy. ce der- 
er. 


SKOERJ, adj. B. Arrogant, effronté, 
hagard, parlant de la mine, dès yeux. 
Daoulagad skoerj, penn skoerj, qui à 
les yeux effrontés. 


SKOET, 8. m. Voy. SK0ED. 


SKOET, adj. et participe de skei, 
frapper. Bexa skoet, être frappé de pas 
ralysie. 


074 SKO 


SKOI (sko), v. a. Non usité. C’est 
l'ancien iofinitif qui a fait place à sker, 
frapper. 


SKOL, SKDR, KOL, s. m. Machine pour 
enrayer les roues. 


SKOL, s.f. Ecole, pensionnat ; pl. iou. 
Ober skol, tenir une école, enseigner. 
Ti skot, la maison d'école, où se fait 
l’école. Restr skol, matire d'école, pro- 
fesseur. Eu grec, skolé; en latin, scola. 


SKOLA, SKORA. Yor. ce dernier. 


SKOLAE, s. m. Dorade, poisson; pl. 
skolaeed. 


SKOLAER, a. m. Ecolier; pl. ten. — 
Skol, école. 


SKOLAEREZ, 8. f. Ecolière; pl. ed. 
Voy. le précédent. 


SKOLIA, SKORIA, v. a. Enrayer, par- 
lant des roues d’une voiture; p. skoliet, 
skoriet. — Skol, skor, machine pour 
enrayer les roues. 


SKOLIEIN (skolie-in}, v.n.V.Etmicux, 
gober skol, V., faire l'école, tenir école, 
enseigner ; D. skoliet. Voy. SKOL, s. f. 


SKOLIER, s. m. Et mieux, mestr skol, 
maitre d'école, professeur; pl. ten. 
Voy. SKoL, s. L. 


SKOLIEREZ, a. L Et mieux, mestrez 
skol, maitresse d'école. Yoy. SkoL. 


SKOLIK-FICH, 5. f. Ober skolik-fich, 
faire l'école buissonnière. Voy. FICH- 
FICH, 


SKOL-LABOUR, s. f. Ferme-école. — 
Skol, école, et labour, culture de la 
terre. Skol-labour Trevarez, la ferme- 
école de Trévarez. 


SKOLP, SKOLPAD, a. m. Copeau de 
bois, éclat de pierre ou de bois; pl. 
skolpou, skolpadou. 


SKOLPENN, a. L. Le nême que le 
précédent. 


SKONT, 8. m. Y. Peur, frayeur. Voy. 
SPORT. 


SKO 


SKONTEIN (skoñt-e-in), v. a. Y. Ef- 
frayer, épouvanter ; p. skontet. 


SKONTUZ, adj. Y. Effrayant, épou- 
vantable. 


SKOP, 8. m. Crachat avec bruit et 
effort. Voy.SKOPADENN qui est plus usité. 
Ema atao skop-skop, il crâche partout. 
Voy. SKOPAT. 


SKOP, ESKOP, 8. m. Ecope, sorte de 
pelle nour vider l’eau d'un bateau. On 
dit aussi skopet. 


SKOPA. Yor. SEOPAT. 


SKOPADENN, 8. f. Crachat avec bruit 
et effort; pl. ou. 


SKOPAT, Y. n. Cracher avec effort et 
bruit, comme les enrhumés; p. skopet. 
En Normaudie, on dit écopier, en re 
sens. 


SKOPEIN (skop-e-in), v. n. V. Le même 
que SLOPAT. 


SKOPER, s. m. Cracheur. VOy. SKOPAT. 


SKOPET, 8. m. Y. Ecope, sorte de 
pelle à rebords pour vider l'eau d’un 
bateau, palette pour jouer au volant, 
pelle pour enlever les balayures; 
pl. eu. 


SKOPIGELLA (skopig-ella), v. n. Cra- 
choter, cracher fréquemment, p. et. 
VOy. SKOPAT. 


SKOPIGELLER (skopig-eller), s. m. 
Celui qui crachote fréquemment. 


SKOPITELL, a. f. Y. Crachat, salive. 
Voy. SKOPAT. 


SKOPITELLAT, v. n. V. Crachoter, 
cracher souvent. 


SKOPOUR, S. m. Y. Cracheur; pl. 
skoperion. Voy. SXOPEIN. 


SKOR, SKOL, s. m. Machine pour en- 
rayer les roues. 


SKOR, SKOL, s. m. Etançon, étai. 


SKORA, SKOLA, v. a. Soutenir, étan- 
onner, étayer, enrayer une roue pour 
‘empêcher de tourner; p. et. 


SKO 


SKORF, s. m. Grille ou décharge de 
l’eau d’un étang. 


SAORIA. Yor. SUOLIA. 


SKDRAN, s. m. Y. Glace, eau gelée. 
Voy. SEOURN. 


SKDRNEIN (skorn-e-in), Y. impers. Y. 
Geler, glacer. Yor. SEOURNA. 


SKORPULER, 8. m. Scapulaire. 
SKDRS, adj. T. Court, pas assez long. 


SXDRSOU, SKOSOU, 9. pl. m. Bâtons 
fixés sur les côtés d'une charrette 
pour maintenir la charge. 


SKORT, ad]. Y. Peureux, parlant d'un 
cheval. 


SKORT, adj. C. Vide, trop peu. Ialc'h 
skort, bourse vide. 


SKOS, s. m. Calandre, cosson, in- 
sectes; pl. ed. 


SK0S, s. m. D. Dévidoir, souche 
d'arbre que l'on a laissée en terre. 


SKOSOU (sko-sou). YOT. SKORSOU. 


sKknss, C. Le même que skor, dé- 
vidoir. 


SKOT, SKAUT (skO, Voy. ce dernier. 


SKOT, s. m. Y. Büche à feu, chicot 
de plants, de dents. Voy. SK0b, pl. 
skodeu. 


SKOTA, SKAUTA {skôta), v.a.etn.T.C. 
Voy. SKAOTA. 


SKOTENN, SKAUTENN (skôtenn), Y. 
Voy. SKAUTENN. 


SKOTIL (skd. Yor. SKAOTIL. 


SKOUADRENN, s.f. Escadre de navires: 
pl. ou. 


SKOUARN, a. f. Oreille, partie de la 
tête; pluriel duel, diskouarn, par con- 
traction pour diou skouarn, deux 
oreilles. — Rer skouarn da, prêter 
l'oreille à. 


SKO 579 


SLOUARN, 8. f. Anse d’un vase; pl. 
skouarnou. On comprend aisément que 
le pluriel duel de skouarn, oreille, ne 
soit pas’ applicable ici C'est ainsi que 
l'on dit diskouarn eunn den, les oreilles 
d’une personne, tandis qu'il faut dire, 
skouarnou ar pod, les oreilles du pot. 
Le pluriel skouarnou s'entend aussi 
des ouïes des poissons : skouarnou ar 
pesked. 


SKOUARNAD, s. f. G. Soufflet ou tape 
sur la figure. — Skouarn, oreille. 


SKOUARNADOU, s. pl. f. On appelle 
de ce nom une des peines que l'on 
inflige aux enfants en leur tirant les 
oreilles. Re skouarnadou da, sacha he 
skouarn da, tirer les oreilles à. 


SKDUARN-ANN-0ZAC'H-K0Z, 8. f., et 
aussi skouarn-ann-ozac’hik-kos, nom 
fantaisiste donné à la mousse des 
arbres, à l’achillée ou herbe aux char- 
pentiers. A la lettre, oreille du vieux 
petit homme marié. 


SKOUARN-AZEN, 8. f. Grande con- 
soude, oreille - d'âne, plantes. — 
Skouarn, oreille, et asen, âne. 


SKOUARNEGEZ (skouarneg-ez), a. L 
Celle qui a de grandes vreilles. 


SKOUARNEK, 8. m. Celui qui a de 
grandes oreilles, oreillard, et aussi 
lourdaud. badaud. Ge mot figure parmi 
les noms de famille. 


SKOUARN-GAD, 8.1. Oreille-de-lièvre, 
plante. — Skouarn, oreille, et gad, 
lièvre. 


SKOUARN-IUZAZ, 8. f. Herbe aux 
charpentiers. À la lettre, oreille de 
traître. C'est un nom fantaisiste. 


SKOUARN-MALC'HUS, 8. f. Herbe aux 
charpentier, À la lettre, oreille de 
Malchus. Non fantaisiste. 


SKOUARNQOU, s. pl. f. Les oufïes des 
poissons. Voy. SEOUARN, art. 2°. 


SKOUD, SKOUT, s. m. Yor. ce der- 
nier. 


SLOUEC'H, adj. Y. Fatigué. On dit 
aussi skuec'h, Y. 


576 SKO 


SROUEC'HEIN (skouec’h-e-in], Y. a. V. 
Fatiguer, lasser. On ditaussiskuec'hein. 


SKOUED, SK0E0. Yor. ce dernier. 


SLOUER, s.f. Modèle, exemple, guide 
moral, équerre; pl. ivu. Gwall skouer, 
scandale. Skauer cad, bon exemple. 
Ret skouer oad, édifler (au figuré). 
Dioc'\ ho skouer, à votre exemple. 


SKOUERIA, v. a. Mesurer à l’équerre. 
YOT. SLOUER. 


SKOULC'H, SKUIC'H. Voy.cellernier, V. 


SKOUIC'HEIN, SKUIC'HEIN. Voy. ce 
dernier, Y. 


SKOUIR, SKUIR, s. f. Y. Modèle, 
exemple, au propre et au figuré; pl. 
eu. Gwall-skouir, méfait. VOy. SKOUER. 


SKOUIZ, adj. T. Fatigué. 


SKOUIZA, v. a. T. Fatiguer, lasser, se 
fatiguer ; p. et. 


SKOUL, s. m. Milan, oiseau de proie. 
Par extension, fri skoul, nez aquilin. 
À la lettre, nez de milan. 


SKOULAT, v. a. (anc.) Dérober. 
SKOULAT, 8. m. C. Espace de temps. 
SKOULM, KOULM,s. m. Nœud; pl. ou. 


SKOULMA, KOULMA, v. a. Nouer; 
p. et. 


SKOULTR, 8. m. Branche d'émonde; 
pl. ou. 
SKOUR. Voy. SKOURR. 


SKOURJ, a. m. Y. Fouet de correc- 
tion. 


SKOURJEIN (skourje-in), v. a. Y. Fla- 
geller ; p. skourjet. 


SKOURJEZ, s. L. Verge de correction, 
férule, fouet pour corriger les enfants. 


SKOURJEZA, v. a. Fouetter, flageller, 
donner des coups de fouet ou de dis- 
cipline; pl. es. 


SKR 


SKOURN, s. m. Glace, eau gelée. 
Tamm skourn, glacon. 


SKOURNA, v. impers. Geler. On dit 
de préférence, ober skourn. Skourn a 
ra, il gèle. 


SKOURNET, adj. Gelé, et aussi, froid, 
indifférent, parlant des personnes. 
Eunn den skournet, un pisse- froid 
(trivial). 


SKOURNICHAL, v. n. C. VOy. 6SURNI- 
CHAL. 


SKOURN-LEC'H, s. m. Glacière, lieu 
où l’on conserte la glace. — Skourn, 
glace, et lec'h. lieu. 


SKOURR, 8. m. Branche grosse coupée 
ou non; pl. ou. — Le Skour, et aussi 
Skour, sont des noms de famille très- 
répandus. Skourr s'entend encore d'une 
branche ou lien en bois avec lequal 
on suspend les animaux à la boucherie. 
E-skourr, adv., en suspens, parlant 
d’une affaire, d'un procès. À la lettre, 
à la branche. 


SKOURR, SKOURRAP, s. m. Y. Yor, 
SXOURRAT. 


SKOURRA, v. a. Attacher à une bran- 
che coupée ou non, attacher les bêtes 
abattues pour les exposer à la vente. 


SKOURRAD, SKOURRAT, 8. m. Y. 
Skourrat-glau, ondée. 


SKOURRAT. Voy. le précédent. 


SKOURREK, adj. Branchu. — Skourr, 
branche. 


SKOURR-GLAU, s. m. Y. Ondée. On 
dit mieux skourrat-glau. 


SKOUT, s. m. Ecoute, terme de ma- 
rine; pl. skoudou. 


SKOUTILL (les L mouillées), s. L 
Ecoutille, ouverture sur le pont d’un 
navire; pl. ou. 


SKRAB, s. m. Ce mot, qui a de la 
famille en breton, a dû avoir la signi- 
fication de grattement, et, par exten- 
sion, de vol, larcin. C'est le radical 
des suivants. 


SKD 


SKRAABADENN, 8. 1. Egratigaure; pl. 
Ou. 


SKRABADENNOB-IAR, 8. pl. L Grif- 
fonnage d'écriture. À la lettre, grat- 
tages de poule, pour dire. écriture 
qui ressemble aux traits que la poule 
fait sur la terre quand elle gralte avec 
ses pattes. Cette locution a quelque 
analogie avee 66 que nous appelons 
écriture en pattes de mouches. 


SKRABAT, Y. a. Gratter, dérober, 
voler. Skrabat he benn, se gratter. 


SKAAF, SERAV, SKRAO, s. f. Oiseau 
de mer auquel, en quetques lieux, on 


donne le nom d'éterlet; pl. ed. Voy. 
SHRAVEDIE. 


SKRAMM, 8. m. Ecran. 


SLRAMP, SKRIMP, s. m. Grimpement. 
Evitez ce mot. Voy. SAMIPA. 


SKRAMPA, SKRIMPA, v. n. Grimper, 
ramper; p. et. 


SKRAO. VOY. SKRAF. 

SKRAPA. VOY. ERAPA, ratir. 

SKRAPEIN (skrap-e-in), v. a. Y. Enve- 
hir, escroquer, prendre de force; p. 
skrapet. 


 SKBAPEB, 6. M. Pillard, escroc; pl. 
ten. 


SKRAPQUR, 8. m. Éscroc; pl. skrape- 
rion. 


SKRAV. VOy. SERAF. 

SKRAVEDIK, 8. m. Sorte de pigeon 
de mer. C'est peut-être Le même que 
skra, skraf. 


SKRID, 8. m. Ecrit, acquit, décharge; 
pl. skrijou. — Skrifa, skriva, écrire. 


SKAID-DOURN, s. m. Manuscrit. À la 
lettre, écrit main. 


SKRID-KAON, s.m. Epitaphe.— Skrid, 
écrit, et kaon, deuil. 


SKRIFA. VOY. SKRIVA. 


SKR 077 


SKMNFAN, v. a. et n. T. Ecrire; p. 
skrifet. 


SKAIFELL, 8. L. Yor. SUBIVELL. 
SKRIFELLA, v. a. VOy. SURIVELLA. 


SKRIGN, 8. m. Grincement des dents, 
rire canin. Voy. les mots suivants. 


SKAIGNA. Yor. SERIGRAL. 


SKRIGNADENN, 8. f. Grimace du 
chien qui menace de mordre; pl. ou. 
Voy. SKRIGNAL. 


SRRIGNAL, v. n. Grincer, parlant des 
dents, rire en montrant les dents. Il 
se conjugue eomme si l’infinitif était 
skrigna. Do reste, ce verbe, comme la 
plupart des verbes neutres, ne s'em- 
ploie guère qu’à l'infinitif avec l'auxi- 
laire ober. Voy. le mot vERBE neutre, 
à mon Nouveau Dictionnaire français- 
breton 1869. 


SKRIGNEIN (skrign-e-in), Y. n. Y. Le 
mème que skrignal. 


SKRIGNEK, adj. Qui montre ses dents 
quaud il rit. Yor. SERIGN. 


SKAIJ, 8. m. Frémissement. Evitez 
ce mot. Voy. SKMJADENN. 


SKRIJA, SKRIJAL, v. n. Frémir de 
peur; D, skrijet. 


_ SKRIJADENN, 8. L Frémissement ; 
pl. ou. 


SKRIJAL. Yor. SERUA. 


SKAIJOU, s. pi. m. Pluriel irréguji 
de skrid, écrit. N 


SKRIJUZ, adj. Knoraniahile, 
frémir, Voy. SKRUA. qui a 


SKRILL (les L mouillées), 8. f. Grti- 
lon, insecte; pl. ed. 


RIM, s. m. Grimpement. Evitez 
ce mot. 


SKRIMPA. Yor, SKRAMPA, grimper, 
ramper. 


SKRIMPADENN, s.f. Y. Hennissement. 
RC) 


578 SKL 

SKRIMPAL, v. n. 1. Hennir; D. sbrim- 
pet. 

SKRIMPEIN 
même que skrim 

SUMMPUZ, adj. CG. Rampant. 


SKAIN, s. m. Ecrin, coffret, tiroir; 
pl. ou. 


SKAINA, v. n. VOy. KMNA. 


SERIOUEIN (skrious-in), v. a. et n. 1. 
re; D, skriouset. 


SKAIOUELL, 5. L 7. Erle: pl. eu. 
SRAIQUELLEIN (skriouellein), v 
V. Etriller, parlant d'un cheval; k 
skriouellet. 


-SKAIT, SKRID, 8. m. Ecrit: pl. skri- 
jou. 


}, v. n. Ÿ. Le 


SRAITELL, s. f. Ecriteau ; pl. ou. 
SEATOL, 8. m. Ecritoire; pl. iou. 


SKAITUB, Â. m. Ecriture, caractères 
ou lettres tracées à la main. Voy. le 
suivant. 


SKRITUR-SAUR, s. m. EL aussi skritu- 
riou-sakr, l'Ecriture sainte, la Bible, 
les saintes Ecritures. 

SRRITURIQU-SAKA. Voy. le précédent. 


SKRIUEIN (skriue-in), v. 8. et n. Y. 
Ecrire; p. skriuet. 


SXAIUELL, 8. f. Y. Le même que 
skriouell. 


SRRIUELLEIN (skriuelle-in), Y, a. Y. 
Le même que skriouellein. 


SKAIVA, v.-a. ef n. Et aussi skrifa, 
écrire; p. et. En latin, scribere. 


. SKRIVAGNER, 5. m. Ecrivain ; pl. ien. 


SRRIVAGNOUB, 8. m. Y. Ecrivain; pl. 
skrivagnerion. 


SRRIVELL, 8, L. Etrille; pl. ou. On dit 
aussi skrifell, 


cher NE TPE 
6 Ñ 7 A 16 


SKU. 


SKAIVELLA, v. à. Et ansul drida, 
étriller, parlant d'un cheval; p. Œ 


SKAOERJA, SARA, : Y. 8. Cri 
comme les porcs. 


SKAUENJAL. Voy. le précédent. 
lrag lan L , monillées), T r 


e alle 


SEUB-DELI08, s.m. Ron pl 
donné à l'automne, parcs 
la bol les fouilies tombent 


lus r'hen 


SEUBA, v. a. et n. Balayer; p. ef. — 

Skuba s ar 5 , Corriger un 
écolier avec le balai ou avec le manche. 
À la lettre, balayer sous un écolier. 


SRUBEIN (skub-e-in), Y. 6. et 2. 
Balayer; p. skubet. Voy. RPR, 


SRUBELENN, s. f. Balai, écouvition 
ou balai de four ; pl. ou. Ce mot dérive 
de skuba, balayer. 


SKUBELER, 5. m. VOY. SEUBER. 





tioresqee 
‘à cette 
le vent 

sa 


SKUBER, s. m. Balayeur ; pl. ten. 
SKUBEREZ, 8. L. Balayeuse ; pl. ed. 


SKUBIEN, 8. m. Des balayures; sans 
pluriel. 


SKUBIGELL (kubig-elh, R.L Y. Des 
balayures ; sans pluriel. 


SKUDELL, s. f. Ecuelle, plateau de 
balance ; pi. ou. En latin, scudella. 


SKUOELLAO, 8. f. Une écuelle pleine, 
écuellée ; pl. ou. — Eur skudellad leas. 
000 écuellée de lait. 


SKUDELL-DORZ, s. f. Ecuelle en bois 
ou jatte pour porter la pâte au four. 
unn écuelle, et tors, tourte de 


SKUDELL-ZOUR, s. f. Nom donné au 
néauphar ou |ys aquatique, plante. — 
Skudell, écuelle, et dour. eau, à cause 
de sa forme et du lieu qui lui plait. 


SOA 


SKUEC’H, adj. Y. Fatigué. 


SKUEC’HEIN (skuec'h-e-in), v. a. et n. 
Y. Fatiguer, 8e fatiguer ; p. skuec'het. 


SKUER, 8. L Y. T.G. Exemple, mo- 
dèle. Yor. SKOUER; pl. eu. 


SKUIC'H, adj. Y. Fatigué. 


SKUIC'HEIN {skuic'h-e-in), Y. a. et n. 
Y. Fatiguer, 8e fatiguer; p. skuic’het. 


SKUILLA (les L mouillées), v. a. et n. 
Eparpiller, épandre, répandre, verser, 
couler par-dessus les bords ; p. et. 


SKUILLEIN (les L mouillées), v. a. et 
H. Y. Le même que skuilla. 


SKUIR, 8. f. Y. Modèle, exemple; pl. 
eu. Voy. SKOUER. 


SKUIZ, adj. Fatigué, las. Skuiz oc'h 
ober, fatigué de faire. Skuiïs o veva, 
fatigué de vivre. 

SKUIZA, v.a.etn. Fatiguer, ennuyer, 
épuiser la terre par des cultures ma) 
raisonnées, 8e fatiguer, se Jasser, se 
décourager; p. ef. — Hep skuiïza, sans 
cesse, sans se lasser. 


SKUPEIN (skupe-in), v. a. V. Balayer; 
p. skupet. Voy. SLUBEIN. 


SKUPDUR, 8. m. Y. Balayeur; pl. 
skuperion. 


SKUREIN (skure-in), r. a. Y. Fourbir, 
parlant de la vaisselle de cuisine; p. 
skurel. 


SKURZEIN (skurze-in), v. a. Y. En- 
rayer, parlant d’une roue; p. skurzet. 


SOA, SOAV, a. m. Suif. 

SDAEL, SOAVEK, adj. Couvert de suif. 
SOAO, SOAV. Yor. 504. 

S0OAV. Voy. SOA. 

SOAVEK. Voy. SOAEL. 


SOAVENN, 5. L. Meule de suif, pain 
«: bloc de snif; pl. ou. 


SOL 579 


SOAVI, v. a. Suiver, enduire de suif; 
p. soavet. 


SUAVON, SAON, 8. m. Savon. 
SUAVONI, v. a. Savonner ; p. soavonet. 


SOC'H, s. m. Y. Soc de la charrue. 
Ar sac'h, le soc. 


S0D, adj. Yor. 507. 
SODEIN (sod-e-in), v. n. Yor, SOTEIN. 


SODELL, 8. L. (anc.) Ornière de voi- 
ture. 


SODEZ, 8. L. Femme sotte. Voy. 300, 
SOEU, 8. m. Y. Suif, Voy. SUAU. 
SOEVEN, SUAN, 8. m. Y. Savon. 


S0EZ, et mieux, SOUEZ, 8. L Eton- 
pement, surprise, merveille. Ce mot 
s'emploie aussi adjectivement à la 
place de l’adjectif souesux, étonnant. 
Kemeñt-se ne d-e0 ket soues, cela n'est 
pas surprenant. 


SOL, s. f. Poutre, solive, plancher, 
gueuse ou certaine quantité de plomb 
en ua seul morceau; sep de la charrue. 


sou, s. m. Y. Fond, la partie la plus 
basse, semelle. Monet d'er sol, aller au 
fond, couler. On dit aussi en Vannes, 
sol enn troet, la plante des pieds. Soi 
boteu, des semelles de souliers. 


soL, 8. m. C. Semelle de souliers, et 
aussi, prison, geôle; pl. tou. 


SOL, adj. G. Saur, parlant des ha- 
rengs. Harink sol, hareng saur. 


SOLEIN, SOLIAT (solein), Y. a. Y. 
Mettre des semelles neuves, resseme- 
ler, parlant de souliers. — Sol, Y., la 
partie la plus basse, et aussi, semelle. 


SOLEM, adj. {anc.) Sérieux, mysté- 
rieux. 


SOLENN, 8. L. V. Tige, parlant d'an 
plant, et aussi, monceau; pl. eu. 


SOLIA, v. a. C. Kt plus souvent 
doupsolia, ressembler ou mettre des 


580 SON 


semelles neuves, partant de soukHers. 
— Sol, C., semelle de souliers. 


SOLIAT. TOY. SOLEM. 


SOLIER, â. f. Galetas, grenier, la 
partie habitable la rlus élevée d'une 
maison, plafond; pl. ou. 


SOLIER, 8. m. C. Geôlier de prison. 
— Sol, G. prison. 


SOLIERA, v. a. (ane.) Plefonner, 
planchéier. — Solier, plafond. 


SOLIOU, s. pl. m. C. Pluriel de soi, 
semelle. 


SOLIT, s. m. V. Induction. 


SOLITEIN (solit-e-in), v. a. Y. In- 
duire ; p. solttet. 


SON, SOUN, s. m. Son qui frappe 
l'oreille, chanson de table ou de danse: 
pl. tou. Kn ang'ais, song. Eur son 
dañs, une chanson à ‘danser. 


SON, SENI, v. a. et n. T. Bonner: p. 
sonet. VOy. SENI. 


SoNCH, SONJ. Voy. ce dernier. 


SONER, 8. m. Bonneur de cloches; 
pl. ten. 


SONI, v.a.et n. Non usité. Voy. SENI, 
SON, v. a. et 0. 


SONIK, s. m. Chanson de table, de 
danse. VOy. SON, SOUN. — Sonik ann 
daol, chanson de table. 


SONJ, SONCH, 3. m. Pensée, souve- 
nir, méditation, dessein, idée, men- 
tion, opinion, réflexion, intention. 
Voy. EOUN, 8. m. Soñch am euz evel pa 
ve deac'h e ve, je m'en souviens com- 
me si c'était hier. Me am bezo atao 
sonj ac’hanoc'h, vous serez toujours 
dans mon souvenir. 


SONJAL, v. n. Penser, méditer, ré- 
fléchir, considérer ; p. soñjet. Sonjal 
enn eunn dra, songer à quelque chose. 
Il se conjugue sur J'ancien infinitif 
sonja. 


SOR 
SUNJEZON, s. f. Idée, pensée, des- 


D; pl. ou. 


SONN, adj. Y. Qui est droit on 
d'aplomb. 


SÛÜNNA, v. n. Se figer, parlant du 
sang dans les veines; p. sonnet. Sonna 
a rét va goad em c'hreis, 08 sang 
se figea dans mes veines. 


$0R. Voy. SAUR, paresseux. 
SORA, SAURA, v. n. {anc.) Faire le 


paresseux, vaciller comme un homme 
vre. 


SORC’HA, Y. 0. (anc.) 8e lever. 


SORC'HENN, s. f. Y. GC. Radotage, 
réverie, fausseté ; pl. eu. 


SORC'HENNER, 8. m. Ÿ. G. Radoteur; 
pl. ten. 


SORC'HENNE, 
sorc'hennet. 


SORC'HENNOU, s. pl. f. Des chimères. 


SOREN, SAUREN (sôren), s. L. Femme 
qui manque d'activité. 


v. n. G. Radoter; p. 


SDROC’H, 8. m. Bruit sourd en gé- 


néral, grognement des poureeaux, 
murmure. 


SOROC'HA, SOROC'HAT, Y. n. Bruire, 
grogner comme les pourceaux, crier 
comme font les boyaux, et, par exten- 
sion, grommeler entre ses dents en 
groguant, murmurer ; H. et. 


SOROC’HELL, 8. L. Vessie de porc 
que l’on gonfle après H avoir introduit 
quelques pois secs; c'est un jeu d’en- 
fants. 


SOROC'HER, s. m. Grogneur, qui 
murmure d" babitude ; pl. ten. 


SORSA, v. a. C. Ensorceler; p. et. 
SORSER, 8. m. Ù. Sorcier. 


SORT, 8. m. Mot français. Tenna d'ar 
sort, lirer au sort. 


SORT, s. m. Sourd, animal; pl. ed. 


SOU 


BHT, adj. et 8. m. Benêt, hébété, 
grossier en paroles, parlant des per- 
sonnes ; déshonnète ou ridicule, en 
parlant des choses. Comparatif, sotoc’h; 
superlatif, sota. Sota den! quel imbé- 
clle) 


SOTAAT, v. n. Devenir stupide, hé- 
bété. 11 se conjugue avec l’auxiliaire 
ghar. On dit mieux, dont da 0454 sot. 


SOTAT, Y. Voy. SOTEIN. 


SOTEIN (sot-e-in), v. n. Y. Devenir 
stupide, abruti; p. sotet. EL mieux, 
donet de vout sot, Y. 


SOTONI, s. f. Maladresse, sottise ; 
pl. tou. Le pluriel sotoniow s'entend de 
paroles ou actions impudiques. 


SOTONIQU. Voy. le précédent. 
SOU! terme de charretier. À gauche! 


SOUA, v. n. Tourner à gauche, terme 
de charretier. 


SOUALENN, 8. f. Sole, poisson. 


SOUBA, Y. a. Tremper, imbiber; 
p. et. 


SOUSENN, s. L. Soupe. — Ce mot est 
un nom de famille assez répandu. Yay. 
SOUBA, tremper. Soubenn a chodel dre 
ann dour, soupe à l'eau et au beurre 
roussi. TOY. SOUPE, au Diction. franc. 


SOUBENN-SELEAR, 5. f. Bouillon. À la 
léttre, soupe claire. 


SOUBENNA, v.n. Manger de la soupe. 


SOUBENNER, s. m. Qui aime beau- 
coup la soupe el en mange beaucoup. 


SOÛBERC'H, s. m. Neige qui tombe 
presque fondue. 


SOUBINEL, 5. f. Ce mat, dérivé de 
souba, tremper, se dit d’un trou que 
l’on fait dans la bonillie et dans lequel 
trou on met à fondre un morceau de 
beurre salé. On y trempe chaque cuil- 
lerée de bouille. 


SOUBL, SOUPL, s. m. Y. Révérence 
pour saluer. Gober ur sombl, faire la 
révérence, Y. 


SOU 581 


SOUBLA, SOUBLAT, v. n. Y. Se cour- 
her. et, par extension, faire la révé- 
rence pour saluer. 


SOUBLAAT, v. a. C. Dompter; p. 
soubleet, soubleat. Soublaat anevaled 
amjestr, dompter des animaux rétifs. 


SOUBLAT, SOUBLEIN, Y. a. Y. Domp- 
ter; p. soublet. Voy. SOUBLAAT. 


SOUBLEIN (souble-in), v. a. Y. Le 
même que soublat. ° 


SOUSOUILLA (les L mouillées), v. a. 
Tremper un peu; p. et. 


SOUBOULD,s. m. C. Sacristie d'église. 


SOUC'H, s. m. Soc de la charrué. Ar 
souc'h. le soc. 


SOUC'H, adj. Emoussé, parlant d'un 
outil. 


SOUCHA, Y. n. S’accroupir, se tapir; 
p. souchet. 


SOUC'HA, v. a. Emousser la pointe, 
parlant d’un outil; p. souc'het. Voy. 
SOUC’H, ad). 


SOUC’HEIN (souc'he-in), v. a. Y. Voy. 
SOUEC'HEIN. l 


SOUDARD, 8. m. Soldat ; pl. ed. 


SOUEC'H, 8. L Y. Etonnement, sur- 
prise. Voy. SOUEZ. 


SQUEC'HEIN (souec'he-in), v. a. Y. 
Etonner, surprendre, être émerveillé ; 
p. soucc'het. 


SOUEC'HUZ, adj. Y. Etonnant, sur- 
prenant. 


SOUEZ, 8. L. Etonnement, surprise, 
merveille. Ce mot s'emploie aussi ad- 
jectivement et très-élégamment à la 
place de souesuz. Kemenñt-se ne d-e0 ket 
souez, cela n'est pas surprenant, n'est 
pas merveilleux. À la lettre, cela n’est 
pas merveille. Yor. SOUEZENN. 


SDUEZA, v. a. Etonner, surprendre: 
P- et. 


582 SOU 


SOUEZENN, 8 L. C. En style familier, 
on dit : paka eur souezenn, être sur- 
prise A la lettre, attraper une surprise. 

oy. SOUEZ. 


SOUEZUZ, adj. Etonnant, surprenant. 
SOUFR, s. m. Soufre, minéral. 
SOUFRA, v. a. Soufrer ; p. et. 


SOUILL (les L mouillées), s. m. Y. 
Taie d'oreiller ; pl. eu. 


SOUILLEIN (les L mouillées), v. a. Y. 
Flamber, parlant de volaille, d'oiseau; 
p. souillet. On le dit aussi au sens de 
suliein. Souillein ur iar, flamber une 
volaille. 


SOUIN, s. m. Jeune porc; pl. ed. Le 
mot français marsonin est composé de 
mor, mer, et de souin. 


SOUL, s. pl. m. Pluriel irrég. de 
soulenn, brin de chaume. 


SOUL, V. Particule qui, jointe à un 
verbe, a le sens de outre mesure, plus 
qu’il ne conrient ; elle demande après 
elle l'adoucissement des lettres fortes. 
Soul-gargein, pour soul-kargein, sur- 
charger; soul-griskein, surcroître ; 
soul-gas, Surmener, pour soul-kas. 


SDULA, v. n. Arracher le chaume, 
Voy. SOUL, s. pl. m. 


SOULAD. Voy. SOULAT. 


SOULADI, v. n. (anc.) Emporter à la 
ferme tout le blé coupé d'un champ. 


SOULAT, s. m. V. Champ dont tout 
le blé a été coupé et emporté. 


SOULENN, s. f. Brin de chaume: pl. 
soul, masculin, des brins de chaume, 
du chaume. 


SOUL-GARGEIN, v. a. V. Voy. SOUL, 
particule, Y. 


SOUL-GAS, v. a. V. Surmener. Voy. 
souL, particule, Y. 


SOUL-GRISKEIN, v. n. Y. Surcrottre. 
Voy. SouL, particule, Y. 


SOULTR, s. m. Sourd, reptile; pl. ed. 


SPA 


SOUM, v. n. YOT, CHOUS. 
SOUN, SON, s. m. Voy. ce dernier. 


SOUNN, adj. Droit, perpendiculaire, 
fixe, solide, raide. Sounn eo ar voger, 
le mur est d'aplomb. En em serc'hell 
sounn enn he 3a, 8e tenir droit debout. 


SOUNNA, v. n. Se raidir, pariant 
des membres. — Sounn, adj., raide. 


souNT, s. m. Sonde pour mesurer 
la profondeur de l’eau en mer. 


SOUNTA, v. a. Sonder l'eau avec une 
sonde; D, ef. 


SOUPL. Voy. SoUBL. 


SQURIN, s. m. Chevron, poutre; 
pl. ou. 


SOURINA, v. a. Mettre des pontres, 
des chevrons; p. et. 


SOURPILIZ, s. m. Surplis de prêtre. 


SOURRAL, v. n. Grogner par mau- 
vaise humeur. 


SOUT, s. m. Ce mot, en quelques 
localités, a la siguification de ber- 
gerie. 


SOUTANENN, 8. f. Soutane, vête- 
ment de prêtre. Eur belek enn he zou- 
tanenn, uu prêtre en soulane. 


SOUZA, v. n. T. Souza dioc'h eunn 
den, tourner le dos à une personne. 


SOVETAAT, v. a. T. Sauver, arra- 
cher à la mort, à un danger; p. sote- 
leel, soreleat. 


SOZ, SAUZ (s6z), ad]. et s. m. V. T. C. 
Anglais; pl. sozon, sauzon. 


SPAC’H, adj. Y. Châtré. Voy. SPM. 


SPAC'HEIN (spac’h-e-in), v. a. V. Chà- 
(rer, chapouner; p. spac'het. 


SPAC'HOUR, s. m. Y. Celui qui fait 
métier de châtrer les animaux. 


SPADOULA, SPADOULAT, v. a. T. Pes- 
seler le lin, le chanvre; p. spadoulet. 


SPA 


SPAGNOLIK, 8. m. Chien épagneul; 
pl. spagnoledigou. 


SPALIER, 8. m. Espalier; pl. ou. On 
dit aussi spalierenn. 


SPALIERENN. Voy. le précédent. 


SPANAAT, v. n. T. Cesser ou discon- 
tiouer, parlant de ja pluie. Spanaat a 
raio ar glao abars nemeur, la pluie 
cessera bientôt. 


SPANAENN, 8. L T. Interruption, 
cessation, relâche, parlant de la pluie. 


SPANELL, 8. f. Palette pour tourner 
les crèpes sur la poêle. 


SPAOUEIN (spaoue-in), v. a. Y. Le 
même que spac’hein ; ce dernier est 
plus régulier; p. spaouet. 


SPAOUER, 8. m. Y. VOYy. SPAC'HOUR, 
qui est plus régulier ; pl. spaouerion. 


SPARF, 8. m. Goupillon, aspersoir; 
pl. ou. Voy. SPARFA. 


SPARF, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de sparfenn. 


SPARFA, v. a. Asperger, p. et. 


SPARFELL, 8. L. Epervier, oisean de 
proie; pl. ed. Fri sparfell, nez aquilin. 
À la lettre, nez d’épervier. 


SPARFELL, 8. L. Oiseau de menui- 
sier, iostrument à son usage ; pl. ou. 


SPARFENN, s. f. Asperge, légume; 
plus iel irrégulier, sparf, sparfou, mas- 
culin. 


SPARL, 8. m. Obstacle, empêche- 
ment, barricade, garrot pour serrer 
la charge d’une charrette, pene de 
serrure, barre de porte, machine pour 
enrayer une roue, morceau de bois 
que l’on suspend au cou des chevaux 
et des bêtes à cornes pour les empè- 
cher de franchir la haie des champs. 


SPARLA, v. a. Mettre ou causer obs- 
tacle ou empêchement, enrayer une 
roue, serrer le garrot pour assurer la 
charge d’une charrette, fermer une 
porte avec la barre appelée par, 


SPE 583 


SPARL-BERR, s. m.- Corde forte et 
courte pour assurer la charge d'une 
charrelte. A la lettre, garrot court. 


SPARLEIN (sparl-e-in), v. a. Y. Le 
même sens que sparla. 


SPARL-OC'HEN, s. m. T. C. Joug 
pour mener les bœufs à la foire. — 
Sparl, barre, et oc'hen, pluriel de 
tjenn, bœuf, T. C. 


SPARL-TREUZ, s. m. Corde ou garrot 
pour serrer la charge d'une charrette. 
A la lettre, garrot en travers. 


SPAROUELL, 8. L. Y. Epervier, oiseau 
de proie; pl. et. 


SPARR, s. m. Gaffe, ou plutôt sorte 
de gaffe dont je ne connais pas l'usage; 
pl. ou. 


SPARRA, v.a. Accrocher avec la sorte 
de gaffe appelée sparr. 


SPAZ, adj. Châtré, castrat, hongre. 
Den spas, eunuque; pl. tud spax. En 
grec, spadon, châtré. 


SPAZA, v. a. Châtrer, chaponner ; 
p. et. 


SPAZARO, 8. m. Qui n’est pas apte à 
la génération, parce qu'il a été châtré 
ou qu'il lui manque quelque portion 
des parties sexuelles, 


SPAZER, 8. m. Châtreur, qui fait 
métier de châtrer les animaux. 


SPEC'HAD. Yor. SPEZAD. 
SPEGAR. Voy. BEGAR. 


SPEK, 8. m. Levier, javelot ; pl.spegou. 
Il se dit aussi du fruit du grateron et 
de la bardane, plantes. Le mot anspect, 
barre de vabestan, en marine, paraît 
venir de ce mot. 


SPEK, s. m. GC. Dorade, poisson; pl. 
speged. 

SPELC’H, 8. m. Y. Hâle, vent sec, 
sécheresse, gerçure à la peau. 


SPELC’HEIN (spelc'h-e-in), Y. n. Y. 
Baler, se hâler,se dessécher, se gercer, 


084 SPE 


parlant des mains, du visage, par l'effet 
du vent, du soleil. 


SPEO, SPEV, 8. m. Entrave en fer 
pour les chevaux; pl. speviou. Voy. 
SPEVIA. 


SPER, 8. m. Ce mot n'est plus usité, 
que je sache; c’est le radical du verbe 
speria, et a pu autrefois être employé 
au sens de sperme ou semence des 
êtres animés. 


SPERED, s. m. Esprit, art, talent, 
intelligence. Dougen a spered, ravir en 
extase, expression mystique. 


SPERED-GLANN, s. m. Le Saint-Esprit. 
À la lettre, Esprit pur. 


SPERED-SANTEL, 8. m. Le Saint-Esprit. 
À la lettre, Esprit saint. 


SPERET, s. m. Y. Le même que spered. 


SPERIA, v. a. Engendrer, concevoir ; 
p. speriet. Ce mot n'est guère usité, si 
même il l'est quelque part. Yor. SPER. 


SPERIUZ, adj. C. Fertile, parlant des 
arbres, etc. 


SPERIUZ, adj. Ce mot, dérivé de speria, 
n'est pas plus usité que lui avec la si- 
gaification de fécond à engendrer. 


SPERN, s. pl. m. Pluriel irrégulier 
de spernenn. 


SPERN-DU. YOT. SPERNENN-ZU. 


SPERNEL, s. L. Lieu planté d’épines; 
arbrisseaux. 


SPERNENN, 8. f. Arbrisseau nommé 
épine; pluriel irrégulier, spern, masc. 
Drean spern, piquant ou épine de cet 
arbrisseau. Kaout eur bod spern e-kreiz 
he dal, paraître iuquiet, chagrin; avoir 
l'air rude. A la lettre, avoir un paquet 
d'épines au milieu du front. 


SPERNENN-WENN (renn, S. L Au- 
bépine. À la lettre, épine blanche; 
pluriel irrégulier, spern-gwenn, masc. 
Spernenn, épine, et gtoenn, blanc. 


SPERNENN-VELEN, s. f. Epine jaune, 
perprun, arbrisseau, pl. spemn-melen, 


SPI 
masculin. — Spern, épine, arbrissesu, 


et melen, jaune. 


SPEBN-6WENN (gu-enn), 5. pl. 1. 
VOY. SPERNENN-WENN. 


SPERN-MELEN, 8. pl.m. Voy. SPERSENS- 
VELEN. 


SPESQU (spe-sou), 8. pl. ta. Terme de 
dévotion. Dindan ar spesou & gara hag 


a win, SOUS les apparen sous les 
espèces du pain et du vin, C'est l’ex- 
pression bretonne du clergé. 


SPEUNIA, SPEUNIAL, v. n. Glapir 
comme font les renards et les petits 
chiens ; p. speuñiet. 


SPEUNIAL. Voy. le précédent. 


SPEUR, s. f. Et aussi speurenn, cloison 
de chambre, barre de bois ou autre 
installation pour séparer les chevaux 
à l'écurie, bastingage de navire; pl. iou. 


SPEURELL, 8. L C. Etai, étançon, 
appui; pl. ou. 


SPEURELL, s.f. Machine pour enrayer 
les roues. Voy. SKOLIA. 


 SPEURELLA, t. a. C. Elançonner; 
pl. et. 


SPEURENN, 8. L Voy. SPEUR; pl. 
speurennou. 


SPEV, SPEO, 8. m. Entraves en fer 
pour les chevaux; pl. speviou. 


SPEVIA, v. a. Mettre des entraves, 
parlant d’un cheval; p. spevies. 


SPEZ, s. m. Spectre, lut'n, squelette; 
pl. spesou. 


SPEZ, 8. m. C. Ombre d’un mort: 
pl. iou. 


SPEZAD, 8. pl. m. Pluricl irrégulier 
de spezadenn. 


SPEZADENN, 8. f. Groseille, fruit; 
pluriel irrégulier, spezad, mago. 


SPI, s. m. Attente, embüche, embus- 
cade, guet, affût. Paotr-spi, 8. m., un 
jaloux, en termes familiers. À la let- 
tre, yarcon de guet. 


SPI 


: SPIA, SPIAL, v. a. Guetter, épler, 
espionner ; p. spiet. 


SPIER, s. m. Espion, qui est à l'af- 
fût; pl. ten, 


SPILL (les L monillées), s. m. Y. 
Glace légère. Kleañi-spill, chandelle 
de glace aux toits. À la lettre, épée de 
glace, Y. 


SPILLAOU (les L mouillées), s. pt œ. | 


Pluriel ancien de sptllenn, épingle. Il 
a fait place à spillou. l ge retrouve 
dans les mots suivants. 


SPILLAOUA (les L mouillées), Y. n. 
Ramasser des épingles. Yor. SPILLAGG. 


SPILLADUER (les L monillées), s. m. 
Marchand d'épingles; pl. ten. Voy. 
SPILLAOW, 


SPILLENN (lea k mouillées) s. L 
Epingle; pl. spillou, masc. 


SPILLOU (les l, mouillées), a. pl. m. 
Pluriel irrégulier de spillenn. 


SPILLOUER (les L monillées), s. m, 
Ktui à épingles; pl. ou. 


SPENA, v. a. Eflcurer, sucer une 
plaie pour la guérir: p. ef. Spéna er 
c'hroc'henn, effleurer la peau. 


SPINAC'H, s. m. Häle par l'effet du 
froid, du soleil, engelure, gerçure aux 
mains, aux lèvres. 


SPINAC'HA, v. n. Se gercer au froid, 
au soleil, parlant des mains, des lè- 
vres; se dessécher dans les circons- 
tances ci-dessus; p. spinac'het. 


SPINAC'HEIN (spinac'h-e-in), v. n. Y. 
Mèmes acceptions que spinac'ha. 


SPIQUR, 8. m. Y. Guetteur, émis- 
saire, espion; pl. spierion. 


SPIS, 8. m. Terme de marine, Kpis- 
sure, opération qui a pour but de 
oindre solidement ensemble deux 
outs de cords; pl. ou. 


spis, adj. Y. Kclatant, parlant dn 
80D. 


SPL 585 
SPISA (spi-sa), v. a. Paire des épis- 


‘ sures, joindre deux bouts de corde. 


YOT, BPI, 
SPIZ, adj. Y. Bclatant, parlant du 
800. 


SPLAER, 8. m. V. Lo mime 
splaouer. ’ Las 


SPLAM. VOY. SPL. 


SPLANN, adj. Certain, sûr, clair, 
parlant dy temps; intelligible. 


SPLANN, adv. Ouvertement, cluire- 
ment, distinctement. 


SPLANNAAT, v. n. S’éclaircir, pare 
lant du temps. Il se con ue avec le 
verbe auxiliaire ober. Sp a rq 
ann amer, le temps s'éctaircit. 


SPLAOUER, SPLAER, 5. m. 9. Rper- 
vier, émouchet, oiseaux ; pl. ed. 


SPLED. VOY. SPLET, 1. 


SPLET, 8. m. V. Profit, avantage; 
ns ploriel. Le P. Grégoire derit 
spleit, spleid; mais je pense que c'est 
à tort, et, par suite, de l'orthographe 
vicieose da dictionnaire de Vannes, 
dans lequel on trouve écrit dein pouf 
den, homme; mein pour men, pierre: 
regrestein pour regresten, fossoyegr ; 
groeit pour groet, participe du verbe 
gober, faire, et beaucoup d’autres mots 
orthographiés contrairement au génie 
de la langue bretonne. 


SPLETEIN (splet-e-in), v. n. Y. Profile 
ter, tirer prof; p. spletet. Voy. SPLET. 


SPLETENN, s. L Y. Languette de quel- 


que matière qne ce soit, détente d’ar- 
mes à feu; pi. eu. 


SPLETUZ, adj. Y. Ulile, avantageux. 
Voy. SPLET, 


SPLUIA, v. n. S'imblber; p. splutst. 
SPLOIA, v. a. Voy. KIL, coquer. 


SPLUSAT, 5. pi. m. Y. Plariet de 
splujenn. 


SPLUJENN, s. L. Y. Trognon, parlant 
de poires, pommes, ett.; pl. splujat, 
74 


586 SPO 


SPLUS, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de splusenn, pépin. 


SPLUSEK (splu-sek), adj. Se dit d'un 
fruit qui a des pépins. 


SPLUSENN (splu-senn), 8. f. Pépin de 
certains fruits; pluriel irrégulier, 
splus, masc. Splusennik, petit pépin, 


SPOENN, 8. f. T. Mousse, plante. On 
dit de préférence, spoue. 


SPONT, s. m. Y.T. C. Frayeur. 
SPONTA, y. a. C. Effrayer; p. et. 


SPONTAN, v. a. T. Effrayer ; p. spoñ- 
tet. 


SPONTEIN (spoñt-ein), v. a. V. Ef- 
frayer; p. spontet. 


SPONTUZ, adj. Y. T. C. Effrayant. 


SPOUE, SPOUENK, 8. f. Eponge, pro- 
duit marin; liége, produit du chêne- 
liége. 


SPOUE, SPOENN, s. L. T. Mousse 
terrestre, plante. 


SPOUEEK, adj. Spongieux, qui est 
de la nature de l'éponge. — Spoue, 
éponge. 


SPOUENK. Voy. SPOUE. 
SPOUM, 8. m. C. Ecume, mousse. 


SPOUMA, v. n. D. Ecumer ou jeter 
de l'écume, de la mousse; p. et. 


SPOUNT, 8. m. Errol, frayeur, 
épouvante. 


SPOUNTA, v. a. et n. Effrayer, épou- 
vanter, s'effrayer, p. et. 


SPOUNTAILL fles L mouillées), s. m. 
Epouvantail pour éloigner les oiseaux. 
— Spount, frayeur. 


SPOUNTIK, adj. Facile à épouvanter. 
SPOUNTUZ, adj. Effrayant, horrible. 
SPOURON, 8. m. T. Voy. le suivant. 
SPOUROUN, 8. m, C. Epouvante. 


STA 


SPOUROUNA, v. a. C. Epouvanter; 
p. et. 


SPREC'HENN, s.f. Cheval ruiné, rosse 
au propre et au figuré, homme bon à 
rien. Eur sprec'henn eo khe-mañ, cet 
homme- ci esl une rosse. 


SPRIG, adj. Distinct. 


sPUNS, s. pl. m. Y. Pluriel irrég. 
de spunsenn. 


SPUNSER, 5, L. Y. Pépinière, lieu des 
semis. 


SPUNSENN, 8. L Y. Pépin; pl. spuñis, : 
masculia. 


SPURA. Voy. PURA. 
SPURCH, 8. m. Epurge, plante. 


STABIL, adj. Solide, ferme, bien 
assujetti. 


STAD, STAT, 8. f. Etat, condition, 
estime, égards, contentement. En latin, 
status. Derc'hel siad eux a, faire cas de. 
Ne zalc'h stad e-bed eus ar c'homsou- 
ze, il ne fait aucun cas de ces paroles. 
Stad a 30 enn-han o vont kutt, il est 
content de partir. Stad a 30 enn-han 
gant he zillad nenez, il est tout ficr de 
ses habits neufs. 


STAFAD, STLAFAD, a. f. Soufilet ou 
tape sur la figure; pl. ou. 


STAFF, s. m. (anc.) Voy. STAON. 


STAFN, s. m. (anc.) Le même que le 
précédent. 


STAG, adj. Attaché. 


STAR, s. m. Y. Attache, lien; pl. 
siageu. 


STAGA, v. a. Lier, attacher en gé- 
néral, alteler à une voiture, parlant de 
chevaux ou bœufs; p. staget (stag-et). 
Staga gant eunn dra, commencer une 
chose. Staga gant eunn den, harceler 
quelqu'un. Staga d'al labour, travail- 
ler ardemmenut. Stagit ar c'h oc'h 
ann or, attachez le chien à la porte. 


STA 


STAGELL (stag-ell), 8. L. Filet de Ja 
langue. 


STAGEREZ (stag-erez), 8. f. Voy. SERE- 
GENN. 


STAGUZ, adj. Visqueux, contagieux. 
— Staga, attacher. 


STAL, 8. L Boutique, pl. tou. En 
vieux latin, stallare, étaler. Par exten- 
sion, ce mot s'emploie en quelques 
phrases particulières dans le sens de 
convention, marché, affaire. Great ar 
stal, c'est une affaire arrangée. ll s'em- 
ploie aussi dans les phrases suivantes: 
Rot he sial d'eshan, expression fami- 
lière pour dire, renvoyez-le, rossez-le, 
etc. Lavaret he sial da eunn den, dire 
ses vérités à quelqu'un. 


STAL-ADRE, 8. L Arrière-boutique. 
— Stal, boutique, et adre, derrière. 


STALAF, 8. m. Panneau de porte. 


STALARMARDI, v. a. GC. Installer; 
p. stalarmardet. 


STALBENN. VOy. TALBENN. 


STALEIN (stal-e-in), v. n. V. Etaler 
des marchandises pour la vente: p. 
stalet. — Stal, boutique. Yoy. STALIA. 


STALIA. v.n. Dresser boutique, étaler 
des marchandises pour la vente. En 
latin, stallare. — Sial, boutique. 


STALIK, 8. T. Echoppe; pl. sta- 
lioutgou. — Stalik, diminutif de stal. 
boutique. A la lettre, petite boutique. 


STAMBOUC'’H, s. m. Mal causé par 
l'enflure de l'estomac à la suite de 
repas trop copieux, réplélion, gonfle- 
ment d'un mets dans l'estomac. Voy. 
le suivant. 


STAMBOUC'HA, v. n. Gonfler dans 
l'estomac, parlant d'un mets. Le Go- 
nidec donne à ce verbe la signification 
de s'énorgueillir, Je ne l'ai jamais vu 
employé dans ce sens, sinon dans ses 
écrits. Voy. le suivant. 


STAMBOUC'HUZ, adj. Qui golle dans 
l'estomac. Ar iod a x0 stambouc'huz, 
}: bouillie gonfle dans l'estomac. 


STA 587 


STAMBRED. Voy. TAMBRED. 

STAMM, 8. f. Tricot, ouvrage de 
femme. Ober stamm, tricoter, faire du 
tricot. 

STAMMEREZ, 8. f. Tricoteuse ; pl. ed. 


STAMP, 8. m. Grand pas, enjambée: 
pl. ou. Yor. STAMPA. 


STAMPA, v. n. Marcher à grands 
pas, fuire de grandes enjambées. 


- Stampa kaer a ra, il marche vite. — 


Stamp, enjambée. 


STAN, 8. m (anc.) Région. On disait 
aussi tan, paraît-il. 


STAN, 8. L V. CG. Le même que staoñ. 


STANF, 8. f. Y. Palais de la bouche. 
On dit aussi stanv. 


STANG. Voy. le suivant. 


STANK, 8. L. Etang, écluse; pl. ou. 
On dit aussi stang. 


STANK, ad]. Abondant, nombreux, 
non rare, serré, épais. Comparatif, 
stañkoc'h : superlatf, stanka. Besa 
stank, fourmiller, être en grand nom- 
bre. 11 s'emploie en parlant des choses 
et des êtres animés. Ar gwez a 50 
stañnk ama, les arbres ne sont pas 
rares ici. Ar chatal n'int ket stank ama, 
le bétail est rare ici. À Ja lettre, les 
bêtes à cornes ne sont pas nombreuses 
ici. 

STANKA, v. a. et n. Boucher, empé- 
cher de couler, étancher, s'arrêter, 
fermer le passage à l'eau; p. et. 


STANKAAT, v. n. Devenir plus nom- 
breux, plus serré, plus épais; p. stañ- 
keet, stañkeat, — Stank, adj., serré, 
noinbreux. . 


STANKAD, s. f. La plénitude d’un 
étang. — Stank, 8. Î., élang. 


STANKAN, v. a. T. Voy. STAREA. 
STANKEIN, v. a. Yor. STAREA. 
STARKENN, s. f. Vallée; pl. ou. 


588 STA 


STARKENNIK, 8. L. Vallon: pl. stañ- 
kennouigou; c'est le dimintlif du pté- 
cédent. 


STANN, STANV, STANF, 5. L Y. Palais 
de la bouche. Voy. STA0ù. 


STANV. Yoy. le précédent. 
STAOL, 8. L. Etable; pl. iou. 


STAOLIAD, 8. L La contenance, la 
plénitude d’une étable. Eur staoifad 
saout, mue étable pleine de bètes à 
cornes. VOy. XAAOÙ, HRAOUIAD. 


STAON, s. f. Palais de la bouche. En 
Cornouaille, aian. — Ha du eo taon 
ho ki? votre chien est-il méchant? 
C'était jadis une croyance. Les chiens 
méchants, disait-on, avaient ls palais 
noir. C'est peut-être un des symptômes 
de la rage. 


. STAON, 5. f. Ktrave de navire; pl. 
tou. 


STAON-GAD, et aussi STAN-QAD, s. f. 
Nom fantaisiste donné au laiteron ou 
laceron, plantes. À la lettre, palais de 
la bouche du lièvre, qui flatte le palais 
du lièvre. 


STAOT, s. m. Pissat, urine de 
l'homme et suriout des animaux. 


STAOTA, Y. n. Et mieux staotet, 


STAOTER, s. m. Pisseur, qui pisse 
souvent. 


STAOTEREZ, 8. f. C'est le féminin du 
précédent. Ce mot, dans le style fami- 
lier, s'entend d'une petite fille. 


STAOTET, Y. n. Pisser, uriner, par- 
lant de l'homme et surtout des ani- 
maux; p. siaotet. VOy. TROAZA. 


STAOTIGELL (staotig-ell), s. f. Trou 
où tombent les urines des écuries, 
crèches et étables. — Staot, urine. 


STAOTIGELLA (s{aotig-ella), et aussi 
STAOTIGELLAT, v. n. Pissoter, pisser 
peu et souvent. Voy. STAOT. 


STAOT-LEC'H,s. m. Pissofr, lieu où 
l'on pisse, — Staot, urine, et lac'h. lieu. 


STE 


STAOTULZ, adj. Diurétique, qui fait 
üriner. Voy. STAST. 


STAOUN. Yor. 3188, 


STARD, adj. Ferme, raide, stable, 
tendu. 

STARD. adv. Fermement. soHdement, 
fortement, firement, instamment, C'est 
le mênie que le précédent transformé 
en adverbe, aiusi que cela arrive sou- 
vent en breton. 


STARDA, v. a. Serrer, étreinüre, 
presser, raldir; D. et. 


STARDAIK (stardu-tk}, 8. M. ke 
stardaik da eunn den, embrasser quel- 
qu'un à la manière des petits enfants, 
en croisant les bras sur le cou. — 
Starda, serrer. 

STARN. Voy. STERN, C. 

STARNA. Voy. STERN, Ù. 

STARP. VOY. STERP. 

STAT, STAD. Voy. ce dernier. 

STAUL, s. L. Y. Ktable; pl. ieu. 


STAUT, s. m. Y. Pissat, urine. YOt. 
STAOT. 


STAUTEIN (staut-e-in), v.n.V. Pisser, 
uriner; p. stautet. Voy. STAOTET. 


STAUT-LEC'H, s. m: Y. Pissoir. — 
Staut, urine, et ec'h. lieu. 


STAVAO. Voy. STAFAD. 

STAVN. Voy. STAON. 

STEAN, s. m. Etain, métal. 
STEANA, v. a. Elamer ; p. et. 
STEANER, s. m. Etameur; pl. ten. 
STEC'HENN, 8. f. C. Quenouillée. 
STED, s. m. Y. Tenon de mortaise. 
STEF, STEV, 8. m. Y. Bouchon, 


tampon ; pl. séeveu, stevon. Cu subs- 
fautif figure parmi les noms de famille. 


STE 


je connais plusieurs marchands de vin 
de ce nom. 


STEFEIN (stef-e-in), v. a. V. Boucher 
avec un bouthon; D. stefet. 


STEFIA, STEVIA. Yor. STOUFA. 


STERN, 8. m. Tirant en catr ou cordé 
d'un tambour pour faîre fendre la 
peau. — Stegna, tendre, raidir. 


STEGN, STIGN. Yor. ce dernier. 


STEGNA, STIGNA, v. à. bander. par- 
lant d'un arc; tendre, parlant des 
piéges pour prendre des animauz : 
développer ou tendre, parlant d’étof- 
fes, de toile; p. stegnet. 


STEK, 8. m. D. Gouzout ar stek, être 
au courant de ce qui se passe. 


STEKI, v. a. Frapper, heurter, tou- 
cher, p. stoket. Il se conjugue sur 
l'ancien infnitif stoki. On dit steki 
gwer, frapper où heurter les verres, 
pour exprimer le mot français trin- 
quer. 


STEL, 8. m. C. Dala d'église, ciel- 
de-lit. Dans ce dernier cas, on dit 
stel-gwele. 

STEL-GWELE. Voy. le précédent. 


STELLENN, s. f. C. Maladié des nerfs 
à la suite de laquelle on reste plus ou 
moins estropié; pl. ou. Ce mot ne 
paraît douteux. 


STÉLLÉNNA, v. a. C. Consolfder avec 
des liens un objet brisé. 


STEN, 8. m. V.T. C. Etain, métal. 
STÉNA, v. a. C. Kiger: p. et. 


STENAJ, 8. m. Y. Vaisselle de table 
faite en métal d'étain. — Sten, étain. 


STENEIN (sten-e-in), v. a. V. Elamer; 
B. stenet. Ou dit aussi stennein. 


STENN, 8. m. Y. Etain, métal. Yor, 
STEN, qui est plus régulier. 


STENN, adj. V. Tendu, raide. 


STE 589 


STENN, STEGN. Voy. ce dernier, qui 
ést plus régulier. Ñ 


STENNEIN (stenn-e-in). Y OY, STEMEIN, 
plus régulier. 


STÉNOUR, s. in. Y. Ktamieur; pl. 
stenerion. 


STER, a. L Hivière; pl. tou. 
STER, adi. Y. Serré, fixe, Yor. STARD. 
STERD, ady. Y. Fisement. Voy.STARD. 


STÉADEIN (sterd-e-in), v.a.V. Serrér, 
étreindre; p. sterdet. 


STERED, 8. pl. m. Pluriel irrégulier 
de steredenn. 


STEREDENN, 8. L. Etoilè, astre; pl. 
stered, masculin. — E kambt ar stered, 
à la belle étoile. À la lettre, dans la 
chambre des étoiles. 


STEREDENN-AR-C'HI, 8. f. À la lettre, 
étoile du chien, nom donné à la cons- 
tellation du Grand-Chien. Les Ghal- 
déens et les Egyptiens étant les peuples 
qui, les premiers, se sont occupés 
d'astronomie, il y a lieu de penser que 
ce sont eux qui lui ont donné le nom 
de Chien. Et cela est d'autatif plus pro- 
bable, que l'époque de l'apparition de 
cette constellation sur leur horizon 
coïncide avec la fonte des neiges sur 
les hdutés montagnes, et par consé- 
quent avec le débordement du Nil : 
Semblable à un gardien fidèle, le Chién 
apparaît pour les prévenir du danger. 


STEREDENNI, v. n. Briller, étinceler, 
jeler des éclats de lumiér®, 0. séete- 
dennet. 


STERÉDENN-LDSTEK, 8. L. Coriète, 
astre. À la lettre, étoile qui a une 
queue; pl. stered-lostek. 


STEREDENN-RED, s. f. Planète, astre. 
À la lettre, étoile qui cottt (redék, 
courir) ; pl. stered-red. 


STEREDENNUZ, adj. Etincelant, étoilé. 


— Steredenn, étoile. 


STEREDET, adj, Env-steredet, firma- 
ment. A la lettre, ciel étoilé. 


590 STE 
STEREENN s. f. Yor. STERENN, plus 
usité. 


STERENN, 8. f. Etoile quelconqne, 
et aussi étoile polaire. — Avel sterenn, 
le vent du nord. À la lettre, vent de 
l'étoile polaire. 


STERENNEXK, adj. Etoilé. Yor. STERE- 
DENNUZ. 


STERENNUZ. Voy. STEREDENNUZ. 


STERENN-WENER (Fener, 8. f. Pla- 
nète Vénus. — Sterenn, étoile, et 
Guwener, Vénus. 


STERN, s. m. Cadre, châssis. — 
Stern ann daol, les pieds de la table, 
considérés dans leur ensemble et for- 
mant comme une sorte de caisse à 
jour. De quelque côté qu'on les re- 
garde, ils forment comme des cadres. 


STERN, STARN, s. m. C. Attelage, 
harnais. 


STERNA, v. a. Encadrer. — Stern, 
châssis, cadre. 


STERNA, STARNA, v. a. C. Atteler; 
p. et. 


STERNEIN (stern-e-in), Y. a. Y. En- 
cadrer, harnacher; p. sternet, — Stern, 
cadre, attelage. 


STERN-GWELE (gu-ele), 8. m. Bois de 
lit. — Stern, cadre, encadrement, et 
gwele, lit. 


STERNIA. Voy. STERNA, encadrer. 


STERP, STARP, 8. m. Serpe, instru- 
ment tranchant. 


STERVENN, s. L G. Morve du nez. 


STERVENNEK, adj. G. Morveux, qui 
a la morve au nez. 


STEUAILL (steu-aill, les L mouillées), 
8. m. VŸ. Ourdissoir, terme de tisserand; 
pl. eu. 


STEUD, s. m. Tenon de mortaise, 
rangée, série. 


uaau 8. f. Tenon, mortaise; 
pl. ou. 


STI 


STEUEIN (steu-e-in), v.a.V. Obstruer, 
boucher, tamponner; p. steust. 


STEUENN, STEONENN (steu-enn), 5. f. 
Chaîne ourdie de tisserand. 


STEUI, STEUNI (steu-i), v. a. Terme 
de tsserand. Tamer, 0 s D. 
steuet, steunet. 


STEULAC'H, STEUNLAC'H, 5. nm. 
Ourdissoir de tisserand. 


STEUNENN. Voy. STEUENN. 
STEUNI. Yor. STEUI. 
STEUNVI. Voy. STEUI. 
STEUVENN. Voy. STEUENN. 


STEUZI, v. a. C. Eteindre, parlant 
d’une lumière; p. steuxet. 


STEUZIA, v. n. Disparaître comme 
sous terre, s'abimer, se ruiner; p. 
sleuxtet. 


STEV, STEF. Voy. ce dernier. 
STEVIA, STEFIA. Voy. ce dernier. 
STEVON. Voy. STEF. 


STEZL, 9. m. C. Maladie de nerfs. 
Voy. STELLENN. 


STIFF. Voy. STYFF. 


STIGN, STEGN, s. m. Ces mots déri- 
vent ou plutôt sont les radicanx des 
verbes stign, stegna, tendre ou déve- 
lopper, parlant des étoffes, tissus, etc. 
Je ne les crois usités que sous la 
forme stign-gwele, stegn-gwele, rideau 
de lit, pl. stignou-gwele, stegnou- 
gwele. 


STIN, s. m. T. Etain. 


STIR, 8. pl. m. Y. Pluriel irrégulier 
de stireenn, étoile. 


STIREENN, 8. f. Y. Etoile; pl. sim, 
masc. 


STIREENN-LOSTEXK, Y. VOy. STEREDENN- 
LOSTEE. 


STL 


STIREENN-RIT, 8. L. V. Planète; pl. 
stir-rit, masculin. — Stireenn, étoile, 
et ridek, courir. À la lettre, étoile qui 
court. 


STIRLINKAT, v. n. C. Tomber avec 
fracas. 


STIV, STIVACH, 8. m. Y. Cloison 
pour séparer les marchandises d’un 
navire, compartiment. 


STIVACH. Voy. STI, 


STIVEIN (stiv-e-in), v. a. Y. Répartir 
les marchandises d’un navire dans 
les compartiments faits dans ce but. 


STIVELL, 8. L. Source d’eau sortant 
de la roche, et, par extension, fon- 
taine. 


STIVELL, 8. f. C. Lavoir; pl. ou. 


STLABEZ, 8. L Ordures, saletés; 
sans pluriel ou plutôt pluriel lui- 
même, étant nom collectif, à l’instar 
de keuneud et autres. 


STLABEZA, v. a. Salir; p. et. 


STLASEZENN, s. f. Femme sale et 
ordurière, souillon, salope; pl. ed. 


STLAFAO. Voy. STAFAD. 


STLAFESK, s. m. Mercuriale, plan- 
tain, herbe aux crapaud, plantes. On 
dit aussi stlanvesk. 


STLAK, STRAK, 8. m. Claquement. 
STLAKA, v. a. et n. Claquer; p. et. 


STLAKAOENN, 5. f. Claque sur la joue 
ou autre part; pl. ou. 


STLANK, 8. m. B. Grenier à foin, 
endroit où l'on place le fourrage dans 
les écuries; pl. ou. 


STLANVESK. Voy. STLAFESE. 


__STLAON, s. pl. m. Pluriel de stlao- 
henn. 


STLAONENN, 8. f. Petite anguille de 
mer, anguille nouvellement née ; pl. 
stlaon. 


STL 591 


STLAPA, v. a. C. Jeter, lancer; pl. et. 
Voy. STLEPEL. 


STLECH. Ce mot, dont j'ignore la 
signification et aussi la valeur gram- 
maticale, s'emploie avec le substantif 
pl. kaol, des choux (kaol stlech), pour 
désigner une espèce de choux four- 
ragers dont on arrache les feuilles à 
mesure des besoins. 


STLEG, 8. m. Y. Krier: pl. eu. 


STLEJ. Ce mot paraît être un des 
temps du verbe stlsja, ramper. On dit 
toen stlej, reptile. À la lettre, animal 
qui rampe. 


STLEJA, v. a. et n. Trainer, ramper, 
s'étendre comme fait le lierre: p. 
stlejet. En em stleja, ramper comme 
font les reptiles. 


STLEJADENN, a. f. Il se dit d'une 
vieille femme qui a de la peine à mar- 
cher (style familier). — Stleja, ramper. 


STLEJEIN (sélej-e-in), v. a. et n. Y. 
Voy. STLEJA. 


STLEJELL, s. L Chevalet de repos de 
la charrue. 


STLEOK, s. m. Tire-pied de cordon- 
nier; pl. stleogou. On dit aussi stleuk. 


STLEPEL, STLAPA, v. a. Jeter, lancer; 
p. stlapet. Ce verbe, ainsi que l'indi- 
que le participe stla ét, se conjugue 
comme si l’infinitif était stlapa. En em 
stlepel war eunn den, s'élancer sur 
quelqu'un. 


STLEUG, 8. m. Etrier, tire-pied de 
cordonnier. Voy. STLEUK. 


STLEUGA, v. n. Mettre le pied dans 
l'étrier. 


STLEUIA. VOy. STLEUGA. 

STLEUK, STLEUG, STLEV, 8. m. Voy. 
STLEUG. Lerenn stleuk, étrivière. À la 
lettre, courroie d'étrier. 

STLEV, 8. m. Le même que stleug, 


STLEVIA. Yor. STLEUGA. 


592 STO 


STLIPOU, 8. pl. m. Tripes, boyanx, 
Yor. STRIPOU. 


STLOAK, s. m. Charrée ou cœndre 
qui a servi à faire la lessive. 


STLOKER, STOKES, a. m. Trébuchet, 
cage à piége pour prendre deg oiseaux, 
et, par extension, coupe-gorge, em 
buscade de malfaiteurs; pl. tou. 


STLONE, s. m. C. Plantain, herbe. 
STUR, 8. m. Choo, cantact. 


STOKER, STLOKER, a. m. Trébuchat 
pour prendre des oiseaux, coupe- 
gorge do malfaiteurs. Voy. STUDIER, 


STOKEREZ, 4. f. Piége à rats, ratière; 
pl. ou. 


STOK-GWER, a. m. Trinquade. À la 
lettre, choc des verres. Voy. STE. 


STOL, s. L Etole de prêtre; pl, tou. 
En greg, stols, 


STOLIKENN, 8. f. Barbe de coiffe, 
lisières pour faire marcber les enfants, 
oreille de souliers; pl. ou. 


STOLIKEZ, 8. f. Barre pour fermer 
une feuêtre. 


STOLOK, TOLOK, s. m. Bruit sourd 
en général, comme celui de Ja mer 
qui se brise, comme celui qui se pro- 

uit quand on agite une boîte où l'on 
a renfermé un objet. 


STOLOKA, v. n. Faire un certain 
bruit que les Bretons appellent stolok. 
On dit aussi toloka. 

STONA. Voy. STEUNVI. 


STONN, s. m. Mauvaises herbes que 
la horse entraîne dans un champ 
qu'on laboure. Voy. DISTONN. On dit 
ausai stoun. 


STOREENN, 8. L Courroie; pl. ou. 
STORLIKENN, 8. f. Voy. STOLIKENN. 


STORLOK, 8. m. T. Ce mot, je crois, 
est le même que stolok. 


STO 


STORLOKA, STORLOKAT, v. n. T. Ce 
sunt, je pense, les mêmes que ke. 


STORM. VOyY. STOURM, 8. M. et v. n. 
STORREENN. VOy. STOREENN. 


KTT, SYAUT (stôt}, a. me V. Ÿ. C. 
Voy. STAOT. 


STOTEIN, STAUTEIN (stôt-e-in), v. n. 
Y. Voy. STAOTET. 


STOU, 8. m. Saletation, révérence. 
— Stoui, s’incliner. 


STOUB. Voy. STOUP. 
STDUBA. Yay. STOUPA. 
STOUBEIN (stoub-e-in). VOY. STOUPEIR. 


STQUBENN, s. L. Duvet ou coton qui 
recouvre certains fruits. On dit aussi 
stoupenn. — Stoub, stoup, étoupe. 


STOUBENNEK, adj. Gotonneux, par- 
lant des fruits qui ont du duvet sur 
la peau à l’époque de la maturité. On 
dit aussi stoupennek. Voy. STOLB. Froues 
stoubennek, des fruits de cette sorte. 


STOUF, 5. m. Bouchon; pL ow. On 
dit aussi stouv. Voy. STEL, 


STOUFA, v. a. Boucher avec un hots 
chon ; p. et. On dit anssi stouta. 


STOUFAILL (les L mouillées), 8. m. 
Etuve. 


STOUFELL, s. L. Bonde de tonneau; 
pl. ou. 


STOU-GLIN, s. m. Génvflexion. — 
Stoui, se courber, s'incliner, et gtm, 
genou. 


STOUI, v. a. et n. Baisser la tête, 
saluer, se pencher, s'incliner par res- 
pect. Stouit ho penn, baissez la tête 
pour saluer. Stouet e oa he benn rar 
he galoun, il avait la tête penchée sur 
la poitrine. 


STOUIEIN (stou-te-in), v. a. et n. Y. 
Le même que stout. Il s'emploie aussi 
au sens de s'agenouiller. 


STR 


STOUIK (stou-1k), 8. m. Révérence, 
salut respectueux. C'est le diminutif 
de stou, salutation, révérence. 

STOUN. Voy. STONN. 


STOUP, 8. m. Etoupe. En grec, 
stupé. 


STOUPA, v. a. Garnir d'étoupe: p. et. 


STOUPEIN (stoup-e-in), v. a. Y. Le 
même que stoupa. 


STOUPENN. YOT. STOUBENN. 
STOUPENNEK. Voy. STOUBENNEL. 


STOURM, s. m. Bataille, combat, 
‘tempête, tournoi. Ce mot, en alle- 
mand. a la même signification. Voy. 
BEZ-ANN-STOURM, nom de famille assez 
remarquable. En allemand, stourm; 
en anglais, storm. 


STOURM, v. n. Combattre; p. stour- 
met. 


STOURMAD, s. m. Le même que 
stourm, 8. M. 


STOURMI, v. n. Non usité. Yor. 
STOURM, v. 0. 


STOUV. Voy. STOUF. 
STOUVA. Yor. STOUFA. 
STOUVI. Yor. STI. 


STRABILL (les L mouillées). Voy. 
STRAFILL. 


STRABILLA (les L mouillées). Voy. 
STRAFILLA. 


STRAD, s. m. C. Le fond, l'endroit 
le plus bas, le plus creux, fond de 
cale d'un navire, fond d'un baquet, 
d'un tonneau. 


STRAOA, v. a. C. Mettre un fond, 
parlant d'un tonneau, d'un baquet. 


STRAFILL (les L mouillées), s. m. 
Emoi, trouble, émotion. 


STRAFILLA (les L mouillées), v. a. 
et n. Troubler, parlant de l'eau, lui 


STR 093 


faire perdre sa limpidité, émouvoir, 
s'émouvyoir; p. strafillet. 


STRAFILLET (les L mouillées), adj. 
et part. Effaré, troublé par émotion. 


STRAFILLUZ (les L mouillées), adj. 
ffrayant. 


STRAGELL (strag-ell). Voy. STRALELL. 


STRAK, 8. m. Craquement, bruit 
éclatant, et, par extension, on le dit 
d’un pet. 


STRAK, 8. m. Y. Boue, crotte. 


STRAK, ad). C. Il se dit d'une fille ou 
femme à la mode. 


STRAKA, STRAKAL, Y. n. Eclater 
comme fait le tonnerre, craquer au 
feu, se rompre avec bruit, et, par 


extension, péter, faire un pet; p. 
straket. 


STRAKAL, v. n. Yor. STRAEA. 


STRAKEIN (strak-e-in), v. n. Y. Le 
même que strakal. 


STRAKELL, 8. L. Movulinet pour ef- 
frayer les oiseaux ; c’est aussi le nom 


que l’on donne à une certaine partie 
’un moulin. 


STRAKER, STRAKLER, 8. m. Hableur, 
bavard; pl. ten. 


STRAKILLENN (les Lmouillées), 8. L.G. 
Coryza, maladie du cheval, sorte de 
rhume du cerveau qui peut dégé- 
nérer en morve. 


STRAKL, STRAK. Voy. ce dernier. 
STRAKLA. VOy. STRALA. 

STRAULER. VOY. STRASER. 
STRAKLEREZ, s. m. Canelle de moulin. 


STRAKOUER, 8. m. Ratière, piége à 
rats ; pl. ou. 


STRAKOUILLON (les Lmouillées), s.m. 
Et aussi strakouilloun, étranguillon, 
morve, maladie des chevaux. Ce mal 
affectant la gorge des chevaux, on 


75 


594 


l'emploie troniquement en parlant d'un 
homme bègue : ema ar strakouillon 
gant-han, il est bègue. 


STRAKOUILLOUN (les L mouillées). 
Voy. le précédent. 


STRANA, v. n. Planet, babiller. 


STRANTAL, adj. Distrait, évaporé, 
peu attentif. Eunn den strañual, un 
étourdi. 


STRADUEIN, Y. Voy. STREAQUEIN. 


STRAP, 8. m. Désordre, bruit et dé- 
sordre dans une maison, cliquetis, et 
aussi machine pour prendre des bêtes. 


STRAPA, v. n. Faire grand bruit 
dans un ménage. 


STRAPAT, V. Ce mot, dont j'ignore 
la signification et aussi la valeur gram- 
maticale, s'emploie comme suit en 
Vannes : ur strapat den, un faiseur 
d'embarras, un individu qui fait beau- 
coup de bruit et dont on a un peu 
peur. 


STRAPENN, 8. f. C. Crochet pour 
attacher le bétail à l’étable ; pl. ou. 


STRAVILL (les L mouillées). Voy. 
STRAFILL. 


STREAQUEIN, STRAQUEIN (streaoue-tn), 
Y.a.V. Eparpiller; p. streaouet, straouet. 


STR 


STREAT, 8. f. Ruelle, venelle, petit 
chemin; pl. strejou. En allemand, ce 
mot signifie rue. En anglais, street. 


STREAT-ZALL, 5. f. Impasse, cul-de- 
sac, petit chemin sans issue. — Streat, 
venelle, et dall, adj., aveugle. 


STREBAUT, STREBOT {strebôt), 8. m. Y. 
Mémarchure. 


STREBAUTEIN (strebaut-e-in), v. H. V. 
Trébucher, broncher, parlant d'un 
cheval; p. strebautet. 


STREBOT (strebôt). Voy. STREBAUT. 


STREC'H, STRIC'H, adj. V. Etroit. Ces 
mots, dit-on en Vannes, ainsi que 
leurs dérivés, sont considérés comme 
obscènes. Voy. STRIZ. 


STR 


STREC'HEIN, STRIC'HEIN(strec'h-e-in), 
v. a. Y. Rétrécir; p. strec’het, stric'het. 
Voy. STREC'H. 


STRED, STRET. Voy. ce dernier. 


STREFIA, STREVIA, v. n. Eternuer; 
D, strefiet, strevtet. 


STRÉFIADENN, 8. L. Et aussi strevia- 
denn, éternuement. | 


ETRE (strei), Y. a. C. Répanüre, 
éparpiller; p. stret. 


STREILL (les L mouillées), s. m. 
Pierre d'attente; pl. ou. 


STREQUED, STROUED, s. m. Y. Litière 
de chemin dont on fait du fumier 
Yoy. ROUIAT. 


STREP, s. m. Sorte de fauciile pour 
couper le foin. 


STREP, s. m. Y. Marre, instrument 
d'agriculture; pl. eu. 


STREPEIN (strep-e-in), v. a. Y. Tra- 
vailler à la marre, p. strepet. 


STRET, s. L V. T. C. Ruelle, venelle, 
petit chemin. Voy. STREAT. 


STREUEIN (séreue-in), v. a. Y. Ré- 
pandre, éparpiller; p. streuet. 


STREVIA, STREFIA. Voy. ce dernier. 
STREVIADENN. Voy. STREFIADENN. 


STRIBILLA (les L mouillées), v. a. C. 
Être suspendu à. 


STRIBOUILLA (les L mouillées), v. a. 
Agiter un objet dans l'eau. 


STRIBOURZ, s. m. Tribord, terme de 
marine. 


STRIC'H, STREC'H, adj. Y. Etroit. 
Voy. STREC’H. 


STRIC'HEIN (stric'h-e-in), v. a. Y. Le 
même que strec'hein. 


STAIF, s. m. Contestation, querelle, 
efforts; pl. ou. — Strita, contester, 
quereller. 


STR 


STRIF, 8. m. C. Exactitude. 
STRIFA, v. n. Yor. STRIVA. 


STRILL (les L mouillées),s.m. Goutte 
d'un liquide qui tombe; pl. ou. 


STRILLA (les L mouillées), v. n. 
Suinter, couler par goutte, distiller; 
n. strillet. 


STRILLIK (les L mouillées), s. m. 
Petite goutte d'un liquide qui tombe; 
c'est le diminutif de stri, 


STRINK, 8. m. Cristal. Eur werenn 
k, un verre de cristal. 


STRINK, 8. m. Jet en général. C'est 
le radical des mots qui suivent ; il 
n'est pas usité. 


STRINKA, v. n. Jaillir, rejaillir, Jeter, 
se rompre avec éclat; p. et. — En em 
striñka, se jeter sur, se jeter dans. 
En em ‘strinka enn dour a reas, il 8e 
jeta dans l’eau. 


STRINKAD 
de seringue. 





m. Jet de fontaine, jet 





STRINKEIN (striñk-e-in), v. D. Y. 
Jaillir; p. striñket. Yor. STRIRKA. 


STRINKELL, s. L Seringue, sarba- 
cane; pl. ou. 


STRINLELLA, et aussi STRINKELLAT, 
v.a. Seriuguer; p. strifikelles. 


STRINKEREZ, s. f. Sarbacane. 


STRINPENN, s. L Y. Boyau, tripe; 
pl. striñpeu, masculin. 


STRINPEU, s. pl. m. Y. Pluriel Iné. 
gulier de striñpenn. 


STRIQUADENN, 5. f. Y. Eternuement; 
pl. eu. 


STRIQUEIN (strioue-in), v. n. V. Eter- 
nner: p. striouet, On dit aussi siriuein. 


STRIPENN, 8. L Boyau, (ipe: pl. 
stripou. 


STRIPENNA, v. n. Se fendre par l'effet 
de la fièvre; du froid, parlant des 
* res. 





STR 595 
STRIPER, 8. m. Marchand de tripes; 
Pl. en. VOy. STRIPENN. 


STRIPEREZ, 8. L Féminia du précé- 
dent. 





STRIPEU, STRINPEU, s:-pl. m. Y. 
Tripes, boyaux. Yor. STRIPERN. 





STRIPQU, 8. pl. m. Yor. STRIPENN. 


STRIUEIN (sriue-in), v. 0. Y. Bler- 
nuer; p. striuet. On dit aussi striouein. 


STRIV, STRIF, a. m. Contestation, 
querelle, efforts. 


STRIV, STRIF, 8. m. C. Rxactitude, 


STRIVA, STRIFA, +. n. Contester, 
quereller, s’efforcer. 


STRIVART, adj. C. Assidu, exact, 
actif. mn 


STRIZ, 8.m. Détroit. Voy. STRIZ-DOUAR, 
STRIZ-MR. 


STRIZ, adj. Etroit, peu large, formel, 
précis. Cet adjectif s'emploie aussi 
comme adverbs dans le sens de fors 
mellement. Gourc'hemenn stris, Or- 
donner formellement. 


STRIZA, v. a. Rétrécir; p. et. 


STRIZ-DOUAR, s. m. Isthme. À la 
lettre, détroit de terre. 


STRIZ-VOR, 8. m. Détroit de mer. 
— Striz, détroit, et mor, mer. 


STROB, STROP, 8. m. Corde qui retient 
un aviron ou une poulie, lien de plu- 
sieurs choses réunies. Yor. STROP. 


STROS, ou plutôt FALS-STROB, 8. L 
Etrape, sorte de faucille pour couper 
à tours de bras. Voy FALS-STR08. 


STROBA, v. a. Enfler, parlant des 
grains d'un chapelet, etc., lier plu- 
sieurs choses ensemble, entourer ; 
p. et. 


DRK, 8. m. Enfilade, choses en- 


. STROBELLA, v. a. Enjoler; p. et. 


596 STR 


STROBINELL, a. L Charme per sorti- 
lége, enchantement, magie; pl. ou. 


STROBINELLA, v. a. Enchanter par 
sortilége; p. et. 


STROBINELLER, a. m. Sorcier, en- 
chanteur; pl. ien. 


STRODENN, 8. L. C. Grotte, boue, et, 
par extension, salope, souillon, fille 
coureuse, prostituée ; pl. ed. 


STRODENNET, adj. G, Qui est crotté, 
parlant des vêtements. 


STROEZ. Yor. STRQUEZ. 


STRULL, STROLLAD, s. m. Assem- 
blage, assemblée, réunion. 


STROLLA, v.a. Joindre ou assembler 
des objets, coupler des chiens; p. et. 


STROLLAD, s. m. Assemblage, groupe, 
troupe ou bande, réunion, assemblée: 
pl. ou. À strolladou, par groupes, par 
paquets. 


STRON. B. Ce mot, dont je ne con- 
pais ni le sens, ni la valeur gramma- 
ticale, s'emploie avec le substantif frt, 
nez : fri stron, nez morveux, B. 


STRON&, a. m. Petit vaurien. 


STRONK, STROUNK, s. m. Excrément 
humain, certain appât pour la pêche. 


STRONS, 8. m. Cuhot ou secousse 
d’une charrette; pl. ou. 


STRONSA, v. n. Caboter, éprouver 
des cahots dans une voiture; p. et. 
Voy. DISTRORSA. — Stronsa ha distroñsa 
a ra ar c'harr, la chariette cahotte 
beaucoup. 


STROP, STROB, 8. m. Corde qui re- 
tient l'aviron, corde qui retient uue 
poulie, lien de plusieurs objets réunis. 


STROP, FALS-STROP, a. L. VOy. FALS- 
$TROB, étrape, certaine faucille. 


STROPA, v. a. Couper à tours de bras, 
parlant du blé, des halliers, etc. ; p. 61. 
— Sirop, faucille à cet usage. 


STR 


STROPAD, s. m. Trousseau, paquet; 
pl. ou. 


STROPET, adj. Y. Troet skrapet, Y., 
pied-bot. 


STROUED, STREOUED, s. m. Y. Li- 
tière de chemin pour faire du fumier. 
Voy. ROUIAT. 


STROUEZ, s. m. Sans pluriel, ou plu- 
tôt pluriel lui-même, étant nom col- 
lectif à l'instar de keuneud et autres. 
Broussailles, halliers. 


STROUEZEK, adj. Couvert de brous- 
sailles, de halliers. 


STROUILL (les L mouillécs), s. m. C. 
Boue, crotte, ordures, saletés ; sans 
pluriel. Ce mot a une grande quantité 
de dérivés, au nombre desquels sont 
distrouill, moustrouill, bastrouill, et 
les suivants. 


STRDUILLA (les L mouillées), v. a. C. 
Salir de crotte, de boue; p. strouillet. 


STROUILLEK (les L mouillées), adj. 
C. Sali de crotte, de boue. 


STROUILLENN (les L mouillées), s. f. 
C. Brouillard. lL se dit aussi d'une 
fille de mauvaise vie, salope. 


STROUILLENNUZ (les L mouillées), 
adj. C. Qui ämène du brouillard. 


STROUNK, STRONK, a. m. Voy. ce 
dernier. 


STRUFUILLA (les L mouillées). Yo. 
STRAFILLA. 


STAUJ. adj., ct de préférence, stru- 
jus, fertile. 


STRUJA, v. n. Devenir fertile. Ce 
verbe n'est pas usité, je crois, si ce 
u’est aux environs de Morlaix. 


STRUJUZ, adj. Fertile. 


STRUZ, S. m. C. Mine, contenance, 
facon. On dut plus souvent sius, C. 


STAULIET, adj. C. Gwall strusiet, qui 
a mauvuise mine. 


STU 


ETU, STUO'H, s. m. Plume d'oiseau ; 
pl. stuc'hiou. Stu ar bir, aileron de la 
flèche. 


STU, adj. G. Fertile. Douar stu, C., 
terre chaude ou en rapport. 


… STUC'H, 5. m. Plume d'oiseau ; pl. 
tou. 


STUC'HENN, s. f. Touffe, parlant des 
cheveux, gerbe de blé; pl. ou. 


STUC'HENNA, v. a. Engerber, former 
des gerbes de blé; p. et. 


STUC'HIA, v. n. Se couvrir de plu- 
mes, parlant des petits oiseaux. En 
style familier, se rempluomer (figuré). 
— Stuc'h, plume. 


STUDENN, 8. L. VOy. STEUDENN. 


STUF, 8. m. Y. L'odeur de rance, le 
goût de rance. 


STUFEIN (stuf-e-in), v. n. Y. Rancir, 
devenir rance; p. sufet, 


STUIA, v. n. C. Ouvrir des jachères, 
labourer une terre qui est restée en 
repos. Yor, STU, adj. C. 


STULTENN, s. f. Y. Fantaisie bizarre, 
sotte fantaisie, extravagance, trait de 
folie; pl. ou. Ka latin, stultus, fou. 


STULTENNA, v. n. Faire ou dire des 
extravagances. VOy. STULTENN. 


STULTENNUZ, adj. Sujet aux extra- 
vagances. 


STUM, s. m. Tas, monceau. Un vieux 
manuscrit donne ce mot comme adjec- 
tif avec le sens de amoncelé. 


STUMM, s. m. T. Tournure, pres- 
tance. Voy. le suivant. 


STUMMET, adj. T. Eunn den stummet 
mad, une personne qui est bien tour- 
née, qui a une belle prestance. 


STUR, s m. Gouvernail de navire; 
pl. iou. Voy. STURIQU, qui, en Cor- 
nouaille, s’emploie au sens de maxi- 
mes. 


SUG 597 


STUACH, 5. m. KEsturgeon, poisson; 
pl. ed. 


STURIA, v. a. Gouverner où diriger, 
parlant d'un navire; p. sturiet. 


STURIER, s. m. Pilote, patron de na- 
vire. — Stur, gouvernail. 


STURIQU, 8. pl. m. Ce mot, qui n'est 
autre que le pluriel de stur, gouver- 
aail, s'emploie en Cornouaille au sens 
de maximes, préceptes. On comprend 
l'allusion. 


STUZ, 8. m. C. Manière, façon, état. 


STYFF, 8. m. (anc.) Source d’eau 
sortant de roche, lavoir. Dans ce der- 
nier sens, ce mot se dit encore à 
Ouessant. Voy. STIVELL. 


SUA, 8. m. Y. Suif. 
SUAFF, 8. m. (anc.) Suif. 


SUALEK, 8. f. Saule à fleurs; pl. 
sualeged, sualegi (sualeg-ed, sualeg-i). 


SUANN, 8. m. Y. Savon. 


SUANNEIN (suann-e-in), Y. a. Y. Sa= 
vonner ; p. suannet. — Suann, V., 
Savon. 


SUAOUEIN, SUAYEIN (suaoue-in), v. a. 
Y. Suiver, enduire de Suit: p. suaouet, 
suavel. — Sua, suav, V., suif. 


SUAU, SUAV, s. m. Y. Suif. 

SUAV, 8. m. Y, Suif. . 

SUAVEIN (suav-e-in). VOY. SUAOUEIN. 
SUCH, 8. m. C. Voy. SUGELL (sug-ell). 
SUOHOU, 5. pl. m. Traits de voiture. 


SUDELENN, 8. f. Judelle, oiseau; 
p!. sudeled. 


SUDIAGON, s. m. Sous-diacre, ordre 
sacré; pl. ed. 


SUG, SUGELL (sug-ell), 8. L. Corde de 
l'attirail de la charrue, corde pour 
serrer le foin et autres sur une char- 
rette, corde pour attacher une vache 
au pâturage. 


598 SUK 


SUGELL (sug-ell1, 8. L. Il a le même 
sens, au nropre, que le précédent. 
Dorn sugell, anneau formé avec un 
bout de branche flexible, et qui ter- 
mine la corde d'amarrage de la charge. 
Bramm sugell. pet criard et tratnant. 
À la letire, aussi long que la corde 
d'amarrage dout nous venons de 
parier. 


SUHUN, 5. L. Y. Semaine; pl. ieu. 


SUHUNQUR, s. m. Y. Semainier, heb- 
domadier ou prètre de semaine. 


SUIAT, 8. m. C. L'espace où peut 
pâturer une bête attachée. Ce mot 
parait avoir sug pour radical. 


SUIENN, 8. f. Dorade, poisson; 
pl. ed. 


SUIEU, 8. pl. m. V. Traits de voiture. 


SUILL (les L mouillées\, 8. m. 
L'odeur de brûlé, odeur de roussi, 
parlant de viande cuite à un feu trop 
ardent. Pour la prononciatton, voyez 
la série CILL au Dictionnatre des rimes. 


SUILLA (les L mouillées), v. a. Cuire 
trop un rôti, le brûler à la surface par 
un feu trop vif; p. suillet, Ce verbe 
8’emploie aussi au seus de flamber 
une volaille ou un bâton vert : suilla 
eur 1ar. 


SUILLET (les L monillécs), adj. et 
participe du précédent. Qui est brûlé 
à la surface, parlant d’un rôti. 


SUJ, s. m. Joug des bœufs attelés. 
Ce mot ne s'emploie pas au figuré; 
mais il sert de radical aux deux sui- 
van{s. 


SUJA. v.a.et n. Assujettir, dompter, 
obéir; p. sujet. — Les mots francais 
sujet, vassal, ont la mème signification 
que le participe de ce verbe. 

SUJEDIGEZ (sujerig-r5), s. f. Assujet- 
tissement, subordination, dépendance, 
obdissance. 


SUKR, s. m. Sucre. Mean sukr, pain 
de sucre. 


SUKRA, v. a. Sucrer; p. et. 


PC < vrnete rrn 


SUL 


SUKR-DU, 8. m. Cassonnade. A la 
lettre, sucre noir. 


SUKRIN, 8. pl. m. Pluriel de sukri- 
nenn. . 


SUKRINENN, s. L Et mieux, aval 
sukrin, melon, fruit; pl. sukrin, et 
mieux, avalou sukrin. 


SUKAR-KANTIN, 8. m. Sucre candi. 
SUL, s. m. (anc.) Soleil. 


SUL, DISUL (di-sul), 8. m. Dimanche. 
Ces deux mots ne s'emploient pas in- 
différemment. Voy. le mot SEMAINE à 
mon \Noureau Dictionnaire français- 
breton 1869. Sul al lard, le dimanche 
gras. Disul genta, dimanche prochain. 


SUL, Y. Particule de comparaison. 
Voy. SEUL, tant plus. 


SUL, s. m. Y. Le même que suill. 
Cette orthographe est vicieuse. 


SULBEDENN.s.f. Imprécation ; pl. ou. 
Ce mot est évidemment composé de 
pedenn, prière, et de sul; mais le sens 
de ce dernier mot m'est inconnu. 


SULBEDER, a. m. Qui profère des 
imprécations ; pl. ten. 


SULBEDI, v. n, Maudire, proférer 
des imprécations; n. sulbedet, Voy. 
SUL8EDENN pour la composition. 


SULER, a. f. Y. Galetas, grenier, 
fenil, coffre à bic: pl. teu. 


SULER {anc.) Plancher. 


SULIEIN, et aussi SOUILLEIN (sulte-in), 
v. n. Y. Brûüler à l'extérieur, parlant 
d'une viande exposée à un feu trop 
ardent. Voy. SUILLA. 


SULIEK, adj. C. Qui appartient au 
dimanche. Ho tillad suliek, et mieux, 
ho tillad sul, vos habits du dimanche. 


SULVEST. s. m. Sud-ouest. Arel sul- 
vest, vent du sud-ouest. 


SULVEZ, s. m. La durée du diman- 
che. — Sul. dimanche, etrez. Voy. ce 
mot. Eur sulvez da nox, un dimanche 


TA- 


soir. Le substantif sulrez, comme on 
le voit, se construit avec l'article in- 
défini eur, ce qui n’a pas lieu pour 
sou radical sul. 


SUN, s. m. Jus, suc, parlant des 
viandes, légumes, etc. 


SUN, 8. L T. C. Semaine. Yor. SIZUN. 


SUN, SUHUN, s. f. Y. Semaine. Yor. 
SIZUN. 


SUNA, Y. a. Sucer, p. êL. — Sun, 
jus, suc. 


SUNEIN, CHUGEIN (sune-in), v. a. Y. 
Sucer ; p. sunet. — Sun, BUG. 


SUN-GAD, 8. m., et aussi sungad, 
8. m., fleur du chèvre-feuille. A la 
lettre, sac du lièvre. Quelque obser- 
vateur aura dù remarquer que le lièvre 
est friand de cette plante. 


SUTA, SUTAL. Voy. ce dernier. 


TAB 509 


SUTADENN, 8. f., et aussi sutella- 
denn, s. f., coup de sifflet donué avec 
ua sifflet ; pl. ou. 


SUTAL, v. n. Sifler avec on sifilet ; 
p. sutet. 


SUTELL, 8. L. Sifflet, chalumeau à 
musique ; pl. ou. 


SUTELLA, v. n. Siffler avec un sifflet; 
p. et. 


SUTELLADENN, s. L Coup de sifflet 
donné avec un sifflet; pl. ou. 


SUTELL-AR-GOUZOUK, a. L Trachée- 
artère. À la lettre, sifflet du cou, de 
la gorge. 


SUTELLER, SUTER, 8. m. Siffleur. 
Voy. les précédents. 


SUZUN, 8. f. Semaine. Yor. SIZUN, 
plos usité. 


TL 


Nous rappelons ici que la lettre T, 
comme les autres consonnes, se fait 
sentir fortement à la fin des syllabes 
et des mots. Ainsi, arat, kevret, paot, 
se prononcent comme en français : 
arate, kevrèle, paote. 


TA, proa. poss. Y. T. C. Ton, ta, tes. 
Voy. DA, du Léon. 


TA, conj. Par syncope pour eta, donc. 
Deuz ‘ta! viens donc! Voy. ETA. 


TA-HANI, TA-HENI, adj. poss. V.T. C. 
Le tien, la tienne. 


TABARLANK, s. m. Dala d'église, dala 
pour porter le Saint-Sacrement. 


TABERNAKL, s. m. Tabernacle. 


TABLEZ, s. m. Damier, échiquier; 
pl. ou. 


TABOULIN, a. f. Tambour; pl. ou. 


TABUT, s. m. Y. Bruit, contestation, 
querelle; pl. ou. 


TABUTAL, v. H. V. Gronder, répri- 
mander, quereller; p. tabutet. Il se 


600 TAC 


conjugue comme si l'infinitif était 
tabuta, et plus souvent avec l’auxiliaire 
ober. 


TABUTES, s. m. Y. Querelleur; pl. 
ton. 


TABUTEREZ, 8.f. Y. Féminin du pré- 
cédent; pl. et. 


TACH, 8. m. Clou, pointe en fer; 
pl. ou. 


TACHA, v. a. Clouer; p. et. 


TACHAO, et mieux, TACHAD LABOUR, 
travail que l'on doit faire. Ober pep- 
hmt he dachad. faire chacun sa part 
de travail. 


TACHADIK, 8. m. Iastant, moment. 
Enn eunn tachadik, dans un instant. 


TACHEIN, v.a.V. Clouer ; p. tachet. 


TACHENN, 5. f. Place ou lieu en 
on, esplanade, place non payée 
’un village. On dit aussi (achenn rara, 
un morceau de pain taillé en large. 
War ann dachenn, sur la place. 


TACHENN-AR-BREZEL, 8. f. Champ 
de bataille, lieu où a été livré un 
combat. À la lettre, place, lieu de la 
guerre. Voy. MEZ-ANN-STOURMH. 


TACHENN-GEAR, s. f. (Prononcez 
gear, comme en francais, gué-ar). Place 
publique de village. — Tachenn, place 
où pousse le gazon, et kear, ville, 
village. 


TACHENN-GLAZ, 8. f. Pelouse, pä- 
turage. — Tachenn, lieu où pousse le 
gazon, et glas, adij., ver. 


TACHENN-VARC'HAD, s. f. Place du 
marché d'un village. — Tachenn, es- 
planade, licu où pousse l'herbe, et 
marc'had. marché. 


TACHER, s. m. Cloutier; pl. ten. — 
Tach, clou. 


TACH-KROK, s. m. Patte-fiche; pl. 
tachou-krok. À la lettre, clou crochu. 


SACHOUR, 8. m. Y. Cloutier; pl. 
tacherion. — Tach, clou. 


TAG 


TAD, 8. m. Père, degré de parenté. 
Ce mot s'emploie aussi au sens de père 
spirituel, supérieur ecclésiastique. 


TADEK, 8. m. Y. Beau-père. — Ta, 
V., père. Voy. TAD-FAER. 


TAD-IEU, s. m. Y. Trisaïeul. On le 
dit aussi du grand-père. 


TAD-IOU, s. m. Trisaïeul. Ce nom, 
eu poésie, est donné à Jupiter, le roal 
des cieux et le père des dieux ches 
les palens. 


TAD-KAER, 8. m. Beau-père. — Tad, 
ère, et kaer, beau. C'est une sotte 
mitation du français beau-père. À 
vannes, on a conserté le vieux mot 


TAD-K0Z, 8. m. Grand-père, degré 
de parenté. — Tad, père, et Kot, 
vieux. 


TAD-KUN, et aussi TAD-KUNV, s. m. 
Bisaïeul. — Tad. père, et kutt, kune, 
débonnaire. 


TAD-PAEROUN, a. m. Parrain d’un 


nouveau-né. — Tad, père, et paeroun, 
parrain. 


TAO-SANT-DOMINIK, 8. m. Domini- 
cain; pl. adou Sant-Dominik. 


TAER, adj. T. Le même que tear. 


TAFF, 8. m. (anc.) Bouchon de bou- 
teille. 


TAG, s. m. Ktranglement, suffoca- 
tion, étranguillon, esquinancie. — 
Taga, étrangler. L'on dit per tag, nour 
désigner des poires âcres, des fruits 
difficiles à avaler, des poires d’étran- 
guillon. Voy. ce dernier mot à mon 
Dictionnaire francais-breton 18069. 


TAGA, v. a. Etrangler, étouffer, suf- 
foquer, dévorer, parlant des bêtes fé- 
roces ; assaillir ; p. et. 


TAGER ({tag-er), s. m. Etrangleur; 
pl. ten. lL se dit au figuré en parlant 
d'un homme qui gagne par usure et 
autres moyens réprouvés. 


TAGUZ, adj. V. Acre, âpre, parlant 
de certains fruits. Voy. TAG. 


TAL 


TAILL (les L mouillées), s. m. Ma- 
nière, façon, stature. A-daill, de la 
bonne manière. Voy. DAILL. E-taill 
d'ann anevaled, à la façon des bêtes. 


TAILL (les L mouillées), 8. m. Dan- 
ger. E-taill da vervel, en danger de 
mourir. Ce substantif ne s'emploie 
que sous la forme précédente. 


TAILLEU (les L mouillées), s. pl. m. 
Y. Le même que taillou. 


TAILLOU (les L mouillées, s. pl. m. 
Impôts, contributions, ce qu’on nrt 
lait autrefois en France, la Taille. 
Quelques-uns donnent à ce mot, et à 
tort, le sens de façons, cérémonies. 
Yor. TALIGU, qui est la véritable ex- 
pression. 


TALENEEIN (iaken-e-e-in), v. a. Y. | 


Ruminer. 
TAKENN, 8. L T. Petite quantité de 
liquide, goutte de liquide. 


TAKENN, sorte d'adverbe qui n'est 
autre que le subatantif pi lent. Pas 
du tout. 11 ne s'emploie que dans les 
phrases négatives : n'en eve 
takenn. À la lettre, il n'a pas bu 
goutte. 


TAKON, s. m. Pièce pour raccommo- 
der des vêtements, des souliers, des 
ustensiles de cuisine, comme casse- 
roles, etc.; pl. ou. 


TAKONA, v. a. Rapiécer, mettre des 
pièces aux vêtements, aux souliers, 
aux casseroles; p. et. 


TAKONEIN (takon-e-in), v. a. V. Le 
même que takona. 


TAKONER, 8. m. Savetler; pl. en. On 
Je dit aussi d'un fripier qui fait métier 
de réparer les vieux vêtements pour 
es revendre. 







TAKONEREZ, 8. L. Fripière; pl. ed. 
AL, 5. m. Fond de tonneau, de 


81m. Façade, front ou partie 


TAL 601 


TAL, TEL, 8. m. et adj. (anc.) Ces 
mots paraissent avoir été usités autré- 
fois au sens de élevé et de tertre. 


TALA, v. a. Mettre un fond à un 
tonneau, à un baquet, etc. — Tal, 
fond de tonneau, etc. 


TALABAO, 8. m. Bruit ou ta et 
agitation dans une maison où il 
une fête. Eno ex oa eunn talabao bras, 


TALADUR, s. m. Doloire de tonne- 
lier ; pl. ou. 


TALADURIA, TALADURIAT, Y. a. Do- 
ler, aplanir avec la doloire. Taladu- 
riat eunn lamm koat, doler un mor- 
cesu de bois. 


TALAR, TARAR, 5. m. Tarière; pl. 
ou. 


TALAR, s. m. Sillon fait en travers 
au bout d’un champ, afin de pouvoir 
y conduire la charrue et labourer le 
terrain; pl. ou. Le pluriel talarou a un 
sens figuré asses remarquable. Voy. 
ce mot. 


TALAREG, 8. m. Lançon, petit pois- 
son. Voy. TALMRES, qui est plus régu- 
ler. 


TALAREGETA (falareg-eta), Y. n. Pé- 
cher des a p.64. L 


TALAREGETER (folareg-etsr), 8. m. 
Pécheur de pG pl pl 


TALAREGETEREZ (tal eteres), 8.1. 
Féminin du précédent ; pl. ed. 


TALAREK, TALAR( 





U 
sans doute été donné à cause de sa 
mâchoire allongée et pointue qui lui 

t de se percer un gîte le 


L. sl que pou Fons dit en son 

eu, indique la possession, 2 
pride. C'eat done, à la lettre’ un pois. 
son qui possède une tarière, comme 
lostek (lost et sb, qui une 
queue. 


7 


602 TAL 


TALAREU, 8. pl. m. Y. Enn talareu, 
Y. Les quatre premiers jours du 
carème. 


TALAROU, s. pl. m. Pluriel de talar, 
sillon en travers, pour faciliter le 
charruage aux extrémités des champs. 
Ce pluriel a nn sens figuré dans Île 
style familier : Ema oc'h ober he da- 
larou, il est à l'agonie. A la lettre, il 
est à faire ses sillons en travers (ce 
qui indique que la fin du travail est 
proche). 


TALAZROU, 8. pl. m. C. Les quatre 
premiers jours du carème. 


TALBENN, s. L Croupe du cheval, 
pignon de maison, fronton d'un édi- 
fice. 11 est masculin selon quelques- 
uns. 


TAL80D, TALBOT, 8. pl. m. Voy. 
TALBODENN. 


TALBODENN, 8. f. Angélique sau- 
vage, et suivant d'autres, panacée; 
pluriel irrégulier, talbod, masculin. 


TALED, 8. L. Bandeau. Voy. le sui- 
yant. 


TALEDENN, S. f. Bandeau, frontal; 
pl. ou. 


TALEIN (fal-e-in), v. a. Y. Mc'tre un 
fond à un tonneau, à un baquet; 
p. talet. — Tail, fond de tonneau, etc. 


TALEIN (tale-in}, v. a. Y. Être d'un 
certain prix, valoir. Voy. TALVOUT, TAL- 
VEZOUT. 


TALEK, adj. Qui a le front très-pro- 
noncé. — Tai, front, et ek. qui mar- 
que la possession. Voy. Er. 


TAL-ERV, a. m. On donne à ce subs- 
tantif la même signification qu'à talar, 
sillon en travers. 


TALFAS, s. m. Trogne, grosse figure 
à la Joie. 


TALFASA (talfa-sa), v. a. Rapiécer 
des vêtements; p. talfaset. 


TALFASEK (talfa-sek), ad]. Qui a une 
trogne. Voy. TALFAS. 


TAL 


TALGENN (talg-enn). Voy. TALEBERS. 


TALGENN (ta/g-enn), a. f. G. Plas- 
chette que l'on suspend aux cornes 
des vaches et qui leur couvre les 

ux, ce qui les empêche de franchir 
es haies des champs, à ce que l'on 
prétend. 


TALIER, 8. f. Croupe du cheval, du 
taureau. 


TALIQU, s. pl. m. C. Façons, céré- 
monies, minauderies, certaine affec- 
tation. Gañt taliou, avec affectation, 
pour se l'aire prier. Ober taliou, faire 
des façons. 

TALLASLA. Voy. TARLASFAT. 


TALLASKENN, s. f. Tique, insecte; 
pl. ed. Yor. TARLASKER. 


TALLASKER. VOy. TARLASKER. 

TALLD, TALIO, 8. pl. m. T. Façons, 
cérémonies pour se faire prier. Voy. 
TALIOU. 

TALLOUDEK. Voy. TALVOUDER. 

TALLOUT. Voy. TALYEZOUT. 


TALM, 8. L. Fronde pour lancer des 
pierres; pl. ou. 


TALMAD, s. L Coup de ronde. 


TALMAT, v. n. Jeter des pierres 
avec une fronde ; p. talmet. 


TALMER, S. m. VOy. BATALMER. 
TALOD, s. m. Bandeau, frontal. 
TALPAD, TOLPAD. Yor. ce dernier. 


TALPENN, TALBENN. Voy. ce der- 
nier, 


TALRIDA, KALRIDA, v. n. GC. Rechi- 
guer ; p. et. 


TALTAZENN, 8. L Tarte, galette, 
sorte de pâtisserie; pl. taltaz. 


TALTEZ, 8. m. C. Tarte, sorte de 
pâtisserie. 


TAM 


TALTOUZ, adj. Camard, et aussi 
émoussé du tranchant. 


TALTOUZA, v. a. Agacer, parlant des 
dents, émousser le tranchant, parlant 
d'un outil. 


TALVEZOUT, v. a. et n. Valoir, coû- 
ter, servir, être bon à, mériter, attirer 
un blâme, etc.; n. talvezet. He-man a 
dalves muioc'h ert va-hini, celui-ci 
vaut mieux que le mien. 


TALVOUDEGEZ (talvoudeg-ex), 8. L 
Avantage, utilité. Yor. TALYOUT. 


TALVOUDEK, TALVOUDUZ, adj. Avan- 
tageux, profituble, utile. Voy. TALVOUT. 


TALVOUDUZ. Voy. le précédent. 


TALVOUT, v. a. et n. Valoir, coûter, 
servir à. être bon à, mériter, attirer 
un blâme; p. talvet, talrezet. Le verbe 
talvezvut est plus usité que talvout. 


TAMALL, s. m. Blâme, reproche, 
réprimande; pl. ou. 


TAMALL, v. a. Blâmer, réprimander, 
accuser, désapprouver; p. tamallet. 
Tamallet e 0e da veza ler, il fut ac- 
cusé de vol. Tamall a rejont anes han 
da veza lazet he preur, ils l’accusèrent 
d’avoir tué sou frère. 


TAMALLOUT, v. a. Non usité, 81 ce 
n’est parfois en Cornouaille. Yor. TA- 
BALL, v. a. 


TAM80D, TAMBOT, 8. n. Etambot, 
terme de marine. 


TAMBRED, s. m. Etambraie, terme 
de marine. On dit aussi stambred. 


TAMM, s. m. Morceau en général, 
tranche, pièce. Accompagné d'une né- 
gation, ce mot signifie nas du tout : 
n'en derezo tamm, il n’en aura pas du 
tout, pl. tammou. Ne oa tamm kored 
enn-han, il ne co:tenait pas un seul 
charancon. Eunn tamm mad a lorc'h a 
ioa enn-han, il en était tout fl:r. A la 
lettre, un bon morceau de va:i!“. d’or- 
ureil était en lui. Voy. TAMKiä. Ne gar 
tumm mut he vreur, il atv plus du 
tout son frère. 


TAM 603 


TAMM-BLOC'H, sorte d'adverbe, Y. 
Pas du tout. Â la lettre, pas du tont e8 
tout. Il ne s'emploie qu'avec une né- 
gation. VOy. TRR. 


TAMMIK, s. m. Petit morceau. C’est 
Je dimioutif de tamm, morceau. En 
outre de ce sens, fammik s'emploie ay 
figuré avec la signification de un peu 
et aussi pour dénigrer un objet. Funn 
tammik aoun am eux, j'ai un peu peur. 
Eunn tammik gwele, un grabat, un 
mauvais lit. Me xo eunn tammik ke- 
mener, je suis un peu tailleur. 


TAMM-LASOUR, s. m. Besogne, tâche. 
À la lettre, morceau de travail. 


TAMM-LIP-HE-BAO, 8. m. Ua bon 
fricot, un morceau à se lécher les 
doigts. À la lettre, morceau lèche sa 
patte. 


TAMM-LIPDUS, 8. m. Mets friand et 
délicat. À la lettre, morceau exquis. 


TAMMOLDODA. Yor. TAMOLODA. 


TAMOEZ, 8. m. Tamils ; pl. famoezsoy, 
tamoestiou. 


TAMDEZA, v. a. Tamiser, passer au 
tamis; p. et. 


TAMNOEZENN, s. L Rol de blé; pl. ou. 


TAMOEZENNA, v. a. Glaner, ramas- 
ser des épis de blé; p. et. 


TAMDEZENNER, s. m. Glaneur ; pl. 
ten. 


TAMOEZENNEREZ, 8. f. Glaneuse ; 
pl. ed. 


TAMDEZER, s. m. Fabricant de tamis; 
pl. ten. — Tamoes, tamis. 


TAMOLODA, v. a. et n. G. Un vieux 
manuscrit, extrêmement remarquable, 
prétend que ce mot s'emploie en par- 
lant des flocons de neige qu'un fort 
vent rassemble et rapproche, de ma- 
pière à en faire des espèces de boules. 
En Cornouaille, on lui donne le sens 
de s'envelopper dans. En em damoluda, 
se racoqui:ler comme font ceux qui ont 
froid et qui ne sout pas suffisamment 
couverts. Goude besg tamolodet he 


604 TAN 


ballenn enn-dro d'eshañ, après s'être 
enveloppé dans sa couverture. À la 
lettre, après avoir rassemblé 8a cou- 
verture autour de lui. He-mañ 00 en 
em damolodet evel eur velfedenn gro- 
gennok, il s'était raccoquillé comme 
un Jlimaçon dans sa coque. 


TAMOUEZ. VOy. TAMGEZ. 
TAMP!I, ady. Y. À l'envi. 
TAN, 8. m. Feu. 

TAN, STAN (anc.) Région. 


TANA, v. a. Brûler, incendier, 86 
mettre en colère, et aussi allumer, 
parlant d’une pipe à tabac. Tana eur 
c'hornad butun, allumer sa pipe. 


Blown TANAY, TANO, adj. Mince, 


TANAY. VOy. TAR. 


TANAVAAT, v. D. Voy. TANOAAT, de- 
venir mince. 


TANE, 8. m. et adj. (anc.) Kcarlate, 
cochenille. 


TANIJENN, 5. f. Démangeaison vive, 
inflammation. — Tan, feu. 


TANKERRU! exclamation. Fcu et 
flamme! Ce mot paraît formé de tan, 
feu, et de Kurun, tonnerre. 


TAN-LEC’H, 8. m. Phare des côtes 
de la mer. — Tan, feu, et lec'h, lieu; 
pl. tan-lec'hivu. 


TAN-LOSK, s. m. Inflammation qui 
démange et brûle. A la lettre, feu qui 
brûle, de leski, p. losket, brûler. 


TANN, 8. m. (anc.) Chêne. 
TANNOS (anc.) VOy. TANIJENN. 


TAN-NOZ, s. m. Feu follet. — Tan, 
feu, et noz, nuit. 


TANO, ad}. Mince, clair, peu épais, 
délié. — Viou tano, viou poaz-{ano, des 
œufs à la coque. Iod tano, de la bouillie 
claire. 


TAN 


TANOAAT, v. n. 8e liquéfier, devenir 
clair ou moins épais. — Tano, clair, 
peu épais; p. fanoeet, tanosat. 


TANOUARC'H. Voy. TAGUARC'H. 


TANOUEIN, TANOUAT (fanous-in), v.a. 
Y. Goûter, déguster, apprécier par le 
goût; p. tanouet. 


TANOUIZ (tanou-is), s. m. V. Tamis; 


pl. eu. 
TANOUIZEIN (tanou-ise-in), v. à. Y. 
Tamiser, passer au tamis; p. tanouiset. 


TAN-SART-ANTON, s. m. Erésipèle, 
gangrène. À la lettre, en saint Antoine. 


TAN-SANT-MARZEL, 8. m. Gangrène. 
À la lettre, feu saint Marcel. 


TANTAD, s. m. Et aussi tantot, feu 
de joie à l'occasion de la Saint-Jean et 
de la Saint-Pierre. Anciennement, on 
l'employait aussi au sens de bûcher. 
Ces feux sont d'anciennes pratiques 
païennes pour célébrer la fête du Soleil, 
qui se faisait au solstice d'été, c'est-à- 

ire vers le 20 juin. Lorsqu'on tre- 
vaillait à convertir la Bretagne au 
christianisme, il est probable qu'on 
n'a pas voulu saper d’un seul coup les 
anciennes pratiques, et on a laissé 
subsister celle-ci, qui s'est perpétuée 
jusqu'à nos jours. Ce n’est plus, du 
reste, qu'un jeu d'enfants qui, la veille 
de la Saint-Jean et de la Saint-Pierre, 
allument, dans les carrefours et les 
lieux élevés, des feux de fagots et 
d’herbessèches, dansentautouruvec ac- 
compagnement de chants, de pétards, 
de fusées et de torches en goudron. Il 
va sans dire que le clergé, aujourd'hui, 
reste étranger à ces sortes de réjouis- 
sances. On dit aussi : Tan goel lann, 
tantad sant Jann, 


TANTAD-TAN, 8. m. Ces mots ont le 
même sens que le précédent et s’em- 
ploient de la même manière : Tañ4ad- 
tan Sañt-lann, tañtad tan Sant-Per. 


TANTEZ, TANTAD. Voy. ce dernier. 
TANTEZ-TAN. VOYy. TAÏTAD-TAN. 


TANTEZIAD, 8. m. Et aussi tañtesiad- 
tan, grand feu qui flambe peu de temps, 


TAO 


flambée, comme on dit dans les pays 
où l’on brûle des sarments de vigne. 


TANVA, v. a. Goûter, déguster, ap- 
précier par le goût; p. taget. Ainsi 
que cela arrive pour un grand nombre 

e verbes brelons, tanva s'emploie 
comme substantif : ann tañva, le 
sens du goût. À la lettre, le goûter, 
comme on dit en français le boire, le 
manger. Voy. ce qui est dit de ces 
verbes au mot iNFINITIP de mon Nuu- 
veau Dictionnaire français-breton 1869. 


TANVOD, 8. m. Plante dont j'ignore 
le nom en français. 


TAC! TAV! Interjection. Silence! 
tais-toi! C'est l'impératif du verbe 
tevel, p. tavet. Au pluriel, on dit favit/ 
taisez-vous! faites silence! 


TAOL, 8. m. Coup, fais, jet, pousse 
d'arbre. Enn eunn taol, d'emblée, en- 
semble, à la fois, inopinément. A la 
lettre, en un coup; pl. aoliou, Enn 
taol-ma, cette fois-ci. 


TAOL, 8. f. Table; pl. iou. Ann daol, 
la table. Choum ac'h lol, tabler. 
Azeza oc'h ann daol. se mettre à table. 


TAOLAD, s. L Y. Le même que (4- 
liad. On dit aussi taolat. 


TAOL-C’HOARZ, 8. m. Eclat de rire. 
— Taol, jet, et c'hoars, 8. m., rire. 


TAOL-DISTACL, sorte d'adjectif. Bal- 
lotté par les flots. À la lettre, jet et 
rejet. On dit aussi, taolet ha distaolet. 
Voy. TEUREL HA DISTEUREL, 


TAOLENN, 8. f. Tableau, plaque, 


table de livre; pl. ou. 


TAOLER, v. a. Jeter; p. aolet. Il se 
conjugue sur taol. qui paraît avoir été 
usité comme infinitif. Voy. TEUREL, 
plus usité. 


TACL-ESA, 8. m. Coup d'essai. À la 
lettre, coup essai. 


TACL-FEUK, 8. m. Botte d'escrime, 
bourrade. A la lettre, coup de botte 
d'escrime. 


TAOL-FOBIEZ, s. m. Coup de traître. 


TAO 605 


TAOL-GWENAN (gu-enan), s. m. Es- 
saim d'abeilles. — Tao, jet, et gwenan, 
pluriel de gwenanenn, abeille. 


TAOLI, v. a. Non usité. Voy. TEUREL. 


TADLIAD, s. f. Tout ce qu'on peut 
mettre pour couvrir une table, et aussi 
le nombre de personnes qui peuvent 
se, mettre à une table. — Taol, s. £., : 
table. 


TAOLIX, s. f. Tablette; pl. taolioui- 
gou. C'est le diminutif de taol. table. 


TADLIOU-KAER, s. pl. m. Exploits 
d'un guerrier. — Taoliou, pluriel de 
taol, coup, et kaer. beau, illustre. 


TADL-IUOAZ, s. m. Trahison. À la 
lettre, coup de Judas. 


TADL-KOUNT, a. f. Table appelée 
comptoir dans les boutiques. 4 la let- 
tre, table compte. 


TAOL-LAGAD, 5. m. Coup d'œil, œil- 
lade: pl. taoliou-lagad. — Taol, coup, 
jet, et lagad, œil. 


TAOL-LONK, 8. m. Gorgée, ce qu’on 
avale en une fois. À la lettre, coup 
avale. 


TAOL-LOUNK. Voy. le précédent. 


TAOL-MICHER, s. m. Coup d'essai 
d'un apprenti. A la lettre, conp métier. 


TAOL-PENN, 8. m. Tige de plante. 
— Taol, jet, et penn, tête. À la lettre, 
jet principal. 


TAOL-SKARJ, 8. m. Croc-en-jambe 
des lutteurs. 


TAOL-VOED, 8. f. Table pour manger. 
— Taol, table, et boed, nourriture. 


TAOUARC'H, s. pl. m. De la tourbe, 
des mottes de tourbe. Voy. le suivant. 


TAOUARC'HENN, s. f. Motte à brûler 
faite avec de la tourbe; pl. taouarc'h, 
masc., des mottes de tourbe, de la 
tourbe. 


TAOUEIN (faoue-in), v. n. Y. Se taire, 
garder le silence; p. gouet. Voy. 
TEVEL. 


606 TAR 


VAOUZ, s. pl. m. T. C'est le pluriel 
da taourenn. 


TAOUZENN, 8. f. T. Chène-vert, 
arbre; pl. taour, masculin. 


TAPADENN, 8. f. Y. Le même que 
tapenn. 


TAPEIN (fape-in), v. n. V. Donner, 
verser. Tapit de ivein, versez à boire. 
Je crois que ce verbe s'emploie aussi 
avec les acceptions de tapout de la 
Cornouaille. 


TAPENN, 8. f. Y. Goutte de liquide. 
Dans les phrases négatives, ce subs- 
tantif prend le sens de pas du tout, 
trés-peu. VOY. TAKENN, TARR. 


TAPENN-DAR, 8. f. Y. Larme. Ne 
s'emploie pas au pluriel. Voy. DAR, Y. 
À la lettre, goutte-larme. 


TAPOUT, v. a. C. Prendre, saisir, 
donner; p. tapet. Tao pe me dapo ar 
vaz gan-ez, tais-toi ou je te donnerai 
du bâton. Who tapo, vous me le paye- 
rez (menace). Tapout c'hoenn, attraper 
des puces. 


TARABASI (taraba-si), v. a. Tracasser, 
incommoder ; p. tarabaset. 


TARAGENN (tarag-enn). VOy. TEUREU- 
GENN. 


TARAN, 8. m. T. Tonnerre. 


TARAN, s. m. D. Feu follet, et aussi, 
je crois, éclair ou éclat de lumière 
subit qui précède le bruit du tonnerre ; 
pl. ou. 


TARAR, 8. m. Tarière. On dit aussi 
talar; pl. ou. 


TARAR-TRO, 8. m. Vilebrequin. 


TAR80T,s.m.V.Eclat de pot, tesson. 
— Tars, tarz, éclat, et pot, Y. pot. Voy. 
DARBOD. 


TARC'H.s. m. Y. Coup ou bruit avec 
fracas, comme le bruit du tonnerre, le 
bruit de la mer qui se brise sur les 
rochers; par extension, gros pet. Voy. 
TARZ. — Tarc'h-mor, Y... coup de mer. 


TAR 


TARC'HEIN (tarc'h-e-én), v. n. V. Se 
rompre avec éclat, craquer, crever, se 
féler, se crevasser, parlent d’un mur; 
et, par extension, faire un gros pet. 
ll se conjugue avec l'auxiliaire ober. 


TARC'MELL, 6. f. Y. Créneau, meur- 
trière, sarbacane; pl. eu. 


TARC'HELLEIN {tarc'hell-e-in), v. a. Y. 
Créneler; p. tarc'hellet. 


TARC'HIENN, 8. f. Et aussi terc’hienn, 
flèvre. Voy. TERSIENN, plus usité. 


TARDOL, Y. n. (anc.) Germer. 
TARER, s. m. Y. Tarière; pl. ieu. 
TARER-TROUET, s. m. Y. Vilebrequin. 


TARGAC'H, 8. m. V. Matou, chat mâle 
et non châtré. — Tarv, taro, taureau, 
et kac'h, V., chat; pl. targac'’heu. 


TARGAS. VOy. TARGAZ. 


TARGAZ, 8. m. Chat mâle et non 
châtré. — Taro, tarv, taureau, et kas, 
chat ; pl. targisier (targ-i-si-er). 


TARIELL, 8. f. C. Histoire, conte, 
niaiserie, rêverie; pl. ou. 


TARIELLA, v. D. C. Badauder ; p. et. 
TARIELLER,Ss m. C. Badaud ; pl. ten. 
TARINADA, v.n. (anc.) Sauter de joie. 


TARJAN, s. m. (anc.) Bouclier. Autre- 
fois, lemot français Tarje avait la (mém 
sigaification. 


TARLASKA, TARLASKAT, Y.H. Se grat- 
ter à la manière des mendiants pour 
inspirer la pitié. Ge verbe est usité 
aussi au sens de ètre irrésolu, tergi- 
verser, se gratter la tête pour en faire 
sortir des résolutions. VOy. TARLASKER. 


TARLASKENN, S.L. Etaussi tallaskenn, 
tiqu», insecte; pl. ed. Ce mot dérive 
du précédent. La tique s'attache si for- 
tement à la peau des chiens et des bes- 
tiaux, qu'elle les oblige à se gratter 
violcminent. 


e TARLASKER, s. m. Et aussi tallasker, 
celui qui se gratte à la manière des 


TAR 


mendiants, lesquels croient inspirer la 
pitié en donnant à penser que la ver- 
mine les dévore. 


TARLONKA, TARLOUNKA, v. n. Se 
gargariser,engouer, parlant du gosier, 
faire des efforts pour vomir ou débar- 
rasser la gorge; p. et. 


TARLOUNELA, v. n. (anc.) Roter, faire 
des rots. 


TARNER, s. m. C. Torchon; pl. ou. 


TARO, TARV, s. m. Taureau; pl. rot. 
Ce mot s'emploie aussi comme adjectif 
avec la significatiou de mâlenon châtré. 
VOY. MASUT-TAR®, TARGAS. 


TARRAK, 5. m. Y. Tique, insecte; pl. 
tarraged. On dit aussi teurek. 


TARREDENN. VOY. DAREDENN. 


TARRDS, 8. m. (anc.) Tertre, terrain 
élevé et escarpé. 


TANS. Voy. TARZ. 


TARS-MOR, s. m. VOY. TARZ-MOR. 
TARTAS. Voy. TARTEZ, 


TARTEZ, 8. m. Galette de blé noir; 
pl. tartesiou. 


TARTEZENN, 8. f. Galette, sorte de 
pâtisserie; pl. tartes, masculin. 


TARTOUZ, s. m. Calandre, cosson, 
mite; pl. ed. 


TARTOUZ, ad).V. Camard. Fri tartous, 
nez camard. On dit aussi taltousz. 


TARTOUZET, adj. Ce mot se dit de 
celui qui a le visage très-sale. 


TARV, TARO. Voy. ce dernier. 


TARVAL, 8. m. Goujon d'assemblage, 
goujon des jantes de roue. 


TARVET, adj. Ce mot dérive de arp, 
taro, taureau, et se dit d’une vache qui 
a été saillie par le taureau. Dans je 
francais familier on dit : être coquée, 
en parlant d'une poulequia reçu le coq. 


TAR 007 


Ici on rraît dire : être taureantée, 
en parlant de la vache en question : 
bioc'h tarvet. 


TARV-HED, 8. m. Le second essaim 
que jette une ruche. A la lettre. taureanu- 
esssim, peut-être parce que cet essai 
est le plus considérable, le plus fort. 


TARV-KENN, 8. m, Peau de taureau. 
— Tarv, taro, taureau, et Kenn {auc.), 
peau. 


TARVOAL, adj. Le P. Gr. le donne 
comme synonyme de moal, chauve. 
D'après lui, c'est une corruption de 
tal, front, et de moal, chauve. — Eunn 
den tarvoal, un homme chauve. 


TARI, s. m. Rupture, éclat, bruit 
éclatant, comme celui du tonnerre, de 
la mer qui se brise sur les rochers, 
crevasse dans un mur, et, en général, 
tout coup violent et avec bruit; veine 
de rocher, et, par extension, on le dit 
d'un gros pet. Tars-kurun, coup de 
tonnerre; tarz-mor, coup de mer; pl. 
tarsiou. 


TARZA, Y. n. Jaillir, rejaillir, pétil- 
ler,.crever, se rompre avec éclat, se 
crevasser, parlant d'un mur; éclater, 
parlant du tonnerre; paraître, poindre, 
parlant du soleil, du jour; p. es. 


TARZA, v. n. C. Tourner, parlant du 
lait; p. raet. Tarza a rat al led 
war ann tan, le lait aigrira sur le feu. 


TARZ-ANN-DEIZ, 8. m. Le point du 
jour. — Tars, de tarza, poindre, et de 
ann deiz, le jour, le moment où la nuit 
cesse. 


TARZ-AVEL, 8. m. Coup de vent. — 
Tars, bruit avec éclat, et avel, vent. 


TARZ80D. Voy. DARBoD. — Ce mot 
parait composé de ars, rupture avec 
ruit, et de pod, pot. 


TARZEDENN. YOT. DAREDENN. 
TARZELL, 8. L. Créneau, embrasure, 


meurtrière, soupirail, chantepleure ; 
pl. ou. 


TARZELLA, Y. a. GCréneler, faire des 
meurtrières, p. et. 


‘608 TAT 
a MAZELLEREZ, s. L Gargotière; pl. 


TARZET, adj. Ce mot, qui dérive dn 
Larsa, 8e rompre, crever, se dit 

d'une personne qui 1 une hernie. Bexa 
terset, avoir une hernie. Yor. TARZ-£F. 


TARZET, adj. G. Laas tarxet, lait 
caillé au feu. 


TARZ-KOF, 8. M. Hernie. lann Tarx, 
rupture, et kof, ventre. 


TARZ-KUBUN, s. m. Coup de ton- 
nerre, éclat de tonnerre. — Tart, 
éclat, et brun, tonnerre. 

TARZ-MOB, s. m. Brisant de mer, 
ooup de mer. — Tart, coup avec bruit, 
et mor, mer. 

TARZOT. Ce mot se dit d'an idiot. 


TM, á. m. Taxe ou prix de vente, 
et aussi tasse, vase à boire; pl. ou. 


TASA GR eal, v. a. Taxer; p. et. Voy. 
le précédent. 


TASAD (ta-sad), s. m. Plein une tasse, 
une tasse pleine d'un liquide. Eunn 
tasad dour, une tasse pleine d’eau. 


TASMAN, 5. m. Fantôme, lutin. Voy. 
TASMAÂT. 


TASMANT, s. m. Esprit tollet, lutin; 
pl. manc hou. 


TASTOURN, s. m. On dit war das- 
tourn, à tâtons. 


TASTOURNA. VOy. TASTOURNI. 


TASTOURNEIN {tastourn-e-in), v. H. Y. 
Farfouiller; p. tastournet. 


TASTOURNER, s. m. Farfouilleur ; 
pl. ien. 


TASTOURNI, v. n. Aller en tâtonnant, 
farfouiller ; p. tastournet. 


TAT, s. m. Y. Père. Yor. TAD. 
TATA, TETA, 8. m. Papa, terme en- 


fantin. la, (a ; oui, mon papa. — 
Tad, tat, père. 


TAT 


TATAIK (tata-i s 
terme enfantin, Re 


petit papa. — Ted, taf, père. 


TATIN, s. m. 0. Querélleur, gegue- 
nard. Yar. TATINER, 


TATINAT, v. n. C. Quereller, gogue- 
narder; p. aiae, ° 


TATINES, L C. Ouerelleur, gço- 
guenard; pl. ie. 


TATOSILLAT (les L mouillées), v. 2. 
Bredouiller ; p. tatoméllet. 


TAUL, s. m. V. Coup, jet, pousse 


d'arbre; pl. eu. Voy. Tai, B. ns. 


TAUL, 8. L V. Table: pl. eu. To, 
TAOL, 5. f. 


TAULENN, s. L. Y. T. Tableau, table 
taolen 


de livre, plane; | pl. menu, Ÿ., 
taulenno, 

TAULEB, TOLER (0er), v. ». C. Jeter: 

taulet, tolet. 11 se conjugue cosemes 

Bi finie l'infnitif était soudé. - 

TAUL-GWIBIN (gu-irin), s. mn. Essai. 
— Taul, jet, et rene de groiri- 
nenn, V., abeille. 


TAULI, v. a. Yor. TRU, 

TAV, interjection. Yor. TAs. 

TAVANCHER, subst. masc. selon les 
uns, et fémioin, selon autres ; 
tablier. Pour cette raison, uns di- 
sent ann tavañicher, et les autres, ann 
davañcher. 


TAVANTEK, adj. Besoigneux, néces- 
siteux. 


TAVARER, 8. m. Voy. DARBARER. 


TAVARGN, s. f. Taverne, auberge; 
pl. tou. On ait aussi tavarn. 


TAVARGNER. VOY. TAVARNIER. 
TAVARGNEREZ. VOy. TAVARNIEREL. 


TAVARN, s. f. Et quel favargn, au- 
berge, cabaret; pl. tou 


TEA 


TAVARNIER, s. m. Et aussi tavar- 
gner, aubergiste, cabaretier, hôtelier; 
pl. ien. 


TAVARNIEREZ, 8. f. Et aussi tatar- 


gnerez, femme qui tient une auberge, 


un cabaret ; pl. ed. 


TAVARNOUR, 8. m. V. Aubergiste, 
cabaretier; pl. tavarnerion. 


TAVEDEK, adj. Silencieux, sournois, 
taciturne. Ce mot est de la famille du 
verbe tevel, se taire, dont l'infinitif 
paraft avoir été tavi, ainsi que l'in- 
dique le participe tavet. 


TAVI, v. n. Non usité. Voy. TEVEL. . 


TE, pron. pers. sujet et régime. 
Te, toi. 


TE, pron. poss. V. Ton, ta, tes. 


TE (té), 8. m. et adj. Y. I s'emploie 
en quelques localités au sens de fan- 
tôme, spectre, et aussi au sens de 
teus, ad)., fondu. Lart te, graisse fon- 
due, saiadoux, Y. 


TEA, v. n. C. Se gâter en dedans, 
parlant des fruits; p. teet. Yor. TEZA. 


TEAC'H, TEC'H, 8. m. Fuite. — Tec'het, 
fuir. 


TEAD, s. m. Y. Langue, organe de la 
bouche. 


TEAL, 8. m. Ce mot se dit en quel- 
ques localités pour teol, 8. m., pa- 
tience, plante. 


TEAL, Y. n. Tutoyer; p. feet. Dans 
les campagnes, Îles enfants ne tutoient 
ni leur père ni leur mère, et les époux 

ui se connaissaient avant d'être ma- 
riés, cessent de se tutoyer après la 
célébration du mariage. Il n'est pas 
rare cependant d'entendre un mari 
tutoyer sa femme quelque temps après 
la noce. 


TEAOD, 8. m. T. Langue, organe de 
la bouche. 


TEAR, ad). Brusque, vif, impatient, 
véhément. Il s'emploie aussi comme 


adverbe au sens de promptement, | 


brusquement. 


TEH 609 


TEARAAT, v. n. Devenir brusque on 
violent ; p. teareat, teareet. On dit aussi 
teraat. Ces mots sont peu usités. On 
emploie de préférence dont da vexa 

r. | 


TEARDED, 8. m. Brusquerie, véhé- 
mence. Evitez ce mot et tournez la 
phrase par l'adjectif tear. 


TEAT, 8. m. Y. Langue, organe de la 
bouche. 


TECH, 8. m. Mauvaise habitude, in- 
clination mauvaise; pl. tachou. Techou 
fall, gwali dechou, des vices. 


TEC'H, TEAC'H, 8. m. Fuite. — 
Tec'het, fuir. 


TECH, TEEC'H, 8. m. Y. Tétine de 
vache; pl. tec'heu. 


TECHET, adj. Porté à, enclin à. Ce 
mot ne s'emploie qu'en mauvaise part. 
Voy. DOUGET. Techet eo d'ann drouk, il 
est enclin au mal. On dit aussi, techet 
eo da ober drouk. 


TEC'HET, Y. n. et a. Fuir; p. tec'het, 
— Tech, fuite. 


TECH-FALL, s. m. Vice, défaut, im- 
perfection; pl. ftechou-fall. — Tech, 
inclination, et fall, mauvaise. 


TEC'HI, TEO'HOUT, infinitifs non 
usités. YOT, TEC'HET. 


TEEC'H, TECH, 8. m. Y. Pis, tétine 
de vache; pl. eu. 


TEEIN (te-e-in), v. a. Y. Fondre; p. 
teet. Voy. TEUZI. 


TEEL, 8. m. Parelle, plante. 
TEFF, adj. (anc.) Epais. Yor. TR. 
TER, TEL (anc.) VOy. TES. 


TEGN, 8. m. Y. Teigne, maladie de 
peau. 


TEGNOUS, s. m. Y. Teignenx. 
TEHUEIN. Voy. TEUEIN (te-ue-in), Y. 


TEHUNI. Yor. TEUNI (fe-uni). 
71 


610 TEL 


TEI (6-0, v. a. Couvrir, mettre une 
couverture à une maison, etc.; p. 1061. 
Il se conjugue sur toi (to-1}, qui paraît 
avoir été usité comme influitif. En 
français, taie, enveluppe ou sac qui 
couvre un oreiller. 


TEIL (te-il), s. m. Fumier: pl. ou. 


TEILA (te-ila), v. a. Fumer on mettre 
du fumier dans la terre ; p. teilet. 


TEILACH (te-ilach), s. m. Fumure, la 
quantité de fumier que l'on met dans 
la terre. 


TEILEX (te-ilsk), 8. L. Y. EL mieux, 
bern teil, tas de fumier; pl. teilegi. 


TEIL-GRISTEN (te-il), s. m. Vidanges 
des fosses d'aisance. — Teil, fumier, 
et kristen, chrétien (style trivial). 


TEILL (les L mouillées), s. pl. m. 
Pluriel irrégulier de teillenn. 


TEILLENN (les L mouillées), a. f. 
{anc.) Framboise, fruit; pl. teili, masc. 


TEIR (et) nom de nombre pour 
le féminin. Trois. Après ce mot, il y a 
quelques lettres fortes qui se modi- 
fieut. Voy. la grammaire. Ter flac'h, 
pour teir plac’h, trois filles. 


TEIR-DELIENNA lte-ir), v. n. Se dit 
en parlant des navets auxquels pousse 
la troisième feuille. Ce mot est formé 
de teir, trois, pour le féminin, et de de- 
lienn, s. f., feuille. Teir-delienna a ra 
ann (pim, les navets poussent leur 
troisième feuille. Ce mot remarquable 
est de la Cornouaille. 


TEIRVEO {te-irved),adj. numéral pour 
le féminin. Troisième. Voy. TRIVED. 
Ann deirved, la troisième. 


TER, TER {anc.) Toit; pl. teko. Je l'ai 
trouvé écrit tec. En latin, tectum. 


TER, adj. (anc.) Et aussi ter, teg. On 
pense que ce mot a eu la signification 
de beau. 


TEL, TAL, adj. (anc.) Haut, élevé. 


TELENN, s. m. Harpe; pl. ou. Ann 
delenn, la harpe. 


TEM 


TELENNA, v. n. Et mieux, c'hoari 
gant ann delenn, jouer de la harpe. 


TELENNER, s. m. Harpiste, homme 
qui joue de la harpe; pl. ten. 


TELENNEREZ, s. L C'est le féminin 
du précédent. 


TELL, 8. m. Voile latine, d'après le 
P. Grégoire ; pl. tellou. Le singulier ne 
parait pas usité. 


TELL, 8. f. G. Impôt, contribution; 
pl. tellou. Voy. TAILLSU, qui est plus 
usité. Payer l’impôt, paea ann dell, C. 


TELLER, 8. m. C. Tique, insecte; 
pl. telleged. 


TELLESE, s. m. Goémon à petits 
grains. 


TELLOU, s. pl. L G. Impôts, contri- 
bations, autrefois appelés Taille en 
français. Je crois taillou plus usité. 

TELLOU, s. pl. m. Voile latine, 
d’après le P. Grégoire. 


TELT, s. m. Tente de cabaretier aux 
foires, etc., tente dressée dans l'aire 
d'une ferme pour y servir un repas de 
noces, tente des militaires campés ; 
pl. ou. 


TELT,s. m. B. Reposoir de la Fête- 
Dieu; pl. ou. 


TELTA, v. n. Dresser une ou des 
tentes. Ce mot est peu usité; on dit: 
sevel teltou. 


TELTENN, TELTENNIK, a. L. Mouche 
que les femmes se mettent sur le vi- 
sage; pl. teltennou, teltennouigou. 


TELTENNIK. Voy. le précédent. 


TEMALL, s.m. Y. Blâme, réprimande: 
pl. eu. 


TEMALLEIN, v. a. Y. Blâmer, répri- 
mander ; p. (emallet. 


TEMPS, 8. m. Et aussi (ems. tempé- 
rament, complexion, caractère. Yor. 
le mot ROBUSTE, à mon Nouveau Dic- 


TEN 


tionnaire frangçais-breton 1869. On le 
dit aussi de l'opération de la trempe 
métallique. 


TEMPSA, +. a. Tremper dans un li- 
quée, parlant du fer auquel on veut 
onner la trempe; tremper le fer, 
l'acier; p. apret: — Temps, pmr. 
opération de la trempe. 


TEMPSET, adj. Tempset mad ge dit 
d'un homme qui est robuste, qui a 
une bonne constitution, — Temps, 
tems, complexion, tempérament 


TEMPSI, v. a. Le même que tempsa. 


TEMPTASION (tempta-sion), 8. L Tep, 
tation, terme de dévotion ; pl. ou. 


TEMPTI, v. a. Induire en tentation, 
terme de dévotion; p. temples, 


TEMS, TEMPS, 8.m. Voy. ce dernier. 
TENER, adj. Tendre, mou, aimé. En 
latin, tener. 


TENERAAT, v. n. Devenir tendre, 
s'attendrir, parlant au figuré; p. tene- 
reat, lenereet. 


TENN, adj. Pénible, rude, raide, fa- 
feat, et aussi iotraitable, parlant des 
êtes . 


TENN, 8. m. Coup, parlant da lon- 
nerre, des armes à feu ; pl. ou. — Ober 
unn enn fusil, tirer un coup de fusil. 


TENN, 5. m.V. Tenn gula, Y. rideau 
de lit; pl. tenneu-gule. 


TENN, 5. L Altelage; pl. ou. 


TENNA, v.a. Tirer, ôter, traîner; p. 
et. En em denna enn, se retirer dans. 


TENNADER, 5. f. Opération ou travail 
qni consiste à arracher, à tirer de terre 
les tiges de chanvre et de lin. Ce mot 
dérive de unna, tirer. 


TENNAEK, s. m. Ober tennack ous 
eu:s den, ficher quelqu’on. 


TENN-ALAN, 8. m. Repos, pause. — 
Tenna, tirer, et alan, haleine. 





TEN Gi 
TENNEIN, v. a. Y. Lejméme que 
na. 


TENNER, 8. m. Tireur d'arme à feu. 
— Tenn, coup d'arme à feu; pl. ten. 


TENNER-DERT, 8. m. Arracheur de 
dents. — Tenna, tirer, et deñs, plariel 
de dañt, dent. Yar. 1, 8. m. 


TENN-G0F, s. m. Ce mot qui, à la 
lettre, sigoife tension du ventre, 
ploie pour désigner un mal qu 
vient de ce que l'on a trop mangé. 


TENN-GULE, 8. m. Y. Rideau de Lit; 
Pl. tenneu-gule. 


TENN-KRDAZ, 5. f. Croisée ou la partie 
d'ane église qui forme la crois. 


TENNOUR, s. m. Y. Tireur d'armes 
à feu; li tennerion. — Tenn, COUP 
d'arme à feu. 


TENN-STEVON,s.m.Y. Tire-bouchon. 
— Tenna, tirer, et stevon, pluriel irrég. 
de stef, stev, bouchon. 


TENN-STOUF, s. m. Tire-bouchon. 
— Tenna, tirer, et stouf, bouchon. 


TENO, adj. Y. Mince, peu épais. Yor. 
TAN. 








ra- 





TENS, 8. m. Réprimande. Ce subs- 
tantif n'est pas usité, je crois; mais il 
sert de radical au suivant. 

TENSA, v. a. Réprimander ; p. et. — 
En em deñsa, être furieux au point de 
s'injurier soi-même, En France, dans 
le style familier, on dit Tancer au sens 
de réprimander. 

TENSAOUR, s. m. V. Trésor; pl. tou. 

TERSER, s. m. Grondeur. 

m. Trésor; pl. tou. 
m. Trésorier; pl. den. 


TENSORIEREZ, s. f. C'est le féminin 
du précédent. 


TERY, s. m. V. Sève des végétaux. 
TERVAL. Voy. TEVAL. 






612 TEO 
TENZ, s. m. C. Manque de patience. 
E ôi 
disait ar 1e T6 EU an non de K 
mille assez répandu. 

TECAAT, TEVAAT, Y. n.Devenir plus 
épais, plus compacts. — Too, ter, 
épais. 
lant des 
DOTE s. m. Langüe, muscle de la 


TEGARD, s. m. Gros de corps, par- 
personnes. 


TEODAD, s. m. 
CT Ju 


TÉOD-AER, Berpentaire, te. 
À la lettre, langue de de serpent. pan 


TEOD-EJENN, s. n. Baglose, 
à K lettre, langue de Es, Rin, 


TEODEK, s. m. D, Babillard, bävèrd; 
pl. feodeien. Voy. . 


TEODENN, s. L 
de fer, etc. ; D. ou. Na 


TEODET, adj. Bexa teodet mad, avoir 
la langue” bien déliée, parlant d'une 


personne qui parle agréablement et 
beaucoup. Voy. TEO. 


de eus, 


TEOD-EVN, 8. m. Grateron, plante. 
A la lettre, langue de volaille. 


TEOD-KARO, s. m. Doradiile, scolo- 
pendre, plantes. À la lettre, langue de 


TEOD-KAZ, s. m. Marlagon ou lys 
martagon, plante, À la lettre, langue 
e cha 


TEOD-KI, 8. m. Grnoglosse, plante. 
À la lettre, langue de chien 


_TEOD-LABENN, s. m. Il se dit d’un 
omme og d'une TS, ui a une 
méchante langue. — Teod, langue, et 
labenn, babil. 


TECD-MIBIN, â. Il se dit d'un 
homme ou d'une femme qui parle 
sans réfléchir et en étourdi. — Teod, 


langno, et <he vite, précipiten- 


TEUEL, TESUEL, TIOUEL, àdj. Ÿ. 
re, obscur. 
TEUL, a fl m. Pluriel irrégulier de 
TEOL,s. m. Mérélle, parelle, plantes. 


HLR n. pl. œ. Voy. fan. 


TEËLERN, R. L Tulle; pl. pal, nda, 
TEÜLENN-8LER, s. L Taib adie 


le faite d'un toit; pl. mat-e, 
Kernin. 

TEOLES, v. a. Cet infnitif 6 
IRL E H do Bars 


TRU, v: Couvrir en tuiles 
aia. Y MT d 


TESLIER, s. m. Fabricant de villes. 
Voy. TEGLENR. 


TEUN, s. m. C. Bèvéidés tégètier. 


TEOUAL, adj. T. Obscer, tèmEis. 
Voy. TEVAL. 


TESUALAAT, Y. n. Devenir sombre 
ou obscur, s'obscurcir; p. teoualést, 
teoualeet. 


TEOUEL, v. n. T. 8e taire, faire si- 
lence. Voy. TEVEL. 


TEOUET, adj. Y. Sombre, obscur. 


TEDUELEIN (teouel-e-in), v. on. Y. 
S'obscurcir, devenir sombre, obseur; 
p. teouelet. 


TEOUR, s. m. Y. Fondeur; pl. seérion. 
— Teein, Y... fondre, 


TER, 8. m. Goudron, substance mi- 
nérale. Voy. TER-DU. 


TER, adj. V. T. Impétueux, vif, 
véhément, parlant des persommes. Voy. 
TEAR. 


TER, nom de nombre pour le fémi- 
nin, Y. Trois. Après ce mot, il ya 


TER 


quelques lettres qui se modifient. Voy. 
TEIR à la Grammaire. 


TER, TIR, s. m. (anc.) Terre. YOT. 
TIRIEN. 


TERA, Y. a. Goudronner; p. et. — 
Ter, goudron. 


TERAAT, Y. D. C. S'emporter, se- 


mettre en colère. — Ter, ædj., véhé- 
ment, impétueux, parlant des person- 
nes. Voy. TEARAAT. 


TERC'HIANN, s. L Y. Fièvre. 
TERC'HIENN, 8. f. Y. Fièvre. 


TERDERANN, a. L. V. Tiers. Eun der- 
derann, le tiers, V 


TER-DU, s. m. Goudron. — Ter (anc.), 
terre, et du, noir. C'est un produit 
minéral. Golei gañt ter, enduire de 
goudron. 


TEREIN (fer-é-in), Y. n. Y. S'emporter 
de colère; p. teret. — Ter, ad}. V., im- 
pétueux, véhément. 


TEREK, adj. Couvert de goudron. — 
Ter, goudron. 


TERENN, s. f. V. Rayon, pariant du 
miel et du soleil; pl. terenneu. Te- 
renn-goer, rayon de miel. À la lettre, 
rayon de cire. Terenneu enn hiaul, les 
rayons du soleil, V. 


TERENN-GOER, 8. f. Y. Rayon de 
miel. A la lettre, rayon de cire dans 
lequel le miel est renfermé dans de 
petits compartiments. 


TERER. VOy. TARAR. 

TERIEN, adj. Terrestre, d'après le 
P. Grégoire. Ar barados (erien, le pa- 
radis terrestre. 


TERIJENN, s. f. Vivacité, véhémence. 
Ce mot dérive de tear, ter, adj., vif. 


TERK, 8. m. (anc.) Bexaff e terk, être 
en bon état. 


TERKA, TERKI, v. a. Apprêter, pré- 
parer, parlant des mets, d'an repas; 


TER 618 


p. terket. Terki boed, apprêter à mran- 
ger. 


TERKI, TEURKI. Voy. TEUR&!, frapper 
quelqu'un. 


TEALATEIN. Voy. TRELATEIN. 
TERMAEN (anc.) Borne, limite. 


TERRA, v. D. C. Être hors d'ha- 
leine, haleter. Ainsi que la plupart 
des verbes neutres, celui-ci ne s’era- 
ploie qu'à l'infinitif avec l'euxiliaire 
her. Termal a ra, il est hors d’ha- 
eine. 


TERMEN, s. m. Délai, échéance. 


. TERMENA, v. a. Ce mot, qui dérive 
de termen, délai, signifie donner du 
temps pour payer. Me ho termeno, je 
vous donnerai du temps pour payer. 
Geg mots, dit un vieux manuscrit, in- 
diquent une intention contraire aux 
paroles. 


TERMI. Non usité. Voy. TERMAL, v. 8. 
TERNU, 8. m. Ghiendent, piente. 


TEROUER, 8. m. Je l'ai trouvé em- 
ployé au sens de terroir. 


TERREIN, v. a. Y. Voy. TEREIN, qui 
est plus régulier. 


TERRI, v. a. Briser, rompre, téfor- 
mer, faire cesser, enfreindre, se briser, 
supprimer; p. torret. Ce verbe se con- 
jugue sar torri, qu paraît avoir été 
usité comme infinitif, Bn Vannes, tor- 
rein. 


TERRIDIK, TERRIZIK, adj. Fatigant, 


pénible. Ce mot dérive de terri, rompre 
ou briser (les bras ou le corps). 


TERAIENN, a. f. T. Le même que 
tersienn, fièvre. 


TERMN, v. a. T. Le même que r: 
p. torret. 


TERRIZIR, adj. Yor. TERRIDIE. 
TERS, 8. f. Fesse; pl. ou. 
TERSAD, 5. L. l'esaée ; pl. ou. 


614 TES 


TERSADA, v. a. Donner le fouet sur 
les fesses à un eufant. 


TERSEGEZ (terseg-es), a. f. Femme 
qui a de grosses fesses. 


TERSEK, adj. et s. m. Homme qui a 
de grosses fesses. Ce mot figure parmi 
les noms de famille. 


TERSIENN, a. f. Fièvre. Resa klañv 
gant ann dersienn, avoir la fièvre. 
Tersienn skeud, peur sans motif. À la 
lettre, fièvre de l'ombre, parlant d'une 
personne qui a, comme on dit, peur 
de son ombre. Ann dersienn velen, la 
fièvre jaune. 


TERSIENNA, v. 0. Et de préférence, 
kaout ann dersienn, avoir la fièvre. On 
dit aussi besa klanv gant ann dersienn. 


TERSIENNEK, adj. Fiévreux, qul 
donne la fièvre. 


TERSIENN-GOUSK, 8. f. Catalepsie, 
léthargie. — Tersienn, fièvre, et kousk, 
sommeil. 


TERSIENNUZ, adj. Fiévreux, qui 
donne la fièvre. 


TERSKIRIAT. Yor. DIZARAT, v. a. 


TERSON, s. m. Y. Tranche de pois- 
son. 


TES, a. m. Y. Toise, mesure an- 
cienne de la valeur de six pieds ou 
environ deux mètres. 


TES, s. m. Y. Amas, tas, monceau; 
pl. teseu !te-seu). 


TES, 8. m. (anc.) Moisissure. C'houes 
ann tes, l'odeur de moisi. 


TESEIN (te-se-in), v. a. Y. Amonceler, 
mettre en tas; p. tesel. 


TESK. J'ai trouvé ce mot employé à 
tort comme pluriel de teskaouenn. Ce 
substantif étaut de Tréguier, son plu- 
riel est teskao, tesko. 


TESKAD, TESKAT, 5. m. V. Les épis 
glanés, ce que l’on a gland, et, par 
extension figurée, recueil, collection. 
En ce dernier sens, le mot teskad est : 


TES 


une heureuse application. Unn teskat 
lapariou Koc'h, Ÿ., un recueil de vieux 
ictons. 


TESKADEU, s. pl. m. Y. Les 
glanés, une botie d’épis glanés. 


TESKANN, 8. m. V. Glane, action de 
glauer. 


TESLANNEIN (teskann-e-in), v. a. Y. 
Glaner, ramasser les épis de blé restés 
dans un champ moissunné; p. £es- 
kannet. 


TESKANNOUR, s. m. V. Glaneur; pl. 
teskannuerion. 


TESKAOU, s. pl. m. Ce mot, que j'ai 
trouvé employé comme pluriel de 
teskaouenn, est dans le même cas que 
tesk; il porte à faux. 


TESKAOUENN, 8. f. T. Rol de blé; 
pl. tesko, teskao, masc. 


` TESKAQUER, 8. m. T. Glaneur; pl. 


ten 


TESKAOUEREZ, 8. f. T. Glaneuse: 
pl. ed. 


TESKAOUIN, v. n. T. Glaner, ra- 
masser des épis de blé dans un champ 
moissonné ; pl. teskaouet. 


TESKAT, TESLAD. Voy. ce deruier. 


TESKATA, v. n. V. Glaner; p. tes- 
kate. 


TESKO, TESKAO, a. pl. m. C'est le 
pluriel de teskaouenn, T. 


TESKOUA, v. n. (anc.) Glaner ou ra- 
masser des épis restés dans les champs 
moissonnés. 


TEST, 8. m. Témoin, pl. ow. En 
latin, testis. 


TEST, adj V. Gouil test, fête gardée. 
Voy. TESTEIN 


TESTA, v. n. Non usité. Yor. TES- 
TENIA. 


TESTAMANT,s. m. Testament; pl. 
testamanchou. 


TEU 


TESTAMANTI, v. n. Donner par tes- 
tament; D. tesiamantet. 


TESTANI, 8. m. V. Témoignage ; pl. 
testlanieu. 


TESTANIEIN (testani-e-in), v. H. Y. 
Témoigner en justice. 


TESTEIN (sein), v. a. Y. Testein 
ur gouil, solenniser une fête; p. testet. 
Voy. TEST, adj. Y. 


TESTENI, 8. m. Témoignage; pl. 
testeniou. 


TESTENI-MAD, s. m. Certificat; le 
pluriel testeniou-mad est plus usité au 
sens de recommandation. 


TESTENIA, v.a. Témoigner, certifier, 
déclarer en justice. — Test, 8. m., 
témoin. 


TETA, 8. m. Y. Le même que tata. 
TETH, s. w. (anc.) Mamelle, pis. 


TEU, s. m. Et mieux, teus, fonte de 
fer, etc. 


TEU (te-u), adj. Y. Epais. Yor. TEO. 


TEUC'H, adj. B. Qui a trop d’em- 
bonpoint. — Eunn den teuc’h da vale 
un homme qui a peine à marcher à 
cause de sun embonpoint. 


TEUEIN (te-ue-in), v. n. V. Devenir 
plus gros, plus épais ; p. teuet (te-uet). 
— Teu (le-u), V., épais. 


TEUEL {te-uel), v. n. Y. Se taire, faire 
silence; p. taouet. Voy. TAOUEIN, plus 
usité. 


TEUL, 8. m. Le pluriel teuliou est 
seul usité, au sens de titres, actes, 
pièces authentiques. 


TEULER, v. a. Le même que teurel; 
p. taolet. 


TEULIOU, s. pl. m. Titres, actes, 
pièces authentiques. Voy. TEUL, 


TEUN, 8. L. Et aussi, tun, colline, 
plus usité. 


TEU 615 


TEUN (&-un), adj. (anc.) Faux. H 
s'employait aussi comme substaotif au 
sens de fraude, tromperie. 


TEUNI (te-uni), Y, a. (anc.) Tromper, 
frauder. 


TEUR, Voy. TEURENN, bedaine, 


TEUREK, TEURENNEK, 8. m. Pansard, 
qui a une grosse bedaine. 


TEUREK, 8. m. VOy TRBL, 


TEUREL, TEULER, TAOLER, v. a. 
Jeter; n. taolet. l se conjugue sur 
taoli, lequel parait avoir été usité 
comme infinitif, ainsi que l'indique le 
participe taolet. C'est ainsi que l'on dit: 
taolann, je jette; tuolinn, je jetterai. 
Teurel ha disteurel, ballotter, jeter de 
côté et d'autre, parlant d'un navire. 
A la lettre, jeter et rejeter. En em deurel 
da ober drouk. s'abandonner au mal. 


TEURENN, s. f. Et aussi teur, 8. m., 
bedaine, panse. 


TEURENNAD, s. f. Plein la bedaine, 
ventrée de gourmand. 


TEURENNEK, adj. et s. m. Pansard, 
qui a une grosse bedaine. 


TEUREUGENN (feureug-enn), 8. L 
Tique, insecte; pl. teureuk. 


TEURK, s. m. Maladie de peau des 
brebis. On donne aussi ce nom à l’in- 
secte qui produit ce mal en s'intro- 
duisant sous la peau de ces animaux. 
Voy. MEGELL, C. 


TEURKA, TEURKI, v. a. Frapper quel- 
qu'on, lui donner une raclée; p. 
teurket. 


TEURKET, adj. et part. Qui a été 
battu dans une lutte. vaincu, qui a 
échoué dans ses projets. 


TEURKI. Voy. TEURKA. 


TEURL, v. a. Le même que (surel, 
il ne s’emplaie guère qu'en poésie. 


TEURVEZOUT, TEURVOUT, v. n. Dai- 
gner, vouloir bien. Ne deurvesann ket, 
n'em deur Ket, je ne veux pas. Teurve- 


616 TEV 


gout a rann mont di, je veux bien y 
alier. Voy. le suivant. 


TEURVOUT, v. n. V. T. C. Foy le pré 
cédent. N'em dur kat, n'em ket, 
je ne veux pas. 


TEUSKUC'H, adj. 0. De médiocre 
qualité, pariant des personnes. 


TEUZ, s. L Fantôme, spectre, reve- 
nant, esprit tollet: pl. "teusiou, maged, 


- TEUZ, adj. Fondu. Lard teus, sain- 
doux. Houarn teus, fonte de fer, fer 
fondu. En Vannes, fe (16). 


TEL, s. m. (gno.) Ruse, teur de fi- 
nesse. | 


TEUZER, s. m. Fondeur de métaux. 
— Tous, aûj., fondu. 


TEUZ!, v. a. Foudre par le moyes du 
feu, et, par extension, disparaître, 
s'ebimer, s'nser ou se détériorer par 
l'usage prolongé ; p. teuset. 


TEV, TEO, adj. Epals, gros. 


TEVAAT, TEUAAT, v. n. Devenir épais, 
s'épaissir; p. feveat, teveet. YOT. TEGAAT, 
plus usité. 


TEVAL, TENVAL, adj. Sombre, obs- 
cur, terne, mat, et, par extension, 
triste, taciturne. 


TEVALAAT, TENVALAAT, v. a. et n. 
Obscurcir, troubler, parlant de l’eau, 
s’obscurcir, offusquer. Voy. TEVAL. 


TEVALIENN. Yor. TEVALIENN. 


TEVALIJENN, a. f. Obscurité, ténè- 
hres. — Teval, adj., obscur. 


TEVARD, s. m. Gros de corps. — 
Tev, teo, gros, épais. 


TEVEL, v. n. Se taire, cesser; p. 
tavet. Il se conjugue sur tavi, qui 
paraît avoir été jadis usité comme in- 
fnitif, et qui, par suite d’abus, est 
devenu (epel. Tari ho soniou, cessez 
vos chansons. 


TEVENN, 8. m. Dune, falaise, lieu 
de la grève de la mer où l’on met à 
égoutter et à sécher le goémon qui a 





THZ 
été d: lieu de la 
bler découvre 





2.9 aus Doug et les r 
en sans pieda dans 
l'enn; EL. où. VOy. TERRA" 

TEVENN, s. L GC. Lien 
posé au soleil et à du 
pl. ou. 


9 


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“Ses 
BIG 
TRS 


toire, et tevennek. El est de 

est à l'abri des vents 

l'Ouest et face à l'Orient. 
TEVENNOK, adj. Yar. TEVENREL. 


TEVEZ, s. m. D, Tétine de bête fe- 
melle. Yor. TEZ. 


TEVL, s. pl. m. Y. Pluriel irrégulier 
de tevlenn. Yor. TIVL. 


TEVLEIN, TIVLEIN, v. a. Y. YOT, œ 
dernier. 


TEYLENN, s. L V. Le même qu 
tivlenn, plus usité; pl. (scl, masc. 


TEYRN . In. . 
de ia le ad (enc.) Bat, chef 


TEYRNAS (te-yrnas), 8. m. (anc.) 
Royaume. 


TEZ, 8. m. Pis de vache; pl. tesiou 
(te-siou). 


TEZ, Y. Voy. TES, T. 


TEZA, v. n. C. Se gâter en dedans, 
parlant des fruits; p. et. | 


J 


TIE 


TEZATAT, Y. n. Y. Glaner, p. tesatet. 


TEZEIN (tez-e-in), v. a: Y. Mesurer à 
la toise. — Tez, tes, V., toise. 


TEZET, adj. et part. Gäté en dedans 
ou simplement piqué, parlant des 
fruits. Yor. TEZA. 


TEZI, v. H. Yor. TEIL, 


Ti, s. m. Maison, habitation, logis; 
pl. ttes. Penn-ti, chef de ménage, ar 
penn-ti. 


TIAD, s. m. Maisonnée, ce que peut 
contenir une maison. Tiad tud, maison 
pleine de gens. Yor. T1. 


TI-ANNEZ, s. m. La maison d’une 
ferme où l'on mange et couche. — Ti, 
maison, et annes, meubles. Voy.Ti-TAN. 


TIAT, 8. m. Y. Yor. TIAD. 


TI-BALAN, s. m. Maison couverte en 
genêts. — Ti, maison, et balan, genèêt. 


TIC'HOUT, v. a. et n. Y. Le même 
que tizout. 


TI-DOUAR, s. m. Maison faite de bois 
et d'argile. — Ti, maison, et douar, 
terre. 


TIED, s. m. C. Yor. DIET, qui paraît 
être le radical. Ce mot, en Cornouaille, 
a été conservé dans la phrase suivante: 
d'ho tied, je bois à votre santé. 


T 


TIEGEC'H (fieg-ec'h), 8. m. Y. Yor. 
TIEGEZ; pl. tiegec’heu. 


TIEGEZ (tieg-ez), 8. m. Ménage, fa- 
mille; pl. tiegesou. — Ti, maison. 
Penn-tiegez, 8. f., ménagère, celle qui 
dirige la maison. 


TIEIEN, pluriel irrégulier de ek, 

TIEK, 8. m. Chef de famille d'une 
ferme, cultivateur, fermier; pl. tieien 
(ti-e-ien). — Ti, maison. 


TIEKAAT, v. n. Administrer une 
ferme, une métairie, Voy. TEL, Ce 


TIEGEAC'H ({eg-eac’h), 8. m. Voy. 
IEGEZ. 


TIL 617 


verbe s'emploie aussi comme subs- 
tantif. Ann tiekaat, la direction d’une 
ferme. Ne oar ket tiekaat, il ne sait 
pas administrer une ferme. 


TIERN. Voy. PENN-TIERN. 


TIEZ, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de 
h, maison. 


TI-FOURN, 5. m. Ann ti-fourn, la 
maison dans laquelle est construit le 
our. Ñ 


TI-FOURN-RED, 8. m. La maison où 
se trouve le four banal. Voy.FOURN-RED. 


TI-6LAZ, s.m. Et aussi, ti-mein-glas, 
maison couverte en ardoises. A lalettre, 
maison pierres bleues. Yor. MEAN-GLAZ. 


TIGN, 8. m. Teigne, maladie. 


TIGNOL, 8. m. Y. Pirogue, petit ba- 
teau; pl. eu. 


TIGNOUZ, 8. m. Teigneux. — Tign, 
teigne. 


TIGNOUZEZ, 8. L. C’est le féminin du 
précédent. 


THIK-PIDI, 8. m. Chapelle. — Tk, 
petite maison, et pidi, prier (Dieu). 


TI-KEAR, 8. m. Mairie, hôtel-de-ville. 
— Ti, maison, et kear, ville. Neuzé ex 
eax da di-kear, il alla alors à la mairie. 


TIKEMER (anc.) VOy. DIGEMER. 


TI-KOUEZ, 8. m. Buanderie. — Ti, 
maison, et kouet, lessive. 


TILL (les L mouillées), 8. m. Torchia 
pour construire des cloisons, etc. 


TILL (les L mouillées), 8. m. Ecorce 
du lin, du chanvre. 


TILL (les L mouillées), s. m. Insecte 
qui s’attache à la peau des animaux. 


TILL (les L mouillées), s. pl. m. 
Pluriel irrég. de tillenn, orme, tilleul. 


TILLA (les L mouillées), v. a. Teiller, 
réparer le lin, le chanvre; p. (iles. 
og. TILL, écorce du lin. 


78 


618 TIN 


TILLADEK (les L mouillées), s. f. 
Lieu où l’on teille le lin, le chanvre, 
réunion des personnes qui font ce tra- 
vail. C’est une sorte de partie de plai- 
sir. 


TILLEIN (les L mouillées), v. a. Y. 
Teiller, parlant du lin, du chanvre; 
D. tillet. 


TILLENN (les L mouillées), 8. f. Orme, 
tilleul, arbres; pl. till, masc. 


TILLER (les L mouillées), 8. m. Til- 
lac de navire, et aussi, séparation ou 
cloison faite en torchis; pl. ou. 


TIMAD, ady. CG. Promptement, sur- 
le-champ. — Tiz, diligence, prompti- 
tulle, et mad, bon, bien, adj. et ady. 


TIMAT, adv. Y. A la halo, prompte- 
ment. — T(S, promptitude, dilixence, 
et mat, V., bon, bien, adj. et ady. 


TI-MEIN-GLAZ {me-in)., VOY. TI-GLAZ. 
TIN, a. m. Thym, plante. 


TIN-LANN, S. m. Serpolet, plante. A 
la lettre, thym de lande. 


TINELL, sf. Toute es Gh is à 
ue f6ire, à un partons; il s'entend 
aussi «0 Seus de manicre de si sony 
dir. To: red à 30 uma, lv) oh fait 
bouue chère; pl. on. 


TINÉLLA, v. n. Et de préférence, 
secel lincilou, Gov d = tentes dc C 
barctit rs, de marchands. Voy. TINELL, 


TINELLER, S. m. CGibarctier nll 
sous une tente, à uue foire où à un 
Pardon; pl. ien, 

TINER, adj. Y. Le n,ème que tener. 


TINET, S m. C'hoart ti: el. jeu d’en- 
fants. VOY. C'HOARI PILACUET. 


TINT, 6. m. Chantier de charpentier, 
de marchand de vin. 


TINT, s. m. C. Rial, élaucon. 
TINTA, v.a. Placer sur un chantier 


de charpentier ou de marchar.d de 
vin; p. et. 


TIV 


TINTA, v. a. C. Etançonner; p. et. 


TINTAL, v. n. Tiater, parlant d'une 
cloche. ll 8e conjugue avec l’ausiliaire 
oucr. 


TINVA, v. 0. C. Prendre chaïr, par- 
lant d'une plaie; réussir, parlant d'une 
greffe, d'un écusson. 


TIOUEL, adj. V. Sombre, obscur. 


TIOUELEIN (tiouel-e-in), v. n. Y. 
S'obscurcir; p. tiouelet. — Tiouel, adj. 
V., sombre, obscur. 


TI-PALEM, 8. m. C. Tannerie. À la 
lettre, maison de tan. — TY. maison, 
et palem, poussière composée de tan 
et d’autres matières pour tanner les 
cuirs. 


TIR, TER, 8. m. (anc.) Terre. 


TIRED, 8. m. Accent, terme de gram- 
maire; pl. ou. 


TIRENN, 8. f. Bouclier, armure; pl. 
OU. 


TIRIEN, 8. m. Terre en friche, en 
renos, terre inculte. — Tir(anc.), terre, 
et ivu, froid, on impropre à lu cultnre 
(LFC loi). Je doute que ce mot soit 
usité quelque part, VOy,. DOUAR LETON, 
DOUAR FRAOST, DOUAR IEN. 


TIS, TIZ. Yur. ce dernier. 


TI-SKOL, S. m. \Mai:on cù se tient 
l'écoie. 4 la lettre, maisou-école. 


TI-TAN,S. m. Maison de la ferme cù 
se fait la cuisine et où sont les meu- 
bles et les lits. À la lettre, maison- 
Icu. Voy. TI-ANNEZ. 


TI-TAN-NOZ, S. m. Y. Phare sur les 
cotes. À la lettre, maison feu de nuit. 
YUT. TOUR-TAN-NOZ. 


TIU Ur, adj, V. Epais, gros. Vov. 
TEU. 


TIVEIN jri-ue-in), Y. n. Devenir épais, 
Cpaissir; p. fiuet. — Tiu, N., épais, 
TOS. 


TVL, s. pl. m. Y. Pluriel irrég. de 
fivlenn, tuile. 


TO 


TIVLEIN (tivl-e-in), v. a. V. Couvrir 
en tuiles une maison, etc.; p. tivlet. 


TIVLENN, 8. f. Y. Tuile, brique; pl. 
tiol, masculin. 


TIVLOUR, 8. m. v. Tuilier, fabricant 
de tuiles; pl. tivlerion. 


T2, 8. m. Hâte, activité, démarche, 
presse, allure. 


TIZIK,S m.C. Phthisie, fièvre étique. 
On dit aussi : tizik ien. — Tizik ien 
a 20 gant-han, il a uae fièvre étique. 


TIZIK-IEN. Voy. le précédent. Il se 
dit des personnes et des bêtes. 


TIZOK, adj. C. Efféminé. Rouez tisok, 
voix de castrat. 


TI-ZOUL, 8. m. Chaumière, eœ hane 
couverle en chavme, — Ti, maison, 
et soul, chaume. 


TIZOUT, v.a. Alteindre, rejoindre en 
chemin, et aussi, avoir le loisir, ob- 
tenir; p. set. — Ne dize Koet kaout 
naoun, il n'avait pas le loisir d’avoir 
faim, il ne songeait pas à marger. 
N'hellot Ket tisout anez hant, vous ne 
pourrez pas l'atteindre. Tisout peg enn 
eunn ra. atteindre où attrapr-r uu objet 
au-dessus de sa tôte. 


TLEUN, 8. m. Ù, Quienouillée, ce que 
peut contenir la quenouille ; pl. tou. 


TLEUNA, v. a. C. Garnir, parlant 
d’une quenouille; p. et. Voy. TLEUN 


TNAQU (anc.) Voy. TNOU. 

TNAOUN (anc.) Voy. TRAOUA. 

TNEAC'H, TNEC'H. Voy. REAC'H, 

TNEC'H. VOy. KREAC'H. 

TNOU, a. m. (anc.) Vallée, le bas. 

TO, 8. m. Ce mot a cessé d’être usité 
au sens de couverture ou toit de maison, 
et a été remplacé par foenn. Miis on le 

‘ouve dans les composés d:slo, sans 


it, pour dis, particule privative, et 
to (anc.}, toit. Balan-to, genêt pour 


TOE 619 


couverture de maison; mean-to, ar-. 
doise. A la lettre, pierre pour couver- 
ture. 


TOAL, TOUAL, s. f.G. Nappe de table; 
pl. tou. | 


TOAZ, s.m. Pâte de farine. Lard-toaz, 
très-gras, parlant des bestiaux. À la 
lettre, gras comme pâte. Bara toaz, 
du pain mal cuit. À la lettre, pain- 
pâte. 


TOAZA, v. a. Empâter; p. et. 
TOAZEK, adj. Empâté, pâteux. 
TOAZENNA Voy.ToAZA, plus régulier, 


TOAZON, 3. m. Toazon leue, ris de 
veau, partie de cet animal. 


TOAZONA, v. a. Voy. TOZONA. 
TOAZON-LEUE. VOy. TOAZON. 
TOC'H, adj. G. Voy. Toc'Ho8. 


TOC'HADENN, 5. f. C. Epi de blé; pl. 
toc’had, masculin. 


TOC'HADQU, S. pl. m. Criblures de 
blé, 


TOC’HAT, s. m. C. Criblures de blé. 


TOC'HATA, TOC’HATAT, Y. n. C. Gla- 
ner des épis de blé restés dans un 
champ moissouné; p. toc'hatet. 


TOC'HATER, 3. mn. G. Glaneur. Voy. 
le précédent. 


TOC'HATEREZ, s. L G. C'est le fé- 
mioin de toc'hater, 


TOC'HATO, Y. n. G. Le même que 
toc’hata. 


TOC'HOR, adj. Faible, débile, lan- 
guiasant, infirme. Comparatif, toc'ho- 
rac'h: superlatif, éoc'hora. 


TOC'HORAAT, Y. n. Devenir plus 
faible, plus langnissant, ewupirer; p. 
toc'horeat, toc'horeet. 


TOEA, v. n. (anc.) Jurer. 


620 TOE 


TOEC'H, TOUEC'H, prép, Y. Voy. 
TOUEZ, 


TOEIN ({o-e-in), v. a. Y. Couvrir, 
parlant d'une maison; p. toet. Yor. T0. 


TOEK, 8. m. Y. Toison, laine d’un 
mouton. 


TOEKENNAT, 5. m. Y. 
toekennad, la 
l'on retire sur 


TOEL. Voy. ToaL, C. 
TOELLA. Yor. TOUELLA. 


Et aussi, 


quantité de laine que 
es moutons tondus. 


TOENN, 8. L Toit, couverture de 
maison; pl. ou. Ann doenn. Par exten- 
sion, on lui donne le sens d’asile. Voy. 
TEI, couvrir. He toenn d'ar re baour, 
donner asile aux pauvres. 


TOENN-VOR, 8. f. Grande et haute 
lame de mer dans les tempêtes; pl. 
toennou-vor. — Toenn, toit, et mor, 
mer. 


TOEDUR, 8. m. Y. Couvreur de mai- 
sons ; pl. toerion.— Toein, V., couvrir. 
On dit aussi touer, en Vannes. 


TOER, s. m. Couvreur de maisons; 
pl. ten. Voy. TOENN, toit.— Torr est un 
nom de famille assez répandu. 


TOEZ, TOES, s. m. Y. Pâte de farine. 
VOYy. TOAZ. 


TOEZAT, 8. pl. 
tuezenn. 


TOEZATAT, Y. VOY. TOC'HATAT. 


m. V. Pluriel de 


TOEZEIN (toez-e-in), v.a.V. Empâter, 
couvrir de farine ; p. (oczet. — Tops, 
pâte, V 


TOEZEK, adj. Y. Empâté, pâteux. -- 
Toez, pâte, Y. 


TOEZELLA, v. a. Et aussi tozella, C., 
agacer, parlant des dents: émousser, 
parlant d'un outil; p. et. 


TOEZENN, 8. f. Y. Epi de blé; pl. 
(oezat, masculin. 


TOEZENNEIN (toexsenn-e-in), v. n. Y. 
Glaner des épis de blé; n, toexennet. 


TOK 
TOEZENNEREZ, s. L. Y. Glaneus; 
pl. et. 


TOEZENNOUR, s. m. V. Glaneur; pl. 
toesennerion. 


TOI (to-1i), Y. a. Non usité. Voy. TE, 
couvrir. | 


TOK, s. m. Chapeau; pl. ou. Ce subs- 
tantif est le radical d'un assez grand 
nombre de mots. Yor. les suivants. Eu 
français, on appelle Toque une sorte 
de coiffure. Tok plous, chapean de 
paille. Diviskou tok, des coups ñe 
chapeau. 


TDKA, v. a. Sonner one cloche à la 
manière du tocsin. Toka ar c'hleier, 
sonner le tocsin ; p. toket. 


TOKA, TONKA. Voy. ce dernier. 


TDKA, v. a. (anc.) Couvrir la tête de 
quelqu'un avec un Chapeau (to), coiffer 
quelqu'un d'un chapeau. 


TOKAD, s. m. Plein un chapeau, la 
plénitude d’un chapeau. Eunn tokad 
avalou, plein un chapeau de pommes. 
— Tok, chspeau. 


TOK-ANN-TOUSEK (tou-sek\, 8. m. 
Champignon, plante. A la lettre, cha- 
peau du crapaud. 


TOK-EJENN, s. m. Bourrelet que 
l'on place sur la tête des bœufs at- 
telés. A la lettre, chapeau de bœuf. 


TOKEN, a. L. Maladie de la toque. 


TOKENN, s. f. Couche d'argile dont 
on garnit le fond extérieur des vases 
en métal pour les préserver de dété- 
rioration sur un feu ardent. Voy. Te- 
(ENNA, 


TOKENNA, v. a. Appliquer sur von 
vase en métal la couche d'argile ap- 
pelée tokenn. Voy. ce mot. 


TOKENNAT, S. m. Y. Le même que 
toekennat, qui est plus régnlier. Voy. 
TEL, 


TOKER. 8. m. Chaneller: pl. (œn. — 
Tok, chapeau. 


TOL 


TOK-HOUARN, 8. m. Casque. À la 
lettre, chapeau en fer. 


TOKOUR, s. m. V. Chapelier; pl. 
tokerion. 


TOK-VILIN, s. m. Chapeau d’un mou- 
lin à vent. — Tok, chapeau, et milin, 
moulin. 


TOL, TAUL (161), 8. m. Y. T. Coup; 
pl. toleu, taulen, V.; tolio, taulio, T. 


TOL, TAUL (tôi), s. f. Y. T. Table; 
pl. toleu, tauleu, V.; toho, taulio, T. 


TOL-ARNAN (190, s. m. Y. Et aussi 
taul-arnan, bourrasque, tempête. 


TOLBENNA, v. a. Frapper quelqu'un 
sur la tête à coups redoublés; p. et. 
— Tol, taol, coup, et penn, tête. 


TOLENN, TAULENN (tôlenn), 8. L Y.T. 
Voy. ce dernier. 7 


TOLER, TAULER (tôler), v. a. C. Jeter; 
p. t(oket, taulet. Il se conjugue comme 
si l’infinitif était toli, aut. 


TOLGENN (tolg-enn), 8. L. Y. Bogue 
de châtaigne; pl. eu. 


TULI, v. a. Non usité, et aussi taul:. 
Voy. TOLEA, TAULER, C. 


TOLLOK, TOLOK. Voy. STOLOK. 
TOLLOKA, TOLOKA. Yor. STOLOHA. 


TOLPAD, TALPAD, s. m. Bouffée d'une 
mauvaise odeur. 


TOLPEZ, TORPEZ, s. m. Bouse de 
vache collée aux murs et desséchée 
au soleil pour servir de bois à brûler 
dans les contrées où le bois manque; 
on le dit aussi des mottes ou boules 
qui se forment dans la farine mouillée. 
Voy. LEUNEUD-8ERR et ARGOAD. 


TOLSENN (tol-senn). Yor. TOLZENN, 
bloc. 


TOLZENN, 8. f. Bloc ou tas d'une 
matière séparée d'un tout volontai- 
rement ou non; pl. ou. Eunn dolzenn 
douar, un bloc de terre écroulée. 
Eunn dolzenn foenn, un tas ou bloc de 


TON 631 


foin séparé d'une meule pour un motif 
quelconque. 


TOLZENN, 8. f. V. Cayeu; pl. eu. 
TOMDER, 8. m. VOy. TOMMDER. 


TOMHEOLIA, v. n. Se chauffer au 
soleil, se mettre au soleil. — Tomm, 
adj., chaud, et heolia, meltre ou se 
mettre au soleil (heol). 


TOMM, adj. Chaud. Dour tomm, de 
l’eau chaude. War ann tomm, immé- 
diatement, sur-le-champ, sur le fait. 
A la lettre, sur le chaud.‘Ce mot a 
plusieurs dérivés et composés. Tomm 
eo, il fait chaud. Cette pbrase, du style 
familier, ne saurait satisfaire l’analyse 
si l'on ne sous-entendait ann amer. 
La phrase complète est : tomm eo ann 
amzer, le temps est chaud. On dit 
aussi, (omm eo anezhi. Voy. le mot N0Z, 
on y explique cette dernière locution. 


TOMMA, v. a. et np. Ghauffer, se 
chauffer, échauffer ; p. et. Voy. TOMMET- 
MAD. It da domma, allez vous chauffer. 


TOMMADENN, 8. L Ce mot, qui dé- 
rive de omma, chauffer, se chauffer, 
serait très-bien rendu par les deux 
mots francais non usités chauffade, 
chauffaison, action de se chauffer. 


TOMM-BERO, adj. Rouillant, en ébul- 
lition. A la lettre, chaud bouillant. 
Dour fomm-bero, dour bero, de l'eau 
bouillante. 


TOMMDER, TOMDER, 8. m. Chaleur 
de la température. — Tomm, chaud. 


TOMMERIK, 8. m. Chavufferette. — 
Tomma, chauffer. 


TOMMET-MAD, adj. Le mot tommet, 
ui est le participe de tomma, chauf- 
er, s'emploie sous cette forme pour 

dire, un peu ivre, qui a bien bu. À la 
lettre, chauffé bien. 


TOMM-SKAOT, adj. Ardent, parlant 
du feu. — Tomm, adj., chaud, et skaota, 
brûler, échauder. 


TON, TOUN, 8. m. Ton, parlant de 
N voix et des instruments de musique; 
pl. tou. 


622 TON 


TON, TONN. Voy. ce dernier. 
TONDR, s. m. V. Amadou. 
TONELL, 8. L. Tonneau; pl. ou. 


TONELLAD, s. L. Plein un tonneau, 
ce que peut contenir un tonneau. 


TONELLER, s. m. Tonnelier; pl. ten. 


TONKA, TONKAT, v. n. Frapper dans 
la main en sigre d'accord dans Îles 
marchés ; p. tonket. On dit aussi touñka. 
Tonkit aze, frapp-z là, frappez dans 
ma main, c'est ua marché conclu. 


TONKA (anc.}, et anssi TONKAFF, 
prédestiner. Voy. TONKET. 


TUNKADUR, 9. m. (anc.) Deslin, pré- 
destination. 


TONKAFF {anc.) Voy. TONKA. 


TONKEIN (toñke-in), v. n. Y. Prédes- 
tiner; p. tonket. Voy. ce dernier. 


TONKET, adj. (anc.) Destiné à... par 
l'effet du hasard, dont le destin est de. 
Je pense qu'il ne s'employait qu'en 
mauvaise part On 911 Moins au sens de 
fatalement prédestir:é. 1 doit e'cvrc 
étre usité en Vannes, Tonket oue d'ehou 
meruel eel-se, V., Son destin Eat 0.5 
mourir de la sorte. 


T'NN, 8. L. C. Vague de La mer. 
Besin tonn. goémon que la nier rejette 
et abandonue sur le rivage. À la let- 
tre, goémon de vague de la mer, Ua 
vieux manuscrit dit eunn don vesin, 
une vague de g#oëmon, parlant d'ure 
certaine quantité de goémon apportée 
sur Île rivage; c'est le bezinn tonn 
ci-dessus. Voy. BEZIN-TROUC'H. 


TONN (anc.) Couenne de lard. Voy. 
TONNENN. 


TONNENN, 8. T. Couenne, peau 
épaisse d'animal, noan de la tête de 
l’homme, et. par extension, surface 
dure et sèche d'une terre délaissée en 
repos pendant un loug temps. Ton- 
nenn moc'h. tonnenn kik drus, couenne 
de lard. 


TONNENNEK, adj. Couenneux. 


ee 


oo OM dé SA ue x 


TOR 


TONNENN-MOC'H, s. L Couenne de 
porc. À la lettre, couenne des co- 
chons. 


TONNET, adj. G. Dérivé de tom, 
vague de la mer, ce mot se dit du 
goémon ou varech entasgé par les flots 
sur les bords de la mer, pendant iles 
gros temps. Tonnet eo bet ar bexin enn 
noz-man, les vagues ont apporté du 
goémon sur la grève la nuit passée. 
Voy. TONN et BEZIN-TORN. 


TONT, 8. m. Amadou. 


TONT, v. H. Voy. DONT, qui est le 
radical. Venir. 


TOPIN, adj. V. Crépu, parlant des 
cheveux. 


TOR, s. m. Y. Bedaine, panse, gros 
ventre. VOy. TEUR, 


TO2AD, 8. m. Portée des femclies 
d'animaux quadrupèdes inférieurs, 
comme chiens, porcs, etc. Voy. TOR. 
On l’eutend aussi des oiseaux. Enna 
torad laboused, une nichée d'oiseaux. 
Style irouique. 


TORCH, TORCHAD, s. m. Bonchon le 
toile, de parle, hounpe où fr: 
{ds lanne), mèche (de cheveux], C:s 
mots se diRnt aussi au sens dé cnv U 
0. < (011012 


TURCG'H, S.L. V. Tourte; pl. eu. L nn 
dorc'h vara, nue tourte de pain. 


T2RCHA, Y. à. Esenver en frottai:t, 
comme une table, un p'ancher qui 
sont mouillés; nettoyer en bouchun- 
nant les bétes à cornes. Torcha he fn, 
se moucher, styie familier. 


TORCHAD, TORÇH. Voy. ce dernier; 
torchad est plus usité. 


TORCHEIN {torch-e-in), v. a. Y. Es- 
suver ce qui est sale où mouillé. Vus. 
TORCHA. 


TORCHENN, s. L. Coussinet de 1016 
pour porter des paniers, etc. ; housse 
de cheval, paillassou où sac rempli de 
paille ou de foin et qui sert de scile à 
ceux qui n'en ont pas, ou qui veulent 
rester assis à cheval. 


TOR 


TORCHENNIK, s. L. Coussinet à tous 
usages el formé de paille, de foin, de 
linges, etc. 


TORCH-KOURREZ, 8. m. Sorte de gros 
pinceau en toile pour suiver les na- 
vires. — Torch, bouchon de paille, de 
linge pour frotter, et kourreza, suiver 
un navire. 


TORCH-LISTRI, s. m. Torchon pour 
essuyer la vaisselle, et, par extension, 
on le dit en apostrophant une femme 
sale. — Torcha, essuyer, et Hiri, 
usteusiles de cuisine. 


TORC'HOUENIA, v. n. Se vautrer à 
terre. Voy. C'HOUENIA. Je crois que ce 
mot est composé de tor, ventre, et de 
c'houen (anc.), dos. Torc'houenia signi- 
flerait alors se rouler à terre dos et 
ventre. 


TORCHOUER, s. m. Torchon à tous 
usages, pl. ou. 


TORCH-SOA, 8. m. Sorte de gros 
pinceau en toile pour suiver les na- 
vires. — Torch, bouchon de toile, et 
soa, suif. 


TORCH-TER, a. m. Gros pinceau en 
toile pour goudronner les navires. — 
. Torch, bouchon de toile, et ter, 
goudron. 


TORÉEIN ({ore-e-in), v.n.V. Se vautrer 
à terre, p. foreet. Le mot torc'houenia, 
du Léon, est plus expressif. 


TOREK, adj. et s. m. Pansard. — 
Tor, V., bcdaine, et ek, finale qui 
marque la possession. 


TORENN, TEURENN. Voy. ce dernier. 


TORFED, 8. m. Crime, forfait; pl. 
torfejou. — Uber torfejou, commettre 
des crimes. 


TORFEDER, s. m. El aussi lorfedour, 
criminel, malfaiteur ; pl. forfederien. 


TORFEDI, v. n. Pas usité. — Ober 
torf: jou, commettre des crimes. 


TORFEDOUR, s. m. Voy. TORFEDER. 


TORFET, 8. m. V. Crime, forfait; pl. 
torfedeu. 


TOR 623 


TORFETOUR, s. m. Y. Criminel; pl. 
torfeterion. 


TORGAMM, s. m. Y. Torticolis. Yor. 
PENN-GAMM. 


TORGAMMET, 8. m. Y. Qui a le tor- 
ticolis. VOy. PENN-GAMM. 


TORGENN (forg-enn), 8. L Colline, 
éminence, belvédère; pl. ou. 


TORGENNEK (torg-ennek), adj. Cou- 
vert de collines, de tertres. 


TORGOS, TORROGOS, adj. Trapu, se 
dit d'un homme gros et court. 


TORIMELLA, v. n. D. Se vautrer à 
terre; p. et. 


TORKULET, adj. Y. Cagneux. 


TORLOSKENN, 8. L. Punaise de bols ; 
pl, ed. 


TORMEAN, TORR-MEAN, 5. m. Yor. 
TORVEAN, l 


TORNAOT, s. m. Falaise sur les bords 
de la mer. Ge mot est contracté pour 
torr ann aot. À la lettre, rupture de la 
côte de la mer. 


TORNIKELL, 8.f. Y. Pirouette; pl. eu. 


TORNIKELLAT, v. n. Y. Faire des pi- 
roueltes; p. torntkellet. 


TORCSENN, TOSENN (Loro-senn, {0= 
renn), 8. f. G. Butte, éminence; pl. ou. 


TORPEZ. Yor. TOLPEZ. 


TORR. Ce mot, non usité seul, signifie 
rupture, qui rompt, qui brise. On peut 
le considérer comme étant le radical 
du verbe terri, rompre, briser, dont le 
participe est torret. Il entre daus la 
composition de quelques mots, comme 
tornaot, torrod, torrean, torr-gousouk, 
trr-alan, kik-torr, ulc. 


TORRAD, a, m. Orthographe défec- 
tueuse. Voy. TORAD. 


TOR9-ALAN, a. m. Cette expression 
signifie à la lettre, qui rompt l'haleine, 


624 TOR 


et s’emploie en parlant d’une montagne 
difficile à gravir : eur menes torr-alan. 
Voy. TORR. 


TORR-C'HLEUZ, s.m. Yor. TORA-ELEUZ. 


TORREIN (forr-e-in), v.a.V. Rompre, 
briser, faire cesser ou réformer, par- 
lant des abus, supprimer, enfreindre; 
p. torret. 


TORREK, adj. Orthographe vicieuse. 
Voy. TOREN. 


TORR-GOUZOUK, 8. m. Passage dan- 
gereux, précipice. L la lettre, casse- 
cou. Voy. TORR. 


TORRIN, v. a. T. Rompre, briser, 
réformer ou faire cesser, parlant d’un 
abus, d’un usage, supprimer, enfrein- 
dre; p. torret. 


TORR-KEEUZ, 8. m. Et aussi torr- 

c'hleuz, clôture en terre qui a été mal 

faite et qui s'écroule. — Torr, rupture, 
et kleux, clôture en terre. 


TORR-KRAOUN, s. m. Casse-nolx. — 
Torr, qui brise, et kraouñ, pluriel de 
kraouenn, noix. YOT, TORR. 


TORR-MEAN, TORMEAN. VOY. TORVEAN. 
TORR-MOGER (mog-er), 8. m. Parié- 


taire, plante qui pousse dans les vieux 
murs et qui les dégrade. — Torr, qui 


rompt et brise, et moger, muraille. 


Voy. TORR. 


TORROD, 8. m. Passage dangereux, 
précipice. — Torr, qui rompt et brise, 
et rod, roue. 


TORAOGOS. VOy. TORGOS. 
TORR-ROD. Voy. TORROD. 


TORS, TORZ, 8. f. Tourte. Eunn dors 
vara, une tourte de pain; pl. torsiou. 


TORS-ALC'HOUEZ. Ce mot, que Le Pel- 
letier donne au sens de serrure de 
campagne, me paraît une corruption 
de dor-alc'hue, qui, en Vannes, sigaifie 
serrure. 


TORSEK, adj. Qui a Ja forme d’une 
tourte de pain. Yor. TORS. 


TOS 


TORSELL, TORZELL, s. f. Serrure de 
campagne; pl. ou. YOT, DERZELL, qui est 
plus régulier. 


TORT, 8. m. Bosse au dos. 


TORT, adj. Bossu. — Le Tort est an 
nom de famille assez répandu; on le 
prononce à la française dans ce dernier 
Cas. 


TORTELL, S. L. Assemblage ou fais- 
ceau, botte; pl. ou. — Eunn dortell 
foenn, une botte de foin. 


TORTELLA, v. a. Botteler, mettre en 
bottes ; p. et. 


Q'ONTEL, 8. L. Femme bossue; pl. 
ea. 


TORTIK, 8. m. Torticolis. Eunn tortik 
eo, il a le torticolis. 


TORTIZ, s. m. Torchis pour ma- 
aner, garrot pour serrer la charge 
’une charrette. 


TORTIZA, v. a. Tordre, tortiller, 
friser ou tresser, parlant des cheveux; 
p. et. 


TORTIZET, adj. Tressé, parlant des 
cheveux. 


TORVEAN, s. m. Casse-pierre, pa- 
riétaire, saxifrage, plantes. — Torr, 
qui rompt ou brise, et mean, pierre. 
On dit aussi tormean, torr-mean. 


TORZ, TORS. Voy. ce dernier. 


TORZELL, a. f. Yor. DORZELL, plus 
régulier. 


TOSEGET, pluriel de tosek, V., cra- 
paud. 


TOSEK (to-sek), s. m. Y. Crapaud; 
pl. toseget (to-seg-et). 


TOSENN (to-senn), 8. f. C. Butte, émi- 
pence; pl. ou. On dit aussi torosenn. 


TOST, 8. m. Banc de rameur; pl. 
OU. 


TOST, adv. et prép. Près, près de. 
Tost da gear, près de la ville. 


TOU 


TOST-DA-VAD, adv. À peu près, en- 
viron. — Tost, près, da vad, pour da 
mad, de bien, proche de bien. 


TOSTAAT, v. n. et a. Approcher, 
s'approcher ; p. fosteet, tosteat. Tostait 
ouz-in, approchez-vous de moi. Tostaat 
oc'heurwezenn, s’approcher d'unarbre. 
Voy. TOST, adv. 


TOSTENN, 5. f. Rôtie de pain; pl. ou. 
Bara tostenn, une rôtie de pain, du 
pain grillé au feu. 


TOSTENN, 8. m. T. Ce mot se dit 
d’un avare. 


TOSTENNA, v. a. Faire rôtir du pain. 
On dit plus souvent, ober tostennou, 
faire des rôties de pain. 


TOSTENNER, 5. m. J'ai trouvé ce 
mot dans un ouvrage fait par un Cor- 
nouaillais, lequel lui donnait le sens 
de rapporteur des actes ou paroles des 
autres. 


TOSTIK-TOST, adv. et prép. Très- 
près de, très-près. C'est une sorte de 
superlatif du genre de ceux dont nous 
avons narlé au mot SUPERLATIr de mOn 
EL Dictionnaire français-breton 
1869. 


TOU, 8. pl. m. Y. C'est un des plu- 
riels de touenn, V., toit. Ce mot ne 
s'emploie, que je sache, que dans des 
cas semblables au suivant : titlenn tou, 
V., tuile pour les couvertures de mai- 
sons, tuile pour les toits. 


TOUADELL, 8. L Y. Imprécation; 
pl. eu. 


TOUAILL (les L mouillées), adj. Y. 
Je ne connais pas le sens propre de ce 
mot. On dit lien touaill, toile d’embal- 
lago. Peut-être touaill dérive-t-il de 
touein, V., couvrir. 


TOUAILLENN Ues L mouillées), 8. L 
Femme de mauvaise vie. 


TOUAILLON (les L mouillées), 8. m. 
Linge que l’on place sur un rouleau 
pour sessuyer les mains après les 
avoir lavées. On en voit de tels dans 
les hôtelleries; pl. ou. 


TOU 625 
RHL TOAL, 8. L 0. Nappe de table; 
. OU. 


TOUBAOD, s. m. Voy. TOUBAOZ. 


TOUBAOZ, s. m. G. Radoteur. On dit 
aussi foubaod ; pl. ed. On ne les em- 
ploie qu’au singulier et au vocatif : 
Ke, koar doubaos, va-t-en, vieux rado- 
teur. On dit aussi : Ke, toubaox Kot. 


TOUBIER, 8. L. T. Nappe de table; pl. 
toubtero. 


TOUCHAND, TOUCHANT, adv. Y. 
Bientôt, parfois. 


TOUCHENN, a. f. La partie qui ter- 
mine an fouet de charretier, celle qui 
touche l'animal et qui est faite avec 
une petite ficelle ; robinet de la can- 
nelle d’un tonneau; pl. ou. Le mot 
touchenn est passé dans le francais de 
la Basse-Bretagne. On y dit : la touche 
de mon fouet est usée. 


TOUDOUS, 8. m. D, Toudous freill, 
garaiture en cuir du fléau. Voy. PEN- 
GAP. 


TOUEC'H, TOEC'H. Yor. E-TOUEC'H, Y. 


TOUEIN, TOEIN (tou-ein). Voy. ce 
dernier. — Tou, couverture de maison. 


TOUEIN (toue-in), Y. n. Et aussi, 
fouiein, jurer en justice, faire des 
imprécations ; p. touet, touiet. 


TOUELLA, v. a. Tromper, séduire, 
déhancher. absorber l'esprit; p. et. 


TOUELLER, s. m. Trompeur, séduc- 
teur; pl. ten. 


TOUENN, 8. f. Y. Toit de maison; 
pl. eu. Yor, Tou. 


TOUER, s. m. Blasphémateur. Voy. 
TOUI, TOUER-DOUE. 


TOUER, s. m. Couvreur de maisons; 
pl. ton. — Touenn, toit. 


TOUER-DOUE, 8. m. Blasphémateur ; 
pl. touerien- Doué. Ce mot est WS 
nergique que touer et signifie, à la 
lettre, jureur-Dieu. 


79 


626 TOU 


TOUESIET (toue-sief), adj. Ce mot, 
qui dérive de la préposition touez, 
e-touezs, parmi, est une de ces expres- 
sions remarquables que l'on rencontre 
fréquenument dans la langue bretonne. 
Il siguifle, à la lettre, mêlé parmi, 
péle-méle, comme on le dirait, par 
exemple, de diverses espèces de céréa- 
les mèlées dans le même sac. Greun 
touesiet mesk-e-mesk, des grains mé- 
langés ensembie. Voy. DIDOUESIA. 


TOUET, adj. Ce mot, qui dérive du 
verbe tout, jurer en justice, s'emploie 
au sens de fleffé : Eur mezvier touet, 
un ivrogae fieffé. 11 s'emploie aussi, 
par analogie au français, pour dési- 
gner une accoucheuse ou sage-femme 
qui a été assermentée après avoir 
passé ses examens. Eunn amiegex 
touet, une sage-femme jurée. 


TOUEZ. Voy. E-TOUEZ. 


TOUEZELLA, v. a. Et aussi toexella. 
Voy. ce dernier. 


TOUFET, adj. Avarié, gâté, pourri. 
Foenn toufet, foin avarié. 


TOUGN, adj. Camard, écourté, émous- 
sé de la pointe. — Fri tougn, nez ca- 
mard. Kouñtell dougn, couteau dont la 
pointe est émoussée. Quelques-uns 
disent touign. 


TOUGNA, v. a. Emousser la pointe, 
parlant d'un outil. 


TOUL, v. a. et n. Jurer en justice, 
promettre avec serment; p. fouet. Voy. 
TOUI-DOUE. 


TOUI-DOUE, v. n. Blasphémer. — 
Toui, jurer, et Doue, Dieu. 


TOUIEIN, TOUEIN ({fouie-in), Y. n. 
Jurer en justice, faire des impréca- 
tions ; p. foutet, touet. 


TOUIGN, TOUGN, adj. Voy. ce dernier 
qui est plus usité. 


TOUILL (les L mouillées), s. m. C. 
Roussette, chat de mer, poissons; pl. 
ed. Prononcez ce mot comme en fran- 
çais la finale de Andouille. 


TOUILLA (les L mouillées), v. a. Hu- 
mecter, mouiller; p. et. — En em 


TOU 


doulla, se jeter de l'eau l'un à l'autre 
en jouant. En em douille a reoñt, ils 
se jettent de l'eau pour jouer. Le mot 
fouilla se prononce comme dans le 
français, souilla, fouilla, prétérit des 
verbes souiller, fouiller. 


TOUILLENN (les L mouillées), s. LG. 
Brouillard. 


TOUINELL, 8. f. Hameau, et aussi 
gargotle; pl. ou. 


TOULBABA, v. n. Chercher en tâton- 
pant. 


TOULBENNIK, 8. m. Ober toulbennik, 
marcher sur les mains et les pieds en 
l'air; c’est un jeu d'enfant. 


TOULGOFA. Voy. TOULL-GOFA. 


TOULL, adj. Creux, profond, percé. 
Pod toull, pot percé. Voy. TOULLA. 


TOULL, s.m. Trou fait dans quelque 
matière que ce soit, et pour un usage 
déterminé : fosse, caverne, niche à 
chien, terrier, repaire, tanière, trouée 
ou passage dans un massif de terre ou 
de maçonnerie, trou ou fosse pour 
planter uu arbre, etc. Si l'on aban- 
donne le trou fait dans le sol pour un 
usase déterminé, et si l’eau s'y arrôte, 
le mot toull devient poull ou pouil- 
dour, Voy. POULL, Le substantif toull 
s'emploie aussi comme suit : eunn 
toull kear, une vilaine petite ville; 
pl. toullou. 


TOULLA, v.a.Creuser, trouer, percer, 
forer; p. toullet. Il ne faut pas cone 
fondre ce participe avec l'adjectif toull, 
percé. Ainsi, On dit : toull eo he pragez, 
sa culotte est percée; mais il faut dire : 
toullet eo bet he siskouarn d'es han. on 
lui a percé les oreilles. L'adjertif drank, 
égaré, et le participe dtanket, sont dans 
le même cas, et quelques autres aussi. 
Toulla goad, faire une saignée. A la 
lettre, percer sang. 


TOULLAO, s. m. Trou plein, ce que 
peut contenir un trou, et, par exten- 
sion, grand nombre, bande. Ce mot 
s'emploic aussi pour désigner une ni- 
chée de bûtes, comme souris, taupes, 
couleuvres, etc. Eunn toullad deliou, 
un trou plein de feuilles. Eunn toullad 
logod, une nichése de souris. 


TOU 


TOULLA-G0AD, v. n. Faire une sai- 
gnée. À la lettre, percer sang. 


TOULL-AL-LOST, s. m. Anus. À la 
lettre, trou de la queue. 


TOULL-AR-C'HAGNOU, 8. m. Lieu de 
dépôt des immondices, voirie. À la 
lettre, trou des charognes. 


TOULL-AR-REOR, 8. m. Anus. À la 
lettre, trou du cul. 


TOULL-BAC'H, 8. m. Prison, cachot. 
— Toull, trou, et bac'h, sans air. Voy. 
BAC'H, 


TOULL-BEZ, 8. m. Fosse pour en- 
terrer un mort. — Toul, trou, et bes. 
tombe ; pl. toullou-bes. 


TOULL-BOUTOUN, s. m. Boutonnière. 
A la lettre, trou de bouton; pl. toullou- 
boutoun. 


TOULL- BRAGEZ (brag-es), 8. m. 
Brayette. À la lettre, trou de culotte. 
De temps immémorial les paysans bre- 
tons ont porté des culottes à brayettes; 
aujourd'hui, on èên fait usage dans 
toute la France, et, je crois, dans la 
plus grande partie de l'Europe. Il en 
est de même du capuchon qui est at- 
taché à un par-dessus que portent, 
depuis des siècles, les paysans de 
Guissény et autres lieux; mais, en 
France, le capuchon ne date que de 
notre occupation de l'Afrique. 


TOULL-DIC'HOAD, 8. m. La marque 
que laisse ia saignée. — Toull, trou, 
et dic'hoad, divoad, saignée. Voy. le 
suivant. 


TOULL-DIVOAD. Le même que le pré- 
cédent. Voy. TOULL-G0AD. 


TOULL-DIZOUR, s. m. Trou fait au 
led d'une baie pour laisser écolier 
es eaux courantes ou pluviales. — 
Toull, trou, et dirour pour dt dour, 
extractif de l'eau. 


TOULL-DOUN, s. m. Précipice, prison, 
cachot. A la lettre, trou profond; pl. 
toullou- doun. 


TOULLED, s. m. Touret d'aviron; 
pl. ou. 


TOU 627 


TOULLEIN (toull-e-in), v. a. Y. Les 
mêmes acceptions que toulla. 


TOULLENN, 8. f. Vallon. Ce mot pa- 
raît dérivé de toull, trou. 


TOULLER-BESIDU (be-siou), 8. m. Fos- 
soyeur de cimetière. — Touller, creu- 
seur, et besiou, pl. de bat, tombe. 


TOULL-FOURN, s. m. Bouche de four. 
À la lettre, trou de four. 


TOULL-FREUZ, 8. m. Brèche faite à 
une muraille, etc. — Toull, trou, et 
freus, de freuxa, démolir; pl. toullou- 
freus. 


TOULL-FRI, a. m. Narine, naseau. 
À la lettre, trou du nez; pl. toullou 
ar fri. 


TOULL-GAOU, s. m. Fausse-gorge, 
trachée-artère. À la lettre, trou faux. 
On dit aussi toull-kontrol. 


TOULL-GDAD, 8. m. Saignée. À la 
lettre, trou du sang. Toulla goad, faire 
une saignée. 


TOULL-60F, s. m. Hernie. — Toull, 
trou, et kol, ventre. 


TOULL-GOFA, v. a. Percer le ventre, 
éventrer, ouvrir le ventre; p. toull- 
gofet. — Toull, trou, et kof, ventre. 


TOULL-GOFEK, ad). Qui a une hernie. 
Voy. TOULL-60F. 


TOULL-HUGET (hug-et), 8. m. Y. Tra- 
ehée-artère, fausse-gorge. — Toull, 
trou, et huget, V., luette. 


TOULLIK, 8. nm. Recoin. C'est le di- 
miautif de toull, trou. 


TOULLIK. C'hoari penn-toullik, jeu 
d'enfants, qui consiste à se tenir sur 
la tête et sur les mains, et les pieds 
en l'air. 


TOULLIK-DREAN, 8. m. Piqûre de 
ronce. — Toullik, petit trou, et drean, 
ronce, épine. 


TOULL-KARR, 8. m. Brèche faite dans 
une haie ou clôture pour donner pas- 
sage à une charreite; pl. toullow-karr. 


628 TOU 


TOULL-KAZ, 8. m. Chatière. À la 
lettre, trou av chat. 


TOULL-KONTROL, 8. m. Yor. TOULL- 
GAOU. 


TOULL-KOULM, s. m. Trou fait dans 
un pigeonnier pour laisser entrer et 
sortir les pigeons ; pl. toullou-kouim. 


TOULL-LAS, s. m. Trou pour passer 
un lacet; pl. toullou-las. — Toull, 
trou, et las, lacet, petit cordon. 


TOULL-LONK, s. m. VOy. TOULL-LOURr. 


TOULL-LOUARN, s. m. Renardière, 
tanière du renard; pl. toullou-louarn. 
— Poull, trou, et louarn, renard. 


TOULL-LOUNK, 8. m. Et aussi toull- 
lonk, précipice, abtme; pl. toullou- 
lounk. VOy. LONE. 


TOULL-PLOUZ, 8. m. Y. Ruelle de 
lit. — Toull, trou, et plouz, paille. 


TOULL-ROC'H, 8. m. Grotte, caverne ; 
pl. toullou-roc'h. À la lettre, trou de 
rocher de terre-ferme. 


TOULL-SABR, s. m. Carrière de sable 
de terre; pl. toullou-sabr. — Toull, 
trou, et sabr, sable de carrière. 


TOULL-STRAP, s. m. Trappe ou piége 
pour prendre les bêtes fauves.— Toul, 
trou, ct strap, piége. 


TOULL-TAN, 8. m. Lumière des 
armes à feu. A la lettre, trou du feu. 


TOUN, TON, s. m. Air de chanson; 
pl. tou. 


TOUN, 8. m. Thon, poisson. 
TOUNKA. Voy. TOREAT. 


TOUPENNAU, 8. L Y, Houppe ou 
flocon, comme de laine, de soie, etc. 


TOUPENNAT, s. L. Y. Voy. le précé- 
dent. 


TOUPIK, Ce mot s’emploie dans la 
phrase suivante : a rez toupik, à ra- 
sades, par rasades. 


TOU 


TOUPINA, v. n. Ecornifier, vivre aux 
dépens des autres. 


TOUPINER, s. m. Ecornifleur, ps- 
rasite, qui vit aux dépens d'autrui. 


TOUR, s. m. Tour ou clocher d'église, 
tour en général; pl. tou. 


TOURC’H, adj. Mâle, parlant des mou- 
tons et des pourceaux. Raout tourc'h, 
bélier, mouton mâle. Houc’h-tourc’h, 
verrat, cochon mâle. On dit aussi 
tourc’h, 8. m., en ce dernier sens. 


TOURC'H, s. m. Verrat; pl. ed. 


TOURC'HA, v. n. Être en chaleur, 
parlant des truies, demander le mâle. 
— Tourc'h, verrat. 


TOURC’HAL, Y. n. Y. Um dourc'hal, 
se battre comme font les bêtes à cor- 
nes. Voy. TURCHAL, TURCHEIN, qui, en 
Vaones, sont les plus usités. 


TOURGENN (fourg-enn), s. L. Yor. 
DOURGENN, qui est le véritable radical. 


TOURIK, 8. m. C'hoar tourik ar prad, 
jeu d'enfants qui est le même que 
c'hoari penn-toullik. 


TOURJOUNA, v. a. Agacer, parlant 
des dents; p. et. Tourjounet eo va 
dent, j'ai les dents agacées. Tourjounet 
eo va deñt gañt ann avalou, les pommes 
m'agacent les dents. 


TOURKEO, a. m. Lien d’un balai. 
TOURMANTIN, 8. m. Térébentine. 


TOURT, sorte de substantif. Cossevr. 
Saka, maout tourt, cosse, bélier cos- 
seur. 


TOURTA, TOURTAL. Voy. ce dernier. 


TOURTAL, v. 0. Se battre en se 
heurtaut la tête comme font les bêtes 
à cornes. Ce mot s'emploie aussi au 
sens de dormir assis et la tête allant à 
droite et à gauche. Il se conjugue arec 
l'auxiliaire ober. 


TOUR-TAN, s. m. Phare sur les côtes 
de la mer. — Tour, tour, et tan, feu; 
pl. touriou-lan. 


TOZ 


TOUR-TAN-NOZ, 8. m. Y. Phare sur 
les côtes de la mer. — Tour, tour, 
tan, feu, et nos, nuit; pl. tourieu-tan- 
noz. On dit aussi fi-tan-noz. 


TOURTELL. VOy. TOURATENN. Eunn 
dourtell vara, une tourte de pain. 


TOURTENN, 8. f. Tourte, sorte de 
pâtisserie ; pi. ou. 


TOURIZ, 8. w. EL plus correctement, 
maout tourc'h, bélier; pl. toursed. 


TOUSEK (tou-sek), s. m. Crapaud, 
animal ; pl. touseged, et en quelques 
lieux, tousegi (tou-seg-i). 


TOUSIER (tou-sier), 8. f. Nappe de 
table; pl. ou. Ce mot aussi s'entend, 
par extension, au sens de ce qu’en 
français on appelle Le couvert (mettre 
le couvert), c'est-à-dire, mettre sur la 
table tout ce qu'il faut pour un repas. 
Lakaat ann dousier; c’est la partie 
prise pour le tout. 


TOUSKAN, 8. m. T. Mousse terrestre. 


TOUSMACKH, 8. m. C. Tumpe, trou- 
ble, bruit des voix de personnes qui 
parlent à la fois. 


TOUTOUIK (toutou-ik), 8. m. Terme 
enfantin. Dodo. Ober toutouik, faire 
dodo. YOT. CHOUKIE. 


TOUZ, adj. Tondu, qui a les cheveux 
ou les poils ras. 


TOUZA, v. a. Tondre les cheveux ou 
les poils. Tousit he bhenn d'eshañ, ra- 
sez-lui la tête; p. touzet. 


TOUZEIN (touz-e-in), v. a. Y. Le 
même que fousa; D. fouset. 


TOUZER, 8. m. Tondeur de bêtes; 
pl. ten. 


TOUZOUR, s. m. V. Le même que le 
précédent ; pl. touxerion. 


TOZELL, 8. L G. Habitude, coutume: 
pl. ou. 


L 


TOZELLA, TOEZELLA, v. a. C. Voy. 
ce dernier. 


TRA 6% 


TOZONA, v. 8. Agacer, parlant des 
dents; p. et. | 


TRA, s. L Chose, affaire, intérêts, 
fortune, biens: pl. traou, en Léon et 
en Cornouaille; rag, treo, en T., et 
treeu, treu (tre-u), en Y. Kalz a draou, 
beaucoup de choses. Dans les autres 
acceptions, on n'emploie que le singu- 
lier tra. Evit ha tra, dans vos intérêts. 
Foeta he dra, dissiper ses blens, sa 
fortune. Le mot qui nous occupe (tra), 
est considéré par les uns comme mas- 
culin, et comme féminin par les au- 
tres. l est difficile de se prononcer à 
ce sujet, car l’usage, ce maître sou- 
vent si capricieux, veut que l'en dise : 
eunn dra vad, ann dra (ici il est traité 
comme s'il était féminin}; tandis quil 
faut dire : daou sra, tri zra (ici il est 
traité comme s'il était masculin). 


TRA, pégation. Non, rien. C'est une 
contraction pour netra, nep tra. Voy. 
NETRA. 


TRABAS, TREGAS, 8. m. Embarras, 
tracas, inquiétude, peine, bruit de 
personnes qui ne sont pas d'accord. 


TRABASAT (traba-sat), v. n. Faire du 
bruit en discutant, parler de ce qui ne 
regarde pas; p. trabaset. 


TRABASER, TREGASER (traba-ser), 
8. m. Tracassier; pl. ten. 


TRABELL, s. m. Traquet pour ef- 
frayer les oiseaux, et, par extungion, 
bavard, babillard; pl. ow. 


TRABELLAT, Y. H. Causer beaucoup, 
parler de choses et d'autres, bavarder ; 
D. trabellet. Yor. TRABELL. 


TBABELLOK, s. m. C. Babiïlard, ba- 
tard, pl. trabelisien. Yar, TMBELL. 


TRABIDELL, et aussi TROBIELL, 
s. m. et LG. 1} se dit d'un homme ou 
d’une femme qui chancelle en mar- 
chant par faiblesse. 


TRABIDELLA, et aussi TSOBIDELLA, 
y. D. C. Ghanceler en marchant comme 
font les petits enfants et les personnes 
malades ou faibles. 


630 TRA 


TRABIBENN, 8. f. Guenille, jupe ou 
robe qui traîne dans ia boue; pl. ou. 


TRA-E-BED, adv. Rien, non certes. 
À la lettre, aucune chose. 


TRAENELL, TRANELL, 8. L. Traîneau; 
pl. ou. 


TRAEZ, 8. m. Voy. TREAZ, plus usité. 
TRAGAS, 8. m. VOy. TREGAS, TRABAS, 


TRAGASER (traga-ser), 8. m. Yor. 
TRABASER. 


TRAGASI (traga-s1), Y. a. VOY. TRABASI. 


TRA-HA-TRA, sorte d'adv. Gwerxa 
tra-ha-tra, vendre en détail. À la let- 
tre, sendre chose et chose. 


TRAINCH, 8. m. £. Voy. TRANCH. 
TRAKET, s. m. Y. Claquet de moulin. 


TRAMAILL (les L mouillées), s. m. 
Filet de pêcheur appelé Epervier ; pl. 
ou. 


TRA-MAN-DRA. Ann dra-mañ-dra, 
telle ou telle chose dont on ne se rap- 
pelle pas le nom. 


TRANCH, s. m. Outil de laboureur 
appelé Tranche. Ou dit aussi (rach. 


TRANELL, 8. L. Traîneau; pl. ou. 


TRANK, TRANKL, s. m. Galetas de 
décharge pour les objets inutiles du 
ménage; pl. ou. 


TRANKL. Voy. le précédent. 


TRAON, TRAOUN, s. m. Bas, partie 
inférieure, pied d’une montagne, d’un 
arbre. E trauñ, ouz traon, en bas, 
avec un verbe sans mouvement. D'ann 
traon, en bas, avec un verbe de mou- 
vement. — Ce mot figure parmi les 
noms de famille. Qus traon ema, il est 
en bas. Mont d'ann traon, aller en bas. 


TRAON-BREIZ, 8. m. La Basse-Breta- 
gne. — Traon, le bas, la partie la 
moins élevée, et Breiz, Bretagne. E 
Traon-Breiz, en Basse-Bretagne. YOT. 
TRAON. Le mot qui nous occupe est 


TRE 


rfaitement exact, car ce pays borde 
mer. 


TRAONIENN, 5. f. Vallée. — Traoù, 
le bas; pl. ou. 


TRADNIENNIK, 8. L. Vallon. C'est Le 
diminutif du précédent; pl. tracñies- 
noutgou. 


TRAOU, s. pl. L Pluriel de tra, chose. 


TRAQUACHOU, 8. pl. L. Fri 
vieilleries.  * P ? peries, 


TRAOU-DISTER, s. pl. f. Minuties, 
brimborions, rebut, ravauderies. — 
Traou, pluriel de tra, chose, et dister, 
de peu de valeur ou d'importance. 


TRAOU-KAER, 8. pl. L Cadeau. Rai 
traou-kaer, faire un cadeau. À la let- 
tre, donner choses belles, en dehors 
du commun et selon la condition des 
personnes. 


TRAOUN, TRAON. Voy. ce dernier. 
TRAOUNIENN. VOy. TRAGKIENN. 


TRAP, 8. m. V. Trappe à piége pour 
prendre les bêtes sauvages; trappe en 
général. 


TRAPET, adj. Imbécile, benêt. Deus 
amañ, Jann trapet, viens ici, imbécile. 
Vor. IANN. 


TRAP-KAOUIDELL, s. m. V. Trébuchet 
adhérent à une cage pour prendre des 
oiseaux. — Trap, trappe, et kaouidell, 
V., cage. 


TRAVANK, 8. m. Grosse raie, pois- 
s0n. 


TRAVANK, adj. (anc.) Infirme, lan- 
guissant. 


TRAVELL, s. m. (anc.) Peine d'es- 
prit, travail d'esprit. 


TRAVELLI, v. H. (anc ) Travailler de 
tête. 


TRE, s. m. Reflux de la mer. Tre 30, 
la marée descend. Ge mot est plus 
particulier au dialecte de Vannes. 


TRE 


TRE, adv. Ce mot a le sens de ebarz 
dans quelques localités, et notamment 
à l'ile-de-Batz. Dont tre, entrer. A la 
lettre, venir dedans. 


TRE, 8. m. V.T. C. Territoire dépen- 
dant d’une succursale d'église. Ann 
this tre, l’église succursale, Voy. TREF, 
TREV, TREO. 


TRE, 8. m. (anc.) Ce mot paraît avoir 
eu le sens de ville; pl. treo. 


TRE, particule qui, dans quelques 
mots composés, indique l'embarras, 
la difficulté : treala, pour fre alanat, 
resnirer avec peine, haleter: tre- 
c'houez, respiration difficile; tre, et 
c'houez, souflle ; trelonka, avaler avec 
peine, etc. 


TRE, adv. C. En Cornouaille, ce 
mot, après un adjectif, en fait une 
sorte de superlatif et a le sens de 
beaucoup, entièrement : Brein tre, to- 
talement pourri. 


TRÉAC’H, TREC'H, 8. m. Reflux de la 
mer. On dit aussi tre. 


TREAC'H, adj. Vainqueur. Trec'hi, 
vaincre. 


TREAC’H, 8. m. Y. Urine d'homme. 
Voy. TROAZ. 


TREAC'HEIN (treac'h-ein), v. H. Y. 
Uriner; p. treac’het. Voy. TREAC'H, Y. 


TREALA, v. H. C. Respirer avec peine 
parce qu'on est haletant. — Tre, par- 
ticule qui indique la difficulté de faire 
l’action, et alanat, respirer. 


TREALER, s. m. C. Peu usité. Qui 
respire avec peine. Voy. TREALA. 


TREANK, adj. Y. Aigre, pre. 


TREANKEIN (treañk-ein), Y. n. Y. 
Aigrir, devenir aigre; p. treanket. 


TREANT, 8. m. Y. Harpon pour la 
pêche de la baleine. 


TREANTEIN (éreañt-e-in), v. a. Y. 
Harponner, pénétrer bien avant; p. 
treanuet. VOy. TRER, 


TRE 031 


TREANTI, v. a. Le même que le pré- 
cédent ; p. treañtet. 


TREAZ, s. m. Et aussi treas-aot, 
sable de mer, plage de sable, banc de 
sable en mer. Riek war ann treaz, 
échouer sur un banc de sable. Voy. 
TREAZ-8E0, TREAZ-MARO, TREAZ-AOT, TREAZ- 
RU, 


TREAZA, v. a. Sabler avec du sable 
de mer; p. et. VOy. TREAZ. 


TREAZ-AOT. Yor. TREAZ. À la lettre, 
sable du rivage. 


TREAZ-BEO, 8. m. Sable que la mer 
couvre et découvre à chaque marée. 
A la lettre, sable vif. VOy. TREAZ-MARO. 


TREAZEK, adj. Qui renferme du sable 
de mer. 


TREAZ-MARO, 8. m. Sable de mer 
que le flot ne couvre jamais. À la let- 
tre, sable mort. VOy. TREAZ-BE0. 


TREAZ-NIJ, 8. m. Sable de mer 
très-fin qui vole au vent et vous 
aveugle, comme celui de Guissény, 
par exemple. — Treas, sable de mer, 
et nijal, voler. 


TREBARZI, v. a. B. Traverser un 
corps avec un instrument pointu. Ce 
mot est composé de tre et de ebars, 
qui, l’un et l’autre, sont adverbes et 
signifient dedans. 


TREBE, 8. m. Y. T. C. Trépied. Yor. 
TREBEZ. | 


TREBEZ, s. m. Trépied. 


TREBILL (les L mouillées), s. m. ou 
L Y. Tribulation, affliction ; pl. eu. 


TREBILLEIN .(les L mouillées), v. a. 
Y. Persécuter; p. trebillet. 


TREC'H, TREAC'H, 8. m. Reflux, ma- 
rée descendante. 


TREC’H, ad). Y. T. C. Vainqueur. 


TREC’H, 8. m. Y. Sable de mer. Voy. 
TREAZ. 


TREO'H, TREIC'H, 8. m. Y. Passage 
ou trajet par eau. Voy. TREI, 


632 TRE 
TREC'HEIN (trec'h-e-in), v. a. Y. Sa- 


bler, couvrir de sable. — Trec'h, s. m. 
V., sable de mer. 


TREGC'HEIN (trec'h-e-in), v. a. V. Trans- 
porter des personnes d'un bord à 
l’autre d'un passage d’eau. — Trec'h. 
treic’h, Y. passage ou trajet par eau. 

TREC’HEK, adj. Y, Qui renferme du 
sable de mer. — Trec'h. Y., sable de 
mer. 


TREC'HER, s. m. Peu usité. Vain- 
queur. Voy. TREC'H, 


TREC'HI, v. a. Vaincre, exceller, 
l'emporter sur, combattre, surpasser, 
surmonter, convaincre ; p. trec’het, — 
Treac’h, adj., vainqueur. 


TRECHOD, 8. m. Laiche, carex, plantes. 


TRECHON, s. pl. m. V. Pluriel de 
trechonenn. 


TRECHONEIN (trechon-e-in), v. a. et 
n. Y. Gueillir de l’oseille, agacer, par- 
lant des dents. 


TRECHONENN, 8. f. Y. Un plant 
d'oseille; pl. trechon, masc., des plants 
d'oseille, de l'oseille. ° 


TREC'HOUEZ, 8. m. Respiration dif- 
ficile, parce qu'on est essoufflé. — Tre, 
particule qui marque Ja difficulté, et 
c'houez, souflle, respiratiou. 


TREC'HOUEZA, Y. n. Respirer avec 
difficulté ; p. et. Voy. le précédent. 


TREC'HOUR, TREIC'HOUR, a. m. Y. 
Batelier d’un passage d'eau; pl. 
trec'herion. — Trec'h, trec'h. V., pas- 
sage par eau. 


TRED, s. m. Voy. DRED, 

TRED, TRET, adj. V. Maigre. Tret ki, 
très-maigre, maigre comme un chien. 
Voy. TREUD. 

TREDAR (anc.) Tumulte. 

TREDE, adjectif numéral pour les 


deux genres. Troisième. — Ann trede, 
le troisième; ann drede, la troisième. 


TRE 
TREDEARN. Voy. TRÉDERENN. Ce mot 


est une contraction de trede darn, troi- 
sième partie, tiers. 


TREDEEK, TREDEOK, 5. m. É tredéok, 
en main tierce. 


TREDEMARZ, TREDEMARS, s. mm. Ker- 
veille, chose surprenante ou surnatu- 
relle. Il s'emploie sans article, à l'instar 
du français. Tredemarzs eo ho kwelet, 
c'est merveille de vous voir. Ce mot 
est composé de treds, troisième, et de 
mars, merveille; c'est donc, troisième 
merveille ou trois fois merveille. Il 
ajoute une grande force au mot mers 
(Le Gonidec). 


TREDEMARS! Exclamalion. Serait-il 
possible! À la lettre, troisième mer- 
veille ou trois fois merveille. 


: TREBERN, s. L. Y. Trait de voiture. 
TREDEOK. VOy. TREDEES. 
TREDERANN. Voy. TREDERENN. 


TREDERENN, a. f. Le tiers, et aussi 
douaire. — Trede, troisième, et renn 
pour rann, portion, partage. 


TREDERENNA, v. a. Partager en tiers; 
p. et. — Trede, troisième, et ranna, 
partager ; trederenn, trederann, 1e 
tiers. 


TREDERENNEREZ, 8. f. Douairière, 
veuve qui jouissait de son douaire ou 
du tiers du bien commun à elle et à 
son mari, selon la coutume ancienne 
de Bretagne. (Le Gon.) 


TREDERN, contraction pour trede- 
renn. 


TREDIAR ! 
Corbleu ! 


TREEU, 8. pl. f. Y. Pluriel de (m, 
chose. 


TREF, TREV, s. L. Et aussi trevers, 
trève ou suspension des hostilités. 


TREE, TREV. TREO, a, f. Territoire 
qui dépend d’une église succursale. 


TREFAD, TREVAD, 8. m. C. Voy. TRE- 
VAD, moisson, récolte. 


Exclamation. Morbleu ! 


TRE 


TREFAD, TREVAD. Voy. TREFIAN, TRE- 
VIAN. 


TREFADEZ, 8. L. VOy. TREFIANEL. 


TREFIAN, TREVIAN, a. m. Qui habite 
un lieu desservi par une succursale 
d'église. — Tref, rer, territoire dé- 
pendant d'une succursale. Ce dernier 
substantif trev, a été francisé en Bre- 
tagne; on dit une trève en ce sens. 


TREFIANEZ, s. L Féminin de trefian. 


TREFOET, adj. Tombé en désuétude, 
qui a cessé d'être usité; corrompu, 
parlant du langage. Selon d’autres, il 
se dit d’un idiome étranger à celui 
que l'on parle soi-même, du langage 
d’un autre canton. 


TREFU, 8. m. C. Tracas, inquiétude. 


TREGARNI, v. n. C. Et aussi fregerni, 
faire un bruit éclatant, comme la mer 
qui se brise; résonner. 


TREGAS, 8. m. Tracas, embarras, 
bruit de personnes qui discutent, agi- 
tation dans une maison, etc. 


TREGAS, v. n. Se démener; p. tre- 
gaset. 


TREGER (treg-er), s. m. Tréguier, une 
des provinces de la Bretagne. Eskopti 
Treger, le diocèse de Tréguier. Lan- 
dreger, la ville de Tréguier et son 
territoire. Yor. LAN, LANN. 


TREGERIAD (treg-eriad), a. m. Habi- 
tant de Tréguier : pl. tregeris. 


TREGERIADEZ (treg-eriadex), 8. L 
Habitante de Tréguier; pl. ed. 


TREGERN ‘éreg-ern), 8. f. Bruit écla- 
taat de la mer sur les rochers. 


TREGERNI (treg-erni). Faire le bruit 
appelé tregern; résonner. 


TREGONT, nom de nombre. Trente. 


TREGONTVED, adj. numéral. Tren- 
tième. 


TREHOLLIA, v. n. Verser, parlant 
d'uce cbarrette; p. trehollies. 





TRE 633 


TREI (tre-1), v. a. et n. Tourner, tor- 
dre, varier, tourner la terre comme 
font les taupes, les porcs; labourer, 
parlant du sol; mettre bas, parlant 
des femelles d'animaux domestiques 
quadrupèdes ; aigrir ou devenir aigre 
ou tourner, parlant du lait; se tour- 
ner; p. troet. Ainsi que l'indique ce 
participe, le verbe ret se conjugue 
sur trot (trot), qui paraît avoir été 
usité comme infaitif. Ainsi, on dit : 
troann, je tourne; troinn, je tourne- 
rai, etc. En Vannes, l'inflnitif éroein a 
conservé le radical tro. En Cornouaille, 
il en est de même; on dit troei. Trei 
ha distri, virer de bord (marine). 


TREIC'H, TREC'H (tre-ic'h), 8. m. V. 
Passage par eau. 


TREIC'HOUR, TREC'HOUR (tre-ic'hour), . 


s. m. V. Batelier de passage d’eau; pl. 
treic'herion. 


TREID (tre-id), 8. pl. m. Pluriel ir- 
régulier de troad, pied. 


TREIDI (tre-idi), 8. pl. m. Y. Pluriel 
de treidienn. 


TREIDIENN (tre-idienn), 8. L. Etour- 
neau, oiseau; pl. treidi, masc. 


TREILL (les L mouillées), 8. m. C. 
Filet pour prendre du poisson. Ce mot 


se prononce comme en français le mot 
treille. 


TREILLA (les L mouillées), v. a. C. 
Pécher le poisson avec le filet appelé 
treill. Voy. le précédent pour la pro- 
nonciation. 


TREILLIA (les L mouillées), v. n. Et 
aussi trehollia, treinia, verser, en 
parlant d’une charrette; p. éretllies. 


TREIÑ (tre-in), v. a. et n. T. Les 
mêmes acceptions que trei, du Léon; 
b troet. lL se conjugue comme ce der- 
nier, 


TREINDEO (tre-inded), 8. m. Trinité 
divine. 


TREINE LL (tre-inell), s. L. Traîneau. 


TREINIA (tre-inia). Voy. TREHOLLIA. 
80 


634 TRE 


TREIT (tre-it), 8. pl. m. Y. Pluriel 
irrégulier de troet, V., pied. 


TREIZ (tre-is), 8. m. Passage par 
bateau d'une rivière, etc. 


TREIZ-MGR, 8. m. Traversée en mer. 
Voy. TREIZ, 


TREIZA (tre-iza), v. n. et a. Passer 
l'eau en bateau; transporter par eau 
des passagers; p. et. 


TREIZER (tre-iser), 9. m. Batelier; 
pl. ten. 


TREKI, v. a. Echanger; p. troket. Il 
8e conjugnce sur troki ou troka, qui pa- 
rait avoir été usité comme infniltif, 
ainsi que semblent le prouver le subs- 
anti rok et le participe (roket. Treki 
eunn dra or'h eunn all, échanger une 
chose pour une autre. 


TREKLI, v. a. G. Troquer, échanger. 
VOy. TREKI. 


TREKJU, S, m. Y. Le mème que tre- 
gas, S. M. 


TREKOZEIN (trekou-e-in), Y. a. et n. 
Y. Se démeucer, S'agiter,; p. trekouet. 


TELACH, S. m. Impatience. 


BLLACHI, Y. n. S'impaticnter; D. 
trelachet. 


TACLATEI! ‘relatein), Y. H. Y. De- 
veair feu: pp, trelatet. 


«dj. Y. Qui a perdu Ja 
(LC LFC, fanûtique. 


TiSLNTET, 


raison, ici, 
T2LLLA, va. Eblonir la vus; p. et. 


ELE AK, adj et à 
cause de coin, DIG à VP, Ce 
mot, L: Chuma, a été fransforrsi a tort 
de sai Veriabie ori hnr: thn, qi uit 
être Pédonk. C'est aiusi que q'ianton 
parle du poires très-üctes, Ge Ut per 
deco, ji KF micex de dre, pp 
Lin où tri lni, A la lettre, poires 
qu'on ne p ut avaler (nit) qu'en trois 
avaiudes tre Dh, let cs sont 
âcres et c'gres. Voy, LENX, Gest à pn 
point de vue que l'un dit : per tri lonk 
hay cunn houpadik, pour désigner des 


L L 
AIX. ve, 


THE 


poires d'étranguillon qu'on ne peat 
avaler sans faire beaucoup d'efforts. 
Voy. HOUPADIK. Quoi qu'il en soit, le 
mot trelonk est très-acceptable en 
breton, ce mot étant composé de tre, 
particule qui marque la difficulté de 
faire quelque chose, et de lonk, radi- 
cal de lonka, avaler. Voy. TRE, parti- 
cule. 


TRELONKA, v. n. Avaler avec diffi- 
culté, par suite de la mauvaise qua- 
lité, et aussi avaler avec répugnance. 
— Tre, particule qui marque la dif- 
culté, et laika, avaler. Voy. TRELSRE. 


TRELOUNK. Voy. TRELORE. 
TRELOUNKA. Voy. TRELORKA. 
TREMA, prép. V. Du côté de, vers. 


TREMAILL (les L mouillées), s. m. Y. 
On appelle rouet tremaill, un filet pour 
prendre des bécasses et autres oiseaux. 
En f rançais, ce filet se nomme Pantier 
ou Pantière. 


TREMAL, v. n. Y. Hésiter en parlant ; 
n. tremet. On dit aussi tremein. Il se 
conjugue avec l'auxiliaire ober. 


TAEMAN, TALMA, prép. Y. Du côté 
de, vers. 


TREMEIN (freme-in), v. n. V. Le 
mème que tremal. 


TREMEN, v. n. Passer par nn lieu: 
s'écouler, parlant du tevrs: aller d'un 
lieu à un autre, surpasser; p. tre- 
menel. 


TREMEN-ASZER, 8. m. Amusement, 
divertissenmieut. A Ja lettre, passe- 
temps. 


TREMENEIN (tremen-e-in), v. n. Y. Le 
MèmMe que tremen. 


TREMENELL, a. L C. Echuier; pl. 
ou. Il dérive de trenien, pusser. 


TREMENET,adj.et participe. Dernier, 
qui est passé, Croulé. Ann noz tre- 
menet, la nuit dernière, la uuit passée. 
Enn amser dremenet, au temps passé. 


T$EMENGAE, 8. m. C. Ouverture 
faite daus la haie d'un champ et fer- 


TRE 


mée d'ordinaire avec des branches 
entrelacées. — Tremen, passer, et kae, 
haie. Voy. PORS-LAE. 


TREMEN-HENT, 8. m. Passe- port, 
passavant. A la lettre, passe-chemin. 


TREMENIAD, 8. m. Voyageur qui ne 
fait que passer en un lieu; pl. treme- 
nidi. — Tremen, passer. 


TREMENIADEZ, 8. f. C’est le féminin 
du précédent. 


TREMEN-LEC'H, s. m. Passage. — 
Tremen, passer, et Lec'h. lieu. 


TREMENQUR, 8. m. Y. Etranger, 
voyageur ; pl. fremenerion. — Treme- 
nein, V., passer. 


TREMENOUT, v. n. Ù. Le même que 
tremen. 


TREMENVAN, a. f. Agonie, décès, 
trépas. Enn he drementan ema, il est 
à agonie. 


TREMENVAN, 8. L GC. Echalier en 
pierres, trottoir, petit pont ou passe- 
relle pour les piétons. 


TREMENVOES (anc.) Passage, ouver- 
ture pour passer. 


TREMP, a. m. Terme d'agriculture. 
Fumure ou quantité de fumier que 
l'on met dans un champ. et eunn 
tremp mad, et aussi teila druz. douner 
une bon: e fumure. Eunn hanier dremp, 
une demi-fumure ou la moitié de ce 
qu’il faut, dans les conditions ordi- 
vaires, pour fumer un champ. 


TREMPA, v. a. Fumer une terre, y 
mettre du fumier, et uussi, tremper, 
parlant de la soupe; p. et. 


TRENCHON, 5. pl. m. Y. Pluriel de 
trenchonenn, plant d'oseille. Yor. TRE- 
CHON, plus usilé. 


TRENCHONENN, s. f.V. Plant d'osellle; 
pl. trenchon, masculin, des plants 
d'useille, de l'oseille. Voy. TRECHONENN, 
plus us'té. 


TRENK, adj. Aigre au goût, ct aussi, 
cassaut, parlant du fer. 


TRE 635 


TRENKAAT, v. n. Devenir aigre, s'ai- 
grir; D, trenkeet, trenkeat. 


TRENKEZENN, 8. f. Tout arbre à 
fruit non grefté ou venu de pépin. Ce 
mot dérive de trenk, aigre, parce que 
les fruits de ces arbres sont âcres et 
de mauvaise qualité. 


TRENOZ, ANTRENDOZ. Voy. ce der- 
nier. 


TREO. Voy. TREF, TREV. 
TREOUET. Voy. TREFOET. 
TREPAL. VOy. TRIPAL. 


TREPAS, s. m. Corridor, galerie, 
chemin de servitude; pl. tou. 


TREPEIN (érepe-in), v. n. Y. Se tré- 
mousser. 


TREPIKIAL, v. n. V. Le même que 
trepein. 


TRES, TRE, adv. Dedans. Deut tres, 
deut tre, entrez. À la lettre, venez de- 
dans. Voy. TRE. 


TRES, s. m. V. Trace, piste, vestige, 
esquisse ou ébauche d'un dessin. 


TRES, 8. m. {anc.) It war ho tres, 
marchez à votre aise. 


TRESA (tre-sa), v. a. Y. Ebaucher un 
dessin ; p. et. 


TRESENNEXK (tre-sennek), adj. Tressé, 
parlant des cheveux. 


TRESKAO, TRESKAV, 8. pl. m. Pluriel 
de treskavenn. 


TRESKAV. VOy. TRESKAO. 


TRESKAVENN. 8. f. Un plant d'hièble; 
pl. treskao, treskav, masc., des plants 
d'hièble, du bois d’hièble. 


TRESKIZ, 8. m. V. Rigole pour l'écou- 
lement des eaux ; pl. treskisiou. 


TRESKIZEIN (éreskiz-e-in), v. n. Y. 
Faire des rigoles pour l'icoulement 
des eaux ; p. treskizel. 


636 TRE 


TREST, s. m. C. Terrain vague, non 
clos, non cultivé, dont personne ne 
peut revendiquer la propriété. On le 
ar aussi d'une grande pièce de terre 


TREST, 8. m. Y. Poutre, bau de na- 
vire; pl. trestier. VOy. TREUST. 


TRET, 8. m. Onguent. 


TRET, adj. Y. älaigre, décharné. 
Voy. TREUD, TREUT. 


TRETAT, v. n. Y. Devenir maigre. 


__ TREU (treu).et aussi TREEU, 8. pl. f.V. 
Pluriel de fra, chose. 


TREU (tre-u), s. m. Y. Ilis reu, V., 
église succursale. Voy. TREV, TREF. 


TREUD, TREUT, ad). Maigre, décharné, 
— Treut-ki, treut-eskern, très-maigre. 
qui n’a que les os et la peau. À la lettre, 
maigre chien, maigre os. Ou dit aussi : 
treut-hagn, treut-kaign. Hirr ha (reud, 
efflanqué. 


TREUDI, et mieux TREUTAAT. Voy. 
ce dernier. 


TREUJA, TREUZA, v. a. Tordre ou 
tourner de travers, parlant de la bou- 
che. Treuja he c'henou, tordre la bouche 
par douleur ou grimuce. 


TREUJENN, s.f. Bûche, tronc d'arbre, 
de chou, uervure ou côte des nlantes, 
manche à balai; pl. ou. — Treujenn 
gaol, troguon de chou. 


TREUSKIN, s. m. Jabloire, outil de 
tonuelier ; pl. ou. 


TREUST, s. m. Poutre, chevron, bhan 
de navire, el, par extension, plafond. 
Voy. ce dernier à mon Nouteau Diction- 
naire français-breton 1869. 


TREUSTEL, s. f. Tréteau, linteul, pe- 
tite poutre; pl. iou. 


TREUSTEUL, 8. L. Voy. le précédent. 
TREUSTIER, s. m. Bau de navire, pièce 


de buis qui va d'un bord à l'autre. — 
Treust, poutre. 


TRE 


TREUT, TREUD, ad}. Maigre, décharné. 
Treut-kaign, très-maixre. 


TREUTAAT, v. n. Devenir maigre, 
maigrir; p. treuteat, treuteet. 


TREUT-ESKEAN, adj. Très-maigre. — 
Trent, maigre, et eskern, pluriel de 
askorn, 08. 


TREUT-KI, adj. Très-maigre, parlent 
des personnes et des bêtes. — Treut, 
maigre, et ki, chien. 


TREUZ, 6. m. Le travers, trajet, tra- 
versée, traverse, traversin. 


TREUZ, adj. De travers, en travers, 
tors. — A-dreus, à travers. 


TREUZA, TREUJA. Yor. ce dernier. 


TREUZA, TREUZI, v. a. Traverser, 
pénétrer; p. treuset. 


TREUZ-C'HEOT, TREUZ-IEOT, 8. m. 
Chiendent, herbe aux chiens. — Treus, 
de treuxa, traverser, et geot, ieot, herbe. 
A la lettre, herbe qui traverse et qui 
trace prodigieusement. 


TREUZ-DIDREUZ, adv. De part en part, 
d'outre en outre. 


TREUZED, adj.et s. m. Le P. Grégoire 
donne à ce mot le sens de homme qui 
a les jambes torses. Treuz, de travers. 


TREUZELL, s. f. Petit pont sur l’eau, 
passerelle. — Treuzi, traverser ; fl. ou. 
Voy. TREUZELLENN. 


TREUZELLENN, 8. f. Et aus:i treu sell, 
traverse en fer ou en bois, et, par ex- 
tension, mauvais détour, frauile, ruse 
fullacieuse. 


TREUZ-GSUZOUK, 8. m. Trachéec- 
artère. — Treuz, traversée, el gouzowk, 
cou. 


TREUZI, v. a. Traverser, pénétrer; 
p. treuzel. VOY. TREUZ. 


TREUZ-IEOT. Voy. TREUZ-C'HEOT. 


TREUZIGELLA (freuzig=ella). Yor. 
TROBIDELLA. 


_ TRE 


TREUZ-ROAT, s. m. Chiendent, plante. 
A la lettre, perce-bois, pour dire, sans 
doute, qu'elle trace beaucoup et pénètre 
partout. — Treust, traverser. 


TREUZ-MOR, s. m. Traversée en mer. 
— Treuz, traversée, et mor, mer. 


TREUZOU, 8. pl. m. Seuil de porte, 

ièce de bois ou de pierre placée au 
L de la porte pour isoler le sol de 
la maison. — Treuxou ann or, le seuil 
de la porte. Au figuré, on dit : Eunn 
den a 30 tremenet pell so ann heol divoar 
he dreuzou, en parlant d'une personne 
très-ägée. 


TREUZ-PLUEK, 8. m. Traversin de lit 
fait de plumes. — Treuz, traversin, et 
pluek, rempli de plumes. 


TREV, TREF, TRED, 8. L Territoire 
du ressort d’une église succursale, 
appelé aussi (rére dans le francais de 
la Bretagne. Autrefois ces mots pa- 
raissent avoir été usités au sens de 
village. 


TREV, TREVERS, TREF, s. L. Cessalion 
des hostilités, trève de guerre. 


TREVAD, TREFAD, 8. m. Qui habite 
le territoire d'une succursale d'église. 
VOy. TREFIAN. 


TREVAD, a. m. C. Produit de la terre 
en général, moisson, récolte, champ 
ensemencé. Reg-ann-trevad, C., asso- 
lement, terme d'agriculture. 


TREVADEZ, TREFADEZ, 8. f. Femme 
qui habite le territoire d'une succur- 
sale d'église. 

TREVALIA, v. n. C. Faire des châ- 
teaux en Espagne, déraisonner; p. 
trevaliet. Trevalia a ra, il déraisonne. 

TREVEDIK, s. m. C. Pièce de terre 
chaude ou propre à la culture. Voy. 
TREYAD, C. 

TREVELL, s. m. Voy. TRAVELL. 

TREVERS, 8. L. VOy. TRE. 

TREVIA. VOy. TAIVIA. 


TREVIAN. VOY. TREFIAN. 


TRE 637 


TREVIANEZ. VOy. TREFIANEZ. 
TREVIDIK, 8. m. D. Yor. TREVEDIE. 


TREZ, TRES, s. m. Ebauche de des- 
sin. 


TREZ, TRES, TRE, ady. Dedans. Voy. 
TRE. 


TREI, s. m. D. Trace, vestige, sil- 
lage de navire. En Cornouaille, on 
dit : gouzout ann tres, être au courant 
de tout ce qui se passe. 


TREZ, s. m. T. Sable de mer, banc 
de sable en mer. Voy. TREAZ. 


TREI, s. m. V. Le travers. 
TREZA, v. a. Dessiner; p. et. 


TREZA, v. a. C. prodiguer, dissiper, 
dépenser follement ; p. et. On dit 
aussi tresenna. 


TREZEIER, 8. pl. m. Terres sabion- 
neuses. — Treas, tres, sable. 


TREZEIN (frex-e-in), v. a. Y. Traver- 
ser, pénétrer d'outre en outre; p. tre- 


set. 


TREZEK. Voy. E-TREZEL. 


TREZELL, 8. L Y. Passerelle, petit 
pont sur l'eau. — Tres, Y., le travers. 


TREZENN, a. f. C. Lange de petit 
enfant ou plutôt la lisière qui sert 
pour fixer les langes; pl. ou. 


TREZENNA, TREZA, v. 8. G. Prodi- 
guer, d‘‘penser follement ; dissiper, en 
mauvaise part. Voy. TREZER, 8. M. 


TREZENNER, s. m. C. Dissipateur ; 
pl. ien. 


TREZER, s. m. C. Kntonnoir ; pl. tou. 
Au figuré on emploie ce mot au sens 
de dissipateur, qui dépense son bicn 
en orgies; pl. trexerien. 


TREZER, 8. m. Dessinateur; pl. ten. 


TREZET, adj. Y. Aviné, parlant d'un 
tonneau. — Tresein, v. a. V. Traver- 
ser, pénéirer. Tonell (rezet get er gwin, 
tonneau aviné, Y. 


638 TRI 


TREZEU, 8. pl. m. Y. Le même que 
treuzou, du Léon. 


TREZOK, s. m. C. Grève couverte de 
sable. — Treaz. tres, sable de mer. 


TRI, nom de nombre pour le mas- 
culin. Trois. Après ce mot, il y a 
quelques lettres furtes qui se modi- 

ent. Voy. la Grammaire. Tri c'hant, 
trois cents, au lieu de tri kant, etc. 


TRIAKLER, 8. m. Y. Charlatan; pl. 
triaklerion. 


TRI-C'HDGN. Voy. TRI-C'HORN. 


TRI-C'HORN, adj. Triangulaire. — 
Tri, trois, et Korn, coin. Eunn tok 
tri-c'horn, un chapeau de prètre. C'est 
donc un abus de donner, en francuis, 
le nom de tricorne aux chapeaux des 
officiers, qui n’ont que deux cornes. 


TRI-C'HORNEK, adj. VOy. TRI-C'HORN. 


TRIDAL, v. n. Sauter ou tressaillir 
de Joie; p. et. 


TAIDI, pluriel de red, étourneau, 
oiseau. 


TRIKED, TRIKET. sg. m. V. Tréteau, 
linteau ; pl. triketeu. 


TRIK-HEUZOU, s. pl. m. Sorte de 
guîtres qui embottent la jambe jus- 
qu'aux genoux. On en fait en drap ct 
en cuir. En vieux francais on disait : 
triquehouse, housiaux. 


TRIKLENN, 5. f. Tringle; pl. ou. 


TPIKON,S. m. C’hoari trikon, jeu de 
cartes, sorte de brelan qui se joue à 
trois personnes. — Tri, trois, et kon, 
kogn, coiu. A la lettre, trois coins. 


TRI-LONK, TRILONK. Voy. TRELONE. 
TRINCHA, v. a. C. Enjôler; p. et. 


TRINCHEN, 5. pl. m. Pluriel de trin- 
chenenn, C. 


TRINCHENENN, 8. f.C. Plant d'oseille: 
pl. trinchen, masculin, des plants 
d'oseille, de l'oseille. 


TRI 


TRINCHER, s. rm. C. Enjôleur ; pl. ie. 


TRINCHIN, 8. pl. m. Pluriel de triñ- 
chinenn. 


TRINCHINA, v.n. Cueillir de l'osellle. 


TRINCHINENN, s.f. Un plant d'oseille : 
pl. trinchin, masc., des plants d’oseille, 
de l'oseille. 


TRINCHIN-LOGOD, 8. pl. m. De l'oseille 
sauvage. — Triñchin, de l'oseille, et 
logod, pluriel de logodenn, souris. 


TRINDED, s. m. Y. T. C. La Trinilé 
divine. 

TRINKA, v. n. Trinquer, choquer les 
verres à boire; p. et. 


TRIQUEC'H, nom de nombre. Dix- 
huit. — Tri, trois, trois fois, et 
e'houec'h. six. 


TRIOUEC'H-UGENT, nom de nombre. 
Trois cent soixante. — Triouec’h, dix- 
huit (fois), et ugeñt, vingt. Voy. PENAS- 
UGENT. Prononcez ugeñt comme ug-ainte 
en francais. 


TRIQUEC'HVED, adj. numéral. Dix- 
huitième. 


TRIPA. Voy. TRIPAL. 


TRIBAL, v.n. Piétiner, et aussi danser 
par métier; p. tripel. 


" TRIPER, s. m. Danseur par métier; 
pl. ten, 


TRI-UGENT, n. de nombre. Soixante. 
— Tri, trois (fois), et ugent, vingt. 
Prononcez ugeñt comme ug-ainfe en 
francais. 


TRI-UGENTVED, adj. numéral. Soixan- 
tième. — Tri, trois (fois), et ugeñtred, 
vingtième. Prononcez ugentred comme 
ug-ainte-vède en francais. 


TRIVED, adj. numéral. Troisième. — 
Tri, trois. 


TRIVEDER, adj. Ternuire. — Trired, 
troisième. 


TRIVIA, TRIVLIA, Y. n. Tressaillir de 
peur. 


TRO 


TRIVIADENN, a. L. Et aussi trivlia- 
denn, tressaillement par peur ou effroi. 


TRIVLIA. Yor. TRIVIA. 
TRIVLIADENN. Voy. TRIVIADENN. 


TRIZEK, nom de nombre. Treize. — 
Tri, trois, et dek, dix. 


TRIZEK-UGENT, nom de nombre. 
Deux cent soixante. — Trizek, treize 
(fois), et ugent, vingt. Voy. PEVAR-UGENT. 


TRIZEKVED, adj. numéral. Treizième. 
— Trisek, treize. 


TRIZROADERK, adj. Meuble qui a trois 
pieds. — Tri, trois, et troad, pied. 
Yoy. la valeur de la finale ek au mot Er. 


TRO, adj. Tourné ou aigri, parlant 
du lait. Leax tro, du lait tourné, Ce 
mot dérive du verbe trei, tourner; 
participe troel. 


TRO, adj. Tordu, tors. Ce mot, 
comme le précédent, dérive de (ret, 
tordre, participe troet. Koat tro, du 
bois tordu. ° 


TRD, s. L. Présure, levain, pour faire 
tourner le lait. Ce mot dérive du verbe 
trei, tourner, participe troet. Lakaat 
tro el leaz, mettre du levain dans le 
Jait. 


TRO, s. f. Circonférence, tour, en- 
ceinte, ronde, moyen, expédient, oc- 
casion, fois, vicissitude, cours, en 
parlant des astres, et aussi tournée 
ou petit voyage aux environs. Eul leo 
dro, une lieue de tour. Kaout ann dro 
da, avoir, trouver l’occasion de. 


TRU. Ce mot s'empnloie sous forme 
adverbiale dans les phrases suivantes: 
Dont enn dra, revenir au lieu d’où l'on 
est parti. À la lettre, venir de retour. 
Kas enn dro, rapporter un objet où on 
l'avait pris. À la lettre, porter de re- 
tour. Beza e tro da, être en bonues 
dispositions pour... Voy. WAR-DRO, 
ENN-DRO. 


TROAD, a. m. Pi2d du corps humain, 
patte d'animal, [.cd 035 r ‘uble, pié- 
destal, marche d'outil, p.cd de mon- 
tagoe, picd d’on verre à boire; p. tred 


TRO 639 


(treid). War droad es mn, j'irai à 
pied. Mont a reax Par gear (rond ac'h 
troad gañt ar paotrik, il alla au logis 
en conduisant l'énfant. A la lettre, 
pied contre pied avec l'enfant. 


TROADA, v. a. Emmancher, mettre 
un manche à un outil; p. et. Voy. . 
TROAD. 


TROAD-BOUL, 8. m. Pied-bot. — 
Troad, pied, et boul, boule. 


TROADEL, adj. Qui a de grands pieds. 
— Troad, pivd. Cet adjectif figure parmi 
les noms de famille. 


TROAD-6AD, s. m. Colocasie, plante. 
A la lettre, pied-de-lièvre. 


TROADIK. C'hoari troadik-kamm, jeu 
de cloche-pieds. A la letre, jeu du 
petit pied boiteux. 


TROAD-LEON, 8. m. Alchymille, 
plante. A la lettre, pied-de-lion. 


TROAD-LEUE, 8. m. Gouet, colo- 
casie, plantes. A la lettre, pied-de- 
veau. 


TROAD-MARC'H, 8. m. Tussilage, 
pas-d'âne, plantes. À la lettre, pied- 
de-cheval. 


TROAD-POTIN, 8. m. Pied-bot. 


TRO-ALL, adv. Autrefois, jadis. — 
Tra, fois, et all, autre. 


TROAT, 8. m. Y. Et aussi tro, 8. f. 
Tournée, petit voyage aux environs. 


TROATAD, a. m. Ancienne mesure 
de longueur appelée pied, et valant le 
tiers du mètre. Cette sorte de subs- 
tantifs, ainsi que nous l'avons déjà fait 
remarquer autre part, n'a pas de plu- 
riel, attendu qu’il ne s'emploie qu'avec 
les noms de nombre ou avec l’adverbe 
meur, beaucoup : Dek troatad, dix 
p cds de Jongueur. Meur a droatad, 
plus curs pieds de longueur. 


TR5AZ, 8. m. Urine d'homme. 


TCSAZA, Y. n. Uriner, parlant des 
personnes ; p. et. 


640 TRO 


TRDAZER, 8. m. Qui ne peut retenir 
son urine, parlant dus personnes. Ce 
mot est peu usité. 


TROAZEREZ, 8. L. C'est le féminin du 
précédent. 


TROAZIGELLAT (troaxig-ellati, v. n. 
Pissoter, uriner peu et souvent; p. 
troasigellet. Ce verbe dérive de troaza. 


TROAZUR, s. m. Curage, persicaire, 
plantes. 


TROAZUZ, adj. Qui fait uriner, diu- 
rétique. Lousou troasus, plante diuré- 
tique. 


TRO-BER, s. m. Homme ou bête qui 
fait tourner la broche; dans le midi 
de la France, ce sout des petits chiens 
qu'on enferme dans une roue dentée. 
— Tro, un des modes du verbe trei, 
tourner, ct ber, broche. À la lettre, 
qui tourne broche. Ce snbstantif est 
un nom de famille assez répandu; on 
l'écrit trobert, en francais. 


TROBIDELL, 8. L. G. Voy. TRABIDELL. 
TROBIDELLA, v.n. C. VOy. TRABIDELLA. 


TRO-BLEG, s. L Ruse, artifice, sub- 
terfuge, tricherie, occasion de faire le 
mal. 


TROC'H, 8. m. T. Voy. TROUC'H. 
. TROC’HAN, 8. f. T. Roitelet, oiseau. 


TROC'HAN, v. a. T. Couper, tailler; 
p. troc'het. Voy. TROUC'HA. 


TACC'H-TRANCH, adverbe, C. Voy. 
A-DROC'H-TRANCH. 


TROECH, 8. m. Y. Drine des per- 
Sonncs. 


TROEC'HEIN (froec'h-e-in), Y. n. Y. 
Uriner, parlant des personnes ; p. 
troec'het. 


TRGECHER, 8. m. Y. Pisseur, qui ne 
peut retenir son urine; pl. troec'herion. 


TROED, TROET, 8. m. Y. Pied de 
l'homme, patte d'animal, manche 
d'outil; pl. (rert, Voy. TROAD. 


TRO 


TAOEDEIN (troed-e-in}, v. a. Y. En- 
mancher, parlant d'un outil ; p. trosdst. 


TROEOEX, adj. V. Qui a de grands 
pieds. — e pied. 


TROEI (tro-ei), v. a. et n. C. Vory. 
le verbe trei, du Léon. 


TROEIN (fro-e-in), v. a. et n. V. Ce 
mot a les mêmes acceptions que le 
verbe trei, du Léon. 


Naad s. L Liseron, volubilis, 
plantes, 


TROELL, 8. f. Manivelle ; pl. troellos. 
— Trei, tourner; participe troet. 


TROEN, 8. f. Liseron, plante. 


TROET, 8. m. Y. Pied de l’homme, 
patte d'animal, manche d'outil, pié- 
estal, pied de verre à boire, ed de 
montagne; pl. treug (tre-it}. Monet d'he 
dreit, V., s'enfuir. 


TROETET, 8. m. V. Ancienne mesure 
de longueur égale au tiers d’un mètre. 
Voy. TROATAT. 


TRO-E-TRO, adj. Successivement. À 
la lettre, tour-à-tour. 


TRO-FALL, s. f. Espièglerie, plaisan- 
terie de mauvais goût, mésaventure. 
— Tro, tour, et fall, mauvais. 


TRO- GOUZOUR, s. f. Col de chemise, 
et, par extension, collier, carcan. — 
Tra, 8. L, tour, et gouxouk, cou. 


TRO-HEOL, 8. f. Tournesol, camo- 
mille, herbe aux verrues, plantes. A la 
lettre, tour soleil, sans doute pour 
dire qne sa fleur ressemble à la cir- 
conférence du soleil. 


TROI (tro-1). Get infinitif paratt avoir 
été usité. Voy. TREI (tre-i), auquel il a 
fait place. 


TROIDELL (tro-idell), s. L Ruse, arti- 
Doc: pl. ou. 


TROIDELL (tro-idell), a. L C'hoari 
troidell, sorte de jeu qui consiste en 
un cadran numéroté et que surmonte 
une aiguille tournante. — Trei, p. 
troet, tourner. 


TRO 


TROIDELLA (tro-idella), Y. a. et n. 
Tournoyer, pironetter, tromper en 
cherchant des détours. — Troidell. 
ruse. 


TROIDELLER (tro-ideller), 8. m, Qui 
biaise et trompe. Voy. TROIDELLA. 


TROIDELLOU ({tro-idellou), 8. pl. L 
Pluriel de rodell. 11 s'emploie au sens 
de rubriques, intrigues. 


TROIL (trot), 8. L Dévidoir. Ce mot 
dérive de (ret, tourner; p. troet. 


TROIOU (tro-tou). Ce mot, qui est le 
pluriel de tro, expédient, occasion, 
s'emploie au sens de menées en mau- 
vaise part. 


TROK, s. m. Echange, troc; pl. ou. 
— Troka; p. troket, échanger. 


TROKA, v. a. Et aussi trokla, C., 
échanger; p. troket, troklet: Voy. TERI, 


TROKEIN (trok-e-in), v. a. Y. Echan- 
Rer ; D, roket, 


TROKER, 8. m. Brocanteur, pl. ien. 
TROKL, TROK, 8. m. Voy. ce dernier. 
TROLLA, v. a. D, Voy. TROKA. 


TRO-LAGAD, 8. L Roulement des 
yeux. — Tro, tour, et lagad, œil. 


TROLINENNA, v. a. Calquer, parlant 
d’un dessin. 


TROMP, 8. m. Fer de la bobine d'un 
rouet. 


TROMPILL (les L mouillées), a. f. 
Trompette; pl. ou. Prononcez ce mot 
comme dans le français Vrille, Tor- 
pille. 


TROMPILLA (les L mouillées), et 
mieux, c'hoari ou seni gant ann 
drompill, sonuer de la trompette. Voy. 
le précédent. 


TROMPILLER (les L mouillées), s. m. 
Joucur de trompette; pl. ten. Voy. 
TROMPILL. 


TROMPLER-C’HDARI, 8. m. Rabat- 
joie ou trouble-fête. 


TRO 
TRON, s. m. Trône. 
TRONJENN, TREUJENN, 8. f. Tige ou 


tronc d'arbre, trognon de chou; pl. 
ou. 


641 


TRONKER, TRONKOUR, 8. m. Y. Sau- 
nier ; pl. tronkerion. 


TRONKOUR. Voy. TROÂLER. 


TRO'NN-HEOL. Mot contracté pour 
tro ann heol, Yor, TRO-HEOL. 


TRO-NOZ, 8. f. Ronde ou patrouille 
de nuit. — Tro, tour, ronde, et nos, 
nuit. 


TAONOZ, adv. Par syncope pour 
e-tro ann nox, ce soir. À la lettre, 
vers la nuit. 


TAONS, TRONSAD. Voy. ce dernier. 


TRONSA, v. a. Retrousser ; p. ef. — 
Troñsa he saé, retrousser sa robe. 
Tronsa he stal, plier boutique, plier 
bagages. 


TRONSAD, 8. m. Faisceau, assem- 
blage, paquet, botte de légumes, 
trousseau de clefs, carquois. 


TRONSEIN (troñs-e-in), v. a. Y. Re- 
trousser; p. tronset. VOy. TRONSA. 


TAONSET, adj. et part. Retroussé. 


TROT, 8. m. Trot du cheval, certaine 
allure. 


TROTA, TROTAL, v. n. Aller au trot 
du cheval; p. trotet. 


TROTAL. Yor. le précédent. 


TROTELLA, v. n. Trotiller, parlant 
des personnes. 


T8OTER, 8. m. Trotteur, parlant 
d'un cheval. Marc'h trot, mare'h troter, 
cheval qui va le trot. 


TROUC'H, 8. m. Coupure, coupe de 
fourrages, incision. Bexin trouc'h. se 
dit du goémon que l’on coupe ou 
drague au fond de la mer. Voy. BEZIN 
Ton. Ar melchenn rux ne ro nemet 
sunn trouc'h, le trèfle rouge ne donne 


642 TRO 


qu'une coupe. Ann etl drouc'h. la se- 
conde coupe d'un fourrege. 


TROUC'HA, Y. a. Couper, découper, 
tailler (drap, toile), (ondre (herbe), 
amputer un membre; p. trouc'het. 


TADUC'HAD, 8. m. Balafre; pl. ou. 


TAOUC'HEIN (trouc'h-e-in), v. a. Y. 
Couper, tailler; p. trouc'het. Voy. 
TROUC'HA. 


TROUC’HER-BUZU6, s. m. À la lettre, 
coupeur de vers de terre. Ce mot se 
dit, en plaisantant, d'un laboureur ou 
cultivateur. Yor. TROUC’HA. 


TROUC'HER-MOC'H, 8. m. Celni qui 
fait métier de tuer les pourceaux. À la 
lettre, coupeur des cochons. 


TAOUET, adj. Y. Tarer-trouet, Y. Ta- 
rière appelée villebrequin. 


TROUM (anc.) Lourd. 


TROUSKENN, TAUSKENN, s. f. Croûte 
sur une plaie; pl. ou. 


TROUSKENNA, v. n. Et aussi (rus- 
kenna, se former en croûte, parlant 
d'une plaie. Il n'est guère employé. 


TROUSIA (trou-sia). VOy. TROUZIAL. 


TROUZ, s. m. Bruit, esclandre, que- 
relle, sédition, discorde, tapage. 


TROUZA, TROUZAL, v. n. Foire du 
bruit, du tapage, parlant des per- 
sonnes ; il se dit aussi des choses, 
cémme le vent, la mer, l'écho. 


TROUZAL. Voy. le précédent. 


TROUZER, s. m. Tapageur. — Trou, 
tapage. 


TROUZIA, TROUZIAL. Voy. TROUZA, 
TROUZAL. 


TROUZUZ, adj. Bruyant. Voy. TROUZ. 
TRO-VAD, 8. f. Réussite. — Tro, 


tour, et mad, bon. Tro-vad en deux 
great, il a réussi. 


TRU 
TRO-VALE, s. L Promenade. — M, 


tour, et bals, marcher, se promener. 
A la lettre, tour de promenade. 


TRO-VEN, s. L C. YOT. TRS-WEM. 


TRI-VERED, s. L Procession autour 
de léglise. Cette expression date de 
l'époque où les cimetières entouraieat 
les églises. — Tra, tour, et bered, ci- 
metière. 


TRO-WAR-DAD (var), adv. A l'entoer. 
Al lec'hiou tro-war-dro, les lieux en- 
vironnants. 


TRO-WENN (venn), 8. f. Ober euna 
dro-wenn, ne pas réussir, manquer 
son coup. — Tro, tour, et gwan, 
blanc. Ce mot composé que j'ai moi- 
même écrit comme ci-d mue pa- 
raît absurde aujourd'hui. Il faut tout 
simplement le ranger au nombre des 
mots hybrides et familiers, et l'écrire 
tro-ven. À la lettre, tour inutile, le 
mot ven étant employé en Cornouaille 
comme adjectif, au sens de Vain, inu- 
tile. Ce qui a produit la confusion 
dans l'orthographe, c'est que les deux 
mots wenn et ven se prononcent de la 
même manière. Voy. VEN. 


TRO-WENT (reñt), 8. L. çanc.) Moulin 
à vent. — Tro, indicatif de trei, tour- 
ner, et gwent (anc.), vent. À la lettre, 
qui tourne ou vent. 


TRUANT, &. m. Y. Gueux, mendiant, 
vagabond, misérable. écornifleur. Ce 
mot, qui dérive de truez, pitié, com- 
misération, avait autrefois (YP siècle) 
le sens de digne de compassion. 


TRUANTAL, TRUANTEIN, v. a. et n. 
V. Gueuser, écornifler, vagabouder. 
Voy. TAUANT. 


TRUANTEIN. Voy. le précédent. 

TAUANTEZ, féminin de truant, Y. 

TRUBARD, a. m. Traître, fourbe, per- 
fide, faux-pauvre; pl. ed. — Trubard- 
tud, hypocrite. 


TRUBARDEREZ, 8. m. Trahisôn, per- 
fiie. 


TAUBARDEZ, s.f. Féminin de trubard, 


TRU 


TRUBARDI, v. a. Obtenir une chose 
par suite de feintes ou de mensonges : 
Trubard eunn dra dioc'h eunn den, 
obtenir par fuintes quelque chose de 
quelqu'un. 


TRUBARD-IUD, 8. f. Hypocrite. — 
Trubard. perfide, et md. traître. À la 
lettre, traître et perfide. 


TRUBUILL (les L mouillées), 8. m. T. 
Affliction, grande frayeur; pl. ow. — 
Tud a ioa trubuill en em xastumet, il 
s'était rassemblé du monde à faire 
peur, T. 


TRUBUILLA (les L mouillées), v. a. 
T. Attrister ; p. et. 


TRUBUILLUZ (les L mouillées), adj. 
T. Atfristant. 


TRUCH, 8. m. (anc.) Filouterie par 
caresses ou adulation. 


TRUCHA, v. a. (anc.) Enjôler. 


TRUCHENN, 8. L Une coureuse, une 
gueuse. 


1 
TRUCHER, 8. m. Et aussi trufler,s.m., 
flou, écornifleur; pl. ien. Voy. TRUCH. 


TRUE, 8. L. Y.T. G. Pitié, compas- 
Sion. VOy. TRUEZ, 


TRUEK, adj. Je crois que ce mot 
a, en quelques endroits, le sens de 
truant. 


TRUELLAT, 8. m. Y. Ancienne me- 
sure pour les grains. 


TRUEUZ (true-uz), adj. V.T. G. Digne 
de pitié. — True, Y. T. C., pitié, com- 
passion. Voy. TRUEZUZ. 


TRUEZ, TRUHEZ, s. m. Compassivn, 
pitié, pardon, grâce. 


TRUEZA, TRUEZI, v. n. Kt mieux, 
kaout truex ous eunn den, avoir pitié 
de quelqu'un. Toutefois, on emploie 
aussi truezi comme verbe acÜÿf : truesi 
eunn den, assurer que quelqu'un est 
digne de compassion. Kafin, on dit 
l'uezi d'ann amser, regretter le temps 


pussé. 


TRU 643 


TRUEZI. Voy. le précédent. 


TRUEZUZ, adj. Digne de pitié. — 
Trues, compassion. 


TRUFLER, s. m. Filou, écornifleur ; 
pl. ten. VOy. TAUCHER. 


TAUGAR, 5. L Plaisir, satisfaction 
prononcée. Je l'ai va employé au sens 
de dudi. 


TAUGARE, 8. f. Y. T. C. Miséricorde, 
bonté, remerciment. — Ho trugarez, 
aotrou, merci, monsieur; je vous re- 
mercie, monsieur. 


TAUGAREKAAT, v. a. Remercier; p. . 
trugarekeat, trugarekeet. — Ho truga- 
rekaat, aotrou (sous-entendu, a rann), 
je vous remercie, monsieur. 


TAUGAREZ, 8. f. Miséricorde, bonté, 
remerciment. Ho trugares, merci, je 
vous remercie. 


TRUGAREZUZ, adj. Miséricordieux, 
compatissant, propice. 


TAUHE. Yor. TRUE. 
TRUHEZ. Yor. TRUEZ. : 


TRUILL (les L mouillées). 
TAUILLENN, gueuille. 


TAUILLAD (les L mouillées), 8. L 
Botte de légumes, comme raves, ca- 
rottes, etc. Ce mot s'emploie aussi en 
parlant d’une réunion d'êtres animés : 
Eunn druillad soudarded, un groupe de 
soldats. Enn eunn druillad, en un bloc, 
pêle-méle. 


TRUILLAOU (les Lmouillées), s. p).m. 
Pluriel ancien de truillenn, guenille; 
aujourd’hui on dit ruillou. Le pluriel 
truillaou se retrouve dans les dérivés 
ci-après. 


TAUILLAOUA (les L mouillées), v. n. 
Ramasser des guenilles, des chiffons. 


TAUILLAOLEK (les L mouillées), adj. 
Couvert de chiffons, de guenilles. 


TRUILLAOUER (les L mouillées), 8. m. 
Cbiffonnier, celui qui fait métier de 
ramasser des chiffons; pl. ien. 


Voy. 


644 TUE 


TRAUILLEK (les L mouillées). Yor. 
TRUILLAQUEK. 


TRUILLENN (les L mouillées), s. f. 
Guenille, chiffon; pl. truillou, masc. 


TAUILLENNOK (les Lmouillées}, adj. C. 
Et aussi truillok, couvert de guenilles. 
Par extension, on dit ki truillennok, 
d’un chien barbet dont le poil est long 
et crotté. 


TRUILLOR (les L mouillées), adj. C. 
Le même que le précédent. 


TRUILLOU (les L mouillées), 8. pl. m. 
Pluriei irrégulier de ruillenn, gue- 
aille, chiffon. 


TRUK, 8. m. D. Passerelle faite de 
grosses pierres pour traverser un cours 
d een à marée basse, et aussi gué de 

vière. 


TRUM, ady. C. Promptement, vite. 


TAUSKENN, TROUSKENN, s. f. Croûte 
formée par une plaie; pl. ou. 


TAUSKENNA. VOy. TROUSLENNA. 


TU, 8. m. Côté, part, moyen, expé- 
dient, parti, occasion, acception d’un 
mot, disposition ou manière d'être. 
Tu-evit-tu, sens dessus-dessous. Louzou 
tu pe du, émétique, remède pour aller 
par haut et par bas. Deuet eo war 
he zu, il est revenu de sa frayeur. 
Ann tu-enep, l'envers d'une étoffe. 
Lakaat ann traou war ho zu, mettre 
tout en ordre. 


TUA, TUI, v. a. C. Mettre de côté ou 
à part et en cachette, comme fout les 
femmes dont les maris n'ont pas de 
conduite. Le verbe bogoda est plus 
usité en ce sens. 


TUADENN, a. f. C. Fraude. Marc'ha- 
dourez tuadenn, des marchandises in- 
troduites en fraude. 


TUBENN, s. f. (anc.) Croupe de 
cheval, 


TUCHENN, 8. L. Dune, butte petite 
ou grande, motte d'un terrain maré- 
cageux ; pi. ou. Tuchenn verienn, four- 


TUE 


milière. — Tuchenn. butte, et meriena, 
pl. de merienena, fourmi. 


TUCHENTIL, pluriel irrég. de d 
chentil, gentilhomme. Ann duchen!, 
les gentilshommes. 


TUD, s. pl. m. Pluriel irrégulier de 
den, homme, individu. Ann dud, les 
hommes, en général, le genre hu- 
main. 


TUDA, Y. n. Yor. TUTA. 


TUDIGEU (tudig-eu), 8. pl. m. Y. Enn 
dudigeu, la populace. Ce mot est le 
dimiautif de tud, tus. 


. TUDIGOU, 8. pl. m. Les petites gens, 

la populace. C’est le diminutif de tud, 

luriel de den, individu. Ann dudigou, 
populace. 


TUEEN, s. f. Y. Douve de barrique, 
merrain ; pl. tuaf, masculin. 


TUERK, adj. T. Adroit. 


TUELL, s. f. Y. Nappe de table; 
pl. eu. 


TUELLENN. 
neau; pl. ou. 


TUEMM, adj. Y. Chaud. Voy. Ton. 
Ce mot, en Vannes, s'emploie aussi 
comme adverbe, au sens de affec- 
tueusement. 


s. f. Cannelle de ton- 


TUEMDER, s. m. V. Chaleur. 


TUEMMEIN (tuemm-e-in), v.a. etn.Y. 
Chauffer, se chauffer : p. (uemmet. Vory. 
TUEMM. 


TUEMMOUR, s. m. Y. Chauffeur; pl. 
tuemmerion. 


TU-ENEP, 8. m. Ann (u-enep, l'en- 
vers d'une étoffe, etc. — Tu, côté, et 
enep, Coutraire, opposé. 


TUER, s. m. GC. Qni met de côté pour 
lui des objets qui ne lui sont pas échus 
dans un partage, etc.; pl. ten. 


TUERGN, TUIRGN, s. m. Tour, ma- 
chine des tourneurs. VOy. TUIRGN, plus 
usité. 


TU- 


TUERGNER, TUIRGNER, 8. m. Tour- 
neur en bois, en métal; pl. ien. Voy. 
TUIRGNER, plus usité. 


TU-EVIT-TU, adv. Sens dessus-des- 
sous. 


TUF, sorte d'adverbe. Totalement. 
Brein-tuf, entièrement pourri, parlant 
du bois. 


TUFA, v. n. Jeter ou lancer sa salive, 
cracher sans efforts, comme les fu- 
meurs. 


TUFELLENN, 8. f. Y. Bardeau; pl. 
tufat. 


TUFF, 8. pl. m. Pluriel irrégulier de 
fulenn. 


TUFFENN, 8. f. Douve ou dourvelle de 
barrique; pl. tuff, masculin. 


TUFFOREK, adj. Y. Amzer tufforek, 
température de chaleur étouffante. 


TUI, TUA, Yor. ce dernier. 
TOIN, v. a. T. Le même que tuf, v. a. 


TUIRGN, TUERGN, 8. m. Tour, ma- 
chine des tourneurs; pl. ou, tou. 


TUIRGNAT, v. a. et n. l'aconner ou 
travailler avec le tour. 


TUIRGNER, 8. m. Tourneur sur bois 
et métaux; pl. ten. 


TULAU. Voy. TULO. 
TULBENN. VOy. TULIPEZENN. 


TULBDZENN, TURBODENN, s. L. Tur- 
bot, poissou ; pl. tulbos, tulbod, mas- 
culin. 


TULE,8.m.Ombilic, cotylet, plantes. 
Voy. MOUZIK. 


TULIPEZENN, 8. f. Et aussi tulbenn, 
tulipe, plante; pl. tulipes, masculin. 


TULO (tulô), s. m. Cotylet, plante. 
VOY. KRAMPOUEZ-MOUZIE. ° 


TU-MAD, 5. m. Ann tu-mad, l'en- 
droit d’une étoffe, par opposition à 
tu-enep. — Tu, côté, et mad, bon. 


TUR 645 


TUMPA, v. a. et n. C. Verser, parlant 
d’une charrette, gagner par ruse, faire 
tomber dans un piége. On dit tumpa 
dour. vider l'eau d'un bateau avec une 
écuelle ou autre objet ; p. tumpet. 


. TUMPAL, v. n. T. Gambader. 


TUMPORELL, s. f. C. Tombereau; 
pl. ou. 


TDN, 8. m. EL aussi funienn, digue 
naturelle; pl. tou. 


TUN, 8. m. (anc.) Ruse, strategème, 
tour d’adresse. 


TUNA, v. a. (anc.) Gagner par sub- 
tilité ou ruse. — Tun (anc.), ruse. 


TUNENN, 8. L Colline, dune; pl. ou. 


TUNIENN, 8. L. Digue naturelle; 
pl. ou. 


TUONI, 8. m. D, Ober fuoni, mettre 
en réserve. 


TUPAKINA, v. n. (anc.) Tomber à la 
reuversæ sur le dos. 


TU-PE-DU. Louzou tu-pe-du, éméti- 
que, remède pour purger par haut et 
par bas. 


TUR, 8. m. (anc.) Taupinière, butte 
que font Îles taupes. Yor. TURIADENN. 


TURBODENN, s. L Turbot, poisson; 
pl. turbod, m. 


TURCH, s. m. V. Lutte des bêtes à 
cornes. 


TURCHAL, v. H. Y. Et aussi tourtal, 
se battre comme font les bêtes à cor- 
nes, se cosser ; p. furchet. 


TURC'HAT, v. a. Fouiller la terre 
comme font les taupes, les pourceaux. 
YOt. TURIAT. 


TURCHEIN (turch-e-in), v. n. Y. Le 
même que turchal. 


TUBC’HUNELL, s. f. Y. Tourterelle; 
pl. et. 


TURIA. Yor. TUMAT. 


646 TUR 


TUMADENN, s. L. Terre remuée par 
les taupes ou "les pourceaux ; pl. ou. 


TURIADENN-0@02, s. f. Taupinière, 
butte formée par les taupes. Yor. T6- 
MAT, Y. a. — Turiadenn, terre remuée, 
et goz, taupe. 


TURIAT, v. a. Et aussi turc’hat, 
fouiller comme font les taupes et les 
pourceaux, parlant de la terre. Turai 
onn douar. 


TURIELLAT, v. a. Voy. TURIAT. 
TURKANTIN, 8. m. Thym, plante. 


TURKEZ, s. L. Tenaille de serrurier, 
etc. ; pl. ov. 


TURN, s. m. Y. Tont, machine des 
touraeurs. 


TURNER, 8. 0. Y. Tourneur, qui tra- 
vaille sur le tour; pl. ton. 


TURUBAILLOU (les L mouillées), s. 
pl. m. Brimborions, et aussi, épou- 
vantail pour effrayer les oisesur. 


TURUBAN, s. m. Echarpe de cein- 
ture; pl. ou. 


TURUCHENN, 5. L. Ce qui reste en 
terre d'uu arbre dout on a couné Île 
trouc. 


TUZ 


TURUL, v. a. Y. Jeter, lancer; p 
taulet, tolet. LA TEUREL. Ainsi qu'on 


peut le voir par le participe de mra), 
ce verbe se cnnjugue conme si l'inf- 
BIT était aul, gi did, V. 


TURUMELL, s. f. Butte, petit tertre, 
et aussi petite ‘butte formée par les 
fourmis ; pl. ou. 


TURUMELLER, adj. Il se dit d’un sol 
raboteus. 


TURZUNELL, s. f. Tourterelle ; pl. cé. 


TUT, FUB, s. pl. m. Pluriel de den, 
individu, homme. Ann dud-se, ces 
gens-là. 


TUTA, v. n. (anc). Assembler des 
gens, en recruter pour exétuler un 
travail. — Tut, tud, des bommes, des 
iudividus. 


TOTAL, v. n. (anc.) Se donner bien 
de la peine en pure perte pour réussir. 


TUTUM, adj. Trop gros. trop épais 
pour entrer par un trou, etc. 


TUTUM, adj. C. Lourd d'esprit. 


TUZUM, adj. G. Compacte, lourd, 
émoussé par la pointe, lourd d'esprit. 


TUZUMI, v. a. C. Emousser par la 
pointe; p. furumes. 


UFE 


U. 8. m.T. Œuf; pl. wo. Yar. "1. 
uBÔT, s. m. C. Voy. HUBsT. 
UBOTA, v. n. C. Voy. HUBOTA. 


UC'H, UC'HEL, adj. C. Haut, élevé, 
sublime. Voy. HUEL. 


UC'HEL, Yor. le précédent. 


UC'HELAAT, v. a. C. Hausser, élever; 
p. uc'heleat, uc'heleet. 


UC'HEL-C'HBUEDÈT,s.m.C.Et mieux, 
ann uc'hel c'houeset, le haut enflé 
d’orgueil, pour dire le démon. Yor. 
C'HOVEZET. 

UC'HEEDED, 1. m. C. Hauteur. 


UC'HELENN, 8. L C. Eminence, lieu 
élevé; pl. ou. 


UC'HELENN, 8. L. C. Jupe. 
UC'HEL-VARR,s. m. C. Voy. HUEL-VARA. 
UCHEN, s. m. G. Vo. USIEN. 

UDAL, v. 0. Y. Hurler. 

UDEIN, UDAL (ude-in), v.n.Y. Huriet. 
UDEREAC'H, 8. m. Y. Rogissement. 


UDEREC'H, s. m. Y. Le même que le 
précédent. 


UFERN, s. m. Cheville du pied; pl. 
ann daou ufern. À la lettre, lea deux 
chevilles. C’est an pluriel duel. 


687 


OGENN {eg-omn), s. f.'Luette. Voy. 
HVGEUN. Ce mot figure parmi iesinems 
de famille. ° 


UGENT (prenoncez ce mot comme 
Ug-ainte, en français); nom de nombré. 
Vingt. Après ugeñni, la lettre Bse change 
en Y : Ugeñt vloes, Tiagt ans, au lieu 
de ugent boas. 


OGENFVED (pronunces ce-mot comme 
Ug-ainte-ved,en français); adj. numéral, 
Vipgtième. — Ugeñt, vingt. 


UGEOLENN, HUSEULENN (ug-eolenn), 
8. LY. Ampoule ; pl. eu. 


UI, 8. m. V. Œuf; pl. uieu. 


UIEUEIN (ui-eu-e-in), v.a.V. Etendre 
des œufs sur des crêpes, etc., enduire 
d'œut ; p. uisuet. — Ui, œuf, Y. 


UIGENT (prononcez.ce mot comme 
Uig-ainte, en français), V., nom de 
nombre. Vingt. Voy. UGERT. 


UL, article indéfini, Y. Un, une. Il 
correspond à eut, du Léon. UL leo, une 
eue. 


ULMENN, s. L T. Nœud d’arbre, de 
plante, éclat de pierre taillée; pl. wi- 
menno. 


‘ULMENNEK, adj. T. Qui a des aœuds 
(arbre ou pliante). 


-UELOPH, 8. pl.:m. Pioriel trrégulier 
de'wioc'henn, 


648 UNA 


ULOC'HENN, s. L Orme, arbre; pl. 
uloc’h, des ormes. du bois d'orme, 
masculin. 


ULYENN, 8. L. Duvet qui s'élève du 
lin quand on le peigne, pl. ou. 


UM, V. Particule qui sert, en Vannes, 
à former les verbes pronominaux et 
qui répond à en em du Léon. C'est 
ainsi que des verbes actifs klemmein, 
plaindre, mirein, empêcher, on forme, 
en Vannes, um glemmein, se plaindre, 
um virein, s'empêcher de. Après cette 
particule, les lettres fortes se changent 
en faibles, comme après en em du 

H. 


UNAN. nom de nombre. Un, une. — 
N'en deux nemet vnan, i] n’en a qu'un. 
Unan anesho, un d'eux. Unan ac'ha- 
noc'h, un de vous. Unan ha daou a 20 
tri, un et deux font trois. Ce mot, 
joint aux pronoms personnels, leur 
donne une signification particulière : 
me va-unan, moi-même, moi seul, moi 
sans compagnie; nt hon-unan, nous- 
mêmes, nous seuls, etc. Le mot unan, 
comme on le voit par l'exemple pré- 
cédent, ne s’emploie pas au pluriel ; il 
n’en était pas de même autrefois. C'est 
ainsi qu'on disait : unanou-bennag, 
quelques-uns; aujourd'hui, on dit : 
eur re-bennag. On disait aussi: mont a 
unanou, s'en aller un à un. Beza a-unan 
gant, être d'accord avec. Unan a saou, 
de deux choses l'une. Dal a unan! et 
d’un! pour dire en voilà un qui a son 
affaire, en voilà un qui est terminé, etc. 


UNAN-BENNAG, pronom indéterminé. 
Quelqu'un. Ce mot a un pluriel : eur 
re-bennag, quelques-uns. On dit aussi: 
unan-bennak, eur re-bennak. Voy. 
BENNAG, BENNAK. 


UNAN-BENNAK. Voy. le précédent. 


UNANI, UNVANI, v. a. Concilier, ré- 
concilier, mettre d'accord; p. unganet, 
untanet, 


UNANIK. Ce mot, qui n’est autre que 
le diminutif de unan, se place après 
les pronoms personnels, à l’iustar et 
avec le sens de unan, mais particuliè- 
rement quand il est question de jeunes 
enfants : me va-unantk, moi tout seul. 
l s'emploie aussi pour toute personne, 


URC 


nand on veut appuyer sur l'isolement 
où l'on se trouvait à un moment donné. 
He-unanik edo neuxe, il était tout seul 
alors. 


UNANOU, s. pl. des deux genres. 
vor. ce qui est dit à son sujet au mot 
NAN. 


UNN, article indéfinl, Y. Il répond 
à eunn, du Léon. Unn den, un homme. 


UNNEK, nom de nombre. Onze. — 
Unan, un, et dak. dix. Yor. HEL, 


UNNEK-UGENT, nom de nombre. 
Deux cent vingt. — Unnek. onse (fois), 
et ugent, vingt. VOy. PEVAR=UGENT. 


UNNEKYED, ad]. numéral, Onsième. 
— Unnek, onze. 


UNVAN, URVYAN, adj. D'accord, uni, 
semblable, pareil. Voy. MAN, appa- 
rence. 


UNVANI, UNANI. Voy. ce dernier. 


UNVANIEZ, 8. f. Union, concorde, 
réconciliation. Yar. UNRVAN. 


UNVEZ, 8. L Le P. Grégoire donne 
ce mot au sens de unité : ann unves 
eux ann ls, l'unité de l'Eglise. 


00, s. pl. m. T. Pluriel de uw, œuf, T. 


UOAN, v. a. T. Etendre des œufs 
battus sur les crêpes. Voy. VIAOUA. 


UR, article indéfini, Y. Un. Ce mot 
répond à eur du Léon et suit les mêmes 
règles que ce dernier. Ur c'hi, un 
chien, au lieu de ur ki; ur tuoc’h, une 
vache, au lieu de ur buoc'h; ur gazek, 
une jument, au lieu de ur kasek; ur 
vamm, une mère, au lieu de ur mamm. 


UR, 8. m. (anc.) Voy. GUR, homme 
par rapport au sexe. 


URC'H, s. f. Y. Ordre religieux ; pl. 
urc'heu. Voy. URS. 


URC'H, s. L Y. Ordre, sacrement. 
Voy. URS, ordre, sacrement. 


URCHA, Y. n. (anc.) Hurler, gro- 
guer, comme font les porcs. 


URS 


UAC'HA, Y. n. (anc.) Voy. le précé- 
dent. 


URC'HEIN (urc’he-in), Y. Ce doit être 
le mème que urc'ha. 


URIOU, 8. m. {anc.) Livre de lec- 
tures pieuses ; pl. uriaou. 


URISIN, URUSIN (uri-sin), 8. m. Y. 
Devin, magicien; pl. et. 


URISINER (uri-siner), 8. m. Y. Astro- 
logue, devin, magicien ; pl. on. 


URISINEREAC'H (uri-si-nereac’h),s.m. 
V. Magie, astrologie, sortilége. 


URLAOU, 8. pl. m. (anc.) Voy. URLOU, 
qui a remplacé urlaou. 


URLAOUEK, URLOUEK, adj. Goutteux. 
URLO, 8. m. T. Goutte, maladie. 


URLOU, 8. pl. m. Crampes violentes, 
goutte (maladie), mal. qui survient la 
puit par suite de mauvaise circulation 
du sang. 


URLOUEK. VOY. URLAOUE. 


URS, URI, 8. L Ordre monastique; 
pl. ursou, ursou, ursiou. Urs sant 
Benead, l’ordre de saint Benoît. 


URS. URZ, s. f. Terme d'église. Ordre, 
un des sacrements; pl. ursou, urzou, 
ursiou. Sakramant ann urs, le sacre- 
ment de l’ordre. Ann ursou sakr, ann 
ursou, les ordres sacrés. Beza dmdan 
ann ursou, avoir recu les ordres. Rei 
ann ursou, conférer les ordres. Kemeret 
ann ursou, prendre Îles ordres. Ober 
beleien nevez, ordonner des prêtres. 
Ar gloer all a xo bet beleget, les autres 
clercs unt été faits prêtres. Ann ursou 
bras. les ordres majeurs. Ann ursou 
bihan, les ordres mineurs. — Les or- 
dres sacrés ou ecclésiastiques sont les 
suivants par ordre d'importance : 


UZU 649 


1° Ar veleien, ou, ar re a so bet beleget, 
les prêtres ; 2° ann avielerien, ou, ar re 
ho deus bet ann urs a avieler, les évan- 
gélistes; 3° ann abostolerien, ou, ar re ho 
deus bet ann urz a abostoler, sous-dia- 
cres ; 4° ann ursou brhan, les ordres 
mineurs ; 5° Kurunenn ar gloer, la 
tonsure. 


URUSIN. Yor. URISIN. 
URUZ, adj. Y. Heureux. 
URVAN. VOY. UNVAN. 
URI, 5. f. Yor. URS. 


URZA, URCHA, URC’HA, v. n. C. Gro- 
gner comme font les porcs. 


US, UZ, adj. Haut, élevé. 4-us, en 


hant, au-dessus de. A-us d'an fenn, 
au-dessus de ma tête. 


USIEN (u-sien), 8. f. Criblures de 
blé vanné, écorce de l’avoine moulue. 


USMOL, s. m. T. Criblures de blé 
vanné. 


UVEL, adj. (anc.) Humble. On disait 
aussi vuel. 


UZ, US. Yor. ce dernier. 4-us d'ha 
penn, au-dessus de votre têle. 


UZEL, HUZEL, HUZIL, s. f. Suie de 
cheminée. Uzel. Lusel, sont des noms 
de famille assez répandus. 


UZELENN. Yor, HUZELENN. 

UZEO, a. m. Y. Le méme que iuseo. 
UZIL. Yor. HUZIL. 

UZUIL, s. f. Voy. HUZIL. 


UZULER, UZURER, s. m. Usurier; 
pl. ten. 


UZURER. Voy. UZULER. 


82 


VAG 


VA, MA, pronom possessif. Mon, ma, 
mes. Daas l’aniversalité des dialectes 
bretons, le pronom ma est plus usité 
que va. En Basse-Bretugne, ce dernier 
est plus employé, quoique de création 
plus récente. Yor. le Sapplément au 
mot Ma. Après ces pronoms, il y a 
quelques lettres fortes qui deviennent 

Juces. Voy. la grammaire. Va fenn, 
pour va pénn, ma tête. Va zroad, au 
lieu de va troad, mon pied. 


VA, MA, pronon personnel toujours 
rézim2. Me. Après ces pronom, il y a 
quelques lettres muables qui s’adou- 
cissent. Voy. la grammaire. Va c'haret 
a ra, il m'aims; au lieu de va Karet 
a ra. 


VAD. Ce mot, qui n'est autre que 
l'adjectif et le substantif mad, bon, 
bien, paraît parfois sous la forme ci- 
dessus, sans qu'on puisse se rendre 
un compte satisfaisant de cette trans- 
formation. Ainsi, on dit oher cad. À la 
lettre, faire bien, pour dire faire 
plaisir, soigner ou avoir soin d'un 
vieillard, d'une faible créature, veiller 
sur eux, ne les laisier manquer de 
rien. Ann dra-3e a ra cad d'in, cela 
me fait plaisir. Grit vad d'eshi, ayez 
soin d'elle, ne la laissez manquer de 
rien. 


VAG, VAK, adj. Voy. ce dernier. 

VAGANEEIN (vagane-e-in), v. n. V. 
Tomber en défaillance. On dit aussi 
tagannein. 


VAGANNEIN. Voy. le précédent. 


VAO 


VAGANREREC'H, s. m. Y. Evanouts- 
sement. 


VA-HINI, MA-HINI, pronom pos- 
sessif. Le mien, la iena: pl. ve-re, 
les miens, les miennes. Ces mots sont 
des deux genres. 


VAK, adj. Inoceupé, désœurvré, ve- 
cant, vague, parlant des personnes et 
des choses. Douar vak, terrain vague, 
qui n’a pas de propriétäire. Me se oak 
hirio, je n'ai rien à faire aujourd’hui. 


VAL, V. À Vannes, on dit dant a val, 
dent molaire; pl. deñt a val. Je n'en 
puis dire davantage. 


VALGOURIEIN (valgourie-in), Y. n. Y. 
Et aussi valgorein, balbutier. 


VALIGANT, adj. (anc.\ Inconstant. 


VAN. Voy. MAN, feinte, semblant. 
Ober van, faire semblant. 


VANELL, VOy. BANELL. 


YANN, Voy. BANN, SANN-10. En Vannes, 
on dit seuel er bann, lever la paille qui 
a été battue au fléau sur l'aire. 


YANN, C. Teuler mein er cann, jeter 
des pierres en l'air. Je crois que bann 
doit être le radical et du genre fé- 
minin. 

VAOT. Voy. BAOT. 

VAOTA. Voy. BAOTA. 


VAOTEK. VOY. BAOTES. 


VET 
VAR, prép. Voy. WAR. 


VA-RE, adjectif possessif. Les miens, 
les miennes. C'est le pluriel de va-hini. 
On dit aussi mare. 


VARLED, s. m. Valet de menuisier, 
un des instruments dont il se sert. 


VARLENN. VOy. BARLENN. 


VASTROUILL (les L mouillées). Yar. 
BASTROUILL. 


VED, mot qui sert de terminaison 
aux adjectifs uuméraux et qui corres- 
pond à la terminaison ième du fran- 
çais. Daouxekved, douzième. En Vannes, 
on dit pet au lieu de cad. Deuxekvet, 
douzième, Y. 


VEN, VEN, adj. C. Inutile, vain. 
Ober eunn dro ven. À la lettre, faire un 
tour inutile, pour dire, ne pas réussir. 
VOy. TRO-WENN. Great en deux eunn 
dro ven, il a manqué son coup, il n'a 
pas réussi. 

YENDER, Voy. MENDEN. 


VENOROGENN (vendrog-enn), s. f. Y. 
Grosse dondon, fille grasse et joufflue. 


VENIAL, adj. Véniel. Eur pec'hed ve- 
nial, un péché véniel. 


VENIEL. Yor. VENIAL. : 


VENJA, v. a. Venger. En em veñja, 
se venger. 


VENJANS, s. m. Vengeance. 
VERB-DOUE, s. m. Le Verbe divin. 


VERGADEL, a. f. Poisson séché et 
salé. 


VERTUZ ! interlection. Peste ! dlar: (re) 
Il se dit dans la belle humeur. 


VES. Voy. 8ERS. 
VESTIAL, 8. m. Y. Sacristic ; pl. eu. 
VET, Y. Ce mot est employ 0. comme 


red du Léon, à la fin des adjectifs nu- 
méraux. 


VIE 651 


VETEPANS, adj. Prémédité. Je crois 
que ce mot ne s'emploie qu'en mau- 
vaise part (guet-apens). À vetepañs, de 
mauvais dessein prémédité. 


VEZ. Ce mot qui, peut-être, a eu 
autrefois une signification, sert de ter- 
minaison à quelques mots auxquels il 
donne le sens de durée complète. C'est 
ainsi que de bloas, année, on fait 
bloarezs, la durée d'une année com- 
plète; de noz, nuit, on fait nozvez, la 
durée de la nuit; de dez, detz, jour, 
on fait derez. la durée d’un jour. Ilen 
estde même desmotssuivants : heures, 
durée d'une heure entière (heur, heure): 
mintinves, durée entière de la matinée 
(mintin, matin); beureves, C. T., durée 
de la matinée (beure, GC. T., matin); 
goelcez, durée d'une fête (goel, fête); 
sulvezs, durée du dimanche (sul, diman- 
che); sadornres, durée du samedi 
(sadorn, samedi). Ces deux derniers 
sont les seuls jours de la semaine aux- 
quels l’usage permette de donner cette 
forme. On remarquera que les subs- 
tantifs ainsi transformés sont du même 
genre que le substantif travesti, ce 
qui n'a pas lieu en français, car on dit 
matin et matinée, jour ot journée. — 
Eu Vannes, c’est la terminaison ec'h 
qui remplit ce but; on y dit : noscc’h 
au lieu de noztez; deuec'h, pour de- 
kad journée ; bleuec'h, pour blevec’h, 
année. 


VI, 8. m. Œuf; pl. ciou. Viou tang, 
tiou bihan bags, tiou poazx tano, des 
œufs à la coque. A Ia lettre, des œufs 
clairs ou ‘peu cuits. Viou poaz kalet, 
des œufs durs. À la lettre, des œufs 
cuits durs. 


VIAOUA, v. a. Etendre des œufs 
battus. Viaoua ar c’hrampouez, éten- 
dre des œufs sur les crêpes. 


VIBER. VOy. AER-VISER, vipère, animal. 
En latin, vipera. 


VID, VIT, s. m. Y. Dyssenterie, dé- 
voiement, diarrhée, courante. 


VIELL, 8. m. C. Oisiveté. 
VIELLA, v. n. C. Être ojsif. VOy.MELL. 
VIELLER, s. m. C. Oisif; pl. ien. 


e 


652 VIL 


VIJEL, 8. m. Abstinence, vigile. 
Deiz vuel, jour où l'on doit faire 
maigre. 


VIIL, 8. m. Y. Abstinence, vigile. 
De vijil, V., jour où l’on doit faire 
maigre. 


NIKEL, 8. m. Vicaire, haut digni- 
taire ecclésiastique. Ar vikel-vraz, le 
grand-vicaire. substantif vikel se 
dit aussi d'un prètre qui, dans une 
paroisse, est sous l'autorité du curé; 
pl. pike 


VIKELACH, 8. m. Vicariat, haute di- 
gnité ecclésiastique. 


VIL, adj. Obscène, déshonnète, par- 
lant des choses, et aussi, laid, parlant 
des persounes. 


VILAAT, v. n. Devenir laid. 


VILAR, VILER, 8. m. Place d’un ha- 
meau. Ce mot est peu employé, mais 
il se retrouve dans les dénomivations 
des champs d’une ferme : Park ar rilar 
est le champ qui est coutigü à celte 
pluce. Vay. le mot cHamP à mon Nou- 
veau Dictionnaire français-breton 1869. 


VILAT, v. n. Y. Le même que vilaat. 
VILER. VOYy. VILAR. 


VILGENN (tilg-enn), 8. f. G. Grasse de 
corps, et, par extension figurée, fille 
de mauvaise vie, fille prostituée; pl. 
vilyenned. 


VILTANS, 8. m. Toutes saletés qui 
gortent d'une plaie. Au figuré, ar viltans 
se dit de la généralité des démons, des 
sorciers; pl. ou. Le pluriel viltañsou a 
uue acception particulière. Voy. ce 
mot. 


VUE 


VILTANSOU, s. pl. m. Paroles ou 
pensées déshonnètes, actions impu- 
diques. 


VIOLETEZ-ANN-ITROUN-VARIA, s. n. 
Gantelée, fleur. On dit aussi manegena, 
8. f. 


VIOU, 8. pl. m. Pluriel de ci, eul, 


VIOU-ELUMEN, 8. pl. m. Ome'ette 
d'œufs. 


VIT, 8. m. Y. Et aussi void, dérvoie- 
ment. 


VIT. Monet da vit eunn dra, aller 
quérir une chose, G. Voy. DAT. 


VIVERJANDO, 8. m. Et aussi liverjañd, 
mercure, métal. 


VIZ. Voy. B. 


VO. Ce mot sum, loie parfois dans 
tous les dialectes, à la place de heza, 
truisième personue du singnlier du 
futur du verbe beza, lequel beso de- 
vient vezo en construction, et, par 
coutraction, bo et vo, selou le cas. 


VC ER, adj. Y. Fude. 
VOERDET, s. rm. V. Fadeur. 
VOLOSK. Voy. MOLOSE. 
VORSK. Voy. MORSK. 


VOULOUS, S. m. Velours, certaine 
étoffe de suie. 


VUEL, adj. (anc.) Humble de cœur, 
terme de dévotion. On disait aussi 
uvel. — Es rnet (anc.), humblement. 


VUELAFF, v. a. (anc ) Humilier. 


VUELDED, VUELDER, 


m. (anc.) Hu- 
milité, terme de dévotion. 


WAR 


WAR (car), prép. À, dessus, sur. Ce 
mot sert à former un grand nombre 
de mots composés, et il n’est pas tou- 
jours facile de déduire le sens qui lui 
est attribué, je veux dire sa valeur 
dans le mof composé. On en pourra 
juger en jetant les yeux sur la série 
ci-dessous. — Après war, les lettres 
fortes se changent en faibles. Ainsi, on 
dit : war vor, au lieu de war mor, sur 
mer; war souar, sur terre, au lieu de 
war douar, 1oar varc’h, à cheval, au 
lieu de war marc'h. Cette préposition 
aussi, dans un but purement eupho- 
nique, exige une construction parti- 
culière quand elle est suivie d’un pro- 
nom personnel. Ainsi, tandis que l’on 
dit war al leur, sur le sol, war va 
breac'h, sur mon bras, il faut dire 
woar-n-oun, Sur mOi, el non war oun; 
il en est de même pour #war-n-oud, 
sur toi; toar n-exhan, war-n-han, 
war-n-eshi, sur lui, sur elle; toar-n- 
omp, Sur nous; twar-n-hoc'h, sur vous; 
war-n-ezho, sur eux, sur elles. Dans 
cvs dernières phrases, la lettre N est 
cuphonique, et rien qu'euphonique. 
Elle est euphonique au inême titre que 
la lett:e T dans le français, a-t-il fait, 
etc. Enfin, la préposition qui nous oc- 
cupe s'emploie à l’iustar de la prépo- 
sition dre devant un verbe à l'influitif, 
pour former le gérondif : Ann hent a 
ta war ziskenn ha war ledanaat, le 
chemin va en descendant et en s’élar - 
gissant. À la lettre, le chemin va sur 
descendre et sur s’élargir. Ce sont des 
celticismes pur-sang. Voy. à ce sujet, 
à mon Nouveau Dictionnaire 1869, la 
préposition EN, article 9°. Voy. AR69AD, 
ARVOR, AR, prép, 


WAR 


WAR (oar), prép. T. Dessus, à, sur. 
A la prononciation près, c'est le même. 
que le précédent. 


WAR-ARBENN (var), prép. G. À 16 
rencontre de. Monet war-arbenn da 
eunn den, aller au- levant de quelqu'un. 


WAR-AR-PEMDEZ (oar), ady. T. Jour- 
nellemeut, tous les j:urs. — War, 
sur, et ar pemdez. le chaque jour. 


WAR-BENN (var), prép. War-benn 
warc'hoaz, dès demain, pour demain. 


WAR-BOUEZ (var), pron, War-bouex 
eur gordenn, au bout d'une corde. 


WAR-BOUEZ MA (var), conj. À con- 
ditiou que. 


WARC'HOAZ (carc'hoax), ady. De- 
main. Warc’hoaz vintin, pour minéin, 
par élision pour warc'hoaz da vintin, 
duimain au matiu. 


WAR-O'HORRE (var), prép, et adr. 
Par-dussus, au-dessus, en sus, à la 
surface. — War, sur, et gorre, surface. 
War-c'horre ann douar, à la surface 
du sol. Dek kwennek war-c'horre, dix 
sous en sus. 


WAR-DRO (var), prép. et adv. À l'en- 
tour, autour, à pen près, environ. 
War-dro ann ti, autour de la maison. 
Daouzek pe war-dro, douze à peu près. 
A la lettre, douze ou environ. — War, 
sur, et tro, lour. 


WAR-DU (oar-du), prép. T. Du côté 
de, vers. Voy. WAR-ZU. 


GA WAR 


WAR-EEUN (vor-s-cun), adt. Tout 
droit, en droite ligne. — Wer, sur, et 
oeun, direct, droit, adj. 


WAB-8IL (Prononces comme en fran- 


qi wa Ady adv., à recalons. — 
er, sur, et k, arrière. Voy. A-6i. 


WAB-60LL , adv. Avec perte. 
Gwersa traou Let uer à perte, 
— Wer, sur, et koll, perte. 


2e. 1 ne »emploie qu'en parlant dus 
ne s'emp en 

istances. War-hed À el xerves kersod 
dioc'h amaïñ, à deux journées de mar- 
che d'ici environ. On dit aussi war- 
n-hod. — War, aur, à, ot hed, dis- 
fance, longueur. 


WAR-IUN (var), ady. Et aussi diwoar, 
fun, à jeûn. — Wer, à, sur, ot un, 


WAB-LAEZ (var), adv. Éo haut, avec 
un verbe sas mouvement, War-lees 
ma, il est en haut. — Par, sur, et 


» R haut. 


. WARLENE (varlencs), sorte d’adrerbe. 
L'an passé. mot, comme heviene 
renferme en composition le substantif 
lene, auquel on attribue le sens ancien 
de année, an. 


WAR-LERO'H (var), prép. et adv, À la 
suite, après. War-lerc'h ho preur, à la 
suite de votre frère. Cette éposition 
est du nombre de celles qui demandent 
lg construction particulière après 

es, pronoms personnels. C'est ainsi 
que ‘on dit war he lerc'h, après lui, à 
ga suite, sur sa trace, au lieu de 
war-lere h hen. Yor. le mot rRéPosI- 
TION à mon Nouveau Dictionnaire 
français-breton 1869. 4r c’homxou-mar 
tæar-lerc'h, les paroles ci-dessous. 


WAR-NEZ (var), prép. Sur le point 
de. Bar end war-nes mervel, i] est sur 
je point de mourir, 


= - CCR 
. ET 


WAR-N-HEB (ver). VOY. 618.86. 


AxLe 
1 a orat 


WAB-VALE var), sorte d'adjectif. 
Hors du lit, t ou sur pied et sor- 
tant du lit. — Rar. sur, 61 hala. mat 

Wer-vale 


il 
K B ma, H e 


94 < VALE 1 Jaterieeiloù on e) 
d'alerte. Debout! —_ Wer, sur, oi et tes, 
marche. 

WAR-VAR (ver-var), ady. 19 La = 
K S LA 

ar-var da vase en 
se noyer. — War, Sur, et n-a 
titude, doute. 


WAÏ-VARO'H (vert in 
cri d'alerte. U N, Werder, à p 
march, cheval. 
WAB-VORSS (var). swer-vorde, 
être irrésolo. EE oo location est de M 
Cornousiille. 


Rt (var 
1 — Wor, sûr 
ba ion da corps bout. 


WAR-ZARBED (var). Bard war-xarbed, 
être dans le doute. Voy. PARBET. 


WAR-ZISKENN (var). Cette locutioe, 


Deboef, 
et de, see, 


toute bretonne, a é expliquée K 
mot war. siskenn, aller en 
rean 


WAR-ZISTOL (oar), sorte d'adverbe, 
T. Ran twar-sistol, prêter où avancer 
de l’argent. À la ane: donner sur 
restitution. 


WAN-Z0 (var), prép. Vers, du côté 
de. War-su ar Sao-Heol, du côté du 
Levant, du côté du leter ‘du soleil. 


WENNIK (vennik). Voy. cWERME, ss. 1. 


YAU, 8. th. (anc). Montée. 


ZUN 


Z 


Z. Voy. à mon Nouveau Dictionnaire 
français-breton, à la lettre Z, les par- 
ticularités relatives à cette lettre. 


ZE, SE, particule démonstrative qui, 
placée à la suite d’un substantif, a le 
ses de l’adverbe français là, par op- 
position à mañ, ma, qui a le sens de 
Tad verbe fran ct. La particule se 
se place après les lettres faibles ou 
douces, tandis que la particule se se 
place après les lettres fortes : 
dra-xe, ann den-se, celte chose-là, cet 
homme-]là; mais on dit kemeñnt-se, 


cette chose-là, cela ; ar verc'h-se, cette 
fllle-là ; el leac'h-se, dans ce lieu-Ilà. 


ZELLOURI, a. m. V. Sourire, s. m. 

Zi, Si, 8. m. V. Défaut, vice; pl. sisu. 

ZIKEN, adv. T. Même. Yor. Z66EN. 

ZOKEN, ZO-KEN, adv. Même. Brasoc’h 
eo soken, ii est même plus grand, elle 
est même plus grande. 


EUR, s. 1. T. Semaine. Yoy. SIZUN. 


SUPPLÉMENT. 


AND ATR 


SUPPLÉMENT 


AU 


DICTIONNAIRE BRETON-FRANÇAIS 





Les mots compris dans ce Supplément figurent à leur rang dans le corps du 
Dictionnaire breton-francais. 


A 


ALAN, &. m. eac'h en deus o kuout 1 ARAR. charrur, et ARAT, charruer. 


alan, il a peine à respirer (par une 
lourde température). 


ALL, nd), Autre. Ce mot s'mploic 
parfois d'une manière qui échappe à 
l'analyse. C'est ainsi que l'on dit : 
Ker iaouank all ma's oud, si jeune 
que tu es. Deut oc'h euz à geit all, 
vous êtes venu de si loin. Rei ou ober 
kemend all, rendre la pareille. Evit 
kemend all a dud, pour tant de gens. 
Ar bles a lourikaz ann oan, kik, eskern 
hag all, le loup dévora l'agneëu, chair 
et os. À Ja lettre, chair, os et autres. 
Ce mot all est, dans cette dernière 
phrase, d'une énergie bien remar- 
quable. 


AMZER, s. f. Temps, époque. Amzer 
xo bet e oann kre, j'étais fort autrefois, 
il fut un temps où j'étais vigoureux. 


ANDERU, s. mn. Y. Après diné. 


En francais, rame. En latin, aratrum. 
ARIANT (anc.) Argent. 


ATANT, s. L. Occasion. Bes’ en deux 
bet atant vad da vont di, il a eu une 
belle occasion pour aller là. 


ATIL. Dans les fermes de la Cor- 
nouaille et du Léon, il y a parfois un 
champ qui porte le noun de Park atil. 
C'est un champ de bonne terre et 
proche de la maison, à laquelle il est 
même contigu le plus souvent. On y 
cultive des légumes potagers et quel- 
ques arbres fruiliers. 


ATREJOU. Ce mot est le pluriel de 
atred. Il a passé dans le français fa- 
milier de la Bassc-Bretagne. On y dit 
des atrets, pour dire démolitions, dé- 
combres. 


BOL 


AVEL, s. f. Vent. En grec, aella. 


A-WALC'H, adv. Assez. Ce mot,outre 
le sens Ge suffisamment, à satiété, a 
une acception très-usitée dans le langa- 
ge usuel, Me raio ann dra-3e a-walch, 
je pourrai faire cela tout seul. Me ielo 
va-unan a-104lc'h, j'irai fort bien tout 


° 


BAILL, 8. m. Baquet, moitié de 
barrique. En -français on donne le 
même sens au mot Baille. 


BAK, BAG, 8. f. Bateau. En francais, 
Bac, bateau de passage sur une rivière. 


BALAN, pluriel de balanenn, du 
genèt, arbuste rustique. En français, 
Balai. Dans une grande partie de la 
France, les balais rudes se font avec 
du genêt. 


BANN, 8. L G. Teuler mein er vann, 
jeter des pierres en l'air. 


BANNE, 8. m. Goutte de liquide. 
Karet a ra he vanne, il aime à boire 
un COUP. 


BASTA, v. n. Suflire. En espagnol, 
basta, suflire, et bastanté, assez. 


BEAC'H, 8. m. Difficulté. Beac'h en 
deux o kaout he alan, il a peine à res- 


irer (par suite de la température 
ourde). 


BIGALENN, 8. f. Y. Dame-jeanne, 
grande bouteille couverte d’une natte. 


BIR, a. m. Flèche. Stu ar bir, aileron 
de la flèche. 


8B0LOS, pluriel de bolotenn, nrune 
sauvage. En Basse-Bretagne, dans Île 
langage familier, le mot Blosse a passé 
dans le français avec le sens ci-des- 
SuS. 


BRE 657 


seul. Te lapar a-walc'’h, tu en parles 
fort à ton aise. E c'halle beza a-walc'h, 
cela pourrait bien être, peut-être bien. 
Martese a-walc’h, peut-être bien. 


A-LIARBENN, prép. C. We ielo a-ziar- 
ben d'e-hoc'h, j'irai à votre rencon- 
e. 


B 


BOM, 8. m.; pl. bomou, D. Leuskel 
eur bom kan, pousser des cris désa 
gréables à l'oreille, comme les cris 
que poussent les ânes, les oies quand 
elles étendent leurs ailes et courent 
comme des affolées. Distaga bomuu, 
chanter avec force et souvent. 


BOUEOEK, BOUEOUK, adj. C. Eunn ti 
bouedek, une maison bien approvl- 
sionnée en vivres. Voy. BOED, BOUED. 


BOUET, BOET, 8. m. Voy. B0E0. Le 
mot Bouet est un nom de famille assez 


répandu. lL se prononce comme Bouetta 
en français. 


BOURDO, s.m. Farce, facétie. En vieux 


français, bourder, faire ou dire des 
farces. 


BRAND, s. m. Y. Hamac; pl. eu. 


BRAZ (brdr). N'eus ket eur vras 
anezho aman, ils ne sont pas en grand 
nombre ici. Voy. BRAZ, adj. 


BREC'H, 8. f. Y. À grec'h displeget 
à tour de bras. ss 


BRENNIK, 8. m. Coquillage conique. 
Ce mot est employé dans le même sens 
dans le français familier de la Basse- 
Bretagne. 


BREZOUNEK. Nous avons dit à ce mot 
du Dictionaaire que les paysans bre- 
tons articulent fort mal, et nous en 
avons donné les raisons. On pourrait 
dire aussi que certaines phrases bre- 


83 


658 COL 


tonnes ne sont pas étrangères à ces 
inconvénlents. Ce sont celles dans 
lesquelles le sujet termine la phrase, 
ce qui est fort oriinaire dans notre 
langue. Ainsi, au lieu de dire : ann or 
a Klozet, la porte sera bouchte, 
on dit de préférence : klozet e vezo 
ann or. Mals ici, impatients qu'ils sont 
de faire connaitre le sujet dela phrase, 
ils man,cent la moitié des mots qui le 
précèdent, et disent : klozet vo ‘nn or. 
C'est une phrase is le genre de 
celles que l'en entend dire aux gens 
Îllettrés en France : Qui ’s ‘qu'a dit 
cie bêtise? — Les femmes et les et 
fants de la campagne, les enfants sur- 
tout, parlent plus correctement le 
breton. 














Mamelle. Trouc'ha bronn 
da eur bugel, sevrer un enfant. À la 
lettre, couper le sein à un enfant. 
Rei bronn d'ar bal. À la lettre, donner 
le sein à la pelle, se dit d'un laboureur 
qui se repose, les bras appuyés sur sa 
bêche et le manche touchant le sein. 
C'est une charmante expression. 











COL 


BROUD, s. m. Piquant, pointe en 
Sénéral. Kamm broud. se dit d'un être 
animé qui boite, parce qu'il a été piqué 
au pied. 


BUGELIK ‘bug-elik), 8. m. Petit en- 
fant, C'est le diminuuf de bugel (bug-el}, 
enfant. Son pluricl cst bugaleigou (bu: 
gale-igou, conformément à la règle 
qui régit la formation des pluriels des 
diminutifs : de bugale, pluriel de bu- 
gel, on forme le pluriel de bugelik en 
äjoutant moy, C'est donc à tort que 
plusieurs disent et écrivent bugaligou. 
C'est ainsi que de paotred, pluriel de 
paotr, enfant mâle, on forme le mot 
paotredigou en ajoutant igou au pluriel 
du radical. 


BUTUN, m. Tabac. het ludu < 
leoc'h butun, tromper. À la lettre, 
donner de la cendre au lieu de tabac. 


UTUN-NEVEZ, 8. m. À la lettre, 
tabac nouveau. Ce nom a été donné à 
Ja petite Eclaire, plante appelée aussi 


s 








ficaire. Les anciens prétendaient que le 
suc de cette plante purgeait le cerveau. 


C 


CHOANENN, s. f. Miche de pain. En 
plusieurs provinces de France, on dit 
Choine en ce sens. 


CHOM, CHOUM, Y. n. Rsster, de- 
meurer, stationner. En fraucais, cuO- 
mer. 


COLLECTIFS (noms). — Celle notice 
est destinée à compléter les ob 

tions qui ont été fai mot 
LECTIF de mon Nuureau Dictionnaire 
français-breton 569. — Nos avons 
souvent parlé des sul Ñ 
ou, en d'autres termes, des +ubslanti 
qui exigent le pluriel après eus. Uu 
grande partie d'eutre eux sont de 
véritables pluriels auxquels parfois 















revêt pas la forme ordinaire des pla- 
riels. Nous allons, dans cet article, 
résumer les particularités de cette es= 
pèce de mots, parce que leur emploi 
présente quelques difficult 
oreille de cog qui ne 
exclusivement le breton. 
reste, HL en est de mèm 
les substuntifs coltec'fs 














forme du singulier. Cest pour ce 
motif que l'on ame miens dire, turba 
run, plutôt que tuba rom. 





arn les mots 









il en est qui, 
ont que des plu: 
dire des plu 
riels qui n'ont pas la terminaison ha= 
bituelle des nluriïs. De ce nombre 
sont : keuneud, du bois de chauftage, 





avons-nons 
riels_irré 








on ne veut pas reconnallre ce Carac- 
tère, parce que leur terminaison ne 


pluriel de keuneudenn, bûche à brûler; 


COL 


kolo, de la paille, des tiges de paille, 
pluriel de koloenn, tige de paille ; ludu, 
des grains de cendre, de la cendre, 
pluriel de luduenn, grain de cendre; 
louzou, des plantes, des remèdes, plu- 
riel de louzaouenn, plante médicinale 
ou potagère, goulou, des chandelles, 
de la chandelle, pluriel de goulaouenn, 
une chandelle ; glaou, des charbons, 
du charbon, pluriel de glaouenn, un 
charbon; saout, le bétail, les hoes à 
cornes, qui n’a pas de singulier; segal, 
des grains de seigle, du seigle, pluriel 
de segalenn, un grain de seisle ; gwi- 
ni, du froment, herz. de l'orge, kerc'h. 
de l'avoine, sont dans le mème cas 
que sedel. 

C'est pour ce matif que l'on dit: 
ar c'heuneud-5e n'int Ket eux ar re 
ella, ce bois de chauffage ces bûches 
à brûler), ne sout pas des meilleu- 
res; ar c'holo-ma Yit ket seac'h. 
cette paille (ces tiges de paille), ne 
sont pas £èches, al louzou-5e n'ho 
deuz ners e-bed, ce remède (ces plan- 
tes médiciualcs), n’ont pas d'efficacité; 
ar goulou rousin n'iñit ket mad, la 
chandelle (les chandelles) d. résine ne 
sont pas bonnes; ar glaou-5e n'iñt ket 
seac'h, ce charbon (ces charbons), ne 
: Sont pas sccs, etc. 

Parmi les véritables noms collectifs, 
figurent les guivants : lod et darn, 
part, portion, partie; kement, e= 
mend, tout ce qui, tout ce que; mour 
a hini, plusieurs; kemend hini, tout 
ce qui, tout individu qui; ann darn 
tuia, la partie la plus grande; arre- 
beuri, le mobilier d’une maison; stla- 
bez, des ordures, des saletés, sérouez, 
des halliers ; Loed, de la nourriture, un 
mets, des mets; arc'hani, de l'argent 
monnayé, et autres qui m'échapprnt. 

C'est aussi pour ce motif que l’on 
dit : Lod ho deux great ann dra-se ha 
lod all n'ho d-uz Ket great, une partie 
ont fait cela ex un: autre partie n'ont 
pas fait; ann daru vuia a oar gounid 
ho boed, la partie la plus grande. la 
plupart sait gagner leur nourriture; 
kemend den a 50 ha ne labouront ket, 
tout individu qui existe et qui ne tra- 
tatllent pas, etc.; meur a lnt ne ou- 
zont lamm ann dra-5e, ulinusienrs ne 
savent pas cela: kemenil hini a xo 

ant ne trarront ket, tout individu 
qui ust malade tls ne meurent pas; 
kemend hini ho deux Karg ac'hanomp, 


CON 65) 


tous ceux qui ont charge de nous: 
kemend hm ho deux sec'hed ne ousoñt 
ket terr ho sec'hed. tous ceux qui ont 
soif ne savent pas étancher leur soif; 
ann arrebeuri-3e n'int Ket nevex great, 
ce mobilier ne sont pas neufs; evit ar 
boed-ze me a fell d'in kas anezho gan-en, 
pour ce qui de cette nourriture, je veux 
porter elles avec moi; ann arc'hant a 
zo berr ho lost, l'argent monnayé est 
court leur queue (est rare). 


CONJUGAISON. — Notice sur les 
verbes irréguliers. — Les verbes réel- 
lement irréguliers sont en assez petit 
nombre. Ce sont : Beza, être, v. n. et 
auxiliaire; Kaont, avoir, v.a.et auxi- 
liaire; Ober, faire, v. a. et auxiliaire; 
Moñt, aller, v. n.; Dont, venir, v.n.; 


Lakaat, mettre, placer, v.a.; Gouzout, 


savoir, Y. a. et n. La Grammaire de 
Le Gonidec donue tout au long la con- 
jugaison de ces verbes. 

D'autres verbes, au premier abord, 
paraissent irréguliers, parce que leur 
tinfinitif, par suite d'abus, paratt avoir 
été modifié. C'est ainsi que l’infinitif 
derc'hel ou delc’her, teuir, a pris la 
place de dalc'hi, qui, malgré cela, a 
conservé tous ses droits anciens sur 
Ja conjugaison : dalc'hann, je tiens; 
dalc’hinn, je tiendrai; dalc'het, parti- 
cipe passé. Le verbe Terri, rompre, 
est dans le même cas; il se conjugue 
sur torri, qui paraît avoir été l'ancien 
infinitif : torrann, je romps; torrinn, 
je romprai; torret, participe passé. 
L'infinitif kemeret, prendre, a supplanté 
l’ancien infnitif kemerout, lequel ne se 
dit plus qu'en Cornouaille : kemerann, 
je prends; kemerinn, je prendrai. Le 
participe passé kemeret est ainsi devenu 
semblable à l'infinitif. Le verbe Lemel, 
Ôter, se conjugue sur lama ou lamout, 
qui paraissent avoir été usités comme 
iufinitifs : lamann, Tote: laminn, 
j'ôterai; le participe passé est resté 
lamet, comme autrefois. Le verbe 
Tamall a été substitué à tamallout, 
blämer : tamallann, je blime ; tamal- 
linn, je blämerai; tamallet, narticipe 
passé. — Ajoutons, pour terminer, que 
dans ces Sortes de verbes. qui n'ont 
d'irrégulier que leur infinitif {ils sont 
nombreux\, on peut s'aider du parti- 
cine passé pour arriver à connaitre 
l’ancien infinitif, et, par suite, la ma- 
pière de les conjuguer. 


DI 


D 


DA (page 95). Cette préposition, de- 
YADL un verbe à l'infinitif, signifie 
aussi, dans le but de, pour parvenir d. 
C'est ainsi que l’on dit: Dances a-walc'h 
am eus da taga va rud, j'ai assez 
d'aisance pour nourrir ma famille. 
Deuet ounn da lararet ann dra-xe 
d'e-hoc'h, je suis venu pour vous dire 
cela. N'am eux netra da ober, je n'ai 
rien à faire (pour faire). 


DANVAD, 8. f. Brebis. Mar grit ho 
tanvad, e tiot touset, si vous faites la 
brebis, vous serez tondu. 


DAOU, nom de nombre. Deux, pour 
le masculin. Unan a zaou, de deux 
choses l'une. Dal a saou! et de deux! 
pour dire, en voilà deux qui sont ter- 
minés, etc. On dit de même : Dal a 
unan/ et d'un! 


DAOUST, conj. interrogative. Daoust 
hag hen a x0 deut aman? Peut-être 
est-il venu ici? 


DE1Z, 8. m. Jour. En latin, dies. 


DENEDEO, a. m. Catharre, fluxion. 
Ce substantif est employé comme fé- 
minin par quelques personnes. 


Di, part. privative et négative, et 
aussi dis. Didrouz, pour di troux, sans 
bruit; distei (dis-te:), découvrir ce qui 
était couvert; digaloun (di et kaloun, 
cœur), Sans cœur, sans énergie, pol- 
tron. En français, ce dis privatif se 
trouve dans les mots disparaître, dif- 
forme, etc. 


BI, Y. En Vannes, ce mot s'emploie 
au sens du mot français Ex : di goronal, 
ex-colonel. Toutefois, il cst mieux de 
dire, comme en Léon, koronal bet. À la 
lettre, colonel a été. Comme on le voit, 


DOR 


après cette particule les lettres fortes 
s’adoucissent, car di goronal est là 
pour di koronal. 


DIAGON, s. m. Diacre. En grec, dia- 
konos. 


DICHAL, adj. Beza dichal gañt euna 
dra, n'être pas inquiet de quelque 
chose. — Di, privatif ou négatif, et 
chal, inquiétude. 


DIGAREZ, s. m. Eri he zigarezs ê 
lavare ex oa klañv, pour s'excuser, il 
disait qu'il était malade. 


DILAVAR, adj. Dont ken dilavar ha pes- 
ked, rester muet comme les poissons. 


DINERZ, adj. Et aussi diners, faible, 
sans force. En latin, (mert. 


DISPLEG, adj. Eur galoun eeun ha 
displeg, un cœur simple et sans dé- 
tours. — Di, privatif, et pleg, pli. 


DIVORFIL, adj. C. A-walc'h a oa ann 
distera trous erit he serc'hel divorfl, 
le moindre bruit suffisait pour le tenir 
sans même sommeil léger, suffisait pour 
le réveiller. 


DIZ, s. m. War ann dis, aux heures 
impaires. Je ne puis rien dire de ce 
substantif. 


DIZED, DIZET. VOy. ED. 


BLE, s. m. Page 164. Kemeret dle. 
contracter nne dette, ou des dettes. 


DORLOTA, v. a. Soigner, carescer, 
donner de petits Ssuius. En Basse- 
Bretagne, dans le français familier, vu 
dit Dorloter, en ce sens. 


FEN 


DRE, prép. Cette préposition, précé- 
dant un verbe à l'infinitif, doune à 
celui-ci la valeur d'un gérondif : dre 
ober, en faisant ; dre balat, en béchant, 


EANA, v. n. Se reposer, cesser. En 
grec, ean. 


ED, ET, 8. m. Blé. Ils se prononcent 
comme en français ède, ète. Ce subs- 
tantif breton, précédé de la particule 
privative di, dis, a formé l’adjectif 
ded. dizet, sans blé. Voy. ce mot. : 


EGAR, 8. m. C. Beza enn egar, être 
de mauvaise humeur pour quelque 
sujet, être mécontent, être vexé. 


FALC'H, s. L. Faulx, outil d'agricul- 
ture. En latin, falz. 


FAO, s. m. pl. Des fèves, des hari- 
cots. En francais, sur les côtes de 
Bretagne, on dit fayot. 


FEAZ, adj. et adv. Leun feas, tout 
plein, on ne peut plus plein, rempli 
au comble. 


FENOZ, HENOZ, FETNOZ, HENDAZ, 
HENOEZ, ady. Tous ces mots sont 
usités en diverses localités au sens de 
ce, soir, cette nuit, par rupport au 
futur et au passé. Ne seuio ket fenos, 
il ne viendra pas ce soir. Gwall bell 
uunn bet kousket fenoz, j'ai dormi loug- 
temps cette nuit. — Je ne 1ois dans 
ce mot que le substantif noz. nuit. 


FLU 661 


pour dre palat. Comme on le voit, 
après cette préposition, les lettres 
fortes s'adoucissent. Yor, DRE, page 


ESKOP, s. m. Evèque. En grec, skopos. 


ESPERN, v. 0. et a. Economiser. He- 
mañ a s0 mad da espern, celui-ci est 
très-économe. 


EUREUJI, v. n.; part. eureujet. Me a 
so dimezet hag eureujet, je suis fiancé 
et même marié. Voy. DIMEZI. 


EZOMM, s. m. Besoin. Ezomm am 
eux out-han, j'ai besoin de lui. 


FEST, 8. m. Fête. En latin, festum. 
En vieux français, FESTE. 


FETE, adv. Le même que feteis. 


FETEIZ (fete-ix), adv. Avec un verbe 
au futur. Aujourd'hui. Ne zeuio ket 
feteis, il ne viendra pas aujourd'hui. 
— Je ne vois dans ce mot que le subst. 
deis, jour. 


FIANS, 8. L. Confiance. En vieux 
francais, Hanc. 


FISTOULIK, s. m. Ce mot s'entend en 
mauvaise part dans la phrase sni- 
vante, en parlant d'une personne : 
ober fistoulik d'ar re vras, flagorner les 
grands. 


FLU, s. m. C'hoar flu disolo, jouer 
au brelan découvert. 


662 HEP 


FORN, FOURN, s. m. Four. En latin, 
furnus. En français, four et fournaise. 


GALLOU, 8. m. Voy. GALOU. 


GAOU, s. m. Mur:songe, préjudice, 
tort. Kred a recr dre c'haou ex año di, 
on croit à tort qu'il ira là. 


GIZ, s. L Habitnde, mode, manière. 
Ce mot se prononce comme en français 
guise. 


GOARNEIN, v. a. Y. Goarnein ur goutl, 
garder une fète, la célébrer. 


GOUR-MOERES, 8. f. V. Arrière-tante. 
Voy. GOUR, particule augmentative et 
diminutive de l'objet ou de l’action. 


GRED, GRET. En certaines localités 
de Tréguicr, ce mot est usit$ au sens 
de : c'en est fait de. — Gred eo a Ber, 
c'en est fait de Pierre.Gred co ac'hanoun, 
c'en est fait de moi. Ce mot n'est autre 
que le participe passé great, gret, du 
verbe ober, faire. 


H 


HANTER, 8. m. Moitié. Torret eo bet 
dre ‘nn (dre ann) hanter, il a été cassé 
en deux. À la lettre, par la moitié. 


HARTUZET, adj. Y. Rabonsri. 


HEP, HER. prép. Sans. Ces mots ser- 
vent, el certaines circouslances, à 
former une (gza UOU: Mezuz eo d'e-hoc'h 
choum hep lararet ger, il est hou:cux 


ad}. 
fruits trop mûrs. 


HEU 


FOVERIK, Y. Blet, parlant des 


GRET. Yor, le précédent. 


GRIGNOUZ, ad}. et a, m. Qui est de 
mauvaise humeur. Dans le français 
familier de la Basse-Bretagne et de 
l'Anjou. on dit Grignoux, en ce sens. 


GRIGNOUZA, v. n. Être de mauvaise 
humeur. Dans le français familier de 
la Basse-Bretagne ct de l’Anjou, on dit 
Grignouser, en ce sens. 


GOAF, GWAF, 8. m. Gaffe, instroment 
de marine. 


GWEACH, s. f. Fois. Ar tweach kenta 
6a d'ezhan mont di, c'était la première 
fois qu'il y allait. Beza car he iweach 
kenia. faire son coup d'essai. À la 
lettre, être sur sa fois première. 


GWENNEK ( guennek 1, 8. m. Sou, 
monnaie de la valeur de 5 centimes. 
En Tréguier, il se prononce goennek. 


pour vous de ne pas prononcer un 
seu! mot. Arabad eo d'e-hoc'h choum 
heb olor ann dra-5e, il ne vous est pas 
permis de ne pus faire cela. 


HEUZ, HOUZ, s. m. V. Botte, chaus- 
sure ; pl. eu. De ce mot semble déri- 
ver le mct francais Honzeaux, sorte 
de bottes pour aller à cheval. 


KAN 


HINI (page 7901, Me eo ann hini 
a 100 tenn va labour, mon travail était 
pénible. A la lettre, moi est celui était 
pénible mon travail. Au sujet des 
mots kemend hini, meur a hini, voyez 
ce qui est dit au mot COLLECTIF du Sup- 
plément à ce dictionnaire. 


HIRR, adj. Long, dans les denx sens 
du mot français. Eunn den hirr ha 
trend. un grand efflauqué. A la lettre, 
un homme long et maigre. 


HOADIK, HOEDIK, s. m. V. Canard 


sauvage, alebran. C’est le diminutif de 


IELL-ED, 3. m. Yor, lELL, épautre. 


KAL, KALA, 8. m. Calendes. Du latin, 
Calendas. Voy. page 314 du Diction- 
paire. 


KALOUN, s. f. Cœur, estomac. Ce mot 
s'emploie en un sens figuré : Bepred 
e vez digor va c'haloun, j'ai toujours 
bon appétit. À la lettre, toujours est 
ouvert mon estomac. 


KAMAHUD, s. m. V. Email. 
KAMAHUDEIN, v. a. V. Emailler. 


KAMM. On dit kamm-broud d'un ani- 
mal qui est blessé au pied par suite 
d'une piqûre quelconque. 


KANELL, S. L Bobine. Ce mot a passé 
dans le français Cannelle. 


KEY 663 


hoat, hoet, Y. On dit aussi houadik, 
diminutif de houad. 


MOLL, adj. Tout. En grec, holos. 
HOROS, s. m. Y. Cahot de voiture. 


HOROSEIN, v. n. Y. Cahoter. Il ao 
conjugue avec le verbe auxiliaire ober. 


MOVABIK. Voy. H8ABIK (Supplément). 


HUEL, adj. Haut. 47 Loer-Huel, la 
Haute-Loire, département français. 


IZEL, aë]. Bas. 41 Loer-Izel, la Loire- 
| Inférieure, département français. 


K 


KARET, v. a. Aimer. En espagnol, 
caro, cher, aimé. 


LASTELL, 8. m. Châteou. En latin, 
castellum. 


KASTIZA, v. a. Châtier. En latin, 
castigare. 


KAVA, v. a. Creuser. En latin, ca- 
. tare. 


EIT, Voy. page 331 du Dictionnaire. 
Ce mot, qui a le sens de, aussi grand, 
aussi loog, aussi loin, en parlant de 
la longueur du temps ou des distances, 
s'emploie aussi dans les phrases sui- - 
vantes : Arabad eo d'ezhan mont keit 
all eux he vra, il ne lui est pas permis, 


664 KEN 


d'aller aussi loin de son pays. Deut ; 
tit eux a geit all, ils sont venus de si 
loin. Biskoaz ne gavaz deis e-hed kett, 
il ne trouva jamais de jour aussi long. 

KEMEND. Voy. COLLECTIFS (noms), au 
Supplément. 


KEMEND-HINI. VOy. COLLECTIFS (noms), 
au Supplément. 


KEMENER, 8. m. Tailleur. Nous avons 
dit que les Bretons, peuples essen- 
tiellement laboureurs, avaient peu de 
sympathie pour les artisans en géné- 
ral, et nous en uvons donné des exem- 
ples aux mots Kakous, Rimer et 
autres. Les tailleurs aussi ont leur 
part dans les lazzis des paysans. Ua 
trouvent que cette profession ne de- 
vrait être exercée que par des fem- 
mes, afin de laisser les hommes aux 
durs travaux de la terre. 


C'est ainsi que l’on dit des tailleurs : 


Eur c'hemener ne d-aio Ket 

Nep tro enn douar benniget; 
Lak anezshan enn douar kerc'h 
Ha cha ar barres war he lerc'h. 


Autres : 


Neb a irar eur c’hemener 
A larar itez eur gaouier. 


Eur c'hemener ne Ket eunn den, 
Kemener eo ha netri ken. 


Nao c'hemener evit ober eunn den. 


Persoun Sañt-Fragan a lavare e tlefe 
besa kaset boed d'ar gemenerien war 
beg eur forc'h houarn. 


(LOARER, 8. m. Terme d'église. 
Séminariste, initié, clerc; pl. klocr. 
Eur c'hloarek, un clerc; ar c'hloer, ar 
gloer, les clercs. On dit aussi kloarek 
bihan, kloarek munud: pl. kloer t< 
han, kloer munud. 


KENTEL, 8. L Lecon. Rer keñtel da 
eunn den, en style familier, s'emploie 
au sens de, en revendre à quelqu'un. 
A la lettre, donner leçon à. 


KUI 
KOBAN, s. m. V. Banne pour mettre 


j le charbon. 


LOBANEIN, v. a. V. Mettre en banne 
du charbon. 


KOCHONNEIN, v. n. Y. Mettre bas, 
parlant de certaines femelles d'ani- 
maux. VOy. K0CHONN. 


KOK, 8. m. Cuisinier. En latin, co- 
quo, je cuis. 


LOLIN, s. m. Y. Il se dit des petits 
des animaux inférieurs en taille. Kolin 
ki, kolin chas, petit d’une chienne. Il 
se dit également pour le renard, le 
loup, etc., mais non pour le porc. 
Kolin luern, kolin blet, Y. 


KOLL GOAD, s. m. Hémorragie. Loll 
goad s'emploie aussi comme verbe. 
À la lettre, perdre sang. Eol goad 
dre ar fri, saigner par le nez. 


KONIKL, a. m. Lapin. Ce mot était 
encore en usage en français, au xv° 
siècle; on l’écrivait conicle. En quel- 
ques localités bretonnes, on dit ko- 
niff, et en Vannes, koulin. 


KORN, 8. m. Corne. En latin, cornu, 


KOUSKET, v. n. Dormir. ÆKousket 
bete pell ann dets, dormir la grasse 
matiuée. 


KRE, adj. Fort, vigoureux, énergi- 
que. Voy. page 374. Ce mot s'emploie 
aussi au figuré. Ar re-se n'int Ket kre 
a-walc'h enn ho c'hallek, ceux-là ne 
sont pas assez familiarisés avec la 
langue francaise. 


KRESK, s. m. Croissance. En latin, 
crescere, croître. 


KUIGN, s. f. Gros morceau de paia, 
grosse galette. En français familier, 
cuignon, dans la première acception. 
Voy. EUIGN au Dictionnaire. 


MA 


LABOUR, s. m. Travail. En latin, 
labor. 


LABOURAT, v. a. Travailler. En 1444, 


ce mot avait le même sens dans le. 


patois lorrain. 


LAERON, pluriel de laer, volcur. En 
français, larron. 


LAGADENN, 8. f. Voir ce mot, page 
887. 11 a de plus la signification de 
Douille, sorte d'anneau en métal dans 
lequel on place le manche de certains 
outils. 


LAGADENNA, v. a. Voy. page 387. 
Lagadennu lost eur gazek, boucler une 
jument cn chaleur. 


LAKAAT, v. a. Mettre, placer; p. le- 
keat. Lckeat e vezso ann or enn eul 
leac'h all, on dép'acera la porte. 


MAN 


L 


LAPOUS, 8. m. An pluriel, lapoused, 
En quelques locolités, ce mot s'em- 
ploie comme kolenn du Léon, et com- 
me kolin de Vannes, au sens de Petit, 
8. m. Lapous ki, lapous gad, petit 
chien, petit lièvre, et autres ani- 
maux de taille inférieure, le porc ex- 
cepté. 


LELA, a. m. Y. Bambin. Je pense 
que c’est surtout en interpellalion que 
ce mot est usité. Tao, lela! Tais-toil 
morveux, bambin. 


LES, LESS, prép. Près de. En Nor- 
mandie ce mot est entré dans le fran- 
çais. Sottevilic-lès-Rouen, etc. 


LIZER, 8. L Lettre, missives pl. l< 
xeri. Paotr al lizeri, le facteur de la 
poste. À la lettre, garçon des lettres. 


MA, VA, pron. nossessif. Mon, ma, 
mes. Ces deux mots s'emploicnt à peu 
près indiféremment; cependant, je 
crois qu'en Basse-Dretagne on dit 
plutôt ra que ma. Fa sad, mon père; 
va Doué, mon Dieu. — J'ai dit déjà au 
sujet de ces pronoms possessifs, que 
va était de création relativement ré- 
cente. (Dans Sañntez Nonn ct dans le 
Catholicon, XI et xv° siècles, on ne 
trouve pas ra). Ce qui m'a amené sur- 
tout à le dire, c'est que le pronom 
possessif régime em, dans mon, dans 
ma, dans mes, a existé de temps im- 
mémorial. Ce pronom em cest une con- 
traction de e ma, dans mon, dans ma, 
dans mes. Ainsi, on à toujours dit : 
em 31, pour em li, dans ma maison; 
em liorsik, dans mon courtil. Le pron. 
possessif régime am est dans le même 
Cas. ll est toujours précédé de la pré- 
ppsilion da et se contracte avec elle 
sous la forme d'am, à mon, à ma, 
à mes. D'am breur, à mon frère. 


MAD, ad!. Et mat, en Vannes. Bon. 
Langues orientales, matak. 


MAERL, 5. m. Engrais marin. Vo. 
MERL. 


MAGA, v. o. Nourrir. Maga eul loen 
war boed scac'h, nourrir uu cheval au 
foia et à la paille. 


MAMM, s. f. Mère. En grec, mamma, 
En breton on dit ma mamm ou ta 
mamm, ma mère. En français, maman. 


MAN, s. m. (anc.) Homme. En alle- 
mand ct en anglais, man. 


MANAC'H, s. m. Moine. En grec, 
monachos. Voy. le mot xorxe à mon 
Nouveau Dictionnaire français - breton 
1869. 


BANER, s. f. Gant. En latin, manus, 
main. 


84 


666 NOT 


MANET, MENEL, Y. n. (nnc.) De- 
meurer. Ea latin, manere. En français, 
manoir. 


MARC'H, 8. m. Cheval. Beza war he 
carc'h, être en grande colère. À la 
lettre, ètre sur son cheval. 


MARTINIK, s. m. Y. Alcyon, marlin- 
pêcheur, oiscaux aquatiques ; pl. mar- 
fintyel. 


MEL, s. m. Miel. En grec, meli. En 
latin, mel. 


NAOUN, 8. m. Faim. Glaouri gant 
ann naoun, mourir de faim. A la 
lettre, baver par la faim. 


NEMET, prép. Excepté, si ce n'est. 

Taolit eres tenna nemet ann deliou a 50 

wevel, ayez altention à ne tirer que 
es feuilles flétries. 


NOTE sur le D, le Y et lo Z cuphoni- 
ques. — Ar voger ne d-eo ket hucl 
a-walc'h, le mur n’est pas assez élevé. 
Per ne d-aio ket di, Pierre n'ira pas là. 
Ar pez ma'z en, ce qu'il est. 0 teza 
ma'z ounn kluhv, parce que je suis 
malade. Ann dud a voa mad neuze, ou, 
ann dud a oa mad neuze, les hommes 
étaient bons alurs. Dre ann hent ma 
coa deut. ou, dre ann hent ma oa deul, 
ou, dre ann heït ma'z 00 deut, par le 
chemin quil avait suivi. Et autres 
semblables. — Toutes ces phrases, qui 
se disent dans l'usa:se et partout, m'ont 
toujours paru vicivuses; mais je n'ose 
pas les condamner exclusivement, 
parce qu’elles peuvent être des locu- 
tions dans le genre de ceiles du fran- 
çais : a-t-il, a-t-elle, va-t-en. Ku Tré- 
guicr, on cntend aussi parler de la 
sorte en breton, mais dans les ccrits 
on trouve ordinairement : ar toger 
n'eo kelt huel a-walc'h; Per n'aio ket di; 


NOT 


MENOZ, s. m. Pensée, désir. En 
grec, ménos. 


MOOC'H (anc.) Voy. BER, des pour- 
ceaux. 


MORBIHAN, 8. m. Département fran- 
ais. Ce nom est formé de deux mots 
retons, mor, mer, et bihan, petit. 

C'est aussi le nom que l’on dnone à 
une petite mer, parsemée d'le ou 
d'tlots, qui se trouve très-près et an 
sud-ouest de Vannes. On prononce cs 
mot comme en français Morbihant. 


N 


ar pez ma co; 0 vesa ma ounn Klang: 
ann dud a oa, a (00 mad neuzé: dra 
ann hent ma 00 deui, 


NOTE sur les noms collectifs. — Yor, 
COLLECTIFS (noms), au Supplément. 


NOTE sur les préposilions compo- 
sées. — Nous avons souvent parlé de 
cetie espèce de mots, notamment au 
mot PRÉPOSITION de mon Nouveau Dic- 
tiunnaire français-breton 1869. Nous y 
reviendrons, attendu qu'ils présentent 
quelques diMicultés pour les personnes 
qui ne porlent pas exclusivement hré, 
ton. — Les prépositions composées 
du breton sont en assez grand nombre. 
Citons a-raok, avant, devant. E-keïrer, 
e-kever, à l'égard de. E-kichenn, e-ki- 
chennik, auprès de. E-kreiz, parmi, 
au milieu de. E-mesk, e-melou, parmi. 
E-ti, chez. E-touez, parmi. War-dro, 
autour de. War-lerc'h, à la suite de, 
War-benn, au sujet de, cic. — Tous 
ces mots, quaud ils ne se trouvent pas 
en présence des pronoms personnels 
duns la phrase francaise, s’emploient 
tels qu'ils sont indiqués ci-dessus. 
Ainsi, e-kichenn ho tad, auprès de 
votre père. A-raok ann deiz. avant le 
jour. E-kenver ann holl, e-kever aan 
holl, à l'égad de tout le monde. &- 


OBE 


touexs ann dud-xe, parmi ces gens-là. 
War-dro ann ti, autour de la maison. 
Enn-dro d'ann ti, autour de la maison. 
War-lerc'h he dad, à la suite de son 
nère. E-mesk ar greun, parmi les 
graines. E-ti va zad, chez mon père. 
War-benn ann dra-5e, au sujet de 
cela. — lL en est tout autrement 
quand ces prépositious, dans la 
phrase francaise, sont suivies d’un 
pronom personnel, car alors la pré- 
position change de forme. C'est 
ainsi que l’on dit, enn ho kichenn, au 
lieu de e-kichenn ac'hanoc'h, auprès 
de vous; enn hon raok, avant nous, au 
lieu de a-raok ac'hanomp; enn. ho 
Kerer. envers vous, au lieu de e-kenver 
ac'hanoc'h; enn ho touex, parmi vous, 
au lieu de e-touez ac'hanoc'h; war he 
dro, autour de lui, au lieu de war-dro 
aneshan. Il en est de même des sui- 
vants : war ho tro, autour de vous: 
war ta lerc'h,après moi; enn hon mesk, 
enn hor melou, parmi nous; enn ho ti, 
enn he di, chez vous, chez lui; war he 
benn, au sujet de lui; war ho penn, au 
sujet de vous; em c'hichenn, pour é ma 


OBE 667 


c'hichenn, auprès de moi. Je ne vois 
que la préposition enn-dro qui fasse 
exception; on dit enn-dro d'ezhan, au- 
tour de lui. — Ces sortes de construc- 
tions constituent assurément une des 
difficultés de la langue bretonne; rien 
de semblable ne 8e produit dans les 
langues les plus connues. 


NOTE sur les verbes bretons con- 
jugués au personnel. — Dans la Cor- 
nouaille bretonne, aux environs du 
Faou, des gens très-instruits emploient 
les verbes au personnel dans des cas 
où ailleurs on emploie le verbe à 
l'impersonnel. Ainsi, ils disent : ann 
dud dlefeñt ober ann dra-xe, les hom- 
mes devraient faire cela, au lieu de 
ann dud a dlefe ober ann dra-se. Ce 
sont là des fautes qu'il faut condamner 
partout où on les rencontre et d'où 
qu'elles viennent. 11 faut ajouter ce- 
pendant que ces mèmes personnes 
disent aussi, par exemple, al locned a 
gav mad ar c’hoalenn, les bestiaux 
aiment le sel, ce qui est conforme au 
génie de la langue. 


O 


OBER, v. a. et auxiliaire ; en Vannes, 
gober. Quand on conjugue un verbe 
acluif avec l’auxilisire ober, s’il y a à 
faire une réponse négative, on emploie 
encore le verbe oher avec une négative. 
Exemple : Anaout a rit-hu anezhanñ? 
Le connaissez-vous? Si à cette demande 
on veut fuire une réponse négative, 
on dit : Ne rann ket, non. A la lettre, 
je ne fais pas. 

Nous avons dit, autre part, qu'il 
y avait en breton cinq manières de 
conjuguer les verbes. Nous avons aussi 
fait remarquer que la conjugaison avec 
le verbe auxiliaire ober, était tout-à-fait 
particulière à la langue bretonne. Cette 
sorie de conjugaison, avons-nous dit 
encore, s'emploie parfois avec les ver- 
bes actifs, quand on veut donner plus 
de force à l'expression de la pensée, ou 


quand les temps de ces verbes sont 
peu ou pas usités, ou quand ils son- 
nent mal à l'orcille. C'est ainsi que l'on 
peut dire : me lazo al loen-3e, je tuerai 
cette bête, ou bien : laza a rmn al 
loen-se. À la lettre, tuer je ferai cette 
bête. — Nuls c'est surtout pour les 
verbes neutres que cetle conjugaison 
est employée, et cela pour deux rai- 
sons : la première, parce que bcau- 
coup de ces verbes ne sont usités qu'à 
l'inQnitif, et, eu second lieu, parce 

ue la plus grande partie des temps 
de ces verbes sounent mal à l'oreille 
ou pourraient donner lieu à des am- 
phibologies. Aiosi, il est mieux de 
dire : Birci a ra ann dour, l'eau est en 
ébullition, plutôt que, ann dour a vers. 
— Rien u'indique l'antiquité de cette 
locution, mais clie est assurément 


668 VER NER 


fort remarquable. Toutefois, je ne me | goap a rithu? Vous moquez-vous da 
rappelle pas en avoir trouvé un seul | moi? Mons mad a ra pep tra, lotit a 
exemple dans Bues sanies Nonn, ou- | bien. Ha sofijal a rit-hu ex ns dp 
trage du xv° siècle. Par contre, on | Pensez-vous que j'y aille? Gouzout a 
en (roye de très-nombreux exemples | rit errad, vous le savez bien. Henvel a 
dans le Mystère de sainte Triphine, | rinn anezha, je les nommeral. He 
ouvrage auquel quelques auteurs pa- | henvel ne rinn ket, je ne les nommietal 
raissent assigner une date antérieure | pas. Ha gallout a rann-me ret kont 
au xv° siècle. C'est ainsi qu'on ren- | d’eshañn? Puis-je lui donner aide? 
contre, presque à chaque page, des | Voyez le mot ratine, art. 19, de mon 
phrases comme les suivantes : Ober | Nouv. Dictionnaire frangais-breton 1869. 


p 


PRÉPOSITIONS composées. Voy. au | pe Note sur les prépositions 


S 


SENI, v. a. et n. Sonner; p. sonet. . 9. Lae 
H se conjugue comme si l'infoitif était AT Y. Leic'h sklok, plein, 
soni. 


SKAON, 8. m. Banc. Ce mot figure STAILL, s. m. Goutte qui tombe. En 
parmi les noms de famille. latin, stilla. 


TRABASER, 8. m. Tracassier. En | touche à tout et qui ne peut rester en 


Basse- Bretagne, dans le langage fami- | place. 
lier, on dit Trabasse d'un enfant qui 


V 


VA, MA. nran, possessifs. Voy. mA | 01 Supplément, Note sur les verbes 
au Supplément. bretons conjugés au personnel. 


VERBES irréguliers. Vovy. 
VERBES bretons au personnel. Yor. | ment le mot CONJUGAISON. 7 au Supplé- 


FIN. 


NOTICE 


SUR LA PROSODIE BRETONNE 


Le rhythme, dit M. de la Villemarqué, est comme l'aile du 
poëte populaire; il l’enlève et le soutient dans son essor. Il ne 
pourrait composer sans fredonner un air qui lui donne la me- 
sure, Tous, excepté peut-être les kloer et les prêtres, qui suivent 
pourtant une méthode semblable à celle des autres poëtes po- 
pulaires, tous ignorent ce que c’est que la prosodie; plusieurs 
nous l’ont souvent avoué. Ils sentent, disent-ils, instinctive- 
ment qu'ils doivent se conformer rigoureusement à ce qu’on 
appelle en breton Ton (air de chanson), sous peine de blesser 
l'oreille et l'harmonie; se reposer quand il se repose, s'arrêter 
quand il s'arrête, faire accorder ensemble certaines finales qui 
suivent certains repos et que l’air leur indique. Leur science 
no va pas plus loin. | 


La prosodie bretonne est donc basée sur le metre et la rima, 
Les vers s’assemblent de manière à former des distiques, des 
quatrains de mesure égale, Les vers ont six, sept, huit, neuf, 
douze, treize et quinze syllabes. On ne trouve pas de vers de dix 
pieds dans la poésie destinée à être chantée; mais ils ne sont 
pas exclus de la poésie ordinaire. 

85 


670 NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE. 


Les vers de dix pieds ont une césure après la quatrième 
syllabe ; ceux de douze, comme en français, ont une césure au 
sixième pied; ceux de treize, tantôt au sixième pied, tantôt au 
septième ; ceux do quinze, au huitième. 

Chaque hémistiche, chaque vers, chaque stsophe doit offrir 
un sons complet et ne jamais enjamber sur l’hémistiche, le 
vers, la strophe suivante. Les rimes ne se croisent pas, au 
moins dans les poésies destinées à être chantées. 

Les diphtongues sont ae, ao, aou, ea, ei, 60, eue, eou, ia, ie, 
io, tu, r, Hr, iou, 00, 06, ui, oua, oue, oui, wa, we, wi. Il ne faut 
pas considérer aou, iow, oua, oue, oui comme des triphtongucs, 
attendu que ow est comme 0 considéré, en celtique, comme 
voyelle. Ces diphtongues répondent à aw, iw, wa, we, wi. 

L’élision d'une voyelle devant une voyelle no se fait qu’autant 
qu'on le veut bien. Exemple : 


Sad’ (sada) hanter-n0oz; prim d'ar gwele, 
Warc'hoaz vintin, abred vo de. 


Quand on fait l'élision, il est bon de l'indiquer par une apos- 
trophe : Enn he iwele ’n em lekeaz. 

LA RIME. — Les finales des vers doivent s'accorder par le 
son ; plus le son sera uniforme et plus l'orcille sera charmée. 
Il faut donc que cet accord soit parfait ou, en d'autres termes, 
que les dernières lettres produisent le mème son. 

LES LICENCES POÉTIQUES. — La poésie bretonne admet cer- 
taines tournures et hardicsses que la prose ne permet pas 
d'employer. De ce nombre, sont : 

lo LES INVERSIONS. — Lies ne doivent pas être forcées ni 
contraires au génie de la langue ; 

2° LE MÉLANGE DES DIALECTES. — lL faut en user discrète- 
ment et n'employer tout au plus que des termes des dialectes 
très-voisins, quand on ne peut faire autrement ; 


NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE. 671 


3° L’'ALTÉRATION DES MOTS. — Quand la mesure des vers l’oxige, 
il est permis de supprimer une voyelle, soit à la fin d’un mot, 
soit au milieu, soit au commencement. Dans ce cas, il est bon 
de l'indiquer par une apostrophe, ainsi que nous l'avons déjà 
dit. Ainsi, on peut écrire : d’ober pour da ober; sel unan pour 
selu unan ; p 00 pour pa 00 : Kren rann pour krena a rann ; 
gwennoc'h ‘vit al leaz pour gwennoc'h evit al leaz; kemer't pour 
kemeret. etc. Mais, aous le répétons, il faut être sobre de ces 
licences, sous peine de passer pour un pauvre rimeur. 


Enfin, nous dirons que le trachée ne rime pas légitimement 
avec l’iambe, Dé fermé avec Te grave, DO long avec To bref, 
une consonne ferme avec une consonne lâche. Ainsi, harzal, 
aboyer, ne peut rimer avec ar z4l, la salle; dour red avec gouréd, 
brasse; ger, ville, avec gér, parole; pér, des poires, avec per, 
Pierre, nom propre; pt, iôt, avec geol : gwell, meilleur, avec 
givél, voile, etc. 

Pour faciliter l'observation des règles ci-dessus, nous avons 
noté, dans le Dictionnaire de rimes, ot dans la forme indiquée au 
paragrapho qui précède, par un accent circonflexe, les a, ë, 0, 1 
des consonnances finales dont le son est particulièrement long, 
ct par un accent aigu les e des consonnances finales brèves qui 
se terminent par des consonnes. Ces accents ne doivent pas être 
reproduits dans los textes. 

Il va sans dire que la lettre e, à la fin des mots, n’a pas été 
accentuéo, puisqu'elle est toujours fermée. 

Pour terminer utilement cette notice, je citorai quelques 
Stroph:s prises dans les poésies de divers auteurs ; je les crois 
susceptibles d’être données pour modèles : 


— Kenavo d'hoc'h. Kleier va bro, 
Kleier va farrez, kenavo. (LA VILLEMARQUÉ ) 


— Pevar mignoun Kloarek am euz bet, 
Hag ho fevar int bet beleget. (ViLLEM ) 


NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE. 


— Malloz d'ann tad ’deuz va maget! 
Malloz d'ar vamm ’deuz va ganet! 
Malloz d'ar Iuzevien daonet ! 

Malloz da gement zo Krouet) 
Nemet da Jeruz ne rann ket. (YLS) 


— Hag enn he c'herc’henn eur chadenn 
Zo kouezet boll war he barlenn. (VILLEu.) 


— Eur holl gwersiou ar bed, re Yreiz z0 da gontan 
Ha ‘vel-s0 pa vonn trist, n em lakann da ganan 
Eur wert Kot euz ar vro, eur werz pe eur £sonik, 
Ha kerkent da dridal laouen va c'halounik. (Luzer..) 


— Al laouenan brema lavar, 
Enn eur gana gant he drugar, 
Enn eur zellet oc'h ann envou, 
O steki he eskelligou : 
Pep tra er bed "douz he lezonn, 
War-zu ann env nij ann elfenn, 
Ann dour-red a ia d'ar mor doun 
Hag ar garantez d'ar galoun. (NL. 


— Petra ‘rinn ken da choum ama, 
Me ia da glask eunn (amm bhara. (VILLE) 


— Da welet a rann adarre, 
Ma bro garet, menez Are. 
Pell diouz-in poan hag enkrez! 
Tridal a rann gant levenez. Paot.) 


— E Rumengol, doiz ar pardoun, 
M'ho trugarekao, Itroun: 
Me rai seiz tro d'ann aoter vraz 
0 Kerzet war ma daoulin noaz. (Proux.) 


— Hag ann heol-zav ouz he gwelet 
Ken koant, ken koant, oa souezet 
Ha mezuz, me gred, eunn tammik, 
0 vout (rec hot gant eur plac'hik. (Luz. Dial. de Trég.) 


— Na dre belec'h oc'h-hu douet 7 
Ma dorojo em boa prennet; 
Prennet em boa va dorojo 
Ha moraillet ma frenecho. (YLS. Dial. de Corn. ) 


NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE. 


— Skuiz-maro, ar C'here ia da di ’r pinvidik 
A voa enn he welo, gourvezet. kousket mik. (MiL.) 


— Gwechall ar raz, ar goulm, ar vaot bag ann heizez, 
Ho fevar ‘vel unan vove gant karantez. 
Dudiuz voa ho buhez. nemet-ho ne voa ken 
O choum enn eunn distro ne anaveze den. (ML...) 


— Didalvez eo ha koll amzer 
Diski ar mad heb he ober. (BRIZEUx.) 


— Barzik Koi. ovit bon diwall, 
Leveromp d'ar c'hallaoued fall : 
0 Kana Doug war ar mez 
Pep labousik en douz he vouez. (Briz.) 


— Tad lou (Jupiter) eunn deiz a lavaraz : 
Kement zo beo-buez, kerkouls bihan ba brat, 
A c'hell dont dira-z-oun 
Hep Krena na kaout aoun; 
Hag enn-han he-unan mar Kav den "bod abek 
E chell lavaret d'in, hep beza tamm mezek. (ML) 


— Ann dukez Anna pa glevaz, 
"Trezek ann iliz a redaz, 
Ha war he daoulin ’n em stouaz, 
Ha war ann douar ien ha noaz. (ViLLeM.) 


— Me drouc’ho va zeod em bek 
Kent diziski ar brezounek. (Briz.) 


— Pa vec'h ken du hag eur mouar, 
Gwenn-kann oc'h d'ann hint ho kar. (Brrz.) 


— Ar wirionez anavezet 
À laka ar gaou da dec'het (Mic) 


— Da dad re biz, map re foran, 
Paoura vezo he vap-bihan. (Mic. 


— Er.vourc'h, goude ar gouspero, 
Ann oll a lara tro-war-dro : 
Houn-nez a zo flourenn ar vro. (Brrz.) 


673 


674 NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE. 


— Lar d'in, anaout a rez ar vro 
A gar he giziou koz ato 
Ma peder c'hoat enn ilizou 
Hag er vered war ar beziou. (Luz.) 


— Tec’het a ra Saoz penn-da-benn 
Pa leveromp-ni : Torr he benn / (Brrz) 


— Ne d-60 kot pec hod nomet mad 
Mouga ann aer gant he c'hofad. (Brrz.} 


— Eur feiz, eur iez, eur galon! 
Ar c'hiz koz, ar c'hiz gwirion. (BR. 


— 0 Breiz-Izel, 0 Kaera bro ! 
Koat onn he c'hreiz, mor enn he zro. (Bn) 


— Eur big a voa enn eur gaoued ; 
Gant-hi voe lekeat eur pintik. 
He-man, laouen ha sederik 
A gane bemdez kaer meurbed ; 
He’glevet a voa eunn dudi. 
- Ar big'a-vad, 0 ragachat, 
A dorre pennou tud aon ti; 
Ne baoueze tamm da chaogat 
Ha da lavaret : Boed d’in! boed! 
Boed da Vargod onn he c'haoued 1 (Mic) 


— Mirit, breudeur kez, ho penn-baz, 
Ho pleo hirr, ho pragou braz. (Briz.) 


— Pa guz ann heol, pa goenv ar mor, 
Me war kana war dreuz ma dor. 
Me gan enn noz, me gan enn de, 
Ha me 20 keuet koulskoude. (VILLEM.) 


— Ma frinsed, tud ma zi, me zo melkoniet 
Pa na glevann gant den kelou euz ma fried. (Luz.) 


— Gant grad-vad ann itron, torrit ann dimizi 
Hag enn hano Jezuz. list he huez gant-hi. (Luz.) 


— Setu ann nevez-amzer ; 
Petra ganit-hu, meser ? 
Mescrik kez, petra gan 
Al labousik war al lann ? (Briz.) 


NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE, 


LA JEUNE FILLE. 


Hag e pe amzer evid-on, 

Den iaouank, e verv ho Kalon 7 
Klevit : pa em ar bleun el lann 
Pe ar bleun melen er balan ? 


LE JEUNE HOMME. 


Ho daou, vad, ho deuz bleun melen, 
Lann ha balan, koantik Elen, 

Hogen el.lann ema, em c'hiz, 

Bleun Karet gant ar iaouankiz. 


LA JEUNE FILLE. 


Ha perak, va mignounik Ket. 


 Lann en deuz bleun a garantez? 


LE JEUNE HOMME. 


Setu perak, mignounez ker, 
Lann en douz bleun e poel amzor. (Briz.) 


Gant he c'hoef digor d'ann avel, 
Hi oa e-giz eunn durzunell 
P'on em zispleg he diouaskell. (Briz.) 


Va Iona zo Kor braz. va mamm, 
Ken na glevann ua welann tamm 


: Sklerijenn ann heol binuiget 


Na kennebeut kan ann evned. 

Va zonj zo gant Mac hbaridik. 
Mary e, allas! ma c'halounik 

A 20 rannet gant ann anken, 

Ha na vezo ken iac'h biken. (Luz.) 


675 


Comme poésies légères, nous citerons quelques strophes 
de M. Prosper Proux; par l'originalité, par l'entrain, par la 
correction du style, par la contexture des vers, ce sont de 
véritables modèles du genre : 


> 


676 NOTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE. 


— Sad’ hanter-noz; prim d'ar gwelel 
Warc'hoaz vintin, abred vo de, 
Ni a ielo holl a vandenn 
D'oher gweladenn penn-da-benn. (Pagg 


— He c'hoar, foeil a zo leanez 
E leandi ar patatez, 
Ha gwalet hon deuz ann aotrou 
He roched louz mez he vragoù, (PROUXx.) 


— War ma fe, ma mignounet, 
Divalo ounn boet gwasaet: 
Sonjal a reann 6 taol-ma 
E rankchenn lipat ma loa. (Proux.) 


— Ma diou jod a zo melen 
Evel eur c'hoz anduillenn, 
Ma daoulagad hanter-varo; 
Treud ounn ‘vel eur zac'h tacho. (PRoUx.) 


— Mo gare d'ann daou lamm ru 
Nijal gant ma c'hazek du. 
Breman ‘vel eur velc'houedenn 
E kuzann "harz ma c'hrogenn. (PrRoux.) 


— Kaozeal a ra kraouennek, 
Distaga ’ra peziou gallek, 
He dad a zo Monsieur mon père, 
He vamm, mar plich, Madame ma mère. (PRoux.) 


— Ma gwiz, pa vo braz, a voc’ho; 
Savet ma moch, me ho gwerzo; 
Gant ar priz me ’m bo daou loue kaer, 
Marteze zoken eunn ounner. 
Me ’m bo tri c'hlodad ier munud 
Goareet klos harz enn ho c'hlud. 
Gwall lemm o vo fri Alanik (le renard) 
Ma ne lez d'in gwerz’ eur wizik. (PROUx.) 


Pour que les rimes soient riches, la ressemblance de son et 
d'orthographe doit être encore plus rigoureuse, et, à l’identité 
de consonnance, doit se joindre l'identité d’articulation : 


N OTICE SUR LA PROSODIE BRETONNE. 


— Mar d-e gan-in stouet ma bek, 
Mar ’m euz keuz, ne Ket heb abek. (VILLEM.) 


— Rak izela micher a oufe den da gaout 
Lo sur mesa ar moch, ann denved hag ar zaout. (Luz.) 


— O kana eno goulou de | 
Hag 0 nijal d'ann env goude. (VILLEM.) 


— Tec het a ra Saoz penn-da-benn 
Pa leveromp-ni : Torr he benn! (Briz.) 


677 


678 ABRÉVIATIONS DU DICTIONNAIRE DES RINES. 


INDICATION DES ABRÉVIATIONS DU DICTIONNAIRE DES RIMES 


V. — Dialecte de Vannes. 

T.— Id. de Tréguier. 

C. — Id. de la Cornouaille bretonne. 

B. — Id. de ile de Batz. 

O.— Id. d'Ouessant. 

N. P. — Nom propre ou de baptême. 

Géogr. — Nom de lieu, nom de ses habitants. 

(Anc.) — Vicux mot, hors d'usage, 

N. — Ce signe, sur la lettre n, indique que la lettre est nazale. 
C'est un moyen employé pour faciliter la prononciation aux 
personnes qui sont étrangères à la langue et aussi pour sauver 
la rime. 

En tête de chaque série de rimes se trouvent indiquées, 
quand cela est nécessaire, la prononciation et les particularités 
auxquelles donnent lieu les consonnances finales dans les divers 
dialectes. 

Les mots entre parenthèses indiquent la prononciation. 

Les chiffres placés à la suite des mots non composés dans le 
Dictionnaire des rimes, indiquent le nombre des syllabes de ces 
mots quand cela peut paraitre douteux. Quant aux mots com- 
posés, on trouvera leur mesure aux mots composants. 

On trouvera dans le Dictionnaire breton-français, qui est en 
tête, les expressions dont on ne connaitra pas le sens. 

Dans l'intérêt de la rime, on a indiqué les longues par des 
accents circonflexes. Il n’y a pas lieu de reproduire ces accents 
dans los textes. 


679 


DICTIONNAIRE 


DES RIMES BRETONNES 


AVEC LA MESURE DES MOTS 


ET LES OBSERVATIONS RELATIVES AUX. PARTICULARITÉS DES 
CONSONNANCES FINALES 
DANS LES DIVERS DIALECTES DE LA BRETAGNE. 


A 


Cette terminai- 
son est celle d'une 
foule de verbes des 
dialectes de Léon 
et de Cornouaille. 
Elle est aussi celle 
des superlatifs de 
ces dialectes et de 
quelques rares 
substantifs et pré- 
positions. Voy. ba, 
da, ea, fa, ga, etc. 


AB 


Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
ap. 
ab. 
dibab. 
dibab. 
diskrab. 
diskrab. 

Gab, D. p. 
kan. 
kunab. 


poull-kanab. 
sanab. 
skrab. 


ABL 


janabl. 
jaujabl. 
oabl. 1. 
sabl. 


toull-sabr. 


ACH 


Cette finale non 
gutturale se pro- 
nonce comme ache 
en français. 


apostolach. 


gach. 
balbiach. 2. 
bastardiach. 3. 
belbiach. 2. 
belegiach. 3. 
besteodach. 
bugaleacb. 3. 
chach. 
diagonacb. 
didach. 
diflach. 
diorblacb, Y. 
diotach. 2. 
evach. 

flach. 

flach. 
fraostach. 2. 
gavach. 
gleupach, Y. 
gregach. 
grignolach. 
gwezch. 1. 
heorach. 2. 
hernach. 
horolach. 
jeuach, Y. 2. 
ivacb, Y. 
kalafetach. 
koadach. 2. 
Kolach. 


kristeniach. 3. 
lienach. 2. 
liez-gweach. 
loeniach. 2. 
loudourach. 
luc'hach. G. 
margach, Y. 
mellach, Y. 
mibiliach. 3. 
mignonach, Y. 
mignounach. 
minorach. 
moc'hach. 2. 
moustrach. 
nep-gweach. 
pach. 
pakach. 
perach. 
perc'hennacb. 
rach. 

ragach. 
relach. 
sgotach. 
sigotach. 
stivach, Y. 


tiegeach, Y. S. 
trelach. 
vikelach. 


AC'H 


Cette finale gut- 
turale n'a pas d'a- 
nalogue en français 
pour la prouon- 
ciation. Voyez c'h 


la prononciation. 
En quelques can- 
tons, cette finale 
devient arc'h,com- 
me learc’h, au lieu 
de leac'h: grec'h. 
au lieu de qc'h, 
bien portant, et 
autres. 


a-beleac'h, 3. 
ac'h. 
ac'h. 
amezegiac'h, Y. 4. 
ankounac'h, C. 
grac'h, T. 
arc'hoac'h, V. 2. 
a-veac'h. 2. 
a-walac'h, T. CG. 
bac'h. 
bâc’h. 
hac'h, Y. 
bannac'h, V. C. 
beac'h. 1. 
beac'h-beac’h. 2. 
Benac'h: geogr. 
Benac'h, n. n. 
berdiac'h, V. 2. 
beuzel-seac’h. 
biskoac’h, Y. 2. 
blaouac'h, Y. 2. 
bosac'h. 
bosereac'h, V. 3. 
breac'h. 1, 
breac'h. 1. 
breriac'h, V. 2. 
broutac'h. 
chourikereac'h, Y. 
4 


c'hoac'h, V. 1. 
c'hoari-zac'h. 3. 
c'houeac’h. 2. 
d'ann-ncac'h. 
deac'h. 1. 
derc'hent-Ceac'h. 
diflac'h, Y. 
dinac'h. 
dispac'h, T. 
divac'h. 


DIV 


divarc’h. 


divreac'h. 2. 
dizac’h. 
dour-zac’h. 
dre-beleac'h. 3. 
drujereac'b, 3. 
eac'h, 1. 


dans la Notice sur  pRC'h, 1. 


e-leac'h. 2. 

0 pen leac'h. 
evlac'h. 

flac'h. 
folleac’h, Y. 2. 
gaonac'h. 
gleac'h. 1. 
glouac’h, Y. 1. 
goac'h, Y. 1. 


goulac'h, Y. 


grac'h. 
grek- ozac'h. 
groac'h, V. C. 1. 


_ gwac h, V. 1. 


gweleuc’h. 2. 
gwitod-leac'h, Y. 
henoac'h, Y. 2. 
hineac'h, 9. 


hireac'h, V. 2. 


iac’h, 1. 
kabac'h. 
kablac'h. 
Kac'h. 
kac'h, Y. 


| kador-vreac'h. 


kapot-sac'h. 
keac’h, Y. 1. 
kneac'h, T. 1. 
komzou-grac'h. 
Krac'h, Y. 
Krac'h, Y. 
kruk-ozac'h. 
krapac'b, Y. 
Kreac'h. l. 
lac'h, Y. 
lagadenn- vreac'h. 
lavac'h, C. 
leac'h. 1. 
leac'h. 1. 
leac'h, Y. 1. 
liac'h (anc.). 1. 
lost-marc'h. 
Jouac'h. 1. 
louzaouenn-ar- 
vreaCc'h. 
mac hb. 
mauac'h. 
marc'hallac'h. 
matez-vreau'h. 


meouereac'h, V. 4. | 


BEO 
mianneresc'b, V. 3. Cette terminel- 
moliac'h. 2. son est celle d'an 
nac'h. grand nombre de 
nac'h. substantifs dont 
naouac’h, Y. 2. les particularités 
peac'h, 1. sont développées 


neac'h, 1. 
neouac'h, V. 2. 
noac’h. 1. 
auac’h, 1. 
oac'h, T. 1. 
oc'h-kreac'h. 2. 


penn-Jeac'hb. 2. 
peusac'b. 

plac'b. 

poac'h, Y. 1. 
râc'h, Y. 
radenn-8eac'h. 
sac'h. 

sac'h. 
santeleac'h, Y. S. 
seuc'h. 

seac'h, Y. 1. 
sentereac'h, Y. 3. 
gignac'h. 
sinac'h. 
sioucc'h, Y. 2. 
skao-grac’h. 
skavenn-grac'h. 
späc'h, Y. 
spinac'h. 
steulac’h, 
targac'b, Y. 
teac'h. 1. 
(neac'h. 1. 
toull-bäc’b. 
tousmuc'h, C. 
treac'h. 1. 
treac'h. 1. 
treac'h, V. 1. 
udureac'h, V. 3. 
urisinereac'h, V. 5. 


AD 


Cette finale se 
prononce comme 
ade en francais. 

! Beaucoup de 
mots de celte série 
ont, en Vannes et 

| en quelques loca- 

l'lités, des synony- 
mes en at. 


au mot ad du Dic- 
tionnaire breton ci- 
joint ; elle estaussi 
celle de la 3° 
sing. de l'indicatif 
des verbes dont 
l'infnitif est en 
ada. Voir la note 
qui termine cette 
série. 


abad. 
a-c'haoliad. 3. 
a galoun vid. 
alanad. 
Alread ; géogr. 1. 
amzeread. 3. 
analad. 
auaoudegez-vâéd. 
anväd. 
arabad. 

argad. 

argoad 2. 
arouad. 2. 
arvoriad. 
arwad. 
askread. 2. 
astcilad. 
astroad. 2. 
a-vâd. 
avenad. 
aztroad. 2. 
bad. 


bandenpad. 
barad. 
barazad. 
barlennad. 
barrad. 
batalmad. 
bazad. 
baz-dillad. 
bedeliad. 3. 
begad. 

h tad. 
begeliad. 3. 
beliad. 2. 
Bencad, n. p. 2. 
beniad. 2. 
beoliad. ?. 


DEU KLO 681 
berad. deurennad, V. fustad. hegarad. 
beriad. 2. devesiad. 3. gâd. hirbad. 
besiad. 2. diaveziad. 3. gaoliad. 2. hopad. 
biniad. 2. dibennad. gaouiad. 2. hoskad, V. 
blaiad, V. 2. dibrad. garsad. houad. 1. 
bloasiad. 2. dibriad. 2. garzellad. huanad. 2. 
blokad, Y. didroad. 2. genaouad. 3. ia-väd. 2. 
blokad, V. digemeret-mâd. | geolad. 2. ibil-a!-lagad. 
bochad, dillad. geuiad, gehuiad, V. | ilinad. 
boc'had. dinammad; géogr. | ginaouad. 3. javedad 
bodad. dinerad. glad. otad. 
hodad, V. dishegarad. goäd. 1. kabalad 
boestlad. 2. distrad. goarc'had. 2. Kad (anc.) 
bordead. 2. divâd. goarsad. 2. kakad. 
bouchad. divezad. goazianad; ind 3. | kakuad. 2 
bouillad. divoäd. 2. gobedad. kalannad. 
boul-troad. 2. divroad. 2. godellad. kalounad. 3. 
boutegad. dont da vâd. goeliad. 2. .| kanellad. 
bozad. douarnenezad; g. | gorad. kanad. 
brechad. dournad. gouiliad. 2. kaouad. 2. 
brec’had, Y. druillad. gougad. kaouedad. 3. 
breiz-izelad; géog. | duad. 2. goukad. kaout-mâd. 
breiz-uc’helad ; | duillad. gourc'hedad. karmesiad. 3. 

géogr. eal-mâd. gouredad. karmeziad. 3. 
breiz-ubhelad. ebad. gour-houad. karrad. 
biennidad. echegad! ‘| gourizad. karvanad. 
brestad ; géogr. | eginad. gourneriad, C. 3. | kastellinad; géog. 
brezeliad 3. elinad. goustad. Kastell-laugad; g. 
briad. 1. emzivad. gouziflad. 3. kavaillad. 
brinsad. enesiad. 3. gouzougad. kavoui-mäd. 
broad. 1. enevad, V. gr kazellad. 
bruchedad. enn eunn druillad. grad-väd. kefrelinad. 
brud-1âd. e-pâd, epäd. grec’h-houad. kefilinad, C. 
brutellad. en-pâd, T. grouanad. kegeliad. 
bugad. ermesiad. 3. grounnad, Y. kegiliad. 
buhan- mâd. er-vâd, erväd. gwäd. | keielad, T. 3. 
bunsad, eunn-holl-väd. gwalennad. kclastrennad. 
burutellad. europad; géogr. | gwall-deodad. kentrad. 
chagellad. - | eurvad. gwarsu. kentrad. 
chegad! evesiad. 3. gwelead. 2 kentrad. 
cholpad. faouedad; géogr.3. | gwelead, T. 2. kenvroad. 2. 
c'hoari-tourik-ar- | feskad. gwennedad; géog. | keriad. 7. 

prad. feskennad. gwennegad. kernevad; géogr. 
c’houibanad, 3. fiblad, C. gwerennad. kestad. 
dalc'h-mâd. fichellad. gwerzidad. kestad. 
danvad. flac'had. gwiad. 1. kestad, Y. 
daoulagad. 3. flamoad. 2. gwialennad, 3. kibellad. 
da-väd. flemmad. BWikad (anc.) kigeliad. 3. 
davad. flipad. gwimpad, C. kildournad. 
deisiad. 2. flippad. gwipad, C. kimiad. 2. 
deiz-mäd! forniad. 2. gwiskad. kiniad. 2. 
den divroad. 3. fourchad. had, klapennad. 
deoui:id. 2. fouruiad. ?. had, Y. kleiad, C. T. 2. 
derc'hel-mäd. fourrad. halanad. kleiziad. 2. 
deread. 2. fraill-al-lagad. hanapad. klezeliad. 3. 
derou-mâd. frapad. hano-mäd. kiezeiad. 3. 
desiad. 2. freskad, C. hanter-Lofad. kloc’had. 
deuet-mäd. 3. triad. 1. hanter-gâd klodad, C. 


682 LOS 
klorennad. lost-häd. 
klosennad. louad, T. 1. 
koad. 1. loufad. 
kofad. lounkad, 
kollad. louzaouen-ann- 
koll-goäd. 2. daoulagad. 
kommüd. mäb-al- legad, 
kompezennad. mdu, 
konkad; géogr. mau, 
kontad. mammenn - a] - la- 
kopad. gad. 
kordennad. manac'’h-sant- Be- 
kordennad. nead. 
korlesiad; géogr. | marc'had. 
korn-al-lagad. maread. 2. 
kornad. marezad, V. 
kosad, C. maronad. 
kouarad, C. 2. mean-gûd. 
koublad. medad, V. 
Koublad. mein-gäd. 
koublennad. mola. 
koueriad. 2. merñad. 
koziad. 2. meuesiad. 3. 
krabanad. menezad. 
krak-houad. mennad- 
kraouiad. 2. ennad. 
kreuiad, krehuiad, merchad, Y. 

V.3 melc ‘had, Y. 





kroc'henn-al-Jagad | 


kroeriad. 2. 
krouceriad. 2 
krubuillad. 
Kula, 
lag ud. 
lura lau. 
lañchennad, 
laouer1ad. 3. 
lead. 4. 
leanez - sant - Be- 
nead. 
legad. 
lead, Y. 
Jenna. 
leonal ; géogr. 
les-tà, 
lost rud. 
lour. 7. 
levriad. 7. 
liasennad. 3. 
linad. 
livad. 
lizer-mä"Cc'had. 
louiad. Y 
louriad. : 
loerad, C. 9. 
lonkud. 
lostad. 
lostennad. 


n mme ce me me 


mm ee meme m muse me mn mu 


merdead. 2. 
merrau, Y. 
mesiad. 2. 
meudud. 
mintrad. 
Disiud. 7. 
m'our Vi. 
Morad. 
mordead. ? 
HUT, 
101 2:10. 
moul-troud. 
nado:iad. 3. 
nann u-vûi. 
naonedad ; géogr. 
nec'hiad, Y. ? 
ucic'hiad, Y. 2. 
neisiad. 7 
Hemal. 

nvvin0. 97. 
nuz-vâd ! 

oad. 

oboeriad. 2 
ober-\äd. 

oriad. 2. 

pakud. 

pad (anc.) 

palad 
palarconad. 
palfad. 


+ 


TRO 


palfad. 
paltokennad. 
pancrad. 
pedeliad, V. 3. 
pennad. 
peunad. 
pennad, C. 
pensad. 
pesavad ? 
peuz-vâd. 
pezeliad. 3. 
picherad. 
pimpad. 
plad, : 
pläd, ad]. 
ploueziad. 2. 
pod-al-lagad. 
podad. 
podezad. 
poellad. 
pompad. 
potevad. 
poteviad. 3. 
poull-al-lagad. 
poullad. 
poulsad. 
pra, 
prev-dillad. 
rabbad (anc.) 
rakad, Ù. 
raoucnnad. 3. 
rastellad 
reu-rudd. 2 
[VET trevad. 
re-tre1lrad. 
rviskad. 
retLennad. 
renaud. 
ritinad. 
ridellad. 
rollad. 
JuvOad. 
sutt'had. 
suvutl. 2. 
suiilad. 


ame moe Ms ren © Rens Me ne ram 


san-bricgad ; géog. 


seiliad, 2 
ecliad. 
serr-lagad, 
Siuil: géogr. 3. 
S'Zunad. 
shiünt-väd. 
skilfad. 
sklipad. 
skodennad. 
skolnad. 
skouaruad. 2. 
skouarn-gâd. 


skourrad. 
skozad; géogr. 
skudellad. 
soulad. 
spec’had. 
spezad. 
städ. 

gta Tad. 
Stankad. 
Staoiiad. 2. 
staon-gad. 
stourmad. 
sträd, G. 
strinkad. 
Strobad. 
strollad. 
stropad. 
sun-gûüd, sungäd. 
tachad. 
tachenn-varc'had. 
tad. 

talmad. 
talpad. 
tantad. 
tanteziad. 3. 
taol-lagad. 
(asad. 

tead. 1. 
teodad. 2. 
taoliad. 2. 
tersad. 
teskad. 
testeni mâd. 
teurcnnad. 
tiad. 

timäli, D. 
totkeuuad. 3. 
tokau. 

Lull ad. 
tommit-mâd. 
tonellad. 
torad. 
torchad. 
torchad. 
tost-da-väd. 
toull-dic'hoâd. 
toull-divwäd. 
toull-goàd. 
toulla-soäd. 
toullad, 
toupeunad. 
trefad, CG. 
trexeriad; géogr. 
tremeniad. 3 
trevad. 
trovad, C. 
troad. 1. 
troad-gäd. 


GAE 


troatad. 2. 
tro-lagad. 
tronsad. 
(trouc'had. 
tro-vâd. 
truillad. 
tu-mâd. 

On n’a pas élé 
sans remarquer, 


dans la série qui|p 


précède, combien 
est considérable, 
en breton, le nom- 
bre des substan- 
tifs qui indiquent 
la contenance, la 
plénitude des ob- 
jets. Ces mots, 
comme On peut le 
voir, correspon- 
dent aux mots 
francais tels que 
batelée,ventrée, etc. 
Il ya cependant 
en breton . cette 
différence avec le 
francais, que le 
dérivé est toujours 
du même genre 
que le radical. Ain- 
Si, bag, bateau, ct 
bagad, batelée, 
sont tous deux du 
genre féminin. 


AE 


Cette finale se 
prononce comme 
ahé en francais. 
C'est une diphton- 
gue bretonne. 


abardae, C. T. 1. 
ae, Y. 1) 

brae. 1. 

dae. l. 

difrae. 2. 
diskae. 2. 
diwar-fae. 

esae. 2. 


folligenn-mae, G. 
gae. À. 


grae. 1. 

gwae! 2. 

kae. 1. 

korf-sae. 

Krap. 1. 

lae. 1. 

louezae. 2. 

mae. 1. 

mordae (anc.) 2. 
1. 


sae. 1. 
skolae, 2 
tremengae. 5. 


AF, AFF 


Ces deux sylla- 
bes finales ont la 
mème prononcia- 
tion, mais ne peu- 
vent être substi- 
tuées l'une à l’au- 
tre. Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
av. Cette terminai- 
son était autrefois 
celle de la plupart 
des verbes qui, 
aujourd'hui, se 
terminent en a. 
Ainsi, on disait 
serraff, fermer, etc. 
ll en était de mé- 
me de beaucoup de 
superlatifs qui ac- 
tuellement finis- 
sent en a. Ainsi 
bravaff, le plus 
beau, etc. 


anaf (anc.) 
bezaff (anc.) 
daf {(anc.) 
dianaf. 

digraf. 

dizanaf. 

Ea (anc.) 2. 


efaff (anc.) 


AGR 683 
englenaf” ane ) arag. 
fonnaff (anc.) bâg. 
fraf? (anc. bennâg 
glaff (anc.) betag. 
glebaff (anc 1 bitrag 
goaf. 1. chag. 
goaff (anc.) 1. dâg. 
goelaff (anc.) 2. distag 
gwaf. 1. divag. 
hanal. eur re-bennâg. 
barluaff (anc.) gâg. 


intaff (anc.) 
kannañ anc.) 
keinaff (anc.) 
klaff (anc.) 
Llaff (anc.) 
krâf, ., 


krat. 

lenkraff (anc.) 
paff (anc.) 
pezaff (anc.) 
pinijai (anc.) 


staff (anc.) , 
stalaf. 

suaff {anc.) ?. 
taff (anc.) 
tonkaff {(anc.) 
turiaf; n. p. 
vuelaff (anc.) 


AFF. Voy. AF 
AFN, AFFN 


nafin (anc.) 
skafn (anc.) 
staffn (anc.) 


AG 


Prononcez com- 
me ague en fran- 
çais. Plusieurs 
mots de cette série 
ont des synony- 
mes en ak. Cette 
terminaison est 
celle de la 3° pers. 
sing. de l'indicatif 
des verbes dont 
l'inänitif est aga. 





pegement-bennag. 
perag. 
petra-bennâg. 
pi-bennâg, Y 
piou-bennâg. 3. 


unan-bennêg. 
vag. 


AGL 
agl (anc.) 


AGN 


brec'hago. 
Bro-Spagn ; géogr. 
divac'hagn. 
gagn. 

glagn. 

kagn. 
kerc’h-spago. 
klagn. 
louz-gagn. 
mac’hagn. 
marc'hagn. 
ramagn, C 


AGR 


Lesmotsdecette 
série ont des 8y- 
nonymes en akr. 


Cette finale doit 
être prononcée 
comme dans les 
mots francais 
paille, bataille. Le 
Gonidec l'écrit al 
avec la lettre | 
mouillée. 


a-daill. 
adan-baill. 
affaill. 
amaill. 
ampouaill. 3. 
baill, 

baill. 
boutaill. 
broustaill. 
c'hoanenn-vaill. 
daill. 
despaill. 
didaill, 
diskramaill. 
dispaill, C. 
distaill. 


684 DIS 
diragr. distaill. 
fallagr. divoraill. 
sagr. draill. 
Sail, ail 
eostik- l) 
AI e-taill. 
Cette finale se URT, Lu 
rononce ahi en | vari ‘ 
aisant sentir les | Lelenn-baill. 
deux voyelles. koaill. 2. 
— korporaill. 
l kouraill. 
dare a kramanaill. 
. maill. 
foai (fo-a-i), B. maill. 
marvaill. 
AIGN moraill. * 
moraill: 
Prononcez com- | MOrSal 1, 
me aïgne en fran- mouraill. 
s paraill, C. 
qas. paramaill, T. 
— poraill, C. 
aien. potail . 
gain. ribitaill. 
gour-c'haign. Sa, 
kaign, Y. saill, Y. 
sanaiil. 
sizaill. 
AILL skrogaill. 


spountaill. 
steuaill, V, 2. 
stoufaill. 
taill. 

tail]. 

touaill. 
tramaill. 
tremaill, Y. 


AINCH 


grainch. 1. 
krainch. 1. 
traiuch, C. 1. 


AJ 


Prononcez com- 
me aje en français. 
Plusieurs mots de 
cette catégorie ont 
des Synonymes en 
ach. 


diorblaj, V. 2. 
disteraj, Y. 


filaj, Y. 
frosta}, Y. 
gwifra}, Y. 
ieuaj, Y. 3. 
tral, Y. 
mirenn-flaj, Y. 
mnougtral, Y. 
peraj, Y. 
stenaj, V. 


AK 


Beaucoup de 
mots de cette série 
ontdessynonymes 


en ag. 


Briak, n. p. 


dirak. 

dispak. 

distak. 

distak. 

drak. 
drouk-sant-Briak. 


Fiak, n. p. 1. 
Hak. P 


furluak (anc.) 


gàk. 
goak, 1. 
goanak. 9. 
gwäk. 1. 
gwitrak. 


hak, Y. 
hep-distak. 
Irvillak ; géogr. 
Izaak, n. p. 3. 
Kallak. 

Karnak : géogr. 
kogennak. 
Krak. 

krak. 

krak. 

Loudeak; géogr. 2. 
Milizak; géogr. 
Mizak, n. p. 
mont-dirak. 
pàk. 

perak. 
pi-bennak, V. 
piou-beunak. 
FAK. 

stlak. 

stloak. 1. 


Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
agr. 
akr. 
dizakr. | 
drouk-sant-Fiakr. 
fallakr. 
hakr. 
kaloun-sakr. 
loakr, T. 1. 
oleo-sakr. 3. 
sakr. 
Skritur-sakr. 
skrituriou-sakr. 


AL, ALL 


Ces deux finales 
ne peuvent être 
substituées l'une à 
l'autre, comme on 
pourra le voir en 
examinant avec un 
peu d'attention les 
mots qui en déri- 
vent; elle ont tou- 
tefois la même 
prononciation. 


Cette terminai- 
son renferme des 
verbes de tous les 
dialectes; ceux de 
Vannes sont les 
plus nombreux et 
ont souvent des 
synonymes en ein. 
Ils se corjuguent 
sur les anciens in- 
finitifs qui étaient 
ena,comme bouda, 
beketa, et qui sont 


BOU 


devenus boudal, 
beketal, etc. La plu- 
part de ces verbes 
sont neutres et ne 
sont guère em- 
ployés qu'a l'inf- 
nitif avec le verbe 
auxiliaire ober. 
Cette manière de 
conjuguer en bre- 
ton les verbes neu- 
tres n'a pasétésans 
influence pour 
amener la termi- 
naisou en al. ll eat 
en effet plus eu- 
phonique de dire 
boudal a ra que 
bouda a ra, ilbour- 
donne. 

Voyez ce qui est 
dit au mot hiatus 
de mon Nouveau 
Dictionnaire 1869. 


Ab-Grall, D. D. 


SRL T. 
a-heñd-all. 
aketal. 


aouredal. 3. 
Ap-Rioual, n. p. 
aral, Y. 
arreval. 
arval, V. 
aslal, T. 
aval. 
bagad-chatal. 
bageal. 2. 
banal, V. C. 
beekal, Y. 3. 
beketal. 
benal. 
blaz-fall. 
blejal, 
blingal, Y. 
boc'hal. 
boed-chatal. 
bonal. 
borgnal. 
bouc'hal, 
boudal, 


boudal. 
bourd-fall. 
brabansal. 
bragal, 
brall, 
brevial. 2. 
brikeyal. 


Bro-C'hall: géogr. 


bual. 2 

chal, c 
champal, C. 
chaseal. 2. 
chatal. 
chetal, 
chifal, C. 
chintal. 
chipotal. 
chital, 


c'hoari-mean-pal. 
c'hoari- moucbik - 


dall, 
c'hoari-pal. 
c'houez-fall. 
c'houirinal, T. 


c'huec'hal, Y. 2. 
c'huibanal, Y. 3. 


dall, 

dansal. 
darnial (anc.) 
darnijal. 
deuet-fall. 3. 
deval, 
dianal, V. 2. 
dichal. 
dichoual. 2. 
didal, 
didamall. 
didamall. 
difronkal, T. 
digabal. 
digevatal. 
dijoual. 2. 
dinsal. 
diovall, 2. 
disall. 
disgrougnal. 
disgwinkal. 
dishaval, Y. 
dishual. 
diskoutal. 
disleal. 2. 
diwall, 
01zall. 
dizonjal. 
dor-dal. 
dour-meal. 
dremedal. 
drouk-eal. 


drouk-soñjal. 


drujal. 


eon deiz all. 
enn tu all. 
etâl, e-tâl. 
evall (ane.) 


feal. 1. 


feintal, G. 2. 


fichal. 
fiezenn-real. 
finval. 
foenn-gall, 
fojal. 
fornigal. 
fougeal. 2. 
fringal. 
frinkal. 
frippal. 
fronal. 
fronsal. 
frontal, Y. 
froumal, 
furchal. 
furjai, Y. 
gadal. 

gâl. 

gall, 

gall (anc.) 
gargal, T. 
gedal. 
godal. 
godisal. 
goel-Mikeal. 
gour-dall. 


gourichol, Y. 


gournichal. 
gournijal. 
Grall, n. p. 
grakal, 


greunial, C. 2 


grignouzal, 
grigonsal. 
grondal. 


grouignal. 2. 


gwall. 
gwall. 
gwall, 


KEL 


gwall-eal. 
gwall-fall, 
gwechall. 
gwecharal, Y. 
gwegal, C. 
Gwenneal, n. p. 
gwic'hal, 

gwi kal. 
gwintal. 
gwinval. 
gwir-haval, Y. 
bakal, V. 


bent-dall. 
hiboudal. 
hiboudal. 
hikal, Y. 
hiketal, V. 
hinnoal, 2. 
hoal, T. 1. 
hopal. 
hourzal (auc.) 
hual. 2. 
hual. 2. 
huchal, Y. 
huneal, V. 2. 
huvreal. 2. 
iotenn-gall. 
ingal. 
iouc'hal. 2. 
isa). 

iudal. 9. 
jarneal. ? 
jestral. 
kagal. 
Kaketal. 

kal. 

kal. 

kall. 
kaner-fall. 
kantreal. 2. 
kanval. 
kapeal. 2. 
karante-dall, V. 
kaugeal, C. 
keal. 
kcelicnenn-2al}. 


87 


686 


kemend-all. 
kevatal. 
kignaval. 
klemmichal. 
Kobal, Y. 
Kornal. 
korn-bual, G. 
koronal. 
kogeal, G. 2. 
kregnouzal. 
krenial. 2. 
Krial, 1. 
krigoal. 
krozal. 
kuignal, Y. 
kunal. 

leal. 1. 

leal. 1. 
linadenn-real. 
Jogodenn-zal]. 
lorgnal (anc.) 
louviadal, Y. 3. 
louzaouenn - ar- 


meal. 1. 

mean-pal. 2. 

menal, V. 

mesgrall; géogr. 

miannal, Y. 9. 

miaoual. 3. 

Mikeal, n. p. 2. 

miniaoual. 3. 

moal. 1) 

moal, 0. p. 

moc'h < hanter- 
sall, 

mont-da-fall. 

mont-enn-tu-all, 

morc’hedal (anc.) 

mouchal. 

mouch:k-dall. 

moul-bal. 

neijal, V. 2. 

neunial, T. 2. 

neuz-fa)l. 

nichal, 

nijal. 

niuval. 

nodal. 

oc'hal, 

orchal. 

oristal. 

oskal, V. 

ouc'hal. 


OUC 


padal. 
pâl, biche. 
pâl, palet. 


pal. 
penn-dall. 
pergasal, Y. 
pevar-real. 
pigal, Y. 
pignal, Y. 
pigosal. 
pitoutzal. 
pleg-fall. 
poanial, T. 2. 
porsal ; géogr. 
prejal. 
presbital. 
punsal. 


raktal. 
rambreal. 2. 
raval, C. 
real. 1. 
real. 1. 
rebetal. 
reval, Y. 
ribodal. 
rikesal, G. 
rinkal. 
rinsal. 
riotal. 2. 
riotal. 2. 


Rioual, n. p. 2. 


ritual. 


Rivoal, n.n. 2. 


roc'hal. 
rodal, Y. 
rolal, Y. 
ronchal. 
ronkal. 
rual, 2. 
ru-dall. 
sakreal, 2. 
sâl. 

gal (anc.) 
gnll. 
santuäal. 
segal. 
Sega), D. 0. 
Seoal, n. p. 2. 
siminal. 
skandal. 
skinsal, C. 


skournichal, C. 


skrignal. 
skrimpal. 
skroenjal. 2. 


sonjal. 
sourral. 
speunial. 
spial. 1. 
stâl. 
Strakal. 
strantal. 
streat-dall. 


141. 

tal, tel (anc.) 
tamall. 
tamail. 
tan-gwall. 
tarval. 
tarvoal. 2. 
teal. L. 
tech-fall. 
temail, Y. 
tenval. 
teoual, T. 2. 
termal, C. 
teval. 
tintal. 

toal, C. 1. 


loraval ; géogr. 


toual, C. i. 
tourc'hal. 
tourtal. 
tremal, V. 
trepikial. 3. 
tridal. 

tripal (anc.) 
tro-all, 
tro-fall. 
trotal. 
trouzal. 
trouzial, Y. 2. 
truantal (anc.) 
Tugal, 0. p. 2. 
Tudal, n, p. 
Tudoal, n. p. 
Tugdual, n. p. 
tumpal, T. 
turchul, V. 
tutal (anc.) 


Tuzoual, n. p. 2. 


udal, Y. 

val, V. 
venial. 2. 
vestial, V. ?. 


KAL 


ALC'H 


a-walc'h. 
balc'h. 
dalc'h. 

den a-walc'h. 


‘| diwalc'h. 


disslc’h. 
eroualc'h, Y. 2. 
falc'h. 

gwalc'h. 
gwalc'h. 

lalc'h. 1. 

kalc'h. 

Kalc'h. 
Kendalc'h. 
mac’harit-ar-ialc'h 
mad a-walc'h. 
mean-falc'h. 
moualc’h. 1. 
mouialc'h, V. 2. 
penu-ar-c'halc'h. 
post-ann-dalc'h. 


ALF 


alf. 
paif. 
sSkalf. 
skalf. 


ALL. Voy. AL 
ALM 


batalm. 

chalm. 

dac’halm, G. 
distalm, Y. 

Jalm, n. p. 
leanez-ar-c'halm. 
salm. 

talm. 


ALP 


iulp. 1. 
mean-1alp. 2. 


ALS 


fals. 
fals. 
kals, kals. 


CH 


ALV 


Quelques-uns de 
ces mots ont des 
synonymes en alo. 


divalv. 
engalv. 
galv. 
mal. 
pal. 
salv. 


ALZ 


frealz. 1. 
Kalz. 


AM, AMM 


Ces deux finales 
ont la même pro- 
nonciation , mais 
pe peuvent être 
substiluées l'une à 
l’autre, comme on 
peut le voir, en 
examinant avecun 
peu d'attention les 
pluriels et autres 
mots qui dérivent 
au radical. 

Cette série où le 
mot kamm, adjec- 
tif, joue un grand 
rôle, est bonne à 
consuller comme 
supplément aux 
règles d'euphonie 
exposées daus mon 
Nouveau Diction- 
ndre 1869, au mot 
EUPHONIE. 


Abraham. 
bultam. 
balzau. 
Beltram, n. p. 
Bertrain, n. p, 
boc'h-kamm. 
brall-kamm. 
bramm. 
c’hoari-ar-valtam. 
C'hor - buzik- 
Kamm, 


c'hoari - troadik- 
kamm. 
dam, s. m. 
daou-lamm. 2. 
diframm. 
dilamm, 
dinam. 
distro-gamm. 
douger-samm. 
dramm. 
drouk-lamm. 
drouk-vamm. 
endramm. 
estlamm. 
Hamm, 
flamm. 
Hamm. 
flamm-diviam. 
foeltr-tamm. 2. 
framm. 
gaol-gamm. 2. 
gar-gamm. 
garik-kamm. 
genou-kamm. 
gour-gamm. 
gour-gamm, V. 


iez-vamm. 2. 

inam. 

jil-gamm. 

kamm. 

Kamm. 

kamm-digamum. 

kamm-gour-gamm 

kamm-korgamm. 

kill-gamn. 

kontamm. 

korgamm. 

lamm, 

les-vamm. 

liamm. 

luuzaouenn - ar- 
Yamn, 

mamm. 

mamiumn-gamm. 

marc'h-samm. 

mavi-gamm. 

Mean-kamm; géo. 

min-gamm. 

mont-d’ann-daou- 
lamm. 

nados-stamn. 

nam. 

pevez flamm. 

paogamm. 2. 

paugamiumn, Y.T. G. 

pengamm. 


BRE 


penn-gamm. 
peun-gamm. 
rozell-gamm. 
samm. 

skramm. 

splam. 

stamm. 

tamm. 

torgamm, Y. 
troadik-kamm. 5. 


AMM. Voy. AM 
AMP 


Gwengamp; géog. 
kamp. 
skramp. 

stamp. 


AMPR 


kampr. 
lampr. 


AMPS 


kamps. 
ramps. 


AN, ANN 


Ces deux finales, 
non nasales, se 
prononcent com- 
me ane en fran- 
cais, mais ne 
peuvent être subs- 
tituées l’uae à l’au- 
tre,comme on peut 
le voir en exami- 
nantavec attention 
les pluriels et les 
dérivés du radical. 

À cette série ap- 
partient la 1"* pers. 
singul. du présent 
de l'indicatif des 
verbes, comme 
anavesann, elc. 
Voy. plus loin la 
finale nazale an. 
En quelques can- 
tons de Vannes, les 


687 


pluriels des subs- 
tantifs masculins 
ayant trait aux 
professions, font 
an. Ainsi, goleuer, 
fabricant de chan- 
delles, fait goleue- 
rian, et MIEUX, go- 
leuerion. 


Ab-Alan, n. p. 
Ab-lann, 0. p. 2. 
a-boan. 7. 


a-unan. 
aval-tann. 
a-vole-vann. 
a-zindan. 
baelan. T. 2. 
baian. 2. 
balan. 

ban (anc.) 
bann. 

bann. 

bano. 
bara-kan. 
barr-gwenan. 
barv-gluan. Y. 
Bastian, n. p. 1. 
baz-valan. 
begn, Y. 1. 
bec’han. 
behan. 

bejan. 

belan, T. 
bermann, Y. 
berr-alan. 
biban. 
bilibaon. 
brin, 
Breiz-Vihan ; géog. 





688 ‘FAN 
broud-tân. | fetan, V. 
bign. flamm-tân. 
buan. 1. foran. 
bugelenn-vihan. | foran. 

buhan. forbann, V. 
buhat, forc'hell-lann. 
c'hoari-bilibann. : gadan, C. 
c'houiban. 2. garan. 
c’ho:ill-tann. | garan. 

dal a unan! | gauzan. 

daun (auc.) glan. 

dean. glaun. 

dean, V. 1. glann. 
debran. 1 glaou-tân. 
dialan. 3. di-a-lan. : gloan 1. 
diboan. 2. | goac'had-tâu. 
dic’hlaun. | goann, Y. 1. 
didân, Y. | goazan, 7. 
dindän. 1 Gobrian, n. p. 
dindün. 1 Soduran (auc.) 
diouan. 2. ! goelian, V. 2, 
diougan. 2. . gogan (anc.) 
dirann. | golvan. 
dishillan, C.  gotibunan. 
diskan. , Souez-radenn-vi- 
diwan ({anc.) han. 
dizaouzan. 3. | Kurian, 
dizoun. 2. | gran. 

dizoun. 2. 1 gran, Y. 
dizunvan. . grann (anc.) 
doan. 1. : Gresian ; géogr. 
doarann. 2. , gril'ik- veau. 
dogan. . groan. |. 
Don:sian, n.p. |grouan. 1. 
drean. 1. grouiz-kran, Y. 


drouk-mean. 
drouk-sant-Iann. 
drouk-sant Tujau. 
duan, 2. 

eau, Y. 1. 
edan, 

Kian, n. p. 
chan. 

chan, Y. 

ejann, Y. 

ekan. 
elvenn-dân. 

pm hann. 
embann. 

Cin anI, 

enan, V. 

endan (anc.) 
Ervoan, n.n. 2. 
Ervoan; géogr. 
cstremvan, T. 
ez-vihan. 
falc'ban. 
fantan, T. 


! guezan, N. 

! gultan. 

| ZWan,. 
gWan farce.) 
BWaun, Y. 
gwelan. 
gwele-bihan. 
gwel-an. 

: gWendanh, 
gWenbunan (anc.) 
gWeuu-kann. 
£Wezan, Y. 
gWin-ann-lân. 
gWitibunan. 
hadan, C. 
balan. 
han, T. 
han (anc. 
be-unan. 
heb-ehan. 
hed-gw nan. 
hedledan. 
heledan. 


EE 
ee « en 
© eee 


PAN 


hevel-boan. 5. 
hoc'h-unan. 
hogan. 
horbalan. 
ho-upnan. 
huan, V. 1. 
huan {anc.) 1. 
huegan, Y. 
hunegan. 
leon, n. 6.1. 
jann. 1. 
iaun-iann, 2. 
indan. 

K (bian, 

kan. 

kan. 

kan. 

kan (anc.) 
kann. 

kann. 

kam. 
kan-pleen. 
kaouan. 2. 
karvan. 
karvan. 
karvan, Y. 
karv-lann. 
kastel'an. 
kavan. 
kefelek-lann. 
kefrann. 
kef-tân. 
keinvan. 9. 
kest-pwenan. 
kevrann. 
kibell-er-fetan, Y. 
Klemvan, 
klosenn-amann. 
koau. 1. 
Koun, C. 1. 
koban. 

koban, Y. 
koc’hanu, Y. 
koc'h-karvan, Y. 
kocff-bihan. 
kof-bihan, 
kosenan, Y. 
kolueun-wenan. 
korrigan, Y. 
KOZ, 
kraDan. 

kran. 

Kran, V. 
krichan, Y. 
krouan, Y. 2. 
La ha ban: géogr. 
lan, lann (anc.) 
lann. 


laouenan. 3. 
lean (anc.) 1. 
ledan. 
legestr-lann, B. 
levran. 
lian, G. 1. 
loan. 1. 
loan-gwan. 
loangwan. 
loa-vihan. 
lokman. 
louan, C. t. 
Iouzaouenn <Je 
drean. 
louzaouenn - ar- 
berr-alan. 
louzaouenn - P< 
mean. 
lousaouenn-sant- 


manu (anc.) 
man, mann, V. C. 
man. 

mann (aoc.) 
mann. 
wap-bihan. 
marlouun, 2. 
mean, 1. 

mea: -grouan. 
meun-t40. 
merc’h-vihan. 
merenn-vihu:. 
mestr-lann. 
misnan, Y. 
mizun. 

moan. 
Mobrlan ; géngr. 
mondiau. 2. 
Morian ; go. 
morlean, 2. 
mormat:. 
mor-vrän. 
morvrân, 
Dann, 

nann, Y. 

Haran (anc.) 
09, 1. 

Can, n.n. 1. 
oC'han, T.C. 
Dui gA, 
pal-dân. 

pann (auc.) 
paun, pan (anc.) 


TAR 


paan. 

paotrik - ar - skod- 
tân. 

paouezvan, 8. 

parresian. 

peb-unan. 

penn-tân. 

perann, Y. 

peulvan. 

peurvann. 

pik-moan, 2. 

poan, |. 

pobraa. 

poc’han. 

polpegan. 

Pors-liogan ; géog. 
près du Couquet. 

poull-ran. 

prevaa. 

ral-valan. 


san. 

saouezao, C. 3. 
820Zan, 2. 
schelezan. 
geran. 
seregenn-vihan. 
Sibran, n. p. 
gidan, 

sidan, Y. 
sioc'han. 
sioc'ban. 
Siprian, n. p. 2. 
skao-bihan. 
skavenn-vihan. 
skod-tâu. 
spered-clann. 
splann. 

stan (auc.) 
stann, V. 
Slcau. 

Stefan, n. p. 
suan, Ÿ. 2. 
140. 

tan, Stan (anc.) 
tann (anc.) 
tantad-tân. 
tantez-lâu. 
taol-gwcuan. 
taran, T. 


EE niinrianneriinaniiiaannannnrirrnnanniarnrrnnenrnnnngiarnerngrrrne 


taran, C. 
tarjan (unc). 
tasman. 
tenn-alan. 
terc’hiano, Y. 
ox Kann, Y. 

ti- balan. 
tiu-lann. 
ti-tân. 
Toralan ; géogr. 
torr-alan, 
torr-vean. 
torvean. 2. 
toullik-drean. 
toull-t40. 
tour-tân. 
touskanp, Y. "T. 
trec'han. 
trederann. 
(ren, 2. 
tremenvau. 
tremenvan, C. 
troc'han, T. 
taruban. 
unan, 

unvan. 


AN, uazal. 


Cette finale na- 
sale se prononce 
commie dans les 
mots français : 
amant, diamant. 


llusieurs mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
añv. Cette termi- 
naison appartient 
presque excinsi- 
vement aux dia- 
lecies de Tréguier 
et de Vannes; lle 
est pcu répandue 
en Léon. — Voyez 
pour la pronon- 
Ciation ce qui est 
di à in nasal. C-s 
remarques sont 
applicables à an 
nasal. Ainsi qu'il a 
été dit dans l'ia- 
troduction, il n’y 
a pasnécessiléà re- 
produire daus les 


textes le sigae n;: 


MES 


il n'a été placé ici: 
que pour sauver la 
‘rime. 


ac'han. 
alan, T. 
aman. 
anavean, T. 3. 
anezhan. 
anunean, Y. 2. 
ardran, Y. 
arnan, Y. 
ur re-Mman. 
ava-man, N. 
avaman, Y. 
a-vreman. 
azean, T. 2. 
a- ziardran, Y l) 
baran, T. 
barrad- arnan, Y. 
bean, T. 1. 
bevan. T. 
braoan, T. 2. 
breman. 
bromman, T. 
c'houenn, T. 2. 
c'houezañ, T. 2. 
da gentan, T. 
da getan, Y. 
dan, V. 
dantan, T. 
dean, V. 1. 
d'ean, V. 1. 
deuec'han, V. 2. 
d'ezhan. 
dianan, Y. 
diardran, Y. 
dic'hlan. 
dic'hriennan, T. 
difronkan, T. 
dibanan, V. 
dilost-han. 
dinac’han, T. 
dishillan, C 
ditkoueun, T 3. 
diskouisan, T. 3. 
diskrifan, T. 
divean, G.T. 2. 
divezan, Y. 
divrazan, T. 
diwar-vreman. 
douarun, T. 2. 
drouk- -saût-Tujiñ. 
ealan, T. ?. 
can, V. 1. 
ean, Y. 1. 
eme-2-ban. 


680 


enan, Y. 
Enez-Glenan ; géo. 

an, T. 1. 
fouan, V. 1. 
furc’han, T. 
Glenan,; géogr. 
goan. |. 
golc’hen, T. 
gouelan, T. 2. 
gouian, Y. ?. 
gour-glean, Y. 
gousian, T. 
gouzian, T. 
grouian, T. 2. 
grouiz klean. V. 
Guiklan; géogr. 
Hwg, n. H. 
welan, T. 

an. 

han. 

han-goan. 
harluan, T. 
he-man. 

hetan, T. 

hou- -man. 
moan, Y. 2. 
intan, V. 
Julian, n. p. 
kalan, V. 

kalan- goulan, V. 
kal-ar-goan. 
kaoat-arnan, Y. 
kastian, T. 2. 
kentun, T. 
Kerlouan; géogr. 
Kermorvan; géog. 
ketan, V. 
keti-ketan, Y. 
klan. 

klean. L. 
Kolman, n.n. 
Konogan, np. 
kouchun, T. 
kouean, T. 2. 
kouec han, T. 2. 
krean, Y. 1. 
kusan, T. 
lac'han. T. 
lazan, T. 

lifran, T . 
Lokornan ; géogr. 
inagan, t. 


Mesian, np. 


690 AND 


minoc'hellaü, T. 
FE np. 





mañ, V. 1. 





Tenenan, n. p. 
Tremaouezan ; g. 
tremañ, Y. 
troc’hañ, T. 
Ujan, n. p. 
Urvoañ, 0. p. 2. 


ANCH 

Cette finale non 
nasale se prononce 
comme anche en 
français. 
a-droc’h-trañch, C. 
fañch. 
flañch. 
grañch. 
Ranch: géogr. 
palañch, Y. 


tranch. 
troc'h-tranch, C. 


AND 
Cette finale se 





prononce comme 
ande en français. 

Plusieurs mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
añt. 





koumansñd. 
liverjeñd. 
nemorand, 
ramagaañd, D. 





touchañd. 
viverjand. 


ANF,ANFF 
kaüfT ane.) 


skañ (anc.) 
stenf, V 


ANK 


a-ioul-frañk. 
aûk lane 
avañk. 
bañk. 
bank, Y. 
blauk, Y. 
blañk, Y. 
brank. 
den-iaouank. 
diank 1. 
digeri frank. 
digor-frank. 
distañk. 
dizenk (anc.) 
faûk. 





fank. 
Fañk, n.n. 
foet-fañk. 
frank. 
frank. 
iaouañk. 2. 
iouank, V. 2. 








DIE 





travank. 
travenk (anc.) 
treaük, Y. 1. 


ANEL 


traûkl. 


ANN. Voy.AN 


ANS 


Cette finale se 
prononce comme 
anse en français. 

Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
anx. 


a-velepañs, C. 
bevans. 
bezañs. 
brabañs. 
chañs. 
c'hoari chans. 
dañs. 
dichañs. 
diflan: 
digoustiañs. 
diraban: 
disfisiuns. 3. 
dismegans. 
dispa) 
disprisans, V. 
diverrans, Y. 
doujañs. 
droulans. 
emichuñs. 
eana. 











erten ñn (anc. 
flans. 1. ) 
fsiañs. 2. 


vañs. 
oustians. 2. 





Prononces com- 
me ante en frau- 


Plusieurs mots 
de celte série ont 
des synonymes en 
añd. 


ébrant, 
a-droc’hamañt, C. 
aerouant. 2. 





damorañt, Y. 
daût-olifañt. 
à 








SKI 


diou-abrañt. 3. 
diskiant. 2 
dismant. 
dizament. 
disant, 

bie CT. 





ezamañt, U 
ezvezañit {anc.) 
Pan, n. p. 





kant. 
Sian, C2. 





ka, 
kefniaüt. 3. 
kefniaût. 2. 


Kermorgañt;géog. 


Kildant, 





1 N, 
lizidañt, 1. 
luskemañt, V 
mac’harit- 
mari-morgañt. 








moualc' bare! hant, 
N. 


nec’bai 
nemoraüt, Y. 
nesañ, 
uberiant (anc.) 
olifañt, 

Hs c'hoant, 








T gnant, 
sakramañt. 
sañt. 

serjaût (anc.) 
ska. 











strivant, C. 
tesrn: 
touchant, Y. 
treañt, V. 1. 
troant, V. 2. 
valigant (anc.) 








Prononces com- 
me anve en fran- 


çais. 

Plusieurs mots 
de cette catégorie 
ontdessynonymes 
en añ, aoñ, et en 
ano. 


bokejou-banv. 
dilost-h 





ronan. Y. L 
skanv. 
staüv, Y. 


ANZ 








AO 


Beaucoup de 
mots de cette série 
se terminaient au- 
trefois en av; c’est 
ce qui explique les 
superlatifs en va, 
comme brava, su= 
perlatif de brag, 
beau, etc. 40 est 
uné des diphton- 
Gues bretonnes. 





barr-glaô. 
barrad-glaô. 
boulskaô,. 2. 


dao, C. 1 
darc'hao. 2. 


dessao, Y. 2. 








Mao, n LE, 
mor-c'hlaô. 
no. 

Da0. 


paô. 
puñs-dour-glaô. 
pons-glaô. 

raô. 





kara 


ao 3. 
tarmm-lip-he-baô. 
tanao. 2. 





AOU 


Gette conson- 
nance fluale, qui 
est en même temps 
diphtongue, était 
autrefois la finale 
de plusieurs subs- 
tan!ifs pluriels qui 
aujourd'hui 8e 
terminent en ou, 
comme louzaou 
des plantes dae- 
lou, des larmes, 
etc. Comme preu- 
ve, nous citerons 
les verbes qui en 
sont dérivés : lou- 
saoui, cueillir des 
plantes ; daelaoui, 

leurer, etc. — 
Joy. la série ou, 
les mots de cette 
sorte s'y trouvent. 


AP 


Cboartar-chap. 


692 ARV PET 








goap. 1. aval-douar. follenn-goar. Konar, V. 1. 
hanap. azfoar. forc'hell-arar. Kounnar. 
kannad-ar-pap. barr. frink-foar. 2 ou 3. | koz-iar. 
Kan, barr. gar. kran-douar. 
kap. barr. gar (anc.) kren-douar. 
kâp (anc.) barr. gign-alar. kresk-sal-loar. 
krap. barr (anc.) Glac'har. kribell-gar. 
lp. barr-kounnar. gleou- douar. labourer-dougr. 
les-vàp. begar. gloar. 1. labous-iar. 
mn. bek-douar. goar. 1. landar. 
pap. boar, 1. goar, V. 1. laouenn-dar. 
pap. bouar, Y. T. G. 1, | gobar. lard-karr. 
pengâp. bouzar. gorre-kear. lart-karr, V. 
Sanap. c'hoar, 1. gouar. 1. latar. 
£anp, Y. c'hoari par pe dis- | goulaouenn-goar. | lavar. 
SIS par. goular. laz-arar. 
toull-strap. dalar. grill-douar. Lazar, n. p. 
trap, Y. dar. gwalenn-garr. leur-garr. 
dar, V. gwall-dirapar, C. |leur-gear. 
APR dic'hoar. 2. gwär. ligounnar. 
difoar. 2 ou 3. hanter-c'hoar. loar, V. 1. 
ignapr. digaillar. heb-arvar. loar. 1. 
sapr. digar, T. hegar. louzsouenn - ar- 
sapr digoar. 2. hegar. c'hatar. 
° digoar, V. 2. aa ; mabrarar: 
igounnar. ell-arar, V.T. C. agloar, n. p. 
AR, ARR | dihegar. hep-arvar, mar. P 
dilavar. buel-varr. mar. 
Ces deux finales | dilavar. jar. mar, V.T. 
se prononcent de | dirapar, C. igounnar. mar. 
la mème manière, | direnn-goar. ihuel-varr. Y. marc'h-alar. 
mais ne peuvent | diskar. inaur, C. marc'h-karr. 
être substitnées | diskar. izur, marr. 
l’une à l’autre, | diskar-al-loar. kaillar. mastar. 
comme on le voit | disewar. Kalvar: oéogr. mear. 1. 
enexaminant leurs | disheyar. kaïzenn-marr. meaz-kear. 
dérivés et leurs dislar, Y. | kann-loar. melar. 
pluriels. — cette | dislavar. kâr, melen-koar. 
terminaison offre : diepar. Kar larc.) Menez-Kalvar; g. 
très-peu de verbes, | diwar. karr. nocll-karr. 
mais beaucoup de : doar, Y.T. C. 1. Karr. mogedenn-Jdoar, Y. 
substantifs et d'ad-| douar. 1. kastell-karr. mouar, 1. 
jectifs. — À cette | dour-goular. katar. mouiar, Y. 2. 
série appartieut la | dour-iar. | kear. moull-karr. 
3° pers. sing. de | dour-melar. kein-ar-c'harr. nadoz-ear. 
l'indicatif des ver- | drouk-Jdouar. kestel-el-loar. oar, T. 1. 
bes terminés à l'in- ! ear. 1. keuner:d-douar. ode-garr. 
finitif par ar, ara, | egur, C. kever-doar, Y. ouar, V. 1. 
aralt, aret et arout. | ell-arar, Y.T. C. | ki-douar. pavtr-ar-c'harr. 
entruInar. | klin-gar. par. 
esgoar (anc.) 2. |! klosenn-gear. par. 
adar (anc.) espar, V. klouar. 1. pell-kar. 
Alar, n.n. far. kluiur, Y. 2. penn-a-gear. 
alar. fauscdar, C. klujar. penn-iar. 
ampar (anc.) flear. koar. 1. pennon-kear. 
ar. V. flemm-douar. Kobar. peoar, V. 2. 
arar. fluterik-ann-douar. | kof-gar. per-mar. 


arvar, foar. 1 ou 2. konnar, Y.T. C. peloar {anc.) 2, 


ARC 


pevar. 

niar, V. 1. 
pladenn-dovar. 
plasenn-ar-foar. 
prev-douar. 
prim-al-loar. 
puar, Y. 2. 
puferik-ann-douar 
raz-sklear. 
riolenn-garr, Y. 
rollec’h-karr. 
roud-karr. 
safar. 

savar. 
savenn-douar. 
sistr-mar. 
skar. 

skarr. 

sklear. 1. 
sklear. 1. 

: Sklear, n. p. 1. 
skrabadennou-iar. 
soubenn-skiear. 
sparr. 

spegar. 
striz-douar. 
tachenn-gear. 
talar. 

talar. 
tapenn-dar, Y. 
tarar. 

tear. 1. 
ti-douar. 
ti-kear. 
toull-karr. 
tredar (anc.) 
trugar. 

var. 

Viktoar, D. H, 
vilar. 

War. 

war, T. 
war-var. 


ARCH 


Cette finale non 
gutturale se pro- 
ponce comme en 
français arche. 


fals-varch, Y. 
ARC'H 


Cette nale gut- 
turale u’a pas d'a- 


nalogue en fran- 
çais. Il faut l’en- 
tendre prononcer. 
Voy. la Notice sur 
la prononciation. 


abarc’h, Y. 


c'hoarc'h, V. 1. 
den-marc'h. 
diabarc'h, Y. 
diabarc'h, Y. 
divarc'h. 

garc’h, Y. 

harc'h, Y. 
houarn-marc'h. 
Kazarc'h. 
keuneuenn-garc'h. 


koarc'h, Y. 1. 
kouarc'h, Y, 1. 
kreac'h. 1. 
lost-marc'h. 
marc’h. 

marc'h. 
mor-varc'h. 
musc'hoarc'h,V. 2. 
palevarc'h, Y. 
palleno-varc’h. 
pao-marc'b. 
Penmarc'h: géogr. 
rag-arc’h. 
skaouarc'h. 2. 
Skarc’h, Y. 
taouarc'h, 2. 
tarc'h, Y. 
troad-marc’h. 
war-varc'h. 


ARD 


Cette finale se 
prononce .comme 
en français arde. 

Plusieurs des 
mots de cette caté- 
gorie ont des syno- 
nymes en art. 


ss 


bastard. 
bekard. 
bokard, Y. 
bombard, 


SPA 


bosard. 
boskard. V. 
bouillard. 
boulouard. 
brosard. 
deisiou-al-lard. 
duard. 2, 
enez-lard. 
ez-stard. 


gward. 
gwendard. 
gwennard. 
hanter-lard. 
hard (anc.) 
hud-glazard, C. 
kanfard. 
kinard. 
krak-vastard. 
krennard. 

lard. 

lard. 

Leonard ; géogr. 


Lok-Melar; géogr. 


loupard. 
maillard. 
mard (anr. 
melenard. 
mintard. 
mitard. 
moanard. 2. 
mor-lard. 
morlard. 
pedi-stard. 
pinard. 
pokard. 
richard, 
Robard, n. p. 
ruard, Y. 2. 
ruzard. 
sard, T. 
skanvelard. 
soudard. 
spazard. 
stard. 
stard. 
tevard. 
trubard. 


ARF 


693 


prononce comme 
en francais arfe. 


bart, hary. 
sparf. 
sparf. 


ARG 


Cette finale se 
prononce comme 
en français argue. 


diskarg. 
karg. 
larg. 
marg. 
marg. Y. 


ARGN 


kavargn. 
tavargn. 


ARJ 


Cette finale se 
prononce comme 
en français arje, 
arge. 


chari, Y. 
taol-skarj. 


ARK 


bark. 
lark. 
lark. 
park. 


ARL 


Cette finale 8° 
prononce comme 
en français arle. 


gwalenn-sparl. 
jarl (anc.) 1. 
jarl (anc.) 


jari. 
Cette finale se : sparl. 


694 TOK 
ARM toull-louarn. 
tre dearn. 3. 
arm. 
HAT, ARP 
Karn ({anc.) 
Cette finale se 
ARN prononce comme 
arpe en français. 
baron. — 
barn. harp. 
Dalouara, n. p. igoarp. 
daouarn. 2. sarp. 
darn. starp. 
dishouarn, 2. 
diskarn, B. ARPR 
diskouarn. 2. 
dour-houarn. marpr. 
goas-hoarn, T 
gouarn, Y. 1. 
gwaiarn. ARR. Voy.AR 
gwaremm-lousrn. 
gweled-barn, ARS 
n-skouarn. 
Bura np. Cette finale se 


hent-houarn. 
hoarn, Y. T. C. 1. 
houarn. 1. 
kadarn, C. 
karn. 
ken-houarn. 
koufr-houarn. 
koz-houarn. 
leo-varn. 
lez-varn. 
loarn, Y. 1. 
lost-Jouaro. 
louarn. 1. 
maill-bouarn. 
manek-houarop. 
Harn {anc.) 
neud-houarn. 
Padarn, n. p. 
pod-houarn, 
roched-houarn. 
Sifarn. 

Bivarn. 
skant-houarn. 
skarn, Y. C. 
Skarn. 
skarz-skouarn. 
skoarn, Y.T. C. 1. 
skoarn, Y. T. C. ii. 
skouaru, 1. 
skouarn, 1. 
starn. 

tavarn. 

tok houarn 


prononce ‘comme 
arce en français. 
La plupart des 
mots de cette ca- 
tégorie ont des sy- 
nonymes en arz. 


abars. 
bars. 
diabars, 
ebars. 
fars. 

fars. 

mars. 
palefars. 
palevars. 
tredemars. 


ARSCH 


Cette finale non 
gutturale se pro- 
nonce de la même 
manière qu'en 
français. 


skarsch (anc.) 1. 


ART 


Cette finale se 


AS 


prononre Comme 
arte eh français. 


Plusieurs mots 
de cette catégorie 
ont de8syLonymes 
eu drd, 
armpart. 
bekart, Y. 


boskart, Y. 
bouillart, Y. 2. 
bragart (anc 1 
Braspart: géugr. 
diskombart, Y. 
duart, V. 2. 
Filbart, n. p. 
kart 


kleiart, Y. 2. 
koart, V. 1. 
lart, V. 
mankart, V. 
mart (anc.) 
piaart, Y. 
richart, Y. 
ruart, V. 2. 
sart, T. 
sklipart, C. 


Plusieurs mots 
de cette catégorie 
ontdessynonymes 
en aro. 


barv. 
divarv. 
garv. 

garv. 

karv. 
maout-tarv. 
marv. 

tarv. 


ARZ 


Cette finale se 
prononce comme 
arze en français. 

La plupart des 
mots de celte ca- 


térorie ont des ay- 
Hun mes en ars. 


dart. 
darz. 
diaharz. 
diabars. 


- kraouenn-gars. 


mac'harit-ar-gars. 
marz. 
mean-hars. 
mean-tars. 
mont-ebarz. 
mouar-garz. 
mousc'hoarz. 2. 
Roparz, 0. p. 
silienn-garz. 
sSkarz. 
taol-c’hoarz. 
tarz. 

tars. 

tredemarz. 


AS, ASS 


Cette finale se 
prononce comme 
en français ace. 

Par suite de la 
faculté qu'a chaque 
écrivain  d’ortho- 
graphier à sa fa- 
Con, il en est qui 
préfèrent ax à as, 


GRA BEK 695 





et réciproque- | gurlas, V. mean-kaillastr. 
ment; il en est|gwall-gas. di palastr. 

ainsi dans tous les | Gwipavas; géogr. | enklask. plastr. 

dialectes, bien que | baras, V. enklask. 

cependant la ter- | hegas. AT 
minaison as soit | ien-sklas. l) 

la plus répandue | i Cette finale se 


aujourd'hui. Voyez 
ce qui est dit aux 
lettres 8 et Z, à 
mon Nouveau Dic- 
tionnaire, 1869. 


prononce comme 
en français aie. 
Beaucoup des mots 

1 suivent ont 

les synonymes en 

. Dans cette 
catégorie figurent 
un grand nombre 
de substantifs et 
d’adjectifs du dia- 
lecte de Vannes, 
lesquels  corres- 
pondent aux subs- 
tautifs et aux ad- 
Jectifs ad du 
dialecte de Léon. 
— Cette terminai- 
son est aussi celle 
d'un très grand 
nombre de verbes 
de tous les dfalec- 
tes. 





chas. Cetle finale se 
c'hoari-mil-ha-kas . prononce comme 
c'hoss. 1. sklas. aste en français. 
Daoulas; géogr. | tachenn-glas. — 

as. 











ankouat, T. 2. 
degas, V pis. dilast, V. HN (anc.) 
las (ane) L Liv fast. aükounaat. 4. 
Enr l Es 2 

roba. 8. K. 1 
digag. [a (nc. gour-c'hast, arc'hennat ane) 
dinas (anc.) Tobias, D. p. ka . 
drouk-sont-Weltas. | toull-las. sors comt. 
Kd faer bac'h-tillat, Y. 
r 9 badaillat, Y. 
eras Fu. balbouzat 
25 bnd ln bangounellat, C. 
Elus. trepas. bg , G. 
[AHA géog. argelat. 
Mas. 1 ou 2. 
fourgas. ASK 
frigas. 
pub arask. 
gas. Y. ask. 
Gelias, n. p. Barnabask, n. p. 
glas. bondrask. 








gras. dihabask. 


696 


bergesat. 
berraut. 
berrat, V. 
bianaat, 3. 
bideliat. 
hibanaat. 
biaiat, V. 2. 
blasaat. 
bleiuat, Y. 
blokat, Y. 
buestat, Y. 
blosat, V. 
bod-koat. 
boleat. 2. 
botez-koat. 
bouarat, Y. 2. 
boukaat. 
bourboutat, Y. 
bouzaraat. 
branellat. 
bransellat. 
brasaat. 
bratellat. 
bravaat. 
brec'hat, Y. 
brec'hatat, Y. 
brellat, Y. 
bretat, V. 
breugeuzat. 
breutaat (anc.) 
breuzat, T. 
brezelekaat. 
briataat. 8. 
brikellat, V. 
brixolat, C. 
brinbalat. 
bruchat. 
brouskuat, 
buanekuat (anc.) 
buxellat. 
butunat, T. 
chagellat, Y. 
Chagellat, Y. 
chakellat, V. 
chalpat. 
chaogat. 7. 
chaozellat. 3. 
charoñchat, Y. 
Chilipat. 
chilpat. 
chourikat, C. 
C'hoantaat, 3, 
c'houekäaat, 3. 
c'houeunat. 2. 
c’houervaat. 3. 
c'houesuat. 3. 
c’houibanat, 3. 
c'houirinat. 3. 


C'H 


c'houitellat. 3. 
c'huitellat, Y. 3. 
danzeat, V. 
daou-heskennat. 
daskiriat. 3. 
daskrignat. 
daskuiliat, 3. 
dere-mat, Y. 
devez-arat. 
dialanat. 
dic'haouat. 3. 
didostaat. 4. 
diekaat. 3. 
dielc'hat. 2. 


dielc’hat (aac.) 2. 


difaragoellat. 5. 


digalounekaat. 6. 


dinesaat. 4. 


diougrllat (anc. 3 


disgriat. 2. 
diskeat, V. 2. 
diskeiat, V. 3. 
diskrabat. 
diskrabellat. Y. 
diskrabellat, Y. 
dispac'hat. 
dispalafat,. 
dispara, 
dispeurat, Y. 
disteraat. 
ditirinat. 
divat (auc.) 
diveot, V. 1. 
diverraat. 
divezat, Y. 
divouzat, C. 
dizarat. 
dizouriat, V. 3. 
donaat. 3 
donv aat. 
dounaat. 
dousat, V. 
drask!-koat. 
duaat. 3. 
duat, Y. 

Chal. 

ebiat, V. 2, 
egarat, C. 
cilgeriat, C. 3. 
elvat, V. 
emzivat. 
enetat, Y. 
cuevat, Y. 
Enogat, 1. p. 
Enorat, n. p. 
esaat. 3. 
eubeul-koat. 
eurc'hat, C. 


KAZ 
evesaat. 3. gwac'hat. 
falc'bat. gwac'hat, Y. 
fallaat. gwarsat (anc.) 
fallat, V. N Wursaat. 
fallat (anc.) gwellaat. 
feskat, V. gwenvaat. 
flchetat, Y. gwenn-guat. 
filipat. gwerat, C. 
fistoulat. gwic’hat. 
flac’hat, Y. gwigourat. 
flaterat, Y. gwilc'hat. 
flipennat, G. gwipaat. 
flipat. gwipat. 
flippat. halanat. 
flippat, Y. banter-kofat, Y. 
flouraat. honter-truellat, Y. 


Polgoat: géog. 
foudouillat. Y. 
fourchat, Y. 
frankaat. 
freskaat, 

friat, Y. 2. 
furaat. 
furlukinat. 
gugillat, V. 
gagouillat. 
gallegat. 
gaoliat, 2. 
garvaal. 
geuiat, Y. ?. 
glaouat, Y. 2. 
glat, V. 
gloc'hat, Y. 
goac'hat. 2. 
goania. 3. 
gouat. 2. 
gouesaat. 3. 
gougal, V. 
gouiliat, V. 2. 
pourc'hejat, Y. 
gour-houat, Y. 
gouriat, Y. 
gourrisiat. 
gour-streat. 
grac’hellat. 
gragac'hat. 
gragaillat. 
grat. 

grataal, 

griat. | 
grigonsat. 
gristillat. 


groac'hellat, Y. 3. 


grommelat. 
yrounat, Y. 
grougousat,. 
grounnat, Y. 
grumuzat. 


| 
| 
| 


ha, Y. 

heslat. 2. 
beskennat. 
biaoueat, Y. 3. 
hibiliat, Y. 
bikat. 

biiligat. 
birraat. 
horellat. 
horellat. 
horjellat. 
houat, Y. 1. 
buduraat. 
huelaat. 3. 
Huelgoat: géogr. 
iac'haat. 3. 
jaouankaat, Z 
jaoneat, V. 
ibiliat. 
ienaat. 3. 
ihuelat, V. 
inbuelat, 3 
, izelaat. 

| jaogellat. 3. 
Joausaat. 4. 
jotat, V. 
käbalat. 
kabouillat. 
Kaeraat. 3. 
kaletaat. 
kalounekaat. 
kalveat, Y. 
kaoat, Y. 2. 
kardellat, V. 
karreat. 
karrikellat. 
kasaat. 
kaskalat. 
kaskarat. 
Kat, T. 
kavaillat. 
kazek-koat. 


KRO | SIO 697 


kaz-koat. kuezedikat (anc.) 1 merc'h:t, Y. pinsat. 
kefalekaat. kuitaat. merdeat (anc.) pinvidikeat. 
kefelek-koat, kuitat, Y. merrat, V. piuikat, Y. 3. 
keiat, V, 2. kunaat. mezrkaat. plenuat, C. 
keladuriat. kuvat, C. miutrat (anc.) Ploezat ; géogr. 
kentrat, Y. kuzat. mitiniat, V. Plouescat: géogr. 
keraat. kozulat, G. moalaat. 3. pobat, Y. 
herc'hat. labenpat. moelat, V. 2. poellat. 

kerdat, Y. labourat. moanaat, 3. polinat, V. 
kergat, Y. lagat, Y. moenat, V. 2. porc'hat (anc.) 
Kernabat; géogr. | lakaat. mont-war-ledanaat | portezat. 
kibellat. lakat, Y. mousat, C. poulc'hat, V. 
kibriat, Y. lammedikaat. morgat. pounneraat. 
kignat. lamponat, C. Morgat ; géogr. prat. 

kilc’hat. lanireat. 2. musat, V. prev-koat. 
killek-koat. laockaat. 3. musat, V. prietaat, 3. 
kilviziat. laouenaat, 4. peat. pucha, 
klabousat. lartaat. nec'hiat, Y. pullucbat. 

' klanouat, Y. leat (anc.) 1. negat, Y. puraat. 
klanvaat. ledanaat. neic'hiat, V. 2. rabinat. 
klaouat, Y. 2. lenat, V. nermat (anc.) ragachat. 
kleat, Y. 1. lentaat. pesaat. rakat. 
klemmichat. Leogat, 2. p. netaat. raklat. 
klimischat (anc.) | Leskoat: géog. nizat. ranvat. 
kloc'hat. leviat, Y. 2. noellat. 2. rastellat. 
kloc'hat, Y. lezirekaat. nozvesiat. rat. 
klouaraat. 3. lidourat. palarat. razaillat. 
Klouerat, V. 2. limpat, V. palat. reisaat. 3. 
kludat, V. lipat. paluc'hat. rennat, T. 
koagat. 2. livat. paluc'hat. reu flat (anc.) 
koantaat. 3. loerat, Y. 2. paolleviat. riat, 1. 
koarat, C. 2. loerat, V. 2. paouraat. 3. ribotat. 
koat, 1. lotat, V. 2. parat, riboulat. 
koerat, Y. 9. lonsat, Y. pasaat. richanat. 
kornigellat. loudouraat. pasat, Y. richonat. 
korollat, Y. G. loueriat, Y. 2. pat, Y. ridellat. 
korronkat, C. loufat. paterat. rigolat, Y. 
kurvigellat, G. maosat. 3. peellat, V. 3. rigouignat, Y. 
kosaat, 3. marc'hat, Y. peliat. rimiat (anc.) 
koublat, V. marc’hekaat. peilaat. rinchauat. 
kougat, V. marc'h-koat. pempat, C. rinkat. 
kounaat (anc.) marekaat. Penfrat; géogr. rinkinat. 
kovesaat. marezat, Y. pengoat. 2. riotat. 2. 
krafat. marmouzat. pennat (anc.) risiat. 
krainchat. marrat. penseliat. risiat. 
kraouat, Y. marvaillat. peoc'haat. 3. roc'bat. 
kreaat. mât, V. -| pesavat. rouesaat. 3. 
krenvat. mec'hekat, Y. pessiat (anc.) roujat, Y. 2. 
kretuat. medat, V. peurat, Y. rousaat. 
kreuiat, V. molat, Y. 2. pezellaat. ruskat, V. 
krevaat. meinaat. 3, piaouat, C. 8ac'hat, Y. 
kribat. melenaat. pigellat. safarat, Y. C. 
krifinat. mellat. pigoat. sakaat. 
krignat. menat. pigosat, N. Santelaat. 
kripat, C. mennat (anc.) pikat. sederaat, T. 
krosmolat. menpat. pilat. selesat, Y. 
krouerat. 2. merat Pilat; n. p. semplaat. 
krougousat. merc'hat, Y. pinouikat, Y. sioulaat, 3, 


698 


Skandalat, 
skannat, Ÿ. 
skañvaat. 
Skl L 
sklokat. 
skodennat, G. 
skopat, Y. 
skopitellat, V. 
skoulat, G. 
skoulat (anc.) 
skourrat. 
Skrabat, 
soliat, V. 
soroc hat. 
sotaat. 
sotat, Y. 
soublaat. 
soulat, Y. 

T 








SL T. 
inant, V. 
L. 





suiat, C. 2 
taladuriat. 
talmat. 
tanaoaat. 4. 
tanoaat. 3. 
tarlaskat. 
tat, V. 
tatouillat, Y. 
tearaat. 3. 
feat, V. 1. 
teneraat. 
teosat. 3. 
teoualaat, T. 4. 
terskiriat. 
teskat, Y. 
tevaat. 
tevalaat. 
fezalat, Y. 
tiat, Y. 1 
tiekaat. 3. 
timat, Y. 
toc'hat, C. 
toc'hatat, Y. 
toc'horaat. 


toekennat, V. 3. 


toezatat, V 
tokennat, V. 
tonkat. 
tornikellat, V. 
Hostaat. 


TOS 


toupennat, V. 
trabas 





tretat, 
treutaat, 3. 
treuz-koat 
troat, V. 
troszigellat. 4. 
truellat, Y. 
trogarekaat. 
tuirguat. 
turc'hat. 
turiat. 2. 
turieliat, Y. 
uc'helaat, C. 4. 
vilaat. 





ATH 
bath. 


AU 


Cette finale se 
prononce de la 
même manière 
qu'en français ;elle 
est très-ancienne. 
Quelques auteurs 
préfèrent 6. Ainsi, 
ils écrivent aid. au 
lieu de atau. 





arzau, Y. 
atau, Y. 
brau, Y 
dessau, Y. 
dibau, V. 
dilau, Y. 


du, V. 
goulieau (anc.) 3. 
lan, Y. 

laau (anc.) 

mau (anc.) 

nau, V. 

Sen, 2. 

pau, 

sau, Y. 

Skau. 
skourrat-glau, V. 
suau, V. 2. 
tulau. 

Yau (ano.) 








Cette finale non 
gutturale se pro- 
nonce de la même 
manière qu'en 
français du 3.42 


sauch. 


AUCH 


Cette finale gat- 
turale est sans 
analogue dans le 
français. 


kauo'b. 


AUD 


Cette finale s6 
prononce comme 
aude en français. 


hand, Y. 
baud, Y. 
ribaud. 


AUS 
Cette finale se 


prononce comme 
en français auge. 


dijau, Y. 
AUK 
arauk, V. 
avel-kornauk, CG. 
erauk, Y. 


AUL 
Cette finale se 





prononce comme 
en français aule. 





Cette. finale se 
prononce comme 
en français awsse. 
Ces mots ont des 
synonymes en 
aux. 






)enaur 
E Ñ 


lausk, V. T. C. 
AUST 


Cette finale se 
prononce cumme 
en français auste. 


doar-fraust, V. 
eaust, V. 1. 
fraust, V. T. C. 


AV 
AUSTR ansay 
bar. 
klaustr. bav, V 
pra 
darc'hav 
AUT diansav 
Cette finale, du qour bay 
dialecte de Vannes, | ne. 
se prononce COM- | fae 
me en français | rac 
aute. Quelques | Lay T 
vent 0, of. hav. 
— har, Y. Ù 
aut, V. T. 0. IST 
haut (906.1) klay 
dibaut, Y. kray 
guiaut Y. 2. Kray. 
faut, V. 1. pag 
kaut, Y. T.C. oriav. 2. 
Jaut (anc.) pay. 
pant, Y.T. G. ta. 
prissaut, V. sav 
skaut, Y.T. C. skav 
Staut, V.T.C. skrav. 
Strebaut, Y. skoav. 1 
tanav. 
AUTR tav. 
treskav 
pautr, V. T. G. 1. 
AVL 
AUZ 
gavi. 
Cette finale se 
prononce comme AVR 
auxe en français. 
Les mots qui sui- | bouchik-gavr. 
vent ont des syno- | gavr. 
pymes en aus. gavr. 
ns lamm-gavr. 
leaz-gavr. 
baus, Y. T.G. menn-gavr. 
fauz, Y. T. C, 
penau, Y.T. C. 
sauz, V. T. C. AZ 
Cette finale se 
AV prononce come 
axe en français. — 


Cette finale se 
prononce comme 
ate en français. 
Beaucoup de mots 
de cette série ont 


des synonymes en 


ao et en af. 


Beaucoup de mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
as, par la raison 
que l'orthographe 
bretonne n'étant 
soumise: à aucune 


GUR 


règle, il est des 
ecrivains qui pré- 
fèrent la termi- 
naison as à la 
terminaison as. 
Toutefois, cette 
dernière est la plus 
répandue. En Van- 
nes, on préfère la 
terminaison en as; 
soit pour les subs- 
tantifs, soit pour 


600 


breur-leaz. 
brudek-brâz. 
c'hoalenn-vi As. 
c'hosr-leaz. 
c'hoart - pil - pe- 
gros. 
c'hoaz. 1. 
c'houil-giât. 
dantik-leas. 
dastaz. 
deaz. 1. 
dem-c'hlâz. 


les adjectifs et les | diaveaz. 3: 


verbes. diaveas. 3. 
; Dans cette série, ie d 
gure la 3° . | dieaz. 2. 
du sing. du Fete. dinoaz, 2. 
rit, comme ana- | diskoas; 2. 
vezar, reas, eto.; | divlas. 
et la 3° pers. sing. | ditoasz, 2. 
de l'indicatif des | divras. 
verbes en azsa à | dour-brâs. 
l'ivfnitif. dour-leaz. 
_ dour-res. 
eaz. 1. 
allas! eaz. 1. 
Ambroas, n. p. eas. 1. 
amgroas, ?. ec’hoas, 2. 
arc'hoas, T. C. 2. | egaz. 
ar re c'hlas, elaz. 
arwaz. Elias, 0. p. 
asglas. e-meas. 
a-viskoas. 3. emlaz (anc.) 
a-vras. Enez-Vas; géogr. 
az. enfeas. 
a-ziaveag. 4, enn-noas. 
bara-kraz. er-meas. 
baraz. e-skoas. 
barner-brâs. favas. 
barraz. tent. 1. 
bataraz. fles-glaz. 
bas. fourn-ras. 
bek-brâz. Trent, 
benuaz. freaz. 1 
biskoas. 2. frens. ! 
blâz. ganaz. 
Bleas, n. p. gaz! 
bloas. 1. Geltas, n. p. 
boas. |. gläz. 
boat. 1. glâz. 
boked-leas. gloas. 1. 
bokejou - ar - st@= | goez. 1. 
renn-vräs. golfas (anrc.) 
bouk-trees. golvas. 
bragoù-bras. goulaz. 
brao-bras. grisiag. 
bras. gup-brat. 
briz. gurlas, Y. 


700 LOU 

gwalas. louzou Kraonn. 
&gwasteil-krss. Lukaz, n. p. 
gwas. malluz. 

. mean-glâs. 
gwäz, pire. meaz. |. 
gwaz! exclama- | meat. 1. 

tion. meltas, C. 

ele-reas mor-brés. 

nter-goas. mor-c'hss. 
banter-vloss. mor-ges. 
begas. mor-Wäs. 
hegas. mouden-gläs. 
henoas. 3. poa, 1. 
jeotenn-gläs. Oan-leasz. ?. 
jusas. Oss. 1. 
Jadas, D. p. . 
kadranas. paour-kesz. 
kaerell-vrâs. pas-eas. 
kampr-e8s. pL, 
Kanol-Vaz; géogr. | pas-brês, Y. 
käz. penn-bâs. 
Kent, 1. poas. 1. 
kellees, 1. Pontekroas; géog. 
Keroulas; géogr. | porc'hellik-leas. 
killek-spâs. pri-râs. 
klas. ramskoas, 2 
kof-brâs. râs. 
kolas, n. p. Hi. 
korf-noas. râs. 
kountell-]âs. râs. 
kraouenn-glâäs. reas, 1 
kravaz. seaz. | 
Krai. sin-ar-groaz. 
kreun-vâêz. sioaz. 2. 
kroaz. 1. siouaz, 2. 
kroc’'henn-glâz. sivoaz, T. 2. 
lamm-groas. skoaz. 1. 
lanfcaz. 2. spâz. 
laz. taol-iuzas. 
laz. targäz. 
leaz. 1 tenn-kroaz. 
leaz-glaz. teod-kâz. 
legestr-ann-douar- | ti-gläz. 

bräz. toaz. 


limadenn-ar-c'haz. 
linadenn-c'hrisiaz. 
loa-leas. 
lorganaz. 
lounk-treas. 
louzaouen-al-leas. 
louzaouenn - ann- 
elaz. 
louzaouenn - ar- 
groaz. 
louzaouenn - ar- 
c'hai. 
louzaouenn = àr- 
pas. 


Tobiaz, D. p. 
Tomaz, n. D, 
toull-kaz. 
treas. 1. 
(roas. 1. 
warc'hoaz. 
Weltaz, n. p. 
Zakariaz, n. D. 


AZL 


hoaz) (anc.) 1. 
oazi (anc.) 1. 


TAC 
AZR BU 
azr (anc.) babu. 
kazr (anc.) KA load 
pg, forba. 
B fubu. 
bE fanc.) 
BA T ; GéEr. 
aba. G 
Barba, n. p. 
distrobe. CHA 
lousaouenn = san- 
tes-Barba. Cette finals non 
8kuba. gutturale se pro- 
soupe nonce de la même 
stroba. panière qu'en 
stropa. 
toulbaba. — 
BE bacha (anc.) 
choucha. 
Cette finale se aibourcha. 
TOE Cine © | dihincha. 
S Tangats. dijoucha. 
— dvoucha. 
izoucha. 
ge p. fals-varcha, C. 
bé. feurcha. 
dube, C. , cha. 
treDe Ve TC. frboucha. 
flancha. 
BI facha, G. 
furcha. 
aloubi, C. T. hincha. 
belbi (anc.) kivicha. 
berlobl, Y. kiucha. 
ar IN 
dribi. leha Y . 
e-belbi. moucha. 
eskerbi, C. nicha. 
enebi. percha. 
eubi (anc.) pucha. 
pibi (anc.) rm 
ragacha. 
BO ragaicha (ragècha' 
goucha. 
aiebo, B. 3. sucha. 
bo, vo (bezo, veso, | tacha. 


torcha. 
trincha. 
trucha (anc.) 
urcha (anc.) 


C'HA 


Cette finale gut- 
turale n’a pas d'a- 
palogue en fran- 
çais pour la pro- 
nonciation. Il faut 
l'entendre pronon- 
cer. Voy. c’h dans 
la Notice sur la 
prononciation. 


ac'ha) 
bizac’ha. 
boulc'ha. 
broutac'ha. 
dibourc'ha. 
dic’ha, 
dielc’ha. 2. 
difelc'ha. 
diflac’ha. 
diflac'ha. 
digaoc'ha. 3, 
digôc'ha. 
dispac’ha. 
divarc'ha. 
divarc'ha, 
divarc'ha. 
dizac’ha. 
dizac’ha. 
dizec'h. 
diz1alc'ha, 3. 


grac'ha. 
groac'ha, V.T.C.2. 
gwic'ha. 
hoc’ha. 
louc'ha. 2. 
kazarc'ha. 
kerc'’ha. 
kloc'ha. 
koanhoc'ha. 
konoc’ha. 
kouilc'ha. 2. 
lac'ha, C. 
louc'ha. 
luc'ha. 
luic’ha. 
mac'ha. 
marc'ha. 


— 701 — 


marc'ha. 
moc'ha. 
oc’ha. 

oc’ha. 
paluc’ha. 
pourc’ha. 
roc'ha. 
sac'ha. 
sac'ha. 
sarac'ha. 
sec’ha. 
sorc'ha (anc). 
soroc'ha. 
souc'ha. 
spinac'ha. 
stambouc'ha. 
tourc’ha. 
trouc'ha. 
turc'ha. 
urc'ha. 


CHE 


Cette finale got- 
turale n’a pas d’a- 
palogue en fran- 
çais pour la pro- 
nonciation. Voy. la 
Notice sur la pro- 
nonciation. 


gourc'he. 
leurc'he, Y. 2. 


CHI 


Cette finale se 
prononce de la 
même manière 
qu’en français. 


gregechi. 
kouchi. 
ragachi. 
trelachi. 


CHI 


Cette finale gut- 
turale n’a pas d'a- 
d'analogue en 
français pour la 
prononciation. 
Voy. la Notice sur 
la prononciation. 


asrec'hi. 
dazorc'hi. 
dilec'hi. 
gourlerc'hi. 
gwalc’hi. 
bemolc’hi (anc.) 
herberc'hi. 
kazarc'hi. 
kendrec'hi). 
koc’hi. 
leuc’hi. 
louic’hi. 2. 
louzaouenn- ar- 
c'hi 


mec'hi. 
menec’hi. 
mouilc'hi, 2. 
pec'h), 


pec'hi. | 
poull-da-walc'hi. 
rec’hi. 

trec'hi (anc.) 
reverc'hi, Y. 
sinuc'hi. 


steredenn-ar-C'hi. 
(rec'h), 


CHO 


Cette finale non 
gutturale se pru- 
nonce de la même 
manière qu’en 
trançais. 


a-wecho, T. 


C'HO 


Cette finale gut- 
turale n’a pas d’a- 
nalogue en fran- 

ais. Voyez la 
otice sur la pro- 
nonciation. 


divarc'’ho, C. 


CHU 


Cette finale non 
gutturale se pro- 
nonce de la même 
manière qu'en 
français. 


echu. Ar guin-echu 
ichu, G, 


CHU 


Cette finale gat- 
turale n'a pas d'a- 
nalogue en fran- 

ais. Voyez la 
otice sur la pro- 
aonciation. 


Koc'hu, 


D 
DA 


ada ! 

Aloida, n. p. 4. 
ambrida, 
bada (anc.) 
bagenoda (anc.) 
bleuda. 
bloda, C. 
boda. 
bogoda. 
bourda. 
brennida. 
brida. 
brouda. 
bruda. 
cheda (anc.) 
c'houeda. 2. 
da. 

dâ, C. 
daleda (anc.) 
daslarda. 
deisiada. 3. 
diaveda. 
dibrada. 
dic’hruda. 
dideoda. 3. 
didroada. 3. 
digluda. 
diheuda. 
dijaveda. 
dilarda. 
dioda. 
diroda. 
disgwea. 2. 
diskuda. 
distarda. 
distrada. 
distrida. 
distroada. 3. 


89 


divoada. 3. 
divoeda, 3. 
divorseda. 
divrida. 
divruda. 
diwada. 
diwea. 9. 
drikeda. 
eil-hada. 
embouda. 
eo-da ! 
farda. 
farda. 
floda (anc.) 


gada. 
geida. 2 (gebida). 


Glauda, n. p. 
gluda. 


huanada, 4. 
huda. 

hueda (anc.) 3. 
ja da! 


ibouda. 
ibouda. 
inkarda. 
Iolanda, n. p. 
kabrida. 
kakuada. 4. 
kabrida. 
kannada. 

. kefiada. 
keida. 2. 
keida (anc.) 2. 
kellida. 
kimiada. 
klikeda. 
Kloada, n. p. 
kloueda. 2. 
kluda. 

kluda. 

koada. 2. 
kunuda. 
kusiada. 
Landeda: géogr. 
larda. 

leda. 

lida. 

likeda. 

Loida, n. p. 3. 
louviada. 


— 702 — 


minvrouda. 
muda. 
nann-da! 
pensada. 
pessiada {anc.) 
plada. 
riboda. 
roueda. 2. 
Tuda. 

sada, C. 
simiada. 3. 
simuda, B. 
skeda. 
skoda. 
starda. 
strada. 
talrida. 
tammoloda. 
tarinada (anc.) 
tersada. 
troada. 2. 


DE 


Cette finale se 
prononce comme 
| dé en francais. 


abarde, T. C. 
bade v. T. C. 


de, Y.T. C. 
diberde, Y. 
drouk-sant- Vode. 
goleu-de, Y. 
goude. 
bande, Y. 
klouskoude, Y 
koulskoude. 
kouskoude. 
malarde, Y. 
oade, Y. 2. 
ode. 

sede. 

trede. 


DI 


abenn-kefridi. 
ambleudi. 
anouedi, C. 3. 
argadi. 
argudi. 
arnodi, T. 


atredi. 


boed- houidi. 


bolodi. 
borodi, C. 
borrodi. 
breugeudi. 
bugadi. 


. deouidi, 3. 


dervez- skidi. 


devez-skidi. 
di. 

di (anc.) 

di. 


diatredi. 
dibeanadi. 
digaledi. 
dilouadi,. 
diodi. 
diodi. 
diskredi. 
disneudi. 
divogedi. 
divoredi. 
divorenni,. 
diweledi. 
dre-gefridi. 
dridi. 
drouk-pidi. 
dudi. 


erbedi. 
euredi, C. 
evodi, C. 
fagodi. 
foultradi. 
gobodi. 
gwalennadi. 
gwaskedi. 
gweledi. 
gwerzidi. 
gwilioudi. 
hirvoudi. 
hogedi. 
houidi. 2. 
huanadi. 
hudi (eng. 1 
(ROL, Ç 
jedi. 


kaledi. 
kandi. 
kanndi. 
kaouledi, 3. 
Kard), 
karr-di, 
kefridi. 


menaouedi. 4. 
meuleudi. 
meulodi, T. 
minaouedi. 4. 
mogedi. 
morc'hedi. 
morc'hedi, C. 
moredi. 
munudi. 
nodi. 

nodi (anc.) 
ogedi. 

oriadi. 3. 
paredi. 

pedl. 
pennadi. 
pensaudi. 
pensodi. 
permedi, Y. 


pidi. 

poelladi (anc.) 
pompadi. 
prevedi. 
preveudi. 
redi. 

redi. 

reudi, 2. 
sec'hedi. 
simudi. 

skedi. 

skidi. 
stalarmardi. C. 


sulbedi. 
tiik- . 
reid V. 2. 
trendi. 2. 
tridi. 
trubardi. 
Tudi, n. p. 


DO 


asdô, C. 

had-d6, C. 

kredo. 

louzaouenn-drouk- 
sant-Kado. 

mado, T. 

mordo. 

Predo; n. pr. 

rodo, C. 

War-vordo. 


DU 


galldu, galdu. 
gwiniz-dù. 
hudu. 
inam-dû. 
indu. C. 
kaol-dù. 
kastillez-dû. 
kerdà. 
keverdü, Y. 
ki-dû. 
kondu. 
kundu. 
liou-dû. 
louzou-tù-pe-dû. 
ludu. 


ludu-dû. 
mean- dù. 
naoun-dû. 
peus dû. + 
oull-dû ; géogr. 
skaot-dû. 9 
spern-dû. 
sukr-dû. 
ter-dù. 
war-dû, T. 


— 703 — 












E Lea nc.) 
Oea, L, 2. 
Cette lettre, | landrea. 
quand elle est f- | levea. 
pale ou fin de syl-| melrea, C 
labe, se prononce | nea. 
comme en français | Otrea, T 
é. — Cette termi- | paea. 2. 
naison est celle de | paolea. 2 
beaucoup de subs- | parea. 
tantifs, d'adjectifs | pasea, C 
et d’adverbes; elle | penseg. 
ne renferme qu'un | rambrea 
très-petit nombre | Renea, n. p. 
de verbes. rhea (anc.) 
saouresa. 2. 
saures. 
EA sea. 1. 
Prononces com- Lac L L + 
me éa en français; ann 19 
eaest une des Jia toea (anc.) 2. 
tongues breton- 
nes. 
. Prononcez com- 
AD ARS D PS3 l ahe sn français. 
lfea. T Plusieurs mots 
alfea, T. 2. 
apaouea. 4. de cette série ont 
aotrea, C. 3. des synonymes en 
azea, C. 2. ep. 
blouea. 2. — 
braea. 2. eneb. 
brea. 1. leb. 
daea. 2. glueb, Y. 1. 
das. 3. gour-moereb. 8. 
ifarlea. eb. 
difrea. 2. keneb, 
diskaea, 3. moereb. 2. 
aid mouereb. 2. 
: neb. 
Dorotea, n. p. peb. 
dupe (anc.) preseb, C. 
esmaea (anc.) 3. 
flea. EBR 
ojea. 
goarea, C. 2. berr-kébr 
be ka. 
gourc'hea. DE 
gwarea, C. 2. per 
gwea. 
jaodrea. 3. ECH 
kaeu. 2. 
kantrea, T. Cette finale non 
karrea. gutturale se pro- 
karrea. nonce comme èche | 


kea, T. C. 





en français. 


krichenech. Y. 
lêch. 


loeniechb. 
luhecb, T. 
madelech, Y. 


ECH 


* Cette finale gut- 
turale est sans ana- 
logue en français. 

Voyez c'h dans 
la Notice sur la 
prononciation. 

Beaucoup de 
mots de cette sé- 
rie ont en Léon, 
Tréguier et Cor- 
nouaille des syno- 
nymes en es. 


amisegec'h, Y. 
ankounec'b. 
anpec’h, Y. 
a-n0zec'b, Y. 
argarc'hidigec'b,Y. 
arwaregec'h, Y. 
askouec'h, V. 2. 
asrec'h. 
atahinerec’h, Y. 
badaillerec'b, Y. 
bannec'h. T. 
bannerec'h, Y. 
bec'h, V. T. C. 
bec'hinerec'h, Y. 
Benec'h, n. p. 
beanoec'h, Y. 2. 
berterec'h, Y. 
bleouec’h, Y. 2. 
bloserec'h, V. 
boserec'h. 
bouec’h, Y. 1. 


brac'hellerec’h, 1. 
brech, V.T. C. 





dour-lec'h, X T L 
druierec' K Y 


ec'h, V. 
e-lec'h, V. T. C. 








louec’ 
Goaregec'h, Y. 
goec'h, V. 1. 
gouclec'h, C. 2. 
grec'h. 

Grec'h, Y. 
groec'h, V. 1. 
gunec'h, Y. 
gvaregec'h, Y. 
hañvaledigec'b, Y. 
hec'h, T. 

hec'h. 

hen-nec’h, V. 
hirrec'h, Y. 
hudurec'h, V. 
kac'h-lec'b, V. 
kalverec'b, Y. 








kibellec'h (anc. 1) 
klin-brec'h, V. 
knec'b ane.) 
knec'h, T. 








— 704 — 


koec’berez, V. 3. 
kaen-lec’h, Y. 
kouec’h, V. 1. 
kramponec'h, V. 2. 
Krec'h, T. C. 
Krec'h ane) 
kroaz-lec’h. 

lec'h, V.T. C. 
lec’h-lec’h, V.T. C. 
hvrec'b, Y. 
lonec'h, T. 
lorberec'h, V. 
lounec’h, T. 
mannouserec’b, Y. 
marc'hallec'h, Y. 
mec'b, Y. 

mec'b. 

mell-lec'h, Y. 
miannerec'h, Y. 
moliec'h, Y. 
mouc'herec’h, Y. 








oc hec'h, Y. 
ozc'h. 
péc'h, V. T. n 
pelec'h, V.T. C. 
perouec’h, V. 2. 
pinouidigec'b,V. 4. 
poec'h, V. 1. 
tec'h. 

rec'h (anc.) 
rollec'h lane) 
rouanñtelec'h, 
sec'h, V. T. C. 
skouec'h, V. 1. 








staut-lec'h, V 
strec'h, V. 
striouerec'h, V. 3. 
tan-lec’h. 





Iremen a h, 





vogannerec 1. 


Prononcez cOm- 
me dde en français. 

Cette série ren- 
ferme tous les 
nombres ordinaux 
et une grande 
quantité de subs- 
tantifs. Elle ne 
contient qu'un 
TE nombre 

h et 

d'adverbes. pe 

La terminaison 
ed est, en Léon, en 
Cornouaille et en 
Tréguier, celle 
d’uue foule de plu- 
riels d'êtres ani- 
més, comme ane- 
valed, des ani- 
maux / merc'hed. 
des fémmes. Ces 
pluriels sont en et 
en Vannes et dans 
quelques autres 
localités. 

Au milieu du 
siècle dernier, la 
terminaison ed 
était encore fort 
peu répandue, 
mais aujourd'hui 
elle domine pour 
les pluricls. 


a-bed, T. 
abred. 
addoed (ane) 2. 


amoued, V. 2. 
anoued, V. C. 2. 
arched. 
arc'hañt-hed. 
arc'heskopted. 
argoed, Y. 2. 
argoured, Y. 
asied. 

aspled, C 








bramm-roûsed. 
braoued, V. 2. 





briz-kleñved. 
broued. 1. 
bruched. 
buared. 2. 
butun-moged. 
chapeled. 
chemed. 
c'houec'hved. 2. 
œhouezekved, 3. 
daou-ugeñtred. 4. 
daous koù. 3. 
dared. 
darempred. 
darempred, Y. 
daved. Y. T. 
dekved. 

den e-bed. 
denved. 

deved. 
devez-kerzcd. 
diugonded. 
diarred, C. 
dibarfed. C. 
dibarfeded, C. 
dibec'hed. 


died (866.11. 
dievezded. 
difed (anc.) 
diforchted. 
difred, C. 
dinerzded. 
diskréd. 
dislealded. 3. 
disleberded. 
displed. 
dived, C. 
diveéd, C. 3. 
divoéd, C. 2. 
divorc'hed, Y. 


droged, C. 
droug-atred. 


drouk-spered. 


e-béd 


embroued. 9. 


euruzded. 3. 


7" evuruzded. 
fals-doueed. 3. 


fealded. 2. 
fest-eured. 
flakded, C. 
fléd, C 
fourn-réd. 
fured. 
garded (anc.) 
garmeled, Y. 


glaoued. 2. 
gléd (anc.) 
gobed, Y. 
goed, Y. 1. 
goeled. 2. 


— 7% — 


golc’hed. 
gored. 

gored, V. 
gorriked, 
gourc'hed, Y. 
gouréd. 
gour-héd. 
griped. 
gwasked. 
gwasked, Y. 


gwastell-oaled. 4. 


gwazied. 
gwaz-réd. 


gweach e-béd. 3. 


gweled. 
gweled. 
Gwened: géogr. 


Gwenned; géogr. 


gwentr-réd. 
gwerc'hed, Y. 
gwerc'hted. 
gwesped. 
gwigned. 
gwimeled. 
had-pesked. 
bani béd, Y. 
banter-voéd. 3. 
hav-abred. 
héd. 

hed. 

héd. 
héd-da-héd. 
bep mar e-béd. 
hoù sked, 
Herried, n. pr. 
besked. 
hinged. 

hini e-béd. 
hoged. 
buel-moged. 3. 
iec'hed. 2. 


iell-ed. Voy. tell, 


8. M. 

ilboéd. 

inged. 

jaloded, Y. 

Janned, n. pr. 

javed. 

jéd. 

jéd. 

oausded. 3. 
abestr-eured. 

kador-réd. 

kaled. 

kammed, Y. T. 

ksmmed. 

kanived. 

kantved. 


kaouad-klenved. 
kaoued. 2. 
kaouled. 2. 
kaouled. 2. 
kavell-pesked. 
keded. 

kehoed (ane.) 2. 
kempred. 
ken-abred. 
kened. 
kent-héd. 
kentred. 

keoed (auc.) 2. 
kerzed. 

keved, Y. 7 
kevred, Y. 
ki-denved. 
ki-réd. 
klavued. 2. 
Lienved. 
kleved. 

kliked. 
kloched, C. 
kloued, L. 
koat-méd. 
koered, Y. 2. 
kof-braoued. 3. 
koked, C. 


Kousked. 


livastred. 

lized. 

lizidanded, Y. 

lost-héd. 

loned. 1. 

loued, 1. 

lousaouenu-ann- 
darvoed. 

louzaouenn-ann- 
denved. 

louzaouenn-ann- 
dreinded. 

louzaouenn-ar- 
gwennelied. 

louzaouenn-ar- 
c'housked. 

luc'hed. 


luged. 
marc'h-hesked. 
marc'h-réd. 
mare e-béd. 
med, V. 
mein-boéd. 
mensoued. 3. 
mened (anc.) 
merc'hed. 
meurbed. 
meuz-boéd. 
miled, C. 
milved. 
minaoued. 3. 
moged. 
morc'hed. 
morc'hed, Y. 
morc'hed, T. 
mored. 
morgousked. 
morzed. 
mouched, C. 
Naoned; géogr. 
naontekved. 3. 
Naouned; géogr. 
naousped. 2. 
pared. 

ned, Y, 
pepréd. 
nesanded. 
noed. 1. 
nouéd. 1. 
nousped. 
oaled. 2. 
oc’haned, T. 
oedd (anc.) 1. 
oferenn-bred. 
oged. 

orged. 

oued. 1. 
paliked. 
paneved. | 
paotr-ann-denved. 
parfed, Y. 
parfedded, Y. 
pateled. 
pec'hed. 

péd. 

ped {anc.) 
pedd {anc.) 
pederved. 
pedved. 
pempved. 
pemzek ved. 
pened (anc. 
penuad-réd. 
penn-éd. 


peurgedged, T. 


— 706 — 


pevarded. ti-fourn-réd. Josef, n. p. stegn, stiga. 
pevarzekved. tired. kéf. D, Y. 
pire hiriuded. torfed. av Ke. ( ng 
. torgammed, Y. ezef (anc. 

Hie, G.T aaa ea géoe EGR 
porche tourked. anlel ; . gwegr. 
préd. tra e-béd. léf (anc). in-eRr. 
Pr ed tréd. à nef. Let swIn-egr 
préd- . tregontved. penn-kef. 
predh (anc.) treinded. 2. roueff (anc.) 1. ET 
prenv-ann-0aled. | trinded, V. T.C. | rueff (anc.) 1. 
pried. triouec’hved. 3. | steff, Y Cette finale se 
profed. trived. teff (anc.) prononce comme 
re-abred trizekved. L éhi en français. 
rebed. tro-vered. tréf. Cette terminaison 
réd. uc'helded, C. 3. appartient presque 
réd. ugentved. 
réd. unnekved. . EFF. Voy. EF des verbes. Ki est 
réd. varled. EFN une diphtongue. 
reed. 7 c vuelded (anc.) 2. — 
regr war-héd. 
regred, Y war-n-héd. kefn (anc.) blei, V. T. C. 1. 
reked. war-zarbed. dichei, C. 2. 
reked, Y. EG distei. 2. 
rifed. EE distrei. 2. 
roched. Cette finale se | diveurei, Y. 3. 
rodoed (anc.) prononce comme | dizolei. 3. 
roled. Cette finale se | ègue en français. | enoei. 3. 
roiled. prononce comme | Plusieurs mots de | foei! 2. 
roued. 1. en français éé. cette série ont des | gagei (anc.) 2. 
sac’h-boéd. 2. _ synonymes en ek. | golel. 2. 
sal-voed. 2. hel, V. T. C. 1. 
Santez-Anna-We- | pee, Y. 2. kei (anc.) 1. 

ned. YS Ué, L 0 L . 
sec’hed. : krei, Y. T. GC. 1. 
seitekved. EF, EFF bég. landrei, V. 2. 
seizved. beteg merdei. 2. 
seped, C. Cette terminai- | 8- mordei. 2. 
seurt e-béd. son était autrefois displég otrei, C. 2. 
sined. celle de beaucoup | disPlég- rei. 1. 
sivired- de mots qui, au- grég. roei, Q à. 
sked. jourd'hui, sont en a savetei. 3. 
skéd. vel en eñv, comme | Kountell-blég sei, V. T. C. 1. 
skloped. adrei kreg. skel. 1. 
skoéd. 1. __ kreg, Y. strol, C. 1. 
spered. maneg tei. L 
spléd, Y. adreff (anc. pég- trei. 1. 
stambred. beff (anc.) plég. troei, C. 2. 
8ted, Y. bleff (anc.) prezeg. 
steredenn-réd. distef. stleg, Y EIGN 
streoued, Y. 2. dref. en 
RIT, Y. |ét{ane) teol-blég. seign, Ÿ. 
tambred. enef (anc. tro-blég. 
taol-voéd. 2. etef. EILL . 
tarv-héd. ezef. EGN 
teirved. ezef. Cette finale se 
tied, C. gle (anc.) stegn. prononce comme 


dans les mots 
français relle. 
bouteille, Elle cor- 
respond à el mouil- 
lée de Le Gonidec. 


Sa 3 
apoueill. 3. 
freill. 1. 
konbi-freill. 


treill, C. 1. 
EJ 


Gelte finale se 
rOnonCe COMME 
Ue en français. 


hej. En 
ste). 


Plusieurs mots 
de cette catégorie 
ont des synony- 
mes en eg; d'au 
tres ont des syno- 
nymes en ok pour 
le dialecte de Cor- 
nouaille. 

Le monosyllabe 


sk. lorsqu'il est | Pl 


joint à un substan- 
tif, indique, à peu 
d'exceptions près, 
la possession d'un 
objet, d'un mal, ou 
d'une qualité bon- 
ne ou mauvaise. 
Ainsi skouarnek, 
qui a de grandes 
orailles (skouarn); 
radenek, abondant 
en fougère (raden). 
Voy. le mot sk au 
dictionnaire bre- 
ton ci-joint. 











lek. 
ahuelek, V. 1. 
amesek, 


aneouidek, V. 4. 


argoadek, 3. 
arouarek, Y. 3. 


baousek, Y. 2. 
bara-brennek. 


batek, Y. 
barouek, Y,T.C. 2. 
barrek. 


barrek. 
baruek, V. 2. 
barvek. 
barzounek. 
ar 
a7-pennek. 
bec’hek. 


benuek, V. 2. 
benvek. 
beo-buezek. 
berc'honek, Y. 
berr-alanek. 
berrek. 








bodek, Ÿ. 





borzsevellek. 
bouchek. 
bougennek. 
boulc'hek. 
bourbellek. 





brèrek, Ÿ. 
bresik-brezek. 
brezonek. 
brezounek. 
brizennek. 
broennek. 2. 
broennek. 2. 
broesek. 2. 
bronuek. 
bronnek, Y. 
brouezek. 2. 


bi 2 
bugelennek. 
butun-bék. 
chikek. 
chotek. 
c'hoantek. 2. 
c'hoennek. 2, 
c'hoerek, V. 2. 
c'houeek. 2. 
c'houék. 
c'honec'h Kornek. 
c’houennadek. 3. 
c’houesék. 2. 
c'houil-kornek, 8, 
chuek, Y.T. C. 1. 
c'huesék, 1. 2. 








daitek, 

daûtek. 

dañtelek, Y. 
daou-bennek. 3. 
daou-droadek. 3. 
daou-vesek. 3. 
daouzék, 2. 
darroedennek. 4. 
dék, et ses com- 





deliennek. 
den-panesennek. 
dent 





didalroudek. 
diek. 


dienek. 
dievezek. 
dilambrek. 
dilavrek. 
diredek. 
disheollek. 3. 
dispourbellek. 
divanek. 
divarvek. 
diwisiek. 
dianaoudek. 4. 
dizanoudek, Y. 4. 
douarek. 2. 
dourek, 
dournek. 
dreinek. 2. 
dreinek. 2. 


dresennek. 
drouk-presek. 
drouk-presek.. 
drouk-sant-Briek. 
Egonnek, n. p. 
eic’h-ha-dék, V. 3. 


eolek. 2, 


eteo-nedelek. 
etrezek. 
Evardek, n. Ù, 
evesiek. 
evezek. 
evlec'hek. 
eviek, Y. 
evlennek. 
evorek. 
ezommek. 
falc'hek. 
fals-dantek. 
fankek. 
fantek, C. 
faoek. 2. 
favennek. 
feskennek. 
flezek. 2. 
flac'hek. 
foennek. 2. 


foeterezik-ar be- 


lek. 7. 
forc’h-daouvezek. 
forc'hek. 
fourondek (anc.) 
foutouillek. 3. 
friek, 2. 
fronek. 
frouellek. 
frouezek. 2. 
gallek. 
galloudck. 
galvadek. 
gargadennck. 
genaouek. 3. 
geotek. 2. 
geouniek. 2. 
giz-prezek. 
glaourck. 2. 
glaourennek. 3. 
glavek. 
gleborck. 
gloanek. 2. 
gludek. 
goac'hek, Y. 2. 
goadek. 2. 
goanvek. 2. 
goarek, V. 2. 
goedennek. 3. 
goeskedek, V. 3. 
golvek, Y. 
gonidek. 
gorrek. 
gouiek, T. C. 2. 
goulaouek. 3. 
goulek. 
gouliek. 
goullek, C. 


—— 108 — 


gounidek. 
gounidek, Y. 
gourlanchennek. 
gourvennek. 
gouziek, V 2. 
gregonek, T. C. 
grék. 
greunek. 2. 
grezolek, Y. 
grigonsek. 
grigonsek. 
griouennek, C. 3. 
groék, grouék, 
V.T.C. 1. 
grognonck. 
gronchek. 
grouanek. 2. 


grouék, V.T.C. 1. 


grozolek, Y. 
gruek (anc.) 1. 
guezek (anc ) ?. 
gwadek. 2. 
gwagennek. 3. 
gwagrennek. 3. 
gwallek. 2. 
gwarvek. 2. 
gwarek, Y. 2. 
gwazicnnek. 3. 
gwennad: k. 3. 
gwennek. 2. 
uwennek. 2. 
gwernek. 2. 
gwezek, Y. 2. 
G\ezck, n. p. 2. 
gwezennek 3. 
gwieck, T. C. 1. 
2wizick. 2. 
baleg:k. 

bhalek. 
hanterck, Y. 
hanvek. 
Hanvek : géogr. 
havrek. 

hok. 

helæozek. 


heurichin-reuuek. 


birinek. 
hirvinek. 
histrek. 
holl-c'halloudek. 
houarnek. 2. 
houeek, Y. 2. 
houpezek. 
hurennek, Y. 
hurlouek. 
ienek, 2. 
ieotek. 2. 
icotenn-gallek. 


jeuek, Y. 2. 
iliavek. 
ivinck. 

iviek, Y. 
ziliek. 
javedek. 
jotek. 
jotorellek. 
kabell-dousck. 
kabellek, Y. 
kabosek. 
kaezourek. 3. 
kaillarek. 3. 
Kalounek, 0. p. 
kalounek, 
kalounek. 
kamolek, V. 
kampoulennek, T. 
kanabek. 
kaniblek, Y. 
kaoc'hek. 2. 
kaolek. 2. 
karadek. 
Karadek, n. p. 
karantek. 
Karantek; géog. 
karnck. 
karregck. 
Karr K. 
karvanek. 
karvek, Y. 
Kaz K. 

kazek. 
kefelek. 

Kein k, 2. 
kelc'hek. 
kelennek. 
kelienck. 3. 
kellek. 
kelvezek. 
kerc'hek. 
kerezck. 
kerrek. 

ket. 
keuneudek. 3. 
keuzick. 2. 
kevrennek. 
kezek. 

kezck. 
kezourck. 
ki-foutouillek. 4. 
KICK. 
kigennek. 
kignezeck. 
ki-golvek, V. 
killek. 
kilpeunek. 
Kirek, n. p. 


kiriek. 2. 
Kiriek. n. p. 2. 
ki-rodellek. 
kistinek. 
kleizennek. 3. 
kloarek. 2. 
kloerek, V. 2. 
klommek. Y. 
klopennek. 
kiozennek. 
koabrek, 2. 
koadek. 2. 
koarc'hek, Y. 2. 
koarek. 2. 
koerek, Y. 2. 
kofek. 
kognek. 
koloek. 2. 
korfek. 
kornaouek. 3. 
kornek. 
korsek. 
korsek. 
kouiltronek, Y. 
koummek. 
koummoulek. 
kouskadell - ron- 
kènnek, Y. 
krabanek, Y. 
krabosek. 
kraostek. 2. 
kraouennex, 3. 
kravaz-rodellek. 
kremennek. 
krenedek. 
kribellek. 
kroc'henennek. 
kroc'hennek. 
krogennek. 
kudennek, V. 
labaskennek. 
labaskennek. 
labouradek. 
labour-belek 
laennek. 2. 
lagadek. 
lagadek. 
lagennek. 
lanchennek. 
Landevennek ; g. 
landrennek, V. 
langoninek. 3. 
lannek. 
laouek. 2. 
laouenn-palafck. 
lavrek. 
lavrek. Y. 
leac'huk, Y. 2. 


leanek. V. 
lec'hidek. 
leffnek. 
lennek. 
leonek, C. 2. 
leonvek, C. 
lerek, 
leuek, V. 2. 
leuvennek. 
levnek. 
levrek. 
lezek. 
lezerek. 
lezirek. 
libistrenuek. 
linadek. 
linek. 
livek. 
loaek, 2. 
lour-gornek. 
loarek, 2. 
loariek, 2. 
lodek. 
lodennek. 
eic 2. 
odek. 
IRO 
lorc’hek. 
lostek. 
louanek. 2. 
louarnek. 2. 
lountrek. 
louvek. 
louviget. 
lousaouek, 3. 
louzaouer-kezek. 
5 


luduek. 3. 
lureek, Y. 3. 
mabek, Y. 
madek. 
Madek, n. p. 
maladek. 
mammek, Ÿ. 
manek. 


LS 


melchennek. 
melek. 
melenek. 
melladek. 
mellek. 


— 709 — 


menek. 
menesiek. 3. 


| mentek. 


merc'hek, Y. 


| Meriadek, n..p. 


meriek. 2. 
mezek. 
mezek (anc.) 
mojek, Y. 
molek, 
mor-c'hrék. 
mor-dousek. 


| morek. 


morzavellek. 


| moullek. 


mellek. 
paffnek (anc.) 


| nannek, Y. 
| naontek. 2. 


paounek. ?. 
naplezek. 

ned elek. 
Nedelek, n. p. 
nervennék. 
neudek. 2. 


| nezadek. 


oabl-koabrek. 3. 
ouennek. 2. 
ounnek. 2. 
pafalek. 

palafek. 
pamdiek, Y. T. 
panezek. 
panezennek. 
panvrek, T. 
paoek. 2. 
paol-gornek. 
pauek, Y. 2. 
pavalek. 
Pedernek ; géog. 
pék, poiz. 


pek. 

pemdeziek. 
pemxék. 
pendolek. 
penn-abek. 
penn-avelek. 
pennek. 
Pennek. 
pensek. 
perennek. 
perlezek. 
pesk-krogennék. 
peudek. 2. 
pevar-c’hornek. 


pevar-droadek. 4. 


pevarzék. 
pignadek. 


pikoutek. 


| pilgosék.' 


pilaouék. 3. 
pillik-lostek. 


| Bae 


plék. 
plousek, Y. T. C. 
pluek. 2. 


‘| pluek. 2. 


plunek. 
pluskennek. 


| pod-bronnek, 


podek. 


| poek, Y. 2. 


poeltek. 2. 
polosek, 

postek. 
poultrek. 
predek, Y. 
prenn-c'huek, T. 
preouedek, Y. 3. 
prevedek. 
presek. 

prezek. 

priek. 1, 
prunek. 
puarzek, V. 2, 
radenek. 
rae-lagadek. 4. 
ranek. 

raosklek. 2. 
raozek. 2. 

red 


ridek, V. 
roc'hek. 
roc’hellek. 
rodellek. 
ronkennek. 
ronkennek, Ÿ 


rouanes -àr- foen- 


nek. 
roufennek. 


sabronnek. 


Sant-Briek ; gé0g. 


saoznek. 2. 
savellek. 
savellek, Ÿ. 
sec'horek. 


segalek.. 
sték. 2. 


seizck. 2. 


‘| sentek, C. 


serek. 


| skantek, 


skantek. 
skantennek., 
skaoek. 2. 


skifek. 
8koarnek, Y. 2. 
skoazell-blek. 3. 
skoaziek, C. 2. 
skodek. 
gskodennek. 
sSkoeiek, V. 2. 


| skouarnek. 2. 


&kouarnek. 2. 
skourrek. 
gkrignek. 
8oaek. 2. 

k. 
Ked C. 
spernek. 
splusek. 
gpoueek. 2. 
spunsek. 
stek, C. 
steredek. 
Steredenn-lostek. 
Sterennek. 
stervennek, C. 
stoubennék. 
strouezek. 9. 
strouillek. 2. 
sualek. ?. 


— 710 — 


tevennek, C. les pluriels de ces | botell. derc'hel, 

tiek. 2. noms. On les pro- | botinell. diabell. 2. 
tilladek. nonce de la même | bourbell. diael. 2. 

tillek. manière. Bourdel ; géogr. diantell. 3. 
tillennek, T. __ bourell. diboell. 2. 
toasek. bourell. diboell (anc.) 2. 
toek, Y. 1 ael. 1. bourell, dic'hoell. 2. 
toezek, V. 2 ael (anc.) 1. bourouel. ?. diduell. 2. 
tok-ann-tousek. | ahuel, V., vent, 2. | bousell, Y. diell. 1. 
tonnennek. antell, bousell, N. digabell. 
torc’hek, Y. aouell, T. 2. bramm-sugell. digroasell. 3 
torek, Y. arbel, T. branell. digroezell, Y 
torgennek. arboell, C. 2. branell. dilezel. 

torsek. Arc’hantel : géog. branell. dimeszell. 

tosek. Arma:l, n. p. 2 branell, C. diougell (anc.) 2. 
toullek. armel. bransell, el. 
toull-gofek. Armel, n.p bransigell. dishenvel. 
tousek. arsao-brezel. breizel. 2. diskabell. 
treasek. 2.. arzell. breiz-huel. 2. disnevell. 
tredeek. 3. askell. breiz-izel. 3. disrevel. 
Tregarek, n. p. astell. brell. distagell. 
tresennek. auel, V. 2. brell. distaouel, B. 8. 
treuz-pluek. avel. brell, Y. disteurel. 

K. avel-huel. breur-gevell. distrantel 
tri-c'hornek. avel-izel. breviel. 2. distrantel. 
trizék. aviel. 2. brezel. diswél. 
tri-zroadek. 3. a-ziabell. 3. brezel. divergondadell. 
troadek. 2. banel. brezel-santel. dixavel. 
troedek, Y. 9. banell. bruskenn-mel. diserc'hel. 
truillaouek. 3. bañgounell, C. bratell. izevel. 
trulllek. 2. banniell. bugel. Dogmael, n. p 
truillennek. 3. barbustell, Y. burell. dorc’hell, Y. 
tufforek, V. bardell. burutell. dorc’ hell, Y. 
turumellek. bardell, V. chagell, Y. dorikell. 
ulmennek, T. barr-avel. chaodell. 2. dorzell. 
unnék. barrad-avel. charnel. dournell. 
urlaouek, T. 3. bedell, C. chemel {anc.) dournikell. 
urlouek. 3. beel. 2. c'hoar-gevell. 3 dramm-sell. 
vaotek. 2. begel. c'hoari ann horell. | drantel. 

bél, Y. c'hoari ar sifo- | drec’hel, V. 

EL, ELL bemel. c'hel. dremmel (anc.) 

bendel. C'hoari ar vranell. | dremwel. 

Cette terminai- | berboell {anc.) 2. | c'hoariell. 2. drouk-avel. 
son est celle d’une | berc'hel, Y. c'hoari gornigell. | drouk-huel. 
foule de substan- | berr-wél. c'hoari rimadell. | duell, Y. 1. 
tifs, de quelques | Bertel, n. p. c'hoart skobitell. | ebel, Y. 
adjectifs et verbes. | beskell, chodel. ebestel. 

Ces deux finales | beuzel. chotorell. ebrel. 

se prononcent de | bidel, V. c'houezigell. 3. eel, Y. 2. 
la même manitre, | biel, V. 1. c'houitell. 2. el. 

mais elles ne peu- .Biel, n. p. 1. c'huizigell, V.3. el, Y. T. C. 


vent être substi- | biell. 1. ael. 1. ell, 
damezell, Y. ell. 


danevell, C. embrel, Y. 
danevell, C. emwél. 
darevell, C. eouel (anc.) 2. 
demezell. eskell. 

estell. 


tuées l’une à l’au- | bigell. 

tre, comme on birigadell, Y. 
pourra le voir avec boed-vijel. 

un peu d'attention, | boetell. 2. | 
en examinant les | borgnell, borri- 
dérivés et aussil gnell, Y. den-a-vrezel. 


evel. 
evel-evel. 


ezel. 

faell (anc.) 1. 
fankigell. 
fardeli. 
farvell. 
federell. 
fellell (anc.) 
feurell. 
fichell. 
foerel. 2, 
fontigell, 
forc'hell. 
fornigell. 
fournell. 
fournigell. 
fourrad-avel. 
frankigell, 
fraskell. 
freuzell. : 
frintadell, Y. 
frip-he-drantel. 
friponell, Y. 
fronell. 
frougadell, Y. 
Gabriel, n. p. 2. 
gargel, T. 
garitell. 
gartell. 
garzell, Y. 
gell. 
genegell. 
genel. 
gervell. 
gevell. 
godell. 

goél. 1. 
goel, Y. T. 1. 
goeledell, T. 3. 
goell. 1. 
gofel 

gouél. 1. 
gouinell. 
gourell, Y. 
gouzel. 
gozunell. 
Grabiel, n. p. 2. 
grac'hell. 
gramel. 
graniell, Y. 2. 
gregel (anc.) 
grell, 
grenozell, Y. 
grimandell, Y. 
groel, V. 1. 
gromel.. 
groumel. 


— TA — 


grosel, V. 
gruegel, C. 2. 
gwanigel}, C. 
gwarigell. 
gwaskell, 
gwastell. 
gwazell. 

gwél, 

gwél. 
gweledell, T. 
gwell. 
gwell-pe-well, 
gwell-oc'h-well. 
Gwennael, n. p. 
gweskel. 


gwestel. 
gwezell. 


gwignell, Y. 
gwir-hevel, C. 
hael (anc.) 1. 


hanter-demesell. 


hanvel. 
hebel, Y. 
hel, V.T. C. 
hel, V.T. C. 
henvel, 
heuvel. 
herzel, 
herel. 
hevel-hevel. 
horell, 


houarn-fornigel]. 


huel, 1. 
huel, 1. 
hovel (anc.) 
huzel. 
Idinae], n. p. 
iell. 1. 


kael. 1. 
Kaerel. 9. 
kammell. 
kammigell. 


kanaouenn-santel. 


kanastell. 
kanel. 

kanell. 
kaouad-avel. 4. 
kaouidell, Y. 8. 
kaout-gwell. 
karavell, T. 
karavell. 
kareel, Y. 3, 
karitell. 

karnel. 

karnell, Y. 
kar-pell. 
karrikell. 
karritell. 
Kartell, 

kas a bell, 
kastell. 
kastell-bresel]. 
Kastell-Persell ; 


géogr. 
Katel, n. p. 


Kant, groe 1, V. 2. 


kavell. 
kazel. 
kazel. 
kebell, 
Keel. 2. 
kefel (anc.) 
kegel. 
keidel, C. T, 2. 
keiel, T. 2. 
keigel, C. 2. 
kel. 


kell. 
kenderc'hel, 
kenel, C. 
kentel. 
Kerebel ; géogr. 
kerniel. 
kerniell. 
kernigell. 
kestell. 
Kestell, Y. 
kevell. 
kibell (ane. 
kidell. 


kigell, C. 
kiik-dimesell. 5. 
kisell. 

klenvel, C. 
kladell, Y. 


kludell. 

koajel. 2. 

koarell. 2. 
konifel. 

kontell. 

korbel (anc.) 
korbell. 

kormel, T. 
kornaouek-huel. 4 
kornaouek-izel. 5. 
kornell. 

korniell. 2. 
kornigell. 
kornigell. 
korvigell. 
kountell. 
kouskadel, Y. 
koutell, V. 
koz-trabell. 
krampinell. 
kranell. 

kravell, Y. 
krazunel, 
kredenn-ann-ebes- 


Krenegell, Y.T. 
Kribell, 
Kronsel, 2. 
kroazell, V. 2. 
kroezell, Y. 2. 
kroc'henn ann 
daou gell, 
kroummell. 
krouzell. 
krufel. 
krugell. 
kusiadell. 3. 
lemel, Y. T. C. 
les-banvel. 
leuskel. 


mael (anc.) 1. 
magadell, 
magadell, V. 
mangounell. 
mantell, 
marbigell. 
marbigell. 
marell, 
mari 


marr-bigell. 
maruel, Y. 2. 
marvel. 


mean-fornigell. 4. 


moell. 1. 
mogidell. 
moraill-dorzell. 4, 
mont d’ann huel. 
morzell, 
mouch-avel. 
mouchel. 
mouiel, Y. 2. 
muzell, 

pedel Mc) 
nibel (anc. 

noell. 1. 
orgenell. 

ormel. 

orsel. 

orsel. 


ourmel. 
paliked-skobitell. 


pell. 

pendell. 
penn-askell. 
pensel. 
per-kormel. 
perenn-kormel. 
begel, Y. 


jou-Armel ; géog. 
Plou-Arsel ; géog. 


poupinel, Y. 

poupinell, Y. 

pogponel, Y. 
rateli. 


rigadell, 
rimadell. 
roc'hell, 

rodel, C. 
rodell. 
rokonell, 
ronkell, 
Roskanvel; géogr. 
rouinell, T. 2. 
rotell, 

ruel, V. T. C. 1. 
ruzel. 

santel. 
savodell. 
saynell (anc.) 2. 
segnell. 

sell. 


sifoc'hell. 
siroc'hell, Y. 
sistr-kormel. 
skabel]. 
skoasell. 2. 


skobitell. 
skopitell, Y 
skriouell, V. 2. 
skritell. 


Skudell. 
sodell (anc.) 
soroc'hell. 
8 

sparfell. 
sparfeill. 
sparouel, Y. 2. 
spered-sañtel. 
speurell, GC, 
speurell. 2, 

8 . 
staotigell. 5. 
stél. 

stivell. 

Ne G. 
stlereil. 

stlepel. 
stoufell. 
strakell. 
strinkell. : 
Strobiuell, 
sugell. 

sutell. 
tachenn-ar-bresel. 
tan-sant-Marsel. 
tarc'hell, Y. 
tariell, CG. 2. 
tarz-avel. 
tarzell. 

teel. 2. 

tel. 

tell. 

teoel, T. 2. 
teouel, T. 2. 
teuel, V. 2. 
teurel. 

tevel. 

Unel, 

toel, C. 

tonell. 
tornikell, V. 
torsell. 

tortell. 

torzell. 
touadell, Y. 2. 
touel. 1. 
touinell. 2. 
tourtell, 

tozell, G. 
trabell 


EL, avec 1 mouillés 
de Le Gonidec. 
Yoy. EILL.. 


ELCH 


Cette finale, non 
gutturale, se pria 
nonce comme elche 
en français. 


guelch, Y. 1. 
ouelch (anc.) 1. 


ELC'H 


Cettefinaleguttu- 
rale n’a pas d'ana- 
logue en français 
pour la prononeia- 
tion. 


spelc' b, V. 1. 


BLRB 


melkr. 


RLE avec ! non 
mouillée. Voy. 
EL. 


feltr, 

foeltr (anc.) 1. 
moeltr. 1. 
skeltr. 


BLV 


elv. 
melv, Y 


— T3 — 


EM, EMM 


Ces deux finales 
ont la même pro- 
ponciation, mais 
pe peuvent être 
substituées l’une à 
l’autre, comme on 
le verra en exa- 
minantavecun peu 
d’ettention les dé- 


rivés etles pluriels | 


des mots suivants. 


aremn. 
attuemm, Y. 
bek-lemm, 
benden, 
dem-lemm, C. 
demm. 
dromm, 
dremm (anc.) 
duemm, Y. ?, 
eskemm. 
flemm. 
gourem. 


grem. 
grem (an0:.) 
gwaremm. 2 


‘kemm. 


klemm. 
lemm. 
lemm. 
Juemm, Y. 1. 
mem, Y. 
mendem, Y. 
palem. 
remm. 
solem. 
ti-palem. 
tuemm, V. 1. 


EMPL 


Cette finale se 
prononce comme 
aimple en frantais. 


sempl. 
EMPS 


Cette finale se 
prononce comme 
ampse en français. 


remps. 
temps. 


Cette finale se 
prononce comme 
amse en français. 


remns. 
tems. 


EN, ENN 


Ces finales, non 
nasales, se pro- 
noncent comme en 
français enne, mais 
ne peuvent être 
substituées l’une à 
l'autre, comme on 
le verra en exami- 
nant avec un peu 
d'attention les plu- 
riels et les mots 
qui en sont déri- 
vés. — Dans cette 
série on trouve un 
genre de substan- 
tifs particuliers à 
la langue bretonne. 
On peut énoncer 
commesuit les par- 
ticalarités aux- 
quelles ils donnent 
lieu. Tous leg rs 
de plantes 
arbres, Tes 
fleurs, animaux et 
objets terminés en 


enn au singulier, 
sont du genre H. 
minin : mais leurs 
pluriels, quand ils 
sont irréguliers, 
sont dugenre mas- 
culin. Ainsi, buru, 
genn, ver de terre, 
est du genre fémi- 
pin, mais le pluriel 
buzug est du mas- 
culin: Goulaouenn, 
8. f., chandelle, a 
pour plur. goulou, 
masculin. Rosenn, 
8. f., rose, fait au 
pluriel roz, qui est 
masculin. 

Cetteterminaison 
est aussi celle du 
pluriel: de quel- 
ques substantifs 
masculins ayant 
trait aux profes- 
sions, comme 
beleien des prêtres; 
elleestencorecelle 
de la 1" personne 
de l’imparfait de 
l'indicatif, comme 
dlienn, je devais; 
anavexenn, je con- 
naissais; et de la 
1° pers. sing. du 
conditionnel, com- 
me dlefenn, je de- 
vrais. 


abadenn, T. 
hadenn, 
abadorenn. 
abenn. 
Ab-Iven, n. p. 
a-bouez-penn. 
absolvenn. 
ac'halen. 
ac'hanen. 
ac'h-meo! 
a-c'houen, ?. 
a-dreus-penn. 
aezenn. 2. 
afedenn. 

afen (anc.) 
afronenn. 
agenn. 
a-grenn. 
agroazenn. à, 


alenenn. 3. 
akebutenn, Y. 
aklonetenn. 3. 
algenn. 
aluzenn. 
alvenn. 
amanenn, T. 
ambrenn, V.T. 
ambrenn, Y.T. 
amén, Y. 
amonenn, Y. 


analouedenn. 4. 


andeledenn. 
andenn, Y. 
anduillenn. 3. 
anken. 
anlaouen. 3. 
anneuenn. 3. 
aoten. 2. 
aotren, C. 2. 
aotrounien. 3. 
aouelenn, T. 3. 
aouredeno, 3. 
aozilenn. 3. 
apotum-melen. 
arbenn, Y. C. 
arc'henn., 
argadenn. 
arouden. 
Arsen, D. 0. 
asdrezenn. 


askell-groc’henn. 


askledenn. 
askleudenn. 3. 


askloedenn, C. 3. 


askol-gwenn. 
astenn. 
augleenn, V. 5. 
auglenn, V. 2. 
autenn, Y.T. G. 
avalenn, C. 
avel-ar sterenn. 
avelenn. 
avel-sen, Y. 
aven, V. 

aven, C. 

aven (anc.) 


avlaouen (anc.) 3. 


azen. 


a-ziarbenn, C. 3. 


babuenn. 2. 
badienpn, V. 2. 
baluenn. 9. 
balafenn. 
balanenn. 
baleadenn. 3. 
baluc'henn. 
bandenn. 


— 714 — 
blixen, T.C. (anc.) | bronnegen, Y. 


bara-brenn. 
bara-choanenn. 
bara-tostenn. 
bargedenn. 
barlenn. 
barouskenn. 
barrenn, 
barrenn, 
barvouskenn. 
barzennenn, Y. 


ben. 
benalenn. 
beotezenn. 
beoueann, Y. 2. 


beouenn, T. C. 2. 


beradeon. 
berc'honenn. 


berlec’huenn, Y. 


bermenn, Y. 
bervadenn. 
bervenn. 
beskenn. 
bevenn. 
bevin-ejenn. 
bezvenn. 
bidenn. 
bigalenn, Y. 
biguezenn. 
bigornenn. 
biken. 

bilen. 

bilienn. 2. 
billetezenn. 
billinenn. 
binnigen, C. 
binnisien, C. 
bionenn, 2. 
biounenn, V. 2. 
birouiken, T. 3. 
birviken. 
biskonlenn. 
bispidenn. 
bitouzenn. 
bleaouenn, T. 3. 
bleffean (anc.) 
blejadenn. 
bleouenn, T. 2. 
bleud-heskenn. 
bleuenn, V. 2. 
bleunenn. 2. 
Bleuzven, n. p. 
blevenn. 
blevenn-benn. 
blinchenn. 


boc'h-sivien. brous-gwesenn. 
bodenn. rugenn 

bodenn, C. bruluenn. 
bodeno-verienn. | brumenn. 
bodvelen. brusken. 
boedenn. 2. brutugenn. 
boedenn-benn. bruzunenn. 
boellenn, V. C. 2. | buc’hugenn, Y. 3 
boenn. 1. ugadenn. 
boetrabezenn. bugel-diberc’henn 
bolc'henn. bugelenn. 
bolosenn. bugenn. 

bolzenn, bukenn, Y 
bondillenn. borbuenn. 2. 
bordenn, Y. buredenn. ÿ 
bosenn. buredenn 

botez- prenn, burtu . 
bouellenn, T. buselladenn. 
bougenn, Y. buzugenn. 
bouidenn, V. 2. chadenn, 
bouillenn. 2. chalotezenn. 
boullenn, 2. chantre-stolikenn! 
boullenn. chaotik-gwenon, Â. 
boulskavenn. charlezenn. 
bourbounenn. chevrenn, Y. 
bourboutenn, Y. | chiboudenn, Y. 
bourpoullenn. chifrodenn. 
boutou-prenn. chigodenn, C. 
bouzellenn. chilpadenn. 
bovelenn. c'hoalenn. 2. 
bozelenn. choanenn. 2. 
bozeun. c'hoanenn. 2. 
bozenn-velen. c'huari-chouk-he- 
bozan-wenn. benn. 
braounenn, V. 2. |c'hoari-ar-varrenn 
brechenn. c'hoarzadenn. 3. 
brec'honenn, Y. | choenenn, V. 2. 
bren (anc.) c'hoenn. 1. 
brenn, c'houedenn. 2. 
brenn, Y. c’houen {anc.) 1. 
brenn, V. c'’houezadenn. 3. 
brenn-heskenn. c'houezenn, 2. 
brepenn, Y. c'houezigenn. 3. 
breskenn. c'houibuenn. 2. 
bric'henn, Y. c'houirinadenn. 4. 
brienenn. 2. c'houistoc'henn, 
brienn, Y. T. C. 1. C. 3. 

brigneno. c'houitelladenn. 4. 
brikenn, c'huec'hkenn, V.1. 
brinenn, Y. c'huenenn. 
brinidenn. chuenn. V.1. 
brizonn. | c'huibuenn, V. 2. 
brochenn. | c'huinoenn, Y. 2. 
brochenn. c'huisenn, Y. 2. 
broenn. 1. chumetezenn, Y. 


broennenn. 2. 
brogonenn, Y. 


chupenn. 
chupenn, Y. 


daelaouenn, 3. 
daeraouenn. 3. 
daletenn, V. 
dantenn, C. 
daredenn. 
dareuenn, Y. 3. 
darvoedenn. 3. 
da-viken. 
delienn. 2. 
delioeno, Y. 3. 
ên 


derc'hel penn, Y. 


derc’houidenn. 3. 


derouidenn, Y. 3. 
deruenn, 2. 
dervenn. 
devalenn, Y. 
diakren (anc.) 
diamenn, Y. 
dianken. 
diaraogenn. 3. 
diarbenn, C. 
diarc'henn, 
diaskren (anc.) 
dibenn. 
diberc’henn. 
dibrenn. 
dic’houenn, T. 2. 
diempenn. 
dienn. 

dieren. 3. 
dieren, 3. 
difenn, 
ditenn, 
digemen. 
digempenn. 
digempenn, 
digoc’henn. 
digroc’henn. 
dihôlen. 
dihuenn. Y. 2. 
dilenn, 
dilenn. 
diôlen. 3. 
diorrenn. 2. 
direnn. 
diskemenn. 
diskenn. 
diskenn. 
diskibien. 
diseren. 
dislevi-gen. 
dispenn. 
distenn. 
distremen, Y. 
distremen. 
diwar-henn, 
dizougen. 


— 715 — 


dleizenn. 2. 
dluc’henn, Y. 
dluzenn, 
doarenn, V. 2. 
dolmen. 
dorosenn (anc.) 
dosen {anc.) 
douar-ien. 
douaren, Y. 2. 
doublenn. 
doublenn. 
dougen. 
dourenn. 
dourgenn. 
dour-vammenn. 
draenn. 1. 
draillenn. 2. 
dreinenn, V. 2. 
dreist-penn. 
dreizenn. 2. 
dren, Y. T. C. 
drenn, Y. 
drezenn. 
dresenn. 
drogedenn. 
drouillenn. 2. 
drouk-pedenn. 
drouk-penn. 
drouk-sant-Meen. 
druskenpn, C. 
duanenn, 2. 
duen. 1. 
duffenn. 
duvellenn. 
ebén. 

eel-sen, V. 3. 
e-kichenn. 
eienen. 3. 
eistrenn, Y. 2. 
ejenn. 
elestrenn. 
elestrenn (anc.) 
elfenn. 
elfezenn (anc.) 
eloenn. 2. 
elumenn. 
elumetenn. 
elvenn. 
elvenn. 
elvenn, 
elvezenn. 
emboudenn. 
empenn. 
emprenn. 
enebenn. 
enezenn. 


Enes-Grenn ; géog. 
enn. 


enn (anc.) 
eogenn. 2. 
eouenn. 2. 
eren. 
eridovenn. 
ervenn. 
eskenn. 
eskenn. 
eskibien. 


eskumunugenn. 


estellenn. 
estren. 
euflenn. 
Euzen, 2. p. 
evel-hen. 
evel-sen, Y. 
evenn. 
evlec'henn, 
evoren. 
ezen. 
ezenn. 
fablenn. 
fagodenn. 
fallaenn. 2. 
fals-aotenn. 3. 


fals-varchadenn. 


fankenn. 
faoenn. 2. 
farienn. 
farlaudenn, Y. 
favenn. 
felpenn. 
felpenn. 
ferenn. 
feskenn. 
feskenn, V. 
feten, Y. 
feunten, C. 
flezenn. 2. 
lenn. 
fivijean. 
flonenn. ?. 
fstoc'henn, C. 
flac'hudenn. 
flahudenn. 
flamboezenn. 
flehudenn. 
fleitenn. 2. 
flemm. 
fleriadenn. 3. 
fletenn. 
fleudenn, Y. 2. 
flondrenn, Y. 
flotantenn. 
flourenn. 
fluminenn, V. 
foenn. 1. 
foenn-terien. 


foennenn (anc). 
follenn. 
fouionnenn, V. 3. 
foulanenn, Y. 
foulinenn. 
foultradenn. 
foultrenn. 
fourgadenn. 
fourradenn. 
foutouillenn. 8. 
frankenn (anc.) 
frankisien. 
frec'henn, Y. 
fren, Y. 
frezenn. C. 
frezenn. 
fringadenn. 
fritadenn. 
frizenn, Y. 
froec'henn. 2. 
froen. 1. 
frondenn. 
froudenn. 
frouezenn. 2. 
fubuenn. 2. 
fudenn (anc.) 


fulenn, V. C.T. 


Iisten, 

fuzenn. 
gabienn. 2. 
galetezenn. 
galfrezenn. 
gallienn. 2. 
galvadenn, 
gaodén. 2. 
gaonac'henn. 3. 
gaonec’henn. 3. 
gaour-kenn. ?. 
garden. 

garen. 
gargadenn, 
gargalenn, T 
garlizenn. 
garlostenn. 
garvenn. 
gelaouenn. 3. 
geleuenn, Y. 3. 
geltrenn. 


genn. 
georenn, T. 2. 
geotenn. 2 
glaouenn. 2. 
glaouiadenn. 3. 
glaourenn. 2. 
glastennenn. 
glastrenn, Ç. 


glazenn. 
glazenn. 
glazteno. 
glaztrenn. 
glaz-weuon. 
glen (anc.) 
glenn (anc.) 
gleuenn, V. 2. 
glizen. 

glizenn. 
glizien. 

glizien. 
glirigenn. 
gloanenn. 2. 
gludenn. 
glufenn. 
gluirenn (anc.) 
goabienn. 2. 
goadegenn. 3. 
goagren. 2. 
goagrenn. 2. 
goanvenn. 2. 
goaratenn, Y. 3. 
goarenn, Y. 2. 
Goazien; géog. 
Gobrien, n. p. 
goedenn, 2. 
goedigenn, V. 9. 
goeledenn, T. 3. 
goerenn, Y. 2. 
goeskedenn, V. 3. 
goleuenn, Y. 3. 
goloenn, T. ?. 
goloenn. 2. 
golven. 

Golven, n. p. 
gor. VOY. gour. 
goradenn. 
goredenn. 
gore-wenn. 
goroadenn. 3. 
gorren. 
gorroen. 2. 
gortozenn, C. 
gouelen, T. 2. 
gouenn. 1. 
gouenn, T. 1. 
gouerenn. 2. 
gouez-irvinenn, C. 
gouez-ounnenn. 
gouez-radenn. 
gouez-winienn. 
gouiliadenn, V. 3. 
goulac'henn, Y. 
goulaouenn, 3. 
goulazenn. 
Goulc’hen, 0. p. 
goulen. 


— M6 — 


goulenn. 
goulenn. 
goulien. 
goù lenn, T. 2. 
goulten. 
Goulven, n. p. 
gourc'hemenn, 
gourc'bemenn. 
gourdren. 
gourenn. 
gourenn. 
gourenn. 
gourfenn (anc.) 
gourienn, Y. 2. 
gourisiadenn. 4. 
gourlanchenn. 
gourlaouenn, 3. 
gourlenn. 
gourlenn. 
gourleuenn, V. 3. 
gourradenn. 
gourrenn. 
gourrenn, C. 
gourrisiadenn. 4. 
goursaillenn. 3. 
gourvenn. 
gour-zén. 
gousiadenn, T. 3, 
gouzien. 2. 
gouzougenn. 
granenn, Y. 2. 
gregonenn. T. C. 
grén. 
grenn. 
greunenn, 2. 
grienn, T. G. 1. 
grigousenn. 
grisienn. 2. 
gristilladenn. 
grizillenn. 
groac'henn, Y. 2. 
groillenn. 2. 
gronkadenn. 
grouanenn. 2. 
grouienu, T. 2. 
grozelenn, V. 
guen (anc.) 1. 
guignen, V. *?. 
gwac'hienn, V. 2. 
gwadegenn. 3. 
gwagenn. 
gwagrenn. 
gwalarn-sterenn. 
gwalenn. 
gwall-damm-pre- 
zegenn. 
gwaskadenn. 
gwaskedenn. 


gwasken. 
gwaslavenn. 
gwastellenn, Y. 
gwastell-moen, Y. 
gwazenn. 
gwazienn. 2. 
gwasienn. 2. 
Gwazienn; géag. 
gwaz-reden. 
gweadenn. 2. 
gwec’hienn, Y. 2. 
gwedenn. 
gwedenn. 
gwegelenn. 
Gwegen, 8. p. 
gweladenn. 
gwelaouenn. 3. 
gweledenn, T. 3. 
gwelezenn. 
gwelien. 
gwellaenn, £. 
gvweltrenn. 
gwen. 
gwenanenn. 
gwenec’houenn, Y. 
gwenn. 
enn. 

wenD, n. p. 
gwennaenn. 
gwennenp, Y. 
gwenodenn. 
gwenterc'henn. 
gwerelaouenn. 4. 
gwerenn. 
gwernenn. 
gwerseenn. 3. 
gweskedenn, Y. 
gweskenn. 
gwespedenn. 
gwezenn. 
gwez-radenn. 
gwez-winienn. 
gwiadenn, 2. 
gwialen. 2. 
gwiblenn. 
gwifrajenn, V. 
gwigadenn. 
gwignelenn, V. 
gwignenn. 
gwillastrenon. 
gwinannenn, Y. 
gwinienn, 2. 
gwinienn-wenn. 
gwinizenn. 
guinkadenn. 
gwinoenn, V. 2. 
gwin-penn. 
gwirenn, Y. 


gvwirinenn, Y. 


| gwispedenn, Y. 


gwisperenn, V. 
gwivoudenn. 
gwivrajenn, Y. 
habasken. 
haillebodenn. 4. 
haillen (anc.) 
balegenn. 
prenne 
anter- enn; e 
nter-renn, ge 
hanveskenn. 
beistrenn, Y. 9. 


| bejadenn. 


belestrean. 
he-mi-ken. 


| hemiken. 


ben (anc.) 


hiliberenn, 
bilien. 
birinenn. 
hirr-lanchenn. 
histrenn. 
hivigenn. 
hiviziken. 
hoganeun. 
hogen. 
hogenn. 
holenn, T. 
holennenp, T. 
hordenn 4 
ouarn-gwenn. 
houbenn. 
houpezenn. 
hadenn. 
budurenn. 
huelenn, T. 2. 
hueleun-wena. 
hugedenn, Y. 
hugenn. 
bugeolenn, Y. 3. 
hurenn. 
buzelen. 
iann-banezenn. 
iarenn. 2. 


iboudenn. 


ijenn, T. C. 
iliavenn. 3. 
ilienn. 2. 
ilioenn, 3. 
ilpenn. 
inam-gwenn. 
ionenn. 2. 
jouc'hadenn. 3. 
iragnenn, Y. 
irieno, C. 2. 
irinenn. 
irvinenn. 
istrenn. 
iudadenn. 3. 
ivin-kignen, V. 
ivinenn. 
ivlena, Y. 
loenn, Y. 1. 
ivonenn. 
izelenn. 
jakedenn. 
Jaouen, n. p. 2 
jaourenn. 2. 
jaoutenn, Y. 2. 
jastren. 
jelkenn. 
jenoflenn. 
Jermesn, 0. p. 
jiblotenn. 
jobelinenn. 
jualenn, C. 2. 
jubenn. 
jumetezenn. 
jupenn. 
justenn, Y. 
kac’hadenn. 
kac’h-moudenn. 
kafadenn. 


kaillebodenn. 3. 


kaillen, C. 2. 
kalabousena, C. 
kalastrenn. 
kalastrenn, C. 
kaledenn. 
kalkenn-ejenn. 


kalounad-anken. 


kalounenn. 
kalzadenn. 
kalzenn. 
kalzenn. 
kammellenn. 
kampenn, Y. 


kampoulenu, T. 


— T7 — 


kanaouenn. 5. 
kanastrenn, 
kanenn, Y. 
kanevedenn. 
kaniblenn, V. 
kanienn (anc.) 
kanivedenn, Y. 
Kanienn, 
kantren. 
kaolenn. 2. 
kaouad-tersienn. 
Kanienn. 2. 
kaouledenn, $. 
kaprezenn. 
karsbinenn. 
karabosenn. 
kardenn, C. 
karkenn. 
karloschenn. , 
karotesenn. 
karprenn. 
karreledenn. 
karrezenn. 
kartenn. 
kartenn, C. 
kerv-kenn. 
karv-radenn. 
karz-prenn. 
kas-da-benn. 
kastillezenn. 
kastr-ejenn. 
kastrijenn, Y 
kaulenn, Ÿ. T. GC. 
kavadenn. 
kavaillen. 3. 
kazenn. 
kefalenn. 
kefnidenn. 
keillenenn. 
kelastrenn. 
kelc'henn, 
Kelenn, 
Kelenn, 
Kelenn, 
Kelerenn, 
kelien, ?. 
kelienenn. 3. 
kelionenn, V. T. 5. 
kelvezenn. 


kén, pas davantage. 
ken (anc.) 
keneuenn, V. 3. 
ken-ha-ken. 
kenn. 

Kenn (anc. 

kenn (anc. 
keuwalenn (anc.) 
kerboullenn. 
kerc'henn, 
kerc’henn, Y. 
kerezenn. 


kesten, V. C. 
kestenenn, V. C. 
kesteurenn, V. 
keuneudenn. 8. 
keunujenn. 
keusteureun. 
kevaleno, 
kevrenn. 
kesegenn. 
kibrien, V. 2. 
kichenn. 
kifnidenn. 
kigenn. 
kignadenn. 


kilpenn, Y. 
kilpenn. 
kilvisien. 
kividenn. 
kinnigien, T. 3. 
kinnisien, C. 3. 
kisténenn, Y. 
kistinenn. 
kisell-ien. 2. 
klamestren, Ù. 
klaoenn. 2. 
klaoetenn. 3. 
klapesen, C. 
kleizenn. 9. 
kleizenn. 2. 
klemmadenn. 


klipenn. 
Klochenn (anc.) 
Klogorenn, 
kloken (anc.) 
Klopenn, 
klorenn, Y. 


klorenn. 
klosenn. 
klouedenn. 
kiukadenn. 
klucheno, C. 
kludenn. 
klufenn. 
koabrenn. 2. 
koadenn. 2. 
Koagenn. ?. 
koarenn. 2. 
boat-eskenn. 5. 
koat-krén. 2. 
koat-merien. 3. 
koavenn, T. Y. 2. 
koc'henn, 
koc'hien, 
koeledenn, C. 8. 
Koen, Y. 1 
Koerenn, V. T. 2. 
kog-radenn. 
kogusenn, V. 
Koloenn, 

Kokenn, 
kokombrezenn. 
kolena, V. T. C. 
kolenn. | 
kolladenn. 
koloenn. 3. 
Koloenn, 5. 
kombantenn (anc.) 
kommoulenn. 
Kompezenn, 
konchenn. 
kontronenn. 
korbezenn, £. 
korbonenn, Y. 
kordenn. 
korf-kenn. 
korkenn. 
kornaillenn. 3. 
kornaillen, C. 3. 
kornetenn. 
kornigelladenn. 
kornigelladenn. 
korreenn. 5. 
korronkenn, C. 
korsaillenn, T. 3. 
korsenn. 
korsenn, Y. 
korzsen, T. 
kosanenn. 
kosenn. 
kosteenn, Y. 3. 
kostesenn. 
kottenn. 
koulourdrenn, 
koummoulenn, 


91 


kourreenn. 3. 
kourtinenn, Y. 
kourventenn. 
kouzin-ar-vade- 
lenn. 
kouzoumenn. 
kozanenn. 
kozenn. 
koz-perenn. 
krabanadenn, Y. 
krabisadenn. 
krafadenn. 
krafinadenn, 
krampoac'henn x 
krampoechenn, 
krampoezenn. 3. 
krankenn. 
kraouenn. 2. 
kraouenn. 2. 
kraouenn. ?. 
kraouidenn, V. 3. 
krazsadenn. 
krazenn. 
krechen, Y. 
krec'henn. 
krec’hienn, 2. 
kredenn. 
krefenn. 
Kreizenn. 2. 
kremenn. 
krén. 
krenenn. 
Krenn, 
krenn. 
krenn-ejenn. 
kreskenn. 
krestenenn. 
kreuenn. 2. 
kreunenn. ?. 
Kriadenn, 2. 
krianenn, V. 2. 
kribenn. 
krichen. Y. 
kridien. 9. 
krienenn. 2. 
krienn. 1. 
krinenn. 
kristen. 
kristilladenn. 
Krizenn, 
kroazenn. 2. 
kroc’hen. 
kroc’henenn. 
krog-gourenn. 
krogenn. 
kros-spillenn. 


— 718 — 


krouer - dourgenn. 
3 


krugell-verienn. 4. 
Kuchenn, 
kudeno. 
kujen, T. 
kunuchena. 
kunujenn. 
Kurunenn, 
kuruzenn. 
kurzenn. 
labaskenn. 
labenn, C. 
labistrenn. 
laffnenn (anc.) 
lagadenn. 
lagenn. 
lammenn. 
lammenn. C. 
lamm - chouk - bhe- 
benn. 
lamprezenn. 
lanchenn. 
landourc'henn. 
langroesenn, 3. 


laoenn, T. ?. 
laouenn. ?. 
laouenn, 2. 
lapadenu. 
lardonenn, Y. 
larjezenn. 
lavac’henn, G. 
lavnenn. 
leac'hen, Y. 
leazen. 
leaz-lusen. 
lec'henenn, Y. 
leen, V. 2. 
leenn, CA. 
leien. 2. 

Jen (anc.) 
len, C. 
lenadenn. 
lenardenn. 
lenkerenn. 
lenkernenn. 
lenn. 

lenn. 

lenn, C. 
lerenn. 
lerenn, Ÿ. 
Lesneven ; géogr. 
letonenn. 
letuzeno. 
leuegenn, 2. 
leuen, Y. 2. 


leucn, Y. 2. 
leuren. 
lezegeno. 
lezen. 
lezenn, 


lezeuenn, V. 3. 


liasenn. 2. 
libistrenn, 
liboudenn. 
libourc’henn. 
lien. 
lienenn, 9. 
Jies-den. 
lietenn. 
lignenn. 
likedeun. 
liketenn. 
likisien, C. 
lilienn. 2. 
limasenn. 
limouzenn. 
linadenn. 
lindreen, Y. 3. 
linenn. 
linenn. 
liakernenn. 
lipadenn. 
lip-he-werenn. 
lireuean. 3. 
lisen. 

lisen. 

Lisen, n.n. 
lisenn. 
livadenn (anc.) 
livenn. 
lizen. 

lizen. 
lizerenn. 
loangen. 2. 
loar-gwenn. 
lochenn, 
lodenn. 
loen. 1. 
logodenn. 
logodenn. 
lojenn. 
lonkadeon. 
lorc'henn. 
lostenn. 
louadenn. 2. 
louangen. 2. 
loudourenn. 
loufadenn. 
lounkadenn. 
lounezenn. 
loupenn. 
louzaouenn. 


louzaouenn - ann- 


dersienn. 
louzaouenn - ann- 
diou-zelienn. 
louzaouenn - ar - 
c'hoeun. 
louzaoueuon - ar- 
pemp-delien. 
louzaouenn - er < 
varlen. 
lousaouenn - ar = 
vosenp. 
lac’hedenn. 
luc'hedenn, Y. 
Juduenn. 3. 
ludueen. 3. 
lugen. 
lugenn, Ç. 
lugustrenn. 
lunedenn. 


lustragen, B. 
lusen. 
mab-den. 
madalen. 

maen. 1. 
macren, V. 2. 
magadenn. 
maillureno, Y. 3. 
maladenn. 
malc’huenn, Y. 8. 
malen, Y. 
maletenn. 
malgudenn, Y. 
malkenn. 
ma'oenn. 2. 
maluenn, V. 2. 
malveon. 
malvenn. 
malzenn. 
mammenn. 
mandrogenn, Y. 
manegenn. 
maotvelen. 3. 
maougenn. 2. 
maoutenn. 2. 
map-den. 
marc'h-kenn. 
marc'hekadenn. 
marc'hodenn. 
marjolenn. 
matalasenp. 
maulenn, Y. 2. 
mean-bén. 
mec’heouenn, Y. 3. 
medalenn. 
melaouenn. 3. 


melchenenn. 
melchonenn, Y. 
melc'houedenn. 3. 
melen. 
melfedeun. 
meliodenn, Y. 3. 
melionenn, Y. 3. 
melladenn. 
mell-er-penn, Y. 
mell-chadenn. 
meluc'henn, Y. 
melvenn, T. 


menn. 
merc'hodenn. 


meren, maeren, Y. 


merenn. 
merenn, C. 
merien. 
merienenn. 3. 


merionenn, V.T.3. 


merklenn. 
mesklenn. 
mesperenn. 
Merenn, 0. p. 
mezenn. 
mezxerenu. 
Mezevenn, n. p. 
mezevenn. 
milin-brenn. 
millizien, G. 3. 
millotenn, V. 
miniaouadenn. 4. 
minotenn, V. C. 
mipien. 2. 
mirenn, V. 
mitisien. 3. 
moen, Y.T. CG. 1. 
mogedenn. 
mojenn, C. 
morc'hedenn, Y. 
morc'hetenn, Y. 
mor-c'hoanenn. 
mordoen. ?. 
morenn. 
morenn. 
morgadenn. 
morien, Y. 
morkazenn (anc.) 
mor-kefnidenn. 
morklenn, V. 
morlusenn. 
morseun. 
mors-prenn. 
morusklenn. 
morwen (anc.) 
morzedenn. 


— 719 — 


morsenn. 
morzenp, C. 
morzetenn. 
morz-prenn. 
mouar-brenn. 2. 
mouarenn. 2. 
mouchenn. 
moudenn. 


moudenn-verienn. 


mougadenn. 


mouiarenn, Y. 3. 


mourenn. 
mourrenp. 
mousklenn. 
mousklenn. 
nac'henn, Y. 
naea, V. 1. 
naren, V. 
neen, V. 2. 
neouen, V. T. 2. 
nep-den. 
perc'henn. 
nervenn. 
netra-ken. 
neudenn. 9. 
nevezenn. 
nezenn. 
notenn. 
nouenn. {. 
noulenn. 2. 
uozelenn. 
nozelenn. 
oan-genn. 2. 
ober-penn. 
oc'heunn, T. C. 
oc'h-penn. 
oen, Y. 1. 
Oen, n. p. 1. 
oferenn. 
offenn, Y. 
ogenn. 
oglenn (anc.) 
oglenn, Y. 
olivezenn. 
ormelenn. 
oskalenn, Y. 
ouc'heon, T. C. 
ouern, Y. 1. 
oujenn, Y. 
ounnenn. 
ounn-gwenn.. 
ouspenn. 
pakadenn. 
paillurenn. 
pajenn. 
palarenn. 
palisenn, V. 
pallenn, 


paluc'henn. 
paluc’henn. 
paludenn. 
panen. 
panezenn. 
parabolenn. 
patatezenn. 
paterenn. 
pavenn. 
pazenn. 
pebr-gwenn. 
pechezenn, 
pedenn. 
pegen. 
pegnotenn, Ù. 
pelisenn. 
pellenn, 
pellenn, 
pemp-delienn. 
penpenn, C. 


penn. 
penn-da-benn. 
pean-eil-penn. 
penn-evit-penn. 
peno-grisienn. 
penngwenn, Y. 
penn-oc’h-penn. 
pensac'henn. 
pensodeon. 
perchenn. 
perc'henn, 
perenn. 
pergen. 
perlezenn. 
perrukenn. 
pevarenn. 
ribenn. 
pideno. 
pikouzen. 
pillenn. 
pilprenn. 
pilprenn. 
pinijenn. 
pinocbezenn. 
pirenn, Y. 
pistolenn. 
pistronkenn, Y. 
pizenn. 
plädenn. 
plad-soubenn, 
planedenn. 
plankenn. 
plantenn. 


plasenn. 
plec'henn. 
plegenn. 
pleizen. 2. 
plen. 
ploborenn, T. 
plommenn. 
plorsenn, V. 


-| plottenn. 


Plouien; gé0g. ?. 
ploumenn. . 
plouzenn, Y. 
pluenn. 2. 
pluenn, 2. 
pluenn, C. ?. 
pluneien. 3. 
pluskenn. 
plustrenn, 
podeenn, Y. 3. 
pod-mezenn. 
poen, Y. 1. 
poenchenn, 2. 
poezadenn, 3. 
pogenn. 
pompinen, C. 
Pont-Aven; géog. 
porbolenn. 
porc'henn. 
pors-rastell. 
potenn, Y. 
potenn. 
poezadenn. 3. 
poulc'henn. 
poull-ann-brenn, 


poull-c'hoalenn. 
pouloudenn. 
poultrenn. 
poumellenn. 
pourc'henn. 
pourenn. 
pourmen. 
pradenn. 
pradenn, Y. 
pregenn, Y. 
prén. 
prenp. 
prenn. 
prezegenn. 
pri-brikenn. 
prunenn, 
pugnezenn. 
rabezenn. 
raden. 
radenenn, 
radinenn, Y. 
rampadenn. 


randonenn. 


ranjenn, C. 
raocklenn, 2. 
raouenn. 2. 
raozenn. 2. 
raveskenn (anc.) 
razunepn (anc.) 
redadenn. 


reuzeualenn. 3. 
rexinenn. 
ribotadenn. 
richodenn. 
rigalenn, Y. 
rillenn. 
riolenn. 2. 
riskadenn. 
riskladeno. 
rixzenn. 
roc'hkenn. 
rokedenn. 
rondachenn. 
ronkenn, Y. 
ronkenn. 
rosglen. 
rosklen. 


Rosporden: géog. 


Rostrenen; géog. 
roudenn. 
roufenn. 
rousken. 
Rozen, n. p. 
rozenn. 
ruadenn. 2. 
rubenn. 
ruillenn. 2. 
rujodenn, Y. 
ruskenn. 
ruzadenn. 
ruz-penn. 
gac'h-nouenn. 2. 
sac'h-soubeno. 
sac’h-torchenn. 
saezenn. 2. 
safro :eun. 
saladenn. 
salmenn. 
sankadeno. 
saonenn. 2. 
gaouzanen. 3. 
saprenn. 


— 720 — 


gardinenn. 
sardoneou. 
savenn. 
sec’henn. 
segalen. 

seiz- delienn. 3. 
selzenn. 
semenn. 
semplaenn. 2. 
senklenn. 
seregenn. 
seregenn. 
serviedenn. 3. 
seuleun. 2. 
seven. 

Seven, H, p. 
siblenn. 
sichenn. 
sikanadenn (anc.) 
sikenn, T 
silienn. 2. 
silzigeon. 
simarenn. 
siouadenn. 3. 


sioul-riboulen. 4. 


Siprezenn. 
siveleou. 
sivienn. 9. 
sivolezenn. 
skanbeno. 
skandalenn. 
skantenn. 
skaoten. 2. 
Skauenn, Y. 2. 
skautenn, Y. 2. 
Skavenn 
skeltrenn. 
Skeudenn. 2. 
Skilfaden. 
Skiliavenn. 3. 
Skilionenn, Y. 3. 
Skiolenn, Y. 2. 
Skirenn, V. 
Skirienn. 
Sklcrenn, Y. 
Sklerijenn. 
skleutcenn. 2. 
sklisenn. 
sklosenn. 
skoanenn. ?. 
skodenn. 
skoena, Y. 1. 
skolpenn. 
skopadenn. 
skotenao. 
skouadrenn. 2. 
skouarn-azcn. 3. 
skrabadenn. 


skrignadenn. 
skrijadenn. 
skrimpadenn, Y. 
skubelenn. 
skubien. 
soavenn. 2. 
soeveann, Y. 2. 
solenn, Y. 
Sorc’henn, Y. 
soren. 
soualen. 2. 
soubenn. 
souezenn, C. 2. 
soutanenn. 
spalierenn. 3. 
spanaenn, T. 2. 
sparfenn. 
sparl-oc’hen, T. C. 
spernenn. 
spern-gwenn. 
spern-melen. 
speurenn. 2. 
spezadenn. 
spillenn. 
spinac'henn. 
spletenn, Y. 
splujenn, Y. 
splusenn. 
spoean, T. 1. 
sprec'henn. 
spunsenn, Y. 
stalbenn. 
stankenn. 
stec’henn, C. 
Stegn. 
steinuenn, Y. 3. 
stellenn, C. 
stenn, Y. T. G. 
stenn. 

stenn, Y. 
Stenn, Y. 
steredenn. 
stereen, V. 3. 
sterenn. 

Bier venn, C. 
Steudean, 2. 
steuenn. 2. 
steunenn. 2. 
stireenn, Y. 3. 
stlabezenn. 
stlakadenu. 
stlaoneun. 2. 
stlejadenn. 
stolikenno. 
storeenn. 3. 
stoubenn. 
strakillen, C. 
strapeno, C. 


strefladenn. 
striouadenn, Y. 3. 
Stripenn. 
strodenn. 
strouillen, C. 2. 
stuc'henn. 
studenpn. 
Stultenn. 
suienn. 2. 
sukrinenn. 
sulbedenn. 
sutadenn. 
sutelladenn. 
tachenn. 
takenn. 

takenn, T. 
talbenn. 
taledenn. 
talgenn. 
talgenn, C. 
tallaskenn. 
tallpenn. 
taltazsenn. 
tamoezenn. 2. 
tanijenn. 
taolenn. 2. 
taol-penn. 2. 
taouarc'henn. 3. 
taouzen, T. 2. 
tapadenn. 
tapenn, Y. 
tarc’hienn, V. 2. 
tarlask ‘ou. 
tartez-nn. 
tarv-kenn. 
teil-gristen. 
teilleun (auc.) 2. 
telenn. 

teltenn. 

teltenn. 

tenu. 

tenu. 

tenn. 

tenn. 
teod-ejenn, 3. 
teodenn. 9. 
teod-labennu. 3. 
teolenn. 2. 
terc'hienn. 
Lerenn, Y. 
terienn. 2. 
terijenn. 
termaen ({anc.) 2. 
termen. 
terrienn, T. 
tersienn. 2. 
teskaouenn, T. 
teurenn. 2. 


teureugenn. 3. 
tevalienn. 3, 
tevalijeon. 
tevenn. 
tevenn, C. 
tevlenn, Y. 
tillenn. 
tirenn. 

trien. 2. 
irienn, Y. 
tisik-len. 
toc'hadenn, C. 
toenn. 1. 
toezenn, V. 2. 
tok-ejenn. 
token. 

tokenn. 
tolgenn, Y. 
tolsean. 
tolsenn. 
tolsenn, V. 
tommadenn, C. 
tonnenn. 
torchenn. 
torenn. 
torgenn. 
torloskenn. 
torosenn, C. 
tosenn, C. 
tostenn, T. 
tostenn. 
touaillen. 3. 
touchenn. 
touenn, V. 1. 
touilleon, C. 2. 
toullenn. 
tourtenn. 
trabidenn. 
traoñienn. 2. 
trechonenn, Y. 
tredenn, Y. 
trederenn. 
treidienn, V. 2. 
tremen. 
treñchonenn, v. 
treñkezenn. 
treskavenn. 
treujenn. 2. 
treuzellenn. 
trezenn. 
trichen. 
triklenn. 
trichen, £. 
triächenénn, C. 
triñchinenn. 
triviadenn. 3. 
trivliadena. 3. 
troenn. 1. 


— TA — 


troûjean. 
trouskenn. 
tro-ven, C. 
trucbenn, 
truillenn. 2. 
trusk°on, 
tuadeon, C. 2. 
tubenn (ane) 
tuchenn. 
tueen, Y. 
tuellean. 2. 
tueon, Y. 1. 
tufellenn. 
tuffenn. 
tulbenn. 
tulbozenn. 
tulipezenn. 
tunenn. 
tunienn. 2. 
turhodenn. 
turiadenn. 3. 
turuchenn, 
uchen, C. 
ugeolenn, 3. 
ulmenn. 
ulochenn. 
ulveun. 
usien. 2. 
beard v 
vendrogen, 1. 
vilgenn, C. 
viou-elumenn. 4. 
war-arben, C. 
war-benn. 
war-siskenn. 
sl 


Cette finale na- 
sale se prononce 
comme ain eu 
français. 





Cette finale, dont 











la lettre n est na- 
sale, se pronouce 
comme ainds en 
français. — Les 
mots de cetle ca- 
tégorie ont des 8y- 
nonymes eu eñt. 


ENGL 


Cette finale na- 
sale se prononce 
comme aingle eu 
français. 


c'houeñgl, 1. 


ENK 


Cette finale, dont 
la lettre n est na- 
sale, se prononce 
comme ainks en 
français. 





moueñk. 1. 
reñk. 
skil-drenk. 
sponeñk. {. 
treûk. 





Cette fnale, dont 
la lettre n est na- 
sale, se prononce 
comme afnkre en 
français. 


leñkr (anc.) 





KNN. Voy.EN 
ENS 


Gettefinale, dont 
la lettre n est na- 
sale, 8e prononce 
comme ainse en 
français. 


beñs. 





ENT 


Celle finale na- 
sale se prononce 
comme ainte en 
français. Quelques 
mots de cette ca- 
tégorie ont des sy- 
nonymss en «ñd. 
Dans cette caté- 
gorie aussi on 
trouve des noms 
de nombres dignes 
de remarque. Voy. 
ce qui est dit à ce 
sujet dans le dic- 
tivnnaire ci-contre 
au mot pevar- 
ugeñt. 





brent, t. 

c'houec'h-ugeñt. 

c'houes k-ugeñt 
daou-c'hemenñt. 
daou-ugent. 
daouzek-ugeñt. 
lent. 


derc'heñ! 
devez-kent. 


di 2, 
dtlent, v.2. 
diveñ 
dizent. 
drouk-skeveñt. 
els-ugent. 
eñtent, C. 








Sourvent (anc.) 
guent (anc.) 1. 


guet Ne hs 
c. 
hept, 





louzaouenn-ar- 
skevent. 
mean -akleñt. 


nao-ugeüt. 
ment. 


gepi 
pennad-hent. 
pevar-ugeñt. 
pevarzek-ugeñt. 
poent. 1. 
farent, 
seitek-ugent. 
seiz-ugent. 
Ka 








gent. | 
triouec'h-ugent. 4. 
trizek-ugent. 
trowent (anc.) 
ugeñt. 

ulgeñt, V. 2. 
unnek-ugent. 


ENTL 


Cette finale na- 


sale se prononce ! 





— 729 — 


comme aintle en 
français. 


gwentl. 1. 


ENTR 


Cette finale est 
nasale et se pro- 
nonce comme 
aintre en français. 


Fa Len. 
ENV 


Cette finale, dont 
la lettre n est na- 
sale, se prononce 
comme aïnte en 
français. 

Plusieurs mots 
de cette série ont 
des synonymes au- 
riens en eff. 


bleñv, Y. h 
c’hoari-ann-denv. 


pren A 
roénv, rouénr. 1. 
teñv, Y. 


ENZ 


Cettefinale, dont 
la lettre n est na- 
sale, se prononce 
comme arze en 
français. 


teñs, C. 


La 


Cette finale ne) ed. 


prononce comme 
do en français. 

Plusieurs mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
efeten er. 

Dans cette caté- 
gorie figure la 
3° pers. sing. du 
futur des verbes 
en es à l'infoitif 
et aussi le même 
temps des verbes 
de Tréguier; on y 
dit c'hoarveo au 
lieu de c'hoarveso. 

Eo est une diph- 
tongue. 


anneo. ?. 





enep-kleb. 
ezeo. 





€ô, affirmation. 1. 
et 





kaneo, V. 2. 


G 





PLZ 2. 
Een leù. 3. 





L 
pounter-gleo. 


Ehan, 2. 
sach-bleo. 2. 


treo. 1. 
uzeo, Y. 2. 


EOU (diphtongue) 
‘oy. la série OU 


EP 


Cette finale se 
prononce comme 
gne en français. 
Beaucnup d. 5 mots 
de cette série ont 
des syuonymes en 
cb. 


a-enep. 
chekep. 
disbevelep. 
enep. 
enep. 
enep. 

ep (anc.) 
Felep, n. p. 
he 


p. 
hevelep. 
kenep. 
nép. 

péD. 
rag-enep. 
sevel enep. 
strep, V. 
strep. 
tu-enep. 


Cette flnale se 
prononce comme 
ère en français. 

Dans cette série 
figure le temps im- 
personnel des ver- 
bes, comme karer, 
on aime; reer, on 
fait. En Cornouaille 
cette terminaison 
devient en eur : 
Kareur, reeur. 

Beaucoup de mots 
de cette catégorie 
ont, en Vannes, des 
synonymes en our, 
et en Cornouaille 
des synonymes en 
eur; ce sont des 
substantifs ayant 
trait aux profes- 
sions, comme ks- 
menour, kemeneur, 
tailleur. — On re- 
marquera que les 
mots ayant trait 
aux professions, 
ont des féminins 
qui sont formés en 
ajoutant es. Ainsi, 


kemener, tailleur; 
kemenerez,  tail- 
leuse. 

abaster. 


a-bean-kaer, 3. 


— 793 — 


aber. 
abienner. 3. 
Ab-Olier, n. p. 3. 
abostoler. 
absolver. 
ac’hanter, 
addoer (anc.) 2. 
aer. 1. 

aer (anc.) 1. 
aer -viber 6 
affrounter, Ù. 
ahueler, V. 3. 
alaourer. 3. 
alc'houeder, 3. 
alc’houezer. 3. 
Aler, n. p. 
alter. 
amanenner. 
ambrouger. 
amser. 

amer) 

aner, C. 
ankelc'her. 
ankeler, C. 
anner, V. 
annoer, Y. 2. 
aolier, G. 2. 
aoter. 2. 
aparitoer. 4. 
a-ratoz-kaer, 4, 
arboeller, C. 3. 
archer. 

arer. 

arer, Y. 
armeler. 
armeler, Y. 
arozouer. 3. 
auter, V. T. C. 
avel-laer. 3. 
avelouer. 3. 
avieler. 3. 
badaouer, 3. 
bader. 

bageer. 3. 
bageier. 3, 
balbouzer. 
baleer. 3. 
bangouneller, G. 
bannier. 2. 
barazer. 
bargeder. 
barigner. 
barner. 
barr-amser. 
barr-skuber. 
barver. 
bastrouiller, Y. S. 
batalmer. 


beler. 
bener. 
benezer, C. 
bér, broche. 
ber. 


bieller. 2. 
biniaouer. 4. 
bisier, 2. 
biz-liper, C. 
blenier. 2. 
blerimer. 
bleuder. 
blinger, Y. 
bogoder. 
bolier, C. 2. 
bombarder. 
boroder, C. 
boser, Y. 
botaouer, 3. 
botez-ler. 
bouillouer, C. 2. 
bourbouter, V. 
boutailler, 3. 
bouteger. 
bouteier. 3. 
boutou-berr. 
brabanser. 
braeer. 2. 
brammer. 
brazouer. 9. 
breder, Y. 


breer, V. T. C. 9. 


breier. 2. 
brelimer. 
breolimer. 3. 
brér. V.T. C. 
breur-kaer. 2. 
breur-mager. 
breutaer (anc.) 2. 
brezelekaet. 4. 
brikenner. 
brommer. 
butumer. 
butuner. 
chalboter, C. 
chepper (anc.) 
chuchuer. 2. 
c’hoalenner. 3. 


c'hoanenn-miliner 


c'hoar-gaer. 2. 
c'hoarier. 2. 
c'hoar-mager. 3. 


C'hoarier. 2. 
c'hoer, V. 1. 
c'houeder. 2. 
c'houenner. 2. 
c'houevrer. 2. 
c'houibaner. 8. 
c'houiteller. 3. 
c'huider. 2. 
daffarer. 

dager. 

daleer. 5. 
danser. 

dantier, Y. 
daou-hañter. 1. 
darberer. 
darboder. C. 
da-vad-ha-kaer. 4. 
davancher. 
dsvanter. 
debocher (anc.) 
debrer. 
delc'her. 
diavelouer. 3. 
dibreder, Y. 
dibreder. 
dibrer. 
dibuner. 
dibunouer. 3. 
dieller. 2. 
difenner. 
digelienouer. 4. 
digemer. 
digouskoer, Y. 3. 
digwener. 
digwiner, V. 
dihuenner, Y. 8. 
dihunouer. 3. 
dikemer. 


dionennouer. 3. 
diouer. 2 3 
ouganer. 3. 
diougeller (anc.) 8. 
diover, V 
dirak-aoter. 4. 
diroc'her. 
disc'hlaoier. 3. 
disglaoier. 3. 
disheolier. 3. 
diskabell-kaer. 
diskar-amzer. 
dislaouer, V. 3. 
disleber, 


dixober. 
dizolo-kaer. 4. 
donjer. 

douer (ano.) 1. 
douraer, C. 2. 
dresouer, V. 2. 
drouk-ober. 
drouk-ober. 
drouk-prezeger. 


drouk-sant-Hubert 


e-berr. 
eeunder. 3. 
Eginer ; géogr. 
etlveder. 3. 
e-kenver. 
eler. 
embanner. 
em-berr, Y. 
enep-kaer. 
enn-aner. 
eoster. 2. 

er. 

er. 

er, Y. 

er, Y. T. C. 
ere-loer. 3. 
erer. 

erer. 

err. 

Eskaer, n. p. 2. 
esker (anc.) 
esker. 

êster, C. T. 
e- vert. 

ever. 
evnetaer. 3. 
ezansouer. 3. 
fabler (anc.) 
fagoder. 
falc’haner. 
falc’her. 
faouter. 
faragouiller. 4. 
farloter. 
farser. 

fer. 

fermer. 
festaer. 2. 
fibler, C. 7 


fllc'hier. 
fitsier. 2. 
firboucher. 
fistouler. 
flatrer. 

fler, Y. 

floder. 
foenner. 2. 
foeskder, Y. ?. 
forc'h-kaer, 1. 
fornier. ?. 
forser, Y. 
foser, C. 
fougeer. 3. 
fourgaser. 
fournier. 2. 


frouesser, C. 2. 
frouger, Y. 
furcher. 
gadouner. 
garaner. 
gareder (anc.) 


tL 

gerc'hier. 
gever, T. 
gevier. 

giber. 
glabouser. 
glaouer. 2. 
glaouier. 2. 
glesker, T. 
glevaer, Y. 2. 
goagennouer. 3. 
goapaer. 2. 
goaz-keginer. 4. 
gobarer. 
gober, Y. 
gober, Y. 
godiser. 
godoer. 2. 
goer, V. 1. 
goganer (anc.) 
golc' hoer, Y. 2. 


goleuenn-goer, Y. 


goleuer, V. 3. 
gouarner. 2. 


gouer, Y. 
goudouer. 2. 
goufer, B. 
goulaouier. 3. 
goulc’her. 
goulerc'her. 
goullonder. 
gourenner. 
gourier, V. 2. 
gourlerc’her. 
gourner, Y. C. 


Geller ; géog. 
gwiliouder. 2. 
gwiner, Y. 
gwinier. 2. 
gwinker. 
gwinver. 
hadouer. 2. 
hano-kaer,. 3. 
hanter. 
harnezer. 


| helmouer. 2. 


her, C. 


beskemer. 
heskenner. 
heuzaouer. 3. 
he-unan-kaer. 


kac'her. 


kafunouer. 3. 
kaketer. 
kalafeter. 
kanaber. 
kaneller. 
kaner. 

kaner ganc: 
kannader, 
Kanolier. 8. 
kantener. 
kantenner. 
kantier. 
kantoler. 
kantuler. 
kantveder. 
kaoter. 2. 
karr-dibuner. 
karrener. 
Karrer. 
karzer, 


kauter, V. 2. 
kavailler. 3. 
keeder, V. 3. 
kefer. 

keferer. 
kefester. 
kefreder (anc.) 
Keginer. 
keleier. 3. 
kelenner. 
keler. 
keler. 
kember. 
kemener. 
kemener. 
kemengader, C. 
kemer, Y. 
kemer, V. C. 
keminer, Y. 


keuneutaer. 3. 
kever. 

kevier. 2. 
kic’hier, Y. 2. 
kiger. 

kigner. 
kimber. 
kiminer, Y. 
kimper (anc.) 
kivicher. 
kivijer. 
kizeller. 
kizier. 
klaouier. 2. 
klauster. 2. 
Kleder: géog. 
Kleier. 2. 
klezeier. 
kloc'ber. 
kloer. 1. 
kloveder. 2. 
klouer, Y. 1. 
klouer, Y. :. 
kobarer. 

Koet, V.T. C. 1. 
Koller. 2. 
koloenn-verr. 4. 


— 7925 — 


kolomer, Y. 
komer, T. 
Kommer. 
kompaer. 2. 
konner, T. 
konoc'her. 
koper. 
korbiner (anc). 
Kordennet. 
korker. 
Koroller, V. G. 
Koroller. 
koubler, C. 
Kouer. 1. 
kouesier. 2. 
koulomer, Y. 
koumaer. 2. 
Komer, Y.T. G. 
kounteller. 
kourater. 
kourecher. 
koureter. 
kovuricher. 
kourreser. 


koz-voutaouer. 4. 


koz-votez-ler. 
kraincher. 2. 
krainchouer. 2. 
krampoezser. 3. 
kraper. 

kreier. 2. 
kribiner. 
krisder. 
krizer. 
krok-pouiser, Y. 
Krouer. ?. 
krouer. 2. 
kufaner. 
kulier, V. 2. 
labenner, C. 
labourer. 
labouseter. 
laer. 1. 
lammer. 
lander. 

lander. 
Landreger: géog. 
lanjer, Y. 
lanneler. 3. 
lanser, Y. 
laosker. 2. 
laouer. 2. 
larjouer. 2. 
ledander. 
Leier, n. p. 2. 
lenner. 

lcorik paper. 
ler. 


lêr, Y. 

lèr, V. 
lereier. 3. 
leur-ger. 
levier. 2. 
levrer, V. 
lezer. 
liamer. 
licher. 
leher, Y. 
lier, Y. 2. 
lijer. 
likaouer. 3. 
lioaer, linader. 
linger, Y 
lintrouer. 2. 
liper. 

liser. 
listrier. 2. 
liver. 

lizer. 
lizidander, Y. 
loer. 1. 

loer, Y. 1. 
loër, V. 1, pétrin, 


auge. 
logotaer. 3. 
logotouer. 3. 
Lok-Eginer ; géog. 
Lok-Maria-Ker; g. 
lomber. 
lonker. 
lostenn-verr. 
louer, V. 1. 
louer, V. 1. 
loufer. 
louzaouenn -ann - 
aer. 5. 
lousaouenn - ar < 
viber. 6. 
lousaouenn-sant- 
Per. 5. 
lousaouenn-sta0o- 
ter, 5. 
louzaouer, 3. 
louzouer, T. 3. 
Lugder, 0. p. 
luguder. 
mac'her. 
mad-ober. 
mad-oberer. 
maer. 1. 
mager. 
magnouner. 
malouer. 2. 
mamm-gaer. 
maneger. 
mauer, 


mangoer, V. 2. 
mansouner. 
maouter, C. 2, 
map-kaer. 
marc'h-blenier. 
marc'heger. 
marc'h-sailler. 
mareger. 
marvailler. 8. 
meaouer, Y. 3. 
mecher. 
meer. 
meginer. 
megnouner. 
meler, C. 
meliner, V. 
melouer (anc.) 2. 
melver (anc.) 
mengleuser. 3. 
meouer, T. 2. 
mèr, Y. 
merc’her. 
merc'hetaer. 
merc'h-kacr. 
merer. 


mesz-ker, C. 
mezvier. 2. 


J micher. 


nic'hier, V. 2. 
miliner. 
millouer, Y. 2. 
mil-vicher. 
miner. 
minouer. 2. 
minter. 
mister. 

miter, Y. 
moc'’haer, 2. 
moger. 
momeder (anc.) 
moraer. 2. 
mor-laer. 2. 
morser, Y. 
mouchouer. 2. 
mouc'her. Y. 
mougner. 
mouler. 
moumancher. 
mouster, Y. 
moustrer. 
mouzcr. Y. 


93 


mousogner. 
muldrer, Y. 
muntrer. 
muser. 
nac'her, T. 
nadosier, 3. 
pados-aer. 
neer, G. 2. 


Ner-Mouster;géog. 


neuñier. 2. 
Neventer; géogr. 
nevez-amzer. 


neser. 
ninouer, Y. 2. 


ocher, T. 
oerr {anc.) 1. 
ogeder. 
ograouer. 3. 
Olier, n. p. 2. 
orgeder. 


oser. 

oter, V. T. C. 
oueler. 2. 
ounner. 
ounnezer. 
ourouller. 3. 
oviser. 
paeer. 2. 
pakajer, C. 
palafrer, C. 
paler. 
palier. 2. 
palmer. 
palouer. 2. 
paner. 


paotr-ar-gaoter. 4. 


paper. 
parailler. 3. 
pardouner. 
parouer. 2. 
pastezer. 
pater. 
pebrouer, 2. 
pec'her. 
peder. 

peger. 

peler. 
pell-amzer. 
peller. 
pelleter. 
pennaouer. 3. 
pean-her. 
pean-ier. 2. 


L 
er, H.D. 
perder, V. 
pesketaer. 3. 
peter, T. 
peur-ober. 
pez-ker. 
pez-ler. 
pez-micher. 
picher. 
pic'her? V. 
pic'hier? Y. 2. 
pider, C. 


piler. 
pillaouer. 3. 
pilliger. 
pilouer. ?. 
pipi-gouer, C. 
plastrer. 
pleustrer, C. 
ploumer. 
ploummer, 
plouzenn-verr. 
pluier. 2. 
plunjer. 
pobet. 
poder. 
pomeder, Y. 
ponner. 
pont-gwinter. 
poc'her, Y. 
porsier. 2. 
Porspoder : géog1. 
portezer. 
poull-ler. 
pounner. 
preder. 
preizer. 2. 
prenecher. 
prener. 
prezeger. 
rac'huer, Y. 2. 
raer, B. |. 
ragacher. 
ragater. 
raker, V. 
raklouer. 2. 
rambreer. 3. 
rebeter. 
reder. 
regrester, T. 
rcier. 2. 
rener. 
renver. 

reter. 

ribler. 


rioter. 2. 
risklouer. 2. 
roc'her. 
roevier. 2. 
roenvier. 2. 
roz-aer. 2. 
rudber (anc.) 
rufler. 


ruler. 
rus-ster (anc.) 
sabler, Y. 
safroner. 
sakreer. 3. 
sallouer. 2. 
salter. 
salver. 
sanier. 2. 
sanker. 
saugarner. 
sautier. 2. 


seller. 

serr. 
siboer. ?. 
sigoter. 
sizuner. 
Skaer ; géogr. 1. 
skalier. 2. 
skandaler. 
skarzer. 
skerr. 
skiber. D. 
skler. 
skler, V.T. C. 
sklerder. 
skolaer. 2. 
skolier. 2. 
skoper. 
skopigel!er. 
skorpuller. 
skouér. 1. 
skraper. 
skrivagner. 
skuber. 


skuer, Y. T. C. 1. 


skuizder. 2. 
solicr. 2. 
solier, G. 2. 
soner. 

Soter, H.H. 
soubenner. 
spalier. 2. 
spaouer, Y. 2. 
sparl-berr. 


spaser. . 
sper. 

spier. 1. 
spillaouer. 3. 
spillouer. 2. 
splaer, Y. 1. 
splaouer, Y. 2. 
staoter. 2. 
steaner. 2. 
ster. 
sterenn-wener. 
stioker. 
stoker. 
stok-gwer. 
straker. 
strakler. 
strakouer. 9. 
Strobineller. 
sturier. 2. 
sulbeder. 
suler, Y. 
suler (anc.) 
tabuter. 
tacher. 
tad-kaer. 
taer, T. 1. 
tager. 

talier. 2. 
tallasker. 
taimer. 
taoler. 2. 
taoliou-kaer. 
taol-micher. 
tarer, V. 
tarieller, CG. 3. 
tarlasker. 
tarner, C. 
tatiner. 
tavaucher. 
tavarer. 
favarnier. 3. 
telenner. 
tener. 
tenner. 
tenzorier. 3. 
teod-aer. 2. 
teoler. 2. 
teolier. 2. 


terenn-koer, V. 
teskaouer, T. 3. 
tculer. 
teuzer. 
ukemer (anc.) 
tiller. 


tiller. 

tiner, Y. 
toc'’hater, C. 
toer. 1. 
toker. 

toler, D. 
tomder 
toneller. 
torchouer. 2. 
torch-ter. 
torfeder. 
torr-moger. 
tostenner. 
toubier, T. 2. 
touer. 1. 
touer, V. 1. 
toupiner. 
tousier. 2. 
touzer. 
trabaser. 
tragaser. 
traou-dister. 
traou-kaer. 
trealer, C. 2. 


Treger ; géogr. 


treizer. 2. 
tremen-amzer, 
treustier. 2, 
trezeier. 3. 
trezer. 
trezer. 
triakler, V. 2. 
trincher. 
triper. 
triveder. 
troazer. 2. 
tro-ber. 


troec'her, Y. 2. 


troker. 
trompiller. 
tronker, Y. 
troter. 
trucher. 
trufler. 
truillaouer. 3. 
tuemder. 2. 
tuergner. 2. 
tuirgner. ?. 
turner, V. 
urisiner, Y. 
uzuler. 
uzurer. 
viber. 
vieller. 2. 
viler. 

voer, Y. 1. 


vuelder (anc ) 2. 


— TI — : 


ERBL 


deii ) 
gwerbl (anc. 
jerb}, Y. 


ERCH 


Cette finale, non 
gutturale, se pro- 
Donce comme en 
français erche. 


serch (anc.) 
ERC'H 


Cette finale gut- 
turale n'a pas d'a- 
nalogueen français 
pour la prononcia- 
tion; elle se ape 
proche un peu de 
erk. Voy. la notice 
sur la prononcia- 
tion. 


amerc'h, Y. 
berc'h, Y. 
derc'h. 
dilerc'h. 
dinerc’h, V. 
diwar-lerc'h, 
enep-gwerc'h. 
erc'h. 
gouez-kerc'h. 
gwerc'h. 
gwerc'h. Y. 
herberc’h anc.) 
kazerc'h. 
Kerc'h. 


lerc'h. 


les- verc'h. 
merc'h. 

merc'h, Y. 
nerc'b, Y. 


perc’h, V. 
serc'h, T. 
souberc'h. 
war-lerc'h. 


ERD 


Cette finale se 
prononce comme 
erde en français. 


berd (anc.) 
besterd. 
sterd, Y. 


ERF 
La plupart des 
mots de cette caté- 


gorie ont des sy- 
nonymes en erv. 


deri, 
enderf. 
ferff (anc.) 
kenderf, 
kevenderf. 


ERFF". To. BRT 
ERGL 


mergl. 
mergl. 


ERGN 
tuergn. 1. 
RH 
ler’h (anc.) 
ERJ 
skoerj, B. 1. 
ERK 


asverk. 
merk. 
terk (anc.) 


Kerl, Y. 
maerl. 1. 
merl. 


ferm. 
Gilherm, n. p. 
liser-ferm. 


ERN 
advern, T. C. 
bern. 
bod-spern. 


diedern (anc.) S. 
dieskern. 3. 


kern. 
krign-eskern. 
lern, leern. 
letern. 

ligern, Y. 
ludu-eskern. 
luern, Y. 1. 
Jlugern. 
melkern. 
mern, T. C. 
ofern, V.T. CG. 
overn, V.T. C. 
Patern, n. p. 
peg-lugern. 
penn-tiern. 2. 
pern, Y. 
pik-spern. 
Plomodiern ; géog. 
podik-espern. 
ru-ligern, Y. 
rus-lugern. 


stern, C. 





Cette finale se 
prononce comme 
en français erse. 
La plupari des mots 
de celte catégorie 
ontdessynonymes 
en ers. 


aters, V. 
gouers, Y. L. 
gounhers (anc.) 
gwers. 1. 
kenners. 

kers. 

kilvers. 
kouers, V. 1. 
kounhers (anc.) 
mers (anc.) 
ner, 

penvers. 

pers. 

pers. 

ters. 

trevers. 


ERT, ERTH 
Cette finale 8e 


prononce comme | be: 


erte en français. 


ampert, Y. 


berth (anc.) 
diskombert, V. 
drouk-sant-Hubert 





— 78 — 


nerth (anc.) 
Norbert, n. p. 


ERTH. Voy.ERT 
ERTR 
Herr (anc.) 1. 
ERV 


La plupart des 
mots & cette série 
ontdessynonymes 
en ero et en arl, 


chouerv. 1. 
c’huil-derv, V. 2. 
derv. 
deur-derv, V. 
enderv. 

erv. 

ferv. 
kenderv. 
keniterv. 
kevenderv. 
keviniterv. 
tal-err. 


ERZ 


La plupart des 
mots de cette série 
ontdes synonymes 
en ers. 


a-berz. 
annerz (anc.) 
TZ. 

ber. 
devez-kerz. 
dinerz. 
diverz. 
ergers (anc.) 
e-werz. 
gwerz. 
kemm-werz. 
kennen. 
kerz. 





Mers, 0. p. 
ners. 


pers. 
ES 


Cette finale se 
prononce comme 


esse en français. La | Gi 


Eat: des mots 
celte série ont 
des synonymes en 
ex, où plutôt, s'é- 
criventindifférem- 
ment en ex, ou en 


es dans les divers | ene: 


dialectes. Toute 
fois, la terminai- 
son en ex est au- 


jourd'hui la plus | Bios 


répandue, en Van- 
nes exceplé, — À 
cette catégorie ap- 
partiennent les fé- 
minins d'un grand 
nombre de subs- 
tantifs du dialecte 
de Vannes ayant 
trait aux profes= 
sions, comme ke- 
mineres, lailleuse, 
féminin de kemi- 
ner, et aussi des 
substantifs fémi- 
nins, comme ka- 
c'hes, chatte; kies, 
chienne, du dis- 
lecte de Vannes. Il 
me paraît inutile 
de les énumérer 
tous ici, attendu 
que, en retran- 
Chant la finale es, 
on retrouve le 
masculin. 


ac’hoes (anc.) 2. 
aes (anc } 1. 
afes (anc.) 
alies. 2. 

anes (anc.) 

aves (anc.) 
bamoures, V. 
baradoues, V. 3. 
baraoues, V. 3. 
berges, V. 








kemineres, V. 
kies, V. 1 
korkes (anc.) 
Kros. 


krés, Y. 
kroes, V. 1. 
laes (anc.) 1. 
lenes (anc) 


mageres, V. 
maoueres, V. 3. 
mares, V. 

mes, V. 

mones. 1. 
moues, V. 1. 





panes. 


pres. 
privoes, V. 2. 
roues. 1. 
seles, V. 
senes, Y. 

tes. 


bresk. 
diblesk, Y. 
digemmesk. 


kemmesk. 
kik-kresk. 
kresk. 
lamm-gresk. 
lezen-besk. 
loar-gresk. 2. 
mesk. 
mesk-e-mesk. 
pesk. 

plesk, V. 
stlafesk. 
stlanvesk. 
tellesk. 


Cette finale se 
prononce comme 
este en français. 


arvest. 


— 129 — 


boést, Y. 1. 
Brest; géog. 
dant-drest, V. 
drest, V. 
êst, V. T. C. 
fést. 
fest, C. 
fest (anc.) 
goest. 1. 
gwest. 1. 
kést. 
kést. 
Jouzaouenn-ar- 
c'hést. 
mouest, V. 1. 
prenest, T. C. 
rest, C. 
Silvest, n. p. 
sulvest. 


gwésti. 1. 
rouestl. 1. 


ESTR 


amjestr. 
digabestr. 
elestr. 

estr. 

gloestr, V. 1. 


kastell-lestr. 
kloestr, V, {. 
legestr. 
lestr. 

mestr. 
pelestr, V. 
penfestr. 
penvestr. 
prenestr. 


ET 


Cette finale se 
prononce comme 
en français este. 


Beaucoup de 
mots de cette ca- 
tégorie ont des sy- 
nonymes en ed. 

Cette terminai- 
son est celle de 
quelques verbes et 

‘une infinité de 
pluriels apparte- 
nant au dialecte 
de Vannes et de 
quelques localités 
des autres dialec- 
tes. Ces pluriels 
correspondent aux 
pluriels en ed du 
Léon.. Dans cette 
catégorie figurent 
aussi les participes 
passés de tous les 
verbes des quatre 
dialectes, et ta 
plus grande partie 
des  substantifs, 
des adjectifs et 
autres mots du 
dialecte de Vannes 
qui, au singulier, 
ont des synony- 
mes en ed en Lévn. 


amoet, V. 2. 
amouet, Y. 2. 
andennet, V. 
aneouet, Y. 5. 
annezet. 
anouet, Y. 2. 
argoet, Y. 2. 
arneuet. 3. 
asotet, Y. 
asotet, V. 
asplet, C. 
avelet. 
bachet (anc.) 
balbet, Y. 
bazieoet, 3. 
bennlget. 
bepret, Y. 
beret, Y. 
berpet, Y. 


bét, Y. 
boazet. 2. 
bopret, C. 
borrodet. 
boudinellet. 
bouet. 
boufet. 
boujet. 
boulet, C. 
bourjonnet. 
boutet. 
brammet. 
bran-louet. 
brereget, Y. 
breset. 
brignennet, 
briket. 
brizellet. 
brouillet, Y. 2. 
broutac'het. 
buaret. 2, 
buredenn - dour- 
binniget. 
butun-malet. 
chaotret. 2. 
c'honri pilaouet. 
c'hoari tinet. 
c'houevet. 2. 
c'houezet. 2. 
dalc'het. 
dam-glevet. 
dam-welet. 
dantelet, V. 
dantet. 
daonet, 2. 
darbet. 
daskompret (anc.) 
devet, Y. 
diamseret. 
disnsavet. 4. 
diaoulet. 3. 
diazeet, V. 3. 
diboellet. 3. 
dielc’het. 2. 
diet (anc.) 1. 
difennet. 
diflaket. 
diflauket, C. 
difriet. 2. 
digemeret. 
digonfortet. 
igousket. 


.digroezellet, Y. 4. 


dihét, Y. 
dilammet. 
dilostet. 
dioueret. 3. 
diredet. 


dirollet. 
dirusket. 
diskoaziet. 3. 
diskonfortet. 
diskougouliet. 


diskrouignet. 3. 


dislavaret. 
dislivet. 
disnac'het. 


dispeuret, V. 4. 


displét. 
dispourbellet. 
distagellet. 
distronket. 
divarc’het. 
diveudet. 
divoet, V. 2. 
divroet. 2. 
dizantet. 
dizarempredet. 
dizec'het. 
disellet. 

doëet (anc.) 1. 
donet, V. T. C. 
donnet, V. 
douet (anc.) 1. 
douget. 
dremmet. 
drouk-karet. 
drouk-lavaret, 
drouk-livet, 
duet. 2. 

egét. 
eic'hvet, Y. 2. 
enet, Y. 
enkrezet. 
env-steredet. 
er-bet, V. 
eskamet. 
eskellet. 
eskemet. 
espledet. 

et, V. 

ezet, T. 
falset. 
Faouet; géog. 
fariet, V. 2. 
farlotet. 
faziet. 2. 
festet (anc.) 
feuret. 2. 
fichet. 

fichet, V. 
flechet, Y. 
foét. 1. 
foilet. 
forbuet. 2. 
fprc’het. 


— 730 — 


fouét. 1. 
fourbiet, Y. 2. 


garanet. 

garbet (anc.) 
garonnet, Y. 
gauzanet. 

get, V. 

gevret, V. 
glao-sklaset. 
gludet. 
goatalet. 3. 
goet, Y. 1. 
golc’het. 1, 
goloet. 2. 
gorriket, Y. 
gourc het, Y. 
gourdet. 

gret, V. 
groac'hennet, Y. 3. 
grolliet. 2. 
gwalenn-gludet. 
gwech-er-bed, Y. 
gwel-kostezet. 
gwelet. 
gwerc'het, V. 
gwWidret (anc.) 
Gwillamet, D. p 
haillevodet, Y. 4. 
hani-er-bet, Y. 
banter-glevet. 
banter-goret. 
hemolc'het. 
hét, Y. 

hiket, Y. 
hirr-hoalet, T. 
hoalet, T. 2. 
bouet, V. 1. 
hualet. 2. 
huget, V. 
intrediet, C. 
jalodet, Y. 

jet. 


kampet. 
kanivet, Y. 
kaouledet. 3. 
kaoulet. 2. 


karet. 

karget. 
kas-da-get, Y. 
kastret, C. 
keaudet (anc.) 2. 
kemeret. 
Kemper-Odet; g. 
kenebet. 
kenet, V. 
kenet. 
kenneubet, C. 
keodet. 2. 
kero’het, Y. 
kerzet. 
kerset. 

két. 

keulet, Y. 9. 
kevaudet (anc.) 
kevet, Y. 
kevret, Y.T. 
kinet, Y. 
klefet. 
kleinuet. Y. 2. 
klét. 

klevet. 
klokennet. 
koeret, Y. 2. 
Koet, Y. !. 
koket, C. 
konfortet. 
konnaret, V. 
kontammet. 
korbellet. 
korsennet. 
kosannet. 
kostezet. 
Louchiet, Y. 2. 
koudet. 
kougouliet. 
kouls-lavaret. 
kounnaret. 
kourrezet. 
Kousket. 
kousket. 
krabet. 
krac'higellet. 
krét. 

krizet. 
kroget. 
kropet. 
krouglaset. 
kuc'het, Y. 
kuc'het, Y. 
kunet, Y. 
kuzet. 

kuzet. 

læth (anc.) 
lamet. 


lammet. 
laoniet. 2. 
laret. T. C. 
lasenet. 
lavaret. 
le-douet. 2. 
lenet, T. 
leoget, V. 2. 
let, Y. 
lichet, G. 
lifret, T. 
liket. 
linadenn-c’hone- 
vet. 5. 
loaniet. 2. 
loariel. 2. 
perhet, géog. 
lorc'het, Y. 
louedet. 2. 
louet. 1. 
louviget, Y. 
louzaouenn = ar- 
c'housket. 
Juc'hedet. 
luduet. 
luiet. 2. 
luset, V. 
luset. 
luziet. 2. 
malet. 
manket, V. 
mantret. 
marellet. 
marinet, V. 
melkoniet, V. 
meneaouet, V. S. 
menehuet, Y. 
merbet, V. 
met, V. 
miget. 
millotet. 
minaouet, C. 3. 
miret. 
mogedet. 
monet, Y. T. D. 
morc'het, V. 
morgousket. 
morgousket. 
morlivet. 
morzet. 
mouchet, V. 
mouzet, C. 
mouzet, C. 
Naonet; géog. 2. 
uauvet, V. 
nec'het. 
neet. 2. 
neet, V. T. C. 2. 


nemét. ridet, C. troetet, V. 2. a-goursadeu, Y. 
nesandet. roc'hennet, Y. tronset. a-gourseu, Y. 
pestet. rodellet. trouet, V. 1. andeu, Y. 

net, Y. ronkennet, Y. uc’hel - c’houedet, | anen, Y. 

net, V. T. C. roufennet. G. ankeu, Y. 
neubet, T.D. sabaturet. voerdet, Y. 2. ardeu, V. 
nouet. 1. saet (anc.) 1. Yuzet, H.H, arfleu, V. 

oajet, GC. 2. saeth (anc.) 1. argouvreu, V. 
oet. 1. seizet. 2. ETH askellieu, V. 8. 
oet, W 1. 19 sellet. REEE, V. 3. 
oignet (anc.) 2. serret. arielleu, V. 3. 
ouelet, V. 2. siet, Y. 1. ehrel { benieu, Y. 2. 
ouet. 1. silet. "T billeu, Y. 

ouet, Y. 1. simudet. binieu, V. 2. 
palafet. skaotet. 2. EU bireu, Y. 
palastret. sket, Y. biseu, Y. 
panevet. skoet. | Cette finale forme | bodadeu, Y. 
parfet, V. skopet, V deux catégories | boelleu, Y. 2. 
pec'het, Y. speret, Y très-distinctes. La | brec’hieu, V. 2. 
pedervet, Y. splét, Y première, qui ap- | broudeu, Y. 
peliet. 2. staotet. ? partient presque | dareu, Y. 
peluset. steredet. exclusivement au | deeu, V. 2. 
peuboufet. strafillet. dialecte de Vannes, | deuzek-deien, Y. 4 
penet (anc.) stret, Y. T. C. se prononce com- | dianneu, Y. 2. 


peoarvet, T. 3. 


— 731 — 


Strodennet, C. 


me heu en francais. 


dimeigneu, Y. 3, 


perpet, V. sStropet, Y. La seconde, qui | dirieu, V. 2. 
perc'hennet, Struziet, C. 2. ne renferme que | disterajeu, Y. 
pet, Y. stummet, T. des mots du dia- | disterajigeu, Y. 
peuset, Y. tarer-trouet, Y. | lecte de Vannes, se | drammeu, Y. 
pigoset. lartonset proïonce comme | dudigeu, Y. 
pilaouet. 3. tarvet. éhu en français. | eutreu, Y. 
pllet, Y. tarzet. Nous indiquerons | galeeu, Y. 3. 
pilorjet, Y. techet. ces deux séries à | garc’heu, Y. 
pinfet. tec’het la suite l'une de | geneu, Y. 
pingalet. tempset l'autre : goereu, V. 2. 
plet, C. teodet 1° EU, qui sepro- | goezreu, Y. 2. 
Plouaret ; géog. 5. | teurket. nonce heu, goleu, Y. 
poket. tezet. . Cette catégorie, | gour-tadieu, Y. 3. 
pouloudennet. tinet. à peu d’exceptions | grouis-kanveu, Y. 
poultret. tonket (anc.) près, ne renferme | gwardeu, V 
pouset, Y. tonnet, C. ue des pluriels du | gweleu, Y. 
prenvedet. torfet, V. ialecte de Vannes, | gwirieu, V. 2. 
prét, V. tortizet. lesquels pluriels | herieu, Y. 2. 
prevedet. touesiet. 2. correspondent, | hezeu, Y. 
priet, V. 1. touet. 1. pour Ja plupart, à | kangrennev, Y. 
puarvet, Y. 2. toufet. des pluriels en ou, | kazalieu, Y. 
puempet, V. 2. toull-huget, Y. du dialecte de Léon. | keieu, Y. 2. 
rampet. traket, Y. Ces pluriels en eu, | keneu, Y. 
ranvet. trapet. conservés en Van- | keu, Y. T. C. 1. 
raoulet. 2. trefoct. 2. Des, sont ceux que | Keu, Y. L. 
rebet. treindet, V. 2. l'on employait au | kevelleu, V. 
redet. trelatet. 6° siècle, comme | Kleù, T. 1. 
regret, V. tremenet bireu,  gwerseu, | klinieu, Y. 2. 
reket. tret, Y. mammeu, añnkeu, | koartualeu, V. 3. 
réte tret. etc., etc. letanieu, Y. 3. 
reter-gevret. trezet, Y. _ lezeu, V. 2. 
reuet, V. 2. triket, V. l lireû. 

riboulet, C. troet, V. 1. agenteu, Y. luneteu, Y. 


madelecheu, V. 
madeu, Y. 
mamm-ieu, V. 2. 
manikleu, Y. 
margeu, Y. 


tudigeu, Y. 
urc'heu, V. 


2 EU, que l'on 
prononce éhu en 
faisant sentir les 
deux lettres. Ces 
mots sont usités 
seulement en quel- 
ques cantons de 
Yannes. 





treu, Y. 1. 
treu, V. 1. 


ES 





EUA 
lesenn, V. 3. 


EUB 


Cette finale se 
prononce comme 
eube en français. 


dieûb. 2. 
eùb {anc.) 1. 
&leub, Y. 


EUCH 


Cettefinaleguttu- 
rale n'a pas d'ana- 
logue en français 
pour la prononcia- 
tion, Voy. la notice 
sur la prononcia- 
tion à la lettre dout 
ble ch. 


"h, V. G. 1. 
Ba 


EUD 


Cette finale se 
prononce comme 
eude en français. 

Plusieurs mots 
de cette catégorie 
ontdes synonymes 
en eut. 


a-nebeûd. 
bann-neûd. 
bis-meûd. 
bleud. 
breud. 
breugeud. 
disneüd. 
eureùd. 
rounn-neûd. 


ken-nebeûd. 
keunedd. 
leudd ane) 
meÿd. 
nebeûd. 





Eue est une diph- 
tongue. 


bek-leue. 2. 
kefeue. 2. 
leue. 1. 
toazon-leue. 3. 
troad-leue. 2. 


EUF, EUFF 


Cettc finale se 
prononce comme 
sufe en français. 


beuf. 
deuff (anc.) 
reuff (anc.) 


KURE, Voy. RHP 
EUFL 
euù, 
EUG 


Gette finale se 
prononce comme 
en français eugue. 


beug. 
heug. 
stleûg. 





Cette finale L 
once en fal- 
Bantunesyllabede 
la lettre &, ou, en 
d’autres termes, 
comme uh en 


real, Te 


EUK 


beuk. 

Bezleok, n. pr. 
diedk. 

eùk. 

fenk. 

ieuk. V. 
keureuk. 
kleuk. 
lerenn-stleuk. 


De 
taol-feuk. 


EUL 


Cette finale doit 
être divisée en 
deux catégories. 
Celle qui se pro- 
nonce comme ouke 
en français et celle 
qui se prononce 
hub. 


1 EUL, qui se 
« prononce comme 
eule en français. 


teûl. 
treusteul. 2. 

2° KUL, que l'on 
prononce éhul en 
Vannes. Yor. ui. 


EULF 
skeulf. 1. 


EULZ 
feulz, C. 


EUN, EUNN 


Ces deux finales 
se prononcent 
comme une en 
français, mais ne 
peuvent être subs- 
tituées l’une à 
l'autre, 


— 733 — 





kreûn. reeur, on fait, etc., 
D. ou lieu de karer, 
lin-ar-geun. rer, comme en 
rag-eeun. 3. Léon. 
reûn. Cette finale se 
reun (anc.) prononce de la 
roched-reun. même manière 
seeun, V. 2. qu'en français. 
teun (anc.) 
War-eeun. 3. — 
Ans 
= 'solvenn-veûr. 
EUN, avec la | Breiz-Veûr;géogr. 
lettre n 8 bren 2. 
de Le Gonides. | brenr. 1. 
brodeur (anc.) 
Cette finale na- Snare, 2. 
nle se prononce Alseër : 
comme dans le mot droug-edr 
neal jedn, en Ñ 
[S la na nes-ar-ger-Veur; 
sentir la lettre n. Ñ 
. eur. 
_ D 8. m. 
a t. 
dS 0 enr. 
m, E. genveur. 
neûn, neuñv. gwall-eûr. ? ou 8. 
Ferre 
Voy. EUR | hañter-vreûr. 
EUNNVOY.EUN | C2 
UN V.Voy. EUX hour. ° 
E Moy. eur. 
labeur à 
leur, T. 
EUR kaneur, C. 
kear-veûr. 2. 
Cette terminai- | kemeneur, C. 
son est celle de | ken-vreûr. 
plusieurs substan- | keur. 
tifs de la Cor-| klebr. 
nouaille, comme | kleuxzeur. 
Kemeneur. tailleur, | korolleur, C. 
lesquels se termi- | Lan-Meûr; géogr. 
nent en er en Léon. | ledr. 
La plupart des | leur, Y. 
substantifs en er | mageur, 0. 
da Léon ayanttrait | mereur. C. 
aux professions, | meûr. 
sont en eur en Cor- | neiseur. 2. 
nouaîlle. Cette ter- | nemdeur (anc.) 
minaison eur est | nemeùr. 
aussi, en Cor-| pebr. 
nouaille, celle de | peùr. 
l'indicatif présent | podeur, C. 
des verbes imper- | skledr. 1. 
sonnels, comme | speur. 
karewr, On aime, | tedr. 





EURK 
teurk. 1. 


Cette finale se 
prononce comme 
eurse en français. 


dimeurs. 
meurs. 


EURT 


Cette finale se 
prononce comme 
eurte en français. 


ken-seurt, 
kenseurt. 
pe seurt. 

seurt. 


EURZ 
peurs, C. T. 1. 


Cette finale se 


même que celle en 
eus, par la raison 
que le x final étant 
nouvellement in- 
troduit, beaucoup 
d'auteurs écrivent 
taotôt d'une ma- 
nière, tantôt de 
l’autre; toutefois, 
la terminaison eus 
me paraît la plus 
répandue aujour- 
d'bui. Quelques 
mots anciens en 
eus ont été repro- 


93 


duits àlafnaleeus. 
Yoyes-y. 


EUST 


Cette finale se 
prononce comme 
en français euste. 


arc'heust. 2. 
gour-dreûst. 
treûst. 1. 


rebstl. 1. 


Cette finale for- 
me deux séries. La 
première se pro= 
nonce comme en 
français eute. La 
seconde, qui est 
particulière au 
dialecte de Vannes, 
se prononce com- 
me éhut en fran- 
çais. 

le EUT, qui se 
prononce comme 
eute en français. 
Quelques mots de 
cette séric ont des 
synonymes en eud. 


a-nebeût. 
brent. 
heut, Y. 
ken-nebeût. 
kennebeût. 


2° EUT, qui se 

roDOnce éhuf en 

Jaunes. Voy. ut. 
EUZ 


Cette finale se 





— 734 — 


prononce comme 
euse en français. 


a-dreûs. 
avel-dreûs. 
bons. 


freuz, C. . 
freûz, herre. dé. 
sordre. 
gour-gleus. 
gueuz (anc.) 
hent-treùz. 
heûz, horreur. 


ens. 
karrek-kleds. 
kens. 
kens. 
kleûz. 
lard-teus. 
mengleuz. 


menz. 
in-dreûz. 





reus. 
tens (anc.) 
sparl-treûz. 
teùz. 

teûz. 

teus (anc.) 
torr-kleus. 
toull-freuz. 
treûs. 

treuz. 
treuz-didreûz. 


EUZR 
bieuzr. 1. 


EV 
Gette finale se 





prononce comme 
êve en français. La 
plupart des mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
eo el en ef. Ceux 
en eo sont les plus 
usités. 


Aüdrer, n. p. 
annev, 





roév. 1. 
roue {anc) 1. 
sper. 

stler. 

tév. 

trév. 

trév. 


EVL 
él. 
EVN 
Cette finale se 


prononce comme 
evne en français. 


bara-ann-evn. 





evn. 
kern (anc.) 
sevn, T, 
teod-emn. 2. 





EVR 


bouit-gevr, V. 2. 
evr, Y. 


gevr. 
kouérvr, 1. 


err. . 
merkl-kouevr. 2. 
revr, Y. 


EW 
lew (anc.) 


Cette finale se 
prononce comme 
ds en français. — 
A celte série ap- 
partiennent la 2 
pers singul. des 
modes indicatif et 
conditionnel pré= 
sents, comme ka- 
rez, lu aimes ; kar- 
fes, tu aimerais; 
et aussi beaucoup 
de subslantifs du 
genre fém nin 
ayant des mascu- 
lins en ek et en er, 
pour la plupart, et 
relatifs aux pro- 
fessions, aux qua- 
lités comme ke- 
menerez, lailleuse 
(kemener) ; barre~ 
gez, femme barbue 
barrek. 

La lettre x, à la 
Hn des mots, étant 
d'introduction 
relativement nou- 
velle dans ta lan- 
gue bretonne, il Y 
a beaucoup d'au- 
teurs qui préfèrent 
la terminaison és 
à la terminaison 
ex, et qui écrivent 
kemeneres au lieu 
de kemenerez ; tou- 
tefois, cette ‘der- 
mère orthographe 
est la plus ropa: 
due aujourd’hui. 








Voyes les lettres 
B et Z au Nouveau 
Dictionnaire fran- 


gais-breton 1869. 


abadez. 
abardaez. 3. 
a-bes. 
a-boues. 2. 


abretdaez (anc.) 3. 


achantourez. 
ac’hoez (anc.) 2. 
a-c'’houde-vez. 
a-drez, Y. T. 
aez. 1. 

agoez (ano.) 9. 
ainez. ? 

alc’ aagi. 3 
alc'houez. 2. 
aliez. 2. 
alkanjez, C. 
alvez, T 
amezegez. 
amiegez. 3. 
amzentidigez. 


amzereadegez. 5. 


anaoudegez. 4. 
auéz 

anijes. 

anuez. 

anvez. 
aotrounez. 3. 
ardamez. 


arglouez (anc.) 2. 


arouez, C. 2. 
arouéz. 2. 
arrez. 
arvez. 
arwés. 
askoucz. 2. 
asperjez. 
aval-oranjez. 
aval-palmez. 
aval-pechez. 
avenegez, C. 
aviez 2. 
azaouez. Â. 


baillez. 2. 
balboez. ? 
balboez. à 
balbouzerez. 
bamourez, Y. 
banvez. 


— 135 — 


bara-tiegez. 
baradouez, V. 3. 
baraouez. 3. 
barbantez. 
barnedigez. 
buro-gwéz. 
barounez. 
barres (anc.) 
barvegez. 
hartet. 
bastardes. 
baz-kanneres. 
belegiez. 3. 
bemdez. 
beo-buez. 2. 
beotez. 2. 
berjez. 
Bernes, n. D. 
beskontez. 
besteodes. 3. 


beurerez, Y.T. C. 


beverez. 
beverez. 
bevez. 


bleizet. 2. 
bleud-kouez, C. 
Blez, n. p. 
bloavez. 2. 
blonegez. 
bodadik-tiez. 
bodez, C. 
boez, V. 1. 
bogoderez. 
boked-lez. 
bokejou-nevez. 
bornez. 
boroderez. 
boseres, Y. 
boet. 

boudez, T. 
bourc’hizez. 
bouzarez. 
bragaldies. 
bragez. 
bragez. 
brammerez. 
braset. 
breinadures. 4. 
breizadez. 3. 
brellez. 
brestadez. 
brelounez. 
breugerez. 3. 


breuriez. 2. 

brinbalerez. 

broez. 1 

bronneg:z. 

brouez. 1. 

buanegez (anc.) 
uez. 1. 


buezegez. 
buhez. 
butumerez. 
butunerez. 
chalounez. 
chatalerez. 
chigodiez. 


c'hoanenn-gouéz. 


c'houedez. 2. 
c'houennerez. 3. 
c'houéz. 1. 
c'houéz. 1. 
c'houéz. 1 
daez. 1. 

daez. 1. 
dalifez, C. 
dallentez. 
daivesz. 
dantelez. 
davadesz. 
danvadez. 
danvez. 
daonedigez. 4. 
deanez. 2. 
delez. 

delez. 
demmez. 
Denez, 0. p. 
denvet. 
deoliez {(anc.) 2. 
deouiadesz. 3 
dereadegez. 4. 
deret. 

dervez. 
deskadurez. 


diagonez. 
dialc'houez. 3. 
dianez, Y. 2. 
diannez. 3. 
dianvez, Y. 2. 
diaoulez, 3. 
diavesiades. 
diazez. 
diazes. 
dibuneres. 
dic'houes. 2. 


dic'housvez. 3. 
didalvez. 


difez (ane. ) 2. 
diforc'hidigesz. 
difrez. 
difrouez. 9. 


diotiez. 2. 


diou-groaz-lez. 
diraez. 2. 
direz. 
diroc’herez. 
diskoues. 2. 
diskuez, C. 2. 
distervez. 
distlabez. 
distrouez. 9. 
divadez. 

divéz. 

divez (anc.) 
divrages. 
diwiziegez. 
dizanaoudegez. 5. 
dizanvez. 
dizemes. 
dizepez. 
dizentidigez. 
dizréz. 
dizunvaniesz. 
doc'herez. 
donedigez. 
Douarnenez ; géog. 


doïar-paouez. 3. 
douez. 1. 
dougeres. 
douvez. 


drougies. 
drouzivesz. 


druzet. 
duardez. 
dugez. 
ebeulez. 
eenez. 3. 
e-gwirionesz. 
ejenn-gouéz. 
elez. 

elgez. 
elumetez. 
e-mez, C. 
empez. 
emzivadez. 
enebarzerez. 
enebiez. 
enesiadez. 
enevadez. 
enez, eenez. 
enez. 

enfez, V.T.C. 
engrocz. ?. 
enkrez. 
envez. 
eogerez. 3. 
eosterez. 5. 
e-réz. 

erez. 
er-maez, T. 
ernez, C. 
errez. 
esterez, C. T. 
e-touez. 2. 
evez. 

evez | 
evnez. 


éz, pron. pers. 


ez, V.T.C 
ernez. 
faez. |. 
fagoderez. 
falc'herez. 
fallagriez,. 
farodez. 
farserez. 
farz-llerez. 
fez (auc.) 
fiez. 1. 
fillorez. 
finvez, C. 
flatrerez. 
fobiez. ?. 
follentez. 
forbannerez. 
forchetez. 
fouinez. 2. 
fournez. 
fraez. 1. 
fraez. 1. 


- 736 — 


fransez. 


frealzidigez. 4. 


freskadurez. 
frez, C. T. 
frouez. 1. 
furcherez. 
furnez. 
gadalez. 
gadelez. 
gadez. 
gagez. 
galatrez. 
galez. 


Gallez; géogr. 


galuzez. 
ganedigez. 
gaol-gammez. 
gaoujadez. Â. 
gaouferez. 3. 
gaour-gouez. 
gardinez. 
gar-gammez. 
garlantez. 
garventez. 
gavr-gouez. 
Gelvez, n. p. 
Ret, Y. 
ginidigez. 
ginivelez. 
glapez, C. 
gléz. 
gloc'herez. 
gloez, V. 1. 
goaderez. 3. 
gobederez. 
goelvez. 2. 
goez. 1. 
gogez. 
golvez. 
goncdigez. 
gorocrez. 3. 
gorregez. 
gorvez (anc.) 
wouëz. | 
gouhez (anc.) 
gounidegez. 
gour-enez. 
gour-nizez. 
gour- vi dez. 
gourvez. 
gourvez. 
gourzez. 
gouvez. 
grac'herez. 
gragez. 
grakercz. 
gresianez. 
grigaounez. 


grisiez. 2. 
groet. 1. 

grouez. 1. 
grouez. 1. 
gwaderez. 


gwalenn-vougeres. 


gwalez (anc.) 
gwall -bez. 
gwallcgez. 
gwardoniez. 
gwarez (anc.) 
gwaz-rudez, 


| gweerez. 3. 


gweledigez. 
gwelee-rez. 
gwelvez. 
gwerc'hez. 
gwerc'hiez, Y. 
gwéz, V. 

GWéz. 

&WÉz. 

gwiniez. 2. 
gwirionez. 3. 
gwiziegez. 3. 
hanoez. 2. 
banter-goelvez. 
hanter-tiegez. 
hanterourez, 
hanvoez. 2. 
harnet. 
hed-vuez. 
heiez, Y. T. C. 2. 
heizez. 2, 
belevez. 
belgez. 
henaffaelez (anc.) 
henaourez, 3. 
hennez. 
henoez (anc.) 2. 
hentadurez. 
hentes. 
bcp-paouez. 
hercuz. 

herez. 

Hermez, 0. p. 
heruez. 
hervez. 
heurvez. 2. 
hevel-buez. 
hevelez. 
heveledigez. 
hez, V 
hibouderez. 
hoc'herez. 
hostizez. 
houadez. 2. 
houad-souez. 2. 
houc'h-goues. 


houedez. 2. 
houlierez. 3. 
houn-nes. 
houperz. 
hubotez, C. 
laouaerez. 4. 
laou-herez. 4. 
iar-gloc'herez. 
lar-gouéz. 2. 
iar-indez. 

let. 1. 
impalaerez. 4. 
intanves. 


kador-dougeresz. 
kador-goves. 
kakcterez. 
kalvez. 
kambr-aez. 1. 
kammez. 
kampoez, Y. 2. 
kampr-sez. 2. 
kanpnerez. 
xaouennez. 3. 
kapez, C. 
karan!'ez. 
karuntez, 
karez. 

karmez. 
karmezez. 
kar-nez. 
karvtez. 
karvez. 


Kastell-Nevez; géo. 


kastillez. 
Kastounadez. 
kavazez, V. 
kazek-dougeres. 
kazez. 

kedez. 
keûniantes. 4. 
kefniantez. 3. 
keginerez. 
kelennadurez. 
kelles. 

kel-livz. 

kcivez. 
kemenerez. 
kemennadurez. 
kempenuadures. 


kempennidiges. 
kendamouez. 3. 
keouez. 2. 
Ker-Ahez ; géog. 
keraouegez. à. 
keraouez. 3. 
kerenties. 
kerez. 


Kergroadez ; géog. 


kernevadez. 
Kernevez; géog. 
kernez. 

kevez (anc.) 
kevredigez, Y 
kez, V.T. C. 
kibez (anc.) 
Kiez. 
kiez-kignez. 


kiguez. 
kik-gouéz. 2. 
killegesz. 
killek-ar-barrez. 
killek-gouéz, 3. 
killek-indez. 
kiminerez, C. 
Liriegcx. 
kisidiges. 
kloc’herez. 


Koat-Menez; géog. 
koazez. 2. 


kogesz. 
kokombrez. 
kompez. 
kompez. 
konikiez. 
konkoez. 2. 
kornandounesz. 
korriges. 
kostez. 
kouéz, chute. 1. 
kouez. 1. 
kouez. 1. 
kouezerez. 3. 
koulourdrenuik- 
gouéz. 
kourrez. 
kovez. 
koz-votez. 
krak-vastordez. 
krampouez. 2. 


krampouezerez. 4. 
kraouenn - gelvez. 
& 


krennardetz. 

krepez. 

kreunn-ar-wer- 
c'hot. 


— 731 — 


Krez (anc.) 
kristenez. 
kristeniez. 
kroaz-léz. 
krocz, Y. 1. 
krogenn-ann-al- 
c'houez. 
krogenn-perles. 
krogerez. 
krok-pouez. 
krouidigez. 3. 
EG (anc.) 1. 


laouenidigez. 5. 
largentez. 
larjez. 


‘lastez. 


larret (anc.) 
leanez. 2. 
lenez (anc.) 
lentegez. 
leonardez. 3. 
leonez. 2. 
lesaerez. 3. 
levenez. 


léz. 
lezegez. 
leziregez. 
lien-rouez. 
liez. 1. 
lignez. 
linez, C. 
lipouzez. 
loar-nevez. 
lonez. 
lontregez. 
lontregez. 
lornet. 
Jouadez. 2. 
louarnez, 2. 
louferez. 
lounez. 
loupenn-perlez. 
lournez. 
louvigez, Y. 
louzaouenn-ar- 
c'halet. 


lonzaouenn - ar- 
werc'hez. 
lovrentez. 
lovrez. 
lunvez. 
madelez. 
maervunez. 3. 
maez, T. 1. 
maez (anc.) 1. 
magadurez. 
magerez. 
mamm-diegez. 
manac'h-sant-Ber- 
Dez. 
maoues. 2. 
maouterez, D. 3. 
map-divadez. 
marc'hadourez. 
marc'heget. 
marez, 
markizez. 
marmouxez. 
matez. 
mean-bés. 
meaouerez, V. 4. 
mec'hiegez. 3. 
mederez. 
menez. 
meouerez, T. 3. 
mereurez. 
merzerez. 
mesaerez, C. 3. 
meserez, T 
mestres. 
meurlarjez. 
meuzs-frouez. 
mét. 
mez, T. C. 
mes, Ÿ. 
mezvieres. 
miaouerez. à. 
mibiliez (anc.) 
migaounez. 
milgiez. 2. 
milinerez. 
minlinvez. 
moez, Y. T. C. 1. 
mognez. 
Moisez, 0. p. 


Montrolaez; géog. 


Montroulez; géog. 
morianez. 
morlarjez. 
morvankez (anc.) 
moriidigez. 
mouar-ûrés. 
mouchetes. 
moues, Y. 1. 


mouez, 1. 


mougerez. 


mougnerez. 
mougnez. 

mudet. 

pannegez, Y. 
naounegez. 3. 
naonn-ranklez. 1. 
neanerez, Y. 3. 
neerez, GC. 3. 


Oanez, 0. p. 2. 
oranjez. 
orglez; Y. 
oriadez. 3. 


paoez. 2. 
paogammez. 3. 
paotrez. 2. 
paouez. 2. 
paouez. 2. 
paourentez. 3. 
paourez. 2. 
pardaez. 
paredigesz. 
parez. 

parretz. 
pastez. 
pastounadez. 
patrounez. 
pautrez. 2. 
pavez. 
paz-luderez, L. 
pechez. 
pec'herez. 
pemdez, T. 
pempez. 
pengammez. 
pennaouerez. 
peanardez. 
pennegez. 
penn-heresz. 
penn-tieges. 
pervez. 
pervez, C. 
pesketaerez. 4. 


pész. 

piketes. 

pikes. 

p'houses. 
pillik-krampoues. 
pinvidigez. 
plouezadez. $. 
Plounéour-Trez; 


géogr. 
Plounévez; géog. 


polez, Y. 
poudalez. 
porc'hellez. 
porc'herez, 1. 
porsierez. $. 
pouéz. 1. 
poulounez. 
priedelez. 3. 


ranelerez. 
ranklez. 
ravoderez. 


rianes (anc.) 2. 
riboderez. 
ribodet. 
roc’herez. 
rogentez. 
rogez. 
rouanez. 2. 
rouanez. 2. 
rouantelez. 3, 
rouez. 1. 
roz-gouéz. 
ruzardez. 
fadornves. 
saez. |. 
Sagradurez. 
Sakradurez. 
Santelez. 
santez. 
satagerez. 
Sator-darmez ! 
Svlaouerez. 4. 
scmpladurez. 
senez. 
suntidiges. 


— 738 — 


serc'herez, T. 
sergonnerez. 
sevenidiges. 
séz 


sidanez. 
sigodiez. 
sigoterez. 
sikadez. 
sil-droneres. 
silvidigez. 
sizsun-priedelez. 
skleridigesz. 
skolaerez. 3. 
skolierez. 3. 
skourjez. 
souez. 1. 


stammerez. 
Staoterez. S. 
Stlabez. 
Stnkerez. 
stolikez. 
straklerez. 
Strinkerez. 
stroez. 1. 
strouez. 1. 
sujedigez. 
suivez. 
tablez. 

taltez, C. 
talvoudegez. 
tamoez. 2. 
tantez. 
taol-fobiez. 
tartez. 
tarzellerez. 
tavarnierez. 
tenzorierez,. 
teskaouerez, T. 4. 
teuregez. 3. 
teurennegez. 4. 
tevez, C. 

tez, Y. 

téz. 

ti-annez. 
tiegez. 2. 

tiez. 1. 
ti-kouez. 
toc'haterez, C. 
touz, V. 1. 
tolpez. 
torch-kourrez. 
torpez. 
tors-alc'houez. 
tortez. 

touez. 1. 


tougnez. 
toull-bez. 
toull-bragez. 
traez (anc.) 1. 
tra rez. 
trebez. 
trec'honesz. 2. 
trederennerez. 
tregeriadez. 
tremenvoez (anc.) 
tréz, Y. 

trez, C. 

tres, T. 

trez. 
troazerez. 
trubarderez. 
truez. 1. 
trugarez. 
trubez. 
turkez. 
unvaniez. 
uarez. 
urisioeraez, D. 
war-ar-pemdez, T. 
war-laez. 
war-nez. 


EZL 


kehez]. 2. 
stezl. C. 


EZN 


ezn. 


afa. 

affa. 

brifa. 
chifa. 
dibalfa. 
diboufa. 
diboufa, C. 
digoefa. 2. 
dispalafa. 
distoufa. 
efa. 

fà. 


goafs. 1. 
Jenovefa, n. p. 
klufa. 


plaoufs, C. 2. 


Cette finale se 
prononce comme 


fé en français. 


kuerfe, C. 2. 
panefe, C. 
petrefe? 


FT 


abafi. 
berfi. 
diabafi. 
krusifi. 
peenefi. 4. 
penboufi. 
penefi. 
sarsifi. 


FO 


— 739 — 


Ajoutez à ces | houperiga. 


mots la 3° 
singnlier du futur 
des verbes dont 
l'infinitif est en fa, 
comme skra, il 
écrira. 


_ GA 


Cette finale se 
prononce de la 
même manière 
qu en français. 


binniga. 
brenniga. 
buga. 
chaga. 
chaoga. 2. 


divanega. 
divega. 
divruga. 
dreintage. 3. 
Dadlani 


gallega. 


rs. | kaouga, C. 2. 


karga. 
kenniga. 
kiga. 
kloga. C. 
koaga. 2. 
kouga. 2. 
krouga. 2. 
lavrega. 
lindags. 
maga. 
manega. 
marga. 
meudiga. 3. 
miga (anC.) 
milliga. 
moOUuga. 
pega. 
pismiga. 
pistiga. 
plega. 
rega. 
rega, C. 
ruziga. 
saoznega. 5. 
skloga. 
staga. 
stleuga. 2. 
taga. 


GE 


La lettre g étant 
toujours dure, se- 
lon l'orthographe 
de Le Gonidec, cette 
finale se prononce 
comme gué en fran- 
çais. 


derge, Y. 
fouge. 

goge. 

kloge. 
pont-terge, Y. 


GI 


La lettre g étant 
dure, d'après l’or- 
thographe de Le 
Gonidec, cette f- 
pale doit se pro- 
noncer comme gui 
en français. 


"prononce de 


abegi. 
belegi. 
breugi. 9. 
deogi. 2. 
diaraogi. 5. 
diegi. 2. 
diskregi. 
divelegi. 
dour-gi. 
embregi, C. 


eogi. L 1 y 
oac'hegi, Y. 
eugi. 2. 

kregi. 9. 

milgi. 

mor-gi. 

naoun-gi. 2. 

pendogi. 


regi. 
reugi. 2. 
GO 


Cette finale se 
prononce de la mê- 
me manière qu'en 
français. À cette sé- 
rie appartient la 3° 
personne singulier 
du futur des verbes 


en ga à l'inflaitif, | 


comme plego, il 
ploiera, etc. 


go. 

go, Y. 

gô, V. T. 
hango, Y. 
Kerango; géog. 
morgô (anc.) 


GU 


diaskregne. 
diboagna. 3. 
dic'hlagna. 3. 
distegna. 
guesteigna (anc.) 3 
gwesteigna (anc.) 3 
lorgna. 
mac'hagna. 
migna. 

moigna. 2. 
mougna. 
mouzogna (anc.) 
rigouigna. 3. 
skigna. 

skrigna. 

 Stegna. 

tougna. 

tairgna. 2. 


GNI 
daspugoi. 
œ 
HA 


ha. 
1 ha. 


Cette finale se 
prononce comme 
en français. 


anehe, Y.T. C. 
d’ehe, Y.T. G. 
gouhe, T. C. 
be, V. T. C. 


he. 
Cette finale ae l truhe, Y.T. C. 


la 
même manière 
qu'en français. 


argu. 
GNA 
barkaigna lane.) 


breskigna. 
daskrigna. 


HI 


abi ! 

anehi, V. T. C. 
anezbhi. 

d'ehi, Y. T. C. 
d'ezhi, 

esmahi (anc.) 
fahi, V. 

bt. 

bi, T. 


HO 


anezh0. 
a-wecho, T. 
debo (anc.) 
d'ezhô. 


hO. 
serc'ho, T. 
HU 


Voy. au, eu, iu, 
lesquels, en Yan 
nes, s’écrivent 
parfois ahu, ehu, 
thu. 


abu, Y. 
gourlarhu. N. 


larbhu, Y. 
plethu (anc.) 2. 


C'est une diph- 
tongue. 


alia. 2. 
alia. 2. 
Alodia, n. p. 3. 
amezeja. À. 
Anastazia, D. p. 4. 
ann darn vuia. 
aneria. 3. 
ankenia. 3. 
askoania. 3. 
asvogeria. Â. 
bec’hia. 2. 
begelia. 3. 
beolia. ?. 
beria. 2. 
beria. 2. 
bernia. 2. 
besia. 2. 
beskennou-ann- 
Itroun-Varia. 
bidevia. 3. 
blenia. 2. 
bleunia, 2. 


— 740 — 


bornig, 2. 
bourrevia. 3. 
bugelia. 3. 


c'houenia (anc.) 2. 


c'houilia. 2. 
damania (anc.) 
daskiria. 3. 
dial 1. 
diboania, 3. 
dibria. 2 
dic'hal 2e 
dic'hreunia. 3. 
didouesia. 3. 
difazia. 3. 
diginvia. 3. 
diguzulia. 4. 
diluia. 3. 
dineisia. 3. 
diraouia. 3. 
dirusia. 3. 
disfeuria. 3. 
disheolia. 3. 
dishilia. 3. 
diskleria. 3. 
diskolia. 3. 
diskoria. 3. 
diskougoulia. 4. 
diskulia. 3. 
dispartia. 3. 
dispenselia. 4. 
distalia. 3. 
distefla. 3. 
distrefla. 3. 
distuc’hia, 3. 
divec'hia. 3. 
divesia. 3. 
diwelia, 3. 
diwernia. 3. 
dizalia. 3. 
dizelia. 3. 
dizeria. 3. 
dizizilia. 4. 
dizoania. 3, 
doania. 2. 
doupsolia, C. 3. 
ebeulia. 3. 
eil-c'heria. 3. 
eukaristia. 4. 
evallia (anc.) 3. 
fata. 2. 
feuria. 2. 
Hein, Y. 2. 
fleria. 2. 
fornia. 2. 
fournia. 2. 
gevia. ?. 
glebia. 2 
glepia. ?. 


goelia. 2. 
goelia. 2. 
gofelia. 3. 
gouelia. 2. 
goulia. 2. 


gouraeria, C. 8. 


gousia, T. 2. 
gouzeria. 3. 
gouzia, D. 2. 
greunia. 2. 
grignolia. 3. 
grollia. 2. 
gwelia. 2. 
gwernia. 2. 
havreia. 3. 
heolia. 2. 
beoria. 2. 


Tet here his (auo.) 


heubeulia. 3. 


ifournis. 3. 
interdia. 3 
Julia, n. p. 2. 
kaladuria. 4. 
kalvizia. 3. 
kandia. 2. 
kanndia. 2. 
kanolia. 3, 
keizia. 2. 
kelc'hia. 2. 
kendervia. 3, 
Kentelia. 3. 
keuia. 2. 
keuzia. 2. 
keveria (anc.) 3. 
kevia. 2. 


kilvizia. 3. 
kinvia. 2. 
klaoia. 2. 
klavia. 2. 
kleusia. 2. 
klivia. 2. 
klujeria. 3. 
Koania, 2. 
Koania, D. 2. 
kolia. 2. 
kostezia. 3. 
kouesia. 3. 
koumunia. 3, 


mr 


koursia (nc) 2. 
krevia. 2 
aa ‘8. 
Kanisa. 2. 
kuzulia. 3. 
lec'hia {anc.) 2. 
leunia. 2. 
levia. 2. 
Lok-Maria; géog. 
louzaouenn - ann- 
Itroun-Varia. 
luia. 2. 
luia. 2. 
Maria, n. p. 2. 
melkonis, Y. 5. 
mengleusia. 3 
mernia, G, 2. 
merzeria. 3. 
mestrounia. 5. 
mogeria. 3. 
morsolia. 3. 
mouguia. 2. 
mounia. 2. 
muia. 2. 
muturnia. 3. 
paounia. 2. 
Nastazia, 0. p. 3. 
neisia. 2. 
neunia. 2. 
nozvesia. 3. 
overnia. 3. 
palia. 2. 
paollevia. 3. 
peeneña. 4. 
pelia. 2. 
peneña. 3. 
penselia. 2. 
peulia. 2. 
peurvuia. 3. 
pipia. 2. 
pistria (anc.) 2. 
plaouia, C. 2. 
pluia. 2. 
pluia. 2. 
poania. 2. 
prederia. 3. 
pria. 1 
raouia. 
redia (anc.) 2. 
remia. 2. 
reolia. 2. 
reuflia (anc.) 2. 
ra, V.T. C. 1. 
rimia. 2. 
risia. 2. 
risia. 
roenvia. 2. 
ruia, C. ?, 


rulia, 2. 
rusia. 3. 
ruiia. 2. 
sebelia. 3. 
Sesilia, n. p. 3. 
skeulia. 2. 
skleria. 2. 
skoazia. 2. 
skolia. 2. 
skoria. 2. 
skoueria. ?. 
solia. 2. 
speria. 2. 
speunia. 2. 
spevia. 2. 
spia. 1. 
spluia. 2. 
spluia. 2. 
stalia. 2. 
sternia. 2. 
steuzia. 2. 
stevia. 2. 
stleuia, 2. 
streha. 2. 
strevia. 2. 
stuc'hia. 2. 
stuia, C. 2. 
sturia. 2, 
Sulia, n. p. 2. 
taladuria. 4. 
teolia. 2. 
testenia. 3. 
Tobia, 0. p. 2. 
tomtreolia. 3. 
torc'houenia. 3. 
trehoilia. 3. 
treillia. 2. 
treinia. 2. 
trepikia. 3. 
trevalia, C. 3. 
trivia. 2. 
trivlia. 2. 
trouzia, 2. 
turia. 2. 
Ujania, D. p. 3. 
unia. 2. 
violetez - ann- 
Itroun- Varia. 


18 


kb. 
kr1b. 


IBL 


bibl. 
diskibl. 





— HAL — 


fibl, Y. 
ribl. 


IBR 


asdibr. 
dibr. 


| disibr. 


pibr, V. 
ICH 


Cette finale, non 


| gutinrale, se pro- 


npace comme îche 
en français. 

Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
13. 


gour-nich. 
gregaich. 2. 


| male-touich, C. 


mouicb. 1. 
neich, Y. 1. 


 TC'H 


Cette finale gut- 


| turale n'a pas d’a- 


nalogueen français 


| pour la prononcia- 


tion. Voy. c'h dans 
la notice sur la pro- 
nonciation. 
Plusieurs mots 
de cette série ont, 
en Léon, des. syno- 
nymes en is. 


breic'h, V. 1. 
bric'h, Y. 
diskuic’h, Y. 
elc'h, Y. 1. 
Sir h V. 2. 


gwic'h. 
kentic'b, Y. 
kreic'h, V. {. 
kric’h, Y. 
leic’h, V. 1. 
livric'h, Ñ. 
pic’h, Y. 
reic'h,:V. 1. 
seic'h, V. 1. 
skuic'h, Y. 
stric’h, Y. 
treic’h, V. 1. 


ID 


Plusieurs ‘mots 
de cette catégorie 
ont des synonymes 
en té, 


amid. 
aouid. 2. 
bann-id, Y. 
beuzid. 
bibid. 


hid. 
branell-treid. 3. 
brennid. 

brtd. . 

david, T. C. 


gounid. 
gwerc'hid, Y. 
gwerzid. 
gwiad-kefnid. 
bospid anc.) 
iaou-gamblid. 


td. 
kamblid, 





E = 


kambr-lid. 
kellid. 
kileid, C. 
kis'inid. 
klid, Y. 


| lec'hid. 


levr-skrid. 
ltd 


ltd. 

luidd (anc.) 
luydd (anc.) 
Mac'harid, n. p. 
milc’houid, Y. 2. 
mild, 


‘| milid. 
‘| minid (anc.) 


rei ) 
mynyd (anc, 
aa) 


1) orbid, 


orbid, Y. 


d ormid. 


pibid. 
prydd (anc.) 
rt, Y. 
rbyd (anc.) 
Skrid. 


stirenn-rid. 
treid. 1. 


| vid, Y. 


LE 


Se prononce 
comme té en fran- 
is. C'est une des 
iphtongues bre- 
tonnes. 


grapañ 


beie, Y. 2. 
bire, T 2. 


Cetteterminaison 


| était autrefois celle 


es « 


des infinitifs qui, 
aujourd'hui, setet- 
minent en 1. com- 
me leskiff (leski). 
Ces deux finales 
se prononcent 
d’une manière ana- 
logue, mais ne peu- 
vent être substi- 


94 


— 78 — 


tuées l'une à l'an- 1 pismig. IK ;anoucdik 3. 
tre. pistig. j #otrou-flammik. 
_ sprig. Piusicurs mots! 
de cette série ont 
IGN des synonymes en 


1g. 
Cette terminai- 








bign. 
borrign, Y. 





esteusiff {ane.) 155 1. dans tous 
estrenif (ane) | brein-krign. ralectes, celle 
EME breskign. dan grand nom- 
obiff (anc.) breskign. bre de substantifs 
hostif. dsekrign. et d'adjectifs; 
hudiff (anc.} diri-brign. mais, ce qu'elle a back. 
KIT, Ve dimelges Ÿ.2, [de remarquable, 
Nehir (anc.) dispiga c'est que c'est à ur LRT. 2. 
leskifr (anc.) divac'hign, Y. elle que se ratta- | baouik. 2. 


7 chert tous les di- | bappalk. 2. 
minutifs bretons, pre, an. p. 2. 
w 





ur. 
mordeiff{anc) | Eie SHE 














rif (anc } Rn, T. au singulier, tant 
skeit{anc) 1. | UE, pour les substau- 
SIL, kouiga. 1. tifs que pour les 
SI, C. kregigo, T. adjectifs et les 
suf nc.) PAS noms de baptème. 
kuign, V. 1. Cette terminaison | berboellik. 3. 
RR. Voy.IF | lelgn, V. 1. ik des dimiutifs PORS. 
R N 
SL mac'bign, V. 
l reign, 1. igeu, selon les dia- 
if. rouign. 1. lectes. 
oni, seign, V. 1. Il va sans dire 
skign. qne l'on ne trou- 
IFR skrign. vera pas tous les, Binik, géo. 
Stign. diminutifs dans | birc'houidik. 3. 
Wr, T. sign. cette série ; on ne) Lirc'huidik, Y. 3. 
touign. 1 doune ici que ceux ; H 
16 7 qui sont les plus 
usités ou qui altè-, 
19 rent pins ou moins : blaükik, Y. 
Cette finale se le sens du radical. | blazik. 
prononce comme| Cette flaale se| Foy. le mot miur- k. 





igue en français. | prononce comme | gun à mon Nou- 
La plupart des | ije en françiis. | reau Dictionnaire | Loledik. 














mots de cette ca- Plusieurs mots | français-breton| bornik, V. 
tégorie ont des sy- | de cette série ont | 1869: para: V. 2. 
nonymes en ik. des synonymes en un boubouik. 

—_ “ch. bouchik, Y. 

las abostolik. boudik. 

dibismig. daroij. abredik. . 
dibistig. disprij. aezenuik. 3, 
gwennig, Y. fini}. akoubik, Y 
Kg. gour-nij. Alanik, n.n. bouroik (bouro-ik) 
kiunig. gour; Y. alanik. 2. 
kinnig. Kri, Albanik, n.p. | Breiz- Arvorik ; 
meddig {anc.} neij, V. 1. Aliedik, n. p. 3. R 
meddyg lane) nij. alguik, C. 














mellig. skol allatik. 
1 urez, Aunaik, 0. p. 2. 





breur-lik. ganedik, Y. karvik. lommik. 
brezsek-brezik. &aourik. 2. kastellik. lostik. 
brtk. C. gavrik. Katelik, n. p. louarnik. ?. 
brizillonik. gedik. katolik. louferik. 
brochik. ginidik. kazeliadik, 4. Jouidik, CG. 2. 
burudik. glac'harik. kear-mouzik. Mac'haridik, n. p. 
chiboudik. glaourik. 2. keinik. 2. mac'herik. 
chtk. glazsik. keuzeudik. mammik. 
choukik. glizik. KIK, Maonaik, n. p. 8. 
chourik, V. C. godellik. killogik. marc'hik. 
c'hoari-koz-podik. | goustadik. ki-louferik. margodik. 
c'hoari-marc’hik. | gozik, C. T. kizidik. maro-mfk. 
c'hoari-meudik. grabotennik, Y. kizidik. merc'hodik. 
c'hoari-penn-toul- | gregik. klanvidik. Metik, n.n. 
lik. grik. kloc'hik. meudik. 
c’hoari-poullik. grik! klouarik. 2. mezevennik. 
c'hoari-saozik. guleik, Y. 9. koantik. 2. mezo-mik. 
c'hoarzidik. 3. guskonnik, V. Koantik, n.p.?2. , mik. 
daik. 1. gwennelik, Y. koc'hennik. mik. 
derlik. Y. Gwennelik, n. p. | kollidik. minvik 
dibismik. gwenaik, V. kollidik. mirc'houik, Y. 
dibistik. gwennik. kordennik. mistrik. 
diot-naik. 2. Gwennolaik, n.p. Â | Korrik. mitonaik, Y. 
diskidik. gwenvidik. kostezennik. mitouik. 2. 
diskredik. gwezennik. kouskedik. moc'hik. 
diskuizik. 3. gwezogik. kozik, B. Moezik, n. p. 2. 
disterik. gwtk (anc.) krampouez- mou - | mogedennik. 
disonik. gwillaouik. 3. zik. Monik, n. p. 
dourik. Gwillaouik, n. p. 3. | kredik. mor-bik. 
dour-rik, T. gwiridik. Kroazik ; géogr. 2. | morzolik. 
drean-kik. gwiridik. kroazik. 2. mouchik. 
dreoik. 2. heretik. krok-k.k. mougerik. ‘ 
Dreoik, n. p. 2. Herriedik, n. p. 3. | krok-krik. moustrerik. 
duardezik. 3. heuzik, 2. krogik. moutik. 
Ealik, n. p. 2. bik. kuchik. mouzik. 
e-kicheanik. hik, V. kuchik. munudik. 
elbik (anc.) hillik. kuzulik. paik. 2. 
enn-derlik, V. hitik. laerik. 2. Naik, n. p. 1. 
eostik. 2. houadik. 2. Jlammerezik. nervennik. 
erik. houedik, Y. 2. lammerik. nevik. 
êstik, Y. houpadik. Jaouenanik. 4. ourlik. 
eunik, Y. 2. houperik. Laouik, n. p. 2. ourzik. 
fablik. houperik. lapik. Padrik, 0. p. 
Fak. n. p. 1. lannik, n. p. 2. larik. Paolik, no. p. 2. 
Fanchik, n. p. iarik. 2. larvik. papaik. 3. 
Fantik, n. p. iodik. 2. lentik. pastellik. 
feunteun-lapik. ividik. leskidik. pellennik. 
Hk. Ivonik, n. p. levik. penduik. 2. 
fistoulik. Jaffrezik, 0. p. libonik, Y. pennadik, 
flammik. Jakouik, n. p.2. | Liedik, n. p. 2. penn-glaouik. 8. 
Flidrik, 0. p. Januedik, n. p. lienenn-gik. Perik, n. p. 
flourik. Jaonik, n. p. IK. Piarik, n. p. 2. 
foeterezik. 4. Jobeunik, n. p. lik. pik. 
foll-mik. Judik, n. p. limonik, V. pik. 
fouerik, V. 2. Jopik.n. p. Lioaik, n. p. 2. pk. 
furik. jurdik, Y. liorsik. 2. pillik. 
Get k, n. p. kannerez'k. l LSR, n.n. piltrotik. 
Ruri k. kared.k. Loeisik, n. p. 3. | pinouik, Y. 2. 


— 743 — 


pinvidik. 
pinvik, C. 
pismik. 
pistik. 
pladennik. 
plarik, Y. 
ploumerik. 


predik. 

previk 

propikr. 
reunik. 
reuzeudik. 
richardik. 
rividik. 
Robardik, n. p. 
Ronik, D. D. 
ronsik. 
rouedik. 2. 
sac'bik. 
saonenuit. Z. 
saozik. 2. 
sec'hedik. 
sec'hik. 
scderik. 
sidauik, 
sik-sik ! 
Silvestr k, 0. p. 
silzik. 

sioulik. 2. 
skendilik. 
sklerik. 

sk avedik. 
Souzik, D. p. 2. 
Soezik, n. p. 2. 
sonik. 
spagnolik. 
spountik. 
Stalik, 
stankennik. 
slardaik. 
Stefanik, n. p. 
stouik. 7. 
strilik. 

Sulik, n. n. 
tachadik. 
tad-san:-Dominik. 
taolik. 2. 
tataik. 2. 
teltennik. 
terridik. 
Tivaik, n. p. 2. 


_ 744 — 


tizik, C. 
tizik, C. 
tommerik. 
Tonik, n. p. 
torchennik. 
tortik. 
toulbennik. 
toullik. 
toullik. 
toupik. 
tourik. 
toutouit. 2. 
traonieanik. 3. 
trevidik, Ç. 
troadik, 2. 
unanik. 
venik. 


Quelle que soit 
la voyelle qui pré- 
cède cette termi- 
paison, on pro- 
nonce toujours 
celle-ci ik. Ainsi, 
bouroik. se pre- 
nonce bourohik. 


IRL 


Konk), 
maniki. 
mautikl. Y. 


IL 


Cette finale avec 
L simple, se pro- 
nonce comme eu 
francais, quelle 
que soit la lettre 
qui la précède. 
Ainsi til, fumier, 
se prononce téhil. 


a-gil, 

aozil. 2. 
argil. 

atil, C. 
begil, V. 
biouil, Y. 2. 
bouil, Y. 2. 
bouzil, Y. 
cherpill, Y. 
c'houil. 1. 
chouk-ar-c'hil. 
c’huil. Y. 
dichentil. 


e n Enlinenn erior 


dijentil. 
distabil. 
divorfil, C. 
divorfil. 
douar-telil. 
dour-teil. 
dour-zil, 
dousil. 


duil, duyl (anc.) 2. 
eil. 2 


eizil (anc.) 2. 
farsil. 
founil. 
fusil, 
gouil. V. 2. 
goull, Y. 2. 
hibil. 
bugil. 
imbril, Y. 
izil. 

jaril, Y. 
kegi), 

kil. 


kil 
labour-dijentil. 


louzaouenn-ann- 


teil. 
mil. 
mil, G.T. 
mil (anc.) 
morfil, G. 
morsil. 
orfl. 
ozil. 
penaboil. 3. 
peb-eil. 
perisil. 
pil. 
pil (anc.) 
pirisil. 
roziuil. 
earl. 
sazil. 
Siberil; géog. 
sil 


skaotil. 7. 
skarnil. 
skautil. 2. 
skil. 

spil, Y. 
stabil. 
teil. 2. 
touil ‘2. 
traouil. 2. 
troil, C. 2. 
uzt}. 
uzuil. 


. vil, 


Cette finale se 
prononce de divér- 
ses manÿières, se- 
lon la lettre qui la 
précède : 

LIS Après une 
consonne, elle œ 
prononce comme 
dans Îles mats 
français quitle, 
le, écoutille. G 
dans cette catégo- 
rie que figure la 
série qui va nous 
occuper ; . 

2° Précédée d'un 
e, elle se prononce 
comme dans les 
mots français bou- 
teille, treille. Yor. 
ELL ; 

3° Précéüée de 
la diphtongue ou, 
elle se prononce 
comme dans les 
mots français an- 
douille, citrouille. 
Voy. la terminai- 
Son OUILL : 

4° Précédée de 
la lettre u. elle se 
prononce comme 
on ferait du mot 
andoutille si l'on 
supprimait la let- 
tre 0. Voy. tiL. 

Cette série (L 
répond à il mouitlé 


| de Le Gonidec. 


a-ispill. 


| a-istribill. 


ambull, T, 
a-zispill. 
a-zistribill. 
bi, 


gremill. 


ll. 
busuill, B. 2. 
ispill. 


kleañ-sptll, Y. 


morzi, 
morzuill. 2. 
poaz-pill. 
o 

pill (ane. 
TA 
simili. 
skoutifl. 
skrill. 
spill. 
strabill. 
strafill. 
strill. 
till. 

till. 

till. 

till. 
trebiH, Y. 
trompili. 


ILTR 


kiltr. 
skiltr. 


ILZ 


heis, G. {. 


— 745 — 


IM, IMM 


Ces finales re 
prouoncent com- 
me dans le mot 
français centime, 
mais ne peuvent 
être subatituées 
l'une à l’autre. 


bita, T. 
brem, 
breolim. 2. 
frimm. 


IMBL 
fimb|, Y. 


IMM. Voy. IM 
IMP 


Cette finale se 
prouaonce en ap- 
puyant un peu 50T 
la syllabe im, de 
manière à ce que 
l'un ne puisse con- 
fondre avec la f- 
nale emp, ce qui 
arriverait si l'on 
prononcçait comme 
en français. 

Cette terminai- 
son est celle de la 
|" pers. du pluriel 
des futurs, come 
kanimp,  anatve- 
simp, etc. 


imp, V. T. CG. 
neimp, Y. 


pimp, Y. 
skrimp. 


IN, INN 


Ces finales non 
nasales se pro- 
noncent toutes 
deux comme ina 
en français, mais 
ne peuvent étre 
substituées l’une 
à l’autre. 

Les mots de cet- 
te catégorie appar- 
tiennent, pour la 
plupart, à l'infilni- 
tif des verbes de 
Vannes. 

À cette série ap- 
partient la 1° pers. 
sing. du futur des 
verbes, comme 
kaninn, roinn, etc. 
— Cette finale est 
indépendante pour 
la prononciation 
de la lettre qui la 
précède et se pro- 
nonce toujours 
comme en français 
mé. Voy. plus loin 


in, finale nasale. 


ml 


abedein, Y. 3. 
abuelein, Y. 3. 
aburtein, Y. 


akoursein,-V. 


alabistrein, Y. 


Albin, 0. p. 


alc’houein, Y. 3. 
aleurcin, Y. 
alouein, Y. 3. 
alvein, Y. 
ambrenneio, Y. 
ambridein, V. 
emein, Y. 2. 
amerc'hein, Y. 
amonenvein, Y. 
amuin (anc.) 2. 
ana llin, V. 
anaouein, Y. 3. 
sndennein, Y. 
aneouidein, Y. 4. 
aueudein, Y. 3. 


1 ankio, Y. 


ankiniein, V. 1. 
anneeio, Y. 3. 
anneuein, Y. 3. 
anouedein, Y. 8. 
anvedein, V. 
anveein, V. 3. 
arbouillein, V. 3. 
arein, Y. 2. 
arfleuein, V. 3. 
argarc'heia, V. 
argilein, Y. 
argouvrein, Y. 
ariein, V. 2. 
arleuein, V. 8. 
arrezein, Y. 
arzauein, Y. 3. 
askouec'hein, V. à 
asolvein, Y. 
asotein, Y. 
astennein, Y. 
astisein, Y. 
atahin, Y. 
atahinein, Y. 
atersein, V. 
attuemmein, Y. 
aval-sukrin. 
aveein, V. 3. 
azeein, Y. 3. 
agein, Y. 
Babolein, n. p. 
bac'hein, Y. 


-badeein, Y. 3. 


balbein, Y. 
balibouzein, Y. 
bamein, Y. 
banoein, Y. 
bannein, Y. 
baouein, V. 2. 
baouzein, Y. 2. 
bargegein, V. 
barnein, Y. 
bastein, Y. 
bastrouillein, Y. 3 
bec'hin, Y 
bec'hineln, Y. 
beein, Y. 2. 
begin, Y. 
bendemein, Y. 
bener-mein. 
bennigein. Y. 
beouiun, T. 2. 
berc'heiu, Y. 
berc'honein, Y. 
berc'houein, Y. 3. 
berc'huein, Y. 3. 
berdigein, Y. 
berein, Y. 
berg:sein, Y. 


berlimein, 1 


blein, Y. 
bleucin, V. 2. 
bleu .2. 





bliñgein, Y. 
bloseln, Y 
blotein, Y. 
fond V.2 
bokein, Y. 
bolzein. Y. 
boñdein, Y. 
bolzennein, Y. 
bounein, V. 
bouarein, Y. 2. 
bouchein, V. 
bouillein, V. 2. 
boutin, V 
boulc’hein, Y. 
boulin. 
bouljein, Y. 
bourboutein, Y. 
boutein, Y. 
boutin. 
bragein, Y. 
brammein, V. 
brazezein, Y. 
brechin. 
brec'hein, Y 
brec‘honein, Y. 
bregastin, 1. 
bregesein, V. 
hrein, 1. 
brennyn lane) 
bpn arin, Y. 





bre krn. 
bretein, Y. 
brez:lein, Y 








— 746 — 


brec'helleln Y. 





brochenneln, V 
brogonein, Y. 
brondein, V. 
bronsein, Y. 
broudeln, Y. 
bruc’hellein, V. 
brudein, Y. 
Pr tel . 
(ar.c. 
buunelne Y. 
ageln, Y. 
Chatellein, U 
ghmein, Y. 
chalpein, Y. 
ghanniù, Y. 
cheleuein, V. 2. 
cherrein, 1. 
cherrein, Y. 
chikein, Y. 





chourikefe, Y. 
chugein. 

Share hein, v.2. 
c'hoarzin. 2. 
c'houeein, V. 2. 
c'huec’hein, V. 2. 
c'hueunein, Y. 2. 





dakorein. Y. 
dalecin, V. 3. 
dallein, Y. 
damañtein, V. 
dambrezein, Y 
damouchein, Y. 





daoulin. 2.” 
darbarein, Y. 





dejanein, Y. 
dejunein, t. 
delfn. 





deliein, Y 3. 
detin. 1 


demañtein, V. 
deouiein, Ÿ. 3. 
desaouein 
destumein, 
deunein, V. 2. 
deurein, V. 2. 





brezein, Y. 
dianouedein, Y. 4. 
diaskornein, V. 4. 
diasein, V. 2. 
dibakeïn, V. 3. 
dibeegeln, Ÿ. à. 
dibennadein, V. 4. 
dibennein, vs. 
diblantein, Y. 
diblegein, V. 
dibleskei 
dibluein, V. 
dibluskein, Y 
dibouezein, V. 8. 
dibrein, V. 
dichagellein, Y. 
dicholein, Y. 
dic'hin. 
dic'houinein, t. 4. 
dic’hourgein, Y. 3. 
dic'houitein, Y. 3. 
dic'huennein, Ÿ. 3 
didalein, Y. 

dial 
didoïgennein, Y. 
didremenein, V. 
didrordein, V. 3. 
dicle’hein, J 7 

















diforchei n, Y 
diforc'hein. Y. 
diforjein, V 
difouanvein, Y. 3. 
difroñkein, Y. 
difrostcin, V. 
digareein, V. 








digelionein, Y. 
diglorein, V. 
diglosein, Y. 
digtudein, U 
Ese . 
digueven 
digolleiu, Y 














digorein, . 
digouchiel 
digouec’hein. 
irate bennein, 


aigourouners Y. 
digousiein, Y. 
digouskein, Y. 
digoustein, Y. 
an 








digriskein, V. 
digrogein Y. 
digustumein, 1. 
diheñtein, Y: 
dihezein, Y.1 
dihezeuein, V. 
dihoarneln, Y. 
dihodein, V. 
dihoueein, Y. 
dihuennei: 
dibuneïn. Y. 
dijunein, V. 
dilardein, Y. 
dilastein, Y. 
dilauein,” Y. X 
dilavregein, Y. 
ilec’bein, V. 
dilehueln, Y. 4. 
dileuein, Y. 3. 
dilignezein, Y. 
diloc'hein, Y. 
diloein, V. 3. 
dilorbein, Y. 
dilostein, Y. 
dilonein, V. 3. 
diloniein, V. 3. 
dilu 

















dimeein, Y. 
hci, v.3. 





diolbrein, Y. 

diorblein, Y. 
diorjein, Y. 
dioskalein, Y. 
diourienn: 
diouskei 
dioustitein, Y. 
diovcrein, Y. 

dirañkein, V. 

direhuein, Y. 4. 








dirennein, V. 
diribin. 
diribin. 
diribin, C. 
diroc'heiu, Y. 
diro!lein, Y. 
disalein, Y. 
disaouein, Y. 3. 
disgronnein, Y. 
diskanein, Y. 
diskanaein, Y. 
diskargein, Y. 
diskein, V. 
disklommein, Y. 
diskoarnein, V. 
diskoeiu, Y. 3. 
diskonfortein, Y. 
diskontein, Y. 
diskrennein, Y. 
diskuec’hein, Y. 
diskaic'hein, V. 3. 
dislarein, Y. 
disliuein, Y. 3. 
disnedein, Y. 
disodein, Y. 
disontein, Y. 
disprizein, Y. 
disronneia, Y. 
distalmein, Y. 
distanein, V. 
distaouein, V. 3. 
distennein, Y. 
disterdein, Y. 
disternein, Y. 
disteuein, Y. 3. 
distonnein, Y. 
distouein, Y. 3. 
distrakein, V. 
distroein, Y. 3. 
diueruein, Y. 3. 
diuskein, Y. 3. 
divamein, Y. 
divaouein, Y. 3, 
divarc’bein, Y. 
divarenneio, Y. 
divarrein, V. 
diveaouein, Y. 4. 
divec'hein, Y. 
divegein, Y. 
divein. 
diveinein, V. 3. 
iverein, Y. 
diverkein, Y. 
diveulbrein, Y. 
divireia. 
divlaouein, V. 3. 
divleuein, Y. 3. 
divodeio, Y. 


— 741 — 


divoellein, V. 3. 
divogedein, Y. 
divondvin, Y. 
divouchein, Y. 
divourjonein, Y. 
divrankein, Y. 
di rasein, Y. 
divroein, Y. 3. 
diwernein, Y. 
dizalbadein, Y. 
dizaleurein, Y. 4. 
dizallein, Y. 
dizammein, Y. 
diziskein, V. 
dizoarein, V. 3. 
dizolc'hein, Y. 
dizolein, Y. 
diznuriein, Y. 4. 
dizrein. 
dizreinein, Y. 
dizruein, V. 3. 
doein, V. 2. 
dorlotein, Y. 
doraein, Y. 
doujein, V. 
dour-hirin. 
donr-irin. 
dournein, Y. 
dramouillein, V. 
drein. 1. 
dreskisein, Y. 


| drouin. 2. 


drouk-sant-Martin. 

drouk - sant - Ma - 
telin. 

druc'bein, Y. 

drojeio, Y. 

duein, V. 2. 

duhaein, Y. 3. 

duin (anc.) 2. 

duyn (anc.) 

easnnein, Y. 2. 

ebelein, Y. 

echein, Y. 

ec'hein, Y. 

eduyn (anc.) 

egio. 

ein. 

ein, Y. 

einetein, V. 3. 

ejein, V. 


embrennein, V. 
enalein, Y. 
endrammein, Y. 
enetein, Y. 
enkein, Y. 


cogein, V. 2. 
eonein, Y. 2. 
eonenunein, V. 3. 
eost-rtzin. 
eouec'hein, Y. 3. 
eredein. Y. 
erionnein, V. 3. 
êstein, Y. 
euec'hein, V. 3. 
eulein, V. 2. 
evec'hein, Y. 
evlein, V. 
fahiein, Y. 3. 
fariein, V. 3. 
fatein, Y. 
feac'hein, Y. 2. 
fec’hein, Y. 
feutein. Y. 9. 
fiein, V. 2 
flaouitein, Y. 3. 
flastreiu, Y. 
flateein, V. 3. 
flemmeln, Y. 
fleutein, Y. 2. 
foeltrein, Y. 2. 
fojein, V. 
follein, Y. 
forbannein, V. 
forc'hein, V. 
oarnein, Y. 
fouanvein, C. 2. 
fouildrein, V. 9. 
fouldrein, Y. 
fouin. 1. 
foulin. 
fourchein, Y. 
fovin. 

frec'hein, Y. 
freskcin, Y. 
frintein, Y. 
frip-he-zrouin. 
froec'hein, V. 2. 
frougein, Y. 
fulennein, V. 
furjein, V. 
furlukin. 
gagein, Y. 
gagillein, Y. 
galennein, Y. 
galvein, V. 
ganelo, Y. 
gaolin. 2. 
garc'honin, V. 
gareein, Y. 3. 
garmein, V. 
gegin. 

gin. 


gin, 


g'asein, Y. 
glazein, V. 
glaz-c'haarzin. 

g euein, Y. ‘. 
glin. 

gloestrein, V. 2. 
g'oezeiu, Y. 2. 
g'onac'hein, V. 2. 
glubein, V. 
gludein, Y. 
gludennein, Y. 
goac'hein, V. 2. 
goalc'lrein, V. 2. 
goarennein, Y. 3. 
goarnein, V. 
gobedein, Y. 
gobilin. 

godein, V. 
goedein, V. 2. 
goeiu, V. 2. 
goèlein, V. 2. 
goellein, Y. 2. 
goerein, V. 2. 
golc'hein, Y. 
gorein. V. 
gorrein, V. 
gouaruein, Y. 2. 
gouc'hanvein, Y. 
gouez-irvin, C. 
gouhin, 

gou bhlnein, Y. 
gouilein, V. 2. 
gouin, T. 1. 
gouivein, Y. 2. 
goulac'hein, Y. 
gouiac'hein, Y. 
gouliuein, V. 3. 
gouniein, Y. 
gourdrouzein, Y. 
gourelin, V. 
goureouein, V. 3. 
gourgousein, V. 
gouriein, V. 3. 
gouriennein, V. 3. 
gourin. 

gourin. 
gourinein. Y. 
gour-ivin. 
gourivin. 
gournein. Y. 
goustiuein, V. 3. 
gouziein, V. 3. 
graspein, Y. 
gratein, Y. 
gregajein, Y. 
grigajein, V. 
gripin, C. 


groac'henneiu,V.3, 


grofdin. 





gron 
grouiein, V. 2. 
grouuuein, V.. 
grounn-lln. 
golrondein, Y. 
guskein, V. 
guskonein, V.S. 
gwaskein, Y. 2. 
&wasteln, V. 2. 
gwedein, V. 2. 
Eveleln, V. 2. 





gwenneln, Y. 
gweütein, Y. 
gwerc'hein 
Swern-valo 
in 











gwiskonein, Y. 
gvwivein, Y. 
haden, Y. 
hakein, V. 
halein, Y. 
haleinein, Y. 3. 
hanalein, V. 
handeein, 
hanuein, V. 3. 
hañvalein, Y. 
hañvedein, Y. 
hañvecin, V. 3. 
harc’hein, V. 
harpein, Y. 
harzein, Y. 
hasteio, Y. 
hattein, V. 
haudein, V. 2. 
hebelein, V. 3. 
hegin. 

hejehin, V. 2. 
heliein, Y. 8. 
bemp-kio, Y. 
henalein, Y. 
berepin. 
heskein, V. 
hetein, V. 
heureuchin. 
hezeuein, V. 3. 
bikein, Y. 














— 748 — 


! hikerein, Y. 





brise 
hirvin. 
birzoudeln, V. Ô 





holovein, Y. 
horosein, V. 3. 
hoskeln, Y. 
hoskellein, Y. 
boueein, V. 2. 


honi 
buanadeïn. Y. 
hudeeln, V. 8. 
hullerein 
hulerein, £. 
hunerln, Y. 3. 
lennein, V. 2. 
engin, V. 2. 
ifornein, Y. 
ijin. 

ilin. 

ilizein, Y. 
Imboudein, Y. 
in. 
indrammein, V. 
Ineouein, Y. 3. 
Tarse, Y. 














inodein, Y. 





iüraokein, V. 
intanein, V. 
invodein, Y. 
ioc'hein, Y. 
ii. 

irsin. 

Tunein, Y. 2. 
fusin (spe) 

1 trein, V. 2. 
Iin. 

ivin, Y. 

ivin. 

ivlein, Y. 
ivonennein, V. 
jardin. 
Janjein, Y. 
Jerblein, Y. 
Jobelin, Y. 
jodouin, 2. 
jotadein, Y. 











kaledein, Y. 
kulfatein, V. 
kalfetein, V. 
kalveein, Y. 3. 
kamahudein, Y. 
pummeln, Y. v 
ampennein, V. 
kampouhein, Y. 
kanein, Y. 
kannein, Y. 
kañtio, 
kantrein, Y. 
kanvein, Y. 
kaol-irvin. 





Pr N. K 
kefeln. 
keñlio, C. 


kegin. 
kelin, V. 2. 
kein. 1. 
kejein, Y. 
kelennein, Y. 
kelin. 
kellidein, V. 
kennigein, Y. 
koñtelein, Y. 





in n, ME 





Ea, V 
kin, Y 

Kintin, n. p. 
kinviein, V. 8. 
kirein, V. 
kirin, 

kistin. 
kiviniein, Y. 4. 
kizein, Y. 
klañein, Y. 
klaouein, V. 2. 
kicuein, V. 2. 
klemmein, V. 
klidein, Y. 
klin, 

klomein, Y. 
klosenn-gistin. 
klouerein, V. 2. 
klouirein, V. 2, 
Kklosein, Y. 





kilucheln, €. 
kiudein, Y. 
koac'hein, V.2 
koat-hirin. 
koavennein, V. 3. 
kobaneia, Y. 
kac'heln, V. 
schonneies X L 
oec'heln, Y. 9. 





onfortein, V. 
ordennein, Y. 
TO (3 R. 
korrecin, Y 3. 
kontin. 

GE Y. 
kouchiein, Y. A 
Konec'hetn. Y. 2. 
fouiltroneïh, vs. 


kourouillein, Y. 3. 
kourtin, G. 
kourtin, T. 
kouskeln, Y. 
kousiein, Y. 3. 
koustein, Y. 
kouzin. 

koveein, Y. 3. 





kraouenn-vevin. 
Kooudenneth, Y. 


krapac hein, V. 
krapein, Y. 
tSn, Y. 

regin. 
krenein, Y. 
krennei, Y. 
krianennein, V. 3. 
kribin. 
kricheniein, Y. 4. 
krignein, Y. 

krin. 

krin. 

kriskein, Y. 
kroazel-ar- c'helin, 
kroczein, V, 2 
krogein, Y. 
krommein, Y. 
kroneein, V. 2. 
Krovillein, V. 2. 








— 749 — 


kuc'hein, Y. lugernein, V. mirein, Y. pec’hein, Y. 
kulein, Y. luskeln, Y. mirenuein, Y. peegein, V. 3. 
kuronein, Y. mac’hein, Y. miskein, Y. peein, Y. 9. 
Kustennin, n. p. mac'’hignein, Y. mitia. peun-ariein, V. 
kustumein, V. magein. mitonein, Y. peau-glin. 
labeein, V. 3. malein, V. mogedein, Y. penn-sardin. 
labousik-saut-Mar- | malouchein, Y. 2.| mollein, Y. perderein, Y. 
tin. malouin. montein, V. perein, Y. 
lac'hein, Y. maniklein, V. morc'hollein, V. | pernein, Y. 
lagadein, V. mannousein, Y. morgouskein, V. | peselein, Y. 
lamein, Y. mantiklein, Y. moriein, Y. 3. pesked-kregin. 
lammein, Y. marouein, Y. 3. mouc'hein, Y. pezell-brelo. 
lardein, V. marrein, Y. mougein, V. pibrein, V. 
larein, Y. maruein, V. 3. mouraillein, Y. 3. | pigosein, Y. 
larjeein, V. 3. Marzio, n. p. mousc'hoarzin,3. | piguiosein, V. 3. 
lauskein, Y. 2. mastin. moustrein, V. piketez-gwin. 
lastein, Y. mastokin. mouzein, Y. pinsin. 
lavregein, Y. Matelin, n. p. munudein, Y. pinsin. Y. 
leac’hein, Y. 2. meaouein, Y. 3.: | musc'hoarc'heln, | pirc'hirin. 
ledein, V. meein, V. 2. V.3. -pirein, Y. 
leic’hein, V. 2. meein, Y. 2. - | nac'heio, Y. piselein, V. 
leignein, V. 2. megin. oac’hennein, Y. pisin. 
lein, 1. meill-mein, 2. panoein, Y. pisketein, Y. 
lein, 1. mein. t. naouein, Y. 2. planteia, V. 
lenoein, Y. melestrein, V. . navein, Y. plaouin, 2. 
letrin, melin, Y. neannein, V. 2. pleg-ar-c'hein. 
lezeuein, V. 3. melionnein, Y. 3. | neansein, Y. 2. plegein, V 
liannein, V. 2. meleneln, Y. nec’hansein, Y. 3. | plein, Y. 
lieinnein, Y. 3. melgrein, Y. nec'hein, Y. 2. plommein, Y. 
ligernein, V. mellein. Y. nedein, V. plunjein, V. 
ligiannein, V.3. | mell-kein. peein, Y. 2. poac’hein, Y. 
limpelu, Y. melzin. pehuec'hein, Y. 3. | pobein, Y. 
ta. menalein, V. neic'hein, V. 2. poec'’hein, V. 2. 
Ja. men-bin, Y. neijein, V. 2. pocniein, V. 3. 
lin (anc.) mendemein, Y. nerc'hein, Y. poezein, Y. 2. 
Ito-brein. menglesin, Y. neuec'hein, Y. 3. | ponsin. 
lindreennein, Y. | mennein, Y. ninouerein, Y. 3. | poun, 
lirin. meouein, V. 2. nodein, Y. pouizein, Y. 2. 
lirzin, C. merglein, V. noezein, V. 2. pouillein, V. 2. 
lisbrikin, C. merionein, V. 3. | nouennein, Y. 2. | poull-brein. 
listri-kegin. meskein, Y. nouiein, V. 2. poull-lin. 
liuein, V. 2. meslein, V. oc’hin, Y. predein, Y. 
livrin,.C. mestronuein. V. | ogedein, Y. preiz-boutin. 
lizrin. meulbreis, Y. 2. | ogein, Y. preouedein, Y. 
lodein, Y. meutein, V. orbidein, Y. prin. 
lonkein, Y. miannein, Y. 2. |orin, C. prizein, V. 
lorbeïn, Y. mibin. orin (anc.) provein, Y. 
lorc’hein, Y. michodein, Y. oskein, V. pussuviein, V. 4. 
loskein, V. mignonein, Y. ozein, V. rabin. 
louedein, V. 9. milenein, Y. 3. padein, V. rabio. 
louein, Y. 2. milgin, C. pahumein, Y. rachein, V. 2. 
Jouiein, Y. 2. milin. paketein, Y. radin, V. 
louvigiac’hejn, V. | milligein, Y. palaforsein, V. raein, V. 2. 
louzou-kegin. milzin. pallin. raglin (anc.) 
luanein, Y. 2. m{n. paluc'hein, Y. ranjein, V. 
luchein, V. min (auc.) paskein, Y. rannein, V. 
luc’hein, Y. minglein, Y. paterein, Y. raoulin. 2. 
luemmein, V. 2. miatin. pec'h-brein, Y. reaouein, V. 3. 


95 


— 750 — 





rebuein, V. 3. sculein, V. 2. Stankein, Y. testaniein, V. 
reic'hein, Y. 2. seziein, V. 3. Stautein, Y. 2. testein, V. 
reign. 1. siellein, Y. ?. stefein, V. teuein, V. 2. 
rein, Y. 1. sigurein, V. steimuein,, Y. teurel Jin. 
rejin, C. sin. stenein, V. tevlein, Y. 
rekin, V. siosakrein, Y. stennein, V. tezein, V. 
remoulein, Y. skannein, V. 2. sterdein, V. tihuein, Y. 
reoein, Y. 2. Skarc'hein, Y. 2. | sternein, Y. tillein, V. 
reuein, V. 2. skarrein, V. sieuein, Y. 2. tin. 

revalein, V. skaudein, V. 2. stin, T. tioulein, V. 3. 
rezin. skebein, V. stivein, Y. tiuein, V. 2. 
rhyn anc.) skin, Stleijein, Y. 2. tiviein, Y. 
ribin. sklasein, V. stotein, V. toelo, Y. 2. 
ribin. sklentin. stoubein, Y. toezein, V. 2. 
ribin-diribin. sklousein, Y. 2 stou-glin. toezennein, Y. 3. 
ridennein, Y. skoein, V. 2. stouivin, Y. tok-vilin. 
rikein, V. skoliein, V. 3. Strakein, Y. tonkein, V. 
rin (anc.) skontein, Y. straouiein, Y. 2. | topin, Y. 
rinkin. skopein, V. streaouein, V.3. | torchein, Y. 
rinkin. skornein, V. strebotein, Y. toreein, V. 3. 
risklein, V. skouic'hein, Y. 2. | strec’hein, Y. torrein, Y. 
roannein, Y. 2. skourjein, V. sStrepein, Y. touein, V. 2. 
roc'hannein, Y. 3. | skrapein, Y. streuein, Y. 9. touein, V. 2. 
roc'hkennein, Y. | skrignein, Y. 2. Strinkein, V. touiein, V. 2. 

3. skrimpein, V. ttionein, V. 2. toullein, V. 
rogein, V. skrin. triuein, V. 2. tourmantin. 
rollein, Y. skriouein, Y. 2. stufein, Y. touzein, V. 
ronkedein, V. skriouellein, Y. 3. | suannein, V. 2. troac'hein, V. 2. 
rouanein, V. 2. Skriuein, Y. 2. suaouein, Y. 3. treankein, Y. 2. 
rouanvein, Y. 2. | skriuellein, Y. 3. | suavein, Y. treantein, V. 2. 
rouflein, V. skubein, Y. sukr-kantin. trebillein, V. 
rougein, V. skuec'hein, V. 2. | sukrin. trechoncin, Y. 
rousin. skuic'hein, Y. 2. suliein, V. 3. trec’hein, V. 
rouzcin, Y. skuillein, Y. 2. sunein, V. trekouein, Y. 3. 
ruein, V. 2. skupein, V. taboulin. trelatein, Y. 
ruspin. skurcin, Y. tacheiu, Y. tremenein, V. 
rustoniein, V. 4. | skurzein, Y. takeneein, Y. 4. trepein, V. 
sac'h-gwin. sodein, V. takonein, Y. treskizein, V. 
Sadornin, n, p. solein, Ÿ. | talein, V. treuskin, 2. 
safarein, V. solitein, V. talein, Y. trezeinu, V. 
saïllein, V. 2. sotein, V. lanouein, V. 3. trinchin. 
sakrein, V. soublein, Y. ?. tanouizein, Y. 3. | troad-potin. 
Sallein, Y. souc'hein, V. 2. taouein, Y. 2. troec’hein, Y. 2. 
salvein, V. souec’hein, V. 2. | tapein, Y. troedein, V. 2. 
sammedciu, Y. souillein, Y. 2. tarc'hein, Y. troein, Y. 2. 
sammein, V. souiu. |. tarc'hellein, Y. tronsein, V. 
santin, V. soul-gargein. | tastournein, Y. trouc'hein, Y. 2. 
saouein, V. 2. soul-gas, V. | tatin. truañtein, Y. 2. 
sappein, Y. soul-griskein, V. | taul-gwirin, Y. Tudin, n, p. 
sardin. sourin. tecin, V. 2. tuemmein, Y. 2. 
savatein, Y. spac'hein, Y. 2. temallein, V. turchein, V. 
scac'hein, V. 2. spaouein, V. 2. tennein, Y. turkantin. 
sec'hein, Y. 2. sparlein, Y. teod-mibin. udein, V. 2. 
sein, V. 1. spelc'hein, Y. 2. | teouelein, Y. 3. uicnein, V. 3. 
sellein, V. Spinac’hein, Y. terein, V. urisin, V. 
semblein, V. spletein, V. terlatein, V. urisin, Y. 
sentein, Y. spontein, Y. tesein, V. vaganeein, V. 4. 


serrein, Y. slalein, Y. teskaunein, Y. vagannein, Y. 


valgorein, V. 
valgouriein, V. 4. 


. 


IN, nasal. 


Cette finale na- 
sale, du dialecte de 
Tréguier, se pro- 
nonce à peu près 
comme dans le mot 
français malin. 

La série ci-des- 
sous ne renferme 
que des verbes du 
dialecte de Tré- 
guier, lesquels, 
pour la plupart, se 
terminent eu 1 en 
Léon. 

Ainsi qu'il a été 
dit dans l'intro- 
duction, il n'y a 
pas nécessité à re- 
produire dans les 
textes le signe 1: 
il n'est indiqué ici 
que pour sauver 
la rime. Com 
bien, en effet, 
n'est-il pas regret- 
table aujourd'hui 
de voir des vers où 
l'on fait rimer la 
finale non nasalein 
avec la finale nasale 
in. C'est à peu de 
chose près comme 
si, en français on 
faisait rimer caline 
avec calin. Quels 
que soient les lec- 
teurs auxquels on 
s'adresse, il serait 
convenable d'agir 
avec plus de cons- 
cienceetdedignité, 
ne serait-ce que 
pour ne pas leur 
donner de si mau- 
vais exemples. 

Cequi vientd'être 
dit ici est, de tous 

oints, applicable 
à la finale non na- 
sale an et à la finale 
Dusale an. 


— 751 — 


ambrennin, T. 
aourin, T. 
asolvin, T. 
benin, T. 2. 
blin, T. 
daonin, T. 
digoevennin, T. 
digorin, T. 
dimezio, T. 
diorin, T. 
disentin, T. 
distrein, T. 
frealzin, T. 2. 
loakrin, T. 9. 
meouin, T. 2. 
pleustrin, T. 
rein, T. 1. 
sentin, T. 
serc'hin, T. 
serrin, T. 
skein, T. 1. 
skoazellin, T. 
terrin, T. 
teskaouin, T. 
trein, T. 1. 
tuin, T. 1. 


ING 


Cette finale se 
prononce comme 
en français ingue. 


bling, V. 
guesting. 
gwesting. 
heurlinz. 
ling, V. 

louing. 1. 


INGL 
Cette finale se 


prononce comme 
aingle en français. 


ming), 
INK 
Cette finale se 


prononce comme 
inque en français. 


diferlink, V. 
gwirliok. 
barink. 
beurlink. 
barlink. 
link. 
roz-sink. 
sink. 

strink. 


INKL 


Cette finale se 
prononce comme 
en français aincle. 


IK), 
roz-sinkl. 
siok!. 
INKR 
Cette finale se 


prononce comme 
aincre en français. 


linkr. 
INN. Voy. IN 
INS 


Cette finale na- 


| sale se prononce 


comme inse en 
français. 

bins. 

dins, Y.T. 

lins, V. 

lins. 

prins. 


INT 


Cette finale qui, 
comme la précé- 
dente, n’a pas d'a- 
palogue en fran- 
çais, se prononce 
comme en français 
inte, en faisant 


sentir du nes la 
voyelle 1. 

A cette série ap- 
partient la 3° pers. 
plur.des futurs des 
verbes bretons. 


INTR 
Cette finale 8e 
prononce comme 
intre en francais, 
en faisant toutefois 


sentir un peu la 
voyelle i. 


intr. 
intr. 
mintr. 


10 


Cette finale ap- 
partient à un grand 
nombre de pluriels 
du dialecte de Tré- 
guier, lesquels cor- 
respondent aux 
pluriels en tou, du 
Léon ; elle était en 
usage dans les 
temps les plus re- 
culés, ainsi qu'on 
le voit dans les poé- 
sies de Taliésin : 
Melodio, des louan- 
ges, etc. 

Cetteterminaison 
est aussi celle de la 
3° pers. sing. de 
quelques verbes, 
comme deutio, il 
viendra; skoio, il 
frappera, etc. — 10 
est diphtongue. 


Bod lio: géog. 
drouk-sant-Kirio. 
eliô. 2. 
gouliô. 2. 
ouriô, 2. 
iriô. 2. 
hiziô, V. 2. 
Iia. 2. 
kreirio, T. 2. : 
Kreirio, n. p. 2. 
oriô. 2. 
Rio, n. p. 1. 
skiliô. 2. 
Sulio, n. p. 2. 


IOU 
Dipbhtongue bre- 


tonne. Voy. la série 
OÙ, les mots en tou 
8'y trouvent. 

IP 


chilip. 
filip. 
flip. 
gwip. 


IR, IRR 


Ces deux finales 
se prononcent de 
Ja même manière, 
mais ne peuvent 
être substituées 
l'uneäl'autre, ainsi 
qu'on peut le voir, 
avec un peu d'at- 
tention, duns leurs 
dérivés. 


angewir {anc.) 
anwir (anc.) 
balir. 

btr. 

bir, V. 

dir. 

disgwir. 

gir, V.T. 
gouir (auc.) 1. 
gwall-skouir, Y. 
gwir. 

gwir. 

gwir, V. 

hirr. 


— 759 — 


kalir. 

kewir (anc.) 2. 

ktr, Y. 

klouir, Y. 1. 

macC’harit-he-goutk- 
hirr. 

menhir. 

mir (anc.) 


ptr. 

skouir, V. 1. 
skuir, V. 1. 
stir, V. 

teir. 1. 

Hr (anc) 
tredir ! 


IRCH 
sirch (anc.) 

IRC'H 
meirc’h (anc.) 1. 


IRGN 


tuirgn. 1. 
IRK 


cirk, cyrch, cyrcq 
(anC.) 


IRN 


teyrn (anc.) 1. 
IRR. Vov. IR 
IS 


Cette finale se 
prononce comme 
en français ice. 

La lettre > étant 
nouvellement in- 
troduite à la fin 
des mots (voir lies 
lettres S et Z à 
mon Nouveau Dic- 
tionnatre français- 
breton 1869), plu- 
sieurs auteurs 
préfèrent la termi- 
naison (G à la ter- 


minaison ts, sbit 
pour les substan- 
lifs, soit pour les 
adjectifs et les ver- 
bes. Toutefois, 
cetite dernière est 
la plus répandue 
aujourd’hui, si ce 
n'est pour les mots 
suivants. 


a-is. 

AMYS, D. p. 
avis. 
baraouis, Y. 3. 
Bodilis; géog. 
bourc'his. 
bis, V. 

bris. 

derouis (anc.) 
destris (auc.) 
diavis, V.2. 


dis. 
divergontis, V. 
drouis (anc.) 
fournis. 

gardis, V. 
gluis (anc.) 1. 
godis. 

grobis. 

grouis, V. 1. 
hiris, Y. 
hostis. 
kampouis, Y. 2. 
Kanol-ls; géog. 
Kernilis: géog. 
kornardis. 
koulis, V. 2 
Lannilis: géog. 
libis, V. 

lis. 

list lis! 

melis, V. 

neis. 1. 

pis, V. 
plomeis (anc.) 2. 
ruzatis. 

spis. 

tis, C. 


ISK 


disk (anc.) 
diwisk. 
diwisk. 
gwisk. 
krisk, V. 


misk, Y. 
pisk, Y. 


ISKL 


IST 


Cette finale se 
prononce comme 
ste en français. 


bonat. V. 1. 

c'houist, T. 1. 

dreist, 1. 

korist, G. 

Krist, 

Lok-Krist; géog. 

mouist, V. 1. 

Pleyber-Christ ; 
géog. 

gagrist. 

sakrist. 


ISTR 


alabistr. 
gouez-sisfr. 
heistr, V. 1. 
histr. 

juistr, V. 1. 
labistr. 
libistr, C. 
mistr. 

sistr. 


IT 


Cette finale sc 
prononce comme 
îte en fraucais, 
quelle que soit la 
lettre qui la pré- 
cède. 


Beaucoup de 
mots de cette Ca- 
tégorie ont des sy- 
nonymes en td. — 
À celle série ap- 
partient la 2° pers. 


pluriel du présent 


de l'indicatif des 
verbes du Léon, 
comme kemerit, 
vous prenet, eto. 


aneouit, V. 3. 

aveit, V. 2. 

bouit, V. 1. 

Brijit, 0. p. 

britt, brith bel 

e houit, c.i 

darit. 

deduit (anc.) 
dellit, 


diwallit) 
douar-kait. 
eit, Y. 1. 


evit. 





Keonit (anc.) 2. 
kerc'h 
kouit, T. 1. 
kil 








lousaouenn - sañ - 
tez-Mac'harit. 
Mac'harit, n. p. 
meit, V. 1. 
milc'huit, V. 2. 
milft, Y. 
milvit, Y. 
monet-kouit, V. 3. 
moñt-kuit. 2. 
morlivit. 
nemeit, V. 2. 
ober kuit. 
PIL ehn, C. 








— TB — 


Cette finale se 
prononce de 


même manière 
u'en français. — 
est une diphton- 
gue. 





hiig Up 72. 
Hu, Y. 





Cette finale se 
prononce comme 
ive en français. 


div, V. 
buh. Y. 





stiv, Y. 


chivr, 
livre, 





IZ 


Cette finale 5e 
prononce comme 
156 en français. 

La lettre x à la 
fin des mols étant 
nouvellement in- 
troduite en Breton 


la|(xvr siècle envi- 


ron), ges au- 
teurs préfèrent 
l'ancienne termi- 
naison is à és, soit 
pour les substan- 
tifs et les adjectifs, 
soit pour les ver- 
bes. Toutefois, 
cette dernière est 
la plus répandue 
aujourd'hui. Pour 
celte raison, beau- 
coup de mots de 
cette catégorie ont 
des synonymes en 
n 


‘A cette série 
partient la 1" pers, 
singulier du prêté. 





rit irrégulier des | di 


verbes, comme ka- 
nis, je chantai 
Cette finale se pro- 
nonce és, alors mê- 
me qu’elle est 
précédée d'une 
voyelle. Ainsi, on 
prononce kora=is, 
dire-ir, baraou-is, 
etc. 


a-gleis. 2. 
wgrels. 2. 





bleiz. 1. 
Bleis, n. p. 1. 


Bodilis ; - 
AES 





Rg, c.2. 


deit-a-ilis. 
den-vleiz. 2. 
laws, v.2 





in, Ve 2 


diskuis. 2. 
diskuis. 2. 
dispriz. 





2 ae h-aon-ilis. 
dis. 

dre-greiz. ?. 
drel-penn-bis. 3. 





godiz. 
Goeled-Breiz; géo. 
Gorre-Vreiz; géog. 
goulou-deis. 
gourc'hemennou- 





gris. 
grobiz. 
grouiz, V. 1. 
gwinis. 
Iz. 
Émis. 
bardiz. 
hardiz. 
heiz. 1. 
hiviz. 
hostiz. 
hu-bleiz, 
Iaouankiz. 3. 
iez-ar-geiz. 3. 
iliz. 
iniz, V. 
iouanktiz, Y. 3. 
iskiz. 
kaatiz. 
katekiz, 
keiz, 1. 
kenkis, 
kentiz. 
kenvourc’hiz. 
Kerc'heiz. 2. 
Kerniliz; géog. 
kerreiz, C. 9. 
kerreiz. 2. 
kiz. 
kleiz. 1. 
kleiz. 1. 
Kleiz. 1. 
klosenn-ptz. 
koantiz. 2. 
koareiz, V. 2, 
koetiz. 2. 
Koraiz. 2. 
korf iliz. 
kreiz. 1. 
kreiz. 1. 
kresteiz. 2. 
Kriz. 
Kriz. 
landreantiz. 3. 
Lanniliz; géog. 
laou-vleiz. 
leiz. !. 
livriz. 
liz, V. 
lizer-g:Îz. 
Loeiz, n. p. 2. 
louzaouenn-ar- 
c'hleiz. 
louzaouenn -ar- 
pemp-bfz. 
mamm-iliz. 
markiz. 
meliz. 


_ HRA — 


mfz. 

Moiz, n. p. !. 
moneiz. 9. 
mor-vleiz. 
mouneiz. 2. 
neiz. 1. 
Deo-iliz, 3. 
nR. 

nZ, 
no0z-deiz. 
pelbiz. 
pempiz. 
penn-iliz. 
pelis. 


plouizis. 
ploumeiz (anc.) 
pouiz, V. 1. 
preiz, 1. 
priz. 

reiz. 1. 

reiz (anc.) 1. 
reiz. !. 

reiz. 1. 

riz. 
segal-winiz. 
seiz. 1. 

seiz. 1. 
ekliz. 

skuiz. 1. 
sourpiliz. 
spiz, V. 
striz. 

strfz. 
tanouiz, V. 2. 
tarz-ann-deiz. 
IIZ. 

tortiz. 


Traon-Breiz; géo. 


treiz. 1. 
treskiz, V. 
viz. 


J 
JA 


darnija, C. 
digluja. 
douja. 
heja. 
houia | 
keija. 2. 
kivija. 
kluja. 
kunuja. 


nefja. 2. 
nija, C. 
plunja. 
preja, C. 
skeja. 
Skrija. 
skroenja. 2. 
sonja, C. 
stleja. 
suja. 
treuja. 2. 
venja. 


JE 


Cette finale se 
prononce comme 
jé en français. 


meurlarje, C. 
moje, V. 


JI 
bouliji, C. 


chalit, C. 
eureuji. 3. 


JO 


10. Y. 
lijo, T. 


K 


La lettre K, d'a- 
près l'orthographe 
de Le Gonidec, 
s’employant tantôt 
comme le c fran- 
cais (kleze), tantôt 
comme k ougq fran- 
çais (kistin, keva- 
tal), nous avons 
pensé qu'il était 
rationnel de le 
placer, comme en 
français, après la 
Icttre J, plutôt 
qu'après la lettre 
B. 


KA 


Cetteterminaison 
est celle des su- 


perlatifs des ad- 
jectifs du Léon et 
de Cornouaille, 
dont les positifs 
sont enek, tk, eñk, 
0 


Cette série ren- 
ferme un grand 
nombre de verbes 
des dialectes de 
Léon et de Cor- 
nouaille. 


aska. 
barka (anc.) 
eska. 


brezouneka. 


dibluska. 
dibourka. 
dicheka. 
didoka (anc.) 
difanka. 
diflaka. 
difourka. 
difroka. 
difronka. 
difrunka. 
dinaska. 
direnka. 
diruska. 
disgwinka. 
dislounka. 
dispaka. 
distanka. 
distrouka. 
distrounka. 
diswinka. 
diverka. 
diwaska. 
diwiska. 
dourlonka. 
dourlounka. 
dourronka. 
draska. 
fanka. 
feuka. 
flourika, 
frika. 


gluka. _ 
gorlounka. 
gourlounka. 
gwaska. 
gwinka. 
gwiska. 
heska (anc.) 
hika. 


bika, Y. 
kaoc'’h-kezeka. 4. 
kefluska. 
kellaska {anc.) 
keuneud-laka-laka 
kloka. 
kluka. 

korka fanc- à) 
korronka, CG. 
ku-ha-ka. 
laska. 

linka. 

link ra. 
lonka. 
lounka, 
luska. 
mareka. 
merka. 
mounika. 
muka (anc.) 
naska. 

Nika, D. p. 
paka. 

paka. 

paska, 
pennaska. 
peuka. 

pika. 

puka. 
renka. 
rinka. 

riska. 
sanka. 
skloka. 
stanka. 
stlaka. 
stoloka. 
storloka. 
straka. 
Strinka. 
tallasha. 
tarlaska. 
tarlounka (anc.) 
tarlounka. 
terka. 


tolloka. 


— 755 — 


toloka. 

tonka. 

tonka (anc.) 
tounka. 
trelounka. 
trinka. 

troka. 
Veronika, n. p. 


KE 


Cette finale se 
prononce comme 
ké en français. 


beulke. 


c'hoarz-ki. 
digreski. 
diski. 
diski (anc.) 
diziski. 
kemmeski. 
ki 


kreski. 
leski. 
ment-ki. 
meski. 
ougnoun-ki, 
pirisil-ki. 
rabanki. 
ramoki. 
rebeki, C. 
roz-ki, 
steki. 
teod-ki. 2. 
terki. 
terki. 
teurki. 
treki. 
treut- ki. 


KO 


skÔ, V.T. C. 
tesko, T. 


KU 
boku, C. 


L 
LA 


On remarquera 
que dans les mots 
de cette catégorie 
terminés en la. 
comme fuilla, po- 
tailla, dramouilla, 
la lettre L est 
mouillée, et que 
ces mots doivent 
être prononcés 
d'une manière ana- 
logue aux mots 
français taille, 
fouille, quille, etc. 

Les autres mots 
de cette série, ceux 
terminés eu (4. 
la, alla, ella. olla, 
oulla, se pronon- 
cent comme on le 
ferait en français. 


affailla. 3. 
affeilla. 3 

ala. 

antella. 
arboella. C. 3. 
argila. 

aviela. 3. 
badinella, 
bailla. 2, 
bala. 
bangounella, C. 
bardella. 
bardilla. 
Bazila, n. p. 
beskella. 
biella. 2. 


boudinella. 
bourboulla. 
bourella. 
bralla. 
bransella. 
bransigella, 


brella. 
brizella. 
bruilla. 2. 
brutella. 
barutella. 
busella. 
chala. 
chaogella. 2. 
c'hoarzin-ouela. 
c’houitella. 3 
C. 2. 


danevella, C. 
darevella. 
diaskola. 4. 
diavela. 4, 
diboella. 3. 
dibotailla. 4. 
didala. 
didilla. 
didoulla. 
diduella. 3. 
difaragoella. 5. 
diballa, C. 
dinozela. 
diouaskella. 4. 
diraoula. 3. 
direustla. 3. 
dirolla. 
dirouestla. 3. 
diruska. 
diruskla, 
disfailla. 3. 
disfuilla, 3. 
dishala. 
disbilla, C. 
dishuala. 3. 
diskabella, 
diskogella, C. 
diskoubla. 
diskrabella. 
diskuilla. 3. 
dispafala. 
dispalafa. 
disparbuilla. 4. 
disparla. 
dispourbella. 
disrevella. 
distagella. 
distrobinella. 
distrolla. 
divarenna. 
divergla. 
divorailla. 4. 
divorflla. 
divouzella. 
diwestla. 
diwezella (anc.) 


dizalla. 
dizalla. 
dizempla. 
drailla. 2. 


dramouiila, C. 3. 


draskla. 
druilla. 2. 
faragouilla. 4. 
fardella. 
farvella. 
fibla, C. 
fichella. 
fifila (anc.) 
finouchella. 
fistilla. 

fla, C. 

folla. 
founilla. 
foutouilla. 3. 
frailla. 2. 
fraskella. 
fronella. 
fuilla, G. 2. 
fuilla. 2. 
fuskuilla. 3. 
gagouilla. 3. 
goella. 2. 
gouela. 2. 
goustilla. 
Grac’hella. 
grac'hella. 
gragailla. 3. 
gristilla. 
groac'hella. 3. 
grolla. 
grosmola. 
gwalla. 
gwarigella. 
gwela. 
gwella. 


gwelloc'h-gwella. 


Gwennola, n. p. 


heala. 2. 
hela, Y. T.G. 
hoala. 2. 
holla! 
horella. 
horella. 
houc'hella. 
huala. 2. 
iela (anc.) 2. 
ingala. 

Jola, n. p. 2. 
jala. 


— 75% — 


kabella. 
kabouilla, T. 3. 
kala. 
kardella. 
karella. 
karrikella. 
kavailla. 3. 
keela {anc.) 3. 
keela. 3. 
kehezla. 
kibella, C. 
kila. 

kinkla. 
kizella. 
koarella. 3. 
kola, C. 
kommoula. 
kontella. 
kornella. 
korniella. 8. 
kornigella. 
korolla, Y. C. 
korvigella. 
koubla. 
koummoula. 
kountella, 
kranella. 
krapinella. 
kristilla. 
kroazella, C. 3. 
krosmola. 
krugella. 
Kulla. 2. 
kuzula. 

la (anc.) 
lela, V. 
Langourla ; géog. 
Lila, n. p. 
luskella. 
mala. 
marella. 
maritella. 
mela. 
mergla. 
merkla. 
meskla. 
minella, C. 
minella. 
morailla. 3. 
morfla, C. 
morvitella. 
moula. 
musella. 
muzella. 
nijella. 
Nola, 0. p. 
nozela. 

pala. 


Paola, n. p. ?. 
patouilla. 3. 
pavala. 
pigella. 
pitouilla. 8. 
poella (anc.) 2. 
potailla. 3. 
puilla (anc.) 2. 
rakla. 

rakla. 

raoula. ?. 
rendaela. 3. 
reustla. 2. 


riskla. 
rizella. 
roc’hella. 
rodella. 
rolla. 

rolla, C. 
ronkella. 
ronkonella. 
rufla. 

ruilla. 2. 
sailla. 2. 
salla. 

sempla. 
Sesilia, n. p. 
siella. 2. 
sinkla. 
skarnila. 
skoazella. 3. 
skola. 
skopigella. 
skopitella. 
skrifella. 
skrivella. 
skuilla. 2. 
soubla. 
soubouilla. 8. 
soula. 
spadoula. 
sparla. 
speurella, C. 
staotigella. 4. 
Stautigella, V.T.C.4 
strabilla. 
strafilla. 
strakla. 
Stribilla, C. 
stribouilla. 3. 


strilla. 2. 
Strinkella, 
Strobella 
8trobinella. 
strolla. 
strouilla, C. 2. 
Strufuilla. 
suilla. 2. 
sutella. 
tala. 
tariella. 3. 
tarzella. 
teila. 2. 
Tekla, n. p. 
tilla. 
tinella. 
toezella, C.-3. 
torimella, €. 
tortella. 
touella. 2. 
touezella. 3. 
touilla. 2. 
touila. 
tozella, C. 
trabidella. 
treala, C. 2. 
treilla, C. 2. 
trella. 
treuzigella. 
trobidella. 
troidella. 3. 
trokla. 
trotella. 
trubuilla, T. 3. 
turiella. 3. 
viella, C. 2. 


LE 


Cette finale se 
prononce comme 
lé en francais. 


a-gle, C. 

arc h-wele. 

askle. 

bale. 

bale. 

Bartole, n. p. 

bek-le, Y. 

berle. 

Bertele, n. p. 
le, V 


ble, T. 
bole. 
brelle, Y. 


e-c'halle. 3. 
egile. 

gale. 

gule, Y. 
gwele. 


Gwennole, n. p. 


gwentle. 
gweskle. 
Gwignole, n. p. 
hep-dale. 


Kemper-Elie ; géo. 


Kemperle; géog. 
keule. 2. 

keule. 2. 

kle, Y. 

Kie, T. 
koat-gwele. 
koc'h-lè, Y. 
kuele, T. 2. 
kokle. 

kole. 
koll-bugale. : 
Korle; géog. 
koumble. 
koustele. 
koustle, Y. 
Koz-Korle; géog. 
e. 


lein-gule, Y. 
marc'halle, Y. 
mingle, Y. 
pale, Y. 
penn-wele. 
perle, Y. 
pillik-wele. 


ple, T. 
poan-vugale. 
pole, 
satordalle! C. 
stel-wele. 
Ridel 
stiga-gwele. © 
Taule: géog. 


tammik-gwele. 
-tenn gule, Y. 


— 797 —: 


tro- vale. 
tule. 
war-vale. 
war«vale |! 


LI 


abostoli. | 


bouli. 
burli (anc.) 
dizali. 

eli, ely (anc.) 
eoli. 2. 
eoulli (anc.) 2. 
erroli. 
esmahi (anc.) 
esmoli. 
faragouilli. 4. 
fringoli. 


keli, v. 

Korneli, n. p. 

Lanar vit; géogr. 
li. 


lousaoucan - ar < 
goull, 
mean-bili. 
meuli. 
mezeveili. 
pirenn-hili, Y. 
poan-izili. 
rangouilli. 3. 
ravanelli. 
gili. 
souladi ane.) 


toli, T 
travelli. 


LO 


A cette catégorie 
appartient la 3° 
pers. sing. du futur 
des verbes. dont 
l'infaitif se ter- 
mine en la, let, lat 
et en lout, comme 
dirollo, gwelo, etc. 
Elle renferine aussi 
un très-petit nom- 
bre de vérbes de 
Cornouaille, com- 
me dirollo, 8e dé- 
ranger. 


+ rn 


boello, T. 
chantelo. 
dillo, T. C. 
dilo, Y. 
dirolla, C. 
divalô. : 
dizolô. 
dorlo, 

dorlo. . 
Dorlo, n. p. ‘ 
e-dillo, T. C. 
Khela, 0. p. . 
elô. : 


gl0. 
golc'hed-kolô, 


.| gwenolo, Y. 
halô. 


Jolo, n. p. 
kaol-malo. 
kolô. 

lolo. 

malo. 

Malo, n. p. 
oenklo, T. 2. : 


salo. . 

seulo, sehulo (anc.) 
tallo, 

tulô. 

urlo, T. 
War-0oeuklo, T. 


LU 


brulu. 
burlu, 
diblô. 

felu. 
grullu, C. 
harin ance.) 
lÔ. 


lu (anc.) 
mallu (anc.) 
malu (anc.) 
molu, Y. 
pl. 


M 
MA 


ama. . 

ar re-ma. 
astomma. 
ava-Ma. 
a-vrema. 
batalma. 
blerima. 
brelima. 
brema. 
breolima.s. 
chil-gamma, C. 
diframma. 
digamma. 
diliamma. 3. 
diskoulma,: : 
distamma, 
dizamma. 
dre-ama. 
dre-ma. 
eil-domma. 53. 
eskemma. 
flamma. 
Hemma, 
flemma. 
framma. 
frimma. 
gaol-gamma. 3. 
gar-gamma. 3. 
gromma. 
he-ma. 
hou-ma. 
intima. 
kamma. 
Komm, 
kill-gamma. 
komma. 
Koulma. 
kroumma. 


96 


lomm. 
liamma. 2. 


mac'hounta. G. 
0 veza ma. 
ploumma. 
prima. 
samma. 
skoulma. 
spouma. 
tomma. 
trema, Y. 


ME 


Cette finale se 
prononce comme 
mé en francais. 


arc'hme. 
Bartholome, D. p. 
breme, C. 


me, Y. 
me (anc.) 


MI 


balzami. 
butum. 
digustumi. 
estlammi. 
fermi. 
garmi. 
gouremi. 
gourmi (anc.) 
jesmi. 
kontammi (anc.) 
kustumi. 
mac'homi. 
mahoumi. 
pengainmi. 
salmi, G. 
tuzumi, C. 


MO 


À cette ratégorie 
appartient a 3 


| be: 





— 758 — 


minés à l’inanitif 
par ma, mel, mi, 
mout. Ce sont les 
seuls mots que je 
connaisse avec 
cette consonnance 
finale. 


NA 


Dans cette série 
figurent les super- 
latifs des adjectifs 
terminés en an. 


adouna. 
amanenna. 
ana. 

snkouna. 
ADDA, D. P. 
Apollina, n. p. 
arc'henna. 
askorna, G. T. 
askourna. 
asranna. 
banna. 
barlenna, 
barrenvA. 
Dasan n. p. 3. 
bena. 

berna. 
beskenna. 
beskorna. 
bevenna. 
bezina. 

biana. 2. 
Biganna, n. p. 
bihana. 
bizina. 

bleina. 2. 
bodenna. 
borna. 
botouna. 
bourhounenna. 
"INA, 


D  :. 2, 
breskenna. 
breskigna. 


pers. sing. du fa- | brouna. 


: tur des verbes ter- ( brumenua. 


brumenna. 
bruzuna. 
chadenna. 


c'houezigenna. 4. 


c'houibana, 3. 
c'houirina. 3. 
dagenna. 
daoulina. 3, 
daskrena. 
dasprena. 
dastourna. 
da-vihana. 
dena. 

dialana. 

diana. 
diarbenna, C. 4. 
diarc’henna. 4. 
diaskorna. 4. 
diaskourna. 4. 
diavenna. 4. 
dibenna. 
d'billona, C. 
diblua. 
dibouloudenna. 


dibrenna, 
l: | 
L na. 
| il Ç enDa. 
| € d. 4. 
| 1. 3. 


ü onna. 3. 
div norvenna. 
dic’houina. 3. 
dic'hrienna, 4. 
dic'hrisienna. 4. 
didan.. 
dG, v. 2. 
dienna. 
difourna. 
digeliena. 4. 
digoc'henna. 
digorna. 
digroc'henna. 
dihana. 
dihuchenna, C. 
dihuna, 
dileuna (anc.) 3. 
diliena. 3. 
dimillivna. 4. 
dinozelenna. 
dioaua, 3. 
diradeuna. 

| direnna. 
diroufenna. 
disalana, 
dishouarua, 3. 

| disans. 


1 diskarna. 
 di:kouarna. 3. 
diskourna. 
diskrevenna. 4. 
diskroc’henua. 
disneudenna. 
disreina. 3. 
distana, 
distarna. 
disterna, 
disterna, C. 
distouna. 
ditirina. 
diveina. 3. 
divlena. 
divoutouna. 
divroenna. 3. 
divuduruna. 
diwana. 
diwerna. 
dizasuna. 
dizenklenne. 
diseonua. 3. 
dizienna. 3. 
dizivelenna. 
dizouarna. 3. 
dizourna. 
dizreina. 3. 
dogana. 
donns, Y. 
douna. 
dourna. 
eana. 2. 
eeuna. 3. 
Chana. 
emprenna. 
entana, C. 
fenna. 
fleudenna. 
forana. 
foulina. 
founna. 
froudenna. 
furlukina. 
gadona. 
gadouna. 
gagenna. 
garana. 
Genn. 
gina. 
glanna. 
gloana. 2. 
gludenna. 
goedenna. 
Bosan& (anc.) 
gouela. 2. 
gouhina. 
gouina, 2, 


gourna, C. 
gourvenna. 
greunna, C.. 
grisienna. 3. 
grounna. 
guskona, Y. 
gwagenna. 
gwagrenna. 
gwalenna. 
gwana. 
gwenna. 
gwerblenna. 
gwerenna. 
gweskenna. 
gwialenna. 3. 
gwiskona, Y. 
gwWispona. 
hegioa. 
Helena, n. p. 
hend, 
beskenna. 
heskina. 
higenna. 
hogenna. 
bordenva. 
houarna. 9. 
honlenna. 
huna (ance. 
iena. 2. 
indouna. 
irienna. C. 3. 
lona, n.n, 
Jordina, n. p. 
Justina, n.n. 
kabouna. 
kac'h-moudenna. 
kalanna. 
kalastrenna. 
kalkenna, G. 
kana. 
kanastrenpna. 
Kann. 
Kaourintina, n. p. 
karna. 
karr-dibuna. 
kcgina. 
keina. 2. 
keina. 2. 
kelastrenna. 
kelina. 

ken a. 

ken na. 
kevrenna. 
kigna. 

kina. 

kistina. 
Klaodina, n.n. 3. 
k'oizsnna, 3. 


— TTU — 


pardonna. 


peder-delienna 


penkana, C. 


Komana ; géog. perc'henna. 
lerina ; D. p. 


peur-ranna. 


pivoena, C. 3. 


pladorenna. 
plansona. 
porbolenna. 
potenna. 


poull-kanna. 
pouloudenna. 


prena. 
prenna. 


krienenna 3. radena. 


ranjenna. 
ranna. 
raouenna. 3. 


Kristina, n. p. richana. 


richona. 
rinchana. 
rinkina. 
roudenna. 
roufenna. 
semenna. 
senklenna. 
siblenna. 
Silienna. 3. 
sivelenna. 
skeltreuna. 
skigna. 
skhsenna. 
skourna. 


Logona; géog. skourra. 
louzaouenn-san- | skrina. 
tez-Apollina. sonna. 


soubenna. 
sounna. 
sourina. 


Mariana, n. D. 3. | spina. 


spourouna. 
starna. 
steana. 2. 


merc'hodenna. stena, C. 


sterna. 
sterna, C. 
stona. 


Morgana, n. p. strana. 


stripenna. 
stuc'henna. 
stultenna. 
Sun. 


Suzanna, n. D. 


takona. 


tamoczcnna. À. 


tana. 
tustourna. 


{atina. 
teir-delienna. 
telenna. 

ten; a. 
termena. 
tevenna. 
Tina, D. p. 
toazenna. 3. 
tokenna. 
tolbenna. 
tostenna. 
toupina. 
tourjouns. 
tozona. 
trederenna. 
trinchina. 
trolinenna. 
trouskenna. 
tuna. 
tupakina (anc.) 


NA, avec la lettre 
n nasale de Le 
Gonidec. 


Cette finale n'a 
pas d'analogue en 
français. Pour ren- 
dre compte de la 
manière dont elle 
se prononce, je 
prendrai le mot 
pluna, le seul que 
j'aie à citer dans 
cette série. Ce mot 
doit être épelé 
plun...a. Voy. ce 
qui est dit à uñ 
nasal. 


pluna. 
NE 


Cette fluale se 
prononce comme 
né en français. 


anne. 
anne, Y. 
arlanne, Y. 
arne. 
banne, 
baune. 


l barrad-arne. 


channe, Y. 
danne. 

diene. 2. 
divanne, 

glen (anc.) 
ene. 

evlene. 
gwirione, Y. T. C. 
hevlene. 
hinkane. 

hune, Y. 
Huyarne, 0. p. 
lne, V.T. 
inkane. 

Kerne: g“og. 
Konk-Kerne: géo. 
Landerne; géog. 
lehuine, Y. 3. 
lene (anc.) 
levenc, C. 
maene (anc.) ?. 
mane, Y. 
mene, T. C. 

ne. 

ne. Ÿ. 
Plouzane ; géog. 
rube-rubene. 
Bane, n. p. 
stione, C. : 
tane. 

warlene. 


NI 


abouni. 
ampoczoni. 4. 
baz-valani. 
beni. 
Benoni, n. p. 
beskorui. 
bevenni, 
bini. 

bo ‘enni. 
bo!zenni 
bosigerni. 
brumenni. 
buluni. 
chalcuui. 
c'honervoui. 3. 
da-bini. 
damani (nne. 
daoni. 2. 
daoui, 2, 
dastourai. 
deltoni. 
diamzeri. 

d juni. 


œ 


— 00 — 


dijuni. 
diletoni. 
dionenai. 
diougani. 3. 
diskorni. 
diskredoni. 
dizaouzani, C. 4. 
dirt ferni, 
disunvani. 
druzoni. 
duani. 2. 
durioni. 


| elvenni. 


empenni. 
eonenni. 3. 
euflenni. 
euvleani. 
fail-galouni. 
falloni. 
fulenni, C. 
goasoni, C. 3. 
gouleni. 
gouni, Y. 
gausoni, D. 
gouzoumenni. 
grognoni. 
gwini. 


Gwisseni; géogr. 


hani, Y.T. G. 
harp-guini. 
helcbini. 
hint, 
jubenanïi. 
kafuni. 
kalborni, T. 
kasoni 
kef-gwini. 
kemend-hini. 
keuoujenni. 
kifni. 

kivini, Y. 
kivni. 
koc'hni, Y. 
koloenn. 
kontroni. 
kouz ,umenni. 
Kot. 
kredoni, 
kufurni. 
kuruni. 
kuruni. 
letoni. 
levrini. 
Jezenni. 
liez-hini. 3. 
lousdoni. 
Jubani. 
lugerni. 


malvrini. 
melkoni, Y. C. 
meni, Y. 
mezevenci. 
mignoni, Y. 
mogedenn, 
morenni. 
moulbenni. 
mousklenni. 


nouenai. 2. 
oferenni. 
pehani, Y. 
pehini. 
pep-hani, Y. 
pep-hini. 
peul-gwini. 
pini. V. 
pizoni, 
psalmenni. 
rogoni. 
rustoni. 
safroni. 
saouzani. 3. 
seni. 
seveni. 
Sezai, n. p. 
sSiferni. 
sioc'hani. 
skod-gwini. 
soavoni. 3. 
sorc'henni. 
sotoni. 
steredenni. 
steuni. 
Tefani, n. H. 
tebuni. 
testani, V. 
testeni. 
lcun (anc ) 2. 
tregarui, C 
(uon, C. 2. 
Unan. 
unvani. 


NI, avec n na- 
sale de Le Gonidec 


Cette finale n’a 
pas d'analogue en 
français. Pour la 
prouoncer, il faut 
séparer le radical 
de la lettre à et 


faire à peine sen- 
tir la lettre n. 


bleuni. 2. 
disteuni. 3. 
dv leuni. 3. 
neuni. 2. 
steuni. 2. 


NO 


Dans cette série 
figure la 3° pers. 
sing. du futur des 
verbes terminés à 


l'iofnitif par sa, 
ni, NOUf. 


ac'hano. 
anaon0, T. 3. 


Arzano ; géogr. 
ban. ad 
dishano. 


gwenno (anc.) 
hanù 


heuo (anc.) 

keno, T 

kuruno, T. 

lan. 

leno (anc.) 

leshaud. 

marac'h-sant - 
Bruno. 

men. 

mennô, Y. T. C. 

pehano. 

1800. 

tenô, Y. 


NU 


Cette finale se 
prononce de la 
même manière 
qu'en français. 


ns 


hanù, Y. 
lanu, Y. 
lis-hanu, Y. 
lishanu, Y. 
terau, Y. 


0 


Cette terminai- 
son est celle du 
pluriel des subs 
tantifs du dialecte 
de Tréguier : mado, 
des biens; daelo, 
des pleurs ,: etc. 
Ces pluriels cor- 
respondént aux 

luriels en ou du 

éon : madou, 
daelou. Le dialecte 
de Tréguier seul 
a conservé pour 
les , pluriels cette 
finale qui est très- 
ancienne, ainsi 
qu'on le voit dans 
les poésies du vp 


siècle. C'est einsi | 


qu'on troute me- 
10, guppo, etc., 
pluriels de melodi 
med et de gupp, 


Cette finale est 
aussi celle de quel- 
ucs inffoitifs des 
ialectes de Tré- 
guier et de la Cor- 
pouaille bretonne, 
comme drolla. 
déranger ; dorlo. 


pétrir, etc. "l V 


La lettre o est 
plus ou moins gra- 
ve : elle est grave 
dans mor, mer, et 
ne l’est pas dans 
person, curé. Kite 
est encore grave 
dans les mots aid. 
arzô, que l'on 
écrivait jadis atau, 
arsau. Voy. la fi- 
nale au. 


OA 


Dans cette série 
figurent les impar-+ 
faits des verbes 
besa, être, et 
kaout, avoir, o0Mm- 
me oa, bog, dos, 


— 761 — 


poa. C'est une des 
dipbtongues bre- 
tonnes. 


1. 
torch-80a. 2. 
OB 


Cette finale se 
prononce comme 
obe en français. 

Quelques mots 
de cette série onl 
des synonymes en 
0P, 


distrôb. 
fals-strob. 


pob (anc.) 
rob (anc.) 
skôb, C. : 
sirôb. 
strôb. 


OBL 
pobl. 


OBR 
gôbr. 


OCH 


Cette finale non 
gutturale se pro- 
nonoc comme en 
français oche. 


broch. 
enkloch. 
Koch (auc.) 
lespoch. 
linoch. 
minoch. 
pilocb. 
saocb. 1. 


OCH - 


Cette finale gut-: 


turale n'a pas da- 
nalogue en: fran- 
çais, pour la pro- 
nonclation. 

Dans cette série 
figurent les eom- 
paratifs de tous les 
adjectifs des divers 
dialectes, comme 
brasoc’h, biha- 
noc'h. etc.; et aus- 
si la 2° pers. ninr. 
des futurs, comme 
kemeroc’h, vous 
prendrez, lesquels 
sont en usage à 
l'île de Batz, Oues- 
sant, Roscoff, Con- 
quet, et correspon- 
dent à kemerot dù 
Léon. Voyez la No- 
tice pour la pro- 
noncCiation. En 
quelques cantons, 
cette finale de- 
vient ore'h comme 
horc'h, au lieu de 
hoc'h, vous, ré- 
gime. Nebeutorc'h, 
au lieu de nebeu- 
toc'h. | 


a-bloc’h, Y. 
ac'hanoc'h. 
aioc'h, Y. 2. 
a-vibanoc’b. 
a-zioc'h. 2. 
barged-môc'h. 
beonoc'h, Y. 
bihanoc'h. 





1 


braoc'h. 1. 
brôc'h,:Y. 1. 


. buoc'h, Y. 1. 
| c’houil-kaoc’h. 


gwasoc’). 
gwelloc'h. 
gwialenn-beoc'h. 
gwidoroch. 
hoc'h. 
hoc'h, Y. 
iac’h-kloc'h. 
loc'h, V. 1. 
jod-voc'h. 
ot-hoc'h, Y. 
alloc'h. 
Kaoc'h. 1. 
Kaol méc'h, 
kentoc'h. 
kergloc'h, C. 
kiger-mOc'h. 
kik-mOôc'h. 
kioc'h. |. 
kiôc’h. 1. 
kodioc'h, Y. 2. 
kac'h, Y. 
kouffoc'h. 
lert-koc’h, Y. 
linoc’h (auc.) 
loc'h BDE: 
loc'h (enc. 
loc’h. 
loc'h. 
malloc'b, Y. 
mamm-ar-môc'h. 
matoc'h. 
milloc'h, Y. 
marc'h-kloc'h. 
minoc’h, T. C. 


mc'h, 
morbhrc'h, Y. 
moroc'h, Y. 
muioc'h. 2. 


muoc'h, T. ? 
nebeutoc'h. 


seller-môc' h. 
soc'’h, Y. 
8oroc'b. 
tamm-bloc'h, Y. 
teuskoc'h, C. 
oc'h, C. 
tonnenn-môc'h. 
toull-roc'h. 
troc'h, T. 
trouc'her-môc'h. 
uloc'h. 


OD 


Cette finale se 
prononce comme 
ode en français. 

Beaucoup de 
mots de cette série 
ont des synony- 
mies en ot. 


ac'hanod. 
anrod, Y. 


berteod. 


biz-ar-iôd. 


borod, C. 
bouch Kod, C. 
bovjiod, C. ?. 
boursikod. 
braod (anc.) 1. 
brifaod. 
brignenn-logud. 
chak oi, G. 
chirôd, T. 
c'hoar,-bolod. 


EE mn CR RM RER OLA G G E LRQ 
© e [a Gus 


— (602 — 


c'hoari-pilpod. 
darbôd. 
deurennod, V. 
devez-skôd. 


fars- pod. 


gaolod. 2 

garmelod. 

gavlod. 

god (anc.) 

god, Y. 

ôd, T. 

od, n.n. 

golo-pôd. 

ie V. 
aillebod. 3. 

binnod. 

hod, Y. 

hugonod. 

inglod, Y. 

lod. 1. 

Jalod. 

ôd. 

kakod (anc.) 

klod (anc.) 
00. Y. 


logod. 
louod, C. 2. 
louzou-pod. 
marchikod. 
margod. 
marigod. 
martolod. 
masikod, C. 
miod. 1 
nod. 


d. 
ôd, V.T.C. 
pal-rôd. 
parpaillod. 


. pengod. 


penn-skôd. 
pichod, Y. 

| pilpod. 

L piz-lrgod. 


gagouillod, Y. 3. 


pleg-rôd, Y. 
ôd 


pôd. 

poull-rôd. 

rabod. 

priod, pryod (anc.) 
ranjeod, V. 2. 
ribôd. 


trechod. 
trinchin-logod. 


OE 


Cette finale se 
prononce comme 
oé en français. 

C'est une des 
diphtongues bre- 
tonnes. 


aboe, T. 2. 
ac'hoe, Y. 2. 
ankoe, Y. 2. 
appoe (anc.) 2. 


OF, OFF 


Ces finales se 
prouoncent de la 


: même manière, 
, Inais ne pcuvent 


être substituées 
l’une à l’autre. 
Plusieurs mots de 
cette série ont des 
synonymes en 08. 


begil-kôf, Y. 
bigof. 


dof (ang 
drouk-kôf. 

ROL, gob. 
Kergloff ; géog. 
diada ; Gé. 


of, Y. 
Plougof ; géog. 
poan-gôf. 


éa 1 60€. 
osko 
tarz-kÔf, Ñ 
tenn-gôf. 
toull-gôf. 


OFF. Voy. OF 
OFL 


jenof. 
OG 


Cette finale se 
prononce comme 
ogue en français. 

Quelques mots 
de cette catégorie 
ont des s«ynonÿ- 
mes en ok. 


annog (anc.) 
bog (anc.) 


log. 
mean-Urog. 
môg 


og, Y. 
og (anc.) 
paotred-ar-c'hil- 
krag. 
plog (anc.) 
rog. 
tog. 
rog. 
OGN 


kogn. 
mogn. 


OI 


Cette finale se | à 


prononce en deux 
syllabes et com- 
me oki en français. 


alfoi, C. 3. 
aran. 3. 
divaoi. 3. 
dirol. 3. 
dol, C. 2. 
goi. 2. 
goulloi. 2. 
gouzaoi (anc.) 3. 
baol. 2. 
haout. 2. 
helmoi. 3. 
mordoi. 8. 


OIGN 


Cette finale est 
monosyllabe et se 
prononce comme 
en français. 


moign. 1. 


dien. 0.1 
roïgn. i. 


04 


se prononce 
comme en français 
oje. 


— 763 — 


ial. 
moj, Y. 


OK 


Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
og et en ek 

Cette termivai- 
son appartient à 
tous les dialectes. 
Voy. le mot ok du 
Dictionvaire, 





Budok, n. p. 
butan-chaok. 
Barok, n. p. 
chaok. 1. 
chaok. 1. 
c'hoari-berlik-ba- 
berlok. 
damoezok, C. 3. 
daoueriok (ane. 


erôk. 
foeunok, c. 2. 








Irol 

freillok. 2. 
fronok. 

farluok (anc.) 
geriaok (anc.) 3. 





gwennok. 
Gweuvrok, n. p. 
ilinok, C. 
luraok, V. 2. 
Judok, n. p. 
kallok. 





mec'hiok, C. 2. 
Meldeok, n. p. 2. 
melenok, C. 
Meriadok, n. p. 3. 
mordok. 
mordok, V. 
morsavellok. 
moullok, C. 
muzellok, C. 

ok. 

ok, Y. 

paltok ane. 
paltok (anc.) 
panerok (anc.) 
pendôk. 


puanok, C. 
BG. 

pok. 

raok. 1. 
Reneok, n. p. 2. 
Ruk, 0. p. 





rok. 

rok, 
savelluk 
skiriok, C. 2. 
skd, 1. 
stleok, Y. 1. 
stok. 

stolok. 





tolok. 








trokl. 
OL, OLL 
Ces finales se 


pronoucent de la 
même manière, 
mais ne peuvent 
être  substiluées 
l'une à l'autre, 
comme on peut le 
voir en examinaut 
avec un peu d'at- 
tention les pluriels 
et les mots déri- 
vés. 


abostol. 
ambheol. 2. 


— 76% — 

















bridal ane) kaütol, T. taol. 1. OLE 
Drikol, Ñ Hr L à pol. Le l) l) 
rouskaol i-gaol. 2, laol-distaol. el-bols. 
55 U) tat Y.T iw) nne fa 
larn-gol 0). . 1. mean-bols. 
R, 1 G | 
L. OI, x 
digoll Menal, OM, OMM 
eoll. koroll, Y. 
dirak-ann-holl. | kousket-foll. Ces finales se 
diroll. kroll, V. prononcent com- 
dirai, krosmél. me en francais 
disheol. 2. kuc'h-biaol, 1. ome, mais ne 
distaol. 2. kur-heol. Yent- être substi- 
distaol, C. 2. Lanbaol; géog. | war-goll. tuées l'une à l’au- 
distaol. 2. lienenn-daol. War-2i80]. tre, ainsi qu'on 
distôl, T. Hkol, Y. Le L L = 
ai ane) maol. L - l 'examinant attent 
dour-koil. Mespaol ; géog. 1. OLCH vement Les plu- 
dre-holl, T. mestaol. 2. tiels et autres 
dreist-boll. 2. mestol, V. T. C. Gette finale gut- | mots qui en déri- 
egoll. mestr-skol. turale n’a pas| vent. 
enn-boll. mestrez-8kol. d'analogue pour la red mots 
enn-boll-d'ann- | moli, Y. prononciation. en | de cette série ont 
hal, T. morchol, Y. français. Voy. ch | des synonymes ea 
1. morsol. dans la Notice sur | oum, oumm. 
eoll lane) 1. urzol. la prononciation. sn 
errol, C. paol. 1. H 
errol, C. Paol; n.p. L. astomm.” 
fanol. penn-foll. bolch.  . . | Betromm, n.n. 
fillol: peuz-foll. go 1. bomm. * : 
Iall, peuz-boll, 0. emolc'h (anc.) bromm, T. 
fourn-deol. pikol. hemolc'b. chom. 
friagol. pôl, V. c'hoari-pikarom. 
friol. 1. preñv-kaol. OLF, OLFF |ec'homm, Y. 
friol (anc.) 1. prev-kaol. eomm, T. 2. 
gaol. 1. Atolf, np. - erun. 
geol. 1 golf (anc) . from. 
goakol. 2. golfr (ane) from (anc.) 
goude-holl. Molf, n. p. from. . 
BR + € = [fem TG 
groll, V.T. C. jom, T. C. 
gro. ' OLFF. Voy. OLF | klom, Y. 
grosmol, à k'omm, Y. 
grozol. saezenn-beol. OLL. Toy. PL | «omm. 
heaol. T. 2. sañtol, V. - |[komm. 
heol. 1. Uean-biôl, Y. OLP kromm. 
hiaol, V. 1. skal, lomm. 
hal, V. 1. skol, skolp. lousaouenn - ar- 
el 8kritol. homme 
oll. 861. mac'hom. 
Rorclach-beot. | sol. la E giet 
orolach-beol. sol, T. lenebom ; k 
budol ane sol, C. bols. milin-gomm. 
Idol. 501. momp, T. 
Jirfoll, 6. staol. 1. OLT patrom. 
kantol. stôl. patrom, Y. 
kanol, stroll. rolt, V. Pikarom. 





pis-rom. 
plomm, Y. 
plomm, Y. 
reklom, V. 
rom. 
tomm. 


OMM. 161. OM 
OMP 
Cette finale se. 


prononce comme | 


ompe en français. 

A cette catégorie 
appartiennent Ja 
UY pers. plur. du 
présent de l'indi- 
catif et du prétérit 
des verbes comme 
kemeromp, nous 
prenons, et kemer- 
Jomp, nous pri- 
mes, etc. 


ac'hmomp. 
omp. 
tromp. 


OMPS 


komps. 
komps. 


OMS 


Cette finale se 
prononce comme 
omse en français. 

Les mots de cette 
série ont des sy- 
nonymes en oms. 
Voy. cette nale. 


OMZ 


Cette finsle se 
prononce comme 
omse en français. 

Les mots de cette 
série ont des syno- 
uymes en oms. 


dem-goms. 





— 765 — 


drouk-koms. 
drouk-koms. 
gour-gomr. 
mous-koms. 
koms. 

koms. 


ON, ONN 


Ces finales non 
nasales se nronon- 
cent comme onne 
en français, mais 
ne peuvent être 
substituées l’une à 
l'autre dans leur 
orthographe, com- 
me on peut le voir 
en examiluant avec 
attention les plu- 
riels etautres mots 
qui en dérivent. 

Dans cette série 
figurent les plu- 
riels en ton de Van- 
pes, lesquels cor- 
respondent aux 
pluriels en en du 
Léon, comme ke- 
menerion, des L 
leurs, etc. Ces plu- 
riels de Vannes en 
ton sont les plu- 
riels tels qu'ils 
existent 8 les 
poésies de Taliésin 
et d'Anearin, vers 
le vi‘ siècle : mor- 
tenion, dl 
8: meibion, des 
énfants mâles; 
dallion, des aveu- 

les; mezvion, des 
vrognes, etc. Ces 
pluriels en éon, de 
Même que ceux 
en ien du Léon, ne 
s'appliquent, com- 
me on le voit 
qu'aux personni 

Quelques nma 
de cette catégorie 
ont des synony- 
mes en oun el 
ounn. 





s 


















abonn. 





ac'hanon. 

afon (anc.) 
afron. 

alison, Y. 
Alon, D. p. 
ampoeson, 3, 
ampreon, V. 2. 
Aüton, 0. p. 
aon, T. C. 1. 
Aon; géog. 1. 


bexin-tonn. 
bion, Y. 1. 
bonn. Y. 
boskonn. 
bourjonn. 
bourun, Y. 
honton. 
brañdon, 1. 
brec'hon, V. 
breton, Y.T. C. 
Breton, n. p. 
brisillon. 
hron (anc.) 
brôn. 

bronn. 
brouskon. 
chilpion. 
chugon, V. 
C’hoari-trikon 
c'houerrézo! 
c'honervizon. 8. 
c’hnibon, Y. 2. 
dañson. 

dasson. 

dasson. 

debron. 

diagon. 2. 
difron, 

digalon, V. T. 0. 
disgwirlon. 
distonn. 
divronn. 

don, T C. 

















fion, 1, 
onn. 
freon. 1. 
frezillon. 
frigalion, v. 


Goulion, Y. 
Bourdon, 1. 





&riffon, Y. 
&rizillon. 
grognon. 
groon, Y.T. 0. 
Suskonn. 
gwerin, V. 
Gwion, n. p. +. 
gwirion. 
gwispon. 
bamon. 
hañdon, 
hec'hon. 
begon. 
hegon, V. 
herlegon. 
herlikon. 
hildron (ane) 
Binon (aric.) 
biron. 
bobregon. 
hogon. 
hon. 
bon. 
fenion, Y. 2. 
fon. 1. 
Iiron. 
ivon, Y. 
kalon, Y. T. 0. 
kambon. 
kelion, Y. 
Kereon. 
killevardon, 
kilvion, Y. 
kliket-00n. 
kochonn, Y. 
kofgnon! 
Konk-Leon: géog. 
kontron. 
koüiltron, V. 2. 
koumunion. 
koundou. 
kovesion. 
Kraooa; gan. 
nm 


krabon, V. 


Kraon; géog. Voy. 


kraozon. 
krepon. 
Kripon, 
kadon. 
lampoa, C. 
Lannuon ; géog. 
laon, 1. 


100, Y. 

Jouzaouenn-ar- 
Basion. 

maeron, Y. 2. 


ramm-maeron, Y. 


marc'’h-hainon. 
mastillon, Y. 
mean-bonn. 
melchon, Y. T. 
melon, T. 
merion, Y. 2. 
meslasion, V. 
mignon, Y. T. 0. 
mistillon, Y. 
mition, Y. 
mon. 

mon (anc.) 
morgadon, V. 
morillon, Y. 
naon, T. |. 
nebaon. 2. 
Odan, n. p. 
ogillon. 

on, Y.T. C. 
onn, V.T.cC. 
paelon, Y. 2. 
pao-leon. 2. 
paron, Y. 
pasion. 

persou, V.T. C. 
pichon. 
planson. 
poenson, C. 2. 


poull-kalon, Y.T.C. 


pron. 

randon, Y 
richon. 

Roazon; géog. 2. 
Rosgou; géo. 
sarzon. 2. 
8afron. 

Salmon, n. p. 
8aon, |. 
schilpion, Y. 


— 766 — 


seon. 1. 
seon, Y. L. 
Simon, 0. n. 
sitron. 
80avon. 2. 
son. 

son. 
sonjrzon. 
sonn. Y. 
spouron, T. 
stevon, Y. 
stonn. 
strakouillon. 
stron. 
sudiagon. 3. 
takon. 
tan-sant-Anton. 
temptation. 
tenn-stevon, Y. 
teon, CG. 1. 
terson, Y. 
toazou. 2. 
ton. 

tonn. 

tonn, C. 
toon (anc ) 
touaillon. 3. 
trechon, Y. 
trenchoa, Y. 
trikon. 
troad- leon. 
trôn. 


ON 


Cette finale na- 
sale se prononce 
comme dans les 
mots français ta- 
lon, jalon. 

Quelques mots 
de cette catégorie 
ont des synony- 
mes en ouf avec 
la lettre n nasale. 


adreon, T. G. 2. 
anchon, V. 
baz-kaon. 2. 
bolz-kann. 2. 
c’hoari-ar-c'hraon 
d’ehon, Y. 
dishillon, C. 
dizon. 

don. 

cnon, G. 


faraon. 2. 
gourstaon, 2. 
gouzaon, GC. 2. 
Gwion, n. p. 
bon, Y 

huon. 1. 
intaon. 3. 
kaon. 1. 
Kerbuon; géog. 
klaon. 1. 
kraon. 1. 
Kraozon; géog. 
Kreon, ! 
Lannuon ; géog. 
laouenn- faraon. 
Leon ; géag. 
marv-skaon. 
pallenn-kaon. 
preon. 1. 

seon, Y. 1. 
skaon. 1. 
skrid-kaon. 
staon. |. 
stlaon. 1. 
traonu. 1. 


ONCH 


Cette finale se 
prononce comme 
onche en français. 

Les mots de 
celte série ont des 
synonymes en onj. 


askonch (anc.) 
chonth. 

dizons: h. 

gron h. 

lonch. 

soriCh. 


OND 


Cutte finale se 
prononre comme 
onde eu français. 

Les mots de 


| cette séric ont d's 


synonymes GH ont. 


| dund, 
| mond. 


ONDR 
Cette finale se 
prouonce comme 
dans le mot fran- 
çais tondre. 


iondr, Y. !. 
toñdr, Y. 


ONFL 


Cette finale se 
prononce comme 
en français on. 


rouf. 
ONJ 


Cette finale se 
prononce comme 
onje en français. 

Les mots de 
cette série ont des 
synonymes en 
onch. 


ass 


rhon. 
d'zon). 
dizon). 
gro‘. 
bep-son)j. 
son). 


ONJN 


gronjn. 
ONK 
difronk, T. 
distronk. 
Konk ; géog. 
lonk. 
marloñk, G. 
monk. 
stronk. 
stronk. 


taol-lonk. 
trelonk, 


ONKL 
oki, 
ONN. Voy.ON 
oNs 
Cette finale se 


prononce comme 
once en français. 





ONT 

Celle finale 8e 
prononce comme 
onte en français. 

Cette terminai- 
son est celle de la 
3° pers. pluriel de 
certains temps des 
verbes, comme 
reoht, dot, Elle 
correspond à vni 
du latin, dans la 
3° pers. du pluriel, 
comme (bunt, ils 
iront; ruunt, ils 8e 
précipitent, etc. 


ahont. 
beskunt. 
distront, T. 








— 767 — 


houn-hoñt. 
koi 





tregoñt. 


ONTR 


eoñtr. 1. 
libonñtr. 


oP 


Cette finale se 
prononce come 
ope en français. 

Quelques mots de 
celte série ont des 
synonymes en ob. 


arc’heskop. 
drouk-san'-ltrop. 








Suar, 
top (anc.) 


OPR 


devez-gôpr. 
gôpr. 


OR, ORR 


Ces flualesse pro- 
nonceut comme 





ore en français, 
mais ve peuvent 
être substiluées 
l'une à l'autre, 
aiusiqu'onle verra 
en examinant les 
mots qui en déri- 
vent. 


Ab-Gregor, D. p. 
adan-vôr. 
abior, V. 2. 





ar 
arigell-lor. 
armôr. 
ärvér. 
asfor. 
Azenor, D. p. 
alor. 
bleiz-vôr. 
blouck-vôr. 
bolzou-a-cnor. 
breac'h-vor. 
broenn-vôr 
c'hoanenn-vôr. 
c'hoari-ar-c'haor 
kazi Y. 
am-zigor. 
daskor. 
diaoul-vér. 
didorr. 
dir. 
igor. 
digor. 
dizenor. 
disevor. 





ejenn-vôr. 

enor. 

envor. 

eol-vôr. 

or. |. 
fanouil-vôr. 
felu-môr. 
fillor. 
folligann-vor. 
for. 

gaor. 1. 

gaour-vôr. 

gavr-tôr. 





Bwazenn-vôr. 
gwazienn-vôr. 
hadan-vôr. 
heor. 1. 


kañtolor. 
kavan-vôr. 
kavell-vôr, 





kefelek- 
kefnidenn-vôr. 
kemener-vér. 
keuneud-mér. 
kik-torr. 
kioc'h-vôr. 
kitorr. 

li-vôr. 
klenved-vôr. 
Klujar-vôr. 
konfiteor. 





koskor (anc.) 
koskor (anc.) 
laer-vôr. 





marvor. 

melc'houedenn- 
sôr. 

mitor, Y. 

moor, C. 








môr. turale n'a pas d'a- QR 
mdr. palogye en fran- 
mor (anc.) çais pour Ja pro- | difon, Y. 
morzol-dôr. nonciation. Voyez | Jorj, 0. p. 
moualc'h-vôr. c'h dans la notice | galor), Y. 
nadoz-vôr. sur le prononcia 
ôr. tion. Eu queiques RK 
ostansor. localités, celte 0. 0 
ourlik-môr. naie s'emploie au 
pabor, C. lieu de p finale kork (anc.) 
penskor. oc'h. Voy. la finale 
petor (anc.) oc'h. ORM 
pirisil-môr. —— 
pleg- vôr. Cette finale se 
porfor (senc.) biorc'h. 1. prononce comme 
purgator. borc'h, Y.T. G. 1.) orme en français. 
reaor, Y. 2. dasorc'h. —_ 
reor. !. dazorc'h, C. 
ruz-rcor. diforc'h, Y. morm. 
sator, C. diforc’h, Y. 
sec'hor. furc'h. ORN 
silienu-vôr. forc'h, Y. 
skôr. forc'h, Y. Cette finale se 
skôr. forc'h. prononce comme 
sor (anc.) horc'h, Y. orne en français. 
striz-vôr. Iorc'h, Y. 1. Quelques mots 
tarc'h-môr, Y. lorc'h, V. 1. de cette série ont 
tars-môr. lorc'h. des syuouymes eu 
teusor. | lurc'h, Y. ourn. ° 
toc'hor. mari-forc'h. — 
toeun-vôr. ?. morc'h. 
tor, V. porc'h, Y. | a-gorn. 
torr. torc'h, Y. askorn, Y. T. C. 
toull-ar-reor. azorn, Y. 
treiz-môr. 9. beskorn. 
ireuz-môr. ?. ORD bigorn. 
bigorn. 
ORB Prononcez coim-. blogorn. 
me orde en fran-, blougorn. 
chorb. Çais. horn, 
— butun-koru. 
c'hoari-c'horn., 
ORCH | bord (ane. diaskorn, V.T. C.3 
jalord. disadora. 

Cette flaale, non Jord, n. n. diskorn. 
Bitlurale, se pro- | ms lard, Y. diskurn. 
hunCecommeorche | nord. dorn. Y 
en françuis. forn 

— ORF, ORFF | SD 50, V- 
diforch. | ! 
forch (ane. kort, RR: korn, T. 
morch, Y. morf. kalborn. T 
torch. Pont-Skorf ; géog. Lelorn ane. 

PoullSkorf; géo. kelorn ‘ 
ORCH skorf. ken-forn. 
konchou-born. 

Celte finale gut- | ORKFF". Foy. 08T | koro. 


sadorn. 

sadorn (anc.) 
seac'h-korn. 
skllsenn-askorn. 
skorn, Y. 
tri-c'hora. 


ORR. Voy. OR 


OoRS 


Cette finale pe 
prononce comme 
orce en français. 

Quelques mots de 
cette série ont des 
synonymes en ors. 


fors. 
kelienenn-vors. 
kors. 

liors. 1. 
logodenu-vors. 
mors. 

mors. 

mors. 

plors, Y. 
pongors. 
pors. 

skors, T. 

lurs. 


ORSK 


morsk. 
vorsk. 


ORT 


Cette finale se 
prono'ïïice comme 
orte en fraiçais. 

Quelques mots de 
cette série ont 0.8 
syuonymes en ord. 


chalort. 
deport. 
digonu fort. 
jalort. 
konfort. 
malort (anc.) 
uort. 
penskort. 
salort. 
skort, Ù. 
skort. Y. 
sort. 

sort. 

tort. 

tort. 


ORZ 


Cette finale se 
prononce comme 
orse en français. 

Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes eo 
ors. 


pors. ‘ 
skudell-dorz. 
torz. 


09 


Cette finale se 
prononce comme 
en français osse. 

La lettre x à la 
fin des mots étant 
nouvellement in- 
troduite en breton 
(xvi® siècle envi- 
ronl, plusi-prs au- 
teurs préfèrent 
écrire et pronon- 
cer os plutôt que 
os. Toutefois, cette 
dernière orthogra- 
phe est la plus ré- 
paodue aujour- 


— 1769 — 


d'hui. Voir à mon 
Nouveau Diction- 
naire 1869, ce qui 
est dit à ce sujet 
aux lettres S et Z. 


tan-losk D | 
volosk. 


OSKL 


Quelques mots | oskl. 1. 


de cette catégorie 
ont des synony- 
en os. 


diarros. 3. 
dibrepos, Y. 
dibropos. 
egos. 

fos (anc.) 
hogos. 
hegos C. 
hogos. 


TOS (anc.) 
skos. 

skos, skuss, C. 
fannos (auc.) 
tarros (auc.) 
torgos. 
torrogos. 


OSK 


hosk, Y. 
laosk. 1. 
lôsk, V. T. C. 
losk. 

losk, C. 
molosk. 
osk, 


OST 


Cette finale se 
prononce comme 
oste en français. 


a-dost. 

beloôst. 

belôst. 

beriad-rost. 3, 
ilôst. 

dianeoôst. 2. 

dibenn-eôst. 

dilôst. 

eôst. 1. 

foet-lôst, Y. 2. 

fraost. 1. 

frôst, V. T. C. 


ost (anc.) 
pe-dost. 
pentekost. 


tôst. 
tostik-tôst. 
toull-al-1ô0s1. 


OT 


Cette finale se: 
prononce comme : 
olte en français. 

Plusieurs 10018 
de cette série ont | 
des synonymes en 
aut en Vaunes. À 
cette série appar- 
tient la 2e pers. 
pluriel du futur, 
comme kavot, ke- 
merot, VOUS trou- 
verez, VOUS pren- 


dres. Ges futurs en 
ot ont des synony- 
mes en dc'h en 
quelques localités. 
Voy. la finale oc'h. 


Abarnot, n. p. 
ac'hanot, 
akariot. 3. 
anrot, V. 

aot. |. 

baot. 1. 

blot, Y. 

blot (anc.) 
bot, Y. 
bran-aot. 1. 
brifaot. 2. 
chot, Y. 
dibaot. 2. 
dibôt, Y. 
diot. 1. 
douar-geot. 
drask-aot. 
frot. 
gagouillot. 
garmelot. 
geot. 1. 
giot, V. 1. 
gourzaot (anc.) 2. 
guitot, Y. 
gwitot, V. 
Herbot, n. p. 
hubot, C. 


kombaot. 2. 
kombot. 
kombot. 
kompot. 


j kôt, Y.T. G. 


krot (anc.) 

laot (anc.) 1. 
linadeuv-skaot, 4. 
tôt, Y. 
louzou-aot. 3. 
mac’harit-an-a0t. 
magll-c'heot. 
meot. 1. 

micbot, Y. 
molinot, Y. 


Ti S T'Y, 3 laern * 
eT. S aT E aP. I A63 1. 2. 
TS — : + A. AC 
2 Te Li.ar<n 
: LE +; À 
_— Le. x» , N Ha dU 
7 LT Tete ul" 
° T7 a mi, 2 Sa 04. 
= = 1: Ta 
- : OT Fa. 1. “dus. R Ls 
T7 D R TA On : N, 
" . _ Ti 4 à 2e 
OT 7 7 4 Hi 2 
+ …. l 7 TOI 90: eU 
. R RIT ZG: u. 7 
T D =. à mL à 
- © ° 7 A ice: T 
sa = TU. - = 7 4 d. whan 
- | Ñ | Tr < ing 
N - UT R - lt ZV 14.0. 2% 
, Ñ Ñ Ñ <E 1. 3. 
- | — LE LL reico 
d . 7 | 1... Lis, 
<. . Ñ S Y : 7 Z. 14 
4. 7 TT Ci pen D: 
K T "7 < 7 #3 - CDR 
œ l 7 7 | + c LUZ 
a UOTE ee, 1. 22 cs. 
- | N SLI OT I seu ot 2.2472. 3. 
- 75 TN = 4 1.5 de, 
=. L Later  ? <. AJ 
L = ê 8 « P 7 
L 7 "7 [H < ZT 
Ñ Ñ 2 NI <.:3 aïe 
27 a - -— Ñ 7. : Z. Aa 3 
_ - + a + L HH U 2 
Te. - - 7 NIT HEL 
< © - Ts TI X HET 
: x. N < FL 
. à - ZL THT 
œ : à De: < XK 
TR - ' ia: à 
E NI H TH 
Naa 1 i | Lu": : “10. 
x H "e ZOE X AI 
GP: 00. 
Log tte Z L =. se. 
- “ Faso +L < 00 
- e N IT: - , 
RS LUS = "iii, Li "aLUr-Jta st 
Fe 7. N + B Za US dru au. 
. cC T HII éroukiog'on, T5 
Ti : = "7 ATAP BELA druck.sen"&atot 
a ‘a 1... Bienne LL U drouk-san’-Crios. 
da L Z at-on. U 715.17. 
41 7 SAP. 34000. eCiuu, ? 
1 TI Ii, l'ulat el sou, €e:h-Jou. 
AE IL ans 5 de io JC. À. e-zaou. 3. 
LS 2421071. @ilou. 


Mics.:3 3 dserauu ane. 2. ! e-metou. 





1, D. 
n< 9100. 
2. 


(anc.) 2. 


S (9 


ju, D. P. 


Ju ; gÉOG. 
(anc.) 2. 


‘mennot, 


jou. 
siou. 
1100. 
Ju. 


— TA — 


beuzon. 
hiniennoù, 3. 
hiuou (anc.) 
hiriou, C. 2. 
bou, Y. 

hou, Y. 
hualoù. 2. 
bueuglou (anc.) 
hurlou. 
huvreou. 2. 
hynou (anc.) 
iann-vourdou. 
jaou. 1 ou 2. 


iaou (anc.) 1 ou 2. 


inou. 

inou, Y. 
iouc'houhou. 
ismodou. 
jabadaou. 
Jakou, 0. p. 
jarueou. 2. 
Jestrou. 
lugelloù, C. 


kador-ar-sekrejou. 


kamglou. 
kammigellou. 
kanveiou. 3. 
kanveou. 
karavellou. 
karc'hariou. 
karkaniou. 
kartou. 
Katou, n. p. 
kelloù. 2. 
kelaou. 2. 
kelou. 
kenavou, Y. 


kentraou (anc.) 2. 


killorou. 
killou. 
kinklerezou. 
koanteriou. 3. 
koarellon. 
kompejou. 
komplijou. 
konchou. 
korfennou. 
korned-liou. 
korporaillou. 4. 
korsou. 
kostou. 
kotuerou. 

Kou, n. p. 
koukou. 
koumananchou. 
koundouniou. 0. 
kouraillou. 
koz-dillajou. 


koz-parichou. 
koz-skrijou. 
koz-traou. 2. 
krabanou. 
krabosou. 
kraoù. 1. 
krou (anc.) 
krou (anc.) 
kuchou. 
kadou. 


-landeriou. 3. 


lannou. 
laou. 1. 
Laou, n. p. 1. 
lasou. 
lentigou. 
leroù. 
lez-koukou. 
lezou, C. 
lezou. 
liardou. 2. 
lichou. 
lichou. 
lijou, T. 
lindagou. 
liou. 1. 
lisiou. 2. 
logudennov. 
lostadou. 
lustennou. 
lostou. 
lou, Y. 
lourou, T. 
luusdoniou. 
louzaou (anc 1 2. 
louzaoueon -al- 
laovu. 
lonzaouenn -ar- 
gwenaennou. 
louzaovuenn - ar- 
DtammUu. 
louzaouena-ar- 
mogeriou. 
louzou. 
lanedou. 
madelesiou. 
madigou. 
madou. 
maillurou. 3, 
mamm-iou. 
mammou. 
managon. 
manegou. 
MannoOu. 
marc'hajoù, 
markinou. 
markou. 
markoumellou. 


inarvaillou. 3. 
masklon. 
inatinezou. 
meginov. 
mulladou. 
merkovu. 
mesiou. ?. 
metou. 
me: 0. 
mibiliachou. 
milidou. 
Miaou; géog. 
mintin-goulou. 
misiou. Y. 
mizou. 
mor-c'houlou. 
morennou. 
morgadou, Y. 
morzolik-al-laov. 
morzolik-ann-an- 
kou. 
moullou. 
moulou. 
moulou. 
mourennou. 
mourou. 
munudou. 
naou. 1. 
aoellou. ?. 
oajou. 2. 
ofisou. 
ograou. 2. 
oleou. 2. 
orbidou. 
oriou. 2. 
ormidou. 
olrou, T. C. 
palafanou. 
palavennou. 
paramanchou. 
parichou. 
parlafanou. 
parlochou. 
parounou. 3. 
pegnonou. 
peun-glsou. 
peuliou. 2. 
picholou. 
picholon. 
pillou. 
pilochou. 
piou, 1. 
pismigou. 
pistigou. 
plijaduresiou. 
plijaduriou. 
plou. 
Pout-Treou; géog. 


morvaot, 2. 
Er bot, 


adla. 
mouliot, Y. 2. 
moufuot, V. 
LLL 





tarzot. 
tomm-skiot. 2. 
toruaol. 2 
treaz-aot. 3 
treuz-c'heot. 2. 
treuz-ieot. 3. 
trot. 

ubot. 

vaot, 1. 


OTR 


Cette fnale se 
prononce comme 
otre en français. 


dizaotr. 2. 
Lrenn-baotr. 2 
paotr. 1. 
penn buotr. S. 
Lar, Y.T. 
Trus-paoir, 2. 
sair, L 





la enou, v. 





— 770 — 


saotr. 1. 
skil-baotr. 2. 


ou 


Cette sérieneren- 
ferme qu'un trè: 
petit nombre de 
subslautifs usités 
au singulier elle 
eat presque exclu: 
sivement Comp0- 
sée de pluriels du 
Léon et de Cor- 
nouaille, en ou el 
en mw lesquels 
deviennent pour 
la plupart, en eu 
et ieu dans le dia- 
lecte de Vannes, et 
en o et to dans le 
dialecte de Tré- 
guier. — Les subs- 
tantifs plunels de 
celte catégorie ne 
sont pas usités 
au siugulier, du 
moins pour la plus 
grande partie. 








Ab-Arnou, n. p. 
a-bennadou, 





agelaou. 3. 
bnt 2. 

ak non. 3. 
amc'houlou. 
amzeriou, 3. 





nkaot (anc.) 3. 
uñkou. 
a-aebeudou. 
aotrou. 2. 
aou-aou! 2. 
aourliou, T. 2. 
Ap-Riou, n. p. 
a-rabinadou. 
ardamuzou. 
ardou, C. 
argobrou. 
argoul+ou (anc.) 3. 


argoulou, 
CN 








ar re-zeou, B. 
arvestou. 
arwesiou. 3. 
a-strolladou. 





a-zeou. 2. 
balavanou. 
balavennou. 
bara-koukou. 
barbaou. 2 
barlochou. 
barou, T. C. 
barr-boutou. 
belbiachou. 
berlou. 2 
biblogou, Y. 
binde ‘ou. 
biaiaou {anc.) 3. 
binion. 
binviachou. 
bizou. 
bleñrhou. 
bleoigqu. 3. 
Blezou, n. p. 
bliou, Oucss. 1. 
bloukou. 
bodreou. 2 
bokjou. 
botaou (anc.) 2. 
boubuu. 
Louk!ou. 
bourdou. 





| boulou. 
| boutou. 


bouzetlou. 
bragerrezou. 5. 
bragou. 
bravigou. 3. 
breou. 1. 





bridou. 
broudou. 
chiboudou, T. 
chelaou. G. 2. 
c.2 





c'hoari-ar-C chillou. 
c'hoari-buulou. 





c 
daelaou lni 2. 
daelou. 

dueraou (anc.) 2. 








d'ann-toon (anc) 
danvesdou. 3. 
dann, 1. 
daousek-deisiou. 
dazrou. 
dehon. 
delaou. 2. 
dencdeou. 
deou. 1. 
deraou (anc.) ?. 
derou. T. 
diaikachon. 
diboubou. 
dic'haou. 2. 
dielloù. 2. 
digoradon. 








dihuuou. 
dillajou. 
dilostachou. 
dinaou. 2. 





FadUU. 
divoutou. 
diwanou. 
diwiskou. 
diziaou. 3. 





dorojou. 

dou (ane 
douniou. 
dour-avalou. 
dour-louzou. 
drouk-iouluu. TC. 


drouk-sañt-Kadou. 
drouk-sant-Urlou. 
dudigon 

ebiou. 2. 
echedou. 

e-gaou. 2. 

ellou. 

e-metou. 





p_ 








mennou, 
ou. 
vou. 
iou. 

n. 


avalou. 
U 





TU — 


heuzou. 
hiaiennou. 3. 
hiuou (nc) * 
hiriou, C. 2. 
hou, Y. 

hou, V. 
hualoù. 2. 
huenglou (anc.) 
burlou. 





lann-vourdon. 
laon. 1 ou 2. 
laou (auc.) 1 ou 2. 
nou. 

nou, Y. 
iouc’houhou. 
ismodou. 
Jabadaou. 
Jakou, n. p. 
Jarneou. 2. 
Jestron. 
logelloù, C. 
kador-ar-sekrejou. 
kamglou. 
kammigelloù. 
kañveiou. 3. 
kanveou. 
karavellou. 
karc’hariou. 
karkaniou. 
kartou. 
Katou, n. 
Keon. 2 
kelaou. 2. 
kelon. 

kenavou, V. 
kentraou (anc.) 2. 
killorou. 

killon. 
kinklerezou. 
koaüteriou. 3. 
koarellon. 
kompejou. 
komplijou. 
koñchou. 
korfennou. 
korned-liou. 
Lorporaillon. 4. 
Kornon. 

kostou. 
Lkotueron. 








koundouniou. 0. 
kouraillou. 
koz-dillajou. 





kor-parichou. 
koz-skrijou. 
koz-traou. 2. 
krabanoù. 
krabosou. 
kraon. 1. 
krou (anc.) 
krou (anc.) 
kuchou. 
kudou. 
landerioù. 3. 
lannoù 








leñtigou. 
lerou. 
lez-koukou. 
lezou, C. 
lezou. 
liardou. 2. 
lichou. 
lichou. 
iion, T. 
hadagou. 
lion. 1. 
lisiou. 2. 
logudennou. 
loxtadou. 
lostennou. 





louzaou ane ) 2. 


louzaouent 
laou. 
louzaouenn -ar- 
gwWenaennou. 
louzaouenn 
mammou. 
louraouenn-ar- 
mogeriou. 
louzou. 
lunedou. 
madelesiou. 
madigou. 
madou. 
maillurou. 3. 
mamm-iov. 
mummou. 








managon. 
manegou. 





markoù, 
markoumellou, 





marvaillou. 3. 
masklon, 
Imation. 
meginou. 
melladou. 
merkou. 
mesiou, ?. 
melon. 

mes 0. 
mibiliachau. 


Ninon: géog. 
mintin-goulou. 
misiou. 1. 
mizou. 
mor-c'honlou. 





morsolik-an: 
Kou, 
moullou. 
moulou. 
moulou. 
mourennou. 


mouron. 
munudou. 
naou. 1. 
noellou. 2. 
oajou. 2. 





T maüchou. 





Parafanco. 
parlochou. 
parounou. 3. 
pegnonou. 
peun-glaou. 
peuliou. 2. 
Picholou. 
picholon. 





poou (anc.) 
potaillou. 
pou (anc.) 
poull-glaou. 
pourpansou. 
preveudiou. 
prev-goulou. 
privezou. 


riou, 1. 
riou (anc.) 1. 
rogasionou. 
roudou. 
rouejou. 2. 
rusteriou. 
ruz glaou. 2. 
sakreou. 2. 
salmou. 
sekrejou. 
selaou. 2. 
seuliou. 2. 
Skalierou. 3. 
skilfou. 
sklosou. 
skorsou. 
skosou. 
skouarnadou. 3. 
skouarzou, 2. 
skrijou. 
skub-deliou. 
soliou. 2. 
sarc'hennou. 
sotoniou. 3. 
sou! 

spesou. 
spillon. 
stlipou. 
stou. 
sturiou. 
stripou. 
strol'adou. 
sucbhou. 
tad-iou. 
taillou. 2. 
talarou. 
talazrou. 
taliou, C. 2. 
telaou. 2. 
teuliou. 2. 
tnou (anc.) 
toc'hadou, 
tou, Y. 
toull-ar-c'hagnou, 
toull-gaou. 2. 


— 772 — 


touller-besiou. 4. 
traouachow. 3. 
Treglonou; géog. 
frekou, Y. 
treuzou. 2. 
trik-heuzou. 
troidellon. 3. 
froiou. 2. 
truillou. 9. 
tudigou. 
turubaillou. 4. 
unanou. 

uriou (anc ) 2. 
rloù, 

ursou. 

viltansou. 


OUA (diphtongue) 


La terminaison 
aoua des verbes de 
cette série, prouve 
qu'autrefois on di- 
Sail biniaou, lou- 
zaou, elc., au lieu 
de biniou, louzou, 
etc., qui se disent 
aujourd’hui. 


biniaoua. 4. 
bragaoua. 3. 
glaoua. 2. 
gwesllaoua. 3. 
ioua. 2. 
Jaoua, n. p. 2. 
kouignaoua. 3. 
louzaoua. 3. 
miniaoua. 3, 
piaoua, C. 3. 
pillaoua, 3, 
siliaoua. 4. 
soua. 1. 
spillaoua. 3. 
teskoua (anc.) 2. 
truillaoua. 3. 
viaoua. 3. 


OUB 


stoub. 


OUBL 


a-zoubl. 
Koubl, 


koubl. 
soubl. 


OUCH 


Cette finale, non 


_&utturale, se pro- 
_nonce comme ow- 
che en français. 


bouch. 
bouch. 
firbouch. 


OUC’H 


Cette finale gut- 
turale n'a pas d'a- 
palogue en fran- 
Cais pour la pro- 
nonciation. 

Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
oc'h. Voy. c'h dans 
la Notice sur la 
prononciation. 


a-ziouc'h. 
bara-ann-houc'h. 
bezin-trouc'h. 
blouc'h. 
blouc'h, Y.T. 
bouc'h. 
diouc'h. 1. 
houc'h. 
iouc'h. 1. 
konsouc'h. 
kouc'h. 
lost-houc’h. 
louc'h. 
louc'h, Y. 
louc'h (anc.) 
louzaouenn-ann- 
trouc'b. 
rminouc'b. 
mor-honc'h. 
morouc’h. 
morz:d-houc'h. 
pouc'h. 
souc b. 
souc'h. 
stambouc'h. 
trouc'b. 


OUD 


Cette finale 15 
prononce comme 
oude en français. 

Quelques mots 
de cette série ont 
des syñonymes 60 
Ouf. 


ac'hanoud. 
arroud. 
besvoud. 
boud. 

brood. 

broud. 
darvoud. 
dic'halloud. 
disivoud ane. 
efloud. 

froud (anc. 
galloud. 
galvoud, Y. 
gwezvoud, T. 2. 
gwilioud. 2. 
gwivoud. 
hiboud. 
bili-broud. 
hirvoud. 
holl-c'halloud. 
iboud (anc.) 
imboud, Y. 
loud, Y. T. C. 1. 
kamm-broud. 
korn-boud. 
leoudd (auc.) 1. 
lond. Y. 

loudd (anc.) 
min-vroud. 
oud. 

poud, Y. 
pouloud. 

roud, C. 
skoud. 


OUE 


Cette finale se 
prononce comme 
oué en français. 

C'est une des 


diphtongues bre- 


tonnes. 


abaoue. 
alc’houe, V.T.C. 2 


anaove. 4. 
ankoue, Y. 9. 
aotrou-Doue. 
apoue (anc.) 2. 
balafennik-Doue. 
benastoue. 3. 
bivik-Doue. 
bloue. 1. 

boue, T. 1. 
brao-Doue. 
c'houe, V. T. C. 


c'houe, V. 1. 
deiz-ann-aotrou- 


diboue, V. 2. 
diner-Doue. 
dizoue. 2. 
Doues. 1 et 2. 
doujans-Doue. 
drouk-ar-roue. 
ebad-Doue. 
ec’houe. 2. 
enoue. 2. 
e-toue, T. 2. 
fouel 1. 
foultr-Doue! 
goe-goue, Y. 2. 
goue, Y. 1. 
goue, Y. 1. 
gwalenn-ar-roue. 
heiz-Doue. 
biaoue, Y. 2. 
hoc’h-gone, Y. 
boue, Y. 1. 
boue, Y. 1. 
karantez-Doue. 
keaz-Doue. 
kelc'’houe, Y. 2. 
Kervasdoue; géo. 
Koue, T. 1. 
krosz-Doue. 
loue, T. 1. 


louzaouenn-drouk- 


ar-roue. 


spo . 
spoue, T. 1. 
stioue, V. 1. 
touer-doue. 
toui-doue. 
verb-dovue. 


— 713 — 
OUF, OUFT | moug. 


Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
ouv. 


distouf. 
kovf, G. 
lout, 

ouf (anc.) 
ouff (anc.) 
ouf?, Y 
stouf. 
tena-stouf. 


OUFF". Yoy OUF 
OUFL 


rouf“. 
roufl, Y. 


OUFR 


houfr. 
soufr. 


oUG 


Cette finale se 
prononce comme 
ougue en français. 
Quelques mots de 
cette série ont des 
synonymes en ouk. 


ambroug. 
a-zoug. 
boed-ar-c'hroug. 
boug. 

doug. 

doug. 

droug. 
drouk-ar-moug. 
e-droug. 
e-kroug. 

froug. 

gouzoug. 
kador-doug. 
koug, Y. 
koukoug. 
kroug. 

ioug {anc.) 


moug. 
moug. 
moug. 

paz moug. 
roug, Y. 


OUGN 


Cette finale se 
prononce comme 
en français ougne. 


mougn. 
rougn. 
sigougn. 
tougn. 


OUI 


Cette flnsle se 
prononce comme 
ea français. C'est 
une diphtongue. 


ankaoui (anc.) 3. 
argobraoui. 4. 
argoulaoui. 4. 
argouraoul. à. 
badaovi (anc.) 3. 
biniaoui. 3. 
bloui {anc.) 1. 
botaoui. 3. 
c’houi. 1. 
daeraoui, T. 3. 
daouwi. 2. 
darc'haoui, 3. 
darnaoui (anc.) 3. 
delaoui. 3. 
deliaoui, 3. 
deont. 2. 
deraoui, T. GC. 83. 
dic'haoui. 3. 
dic'henaaui. 4. 
dilaoui. 3. 
dilouzaoui. C. 4. 
dinaoui, 3. 
divotaoui. à. 
divoutaoui. 4. 
disenouï. 3. 
emproui. 2. 
enaoui. 3. 
enoui. 2. 
gastaoui. 3. 


genaoui. 3. 
goulaoui. 3. 
gouraOui. 3. 
grout T. 1. 
haoun. 2. 
inoui. 2. 
kanvaoui, C. 3. 
kel:oui (anc.) 3. 
kentraoui. 3. 
kroui. 1. 
likaoui. 3. 
loui, C. 1. 
louzaoui. 3. 
louzoui, T. 2. 
moui, V. 1. 
pou, 1. 
pennaoui, 3. 
stoui. 1. 

toui. 1. 


OUILL 


Cette finale 
mouillée, que Le 
Gonidec écrit oui, 
86 prononce com- 
me dans les mots 
français andouille, 
citrouille. 


bastrouili, V. C. 2. 
bouill, G. 1, 
boaill, Y. 1. 
bouill, C. {. 
distroll, C. 2. 
douill-dovill. 2. 
fanouill. 2. 
gagoaill, 2. 
gargouill, V. 2. 
kourouill, V. 2. 
krouill, V. {. 
moustrouill, C. 2. 
patouill. 2. 
pltouill, 2. 
pouill, V. 1. 
rangouill. 2. 
souill, V. 1. 
strouill, C. 1. 
touill, GC. 1. 
traouiil. 2. 
vastrouill. 2. 


OUJ 


dizou). 
98 


— 774 — 





OUEK trou, et que l'on 
dit poulik, petit 
Quel mots | trou. 
FA Get Série ont _ 
synonymes en 
oug. bac’houl, t. 
biskoul. 
ambrouk, biskonl. 
amouk. botes-touil. 
uk. boul, 
chouk. boul. 
chouk. al. 
chouchouk, choul. 
c'houitell-ar- | dammou!, Y. 
chouk, V. diaonl, 2, 
diambrouk. diriboul, 
dour-poull. 
eouli El 1. 
ul. 
rac’h-ann-diaoul, 
nul, 
lau, T. C. 1. 
Jarni-diaoul! 
jourdonl. 
rpa a. 
soul mpoul, C, 
on - frañk - he - | kaüt-toull. 
c'houzouk. kiviool. 2. 
koenv-gouzouk. | koklos-donll. 
krouk. kommonl. 
mell-gouzouk. kouboul. 
mouk. kougoul. 


poan-c'houzouk. | koummoul. 
post-tro-gouzouk. | Lann-ar-poell ; 
sutell-ar-gouzouk. géogr. 


torr-gouzouk. Jeac'h-sioul, 
a aiae noi Y. 
tro Ñ milin-doull. 
roue Slon, 
moul. 
OUKR mourgoul, C. 
mourzoul, C. 
poukr, V. Fenn-poull; géog. 
EE , V. 
ou]. 
OUL, oULL | Eboui. 
riboul, C. 


Ces finales 8e | riboul-diriboul. 
prononcent de la | rioul. 1. 
même manière, | sioul. 1. 
mais ne peuvent | sioul. 1. 
être substituées | skoul. 
l'ane à l’autre, | soul. 
ainsi que l'indi- | soul, Y. 
quent leurs déri- | ti-zoul. 
vés. C'est ainsi | toull. 
qu'on écrit poull, | tonll. 











tricheboul. OUL: 
troad-boul. TR 
disk d 
OUL, avec la let- CT 
tre À mouillée de | konitr. 
Le Gomidec. Voy. | pouitr. 
QUILL. skoultr. 
souitr. 
OULC'H 
Cette finale gut-|  OULZ 
{urale n'a pas d'e- 
nalogue en fran-| Cette finale se 
çais pour la pro- | prononce comme 
nonciation. owlse en 
_ ques va L 
cette catégorie ont 
boulc'h. des 8, C 
boulc'h. gwk. lesquels sont 
BRIED, Y. les La usités. 
Ñ t. guk. 
divoulc’h, 7 
OULD OUM, OUMM 
soubould, C. Ces deux finales 
À même manière, 
même man 
V [ue 
re substitu 
boul, Y. lang à laure, 
co! L 
OULL. ta. ouL voir en éraminnt 
les dérivés. 
OULM Quelques mon 
de cette série ont 
digoulm. des synonymes en 
diskoulm. om et omm. 
drouk-sant-Koulm, 
koulm. ann 
a nip, im a-bloum. 
stoutn 86%: | bilienn-bloum, 3. 
touH-koulm, choum. 
lie 
TOUR. 
OULS kroumm. 
Cette fut [mm 
prononce comme mabhoum. 
gule en français. patroum. 
Yor. euls. ploum. 
_ spoum. 
aad ing 
ouis. 
pegouls. OUMM. Voyes 
pep-kouls. Quz. 


OUN, OUNN 


Ces finales se 
prononcent com- 
me une en fran- 
çais, mais ne 
peuvent être subs- 
tituées l’une à l'au- 
tre, comme on le 
verra en exami- 
ant avec un peu 
d'attention les plu- 
riels, les diminu- 
HIS et autres déri- 
vés. 
Plusieurs mots 
de cette série ont 
des équivalents en 
on et onn. 

A cette catégorie 
appartient la 1” 

TR. sing. du pré- 
lérit régulier des 
verbes, comme 
kotjoun, je trou- 
vai, etc., et aussi 
la 1" pers. sing. 
da présent de ‘in- 
dicatif, comme 
ounn, je suis; ou- 
sounn, je sais. 








a-3ounn. 
bara-koun. 
baroun. 
boskounn, 
botoua. 
boujaroun. 
bourjoun. 
bouroun. 
boutoun. 
bretoun. 
brouskoun, £. 
chidouroun, G. 
difounn. 
difounn. 
digaloun, 0 
digaloun. 
digoun, T. 
dispouroun. 
distoun. 
disaoun. 2. 


— 775 — 


disoun. 
donn. 
doun. 
dour-goun. 
drouk-kaloun. 
fioun. 1. 
fouan. 
gadoun. 
roun. 
ailloun. 2. 
ialc'h-ar-persoun. 
Itroun. 
Jakoun. 
kaboun. 
kaloun, 
kartouroun. 
kas-doun. 
kikoun. 
kornañdoun. 
koun. 
koun, T. 
kouodoun, B. 
koz-kaboun. 
laeroun. 2. 
laoun. 1. 
letoun. 
levesoun. 
limoun. 
loun (anc.) 
loa-vasoun. 
louzaouenn -ar- 
galoun. 
maeroup, 2. 
mamm-maeroun. 
margaloun, C. 
IDASOUn, 
mignonn, 
mont-doun. 
mor-doun. 
moumoun. 
moun. 
moun. 
naoun. 1. 
nebaonn. 2. 
vounn, B. 
ougaoun. 
oun. 
oun. 
paeroun. 2. 
paouo. 1. 
pardoun. 
perfoun. 
perfoan. 
persoun. 
peloun. 
petoun. 
pignoun. 
poull-kaloun. 





poull-doun. 
poupik-ar-galoun, 
rann-galoun. 
ravailloun. 3. 
Roasoun ; géog. 
Rosgoun; 8608. 
Simous, n. p. 
sioul-sibouroun. 
soun. 

sounn. 
spouroun. 
stoun. 
strakouilloun. 
tad-paeroun. 
toull-boutoun. 
toun. 

toun. 





OUNE 
Quelques mots 


de cette série ont 
synonymes en 
onk. Tonia 


trelouük. 
touli-louük. 


OUNN. Voya 
OUR, 08 nasal. 


Cette finale na- | français. 


sale n'a pas d'ana- 
logue en français 
pour la pronon- 
ciation ; elle se 
rapproche de la f- 
nale nasale of. 

Quelques mots 
de cette série ent 
des synonymes en 
of nasal. 


d'ann-traouñ. 
kanaoup. 
kaouû. 





toaouû (anc.) 1. 
torr-kraoun. 
traouû. 1. 


rouüfl. 
OUNGL 


ouñgl, T. 1. 
ouûgl, C. 1. 





ouNK 
Cette finale na- 


sale se alaca 
comme el français 


ours. 

Les mots de 
cette série ont des 
synonymes en 
ont 


ount, 
Cron, 


OUP 


Cette finale se 
prononce comme 
en français oupe. 


aval-stoup. 
logn, CG. 
paper stoup. 
skloup, C. 
stoup. 


OUPL 


soupl. 


OUR, OURR 


Ces deux fluales 
se prononcent de 
la même mauière 
qu'en français. 

Beaucoup de 
substantifs de cet. 
te série ont, en 
Léon, des synony- 
mes en er. Ce sont, 
en généra!, ceux 
ayant trait aux 
professions. Le 
dia'ecte de Vannes 
y domine. 


abalamour, Y. 
abuzour, Y. 
alc'hueour, Y. 3. 
aleurour, V. 3. 
aour. 1. 
arleour, Y. 2. 
arleuour, V. 3. 
arour, Y. 9. 
atahinour, Y. 
atrapour, V. 
Bad: zour, n. p. 
balv mour, Y. 
bamour, Y. 
baour, Y. {. 
bara-bourr, Y. 
barnour, Y. 
bec'hiuour, Y. 
buriour, Y. 
binour, Y. 
bletaour, V. 2. 
bleud-dour. 
bleud-flour. 
blingour, Y. 
botour, Y. 
bourr. 
bran-ann-dour. 
brentaour, Y. 
brentour, Y. 
bretour, Y. 


— 110 — 


brezelour, Y. 
butumour, V, 
chandelour. 
c'hoariour, Y. 3. 
c'huennour, Y. 
c'huibanour, Y. 
c'huitellour, Y. 
darbarour, Y. 
debrour, Y. 
dejannour, Y. 
deleour, Y. 2. 
deour ({anc.) 1. 
devesiad-labour. 
devezour. 
dianvezour, Y. 
dibalamour. 
dibunour, Y. 
dihuenaour, Y. 3. 
dilaboor. 
diroc'hour, Y. 
divinour, Y. 
disaour, 2. 
dizour. 
dleour. 1. 
douar-labour. 
dour. 
dour (anc.) 
drammour. 
drujcour, Y. 2. 
drujour, V. 
einetaour, Y. 3. 
embannour, V. 
euebour. 
e-skourr. 
estour, V. 
farsour, V. 
feac'hour, Y. 2. 
fec’hour, Y. 
feutour, Y. 
fila] ur, Y. 
four. 
foet-rezik - ann - 
dour. 
frec'huour, Y. 
Enl our, 2. 
gaour. 1. 
ges'uour, Y. 2. 
ged ur, Y. 
glandour. 
glazoour. 2. 
glaz-duur. 
goelaour. 2. 
gopr-devezour. 
goudour. 
gour Pir 
gour (:nc.) 
gour (auc.) 
gour. 


gour, Y. 
gourinour, Y. 
gouriour, Y. 2. 
gretour, T. 
grouizour, Y. 
gulvoudour, Y. 
gwastadour, Y. 
gwastour, Y. 
gwaz-dour. 
gwerc'hour, Y. 
gwerzour, Y. 
gwigour. 
gwiuiegour, Y. 3. 
gwiraour, V. 2. 
hadour, Y. 
balennour, Y. 
baliaaour, V. S. 
hanterour. 
henaour. 2. 
heour, V. 1. 
Iann - vadesour, 
B H, 
jar-zour. 
jarik-zour. 
ieot-flour. 
imb:udour, Y. 
inkantour, Y. 
inkardour. 
jour, Y. i. 
jarncour, Y. 
jiboesour, Y. 3. 
kac'hunour, Y. 
kadour (soc). 
kaezour (anc.) 2. 
kampenuour, V. 
kambr-al-'abonr. 
kandennour. Y. 
kan-dour. 
kannerezik -ann- 
dour. 
kanour (anc.) 
Kaour, n. p. 1. 
karretour, n. p. 1. 
kefuidenn-zour. 
keginour. Y. 
keu-oberour. 
kerc'hour, Y. 
kercour. ?. 
KZ our. 
ki-dour. 
kig''our, Y. 
klanvour. 
kleanour, Y. 2. 
kludour, Y. 
kobalour, Y. 
koetaour, Y. 2. 
kouchiour, V. 2. 
kouez-dour. 


kouretour, Ÿ. 
kousiour, V. 2. 
koveour, Y. 2. 
kovesour. 
krampoec’hour, 1. 
kredour, Y. 
kreunour, Ÿ. 
kroazour, Y. 2. 
kufunour. 
labour. 
lac'hour, Y. 
lamm-dovur. 
laour, C. 1. 
leac'hour, Y. 2. 
lenu-dour. 
lennour, Y. 
lezennour. Y. 
lez-gaour. 2. 
libour, C. 
lidour. 
liou-pour. 3. 
loa-zour. 2. 
lorbour, Y. 
loudour. 
lour, Y. 
lousao“enn - ar- 
pabaour. 
luemmour, Y. 2. 
mamm-flour. 
maucgour, Y. 
marc'had Our. 
marekaour, Y. 
mecherour. 
medour, Y. 
meginour, Y. 
meliuour, Y. 
meliodennour, Y. 
mellezour. 
mellour, V. 
mengleour, Y. 2. 
meruur. 
mestr-mecberovr. 
metour, Y. 
miaunour, Y. 2. 
milliour. 2. 
millour. 
mitour, Y. 
mollour, Y. 
mour (anc.) 
nac'hennour, Y. 
neanvur, V. 2. 
neic'hour, Y. 2. 
neour, V. 1. 
oberour. 
ogrdour, Y. 
orbidour, Y. 
org'ezour, Y. 
our, C. 


our (anc.) 

our (aoc.) 
pabaour. 2. 
palamour (anc.) : 
paotr - mecbercur. 
paour. |. 
paramantour. 
pec'hour, Y, 
pened out, 
penlloùr (anc.) 
penoad-labour. 
peour, T. 1. 
perc'hindour, Y. 
pernour, Y. 
peur-oberour. 
pez-labour. 
pisketour, Y. 
pleurjour, Y. 
Plouneour: géo. 2. 
plunjour, V. 
pod-dour. 
poleour. 2. 
porteour, V. 2. 
poull-dovr. 
pour. 
predegour, Y. 
ral-dour. 
raz-dour. 
reor-gwigour. 
ridour, Y. 
roc’hannour, Y. 
rouaiour, 2. 
rouanvour. 3. 
8aill-dour. 2. 
8Saillour, Y. 
san-dour. 
saour. 1. 
sec'hour, Y. 
segretour. 
skol-lJabowr. 
skopour, Y. 
skourr. 

skour. 
skudell-zour. 
skrapour, Y. 
spac hour, Y. 
spiour, Y. 2. 
stennour, V. 
suhunour, Y. 
tachour, Y. 
tamm-labour. 
lavarnour, Y. 
tennour, Y. 
tensaour, Y. 2. 
teour, V. {. 
feskannour, Y. 
tivlour, Y. 
toeour, V. 2. 


— 171 — 


toezennour, Y. 8. 


tokour, Y. 
torfedour. 

tour. 

touzour, Y. 
trec'hour, Y. 
treic'hour, Y. 
tremenour, Y. 
troedour, V. 2. 
troukour, Y. 
tuemmour, Y. 2. 


OURC’H 


Cette finale gut- 
turale n’a pas d'a- 
palogue en fran- 
çais pour la pre- 
nonciation. Voycz 
c'h dans la Notice 
sur la prononcia- 
tion. 


bizourc'h. 
bouiourc'h, V. 2. 
bourc'h. 
dibourc'h, 
dibourc'h. 
houc'h-tourc'h. 
jourc’h. 1, 
jourc'h. 1. 
lembourc'h, Y. 
maout-tourc'h. 
matourc'h. 
pourc'h {anc.) 
tourc'h. 
tourc’h. 


OURD 


Cele finale 8e 
prononce comme 
en français ourde. 
Quelquies-u18 ont 
des synonymes en 
ourt. 


bourd. 
gourd. 
lourd. 


OURJ 


skourij. 


OURL 


ourl. 


OURM 


Cetie finale se 
prononce comme 
ourme en français. 


distourm. 

fourm (anc.) 
mez-ann-stourm. 
stourm. 

stourm. 


OURN 


Prononcez com- 
me ourne en fran- 
çais. 

Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
On. 


alsourn. 
arzourn. 
askourp. 
diaskourn. 3. 
diskourn. 
diskourn. 
dizourn. 
dor-fourn. 
douro. 

dourn, Y. 
fourn. 
genou-ar-fouro. 
gourn. 

ifourn. 
kelourn. 
ken-fourn. 
kilcourn. 
koujourn. 
kourn. 

kourn, T. 
levr-douurn. 
mean-fourn. 
meill-anun-dourn. 
migourc. 
moucbal.fours. 
peg-gourn. 
skourn. 
skrid-dourn. 
tanm-skourn. 


tasiourn. 
ti-fourn. 
touil-fourn. 


OURR. Toy. OUR 
OURS 


Cette finale se 
prononce comme 
ourse en français. 

Plusieurs mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
ours. 


babours. 
digours, Y. 
killours, Y. 
bours, Y. 
kours (anc ) 
mours, Y. 
ours, C. 
pegours, Y. 


OURT 


Prononcez com- 
me urie eu fran- 
çais. 

Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
ourd. 


guurdl (enc.) 
gourt. 

gourt (anc.) 
kourt. 

lourt. 

tourt. 


OURZ 


Pronorcez com- 
me ourse en frau- 
çais. 
Quelques-uas 
ont des synony- 
mes en ours. 


babours. 


‘| fabourz. 


killourz. 


lambours. 
stribours. 
tours. 


OUS 


Prononcez com- 
me ousse en fran- 

8. 

Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
ous. 


araous. 2, 
babous. 
baous, Y. 1. 
baous, V. 1. 
birous, Y. 
brous. 
chabous. 
dibikous. 
dichabous. 
dic'hlabous. 
divabous. 
divirous, Y. 
glabous. 
glabous. 
gourgous. 
grignous, Y. 
Jabous. 
libous, Y. 
lipous, Y. 
lipous. 
lous. 

lous, Y. 
mamm-lJabous. 
mannous, Y. 
mous. 
mous. 
pikous. 
pous. 
rachous, V. 
tamm-lipous.. 
tegnous. 
voulous. 


OUSK 
digousk. 
Kousk. 


morgonsk. 
tersienn-gousk. 


OUST 


Prononcez com- 


— 718 — 


me en français darvout. 


ouste. 


broust. 
daoust. 1. 
digoust. 
froust. 
ioust, C. 1. 


OUSTR 


moustr. 


OUT 


Prononcez com- 
me oute en fran- 
çais. 

Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
oud 


Cette terminai- 
son est générale- 
ment usitée dans 
la Cornouaille bre- 
tonne pour les in- 
fluitifs, comme la- 
carout, Karout. Ces 
infinitifs, dans le 
Léon,ont été trans- 
formés en lararet, 
karet, etc. Toute- 
fois, il existe, en 
Léon, bon nombre 
d'infinitifs en out. 


affout (anc. 
amzereout. 3. 
auaout. 2. 
anavezout. 
anavout, C. 
anzaffout (anc.) 
arruout. 3. 
a-ziout. 2. 
bernout. 
bezout, V. C. 
bout, Y. 
bugel-ar-zaout. 4. 
chibout, Y. 
c'hoarvezout, 3. 
c'hoarvout, 2. 
c'houitout, C. 2. 
dalc'hout, C. 
darbout. 
darvezout. 


dellezout, C. 
dereout. 2. 
deurvout je) 
dexevout (anc.) 
diansavout. 4. 
didalvezout. 
digouezout. 3. 
disfisiout. 3. 
dislavaront. C. 
displijout. 
disprizout. 


distremenout, C. 


dizanaout. 8. 
dleout. 1. 
endevout, Y. 
enteurvout. 
erruout. 
fallout. 
falvezout. 
faout. 1. 
fellout. 
fisiout. 2. 
gallout. 
gellout. 
gellont, 1. 
gellont, Y. 
glout. 

glou, C. 
gout, Y.T. C. 
gouzout. 
gouzront (anc.) 
gulvout, V. 
gwenn-gout. 
jaujout, Y. 
kafout. 
kaol-saout. 
kaout. 1. 
karout, C. 
kavout. 
kejout. 2. 
kemerout, C. 
kijout. 
kinniout, T. 
klefout. 
kleout, C. L. 
klevout, C. 
lammout, C. 
larout, C. 
layarout, C. 
lazout. 
maout. 1. 
mennout, D. 
mennout (anc.) 
melzout. 
mor-vaout. 
morzed-vaout. 
noazoul. 2. 


tizout. 
tremenout, C. 


QUY 


Cette finale se 
prononce comme 
ouve en français. 

Cette série a des 
synonymes el 
ouf. 


distouv. 
lou. 
Skour. 


OUZ 
La plupart des 


mots de cette série 
s'écrivent aussi en 


| ous. 


gian, 


alous. 
antronouz, C. 
araoug. 
babouz. 
babouz. 
balibouz. 
ballin-blouz. 
baouz, V. 1. 
baradouzs, T. 
botez-lous. 


brouz. 
chabous. 
c'houiltrous. 
dibikous. 
dichabouz. 
didrouz. 
didrouz. 
divabous. 
divabous. 
foerous. 2. 
galouz. 
glabous. 
gourdrous. 
gourdrouz. 


grignous. 
nter-nous, C. 
bartous. 


hons. 
kakous. 
kaouz, C. 1. 
kouz, C. 
kuitouz. 
labouz. 
lapouzs. 
lipouz. 
lipouz. 
lous. 
lous. 
mannous, Y. 
marc’h-rous. 
marmouz. 
mor-drous. 
mormous. 
morouz, Y. 
mouz, Y. 
nous, C. 
nouz (anc.) 
ous. 
pikous. 
pikous. 
pilpous. 
pitous. 
plous. 
ratouz. 
rouz. 
taltous. 
taous, T. 1. 
tartouz. 
tartoux. 
guous. 
touli-plous, Y. 
tous. 
trous. 


OV 


— 7179 — 


gôry. 
EO. 
pror. 


OVR 


lovr. 


OZ 


Prononces com- 
me ose en fran- 


8e 

La lettre x étant 
nouvellement in- 
troduite en breton 
(YP siècle), plu- 
sieursauteurs pré- 
fèrentécrire os que 
ox. Cette dernière 
orthographe est la 
plus répandue au- 
jourd’hui, excepté 
en Vannes. Voir 
les lettres s et x à 
mon Nouveau Dic- 
lionnaire français- 
breton 1869. 


abadenn-n0z. 
abardaez-n0s. 
antronôz, Y. 
antrenôs. 
802, 1. 

ao, 1. 
a-rat0z, C. 
bagos. 

baoz, 1. 
barados. 
baroz. 
bemnôs. 
bennôs. 

bôz 


bro-sa0s. 
brôs. 
bugel-n0z. 
deiz-ha-nôs. 
den-kôz. 
divrôz. 

doz, Y. 
eil-antrenôz, Y. 
eil-antronôs. 
eil-trenôz, Y. 
eontr-k0ôz. 


Ces mots ontdes | faôz. 1. 
synonymes en of. | fenôz. 


fest-nôz. 

fôz, V. T. C. 
ged-n68. 
gliz-n03. 
gloec’h-n0s, Y. 2. 
gonoz, C 

gortoz. 

gortos. 


gôz. 

gwechall-gôs. 

gwele-klôz. 

banter-n06s. 

hent. 

hogos. 

houper-n6s. 

jeotenn-eunn-nôs. 

karros. 

ki-nÔs. 

klôz. 

klÔz. 

koef-nôs. 

Kokalot, 

korf-brôs. 

kôs. 

krabos. 

kreinôz, Y. 2. 

krôz. 

Kros, C. 

lard-kôz. 

lespoz. 

malloz, 

mamm-gôs. 

mandoz. 

mardoz. 

mennoz. 

mordoz, B. 

nadoz. 

na0g. 1. 

DO, 

03, auz, V. T. C. 

pardaez-nôs. 

parroz, T. 

penaoz, 2. 

penôz, penaus, 
YB 

pilgoz. 

piltoz. 

prev-nôs. 

raoz. 1. 

ratoz. 

roz (anc.) 

8a0Z. 1. 

ser r-nôz. 

sklerderik-nôs, Y. 

skouarn - ann - 
ozac'h-kôs. 

skouarn - ann = 
ozac'hik-kôs. 


501, sauz, Y. T. C. 
tad-kôz. 

tan-n03. 
ti-tan-nôz, Y. 
toubaos, CG. 2. 
tour-tan-n0z, Y. 
rengi, Y. 
tro-nôsz. 

tronôs. 
turiadenn-gôs. 


OZN 


losn (anc.) 
P 


PA 


Cette série, à peu 
d’exceptions près, 
ne renferme que 
des verbes. 


asoupa, C. 
bappa. 


tripa. 
tumpa, C. 
tumpa, T. 


PE 


Cette finale se 
prononce comme 


pé en français. 


pe. 
pe, V. C. 
pe, T. 


PI 


grippi. 
boupi. 


kampi, C. 
orp 


Dn 

ab 0. p. 

pi, Y. 
PO 


Cette syllabe (- 
nale est celle de la 
3° pers. singulier 
du futur des ver- 
hes terminés à l’in- 
finitif cn pa, pou. 


PU 


Je ne connais 
pas de mot avec 
cette consounance 
finale. 


R 
RA 


A cette série ap- 
partiennent les 
superlatifs des ad- 
jectifs terminés en 


— 180 — 


gr, gr, estr,ir, or et | eara. 2. 


NT, 


auchou-dours. 


arvara. 
bara. 


baraa (anc.) 3. 
bardachik tra. 


daou-banters. 
deu-ha-dra. 
deura, Y 
dibouitre. 
dibra. 
dic'hoara. 3. 
didra. 
diegra. 2. 
digabestrae. 
digaillara. 
diglors. 
dihompra. 
dilastra. 
dilifra, T. 
dilnfra. 
dira. 
dira. 
disgoara, 3. 
diszwara, 3. 
diskora. 
diskoultra. 
dickourra. 
dislountra. 
dismantra. 
dispara. 
dispeura. 
istera. 
divaillura. 
divarra. 
divera. 
diverra. 
divora, C. 
digakra. 
dizaotra. 3. 
dizara. 
dizibra. 
dizouara. 3. 
dizoura. 
douara. 2. 
doura. 


dreist-pep-tra. 


rrr me 
CE 


cgara. 
eistra, V. 2. 
endra. 
Enora, n. p. 
era, Y. 
erdra, T. 
evit-netra. 
feltra. 
ferra. 
feuka. 
feura. 
flastra. 
flatra. 
flistra. 
floura. 
foeltra. 9. 
fouitra. 


heistra, Y. 2. 


bera. 
histra. 
intra. 
kabestra. 
kaillara. 3. 


kas-da-netra. 


kobra. 
kement-tra. 
Kiara, n. p. 
klera. 
kiouera. 2. 
koara. 2. 
koll-bara. 
kouevra. 
lampra. 
lastra. 
lidoura. 
limestra. 
linkra. 
lintra. 
Lora, n. p. 
lufra. 
mantra. 
mastara. 
mera. 


minovera. 3. 


moeltra. 2. 


mont-da-nctra. 


moustra. 
muntra. 
netra. 


palastra. 
palonera. 3. 


penfestra. 
penvestra. 
petra. 
pilaonera. 4. 
plastre. 
pleustra, C. 
pouil-doura. 
pouitra. 
pura. 

pura. 

tL. V.T. C. 
rozera. 
sabra. 
sakra. 
Saotra. 2. 


sarra. 
saura (anc.) 


skourra. 
soliera (anc.) 3. 
sora (anc.) 
soufra. 


tra. 
tra-ha-tra. 
tra-manu-dra. 


RE 


Prononcez com- 
me ré en français. 


adarre. 

adre. 

Alre; géog. 
amzere. 
amzere. 
Aodre, n. p. 
aotre. 2. 
arc'houere. 3. 
arre, Y. 


(nG. 
d-adre. 


— 781 — 


gware, C. 
gweltre. 
gwendre, Y. 
gwere. 
gwidre. 
hebre. 
Heuore, n.n, 
be-re. 

here. 

bhezre. 
ho-re. 
hon-re. 


huere (anc.) 2. 


bunvre, C.T. 
huvre, 
jeodre, C. 2. 
kefre. 
keo-dere. 
kendere. 
kentre. 

kere. 
keuneudre. 
kevre. 
klaoustre. 2. 
koldre. 
korre, Y 


kouñtell-kere. 


kure. 
lakaai adre. 
landre, Y. 
lochore. 
lochore, Ÿ 
lore. 

lure, Y. C, 
madre. 


ma-re, Y. T. C. 


mare. 
melre, C. 
mont adre. 
moustire. 
otre, Y. T. C. 
parc. 
pedare, C 
penn-aûre. 
pere. 

petore, T. 
pe vare ? 
pevare. 


Plouare ; géog 3. 


pore. 
porz- adre. 


pred-beure, Y.T. 


rambre. 
ratre, C. 
re, 


re. 

re. 

Rivare, 0. p. 
stal-adre. 
tre. 

tre. 

tre, V. T. C. 
tre (anc.) 
tre. 

tre, C. 


trugare, Y. T. C. 


va-re. 
war-c'horre. 


alaouri. 3.. 
alteri. 
amblari, T. 


ambloari, C. 3. 


amzeri. 
aneri, C. 
ari, V. 
arrcbeuri. 
arvari. 
avel-fri. 
a-zevri. 
brikenneri. 
bugaderi. 
bulari, Y. 
butun-frti. 
cholori. 


c'hosnt-dibri. 1 


c'hosri. 
c'hoari. 2. 
daffari. 

dam- zigeri. 
darbari. 
daskori, C. 
diamzeri. 4. 
dibri. 

SIC biag hap 
difari, Y 


dis 
disleberi. 
dispeuri. 
divailluri. 
disakri. 
dizalaouri. 


disemperi (anc.) 


disenor. 
dizouri, Y. 
egari, C. 
enori. 
Koori, 0. pe 
fagoderi 


| glac'hari. 


glaoueri. 
glaouri, 2. 
gobari. 
gori. 

gori. 
goubari, C. 
goudori. 
goullonderi. 
gouri, V. 
gour-sigerl. 


gri. 
gwilliouri. 
gwiri. 
hanter-zigeri. 
heor. 2. 
Herri, D. p. 
hostaleri. 
buperi. 
jaodri, 2. 
jolori. 
kakouseri. 
katari. 
kereouri. 3. 
kerreri. Y. 
kigeri. 
killeri. 
killori. 
kirri. 
kivijeri. 
koanteri. 3. 
kouldri. 


mailluri. s. 
Mari, D. p. 
mereuri. 
meri. 
mirri. 
mistri. 
piveri. 
perderi, Y, 


99 


ES (anc. } 
loudiri; géog. 
poderi. 

boul pri. 
prederi. 
prenestri, Y. 

P 

puri, C. 

safari, Y. 


sagri. 

sakri. 
savouri, Y. 
segreteri. 
sekreteri. 
senturi. 
terri. 
torch-listri. 
toul!-fri 


tri. 
trompler-c'hoari. 
zellouri, Y 


RO 


À cette catégorie 
appartient la 3° 
pers. sing. dufutur 
des verbes termi- 
nés à l’infinitif par 
ra, rai, rét, TL, TOM, 


85Kol-g9arù., 
aval-derd. 
avel-drô. 
a-ziaveaz-bré. 
bar. 

beloro, Y 
bern-tré. 
berù. 
bioc'h-derù, Y. 
bleiz-garo. 
blonek-zer6. 
bouillenn-dré. 
brezel-brô. 
bro, 

bro. 
c'houero. 2. 
c'houil-derô. 3. 
dans-tré. 
daro, T. 

dar, T. 

derù. 

disro. 

distro. 

distré. 

distro. 

distrô. 


— 782 — 


divro (anc.) 
dont-enn-dré. 
dour-deré. 

ed 


ez-Marô. 


hogro, T. 
iez-hor-bro. 
kan-marô. 
kaol-garô. 
kard. 
kenvré. 
kiik-tarô. 4. 
kildro. 
korf-mar6. 
Korn. Kard. 
kora-trô. 
kuro (anc.) 
leaz-trô. 
lero, lezro, T. 
mamm-vrô. 
maout-taro. 
mar. 
nep-tro. 
peb-eil-tré. 
pep-trô. 
peuz-varo 
ploboro, T. 
poull-trô. 
radenn-zero. 


teod- Kard. 
tomm-beré. 
treaz-mar0. 
trô. 

tro. 

tro. 

tré. 

tro. 

tro. 


tré. 

tro-et-trô. 
tro-war-drô. , 
war-drô. 
war-euon-dré. 


RU 


Plusieurs mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
drù, ero et erv. 


anderù, Y. 
aval-deru, Y 
baro, Y 
berù, Y. 
dru, V. 
garu, Y. 
gour-rù, t. 
kroaz- rû. 
luru, Y 
maru. 
moru. 


TD. 
rà, V.T.C. 
tankerru! 


Cette lettre étant 
toujours dure, se- 
lon l'orthographe 
de Le Gonidec, 
doit être pronon- 
cée comme deux s 
et jamais comme 
3, même quand 
elle se trouve en- 
tre deux voyelles. 


SA 


A cette série ap- 
partiennent les su- 
perlatifs des adjec- 
tifs en az, is, oz, 
NS: ils out leurs 
superlatifs en sa 
et non 60 za. Le 
motif en est expli- 
qué aux lettres S 
et Z de mon Nouv. 
Dictionnaire 1869. 

Cette finale se 


prononce toujours 
sa et jamais 3a. 


basa. 

basa. 
blonsa. 
bosa. 
bresa. 
bronsa. 
chalsa. 
c'houesa, 2. 
didronsa. 
diglosa. 
digosa. 
distronsa. 
distronsa. 
divasa. 
divrasa. 
divronsa. 
dizorsa, C. 
aez-Eusa; géog. 


Kaa. 
fourgasa. 
frigasa. 
glabousa. 
godisa. 
gWasa. 
krabisa. 
krisa. 
krouglasa. 
krusmusa. 
jansa. 

lasa. 

liesa. 2. 
lisa. 

mesa (anc.) 
mesa, G.T. 
morsa. 
mouesa. ?. 
musa. 
nesa. 
panesa. 
peurliesa. 3. 
pigosa. 
punsa. 
rinsa. 

sa ! 

sklasa. 


Cette flnale se 
prononce toujours 
comnuie cé en fran- 


çais. 
a-les-se. 
alesse. 
e-han-se, Y. 
e-keit-se. 
evel-se. 
gwi-luse. 
kement-se. 
kent-8e. 
kerse. 
marse, V. 
morse. 
rase, C. 
pense. 
pesse, Y. 
rak-se. 
ronse. 

se. 


se. 
se, V.T. C. 
SI 
La lettre s étant 


dure, il faut pro- 
noncer celte finale 


comme ci en fran- 


çais. 


ezansi. 
fourgasi. 
gwarisi. 
begasi. 
kousi, Y. 
Jaeronsi. 3. 
lazronsi ance.) 
marchosi. 
mechosi. 
missi, Y. 
rempsi. 
remsi. 
reversi. 
si, Y. 

L. rubaæsi. 
tempsi. 


— 783 — 


SO 


La lettre s étant 
dure, il faut pro- 
poncer cette finale 
comme 6’il y avait 
deux s. 


guerso, Y 
86, Y 


T 
TA 


À cette catégorie 
appartiennent Îles 
superlatifs des ad- 
jectifs terminés en 
ard, art, od et ot. 
Ils font” leurs su- 
perlatifs en ta et 
non en da. La rai- 
son en a élé don- 
pée en plusieurs 
endroits de mon 
Nouveau Diction- 
naire 1869. 


abreta. 
ac'hanta. 
ac’han-ta ! 
Agata, 0. p. 
ai-ta 1 
arc'hapta. 
baota. 2. 
basta, Y. 
batata. 
Berta, n. p. 
beta, Y. 
bigorneta. 
bleota. 2. 
boeta. 2. 
boueta. 2. 
bounta. 
bouta. 
breta. 
briata. 2. 
bris-faouta. 3. 
brousta. 
brucheta. 
bunta. 
chigota. 
chinta. 
chipota. 


chita. 
choukata. 
c’houileta. 8. 
c'houita, C. 2. 
da-genta. 
da-genta-holl, 
da-nebeuta. 
d'ann-abreta. 
danta. 

danta, T. 
delta. 
dem-faouta. 
denta. 
deveziata. 
diachanta. 4. 
diarc'hanta. 4. 
diberc'henta. 
diblanta. 
dichafranta. 
dic'heota. S. 
difata. 
difraosta. 3. 
difreta, C. 
difreta. 
difusta. 
digaota. 3. 
digauta. 
dilogota. 
dilasta. 
diskanta. 
diskianta. 3. 
dismanta. 
disnunta. 
displanta. 
divaota. 3. 
dizanta. 
dorlota. 
dournata. 
ebata. 
engehenta. 
enta. 

eôsta. 2. 
eskaota, C. 3. 
ela. 

evneta. 
eznela. 


falaoueta, C. 4. 


faouta. 2. 
farlota. 
fata. 
festa. 


flauta US 
fleuta (flehuta). 


flippata. 
foeta. 9. 
foueta. 2. 
friata. 2. 
frita. 


gaoliata. 3. 
geota. 2. 


gourzaota (ane 13. 8. 


gozela L 


6 
kenti-keñts. 
kesta. 
Keuneuta, 
kinta. 
koailleta. 4. 
kofata. 
korfata. 
koumananta. 
kous!{a. 
krabanata. 
kraosta. 2. 
krogata. 
Jabouseta. 
Jazeta fanc.) 
liketa. 
linenn-sounta. 
loc’heta. 
logeta. 
logota. 
luseta. 
maouta. 2. 
marc'hats. 
melfeta. 
menata (anc.) 
me”c’heta. 
mer'usetsa. 
mignounets. 
morueta. 3. 
nebeuta. 
paoatae 3. 
paota 
paota, CG. ?. 
penn-kenta. 
pensaoutsa. 5. 





skauta, V. T. 0.3. 
skelta, T. 
SKos, V. T. C. 


tels, 
tinte, C. 
tiü 





tourta. 
tuta (anc.) 
vaota. 2. 
Zita, n.p. 


TE 


Prononces com- 
me té en français. 


benedisite. 
bete. 
brete (anc.) 
fete. 





te 
S. T.C. 


IS adj. Y. 


TL 


abatif. 
aketi. 





c'hoari-boulou- 

piti. 
C’hoari-patati. 
dam: 





leanez-ann-t\. 
manac'h-tt. 
manat, 
meoueti, T. 3. 





penn-it. 
piti. 
plac’h-ann-t1. 
reketi. 
sakramañti. 
sench-11. 
senti. 
tempti. 
testamanti. 
n. 
treañti. 2. 


TO 


astÔ. 

#10, atau, V.T.C. 
balan-to. 

boto, T. 

disto. 

evelato. 

gorto, T. C. Y. 
1ngorto, Y. 

Kato, n. p. 
mean-t0. 


to. 
toc'hato, G. 


astu, V. T. C. 
bas-dotu. 

chetu. 
c'hoari-dotu. 
dus, VTC. 8. 





dougiñ, 0. 
parihu'ine) 
D 

stû. 

L 
1-6. 
tû-pe-dû. 


L) 


Cette lettre se 
prononce de la 
même manière 
qu'en français. 


R.T 
au (ahu), Y. 





skaot-dua. 
sus, V. 1. 
tua. 1. 


UB 
achub (ape) 
ll J 


UCH 


Cette finale non 
gutturale se pro= 
nonce comme en 
françals uche. 











çais pour la pro- 
nonciation. Voyez 
"h da 





Prononcez com- 
me ude en fran- 

is. 

Quelques £ 2 
de cette série ont 
des synonymes en 
ut. 








astud. 
avel-fud. 





dargud. 
eirstr-palu]. 
b 





Er, -vrud. 


hud (anc.) 
100. 


kiud, Y. 
klud (anc.) 
lugud. 


rû 

simud. 
trobard-iud. 
(60. 


UE 


Prononcez com- 
me ué en français. 


alc'hue, Y. 9. 
bue, V.T.C. 1. 
didrue. V.T. C. 2. 
dor-alc'hue, Y. 
kefleue. 2. 
lec’hue, Y. 2. 
leue. 1. 

lue, Y. 1. 

- né, V. 1, veau. 
neue, Y. 1. 
true, Y. T. C. 1. 


UF, UFF 


koat-tuff. 
kuff (anc.) 
stuf, Y. 
tûf. 

(uB, 


UFF. Voy. UF 


UFR 
lufr. 


UQ 


Prononcez com- 
me en français 
ugue. 


—_—… E 


— 785 — 


brûg. 
bo 


R. 
bug (anc.) 
buzug. 
c'huil-krag, Y. 
dug. 
gug (anc.) 
krûg. 


log, C. 
lug (anc.) 
pus. 


BUR. 
trouc'her-burug. 


UGN 


Prononcez com- 
me ugne en fran- 
çais. 


daspugn, Y. 
daspugn, Y. 


UI 


C'est une des 
diphtongues bre- 
tonnes, excepté 
après e. 


anneui. 3. 
argui. 2. 
astui. 1. 
c'hui, Y. T. C. !. 
diastui. 3. 
disteu:. 3. 
fui, GC. 1. 
harlui, C. 2. 
indui. 2. 
kieui. 2. 
Koc'hu, 2. 
lui. 1. 

mui. 1. 
neui. 2. 
repui. 2. 
seul- vui. 
steui. 2. 
Tangail, D. p. 
tui, 1. 

ui, V. 1. 


UILL 


dans les mots fran- 
çais andouille, pa- 
trouille, en s'abs- 
tenant de faire 
sentir la lettre o 
de ces derniers. 
Elle répond à ul 
mouillé de Le Go- 
nidec. 


anduill. 
a-skuili. 
disparbuill. 3. 
druill. 1. 
duill, 1. 
fuill. 1. 

fuill. 1. 

fuill, C. L. 
krubuill. 2. 
kuïili. 1. 
kutuill. 2. 
morzuill. 2. 
puill. 1. 
suill. 1. 
trubuill, T. 2. 
tuill. 1. 
uzuill. 2. 


Ud 


Prononcez com- 
me uje en fran- 


çais. 


distru), 
80, 


UK 


brûk. 

bûk. 

grûk. 
karvik-bruk. 
klokuk (anc.) : 
krôûk. 

muk (anc.) 

puk (anc.) 


Telgruk ; géog. 
truk, C. 


UKR 


Cette finale se | mukr. 
prouonce comme | sukr. 


UL 


Prononcez com- 
me ule en français. 


bagal, Y. 
burtu\ (anc.) 
diguzul. 
disturul, Y. 
disûl. 
divakul, B. 
e-kuzul. 
ehul, V. 
kazul. 
kugull (anc ) 
kuzul. 

mul. 
muilgul. 
muzul, 

piful (906. 
piul (anc.) 1. 
Servul, 0. p. 
seul (sehul}, Y. 
sûl, disûl. 
sûi, Y 


sul (anc.) 
Sul, n. p. 
turul, Y. 


UL, avec | mouii- 
lée de Le Gosidec. 
Yoy. UILL. 


ULDR 
muldr, Y. 


UM, UMM 


Ces finales se 
prononcent de la 
même manière 
qu’en françias, 
mais ne peuvent 
être substituées 
l'une à l'autre dans 
l'orthographe. 


alum. 
apotum. 
balum, 
botum. 
dastum. 
dastum. 
destum. 


Cette finale non 
nasale se prononce 
comme une en 
français. Voy. plus 
loin un nasale. 


anbun, Y. 
brusun. 
bulsun. 
bun. 


burjuo, Y. 
butun. 


dejua, Y. 
deun, Y. 
dihun. 
dihun. 
dilun. 
divudurun. 
diziun, T. 2. 
diziun, T. 2. 
chun, T. 
eun (ehun, Y. 
falc'hun. 
fun, Y. 

gun (anc.) 
guraun, Y. 
hun, Y. 

han (anc.) 
jñkruzun. 
jün. L. 

Inn, 1. 
kac'hun, Y. 
kafun. 
klôn, Y. 
korn-butun. 
kuc'hun, Y. 
kuiurun, 
kufun. 

kun (anc.) 





— 788 — 


sun, T, C, 

sûn, Y. 

teuu (tehun) (anc.) 
tûn. 

tun (anc.) 

zun, T. 


UN nasale. 


Cette finale na- 
sale se pronouce 
comme dans les 
mots français au- 
cun, chacun. 


bleuñ. 1. 
Kn 





tad-kun. 
tleuñ (anc.) 1. 


UNF 
Prononcez com- 
me “ee en fran- 


ais. Cette finale 
est nasale. 


kunf (anc.) 
kun (anc.) 


UNS 


Cette finale est 
nasale et se pro- 





nonce comme en 
français unse. 


boñs. 
puns. 


UNT 


Cette finale na- 
sale se prorionce 
comme unte en 
français. 


puñt (anc.) 


Prononcez ‘Om - 
me unve en fran- 
als. Cette finale 
est nasale. 


bleuñs. 1. 
kunv. 


UP 


achup. 
chap, Y. 


BL, tance.) 
UPR 
lupr. 
UR 


mnr, np. 
displitedur. 
divaillur. 
ez-fur. 

für. 
gourdadur. 
gur (anc.) 
hndur. 
kelador. 





kelader. 
kredur, C. 
kropadur. 
krouadar. 3. 
kur (anc.) 
ligiannadur. 4. 
lur. 
magador, 
maillur. 
mec‘bur, Y. 
merur, C. 
menr, C. 
morsadur. 


taladar. 
toïkadur. 
troszur. 2. 
tour (anc.) 
ur (anc.) 


URCH 


Cette finale non 
gutturale se pro- 
nonce comme wf- 
che en français. 





furch. 
srurcb. 
sturch. 
turch, V. 


URCH 


Cette finale gut- 
türalé n'a pas d'a 
nalogue en fran 
cais. Voy. c'h dans 
h Notice sur h 
prononciation. 


urc'h, Y. 
URZ 


urz. 


Us 


Prononcez celte 
finale comme usse 
en français. 

Les mots de 
cette catégorieont, 
pour la plupart, 
des synonymes en 
us, pe la raison 
que le x final étant 
nouvellement in- 
troduit en breton, 
plusieurs auteurs 

référent us à ur. 

outefois, cette 
dernière terminai- 
son est la plus 
répandue aujour- 
d'hui. 

Voyez ce qui est 
dit à ce sujet aux 
lettres 8 et Z de 
mon Nouveau Dic- 
fionnaire 1869. 


a-ûs. 

‘bozac'hus ane) 
drag (anc.) 
hirhoarlus (anc.) 
Janus (anc.) 
kablus. 

kerlus. 
kotatibus, C. 


KDa, 
kus (cus) (anc.) 
L 
merlus. 

padui 
peneugus. 
penn-merlus. 
rebus, C. 

ribus, C. 
skouarn-malc'hus. 
sius, V. 2. 

splûs. 








— 787 — 


lambrusk. 
lusk. 
plusk, 
rusk. 


UST 


Prononcez com- 
me uste en fran- 
çais. 


deust (dehust, V. 
fust. 


hust, C. 
kurust. 
must, Y. 
rust. 
post. 


USTR 


lugstr. 
lugustr, Y. 


UT 


Quelques mots 
de cette série ont 
des synonymes en 
yd, par la raison 
que le « final est 
moins usité qu'au- 
treois. 

Prononcez COM- 
me ute en français, 
alors même que 
cette syllabe finale 
est précédée d'une 
opel. Ainsi fleut 
llad 


L 
berzut. 
beut (behut), Y. 
PE 

rgut, C. 
debut, Y. 
fao-pôt. 
Bant (faha, 
fleut (dehoù, Ÿ. 


fut. 








Jagat, n.n. 

Laber-Ildut ; géog. 

Lanildut: géog. 

lugut. 

meut (mehul, Y. 
ût. 


mût. 
Poull-Dahat ; géog. 


penturr (auc.) 
UZ 


Prononcez com 
me en françaisuxe, 
alors même que 
cette syllabe fluale 
est précédée d'une 
voyelle. Ainsi, 
anné-uz. 

La plupart des 
mots de cette série 
ontdes synonymes 
eu us, atlendu que 
le x Anal a été nou- 
vellement intro- 
duit (xvr siècle). 
Beaucoup d'au- 
teurs ont conservé 
l'ancienne  flaale 
us, bien qu'elle ne 
soit pas la plus 
usitée aujour- 
d'hal. 


arnaüuz, V. 
arneuz. ?. 

astuuz, V.T. C. 3. 
astus. 

astusuz, 

a-ûz, 





barodus, T. 
berc'hudoz, Y. 
blaousc'huz, V. 3. 
bloku: 





bourlazus. 
brokus. 
broudus. 
bulbuenn-ruz. 
bursudus. 
cata « 
chaon .% 
ET 
chilpus. 
dalc'huz. 
damaütus 
daonus. 2 
daskrigous. 
debronua (anc.) 
deliaouuz, 4. 
dem-rus. 
diastuz. 3. 
dic'halloudus. 
dieguz. 2. 
difius, Y. 
diloskuz. 
disfiziuz. 3. 
diskreduz. 
disprieuz. 
distrujuz. 
divus. 


efreizuz. 3. 
e-küz. 

eñkrerus. 
ençeus (enoehus),, 
enorus. 
eonenpus. 3. 
estlamur. 

enrus (eburuz). 
euxus. 

evurus, T. 

faeuz (bens l. 2. 
faltezius. 

faotuz. 2. 





fouoous. 
founnus. 
founnuz. 
fourraduz, 0. 
fau à 
us, V. 
froudennus. 


gourdrourus, 
&ouriennus, Y.3. 
Sourvennuz. 
grigonsuz. 
grisiennuz. 5. 
grouiennus, V. 3. 
Œvagrennuz. 
gwarisiuz. 
gvwelevuz, C. 
gwelvanuz. 
gwerblennuz. 
gwidiluz. 
hegasuz. 
hegus. 
hetuz, Y. 
heurus. 
bikuz, Y. 
billiguz. 
biriauz, Y. 
hirr-baduz. 
hirr-boazluz. 
hirvoudur. 
holl-c'hallouduz. 
horelluz. 
iec'hedu. 3. 
ijinuz. 
jour. 3. 
jaluz. 
Janus. 
joauz (joahus). 2. 
ablus (anc.) 
kanvaouuz. 3. 
karañtezuz. 
kasauz (kasahus). 
kazarc'huz. 
kazerc'huz. 
keinvanuz. 3. 





— 188 — 








kan 
kouskeduz, Y. 
koustus, 
kraostus. 2. 
kreduz. 
krigous. 
kuladuz. 


lagennus. 
lastezuz. 
latarus. 
ligeraus, Y. 
ligiaonuz. 
lijorus, Y. 
liigernuz, Y. 
livuz. 
lorc'huz, V. 
lafruz. 


1 4 
GEE (lurhus}, 
Y.C, 


magos. 
mardozus, C. 
maritellus. 
mec'hus. 
meill-rux. 
melkoniuz, V. 
merluz. 





mogedennur. 
mogeduz. 
monkluz, C. 
morc'hedus. 
moreduz. 
moruz. 
mur. 

mns, 
neañsuz. 1. 
nec’hañsuz, V. 3. 
rerc'huz, Y. 
nerzuz. 





peguz. 
penn-merluz. 
pennadus. 
pooc’hus. 
peskedus, 





peur-badus. 
piz-rus. 
poanius. 2. 
poeniuz, V. 2. 





rec'hus. 
rendaelus. 
revus. 
riüklus, 
risklus. 
roufluz. 


£. 
rusierus. 3. 
rss, 
sankus. 
sec'hedus. 
Sentuz. 
siuz, V. 1. 
skedus. 
skiltruz. 
sklingernus, V. 
skoûtus, 1. 
skins. 
8krimpus, C. 
souec'huz. 2. 
Souezuz. 
speriuz. 
speriuz, C. 
spletuz, V. 
spoñtuz, C. T. 
spountuz. 
slaguz. 
Slambouo bus. 
Staoluz. 2. 
steredennus. 
sterennuz. 
Strafilluz. 
strakuz. . 
strouillennus, 06.5. 
strujuz, C. 
struz, C. 
stultennus. 
stus, £. 
tagus. 
talvouduz. 
tersiennuz. 3. 
troazuz. 2. 
trourur. 
trubuillus, T. 
trueuz (truehuz),V. 
T.C. 3. 











truezuz. 2. 
trugarezus. 
ras, V. 





us. 
vertus! 


Y 
YA 


À cette série ap- 
partiennent les su- 
perlatifs des ad- 
jectifs terminés en 





tañva. 
ira, C. 
va. 

va. 


VE 


Prononcez com- 
me ré en français. 


kenave, Y. 
leve. 

live (anc.) 
nerve, C. 
penave, Y. 
reve, Y. 


birvi. 
boedenn-vi. 


— 789 — 


mezvi. 


pehani. 


revi. 
Tame, C. 


kenavo, C.T,. 
vo. 


VU 


avu. 
koet-kovu, V. 
kovu, Y 
motenn-kovu, Y. 


WW 


Voyez la Notice 
sur la prononcia- 
tion. 


WE 


Cette finale se 
prononce comme 
ué en français. 


disgwe. 
diwe. 


gwe. 
gwe, Y 
Z 
ZA 


alc'houeza. 8. 


auta. oza, Y. T.C. 
azeza. 
babouza. 


badeza. 
balboueza. 3. 
balbouza. 


bouillaza. 3. 
brageza. 
hrein. 
briza. 
broeza. 2. 
broueza. 9. 
c'houeza. 2. 
da-ziveza. 
denteleza. 
diaeza. 3. 


dialc'houeza. 4. 


dianneza. 4. 
diazeza. 3. 
dibaoueza. 4. 
dibikouza. 
diblaza, C. 
dibouiouneza. 
dic’hiza. 
dic'houlaza. 
dic'houriza. 
didarza. 
dieza. 3. 
difreuza. 
digarza. 
digiza. 
digloza. 
digompeza. 
diheuza. 
dileza. 
dineiza. 3. 
dinerza, 
dinezxa. 
dreia. 3. 
direza. 
diskuiza. 
distlabeza. 
distriza. 
distroueza. 3. 
divabousa. 
divalbouza. 
divadeza. 
diveza. 
diviza. 
divlaza. 
divoaza. 3. 
divorza. 

di 


dizreza. 


dizruza. 

dluza. 

dont da veza. 
druza. 
e-c’halle-beza, 
ec’hoaxa. 3. 


ganUra. 


geiza. 2. 


grignoutzs. 
gwall-a0za. 


kosteza. 
Koueza. 2. 
koueza. 2. 
kourreza. 
krampoeza. 3. 
kraza. 

kreiza. 2. 
kriza. 

kroaza. 2. 
krusmuza. 


100 


Jabeza. 

laeza. 2. 

larjeza. 

lasteza. 

laza. 
leanes-santez-Te- 


meza. 
moneiza. 3. 
morzs. 
mouza. 
muza (anc.) 
nerza. 


poulouneza. 
preiza. 2. 
ratouzs. 
r'a£a. 
reiza. 2. 
reuza. 
routa. 
Roza, n. p. 
ruza, 
sebeza. 
skarza. 
skourjeza. 
skuiza. 2. 
soueza. 2. 
souza, T. 
spaza. 
stlabeza. 
gtriza. 
taltouza. 
tamoeza. 3. 
tarza. 
Teresa, n. p. 
teza, C. 
toaza. 2. 


Prononcesz com- 


me en français sd. 


a-neuxe. 
ann dra-2€. 
ar re-2e. 
ate. 
baz-kleze. 
brete, 

dote, Y. 
dre-3e. 
du-1e. 

etre bad-se. 
etreze. 
goude-=1e. 
gour-glete. 
gouriz-kleze. 
gWaz-ale. 3. 
gwell-aze. 
gwilveze, Y. 
kleze. 
koanze, V. C. 
marteze. 
marze, V. 
Nate, 0. p. 
neuze. 
neze, Y. 
neze {anc.\ 
puze (aoc ) 
ze. 

ze. 


ZI 


abardaeri. 4. 


breugeusi. 
brizi. 
chonezi. 2, 


eil-zimezi. 4. 
enebarsi. 
enezi. 
enkrezi. 
erezi. 

errezi. 

euzi, 

faltazi. 

fazi. 

frealzi. 2. 
ganuzi. 
glazvezi. 
glizi. 
gorregourzi. 
gour-vadeti. 


inizi, Y. 


karzi, karr-zi. 
kostezi. 
ieur-zi. 
louzaouenn-ar- 


gena), 
mandosi. 
mardoii, C. 


en 38, ER ex, en 
xt et en xout, 
comme 
c'hoarveso, etc. 


bezô! 
beù. 
dezo. 
kenarezo. 
mezo. 
8e20. 
strizo, C. 


ZU 


bronzu. 
dem-32ù. 
gore-xû. 
gwinienn-xû. 
kerzû. 


War-xrû. 


— 191 — 


_ 


ÉPITHÈTES DONNÉES LE PLUS ORDINAIREMENT AU CRÉATEUR 
ET AU SAUVEUR DU MONDE DANS LES POÉSIES RELIGIEUSES 


Aotroù Doug holl-c'hallouduz. — Tad peurbaduz. — Doue 
ann Tad. — Roue ann env hag an douar. — Map da Zoue. — 
Sklerder ann Tad, — Gwir heol. — Map d'ar Werc'hez Vari. — 
Doue kre-meurbed. — Penn ar vuez. — Doue a beoc h. — Pried 
ann eneou. — Furnez da viken. — Gwir sklerijenn. — Leun 
bep madelez. — Tad ar beorien. — Menec'hi ar bec hoarioù, — 
Tensor ann dud foal, — Ar mad dreist pep mad. — Hon bont hag 
hor buez. — Doug ar batriarched. — Gwir mestr ann ebestel. — 
Kurunenn ar zent. — Va Zalver Jezuz. — Hor Zalver. — Krouer 
ar bed. — Ar c'hrouer. — Karantez hon ene. — Doue ar Map. — 
Doue ar Spered-glann. — Nerz ar verzerien. — Oan Doue. — 
Kurunenn ann boll zent. — Doua ann Tad. — Ar Barner-braz. 


ÉPITHÈTES Données A LA SAINTE-VIERGE 


Mamm da Zoue. — Mamm a druez. — Gwerc’hez santel. — 
Gwir vamm d'hor C'hrouer.— Gwir vamm d'hor Zalver.— Rouanez 
d'ann holl elez. — Rouanez d'ar batriarched. d'ar brofeded, d’ann 
ebestel, d'ann boll verzerien, d'ann holl zent ha sentezed. — 
Mamm santel da Zoue. — Mamm Doue. — Santez Mari. — Mamm 
a c'hlac'har, — Sklerijenn ar re a fazi. — Namm Jezuz hon aotrou. 
— Pried ar Spered-Santel. — Rouanez ann envou. — Mamm da 
Zalver ar bed. — Mamm Salvar ar bed. — Mari, arc'h al lezenn 
nevez. — Ann itroun Varia. — Ar Werc'hez Vari. | 


FIN. ! 





— 793 — 


 LAVARIOU KOZ 


Les proverbes et dictons, pour la plupart, peignant les mœurs, 
les croyances, les coutumes du peuple chez lequel ils ont cours, 
j'ai pensé qu'il était plus utile de les réunir en un seul tableau 
que de les disséminer aux mots correspondants du Dictionnaire. 

Ges proverbes et dictons, en grande partie, ont été extraits 
d’un vieux manuscrit (sans date); d'autres m'ont été donnés par 
M. Flagelle, expert à Landerneau, et par M. Milin, commis de 
marine. Tous deux m'ont autorisé à faire mon choix dans leur 
collection. 


DIWAR-BENN AL LABOUR, AR BOAN HAG ANN DIDALVEDIGEZ. 





— Mamm ann holl dechou fall e gwirionez 
Fo, eme ar fur, ann didalvedigez. 


— Bepred didalvez 
A gav digarez. s 


— Den iaouank karget a ziegi 
À zastum poan war bonn he gozni. 


— Red 60 d'ann den n'en deuz netra 
Labourat tenn a loac'h gouela. 


— Matez nevez da di pa zeuio 
Kement ha teir a labouro. 
100" 


— 794 — 


— Ki besk ha kaz diskouarnet 
N'int mad nemet da zibri boet. 


— Da louarn kousket 
Na zeu tamm boet. 


— Nep ne laka ket he boan hag he aked, 
N'en devezo na madou na boed. 


— Kousket ha leina, 
A z0 hevelep tra. 


— Ne ket bleo melen ha koanteri 
Eo a laka ar pod da virvi. 

— Evit paka louarn pe gad 

Eo red sevel mintin mad. 


— Dibaot ar iar na goll he vi, 
O kana re goude dozvi. 


— Ne dal ket ar boan da zutal, 
Pa ne foll Koet d'ar marc'h staotal. 


— Eur marc'h glaz a vezo lazet 
A-raok ma vezo skuizet. 


— Ann bini ne zoc'h Kot he bal, 
A dlo hep mar sec'ha he dal. 


(IL est, en effet, très-difficile de bêcher quand la terre est humi 
et la pelle grasse ). 


— Laerez he amzer, he voed, 
Brasa pec'hed a 20 er bed. 


— Gant ar boan hag ann amzer, 
A bonn a bep tra e teuer. 


— Red eo gouzanv da gaout skiant, 
Ja labourat da gaout arc'hant, 


— Dre balat soun 

Ez a ar c'hlaz doun. 
— Nep a labour c'houek a galoun 
Ne varvo biken gant ann naoun. 


— Lein hirr hag oferenn verr 
A bI d'ann dud. dibreder. 


— Labourit pa gousk ann dibreder, 
Ho pezo ed leun ho solier. 


— Labourat hep klask meuleudi, 
Z0 labour vad dreist pep-hini. 


— 795 — 


— Labour eunn deiz a goll aliez 
Gounidou founn meur a vloavez. 


— Ar frouez gwella raok darevi 
A Z0 bet trenk, c’houero, put-ki. 


— Labour, mignoun, endra c'helli. 
Pa vezi koz ec'h ehani. 


— Ann didalvez ne ve enouet 
Mar labourfe avel m’'eo red. 


— Greg a labour he fenn izel 
Zo a bep tu d'ezhi ounn el (eal). 


— Ar gwella bara da zibri 
A vez gounezet 0 c'houezi. 


— Greg a labour enn he zi 
No vez Kalz hano anezhi. 


— Eur paotr hag a ve den, ha pa n’en defe nemet he roched hag 
he vragez enn--dro d'ezhan, a dal kouls pe well hag eur benn-herez 
Koant ha pinvidik ne stag hod ann deiz netra oc'h he biziad. 
(Héritière ou fille unique paresseuse et toujours désœuvrée.) 


— Kentoc'h e skuiz ar freill evit al leur. (Le fléau à battre pris ici 
pour le batteur.) 


— Kouezet 60 he voud onn he zourn. 
— N'euz ehan hep labour; hop stourm ne vezer ket treac'h. 


— Ann dud didalvez ha lezirek a zeu da vota paour abred pe 
zivezad. 


— N'ema Ket ar mestr er gear, neuze ema kear-gwaremm hag al 
labour war zaou-hanter. (La maison est déserte.) 


.— Anez labourat, breac'h didor. (A ne rien faire on ne se casse 
pas les bras.) 


— Seul gentoc'h ez eer onn hent, seul gentoc'h e tistroer onn 
dro. 


— Ne ket gant ann daboulin e vez paket ar c'had, 


— Bach, da zourn euz da askle. (Travaille, paresseux, tire ta main 
de ton sein.) 


— D'eunn deiz sadorn eo hot ganet labour c'hreat a zo ebad 
gant-han. (Le samedi est le jour de repos des Israëélites.) 


— 796 — 


— Palla hibil a vez er c'harr a ouigour da genta. 
— Ar re ne reont netra a £0 muia trouz gant-ho. 


— Pa grouaz ar bed, Doug en deus lavaret : lakaat eur c'hornad 
etre pep pred-boed ha daou pa vije red. (Moments de repos dans la 
journée.) 

— Ne ket ann azen à gas Ar greun d'ar marc'had 60 a zebr 
anezhan. 


— Ne ket er goanv eo mont da glask avalou enn eur wezenn. 
— Mont eus ar foennek d'ar niones. | 

— Lagad ar mestr a lard ar marc'h. 

— Me lardo be billik d'ozhan, 


DIWAR-BENN AR GARANTEZ, ANN ANAOUDEGEZ-VAD HAG AR 
GARANTEZ OC’H ANN NESA. 


ame 


— Ann aour melen a vez rannet 
Hag ar garantez ne vez ket. 


— Gwelloc'h Karantez leiz ann dourn 
Evit aour melen leiz ar fourn. 


— Pa vech ken du hag ar mouar, 
Gwenn-kann oc h d'ann hini ho Kar. 


— Ar bleunik a dro wechouigo; 
Karantez ar plac'h dro ato. 


— Eunn amezek mad a zo gwell 
Evit ne d-e0 kerent a bell. 


— Hel d'ar paour ann aluzenn aliez 
Ne ziverreaz biskoaz ann danvez. 


— En em garet hep karet den 
À z0 beza ar falla loon. 


— Karet ann holl ha labourat 
A laka euruz 6 pep stat. 


— Kaloun ar c'hrek zo ounn delenn 
Hag a zon kacr pa gar eunn den. 


— 197 — 


— Karet arc'hant laz peurliesa 
Ar garantez oc'h ann nesa. 


— Roit ann aluzenn d'eunn den paour 
Pa ve ho prasa enebour. 


— Pa root, mignoun e viot, 
Den fall avad pa c'houlennot. 


— Ne Kot ann boll evit karet; 


Kalounou 20 ’vel 


mein kalet. 


— Bezit mud pa roit, ha Komzit pa roer d'e-hoch. 


— Nep a C'houlenn en devezo 
ligoret d'ezhan. 


— Hep madoù peurvuia e vez 


DIWAR-BENN AR MADOU, AR 


; Hep à sko war ann Or, e vezo 


berr ar garantez. 


BAOURENTEZ, ANN ESPERN HAG 


AR GWALL ZISPIGN . 


— Paour a binvidika, 
Gant ar gounnar a ia. 


— Beza paour ne d-e0 Ket pec'hed; 
Gwell eo koulskoude Loc hat. 


— Paourik pa binvidika 


Gant ann diaoul a 


la. 


— Red eo da c'houarn tinell gaer 
Beza pinvidik pe laer. 


— Eun ti kaer nep a zavo 
A gavo buan he ialch goullo. 


— Ar madou a zou dre’n hent fall, 
A zo diez-meurbed da ziwall. 


— Nep en deuz arc'hant hag a ro, 
A gav mignouned e pep bro. 


— Ar madoù braz, ann enoriou 
Euz a zent a ra diaoulou. 


— 1798 — 


— Ann danvet dastumet gant ar rastell, 
A ielo buhan gant ann avel. 


— Biskoaz hano mad ha goumd bras, 
Enn eur zac'had ne dreantaz. 


— Paourentez a dosta e-kuz, 
Qc'h Kegin lipouz ha re zruz. 


— Tenna hep lakat, 
Berr pad; 

Ann hini a espernas 
À gavaz. 


— Dibaot den ne binvidika 
Qc'h ober gaou ouz he nesa. 
— Gwell eo deski mabik bihan 
Eget dastum madou d'ezhan. 


— Ha pa voc'h euz a ouenn ar c'hi, 
Mar hoc'h auz arc'hant, dout onn ti; 
Ha pa voec'h euz a ouenn Doug, 

Ma n'hoc'h euz ket, it alesse. 


— List da lavaret ann dud diskiant, 
Deskadurez a dal arc'hant. 


— El leac'h ma tro tre ha lano 
E c'hell pep den lakaat he hano. {Le terrain ici indiqué 
n'appartient à personne). 
— Ann arc'hant a 20 barr ho lost. 
— Eur goz votez bet er vouillenn, 
Dre gaout madou, a gav perc'henn. 


— D'ar vugale gwella madou 
Zo oberiou mad ho zadou. 


— Deskadurez d'ar vugale, 

A 20 gwelloc'h evit leve. 

— Gant doujans Doue hep kaout madou, 
Eur verc'h zo kaer he argourou. 

— Arc'hant 20 gant poan gounezet 

Ne dle beza gwall dispignet. 

— Da dad re biz, map re foran, 

Paoura vezo he vap-bihan. 

— Madoù beleien ha Lleo ki, 

Pe da dra e talvezont-hi ? 


— 799 — 
— Easoc h e tremenfe eur c'hanval dre glao eunn nadoz, 
Eget ne d-afe eunn den pinvidik d'ar Baradoz. 


— Keuneud gleb ha teil louet 
Gas eunn ozac’h da glask he voed. 


— Mar teufe meurlarjez teir gweach er bloat, 
E lakafe ann dud da redek enn noaz. 





— Rei Hour gwinis d'ar moc'h. 
— Soul vui, seul c'hoat. 


— Goude ar rastell e tou ar forc'h. {Le rdteau amasse et la fourche 
éparpille, pour dire : après père avare, fils prodigue.) 

— Map-bihan eur c’hrafer Kot a ia atao da glask he voed. 

— Seul vui en deuz ann den, seul vui a fell d'ezhan da gaout. 

— Ar prajeier a vag al loened. al loened a ro teil hag ann teil a 
ro ed. 

— Unan 0 tastum gant ar rastell, eunn all 0 vanna gant ar torc'h, 
ez a ann traou 6 malamant. 


— Ann hini a c'hoarz da vintin, Kent ann n0z vo enn anken; 
ann hini evel ar grillon a c'houitell a-doug ann hanv, er goanv a 
vo dibourvez hag a wasko he got goullo, 


æ AT ro iaouank a zo re zispignuz, bag ar re goz re biz. 
. — Ne Kot er berniou leve 60 ema ann euruzded. 


— Ann eil nebeud a founn egile : gant spillbu a c'heller paea 
eur goumanant a gant skoed ma ve a-walc'h anezho. 


DIWAR-BENN ANN DUD, KEN GOAZED, KEN MBRC'HED, 
: KRN TOK, KEN KORFF. 





— Eur plach skanv ha rederez 
N’eo ket mad da ober tiegez. 


— Eunn orgeder braz pa zimer 
A gred beza great ar gwella devez; 


— 800 — 


Ha war-benn daou pe dri miz goude, 
Beza dizemez c'hoaz a garfe. 


— N'eo ket skiantuz-braz ann hini 
A ro d'eunn all Kuzul da zimezi, 


— Gwell eo Kalz beva er c'hoajou 
Ha kaout eno peoc'h ha madou, 
Eget na ve tremen he vuez 

Gant grek e-bed mar d-e0 follez. 


— Eur penn-her hag eur benn-herez 
A ra aliez gwall diegez. 


— Gwelloc'h eo dimezi merc'h 
Eget Kaout anken war-lerc'h. 


— Dibaot les-vamm a gar ive 
Bugale all keit hag he re. 


— Peleac’h o kafot-hu greg vad? 
D'aun env e ranker he c'herc'hat. 


— Eul louzaouenn a 20 er prad 
À roer anezhi HUANAD. 
Dimezit hag ho po anezhi. 


— Ann dimesiou great a bell 
N'int nemet touriou ha kestell. 


— Ann dimesiou a ziabell 
A C'halv eunn UK eur c’hastell. 


— Eunn den iaouank ha pa zimez 
À wel ann aour 6 lein ar gwez. 


— Easoc'h dimezi 
Eget sevel ti. 


— Ann ozac'h da ziveza a dle mont da gousket, 
Ha gwelet, mad arok hag he zor 10 prennet. 


— Gwasa Z0 da zivoaza eo (tany hag intanvez 
Hag ar (moc'h zo bet war ar panez. 


— Ann dogan hag a oar, 
A ia rag-eeun d'ar c'hloar. 
Eunn dogan ha ne oar ket, 
À ia d'ann ifern d'ar red. 


— Eul les-vamm vad, karantezuz, 
A 20 bet e skol gant Jezuz. 


— Da c'hrek vad gwella gwiziegez 
Zo gouzout ren he ziegez. 


— SO — 


— Grek a labour ‘vit (ud he zi 
Ne glever amall anezhi. 


— Gwelloc'h evit aour ha gened 
Eur spered eaz da bep pried. 


— Eur c'hrek fur hag hi divalo 

Zo dreist ar gaera grok a 20. 

— Eur verc'h barvek, rok ha Heuz. 
Mar timez ne vo grek euruz. 

— N'heller Ket, siouaz, nevezi 

Bek eur plac'h Koz ‘vel tal eunn ti. 


— Den nemet-han, evel al labouset, 
Huel enn ear ne oar kac’het. 


— Dimezet eo ilboed da zec'hed. 

— Eur penn-her 60, diwallit ha digorit ho taoulagad a-raok 
dimezi ho merc'h gant-han. 

— N'euz tiegez hop buanegez. 

— Evit reiza ar bleiz ez eo red hen dimezi. 

— Ann hini a zimez da eur vraù en douz diou vaouez enn 
eur bloaz. 

— El leac'h maz euz diou vaouez, e vez marc'had: el leach 
ma’z euz teir, e vez foar. 


— Ne deo ket gaou : ma ve great eunn aoter evit dizimezi ar re 
n’int Ket euruz daou ha daou, eno e ve engroez mui evit da 
eureulji. 

— Eur c'halz euz ar goazed a lavar pa vez maro ho gragez 
digant-ho, ne zimezint foeltr biken ken. Ha no vez Ket zo-ken maro 
al laou enn ho fenn na zao c'hoant dimezi gant-ho adarre, Eunn 
digarez-benunag a vez Kavet atao, ha tamallet 0 vezo pe d'ar vug:le 
a z0 bihan, pe d'ann ti a zo he-unan pe ne oufac'h da betra. 


— Dibaot eur vorc'h a zo mudez. 


— Dreist moue ar gazek eo Kaout ann ebeulez. (Faire la cour à la 
mère pour avoir la fille.) 


DIWAR-BENN ANN PST, ANN EVA, 16 C'ROLRF, AR VEIVEN 
HAG ANN EBATOU. 


— Biskogs don gant nonn bras 
Tamm bara fall ne gavar. 
— Goaz mesvier ha grak a c'hoan 
A skarzs huan madou ann ti. 
— Nep zo re vignoun d'ar gwin mad, 
Zo enebour da vap he dad. 
— Bez atao Kuzet oc'h eunn den mezo; 
Rak ar pez a oar ann boll her gwezo. 


— Goullo he gol, bourc'hiz a vramm: 
Leun e vruc'hod, 6 vreugeud Jann. 


| — Ann hini a vez e gras ar marc'had 
N'an deus na naoun na sec’hed. 


— Peurvuia ar gwin a laz moioc'h a dùd 
Eget ne bare iac'haer gant he holl vrud. 


— Eur c'hreg a zo boazet da eva 
A bep hent holl ne dal netra; 
Oc'h pep lealded e serr dor 

Hag oc'h. pop pec’hed e tigor. 

— Evit dibri eunn aval poas, 
Ne viot na gwell na gwaz. 

— Laka kik er pod, 

Ann tan en devezo he lod. 


— Ann tamm hag al loumm 
A zalc'h ann den enn he bioum. 


— Roui bonn ann tri zraik : 
Dour, c'hoalenn ha baraik. 


— Eur vorc'h hag a red er c'hrollou, 
Eul loen anavezet er foariou, 
Ne gavont ket kalz a chansenn. 


— Eunn den ever, eur vaouez lipouz, 
A gousko kent pell war ar plouz. 


— 903 — 


— Paz eo loun ar zac'h, 
Ne d-a ket ken ebars. 
— Ne zebrann chivr na pleisenn, 
Red eo mont da glask va nouenn. 
{Chevretles et plies.) 
— Beva diwar dour skler 
Hag ear ann amzer. 
— Tan, dour ha hara seac'h, 
A vez kavet 6 pep leac'h. 


— Ann hini a zebr avalou poaz, 
Birviken askorn ne gac'hat. 


— Al loumm heb ann tamm 
A ra d'ann den Kaout lamm. 





— Ar gwin a laka ann tiegez war ann tu gin. 

— Eur zach goullo ne c'hell Ket choum en he sa. 

— Goude ann delenn e teu ar rebed. L 

— Naoun a gav mad pep tra; bouzellou goullo ne d-int ket figuz. 
— Ar pesk er c'hof pe ean aot a rank beza atao war Hod, 

— Korn kov a vez goude re gofad. 

— Eur sprec'henn a zebr aliez kement hag eur marc'h mad. 


— Gwalc'h da gort e divez ann deiz, bez laouen ha na zebr 
ket re. 


— Ne iez Kot d'ar foariou na d'ar marc'hajoù nemet avit da 
ezommou; bez 6 vezo atao tud lezirek a-walc'h hep-z-oud, bhag 
ive debrerien ha mezvierien. 


— Ar vezventi a laz muioc'h a dud evit ar brezel. 


— Ann naoun â zo dishegar, 
Eur c'hot ilboed a 20 bouzar. 


— Goude ann tenn Koy 6z 60 red iun. 
(Se dit au mercredi des Cendres.) 


— Eur mezvier na dorro Ket he bleg. 





DIWAR-BENN ANN AMZER GAER HAG ANN AMZER FALL; 
DIOUGANOU ; AR STERED, 





— Reo gwann er chresk 
Amzer gaer ha fresk; 
Reo gwenn enn diskar 
Amzer gleb bep mar. 


— Pa vez ann erc'h war ann douar 
Na vez ua tomm na Klouar. 
— Pa varv eur gerc'henn gant ar riou, 
Ann hini a choum a dal diou. 
— Kelc'h loar dioc'h ann noz, 
Glao pe avel antronoz. 
— Glao da zu}, glao da lun, 
Glao e-pad ar zizun. 
— Nedelek seac'h ha Pask gleboroc'h, 
A ra d'ann arc'h beza barroc'h. 
— b miz mae re glao hemdez 
Re nebeud pep eil devez. 
— Pa 290 al loar abarz ann noz, 
Hadit ar panez antronoz. 
— Genveur a garg ar fos, 
C'houevrer he dalc'h klos, 
Meurs gant he louadenn 
A zizec'h ar wenodern. 
— Ne ket eunn devez Lomm a ra ann hanv, 
Nag eunn devez ien ar goanv. 
— Gounid oc'h diskar loar gwengolo, 
Na vez na greun na Kolo. 
— Da kal ar goanv ed hadet 
Hag ive frouez dastumet. 
— Kanavedenn dioc'h ann noz 
Glao pe avel antronoz. 


— Bloavez c'houïiled, bloavez ed, 
Bloavez gwenan ne vez ket. 


— 805 — 


— Pa vez ann trouz-mor dioc'h Penfoull 
E c'hell pep-hini choum enn he doull: 
Pa vez ann trouz-mor dioc’h ann Elez, 
E c'hell pep-hini mont d'he zevez. 


(Ann Elez, les Anges, petite bourgade près de l'Aber-Vrac’h.) 


— Erc'h Kent nedelek 
Teil er zegalek. 


— Glao a draon (sud) ha glao a viz (nord), 
Gwasa diou amzer a weliz. 


— Mad eo sellet enn amzer vad 
A be du e c'hell dont harrad. 


— Bloavez ed, bloavez gwenan ne vez ket. (Les longues chaleurs 
ne sont pas favorables aux abeilles.) 


— Kelc'h a dost, glao a bell. 

(Il s’agit ici des cercles que l’on voit parfois autour de la lune). 

— Ar vrumenn 0 sevel, ar glao zeuio war he lerc'h. 

— Re a erc’h, re a gerc'h: re a skourn, re a zegal. 

— Aliez ar reo gwenn a zeu a-raok ar glao. 

— Dioc'h gwelet ar viblenn oc'h ouzer pe du 6 teu ann avel. 
— Glao vezo abarz nemeur pa dro ar c'haz he lost oc h ann tan. 


— Diggnt Kala mae goulennit pe da zeiz e teuio Nedelek. /Noël 
arrive toujours le même jour que le 1er mai.) 


— Riou en deuz da gac'hat tachou. 
— Al loar a 20 ar mesaer evit difenn ann einigou oc'h ar bleizi. 


— Ar re goz a lavar ez 60 mad lakaat ounn tamm bouarn war 
al lin er poull, ha goude ma vez tennet euz ar poull hag astennet 
war ar prad pe er zec’heuri. Ann tamm houarn-ze, eme-z-ho. a 
vir 0C h ann arne da oher gaou oc'h al lin. 


— E-touez ann dud ema ar gredenn evit miret oc'h ar viou egor 


da drei, e vez lekeat gant-ho a zindan ar iar pa vez arne, eur c'hoz 
tamm houarn koz. 


— Hanv-goanv bete Nedelek hag ac hano goanv kalet ken na 
zavo bleun enn halek. 


102 


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DIWAR-BENN AR VECHEROUBIEN. 


— Reizenn manach a 10 tenna 
Digant ann boll hep rei netra, 


— DOUe a gas ar c'hlenved Koit: 
Gant al louraouer ez a ar gounid, 


— Pep (marc'hadour hirio enn deis 
A 10 laeroc'h evit ar bleiz. 

Ar bleiz a laer eur ponn chatal, 
Ar marc'hadour, loen, den bhag all 
Hag aliez, ne d-e0 Ket gevier, 

E laer Doue war ann aoter. 


— Eur c'hemener ne d-aio Ket 
Nep-tro enn douar benniget. 
Lak anezhan enn douar kerc'h 
Ha chas ar barrez war he lerc'h. 


— Meur a iac'haer ho douz louzou 
Hep kaout kalz a skianchou. 


— Kre 60 roched eur miliner, 
Paka pep mintin eul laer. 


— Nep a lavar eur c'hemener, 
A lavar ivez eur gaouier. 


— Eur miliner, laer ar bleud, 
A vo daonet beteg he veud. 


— Ar mansouner a gar ann hini 
A 20 ilio-red och he di. 


— Mont war varc'h d'ar foar, 
Dont war droad d'ar gear, 
Eo zo ober evel eur zoner. 


— Tri de kaer, tri de glao, 
A zalc'h ar mevell en he za0. 


— Eur C'hemener ne Kot eunn den, 


Kemener où ha netra ken. 


— Er fourniou red, er milinou, 
E vez klevet ar c'helaou. 


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— 807 — 


— He stad a z0 da bep-unan; 
Darn a labour, darn all a gan. 


— Ar mecherour a gar riotal d'al lun, 
A:zebr bara zeac'h hed ar zizun. 


— N’euz Ket a denner-dent brasoc'h gaouiad evit-han. 
— Gwell eo lieza kiger ovit loue. 


— N'euz ken hardiz ha roched eur miliner, rak pep mintine 
pak eul laer. 


— Micher e-bed ne zizenor eunn den; pep stad 2 zeu digant 
Doue. 


— Nao c'hemener ovit ober ounn den. 


— Mar en em glomm tri re voutou Koat euz a eur c'hovezour, 
dibennet e vezo. 


— Ar veleien a z0 Iuzaz : kana reont pa vez ar re all o lenva. 
— Oc'h pop stad a zo stag he foan. 


— Ann aotrou h... persoun Sant-Fragan, a lavare e tlefe boia 
Kasaet boed d'ar gemenerien war beg eur Iorc'h houarn. 

— He-ma 420 eunn alvokad mad; gwest eo da werza piz d'e-omp 
e leac'h fa. 


— J'alla boutoù a vez enn-dro da dreid eunn den, eo enn-dro da 
dreid eur c'here. 


AR RE YAD, AR RE FALL, ANN TECHOU FALL, 


— N'euz den na tra hep he zi; 
Aliez ho deuz daou pe dri. 

— Eunn den iaouank da fall pa’z a 
Ne wella ket evit kosa. 


— War-hed eul loo ne dostait ket 
Oc'h ar bleo ruz na grek barvek. 


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— Gant ana paoun ha pa varwfann, 
Bara eul laor ne sebxfenn. 
— Beva à 50 ral, 
Ha paeg 0.60 ket. 
— Ne d-euz fall votez 
Ne gav he farer. x 
__— Ann dud rok a zav atao 
Tun drouk-bonnag etre-s-he. 
— Penn eur vaouez a dro pa gar . 
Hag aliesoc'h evit al loar. 
— Plac'h a gemer a zo gwerzet, 
. ... Placha ro a 20 dilezet. l 
— Enn he groc hann al louarn a varvo, 
' Nemet he gignat a roat ez heo. 
— Sellit oc'h ho seuliou 
Hag e welot toull ho lerou. 
— Me z0 a ouenn ar zili, 
A gav gwelloc'h eva evit dibri. 
— Nep a fell d’ethan obor fall 
Gav-eunn digares pe eunn all. 
— Kaout les-vamm vad ne ve ket diez 
Ma ve kristen ann boll gragez. 


— Bugel moumoun ha re lezet 
A ekoi gant mamm ha tad abred. 


— Beza euruz Z0 beza mad, 
Kaout madelez a zo ebad. 


— Den touellet gant ar merc'hed 
Ne gavo peoc'h nag ehan e-bed. 


— Bepred didalvez 
À gav digarez. 


— Mar grit ho tanvad, a viot touzet. 
— Al laer brasa a grog er bihana. 


— Kar braz laer eo nep a zalc'h ar zac'h ha maz eo ann hini 
laka ebarz. 


— Laer eL r weach, laer biken. 


— 909 — 


— Peploudoureun a gav mad he c'heusteurenn. 
— Nep a zo lemm he deod a die heza Kalot he skouarn. 


— Ar benn-herien hag ar peñn-herezed a zo peurvuia traou fall 
ha didalvez, 0 veza ma vezont bet re lezet oenn ho roll. Ar re 
anezho enn enep a dro da vad a ia onn tu all d'ar re wella. 


— Ar ro fall a glask bepred digaresiou. 

— El loac'h ma vez muia trouz eo easa d’al laer obor he droiou, 
— Kemeret ochpenn he wir a zo pec'hed, 

— Da eunn den fall roi meuleudiou, oc'h ar re vad zo strinka pri. 
— Gevier a lavar evel ann (reaz enn aot. 

— He-man a lavar gevier Ker stank hag ann treaz onn aot. 


DEIWAR-BENN AR C’HLENVEJOU. 


— Gwentr, bleo gwenn ha lunedou 
Ne blijont Kot d'ar merc'hedou 


— Ne zebrann na chivr na lizenn, 
Red eo da glask va nouenn. 


— Kenta rebech a ra kakouz 
Da gakouz, 60 kakouz. 


— Askorn torret, bronn goret 
Gwasoc'h ‘vit ar gwerbl n'eo Ket. 


— Klanv.oa Fanch pa varvaz 
Ha iac'h pa glanvaz. 


— 0 rei d'ar c'hort he c'houlennou 
E teu d'ezhan gwall glenvejou. 

— Eur gouli hag e ve kiget 

A lez ar c'hroc'henn kleizennet. 


— Eunn den diskiant ato a gred 
Ez eo ann holl diskiantet. 


— 810 — 


— Pa vez ar boan enn he gwasa 
Vez tost ar gor da ziskarga. 


— O klask eeuna he gar d'he vamm 
He zorret en deuz enn daou damin. 





— Da zistag’ ar c'hlenved eul louzou divezad n’en deuz galloud 
e-bed. 


— Ann hini, n'euz fors piou, goaz pe vaouez, a vez ganet 6 mit 
oost hag a ra toir c'houezadenn war ann denedeo, a laka anezhi 
da vont kuit goude lavaret : 


Denedeo, denedeac'h, 

Ne ket aze ema da loac'h 

Nag aze nag 6 nep leac'h.  .- 
Kea, treuz nao mor ha nao menez 
Ha nao feunteun a drugarez; 

Ke da ober da diegez. 


— Ann denedeo, n'euz Tora e pe leac'h e Krog enn den, pa vez 
lezet da ober ann dro pe d'ar biz pe d'ar c'har, e varver gant-hi. 


— Ar skolaerien hag ar gal a ia bemdez d'en em bourmen. 


— Ann hini e deuz eur mignoun skolaer e deuz gal bag en em 
skrab. 


GISIOU KE KEAR HA WAR AR MBAZ. 





— Kant bro, kant giz, 
Kant parrez, Kant iliz ; 
Kant maouez, kant hiviz, 
Nemet e ve unan hep hiviz. 


— N'euz netra ken iskiz | 
Hag eur bas war gein eur wiz. 


— El loac'h ma staot eur c'hi, 
E staot daou ha tri. 


— Da zul ar Bleunviou konta ’r viou; 
Da zul Bask terri ho fennou, 
Da zul ar C'hasimodo frika ar c'hoi podou. 


^ reps peen 


— 811 — 


— El loac'h ma Kac'h eur marc'h, 
Atao he Kac'h. 


— Etre Sant-Thei ha bok ar Haz. 
Ez a seiz maouez gant pop goaz. 


— Ar C'hamm a lamm 
Pa wel ann tamm, | 
A red pa wel he c'hreg, 
A vale 
Pa wel he vugale, 
À dec'h 
Pa wel he voc'h. 


— Ann tad a lavar d'ha vap : 

Pa vezi Krog, dalc'h mad. 

D'ha merc'h e lavar ar vamm : 

Pa vezi Krog, digas ann tamm. 
(Quand tu auras prise, emporte le morceau). 


— Ann hini vez sot iaouank-flamm, 
Dre ma kosa ne fura tamm. 


— Loc'h ma staot eur c’hi, 
E staot daou, tri. 


— Ann nep a ia euz a Landerne da Lesnoeven, al loar a bar war 
he gein, hag ann heol war he dal. 

(Lesneven, disait-on autrefois, est le soleil du pays de Léon, comme 
Landerneau en est la lune. Ces deux villes ou leurs environs étaient en 
effet habitées par les grands seigneurs du pays.) 


— Er voserez ar bioc'hed a zo ejenned, hag er givicheri ann 
ejenned a zo bioc'hed. 


— Ann hini en deuz c'hoant da gaout ier bouchek, a dle lakaat 
eunn tok war he benn, ha pa ve eur vaouez e ve, enn eur lakaat 
ar viou da wiri a zindan ar iar. Me am euz gwelet va mamm goz 
avad, ha n'’eo Ket gaou, oc’h ober ann dra-1e. 


— Pa vez bet diwar eur gazek oul loon biban hag a vez baill 
beteg ann dour, e vez rOet peurvuia peînp wennek d'ann hint a 
vez bet o tenna ar march d’ar gazek. Pa ne vez baill e-bed, ne 
roer netra. 


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— 812 — 


LAVARIOU ROZ, TU = NE YU -HONr. 


— A-hed eur bloavez dr pls 
A zou da galedi pep mis. 
— Dihaot siminal a voged 
Anes na ve ten ann o4led. 
— Gant Kolo hag amse: 
Eog) a ra ar mesper. 
— Nep a biant eur varenn palmes, 
Biken ne danva ho frouez, 
— Nep zo boas da c'houzanv atae, 
Nebeud a ahan her laouenaio. 
— Tri vek zo oc'h harpe ar bed : 
Beg ar vronn, bek ar zoc'h 
Hag eur bek all, ‘vel a onzoc'h. 
— Skoed em dourn a dal d’in-me 
Muioc'h evit daou 0 vale. 
— Eul louarn Koz hag bon dare, 
Guelet eur iar c'hoaz a garre. 
— Merc'h he mamm eo Katel; 
Mar d-eo Kouls ne d-eo gwell. 
— Map he dad eo Kadiou, 
Pe a vent, pe a liou. 
— À bep liou marc'h mad, 
A hep bro tud vad. 
— Moged a ia em zac'h, 
N'hellann Ket her nac'h. (Pour dire que la pr 
de quelqu'un nous irrite.) 
— C'houeac'h mlz deiz, c'houeac'h miz noz, 
A ra d'ann diaoul eur bloaz kloz. 
— Eur c'hreunenn re pe re nebeut aliez 
Ho deuz ar penn-her hag ar benn-herez. 
(Trop de bon sens, etc.) 


— 3 — 


— Danvad kaiïllaret, peurvuia 
Ouz ar re all glask em frota. 
— Lavar d'in gant piou ez ez, 
Me lavaro d'id potra rez. 


— Pa vez ker ar piz ° 
E vez ker ar gwiniz. 


— Eur voualc'h d'ezhi he bek melen 
À vev tri oad eunn den. 


— Da foar Paol 
Kefelek war ann daol. 


— Pep den ma ve kredet 
À 20 eur gwir vignoun. 
Hano stankoc'h n’euz Ket: 
Dibaot 60 ar galoun. 


— Fae, fae war ar Zaozon, 
Rak tri na Kant n'om be aon! 


— Digant eur mignoun 60 gwall Kaout dour 
Eget gwin digant enebour. 
— Etre Pask ha Pentekost 
Ez euz seiz sizun penn ha lost. 


— Er bloavez mil eiz Kant nao 
Ne dalie Ket Breiz-Izel neiz eur frao; 
Er bloavez mil eiz Kant dok 
Ne gouske ozac'h gant he c'hrek. 
(Allusion aux guerres de ce temps.) 
— Etre beza neat ha loudour 
N'euz nemet eur berad dour. 
— Ar boudedeo a valeo 
Eadra vezo daou zen beo. 
— Kaout eunn dro vad d'ober eunn dra 
Ne c'houlenn choum da varc'hata. 
— Ann deiz hirio a dal bepred 
Muioc'h evit ann deiz tremenst. 
— Sevel mintin, kousket abred 
Zigas madou, furnez, iec'hed. 
— Oc'h soroc’hel leun a avel 
Den re vrudet a z0 hevel. 
— Bouc'h Kernaou 
Staoter enn he graou, (VOy. PISSER 
103 


— 814 — 
— Ann den a gomz, al loen zo mud, 
Dioc'h ho skiant aù komzou ann dud. 


— ÂAnez ar vamm ne c'hell hugel 
Dont war ar bed, oc'h poan berzel, 


— Kastiz, boed ha deskadurez, 
Tri dra red da vugel bemdez. 


— Ne ket a-walch klask difazia; 
Gwelloc'h 60 miret da goueza. 


— Eur chi koz-koz oc'h ar chadenn 
À gousk noz-deiz ne hart oc'h den. 


— Nep ne oar ket steigna griped 
A gerz enn hent hep aoun e-bed. 


— Leac'h ma welor tud 0 tremen 
Dle beza hent pe wenodenn. 


— Gant ann holl nep a z0 Karet 
À 70 fur-fur pe hep apered. 


— Ar boan vrasa 60 poan gouzouk 
Da nep a 20 bet oc h ar grouk. 


— Oc'h ar pez ne c'hellor miret 
Harpa hep klemm gwell a rafet. 


— Pa root, mignoun e viot; 
Den fall avad, pa c'houlennot. 


— Dibaot eur zac'h ne rank freuza, 
Pa vez Paol-gornek oc'h he garga. 
— Digarez ar c'hreva 
Zo bepred ar gwella. 


— Ne dremenaz den ar Raz 
N'en divije aoun pe gloaz. 


— Bouchik mamm, bouchik tat, 
Eunn askornik da grignat. 


— Kuz,, kuz, logodenn, 
Ema ar c'haz a-ziouc'h da ben. 


— Meur a hevel a vez er foar 
Ha n'inut na breur na c'hoar. 


— Pa vez roet he lod d'ar foll 
E rank he c'hounid pe he goll 


— 815 — 


— Kaera leo a zo e Breit 
A 20 etre kastel Tremazan hag ann Treiz. 
(Le Passage de Plougastel.) 


— Nep a ia da gousket a-benn ann noz. 
A zao divlam antronoz. 


— Pevar falevars eur gelienn ha pemp eur fubuenn, 
Ne dorro den he zent evit krignat ann eskern. 


— Nep a glask he voc'h 
A glev soroc’h. 


— War-dro ar moc'h. 
E vez soroc'h. 


— Goude dale 
E ranker bale. 


— Pa vezit war bont Landerne 
N'oc'h nag e Leon nag e Kerne. 


— Dioc'h ann dour 60 mala. 
— Te 20 c'houez va bouzellou. 


(Tu es la sueur de mes entrailles. Mot que les mères, à Landévénee, 
disent aux enfants méchants.) 


— Arabad eo c'houitellat hueloc’h evit ar genou. 

— Da. gaz mad, raz hovel. 

— Bor etlefac’'h ober ho kourc'hemenn da zant Anton a Badou. 
{Saint Antoine de Padoue fait retrouver. les objets égarés ) 

— Pa gloc'h ar iar, e vez vi pe labous. 

— Ne vezo ar pez a vezo nag abretoc'h na divezatoc'h, 

— Klevet ha gwelet a ro daou. 


— Ann tan a vez fouge enn-han e-pad ann hanv 0 veza n'euz 
ezomm anezan ; digarezi a ra hod ar goanv. 


— Ne ket kaer klevet killek he vestr o kana. 

— Mervel evit boza meulet ha dimezi ovit hoza dispennet, 
— Moc'h zo er wiz. 

{Répond au proverbe français : Il y a anguille sous roche.) 

— Eul loen fall ne dal priz he groc henn. 


— 816 — 


— Ar gwez palmez atao glaa, hanv-goanv, a zo avel eur akouer 
euz a vuez ar baradoz e loac'h. n’euz maro e-bed. 


— Eunn azen ne d-a Koet da lavaret grasou. 
— Petra 60 ann tri sotta tra a zo war ann douar? 


1° Eur c'havrik a vez laosket da beuri onn eur foennek hag a zeu 
da chaokat ann drez a 20 oc'h ar c'hleuz. 


2° Eunn azen ha, pa vez lekeat Kolo dindan-han, a ia da gousket 
war ar vein. 


de Eur belek a ia d'ar gador da hincha ann dud war ann hont 
mad hag a ra fall he-unan. Dre-ze eo, pa brezek he-ma d'ar re all, 
ne reer van OC'h he glevet, 0 veia ma ouzer ervad ne gomz nemet 
diwar fich hagevit ma vezo lavaret: hen-nez a z0 eur prezeger mad. 


— Setu tan a-walc'h da zovi Bro-Za0oz. 


(La mère d'un de mes amis, en haine des Anglais, disait souvent cela 
en allumant son feu et à la première flamme qui s'élevait.) 


— Evit Kaout eur c'hillek hag a gano bep heur abaoue hanter- 
noz bete goulou-deiz, Komeret eur vi hag a vezo gouenn killek ha 
lakaat anezhau da c'hon enn eunn netz pik Eur vi (gouenn killek) 
a zo teo penn ann traon anezhan ha moan ar penn war-laez, 0 
leac'h eur vi gouenn enez n'en deuz penn dioc'h penn. 


— Kaz maneget ne dal netra da logota. 

— Seul ma vez huol ar grec'henn, seul dreutoc'h e vez ar peur, 
— Gwell eo plega eget terri. 

— Bek ar vronn, bek ar zoc'h, gant-ho daou 6 vevomp. 

— Maro eo lann al leue, hogeu Kalz a hered en douz. 

— C'houez ann harink a choum alao gant ar varaz. 

— Em milin-me n’euz ket dour a-walc'h evit mala hoc'h arreval. 
— Strinka ann trebez war-lerc'h ar billik. 

— Gwisket mad evel ar bourreo pa’z a da ober he Dask. 

— March a-raok, kazek adre. 

— hoi baz d'ho ganna. 


— Ar c'hozed ne duriont morse ann douar nemet war an dis 
faux heures impaires), da lavaret eo, da detr hour, da bemp bour, 
da seiz heur, etc. 


— Ar boudedeo a ra eunn dro pop kant vloaz d'ar bed, pemp 
kwenuek enn he c'hodel atao hag atao 0 vale ovel al labouscd aot: 
anez G tevche he droid. 


— Ar C hail z0 da nep he fak. 


— 847 — 


— Ann den pa vez great he dro gant-han (quand il est mort), ne 
zistro Kot buban. 


— Moc'h Kerne a zo dishovel dioc'h ar moc'h all 0 veza ma kouez 
ho diskouarn war ho daoulagad. 


— Ar moc'h a dec'h Kuit pa welont ho skeud er gwelien; re dano 
e vez neuze d'ezho, (lis aiment les lavures épaisses et non claires.) 

— El loach nouz nemet tud dall. eur born a zo mad da roue. 

— Eur weach ne Ket atao eo. (Une fois n'est pas coutume.) 

— Mar grit ho tanvad, e viot touzet. 

— Buan e vezo pakot al logodenn n'a deuz nemet eunn Loull. 

— N'eo Koet penmoc'h va leue. 


KUZULIOU HA LAVARIOU FUR A BEP SEURT HA WAR BEP TRA, 


— Re grafa a boaz; 
Re brezek a noaz. 


— Gwell eo brud vad da bep-hini, 
Eget kaout madou leiz ann ti. 


— Lestr ne zent ouz ar stur 
Ouz ar c'herrek a ielo sur. 


— Tra guz da dri neb a lavar, 
Abars nemeur ann holl her goar. 


— Prena keuneud 30 re zivezad, 
Pa vez red c'houeza er biziad. 


— Enn n0z 6 kemerer ar ziliou ; 
Dale a ra vad a-wechou. 


— Ar Brozounek hag ar Foiz 
À 120 breur ha c'hoar e Breiz, 


— Beva, mervel a Z0 eunn dra 
D'ann nep a z0 Doue gant-ha. 


— À greiz Kaloun e tleez poania, 
Hag ann env a zeuio d'as skoazia, 


— 818 — 


— Eur gwir gristen zo he zever 
En em ret: boll d'ar mad-ober. 


— Ar vuez vad a bad atao; 
Ar vuez fall a baouezo. 


— Pleg da vugel enn he iaouankiz 
Hag hep mar her plegi enn da c'hiz, 
Jaouankik, kelenn mad anezhan 

Ha dalc'h stard atao out-han. 


— Liez a weach vez tizet fall 
- Nep 20 boaz da dizout ar re all. 


— Lagad eunn den pa’z eo serret, 
Lagad Doue 20 digoret. 


— Evit plijout d'ann holl 
Eo dleet beza fur ha foll. 


— El loac'h m’eo ann dour sioula 
E vez ann douna. 


— Bugale vihan, poan vihan; 
Bugale vraz. poan vrat, 


— Ann deliou a gouez war ann douar 
Ar c'hened ivez a ziskar. 


— Pa vez tro da goll 
bo gwell hanter eget holl. 


— Evit plijout d'ann boll. 
Eo red beza fur ha foll. 


— Gant ann amzer hag ann avel 
Ez a pep anken war ho diouaskel. 


— Eur farserez a dal eunn all, 
Hap eunn dromplezon kemend all. 


— Goude c'hoarzin e teu gouela, 
Goude c'hoari huanada. 


— Pa vezer savet hucla, 
Neuze vez al lamm brasa. 


— Eur penn-ed mar bez hep greun, 
A vo he benn gant-han huel; 

Ar pennou-ed mar bezont loun, 

A bleg ho fenn bepred izel. 


— Non zo laouen gant hara seac D 
A gav da heuri e pep loac'h. 


— 819 — 


— Ann hini a zent oc'h he benn, 
À 20 sotoc'h avit ounn azen. 


— E pep tra e klask pep den | 
Tenna begik he spillenn. 


— War stad ar re all nep a gomzo, 
En em zellet, hag e tavo. 
| 


— Den fur abarz ober netra, 
À gemer kuzul da genta. 


— Ar bugel a zrevez ar re goz 
Na ielo Kot d'ar Baradoz. 


— Archreg, ann arc'hant hag ar gwin, 
Ho deuz ho mad hag ho binim. 


— Evel ar pennou kolo, 
Ar pennou huel a zo goullo. 


— À vihanik ober ar mad 
À ro nerz war-benn kosaat. 


— Ar mad Kuzet zo ar gwella: 
Eul lagad 20 a wel pep tra. 


— N'euz pesk hep drein. 


— Grit hirio ar mad a c'hellot, 
Warc'hoaz marteze e varvot. 


— Tad ha mamm a zilez bugel, 
À z0 daonet araok mervel. 


— UC h gloar ar bed ar bleun a z0 
Ne gutuiller frouez diwar-n-ho. 
— Trechit hirio ho poasiou fall, 
Warc'hoaz out-ho stago re all. 


— Kasit, Breiziz, meaz euz ho ti 
Boasiou fall ha nevezenti. 


— Hanter gonta eur vuez fall 
A zigas poan d'ann hantar all. 


— Beva ervad a z0 kalz gwell 
Evit ne d-eo klask beva pell. 


— Kaa da goll enor he nesa 
Zo gwasoc'h evit he laza. 


— N'euz bro e-bed e ve pec'hed 
Kaout truez oc'h ar re boaniet, 


— 820 — 


— Na damallin ket ar re all, 
Ma oc'h Ket hoc h-unan damall. 


— Nep a ia buan da heul he bent, 
Gouda fazia en deuz anken. 


— Anez Arc'hant, gwin ha merc'hed. 
E ve didrouz ann dud er bed. 


— Ann dispounta rak ar maro 
Eo ar gwella kristen a 20. 


— Lezenn ar bed a zo genel 
Kaout poan, goude mervel. 

— Tremen er bed a ra ann den 
Evel enn ear eur vogedenn. 

— Ann deiz hirio gweach a zigas 
Eunn dra hag a ia gant warc'hoaz. 


 —— Nep a vev fall ne oar mervel: 
Qc'h ar maro c'hoarz ar bugel, 


— War stad re all neb a gomzo 
Mar Kar em zellet a davo. 


— Roit d'ar fur bazadou 

Ha kredit he lavariou. 

— Ann dud er bed a Z0 ganet 
D'où em c'houzanv. d'en em garet. 
— Eurusa den a zo er bed 

Ann hini n’eo anavezet. 

— Tavit ha prennit ho kenou 
Ma ne d-eo Kot fur ho komzou. 
— Barner a zidamall torfod 

Zo he-unan en em varnet. 

— Ar wirionez anuavezet 

A laka ar gaou da dec hot. 


— Koll brud vad ha gounid eunn dra 
À 20 eur C'holl ar re vrasa. 


— Gouzanv hop Klamm ar pez a c'hoarvez, 
À z0 louzou mad oc'h peù enkrez. 


— Gant eunn all ar pez a c'hoarvez 
A C'hell c'hoarvezout ive gan-ez. 


— AT galoun a c'houez gant ar madou 
À 20 dinerz oc'h ar poaniou. 


— 82 — 
— Diesoc'h eo plega gwezenn 
Eget na d-e0 plega gorsenn. 


— Poan ar bed-ma ne d-60 netra, 
Poan ar bed all eo ar wasa. 


— Dioc'h pep troad n’e mad pep botez 
Na da bep goaz, mad pep maouez. 


— March ne zent Koet oc'h ar c'hentrou 
Ra gaou braz oc'h he gostou. 


— Ann neb a choum er ger diouc'h ann noz 
A vez divlamm antronoz. 


— Ro zivezad skéi war e vorzed 
. Pa vez leusket ar bramm da redet. 


— Gwell eo Uu eget norz. 

— LAVARET À REER a Z0 aliez gaou hraz. 

— GWAZ 60 ar vevenn evit ar vezerenn. 

— Ken aliez ez a ar pod d'ar feunteun ma teu da derri. 

— E-c'hiz a raio e kavo. — Kraf evit Kral: Krog evit Krog: ivin 
pc'h ivin. 

— Ar vered ne Ket ti ann Aotroù Doug 60, hogen ti he vugale 
muia karet. 

— Goloet a vez ra vezo nep piou-bennag a zonj 6 drouk, 

— Laka da boan, Doua da gennerzo. 


— Ar varn 0 veza douget, unan euz ann daou chikaner a ia kuit 
gant he roched hag egile enn noaz. 


— Mad eo heza war al loac'h: lagad a dal teod. 


— Ebad a-walc'h eo lavaret mervel pa vezer Kant leo dioc'h eno 
pa vez red avad, ez e0 eur c'hoari all. 


— Arahad gwerza netra da vignoun d'id ha prena tra digant 
pinvidik. 

— Ano hini ne oar Ket senti ne oar Kot gourc'hemenn. 

— Enn douar fall e vez fall ann ed. 

— Ar mestr mad a ra mevel mad. 


— C'hoant Doue ha c'hoant den n'int Ket eur c'hement. 
104 


— 829 — 


= 


— Eunn alc'houez arc'hant a zigor gwelloc'h ann or evit ounn 
alc'houez houarn. 


— N'euz pesk hep he rein, 
— Nep zo diez ne gousk eaz. 


— Gwall eo d'e-hoc'h, labourerien douar, beva enn ho ti gant 
enor Kentoc'h evit beza, e kear, mevel eur skrivagner. 


— Nep a laka Mar ne fazi nepred. 


— Eur c'hat skaotet en douz aoun raK ann dour ien. (Que sera-ce 
de l'eau chaude?) 


— Bezit atao e-taill da stourm mar fell d'e-hoc'h beza treac'h. 
— O trouk-ifourna 6 reer kornek ar bara. 

— Lezel a ranker da ober ar pez n'euz den evit miret. 

— War-lerc'h rillenn, pinijen. 

— Mean a ruill ne zastum ket a ginvi. 

— Koll amzer eo deski ar mad hep he ober. 

— Tud fallakr, abred pe zivezad ho pezo greun diwar boc'h had. 
— N'euz nep rozenn gaer na zeu da goezvi. 

— NIL ket nep-tro d'en em walc'hi onn dour a vo sac het. 

— Beza ha beza boet n'int ket eur choment. 

— Arabad eo choum da glask trinchin el lenc'h n'euz nemet ieot. 
— Diwar boan e teu eunu dra vad-bennag. 

— Lezomp Paris el leac'h m'ema. 


— Kavet e ve labour ma rankfet teurel mein oc'h Koment ki 
a harz. 


— Sotoc'h evid-omp bor c'helenn aliez. 
— Eno ez euz mui a voged eget a dan. 
— Koment tra a lugern ne Kot aour. 


— Ar vlijaduresiou fall hag ann arc'hant a ra d'ann den mont 
da heul he dechou fall. 


— Bezit atao war evez, rak ne ouzoc’h Kot da be vare e (euio al 
laer-ze a reer ar maro anezhan. 


— Goude dale o ranker halo. 
— Liez gant gaouiad ger torret. 


— Digant Doue e Leu pep stad. {Il n'y a pas de sot métier.) 


— 8923 — 
— Doue ann Tad a enor ar Yerc'hez santel ovol he verch: Doue 
ar Map evel he Vamm, hag ar Spered-Santel evel he Bried. 


— Ar bedenn verr a bign enn env; ar bedenn hirr a choum 
adre. 


— Goulenn 20 oaz, Kaout a zo diez. 


— Eunn den pounner, braz ha diot n'eo mad da glask na da 
c'hounid. 


— Na dorr, nemet foll, he feiz. 
— Mignoun bleiz bugel diek. 
— Ne ra, nomet foll, bourdoù fall. 


— Mont re vuan ne dal notra nemet da baka c'houenn. 


FIN. 


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BREST. — IMPAIMERIE DE J. B. LEFOURNIER ARE, GRAND'AUS, 86. 





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